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Puisque chaque esprit est appelé à évoluer, est-il juste que des êtres passent leur vie sur terre dans des conditions atroces, alors que d’autres vivent comblés de santé et de bonheur ?
Parlons donc du destin puisque telle est la question.
Le destin de l’homme
Si l’on parle de l’homme individuel, l’homme non seulement bénéficie du libre arbitre, mais en plus, il a en lui cette force et cette capacité de se former, de se forger lui-même. Mais, malgré cet acquis, cette liberté et cette capacité à se forger lui-même, il sera toujours assujetti à un initiateur qui lui fera passer les initiations, assujetti aux rayons de sa race, à la destinée et à la force de sa race.
Quand je parle de race, je ne parle pas de la codification génétique, je parle surtout de vagues d’âmes qui créent en fait une race au niveau culturel et au niveau intellectuel.
Mais surviennent des âges où la race se détermine réellement sur le niveau de l’esprit. Hormis le fait que tout homme partage cette vérité, qui veut qu’en chaque homme réside une étincelle divine, la capacité à être spirituel et à s’orienter spirituellement détermine à l’heure actuelle la race, les races.
Ce qui fait que, lorsque l’on veut analyser ou justifier le destin d’un homme sur un morceau de la planète, il ne faut pas considérer son destin particulier, car rien n’est particulier sur la terre. Tout arrive en résonance et en correspondance avec quelque chose, qui n’est pas forcément une loi, mais qui peut être représenté par des groupes humains.
Donc, lorsqu’un individu vient dans le monde et qu’il rencontre des obstacles dans la vie, lorsqu’il est accablé par des souffrances, il va se poser la question : « Qu’ai-je fait au Bon Dieu, ou quelle erreur ai-je commise pour qu’il m’accable ainsi ? »
S’il est vrai que le karma existe et qu’il s’opère de façon individuelle, il est encore plus vrai qu’un homme ne fait pas partie du monde indépendamment des autres hommes. Il fait partie du monde en correspondance avec les autres hommes. Il faut donc imaginer l’homme plutôt comme une cellule de ce grand être qu’est l’Humanité. Cet être doit arriver à faire fusionner toutes ses cellules, dégager la flamme, engendrer un grand feu, une grande conscience cosmique en fait.
À partir de cette vision planétaire de l’être humain et de l’Humanité, il faut donc comprendre que les groupes humains vont se partager la charge pour développer cet être cosmique. Et ainsi, au fur et à mesure des cycles, des âges et des expériences, les groupes humains vont avoir la charge de développer la matière, puis le plan astral, puis le plan mental, etc., jusqu’à ce que l’on arrive à une forme de conscience, plus ou moins Bouddhique, où chaque cellule ne va plus avoir à faire un travail au nom de la correspondance, mais pour elle-même. C’est ce qui paradoxalement dans les termes initiatiques est appelé un moment d’universalité ; le moment où elle devient terriblement individuelle puisqu’elle abandonne la correspondance avec le reste de l’Humanité.
Quelle est la raison de l’existence de la souffrance dans la vie ?
Il faut comprendre, et toujours dans cette vision planétaire, que l’homme a pour charge d’anoblir la matière, la matière qui lui a été donnée à l’origine, qui est née dans cette grande explosion de vie. Chaque atome réclame sa part initiatique, sa part d’illumination, que ce soit l’atome qui constitue la cellule d’un orteil, la cellule d’un foie ou tout simplement un brin de cheveu. C’est le devoir de l’homme, de la conscience en fait.
Comme je l’ai déjà expliqué, la conscience divine, lorsqu’elle décide de rencontrer la matière, c’est pour trouver au cœur de la matière la puissance et le rayonnement de cette puissance, et que, l’associant à sa capacité à être consciente, cette conscience soit réellement un point divin.
Mais pour arriver à ce point de fusion entre la matière et l’esprit, il faut que toutes les particules de matière données à l’origine soient purifiées.
Prenez la combustion comme exemple. Pour créer une combustion, il faut un bout de bois et une flamme. La combustion qui va être issue du bout de bois et de la flamme en rapport, est à comparer avec l’évolution de l’homme, l’activation de ses feux, l’activation et l’élévation de sa conscience. Le bout de bois est primordial pour la combustion, seulement il n’est qu’un bout de bois.
Que va-t-il se passer lorsque la combustion va avoir lieu, lorsqu’elle sera terminée ?
Il restera une sorte de déchet que vous appelez des cendres, et bien avant que cela soit des cendres on verra apparaître la braise. Et la braise, c’est la souffrance, donc un passage. Ce n’est pas un état, ce n’est pas une condition, ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas quelque chose d’inévitable. C’est un passage, un passage qui est nécessaire pour que la combustion puisse dégager les cendres et retourner au feu primordial.
Bien sûr il y a la flamme et l’on pourrait s’arrêter à cette flamme qui brûle. Mais cette flamme qui brûle est prisonnière de la bûche, elle ne peut pas s’échapper de la bûche, elle reste proche et accrochée à la bûche parce qu’elle dépend d’elle. Tout le devenir de la flamme se trouve dans l’échappée qu’elle pourra faire du plan physique pour redevenir, en fait, un feu cosmique qui avait pour un temps besoin d’une bûche afin d’activer ses valeurs, activer son rayonnement et sa puissance.
L’homme est autant la flamme, que la braise, que la cendre qui va rester. Ce qui fait que, lorsqu’il est cendre il est la personnalité. Si l’homme s’attache à ce qui est éphémère, à ce qui pourrait disparaître sous l’action d’un simple souffle, l’homme va, copier sa vie sur cette image, il va être soufflé, éparpillé par toutes les illusions du monde. Un être extrêmement profane ne dégage aucun rayonnement. Il n’est que cendre, il n’a pas d’amour à donner, pas de feu, parce que justement, son feu n’est pas allumé.
Après, au fur et à mesure des compréhensions, il va sous l’action de la braise apprendre à déclencher en lui le feu et à n’être que le feu qui brûle, pour l’instant, de façon inconsciente en lui. La braise n’est donc pas quelque chose que Dieu ou les Maîtres auraient mis sur le chemin pour rendre l’initiation possible. Ce n’est pas du tout un piège. Ce n’est pas du tout un test qui tourne mal pour certains, ou que certains n’arrivent jamais à remporter. C’est quelque chose que l’homme porte en lui-même et que l’homme doit apprendre à enflammer. C’est pour cela que sur le chemin initiatique, quelle que soit la souffrance, les douleurs ne sont générées que par l’homme. Et lorsque je dis cela, je ne veux pas faire reposer la responsabilité des souffrances sur l’homme. Je parle seulement de la racine.
Quels que soient son niveau d’existence et son lieu d’existence, la souffrance est toujours un endroit où l’homme n’a pas compris quelque chose, n’a pas su utiliser quelque chose. Comme l’homme est une gamme d’énergies, une gamme de fréquences, c’est forcément une énergie qu’il n’a pas su utiliser ou aligner, et tout le drame réside dans ce manque d’alignement.
Quand l’homme sait parfaitement s’aligner avec ses valeurs, quand l’être sait parfaitement vibrer en direction de son âme, toutes les énergies coulent parfaitement et avec vitalité.
Par exemple un corps ne devrait pas éprouver de dégénérescence, de vieillissement. Il devrait sans cesse pouvoir se régénérer. Ce qui crée le vieillissement, la dégénérescence des cellules c’est un manque d’alignement de la race avec l’âme.
C’est-à-dire, qu’une faute qui est conçue par un groupe originel devient une carence jusque dans la race, que cette race se compose de centaines ou de millions de personnes. Le peuple de la terre, à l’heure actuelle, connaît la vieillesse non pas, parce que c’est un rythme biologique qui a été imposé par la nature ou par la loi des Maîtres, mais parce qu’il y a bien longtemps, depuis trop longtemps, l’être ne sait pas s’aligner et vivre dans l’alignement avec son âme. Il a donc influencé le livre de la nature, son livre personnel, et a créé, ainsi, la capacité au vieillissement. La capacité au vieillissement n’est pas quelque chose de naturel. Et lorsque les scientifiques feront des recherches plus poussées, ils s’apercevront que c’est une anomalie.
