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Les différentes voies spirituelles



Psychologie Cosmique

18-05-88 – 1/5

Les différentes voies spirituelles.

 

Question :

II existe généralement deux espèces de communautés spirituelles, celles où l’accent est placé sur l’amour, mais où il manque la connaissance, et celles où l’accent est placé sur la connaissance, mais elles sont souvent dépourvues d’amour. Comment faire passer la qualité de l’une dans l’autre et vice versa.

Votre intérêt porté sur cette question aujourd’hui, demande à ce que l’on parle du cœur de l’ésotérisme. Car s’il est connu qu’il existe plusieurs voies, dont deux grandes qui se scindent en voie du cœur et en voie de la tête, il ne faut pas croire que le chemin qui mène à la perfection, ou qui mène à Dieu, pour celui qui accepte ce terme, soit divisé.

En fait, pour aller à l’unité, il n’existe pas de chemin qui soit divisé, car si l’on employait un chemin qui utilise lui-même une division, on ne pourrait pas retourner à l’unité. Or rejoindre la source, retrouver la perfection divine, ou faire un l’homme parfait, ne peut pas se faire si l’on n’emploie pas une note d’unité, un chemin d’unité.

Donc en fait que sont les voies ?
Car c’est ce que suscite cette question, que sont les voies par rapport à la voie ?

II faut comprendre qu’au cours de l’évolution, j’entends aussi l’évolution de tous les règnes, pas seulement le règne humain, mais aussi l’évolution du règne végétal, du règne minéral, du règne animal, du règne angélique aussi, ainsi que de toutes les autres créatures des autres planètes, ou des autres stades d’évolution et de Vie, qu’il va falloir créer des moyens pour sortir de cette étape précise, afin d’entrer dans l’autre.

Ce qui ne veut pas dire que le but, vers lequel tendent toutes ces voies, va créer des voies diverses pour être atteint. Au contraire il va toujours tenter de créer l’unité dans les voies. C’est-à-dire que plus l’on descend dans les voies hiérarchiques, dans les voies de la création et les règnes de la création, et plus l’on rencontrera de multiplicités au niveau même des créatures, mais aussi au niveau des voies qui vont être créées pour que les créatures réintègrent leur source originelle.

Ainsi lorsque l’on en arrive au règne humain, on s’aperçoit que les voies sont au nombre de douze, comme je vous l’ai déjà dit. On parle d’ailleurs dans le livre sacré des douze tribus d’Israël, et c’est dans ce sens-là qu’il est fait allusion aux douze tribus d’Israël. II n’a jamais existé douze tribus dans le peuple d’Israël, et celui qui les cherchera historiquement ou archéologiquement ne les trouvera jamais, car ceci est un symbole.

C’est le symbole qui décrit qu’en fait, qu’il existe douze sortes de fraternités, douze sortes d’êtres humains, ce qui ne veut pas dire de races, mais douze sortes d’êtres humains. C’est-à-dire qu’il existe l’être humain qui sera, selon certains degrés, plus ou moins mental, plus ou moins cardiaque, ou de diverses manières et diverses expressions, saura faire un subtil mélange des deux.

Pourquoi douze ?

Parce que, tout simplement les constellations sont elles-mêmes au nombre de douze. En fait, lorsque l’on veut construire un univers ou une forme parfaite, il faut avant tout établir sa construction sur la base de douze. Cette base-là, est la fondation même de tout temple, quelle que soit ensuite et après la forme ésotérique du temple. C’est-à-dire que, si à sa surface sur la croûte terrestre on met sept piliers, sept marches, ou trois piliers, ou trois marches, peu importe, du moment qu’à l’intérieur, sous terre, existent par ses racines douze piliers, douze énergies donc. Pourquoi ?

Parce qu’il faut que chaque constellation puisse suivre un trajet direct jusqu’à la racine du temple, de l’univers, de l’être créé, ou du mouvement spirituel qui en est la résurgence. Je ne veux pas faire de mystère autour du chiffre douze, car il n’y en a pas. Mais il faut comprendre que c’est pour nous une sorte de chiffre sacré. Chaque fois qu’il est question de création, c’est un chiffre qui permet de mettre les énergies en équilibre et par là même, sur cet équilibre, de créer ensuite, quelle que soit la forme, quel que soit le temple, quel que soit le mouvement, une expression qui soit à peu près parfaite. Que l’on utilise pour cela le chiffre quatre, le chiffre trois ou le chiffre sept cela n’a plus d’importance.

Alors où sont les douze énergies en l’homme ?

Car si l’on veut suivre le précepte qui dit que : tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, si l’on trouve en haut dans le ciel les douze constellations, en bas dans la terre les douze piliers constructeurs, l’homme, qui est le pont entre les deux, va devoir lui aussi avoir quelque part ces douze énergies.

Ces douze énergies se trouvent en lui, par les différents feux, depuis le plan physique, en passant par le plan éthérique, astral jusqu’au plan cosmique. Mais ces feux-là, seront toujours des feux, même si on les regarde sur un plan physique être tout simplement les feux animant l’activation du corps, du foie, du poumon, de l’œil, du cœur, ce sont tout de même toujours des feux. II ne faut pas croire que ce qui est tombé dans la matière, va nécessairement devenir quelque chose qui n’a plus rien à voir avec l’esprit.

Au contraire, plus l’énergie tombe dans la matière, et plus elle va signifier l’esprit. C’est ce que je voudrais rectifier dans l’esprit des gens, non seulement ici ce soir, mais en plus dans l’esprit de toutes les personnes du monde entier. C’est que l’esprit égale la matière et la matière égale l’esprit. Autrement dit, sans la matière il ne peut y avoir d’esprit, autrement dit encore, sans la matière il ne peut pas y avoir Dieu lui-même, et les Dieux eux-mêmes. Pourquoi ?

