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Vie Intérieure



Vivre en homme avec un grand H

 

Voici une autre conférence que je viens de retrouver et qui complète celle du docteur Fix « La roue de l’Infortune ».
Je ne me rappelle plus qui avait fait cette conférence, je n’en ai pas retrouvé l’origine, mais elle reste très intéressante à mes yeux.

On pourrait intituler cette conférence :

Comment vivre en homme avec un grand H.


Tout le monde sait que l’homme n’est pas constitué que d’un corps physique. C’est une évidence.
Faisons une petite approche ésotérique de notre constitution.

Nous avons une Âme c’est vrai. Mais l’âme est quelque chose qui se forme petit à petit, au fil de nos incarnations. C’est le fils dont parlent les religieux. Mais avant, à l’origine de tout, il y a la Monade, une petite étincelle Divine qui, pour se manifester, a besoin d’une personnalité. C’est-à-dire que dès qu’une particule Divine entre en manifestation, il y a création de son contraire, du signe opposé. C’est une loi cosmique, le monde est fait sur cette loi. Le plus de la monade et le moins de la  matière, qui plus tard devient personnalité, forme un couple cosmique. Ce couple cosmique monade et personnalité va donner naissance au fils, donc à l’âme.

Cette monade n’est que conscience pure,
elle est inchangeable depuis la nuit des temps, depuis le fameux big-bang.
Elle est animée par la Force, le rayon UN.
l’Amour Sagesse, le rayon deux.
l’Intelligence, le rayon trois.
Pour vivre en Harmonie avec le monde extérieur.


Cette conscience pure se manifeste en l’homme par une vie intérieure, ce que tout le monde cherche désespérément en haut, au ciel, caché, inaccessible. Et c’est bien pour cela que l’homme a tant de difficulté à vivre en paix.




Cette vie intérieure va essayer de s’exprimer par la Personnalité, dans un Corps Physique, avec des Émotions, l’Intellect, des Idées -des Pulsions.

Mais la chose se complique avec le monde extérieur qui donne à la personnalité la possibilité d’avoir des expériences par des Motivations et des Centres Intérêt. Le problème, c’est que la personnalité trouve, dans ce qu’offre le monde extérieur, de quoi satisfaire sa soif de découvrir et de posséder ce qu’il voit, avoir la jouissance de tout ce qu’il touche.



L’homme n’est pas tout à fait fautif, il subit plutôt la chose, parce qu’il est poussé par l’âme vers ces éléments extérieurs, pour qu’elle puisse s’enrichir des expériences vécues par la personnalité. Ce sont ces expériences vécues dans la pensée juste qui forment la robe de lumière de l’âme. Sans ces expériences voulues par l’âme, nous en serions encore à l’âge de la pierre.

On peut remarquer que c’est toujours lorsque l’homme est dans le grand désarroi qu’il s’inquiète de la Divinité, qu’il se tourne vers les religions comme si elles avaient ce pouvoir magique de tout planifier. Il n’en est rien malheureusement, ou plutôt heureusement pour lui.
Où se situerait la grande école de la vie ? Comment pourrions-nous apprendre l’amour, par exemple, sans l’expérimenter dans la pensée juste, sans tomber dans l’émotionnel qui n’est pas la véritable expression de l’Amour ?

Si cette grande école n’est pas dans les religions, si elle n’est pas au ciel, elle ne peut être que sur terre, dans l’action de l’homme.
L’homme va vers les éléments extérieurs sans conscience, pour posséder et établir sa propre jouissance.

L’homme devrait se tourner davantage vers sa vie intérieure pour se recentrer, prendre de la force et aborder la vie extérieure avec intelligence et discernement.
Pour se recentrer, l’homme n’a pas besoin de faire de grandes prières, des rituels de ceci ou de cela, il lui suffit d’être présent.

Pour vivre les éléments extérieurs l’homme devrait se dire :
Aujourd’hui j’ai envie de vivre une expérience avec mes amis (ies). Je fusionne ma personnalité avec ma vie intérieure et je vais vivre pleinement l’expérience en étant vraiment présent, à l’écoute des joies et des peines aussi.
Puis, lorsque je rentre chez moi, je remercie mon âme de cette expérience, et je laisse à ma porte ce qui a fait cette expérimentation pour me consacrer pleinement à ma maison, ma famille ou mes loisirs et être à nouveau présent là où je me trouve.

Il en est de même pour tous les centres d’intérêt.

Avec le travail, je dis à mon âme : Allons vivre une expérience dans ce travail, que ce soit un travail fait par un ouvrier, un technicien, un ingénieur ou un chef d’entreprise. Procédant ainsi, l’homme est totalement présent, en pleine possession de ses moyens et de son intelligence, et ainsi chaque épisode de travail est une occasion pour l’homme de se surpasser, de devenir performant et donne à l’âme la possibilité de s’enrichir. Oh ! bien sûr pas financièrement, mais en énergie, en discernement, en pensées justes.

La présence dans tout, c’est ce qui manque le plus à l’homme.

Tu n’es pas d’accord ?

Alors dis-moi pourquoi lors de réception en famille, avec des amis ou ailleurs, y a-t-il devant chaque convive, je vais dire presque, un téléphone portable ?
Il faut bien qu’il soit là celui-là, on ne sait jamais, si je manquais un SMS……….

Où est la présence ?

Dis-moi pourquoi Monsieur ou Madame ont un attaché-case lorsqu’il rentre chez eux le soir après leur journée de travail au bureau ?

Où est à ce moment-là la présence avec les enfants, la femme ou le mari si tu es encore au travail avec ton porte-documents, ce travail que tu traînes avec toi, de peur de le perdre.

Dans l’absolu, c’est ainsi que devrait fonctionner l’homme. Mais c’est de l’absolu. Il est évident que notre société nous apprend à faire autrement, est-ce pour autant une bonne chose ?

La société dans laquelle nous vivons marche sur la tête, toute personne ayant un minimum de bon sens s’en aperçoit. Vous avez pu lire dans les messages de Pastor que les structures vont disparaître, c’est un sacré changement qui nous attend.

Commençons maintenant, tout de suite, à changer nos comportements si nous ne voulons pas prendre en pleine figure ce bouleversement. Bouleversement qui va nous mener, bon gré, mal gré, vers cette vision que je viens de décrire.

Une prise de conscience ou un changement de comportement ne se fait pas du jour au lendemain, c’est petit à petit, marche par marche, que les actions justes de l’homme changent les choses.

Alors, je commence à regarder comment fonctionne ma présence, je me pose la bonne question: Suis-je vraiment présent à mon travail ou suis-je déjà à l’extérieur avec mes copains ou en train de réparer ma maison, ma voiture?

Suis-je vraiment là, à éplucher mes carottes, comme dit Pastor, ou suis-je dans les rues de ma ville en train de faire du shopping?

Je remarque la chose, et le fait d’y mettre de la conscience en regardant sans juger, c’est le changement qui s’amorce, et là, je ris, je ris de mon comportement ridicule. Bien sûr, il y a des circonstances dramatiques qui vous prennent toute votre vie, toutes vos énergies, mais ce n’est pas de ces cas-là que je parle, vous avez déjà compris.

Voila, c’est une simple réflexion, à méditer.

Je dois dire que j’ai repris à mon compte cette conférence ancienne pour y mettre celles de Pastor.
Je sais, ce n’est pas de la tendresse. Pastor n’est pas la tendresse, il est Amour, ce qui est totalement différent.

Paul