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Lève-toi et marche



Psychologie Cosmique

07-06-89 2/3

Lève-toi et marche
Se préparer à la méditation

Lève-toi et marche, Qu’est-ce que cela veut dire ?

On pense toujours aux diverses étapes de la mission de Jésus comme étant, tout simplement, le déroulement de la mission de Jésus. Mais, comme je l’ai déjà dit, et je vais le répéter ce soir, lorsque l’on observe la description de la mission de grands personnages comme Jésus ou autres personnage de cette envergure-là, on s’aperçoit que chaque événement n’a pas simplement existé physiquement, mais représente en plus un symbole de l’âme, un symbole de la vie de l’âme, du mouvement de la vie de l’âme ou de l’initiation de l’âme.

Il y a donc plusieurs façons de lire non seulement la bible, mais tout particulièrement la description de la mission de Jésus. Si vous lisez simplement ce qu’a fait jésus vous direz : C’est très joli, dommage que Jésus ne soit pas là de nos jours, il continuerait le même travail. Il faut qu’il revienne, et, au lieu de regarder ce qu’il peut faire, l’homme commence à émettre des projections et commence à réclamer à un Dieu ou à un Messie de venir le sauver.

 

Ce n’est pas la bonne façon de lire ni la bible, ni la description de la vie de Jésus. Il faut lire la description comme étant le symbole dont Jésus parle pour délivrer la conscience humaine de sa condition humaine inférieure.

Lorsqu’il croise des paralytiques, ce n’est pas simplement pour venir soigner des paralytiques, il va aussi vers toutes ces personnes qui ont arrêté de vivre, qui n’osent même plus mettre le nez dehors, parce qu’elles ne veulent plus rencontrer de problèmes à l’extérieur. Je reste chez moi et je reste avec ma famille et j’élève mes enfants en les avertissant de tout le mal qu’il y a dehors. Je dis à mes enfants : tu ne feras pas ceci, tu ne feras pas cela, mais tu feras ceci et tu feras cela, comme cela, tu seras protégé et tu ne risqueras rien. Choisis toujours ce qui t’offre le plus de sécurité. Ne choisis jamais ce qui est teinté de l’aventure et qui présente un risque. Sois toujours intelligent et si tu veux être intelligent pense à ta sécurité mon enfant.

De cette façon-là, les parents créent des enfants que l’on n’a même pas besoin de tuer parce qu’ils sont déjà morts. Ils ne vivront jamais ces enfants-là. Toute leur vie ils se diront : si je fais ça, je risque cela. J’ai peur, donc je ne fais rien. Si je quitte cet emploi, je risque de ne pas en trouver un autre, même si cet autre correspond mieux à ma vie, à ma destinée. Donc, je ne bouge pas. Et mon père qui est de bons conseils me dit la même chose. Ma mère m’a prouvé que c’est en agissant comme cela que l’on peut survivre.

Lorsque l’individu pense de la sorte, non seulement il n’est pas en état de vie, mais il n’est même pas en état de survie, il est tout simplement en état d’anéantissement.
Pour qu’un individu soit vibrant, heureux, épanoui, et que surtout en plus il puisse marcher sur le chemin de la spiritualité, il faut au contraire que cet individu soit un être qui ose. Lorsque je dis donc, soigner les paralytiques, il ne soignait pas que les paralytiques, mais il essayait d’extirper tous les individus dont la conscience était satellisée autour d’un certain anéantissement et autour de la peur. Lève-toi et marche.

Admettons que maintenant tu te mettes debout et que tu aies envie de marcher, la question qui est logique et que tu pourrais me poser, ce serait : d’accord grand frère, je vais mettre de l’eau dans mon vin, je vais sortir ma force et aller dans la vie, je vais marcher, mais je vais marcher vers où, vers qui, pour qui ?

Car en fait ce qui positionne de nombreux individus à s’asseoir systématiquement, à ne pas vouloir se lancer dans la vie, c’est avant tout parce qu’ils ne savent pas où ils doivent marcher, ce qu’est le fait de marcher, pour qui ils marchent et vers quoi ils marchent.
C’est pourquoi quelque part, lorsque l’on veut expliquer la vie ou préparer un homme à la vie, quelques fois il est indispensable d’en revenir à des bases spirituelles. La grande scission vie quotidienne et vie spirituelle est une scission qui ne fait qu’engendrer des morts sur la terre, des morts vivants, mais des morts quand même.