Eh bien ! tout simplement, parce que la matière n’est pas ce que l’homme aujourd’hui imagine, c’est-à-dire ce n’est pas un poids, ce n’est pas un boulet, ce n’est pas quelque chose qui est antagoniste à la divinité, ou même a l’évolution.

C’est au contraire l’endroit où se passe l’évolution, l’endroit où se passe la révélation en quelque sorte et pas seulement le mouvement. Le mouvement peut avoir lieu aussi dans l’espace et dans l’esprit. La matière n’est pas le seul lieu du mouvement, mais la matière est le lieu de la révélation. Et c’est pour cela que lorsque l’initié arrive à un certain degré d’évolution, qu’il atteint ce que les disciples appellent la quatrième initiation majeure, lorsqu’il passe sur la croix, la croix de la matière, son esprit divin lui est révélé et il peut le révéler aux autres.

Pourquoi attend-on cette initiation-là, la quatrième ?

Tout simplement parce que c’est à ce moment-là, que l’esprit est le plus dans la matière, contrairement à ce que les gens pensent. C’est au moment de la quatrième
initiation majeure que l’esprit est descendu au plus bas dans la matière et qu’il consacre sa matière à la vibration de l’esprit. Ainsi il emporte sa matière et il devient un roi, ou plutôt il commence à devenir le Roi, qui sera couronné au cours de la cinquième initiation majeure, c’est-à-dire au cours de l’état de Maître.

Qu’est ce que je veux dire, lorsque je dis que l’esprit est tout à fait dans la matière et totalement dans la matière, qu’au cours de la quatrième initiation majeure ?

Je veux dire que, pendant tout le temps, tout le reste du temps en fait, l’esprit n’a fait que commencer à approcher sa matière. C’est-à-dire que tel que vous êtes là, aujourd’hui, la plupart des gens ne sont en fait pas totalement ni tout à fait incarnés, et c’est pour cela que l’individu n’est pas tout à fait, ni complètement conscient.

Dans tous les livres et tous les textes sacrés, on parle de cet état où l’homme est à demi endormi, tout en étant tout à fait réveillé en allant au travail, à ses occupations. II est cependant à demi endormi, sa conscience n’est pas tout à fait éveillée, parce qu’en fait, son esprit, n’est pas tout à fait non plus descendu dans la matière.

On parle de l’involution, on parle de la chute de l’homme, comme étant un moment qui aurait précédé, qui serait avant le moment que nous vivons ici et maintenant, que vous vivez dans votre corps, dans votre situation d’hommes et de femmes. En fait, à l’heure actuelle, vous essayez de descendre, d’approcher votre matière. C’est pour cela, que cela vous est si difficile et incompréhensible. Car si l’homme savait réellement s’incarner, il comprendrait complètement sa matière. Les cellules du foie n’auraient plus aucun mystère pour lui, les cellules de la tête non plus. Il saurait avoir une mémoire gigantesque, il saurait réparer n’importe quel endroit de son corps, il saurait effacer n’importe quelle maladie, parce qu’il aurait le contrôle sur la plus petite de ses cellules.

Or, comme l’homme n’est pas encore, ni tout à fait descendu dans sa matière même, il ne peut donc pas connaître sa petite cellule qui œuvre au niveau du foie, la cellule grise qui œuvre au niveau du cerveau, ou d’une glande. Il ne sait pas réparer un membre cassé, et il ne sait pas guérir une maladie ou quelque soit la déficience. II lui faut donc apprendre lentement à descendre dans la matière et tout ce que vit l’humanité en ce moment, en fait, c’est une lente incarnation, une lente descente dans la matière.

On met autant de temps à descendre dans la matière, qu’on va en mettre pour en sortir. Le point où il y aura justement une égale présence de la matière et de l’esprit, va être le moment de la quatrième initiation majeure. Au moment donc où l’initié, où l’esprit, où, autrement dit encore, la monade pour certains, c’est le moment où justement l’esprit va prendre possession de son capital matière.

Pourquoi ?

Pourquoi donc cette nécessité de descendre dans la matière et de prendre possession de votre capital matière ?

Parce qu’au fur et à mesure de vos incarnations, même s’il n’y a pas une totale présence de votre esprit dans la matière, c’est-à-dire une totale incarnation, une totale involution, la monade s’approche par sa projection qu’elle œuvre à partir de l’âme et elle descend quand même. Plus l’âme, plus la monade descend et s’approche de son plan physique et plus la particule de conscience qui vit au niveau de la personnalité, découvre elle aussi de plus en plus de conscience, donc découvre par là même, la première, la deuxième et la troisième initiation majeure.

De ce fait cette particule de conscience qui est au niveau de la personnalité se trouve être initiée à la conscience. Mais en fait, elle ne fait que recevoir de plus en plus les énergies de sa monade par l’intermédiaire de l’âme, et la monade peut de plus en plus descendre dans sa personnalité. Je préfère employer le mot de matière car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Et tout cela pourquoi ?

Eh ! bien, parce que pendant tout le temps de cette semi-évolution, où la personnalité essaie d’être initiée à la première, à la deuxième et la troisième initiation majeure, la matière prépare ses feux.

C’est-à-dire que pendant le temps où l’individu va essayer d’obtenir ou de gravir le chemin jusqu’à la troisième initiation majeure, c’est la matière qui prépare le vêtement pour l’âme, autrement dit, c’est la personnalité qui prépare le terrain, l’alliance pour l’âme.

À partir de ce moment-là, les feux commencent à être alimentés, c’est-à-dire que la petite particule de conscience qui existe et que l’on appelle personnalité, va commencer à vivoter, même si ses occupations sont très terre à terre, matérielles et que l’on peut juger de je ne sais quel autre défaut. Cela est nécessaire et capital, parce que les feux vont commencer à s’alimenter et se former.

