🔾 ConfĂ©rence 63

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Conférence de Pastor - 63

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Question 1

Puisque chaque esprit est appelĂ© Ă  Ă©voluer, est-il juste que des ĂȘtres passent leur vie sur terre dans des conditions atroces, alors que d’autres vivent comblĂ©s de santĂ© et de bonheur ?

Réponse

Parlons donc du destin puisque telle est la question.

Le destin de l’homme

Si l’on parle de l’homme individuel, l’homme non seulement bĂ©nĂ©ficie du libre arbitre, mais en plus, il a en lui cette force et cette capacitĂ© de se former, de se forger lui-mĂȘme. Mais, malgrĂ© cet acquis, cette libertĂ© et cette capacitĂ© Ă  se forger lui-mĂȘme, il sera toujours assujetti Ă  un initiateur qui lui fera passer les initiations, assujetti aux rayons de sa race, Ă  la destinĂ©e et Ă  la force de sa race.
Quand je parle de race, je ne parle pas de la codification gĂ©nĂ©tique, je parle surtout de vagues d’ñmes qui crĂ©ent en fait une race au niveau culturel et au niveau intellectuel.

Mais surviennent des Ăąges oĂč la race se dĂ©termine rĂ©ellement sur le niveau de l’esprit. Hormis le fait que tout homme partage cette vĂ©ritĂ©, qui veut qu’en chaque homme rĂ©side une Ă©tincelle divine, la capacitĂ© Ă  ĂȘtre spirituel et Ă  s’orienter spirituellement dĂ©termine Ă  l’heure actuelle la race, les races.

Ce qui fait que, lorsque l’on veut analyser ou justifier le destin d’un homme sur un morceau de la planĂšte, il ne faut pas considĂ©rer son destin particulier, car rien n’est particulier sur la terre. Tout arrive en rĂ©sonance et en correspondance avec quelque chose, qui n’est pas forcĂ©ment une loi, mais qui peut ĂȘtre reprĂ©sentĂ© par des groupes humains.

Donc, lorsqu’un individu vient dans le monde et qu’il rencontre des obstacles dans la vie, lorsqu’il est accablĂ© par des souffrances, il va se poser la question : « Qu’ai-je fait au Bon Dieu, ou quelle erreur ai-je commise pour qu’il m’accable ainsi ? »

S’il est vrai que le karma existe et qu’il s’opĂšre de façon individuelle, il est encore plus vrai qu’un homme ne fait pas partie du monde indĂ©pendamment des autres hommes. Il fait partie du monde en correspondance avec les autres hommes. Il faut donc imaginer l’homme plutĂŽt comme une cellule de ce grand ĂȘtre qu’est l’humanitĂ©. Cet ĂȘtre doit arriver Ă  faire fusionner toutes ses cellules, dĂ©gager la flamme, engendrer un grand feu, une grande conscience cosmique en fait.

À partir de cette vision planĂ©taire de l’ĂȘtre humain et de l’humanitĂ©, il faut donc comprendre que les groupes humains vont se partager la charge pour dĂ©velopper cet ĂȘtre cosmique. Et ainsi, au fur et Ă  mesure des cycles, des Ăąges et des expĂ©riences, les groupes humains vont avoir la charge de dĂ©velopper la matiĂšre, puis le plan astral, puis le plan mental, etc., jusqu’à ce que l’on arrive Ă  une forme de conscience, plus ou moins Bouddhique, oĂč chaque cellule ne va plus avoir Ă  faire un travail au nom de la correspondance, mais pour elle-mĂȘme. C’est ce qui paradoxalement dans les termes initiatiques est appelĂ© un moment d’universalitĂ© ; le moment oĂč elle devient terriblement individuelle puisqu’elle abandonne la correspondance avec le reste de l’humanitĂ©.

Quelle est la raison de l’existence de la souffrance dans la vie ?

Il faut comprendre, et toujours dans cette vision planĂ©taire, que l’homme a pour charge d’anoblir la matiĂšre, la matiĂšre qui lui a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă  l’origine, qui est nĂ©e dans cette grande explosion de vie. Chaque atome rĂ©clame sa part initiatique, sa part d’illumination, que ce soit l’atome qui constitue la cellule d’un orteil, la cellule d’un foie ou tout simplement un brin de cheveu. C’est le devoir de l’homme, de la conscience en fait.

Comme je l’ai dĂ©jĂ  expliquĂ©, la conscience divine, lorsqu’elle dĂ©cide de rencontrer la matiĂšre, c’est pour trouver au cƓur de la matiĂšre la puissance et le rayonnement de cette puissance, et que, l’associant Ă  sa capacitĂ© Ă  ĂȘtre consciente, cette conscience soit rĂ©ellement un point divin.

Mais pour arriver Ă  ce point de fusion entre la matiĂšre et l’esprit, il faut que toutes les particules de matiĂšre donnĂ©es Ă  l’origine soient purifiĂ©es.
Prenez la combustion comme exemple. Pour crĂ©er une combustion, il faut un bout de bois et une flamme. La combustion qui va ĂȘtre issue du bout de bois et de la flamme en rapport, est Ă  comparer avec l’évolution de l’homme, l’activation de ses feux, l’activation et l’élĂ©vation de sa conscience. Le bout de bois est primordial pour la combustion, seulement il n’est qu’un bout de bois.

Que va-t-il se passer lorsque la combustion va avoir lieu, lorsqu’elle sera terminĂ©e ?

Il restera une sorte de dĂ©chet que vous appelez des cendres, et bien avant que cela soit des cendres on verra apparaĂźtre la braise. Et la braise, c’est la souffrance, donc un passage. Ce n’est pas un Ă©tat, ce n’est pas une condition, ce n’est pas une fatalitĂ©, ce n’est pas quelque chose d’inĂ©vitable. C’est un passage, un passage qui est nĂ©cessaire pour que la combustion puisse dĂ©gager les cendres et retourner au feu primordial.

Bien sĂ»r il y a la flamme et l’on pourrait s’arrĂȘter Ă  cette flamme qui brĂ»le. Mais cette flamme qui brĂ»le est prisonniĂšre de la bĂ»che, elle ne peut pas s’échapper de la bĂ»che, elle reste proche et accrochĂ©e Ă  la bĂ»che parce qu’elle dĂ©pend d’elle. Tout le devenir de la flamme se trouve dans l’échappĂ©e qu’elle pourra faire du plan physique pour redevenir, en fait, un feu cosmique qui avait pour un temps besoin d’une bĂ»che afin d’activer ses valeurs, activer son rayonnement et sa puissance.

L’homme est autant la flamme, que la braise, que la cendre qui va rester. Ce qui fait que, lorsqu’il est cendre il est la personnalitĂ©. Si l’homme s’attache Ă  ce qui est Ă©phĂ©mĂšre, Ă  ce qui pourrait disparaĂźtre sous l’action d’un simple souffle, l’homme va, copier sa vie sur cette image, il va ĂȘtre soufflĂ©, Ă©parpillĂ© par toutes les illusions du monde. Un ĂȘtre extrĂȘmement profane ne dĂ©gage aucun rayonnement. Il n’est que cendre, il n’a pas d’amour Ă  donner, pas de feu, parce que justement, son feu n’est pas allumĂ©.

AprĂšs, au fur et Ă  mesure des comprĂ©hensions, il va sous l’action de la braise apprendre Ă  dĂ©clencher en lui le feu et Ă  n’ĂȘtre que le feu qui brĂ»le, pour l’instant, de façon inconsciente en lui. La braise n’est donc pas quelque chose que Dieu ou les MaĂźtres auraient mis sur le chemin pour rendre l’initiation possible. Ce n’est pas du tout un piĂšge. Ce n’est pas du tout un test qui tourne mal pour certains, ou que certains n’arrivent jamais Ă  remporter. C’est quelque chose que l’homme porte en lui-mĂȘme et que l’homme doit apprendre Ă  enflammer. C’est pour cela que sur le chemin initiatique, quelle que soit la souffrance, les douleurs ne sont gĂ©nĂ©rĂ©es que par l’homme. Et lorsque je dis cela, je ne veux pas faire reposer la responsabilitĂ© des souffrances sur l’homme. Je parle seulement de la racine.

Quels que soient son niveau d’existence et son lieu d’existence, la souffrance est toujours un endroit oĂč l’homme n’a pas compris quelque chose, n’a pas su utiliser quelque chose. Comme l’homme est une gamme d’énergies, une gamme de frĂ©quences, c’est forcĂ©ment une Ă©nergie qu’il n’a pas su utiliser ou aligner, et tout le drame rĂ©side dans ce manque d’alignement.

Quand l’homme sait parfaitement s’aligner avec ses valeurs, quand l’ĂȘtre sait parfaitement vibrer en direction de son Ăąme, toutes les Ă©nergies coulent parfaitement et avec vitalitĂ©.

Par exemple un corps ne devrait pas Ă©prouver de dĂ©gĂ©nĂ©rescence, de vieillissement. Il devrait sans cesse pouvoir se rĂ©gĂ©nĂ©rer. Ce qui crĂ©e le vieillissement, la dĂ©gĂ©nĂ©rescence des cellules c’est un manque d’alignement de la race avec l’ñme.

C’est-Ă -dire, qu’une faute qui est conçue par un groupe originel devient une carence jusque dans la race, que cette race se compose de centaines ou de millions de personnes. Le peuple de la terre, Ă  l’heure actuelle, connaĂźt la vieillesse non pas, parce que c’est un rythme biologique qui a Ă©tĂ© imposĂ© par la nature ou par la loi des MaĂźtres, mais parce qu’il y a bien longtemps, depuis trop longtemps, l’ĂȘtre ne sait pas s’aligner et vivre dans l’alignement avec son Ăąme. Il a donc influencĂ© le livre de la nature, son livre personnel, et a créé, ainsi, la capacitĂ© au vieillissement. La capacitĂ© au vieillissement n’est pas quelque chose de naturel. Et lorsque les scientifiques feront des recherches plus poussĂ©es, ils s’apercevront que c’est une anomalie.

