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"⇩ Votre Série Spiritualité et Illumination ⇩"

La conscience



Psychologie Cosmique


07-06-89 – 1/3

La Conscience
Vision holistique de l’Univers

 

 

Question :
La question est inaudible, trop de bruits

Quels changements sont attendus pour le Nouveau Monde ?

Je vous souhaite la bienvenue dans ce nouveau dialogue et bien que la question ne soit pas intéressante, car pour y répondre il suffit de regarder la vie de tous les jours, je n’ai pas besoin de m’étaler pendant de longs quarts d’heure de conversation. Je vais quand même essayer d’y répondre et pour cela essayer de vous entraîner vers une vision globale non seulement du monde, mais de l’évolution avant tout. Car si l’on veut concevoir correctement le monde, il faut une bonne fois pour toutes connaître les bases et les termes de l’évolution.

Pour donner un sens à la question nous allons essayer de la traiter comme si la personne avait demandé :
Quels changements sont attendus pour le nouveau monde ? Car les changements qui ont lieu à l’heure actuelle ne sont pas les véritables changements qui sont attendus.



Pourquoi les changements d’aujourd’hui ne sont-ils pas les plus importants ?

Tout simplement parce qu’ils ne sont que le prolongement de la vie passée, de la vieille ère. C’est-à-dire que tout ce que vous voyez s’effectuer aujourd’hui, tout ce qui semble changer et se précipiter aujourd’hui, en fait, ne sont que des mouvements qui ont commencé au début de l’ère ainsi dans son milieu et que vous êtes en train de terminer. Il est donc tout à fait normal, que quittant une ère, les dernières traces d’énergie qui ont conditionné cette ère présente, trouvent une sorte de précipitation.

Précipitation pour quoi ?

Tout simplement pour achever de les expérimenter et surtout de les annuler. C’est le terme qu’il faut pouvoir comprendre, si l’on veut comprendre aussi ce qui se passe.

Pourquoi annuler ?

Si l’homme est une entité qui semble évoluer au fur et à mesure au cours des ères et des incarnations, il est par contre des âges qui n’ont rien à voir avec une évolution lente et une évolution progressive. Les âges sont des conditionnements stricts et s’échangent très peu leurs données. Tout simplement parce que les vibrations de base qui alimentent l’ère ou l’âge en question ne sont pas du tout les mêmes d’un âge à un autre. Pourtant l’homme qui passe à travers les âges aura, lui, une évolution progressive.

Donc, lorsqu’on passe d’un âge à un autre, il ne s’agit pas simplement de franchir un pas dans l’astrologie et dans un sens universel, il ne s’agit pas non plus de se découvrir de nouvelles valeurs morales, religieuses, culturelles, spirituelles, il s’agit bien d’incorporer une nouvelle énergie et c’est sur ce thème-là que je vais plutôt axer mon discours ce soir, pour que vous sachiez avec quelle énergie vous allez devoir vous aligner, non seulement pour entrer dans le nouveau monde, pour vivre dans le nouveau monde, mais pour vous donner une chance de vivre en tant qu’être humain véritable et épanoui. Car ce qui vous est demandé pour entrer dans la nouvelle ère, dans le nouveau monde comme on dit si facilement, n’est rien de plus que ce qui vous a toujours été demandé. Il ne s’agit donc pas d’agiter la carte du nouveau monde, le drapeau du nouveau monde pour dire : voilà le nouvel homme. Le nouvel homme a toujours été espéré, attendu de la part des Maîtres et de tous les guides.

Le nouvel homme peut avoir lieu à n’importe quel âge de l’homme lui-même et n’importe quel âge de la terre, donc des ères qui s’écoulent. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, pour être un nouvel homme, il faut pouvoir incorporer une certaine énergie, alors que pour être un nouvel homme alors que l’on entrait à peine dans l’ère des poissons, il n’était pas nécessaire d’incorporer l’énergie que vous devez incorporer aujourd’hui. Une autre énergie vous est nécessaire.

