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Le destin



Psychologie Cosmique


23-05-88 1/2
 


Le destin de l’homme

Le karma familial
 

Question :
Puisque chaque esprit est appelé à évoluer, est-il juste que des êtres passent leur vie sur terre dans des conditions atroces, alors que d’autres vivent comblés de santé et de bonheur ?

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Parlons donc du destin puisque telle est la question.

Le destin de l’homme

Si l’on parle de l’homme individuel, l’homme non seulement bénéficie du libre arbitre, mais en plus, il a en lui cette force et cette capacité de se former, de se forger lui-même. Mais, malgré cet acquis, cette liberté et cette capacité à se forger lui-même, il sera toujours assujetti à un initiateur qui lui fera passer les initiations, assujetti aux rayons de sa race, à la destinée et à la force de sa race.
Quand je parle de race, je ne parle pas de la codification génétique, je parle surtout de vagues d’âmes qui créent en fait une race au niveau culturel et au niveau intellectuel.

Mais surviennent des âges où la race se détermine réellement sur le niveau de l’esprit. Hormis le fait que tout homme partage cette vérité qui veut, qu’en chaque homme réside une étincelle divine, la capacité à être spirituel et à s’orienter spirituellement détermine à l’heure actuelle la race, les races.

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Ce qui fait que, lorsque l’on veut analyser ou justifier le destin d’un homme sur un morceau de la planète, il ne faut pas considérer son destin particulier, car rien n’est particulier sur la terre. Tout arrive en résonance et en correspondance avec quelque chose, qui n’est pas forcément une loi, mais qui peut être représenté par des groupes humains.

Donc, lorsqu’un individu vient dans le monde et qu’il rencontre des obstacles dans la vie, lorsqu’il est accablé par des souffrances, il va se poser la question : « Qu’ai-je fait au Bon Dieu, ou quelle erreur ai-je commise pour qu’il m’accable ainsi ? »

S’il est vrai que le karma existe et qu’il s’opère de façon individuelle, il est encore plus vrai qu’un homme ne fait pas partie du monde indépendamment des autres hommes. Il fait partie du monde en correspondance avec les autres hommes. Il faut donc imaginer l’homme plutôt comme une cellule de ce grand être qu’est l’humanité. Cet être doit arriver à faire fusionner toutes ses cellules, dégager la flamme, engendrer un grand feu, une grande conscience cosmique en fait.

À partir de cette vision planétaire de l’être humain et de l’humanité, il faut donc comprendre que les groupes humains vont se partager la charge pour développer cet être cosmique. Et ainsi, au fur et à mesure des cycles, des âges et des expériences, les groupes humains vont avoir la charge de développer la matière, puis le plan astral, puis le plan mental, etc., jusqu’à ce que l’on arrive à une forme de conscience, plus ou moins Bouddhique, où chaque cellule ne va plus avoir à faire un travail au nom de la correspondance, mais pour elle-même. C’est ce qui paradoxalement dans les termes initiatiques est appelé un moment d’universalité ; le moment où elle devient terriblement individuelle puisqu’elle abandonne la correspondance avec le reste de l’humanité.

Quelle est la raison de l’existence de la souffrance dans la vie ?

Il faut comprendre, et toujours dans cette vision planétaire, que l’homme a pour charge d’anoblir la matière, la matière qui lui a été donnée à l’origine, qui est née dans cette grande explosion de vie. Chaque atome réclame sa part initiatique, sa part d’illumination, que ce soit l’atome qui constitue la cellule d’un orteil, la cellule d’un foie ou tout simplement un brin de cheveu. C’est le devoir de l’homme, de la conscience en fait.

Comme je l’ai déjà expliqué, la conscience divine, lorsqu’elle décide de rencontrer la matière, c’est pour trouver au cœur de la matière la puissance et le rayonnement de cette puissance, et que, l’associant à sa capacité à être consciente, cette conscience soit réellement un point divin.

Mais pour arriver à ce point de fusion entre la matière et l’esprit, il faut que toutes les particules de matière données à l’origine soient purifiées.
Prenez la combustion comme exemple. Pour créer une combustion, il faut un bout de bois et une flamme. La combustion qui va être issue du bout de bois et de la flamme en rapport, est à comparer avec l’évolution de l’homme, l’activation de ses feux, l’activation et l’élévation de sa conscience. Le bout de bois est primordial pour la combustion, seulement il n’est qu’un bout de bois.

Que va-t-il se passer lorsque la combustion va avoir lieu, lorsqu’elle sera terminée ?