En comparaison avec la nature, un arbre qui perd ses feuilles parce que l’automne arrive n’est pas un arbre qui vieillit. C’est un arbre qui se renouvelle. Il coupe avec l’ancien cycle, il jette les feuilles usĂ©es qui ne lui servent plus, il concentre son Ă©nergie dans ses racines, il ramasse et puise toute la sĂšve, et de lĂ , il commence une nouvelle gĂ©nĂ©ration. Quand un arbre meurt ce n’est jamais de vieillesse, c’est toujours parce que le cycle de la nature l’empĂȘche d’aller plus loin, car sinon, les arbres vous envahiraient et dĂ©clencheraient des rĂ©seaux Ă©nergĂ©tiques qui ne protĂ©geraient plus votre vie comme cela se passe Ă  l’heure actuelle, mais qui au contraire, prendraient votre vitalitĂ©.

C’est ainsi qu’autrefois il y avait une nature gigantesque, avec des arbres gigantesques. Mais en mĂȘme temps que cette nature devenait gigantesque, l’homme s’appauvrissait, parce que toute la vitalitĂ© s’orientait vers ces Ă©lĂ©ments de la nature et l’homme en Ă©tait dĂ©pourvu.

Or celui qui doit vivre sur la terre de façon principale et royale, c’est l’homme, ce n’est pas l’arbre. Donc, il a fallu rĂ©glementer l’arbre et dĂ©cider que selon sa constitution, son rayonnement vibratoire, son type vibratoire, il n’aurait droit qu’à X annĂ©es de vie, parce qu’au delĂ , il deviendrait un vampire, le contraire de ce qu’il est.

Lorsque la fleur se fane ce n’est pas parce qu’elle vieillit, c’est parce que sa racine dĂ©termine qu’il faut rĂ©cupĂ©rer de la sĂšve pour crĂ©er une nouvelle gĂ©nĂ©ration. La racine ne meurt pas, c’est tout simplement son extĂ©riorisation reprĂ©sentĂ©e par la fleur qui s’efface, mais c’est une dĂ©cision de la racine. Toute la puissance de la plante est dans la racine. Ce qui est extĂ©riorisĂ© par les pĂ©tales, les feuilles, la tige, c’est tout simplement ce que l’on appelle en Ă©sotĂ©risme le rayon 3, son intelligence active, sa capacitĂ© Ă  exprimer ce que la racine est en essence, donc ce que ce petit esprit de la nature qui se manifeste en tant que fleur est capable d’ĂȘtre.

Ce qui se passe dans la nature n’est pas un phĂ©nomĂšne de vieillissement, c’est tout simplement la loi qui arrĂȘte l’expression et qui crĂ©e une nouvelle gĂ©nĂ©ration. Ce cycle qui est un cycle biologique existe dans l’homme lui-mĂȘme. Il a la capacitĂ© de se rĂ©gĂ©nĂ©rer pour durer sans cesse et voir toutes les gĂ©nĂ©rations. Mais lĂ , bien sĂ»r, lorsque l’on considĂšre le plan spirituel, on conclut aisĂ©ment que ce n’est pas le but de l’ñme et de la vie de l’ñme sur la terre. Mais cela est prĂ©vu.

Biologiquement, l’homme ne doit pas vieillir. Le vieillissement est une erreur, une mĂ©sentente que l’homme entretient avec sa matiĂšre. Les attachements, les rĂ©voltes, les colĂšres coincĂ©es dans son ventre crĂ©ent des frottements dans ses vĂȘtements subtils qui se distancent les uns des autres. Ce qui fait que, lorsque vous voyez un ĂȘtre humain, vous ne pouvez pas imaginer que vous avez Ă  faire rĂ©ellement Ă  un ĂȘtre humain, parce que son corps physique est lĂ , son corps astral est Ă  trois mĂštres, son corps Ă©thĂ©rique est un peu sur le cĂŽtĂ©, son corps mental est complĂštement perdu dans les hauteurs Ă  dix ou quinze mĂštres pour parler encore de mĂštres, et son corps bouddhique est encore plus loin, plus haut.
Donc, comment voulez-vous que la conscience que vous ĂȘtes, arrive Ă  rĂ©gĂ©nĂ©rer sa cellule, son corps, sa matiĂšre si les corps ne sont pas alignĂ©s ?

C’est comme si vous Ă©tiez au volant de votre voiture, prĂ©vue seulement, pour aller tout droit et que quelqu’un imagine de crĂ©er des virages. DĂšs qu’il y aura un arbre, elle ira s’écraser contre l’arbre, parce que la voiture n’est pas conçue pour tourner mais pour aller tout droit.

La vitalitĂ© de l’ñme c’est la mĂȘme chose. Elle est conçue et ne se dirige que tout droit. La mĂ©sentente qu’entretient l’homme avec sa matiĂšre, crĂ©e ces dĂ©tours. Alors, au premier virage, l’énergie envoyĂ©e par l’ñme va s’échouer sur le point qui est tordu et Ă  ce point créé, au lieu d’ĂȘtre Ă©vacuĂ©e, l’énergie va s’accumuler, l’énergie va dĂ©clencher une sorte de gangrĂšne vibratoire, un abcĂšs plus exactement.

Les jours passants, l’énergie va rĂ©ussir Ă  passer, malgrĂ© tout, pour atteindre un autre plan. Mais voilĂ , il est encore tordu ce plan-lĂ . Alors il y aura crĂ©ation d’un deuxiĂšme abcĂšs. Et au fur et Ă  mesure, en descendant dans tous les corps et toutes les zones de la vie d’un homme, vont se crĂ©er tous ces abcĂšs, les uns aprĂšs les autres. Ce qui fait que, lorsque l’homme naĂźt, lorsque l’homme vit, qu’il respire, qu’il bouge et qu’il n’a pas conscience de ces abcĂšs-lĂ , il va automatiquement dĂ©clencher des maladies, dĂ©clencher mĂȘme des difformitĂ©s, jusqu’à la folie, le dĂ©rĂšglement mental.

Donc pour corriger ces virages dans les diffĂ©rents corps et pour les transformer en ligne droite, il faut avant tout retrouver la volontĂ© de son Ăąme - je ne dis pas l’entĂȘtement de la personnalitĂ© - comme pendant un exercice de mĂ©ditation oĂč il faut vĂ©ritablement avoir envie de rentrer en soi-mĂȘme, celui qui n’a pas envie ne pourra pas faire de la ligne courbe une ligne droite.

Lorsque la comprĂ©hension est absente, seul le temps et la souffrance, justement, lui permettront de corriger sa ligne courbe. Pour celui qui est dĂ©jĂ  suffisamment Ă©veillĂ©, il lui suffit de s’intĂ©rioriser et de prendre contact avec ce que l’on appelle le principe du PĂšre et de se diriger vers le royaume qui est en lui. Le royaume c’est la volontĂ© du PĂšre. C’est la structure, la structure du monde, la structure de l’univers comme la structure de l’homme et c’est aussi la force.

Pourquoi la force ?

Parce que la structure ne peut s’établir qu’avec la force, ce qui de maniĂšre dĂ©viĂ©e et complĂštement incomprise, donne l’expression des dictatures par les hommes.

La structure rigide de la dictature est soutenue par la force. En fait ces ĂȘtres, qui sont des dictateurs, expriment trĂšs maladroitement et aux antipodes de la spiritualitĂ© ce rayon « 1 » qui est le PĂšre. Les dictateurs de votre terre sont des ĂȘtres qui ne savent pas exactement vivre avec la nature de cette vibration. Car chaque homme est plus spĂ©cialement orientĂ© vers un rayon ou un autre, une Ă©nergie ou une autre ; qui a la force, qui a l’amour, qui a l’intelligence, pour communier avec la force, avec le principe « 1 » de l’univers.

L’homme doit avant tout, dĂ©terminer son choix comme j’en ai dĂ©jĂ  parlĂ© si souvent. Il doit vouloir rencontrer le royaume. Il ne peut pas y aller par curiositĂ©. Il ne peut mĂȘme pas y aller par dĂ©votion. Et c’est le drame de cet Ăąge qui est en train de mourir. L’homme croit pouvoir obtenir le royaume en utilisant encore la dĂ©votion.

Or, la dĂ©votion que l’on a connue pendant les deux mille ans prĂ©cĂ©dents n’avait pas pour but de faire dĂ©couvrir le royaume. Elle avait pour but d’intensifier la flamme qui est en l’homme, d’intensifier sa capacitĂ© Ă  ĂȘtre conscient. La conscience est Ă  allier Ă  l’état d’amour sagesse, donc le rayon « 2 ». Il n’y a rien de plus conscient qu’un ĂȘtre qui est trĂšs sensible, mĂȘme si par dĂ©faut il devient trop astral. Plus sensible, il va vibrer davantage Ă  un son de musique, Ă  une fleur qui pousse, Ă  la parole d’un MaĂźtre, Ă  l’inspiration. Tout cela va augmenter sa capacitĂ© Ă  ĂȘtre conscient.

Mais cela ne suffit pas, car cette conscience est impuissante. Il faut prĂ©cipiter ce qui va ĂȘtre la volontĂ© de cette conscience et qui va faire de l’homme un homme de pouvoir. À partir de ce moment-lĂ  l’homme est complet. Dans l’ùre du verseau, l’homme apprendra Ă  devenir complet pour qu’il puisse obtenir une initiation sur le plan bouddhique, qui signe justement l’état d’un homme parfait, d’une humanitĂ© parfaite.

