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Comment s’aligner avec la force



Psychologie Cosmique

28-05-89 2/3




Que veut dire être humain ?
Le mental.
Qu’est-ce que la force ?
Engagez-vous vis-à-vis de la hiérarchie.

Le Sida.

Comment s’aligner avec la force ?

Il n’y a pas trente-six façons de s’aligner avec la force et ce n’est pas quelque chose de très compliqué, très occulte, ou de très kabbalistique. Il faut poser un genou à terre et recevoir l’entier du plan, même si l’on ne connaît pas le plan. Je veux dire, qu’à la façon des chevaliers d’autrefois, il faut faire acte de révérence face au Roi, mais la plupart des disciples ne le font jamais.

Tout le monde s’improvise disciple, parce que je vois ceci ou parce que je crois cela, je suis capable de cela, et puis un jour lorsque j’entends parler des Maîtres et de la hiérarchie, je me dis et je dis aux autres que si je fais ceci et cela et que cela concerne le bien de l’humanité, c’est forcément parce que je suis dans l’axe de la hiérarchie. Faux, folie, orgueil, ignorance.


Celui qui est dans l’axe de la hiérarchie, c’est celui qui aura accepté de s’engager vis-à-vis de la hiérarchie. Ce qui veut dire que vous pouvez travailler pendant des décennies, faire le bien ou quelque chose qui ressemble au plan, mais dans la mesure où vous ne vous inscrivez pas dans le temple, il n’y aura pas de réelles alliances avec la force du temple.

C’est pourquoi, observez comment est distribué le monde, regardez ses axes de force, ses axes initiatiques, c’est en vertu de cette nécessité de l’engagement que sur la terre tous les temples vous marient à leur énergie. C’est ce qui, de façon déformée, a obligé l’homme à appartenir à un temple, à appartenir à une religion, et à subir l’initiation du temple ou le baptême de cette religion.

Mais en fait, ce n’est pas pour appartenir au temple ou à la religion, que ce phénomène a été créé. C’est uniquement pour que l’individu se sente engagé vis-à-vis du plus grand temple et qu’il y soit véritablement reconnu.

C’est pourquoi, par exemple, dans l’église catholique, tous les prêtres et tous les curés se dépêchent de baptiser les nouveaux nés. Ils disent : « Si on ne le baptise pas, il perdra son âme ». Bien sûr, la chose est dite de façon bien déformée, dans une spiritualité complètement anéantie, mais cependant, la raison sous-jacente est véritable.

Il faut toujours être relié à un sein vibratoire, à une plus grande réalité, sinon, on risque non seulement de patauger dans la réalité présente, mais de retomber dans une réalité inférieure. C’est pourquoi, dans l’acte d’évangélisation, les apôtres ont autant favorisé le baptême. Mais ce n’est pas pour faire de chaque individu un catholique et un homme qui ira à la messe et qui acceptera tous les dogmes de l’Église. C’est uniquement pour que la personne se sente engagée vis-à-vis du plus grand temple et qu’elle y soit véritablement reconnue. C’est, avant tout, pour permettre à chaque homme d’être relié au temple principal, avec la plus haute réalité.

Donc, pour vous-même, pour votre travail de disciple, pour vous qui voulez accomplir un acte encore plus conscient que celui, simple, que motive le baptême, vous devez vivre cette cérémonie de l’engagement, et je vous le demande. Si vous n’appartenez pas à une des sociétés initiatiques où vous avez été baptisés, vous devez préparer votre propre cérémonie d’engagement.

Pour ceux qui aiment la chevalerie, car c’est de cela qu’il s’agit, imaginez quelque chose de très chevaleresque. Un genou à terre, la main droite sur le cœur, prononcez votre engagement, face à l’épée et à une flamme.
« Seigneur je m’engage à te servir et à secourir tous tes enfants, ainsi qu’à bâtir le nouveau monde. Et ceci, non pour ma gloire personnelle, mais pour que ton royaume vienne soulager les enfants de la terre ».

Prononcez cette phrase ou prononcez celle que vous vous composerez vous-même, mais prononcez cet engagement. Arrêtez de voler dans tous les sens et de rêver à propos du nouveau monde. Engagez-vous dans le nouveau monde. Nous ne pouvons rien faire avec une foule qui est en bas, qui va dans tous les sens et piaille sur tous les tons. Que peut-on faire avec une foule qui gesticule dans tous les sens ? Et si tout le monde chantait la même chanson ?