Il restera une sorte de déchet que vous appelez des cendres, et bien avant que cela soit des cendres on verra apparaître la braise. Et la braise, c’est la souffrance, donc un passage. Ce n’est pas un état, ce n’est pas une condition, ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas quelque chose d’inévitable. C’est un passage, un passage qui est nécessaire pour que la combustion puisse dégager les cendres et retourner au feu primordial.

Bien sûr il y a la flamme et l’on pourrait s’arrêter à cette flamme qui brûle. Mais cette flamme qui brûle est prisonnière de la bûche, elle ne peut pas s’échapper de la bûche, elle reste proche et accrochée à la bûche parce qu’elle dépend d’elle. Tout le devenir de la flamme se trouve dans l’échappée qu’elle pourra faire du plan physique pour redevenir, en fait, un feu cosmique qui avait pour un temps besoin d’une bûche afin d’activer ses valeurs, activer son rayonnement et sa puissance.

L’homme est autant la flamme, que la braise, que la cendre qui va rester. Ce qui fait que, lorsqu’il est cendre il est la personnalité. Si l’homme s’attache à ce qui est éphémère, à ce qui pourrait disparaître sous l’action d’un simple souffle, l’homme va, copier sa vie sur cette image, il va être soufflé, éparpillé par toutes les illusions du monde. Un être extrêmement profane ne dégage aucun rayonnement. Il n’est que cendre, il n’a pas d’amour à donner, pas de feu, parce que justement, son feu n’est pas allumé.

Après, au fur et à mesure des compréhensions, il va sous l’action de la braise apprendre à déclencher en lui le feu et à n’être que le feu qui brûle, pour l’instant, de façon inconsciente en lui. La braise n’est donc pas quelque chose que Dieu ou les Maîtres auraient mis sur le chemin pour rendre l’initiation possible. Ce n’est pas du tout un piège. Ce n’est pas du tout un test qui tourne mal pour certains, ou que certains n’arrivent jamais à remporter. C’est quelque chose que l’homme porte en lui-même et que l’homme doit apprendre à enflammer. C’est pour cela que sur le chemin initiatique, quelle que soit la souffrance, les douleurs ne sont générées que par l’homme. Et lorsque je dis cela, je ne veux pas faire reposer la responsabilité des souffrances sur l’homme. Je parle seulement de la racine.

Quels que soient son niveau d’existence et son lieu d’existence, la souffrance est toujours un endroit où l’homme n’a pas compris quelque chose, n’a pas su utiliser quelque chose. Comme l’homme est une gamme d’énergies, une gamme de fréquences, c’est forcément une énergie qu’il n’a pas su utiliser ou aligner, et tout le drame réside dans ce manque d’alignement.

Quand l’homme sait parfaitement s’aligner avec ses valeurs, quand l’être sait parfaitement vibrer en direction de son âme, toutes les énergies coulent parfaitement et avec vitalité.

Par exemple un corps ne devrait pas éprouver de dégénérescence, de vieillissement. Il devrait sans cesse pouvoir se régénérer. Ce qui crée le vieillissement, la dégénérescence des cellules c’est un manque d’alignement de la race avec l’âme.

C’est-à-dire, qu’une faute qui est conçue par un groupe originel devient une carence jusque dans la race, que cette race se compose de centaines ou de millions de personnes. Le peuple de la terre, à l’heure actuelle, connaît la vieillesse non pas, parce que c’est un rythme biologique qui a été imposé par la nature ou par la loi des Maîtres, mais parce qu’il y a bien longtemps, depuis trop longtemps, l’être ne sait pas s’aligner et vivre dans l’alignement avec son âme. Il a donc influencé le livre de la nature, son livre personnel, et a créé, ainsi, la capacité au vieillissement. La capacité au vieillissement n’est pas quelque chose de naturel. Et lorsque les scientifiques feront des recherches plus poussées, ils s’apercevront que c’est une anomalie.

En comparaison avec la nature, un arbre qui perd ses feuilles parce que l’automne arrive n’est pas un arbre qui vieillit. C’est un arbre qui se renouvelle. Il coupe avec l’ancien cycle, il jette les feuilles usées qui ne lui servent plus, il concentre son énergie dans ses racines, il ramasse et puise toute la sève, et de là, il commence une nouvelle génération. Quand un arbre meurt ce n’est jamais de vieillesse, c’est toujours parce que le cycle de la nature l’empêche d’aller plus loin, car sinon, les arbres vous envahiraient et déclencheraient des réseaux énergétiques qui ne protégeraient plus votre vie comme cela se passe à l’heure actuelle, mais qui au contraire, prendraient votre vitalité.

C’est ainsi qu’autrefois il y avait une nature gigantesque, avec des arbres gigantesques. Mais en même temps que cette nature devenait gigantesque, l’homme s’appauvrissait, parce que toute la vitalité s’orientait vers ces éléments de la nature et l’homme en était dépourvu.

