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La nature du feu créateur



Psychologie Cosmique


22-10-88 – 1/6


La nature du feu créateur

Thèmes :
– La nature du feu créateur.
– Les hiérarchies divines.


QUESTION :

Pouvez-vous nous parler de la nature du feu ?
Quelle est la relation entre le feu physique tel que nous le connaissons et le feu énergie ?
Quelle est la nature du feu électrique et la nature du feu cosmique ?

Bonjour.

C’est une question qui n’intéresse pas vraiment tout le monde, mais en essayant d’y répondre, je vais essayer en même temps de répondre à chacun selon ce qu’il est venu chercher.

On me propose donc de parler du feu. Le sujet me permet de tirer en fait le discours jusque vers la nature même de l’âme et de reparler encore une fois du chemin. On y viendra un peu plus tard. Pour comprendre ce qu’est le feu et ce que sont les feux, il faut d’abord admettre qu’en fait tout est feu, commencé sur un terrain bien ‘physique’qu’est justement le plan physique.

Lorsque l’on essaye de comprendre l’eau, de comprendre la terre, de comprendre l’air, l’éther et le feu lui-même, on s’aperçoit, du point de vue de la connaissance occulte, que tout est feu, et que l’eau en fait est du feu, mais un feu condensé jusqu’au point où un certain nombre d’atomes, un certain nombre de particules, peuvent donner lieu et vie à de l’eau. Il en est de même pour la terre, pour l’air. C’est-à-dire que l’air que vous respirez n’est rien d’autre en fait que du feu. Or s’il est facile de pouvoir imaginer se chauffer, se réchauffer auprès de la flamme, il n’est pas du tout facile de pouvoir concevoir que l’on respire du feu, et pourtant c’est la vérité : c’est une seule et même chose.

Seulement le feu, depuis son expression la plus haute que l’on peut considérer comme étant divine, à son expression la plus basse que l’on peut considérer comme étant la flamme dans le foyer et tous les autres aspects physiques, le feu dans ses différents degrés d’extériorisation correspond à différents niveaux de conscience. Ce qui fait que le corps physique qui a besoin d’oxygène, qui a besoin de prâna aussi pour vivre, ce corps physique va mettre à disposition de la nature : les poumons. Et les poumons vont avoir la capacité, parce que l’intelligence va leur être donnée, les poumons vont avoir la capacité de traiter ce feu qu’est l’air.

Est-ce que cela veut dire que l’air est un feu aussi flamboyant que le feu de la bûche ?

Non, absolument pas. La nature est exactement la même, ce qui ne veut pas dire qu’il faut tout prendre sous une seule et même image et ne pas concevoir d’après les subtilités.

Pourquoi est-ce que l’air est du feu, et pourquoi est-ce que donc les personnes qui ont à travailler énormément avec un signe d’air, lorsqu’elles commencent à travailler dans les octaves supérieures de l’évolution, travaillent en fait avec les énergies du feu ?

Il faut que ces personnes comprennent la chose de manière à pouvoir bien guider leur évolution et comprendre ce qui leur est demandé.

Pourquoi est que l’air est du feu ?

Tout simplement parce que l’air est ce qu’il y a de plus « liquide » comme prâna. Et là vous allez me dire : « mais on fait entrer un troisième agent qu’est le liquide ». Eh bien, l’air est du feu liquide, le plus liquide qui puisse exister dans l’atmosphère. Maintenant, si on descend un peu plus bas sur la croûte terrestre, l’on s’aperçoit que le feu se transforme en eau et qu’à ce moment-là, le feu est le plus liquide possible sur la terre.

En rapport avec la terre elle-même, soit la poussière, la boue, la chose est un peu différente. La terre est le seul élément qui soit du feu contracté et qui contienne en même temps une poussière que l’on pourrait appeler une poussière éternelle et réellement physique. Et qui même après dissolution du feu ou après restitution de son feu interne à la divinité, cette parcelle véritablement physique continue d’exister. C’est un peu comme si dans le champ de l’univers, le champ de la création, existait pour l’éternité une sorte de substance qui est morte en fin de compte, exactement comme un os est sec. C’est la substance de basse, c’est la poussière de basse qui va permettre justement aux différents feux de s’accrocher et de créer ensuite les différents éléments.

