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La télépathie



Psychologie Cosmique

19-09-87 1/3


 
Télépathie
AUM
Amour Divin
Soyez responsables

Question :

Quelles sont les meilleures méthodes pour développer la réceptivité télépathique ou quels sont les conseils à donner aux disciples qui recherchent un contact télépathique avec des guides spirituels.

Nous entrons par cette question en plein dans le domaine de l’alchimie, même si ce mot-là, télépathie, évoque quelque chose de technique, de très mental. En fait, il s’agit de pure alchimie. Et c’est pour cela que, tout en parlant de télépathie, il faudra bien comprendre qu’en fait ne pourront être télépathes que ceux qui en auront la nature, et que l’on ne pourra jamais forcer la nature d’être, si elle n’est pas.

Par contre, comme des graines existent en tout lieu de la terre, même si elles sont différentes en degré de fertilité, il faut arroser. Mais entre arroser et provoquer la germination il y a une différence. C’est-à-dire qu’en parlant de télépathie, je ne veux pas vous donner une technique pour que vous deveniez tous télépathes, absolument pas. Parce que l’on ne pourra pas forcer la graine à germer.

Par contre, si la graine veut germer, si elle est en phase de germination, le simple fait de l’arroser va lui permettre d’éclore complètement au soleil. Donc, ne voyez pas dans ce que je vais dire une technique, mais simplement un conseil pour ceux qui sont à la lisière de devenir télépathe ou ceux qui le sont déjà et qui voudraient se perfectionner et l’appliquer de manière un petit peu plus rationnelle.
Car quoi qu’on en pense, il y a beaucoup plus de télépathes qu’on ne le croit dans le monde. Le problème est que l’homme est submergé de pensées qu’il ne dirige pas, et ceci vient surtout de sa culture. Parce que dans la culture actuelle, (et c’est un défaut de la civilisation) l’homme n’est pas habitué à considérer sa pensée comme un organe dont il doit prendre soin.Quelqu’un qui se sent malade doit prendre soin de son estomac, faire attention à ce qu’il mange. Quelqu’un qui a des problèmes respiratoires doit faire attention à ses poumons, faire attention à ce qu’il respire. La pensée est ce genre d’organe, mais beaucoup plus subtil. L’homme ne s’en doute pas et fait n’importe quoi avec elle.

Si vous voulez savoir comment devenir télépathe, ou meilleur télépathe, interrogez-vous d’abord sur ce qu’est la pensée.

L’activité de la pensée n’est pas la racine de la télépathie, mais selon la propreté, la stabilité, la qualité de votre pensée, la télépathie va pouvoir germer, ou tout simplement s’épanouir.

C’est-à-dire qu’un télépathe qui a déjà en lui l’éclosion possible, mais dont le mental inférieur, c’est-à-dire que tout le processus de sa pensée est encore paralysé par des tabous, par des principes, ou pollué par de mauvaises pensées, des manques de détachement, automatiquement sa télépathie va être tronquée de moitié et ne pourra fonctionner que d’homme à homme, au lieu de fonctionner d’homme à Dieu par exemple, ou d’homme à guide.

Si vous voulez que votre réceptacle physique, le corps, ainsi que les chakras éthériques ou la pensée, puissent recevoir ce qui vient d’en haut, quels que soient le degré et le plan atteints, il faut penser à nettoyer complètement et totalement les choses vivant sur le plan physique ou par le plan physique.

Quand  je dis les choses vivant par le plan physique, sur le plan physique, il ne s’agit pas seulement du corps, mais tout ce qui se manifeste grâce au plan physique, donc aussi l’astral, la pensée, les désirs, l’attachement, le détachement etc. tout ce que l’on retrouve dans l’astral sur le plan supérieur comme inférieur.

Une fois que l’homme arrive à maîtriser sa monture, comme disent les alchimistes, il peut faire n’importe quoi. Il peut convoquer les anges, prendre un mot dans un livre sacré et convoquer même un aspect de Dieu, comme il peut devenir télépathe.
Ce qui empêche l’homme d’entrer en relation complète, totale et je dirais même constante avec l’invisible, c’est tout simplement le manque d’alignement de ses véhicules astraux et physiques. Plus le corps physique et le corps astral de l’homme ont des endroits obscurs, et moins ces corps pourront faire la synthèse pour déclencher une communion avec l’invisible.