Ce qu’il faut donc comprendre dans tout ce dĂ©veloppement, c’est que la souffrance reprĂ©sente un Ăąge. Exactement comme il y a l’enfance, l’adolescence, l’état d’adulte, la vieillesse, il y a un Ăąge oĂč l’homme sera pour toute l’éternitĂ©. Mais avant qu’il soit, et que cette humanitĂ© qui est Ă  naĂźtre soit pour l’éternitĂ©, les Ăąges doivent se succĂ©der, et Ă  travers les Ăąges il y a tous les maux que les races, que la race humaine doit se partager. C’est inĂ©vitable. Il ne faut considĂ©rer en fait que l’humanitĂ©, et les hommes n’en constituent que les cellules. Mais sans les cellules l’ĂȘtre n’existe pas. Donc chaque cellule est tout aussi importante que l’ĂȘtre total.

La vie de l’univers, la vie du cosmos n’est pas du tout une vie individuelle, c’est une vie universelle. C’est une vie qui se partage et se vit donc Ă  plusieurs. La vie ne se vit pas au niveau d’un moine dans son monastĂšre au temps « X », au niveau d’une prostituĂ©e sur son trottoir au temps « Z », au niveau d’un pĂšre de famille occupĂ© Ă  son travail le jour. La vie n’est pas dissociĂ©e, la vie est un tout parce que la vie s’exprime pour un seul et mĂȘme ĂȘtre.

L’évidence qui fait croire Ă  l’homme que l’autre est diffĂ©rent de lui, est une illusion. Je ne veux pas, trĂšs poĂ©tiquement, faire appel Ă  la phrase qui dit que tous les hommes sont frĂšres, il ne faut pas vivre cette phrase au niveau Ă©motionnel. Nous sommes tous frĂšres, parce que la vie qui est en chacun de nous n’est pas diffĂ©rente d’un homme Ă  l’autre. L’illusion entretenue est l’origine de la souffrance, que ce soit la souffrance physique, Ă©motionnelle ou la souffrance du manque d’argent, par exemple.

Le manque d’argent n’est pas du tout issu du fait qu’un ĂȘtre ne trouve pas sa place dans la sociĂ©tĂ©, n’arrive pas Ă  faire ses preuves et obtenir un poste rĂ©munĂ©rateur. L’argent est une Ă©nergie qui n’appartient pas Ă  l’homme, mĂȘme si l’homme essaie de dĂ©tenir l’argent. C’est un moyen et comme tous les moyens il est en quelque sorte fichĂ© dans le plan lui-mĂȘme, dans le plan des MaĂźtres.

Les MaĂźtres savent et considĂšrent que, si pour crĂ©er telle chose, faire advenir telle autre chose, l’argent est nĂ©cessaire, Ă  partir de ce moment-lĂ , l’argent arrive. C’est pour cela que, dans les prochaines annĂ©es, l’argent de la sociĂ©tĂ© doit complĂštement se transformer, basculer, parce qu’il faut que l’argent redevienne un fluide que le plan puisse manipuler, comme l’eau, le vent, comme n’importe quel autre Ă©lĂ©ment de la terre.

Il faudra donc que la structure actuelle passe et cesse, que la dĂ©valuation sĂ©visse partout, qu’il y ait des pertes de marchĂ©, qu’il y ait la mort de ceux qui dĂ©tiennent et contrĂŽlent ces marchĂ©s. Mais cela est un autre discours.

Donc, si un homme est privĂ© d’argent ce n’est pas parce qu’il est pauvre. Il est privĂ© d’argent, parce que lui-mĂȘme est pauvre et je ne veux pas dire pauvre d’esprit, mais pauvre de comprĂ©hension. Car un homme peut ĂȘtre suffisamment Ă©voluĂ© et ne pas avoir nĂ©cessairement toutes les comprĂ©hensions. Un homme peut ĂȘtre un illuminĂ© et n’avoir aucune comprĂ©hension correcte dans sa relation avec la matiĂšre.

Il y a beaucoup d’ĂȘtres qui sont des illuminĂ©s sur la terre, qui ne comprennent rien Ă  la matiĂšre et qui ne savent pas entrer en relation avec celle-ci. Par contre, Ă  un vĂ©ritable initiĂ© qui sait manipuler la matiĂšre, ce qu’il lui faut vient vers lui. Il n’a mĂȘme pas besoin de chercher, la chose vient Ă  lui. Il se met en rĂ©sonance avec l’abondance divine et l’abondance divine ne sait pas rĂ©sister puisque c’est sa nature de rayonner.

Donc, chaque fois que vous ĂȘtes pauvre, ne cherchez pas l’argent, ne vous forcez mĂȘme pas Ă  travailler, Ă  faire des heures supplĂ©mentaires ou Ă  occuper des postes, des professions qui ne vous plaisent pas et qui usent votre nature. Mettez-vous en rĂ©sonance avec le Divin et Ă  partir de ce moment-lĂ , tout ce dont vous aurez besoin viendra Ă  vous. Mais il faut accepter de connaĂźtre ce que sont les vrais besoins de l’homme.

La sĂ©paration entre les riches et les pauvres, vient de ce que l’homme imagine et dĂ©crĂšte ce dont il a besoin. Ses besoins, teintĂ©s par l’ignorance, tombent dans l’astral, tombent dans l’avarice, dans la cupiditĂ©, la concupiscence.

Il faudra donc, pour profiter de l’abondance, de la clĂ©mence divine, accepter de laisser tomber les dĂ©sirs. Parce que bien sĂ»r, si vous dĂ©sirez la voiture la plus puissante du monde, il ne faut pas faire appel Ă  l’abondance, car l’abondance, par magie, prĂ©fĂ©rera vous faire rencontrer un homme qui va au mĂȘme endroit que vous chaque fois que vous avez besoin de vous dĂ©placer. Ça, c’est l’intelligence de l’abondance.

La sociĂ©tĂ© n’est pas une crĂ©ation divine, la sociĂ©tĂ© est une crĂ©ation humaine et les valeurs de cette sociĂ©tĂ© sont une crĂ©ation humaine, d’oĂč en quelque sorte, la distorsion. Comme la distorsion existe entre les corps subtils de l’homme, il existe aussi des distorsions entre le corps global que l’on pourrait appeler sociĂ©tĂ© et le corps global que l’on pourrait appeler le programme de vie pour les hommes, prĂ©sent dans le plan des MaĂźtres.

Au bout d’un certain temps de coexistence oĂč se sont accumulĂ©s des problĂšmes, des frottements et que la cohabitation n’est plus possible, la sociĂ©tĂ© craque et les races qui arriveront Ă  survivre se retrouveront Ă  l’ñge des cavernes. Comme dĂ©jĂ , cela a failli arriver.

Quand je dis failli cela veut dire que l’homme n’est pas tout Ă  fait retournĂ© Ă  l’ñge des cavernes, mais qu’il en est restĂ© Ă  un Ăąge primitif, ensuite tout est reparti. Si on veut aller de l’avant on ne peut pas se permettre toujours et sans cesse des reculs, ou alors, il faut une bonne fois pour toutes arrĂȘter la machine et redĂ©marrer totalement ailleurs.

Donc, tant qu’il y a un espoir d’évolution, le plan effectuera toujours selon ses lois, et Ă  partir du moment oĂč cette sociĂ©tĂ© sera nouvelle, ce sont tous les concepts de la souffrance qui vont ĂȘtre changĂ©s et transformĂ©s, parce que les expressions et les comprĂ©hensions de l’homme seront diffĂ©rentes. Il dĂ©clenchera donc d’autres types de souffrance.

L’homme ayant vĂ©cu Ă  travers des Ăąges, des cycles et des corps, aura Ă©cumĂ© les problĂšmes qui ont engendrĂ© les souffrances passĂ©es, par contre, il sera de nouveau face Ă  des Ă©nigmes, d’oĂč la crĂ©ation, Ă  nouveau, de certains problĂšmes. Mais s’il est inĂ©vitable qu’il rencontre des problĂšmes et des traumatismes, encore une fois, cela ne veut pas dire que les problĂšmes sont sur lui comme une fatalitĂ© et qu’immanquablement le jour « J » il va rencontrer cet obstacle, ce problĂšme et cette souffrance.

Par la puissance de son alignement et de sa comprĂ©hension il peut effacer ou Ă©courter ce passage. Ce n’est pas Dieu, ou le plan des MaĂźtres qui ont prĂ©vu sur le chemin initiatique les Ă©tapes, les Ă©preuves. L’épreuve apparaĂźt d’elle-mĂȘme au contact de la vĂ©ritĂ©. C’est-Ă -dire que le chemin spirituel est un grand chemin ouvert, libre et tout blanc. Seulement, l’homme qui commence Ă  marcher dessus, (et tout homme marche dessus depuis sa premiĂšre naissance), chaque fois qu’il va faire un pas, qu’il va donc marcher sur la vĂ©ritĂ© et devoir incorporer la vĂ©ritĂ©, tout ce qu’il a de dĂ©faut, d’illusoire et d’imparfait, va rejaillir et sortir sur le chemin en une chose que l’on peut appeler une Ă©preuve.

Sur le chemin de libertĂ© qu’est le chemin spirituel, si l’homme a en lui un mur, le mur de l’incomprĂ©hension, le mur de la haine, de la rĂ©volte, automatiquement dĂšs qu’il va faire un pas, le mur va sortir, se manifester, se concrĂ©tiser sur le chemin, et ce n’est pas la punition de Dieu. C’est simplement Dieu qui lui dit :
« Écoute, regarde, tu transportes un mur et cela crĂ©e un tel poids que tu n’arrives pas Ă  marcher sur le chemin. »

Il faut donc que l’homme se dĂ©barrasse de ce mur, et toute l’épreuve n’est que cette action de se dĂ©barrasser d’une chose, et non pas d’ĂȘtre victorieux sur une chose, victorieux sur la puissance du sexe, sur la puissance du mental, des Ă©lĂ©ments de la terre, sur les dĂ©fauts de la nature humaine. Non. L’épreuve initiatique n’est pas du tout un test : « Voyons s’il contrĂŽle ses Ă©motions, ses dĂ©sirs de devenir puissant, d’avoir beaucoup d’argent, d’avoir la gloire, d’ĂȘtre reconnu. »

Par contre, si en vous il y a le dĂ©sir de la gloire, sur le chemin, viendra l’épreuve nĂ©cessaire pour vous dĂ©barrasser de cette erreur, pour vous dĂ©barrasser de cette Ă©paisseur qui crĂ©e un poids et qui vous empĂȘche de marcher. Cette Ă©paisseur engendre la souffrance, engendre les distorsions dans le corps, engendre la rupture de la communication entre l’ñme et la personnalitĂ©. Chaque fois qu’un ĂȘtre est alignĂ©, cela veut dire qu’il n’entretient plus ou pas d’erreur, qu’il ne s’amuse pas Ă  vouloir la gloire pour la gloire, l’argent pour ĂȘtre puissant, les femmes pour le plaisir ou l’inverse. Seulement il est dans le monde et il vit comme un Saint.