Ainsi, si l’on prend un homme dans sa première incarnation, il ne possède pas les sept chakras traditionnels, sans compter les autres multiples, qui sont autour du corps et que l’on appelle aussi les nadis. Il y a de toutes petites étincelles, de toutes petites flammes, qui vont devoir être progressivement transformées en chakras et qui seront ensuite vécues en tant que chakras. Tout ceci c’est le rôle de la matière, donc autrement dit aussi de votre personnalité.

Nous, nous ne dissocions pas matière et personnalité, c’est une seule et même chose. Une fois que tous les feux sont mis en place et qu’ils commencent à fonctionner réellement, qu’ils sont consacrés et ceci se passe lorsque l’individu a atteint la troisième initiation majeure, il commence à être pourvu d’un mental abstrait. À partir de ce moment-là, la matière devient un instrument manipulable pour l’esprit, soit votre âme ou encore votre monade, pour rester dans les termes simples.

C’est à ce moment-là que commence le mariage alchimique.

L’alchimie, ce n’est pas transmuter son esprit, ce n’est pas transmuter sa matière pour qu’elle devienne Dieu. Ce n’est pas transmuter son capital personnalité pour devenir l’âme. Cette vision-là de l’alchimie est complètement fausse.
Je ne veux pas dire que ce soit une erreur, car il faut bien commencer quelque part, il faut bien commencer par se faire des idées à propos des choses. Disons simplement que la démarche ne permet pas d’aller aussi vite que si l’individu connaissait véritablement la signification de l’alchimie.

Pour connaître la signification de l’alchimie, il faut savoir ce qu’est l’involution. L’involution c’est donc toute cette partie de la vie cosmique d’un être, où il va construire sa matière, vivifier sa matière. C’est ce qui correspond en religion à la purification. On remarque en religion, que chaque fois que l’on voudra faire une démarche, que l’on voudra justement entrer dans les ordres, il y aura toujours un temps de purification, plusieurs années où l’individu va purifier son corps, purifier son esprit, purifier sa matière.

Ceci ne veut pas dire que l’individu qui entre en religion est un être impur, par déformation, par oubli de la constitution occulte de l’homme, par oubli des secrets ésotériques. C’est ce qu’ensuite le commun des mortels a cru, et le curé lui-même, le curé de la paroisse croit cette chose, parce qu’il ne sait plus ce qu’est l’homme.

Or l’homme n’est pas un être déchu. Lorsque l’on pense à la matière, l’ésotériste pense souvent à l’ange qui est tombé dans la matière, parce qu’il ne méritait plus l’Éden. Le religieux pense souvent à Adam et Ève qui ont péché et qui ont entraîné toute l’humanité dans cette déchéance. L’homme n’est ni un être impur, ni un être de déchéance, ni un ange qui a failli, ni un ange qui est tombé, ni une particule de la vie cosmique qui a oublié sa divinité.

S’il y a oubli et cela est vrai, ce n’est pas par chute, ce n’est pas parce que l’individu a démérité, c’est parce que la particule de conscience que vous êtes aujourd’hui, n’est que la particule de conscience de la matière, car c’est la matière qui est à développer ici et maintenant sur le plan physique de la terre.

Autrement dit la particule conscience, appelée personnalité a le devoir de construire le véhicule pour accueillir l’esprit, pour accueillir la monade. Et ainsi au jour des noces alchimiques, comme il est écrit dans certaines œuvres, ou encore au jour du mariage, au jour de l’alliance, ce qui se passe c’est tout simplement l’âme qui vient prendre ses feux. Car ce qu’offre la personnalité, ce qu’offre la construction que permet la personnalité, ce sont les feux, c’est-à-dire les sept chakras redevenus un seul, soit le chakra coronal celui qui est en haut de la tête.

À quoi servent ces feux ?
Que fait la monade avec ces feux ?
Pourquoi est-ce qu’ils sont si primordiaux qu’il faille pour cela descendre dans la matière ?

Parce que ces feux ne sont issus et ne peuvent avoir lieu et maturité que dans la matière. Ces feux sont en quelque sorte la vitalité de l’âme. Il y a la conscience de l’âme c’est un fait, c’est votre esprit, c’est votre nature originelle en quelque sorte, c’est la béatitude, c’est la plénitude, c’est l’éternité, c’est l’esprit en extension dans l’espace.

Mais il faut que l’esprit aille chercher une vitalité, il ne peut pas rester comme cela dans cette zone et cet état de plénitude, où il n’y a qu’inaction. Il a le devoir, car tel est son principe intérieur, de devenir actif. Pourquoi ?

Parce que tout simplement, l’énergie première de l’univers, c’est l’énergie de l’action, c’est l’énergie du pouvoir, soit le rayon Un, comme certains disciples peuvent savoir par certains écrits sacrés.

Le rayon Un, soit le rayon de la volonté et du pouvoir, c’est l’énergie qui sous-tend tout l’univers, qui sous-tend l’essence même de la vie. Donc l’esprit n’a même pas le choix. D’ailleurs, ce n’est pas une question de choix, l’esprit doit devenir essentiellement actif s’il veut rester esprit. Et cette possibilité d’action, il va la chercher par l’intermédiaire des feux, feux qui sont formés par l’incarnation, par le passage dans la matière.

Pourquoi par le passage dans la matière ?

Pour ceux qui peuvent comprendre ces zones-là de l’ésotérisme, cette conscience neptunienne doit devenir une conscience d’abord saturnienne. C’est-à-dire quelqu’un qui va pouvoir s’individualiser, et pour devenir une conscience saturnienne c’est-à-dire pleinement individuelle, pleinement active, complètement maîtresse d’elle-même, il va lui falloir faire un passage par le physique.