Donc, lorsque vous voulez être efficaces sur un plan invisible, soyez efficaces, d’abord, sur un plan visible. Tous les magiciens vous diront cela. Je n’invoque pas la magie, mais prenez exemple un peu sur eux.
Il y a tellement de méditants en ce moment qui suivent toutes sortes de mouvements venus de tous les coins du monde. Ils sont là, ils viennent et ils apportent leurs plexus pour qu’un tel vienne les initier. Ils sont là et ils amènent tout ce qu’ils ont fait ou pas fait pour que quelqu’un appelé X ou Y puisse porter leurs péchés, puisse emporter leur lourdeur, ouvrir, écarquiller un chakra pour qu’ils puissent méditer, être illuminé.

Il n’y a rien de gratuit dans l’univers et surtout pas sur le chemin alchimique de l’évolution. C’est là où l’homme n’a pas compris la différence. L’évolution est une alchimie. C’est un peu comme une auberge espagnole, comme vous dites ; on y trouve ce qu’on y amène.

Parce que tout ce que vous ne pouvez pas accomplir, le Maître, aussi grand soit-il, ne le fera pas pour vous. Le Maître est celui qui attend. Il attend que le Maître qui est en chacun des hommes incarnés ou pas, accepte de venir lui serrer la main et de reconnaître la fraternité qui existe entre eux. C’est cela que l’on appelle l’initiation.

En fait, on fait un grand bruit autour de l’initiation et elle ne représente rien. L’initiation n’est rien, absolument rien. Je veux exorciser le mot initiation dans l’esprit des gens, sinon, ils ne sauront même pas devenir télépathes.

À l’heure actuelle, il est très à la mode dire : « je veux travailler pour mon initiation. Comment obtenir telle initiation, dans quelle initiation suis-je ? »
Un peu comme les gens précieux d’autrefois qui ne se souciaient que de la marque de leurs vêtements. Maintenant on se soucie du degré initiatique que l’on a. C’est la nouvelle coquetterie. « Où en est mon plexus ? Est-ce qu’il est rose ? Est-ce qu’il est bleu ? Est-ce que vous connaissez un clairvoyant qui pourrait me le dire ? C’est très important pour mon avenir. »

Ce n’est pas l’initiation qui est importante, l’initiation n’est rien. C’est juste la reconnaissance, la consécration à un plan que vous avez atteint. Donc le Maître ne vous initie pas, il enlève le voile que vous avez invisiblement bâti, sans vous en rendre compte, sans le savoir. C’est important, c’est vrai, car sans cette consécration vous ne pourriez pas être conscient de tout ce que vous avez acquis.

Donc, l’acte du Maître est important, mais l’acte du Maître ne fait pas tout. C’est vous-même qui accomplissez chaque jour un degré supérieur sur le chemin de l’initiation. C’est un peu comme un maçon qui, brique par brique, monte un mur.

C’est là, où votre vie quotidienne est importante. J’en ai assez d’entendre des gens se plaindre de ce que leur vie quotidienne est plate et ne ressemble à rien, des gens qui pleurent en se tordant les bras sur le plexus, en disant :
« Seigneur je ne sers à rien. Envoie-moi un esprit qui me guide. »
« Envoie-moi une mission à accomplir. Est-ce que je dois partir au fin fond de l’Afrique pour apporter de la nourriture à ceux qui n’ont rien à manger ? »
Parce que dans le genre de l’inutilité, les gens feraient n’importe quoi, sans même se demander ce qu’ils peuvent faire.

Alors une bonne fois pour toutes, je voudrais que l’on arrête de pleurer sur la vie quotidienne. La vie quotidienne est ce que vous en faites. La vie quotidienne, ce n’est pas vos huit heures de travail que vous devez faire pour pouvoir vivre dans la société. À l’intérieur de ce travail, il faut regarder ce que vous pouvez accomplir d’alchimique, et combien de gens par exemple ont à acquérir la patience, la tolérance.
Que font-ils dans leur travail ? Tout le contraire, parce qu’il y a la vie du bureau, il y a la vie du disciple.

Alors, quand on sort à huit heures pour aller au bureau, on met les grosses chaussures pour écraser tout le monde, et quand on rentre le soir chez soi, on met les pantoufles pour aller s’agenouiller devant Koutoumi, et on oublie que toute la journée avec ses grosses chaussures on a écrasé tout le monde, dit des méchancetés, fait des remontrances, ou porté la médisance. Le problème c’est que, quelles que soient les pantoufles que tu mettes le soir, le Maître voit bien que tu as de gros sabots.

C’est cette clarté-là de l’esprit que je voudrais vous faire acquérir. Comme je l’ai dit mille fois, je ne veux pas vous rendre plus savants, plus illuminés. Je ne veux même pas vous initier, je ne veux pas toucher un seul de vos chakras, ni vous donner un atome de lumière. Non pas parce que je sois désintéressé, égoïste, mais c’est parce que vous avez l’océan de lumière autour de vous. Vous en donner une goutte, alors que vous avez la capacité de prendre la lumière dans son entier, ce serait ridicule.