Donc parlons d’aujourd’hui en évitant de penser que c’est aujourd’hui que tout à lieu et que tout se passe. Tout a déjà eu lieu auparavant. Éternellement, jour après jour les mêmes choses sont demandées. Il n’est donc pas d’âge plus précisément spirituel qu’un autre. Il n’est donc pas d’âge où un homme peut plus favorablement devenir spirituel ou pas, tout dépend de l’homme et de son intention. Mais pour parler de façon alchimique, car c’est cela qui est intéressant du point de vue des vibrations, parlons des vibrations que vous devez incorporer aujourd’hui pour être un nouvel homme.

Lorsque l’on observe les étoiles qui vont être maîtresses de ce nouveau monde, on s’aperçoit qu’elles sont extrêmement exigeantes en ce qui concerne une certaine capacité, un certain degré de communion, d’altruisme, et d’abstraction mentale. Autrement dit, pour l’homme qui veut être un nouvel homme, il s’agira de développer les lois puissamment spirituelles de la fraternité, de l’altruisme, du partage et aussi développer le plan du mental supérieur. Car celui qui ne peut pas développer cet aspect du mental supérieur ne pourra pas passer dans la nouvelle ère.

Pourquoi  est-il important de développer le plan mental supérieur ?

Parce que les ordres qui seront à accomplir dans le nouveau monde et ces ordres viendront grâce à l’influence de certaines planètes, voire aussi de certaines galaxies lointaines, de certains soleils lointains, vont réclamer une grande capacité d’abstraction, une grande capacité d’intuition et surtout d’avoir une grande capacité holistique de l’univers et non plus mystique.

Pour être mystique, il n’est pas besoin d’être développé sur le plan mental supérieur, celui où l’homme est davantage un philosophe qu’un religieux, où il est davantage un sage qu’un mystique ou un amoureux de Dieu ou un dévotionnel. C’est à ce point d’équilibre et de transparence que l’homme doit arriver et il ne peut y arriver que s’il arrive à concevoir l’univers, les données de l’univers, les lois cosmiques avec une vision d’unité. Or cette vision d’unité est absolument impossible par l’individu qui a été trop trempé par les énergies de l’ère des poissons où le mysticisme, la dévotion, la religion étaient trop développés et où la philosophie, l’athéisme, le matérialisme, se sont développés pour contre balancer ce mysticisme qui allait tous azimuts pour créer un certain équilibre dans la société. De cette façon-là, les deux parties du cerveau de l’être humain pouvaient avoir autant d’activité l’une que l’autre.

Si par exemple, pendant l’ère des poissons nous avions laissé se développer uniquement l’aspect dévotionnel, mystique, religieux et une philosophie elle-même religieuse, il n’y aurait pas eu le développement de l’entier du cerveau dans la race, mais uniquement cette partie du cerveau qui représente cette spéculation abstraite et dévotionnelle.

Or un homme est avant tout un entier. Il est un entier dans l’univers, un entier sur la terre et un entier dans son activité spirituelle. L’activité spirituelle ce n’est pas seulement ce qui vous pousse à prier ou aimer Dieu. L’activité spirituelle c’est ce qui vous pousse à être une vie en mouvement et en action. Donc il faillait nécessairement quand ces fortes énergies mystiques se développaient, que se développent de fortes énergies apparemment contraires, mais qui n’étaient là que pour équilibrer, ce que l’on appelle en fait le matérialisme.

Le matérialisme, ce n’est pas simplement le fait d’être avide d’argent et d’être avide de bien. C’est avoir une vision quelque peu scientifique, une forme de science qui n’admet que ce qui est concret.

De ce fait, si l’on pouvait faire une conclusion de la civilisation qui a eu lieu pendant l’ère des poissons, on dirait que l’équilibre a été assez bien maintenu. C’est-à-dire, que les âmes qui se sont incarnées pendant cette période ont pu expérimenter le mysticisme et la science.

Bien sûr il est fort rare de pouvoir rencontrer une âme qui sache à l’intérieur d’une seule incarnation pouvoir dialoguer avec mysticisme qu’avec science. Mais comme ce qui est important c’est la synthèse que l’âme va pouvoir faire hors de l’incarnation, peu importe si cette âme a pu passer plusieurs vies à être uniquement religieuse et plusieurs vies à être uniquement scientifique. À la fin, lorsque le bilan est fait et que la synthèse est extraite, nous réunissons les deux données et c’est un être entier qui s’éveille et qui peut entrer dans le nouveau monde.

