Skip to content

La communication



Psychologie Cosmique


17-10-87 1/3

La communication

L’évolution de l’humanité.
Les Élohims.


Lors de l’enregistrement de la conférence, une erreur a fait qu’il manque la question posée et environ cinq minutes du discours de « Pastor ». Néanmoins, à l’écoute on comprend ce dont il s’agit.

Pastor

En fait, tout est communication, et toutes les communications se passent les unes aux autres leurs codes et leurs informations. Vous pourriez très bien parler aux minéraux, à l’eau des ruisseaux, comme vous pourriez très bien parler avec votre Maître, votre guide ou avec le soleil, donc avec l’entité créatrice de votre univers local. Ce n’est pas une folie, ce n’est pas une chimère, c’est quelque chose qui existe, cela fait partie de la vie. C’est une existence.


La communication est une existence, de la même manière que les ondes existent et qu’elles vous traversent en ce moment même, parce que tout est énergie. Par exemple, la pensée du Maître qui réside dans la hiérarchie planétaire, n’a pas d’heures de diffusion et n’est pas comme un programme de radio ou de télévision. C’est l’heure de la diffusion, je vais envoyer le spot sur tous les disciples. Les pensées du Maître se diffusent constamment, comme aussi de tous les disciples très avancés, qui ont acquis l’honneur de pouvoir partager la vie des maîtres et de vivre dans leur aura. Je sais que pour un être humain il est très difficile de comprendre cela, parce qu’il s’agit de concevoir une tout autre nature.

Que se passe-t-il pour l’être humain ?

L’être humain a une pensée compartimentée. À cette seconde, il pense une chose, à une autre, il va penser autre chose. Lorsqu’il est en train de cuisiner, il est obligé de penser à ce qu’il cuisine. Lorsqu’il conduit, il doit penser à sa conduite. Lorsqu’il est en train de parler avec quelqu’un, il est obligé de penser à ce qu’il va dire. Tout cela, parce que l’esprit humain ne vit que dans une toute petite partie de sa conscience. Alors, la totalité de sa conscience, la totalité de sa concentration doit vivre sur cette petite partie pour pouvoir articuler l’être humain et le faire vivre.

Mais pour un être qui a atteint une conscience quasi universelle ou même universelle, sa pensée peut faire mille choses à la fois. Admettons qu’on visionne un Maître incarné, en train d’éplucher des carottes, en même temps, sa pensée est tout entière occupée à contempler sa nature divine. Si bien, que ce n’est pas que la petite partie de sa pensée, comme chez l’homme traditionnel, qui a conscience de tenir sa carotte, son éplucheur. Il accomplit un geste, comme il accomplirait celui de respirer, de marcher, il fait ce geste usuel, qui, pour lui, est un geste de la vie, mais en même temps, il est en contemplation dans sa propre nature divine.

C’est ce qui fait que sa vie quotidienne prend un tout autre aspect, puisqu’arrivée à ce degré d’universalité, la pensée des maîtres est sans cesse en communication avec les hiérarchies inférieures : des êtres humains, des animaux, des végétaux, des minéraux. Le soleil qu’ils ont acquis, qu’ils ont su trouver et réveiller, est constamment en diffusion, en émanation.

C’est comme cela qu’un plan s’édifie. Un plan ne s’édifie pas suite à une réunion des maîtres qui décident une intervention « a », puis une intervention « b », « c », et le post-scriptum à la fin. Il y a, à l’ouverture de chaque cycle, un cénacle des Maîtres assistés du grand Maître, qui décide d’un certain plan, disons plutôt d’une articulation, d’une colonne vertébrale des événements à faire survenir, et ensuite, les Maîtres diffusent simplement le plan décidé.

Par exemple, s’il s’agit d’initier une humanité à un nouvel état de conscience, ils vont diffuser la vibration de ce plan de conscience que les êtres humains doivent atteindre, et selon le degré et le rayon de cette vibration, c’est un de leurs chakras qui va diffuser plus spécialement que les autres.

Autrefois, c’était par le centre du cœur, aujourd’hui, c’est par le troisième œil qu’ils envoient l’énergie, parce qu’il s’agit pour les hommes d’acquérir de plus en plus de plan mental, et si possible, de faire une connexion totale avec le plan mental supérieur, donc avec l’entendement, l’intelligence de l’âme.

C’est grâce à ces relais que composent les maîtres, les guides, et aussi d’autres créatures d’une envergure suffisante que vous appelez les Dévas, qu’un rayon arrive sur la terre à toucher l’humanité et les règnes.