En disant cela, je ne veux pas dire qu’il vit comme un ĂȘtre qui ne va plus toucher l’argent, qui ne va pas connaĂźtre la gloire, qui ne connaĂźtra pas la femme ou vice-versa. Je dis simplement que ces choses Ă©tant des principes, il saura les vivre en tant que principe, sans attache, sans dĂ©sir, sans le mĂ©lange de la possession et du dĂ©sir de possĂ©der. Car tous les dĂ©fauts de la nature humaine ne sont pas engendrĂ©s par autre chose que l’instinct de possession qui est un instinct animal. Et cela s’exprime ensuite par le dĂ©sir d’avoir de l’argent, d’avoir des hommes ou d’avoir des femmes, d’avoir la puissance, d’avoir la reconnaissance, d’avoir, d’avoir


C’est l’instinct de possession qui est Ă  l’origine de tous les dĂ©fauts de la nature humaine, parce que l’instinct de possession est le premier « sentiment » qu’éprouve la nature animale. C’est ainsi que l’animal dĂ©termine son territoire, sa famille, qu’il se bat pour obtenir une femelle. Ce n’est donc qu’un conflit de comprĂ©hension et tout le travail des maĂźtres, du plan des maĂźtres est de rĂ©tablir la comprĂ©hension entre l’homme issu du monde et l’ĂȘtre issu du ciel.

JĂ©sus s’exprimait de deux maniĂšres. Il disait qu’il Ă©tait le fils de l’homme et qu’il Ă©tait le fils de Dieu. Il faut bien comprendre ces deux appellations.

Le fils de l’homme, c’est le fils issu de la matiĂšre, qui est aussi le fils de Dieu, et son rĂŽle est de composer et de jouer avec la matiĂšre. Le fils de Dieu vient prendre l’expĂ©rience du fils de l’homme, vient prendre la puissance acquise par le fils de l’homme, et les deux, lorsqu’ils se retrouvent, font un ĂȘtre cosmique.

Donc, la souffrance Ă  l’intĂ©rieur de tout ce procĂ©dĂ© n’est qu’une Ă©tape alchimique pour comprendre ce qu’est la vie, pour comprendre ce qu’est l’homme et sa relation avec la matiĂšre. Un homme qui souffre Ă  cause de sa matiĂšre, qui a une vie physique trĂšs dure Ă  cause du contexte social et Ă©conomique, Ă  cause d’une maladie, tout en Ă©tant rĂ©elle sa souffrance est quand mĂȘme une illusion, est quand mĂȘme un point qu’il peut dĂ©passer, parce que sa vie, sa vie rĂ©elle ne s’arrĂȘte pas Ă  ce point-lĂ .

S’il croit que sa vie est sa souffrance, il va perpĂ©tuer sa souffrance, comme un moulin qui ne peut cesser de tourner parce que le vent souffle. Si l’on fait cesser le vent, le moulin cesse de tourner. Pour faire cesser le vent, il faut non seulement connaĂźtre la nature de chaque chose, mais aussi accepter de vivre cette connaissance.

Il y a des gens qui connaissent, qui Ă©tudient, qui jouent avec la nature des choses, c’est le cas oĂč l’homme possĂšde le pouvoir. Mais cela ne veut pas dire que l’homme va vivre la nature de la chose. ConnaĂźtre une chose ne va pas forcĂ©ment entraĂźner l’ñme au cƓur de l’essence. L’homme actuel connaĂźt Ă©normĂ©ment de choses, mĂȘme sur un plan Ă©sotĂ©rique. Ce qu’il faut opĂ©rer maintenant c’est une pĂ©nĂ©tration de la loi et non plus une description de la loi. Il faut pĂ©nĂ©trer au cƓur de la loi, et c’est lĂ  tout le dĂ©fi lancĂ© Ă  l’homme, devenir un illuminĂ©. Car, quel que soit votre degrĂ© initiatique, quelle que soit votre avancĂ©e dans l’échelle de la conscience, vous avez le pouvoir de devenir illuminĂ©. Vous pouvez connaĂźtre l’essence des choses, vous pouvez donc entrer en relation avec votre Ăąme et vous placer, Ă  un certain degrĂ©, dans sa conscience, quelle que soit votre initiation.

Pour obtenir le lien avec l’ñme, l’évolution propose plusieurs chemins, et l’initiation n’est pas toujours le seul moyen.

Il y a trois voies que l’on pourrait appeler voie humide, voie sĂšche, et la voie royale qui permet de brĂ»ler les Ă©tapes pour obtenir un lien avec la conscience originelle. Quand ce lien a Ă©tĂ© acquis cela ne veut pas dire que l’homme est devenu un grand initiĂ©, qu’il manifestera de grands pouvoirs ou mĂȘme qu’il aura la comprĂ©hension de toutes les lois. Absolument pas. Car pour avoir la comprĂ©hension et la maĂźtrise de toutes les lois, il va falloir passer par l’initiation, il va falloir marcher sur la voie humide. En attendant il remplira sa vie avec une vision et un Ă©tat cosmique.

C’est ce qui aurait dĂ» ĂȘtre depuis l’origine, si l’homme avait voulu, si la personnalitĂ© avait acceptĂ© tout de suite le plan au lieu de le refuser. Et quand je dis cela, je ne veux pas une nouvelle fois mettre la responsabilitĂ© de ces choses sur le dos de l’homme. Non. Cela pouvait ou ne pouvait pas arriver.

La voie qui a Ă©tĂ© choisie est la voie nĂ©gative. Cela ne veut pas dire que pour l’éternitĂ© l’homme aura un problĂšme avec Dieu. Cela veut dire que son chemin se fera plus difficilement, Ă  tĂątons, dans l’obscuritĂ©. Lorsqu’il dĂ©couvrira une premiĂšre petite lumiĂšre, que ce soit celle de la connaissance, celle de l’amour ou celle de la dĂ©votion, l’homme va retrouver le plan initial, celui qui Ă©tait prĂ©vu Ă  l’origine et tout aura lieu pour lui Ă  ce moment-lĂ . Tandis que pour les autres, continuera le plan gĂ©nĂ©ral, celui qui est dur, celui qui est obscur, parce que les hommes le veulent ainsi.

Pour conclure, il ne faut pas s’apitoyer sur la souffrance, il ne faut pas pleurer Ă  propos de la souffrance, que ce soit la vĂŽtre, celle de celui que vous aimez ou celle de millions d’hommes qui meurent de faim, qui ont froid, qui ont soif, qui ont des maladies. Il ne faut pas perdre de temps Ă  pleurer, Ă  se lamenter, Ă  supplier pour comprendre pourquoi il y a une imperfection, ou pourquoi le MaĂźtre ne se fait pas plus prĂ©sent pour aider l’humanitĂ©. Il faut se mettre Ă  la place du MaĂźtre, et agir. Il faut se mettre Ă  la place du systĂšme et renverser le systĂšme. Agir.

Si vous voulez aider votre voisin qui a faim, ne vous demandez pas si vous devez passer par l’autorisation du chef de famille et si vous devez demander Ă  votre Ă©poux, Ă  votre Ă©pouse, la permission de prendre l’argent du mĂ©nage et aller acheter du pain pour le voisin. C’est la rĂ©action qu’ont la plupart des hommes. Ils ne peuvent pas donner Ă  manger aux peuples qui meurent de faim parce qu’ils pensent au systĂšme Ă©conomique, parce qu’ils pensent au rapport de force, parce qu’ils pensent Ă  des ententes diplomatiques. Ça, c’est le voisin qui pense qu’il doit demander Ă  sa femme la permission de puiser dans le porte-monnaie.

Pourquoi l’homme se rabaisse-t-il Ă  obĂ©ir Ă  un homme plus petit que lui ?
Puisqu’il a envie d’aider, envie d’aimer, envie de secourir, pourquoi ne marche-t-il pas sur les hommes qui l’en empĂȘchent ?

Pourquoi tant de gens, qui ont envie d’aider, se sentent-ils inutiles dans la capacitĂ© d’aider ?
Parce qu’en eux, en fait, l’envie d’aider n’est pas une rĂ©elle envie d’aider, n’est pas un pouvoir en action. C’est une vague idĂ©e amenĂ©e par la peur, par leur propre souffrance, par leurs propres lamentations, par l’émotionnel, mais ce n’est pas le pouvoir.

Lorsque quelqu’un dĂ©tient et rĂ©veille en lui le pouvoir d’aimer, le pouvoir d’aider, de secourir, rien ne l’empĂȘche d’aider les autres. Il crĂ©e Ă  lui tout seul le rĂ©seau nĂ©cessaire pour aider. Dieu merci, des hommes comme ça, il en existe. Leur Ăąme a compris ce qu’est le pouvoir en action. Les autres rĂȘvent encore Ă  propos de l’aide Ă  apporter. EnfermĂ©s dans le brouillard, ils n’en sont qu’à la spĂ©culation, le sentimentalisme, aux pleurs. En fait, ils sont encore des enfants.

Pour instruire convenablement sur la puissance humaine, il faut inĂ©vitablement parler de la vĂ©ritable nature de Dieu. Car l’homme ne peut pas comprendre sa puissance, ni son pouvoir d’action, s’il ne sait pas ce qu’est la nature divine et Dieu. Pour que l’homme arrive Ă  se dĂ©velopper et ĂȘtre vĂ©ritablement un homme, il faut absolument qu’il sorte des limbes de la dĂ©votion et des deux mille ans passĂ©s dans l’ùre des poissons.