Mon but, c’est de vous montrer comment prendre la lumière dans sa totalité. Forcément il y en a qui sont très heureux de pouvoir dire : « Je te donne un peu, viens je te bénis, viens je t’initie ». Je n’ai rien contre ces gens-là, car ils font une œuvre très utile malgré tout. Mais vous savez que lorsque vous venez vers moi, vous êtes face à l’implacable clarté de la pensée, du mental correct et de la lucidité.

Donc, je ne vais pas vous dire : « Venez, je vais vous ouvrir un chakra, venez, je vais vous bénir, vous donner un peu d’énergie pour accomplir votre vie, pour accomplir votre alchimie spirituelle ». Ce serait une aberration. Si je pensais cela, la lumière descendrait instantanément sur mon esprit et détruirait toute ma possibilité d’entrer en communication avec la terre.

Mon travail c’est de vous dire comment, ici et maintenant,
en étant Pierre, Paul, Jacques, ou n’importe quel autre, comment en vous-même puiser dans la lumière, sans limite, sans avoir recours à un mantra, sans avoir recours à la projection de mon esprit, à mon alliance.

Ici et maintenant, en vous-même, comment puiser directement dans le soleil, directement dans les entrailles de la terre, comment être fort, en bonne santé, rayonnant, et dans l’axe du Divin. Je ne veux pas vous porter, comme je vous l’ai déjà dit. Je veux vous jeter au contraire dans l’immensité.

Forcément, le petit aigle, a peur du premier vol, lorsqu’il n’est pas sûr d’avoir suffisamment d’envergure. Et c’est là où je voudrais vous crier très fort : « Mais avance, n’aie pas peur. Quel que soit le travail que tu as à accomplir, n’aie pas peur », et ainsi le quotidien ne devient plus banal, il prend une envergure complètement différente.

Le quotidien devient alors un moment d’alchimie. À chaque minute il y a quelque chose à transmuer, à transformer, à faire devenir meilleur, ne serait-ce que le sourire que vous donnez à la réceptionniste de votre bureau. Imaginez ce que ce sourire peut produire sur cette personne, qui s’ennuie toute la journée à ce poste, qui est en instance de divorce, avec un enfant malade, qui a la rougeole ou la coqueluche. Imaginez n’importe quoi, c’est la vie après tout.

Essayez d’apporter du bien dans le monde. Et essayez d’apporter du bien, ce n’est pas en se demandant à quel pays d’Afrique ou autre je pourrais envoyer un bol de riz. Ici et maintenant vous pouvez faire quelque chose qui aura sa répercussion au fin fond de l’Afrique et des autres pays qui ont des problèmes, ne serait-ce qu’à cause de l’énergie de bien que vous déclenchez.

Pourquoi les gens meurent-ils de faim ?

Ce n’est pas parce que le riz et le blé ne poussent pas, ou que les fruits ne mûrissent pas, mais parce que l’esprit total de l’humanité a faim.

Vous allez me dire que c’est résumer en très peu de mots le problème de la famine. Je dis simplement, que la puissance de l’homme est telle, qu’il a la domination sur tout ce qui a vie sur la terre. Si les hommes pouvaient se rassembler pour créer une fraternité de bien, de faire en sorte que la terre soit florissante, tempérée, agréable, aimable, les coins les plus déserts verraient des nuages s’amonceler pour créer la fertilité du sol. Cela paraît complètement illusoire et utopique, mais c’est la vérité.

Pourquoi est-ce que les nuages passent à certains endroits et pas en d’autres ?
Pourquoi y aurait-il dans l’esprit du nuage l’idée saugrenue de ne pas arroser telle ou telle partie du monde ?

L’esprit des nuages est programmé pour agir de manière à créer la vie partout et à répandre l’eau partout. Or, il se trouve que l’homme est à cheval entre deux évolutions, c’est-à-dire entre l’évolution des animaux et le plan des Maîtres. Entre ces deux règnes, il y a le règne de l’homme, de l’homme inachevé.

Que fait l’homme inachevé ne connaissant pas ses forces et sa puissance ? Il les utilise mal en étant dominant. Il est dominant sur le règne des animaux, de la nature, et il arrive par ses mauvaises pensées, ses mauvaises vibrations et conceptions, à bouleverser le schéma parfait entretenu par le règne des Maîtres.