Ces maîtres, ces initiés avancés et ces Dévas sont les véritables transmetteurs de l’énergie venant du logos solaire, énergie que les hommes doivent absolument incorporer pour avancer dans un nouveau cycle ou un nouveau monde. Ce qui fait qu’il n’y a pas d’énergie qui ne soit portée par quelqu’un. Chaque chose est relais de l’énergie et l’énergie ne peut pas être envoyée, sur un point de la terre ou ailleurs, sans un transmetteur vivant. Cela, j’en ai déjà parlé, je vais le redire un petit peu.

L’énergie n’est pas quelque chose de vide, d’impersonnel, ou de personnel, qui sait comment se diffuser sur les hommes pour les faire avancer. L’énergie est vivante, c’est vrai. L’énergie est intelligente, c’est vrai aussi, mais elle ne peut être rendue acceptable pour l’humanité, que par des relais intermédiaires.

Le logos solaire représente le premier relais par rapport au logos cosmique, car nous ne pouvons pas recevoir directement le rayonnement du logos cosmique, de cet immense Dieu que l’on a appelé l’innommable.

Ainsi le logos solaire, pour nous le Christos, reçoit l’émanation du logos cosmique, donc les sept rayons. En accord avec les hiérarchies des différentes planètes et avec l’évolution qui est à mettre en jeu sur la terre, un certain degré vibratoire de chaque rayon est projeté sur une planète et ainsi sur les hommes. Ce qui fait qu’au fur et à mesure, les Maîtres, les hauts initiés et hauts Dévas, deviennent des transmetteurs de plus en plus intenses de la vibration la plus proche du Christos.

Une fois les humains capables de contenir l’entier de la vibration du Christos, ils disparaissent du plan physique, et ils contemplent le logos cosmique, qui leur paraît encore bien loin, car c’est encore là une autre évolution, ou plutôt une évolution qui se poursuit.

Donc, il faut bien comprendre que tout est subdivision de l’énergie « UNE » venant directement du logos cosmique. Ainsi, au fur et à mesure de sa descente, l’énergie trouvant différents aspects de manifestation, va amener aussi différents enseignements.

C’est pour cela qu’à chaque ère, à chaque époque, étant donné qu’un autre degré de la vibration primordiale est envoyé, l’enseignement est renouvelé. Naturellement, la racine reste la même, mais tous les aspects et petits entendements, tous les détails en quelque sorte, qui sont un aspect de la vérité, sont renouvelés, pour qu’au fur et à mesure des époques, la race détienne de plus en plus d’énergie, de plus en plus de science.

C’est pour cela que, périodiquement, un enseignement tombe et qu’un autre se lève. Ce n’est pas que l’homme capricieux a besoin d’un nouveau prophète, mais la vérité amenant un autre degré vibratoire, amène aussi un nouvel entendement plus large. Chaque fois, cette ouverture supplémentaire crée le nouvel enseignement, même si les bases sont les mêmes depuis les millénaires.

Comment collaborer avec la hiérarchie ?
Comment devenir un de ces points terminaux capables d’émaner la vibration de la hiérarchie, ou du Christos ?

C’est ce que j’essaie de vous enseigner et d’éveiller dans votre cœur chaque fois. Naturellement, j’ai beau vous le dire, ce n’est pas cela qui va vous permettre de devenir ce que je dis. Mais si au moins vous le savez au fond de vous-même, le jour où vous aurez complètement nettoyé votre karma, finalement accepté votre limite, ou tel problème de votre vie, et que vous vous rendiez responsables, tout ce dont nous avons parlé en tant que théorie, disciple parfait, vertueux, va devenir une réalité.

Lorsque vous m’écoutez parler, ne soyez pas impatients que cela vous arrive. C’est une très mauvaise technique. Écoutez, faites entrer, absorbez et vivez aussi votre vie. Si vous avez un karma à supporter, ne me demandez pas et ne demandez à personne, sous prétexte de devenir disciple, d’enlever ce karma. C’est justement, là, votre première preuve à accomplir en tant que disciple, assumer ce karma et faites en sorte de bien l’assumer, pour qu’il soit enlevé le plus vite possible.

Pour devenir disciple, je ne veux pas dire qu’il faille être un être sans karma, car lorsque l’on s’est débarrassé du karma individuel, on entre ensuite dans un karma qui peut se dénommer karma collectif, bien qu’il ne se rapproche pas du karma collectif habituel.