Donc, pour le nouveau monde, il s’agit d’incorporer non seulement une nouvelle vibration, mais par cette nouvelle vibration une nouvelle vision holistique de l’univers. C’est pourquoi il faut cesser de créer des visions que l’on peut appeler religieuses ou des visions d’attachement qui visent encore une fois à s’attacher à un Maître, à un principe, à un groupe, à une philosophie, à une pensée, à un Dieu.

Ce qui ne veut pas dire qu’éprouver de l’amour ou une dévotion est une chose inutile et complètement illusoire. Il n’est pas interdit d’éprouver une attraction que ce soit pour une religion, une philosophie, un Maître ou un quelconque sujet d’attachement. Ce qu’il faut, c’est que l’individu sache toujours moduler l’investissement qu’il fait de ses énergies et de sa substance mentale. Ainsi, il va pouvoir manipuler tous les sujets, tous les dogmes, tous les types de comportement, et cet individu ne sera jamais privé ni de sa liberté, ni de sa brillance, ni de son intelligence. C’est une fois que l’homme entre trop précisément dans quelque chose, qu’il perd non seulement sa liberté, mais aussi son intelligence.

Pourquoi ?

Parce que tout ce qui va déterminer son comportement, son affection, ses idées, voire un mode de vie, tout ce qui va déterminer à partir de cet attachement, va le conduire dans un monde qui ne vise qu’à imiter l’objet auquel il s’est attaché. S’il y a imitation de l’objet, il n’y a pas ouverture sur le cosmos, il y a tout simplement un être qui se satellise autour d’une idée, autour d’un Maître, d’un principe, d’une religion ou d’un autre être humain. Pour être un individu d’évolution, il faut pouvoir briser dans tous les cas ce type de satellisation.

Autrement dit, qu’est ce que la conscience ?

La conscience c’est un peu comme un grain de riz qui serait pourvu d’une certaine force attraction et d’une certaine vitesse de rotation. Chaque fois que ce grain de riz va penser qu’il veut aller tourner autour d’un petit pois, prenons cet exemple-là, le grain de riz va prendre toute sa force et toute sa vitesse pour aller se satelliser autour du petit pois. Si l’on regarde ce qui se passe alchimiquement, on s’aperçoit, qu’au bout d’un moment, il n’y a pas un grain de riz qui fait le tour d’un petit pois, mais un grain de riz qui devient un petit pois. Ce qui fait qu’il n’est plus du tout ce qu’il était à l’origine, tel qu’il était dans la rizière. Pour qu’il retrouve sa nature, il ne faut pas simplement qu’il se dise : je suis un grain de riz, je suis un grain de riz, comme les disciples qui veulent se persuader d’être Dieu et qui se le rappellent chaque jour soit avec des mantras, ou en se répétant : je suis Dieu, je suis la lumière, je suis la lumière. Il ne suffit pas de se dire les choses, même si ces choses sont divines ou spirituelles pour que ces choses deviennent en soi des vérités.

Le mental est tout aussi content de se répéter je suis Dieu, que de se répéter je suis idiot. Pour lui la musique ne change pas, il a tout simplement quelque chose à répéter et il est très heureux d’avoir quelque chose à répéter. Que ce soit divin, que ce soit bête, il ne connaît pas le sens de ce qu’il dit.

Pour que donc ce que vous êtes en train de répéter au fond de vous-même comme par exemple la parole de lumière qui dit : je suis la divinité, pour que cette parole ait une expérience véritable, pour qu’elle vous conduise vers un état d’être authentique dans lequel vous pouvez déboucher facilement sans effort. Il faut que vous puissiez casser la force d’attraction qui existe entre le grain de riz et le petit pois. Donc, entre votre conscience que l’on peut imaginer comme une planète et une autre planète qui exerce sur elle cette attraction qui va la faire agir comme un satellite.