Si les hommes se réunissaient pour penser, pour visualiser une terre florissante, il n’y aurait pas besoin de faire des irrigations. Le vent apporterait la graine, le nuage apporterait l’eau.

Mais tout ce cycle d’harmonie ne vit et ne s’articule que si celui qui est l’intermédiaire entre ces deux plans fonctionne correctement. Je ne veux pas faire reposer sur l’homme toute la responsabilité du malheur humain. Ce n’est pas mon propos. Je dis tout simplement attention là où l’homme est actif, où il a la responsabilité et le pouvoir. N’accomplissez pas avec des pelles et des pioches ce qui doit être accompli par la pureté de l’esprit, la pureté du cœur, les bonnes intentions, parce que les pelles et les pioches n’y arriveront jamais.

J’ai fait ce long discours pour vous montrer combien il est important que l’homme sache bien se gérer, comme une balance gère l’équilibre de ses deux plateaux. On ne peut pas essayer de développer la télépathie sans qu’il y ait un parfait équilibre entre les forces qui constituent l’homme : le yin et le yang, le chaud et le froid, etc., qui sont en fait, le manifesté et le non manifesté, soit la matière et l’esprit.

Tant que vous n’aurez pas amené tous vos véhicules sur un plan d’harmonie, vous ne pourrez rien faire, ou de manière chaotique, avec de grands risques. Parce que si votre esprit s’ouvre, (comme beaucoup d’hommes en sont capables) mais que vous ayez encore beaucoup d’attachement, une pensée qui va à droite et à gauche, qui s’articule mal, qui crée de la médisance, qui envoie des énergies négatives, automatiquement lorsque vous vous élevez, que ce soit pour faire de la télépathie, du magnétisme ou autre chose, votre montée est alourdie et vous avez toutes les peines du monde à passer le plan astral.

Sur ce plan-là, toutes sortes d’entités vont pouvoir venir faire du bien ou du mal. De toute manière, même dans le cas où vous rencontrez des entités capables de faire du bien, c’est toujours aux dépens de votre énergie vitale. C’est pour cela, par exemple, que tant de guérisseurs deviennent épuisés et ne peuvent exercer qu’une dizaine ou une quinzaine d’années, et si certains persistent, ils finissent par en mourir.
Parce que les entités qui œuvrent sur le plan astral ont besoin d’énergie, d’énergie vitale, pour pouvoir joindre le plan physique, et pour ces individus guérisseurs ou autres, aucune aide ne peut être apportée. C’est à eux de comprendre que leur plan physique doit être harmonisé.

Ainsi, lorsqu’ils s’ouvrent, même s’ils n’ont pas le degré initiatique pour monter plus haut, du moment qu’ils s’ouvrent en état de pureté, d’équilibre, d’harmonie, ils ne peuvent qu’atteindre le plan divin. Naturellement ils l’atteindront dans la mesure de leurs possibilités initiatiques, mais ils l’atteindront. Alors que d’autres, sans cet alignement dans la clarté, la pureté et la droiture de l’esprit et des intentions, resteront sur le plan astral, malgré leur valeur vibratoire, leur degré initiatique.

Cela est étonnant, mais c’est la vérité. Parce que les initiations ne font pas tout comme je l’ai dit au début, et surtout pas, les premières. L’initiation qui compte le plus et qui détermine véritablement l’individu sur un plan divin, c’est celle que les Maîtres ont appelé la troisième initiation majeure. À partir de ce moment-là, il n’y a plus besoin de se soucier du plan astral, il suffit de garder l’attitude de la pensée dans l’axe divin. Pensez à cette image.

Dessinez dans votre esprit un axe vers le divin, et dès que vous vous sentez éparpillés, tombés à droite, tombés à gauche, dans les peurs, les craintes, la médisance, les mauvaises pensées à propos de quelqu’un, pensez à cet axe.

Ramassez tous vos atomes, centrez-les et pensez à cet axe de lumière, cet immense couloir qui va directement jusqu’à votre moi suprême ou vers le Maître que vous aimez prier. Chaque fois que vous avez ce réflexe, vous vous épurez, vous vous dépouillez, vous devenez blanc, scintillant, rayonnant. Alors que si vous comptez sur des heures de méditation, des respirations, des visualisations de chakras, des pèlerinages, des séminaires, vous n’y arriverez pas.

Tant que vous n’avez pas arrosé la racine, la fleur ne pourra pas faire bonne figure. Arrosez les pétales d’une fleur qui a soif et vous verrez la tête qu’elle va vous faire. Les pétales se moquent complètement de l’eau que vous pouvez leur apporter. Par contre, arrosez la racine et vous verrez comme elle sera heureuse.