Pour nous il y a le karma individuel, un karma de masse, karma qui circule de l’un à l’autre, parce que l’un et l’autre font partie de la masse et ne sont pas assez conscients, alors ils subissent l’influence de l’autre. Et il y a ce que l’on pourrait appeler le karma collectif qui ne se produit plus parce que vous faites partie de la masse, mais simplement parce qu’ayant acquis suffisamment, vous pouvez donner à la masse, le sacrifice de Jésus, par exemple.

Jésus ne pouvait pas faire autrement que de monter sur la croix. Cela était écrit dans son destin, cela est écrit dans le destin de tout initié véritable, même si le symbole n’est pas toujours autant vécu.

Pourquoi cette nécessité ?

Parce que lorsque l’on monte dans les postes de la hiérarchie, si je peux m’exprimer ainsi, arrive un moment où celui qui veut véritablement se libérer de la matière, doit donner la dîme à la matière, et surtout, à ceux qui sont dans la matière.

Lorsqu’un être arrive au portail de l’initiation véritable, donc lorsqu’il va être libéré de toutes ses incarnations précédentes, libéré aussi de l’obligation de s’incarner pour continuer à évoluer, lorsqu’il est dégagé à ce point de la chair, il doit rendre le tribut à la chair. Et pour que cela soit utile, il ne la donne pas à la terre, il donne la dîme aux hommes qui continuent à être le corps de la terre.

C’est dans ce sens-là, que nous, nous disons le karma collectif. À un moment donné, l’initié véritable ne peut pas faire autrement que de se sacrifier. Sinon, s’il n’a pas coupé tous les liens avec la terre et donné la dîme à celle-ci, il ne peut pas continuer à évoluer et espérer obtenir la sixième initiation majeure.

C’est une grande alchimie. Celui qui veut se retirer de la face des hommes doit verser son sang pour les hommes, quelles que soient la grandeur et la splendeur de son poste. Tout est sacrifice en même temps que communication. Mais comme je l’ai déjà dit mille fois, le sacrifice n’est pas une peine, une douleur.

Dans l’esprit d’un initié, dans l’esprit d’un Maître, le sacrifice, lorsqu’il est une nécessité, lorsqu’il fait partie de l’alchimie de l’univers et des évolutions, est un acte naturel. Il est fait avec d’autant plus d’amour qu’il est une nécessité.

C’est pour cela que si vous voulez véritablement imiter le Maître pour devenir son disciple, vous devez, en même temps, comprendre ces aspects-là, pour que dans votre vie, vous ne soyez pas en train de grogner, de pleurer, de ronchonner lorsqu’il faut faire un tout petit effort.

Pensez à celui qui les fait tous pour vous, pensez à tous les efforts et sacrifices qui sont endurés pour vous. Alors vous qui au bout de la chaîne recevez ce sacrifice et en bénéficiez, soyez un petit peu plus généreux lorsque vous en avez un à produire, surtout s’il est pour vous-même.

Si vous comprenez cela, vous accomplirez les œuvres du détachement avec beaucoup plus de joie, avec aucune impression de privation et de sacrifice. Ainsi vous pourrez devenir de plus en plus disciple, de plus en plus télépathe, de plus en plus un point d’émanation d’énergie.

L’énergie tombe sur la terre et sur vous à tous moments. Il n’y a pas une seconde, pas un jour où l’énergie ne vous transperce, comme des ondes radios. Ce qui fait qu’un homme va en bénéficier plus qu’un autre, c’est sa capacité à la reconnaître, à la contenir et à la garder.

Un homme dont l’aura, dont le corps subtil est trop épais, va de toute manière être transpercé par cette onde, mais l’onde ne va pas être retenue, elle va comme un son se perdre. Alors que celui qui met son aura et son corps subtil au diapason de cette énergie, va communier, et s’assembler avec elle, et il sera rempli. C’est cela la différence. Vous vous purifiez, vous vous élevez, vous vous rendez aériens, légers, subtils, alors vous devenez comme une coupe et vous êtes susceptibles d’être remplis, vous n’avez pas besoin de chercher une œuvre à accomplir, les œuvres viennent à vous, les gens qui en ont besoin viennent vers vous.

N’oubliez pas qu’il y a tellement de travail et d’évolution à accomplir sur la terre, que dès qu’un guide, qu’un Maître voit la possibilité d’utiliser quelqu’un, immédiatement l’individu remarqué est en relais. Il n’a même pas besoin de demander, immédiatement il est investi, occupé.

Donc, lorsque vous priez, ne priez pas un Maître, ne priez pas Dieu en lui demandant du travail, une utilité, une raison de vivre sur la terre. Vous avez déjà votre raison de vivre puisque vous êtes vivants, vous avez quelque chose à accomplir, et avant tout, c’est votre propre évolution.