Il ne faut plus penser Ă  Dieu comme Ă©tant un ĂȘtre supĂ©rieur Ă  l’homme, comme Ă©tant un ĂȘtre au-dessus de l’homme, comme rĂ©gnant sur l’homme, pouvant tout faire pour l’homme et ayant fait l’homme. Il faut prendre Dieu comme une substance divine certes, mais comme une substance, comme un Ă©tat de chose.

Lorsque vous regardez un ocĂ©an, vous voyez que l’ocĂ©an est l’ocĂ©an. C’est une substance, c’est un Ă©tat de chose, c’est un liquide. À l’intĂ©rieur de ce liquide, de cet Ă©tat de chose, si l’on va dans l’infiniment petit, on peut puiser des particules et s’apercevoir qu’existent des gouttes d’eau, alors que si l’on reste dans un degrĂ© plus visible, on s’aperçoit qu’il y a des vagues, des courants marins, des remous. Dans cette masse qu’est l’ocĂ©an, la vague, le courant marin, le remous, c’est l’homme.

Quelle diffĂ©rence y a-t-il donc entre l’ocĂ©an et le courant, l’ocĂ©an et la vague, l’ocĂ©an et le remous ?

Aucune diffĂ©rence. Lorsque la vague sait qu’elle est l’ocĂ©an elle Ă©branle la montagne, elle use le rocher. Elle ne se dit pas : « je ne suis que la vague, je ne suis que cette partie qui Ă©cume Ă  la surface de l’eau. » Elle sait qu’elle est l’ocĂ©an et qu’elle prend sa puissance depuis le fond mĂȘme de l’ocĂ©an et sur toute la grandeur de l’ocĂ©an. C’est pour cela que la vague est puissante, titanesque, parce qu’elle est l’ocĂ©an. L’homme fait cette diffĂ©rence. L’homme se dit « Je ne suis que la vague, je ne suis que Pierre, je ne suis que Paul. » Mais cette vague, qu’est l’homme, devrait pourtant sentir qu’elle est l’ocĂ©an.

L’homme n’étant pas diffĂ©rent de Dieu, dissociĂ© de Dieu, n’étant pas autre chose que Dieu, lorsqu’il vit sur la terre, il est logique, naturel, enfantin, de comprendre qu’il a le pouvoir puisqu’il est Dieu incarnĂ© sur la terre.

Alors, pourquoi Dieu attend-il d’un autre lui-mĂȘme, qui serait au delĂ , que la chose arrive, que la perception vienne ?

Puisqu’il est ici sur la terre, il ne peut pas ĂȘtre au ciel. Il est ici sur la terre et il est toi, il est vous. Les hommes se dissocient de Dieu et prient un Dieu extĂ©rieur Ă  eux-mĂȘmes, un Dieu qui est dans le haut du ciel, dans le fond de la puissance, dans le fond de la conscience. Rien n’est plus faux, plus bĂȘte mĂȘme. Rien n’est plus illusoire.

Il n’existe pas un Dieu qui est en haut et des hommes qui sont en bas. Il existe Dieu, qui est allĂ© en bas. Lorsque l’homme veut agir, lorsqu’il veut changer le monde, il ne faut pas qu’il prie un Dieu. Il faut qu’il soit un Dieu et qu’il fasse selon sa divinitĂ©. C’est complĂštement diffĂ©rent.

Le pouvoir entre dans l’homme qui peut dire : « Je suis cela, je suis Dieu. Je ne suis pas une copie de Dieu. Je suis Dieu venu sur la terre. »

L’occultiste qui a l’esprit dĂ©formĂ© se dit : « Dans la vie il y a les Ă©preuves, l’épreuve du feu, de la terre, de l’air, de l’eau, et il faut que je combatte mes instincts. Il faut que je domine ma personnalitĂ©. » Ce langage est une page de l’ésotĂ©risme, une page de l’occultisme, mais ce n’est pas l’occultisme. C’est comparer les avions supersoniques d’aujourd’hui Ă  la charrette Ă  bƓufs d’autrefois.

Il faut sortir des comprĂ©hensions complĂštement dĂ©passĂ©es, illusoires, vieillottes qui aboutissent Ă  une voie sans issue. Il faut maintenant rĂ©viser sa façon de penser, sa façon d’envisager le processus alchimique qui s’effectue en l’homme. Les Ă©nergies qui Ă©taient en action aux premiers Ăąges sont les mĂȘmes qu’actuellement, mais avec un degrĂ© diffĂ©rent. Chaque fois que le degrĂ© s’intensifie, la comprĂ©hension doit changer. On utilise encore les vieilles idĂ©es, les vieilles Ă©nergies qui ne fonctionnent plus. Une Ă©nergie nouvelle arrive pour que l’homme fabrique un nouvel homme. Ce n’est que dans cette mesure que l’homme sera nouveau.

Question 2 (retour liste 👆)

Dans une famille il y a quatre non voyants, pourriez-vous nous dire s’il existe, dans ces cas-lĂ , une hĂ©rĂ©ditĂ© ou un karma familial. Quelle mission peut avoir un non voyant par rapport Ă  son entourage, aux gens qu’il rencontre. Qu’attend-on de lui plus particuliĂšrement dans cette incarnation ? A-t-il la possibilitĂ© d’épurer son karma et de guĂ©rir en retour sa cĂ©citĂ©, ou toute autre affection physique grave, ou est-ce impossible ?

Réponse

Comme je l’ai dit tout Ă  l’heure, l’homme ne vit pas pour lui-mĂȘme sĂ©parĂ© des autres. Les hommes vivent les uns pour les autres, et lorsqu’une dĂ©faillance s’inscrit dans une lignĂ©e gĂ©nĂ©tique, dans un code gĂ©nĂ©tique, ce n’est pas parce qu’il faut crĂ©er cette lignĂ©e gĂ©nĂ©tique-lĂ , pour que les Ăąmes ayant failli, puissent rencontrer les corps qui leur permettront d’épurer le karma. C’est tout simplement, et Ă  un niveau beaucoup plus abstrait, dans une dimension beaucoup plus large, la matiĂšre qui doit ĂȘtre purifiĂ©e.

Pour purifier la matiĂšre, les Ăąmes acceptent tous les problĂšmes, ce que l’individu ne sait plus lorsqu’il se trouve dans son corps. Il ne sait plus qu’il a acceptĂ© de purifier la matiĂšre, de purifier le corps du monde, de purifier le corps de l’humanitĂ©. Alors, ayant oubliĂ©, il se demande de quel mal il est frappĂ©.

Il existe davantage de karma collectif que de karma individuel. Non pas parce que l’homme vit uniquement d’aprĂšs la loi de la collectivitĂ©, comme je viens de le dire, mais parce que si un homme fait une erreur, des millions d’autres hommes font la mĂȘme erreur, et c’est Ă  cause de cela qu’il y a correspondance. C’est Ă  cause de cela qu’une donnĂ©e peut devenir un code gĂ©nĂ©tique et s’exprimer sur toute une gĂ©nĂ©ration ou toute une famille.

Le karma collectif, ou, disons la purification collective, est quelque chose qui s’opĂšre de façon beaucoup plus magistrale que la purification individuelle. Si l’homme n’avait que la purification individuelle il serait dĂ©jĂ  libĂ©rĂ©. Seulement on ne vit pas Ă©goĂŻstement sur sa petite planĂšte. On vit pour un ĂȘtre que l’on compose et qui s’appellera plus tard un logos, un ĂȘtre planĂ©taire, un ĂȘtre cosmique. Chaque petite cellule doit dĂ©couvrir cette responsabilitĂ© qu’elle assume sans problĂšme, sans dĂ©faillance, quand elle demeure dans les plans invisibles, Ă  l’état d’ñme, mais dont elle perd cette connaissance lorsqu’elle tombe dans le plan physique. Chacun perd la connaissance de l’universalitĂ© que l’on compose.

Un ĂȘtre cosmique qui s’incarne, va crĂ©er inĂ©vitablement des humanitĂ©s et des formes diverses, depuis les minĂ©raux, en passant par les poissons, les roses, les palmiers et les ĂȘtres humains et plus tard mĂȘme les anges.

En mĂȘme temps qu’il crĂ©e ces choses qui paraissent extĂ©rieures et diffĂ©rentes de lui, ces choses ne sont pas diffĂ©rentes de lui. Vous ne pouvez pas dire de votre cellule, la cellule qui est sur votre doigt en ce moment, qu’elle n’est pas de vous, et elle ne peut pas dire qu’elle n’est pas vous-mĂȘme. Cette cellule c’est vous et elle le sait aussi. C’est pour cela qu’elle a une intelligence et c’est pour cela qu’elle a un dĂ©veloppement. Car de la mĂȘme maniĂšre que les hommes assument le dĂ©veloppement pour cet ĂȘtre cosmique qu’il compose, la cellule assume et assure le dĂ©veloppement pour l’individualitĂ© que vous reprĂ©sentez.

Dans le cheminement initiatique et le parcours de l’occultiste, ce phĂ©nomĂšne est connu. C’est ce qui donne lieu Ă  l’alchimie. L’occultiste essaie de dĂ©gager le pouvoir de sa matiĂšre, le pouvoir de sa cellule, pour que chacune de ses cellules soit un ĂȘtre rĂ©alisĂ© comme lui-mĂȘme peut l’ĂȘtre en disant « Je ». Il faut que chacune de ses cellules rĂ©sonne du mĂȘme « Je », de cette capacitĂ© Ă  ĂȘtre auto consciente et puissante. Si vous comprenez exactement le rapport de votre conscience avec votre corps, votre cellule, vous comprenez exactement le rapport qui existe entre cet ĂȘtre cosmique, ce logos et vous-mĂȘme.

