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La Roue de l’Infortune



La Roue de l’Infortune

 

Dans les années quatre-vingt-quatre à quatre-vingt-quatorze, j’ai eu l’occasion d’assister à des conférences qui m’ont marqué et avec lesquelles j’ai beaucoup travaillé. Je pense entre autre au Docteur Jeanine Fontaine, Jacques Salomé, Docteur Hamer, sans oublier Pastor, cette hiérarchie avec laquelle je me suis engagé.

En faisant le tri, eh! oui, il faut le faire de temps en temps, il faut nettoyer sa cave n’est-ce pas, je viens de retrouver une conférence du docteur Fix sur le manque d’amour. Lorsque je dis nettoyer ma cave, il n’est pas question pour moi de détruire quelque chose, parce que je me rends très bien compte que tout reste inscrit en moi, il suffit d’aller dans le bon tiroir et tout revient à la surface.
Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous un extrait de cette conférence.

Le petit tableau ci-dessous permet de comprendre son discours, il est intitulé:


la Roue de l’Infortune.


 

Le Docteur Fix explique que le manque d’amour engendre de la souffrance. Tout le monde a vécu cette souffrance au moins une fois dans sa vie, le manque d’amour, ce manque d’amour si dévastateur lorsque l’on est adolescent.

Mais ce manque d’amour qui ne devrait être que passager, chez certaines personnes engendre à son tour de l’agressivité, de la haine.
Je me mets à détester les autres qui me paraissent être aimés, appréciés. Qu’est-ce qu’elle a ou qu’est-ce qu’il a de plus que moi?

Puis, plus loin, cette agressivité, cette haine, engendre de la culpabilité.
Je ne peux plus me souffrir, je suis moche, sans personnalité, je suis bête à côté deux.

Tout cela engendre à son tour la peur, l’anxiété.
Peur de rester seul, je ne pourrai jamais fonder une famille, avoir des enfants, etc.,etc. Je ne suis rien.

Lorsque l’on arrive à ce point de souffrance, d’agressivité, de culpabilité et de peur, c’est l’autopunition qui arrive et qui semble être la seule issue possible.
Alors on se punit.

Comme dans l’autopunition on ne trouve pas la solution pour vivre heureux, cela engendre à nouveau de la souffrance, qui engendre de ………. C’est la roue qui se met à tourner, à tourner, à tourner sans cesse.

Toutes ces choses sont des poisons pour l’âme. Mais comme l’âme est pure et ne peut donc pas prendre à son compte ces négativités qu’elle n’a pas créées, ces poisons, c’est le corps physique qui récolte ce beau cadeau, et pour s’en défaire, il brûle toutes ces négativités par la maladie. Le pauvre, c’est la seule possibilité qu’il a à sa disposition.

Le Dr Fix donne une solution pour arrêter cette roue de l’infortune.
Lorsqu’il y a manque d’amour, plutôt que de tomber dans ce cercle infernal, y mettre tout de suite le pardon qui coupe le circuit et empêche la roue de tourner.

Et il termine en disant:


Vivre en homme avec un grand H,
c’est vivre dans l’amour, en pleine conscience et en toute liberté.


******************

 

C’est une solution, pourquoi pas. Si le pardon est bien sincère, il ne peut qu’agir.

Puis lorsqu’on étudie un peu, que l’on va au fond des choses comme avec Pastor, on peut se poser la seule et vrai question:
Le pardon existe-t-il dans notre monde, sur terre?

Je ne sais pas, puisqu’il est dit que toutes nos incarnations sont là pour ça, apprendre à aimer, apprendre à pardonner, apprendre, apprendre, etc.

Par contre il existe la liberté. Pourquoi ne pas la donner aux autres, elle ne coûte rien, je te donne la liberté de m’aimer ou de ne pas m’aimer. Pourquoi ne pas se dire: il ou elle ne m’aime pas, c’est sa liberté de m’aimer ou de ne pas m’aimer.

Je ne suis pas aimé de mes parents, je me pose la bonne question:
Est-ce que mes parents ont appris eux-mêmes à aimer? Est-ce qu’ils sont capables, compte tenu des difficultés dans lesquelles ils vivent et m’élèvent d’aimer autrement, comme je le souhaiterais?

À ce moment-là, je pense que c’est plus que le pardon. C’est moi qui me mets dans un tel état d’amour que mes parents vont le recevoir et vont petit à petit se transformer, et à ce moment-là, j’accepte le petit amour de tes parents ou d’une autre personne sans en être affecté. Bien sûr, il n’est pas question de la violence qui reste toujours condamnable.

Et puis bien sûr, il y a Pastor, la vision qu’ils ont de l’amour, et j’en conviens, cette vision demande quelques efforts.