Cette poussière cosmique est comparable en fait au noyau de l’atome qui ensuite va charger d’électricité les particules. De la même façon, la poussière de matière qui reste, le résidu qui reste après évaporation et restitution de tous les feux, représente le point d’ancrage pour la hiérarchie des feux, afin que ceux-ci puissent avoir une extériorisation, une histoire et une création.

S’interroger à propos de l’existence de cette poussière cosmique, de cette unité de matière qui a existé, qui existe et qui existera, n’est pas un point très intéressant de la philosophie. Admettons simplement la chose pour comprendre le processus en fait de la création, tout simplement.

Lorsque l’on veut parler des feux (maintenant que nous avons donc déterminé la base) il faut maintenant remonter très haut dans l’Esprit divin, sinon on ne comprendra rien à la hiérarchie des feux. L’Esprit divin est quelque chose qu’il ne faudrait pas essayer de déterminer, de définir dans ce discours, car ce serait une autre après-midi pour parler de cette chose-là, c’est beaucoup trop long. Venons-en donc simplement à estimer Dieu comme existant, comme étant une entité, éternelle, toute puissante, omniprésente, et imaginons que dans son premier acte d’extériorisation, il va créer des « FLAMMES ».

Quand je dis il va créer des Flammes, cela ne veut pas dire que ces Flammes vont être des objets de la création, des objets différenciés du créateur. Quand je dis il va créer des Flammes, je veux dire en ce sens, qu’il va projeter des parcelles de son Esprit, de son Esprit Saint comment on dit. Et c’est ainsi que dans un premier élan de la création vont être constitués les « Rois des Mondes » ceux qui vont donc avoir la charge de prédéterminer les mondes, de présider les mondes et de les faire évoluer. C’est-ce que l’on peut aussi appeler les grandes hiérarchies archangéliques.

Ces êtres-là ne sont pas des êtres à part entière. En même temps qu’ils sont en fait des reflets de Dieu, ils sont légèrement différenciés de Dieu et peuvent être donc nommés différemment de Dieu, ce qui est très intéressant d’ailleurs pour l’homme. Car si l’entité en question ne pouvait pas être nommée et surtout nommée différemment de Dieu, l’homme n’aurait jamais aucun recours pour entrer en contact avec ces entités et pour espérer un jour travailler avec, au cours de son évolution.

Ces entités donc sont un reflet de Dieu, différenciés légèrement de Dieu, mais ne sont pas des entités définies et déterminées, comme vous vous êtes définis et déterminés. Par exemple, lorsque vous vous regardez dans la glace, vous savez qui vous êtes, vous savez que vous êtes Pierre, que vous êtes Paul, vous savez qu’il n’y a qu’une seule personne en vous et qu’il n’y a que vous dans ce corps et dans ces chaussures.

Avec ces entités-là, il n’en est pas de même. Dans leur premier reflet, ces entités sont absolument l’Esprit de Dieu. Dans leur deuxième reflet, ces entités donnent lieu, donnent naissance à toute une hiérarchie d’êtres. Des êtres qui vont aller du point le plus proche de l’entité, jusqu’au point le plus bas de l’entité, jusque dans les éléments des mondes physiques. Et toutes ses entités, prises du point le plus bas au point le plus haut, composent en fait toute la nature de cet être, toute la vie de cet être.

Ce qui ne veut pas dire que la petite entité qui va être manifestée sur un plan physique d’un monde quelconque, va pouvoir faire rayonner l’entier de l’entité qui est au ciel et dans laquelle elle a la vie. Pas du tout, au contraire, la petite entité sera terriblement différenciée, elle aura beaucoup moins de pouvoir, beaucoup moins de discernement, beaucoup moins de conscience et sera esclave de l’homme. Chose que n’est pas l’entité primordiale, l’archange si vous préférez. Pourtant cette petite entité dans l’élément de la terre est une cellule de cette entité qui est au ciel, ce qui fait que l’on pourrait comprendre pour être juste, que l’entité va du point le plus proche de Dieu, au point le plus éloigné de Dieu, jusque sur le plan physique d’un monde et tout cela est exactement la même énergie, la même hiérarchie.