Il faut comprendre que toute la vie est reprĂ©sentĂ©e comme une succession d’emboĂźtements, comme des poupĂ©es russes, la plus petite s’emboĂźtant dans une plus grande, s’emboĂźtant dans une autre encore plus grande, jusqu’à ce qu’on en arrive Ă  ne plus pouvoir mesurer la grandeur de la derniĂšre poupĂ©e. C’est ce qui permet d’exister Ă  la vĂ©ritĂ© qui dit que : « Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». Sinon il n’y aurait pas de relation entre le bas et le haut.

Au niveau de votre vie individuelle, vous devez donc savoir qu’il existe cette mĂȘme analogie entre vous et le logos qui est Ă  naĂźtre, que vous ĂȘtes, que nous sommes nous tous, depuis le plus petit des ĂȘtres humains jusqu’au plus grand MaĂźtre, jusqu’au plus grand Bouddha.

Lorsque l’on parle de la purification de cette matiĂšre, il faut s’attendre Ă  ce que des Ăąges, des dĂ©cennies entiĂšres soient utilisĂ©es pour purifier cette matiĂšre, pour la dynamiser, pour la retrouver. Quand je dis retrouver, je parle du feu, de la puissance qui est dans la matiĂšre. Donc, pour retrouver cette puissance il faut supprimer tout ce qui empĂȘche cette puissance de s’exercer.

L’homme a le pouvoir, puisque l’intelligence lui a Ă©tĂ© donnĂ©e, d’accĂ©lĂ©rer toutes les purifications. Et c’est Ă  cause de cela que sont nĂ©es des disciplines comme la mĂ©decine. Par la mĂ©decine l’homme a le pouvoir d’accĂ©lĂ©rer la purification de façon que les Ă©tapes, le partage du fardeau en quelque sorte soit plus court, pour qu’un individu ne vive pas le handicap, la difformitĂ©, toute sa vie. Cela, la mĂ©decine le dĂ©couvrira, et cela, est son but, car c’est le pouvoir qui a Ă©tĂ© donnĂ© Ă  l’homme. On peut l’appeler mĂ©decine, mais en fait c’est tout simplement l’intervention de l’homme dans la vie de l’homme.

La mĂ©decine, la future mĂ©decine aura le pouvoir d’écourter ce moment de purification, d’intervenir dans sa matiĂšre. Par la recherche sur la gĂ©nĂ©tique, les hommes dĂ©couvriront dans les laboratoires qu’il existe une part de lumiĂšre et une part d’obscuritĂ©. Exactement comme cela existe dans l’univers, dans la crĂ©ation, dans l’instant de la crĂ©ation de la cellule.

Quand je dis obscuritĂ©, je ne parle pas de l’antagoniste de la lumiĂšre, de la loge noire, ou du diable, ou de tout le contraire de la lumiĂšre. Lorsqu’il y a crĂ©ation, il y a explosion du feu, il y a extĂ©riorisation d’un feu qui vient d’un monde complĂštement invisible et non manifestĂ©. Lorsqu’il se manifeste dans le territoire du manifestĂ©, cette explosion crĂ©e un dĂ©chet. C’est inĂ©vitable. MĂȘme Dieu ne peut pas crĂ©er autrement et c’est pour cela qu’il s’incarne. C’est parce qu’il y a production de ce dĂ©chet qu’il faut Ă©liminer par toutes sortes d’ñges, par toutes sortes de civilisations, par un grand théùtre qui n’arrĂȘte pas de tourner, et Ă  force de tourner, les impuretĂ©s se dĂ©posent sur les cĂŽtĂ©s et disparaissent. Il ne reste que le cƓur qui est pur.

Les gĂ©nĂ©ticiens vont donc dĂ©couvrir qu’à la base, Ă  l’instant de la formation de la vie existe dĂ©jĂ  cette cohabitation entre une masse de lumiĂšre et une masse lourde de matiĂšre que l’on ne peut dissocier. C’est ce qu’on appelle vĂ©ritablement la matiĂšre. C’est la poussiĂšre de l’univers. Et il faut du temps, aussi bien Ă  la cellule, aussi bien Ă  l’homme qui est la grande cellule du cosmos, ainsi qu’au logos, qui est la trĂšs grande cellule d’un autre logos, il faut du temps Ă  toutes ces cellules pour Ă©cumer cette part de poussiĂšre, d’impuretĂ©. C’est pour cela que l’on pense Ă  un mal originel, Ă  une imperfection originelle. C’est vrai, mais c’est faux en mĂȘme temps, parce que cette imperfection ne vient pas du fait que l’ĂȘtre est imparfait, elle vient de la production mĂȘme de la vie.

L’homme de demain concevra diffĂ©remment Dieu, sa propre nature et l’univers. Et ceci viendra non pas par la religion, ou une nouvelle, pas plus que par l’ésotĂ©risme, mais par la science, car c’est le rayon sur lequel nous comptons pour affranchir l’homme de ses limitations, l’homme de son impuissance ; la science, le rayon 5.

Parce que si, dans un premier temps, c’est vrai, c’est un rayon qui intensifie la matĂ©rialitĂ©, le matĂ©rialisme, les idĂ©es concrĂštes, dans un second temps, c’est un rayon qui permet d’ĂȘtre d’une pure logique et d’un pur mental face aux donnĂ©es qui sont trouvĂ©es et expĂ©rimentĂ©es. Et cette puretĂ© mentale ne peut ĂȘtre dĂ©clenchĂ©e qu’en prĂ©sence ou par l’exercice du rayon 5.

C’est pour cela qu’il est en activitĂ© Ă  l’heure actuelle, parce que cela coĂŻncide avec le moment, pour l’homme, de passer sur le plan mental. Sans avoir bien vĂ©cu le 5e rayon d’abord, l’homme ne pourrait pas passer sur le plan mental. Si l’homme n’avait pas la science concrĂšte, quitte mĂȘme Ă  s’enfoncer dans trop de matĂ©rialisme, il ne saurait pas devenir un nouvel homme. Il resterait un ĂȘtre qui croit aux choses parce qu’il subodore les choses, comme cela s’est passĂ© dans d’autres Ăąges, dans certaines tribus qui vivent certes en grande harmonie avec la nature, avec mĂȘme certains principes cosmiques, mais qui n’arrivent pas du tout Ă  comprendre ces principes, Ă  les dominer, Ă  s’en renforcer. Parce que simplement le mental n’est pas suffisamment prĂ©sent en eux.

Le mental ne peut ĂȘtre apportĂ© que par le rayon 5. C’est la clef, c’est la charniĂšre et c’est en mĂȘme temps un rayon qui permet Ă  l’homme de devenir un homme. C’est pour ça qu’il porte le chiffre 5. L’homme pose une tĂȘte sur ses quatre membres et il devient le 5. Il n’est plus deux bras qui travaillent, qui cherchent la nourriture et qui la prĂ©pare. Il n’est plus deux jambes qui marchent et qui vont Ă  l’endroit des dĂ©sirs. Il est un ĂȘtre, qui avec cette tĂȘte, contrĂŽle son quaternaire et c’est complĂštement diffĂ©rent.

L’homme de demain sera un homme qui comprendra Dieu, non pas comme une substance extĂ©rieure Ă  lui-mĂȘme, mais comme Ă©tant lui-mĂȘme l’expression de Dieu. Il verra l’homme comme Ă©tant l’expression vĂ©ritable de l’ĂȘtre cosmique et ainsi il n’aura plus besoin de religion, plus besoin de sociĂ©tĂ©s initiatiques, plus besoin d’écoles initiatiques. Tout deviendra par lĂ  mĂȘme, sacrĂ©.

À l’heure actuelle il existe des religions, des Ă©coles initiatiques en abondance et toutes sortes de choses en grande abondance, si bien que les hommes ne savent plus que choisir, rien ne paraĂźt sacrĂ© parce que l’homme fait toujours rĂ©fĂ©rence Ă  l’extĂ©rieur. Tant qu’il n’aura pas compris rĂ©ellement sa propre nature, il ne reconnaĂźtra rien comme Ă©tant sacrĂ©, mĂȘme pas lui-mĂȘme. Et c’est pour cela qu’il accepte de s’abĂźmer dans l’exercice de choses nĂ©gatives comme les vices, comme la prostitution, comme la drogue, la mĂ©chancetĂ©, comme l’abus de la violence, parce qu’il ne se considĂšre pas comme sacrĂ©. Il ne se demande mĂȘme pas ce qu’il est. Il n’est pas un homme en vĂ©ritĂ©.

Donc, en ayant une vision nouvelle, la puissance d’intervention pour la purification de la race et de la matiĂšre va ĂȘtre renforcĂ©e, et par des moyens tout Ă  fait naturels, tout Ă  fait concrets et physiques, comme des nouvelles mĂ©decines. Ainsi, celui qui, malgrĂ© le grand mouvement, accuserait encore un « handicap » sera soignĂ© trĂšs vite, exactement comme on soigne un rhume. Parce que si la cellule se dĂ©forme, si la cellule ne fonctionne pas dans le cas d’un handicap, c’est qu’au cƓur, la donnĂ©e n’est pas vĂ©cue. Donc, il suffira de redonner une vitalitĂ© Ă  la donnĂ©e, de redonner une Ăąme Ă  la cellule, un code, et elle fonctionnera Ă  nouveau.

À l’heure actuelle, l’homme avance du pas qu’il peut et s’il ne peut pas aller aussi vite que ce que la souffrance humaine lui rĂ©clame, il faut savoir continuer encore un peu, Ă  porter le fardeau et ĂȘtre l’endroit oĂč s’opĂšre la purification. Donc, pour qu’il n’y ait plus jamais de problĂšme, pour l’avenir de la race, il doit savoir ĂȘtre le laboratoire oĂč s’opĂšre la mutation. Il faut, je dirais mĂȘme Ă  la limite, ĂȘtre fier de ce travail, car c’est un travail.