En comparaison avec la nature, un arbre qui perd ses feuilles parce que l’automne arrive n’est pas un arbre qui vieillit. C’est un arbre qui se renouvelle. Il coupe avec l’ancien cycle, il jette les feuilles usées qui ne lui servent plus, il concentre son énergie dans ses racines, il ramasse et puise toute la sève, et de là, il commence une nouvelle génération. Quand un arbre meurt ce n’est jamais de vieillesse, c’est toujours parce que le cycle de la nature l’empêche d’aller plus loin, car sinon, les arbres vous envahiraient et déclencheraient des réseaux énergétiques qui ne protégeraient plus votre vie comme cela se passe à l’heure actuelle, mais qui au contraire, prendraient votre vitalité.
C’est ainsi qu’autrefois il y avait une nature gigantesque, avec des arbres gigantesques. Mais en même temps que cette nature devenait gigantesque, l’homme s’appauvrissait, parce que toute la vitalité s’orientait vers ces éléments de la nature et l’homme en était dépourvu.
Or celui qui doit vivre sur la terre de façon principale et royale, c’est l’homme, ce n’est pas l’arbre. Donc, il a fallu réglementer l’arbre et décider que selon sa constitution, son rayonnement vibratoire, son type vibratoire, il n’aurait droit qu’à X années de vie, parce qu’au delà, il deviendrait un vampire, le contraire de ce qu’il est.
Lorsque la fleur se fane ce n’est pas parce qu’elle vieillit, c’est parce que sa racine détermine qu’il faut récupérer de la sève pour créer une nouvelle génération. La racine ne meurt pas, c’est tout simplement son extériorisation représentée par la fleur qui s’efface, mais c’est une décision de la racine. Toute la puissance de la plante est dans la racine. Ce qui est extériorisé par les pétales, les feuilles, la tige, c’est tout simplement ce que l’on appelle en ésotérisme le rayon 3, son intelligence active, sa capacité à exprimer ce que la racine est en essence, donc ce que ce petit esprit de la nature qui se manifeste en tant que fleur est capable d’être.
Ce qui se passe dans la nature n’est pas un phénomène de vieillissement, c’est tout simplement la loi qui arrête l’expression et qui crée une nouvelle génération. Ce cycle qui est un cycle biologique existe dans l’homme lui-même. Il a la capacité de se régénérer pour durer sans cesse et voir toutes les générations. Mais là, bien sûr, lorsque l’on considère le plan spirituel, on conclut aisément que ce n’est pas le but de l’âme et de la vie de l’âme sur la terre. Mais cela est prévu.
Biologiquement, l’homme ne doit pas vieillir. Le vieillissement est une erreur, une mésentente que l’homme entretient avec sa matière. Les attachements, les révoltes, les colères coincées dans son ventre créent des frottements dans ses vêtements subtils qui se distancent les uns des autres. Ce qui fait que, lorsque vous voyez un être humain, vous ne pouvez pas imaginer que vous avez à faire réellement à un être humain, parce que son corps physique est là, son corps astral est à trois mètres, son corps éthérique est un peu sur le côté, son corps mental est complètement perdu dans les hauteurs à dix ou quinze mètres pour parler encore de mètres, et son corps bouddhique est encore plus loin, plus haut.
Donc, comment voulez-vous que la conscience que vous êtes, arrive à régénérer sa cellule, son corps, sa matière si les corps ne sont pas alignés ?
C’est comme si vous étiez au volant de votre voiture, prévue seulement, pour aller tout droit et que quelqu’un imagine de créer des virages. Dès qu’il y aura un arbre, elle ira s’écraser contre l’arbre, parce que la voiture n’est pas conçue pour tourner mais pour aller tout droit.
La vitalité de l’âme c’est la même chose. Elle est conçue et ne se dirige que tout droit. La mésentente qu’entretient l’homme avec sa matière, crée ces détours. Alors, au premier virage, l’énergie envoyée par l’âme va s’échouer sur le point qui est tordu et à ce point créé, au lieu d’être évacuée, l’énergie va s’accumuler, l’énergie va déclencher une sorte de gangrène vibratoire, un abcès plus exactement.
Les jours passants, l’énergie va réussir à passer, malgré tout, pour atteindre un autre plan. Mais voilà, il est encore tordu ce plan-là. Alors il y aura création d’un deuxième abcès. Et au fur et à mesure, en descendant dans tous les corps et toutes les zones de la vie d’un homme, vont se créer tous ces abcès, les uns après les autres. Ce qui fait que, lorsque l’homme naît, lorsque l’homme vit, qu’il respire, qu’il bouge et qu’il n’a pas conscience de ces abcès-là, il va automatiquement déclencher des maladies, déclencher même des difformités, jusqu’à la folie, le dérèglement mental.
Donc pour corriger ces virages dans les différents corps et pour les transformer en ligne droite, il faut avant tout retrouver la volonté de son âme - je ne dis pas l’entêtement de la personnalité - comme pendant un exercice de méditation où il faut véritablement avoir envie de rentrer en soi-même, celui qui n’a pas envie ne pourra pas faire de la ligne courbe une ligne droite.
Lorsque la compréhension est absente, seul le temps et la souffrance, justement, lui permettront de corriger sa ligne courbe. Pour celui qui est déjà suffisamment éveillé, il lui suffit de s’intérioriser et de prendre contact avec ce que l’on appelle le principe du Père et de se diriger vers le royaume qui est en lui. Le royaume c’est la volonté du Père. C’est la structure, la structure du monde, la structure de l’univers comme la structure de l’homme et c’est aussi la force.
Pourquoi la force ?
Parce que la structure ne peut s’établir qu’avec la force, ce qui de manière déviée et complètement incomprise, donne l’expression des dictatures par les hommes.
La structure rigide de la dictature est soutenue par la force. En fait ces êtres, qui sont des dictateurs, expriment très maladroitement et aux antipodes de la spiritualité ce rayon « 1 » qui est le Père. Les dictateurs de votre terre sont des êtres qui ne savent pas exactement vivre avec la nature de cette vibration. Car chaque homme est plus spécialement orienté vers un rayon ou un autre, une énergie ou une autre ; qui a la force, qui a l’amour, qui a l’intelligence, pour communier avec la force, avec le principe « 1 » de l’univers.
L’homme doit avant tout, déterminer son choix comme j’en ai déjà parlé si souvent. Il doit vouloir rencontrer le royaume. Il ne peut pas y aller par curiosité. Il ne peut même pas y aller par dévotion. Et c’est le drame de cet âge qui est en train de mourir. L’homme croit pouvoir obtenir le royaume en utilisant encore la dévotion.
Or, la dévotion que l’on a connue pendant les deux mille ans précédents n’avait pas pour but de faire découvrir le royaume. Elle avait pour but d’intensifier la flamme qui est en l’homme, d’intensifier sa capacité à être conscient. La conscience est à allier à l’état d’amour sagesse, donc le rayon « 2 ». Il n’y a rien de plus conscient qu’un être qui est très sensible, même si par défaut il devient trop astral. Plus sensible, il va vibrer davantage à un son de musique, à une fleur qui pousse, à la parole d’un Maître, à l’inspiration. Tout cela va augmenter sa capacité à être conscient.
Mais cela ne suffit pas, car cette conscience est impuissante. Il faut précipiter ce qui va être la volonté de cette conscience et qui va faire de l’homme un homme de pouvoir. À partir de ce moment-là l’homme est complet. Dans l’ère du verseau, l’homme apprendra à devenir complet pour qu’il puisse obtenir une initiation sur le plan bouddhique, qui signe justement l’état d’un homme parfait, d’une humanité parfaite.
Ce qu’il faut donc comprendre dans tout ce développement, c’est que la souffrance représente un âge. Exactement comme il y a l’enfance, l’adolescence, l’état d’adulte, la vieillesse, il y a un âge où l’homme sera pour toute l’éternité. Mais avant qu’il soit, et que cette Humanité qui est à naître soit pour l’éternité, les âges doivent se succéder, et à travers les âges il y a tous les maux que les races, que la race humaine doit se partager. C’est inévitable. Il ne faut considérer en fait que l’Humanité, et les hommes n’en constituent que les cellules. Mais sans les cellules l’être n’existe pas. Donc chaque cellule est tout aussi importante que l’être total.