Beaucoup de gens, par esprit de fuite, cherchent un travail à accomplir, un peu comme ils prendraient un train pour aller ailleurs. Ils veulent faire le bien, c’est ce qu’ils disent : « Je veux faire le bien, je veux aider les gens », et lorsque l’on regarde dans quel état ils sont, on s’aperçoit que ce sont eux qui ont besoin d’être aidés.

Naturellement, même celui qui a des problèmes doit aider parce que cela fait partie de la roue de la communication des énergies. Mais il ne faut pas, par fuite, réclamer un poste, un travail. Vous n’avez pas besoin de réclamer quoi que ce soit. Le jour où vous pouvez faire quelque chose, on vous l’impose, on ne vous donne même plus le choix. Tu es prêt, ton appareil est propre, alors maintenant tu dois assumer cette différence d’avec les autres, et tu dois aller porter ce que tu peux porter.

Donc, pour ceux qui veulent collaborer, pour ceux qui veulent travailler avec la hiérarchie, ou leur propre guide découvert par un moyen médiumnique ou autre, ce qu’il vous faut absolument, c’est élever au maximum vos vibrations, votre esprit, donc, vous développer. Et ainsi, non seulement vous serez utilisés par votre propre guide, mais aussi par toutes les énergies du cosmos, chaque fois que cela sera une nécessité.

Donc, à propos du service, il ne faut rien imaginer, rien réclamer, et surtout absolument ne rien prévoir comme actes : Je vais être ceci, je vais faire cela. Vous êtes déjà quelque chose, vous pouvez déjà accomplir, cela est écrit en vous-même, cela fait partie du potentiel et du pouvoir de votre âme. Ce que vous devez faire, c’est libérer cette âme pour qu’elle accomplisse son devoir naturel.

C’est ce que je veux essayer de vous faire comprendre, car il me parvient trop souvent cette même question. L’accomplissement du service est un acte naturel. En fait, vous n’accomplissez rien que du naturel lorsque vous accomplissez un service. Servir doit être aussi simple pour vous que de respirer ou de marcher. Il ne doit pas y avoir de compromis avec un désir, ni avec une image, une ambition, un rêve, un bonheur qu’on essaie d’attraper.

Pour se poser dans cet état de naturel absolu, il faut se libérer de toutes les images qui vous empêchent d’être éventuellement un serviteur. L’âme contient dans son essence suprême le naturel de la communication, de l’entraide, de l’ouverture, de l’action. En fait, tout ce que vous assimilez au service, fait partie de la vie naturelle de l’âme.

Ce qui n’est pas naturel du tout, c’est, par exemple, de se lever à huit heures et de devoir aller travailler pour ne remplir que son estomac et chauffer ses pieds le soir à la maison. Ce n’est pas naturel et pourtant, c’est à cela que la plupart des hommes travaillent, et ils trouvent extraordinaire le jour où ils font quelque chose de finalement naturel, comme d’aider son frère, ou d’accomplir un acte d’évolution.

Pour découvrir ce naturel en vous, il faut vous dépouiller de tout ce qui est illusion, de tout ce qui est problème, déprime, et déséquilibre psychologique, le jeu des images et de l’égo etc. Une fois que vous êtes dépouillés de tous ces aspects, automatiquement tout le service vient sur vous, parce que c’est l’acte naturel de l’âme. Cela, je veux que ce soit bien compris.

Il ne faut plus que résonne dans le ciel des demandes comme il en résonne en ce moment : utilisez-moi, je veux faire du bien pour les hommes, rendez-moi utile pour l’humanité. Non, pas du tout. Je refuse. Rendez-vous d’abord utile envers vous-mêmes et sans que je fasse quoi que ce soit, vous serez utiles à tous les hommes de la terre, parce que vous aurez un témoignage à apporter. Vous aurez une dimension que les autres n’ont pas et qu’il faudra les aider à acquérir.

Vous voulez travailler pour les Maîtres ? C’est très bien, et quoi que je vienne de dire, je suis très heureux que les réclamations arrivent aussi souvent. Prenons donc l’engagement, vous vis-à-vis de moi, moi vis-à-vis de vous, de travailler la main dans la main, mais avec mes règles, celles qui permettent justement au travail de s’effectuer, pas celles qui font que l’individu ne travaille pour moi que de huit à neuf, de cinq à sept, ou une fois par mois.

Ce qu’il faut comme qualité première pour entrer dans le service, c’est avant tout l’engagement, la capacité de maintenir l’engagement. C’est cette stabilité qui fait que le disciple, malgré ses défauts potentiels, malgré son manque de science, de maîtrise, de connaissance, va pouvoir être utilisé, et que l’on va l’aider à accélérer son évolution, parce qu’il représente un moyen sûr pour aider les autres.