Un temps la lune représentait ce plan physique et c’est pour cela que la lune est restée très importante dans la vie cosmique actuelle, même si elle est passée au stade d’une vie beaucoup plus éthérée et que l’on fait rapport à elle chaque fois qu’il s’agit de traiter de l’inconscient ou du subconscient.

En fait, à l’heure actuelle, si l’on en parle en tant que matière subjective, la lune représente le capital éthérique des anciennes civilisations. Autrement dit, le capital éthérique, le corps éthérique avec lequel d’autres civilisations ont vécu lorsqu’elles étaient en pleine vitalité, en plein fleurissement sur la lune elle-même, lorsque la lune était choisie pour être le lieu de l’accomplissement spirituel.

On ne peut pas se dégager des planètes, donc on ne peut pas passer d’une planète à une autre, sans encore vivre quelque temps avec le réservoir énergétique de la planète où précédemment il y a eu une civilisation. Pourquoi ?

Parce que les civilisations se transportent d’une planète à une autre. Ce qui fait que les peuples qui sont venus remettre en mouvement leur vie, leur civilisation sur la terre, parce qu’ils n’avaient pas pu terminer leur évolution sur la lune, devaient rester dans un conditionnement vibratoire éthérique auxquels ils étaient habitués. Ce qui fait que la lune a dû rester dans la banlieue, si je puis dire, de la terre et reste plus précisément dans le corps éthérique de la terre.

Car si par exemple il avait fallu une présence physique de la lune, la lune aurait rejoint la terre, elle se serait intégrée à la terre, et à l’heure actuelle l’on ne verrait pas de lune dans le ciel. Mais ce qui compte avant tout, c’est la note vibratoire éthérique. Alors la lune reste à une distance, qui a été estimée par les sages, pour ne devoir envoyer qu’un rayonnement, une vibration éthérique, d’où en même temps sa grande capacité à jouer et à influencer le corps astral des individus non évolués, et le subconscient et l’inconscient de l’humanité en général.

Le subconscient et l’inconscient sont énormément liés à la qualité éthérique d’un individu. C’est-à-dire que si l’on veut en fait purifier l’inconscient et subconscient d’un individu, il va falloir immanquablement en passer par la purification de ces particules éthériques. Si l’on ne purifie pas le corps éthérique, on n’arrive pas à nettoyer le subconscient de l’individu.

C’est pour cela qu’à un certain degré de son évolution, le disciple ne possède plus de corps éthérique. Il se recharge dans le corps éthérique planétaire, du logos planétaire lui-même. En même temps, il récupère par là un avantage immense, qui est l’éternelle jeunesse, ce que chacun ambitionne, ne plus mourir.

Mais en fait, ce n’est pas l’immortalité qui est acquise, c’est tout simplement l’arrêt des dégénérescences des cellules, soit le vieillissement qui est stoppé. La mort peut toujours arriver. Ce n’est pas l’immortalité qui est conquise, mais le corps ne peut plus être épuisé et ceci se passe au-delà de la cinquième initiation majeure.

Donc une fois que l’individu a acquis le pouvoir du Maître, à partir de ce moment-là, il puise son corps éthérique dans le corps éthérique du logos planétaire, qui lui bien sûr a un corps éthérique éternel, éternel en vitalité, en grandeur, en blancheur, en pureté etc. Mais son corps éthérique personnel a disparu, il a été fondu. De même, le corps astral disparaît complètement et non pas pour être intégré au corps astral supérieur, d’une entité supérieure, mais il disparaît purement et simplement.

Ce qui fait, que pour un être ayant dépassé la cinquième initiation majeure, il ne peut plus y avoir, plus jamais de référence quelconque au monde astral, au corps astral ou à la vitalité que représente le plan astral. Chaque fois qu’il voudra redescendre sur un plan physique, pour faire même une incarnation, pour s’approcher de l’humanité, il va donc utiliser une autre voie d’involution, car pour lui, il s’agira bien d’une involution à ce moment-là.

Il ne descendra pas classiquement depuis son stade de conscience en passant toutes les zones subalternes et arriver sur le plan physique. Non, il va descendre directement de son plan jusque sur le plan physique. Pour lui bien sûr il y aura des étapes. C’est ainsi, que de son entité totale, il n’y a peut-être que les dix pour cent qui s’expriment sur un plan physique. Le pourcentage restant ne va pas être retenu dans les zones de l’univers, que l’on peut appeler l’astral, l’éthérique, mental etc. Il va simplement laisser la majeure partie de son être sur son plan monadique.

Christ n’avait pas besoin d’incorporer Jésus, le Christ n’avait pas besoin de s’incarner dans Jésus. Sa seule particule mentale projetée au niveau des atomes du corps du disciple qu’était Jésus, suffisait à monopoliser complètement tous les circuits d’expressions que représentait le corps de Jésus. Que ce soit la voix, le cœur, les chakras, son intelligence, son magnétisme, cela suffisait.

Dans l’homme existe un siège, et un tout petit siège qui permet de contrôler absolument toute sa vitalité, tous ses circuits d’expressions, et même la diffusion et le rayonnement de son âme, c’est la glande pinéale.

En fait, la partie de vous qui est incarnée, ne s’incarne pas jusqu’au bout des doigts, ne s’incarne pas dans tous vos vaisseaux sanguins, dans tous vos muscles. Cette particule de l’esprit, cette particule qu’est votre esprit, va se loger en tant que particule mentale au niveau de la glande pinéale et dans un siège précis qui se trouve dans le chakra du cœur. En étant dans ces deux points, dans ces deux sièges, l’âme arrive à contrôler parfaitement sa personnalité.

Lorsque je dis contrôler parfaitement, je ne veux pas dire qu’elle aura un ascendant sur la personnalité, mais elle saura entrer en communication parfaite avec sa personnalité, pour retirer toutes les expériences de la personnalité, fusionner avec sa matière, ressentir l’extérieur et vivre en fait sa matière.