La vie de l’univers, la vie du cosmos n’est pas du tout une vie individuelle, c’est une vie universelle. C’est une vie qui se partage et se vit donc à plusieurs. La vie ne se vit pas au niveau d’un moine dans son monastère au temps « X », au niveau d’une prostituée sur son trottoir au temps « Z », au niveau d’un père de famille occupé à son travail le jour. La vie n’est pas dissociée, la vie est un tout parce que la vie s’exprime pour un seul et même être.
L’évidence qui fait croire à l’homme que l’autre est différent de lui, est une illusion. Je ne veux pas, très poétiquement, faire appel à la phrase qui dit que tous les hommes sont frères, il ne faut pas vivre cette phrase au niveau émotionnel. Nous sommes tous frères, parce que la vie qui est en chacun de nous n’est pas différente d’un homme à l’autre. L’illusion entretenue est l’origine de la souffrance, que ce soit la souffrance physique, émotionnelle ou la souffrance du manque d’argent, par exemple.
Le manque d’argent n’est pas du tout issu du fait qu’un être ne trouve pas sa place dans la société, n’arrive pas à faire ses preuves et obtenir un poste rémunérateur. L’argent est une énergie qui n’appartient pas à l’homme, même si l’homme essaie de détenir l’argent. C’est un moyen et comme tous les moyens il est en quelque sorte fiché dans le plan lui-même, dans le plan des Maîtres.
Les Maîtres savent et considèrent que, si pour créer telle chose, faire advenir telle autre chose, l’argent est nécessaire, à partir de ce moment-là, l’argent arrive. C’est pour cela que, dans les prochaines années, l’argent de la société doit complètement se transformer, basculer, parce qu’il faut que l’argent redevienne un fluide que le plan puisse manipuler, comme l’eau, le vent, comme n’importe quel autre élément de la terre.
Il faudra donc que la structure actuelle passe et cesse, que la dévaluation sévisse partout, qu’il y ait des pertes de marché, qu’il y ait la mort de ceux qui détiennent et contrôlent ces marchés. Mais cela est un autre discours.
Donc, si un homme est privé d’argent ce n’est pas parce qu’il est pauvre. Il est privé d’argent, parce que lui-même est pauvre et je ne veux pas dire pauvre d’esprit, mais pauvre de compréhension. Car un homme peut être suffisamment évolué et ne pas avoir nécessairement toutes les compréhensions. Un homme peut être un illuminé et n’avoir aucune compréhension correcte dans sa relation avec la matière.
Il y a beaucoup d’êtres qui sont des illuminés sur la terre, qui ne comprennent rien à la matière et qui ne savent pas entrer en relation avec celle-ci. Par contre, à un véritable initié qui sait manipuler la matière, ce qu’il lui faut vient vers lui. Il n’a même pas besoin de chercher, la chose vient à lui. Il se met en résonance avec l’abondance divine et l’abondance divine ne sait pas résister puisque c’est sa nature de rayonner.
Donc, chaque fois que vous êtes pauvre, ne cherchez pas l’argent, ne vous forcez même pas à travailler, à faire des heures supplémentaires ou à occuper des postes, des professions qui ne vous plaisent pas et qui usent votre nature. Mettez-vous en résonance avec le Divin et à partir de ce moment-là, tout ce dont vous aurez besoin viendra à vous. Mais il faut accepter de connaître ce que sont les vrais besoins de l’homme.
La séparation entre les riches et les pauvres, vient de ce que l’homme imagine et décrète ce dont il a besoin. Ses besoins, teintés par l’ignorance, tombent dans l’astral, tombent dans l’avarice, dans la cupidité, la concupiscence.
Il faudra donc, pour profiter de l’abondance, de la clémence divine, accepter de laisser tomber les désirs. Parce que bien sûr, si vous désirez la voiture la plus puissante du monde, il ne faut pas faire appel à l’abondance, car l’abondance, par magie, préférera vous faire rencontrer un homme qui va au même endroit que vous chaque fois que vous avez besoin de vous déplacer. Ça, c’est l’intelligence de l’abondance.
La société n’est pas une création divine, la société est une création humaine et les valeurs de cette société sont une création humaine, d’où en quelque sorte, la distorsion. Comme la distorsion existe entre les corps subtils de l’homme, il existe aussi des distorsions entre le corps global que l’on pourrait appeler société et le corps global que l’on pourrait appeler le programme de vie pour les hommes, présent dans le plan des Maîtres.
Au bout d’un certain temps de coexistence où se sont accumulés des problèmes, des frottements et que la cohabitation n’est plus possible, la société craque et les races qui arriveront à survivre se retrouveront à l’âge des cavernes. Comme déjà, cela a failli arriver.
Quand je dis failli cela veut dire que l’homme n’est pas tout à fait retourné à l’âge des cavernes, mais qu’il en est resté à un âge primitif, ensuite tout est reparti. Si on veut aller de l’avant on ne peut pas se permettre toujours et sans cesse des reculs, ou alors, il faut une bonne fois pour toutes arrêter la machine et redémarrer totalement ailleurs.
Donc, tant qu’il y a un espoir d’évolution, le plan effectuera toujours selon ses lois, et à partir du moment où cette société sera nouvelle, ce sont tous les concepts de la souffrance qui vont être changés et transformés, parce que les expressions et les compréhensions de l’homme seront différentes. Il déclenchera donc d’autres types de souffrance.
L’homme ayant vécu à travers des âges, des cycles et des corps, aura écumé les problèmes qui ont engendré les souffrances passées, par contre, il sera de nouveau face à des énigmes, d’où la création, à nouveau, de certains problèmes. Mais s’il est inévitable qu’il rencontre des problèmes et des traumatismes, encore une fois, cela ne veut pas dire que les problèmes sont sur lui comme une fatalité et qu’immanquablement le jour « J » il va rencontrer cet obstacle, ce problème et cette souffrance.
Par la puissance de son alignement et de sa compréhension il peut effacer ou écourter ce passage. Ce n’est pas Dieu, ou le plan des Maîtres qui ont prévu sur le chemin initiatique les étapes, les épreuves. L’épreuve apparaît d’elle-même au contact de la vérité. C’est-à-dire que le chemin spirituel est un grand chemin ouvert, libre et tout blanc. Seulement, l’homme qui commence à marcher dessus, (et tout homme marche dessus depuis sa première naissance), chaque fois qu’il va faire un pas, qu’il va donc marcher sur la vérité et devoir incorporer la vérité, tout ce qu’il a de défaut, d’illusoire et d’imparfait, va rejaillir et sortir sur le chemin en une chose que l’on peut appeler une épreuve.
Sur le chemin de liberté qu’est le chemin spirituel, si l’homme a en lui un mur, le mur de l’incompréhension, le mur de la haine, de la révolte, automatiquement dès qu’il va faire un pas, le mur va sortir, se manifester, se concrétiser sur le chemin, et ce n’est pas la punition de Dieu. C’est simplement Dieu qui lui dit :
« Écoute, regarde, tu transportes un mur et cela crée un tel poids que tu n’arrives pas à marcher sur le chemin. »
Il faut donc que l’homme se débarrasse de ce mur, et toute l’épreuve n’est que cette action de se débarrasser d’une chose, et non pas d’être victorieux sur une chose, victorieux sur la puissance du sexe, sur la puissance du mental, des éléments de la terre, sur les défauts de la nature humaine. Non. L’épreuve initiatique n’est pas du tout un test : « Voyons s’il contrôle ses émotions, ses désirs de devenir puissant, d’avoir beaucoup d’argent, d’avoir la gloire, d’être reconnu. »
Par contre, si en vous il y a le désir de la gloire, sur le chemin, viendra l’épreuve nécessaire pour vous débarrasser de cette erreur, pour vous débarrasser de cette épaisseur qui crée un poids et qui vous empêche de marcher. Cette épaisseur engendre la souffrance, engendre les distorsions dans le corps, engendre la rupture de la communication entre l’âme et la personnalité. Chaque fois qu’un être est aligné, cela veut dire qu’il n’entretient plus ou pas d’erreur, qu’il ne s’amuse pas à vouloir la gloire pour la gloire, l’argent pour être puissant, les femmes pour le plaisir ou l’inverse. Seulement il est dans le monde et il vit comme un Saint.