Autrement dit, pour être un homme du nouvel âge, ou pour être un homme de Dieu tout simplement, ou un être de lumière et de liberté, il faut que vous imaginiez votre conscience comme une planète, qui dans l’espace de la vie, des événements et des circonstances, va rencontrer d’autres planètes avec leur propre force d’attraction, que cette planète soit la planète du travail, ou la planète de l’amour, de l’affection, de la haine, de quoi que ce soit d’autre, ces planètes vont exercer une force d’attraction sur votre planète qu’est votre conscience. Si vous, en tant que planète, vous ne savez pas faire le tour de la chose et en suite déclencher une force d’ascension pour vous tirer de l’endroit où se trouve la puissance d’attraction, automatiquement vous allez devenir satellisé. C’est ce que les sages vous disent lorsqu’ils vous reprochent d’être trop attachés aux choses.

En fait qu’est ce que l’attachement ?

Beaucoup d’individus, beaucoup de disciples veulent se dépouiller de leur nature humaine, de leur ego inférieur comme ils disent, mais ils ne savent pas comment si prendre et dès qu’ils commencent à faire quelque chose ce n’est que par culpabilité et en flagellant la spiritualité. Ils se disent, je suis encore gourmand c’est affreux, être gourmand c’est antispirituel, cela prouve que je ne contrôle pas mes sens. Il va falloir que je contrôle ce sens qu’est le goût, comme cela, je pourrai dégager une plus grande énergie pendant la méditation.

Que va faire l’individu, il va se priver, se priver de tous les gâteaux qu’il aime, de tous les plats en sauce, si bien qu’au bout d’un certain temps, à force de se priver, au lieu d’être un être de détachement, il va devenir un être en pleine méditation active sur sa gourmandise qu’il refuse d’assumer. Si bien, au lieu d’oublier que les gâteaux existent, toute la journée il ne va penser qu’à l’existence des gâteaux, en se disant non je ne dois pas et il est noble que je dise, non, je ne dois pas.

Chaque fois que nous rencontrons ce genre d’effort, le cœur se serre dans notre poitrine parce que nous savons que ce n’est pas la bonne façon de faire et que l’individu développe un effort qui ne servira à rien. Il n’est pas nécessaire de te dire à toi-même, non je ne mangerai pas de gâteaux. Analyse avant tout ce qui t’attire et ce qui va te diriger vers le gâteau.

Pour que tu puisses analyser le type d’attraction qu’il y a entre ta sphère du goût et la sphère qu’est le gâteau, pendant un certain temps regarde ta sphère du goût, du désir et du plaisir comme une sphère qui serait en train de bouger dans l’espace, comme une planète. Regarde bien cette sphère qui est en train de te faire monter l’eau à la bouche, regarde toutes les images que cette sphère est en train de projeter sur l’écran de ta conscience et au moment où ton désir est le plus fort et que tu crois que tu vas craquer, tu dois simplement regarder les gâteaux qui se présentent à toi. Simplement les regarder mais avec ta conscience et tu verras qu’au bout d’un certain temps, ta conscience ayant mangé, mangé tant de gâteaux, que ta langue, ta bouche n’auront plus faim.

Parce qu’en fait, il faut que je te dise : qui a faim de gâteaux ? Crois-tu que c’est ta bouche et ton estomac ?

Pas du tout. Le corps n’est pas fou. Le corps a été construit pour être attiré par ce qui lui est semblable. Donc, en tant qu’élément naturel, il va être attiré, que, parce qui est naturel. Celui qui a faim de gâteaux, qui réclame le gâteau, c’est tout autre chose, c’est tout simplement une sphère dans l’esprit qui a déterminé que telle image, tel mirage était une satisfaction pour la conscience inférieure.

Pour se détacher, il ne faut donc non pas se priver des choses du monde, cela ne sert à rien et le monde n’y est pour rien quand il vous présente ses trésors, il faut étudier le type d’attraction que la conscience inférieure éprouve pour les trésors de la terre. Et lorsque l’on descend dans cette zone de la conscience où il y a des fabrications de toutes sortes, toutes sortes d’images, d’attractions, de pulsions, de réactions, aimantations, on s’aperçoit que c’est en fait un univers refermé sur lui-même et qui spécule. Il spécule sans arrêt et il ne demande ni l’avis de la personne qui lui sert de conscience et de corps, ni l’avis des lois supérieures, ni l’avis des lois physiques, de la nature, cet univers spécule, spécule, spécule.