Mais il faut vous attendre à ce qu’une grande partie de la foule continue à jacasser, il faut le savoir. N’espérez donc pas l’alliance et l’alignement avec ceux qui sont placés de façon horizontale à côté de vous, c’est-à-dire les autres hommes, parce que c’est pour eux que vous allez travailler, donc ne comptez pas sur eux.

Première des choses, si vous voulez être un disciple actif, ne faites confiance à personne, ne comptez sur personne. Si vous comptez sur les amis, sur le tellurisme, le positif, le négatif ou je ne sais quoi d’autre, vous ne ferez rien.

Un homme qui s’assume est un homme qui ne compte que sur lui-même. Il sait faire confiance aux autres, mais dans un acte d’amour, et non pas en déléguant le poids de sa responsabilité aux autres.

Dans un acte d’amour, oui, faites confiance aux autres. Sentez-les capables de vous comprendre et commencez par oublier que les autres sont incapables de comprendre, et par là même vous allez rayonner une énergie fantastique, une bénédiction extraordinaire sur leur cœur qui va favoriser la dilatation.

Pensez et ayez l’amour suffisant, pour imaginer que tous les hommes sont capables de comprendre Dieu, d’aimer Dieu et de concevoir sa grande éternité. Et ensuite parlez et faites. Si vous les imaginez capables, vous ne les coincez pas dans un espace-temps où vous allez attendre qu’ils témoignent de leur compréhension.

De la même façon, un paysan qui vient de semer, ne s’attend pas à ce que dans les dix minutes qui suivent, la graine ait poussé et qu’il va pouvoir récolter son fruit. C’est l’erreur que commettent de nombreux disciples, ils disent : « je lui parle et il ne comprend pas, c’est un idiot. » Eh bien moi je te dis : « C’est toi l’idiot. » Tu es le paysan imbécile qui parce qu’il vient de mettre une graine dans la terre s’attend tout de suite à avoir la tomate, sans laisser passer le temps.

Vous devez savoir qu’il faut un certain temps pour que la graine pousse, et qu’il vous faudra souvent repasser sur votre semence pour y mettre de l’eau, des engrais, puis y mettre un tuteur pour que le plant pousse droit. Et surtout, il vous faudra défendre ce plant de tous les rapaces. Et au jour promis, au jour du rendez-vous, vous pourrez venir cueillir le fruit. Il sera là. Sachez que le fruit ne va exister, que si vous faites les actes qui vont permettre l’existence de ce fruit.

Beaucoup de disciples débutants négligent cette deuxième phase de la création, cultiver. C’est ce qui se passe au cours d’une ère. Au début d’une ère, vous avez un nouveau message, de nouvelles lois, un nouveau rituel, de nouvelles énergies. Et puis vous avez toute l’ère pour cultiver cette énergie. Il est attendu de vous, qu’à la fin de l’ère, vous ayez pu récolter le fruit de cette culture pour passer à une nouvelle culture. Ainsi, étant passé à travers toutes les ères, vous avez pu cultiver et manger tous les fruits du seigneur. Ayant eu une nourriture complète, vous avez pu pousser de façon parfaite, et vous serez devenus parfaits comme le père qui est aux cieux est parfait.

Il est bien beau et c’est très louable de vouloir servir, de commencer à faire quelque chose, mais quel gaspillage il y a dans les groupes, simplement parce que les choses sont mal accomplies par manque de connaissances occultes, manque de fonctionnement des lois, manque d’intuition, manque de sagesse, manque d’amour. Si nous ne devions dépendre que de votre bonne volonté, nous aurions déjà créé le nouveau monde. Or, la bonne volonté est une chose, mais la compétence en est une autre.

Vous avez la bonne volonté, l’idéal, c’est un point que vous avez acquis, c’est bien. Ce qui est acquis est acquis et n’a plus besoin qu’on y travaille. Travaillez donc sur ce qui vous manque pour que cet acquis devienne flamboyant. Travaillez la compétence. Un être de Dieu est compétent. Alors ne rêvez plus, agissez.

Comment devenir compétent ?

Vous allez devenir compétent en devenant vous-même, le point d’expérience de ce qui doit être fait. Lancez-vous dans l’action. Quand vous serez dans l’action, si vous avez à l’esprit, l’idée de compétence, vous allez être extrêmement observateur de ce que vous dites, de ce que vous faites, de ce que cela crée chez les personnes qui sont en face de vous. Ce qui fait, qu’au fur et à mesure des expériences et des manifestations, vous allez devenir un être de connaissance. Vous allez savoir que vis-à-vis de telles personnes vous devez faire comme ceci, comme cela vis-à-vis d’un groupe de tel rayon. Tout viendra naturellement. Ceci, vous devez le comprendre vous-même. Dieu ne peut pas vous le faire comprendre, comme Dieu ne peut pas vous rendre intelligent, cela dépend de vous.