Or celui qui doit vivre sur la terre de façon principale et royale, c’est l’homme, ce n’est pas l’arbre. Donc, il a fallu réglementer l’arbre et décider que selon sa constitution, son rayonnement vibratoire, son type vibratoire, il n’aurait droit qu’à X années de vie, parce qu’au delà, il deviendrait un vampire, le contraire de ce qu’il est.

Lorsque la fleur se fane ce n’est pas parce qu’elle vieillit, c’est parce que sa racine détermine qu’il faut récupérer de la sève pour créer une nouvelle génération. La racine ne meurt pas, c’est tout simplement son extériorisation représentée par la fleur qui s’efface, mais c’est une décision de la racine. Toute la puissance de la plante est dans la racine. Ce qui est extériorisé par les pétales, les feuilles, la tige, c’est tout simplement ce que l’on appelle en ésotérisme le rayon 3, son intelligence active, sa capacité à exprimer ce que la racine est en essence, donc ce que ce petit esprit de la nature qui se manifeste en tant que fleur est capable d’être.

Ce qui se passe dans la nature n’est pas un phénomène de vieillissement, c’est tout simplement la loi qui arrête l’expression et qui crée une nouvelle génération. Ce cycle qui est un cycle biologique existe dans l’homme lui-même. Il a la capacité de se régénérer pour durer sans cesse et voir toutes les générations. Mais là, bien sûr, lorsque l’on considère le plan spirituel, on conclut aisément que ce n’est pas le but de l’âme et de la vie de l’âme sur la terre. Mais cela est prévu.

Biologiquement, l’homme ne doit pas vieillir. Le vieillissement est une erreur, une mésentente que l’homme entretient avec sa matière. Les attachements, les révoltes, les colères coincées dans son ventre créent des frottements dans ses vêtements subtils qui se distancent les uns des autres. Ce qui fait que, lorsque vous voyez un être humain, vous ne pouvez pas imaginer que vous avez à faire réellement à un être humain, parce que son corps physique est là, son corps astral est à trois mètres, son corps éthérique est un peu sur le côté, son corps mental est complètement perdu dans les hauteurs à dix ou quinze mètres pour parler encore de mètres, et son corps bouddhique est encore plus loin, plus haut.
Donc, comment voulez-vous que la conscience que vous êtes, arrive à régénérer sa cellule, son corps, sa matière si les corps ne sont pas alignés ?

C’est comme si vous étiez au volant de votre voiture, prévue seulement, pour aller tout droit et que quelqu’un imagine de créer des virages. Dès qu’il y aura un arbre, elle ira s’écraser contre l’arbre, parce que la voiture n’est pas conçue pour tourner mais pour aller tout droit.

La vitalité de l’âme c’est la même chose. Elle est conçue et ne se dirige que tout droit. La mésentente qu’entretient l’homme avec sa matière, crée ces détours. Alors, au premier virage, l’énergie envoyée par l’âme va s’échouer sur le point qui est tordu et à ce point créé, au lieu d’être évacuée, l’énergie va s’accumuler, l’énergie va déclencher une sorte de gangrène vibratoire, un abcès plus exactement.

Les jours passants, l’énergie va réussir à passer, malgré tout, pour atteindre un autre plan. Mais voilà, il est encore tordu ce plan-là. Alors il y aura création d’un deuxième abcès. Et au fur et à mesure, en descendant dans tous les corps et toutes les zones de la vie d’un homme, vont se créer tous ces abcès, les uns après les autres. Ce qui fait que, lorsque l’homme naît, lorsque l’homme vit, qu’il respire, qu’il bouge et qu’il n’a pas conscience de ces abcès-là, il va automatiquement déclencher des maladies, déclencher même des difformités, jusqu’à la folie, le dérèglement mental.

Donc pour corriger ces virages dans les différents corps et pour les transformer en ligne droite, il faut avant tout retrouver la volonté de son âme. Je ne dis pas l’entêtement de la personnalité, comme pendant un exercice de méditation, où il faut véritablement avoir envie de rentrer en soi-même, celui qui n’a pas envie ne pourra pas faire de la ligne courbe une ligne droite.

Lorsque la compréhension est absente, seul le temps et la souffrance, justement, lui permettront de corriger sa ligne courbe. Pour celui qui est déjà suffisamment éveillé, il lui suffit de s’intérioriser et de prendre contact avec ce que l’on appelle le principe du Père et de se diriger vers le royaume qui est en lui. Le royaume c’est la volonté du Père. C’est la structure, la structure du monde, la structure de l’univers comme la structure de l’homme et c’est aussi la force.