L’homme doit donc travailler cette matiĂšre pour redonner un maximum de lumiĂšre Ă  chacune de ses cellules, Ă  chacun de ses atomes, en compensation de la particule de poussiĂšre inĂ©vitable qui existe Ă  l’origine. Il ne faut pas qu’il plie sous le fardeau et sur l’aspect Ă©motionnel de son Ă©tat, sous le regard que donne l’émotion. Il ne faut pas que le regard des autres soit de la pitiĂ©, ou soit un jugement, et Ă  un quelconque moment un affaiblissement de la considĂ©ration pour l’autre.

Dire le pauvre, Ă  quelqu’un qui a un problĂšme ou un handicap, ce n’est pas connaĂźtre le pouvoir d’action de l’homme. Non seulement de l’homme qui paraĂźt ĂȘtre la victime, mais des autres autour de lui qui doivent l’aider, parce que c’est de la responsabilitĂ© humaine de purifier la matiĂšre globale que reprĂ©sente le corps des hommes. C’est donc une responsabilitĂ© qui incombe Ă  tous, et il ne faut pas l’exĂ©cuter avec Ă©motion. Il faut tout simplement se dire : « je mets toutes mes Ă©nergies Ă  effacer cette infĂ©rioritĂ©, cette obscuritĂ©. »

Si vous voulez vous aider vous-mĂȘme, ou si vous voulez aider les autres, c’est ce qu’il faut faire, engager vos forces, les faire converger dans un acte conscient et volontaire pour transformer cette matiĂšre. Il ne faut pas perdre de temps avec les Ă©motions, il ne faut pas perdre de temps avec les sentiments, il faut dĂ©couvrir la joie d’exister et il faut rire. Autant l’homme saura rire, autant il saura travailler, et s’il sait rire et travailler, il aboutira Ă  la victoire.

Mais c’est au niveau de la gĂ©nĂ©tique que l’homme dĂ©couvrira les moyens de purifier sa matiĂšre et de libĂ©rer sa matiĂšre de l’emprise de cette poussiĂšre originelle, et cette poussiĂšre deviendra par lĂ  mĂȘme de la lumiĂšre. C’est ce qui se passe, tout Ă  fait individuellement, quand l’homme devient un MaĂźtre, lorsqu’il atteint ce que l’on appelle la 5e initiation majeure. À ce moment-lĂ  toute sa matiĂšre est sublimĂ©e. La lumiĂšre de son Ăąme enfin retrouvĂ©e, si je puis m’exprimer ainsi, se prĂ©cipite au cƓur des cellules et fait de la cellule non plus un agent Ă©tranger de la lumiĂšre, mais une partie active de la lumiĂšre. Comme l’atome est une partie nĂ©cessaire Ă  l’énergie.

Étudions un peu cette image pour bien comprendre.
Il y a l’énergie et il y a l’atome.

Si l’on brise l’atome on dĂ©clenche de l’énergie, mais l’énergie existe mĂȘme s’il n’y avait pas l’atome, mĂȘme s’il n’y avait pas cette prison, cette matĂ©rialisation que l’on appelle l’atome. Lorsque l’on brise l’atome on redĂ©couvre l’énergie qui en fait est partout autour de l’individu. L’énergie qui est dans l’atome se trouve aussi bien au cƓur de votre cellule, au cƓur de la goutte d’eau, que dans l’air que vous respirez. La seule diffĂ©rence, c’est qu’en passant par l’atome, cette Ă©nergie devient plus concrĂšte et trouve une porte sur le physique et le matĂ©riel.

De la mĂȘme maniĂšre, lorsque l’ñme ou l’initiĂ© devient un ĂȘtre authentique, rĂ©alisĂ©, il brise ses cellules et prend toute l’énergie qui se trouve dans celles-ci, une Ă©nergie beaucoup plus dynamisĂ©e, beaucoup plus vibrante, beaucoup plus puissante, puisqu’elle est passĂ©e par la condensation que reprĂ©sente la matiĂšre.

Lorsque l’on observe les Ă©lĂ©ments de la nature, on se rend compte que c’est dans les minĂ©raux, qui sont extrĂȘmement condensĂ©s, donc extrĂȘmement matĂ©riels, que l’on trouve la plus grande capacitĂ© Ă  garder, Ă  conserver et Ă  rayonner l’énergie. Ce n’est pas dans la fleur, dans l’arbre, dans l’eau, dans le feu, ni dans l’air, c’est dans les minĂ©raux.

Par contre, plus on voudra jouer avec les Ă©nergies subtiles, plus on devra faire appel Ă  la fleur, Ă  l’air, au feu, Ă  l’arbre. Mais on ne pourra jouer avec ces Ă©nergies-lĂ , ni leur faire appel, tant que l’on n’aura pas vĂ©ritablement maĂźtrisĂ© cette Ă©nergie du bas de l’échelle, qui est dans le minĂ©ral, qui est dans votre matiĂšre, dans votre ventre.

Le rĂšgne minĂ©ral en vous c’est le ventre, le bas-ventre. LĂ , est le siĂšge du rĂšgne minĂ©ral en vous, toute l’énergie est lĂ . Ce n’est pas pour rien que c’est le siĂšge de la Kundalini. Plus on monte, plus on dĂ©couvre le rĂšgne vĂ©gĂ©tal, puis l’air, puis l’eau, puis le feu, jusqu’à dĂ©couvrir l’esprit. Mais n’empĂȘche que la vie commence lĂ  dans le ventre, dans le bas-ventre, avec le minĂ©ral et avec la Kundalini.

Pour parler un peu plus longuement sur la question qui a Ă©tĂ© posĂ©e et pour dire quelque chose de plus individuel Ă  propos des gens qui ont Ă©tĂ© citĂ©s, ce qu’il faut donc, c’est leur apprendre, si cela est possible, si elles acceptent, Ă  visionner la vie. Si l’on ne peut pas voir la vie, la visionner reste possible parce que cela est la vĂ©ritĂ©. La vision intĂ©rieure ne passe pas par les yeux, par l’activitĂ© d’un quelconque membre. La vision de la vie passe par l’ouverture de l’ñme. C’est donc un Ă©tat de chose, un Ă©tat intĂ©rieur. La vision de la vie c’est cela, c’est sentir la nature de la vie au cƓur et au creux de l’ñme. Peu importe si Ă  l’extĂ©rieur il y a quelque chose d’autre. Cela ne sera jamais la vie. Tous les hommes qui vivent Ă  l’extĂ©rieur ne connaissent pas la vie. Ils la voient, mais ils ne la connaissent pas.

« Que ceux qui ont des yeux pour voir ne voient plus et ceux qui ont des oreilles pour entendre n’entendent plus. »
Que voulait-il dire par lĂ  ?
Il voulait dire que par l’instrument que reprĂ©sente le corps, les gens font toujours rĂ©fĂ©rence Ă  l’extĂ©rieur, et ainsi, si Ă  l’extĂ©rieur ils voient la vie, ils ne cherchent plus la vie ; si Ă  l’extĂ©rieur ils ressentent la vie, par le dĂ©sir, par le plaisir, ils ne cherchent plus la vie, son bonheur et sa vitalitĂ©.

Donc il faut que l’homme ne voie plus pour qu’il puisse visionner la vie. Il faut que l’homme n’entende plus la vie pour qu’il puisse Ă©couter la vie.

Il y a toujours un moment oĂč les MaĂźtres, pour accomplir l’évolution de la race, mĂȘme si l’homme est libre, dĂ©crĂštent que l’homme ne verra et n’entendra plus, parce que ce qu’il voit et ce qu’il entend, il le voit et il l’entend mal. Ainsi les MaĂźtres dĂ©clenchent des Ă©nergies, et ceux-ci s’activent Ă  l’heure actuelle par l’intermĂ©diaire de Pluton, pour que ceux qui seraient trop enfermĂ©s dans la jouissance primaire de la vie ne puissent plus jouir de la vie. Ce qui, par lĂ  mĂȘme, dĂ©clenche cette vague d’individus qui ont recours Ă  l’autodestruction par tous les moyens, que ce soit par l’alcool, par la drogue, la prostitution, le suicide, ou par leur adhĂ©sion Ă  certains mouvements de terrorisme ou d’anarchisme, tout ce qui est destruction.

Il y a toujours un moment oĂč le MaĂźtre a droit Ă  la parole et dit non.
« Tu as eu mille ans, deux mille ans, cinq mille ans oĂč tu as fait ce que tu voulais. Maintenant il faut que tu t’alignes et que tu fasses selon la loi. Lorsque tu auras appris le peu que l’on essaie de t’apprendre en te forçant Ă  t’aligner, alors tu pourras encore, pendant deux mille ans, faire ce que tu voudras. Mais maintenant, on aligne tout le monde. »

Conclusion.

Il m’est toujours demandĂ© de conclure, alors que je voudrais poursuivre.
Cette conversation va durer et continuera Ă  travers les Ăąges et Ă  travers tous les ĂȘtres, Ă  partir du moment oĂč chaque ĂȘtre accepte de se laisser imprĂ©gner par la parole. Non pas par celle qui vient d’ĂȘtre dite, mais par la parole qui rayonne depuis toute Ă©ternitĂ© et qui vient du cƓur des MaĂźtres, qui eux-mĂȘmes sont la parole de rayonnement du mental de Dieu.

Donc il est du pouvoir et de la libertĂ© de chaque homme de continuer cette conversation, de continuer cette relation, s’il sait se mettre dans la rĂ©sonance qu’il faut. Je ne dis pas que dĂšs demain vous entendiez tous dans votre tĂȘte la voix parler ou rĂ©sonner. Ce n’est pas cela le but. Le fait que la voix du guide s’exprime par une voix aujourd’hui (mĂ©dium), ne veut pas dire que c’est le phĂ©nomĂšne qui est attendu et qui est prĂ©fĂ©rĂ©. Le phĂ©nomĂšne prĂ©fĂ©rĂ© serait qu’il n’y ait personne individuellement qui ait ce travail-lĂ  Ă  faire, mais que tous les hommes en groupes et dans une bonne volontĂ© commune reçoivent l’inspiration et se mettent au travail pour accomplir la chose.