Une société ne peut pas espérer développer des citoyens plein de vie, si elle ne change pas fondamentalement de base de la vie, les mouvements de la vie.

La société actuelle promet quoi ?

Travailler pour pouvoir manger, pour pouvoir se permettre certains plaisirs, se mettre à l’abri sous le toit d’une maison. Lorsque l’on vit uniquement dans ce paramètre, automatiquement l’individu s’aperçoit que dans le cadre professionnel il y a de nombreuses ambitions, de la compétition, qu’il y a de nombreux obstacles, donc c’est une source de traumatismes, de complexes et il dit non.
Lorsqu’il veut un toit pour se protéger, il s’aperçoit qu’il doit gagner de l’argent, et pour gagner de l’argent, il faut qu’il retourne dans le professionnel et à ce moment-là, il dit non. Si bien, qu’au fur et à mesure qu’il dit non à une multitude de choses, cet individu se retrouve exclu de la société.

Ce qu’il faut donc faire à ce moment-là, ce n’est pas simplement essayer de retrouver goût à la société, essayer de lui trouver de bons côtés, de faire quand même malgré tout, en attendant avec espoir qu’un nouveau monde arrive et qu’il va balayer l’ancien monde et que tout ira mieux avec un nouveau Messie, avec de nouveaux dogmes et de nouvelles lois.
Il ne faut pas simplement voir les choses de la sorte, il faut se donner une nouvelle vision de la vie elle-même, donc de la société tout entière. Si l’individu vit la société que pour les termes que je viens d’expliquer, il va nécessairement se retrancher et devenir marginal que ce soit au nom de Dieu ou par refus de cette société.

Cependant, si l’on a une vision holistique de la vie, une vision initiatique de la vie, non seulement l’individu va retrouver une très forte envie de vivre, mais en plus, il va se trouver les prétextes pour exister. Ce qui fait que sa profession ne sera plus simplement l’endroit où bêtement il va gagner soin pain, la profession sera en même temps l’endroit, grâce aux frictions que cet endroit permet avec des collègues, l’endroit où l’individu va développer des qualités ou affirmer sa force.

Rien n’est fait pour que tu sois submergé par l’obstacle, je te le dis. La société, la vie, toutes ces choses-là ne sont pas organisées pour que tu sois submergé par un tas de contraires qui seraient contraires à Dieu. Tout est un, ta vie, la vie de Dieu, ta vie professionnelle, affective, humaine. Tout est Dieu, tout est un. Il n’y a pas toi, ton âme vivant d’un côté et ta spiritualité qui essaie petit à petit de s’incorporer dans la personnalité.
Les choses ne sont pas séparées, il n’y a aucune séparation et c’est en voulant croire qu’il existe des séparations entre Dieu et la matière, entre Dieu et la société, entre la spiritualité et la vie traditionnelle, c’est en croyant à cette séparativité que l’homme s’achemine vers un anéantissement, vers un manque de goût pour la vie, un manque de force et vers l’impossibilité de déboucher un jour dans l’initiation. Il n’y a pas trente-six manières de devenir un initié.

Que fait un initié pour travailler dans le droit chemin ?

Un initié commence par apprendre les lois de base de l’univers, car pour savoir où l’on doit marcher, de quel pas on doit marcher et vers qui on marche, il faut étudier les lois de base de l’univers.
Qu’enseignent les lois de base de l’univers ?

Elles disent que l’homme est une incarnation divine. Il n’y a donc pas Dieu d’un côté et le pauvre petit homme sur la terre qui essaie de plaire à Dieu et qui espère un jour découvrir le paradis divin.
Il y a un Dieu qui descend et qui s’incarne.
D’où pour ce Dieu, le droit absolu de vivre l’entier de la vie, le droit absolu d’aller par toutes sortes de mouvements dans la vie. Si Dieu a mis au point suffisamment les choses du cosmos pour préparer son incarnation, il faut que l’incarnation et que la vie ait lieu.