Si vous pouviez voir la conscience de ces individus à ce niveau-là, vous seriez étonnés de voir constamment des sphères ou des sortes de rectangles, de carrés ou de triangles qui jaillissent et qui crient ou qui pleurent et qui réclament la nourriture qu’ils veulent, ou l’être qu’ils désirent. Chaque forme émet le son qui correspond à la pensée qui l’a fait naître. Et un peu comme un individu, une entité, cette forme va ensuite se diriger dans son propre univers local vers les autres formes qui lui correspondent.

Ce qui fait qu’un disciple qui essaie de se détacher un petit peu de tout ce qui compose sa vie quotidienne, qui essaie par exemple de se détacher de sa gourmandise, va trouver au bout d’un certain temps, qu’il n’a pas simplement à se détacher de sa gourmandise, mais de toutes ces autres attractions et attachements, qui vont se précipiter sur lui, parce qu’une forme qui a été mise dans l’aura va à la rencontre des autres formes qui lui correspondent.

Ce qui fait que, lorsque vous créez le mouvement inverse et que vous voulez anéantir une forme, automatiquement, toutes les autres formes qui lui correspondent, s’approchent d’elle et réclament aussi d’être anéanties. C’est pourquoi, un disciple qui commence le détachement et qui commence à travailler sur un défaut, au bout de quelque temps se trouve submergé par une somme inouïe de défauts qu’il ne soupçonnait même pas. Il se dit, ce n’est pas possible, j’étais bien intentionné, voilà que j’essaie de travailler sur la patience, et au lieu de devenir plus patient, non seulement je deviens de plus en plus impatient, mais je suis aussi irascible, coléreux, je découvre un aspect de moi-même que j’ignorais complètement et je suis submergé par tous ces aspects noirs.

Que doit faire un disciple dans ces cas-là ?

Dans ces cas-là, il ne doit pas croire que pour lui le jugement divin est annoncé et parce qu’il a eu l’orgueil d’essayer de devenir un petit peu mieux que d’ordinaire, une certaine force lui est envoyée à la figure, tout ce qu’en fait il n’arriverait jamais à dépasser. Il faut tout simplement comprendre que le déclenchement est une suite logique d’énergies et que ces énergies obéissent à des lois occultes. Ces lois occultes sont toutes simples. Ces lois occultes se mettent en marche dès qu’un individu a commencé quelque part à nettoyer en lui.


Le disciple qui avance sur le chemin et qui croit que demain sera un meilleur jour, ce disciple-là se trompe complètement.

Demain ne sera jamais un meilleur jour en tout cas pas pour lui, parce qu’ayant commencé justement le travail d’évolution, le travail de purification et le travail pour aller chercher dans son inconscient toutes les formes qui dormaient et qui sont des formes impures qui ont été installées là avec les incarnations, avec les siècles, toutes ces formes montent à la surface et demande à être traitées, comme des informations qui viendraient d’un ordinateur.

Ce qui fait que lorsque vous commencez à mettre un doigt dans la spiritualité, il ne faut pas penser que vous allez vers le bonheur. Si vous voulez aller vers le bonheur, il vous faut aller vers tout autre chose que la spiritualité. Ce qui ne veut pas dire que la spiritualité ne promet aucun bonheur. La spiritualité promet une forme de bonheur, elle promet la libération et c’est de cette libération dont l’homme est heureux, ce n’est pas d’autre chose.

Beaucoup de gens s’engagent dans la voie de Dieu ou de la lumière pour essayer de régler leurs problèmes personnels, pour essayer de s’équilibrer, pour compenser une vie familiale qui ne va pas bien, ou une vie qui jusqu’à présent n’a pas donné grand-chose et ils se disent : Si je vais vers Dieu, Dieu va me recevoir et il va remplir mon cœur de tout ce qu’il dit détenir pour les hommes et il me donnera du bonheur chaque fois que je vais prier, il me donnera de la richesse chaque fois que je serai généreux avec quelqu’un, et autre chose quand moi aussi je donnerai autre chose.

Le disciple débutant qui en fait cherche un papa, une maman, car c’est de cela qu’il s’agit quand ce genre de disciple imagine Dieu de la sorte, ne se prépare aucune arme pour marcher sur le chemin de l’initiation.