Pourquoi la force ?

Parce que la structure ne peut s’établir qu’avec la force, ce qui de manière déviée et complètement incomprise, donne l’expression des dictatures par les hommes. La structure rigide de la dictature est soutenue par la force. En fait ces êtres, qui sont des dictateurs, expriment très maladroitement et aux antipodes de la spiritualité ce rayon « 1 » qui est le Père. Les dictateurs de votre terre sont des êtres qui ne savent pas exactement vivre avec la nature de cette vibration. Car chaque homme est plus spécialement orienté vers un rayon ou un autre, une énergie ou une autre ; qui a la force, qui a l’amour, qui a l’intelligence, pour communier avec la force, avec le principe « 1 » de l’univers.

L’homme doit avant tout, déterminer son choix comme j’en ai déjà parlé si souvent. Il doit vouloir rencontrer le royaume. Il ne peut pas y aller par curiosité. Il ne peut même pas y aller par dévotion. Et c’est le drame de cet âge qui est en train de mourir. L’homme croit pouvoir obtenir le royaume en utilisant encore la dévotion.

Or, la dévotion que l’on a connue pendant les deux mille ans précédents n’avait pas pour but de faire découvrir le royaume. Elle avait pour but d’intensifier la flamme qui est en l’homme, d’intensifier sa capacité à être conscient. La conscience est à allier à l’état d’amour sagesse, donc le rayon « 2 ». Il n’y a rien de plus conscient qu’un être qui est très sensible, même si par défaut il devient trop astral. Plus sensible, il va vibrer davantage à un son de musique, à une fleur qui pousse, à la parole d’un Maître, à l’inspiration. Tout cela va augmenter sa capacité à être conscient.

Mais cela ne suffit pas, car cette conscience est impuissante. Il faut précipiter ce qui va être la volonté de cette conscience et qui va faire de l’homme un homme de pouvoir. À partir de ce moment-là l’homme est complet. Dans l’ère du verseau, l’homme apprendra à devenir complet pour qu’il puisse obtenir une initiation sur le plan bouddhique, qui signe justement l’état d’un homme parfait, d’une humanité parfaite.

Ce qu’il faut donc comprendre dans tout ce développement, c’est que la souffrance représente un âge. Exactement comme il y a l’enfance, l’adolescence, l’état d’adulte, la vieillesse, il y a un âge où l’homme sera pour toute l’éternité. Mais avant qu’il soit, et que cette humanité qui est à naître soit pour l’éternité, les âges doivent se succéder, et à travers les âges il y a tous les maux que les races, que la race humaine doit se partager. C’est inévitable. Il ne faut considérer en fait que l’humanité, et les hommes n’en constituent que les cellules. Mais sans les cellules l’être n’existe pas. Donc chaque cellule est tout aussi importante que l’être total.

La vie de l’univers, la vie du cosmos n’est pas du tout une vie individuelle, c’est une vie universelle. C’est une vie qui se partage et se vit donc à plusieurs. La vie ne se vit pas au niveau d’un moine dans son monastère au temps « X », au niveau d’une prostituée sur son trottoir au temps « Z », au niveau d’un père de famille occupé à son travail le jour. La vie n’est pas dissociée, la vie est un tout parce que la vie s’exprime pour un seul et même être.

L’évidence qui fait croire à l’homme que l’autre est différent de lui, est une illusion. Je ne veux pas, très poétiquement, faire appel à la phrase qui dit que tous les hommes sont frères, il ne faut pas vivre cette phrase au niveau émotionnel. Nous sommes tous frères, parce que la vie qui est en chacun de nous n’est pas différente d’un homme à l’autre. L’illusion entretenue est l’origine de la souffrance, que ce soit la souffrance physique, émotionnelle ou la souffrance du manque d’argent, par exemple.

Le manque d’argent n’est pas du tout issu du fait qu’un être ne trouve pas sa place dans la société, n’arrive pas à faire ses preuves et obtenir un poste rémunérateur. L’argent est une énergie qui n’appartient pas à l’homme, même si l’homme essaie de détenir l’argent. C’est un moyen et comme tous les moyens il est en quelque sorte fiché dans le plan lui-même, dans le plan des Maîtres.

Les Maîtres savent et considèrent que, si pour créer telle chose, faire advenir telle autre chose, l’argent est nécessaire, à partir de ce moment-là, l’argent arrive. C’est pour cela que, dans les prochaines années, l’argent de la société doit complètement se transformer, basculer, parce qu’il faut que l’argent redevienne un fluide que le plan puisse manipuler, comme l’eau, le vent, comme n’importe quel autre élément de la terre.