Donc l’homme qui est là au bout, qui représente l’aspect psychologique de la conscience divine, et qui se permet de dire non, qu’il y a Dieu en haut et moi l’homme en bas; Dieu est au ciel et je dois le prier, mais il ne fera rien pour moi, je l’ai déjà tant prié et il n’a jamais rien fait.
Lorsqu’il y a donc dans cette grande vérité que je viens de citer, un Dieu incarné et une petite psychologie qui se promène là au milieu du champ et qui dit non, Dieu n’existe pas, non Dieu ne pourra pas, Dieu est trop loin, moi je ne suis qu’un homme, cette psychologie bien qu’elle soit petite est comme le grain de sable qui fait arrêter toute l’horloge et toute l’horlogerie cosmique.

Que se passe-t-il lorsque l’horloge s’arrête ?

Le temps s’arrête, la vie s’arrête. Le mouvement n’a plus lieu et l’individu se sent comme une coque vide et un mal existentiel se colle en lui. Pour évacuer le mal existentiel, le mal vivre, le mal être, pour évacuer les douleurs de croire que Dieu est en haut, loin, très loin et qu’il n’entend personne; pour évacuer les crises d’abandon comme ont souvent les disciples, ce qu’ils éprouvent lorsqu’ils prient un Maître et que le Maître ne vient pas, parce qu’il sait que le Maître est là-haut à Shamballa et qu’il a bien d’autres choses à faire que de regarder les hommes; pour éviter toutes ces petites douleurs, il suffit que l’homme comprenne une bonne fois pour toutes qu’il n’est pas simplement capable d’être un disciple, capable d’être un initié, puis plus tard un Maître, il faut qu’il admette ici et maintenant en une éclaire qu’il est avant tout un Dieu en incarnation.

C’est ce que je veux vous faire comprendre. Je ne veux ni vous parler de Jupiter ou de Saturne ou des lois qui animent la rotation de la terre, puis plus tard la dissolution de la terre. Cela ne sert à rien à votre existence, car tous ces objets existent que parce que vous, vous allez être plus tard le Roi.

Étudier par exemple une planète ne sert à rien parce que très tôt, vous allez tout savoir sur la planète, puisque vous allez être Roi d’une planète, Roi d’une sphère, créateur d’un monde. Il est donc beaucoup plus important ici et maintenant, que vous cessez éventuellement d’aller chercher la résolution de tous les grands mystères cosmiques, mais que vous arriviez à résoudre le plus grand des mystères qui est vous-même.

En faisant sans cesse des projections, l’homme regarde toujours les mystères qui sont hors de lui. Il se demande pourquoi l’escargot à deux antennes, pourquoi la mer connaît des marrées, pourquoi les étoiles sont si lointaines, la nature du soleil, combien il y a de plumes sur les ailes des anges. L’homme se demande toujours pourquoi, pourquoi, pourquoi, mais à propos de ce qui est extérieur à lui.

Résous le plus grand des mystères, je te le dis. Et le plus grand des mystères n’est pas de savoir quelle est la plus grande hiérarchie archangélique et quelle est la hiérarchie archangélique qui a présidé à la formation de la terre, des océans, ou de savoir si le logos planétaire vient de Vénus ou d’ailleurs et à quelle date précise il repartira, ne serait-ce que pour lui dire au revoir avec le mouchoir.

Tout ceci te sera donné, expliqué de surcroît, si tu résous le premier et le plus grand des mystères que tu ne vois même pas, parce que tu ne penses pas à te regarder, parce que toi, tu ne t’aimes pas. C’est pour cela que l’homme ne se regarde pas. C’est pour cela qu’il est incapable de se poser la question vis-à-vis de lui-même. Qui suis-je, Qui suis-je véritablement, profondément. Parce qu’il a besoin pour se poser cette question d’avoir une certaine paix vis-à-vis de lui-même, un certain amour, il est obligé de se concevoir comme étant le mental centre de l’univers, certes pas, mais comme étant l’objet de la quête. Donc son comportement psychologique tout entier doit changer.