Dieu n’est pas la voie du bonheur.

La voie du bonheur ce n’est pas Dieu, ce qui ne veut pas dire que Dieu ne promette aucune plénitude et aucune grâce. Ce qu’il faut comprendre c’est que lorsque l’on veut commencer un chemin spirituel et que l’on veut être authentique et véritable sur ce chemin, il ne faut pas entrer dans ce chemin avec en tête un bonheur psychologique. Car tout le monde cherche un bonheur qui en fait ne dépasse pas la valeur et le rayonnement psychologique. Je cherche le bonheur, je cherche à être en paix, à ne plus avoir de souci, à être aimé, à être respecté, je cherche à ce qu’il n’y ait pas trop d’imprévu et si possible que ces imprévus ne soient pas trop négatifs, pas trop dérangeants.

En fait l’individu qui cherche le bonheur de cette façon-là, cherche quoi ?

Il cherche l’anéantissement de la vie, il ne cherche pas la vie, il cherche son anéantissement. Il ne va pas vers la vie, il a peur de la vie, il n’est pas un être qui dit : La vie, ce doit être ce point brillant là-haut qui est sur le sommet de la montagne et si je dois me déchirer les côtes, je monterai avec toute ma force et ma rage s’il le faut. Le mouvement de vie, l’éclat de la vie c’est cela. C’est celui qui monte en haut de cette montagne pour attraper un tout petit éclat, qui ne paraissait même pas briller lorsqu’il le regardait depuis le bas de la montagne.

Celui-là est un disciple, celui-là a la connaissance de l’effort qu’il faut faire, à la connaissance des énergies justes qui doivent être utilisées.

Par contre celui qui va vers la montagne Dieu, en disant : vois-tu, moi je cherche le bonheur. Là, je vais tasser un peu l’herbe qui est juste aux pieds de la montagne, je vais y planter ma tante et dans quelque temps y bâtir ma maison et dans ma maison j’y mettrai tout le confort, un très bon chauffage et je regarderai ta montagne Seigneur. Je te promets, chaque matin, je regarderai ta montagne et je louerai ta montagne et je dirai à tout le monde que ta montagne est belle et que tu es très beau.
La plupart des individus agissent de la sorte. Ils se disent : Dieu est en haut, il faut le louer puisqu’il est en haut et le grand chef et moi qui suis en bas, je vais essayer de me faire une vie la plus confortable possible et j’aurai protection, amour et bien-être en louant très fort le nom de Dieu.

S’installer dans ce genre de bonheur psychologique, non seulement n’amène pas le bonheur, car, au contraire, les forces de l’évolution amèneront toujours l’individu vers le mouvement et forcément, ces pulsions d’évolution iront jusqu’à lui casser sa maison, à lui faire éprouver le froid et la faim, pour que l’individu se dise là aux pieds de la montagne : il ne fait pas beau, je croyais que j’avais trouvé un endroit paradisiaque à l’abri du vent, des nuages, de la pluie, tranquille, loin des autres hommes et je m’aperçois qu’au contraire il y a un climat horrible. Alors je vais aller voir un peu plus haut sur le flanc de la montagne s’il n’y a pas un meilleur endroit. Et poussé comme cela par les événements, martelé par une vie qui lui semble être agressive, rude, incompréhensible, en tout cas pas humaine ni divine, l’individu est obligé à commencer à gravir la montagne. Et il n’est pas content, il grogne, ronchonne et il donne des coups de pieds dans les pierres et il se dit : mais pourquoi la vie n’est-elle pas simple, pourquoi est-ce que la vie ne me laisse pas m’installer moi et mon petit chalet aux pieds de la montagne, je ne dérange personne.

L’individu qui veut s’installer dans le bonheur aura une vie toujours et sans cesse malheureuse, très malheureuse, parce que ce bonheur psychologique que je viens d’expliquer est en fait un arrêt des énergies d’évolution et du mouvement de la vie. Et cet arrêt, la vie ne peut pas l’admettre. Votre âme même ne peut pas admettre ce genre de stagnation, alors votre âme se met en colère contre vous-même. Ce qui fait qu’en plus d’avoir perdu votre maison qui a été foudroyée par l’éclair, perdu toute votre nourriture, d’avoir vu vos champs de blé complètement brûlés ou inondés, il se trouve que vis-à-vis de vous-même, vous déclenchez un mal existentiel, et vous retournez contre vous-même, dans les zones de l’inconscient, une agressivité qui vient du fait même que l’énergie d’évolution est prisonnière à l’intérieur de vous-même et à l’intérieur de votre vie.