En disant cela, je ne veux pas dire qu’il vit comme un être qui ne va plus toucher l’argent, qui ne va pas connaître la gloire, qui ne connaîtra pas la femme ou vice-versa. Je dis simplement que ces choses étant des principes, il saura les vivre en tant que principe, sans attache, sans désir, sans le mélange de la possession et du désir de posséder. Car tous les défauts de la nature humaine ne sont pas engendrés par autre chose que l’instinct de possession qui est un instinct animal. Et cela s’exprime ensuite par le désir d’avoir de l’argent, d’avoir des hommes ou d’avoir des femmes, d’avoir la puissance, d’avoir la reconnaissance, d’avoir, d’avoir…
C’est l’instinct de possession qui est à l’origine de tous les défauts de la nature humaine, parce que l’instinct de possession est le premier « sentiment » qu’éprouve la nature animale. C’est ainsi que l’animal détermine son territoire, sa famille, qu’il se bat pour obtenir une femelle. Ce n’est donc qu’un conflit de compréhension et tout le travail des maîtres, du plan des maîtres est de rétablir la compréhension entre l’homme issu du monde et l’être issu du ciel.
Jésus s’exprimait de deux manières. Il disait qu’il était le fils de l’homme et qu’il était le fils de Dieu. Il faut bien comprendre ces deux appellations.
Le fils de l’homme, c’est le fils issu de la matière, qui est aussi le fils de Dieu, et son rôle est de composer et de jouer avec la matière. Le fils de Dieu vient prendre l’expérience du fils de l’homme, vient prendre la puissance acquise par le fils de l’homme, et les deux, lorsqu’ils se retrouvent, font un être cosmique.
Donc, la souffrance à l’intérieur de tout ce procédé n’est qu’une étape alchimique pour comprendre ce qu’est la vie, pour comprendre ce qu’est l’homme et sa relation avec la matière. Un homme qui souffre à cause de sa matière, qui a une vie physique très dure à cause du contexte social et économique, à cause d’une maladie, tout en étant réelle sa souffrance est quand même une illusion, est quand même un point qu’il peut dépasser, parce que sa vie, sa vie réelle ne s’arrête pas à ce point-là.
S’il croit que sa vie est sa souffrance, il va perpétuer sa souffrance, comme un moulin qui ne peut cesser de tourner parce que le vent souffle. Si l’on fait cesser le vent, le moulin cesse de tourner. Pour faire cesser le vent, il faut non seulement connaître la nature de chaque chose, mais aussi accepter de vivre cette connaissance.
Il y a des gens qui connaissent, qui étudient, qui jouent avec la nature des choses, c’est le cas où l’homme possède le pouvoir. Mais cela ne veut pas dire que l’homme va vivre la nature de la chose. Connaître une chose ne va pas forcément entraîner l’âme au cœur de l’essence. L’homme actuel connaît énormément de choses, même sur un plan ésotérique. Ce qu’il faut opérer maintenant c’est une pénétration de la loi et non plus une description de la loi. Il faut pénétrer au cœur de la loi, et c’est là tout le défi lancé à l’homme, devenir un illuminé. Car, quel que soit votre degré initiatique, quelle que soit votre avancée dans l’échelle de la conscience, vous avez le pouvoir de devenir illuminé. Vous pouvez connaître l’essence des choses, vous pouvez donc entrer en relation avec votre âme et vous placer, à un certain degré, dans sa conscience, quelle que soit votre initiation.
Pour obtenir le lien avec l’âme, l’évolution propose plusieurs chemins, et l’initiation n’est pas toujours le seul moyen.
Il y a trois voies que l’on pourrait appeler voie humide, voie sèche, et la voie royale qui permet de brûler les étapes pour obtenir un lien avec la conscience originelle. Quand ce lien a été acquis cela ne veut pas dire que l’homme est devenu un grand initié, qu’il manifestera de grands pouvoirs ou même qu’il aura la compréhension de toutes les lois. Absolument pas. Car pour avoir la compréhension et la maîtrise de toutes les lois, il va falloir passer par l’initiation, il va falloir marcher sur la voie humide. En attendant il remplira sa vie avec une vision et un état cosmique.
C’est ce qui aurait dû être depuis l’origine, si l’homme avait voulu, si la personnalité avait accepté tout de suite le plan au lieu de le refuser. Et quand je dis cela, je ne veux pas une nouvelle fois mettre la responsabilité de ces choses sur le dos de l’homme. Non. Cela pouvait ou ne pouvait pas arriver.
La voie qui a été choisie est la voie négative. Cela ne veut pas dire que pour l’éternité l’homme aura un problème avec Dieu. Cela veut dire que son chemin se fera plus difficilement, à tâtons, dans l’obscurité. Lorsqu’il découvrira une première petite lumière, que ce soit celle de la connaissance, celle de l’amour ou celle de la dévotion, l’homme va retrouver le plan initial, celui qui était prévu à l’origine et tout aura lieu pour lui à ce moment-là. Tandis que pour les autres, continuera le plan général, celui qui est dur, celui qui est obscur, parce que les hommes le veulent ainsi.
Pour conclure, il ne faut pas s’apitoyer sur la souffrance, il ne faut pas pleurer à propos de la souffrance, que ce soit la vôtre, celle de celui que vous aimez ou celle de millions d’hommes qui meurent de faim, qui ont froid, qui ont soif, qui ont des maladies. Il ne faut pas perdre de temps à pleurer, à se lamenter, à supplier pour comprendre pourquoi il y a une imperfection, ou pourquoi le Maître ne se fait pas plus présent pour aider l’Humanité. Il faut se mettre à la place du Maître, et agir. Il faut se mettre à la place du système et renverser le système. Agir.
Si vous voulez aider votre voisin qui a faim, ne vous demandez pas si vous devez passer par l’autorisation du chef de famille et si vous devez demander à votre époux, à votre épouse, la permission de prendre l’argent du ménage et aller acheter du pain pour le voisin. C’est la réaction qu’ont la plupart des hommes. Ils ne peuvent pas donner à manger aux peuples qui meurent de faim parce qu’ils pensent au système économique, parce qu’ils pensent au rapport de force, parce qu’ils pensent à des ententes diplomatiques. Ça, c’est le voisin qui pense qu’il doit demander à sa femme la permission de puiser dans le porte-monnaie.
Pourquoi l’homme se rabaisse-t-il à obéir à un homme plus petit que lui ?
Puisqu’il a envie d’aider, envie d’aimer, envie de secourir, pourquoi ne marche-t-il pas sur les hommes qui l’en empêchent ?
Pourquoi tant de gens, qui ont envie d’aider, se sentent-ils inutiles dans la capacité d’aider ?
Parce qu’en eux, en fait, l’envie d’aider n’est pas une réelle envie d’aider, n’est pas un pouvoir en action. C’est une vague idée amenée par la peur, par leur propre souffrance, par leurs propres lamentations, par l’émotionnel, mais ce n’est pas le pouvoir.
Lorsque quelqu’un détient et réveille en lui le pouvoir d’aimer, le pouvoir d’aider, de secourir, rien ne l’empêche d’aider les autres. Il crée à lui tout seul le réseau nécessaire pour aider. Dieu merci, des hommes comme ça, il en existe. Leur âme a compris ce qu’est le pouvoir en action. Les autres rêvent encore à propos de l’aide à apporter. Enfermés dans le brouillard, ils n’en sont qu’à la spéculation, le sentimentalisme, aux pleurs. En fait, ils sont encore des enfants.