En vous, existe la même fleur et sa racine n’est pas autre chose que la synthèse de tout ce que vous êtes en tant que corps, en tant que chakras, en tant que pensées, en tant qu’Âme. Et tant que l’homme n’aura pas compris qu’il doit parfaitement s’aligner et se tenir dans l’axe, il ne peut même pas espérer rencontrer l’ombre d’un Maître. Alors, que faire pour rencontrer sa lumière, je vous le demande, si vous ne pouvez même pas marcher dans son ombre ?

Et pourtant c’est si facile d’atteindre la lumière du Maître. Il ne s’agit pas d’être un grand méritant, il ne s’agit pas de se faire pendre pour l’humanité, il ne s’agit pas non plus de faire de longues heures de prières ou de méditations, mais simplement d’être ce qu’il a dit que l’homme devait être, un enfant simple et pur.

Et pour être télépathe c’est très important, parce que dans le cadre de la télépathie, le canal reste puissamment conscient, puissamment terrestre. Comme dans l’exercice du pendule, si l’homme n’a pas pris l’habitude d’avoir une pensée docile, propre, stable, qui s’arrête à volonté pour écouter, alors il ne peut pas être un bon télépathe.
Il va entendre mille et une voix en même temps, sans s’en rendre compte. En même temps qu’il entendra la voix venant d’un plan divin, il entendra les voix de l’astral. Toutes ces voix vont se mélanger, et lorsqu’il entendra un message, il ne comprendra pas la relation de certains mots avec d’autres, d’une certaine phrase avec une autre et pourquoi un jour le message est bon et le lendemain ne l’est plus.

Comment faire pour devenir meilleur télépathe, pour ceux qui ont envie de travailler la chose ?

Il faut tout simplement se mettre en état d’écoute. Cela paraît une banalité, mais c’est toute la clé de la télépathie.
Que veut dire, se mettre en état d’écoute ?
Ce n’est pas dans un grand vol plané, « Jésus ou Koutoumi j’attends que tu me répondes. » Non ce n’est pas ça du tout, il ne s’agit pas de planer.

Pour se mettre à l’écoute, l’individu doit créer, par une focalisation intense, une boule de lumière vibrante. C’est-à-dire que tout en ne pensant à rien, il doit se centrer et se concentrer extrêmement, aussi bien dans ses atomes physiques que dans son esprit, dans son mental.

Puisque l’homme travaille beaucoup plus facilement par clichés, en utilisant la visualisation, je conseille de choisir la posture qui vous convient et de penser que vous centralisez, au niveau du troisième œil, une grosse boule de lumière intense et rayonnante et que dans cette lumière, vous y concentrez le maximum de votre conscience.

Il faut qu’au bout d’un moment vous vous sentiez conscient dans ce soleil-là. Il faut que toute votre conscience soit transposée dans ce soleil et que vous ayez l’impression d’être ce soleil et que ce soleil soit conscient.

Une fois que vous avez déclenché ce processus, vous n’avez qu’à envoyer votre demande. Dans le cas où vous désirez une réponse précise à votre question, ou bien si vous voulez simplement vous ouvrir à un message, vous vous mettez à l’écoute, vous restez dans le soleil, vous priez la lumière, vous appelez votre Maître, que ce soit en utilisant des mots ou de façon silencieuse, en espérant entendre sa voix.

Pour réceptionner, il faut garder un certain temps l’écoute, et, si vous vous apercevez que durant ce temps d’écoute rien n’est venu, que rien n’est passé, qu’aucun message télépathique, qu’aucune image n’est venue vers vous, il ne faut pas vous en inquiéter. Cela ne veut pas dire que votre appel n’a pas été entendu, cela ne veut pas dire que vous n’êtes pas télépathe. Cela veut seulement dire que peut-être un corps x des nombreux corps de votre constitution occulte a réceptionné le message, mais, qu’il n’a pas pu le faire passer jusque dans votre mental concret, dans ce que vous appelez la pensée.

C’est l’accident qui arrive très souvent. D’où vient le problème ?
L’individu a, sans doute, réussi à faire une bonne ouverture, réussi à maîtriser sa pensée pour créer cet axe de lumière, mais en lui résident encore certains principes, certaines idées fausses, certaines limites, certains tabous. Ce qui fait que, lorsque ce corps subtil a réceptionné la réponse du Maître invisible, lorsqu’il a voulu la projeter dans le mental concret, il a rencontré tout le contraire de la réponse.

Par exemple, si un individu demande : « Explique-moi qui est Jésus. J’en ai assez d’entendre dire qu’il est le fils de Dieu, l’unique, d’entendre dire que finalement il n’est qu’un Maître qui a été adombré par le Christ » (c’est la grande théorie).