Cette énergie qui tourne en rond ne veut pas spécialement devenir agressive, elle ne prédétermine absolument rien, elle veut circuler. Ce qui la rend soudainement agressive vis-à-vis de vous et de votre santé mentale et physique, c’est le fait qu’elle ne peut sortir hors de vous, ni aller vers l’extérieur, vers les autres. Vous êtes à ce moment-là comme un circuit fermé, qui, à cause de l’aspect fermé du circuit, double, triple, quadruple la petite énergie qu’il a reçue par exemple à la naissance.

L’individu qui multiplie comme cela son énergie, l’énergie de son maître, crée en lui-même l’occasion d’une véritable explosion atomique, et c’est ce qui se passe. Au bout d’un certain temps, d’un certain âge, les individus finissent par s’écrouler dans le ruisseau, que ce soit en dépression nerveuse, en ne pouvant plus soutenir un quelconque événement du monde par la force morale, ou en abandonnant complètement le plan physique et en laissant le corps aller à toutes les maladies ou à l’impossibilité à retrouver la santé. Les individus comme cela lâche leur vie et il y a énormément de personnes qui ont lâché leur vie, non seulement parce qu’elles n’osent plus se battre, mais parce qu’en elles tout s’est véritablement relâché.

Comment faire alors pour réparer ce relâchement ?

Étant donné, que l’énergie qui a été longtemps prisonnière à fini un jour par se désintégrer vouant ainsi le corps, la personnalité et l’âme à la dérive sur un océan de non-sens dans la vie, étant donné que cette énergie s’est désintégrée, il va falloir pour le guérisseur, pour le prêtre ou pour l’homme capable d’une certaine magie spirituelle, il va valoir reconstruire un pont entre l’âme et la personnalité, il va falloir créer une sorte de renaissance, car c’est de cela qu’il s’agit.

Pour toutes les personnes qui sont tombées longtemps dans la dépression, ou que vous ressentiez que tout le relâchement s’est déjà opéré depuis pas mal de temps, sachez qu’il ne s’agit pas simplement de soigner ces personnes, de rééquilibrer ces personnes ou de leur redonner bon moral, des pensées positives, il faut véritablement leur faire opérer une renaissance.

L’énergie s’étant désintégrée, il n’y a plus rien pour retenir l’âme dans la personnalité, dans un conditionnement humain. Et lorsque vous tâter l’aura de ce genre de personne, vous vous apercevez que certes la personnalité est là et toujours suffisamment active, mais l’âme est déjà fort loin. Elle est déjà comme presque rentrée dans son ciel d’éternité. Ce qui rend par là même la chose extrêmement difficile pour l’individu qui essaie de retrouver la santé ou de retrouver l’équilibre nerveux psychologique. Car l’âme s’étant retirée, elle n’envoie plus d’énergie et la personnalité qui est au bout, qui essaie de se refaire une santé ou de se refaire un équilibre, elle n’a plus d’énergie. Il semble donc à cette personnalité qu’elle doit soulever une masse énorme qui ne veut pas bouger. Ce qui fait que l’on essaie une fois, deux fois et à la troisième on relâche et on va pleurer dans les bras des amis, ou dans les bras du conjoint ou de l’épouse et on dit : c’est terminé, je ne suis plus capable de rien.

Pour soigner ce genre de personnes, il ne faut pas simplement les aider à retrouver l’équilibre, il faut les aider à renaître.

Comment est-ce que l’on peut renaître lorsque l’on est dans un état pareil ?
Pour celui qui veut aider la personne, comment doit-il s’y prendre ?