Ce n’est pas honorifique pour la personne ou les personnes qui reçoivent plus prĂ©cisĂ©ment et plus directement le message. Pour nous ces gens-lĂ  ne sont pas plus importants que vous ne l’ĂȘtes. Ils n’ont pas plus de valeur que vous n’en avez. Seulement il se trouve qu’il vaut mieux faire comme cela, que de ne rien faire du tout. Il vaut mieux passer par une individualitĂ© si l’on ne peut adombrer la masse entiĂšre. Mais en fait et en vĂ©ritĂ© je vous assure, l’adombrement est planĂ©taire, il n’est pas individuel.

C’est pour cela que celui qui pense avoir Ă©tĂ© choisi pour faire ce travail ne comprend rien et n’est pas digne du travail qu’il accomplit. Il vĂ©hicule quelque chose qui est gĂ©nĂ©ral. Il ne fait rien de diffĂ©rent. Il fait ce qui est naturel et ce naturel vit Ă  l’intĂ©rieur de tous.

Qu’est ce qui fait que ce naturel est un petit peu grippĂ© ?
Ce n’est pas parce que celui qui dĂ©couvre ce naturel est plus compĂ©tent et que celui qui ne le dĂ©couvre pas l’est moins. C’est tout simplement parce que l’un n’a pas fait l’effort et ne se connaĂźt pas tel qu’il est. L’adombrement est planĂ©taire et va mĂȘme dans les plus petits rĂšgnes de la nature. Tout le monde est concernĂ©, mĂȘme le diable en profite au passage. MĂȘme lui, on essaie de le transformer, bien que pour nous le diable soit complĂštement autre chose que ce que l’homme imagine.

Les tĂ©nĂšbres profitent de la lumiĂšre, parce que les tĂ©nĂšbres ne sont pas vĂ©ritablement tĂ©nĂšbres. Les tĂ©nĂšbres c’est simplement de la lumiĂšre qui ignore qu’elle est lumiĂšre. Ne dites pas : « je ne peux pas, je ne suis pas, je n’ai pas mĂ©ditĂ©, je ne suis peut-ĂȘtre pas suffisamment incarnĂ©, je n’ai pas connu le MaĂźtre untel, je n’ai pas le feu X qui fonctionne ». Non.

Seulement dĂšs demain, libĂ©rez-vous de tout ce qui vous empĂȘche d’ĂȘtre la lumiĂšre. Si vous vous sentez Ă©goĂŻste eh bien, commencez Ă  donner et automatiquement en vous dĂ©pouillant du nĂ©gatif, tout ce qui est positif en vous, vous fera subir l’adombrement. Vous allez rencontrer l’adombrement Ă  votre maniĂšre et de la façon dont vous ĂȘtes le plus Ă  mĂȘme de l’exprimer : certains en devenant guĂ©risseur, tĂ©lĂ©pathe, guide de mĂ©ditation, un grand humaniste ; d’autres en dĂ©couvrant une nouvelle agriculture, en dĂ©couvrant une nouvelle mĂ©decine, ou une nouvelle façon de jouer avec les Ă©nergies ou d’amĂ©liorer la condition humaine ; d’autres encore, en se dĂ©couvrant un immense cƓur, un immense amour qui le porte Ă  aller soulager ceux qui ont des problĂšmes. Chacun a du travail Ă  faire.

Seulement le travail ce n’est pas quelque chose que les MaĂźtres proposent aux hommes. C’est l’homme qui prend ce travail, qui le fait et qui dit : « PĂšre, j’ai dĂ©cidĂ©, j’assume ce travail, je le fais. Ici et maintenant, je commence et j’accomplis. » Et si, ici et maintenant, vous accomplissez, le MaĂźtre ne peut que venir. C’est comme un tapis roulant. Vous le mettez en marche et la marche va revenir Ă  son point d’origine, le circuit tourne.

Alors ne vous appesantissez pas sous des poids, des poids de reproches, d’amertumes, ou de constats de vos incapacitĂ©s. Vos incapacitĂ©s, elles existent si vous y croyez. Elles n’existent plus si vous travaillez Ă  obtenir la puissance.

Seulement l’homme a l’esprit nĂ©gatif. Il se dit, « je n’ai pas », au lieu de se dire, « je vais avoir », c’est complĂštement diffĂ©rent. Car c’est vrai qu’aujourd’hui vous n’avez pas, c’est vrai qu’aujourd’hui vous n’ĂȘtes pas le Christ, vous n’avez pas tous les pouvoirs, vous n’avez pas la grandeur de l’ñme. Mais cela ne veut pas dire que vous ĂȘtes cela, ne veut pas dire que vous resterez cette incapacitĂ©. Cela veut dire, que le travail se propose et se prĂ©sente Ă  vous pour ĂȘtre tout ce qui est positif, pour ĂȘtre tout ce qui est force, tout ce qui est divin.

Alors, changez la vapeur. Changez la façon de penser. Ne vous dites pas « je n’ai pas, je ne peux pas ». Dites : « Je suis. MĂȘme si je ne suis pas encore, je sais que je suis et je vais travailler pour l’ĂȘtre vĂ©ritablement. »

C’est de l’espoir que je veux vous donner. L’énergie primordiale fera de l’homme un homme qui avance, qui se tient debout. Un homme qui n’a pas d’espoir n’est pas un homme debout, mĂȘme s’il est debout, il restera couchĂ©.

C’est pour cela que JĂ©sus a dit : « Laisse les morts enterrer les morts ».

Et pourtant il parlait des vivants. Mais il y a des gens que l’on pourrait comparer Ă  des morts, parce qu’en eux, il n’y a plus de flamme, mĂȘme pas la flamme du mental. Car si un homme possĂ©dait vraiment son mental, il ne connaĂźtrait jamais le pessimisme, il ne connaĂźtrait jamais la nĂ©gativitĂ©. Le mental ne va pas un jour au positif, le lendemain au nĂ©gatif. Le mental est neutre. Si l’homme n’est pas encore dans le neutre, c’est parce que le peu de mental qu’il a, est encore teintĂ© d’astral, donc d’émotions.

C’est dans ces Ă©motions que balancent le positif et le nĂ©gatif. Je suis, je ne suis pas. Je vis, je meurs. En Ă©purant tous ces comportements dont on vient de parler, l’homme sera capable non seulement d’évoluer, d’ĂȘtre un homme debout, mais en plus, il sera capable de collaborer avec les MaĂźtres et les Dieux qui existent en lui-mĂȘme.

Donc, si vous ĂȘtes assis ici aujourd’hui dans l’incapacitĂ© de parler avec moi, avec nous, c’est parce qu’en vous il y a l’idĂ©e, la croyance que vous n’ĂȘtes pas capable. Ce n’est pas parce qu’il y a l’incapacitĂ©, c’est parce que vous croyez dans ce mirage.

DĂšs demain, quand vous allez vous lever, ce qu’il faudrait faire ce n’est pas de penser Ă  tout ce que nous avons Ă©changĂ©, tout ce que je vous ai dit. Je ne veux pas que vous pensiez Ă  moi. Je ne veux pas que vous vous souveniez d’un seul mot, cela est inutile. Je n’apprĂ©cie pas du tout que l’on se rĂ©pĂšte les paroles, comme si cela Ă©tait des paroles d’évangile, Ă  connaĂźtre, Ă  savoir. Je veux que vous captiez simplement la vitalitĂ©, l’abondance, l’énergie. Que vous captiez le pouvoir qui est dans ma prĂ©sence, dans notre prĂ©sence.

Si vous ne pouvez pas capter cela, alors, ne parlez plus de moi, Ă  personne, vous ne ferez pas du bon travail en parlant de moi. Car je ne veux pas instruire les hommes. Je ne veux pas amener les hommes Ă  me croire, ni Ă  m’aimer, ni Ă  se souvenir de moi. Comme je l’ai dĂ©jĂ  dit mille fois, je me moque que les hommes m’aiment ou me dĂ©testent, me croient ou ne me croient pas. Ce qui m’intĂ©resse c’est ce qui est utile. Ce qui est utile, c’est que la vitalitĂ© entre dans leur Ăąme, que cette Ăąme s’éveille et que cet Ă©veil les emmĂšne vers eux-mĂȘmes et le seigneur. Entre-temps, s’il a existĂ© un guide, s’il a existĂ© un mĂ©dium, s’il a existĂ© un jour une relation entre-nous, cela n’aura Ă©tĂ© qu’un instrument.

Donc il ne faut pas penser à cette étape, il faut penser au but.
Il ne faut pas venir m’écouter, venir me voir. Je vous aime bien, mais en mĂȘme temps cela m’est Ă©gal. Je me moque complĂštement de votre prĂ©sence. Ce que je veux, c’est que mĂȘme si vous ne me rencontrez jamais par la suite, ou mĂȘme, si tous ceux qui ne me rencontreront et n’entendront jamais parler de moi, je veux qu’ils comprennent l’essence et qu’ils agissent, qu’ils se rĂ©veillent et qu’ils soient.

Donc ne soyez pas plein d’amitiĂ© pour moi. ObĂ©issez. Ne soyez pas plein d’admiration pour moi. ExĂ©cutez.

Ne soyez pas plein de louanges, comprenez et travaillez, main dans la main et c’est sur ces mots que je vous quitterai.

Travaillez main dans la main.
Vous n’ĂȘtes pas mes enfants, vous n’ĂȘtes pas mes disciples, vous n’ĂȘtes pas mes auditeurs. Vous ĂȘtes Ă  l’écoute, en ce moment mĂȘme, de ce que votre propre Ăąme vous dit depuis l’éternitĂ©. Alors, mettez-vous Ă  votre propre Ă©coute et travaillons ensemble, pour que les autres puissent un jour aussi Ă©couter.

Je vous salue.

(Date de la conférence : 23 05 1988)

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