Pour instruire convenablement sur la puissance humaine, il faut inévitablement parler de la véritable nature de Dieu. Car l’homme ne peut pas comprendre sa puissance, ni son pouvoir d’action, s’il ne sait pas ce qu’est la nature divine et Dieu. Pour que l’homme arrive à se développer et être véritablement un homme, il faut absolument qu’il sorte des limbes de la dévotion et des deux mille ans passés dans l’ère des poissons.
Il ne faut plus penser à Dieu comme étant un être supérieur à l’homme, comme étant un être au-dessus de l’homme, comme régnant sur l’homme, pouvant tout faire pour l’homme et ayant fait l’homme. Il faut prendre Dieu comme une substance divine certes, mais comme une substance, comme un état de chose.
Lorsque vous regardez un océan, vous voyez que l’océan est l’océan. C’est une substance, c’est un état de chose, c’est un liquide. À l’intérieur de ce liquide, de cet état de chose, si l’on va dans l’infiniment petit, on peut puiser des particules et s’apercevoir qu’existent des gouttes d’eau, alors que si l’on reste dans un degré plus visible, on s’aperçoit qu’il y a des vagues, des courants marins, des remous. Dans cette masse qu’est l’océan, la vague, le courant marin, le remous, c’est l’homme.
Quelle différence y a-t-il donc entre l’océan et le courant, l’océan et la vague, l’océan et le remous ?
Aucune différence. Lorsque la vague sait qu’elle est l’océan elle ébranle la montagne, elle use le rocher. Elle ne se dit pas : « je ne suis que la vague, je ne suis que cette partie qui écume à la surface de l’eau. » Elle sait qu’elle est l’océan et qu’elle prend sa puissance depuis le fond même de l’océan et sur toute la grandeur de l’océan. C’est pour cela que la vague est puissante, titanesque, parce qu’elle est l’océan. L’homme fait cette différence. L’homme se dit « Je ne suis que la vague, je ne suis que Pierre, je ne suis que Paul. » Mais cette vague, qu’est l’homme, devrait pourtant sentir qu’elle est l’océan.
L’homme n’étant pas différent de Dieu, dissocié de Dieu, n’étant pas autre chose que Dieu, lorsqu’il vit sur la terre, il est logique, naturel, enfantin, de comprendre qu’il a le pouvoir puisqu’il est Dieu incarné sur la terre.
Alors, pourquoi Dieu attend-il d’un autre lui-même, qui serait au delà, que la chose arrive, que la perception vienne ?
Puisqu’il est ici sur la terre, il ne peut pas être au ciel. Il est ici sur la terre et il est toi, il est vous. Les hommes se dissocient de Dieu et prient un Dieu extérieur à eux-mêmes, un Dieu qui est dans le haut du ciel, dans le fond de la puissance, dans le fond de la conscience. Rien n’est plus faux, plus bête même. Rien n’est plus illusoire.
Il n’existe pas un Dieu qui est en haut et des hommes qui sont en bas. Il existe Dieu, qui est allé en bas. Lorsque l’homme veut agir, lorsqu’il veut changer le monde, il ne faut pas qu’il prie un Dieu. Il faut qu’il soit un Dieu et qu’il fasse selon sa divinité. C’est complètement différent.
Le pouvoir entre dans l’homme qui peut dire : « Je suis cela, je suis Dieu. Je ne suis pas une copie de Dieu. Je suis Dieu venu sur la terre. »
L’occultiste qui a l’esprit déformé se dit : « Dans la vie il y a les épreuves, l’épreuve du feu, de la terre, de l’air, de l’eau, et il faut que je combatte mes instincts. Il faut que je domine ma personnalité. » Ce langage est une page de l’ésotérisme, une page de l’occultisme, mais ce n’est pas l’occultisme. C’est comparer les avions supersoniques d’aujourd’hui à la charrette à bœufs d’autrefois.
Il faut sortir des compréhensions complètement dépassées, illusoires, vieillottes qui aboutissent à une voie sans issue. Il faut maintenant réviser sa façon de penser, sa façon d’envisager le processus alchimique qui s’effectue en l’homme. Les énergies qui étaient en action aux premiers âges sont les mêmes qu’actuellement, mais avec un degré différent. Chaque fois que le degré s’intensifie, la compréhension doit changer. On utilise encore les vieilles idées, les vieilles énergies qui ne fonctionnent plus. Une énergie nouvelle arrive pour que l’homme fabrique un nouvel homme. Ce n’est que dans cette mesure que l’homme sera nouveau.
Dans une famille il y a quatre non voyants, pourriez-vous nous dire s’il existe, dans ces cas-là, une hérédité ou un karma familial. Quelle mission peut avoir un non voyant par rapport à son entourage, aux gens qu’il rencontre. Qu’attend-on de lui plus particulièrement dans cette incarnation ? A-t-il la possibilité d’épurer son karma et de guérir en retour sa cécité, ou toute autre affection physique grave, ou est-ce impossible ?
Comme je l’ai dit tout à l’heure, l’homme ne vit pas pour lui-même séparé des autres. Les hommes vivent les uns pour les autres, et lorsqu’une défaillance s’inscrit dans une lignée génétique, dans un code génétique, ce n’est pas parce qu’il faut créer cette lignée génétique-là, pour que les âmes ayant failli, puissent rencontrer les corps qui leur permettront d’épurer le karma. C’est tout simplement, et à un niveau beaucoup plus abstrait, dans une dimension beaucoup plus large, la matière qui doit être purifiée.
Pour purifier la matière, les âmes acceptent tous les problèmes, ce que l’individu ne sait plus lorsqu’il se trouve dans son corps. Il ne sait plus qu’il a accepté de purifier la matière, de purifier le corps du monde, de purifier le corps de l’Humanité. Alors, ayant oublié, il se demande de quel mal il est frappé.
Il existe davantage de karma collectif que de karma individuel. Non pas parce que l’homme vit uniquement d’après la loi de la collectivité, comme je viens de le dire, mais parce que si un homme fait une erreur, des millions d’autres hommes font la même erreur, et c’est à cause de cela qu’il y a correspondance. C’est à cause de cela qu’une donnée peut devenir un code génétique et s’exprimer sur toute une génération ou toute une famille.
Le karma collectif, ou, disons la purification collective, est quelque chose qui s’opère de façon beaucoup plus magistrale que la purification individuelle. Si l’homme n’avait que la purification individuelle il serait déjà libéré. Seulement on ne vit pas égoïstement sur sa petite planète. On vit pour un être que l’on compose et qui s’appellera plus tard un logos, un être planétaire, un être cosmique. Chaque petite cellule doit découvrir cette responsabilité qu’elle assume sans problème, sans défaillance, quand elle demeure dans les plans invisibles, à l’état d’âme, mais dont elle perd cette connaissance lorsqu’elle tombe dans le plan physique. Chacun perd la connaissance de l’universalité que l’on compose.
Un être cosmique qui s’incarne, va créer inévitablement des humanités et des formes diverses, depuis les minéraux, en passant par les poissons, les roses, les palmiers et les êtres humains et plus tard même les anges.
En même temps qu’il crée ces choses qui paraissent extérieures et différentes de lui, ces choses ne sont pas différentes de lui. Vous ne pouvez pas dire de votre cellule, la cellule qui est sur votre doigt en ce moment, qu’elle n’est pas de vous, et elle ne peut pas dire qu’elle n’est pas vous-même. Cette cellule c’est vous et elle le sait aussi. C’est pour cela qu’elle a une intelligence et c’est pour cela qu’elle a un développement. Car de la même manière que les hommes assument le développement pour cet être cosmique qu’il compose, la cellule assume et assure le développement pour l’individualité que vous représentez.
Dans le cheminement initiatique et le parcours de l’occultiste, ce phénomène est connu. C’est ce qui donne lieu à l’alchimie. L’occultiste essaie de dégager le pouvoir de sa matière, le pouvoir de sa cellule, pour que chacune de ses cellules soit un être réalisé comme lui-même peut l’être en disant « Je ». Il faut que chacune de ses cellules résonne du même « Je », de cette capacité à être auto consciente et puissante. Si vous comprenez exactement le rapport de votre conscience avec votre corps, votre cellule, vous comprenez exactement le rapport qui existe entre cet être cosmique, ce logos et vous-même.