Donc il est facile lorsqu’un Maître descend, lorsqu’il veut prendre un disciple, il lui est facile d’envoyer une de ses particules mentales pour posséder entièrement son disciple, car il suffit pour cela qu’il siège dans la glande pinéale et la chose est faite, l’alchimie arrive.

De la même manière, lorsque l’initié dans le sens inverse, veut opérer une alliance, veut opérer le mariage alchimique avec son âme, il suffit qu’il concentre sa conscience au niveau de sa glande pinéale et qu’il situe complètement l’ardeur et le rayonnement de ses divers feux, au niveau et en convergence sur la glande pinéale.

Ce qui ne veut pas dire que demain pour être évolué, pour être initié, tout le monde va s’installer sur des planches pour alimenter la glande pinéale en oxygène, en circulation du sang, en vibration et en énergie.

Cela ne veut pas dire que dès demain il va falloir, chercher dans les enseignements de hatha yoga, les exercices respiratoires qui font envoyer l’énergie à la pinéale. Il ne sert à rien de faire les choses artificiellement. Je ne dis pas non plus qu’il faut s’asseoir léthargiquement et attendre que la chose se fasse.

Naturellement la chose ne se fera pas, il faut toujours qu’il y ait ce principe premier qui sous-tend l’univers et qui a créé l’univers, il faut toujours qu’il y ait quelque part à quelque degré que ce soit la volonté de l’âme. Donc le premier moteur de l’évolution, ce n’est pas la voie que vous allez choisir et je reviens à la question qui a été posée.

Ce n’est pas la voie que vous aurez choisie, ce n’est pas le Maître que vous allez prier, ce n’est pas le gourou X, Y, ou Z, que vous allez rencontrer, après lequel vous courez, c’est tout simplement la volonté que vous aurez en vous, de vouloir être un initié. La volonté que vous aurez de tout mettre en œuvre, pour être cet initié et faire les sacrifices pour le devenir. Aucun Maître ne va pouvoir remplacer ce capital d’énergie que représente la volonté. Et je dirais même qu’aucun Maître ne peut agir sur aucun disciple, si le disciple n’a pas en lui ce capital d’énergie qu’est la volonté, et s’il ne sait pas le manifester.

Et c’est pour cela dans votre texte sacré, le livre que l’on connaît si bien en occident qui s’appelle la bible aujourd’hui, autrefois elle portait un autre nom, dans son texte il est écrit : aide-toi et le ciel t’aidera.

C’est dans cet esprit-là que la phrase a été rédigée par les Saints, les Sages de ce temps lointain, si en l’homme il n’y a pas la manifestation de ce rayon premier qui est l’essence même de la vie, qui est la raison de la vie.

Réfléchissez bien à ce mot qui est la raison de la vie. En cette phrase il n’y a pas un grand mystère, je ne veux pas faire de mystère, mais il y a une clef, et celui qui saura bien méditer, bien réfléchir à cette phrase, comprendra exactement ce qu’est le rayon UN de l’univers. Ce qu’est la nature et le pouvoir de la volonté, la volonté de bien, la raison de la vie, la raison de l’existence.

Lorsque je dis raison de la vie, ce n’est pas le pourquoi de la vie, c’est qu’en même un peu le sens de la vie, mais pas exactement comme l’esprit, le cerveau du mental concret pourrait l’imaginer.

Ce qu’il faut donc comprendre par le mot sens, par le mot raison de la vie, c’est que, ce qui sous-tend l’univers, ce qui est à la base de l’univers, ce qui est au cœur de l’univers, ce qui est le feu de l’univers, c’est une grande raison.
Une grande raison non pas édifiée et écrite comme un grand pourquoi, ou un grand parce que. Mais une grande raison qui dit JE SUIS. Il faut comprendre ce mot comme étant tout simplement présence, nécessité, pour que la présence s’articule.

La raison c’est la présence de quoi ?

La présence de celui qui est plus grand que vous, plus grand que nous, plus grand que celui qui est déjà grand au ciel, c’est-à-dire celui que l’on peut appeler pour ceux qui connaissent ces dénominations-là, le logos cosmique. Je ne veux pas parler de cela ce soir, ni aller trop loin dans cette explication, revenons-en à nos écoles ésotériques.

Lorsque l’on comprend donc que l’essence de la vie elle-même est poussée par cette essence qu’est la raison, qu’est la présence, qu’est la volonté de bien, la volonté du pouvoir, on comprend donc que la base même de tous les temples quelles que soient leurs tendances, leurs religions, leurs rayons, la tendance première du temple c’est le rayon UN, c’est la volonté d’être, la volonté d’exister, la volonté d’initier.

Lorsqu’un disciple entre dans un de ces temples, ou lorsqu’il fait une démarche auprès d’un Maître, ou auprès d’un guide ou d’un monastère quelconque, la première position qui doit être éclaircie en lui c’est sa volonté.
Est-ce que j’y vais par volonté ?

Le disciple doit être clair en lui, savoir s’il est en train d’évoluer, s’il fait cet acte par recherche, par quête, par aspiration, ou bien s’il est pris dans le flot de la vie, le flot qui justement le pousse vers une multitude de curiosités, ou simplement si c’est l’inspiration qui vient et qui anime tous les êtres, mais qui n’arrive pas encore exactement à articuler, à comprendre exactement l’appel.

Il faut que cela soit clair en lui, il faut qu’il ressente l’appel et quelle que soit sa détermination, le temple qui est pour lui viendra vers lui. Il n’aura pas à aller vers le temple. C’est une erreur que fait le disciple occidental de croire qu’il doit se précipiter au pied d’un Maître, qu’il doit courir après un Maître, qu’il doit chercher son Maître, qu’il doit chercher sa voie, qu’il doit chercher son livre, qu’il doit chercher le Pape ou je ne sais quoi d’autres.