À ce moment-là oui, nous acceptons d’accélérer son évolution. Nous acceptons par exemple d’accumuler son karma, de raccourcir les vies. Mais il faut qu’il ait la force, pour accepter, en une seule vie, de nettoyer son karma que normalement l’évolution longue et normale des autres hommes aurait diffusé sur quatre ou cinq autres vies.

C’est pour cela que la première vertu d’un disciple, c’est l’engagement qu’il prend lui-même vis-à-vis des Maîtres et de son Dieu. Et cela, ce n’est pas le Maître qui va pouvoir vous le stimuler. C’est vous-même, c’est votre responsabilité, c’est votre propre élan, c’est votre propre foi. Cet engagement doit être entretenu constamment comme un feu, à chaque heure du jour et de la nuit d’ailleurs, sans aucune baisse, parce que c’est un feu.

D’ailleurs, c’est pour cela qu’autrefois, et encore aujourd’hui, lorsque les disciples entraient dans des temples, on leur faisait signer une prise d’engagement. Cela ne représentait que le symbole de l’engagement de l’âme, mais il fallait bien que l’individu, même sur un plan cérébral se rende compte de son engagement.

Donc, première énergie qu’il faut éveiller en vous, l’engagement, devenir responsable de votre spiritualité, et devenir responsable de l’envie d’être utile qui bouge en vous. Une fois que vous avez pris conscience de votre engagement, vous obtenez les sept forces qu’il faut pour accomplir les sept initiations, qui se présenteront au fur et à mesure au cours des initiations majeures.

Lorsqu’un homme veut absolument, par un engagement total, s’asseoir comme le sphinx, décider de servir les hommes et les Dieux, y investir toute son énergie, si le Maître se présente et lui dit : Arrête de faire telle chose, l’énergie que je t’envoie pour servir, pour guérir, pour aider, soulager, ne va pas avec cette activité trop basse que tu pratiques. Le disciple, qui a cet engagement inébranlable du sphinx, trouve la force d’accomplir ce sacrifice. Il regarde son Maître et lui répond : Ceci est ta parole, ceci est l’exigence, alors cela devient mon exigence, et cela devient ma parole. Vice, éloigne-toi de moi, tu n’existes plus.

En fait, l’alchimie n’est pas plus compliquée que cela. Se détacher des illusions, ce n’est pas plus difficile que cela. Mais ce qui fait que l’homme trouve la chose douloureuse, compliquée et parfois même inaccessible, c’est qu’il n’a pas soulevé en lui cet ouragan de force, donc la conviction, la détermination qui font de son engagement une seconde nature, puis plus tard, une nature à part entière.

Je ne dis pas cela pour que chacun devienne le superman de la spiritualité, ni même pour stimuler en vous des énergies comme la force, la volonté, la détermination connue du monde profane. Absolument pas, ce ne sont pas les mêmes énergies. Lorsque je fais ce discours, il est à parier et même à jurer, que dès demain, des individus vont utiliser leur volonté pour accomplir cet engagement, et au lieu de se libérer, ils vont enfermer dans des placards les fantômes, les vices, qui vont continuer à hurler, à essayer de les hanter, à dévisser la porte pour sortir. Il ne s’agit donc pas de la même volonté. La volonté du monde profane et la volonté du monde spirituel ce n’est pas la même.

La volonté du monde spirituel c’est la force que comprend, qu’éveille un individu lorsqu’il sait que tout ce qu’il a à accomplir sur cette terre, c’est la réalité, lorsqu’il sait que ce qu’il doit devenir sur cette terre, c’est un Dieu incarné.

Ce n’est donc pas une force, avec l’énergie que cela suppose, comme celle d’un taureau qui veut et qui se détermine à obtenir. C’est plutôt, au contraire la force de l’oiseau qui détient la seule force existante. Regardez-le dans son vol. Il monte et il étale ses ailes pour rester en altitude. De la même manière l’homme doit monter et étaler son esprit pour garder l’altitude atteinte, donc pour rester dans la réalité, dans la vérité.

C’est cela la véritable volonté. Bien sûr, sur la terre, celui qui a énormément de volonté personnelle va pouvoir aller plus vite que celui qui n’en a pas, mais au ciel, non, parce que ce n’est pas la même énergie. Pour aller au ciel, il s’agit d’une volonté intérieure alors que pour marcher sur terre, il suffit d’avoir une volonté extérieure, qui est facilement comparable à l’énergie dégagée par des efforts musculaires.