Si, à la création, on avait déterminé en l’homme son type d’intelligence, ou de rayonnement, il ne serait pas un Dieu, il serait l’homme ainsi créé avec tel degré de rayonnement, tel degré d’intelligence, tel degré de pouvoir. Il appartiendrait à des règnes que l’on dirait inférieurs.

Tous les règnes inférieurs sont des règnes typés, calibrés, mesurés, sans notion de liberté. C’est pourquoi les règnes inférieurs restent inférieurs. L’homme est donc libre. Libre de se rendre intelligent ou de rester niais, libre de se rendre compétent ou de rester maladroit, libre de se rendre disciple ou de rester assassin.

Il est dommage qu’il y ait à ce point le choix entre le bien et le mal, entre devenir Dieu ou rester un être informe. Bien sûr c’est tragique, mais dans toutes les grandeurs il y a de la tragédie.

Essayez de vous mettre une seconde dans la peau d’un Roi et de vivre comme un Roi. Il y a le prestige, le pouvoir, l’auréole mystérieuse. Être Roi, malgré toute la légende que cela peut traduire, est quelque chose de très difficile. C’est un acte d’extrême humilité, un acte d’extrême abandon et d’extrême sacrifice. Un Roi n’est pas un Roi s’il ne se sacrifie pas pour le bien du nombre, s’il ne se sacrifie pas par amour pour son peuple, d’où son humilité.

Donc, être la chose la plus extraordinaire du monde, veut dire, en même temps, qu’il faudra, apparemment, être la chose la moins extraordinaire, puisqu’il y a le poids des responsabilités, le poids du sacrifice. C’est là, la notion de tragédie qu’il y a dans la grandeur de l’homme, dans la grandeur de sa divinité. L’homme n’est grand que lorsqu’il se sacrifie vis-à-vis du plus petit, ou vis-à-vis du bien commun. Si vous avez de la grandeur, ce doit être celle-là, et non pas la grandeur pour vous-même, le brio de l’état que vous avez atteint. Le plus grand est en même temps le plus petit.

Si le Roi des Rois voulait prendre un corps et une fonction sur la terre, il serait balayeur de vos rues, de vos rues qui sont dans votre inconscient, dans vos désirs, dans vos émotions. Il ne serait pas celui qui vient et qui attend d’être reconnu. Il n’attend rien, il donne tout. C’est ce que le disciple doit comprendre, c’est l’acte d’humilité et de sagesse qu’il doit accomplir s’il veut être utile au Maître. C’est ce que le disciple ne fait pas lorsqu’il attend d’être compris, lorsqu’il attend que sa parole soit reconnue comme vérité, et qu’elle soit suivie par les hommes.

Alors, si vous avez quelque chose à donner, ne le donnez pas comme celui qui attend d’être reconnu, car vous ne donnez pas pour vous-même, vous donnez pour l’autre. Dépouillez-vous de votre égo si vous voulez imiter le Roi des Rois et travailler avec lui, car il ne reçoit que ses semblables.

Lorsque vous aurez atteint ce dépouillement, automatiquement vous deviendrez crédible. À l’instant où vous vous y attendrez le moins, à la personne à laquelle vous n’avez jamais parlé, vous pourrez projeter une pensée semence. Et vous comprendrez pourquoi Jésus a dit à la femme qui s’était accrochée à sa robe :

« C’est ta foi qui t’a sauvée, pas moi. »

Comment comprendre la réalité occulte de cette situation ?

Toute la réalité réside dans le fait que Jésus n’était pas parmi les hommes pour lui-même, mais pour les hommes. De ce fait, il était entièrement à la disposition des autres. De ce fait aussi il était comme un pain blanc qui se donnait à tous ceux qui pouvaient mordre dans sa mie.

Alors, si vous voulez être du vrai pain, travaillez pour les autres et pensez que vous n’êtes qu’un chaînon, un petit chaînon, d’une immense chaîne. Ainsi vous allez travailler en correspondance avec le Maître qui ne doit pas être non plus l’objet, le but de votre travail. Le Maître c’est le plan, le mouvement de la vie, le mouvement de l’évolution, son déploiement.

Alors, contentez-vous et efforcez-vous d’être un mouvement dans le grand mouvement, ressentez cette harmonie, ressentez cette communion et portez de toutes vos forces ce mouvement par esprit de communion et de fusion, non par esprit de travail personnel, ou de travail de votre groupe.