Il faut comprendre que toute la vie est représentée comme une succession d’emboîtements, comme des poupées russes, la plus petite s’emboîtant dans une plus grande, s’emboîtant dans une autre encore plus grande, jusqu’à ce qu’on en arrive à ne plus pouvoir mesurer la grandeur de la dernière poupée. C’est ce qui permet d’exister à la vérité qui dit que : « Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». Sinon il n’y aurait pas de relation entre le bas et le haut.
Au niveau de votre vie individuelle, vous devez donc savoir qu’il existe cette même analogie entre vous et le logos qui est à naître, que vous êtes, que nous sommes nous tous, depuis le plus petit des êtres humains jusqu’au plus grand Maître, jusqu’au plus grand Bouddha.
Lorsque l’on parle de la purification de cette matière, il faut s’attendre à ce que des âges, des décennies entières soient utilisées pour purifier cette matière, pour la dynamiser, pour la retrouver. Quand je dis retrouver, je parle du feu, de la puissance qui est dans la matière. Donc, pour retrouver cette puissance il faut supprimer tout ce qui empêche cette puissance de s’exercer.
L’homme a le pouvoir, puisque l’intelligence lui a été donnée, d’accélérer toutes les purifications. Et c’est à cause de cela que sont nées des disciplines comme la médecine. Par la médecine l’homme a le pouvoir d’accélérer la purification de façon que les étapes, le partage du fardeau en quelque sorte soit plus court, pour qu’un individu ne vive pas le handicap, la difformité, toute sa vie. Cela, la médecine le découvrira, et cela, est son but, car c’est le pouvoir qui a été donné à l’homme. On peut l’appeler médecine, mais en fait c’est tout simplement l’intervention de l’homme dans la vie de l’homme.
La médecine, la future médecine aura le pouvoir d’écourter ce moment de purification, d’intervenir dans sa matière. Par la recherche sur la génétique, les hommes découvriront dans les laboratoires qu’il existe une part de lumière et une part d’obscurité. Exactement comme cela existe dans l’univers, dans la création, dans l’instant de la création de la cellule.
Quand je dis obscurité, je ne parle pas de l’antagoniste de la lumière, de la loge noire, ou du diable, ou de tout le contraire de la lumière. Lorsqu’il y a création, il y a explosion du feu, il y a extériorisation d’un feu qui vient d’un monde complètement invisible et non manifesté. Lorsqu’il se manifeste dans le territoire du manifesté, cette explosion crée un déchet. C’est inévitable. Même Dieu ne peut pas créer autrement et c’est pour cela qu’il s’incarne. C’est parce qu’il y a production de ce déchet qu’il faut éliminer par toutes sortes d’âges, par toutes sortes de civilisations, par un grand théâtre qui n’arrête pas de tourner, et à force de tourner, les impuretés se déposent sur les côtés et disparaissent. Il ne reste que le cœur qui est pur.
Les généticiens vont donc découvrir qu’à la base, à l’instant de la formation de la vie existe déjà cette cohabitation entre une masse de lumière et une masse lourde de matière que l’on ne peut dissocier. C’est ce qu’on appelle véritablement la matière. C’est la poussière de l’univers. Et il faut du temps, aussi bien à la cellule, aussi bien à l’homme qui est la grande cellule du cosmos, ainsi qu’au logos, qui est la très grande cellule d’un autre logos, il faut du temps à toutes ces cellules pour écumer cette part de poussière, d’impureté. C’est pour cela que l’on pense à un mal originel, à une imperfection originelle. C’est vrai, mais c’est faux en même temps, parce que cette imperfection ne vient pas du fait que l’être est imparfait, elle vient de la production même de la vie.
L’homme de demain concevra différemment Dieu, sa propre nature et l’univers. Et ceci viendra non pas par la religion, ou une nouvelle, pas plus que par l’ésotérisme, mais par la science, car c’est le rayon sur lequel nous comptons pour affranchir l’homme de ses limitations, l’homme de son impuissance ; la science, le rayon 5.
Parce que si, dans un premier temps, c’est vrai, c’est un rayon qui intensifie la matérialité, le matérialisme, les idées concrètes, dans un second temps, c’est un rayon qui permet d’être d’une pure logique et d’un pur mental face aux données qui sont trouvées et expérimentées. Et cette pureté mentale ne peut être déclenchée qu’en présence ou par l’exercice du rayon 5.
C’est pour cela qu’il est en activité à l’heure actuelle, parce que cela coïncide avec le moment, pour l’homme, de passer sur le plan mental. Sans avoir bien vécu le 5e rayon d’abord, l’homme ne pourrait pas passer sur le plan mental. Si l’homme n’avait pas la science concrète, quitte même à s’enfoncer dans trop de matérialisme, il ne saurait pas devenir un nouvel homme. Il resterait un être qui croit aux choses parce qu’il subodore les choses, comme cela s’est passé dans d’autres âges, dans certaines tribus qui vivent certes en grande harmonie avec la nature, avec même certains principes cosmiques, mais qui n’arrivent pas du tout à comprendre ces principes, à les dominer, à s’en renforcer. Parce que simplement le mental n’est pas suffisamment présent en eux.
Le mental ne peut être apporté que par le rayon 5. C’est la clef, c’est la charnière et c’est en même temps un rayon qui permet à l’homme de devenir un homme. C’est pour ça qu’il porte le chiffre 5. L’homme pose une tête sur ses quatre membres et il devient le 5. Il n’est plus deux bras qui travaillent, qui cherchent la nourriture et qui la prépare. Il n’est plus deux jambes qui marchent et qui vont à l’endroit des désirs. Il est un être, qui avec cette tête, contrôle son quaternaire et c’est complètement différent.
L’homme de demain sera un homme qui comprendra Dieu, non pas comme une substance extérieure à lui-même, mais comme étant lui-même l’expression de Dieu. Il verra l’homme comme étant l’expression véritable de l’être cosmique et ainsi il n’aura plus besoin de religion, plus besoin de sociétés initiatiques, plus besoin d’écoles initiatiques. Tout deviendra par là même, sacré.
À l’heure actuelle il existe des religions, des écoles initiatiques en abondance et toutes sortes de choses en grande abondance, si bien que les hommes ne savent plus que choisir, rien ne paraît sacré parce que l’homme fait toujours référence à l’extérieur. Tant qu’il n’aura pas compris réellement sa propre nature, il ne reconnaîtra rien comme étant sacré, même pas lui-même. Et c’est pour cela qu’il accepte de s’abîmer dans l’exercice de choses négatives comme les vices, comme la prostitution, comme la drogue, la méchanceté, comme l’abus de la violence, parce qu’il ne se considère pas comme sacré. Il ne se demande même pas ce qu’il est. Il n’est pas un homme en vérité.
Donc, en ayant une vision nouvelle, la puissance d’intervention pour la purification de la race et de la matière va être renforcée, et par des moyens tout à fait naturels, tout à fait concrets et physiques, comme des nouvelles médecines. Ainsi, celui qui, malgré le grand mouvement, accuserait encore un « handicap » sera soigné très vite, exactement comme on soigne un rhume. Parce que si la cellule se déforme, si la cellule ne fonctionne pas dans le cas d’un handicap, c’est qu’au cœur, la donnée n’est pas vécue. Donc, il suffira de redonner une vitalité à la donnée, de redonner une âme à la cellule, un code, et elle fonctionnera à nouveau.
À l’heure actuelle, l’homme avance du pas qu’il peut et s’il ne peut pas aller aussi vite que ce que la souffrance humaine lui réclame, il faut savoir continuer encore un peu, à porter le fardeau et être l’endroit où s’opère la purification. Donc, pour qu’il n’y ait plus jamais de problème, pour l’avenir de la race, il doit savoir être le laboratoire où s’opère la mutation. Il faut, je dirais même à la limite, être fier de ce travail, car c’est un travail.