Vous n’avez pas à chercher, vous n’avez qu’à vous déterminer. Si vous êtes déterminés, la chose a déjà été créée pour vous, parce que vous n’êtes pas unique dans l’univers, vous existez à des millions, des millions d’exemplaires. Donc nécessairement la réponse à votre étape d’évolution existe déjà puisque vous êtes des millions. Ce qu’il faut donc, c’est vous déterminer afin de rencontrer ce qui a été créé par le Maître, pour que vous franchissiez cette étape d’évolution.

Pourquoi vous déterminer ?

Ce n’est parce que le Maître ne veut que des disciples déterminés, qui savent exactement ce qu’ils veulent. Ce n’est pas un tri qui est fait entre les bons et les mauvais, entre ceux qui sont certains, ceux qui ne le sont pas, ceux qui sont mous, ceux qui sont tendres, ceux qui sont ceci, ou cela, pas du tout ce n’est pas un tri. C’est simplement parce que l’évolution n’a pas lieu exactement de la manière que l’on croit.

L’évolution ne se passe pas avec un regard incessant du Maître sur l’humanité. Il est vrai que le Maître envoie sans arrêt, nuit et jour, tous les jours de l’année et toutes les années d’un millénaire, il envoie sans arrêt ses énergies, les énergies de son cœur, les énergies de sa tête pour faire évoluer les hommes. Par contre il ne cherche pas parmi les hommes un disciple ou un futur disciple, ce n’est pas son rôle, ce n’est pas sa fonction et ce n’est pas non plus de cette manière-là que la sélection a lieu. Ce n’est pas le Maître qui descend et qui regarde où est-ce qu’il est appelé, et où est-ce qu’il y a un rejeton à initier, c’est tout le contraire qui se passe.

Étant donné que l’univers est une sorte d’aquarium où il existe des paliers de décompression, celui qui est arrivé en haut ne redescend pas en bas chercher la petite crevette pour en faire un homard. C’est au contraire la petite crevette qui doit monter d’un palier et ainsi avec le mot magique, avec la baguette magique, le Maître en fait un gros homard, à ce moment-là cela a lieu. Mais en attendant la petite crevette devra comprendre, devra faire l’effort, mais une fois que cela est compris il n’y a pas d’effort à faire.

L’effort ne réside que dans cet endroit spécial où se trouve l’incompréhension. Le sacrifice, le sens des ascèses ne se résout qu’à cela, le sacrifice n’existe que dans l’endroit où l’individu pense qu’il est attaché.

Alors pour se détacher, il pense qu’il va devoir se sacrifier. Mais ce sacrifice-là, ce sens-là du sacrifice n’existe que dans cet espace de sa vie où il croit qu’il est attaché et où il participe à l’attachement.

Sitôt qu’il comprend la nature de la chose à laquelle il est attaché et la nature de la chose qui est au-dessus de l’attachement, que l’on imagine le divin ou je ne sais qui d’autre, il n’y a plus cet espace et le sacrifice lui-même n’existe plus.

Alors automatiquement il laisse tomber la chose. Pour lui il n’y a plus de difficulté à se transformer, simplement il se renouvelle. Il ne se sacrifie plus. Autrement dit, il ne se pend plus, pour faire allusion aussi aux cartes du tarot, il n’a plus besoin de se pendre, il fauche tout simplement.

Donc au lieu d’être pendu, au lieu d’endurer sa mort, sa mort est brève, elle dure le temps d’un coup de faux. Il se retrouve sur un chariot et il tient fermement les deux rênes, soit ses deux énergies, la noire, la blanche, le positif, le négatif. Sa matière hisse l’énergie de sa monade et il trouve le chemin tracé vers le soleil, vers le monde, il n’y a plus de problème pour lui.

L’individu doit comprendre, qu’à la base de tout mouvement réel et authentique, de toute démarche d’un initié ou d’un aspirant vers un Maître, c’est la volonté.
Une âme sait qu’elle est une âme et elle ne se laissera plus entraver par la personnalité. C’est donc une volonté complètement différente. Ce n’est pas la volonté de la personnalité qui dit : demain je veux être un initié, demain je vais faire telle alchimie, demain je vais sortir telle formule magique, demain je vais opérer telle et telle chose pour être quelqu’un qui va mériter, pour rencontrer le Maître, de recevoir les noces.

Non cette détermination doit être vécue au niveau de l’âme. C’est pour cela qu’en même temps, cette volonté ne peut-être connue que par l’initié, celui qui a au moins atteint la troisième initiation majeure. Ce qui ne veut pas dire que tous ceux qui sont avant ne la connaîtront jamais. Absolument pas, car il y a tout au cours de l’évolution la possibilité de connaître une parcelle chaque fois plus grande de cette volonté qui est la grande raison de l’existence. De connaître la grande raison de la présence et pas simplement la présence du logos, mais aussi votre présence à vous, celle de votre âme.

C’est donc l’âme qui descend et qui dit : Je veux, je suis là et je veux mon existence et je la prends. À partir de ce moment-là, lorsque cette note a vibré dans le disciple, le Maître vient immédiatement, il ne se passe pas un jour, il ne se passe pas une minute, pas une seconde, la relation est instantanée, le Maître apparaît.

Pourquoi ?

C’est un peu comme un nouveau né, lorsqu’il apparaît, la mère est présente, certes, puisqu’elle l’a porté, mais le père doit être-là, le premier à prendre son enfant, il devrait être là, il doit être-là. Parce que l’enfant doit pouvoir recevoir les énergies qui sont incarnées et qui sont colportées par le père, donc par l’être masculin.