Prenons cet individu en crise, face à ces deux théories et qui voudrait une bonne fois pour toutes entendre du ciel la véritable version. Si en lui persiste, et je dirais même malgré lui, une certaine croyance que Jésus est forcément le fils unique de Dieu, le deuxième aspect de La Trinité, lorsque son corps subtil va recevoir la vérité que Jésus était un Maître adombré par le Christ, il va y avoir un conflit entre la croyance entretenue dans le mental concret de l’individu et la vérité perçue par son psychisme.

À ce moment-là, son psychisme va retenir la réponse, et ne va pas pouvoir la projeter puisque l’individu fait obstacle. C’est là où les Maîtres interviennent puissamment lorsqu’ils voient un être bien intentionné.
Ils se disent : Voilà une heure, un mois, un an qu’on essaie de lui faire admettre la chose, mais le mental concret ne desserre pas. Alors, les Maîtres créent des événements ou rencontre avec une personne, pour que cette personne lui fasse apercevoir la vérité, l’amène à des considérations plus ésotériques, plus occultes.

Et ainsi, en apportant un peu de culture ésotérique, donc en formant le mental concret à recevoir la largeur des idées divines, lorsqu’un an plus tard cet individu s’ouvre, il entend comme si on le lui criait : « Jésus est un Maître ».

C’est ce qui se passe pour tout le monde, car tout le monde est en télépathie à chaque instant. Vous êtes en télépathie les uns avec les autres, le groupe familial avec un autre groupe familial, les différents groupes familiaux avec l’entité que représente la nation, et la nation vis-à-vis d’une autre nation, et toutes les nations vis-à-vis du logos, le logos planétaire.

Tout est télépathie, parce que tout est échange, résonance comme je l’ai déjà dit. Donc tout dépend de la pureté de votre véhicule, de votre degré initiatique, de la largeur des idées de votre mental concret, et là aussi il y a beaucoup d’efforts à accomplir.

C’est pour cela qu’une nouvelle race est nécessaire pour atteindre un autre niveau initiatique. Parce qu’une race amène chaque fois une civilisation, une civilisation amène des mœurs et une culture, et cette culture, cet aspect, c’est une façon de voir les Dieux et les énergies.

Lorsqu’il faut atteindre une autre initiation, il faut donc une autre façon de voir les choses, il faut une autre race, une autre culture, d’autres mœurs, un autre ésotérisme, bien que l’ésotérisme de racine, de base, ne change jamais. Lorsque vous étudiez vos religions, vous vous apercevez qu’elles disent toutes la même chose. Pourtant elles ne peuvent pas aller plus loin que le système qu’elles ont créé pour se perpétuer, parce qu’elles avaient un certain degré vibratoire à accomplir, une certaine initiation à donner aux hommes.

Ce degré étant acquis, il faut un autre système. Donc, ce qui change, je l’ai dit mille fois, c’est tout simplement l’instrument, ce n’est pas la vérité qui est à l’intérieur et qui lui sert de moelle épinière, de substance et de vitalité.

C’est pour cela qu’il ne faut pas avoir peur du changement et qu’il faut au contraire louer et apprécier le changement, même s’il paraît à hauts risques. Parce que c’est dans le changement que réside le nouvel homme, une nouvelle race, un nouvel état d’esprit, une nouvelle façon de voir les choses.

C’est dans ce changement qu’il y aura la possibilité d’obtenir de nouvelles réponses à ce qui semble être à l’heure actuelle complètement énigmatique, parce que l’individu est saturé de conditionnements : conditionnements occultes, conditionnements religieux, scientifiques ou profanes, c’est-à-dire à l’état des mœurs.

Pour faire fi de tous ces conditionnements et vous rendre libre, il faut que vous soyez conscient de ces conditionnements. Je ne veux pas vous forcer à vous battre contre eux, ils sont souvent nécessaires, car sans ces tuteurs, rien ne serait arrivé à bien des hommes. Ils seraient restés marginaux, ils n’auraient même pas appris l’alphabet, la chose la plus élémentaire dans l’activité de la pensée.

Il faut donc regarder le conditionnement comme ayant été une chose utile pour amener le côté cérébral de l’être humain à un certain niveau de maturité. Une fois que le côté cérébral de l’être humain a acquis cet état de maturité, il faut se débarrasser du conditionnement, des principes, etc. et faire en sorte que cette maturité vous conduise à la liberté.