Nous avons vu la première qualité, l’engagement. Pour y rester un point focal d’émanation d’énergie, comme il a été dit dans la question, il faut accomplir les heures de transformation. C’est à ce moment-là où chacun, en fait, se construit lui-même, où tout ne dépend que de vous, si vous êtes capables d’accomplir toute l’alchimie dont votre niveau initiatique a besoin pour se surpasser.

Vous allez me dire, pris individuellement, nous ne savons pas qui nous sommes, nous ne connaissons pas notre niveau, nous ne savons pas qui est notre Maître, quel est notre rayon. Comment faire alors pour accomplir cette alchimie ?

Vous voyez comme vous vous perdez dans les détails. Il ne faut pas réfléchir en ces termes-là, car les temples, les moyens initiatiques, les sagesses, les méditations, ne vous ont pas été donnés pour vous saouler, comme avec une trop forte liqueur et vous perdre finalement dans un nuage. Vous devez accomplir ce que le destin vous envoie à accomplir. Donc, soyez vigilants, à l’écoute et sachez recevoir.

À l’heure actuelle il y a dans le monde et presque dans chaque ville suffisamment de temples pour réaliser sa spiritualité. Mais les gens ne sont jamais contents, appartenant à un groupe et si à l’intérieur de ce groupe une personne porte des moustaches, alors qu’ils n’aiment pas cela, ils ne vont plus dans ce groupe. Il suffit qu’ils aient vu quelques mauvaises ou de trop bonnes manières, pour qu’ils se sentent complexés, et qu’ils quittent le groupe.
« Ce groupe ne me convient pas, je ne m’y sens pas bien. Il me faut des gens comme ceci ou comme cela pour communier ».

Et ainsi, malgré tout ce que les guides ont mis à disposition pour l’avancement des hommes, ceux-ci, se trouvant toujours une bonne raison, au fur et à mesure des siècles, repoussent ces choses. Finalement, comme ils ont les poches vides et les pieds plats, ils viennent taper à la porte des Dieux : « Est-ce que tu ne pourrais pas créer quelque chose pour nous qui avons envie d’évoluer ? »

Tout existe, les plats sont déjà prêts. Alors ne faites pas la fine bouche et mangez les plats qui existent, et lorsque les plats seront finis, on pourra en amener d’autres.

De la même manière que fait la maman à l’enfant qui veut le dessert avant d’avoir mangé la soupe, « mange l’entrée et ensuite tu auras le dessert. » Il s’agit de la même chose. Il ne sert à rien, je vous l’affirme, d’avoir une méditation personnelle, un guide bien personnel pour surveiller vos couleurs ou vous faire des manifestations, si vous n’avez pas su contenir et communier avec toutes les énergies qui sont mises à votre disposition. Comment un Maître pourrait-il vous donner une énergie qui ne se soit pas encore manifestée ? Vous n’arriveriez pas à la contenir.

Lorsque vous venez demander une nouvelle méditation, de nouveaux renseignements, qu’est-ce qui vous stimule ?

Réfléchissez à la chose et vous comprendrez davantage votre nature. L’homme cherche toujours de nouveaux cultes, car à l’heure actuelle la méditation devient un véritable culte. Aujourd’hui on va à la méditation comme autrefois on allait aux vêpres. Et chacun veut la sienne, comme chacun recevait son hostie.

Dans votre démarche spirituelle, vous devez écarter toutes les illusions et toutes les impulsions qui pourraient ne faire naître que des moments d’une ancienne nature. Il faut aussi les anéantir. Lorsque vous voulez une nouvelle méditation, ou votre méditation, c’est en fait, parce que vous voulez un culte. Rien qu’à cause de cela, aucun Maître ne vous la donnera. Alors que si vous ne cherchez rien et que vous accomplissiez déjà comme vous le pouvez, même si vous ne demandez rien, le Maître viendra vous donner votre méditation.

Le Maître est celui qui répond à la réalité et non pas à la demande de l’illusion. Un Maître ne viendra jamais vous donner un enseignement ou une méditation si dans votre esprit, ce qui stimule votre demande, est en fait une réaction de culte. Il va d’abord tuer le culte.

Il ne peut pas donner son enseignement, la méditation, si en fait, l’esprit est aussi ancien que l’esprit des pharisiens, aussi limité que l’esprit des gens du moyen âge, et aussi apeuré que sous l’inquisition. Il faut donc changer cet homme, pour qu’il puisse ensuite, recevoir la méditation. La nécessité actuelle est ainsi.