Il faudra donc que la structure actuelle passe et cesse, que la dévaluation sévisse partout, qu’il y ait des pertes de marché, qu’il y ait la mort de ceux qui détiennent et contrôlent ces marchés. Mais cela est un autre discours.

Donc, si un homme est privé d’argent ce n’est pas parce qu’il est pauvre. Il est privé d’argent, parce que lui-même est pauvre et je ne veux pas dire pauvre d’esprit, mais pauvre de compréhension. Car un homme peut être suffisamment évolué et ne pas avoir nécessairement toutes les compréhensions. Un homme peut être un illuminé et n’avoir aucune compréhension correcte dans sa relation avec la matière.

Il y a beaucoup d’êtres qui sont des illuminés sur la terre, qui ne comprennent rien à la matière et qui ne savent pas entrer en relation avec celle-ci. Par contre, à un véritable initié qui sait manipuler la matière, ce qu’il lui faut vient vers lui. Il n’a même pas besoin de chercher, la chose vient à lui. Il se met en résonance avec l’abondance divine et l’abondance divine ne sait pas résister puisque c’est sa nature de rayonner.

Donc, chaque fois que vous êtes pauvre, ne cherchez pas l’argent, ne vous forcez même pas à travailler, à faire des heures supplémentaires ou à occuper des postes, des professions qui ne vous plaisent pas et qui usent votre nature. Mettez-vous en résonance avec le Divin et à partir de ce moment-là, tout ce dont vous aurez besoin viendra à vous. Mais il faut accepter de connaître ce que sont les vrais besoins de l’homme.

La séparation entre les riches et les pauvres, vient de ce que l’homme imagine et décrète ce dont il a besoin. Ses besoins, teintés par l’ignorance, tombent dans l’astral, tombent dans l’avarice, dans la cupidité, la concupiscence.

Il faudra donc, pour profiter de l’abondance, de la clémence divine, accepter de laisser tomber les désirs. Parce que bien sûr, si vous désirez la voiture la plus puissante du monde, il ne faut pas faire appel à l’abondance, car l’abondance, par magie, préférera vous faire rencontrer un homme qui va au même endroit que vous chaque fois que vous avez besoin de vous déplacer. Ça, c’est l’intelligence de l’abondance.

La société n’est pas une création divine, la société est une création humaine et les valeurs de cette société sont une création humaine, d’où en quelque sorte, la distorsion. Comme la distorsion existe entre les corps subtils de l’homme, il existe aussi des distorsions entre le corps global que l’on pourrait appeler société et le corps global que l’on pourrait appeler le programme de vie pour les hommes, présent dans le plan des Maîtres.

Au bout d’un certain temps de coexistence où se sont accumulés des problèmes, des frottements et que la cohabitation n’est plus possible, la société craque et les races qui arriveront à survivre se retrouveront à l’âge des cavernes. Comme déjà, cela a failli arriver.

Quand je dis failli cela veut dire que l’homme n’est pas tout à fait retourné à l’âge des cavernes, mais qu’il en est resté à un âge primitif, ensuite tout est reparti. Si on veut aller de l’avant on ne peut pas se permettre toujours et sans cesse des reculs, ou alors, il faut une bonne fois pour toutes arrêter la machine et redémarrer totalement ailleurs.

Donc, tant qu’il y a un espoir d’évolution, le plan effectuera toujours selon ses lois, et à partir du moment où cette société sera nouvelle, ce sont tous les concepts de la souffrance qui vont être changés et transformés, parce que les expressions et les compréhensions de l’homme seront différentes. Il déclenchera donc d’autres types de souffrance.

L’homme ayant vécu à travers des âges, des cycles et des corps, aura écumé les problèmes qui ont engendré les souffrances passées, par contre, il sera de nouveau face à des énigmes, d’où la création, à nouveau de certains problèmes. Mais s’il est inévitable qu’il rencontre des problèmes et des traumatismes, encore une fois, cela ne veut pas dire que les problèmes sont sur lui comme une fatalité et qu’immanquablement le jour « J » il va rencontrer cet obstacle, ce problème et cette souffrance.

Par la puissance de son alignement et de sa compréhension il peut effacer ou écourter ce passage. Ce n’est pas Dieu, ou le plan des Maîtres qui ont prévu sur le chemin initiatique les étapes, les épreuves. L’épreuve apparaît d’elle-même au contact de la vérité. C’est-à-dire que le chemin spirituel est un grand chemin ouvert, libre et tout blanc. Seulement, l’homme qui commence à marcher dessus, (et tout homme marche dessus depuis sa première naissance), chaque fois qu’il va faire un pas, qu’il va donc marcher sur la vérité et devoir incorporer la vérité, tout ce qu’il a de défaut, d’illusoire et d’imparfait, va rejaillir et sortir sur le chemin en une chose que l’on peut appeler une épreuve.