Celui qui ne s’aime pas et qui va chercher désespérément l’amour ailleurs de la part des autres et qui va chercher aussi tous les mystères ailleurs, dehors, dans les étoiles, celui-là ne comprendra jamais le mystère des étoiles, mais vivra toute sa vie comme un malheureux. Vous avez comme cela sur la terre des milliers de disciples qui sont malheureux comme des pierres mortes et qui pourtant étudient des livres à longueur de journée et de nuit.

Qu’est-ce qui ne va pas ?

Ils se disent : je ne suis qu’un petit initié après tout. Je suis peut-être né avec un gros mental qui fait que je peux lire tous ces livres, je peux imaginer des lois extraordinaires, mais finalement je ne suis qu’un petit disciple.

Le problème, ce n’est pas que tu sois un petit disciple, car il n’y a que toi qui le dis, le problème c’est que tu ne t’aimes pas toi-même, c’est que tu ne fais pas une pose dans tes énergies et dans ton oscillation pour te contempler toi-même et comprendre que tu es l’objet de la quête.

Comment doit-on agir lorsque l’on comprend que l’on est l’objet de la quête ?

On doit profondément penser à se purifier, à s’aligner et à rentrer les énergies à l’intérieur. Ce qui ne veut pas dire qu’à ce moment-là se déclenche une vie contraire à celle que j’ai décrite tout à l’heure où il s’agit de se lever et de marcher. En même temps que tu lèves des énergies en toi pour marcher dans la vie, conquérir la vie, la compréhension, les obstacles, comme tout est paradoxe, comme je le dis si souvent, à l’intérieur, tu dois faire basculer un nombre égal d’énergie pour que ces énergies fortifient ton feu intérieur. C’est là, où la vie devient un petit peu plus compliquée pour le disciple débutant, parce que tout étant paradoxe, pour celui qui veut véritablement équilibrer sa vie et avoir une évolution correcte, pour celui-là, il va s’agir de concilier les paradoxes.

En même temps que tu dois te lever et marcher, à l’intérieur tu dois t’asseoir et te taire. En même temps que tu dois chercher la solution de tous les mystères à l’extérieur et que tu dois construire, t’instruire afin de développer ton discernement, de développer tes archétypes mentaux, tu dois en même temps tout abandonner ce que tu as lu, ce que tu sais pour uniquement te poser la vraie question : Qui es-tu ? Qui suis-je ?

C’est ce que la voie du Graal demande aux chevaliers qui s’approchent par la vision, et il te faut pouvoir répondre à cette question.

Comment répondre à cette question, car il ne s’agit pas simplement de rencontrer en soi l’endroit où la voie divine te pose cette question et de lui dire : tu sais, j’ai quand même appris mes classiques en spiritualité et je peux te répondre tout de suite : Je suis Dieu.
Si l’on répond animé avec la seule connaissance mentale, on ressentira en soi-même l’énergie de la voie qui basculera dans un gouffre et on comprendra que la chose a disparu, qu’il n’y a pas eu de communion et de communication.

Comment faire pour déclencher en toi-même la conviction non seulement que tu es Dieu, mais retrouver en toi-même cet espace spirituel où la question te sera posée et où tu y répondras ?

À l’endroit où tu vas répondre, à l’instant où tu vas répondre, si tu réponds avec ton âme, tu auras l’expérience extraordinaire de pouvoir contempler ton âme, alors que, si tu ne réponds pas avec la conscience qu’il faut, ta voix basculera dans un gouffre et tu ne verras pas ton âme.

Comment voir ton âme ?

C’est simple. Tu t’assois tranquillement à la façon indienne ou européenne, peu importe du moment que tu es confortable et que ton corps te laisse tranquille, et tu laisses complètement aller ton corps, tu laisses complètement aller ton esprit sans chercher à méditer, simplement te relâcher complètement, et tu médites à ce moment-là sur ce que je te dis : Tu es l’objet de la quête, que tu es l’endroit du mystère. Il faut que consciemment tu acceptes cette chose, et tu ne peux l’accepter que si tu médites profondément dessus.

Qu’est-ce que j’entends par méditer ?