Il est regrettable à l’heure actuelle que les enfants naissent complètement sans la présence du père. Car même s’il y a présence masculine par l’accoucheur, l’accoucheur n’étant pas nécessairement le père, il ne transmettra pas cette énergie initiatique dans la vie de l’enfant, énergie transportée par l’amour et qui dit à son fils : tu es là, je suis ton père, tu es mon fils.

Par cette énergie, par cette reconnaissance, se transporte à ce moment-là en faible dosage, en faible vibration, une énergie égale à l’énergie qui est transmise au moment de l’initiation, où le fils est reconnu. Donc dès que l’initié naît, dès que cette grande volonté de bien l’a envahi, dès qu’il est un nouvel enfant en quelque sorte et qu’il naît à la vie cosmique, son père est là tout de suite et il lui dit : je suis ton père et tu es mon fils. Et main dans la main pendant un certain temps, jusqu’à ce que ce nouveau fils soit lui-même devenu un père, ils feront un bout de chemin ensembles.

Et non pas dans le sens que croient les hommes, d’une obéissance absolue, d’une soumission qui ressemblerait à de l’esclavage, où l’initié, où le fils s’agenouille devant son père et accepte tous les châtiments et tous les ordres. Non, pas du tout. C’est pour cela qu’à l’heure actuelle, la vision du Maître est complètement fausse dans la plupart des esprits humains.

Au contraire, le fils va essayer d’imiter le père, car c’est le but du père de faire de son fils un futur père. Donc le père ne va pas soumettre son fils, il va au contraire lui permettre, lui enseigner, lui apprendre, à incorporer, à s’aligner avec de plus en plus de liberté, avec de plus en plus de grandeur et de pouvoir.

Donc la relation qui existe entre un initié et son Maître n’est pas du tout la relation d’un Maître à son esclave, mais au contraire d’un Maître à un futur Maître, qu’il est en train de former. C’est pour cela que la relation du Maître et du disciple doit être complètement révisée dans l’esprit de la plupart des gens. Sinon, ils ne se mettent pas dans la position juste où ils vont être capables de rencontrer le Maître.

Or, ce qui intéresse le Maître, c’est de rencontrer un autre être qui sera capable de devenir un Maître. Il ne se déplace que pour cela, que pour former un futur Maître. Il ne se déplace pas pour être adoré, pour être aimé, pour être prié, pour être divinisé, pour qu’on construise des statues, pour qu’on lui construise des églises, des temples, des mosquées, ou qu’on fasse de lui des peintures. Il ne se déplace que pour cela. Il se déplace que s’il voit qu’il peut faire d’un être un futur Maître.

C’est pour cela que le disciple doit absolument essayer, aussitôt que possible, d’imiter le Maître. Non pas, avec son ego de petit terrien et de petit être humain, pour devenir suffisant et se comparer à un Maître, se croire un Maître. Non pas du tout. Mais simplement pour commencer quelque part un réel travail, un réel travail de renoncement, de sacrifice, d’ascèse, d’embellissement et de libération.

Celui qui dès demain matin se lève en disant : Je décide d’être un Maître, je vais imiter le Maître, et dès demain, il envahit la maison, le foyer, le travail avec de l’autorité. Cela n’a rien à voir avec le Maître, car le Maître n’est pas autoritaire. Le Maître est un enseignant, il manifeste donc par là, une énergie primordiale qu’est l’amour avant tout.

Car l’enseignement est véhiculé comme le sang l’est par la veine, l’enseignement est véhiculé par la vibration qu’est l’amour, il n’y a pas d’autre énergie qui véhicule l’enseignement. Ce n’est pas l’autorité, c’est l’amour qui enseigne, ce n’est pas l’autorité, c’est l’amour qui donne exemple et qui démontre.

Donc être plein de suffisance et d’autorité n’a jamais signé l’état du Maître. Au contraire le disciple doit être profondément entré dans l’abnégation, profondément entré dans l’intériorisation, la modestie même, pour découvrir ce qu’est la véritable autorité et comprendre que l’autorité n’est pas à être exercée sur les autres, mais qu’il est le premier sujet sur lequel il doit l’exercer.

Ainsi s’il exerce l’autorité sur lui-même, elle va rayonner sur les autres. Il n’a pas besoin de crier pour dire je veux ceci, je veux cela. La volonté étant inscrite et installée en lui, en disant une seule parole l’autre exécutera. Parce que sa parole à ce moment-là devient une sorte de mantra.

C’est-à-dire que lorsqu’une réalité, lorsqu’une vérité est éveillée à l’intérieur d’un être, lorsqu’il l’a vivifiée, lorsqu’il en a fait une qualité authentique, il n’a plus qu’à penser et la chose à lieu. C’est-à-dire que l’homme qui est devenu une véritable autorité, de façon intérieure, de façon spirituelle de par son âme, il n’a plus besoin de s’affirmer par la force, il n’a qu’à regarder et dire même à voix basse, automatiquement la chose est faite par les individus, parce que l’individu ne sait pas contrarier la vibration qui vient sur lui à ce moment-là.

De la même manière pour l’amour, pour le pouvoir. Sitôt que la chose est devenue une réalité en l’individu, cela devient en même temps une réalité à l’extérieur, et par la pensée, l’initié matérialise pratiquement ce qui est à l’intérieur de lui.

Donc qu’elle est la démarche que doit suivre un disciple pour rencontrer le Maître ? Car la question qui a été posée ne servirait à rien si l’on ne répondait pas à celle-là d’abord. Qu’elle démarche doit suivre un disciple pour rencontrer son Maître ?

Quel que soit le rayon auquel vous appartenez, qu’elle que soit la voie qui s’ouvre vers vous, qu’elles que soient les voies que vous connaissez, dont vous avez entendu parler, il ne vous appartient pas de choisir, car avec votre ego, votre personnalité, vous ne pourrez pas forcément faire le choix. Vous ferez un choix temporel, vous ne ferez pas un choix qui prend en considération les besoins de l’évolution de votre âme.