Voici ce qu’ils pensent lorsqu’on leur pose une question sur l’Amour Divin.

Paul

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Question :
Pouvez-vous nous parler de l’amour Divin, tel que nous pouvons le concevoir et le réaliser sur le plan terrestre ?

Lorsque vous me parlez d’amour, vos cœurs essaient de me dire qu’en fait ils manquent d’amour. En fait vous me dites : « Dis-moi quel est le secret pour ne pas être triste ; quel est le secret pour arrêter la guerre ; quel est le secret pour que l’autre m’aime ». La plupart des gens se soucient de l’amour dans ces termes-là, parce qu’au fond d’eux-mêmes ils sont mal aimés, alors ils se soucient de l’amour.

C’est une démarche. Il faut bien que quelqu’un démarre quelque part, c’est certain. Mais pour parler véritablement de l’amour, je vais être obligé de vous faire mal et de vous dire : « mais cela n’a pas d’importance que l’on t’aime ou pas, cela n’a pas d’importance que tu aimes ou pas. Cela n’est pas l’affaire de l’amour ».

L’amour est donc un point d’équilibre. Si les hommes vont vers la spiritualité et vers l’amour pour combler leur soif d’être aimés, pour être rassurés, être dorlotés, alors le Maître ne pourra rien faire avec ces gens-là. S’ils viennent vers moi, c’est le moment au contraire où ils vont recevoir des brimades et où je vais les jeter à terre.

« Quoi ? Tu pleures parce qu’on ne t’aime pas, et tu voudrais que je joue le jeu de pleurer avec toi ? Mon pauvre petit, on ne t’aime pas, que le monde est vilain. Affreux monde, il n’aime pas ce pauvre petit ».

Terrible effet terrien.

Aucun Maître ne jouera à ce jeu et moi je n’y jouerai jamais.
Je vous crie : Tant mieux. Oui, et par quelle force et quelle science je peux affirmer cette chose ?

Non pas parce que je suis le roi de l’indifférence ou le roi des beaux parleurs et des beaux menteurs. Tout simplement parce que le secret de l’amour, la nature de l’amour, ne réside pas dans l’échange que vous avez avec l’autre. Il réside dans l’équilibre atteint en vous-même.

La relation que vous avez avec l’autre n’est pas une relation d’amour. La relation que vous avez avec l’autre, que ce soit celui qui a besoin de votre compassion, celui qui a besoin de votre charité ou celui qui a besoin de votre oreille attentive, ce n’est pas une relation d’amour.

Vous devez avoir une relation de soutien et d’enseignant.
C’est complètement différent. Vous écoutez un ami qui est dans la misère, si vous lui prêtez une oreille attentive pour lui montrer que par cela vous l’aimez, vous faites une erreur monstrueuse et magistrale. Vous ne l’aidez pas, vous ne l’aimez pas. Vous l’aidez au contraire à s’enterrer encore plus dans son problème. Si vous l’aimez, alors secouez-le, jetez-le sous une douche, et une douche d’eau froide en plus. Emmenez-le voir autre chose et ailleurs. Dites-lui la vérité.

C’est ça l’amour. C’est faire en sorte que les hommes soient libres et qu’ils ne pleurent plus sur leurs limites. Ça, c’est montrer de l’amour. Ce n’est pas leur dire : « Mes pauvres enfants comme ce monde est triste, comme ce monde est vil, comme les humains sont vils les uns envers les autres, venez vers moi, je vous aime. » Ça, c’est bon pour le cirque.

Mais moi je ne suis pas un chapiteau et je ne fais pas le cirque. J’essaie de vous rendre libre, et quand vous serez libre, vous verrez ce qu’est l’amour. On ne peut pas découvrir l’un sans l’autre. Quiconque veut aller vers l’amour sans être la liberté ne connaîtra jamais l’amour, parce que s’il n’est pas la liberté, il va être attaché. S’il n’est pas la liberté, il va avoir des limites dans l’esprit, des fausses conceptions, des principes, des tabous, il va être sensible aux traumatismes, aux complexes. Donc, il va avoir un regard suspect. « Ce matin, celui-là est passé et ne m’a pas regardé ; ce matin, mon ami(e) de toujours ne m’a pas embrassé(e). Je suis dans les larmes, dans la tristesse. »

Si vous voulez savoir ce qu’est l’amour, mettez-vous dans cet axe Divin dont je vous ai parlé tout à l’heure, et là, toutes les essences divines vont jaillir : la liberté, l’amour, l’éternité, l’immortalité.

Vous ne pouvez comprendre ce qu’est une rose en la maintenant à l’état de bouton complètement fermé.