J’entends tout simplement prendre la phrase que je t’ai prononcée comme étant un paysage à contempler. Je suis l’endroit du mystère, je suis l’objet de la quête, et contemple cette phrase, cette idée comme un paysage. À ce moment-là, tu verras qu’en toi va se déclencher la compréhension non seulement du cœur de la phrase, mais du mystère que tu détiens à l’intérieur. Lorsque tu auras par ce fait-là été pleinement convaincu, alors tu peux commencer à méditer.

De quelle manière ?

Tu vas te relier à ton âme, car dès lors, l’âme ne sera plus pour toi qu’une simple hypothèse ou quelque chose qui plane au-dessus de toi et que tu n’as pas le bonheur de connaître. Ce feu que tu auras ressenti une fois par la conviction, tu sauras que c’est le feu de l’âme, et ayant senti son énergie il te sera facile de t’y remettre pendant la méditation.

Comment diriger maintenant ta méditation ?

Tout simplement en alignant tes feux.
Il y a diverses façons d’aligner les feux, et je ne veux pas te dire que celle que je vais te donner soit la meilleure et la seule façon d’aligner les feux, l’important c’est que tu y arrives par un moyen simple.

Premièrement, en évitant d’être perturbé, d’être excité avant de se mettre en méditation. C’est pourquoi il faut tout autant soigner la préparation à la méditation que la méditation elle-même. Autrement dit, on ne peut pas méditer sitôt après avoir fait un gros repas ou sitôt que l’on vient d’avoir des échanges coléreux ou trop joyeux avec une collectivité, dans la mesure où l’on ne sait pas, à l’intérieur de la colère ou de la joie, garder un centre d’équilibre inébranlable.

Il faut donc avant de se préparer à la méditation défricher l’aura. En observant les réactions de votre propre vie psychologique et affective, vous saurez si vous devez vous préparer une heure, vingt minutes, ou dix minutes avant de méditer.
Si vous avez besoin de vous préparer une heure avant la méditation essayez de vous préparer grâce à votre énergie mentale, c’est-à-dire utilisez le positif de la pensée et dites vous : je veux méditer, tout est calme autour de moi, tout est calme en moi, rien ne peut me déranger et petit à petit essayez d’évacuer les sujets qui sont des soucis. Si par exemple vous vous faites des soucis pour votre fils ou votre fille qui serait mal mariée et que cela puisse jaillir au milieu de la méditation, lorsque vous vous préparez à la méditation passez un certain temps à dire : pour le mariage, tout ira pour le mieux. Et ainsi de suite, une à une, vous allez passer devant les idées qui peuvent soulever dans votre aura des ronces.

Donc une à une, lorsque vous rangez ces énergies, lorsque vous allez vous mettre en méditation, automatiquement vous allez vous trouver face à une aura complètement aplanie et vous n’aurez plus ce problème comme tant de débutants et de disciples qui commencent sur le chemin. Il est tout à fait normal que le mental, que la mémoire étale des souvenirs, des événements, des fantasmes. C’est une machine qui est faite pour produire. Il faut simplement prendre le temps d’arrêter la production de la machine, et petit à petit, par des pensées positives, donc par des ordres qui sont donnés mentalement, effacer ces idées et les ranger dans un endroit de sommeil, et vous verrez que de cette manière, non seulement votre méditation sera plus calme, mais vous ne serez plus perturbés par des idées, des soucis qui vont agiter votre méditation. De ce fait vous pourrez passer plus vite à une méditation alchimique, et ayant appris à vos idées à se ranger, à se mettre en sommeil, vous allez calmer dans votre être votre capacité à vous faire du souci et vous allez vous trouver comme devenant un individu capable de se détacher des soucis, de l’anxiété, de l’angoisse, de la projection.

Une énergie ne vient jamais seule, elle est toujours accompagnée d’un certain nombre de sœurs jumelles. C’est pourquoi, lorsque vous avez une idée qui s’éveille, des dizaines d’autres viennent vous perturber, et si vous en calmez une, des dizaines d’autres aussi sont calmées. C’est pourquoi il est capital de penser avant la méditation à calmer les idées, à calmer le système nerveux.