Sur le chemin de liberté qu’est le chemin spirituel, si l’homme a en lui un mur, le mur de l’incompréhension, le mur de la haine, de la révolte, automatiquement dès qu’il va faire un pas, le mur va sortir, se manifester, se concrétiser sur le chemin, et ce n’est pas la punition de Dieu. C’est simplement Dieu qui lui dit :
« Écoute, regarde, tu transportes un mur et cela crée un tel poids que tu n’arrives pas à marcher sur le chemin. »

Il faut donc que l’homme se débarrasse de ce mur, et toute l’épreuve n’est que cette action de se débarrasser d’une chose, et non pas d’être victorieux sur une chose, victorieux sur la puissance du sexe, sur la puissance du mental, des éléments de la terre, sur les défauts de la nature humaine. Non. L’épreuve initiatique n’est pas du tout un test : « Voyons s’il contrôle ses émotions, ses désirs de devenir puissant, d’avoir beaucoup d’argent, d’avoir la gloire, d’être reconnu. »

Par contre, si en vous il y a le désir de la gloire, sur le chemin, viendra l’épreuve nécessaire pour vous débarrasser de cette erreur, pour vous débarrasser de cette épaisseur qui crée un poids et qui vous empêche de marcher. Cette épaisseur engendre la souffrance, engendre les distorsions dans le corps, engendre la rupture de la communication entre l’âme et la personnalité. Chaque fois qu’un être est aligné, cela veut dire qu’il n’entretient plus ou pas d’erreur, qu’il ne s’amuse pas à vouloir la gloire pour la gloire, l’argent pour être puissant, les femmes pour le plaisir ou l’inverse. Seulement il est dans le monde et il vit comme un Saint.

En disant cela, je ne veux pas dire qu’il vit comme un être qui ne va plus toucher l’argent, qui ne va pas connaître la gloire, qui ne connaîtra pas la femme ou vice-versa. Je dis simplement que ces choses étant des principes, il saura les vivre en tant que principe, sans attache, sans désir, sans le mélange de la possession et du désir de posséder. Car tous les défauts de la nature humaine ne sont pas engendrés par autre chose que l’instinct de possession qui est un instinct animal. Et cela s’exprime ensuite par le désir d’avoir de l’argent, d’avoir des hommes ou d’avoir des femmes, d’avoir la puissance, d’avoir la reconnaissance, d’avoir, d’avoir…

C’est l’instinct de possession qui est à l’origine de tous les défauts de la nature humaine, parce que l’instinct de possession est le premier « sentiment » qu’éprouve la nature animale. C’est ainsi que l’animal détermine son territoire, sa famille, qu’il se bat pour obtenir une femelle. Ce n’est donc qu’un conflit de compréhension et tout le travail des maîtres, du plan des maîtres est de rétablir la compréhension entre l’homme issu du monde et l’être issu du ciel.

Jésus s’exprimait de deux manières. Il disait qu’il était le fils de l’homme et qu’il était le fils de Dieu. Il faut bien comprendre ces deux appellations.

Le fils de l’homme, c’est le fils issu de la matière, qui est aussi le fils de Dieu, et son rôle est de composer et de jouer avec la matière. Le fils de Dieu vient prendre l’expérience du fils de l’homme, vient prendre la puissance acquise par le fils de l’homme, et les deux, lorsqu’ils se retrouvent, font un être cosmique.

Donc, la souffrance à l’intérieur de tout ce procédé n’est qu’une étape alchimique pour comprendre ce qu’est la vie, pour comprendre ce qu’est l’homme et sa relation avec la matière. Un homme qui souffre à cause de sa matière, qui a une vie physique très dure à cause du contexte social et économique, à cause d’une maladie, tout en étant réelle sa souffrance est quand même une illusion, est quand même un point qu’il peut dépasser, parce que sa vie, sa vie réelle ne s’arrête pas à ce point-là.

S’il croit que sa vie est sa souffrance, il va perpétuer sa souffrance, comme un moulin qui ne peut cesser de tourner parce que le vent souffle. Si l’on fait cesser le vent, le moulin cesse de tourner. Pour faire cesser le vent, il faut non seulement connaître la nature de chaque chose, mais aussi accepter de vivre cette connaissance.