L’homme doit avant tout être nouveau pour recevoir quelque chose de nouveau. Rien n’arrivera de nouveau tant que l’homme ne sera pas nouveau, sinon, le vieil homme ne comprendra rien à ce qui lui arrive. Et au pire, s’il comprend un petit peu, du moins s’il accepte, il effectuera cette nouvelle mutation avec l’ancien entendement, et cela ne l’amènera nulle part.

C’est comme si vous mettiez au volant d’une très belle voiture de luxe, avec d’énormes possibilités de vitesse, un petit grand père qui n’a eu qu’une deux chevaux à conduire. Quelle que soit la capacité de la grande voiture, ce grand père conduira lentement sur la route. Alors autant renouveler cet homme-là, autant lui faire retrouver une jeunesse avant de lui donner ce nouveau véhicule. Faute de quoi, qu’il continue dans son ancien véhicule, car en fait, c’est celui-là qui lui convient.

À l’heure actuelle, beaucoup de gens réclament à cor et à cri un nouveau culte. Ils mourront sans l’avoir, parce que cela n’est pas notre volonté. À l’heure actuelle, la grande énergie qui s’abat sur la terre, est une énergie de libération. Alors, tous ceux qui veulent encore de petites méditations, de petits enseignements, de petits ceci, de petits cela, resteront dans leur petite boîte avec leurs petits ceci et leurs petits cela.

Les autres vont être occupés à ouvrir de plus en plus leur boîte pour découvrir l’immensité existante. Le principe des hommes est de passer d’un cube à l’autre, d’une petite boîte à une autre petite boîte, d’une prison à une autre prison, d’une inquisition à une autre, d’un culte à un autre.
Liberté, rien d’autre ne doit arriver aux hommes en ce moment, et pour obtenir cette liberté, il faut vous ouvrir et commencer à vous ouvrir d’abord par ce centre que vous appelez le plexus solaire.

D’où viennent les petitesses des hommes ?

Elles viennent principalement d’un plexus solaire complètement crispé, étouffé par des problèmes, par des peurs, par des traumatismes, par les complexes, par ceci ou par cela. Automatiquement les hommes ne reçoivent pas ce grand champ d’énergie. Le manque d’envergure est la plus grande maladie des hommes. Car même s’ils n’avaient pas d’amour, du moment qu’ils en auraient l’envergure, les hommes seraient encore meilleurs que ce qu’ils sont aujourd’hui.

Regardez ce qui se passe à l’intérieur d’un petit homme, qui n’a que de petites réactions, à cause de tel complexe, tel traumatisme, telle peur et telle phobie. Toutes ces choses ensemble font un caractère, et lorsque cet homme vit, lorsqu’il est en mouvement, toutes ses réactions vont être limitées par ce caractère. Il ne restera rien de son élan à assumer, à être responsable, à aimer les autres.

Si bien que l’être qui est profondément complexé, lorsqu’il va ressentir la nature de l’âme, l’énergie d’amour, le besoin de communiquer, il va se trouver amputé à quatre-vingts pour cent de l’énergie que lui envoie son âme, parce que toute sa psychologie va dire non : « Celui-là, m’a regardé de telle manière, il me sous-estime. De toute façon je sais que je ne suis rien, que je ne vaux rien. » Et si quelqu’un a le malheur de le mal juger, il se trouve profondément blessé, et se met en colère.
Et la liberté dans tout cela ?

Que peut faire la liberté dans tous ces drames humains ?
Car ce sont des drames humains, et le drame humain ne va pas plus loin que les illusions. L’homme se martyrise à cause de ses illusions.

Qu’importe que l’on dise du mal de vous. L’autre a aussi le droit de penser cela de vous. Donnez-lui cette liberté, et accordez-vous la liberté de vous croire différent de ce qu’il dit. Accordez à chacun cette liberté et ainsi vous allez découvrir que vous bénéficiez d’un immense champ de liberté. Si vous ne l’accordez pas à l’autre, comment pourriez-vous en bénéficier ? La tolérance commence ici.

Nous avons beaucoup parlé de la tolérance. Il est dit que : la tolérance, c’est accepter de ne rien dire lorsque l’on entend des propos avec lesquels nous ne sommes pas en accord, et que l’on aurait envie de contredire. Je suis tolérant, je ne dis rien.


Que se passe-t-il ensuite avec le temps ?

L’individu devient grognon, se renferme, devient agressif, et davantage avec ceux qui lui font du bien qu’avec ceux qui lui font du mal. Et un jour, il finit par être malade, se déclenche des ulcères, des calculs dans les reins, un cancer, la chute de ses cheveux, la baisse de sa vue, et il va accuser les Dieux de ne pas lui avoir fait un corps parfait et de ne pas s’occuper assez de la structure sociale.