Une fois que vous vous sentez suffisamment prêt pour aller méditer, mettez-vous en méditation et là, faites une méditation active. Alignez tous vos feux, soit en imaginant une épée qui monterait depuis la base du corps, en traversant tout le corps et allant finir dans le chakra coronal et imaginez que dans cette épée une grande énergie circule qui irradie tout votre être.
Ou, vous pouvez aligner ces feux par des respirations. Respirez cycliquement par le bassin comme si des poumons étaient positionnés dans le bassin. Sentez de bassin se dilater à l’inspiration, puis s’affaisser lorsque vous expirez. Puis, de la même manière, passer ensuite à tout l’abdomen et toutes les parties du corps et lorsque vous êtes arrivés au sommet de la tête, il vous suffit, pour dynamiser l’entier de votre aura, de faire une respiration totale avec tout votre corps, en imaginant que votre aura respire, que votre corps éthérique est en train de respirer.
Car il est bon de commencer à soupçonner le corps éthérique et de vivre un petit peu en ressentant le corps éthérique. On parle toujours du corps solide, on ne voit et ne ressent que le corps solide. Mais il faut commencer un petit peu, puisque l’ère du verseau approche, à ressentir le corps éthérique, à le sentir au moins respirer, de façon que vous puissiez reconnaître les énergies qui viennent vers vous et qui sortent de vous.

Lorsque vous avez respiré de cette façon-là, par tous les endroits de votre corps et votre corps entier, vous êtes certain d’avoir parfaitement aligné les énergies et d’avoir dilaté les endroits du corps et de l’aura pour recevoir une énergie.
Il y a aussi un intérêt à cette dilatation, c’est que, s’il y a dilatation, il n’y a donc pas de blocage et la méditation se fera beaucoup mieux avec toutes les énergies disponibles. Car il y a des méditations qui se trouvent être empêchées, troublées, avortées, par des blocages d’énergie. C’est pourquoi il est bon de se préparer à méditer.

Pour un individu qui a beaucoup travaillé au bureau, qui a donc énormément travaillé avec la tête, en penchant la tête pour regarder le bureau, ce genre d’individu aura tendance à bloquer les énergies au niveau de la nuque et sur le haut des épaules. S’il ne prend pas la peine de dilater les parties de son corps, de son aura, comme je viens de le décrire, ou par une méthode analogue, lorsqu’il va se mettre en méditation, toutes les énergies vont se trouver bloquées au niveau de la tête. Ce qui fait, en plus d’avoir un petit problème de musculation et de nerfs au niveau de la nuque et des épaules, il aura ensuite un gros mal de tête parce que toutes les énergies de la méditation seront précipitées dans la tête et y seront restées.

C’est pourquoi généralement dans les anciennes écoles, il n’y avait pas de méditation sans d’abords une certaine récréation du corps, soit par des mouvements de gymnastique, soit de danse, soit par des massages ou élongations.

Ce qui ne veut pas dire que méditer devient une affaire très compliquée et qu’il va falloir se préparer des jours à l’avance, passer chez le masseur, chez quelqu’un qui va donner des pensées positives pour calmer l’agitation mentale. C’est quelque chose de très simple mais qui a un certain fonctionnement et ce fonctionnement réclame du respect. Sinon, il ne peut pas y avoir de méditation.

Donc il vaut peut-être mieux méditer un peu moins, mais réserver du temps pour la préparation. De ce fait même, si vous méditez un peu moins que ce que vous avez prévu, avec le temps votre méditation sera bien meilleur et vous aurez beaucoup plus médité que si vous allez à la méditation n’importe comment, en vous forçant d’y rester de longues heures. L’important est la qualité pas la quantité.

Je voudrais dire encore que, il est bon de méditer, c’est certain, alchimiquement l’acte de méditation est très important, cependant il est faux de croire que toute l’évolution va se satelliser autour de la méditation. Si l’individu qui médite ne pense pas en même temps à calmer ses émotions en lui-même, ou à dépasser ses craintes, sa timidité, sa maladresse, ses imperfections et de contempler bien en face son karma, de le régler et de donner à chaque homme la justice et l’amour qu’il faut, cet individu pourra méditer pendant des siècles, il ne se passera rien de spirituel.