Pour ces êtres-là qui sont les premiers nés de l’Esprit, pour employer une phrase connue, pour ces êtres-là, il s’agit donc, non pas de créer comme l’a fait Dieu lui-même et non pas de créer comme peuvent le faire d’autres entités situées un peu plus bas. Pour ces entités-là, créer devient tout simplement une descente. Elles n’ont pas la capacité, parce qu’occupant un certain niveau, et ce niveau nécessitant certaines lois et certaines réactions vis-à-vis de ces lois. Ces entités n’ont pas la capacité de créer un objet différent d’elles-mêmes, et un objet où elles ne soient pas.

Ces entités-là dans le premier temps de la création, lorsque donc on s’approche le plus possible de l’émanation divine et de sa périphérie, on s’aperçoit que toutes les entités qui sont dans cette périphérie et qui agissent d’un même instinct créateur que Dieu, ne créent pas des objets différents, mais s’infiltrent dans des formes qu’elles masquent. Ces formes-là, ou ces êtres-là, ou ces hiérarchies-là, sont en fait la substance même de l’entité qui les crée.

L’entité donc connaît véritablement une descente, soit aux enfers, soit dans la matière, tout ce que vous pouvez imaginer, pour concrétiser le discours. Il ne s’agit donc pas de créer un jour une hiérarchie d’anges ou une humanité, comme un potier prend une boule d’argile et commence à faire une poterie. Non. Dans les premiers temps de la création, de l’émanation plus exactement, la création a lieu par contraction d’une entité qui accepte de se contracter, qui accepte de se solidifier.

De quelle manière s’y prennent ces entités ?

D’une façon simple à décrire, mais pas forcément facile à comprendre. Imaginez que l’esprit de ses entités soit en fait une conscience d’un grand rayonnement. Tout le monde est capable d’imaginer un peu ce que peut être la conscience. Imaginez que par instinct cosmique, ordre divin, une création doit avoir lieu. À ce moment-là, ces entités ont le devoir de contracter leur rayonnement, leur propre rayonnement qu’elles émettent et dans laquelle elles sont, et de cette contraction donner lieu soit à une hiérarchie, soit à un être, soit à des êtres.

Ces êtres ensuite d’après la magie et la magnificence de la création, ces êtres créés deviennent indépendants de l’entité. Et indépendants non pas dans ce sens où ils vont pouvoir faire n’importe quoi, être n’importe quoi, ils sont indépendants dans le sens où ils vont être à partir de ce moment-là doués d’une auto-conscience. Mais ils ne sont pas indépendants dans le sens où ils vont pouvoir faire n’importe quoi. Car en fait, étant issus d’une entité, étant une entité elle-même contractée, ils vont avoir pour principe d’obéir avant tout à la Loi. Ce qui fait que les hiérarchies archangéliques et les hiérarchies angéliques, et un plus bas, les hiérarchies humaines, toutes ces hiérarchies, une fois que leur conscience est suffisamment développée (là je parle pour les hiérarchies humaines) n’ont qu’un seul but, c’est obéir à la Loi et actionner la Loi pour que le grand rouage qu’est l’univers puisse avoir une histoire.

Qu’en est-il encore de l’acte créateur de ces individus ?

Comme je l’ai expliqué, leur émanation peu à peu jugulée devient une entité, mais cela ne s’arrête pas là. De la même façon que tout se projette depuis l’infiniment grand jusque dans l’infiniment petit, à son tour cette entité va avoir le devoir de se contracter pour émaner un cercle d’entités, d’esprits, ou simplement de forces. Si l’individu créé doit à son tour créer des forces, cela veut dire qu’il va avoir la manipulation sur les forces, cela veut dire qu’il va être le chef de ces forces-là, et c’est à ce stade que l’on rencontre ce que l’on appelle l’ange. C’est-à-dire qu’on est face à un Maître d’une certaine force ou d’un certain réseau des forces.