L’homme doit donc travailler cette matière pour redonner un maximum de lumière à chacune de ses cellules, à chacun de ses atomes, en compensation de la particule de poussière inévitable qui existe à l’origine. Il ne faut pas qu’il plie sous le fardeau et sur l’aspect émotionnel de son état, sous le regard que donne l’émotion. Il ne faut pas que le regard des autres soit de la pitié, ou soit un jugement, et à un quelconque moment un affaiblissement de la considération pour l’autre.
Dire le pauvre, à quelqu’un qui a un problème ou un handicap, ce n’est pas connaître le pouvoir d’action de l’homme. Non seulement de l’homme qui paraît être la victime, mais des autres autour de lui qui doivent l’aider, parce que c’est de la responsabilité humaine de purifier la matière globale que représente le corps des hommes. C’est donc une responsabilité qui incombe à tous, et il ne faut pas l’exécuter avec émotion. Il faut tout simplement se dire : « je mets toutes mes énergies à effacer cette infériorité, cette obscurité. »
Si vous voulez vous aider vous-même, ou si vous voulez aider les autres, c’est ce qu’il faut faire, engager vos forces, les faire converger dans un acte conscient et volontaire pour transformer cette matière. Il ne faut pas perdre de temps avec les émotions, il ne faut pas perdre de temps avec les sentiments, il faut découvrir la joie d’exister et il faut rire. Autant l’homme saura rire, autant il saura travailler, et s’il sait rire et travailler, il aboutira à la victoire.
Mais c’est au niveau de la génétique que l’homme découvrira les moyens de purifier sa matière et de libérer sa matière de l’emprise de cette poussière originelle, et cette poussière deviendra par là même de la lumière. C’est ce qui se passe, tout à fait individuellement, quand l’homme devient un Maître, lorsqu’il atteint ce que l’on appelle la 5e initiation majeure. À ce moment-là toute sa matière est sublimée. La lumière de son âme enfin retrouvée, si je puis m’exprimer ainsi, se précipite au cœur des cellules et fait de la cellule non plus un agent étranger de la lumière, mais une partie active de la lumière. Comme l’atome est une partie nécessaire à l’énergie.
Étudions un peu cette image pour bien comprendre.
Il y a l’énergie et il y a l’atome.
Si l’on brise l’atome on déclenche de l’énergie, mais l’énergie existe même s’il n’y avait pas l’atome, même s’il n’y avait pas cette prison, cette matérialisation que l’on appelle l’atome. Lorsque l’on brise l’atome on redécouvre l’énergie qui en fait est partout autour de l’individu. L’énergie qui est dans l’atome se trouve aussi bien au cœur de votre cellule, au cœur de la goutte d’eau, que dans l’air que vous respirez. La seule différence, c’est qu’en passant par l’atome, cette énergie devient plus concrète et trouve une porte sur le physique et le matériel.
De la même manière, lorsque l’âme ou l’initié devient un être authentique, réalisé, il brise ses cellules et prend toute l’énergie qui se trouve dans celles-ci, une énergie beaucoup plus dynamisée, beaucoup plus vibrante, beaucoup plus puissante, puisqu’elle est passée par la condensation que représente la matière.
Lorsque l’on observe les éléments de la nature, on se rend compte que c’est dans les minéraux, qui sont extrêmement condensés, donc extrêmement matériels, que l’on trouve la plus grande capacité à garder, à conserver et à rayonner l’énergie. Ce n’est pas dans la fleur, dans l’arbre, dans l’eau, dans le feu, ni dans l’air, c’est dans les minéraux.
Par contre, plus on voudra jouer avec les énergies subtiles, plus on devra faire appel à la fleur, à l’air, au feu, à l’arbre. Mais on ne pourra jouer avec ces énergies-là, ni leur faire appel, tant que l’on n’aura pas véritablement maîtrisé cette énergie du bas de l’échelle, qui est dans le minéral, qui est dans votre matière, dans votre ventre.
Le règne minéral en vous c’est le ventre, le bas-ventre. Là, est le siège du règne minéral en vous, toute l’énergie est là. Ce n’est pas pour rien que c’est le siège de la Kundalini. Plus on monte, plus on découvre le règne végétal, puis l’air, puis l’eau, puis le feu, jusqu’à découvrir l’esprit. Mais n’empêche que la vie commence là dans le ventre, dans le bas-ventre, avec le minéral et avec la Kundalini.
Pour parler un peu plus longuement sur la question qui a été posée et pour dire quelque chose de plus individuel à propos des gens qui ont été cités, ce qu’il faut donc, c’est leur apprendre, si cela est possible, si elles acceptent, à visionner la vie. Si l’on ne peut pas voir la vie, la visionner reste possible parce que cela est la vérité. La vision intérieure ne passe pas par les yeux, par l’activité d’un quelconque membre. La vision de la vie passe par l’ouverture de l’âme. C’est donc un état de chose, un état intérieur. La vision de la vie c’est cela, c’est sentir la nature de la vie au cœur et au creux de l’âme. Peu importe si à l’extérieur il y a quelque chose d’autre. Cela ne sera jamais la vie. Tous les hommes qui vivent à l’extérieur ne connaissent pas la vie. Ils la voient, mais ils ne la connaissent pas.
« Que ceux qui ont des yeux pour voir ne voient plus et ceux qui ont des oreilles pour entendre n’entendent plus. »
Que voulait-il dire par là ?
Il voulait dire que par l’instrument que représente le corps, les gens font toujours référence à l’extérieur, et ainsi, si à l’extérieur ils voient la vie, ils ne cherchent plus la vie ; si à l’extérieur ils ressentent la vie, par le désir, par le plaisir, ils ne cherchent plus la vie, son bonheur et sa vitalité.
Donc il faut que l’homme ne voie plus pour qu’il puisse visionner la vie. Il faut que l’homme n’entende plus la vie pour qu’il puisse écouter la vie.
Il y a toujours un moment où les Maîtres, pour accomplir l’évolution de la race, même si l’homme est libre, décrètent que l’homme ne verra et n’entendra plus, parce que ce qu’il voit et ce qu’il entend, il le voit et il l’entend mal. Ainsi les Maîtres déclenchent des énergies, et ceux-ci s’activent à l’heure actuelle par l’intermédiaire de Pluton, pour que ceux qui seraient trop enfermés dans la jouissance primaire de la vie ne puissent plus jouir de la vie. Ce qui, par là même, déclenche cette vague d’individus qui ont recours à l’autodestruction par tous les moyens, que ce soit par l’alcool, par la drogue, la prostitution, le suicide, ou par leur adhésion à certains mouvements de terrorisme ou d’anarchisme, tout ce qui est destruction.
Il y a toujours un moment où le Maître a droit à la parole et dit non.
« Tu as eu mille ans, deux mille ans, cinq mille ans où tu as fait ce que tu voulais. Maintenant il faut que tu t’alignes et que tu fasses selon la loi. Lorsque tu auras appris le peu que l’on essaie de t’apprendre en te forçant à t’aligner, alors tu pourras encore, pendant deux mille ans, faire ce que tu voudras. Mais maintenant, on aligne tout le monde. »
Il m’est toujours demandé de conclure, alors que je voudrais poursuivre.
Cette conversation va durer et continuera à travers les âges et à travers tous les êtres, à partir du moment où chaque être accepte de se laisser imprégner par la parole. Non pas par celle qui vient d’être dite, mais par la parole qui rayonne depuis toute éternité et qui vient du cœur des Maîtres, qui eux-mêmes sont la parole de rayonnement du mental de Dieu.
Donc il est du pouvoir et de la liberté de chaque homme de continuer cette conversation, de continuer cette relation, s’il sait se mettre dans la résonance qu’il faut. Je ne dis pas que dès demain vous entendiez tous dans votre tête la voix parler ou résonner. Ce n’est pas cela le but. Le fait que la voix du guide s’exprime par une voix aujourd’hui (médium), ne veut pas dire que c’est le phénomène qui est attendu et qui est préféré. Le phénomène préféré serait qu’il n’y ait personne individuellement qui ait ce travail-là à faire, mais que tous les hommes en groupes et dans une bonne volonté commune reçoivent l’inspiration et se mettent au travail pour accomplir la chose.