Donc, pour être un homme debout et qui marche vers Dieu et la liberté, il ne suffit pas d’avoir simplement les grandes oreilles ouvertes et de se dire : maintenant que j’ai bien entendu, je vais appliquer la méthode. Il n’y a pas de méthode. On ne peut pas aller vers Dieu par la méditation. C’est faux, c’est complètement faux.

La méditation n’a jamais amené l’homme à Dieu.

Il n’y a que l’ignorant qui croit que la méditation mène à Dieu. La méditation mène là où elle mène, tout simplement en satellite autour d’un objet de contemplation. Mais Dieu est autre chose qu’un objet à contempler, Dieu est votre propre nature. Donc, il ne suffit pas de méditer, il faut aussi devenir Dieu. Il ne faut pas simplement se satelliser autour d’un objet divin et méditer sur l’objet, un mantra, ou la forme et la couleur ou le son de Dieu. Ceci est satelliser sa conscience autour d’un objet. Mais l’objet c’est vous, l’objet divin c’est vous. Donc vous n’avez pas à satelliser votre conscience autour de vous-même, vous devez au contraire aller en vous-même et devenir ce vous-même.

Automatiquement la méditation n’est plus la méthode ultime, n’est pas la seule voix d’évolution, la seule façon d’aller vers de plus hauts plans de conscience. La méditation est un travail plus particulier d’introspection des énergies et d’élévation des énergies. Mais en attendant tout le reste de la vie doit être aussi une grande méditation. La conscience n’est pas en méditation que lorsque vous daignez méditer et qu’en ensuite vous la laissez faire ce qu’elle veut, spéculer mentalement, désirer des plats en sauce, voir des films, des amis, désirer le phare de la vie.

Si l’on veut évoluer, il faut prendre la vie entière, comme une longue et profonde méditation. C’est pourquoi, immanquablement au cours de votre vie, au cours de vos jours, vous allez devoir apprendre à vous détacher des objets qui attachent votre conscience dans une contemplation un peu trop statique. C’est ce que l’on appelle se défaire de ses défauts par exemple.

Ceci, je l’ai déjà expliqué, mais je vais le redire pour vous ce soir.

Pour comprendre que tout au long de la journée l’individu doit soigner sa conscience, soigner le type d’investissement qu’il fait des énergies de sa conscience vis-à-vis de certains objets, comme je l’ai dit, il n’y a pas simplement dix minutes de méditation réservées à Dieu et puis ensuite le reste où l’individu est comme il est. La conscience est exactement la même pendant les dix minutes où l’on va méditer et pendant le reste des longues heures où l’on va être soi-même.
La conscience est toujours en méditation. Ce qui fait que lorsque vous êtes en train de lire votre journal, il faut que vous compreniez que votre conscience est en méditation sur la lecture du journal. Lorsque vous êtes en train de regarder un arbre, votre conscience est en méditation sur l’image de l’arbre. Lorsque vous êtes en colère, votre conscience est en méditation sur votre colère. Tout est contemplation pour la conscience, que ce soit la colère, le journal ou la voiture qui passe, que ce soit l’instant où vous vivez un lien affectif ou une relation sexuelle, il s’agit tout au temps d’une méditation pour la conscience.

La conscience est donc comme une entité, un royaume qui s’investit dans l’objet que vous regardez, dans l’objet que vous ressentez, que vous éprouvez. Ce qui fait que pour la conscience, lire un journal, c’est méditer sur le journal. Comme le journal n’est pas un objet divin, pour la conscience, lire un journal n’apportera aucune illumination spirituelle.

Donc, pour celui qui veut un petit peu non seulement dynamiser sa vie, dynamiser sa spiritualité, dynamiser sa conscience, il va lui falloir comprendre qu’à tout instant le regard qu’il pose sur une chose, sa conscience médite sur l’image de cette chose. Si l’image est moi-même et que je soustrais mon image pour y mettre l’image de Dieu, ma conscience va méditer sur l’image de Dieu. Et comme l’image de Dieu correspond à la nature profonde de ma conscience, il va se passer une prise de reconnaissance et à ce moment-là, la conscience qui pendant un certain temps s’était habituée à regarder des choses qui ne sont pas divines et qu’elle avait crues, va rebasculer dans sa nature propre, et c’est là, où l’individu ou l’initié va dire : Je suis cela.