Les Dieux ne peuvent rien pour améliorer ce qui existe, parce que cela est parfait. Par contre, vous, vous avez tout à améliorer pour découvrir que tout est parfait.
Améliorez votre vision, au lieu d’avoir une demi-douzaine de lunettes sur le nez. Celle du traumatisme est rouge et fait tout voir en rouge, celle du complexe est noire, celle de l’ambition est jaune et rend tout jaune. Ainsi, chacun se promène avec une multitude de lunettes. Comment voulez-vous que l’œil de l’âme puisse voir le paysage, tel qu’il est, à travers tous ces verres de différentes couleurs et déformants en plus ? Impossible !

Jusqu’à ce qu’au fur et à mesure des souffrances et des douleurs, l’homme découvre l’inutilité de ces douleurs et de ces souffrances, alors il enlève une paire de lunettes. Il se dit : « finalement ce traumatisme, qu’est-ce que j’en ai à faire ? Pourquoi est-ce que je lui permets de me gâcher la vie jusqu’à quatre-vingts ans ? Je l’enlève. » Et automatiquement, sa vue s’améliore.

Et puis, il lui arrive un autre événement, il comprend l’inutilité de la douleur, il se détache, il devient sage, et il se dit : finalement ce complexe-là n’existe pas, c’est moi qui lui accorde une existence, parce que je crois profondément que je ne vaux rien, ou que je vaux énormément, et que l’autre est en train de vivre la même comédie, qu’il est aussi prisonnier de ses fantasmes, de son délire.

Donc, je n’ai pas à vivre dans le regard de l’autre, puisque l’autre est tout autant perdu dans son délire et sa comédie. S’il me croit inapte, ce n’est sans doute pas la vérité, puisque c’est son délire. Puis, il enlève une autre paire de lunettes, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il contemple de ses propres yeux ce qui existe, ce qui est. À ce moment-là, il ne se trouve ni laid, ni beau, ni inférieur, ni supérieur, même ces notions n’existent pas. Il se contente de se trouver comme il est, c’est-à-dire qu’il est Dieu.

Il y a beaucoup d’hommes, qui pour contre balancer un complexe d’infériorité, vont créer, par la pensée qu’ils appellent positive, un complexe de supériorité, et un jour ils finissent par s’effondrer.

Ce qui est à découvrir ce n’est pas que vous êtes trop petits, ni que vous êtes très grands, ce que vous avez à découvrir c’est que vous êtes tout. C’est complètement différent. Lorsque l’on dit que l’homme est Dieu, on ne dit pas de l’homme qu’il est très supérieur. Si vous avancez sur le chemin avec cette idée-là, vous n’arriverez nulle part. Attention aux nuances qui font les gigantesques incompréhensions.

Vous n’avez pas à vous croire supérieur parce l’être humain paraît inférieur, donc Dieu est forcément supérieur. Imaginez simplement que votre nature divine est tout, et ainsi vous aurez la nuance exacte. Ainsi, lorsque vous penserez à votre âme, vous la penserez telle qu’elle est vraiment. Elle est tout, elle est l’atome, elle est l’arbre, elle est le ruisseau, l’oiseau, elle est aussi les Dieux dans le ciel, elle est l’arc-en-ciel, elle est tout. C’est l’universalité qui doit être comprise, pas la supériorité.

Il est d’ailleurs dommage de voir toutes les incompréhensions qui se bousculent dans le mental des jeunes disciples. Il faut voir toutes les notions absurdes qu’ils entretiennent, par la non-compréhension.
Pensez toujours et le plus possible, à la ligne droite tracée sur un ciel blanc, et rappelez-vous toujours que la plus belle et absolue expression de la divinité c’est cela, une ligne droite dans un ciel blanc, sans superflu. L’absolu, ou comme vous dites vous-mêmes : je ne veux ni ce qu’il y a en bas, ni ce qu’il y a en haut, donnez-moi le meilleur, et le meilleur c’est l’absolu. Il n’y a rien à imaginer à son propos, parce que c’est l’équilibre.

Alors tous ces disciples qui arrivent avec ces histoires de degré, de supériorité, de ceci, de cela, lorsqu’ils arrivent à la porte du temple, le Maître leur dit : « écoute, arrête, quel est ce bruit que j’entends dans ta tête ? Va gommer toutes ces fausses définitions. Retourne et revient avec un mental un peu plus calme. » L’équilibre, l’absolu, la ligne.