Il doit d’abord essayer de faire admettre à la personne de pratiquer certains exercices d’alignement. Cet alignement passe par la respiration. Des respirations profondes qui vont jusque dans le fond de la cage thoracique de façon à aller chercher la moindre petite trace d’énergie qui serait encore en présence dans cet endroit-là. En faisant une série de respirations de façon bien alignée, c’est-à-dire que l’individu qui respire, doit visionner sa personnalité comme étant un petit soleil, puis son âme comme étant un plus grand soleil et imaginer un transfert d’énergie d’un soleil à l’autre et le vivre en ayant bien conscience qu’il s’agit bien d’une renaissance. Donc, il faut que la personne, en fait, désire elle-même renaître.

C’est pourquoi, tout ce que l’on pourrait essayer de faire, à ces personnes tombées si bas dans le relâchement, la dépression ou l’anéantissement pour leur redonner confiance, ou pour soigner le corps, ne compte pas et n’amène à rien, en tout cas pas à la guérison, tout simplement parce que l’individu n’a pas forcément le désir de renaître.

Il y a fondamentalement chez tout individu qui a souffert, un refus de la vie, sans pour autant désirer la mort, mais un refus de la vie. L’individu souhaiterait une vie sans mouvement, parce que c’est dans ce non-mouvement qu’il semble qu’un bonheur existe. Si je n’ai pas de souci, je suis heureux. Si je ne tombe pas par terre et que donc je ne me fais pas mal, je suis heureux. Si je ne rencontre pas d’ennemi et que je n’ai donc que des amis, je suis heureux. C’est ce que se dit l’homme traditionnel, et quand la vie amène ses soucis, ses ennemis et qu’elle fait tomber l’homme par terre, l’homme dit : je ne veux pas de cette vie-là.

Donc, pour tout individu qui soigne, qui soigne l’esprit mais aussi l’âme, qui essaie d’être utile à son voisin, pour l’amener vers un mieux vivre, mieux être, avant d’entrer dans l’ère du verseau, il lui faut savoir, que pour la plupart, ils ont arrêté de vivre et ont refusé de vivre. Il va donc falloir créer et passer par la grande réconciliation avec la vie, réconciliation qui passera aussi avec une réconciliation avec le corps, avec les choses naturelles, comme par exemple apprécier la nature, savoir respirer l’air frais, savoir regarder une rose, écouter les oiseaux.
La réconciliation avec la vie c’est ça.
Ce n’est pas se lever de bon matin et se dire : bon maintenant je suis réconcilié, je retrousse mes manches. Être réconcilié avec la vie ce n’est pas sortir une énergie de combat, c’est plutôt, laisser la vie passer en soi et la regarder comme un mouvement qui sort hors de vous-même pour aller s’effectuer à l’extérieur.

Les individus qui refusent la vie, soit parce qu’ils ont rencontré quelques obstacles, ou que la vie ne leur plaît pas, ils se retirent à l’intérieur d’eux-mêmes, exactement comme un escargot rentre dans sa coquille. À partir de ce moment-là, non seulement la vie n’existe plus, mais atteindre Dieu est une impossibilité absolument infranchissable, cela devient complètement impossible. Un individu qui est replié sur lui-même parce qu’il a peur de la vie, parce qu’il ne veut plus rencontrer de problème, ne peut pas aller vers Dieu, et s’il croit aller vers Dieu en faisant une prière et en demandant plus particulièrement dans cette prière que Dieu sorte l’individu de ces problèmes, il ne se passera rien. Il faut sortir à l’extérieur.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Cela ne veut pas dire que vous devez devenir des individus extravertis. Pas du tout. Cela ne veut pas dire que vos énergies doivent aller tous azimuts et s’occuper uniquement de ce qu’il y a dehors. Pas du tout. Cela veut dire que vous devez marcher dans la vie. Aller à l’extérieur, cela veut dire marcher dans la vie.

Lève-toi et marche. Si l’on croit que jésus a dit uniquement au paralytique lève-toi et marche pour qu’il retrouve ses jambes, c’est faux. Car en fait Jésus avait autre chose à faire que de soigner les paralytiques, ce qui ne veut pas dire que les paralytiques ne sont pas à soigner, mais je dis qu’il y a des gens qui sont encore plus paralysés que les paralytiques. Ce sont des paralysés dans la conscience. Ce ne sont pas seulement des gens qui sont dans un fauteuil roulant, mais qui sont sur une vie qui s’est arrêtée de tourner.