Il y a des gens qui connaissent, qui étudient, qui jouent avec la nature des choses, c’est le cas où l’homme possède le pouvoir. Mais cela ne veut pas dire que l’homme va vivre la nature de la chose. Connaître une chose ne va pas forcément entraîner l’âme au cœur de l’essence. L’homme actuel connaît énormément de choses, même sur un plan ésotérique. Ce qu’il faut opérer maintenant c’est une pénétration de la loi et non plus une description de la loi. Il faut pénétrer au cœur de la loi, et c’est là tout le défi lancé à l’homme, devenir un illuminé. Car, quel que soit votre degré initiatique, quelle que soit votre avancée dans l’échelle de la conscience, vous avez le pouvoir de devenir illuminé. Vous pouvez connaître l’essence des choses, vous pouvez donc entrer en relation avec votre âme et vous placer, à un certain degré, dans sa conscience, quelle que soit votre initiation.

Pour obtenir le lien avec l’âme, l’évolution propose plusieurs chemins, et l’initiation n’est pas toujours le seul moyen.

Il y a trois voies que l’on pourrait appeler voie humide, voie sèche, et la voie royale qui permet de brûler les étapes pour obtenir un lien avec la conscience originelle. Quand ce lien a été acquis cela ne veut pas dire que l’homme est devenu un grand initié, qu’il manifestera de grands pouvoirs ou même qu’il aura la compréhension de toutes les lois. Absolument pas. Car pour avoir la compréhension et la maîtrise de toutes les lois, il va falloir passer par l’initiation, il va falloir marcher sur la voie humide. En attendant il remplira sa vie avec une vision et un état cosmique.

C’est ce qui aurait dû être depuis l’origine, si l’homme avait voulu, si la personnalité avait accepté tout de suite le plan au lieu de le refuser. Et quand je dis cela, je ne veux pas une nouvelle fois mettre la responsabilité de ces choses sur le dos de l’homme. Non. Cela pouvait ou ne pouvait pas arriver.

La voie qui a été choisie est la voie négative. Cela ne veut pas dire que pour l’éternité l’homme aura un problème avec Dieu. Cela veut dire que son chemin se fera plus difficilement, à tâtons, dans l’obscurité. Lorsqu’il découvrira une première petite lumière, que ce soit celle de la connaissance, celle de l’amour ou celle de la dévotion, l’homme va retrouver le plan initial, celui qui était prévu à l’origine et tout aura lieu pour lui à ce moment-là. Tandis que pour les autres, continuera le plan général, celui qui est dur, celui qui est obscur, parce que les hommes le veulent ainsi.

Pour conclure, il ne faut pas s’apitoyer sur la souffrance, il ne faut pas pleurer à propos de la souffrance, que ce soit la vôtre, celle de celui que vous aimez ou celle de millions d’hommes qui meurent de faim, qui ont froid, qui ont soif, qui ont des maladies. Il ne faut pas perdre de temps à pleurer, à se lamenter, à supplier pour comprendre pourquoi il y a une imperfection, ou pourquoi le Maître ne se fait pas plus présent pour aider l’humanité. Il faut se mettre à la place du Maître, et agir. Il faut se mettre à la place du système et renverser le système. Agir.

Si vous voulez aider votre voisin qui a faim, ne vous demandez pas si vous devez passer par l’autorisation du chef de famille et si vous devez demander à votre époux, à votre épouse, la permission de prendre l’argent du ménage et aller acheter du pain pour le voisin. C’est la réaction qu’ont la plupart des hommes. Ils ne peuvent pas donner à manger aux peuples qui meurent de faim parce qu’ils pensent au système économique, parce qu’ils pensent au rapport de force, parce qu’ils pensent à des ententes diplomatiques. Ça, c’est le voisin qui pense qu’il doit demander à sa femme la permission de puiser dans le porte-monnaie.

Pourquoi l’homme se rabaisse-t-il à obéir à un homme plus petit que lui ?
Puisqu’il a envie d’aider, envie d’aimer, envie de secourir, pourquoi ne marche-t-il pas sur les hommes qui l’en empêchent ?

Pourquoi tant de gens, qui ont envie d’aider, se sentent-ils inutiles dans la capacité d’aider ?
Parce qu’en eux, en fait, l’envie d’aider n’est pas une réelle envie d’aider, n’est pas un pouvoir en action. C’est une vague idée amenée par la peur, par leur propre souffrance, par leurs propres lamentations, par l’émotionnel, mais ce n’est pas le pouvoir.

Lorsque quelqu’un détient et réveille en lui le pouvoir d’aimer, le pouvoir d’aider, de secourir, rien ne l’empêche d’aider les autres. Il crée à lui tout seul le réseau nécessaire pour aider. Dieu merci, des hommes comme ça, il en existe. Leur âme a compris ce qu’est le pouvoir en action. Les autres rêvent encore à propos de l’aide à apporter. Enfermés dans le brouillard, ils n’en sont qu’à la spéculation, le sentimentalisme, aux pleurs. En fait, ils sont encore des enfants.