C’est cette liberté-là que je veux pour vous. Ce n’est pas la liberté de l’âme épanouie dans son ciel divin. C’est très bien, mais ce n’est pas cela la liberté. Je ne veux pas avoir des disciples libres dans l’esprit et complètement emprisonnés sur la terre. Je ne veux pas de ces moines-là qui vivent dans des tours. Non.

Je veux que l’homme soit libre de la tête aux pieds, du corps jusqu’à l’esprit, de la pensée jusqu’à l’âme et pour cela il faut un mental lucide, pour cela il faut une société lucide, et tout cela va changer.

Tout va être fait pour apporter à l’homme de plus en plus de liberté, afin qu’il puisse acquérir l’initiation qui lui est promise ces temps prochains : la liberté. C’est vers la liberté que vous allez. C’est pour cela que vous avez peur et que vous essayez de vous sécuriser en allant vers un gourou, ou vers sœur ceci, sœur cela. « – Dis-moi comment je dois vivre, dis-moi comment je dois manger, dis-moi comment je dois m’habiller, comment je dois penser, quel mantra est le meilleur, quel Dieu je dois prier, quel est mon rayon ». L’homme a peur et il se demande quel est le mode d’emploi de la liberté.

Quand tu seras dans la liberté, tu verras que tu n’auras pas besoin de mode d’emploi. Quand tu étouffes, est-ce que j’ai besoin de te dire comment respirer ? Non. Tu prends une grande bouffée d’air. La liberté, c’est pareil. À l’heure actuelle tu étouffes et tu essaies de me demander comment t’apprendre à respirer. Laisse faire la nature et la nature te conduira elle-même à la respiration.

Tu essaies de me demander comment devenir libre, comment devenir initié. De la même manière laisse faire la nature. Mais tu n’écoutes pas la nature qui est en toi. Quand tu fais quelque chose de mal, il y a le remords, tu sens bien que tu as fait une faute. Le remords est là, il te travaille. Mais écoutes-tu l’enseignement du remords ? Non. Tu acceptes cette dépression pendant deux trois jours et puis tu recommences malgré la voix de la nature, la voix de l’équilibre.

Alors écoute ton propre Maître avant de me demander ce que tu dois faire, car il est en toi, et il te dit ce que tu dois faire. Qu’empreint de gourmandise tu te jettes sur des gâteaux, sur des viandes ou sur des sauces, alors que cela te fait véritablement mal, ne viens pas me demander, ce que tu dois manger pour être en bonne santé. Ah non ! Tu ne crois pas que je vais te le dire. Écoute la nature qui est en toi. Parce que, forcément, à l’instant où tu commets cette chose, où tu te lances avec appétit vers ces choses-là, essaie de me faire croire qu’il n’y a pas en toi une voix qui te dit, « Mais non ce n’est pas bon pour toi ». Tu sais très bien que la voix te parle, mais tu lui dis : « Tais-toi, tais-toi j’en ai envie, ça ne te regarde pas. »

Alors que fait le Maître ?

À l’image du penseur de Rodin, il met son menton dans sa main et il se dit : « On verra plus tard, quand il en aura fini avec son ulcère, quand il en aura fini avec son diabète. » Le problème, c’est qu’étant devenu malade, c’est aux Dieux que les hommes vont reprocher la maladie. Eh oui ! Quel cercle vicieux, vous voyez. Alors qu’il suffit une bonne fois pour toutes d’écouter la voix de la nature, la voix de votre Maître intérieur chaque fois que vous avez un arrêt, une culpabilité.

La voix du Maître intérieur résonne souvent comme une culpabilité. C’est le seul moyen pour la voix de se faire entendre. Ou vous écoutez la voix de la nature, ou alors, prenez vos responsabilités et faites les choses à l’envers, mais ne vous plaigniez pas. Personne ne vous en voudra et personne ne pensera à vous faire un quelconque reproche.
Un Maître ne vous fera jamais la remontrance de l’utilisation du tabac. Un Maître ne vous critiquera jamais de l’utilisation des drogues violentes. Non. Un Maître sait que vous êtes libre et que vous avez le droit de vous mettre en pièce si vous le désirez. C’est votre liberté. Même si cela le fait souffrir, il vous laissera accomplir votre désir. Mais il faut prendre votre responsabilité, et ne vous plaignez pas le jour où vous serez en train de mourir. Assumez aussi votre mort, allez jusqu’au bout de cet acte démentiel.

Assumez votre mort et votre destruction.
Mais que font la plupart de ces gens, qu’ils soient drogués par les drogues, drogués par la nourriture, drogués par les films ou quoi que ce soit d’autre ?