Ce n’est pas honorifique pour la personne ou les personnes qui reçoivent plus précisément et plus directement le message. Pour nous ces gens-là ne sont pas plus importants que vous ne l’êtes. Ils n’ont pas plus de valeur que vous n’en avez. Seulement il se trouve qu’il vaut mieux faire comme cela, que de ne rien faire du tout. Il vaut mieux passer par une individualité si l’on ne peut adombrer la masse entière. Mais en fait et en vérité je vous assure, l’adombrement est planétaire, il n’est pas individuel.
C’est pour cela que celui qui pense avoir été choisi pour faire ce travail ne comprend rien et n’est pas digne du travail qu’il accomplit. Il véhicule quelque chose qui est général. Il ne fait rien de différent. Il fait ce qui est naturel et ce naturel vit à l’intérieur de tous.
Qu’est ce qui fait que ce naturel est un petit peu grippé ?
Ce n’est pas parce que celui qui découvre ce naturel est plus compétent et que celui qui ne le découvre pas l’est moins. C’est tout simplement parce que l’un n’a pas fait l’effort et ne se connaît pas tel qu’il est. L’adombrement est planétaire et va même dans les plus petits règnes de la nature. Tout le monde est concerné, même le diable en profite au passage. Même lui, on essaie de le transformer, bien que pour nous le diable soit complètement autre chose que ce que l’homme imagine.
Les ténèbres profitent de la lumière, parce que les ténèbres ne sont pas véritablement ténèbres. Les ténèbres c’est simplement de la lumière qui ignore qu’elle est lumière. Ne dites pas : « je ne peux pas, je ne suis pas, je n’ai pas médité, je ne suis peut-être pas suffisamment incarné, je n’ai pas connu le Maître untel, je n’ai pas le feu X qui fonctionne ». Non.
Seulement dès demain, libérez-vous de tout ce qui vous empêche d’être la lumière. Si vous vous sentez égoïste eh bien, commencez à donner et automatiquement en vous dépouillant du négatif, tout ce qui est positif en vous, vous fera subir l’adombrement. Vous allez rencontrer l’adombrement à votre manière et de la façon dont vous êtes le plus à même de l’exprimer : certains en devenant guérisseur, télépathe, guide de méditation, un grand humaniste ; d’autres en découvrant une nouvelle agriculture, en découvrant une nouvelle médecine, ou une nouvelle façon de jouer avec les énergies ou d’améliorer la condition humaine ; d’autres encore, en se découvrant un immense cœur, un immense amour qui le porte à aller soulager ceux qui ont des problèmes. Chacun a du travail à faire.
Seulement le travail ce n’est pas quelque chose que les Maîtres proposent aux hommes. C’est l’homme qui prend ce travail, qui le fait et qui dit : « Père, j’ai décidé, j’assume ce travail, je le fais. Ici et maintenant, je commence et j’accomplis. » Et si, ici et maintenant, vous accomplissez, le Maître ne peut que venir. C’est comme un tapis roulant. Vous le mettez en marche et la marche va revenir à son point d’origine, le circuit tourne.
Alors ne vous appesantissez pas sous des poids, des poids de reproches, d’amertumes, ou de constats de vos incapacités. Vos incapacités, elles existent si vous y croyez. Elles n’existent plus si vous travaillez à obtenir la puissance.
Seulement l’homme a l’esprit négatif. Il se dit, « je n’ai pas », au lieu de se dire, « je vais avoir », c’est complètement différent. Car c’est vrai qu’aujourd’hui vous n’avez pas, c’est vrai qu’aujourd’hui vous n’êtes pas le Christ, vous n’avez pas tous les pouvoirs, vous n’avez pas la grandeur de l’âme. Mais cela ne veut pas dire que vous êtes cela, ne veut pas dire que vous resterez cette incapacité. Cela veut dire, que le travail se propose et se présente à vous pour être tout ce qui est positif, pour être tout ce qui est force, tout ce qui est divin.
Alors, changez la vapeur. Changez la façon de penser. Ne vous dites pas « je n’ai pas, je ne peux pas ». Dites : « Je suis. Même si je ne suis pas encore, je sais que je suis et je vais travailler pour l’être véritablement. »
C’est de l’espoir que je veux vous donner. L’énergie primordiale fera de l’homme un homme qui avance, qui se tient debout. Un homme qui n’a pas d’espoir n’est pas un homme debout, même s’il est debout, il restera couché.
C’est pour cela que Jésus a dit : « Laisse les morts enterrer les morts ».
Et pourtant il parlait des vivants. Mais il y a des gens que l’on pourrait comparer à des morts, parce qu’en eux, il n’y a plus de flamme, même pas la flamme du mental. Car si un homme possédait vraiment son mental, il ne connaîtrait jamais le pessimisme, il ne connaîtrait jamais la négativité. Le mental ne va pas un jour au positif, le lendemain au négatif. Le mental est neutre. Si l’homme n’est pas encore dans le neutre, c’est parce que le peu de mental qu’il a, est encore teinté d’astral, donc d’émotions.
C’est dans ces émotions que balancent le positif et le négatif. Je suis, je ne suis pas. Je vis, je meurs. En épurant tous ces comportements dont on vient de parler, l’homme sera capable non seulement d’évoluer, d’être un homme debout, mais en plus, il sera capable de collaborer avec les Maîtres et les Dieux qui existent en lui-même.
Donc, si vous êtes assis ici aujourd’hui dans l’incapacité de parler avec moi, avec nous, c’est parce qu’en vous il y a l’idée, la croyance que vous n’êtes pas capable. Ce n’est pas parce qu’il y a l’incapacité, c’est parce que vous croyez dans ce mirage.
Dès demain, quand vous allez vous lever, ce qu’il faudrait faire ce n’est pas de penser à tout ce que nous avons échangé, tout ce que je vous ai dit. Je ne veux pas que vous pensiez à moi. Je ne veux pas que vous vous souveniez d’un seul mot, cela est inutile. Je n’apprécie pas du tout que l’on se répète les paroles, comme si cela était des paroles d’évangile, à connaître, à savoir. Je veux que vous captiez simplement la vitalité, l’abondance, l’énergie. Que vous captiez le pouvoir qui est dans ma présence, dans notre présence.
Si vous ne pouvez pas capter cela, alors, ne parlez plus de moi, à personne, vous ne ferez pas du bon travail en parlant de moi. Car je ne veux pas instruire les hommes. Je ne veux pas amener les hommes à me croire, ni à m’aimer, ni à se souvenir de moi. Comme je l’ai déjà dit mille fois, je me moque que les hommes m’aiment ou me détestent, me croient ou ne me croient pas. Ce qui m’intéresse c’est ce qui est utile. Ce qui est utile, c’est que la vitalité entre dans leur âme, que cette âme s’éveille et que cet éveil les emmène vers eux-mêmes et le seigneur. Entre-temps, s’il a existé un guide, s’il a existé un médium, s’il a existé un jour une relation entre-nous, cela n’aura été qu’un instrument.
Donc il ne faut pas penser à cette étape, il faut penser au but.
Il ne faut pas venir m’écouter, venir me voir. Je vous aime bien, mais en même temps cela m’est égal. Je me moque complètement de votre présence. Ce que je veux, c’est que même si vous ne me rencontrez jamais par la suite, ou même, si tous ceux qui ne me rencontreront et n’entendront jamais parler de moi, je veux qu’ils comprennent l’essence et qu’ils agissent, qu’ils se réveillent et qu’ils soient.
Donc ne soyez pas plein d’amitié pour moi. Obéissez. Ne soyez pas plein d’admiration pour moi. Exécutez.
Ne soyez pas plein de louanges, comprenez et travaillez, main dans la main et c’est sur ces mots que je vous quitterai.
Travaillez main dans la main.
Vous n’êtes pas mes enfants, vous n’êtes pas mes disciples, vous n’êtes pas mes auditeurs. Vous êtes à l’écoute, en ce moment même, de ce que votre propre âme vous dit depuis l’éternité. Alors, mettez-vous à votre propre écoute et travaillons ensemble, pour que les autres puissent un jour aussi écouter.
Je vous salue.
(Date de la conférence : 23 05 1988)
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