Pour instruire convenablement sur la puissance humaine, il faut inévitablement parler de la véritable nature de Dieu. Car l’homme ne peut pas comprendre sa puissance, ni son pouvoir d’action, s’il ne sait pas ce qu’est la nature divine et Dieu. Pour que l’homme arrive à se développer et être véritablement un homme, il faut absolument qu’il sorte des limbes de la dévotion et des deux mille ans passés dans l’ère des poissons.

Il ne faut plus penser à Dieu comme étant un être supérieur à l’homme, comme étant un être au-dessus de l’homme, comme régnant sur l’homme, pouvant tout faire pour l’homme et ayant fait l’homme. Il faut prendre Dieu comme une substance divine certes, mais comme une substance, comme un état de chose.

Lorsque vous regardez un océan, vous voyez que l’océan est l’océan. C’est une substance, c’est un état de chose, c’est un liquide. À l’intérieur de ce liquide, de cet état de chose, si l’on va dans l’infiniment petit, on peut puiser des particules et s’apercevoir qu’existent des gouttes d’eau, alors que si l’on reste dans un degré plus visible, on s’aperçoit qu’il y a des vagues, des courants marins, des remous. Dans cette masse qu’est l’océan, la vague, le courant marin, le remous, c’est l’homme.

Quelle différence y a-t-il donc entre l’océan et le courant, l’océan et la vague, l’océan et le remous ?

Aucune différence. Lorsque la vague sait qu’elle est l’océan elle ébranle la montagne, elle use le rocher. Elle ne se dit pas : « je ne suis que la vague, je ne suis que cette partie qui écume à la surface de l’eau. » Elle sait qu’elle est l’océan et qu’elle prend sa puissance depuis le fond même de l’océan et sur toute la grandeur de l’océan. C’est pour cela que la vague est puissante, titanesque, parce qu’elle est l’océan. L’homme fait cette différence. L’homme se dit « Je ne suis que la vague, je ne suis que Pierre, je ne suis que Paul. » Mais cette vague, qu’est l’homme, devrait pourtant sentir qu’elle est l’océan.

L’homme n’étant pas différent de Dieu, dissocié de Dieu, n’étant pas autre chose que Dieu, lorsqu’il vit sur la terre, il est logique, naturel, enfantin, de comprendre qu’il a le pouvoir puisqu’il est Dieu incarné sur la terre.

Alors, pourquoi Dieu attend-il d’un autre lui-même, qui serait au delà, que la chose arrive, que la perception vienne ?

Puisqu’il est ici sur la terre, il ne peut pas être au ciel. Il est ici sur la terre et il est toi, il est vous. Les hommes se dissocient de Dieu et prient un Dieu extérieur à eux-mêmes, un Dieu qui est dans le haut du ciel, dans le fond de la puissance, dans le fond de la conscience. Rien n’est plus faux, plus bête même. Rien n’est plus illusoire.

Il n’existe pas un Dieu qui est en haut et des hommes qui sont en bas. Il existe Dieu, qui est allé en bas. Lorsque l’homme veut agir, lorsqu’il veut changer le monde, il ne faut pas qu’il prie un Dieu. Il faut qu’il soit un Dieu et qu’il fasse selon sa divinité. C’est complètement différent.

Le pouvoir entre dans l’homme qui peut dire : « Je suis cela, je suis Dieu. Je ne suis pas une copie de Dieu. Je suis Dieu venu sur la terre. »

L’occultiste qui a l’esprit déformé se dit : « Dans la vie il y a les épreuves, l’épreuve du feu, de la terre, de l’air, de l’eau, et il faut que je combatte mes instincts. Il faut que je domine ma personnalité. » Ce langage est une page de l’ésotérisme, une page de l’occultisme, mais ce n’est pas l’occultisme. C’est comparer les avions supersoniques d’aujourd’hui à la charrette à bœufs d’autrefois.

Il faut sortir des compréhensions complètement dépassées, illusoires, vieillottes qui aboutissent à une voie sans issue. Il faut maintenant réviser sa façon de penser, sa façon d’envisager le processus alchimique qui s’effectue en l’homme. Les énergies qui étaient en action aux premiers âges sont les mêmes qu’actuellement, mais avec un degré différent. Chaque fois que le degré s’intensifie, la compréhension doit changer. On utilise encore les vieilles idées, les vieilles énergies qui ne fonctionnent plus. Une énergie nouvelle arrive pour que l’homme fabrique un nouvel homme. Ce n’est que dans cette mesure que l’homme sera nouveau.