Voyons, voyons disent les scientifiques, mais quoi mais quoi disent les dévots, comment est la rose à l’intérieur ?
Arrive l’ésotériste qui dit : « Eh bien ! Enlevez un pétale ».
Arrive l’occultiste qui dit : « Enlevez cet autre pétale ».
Puis arrive le Maître qui dit : « Mais non, enlevez-les tous ». Et lorsque vous les enlevez tous, la rose peut montrer exactement comment elle est constituée. Elle peut même dégager son parfum et vous ravir.

Alors une bonne fois pour toutes, ne me demandez pas ce que sont les choses Divines. Travaillez à les découvrir, parce que je pourrais vous en parler mille ans, cela ne vous dirait rien du tout. Je peux vous dire : l’amour, c’est la justice, c’est le neutre, c’est l’équilibre, l’amour c’est savoir donner ce qu’il faut quand il faut, ne pas donner quand il ne faut pas. L’amour, c’est savoir se sacrifier avec compassion. L’amour, c’est tout ça

Mais après tout, qu’est-ce que cela peut faire si, dès demain, quand vous êtes hors d’ici, vous giflez votre enfant, si demain vous criez parce que la société vous réclame votre impôt, si demain vous êtes complexé parce que votre camarade vous a humilié. À quoi sert que vous veniez un samedi écouter frère Pastor dire : l’amour, mes frères et sœurs c’est la justice. Je comprends celui qui reste athée et qui dit que tout cela ce ne sont que des mots.

Je ne veux pas vous faire de prose, je ne veux pas non plus vous faire de conférences. Je vous dis ici et maintenant, ouvrez-moi ce cœur, élargissez-moi cet esprit, instruisez votre mental.

Vous passez votre temps à regarder des choses stupides, ou à vous promener en ne pensant à rien, ou à mille choses idiotes. Alors, restez chez vous, dans votre jardin, ouvrez un livre de la parole des Maîtres et étudiez. Et quand vous venez vers moi, demandez-moi ce qu’à l’intérieur de la parole vous n’avez pas compris, mais ne me demandez pas de parler de grandes choses vagues et indistinctes quand, dans vous-même, il n’y a pas une racine quelconque, un réceptacle quelconque pour capter la vibration que je peux vous envoyer. C’est comme si vous me demandiez de remplir un seau qui est déjà plein.

Mais je ne veux pas vous laisser sur votre faim. Je veux parler d’un amour alchimique celui-là. Comme j’ai essayé mille fois d’ailleurs de vous en parler. Mais chaque fois l’homme reste dans la prose de l’amour. Je le regrette et je veux me battre contre cette chose. Si les hommes faisaient un peu moins de prose, mais étaient un peu plus lucides, les affaires du monde iraient beaucoup mieux, mais il y a les philosophes, les bienfaiteurs. Oh ! Je n’ai rien contre les bienfaiteurs. Heureusement qu’ils existent bien sûr, mais si on faisait le bien de manière lucide, de manière concrète, de manière mentale donc, tout irait beaucoup mieux. Le bien serait effectif.

Quelle est l’alchimie de l’amour, par quelle alchimie l’amour arrive-t-il ?

L’amour descend sur le disciple quand le disciple en est un. Il n’y a pas de mystère, pas d’énigme.

Comme je vous l’ai dit mille fois, vous êtes la mort, vous êtes la maladie, vous êtes l’ignorance. Pourquoi toutes ces choses ?

Parce que vous vivez dans l’inconscience, vous n’êtes pas assez éveillé à votre conscience divine. Votre conscience divine étant tous les aspects bénéfiques de Dieu, pour schématiser, si vous êtes dans l’inconscience de ces aspects bénéfiques vous êtes forcément dans les aspects maléfiques, et si vous êtes inconscient de votre immortalité, vous êtes forcément la mortalité. Si vous êtes inconscient de l’état d’amour qui est en vous, forcément vous allez pleurer du manque d’amour et vous allez être la haine, la rancœur, la vengeance, l’égoïsme, l’avarice, la petitesse. Tous ces mots-là sont les maux de l’humanité.

Travaillez à établir votre conscience. Il faut en atteindre l’état vibratoire. Ce qui ne veut pas dire que la parole des Maîtres, des prophètes, des enseignants, des moines est inutile. Non. Au contraire il faut qu’ils parlent. Mais qu’il soit clair et établi que leurs paroles sont inutiles, tout en étant primordiales. C’est-à-dire qu’ils sont là pour rappeler aux hommes une vérité éclatante et évidente, mais que les hommes n’ont pas besoin qu’elles soient dites, parce que sitôt que l’homme se tourne vers l’intérieur, il trouve ces vérités.

Je vous salue.