Au beau milieu de la débâcle ils se mettent à crier : « aidez-nous, on n’en peut plus ». On entend des grands pleurs monter là-haut dans l’univers. Et pourtant, sur la terre, nous envoyons des armées pour leur dire quoi manger, comment respirer, que penser, comment aimer, comment méditer, comment vivre.

Pourquoi la plupart des gens manquent-ils de force et de courage ?

Parce qu’ils ne sont pas responsables. Regardez leur vie. Certaines femmes attendent que leur mari les protège, et certains maris attendent la protection de leur femme, image de la mère. On n’en sort plus, et le jour où ils ont un problème dans la vie sociale, dans la vie initiatique, ils s’écroulent lamentablement en pleurant.
La responsabilité, c’est le réservoir de la force et du courage. Et il vous en faut pour accomplir l’alchimie sur le chemin du disciple. Quand un Maître arrive et vous dit : « Ne fais plus cette chose, maintenant je veux que tel chakra s’ouvre en toi, donc, il ne faut plus que tu pratiques telle ou telle chose de la vie profane. » Si vous n’avez pas cette responsabilité de disciple, vous ne pourrez pas accomplir cette discipline et ce sacrifice apparent.

Si vous êtes responsable, le Maître peut venir et vous dire : « écoute, pour les besoins de l’humanité, il faut que tu meures, acceptes-tu ? » Même dans ce sacrifice ultime, vous aurez le courage, la force de répondre oui. Mais allez demander à quelqu’un qui n’est pas responsable de mourir pour les hommes, et vous verrez qu’avant même que le Maître ait fini sa phrase tous ses os vont trembler et se réduire en poussière.
La peur. C’est la peur qui tient l’humanité.

Or quand on est responsable, on n’a peur de rien, sinon peut-être de ne pas faire assez bien et assez longtemps son travail. Responsabilité. Je veux que ce mot entre dans vos esprits. Je ne veux pas que vous sortiez d’ici, sans avoir compris et être pénétré de ce mot-là. Responsabilité. Je sors d’ici en être responsable, je m’assume. Je tremble, j’ai peur, c’est un fait, je n’y peux rien, je ne connais pas la vie, mais je m’assume et ma peur disparaît. On ne vous demande pas d’être des surhommes. Non. La spiritualité ce n’est pas le club des supers girls et des supermans du monde.

Les gens qui sont auprès des Maîtres sont des gens comme tous les autres. Alors quelle est leur différence puisqu’ils sont auprès du Maître ?

Ils savent ce que veut dire être un être humain vivant et par là, ils savent ce que veut dire être divin. Tant que vous ne savez pas ce que veut dire être un humain vivant, vous ne pouvez pas savoir ce que veut dire être divin. Et c’est pour cela que Jésus a dit : « Laisse les morts enterrer les morts ». Il faut que vous réfléchissiez à cette phrase. Je ne le dis jamais assez. Soyez conscient. Si vous êtes conscient, vous êtes responsable.

Allez, on se donne un coup de fouet et en sortant d’ici, chacun d’entre vous va aller régler ses problèmes avec responsabilité. Vous avez un problème avec votre conjoint ou avec un enfant, avec une camarade de bureau ou même avec votre patron, n’ayez pas peur, et dès que vous le pouvez, réglez ce problème. Mais réglez-le de manière lucide, en parlant et non pas comme un enfant qui tape des pieds et qui se met à crier, à réclamer son dû ou qui fait un caprice. C’est là, où les règlements de comptes ne sont pas valables.

Quand un être responsable veut régler un problème, il commence par l’analyser, à se positionner en tant que spectateur, à regarder les tenants et les aboutissants de la chose, puis choisit la règle de sagesse qui peut régler ce problème, tous ces problèmes qui traînent, qui se présentent et se représentent à nouveau. Soyez responsable une fois pour toutes. Le dos bien droit.

Regardez comment vous marchez la plupart d’entre vous, comment vous vous asseyez aussi. Votre posture même démontre l’avachissement, la peur, le manque de ténacité qui est dans votre esprit. Je ne vous dis pas de vous tenir fier et droit, mais tenez-vous avec dignité, soyez simplement digne, il ne s’agit pas d’exhiber de la fierté.

Un être qui se sent responsable s’aime lui-même et a de la dignité. Pensez à faire cette chose jusque dans votre corps et à force de la faire au moins dans votre corps, vous verrez que cela va résonner dans l’attitude de votre esprit. Prenez l’habitude de vous tenir avec dignité, même si c’est avec souplesse. Et vous verrez qu’à force d’obliger votre corps à se tenir avec dignité, votre esprit va, avec la même énergie, dégager cette attitude mentale, parce que tout est résonance. Uniquement à cause de cela.