Ce qu’il faut donc, c’est vous mettre dans la disposition juste, pour qu’il y ait une relation véritable avec le Maître et ainsi, le Maître vous envoie la voie qu’il vous faut. Vous n’avez pas besoin de la chercher, vous n’avez pas besoin de vous dire : je dois être informé. Si je ne me tiens pas informé de tout ce qu’il y a lieu dans le monde, si je ne vais pas à tous ces séminaires, si je ne m’abonne pas à toutes ces revues, je ne saurai pas ce qui se passe et je risque de rater l’occasion. Non.

L’illumination, le gourou, n’est pas un train qui passe en rase campagne une fois tous les six mois et si vous n’êtes pas là avec votre tente plantée dans la brousse, vous allez rater le train. Non ça ne se passe pas comme cela. Il y a un train qui passe pour chaque individu, à l’heure qui concerne chaque individu. Personne n’est perdu sur la planète.

Par contre, il y a des êtres qui s’isolent, cela oui. Ils croient ainsi que le train passe pour les autres et jamais pour lui et que le gourou viendra toujours pour son voisin, qu’il va se manifester à son ami, qu’il va se manifester à l’autre, mais jamais à lui. Mais la raison n’est pas dans le fait que l’autre aura su au bon moment lire la revue une telle qui signalait le passage du gourou x. La raison n’est pas dans le fait que l’autre aura su aller aux Indes ou au Japon, je ne sais trop où, et où il aura rencontré le gourou qui pourra l’initier.
La raison est que lui, avec sa personnalité, dans sa personnalité, il s’est isolé par une fausse démarche. Ainsi la communication ne peut pas avoir lieu avec le Maître qui depuis l’origine lui est destiné.

Vous n’avez pas à vous soucier des chemins qui mènent à Dieu. Souciez-vous de ce que vous, vous présentez à Dieu et tous les chemins s’ouvrent dès que vous vous présentez telle que vous devez vous présenter. L’homme n’est pas perdu sur une terre sans boussole pour pouvoir s’orienter. La boussole il l’a ,c’est l’esprit. Ces jambes il les a pour marcher, pas pour choisir d’aller à droite ou d’aller à gauche. Ne jamais remplacer la boussole qu’est l’esprit. Sur la terre existe plusieurs portes pour aller vers Dieu, pour aller vers la hiérarchie, vers les Maîtres ou la sainteté. Le seul passage c’est l’esprit.

Qu’est ce qu’il faut donc faire pour que l’esprit, seule boussole, vous amène à Dieu ?

Comme je l’ai déjà dit des milliers de fois, il faut écouter la parole des Maîtres et il faut faire selon la parole des Maîtres, selon la parole des anciens, je préfère ce terme. Que vous disent les anciens, ils vous disent de ne pas médire votre voisin, ils vous disent lorsque l’on fait du mal rendez-le par un bien. Ils vous disent ne nourrissez pas de haine et au contraire donnez de l’amour, donnez du secours, donnez de la tendresse, donnez un peu de votre préoccupation.

Ils disent aussi : Entrez dans votre chambre pour prier votre Dieu, ou bien intériorisez votre conscience et méditez sur votre moi éternel. Mais les hommes n’écoutent pas tous ces conseils, car en eux-mêmes ces conseils semblent être des énigmes. L’homme dit : Je préfère jouer aux chasseurs pour trouver mon gourou. Je prends l’avion, la voiture, je prends les livres, les revues, je vais dans les séminaires et je finirais bien par trouver celui qui est mon Maître.

Erreur, car le Maître ne se cherche pas, ne se trouve pas de cette manière. Le Maître est déjà en vous, de la même manière que l’oxygène. L’air est déjà présent dans vos poumons lorsque vous respirez. Il est en vous, il fait parti de vous, il est l’essence de votre vie, il respire avec vous, il émane hors de vous.

Ce qu’il faut donc, c’est dissocier tout ce qui n’est pas lui, vous positionner dans l’attitude où seulement ce qui est lui va pouvoir apparaître et ceci demande une grande ascèse. Lorsque je parle d’ascèse, je parle du point de vue de celui qui commence le chemin. Car en fait, lorsque l’on regarde le chemin, lorsque l’on est arrivé, on s’aperçoit qu’il n’y avait pas d’ascèse, qu’il n’y avait pas besoin d’ascèse, qu’il n’y avait pas besoin de souffrance, qu’il n’y avait pas besoin de sacrifice, il suffisait de comprendre.

Aucun Maître ne prendra un disciple s’il n’est pas suffisamment instruit, et lorsque je parle d’instruction, je ne parle pas de connaissance mentale stockée dans le cerveau. Je parle d’une démarche de l’esprit pour s’intéresser, pour se subtiliser chaque fois au contact d’idées de plus en plus divines, de plus en plus éthérées.

Ce qui manque le plus à l’occident, ce n’est pas la force, car l’occident déborde de force. L’occident a un immense pouvoir, encore plus que n’importe quelle civilisation auparavant.

Pourquoi ?

Parce qu’en occident il y a eu jusqu’à présent une lignée fantastique de Maîtres, qui ont su garder très vive la flamme de l’initiation et le flambeau du pouvoir. C’est-à-dire que dans chaque temple, même dans l’église, il existe des mots de pouvoir, et ces mots de pouvoir donnés aux hommes permettent de faire n’importe quelle œuvre alchimique, permettent à l’initié non seulement de rencontrer les Dieux, mais aussi les anges et en plus de créer le règne des anges sur la terre, comme de détruire aussi selon les ordres qui sont donnés.

Ces mots de pouvoir sont détenus par chacun des temples qui ont été en fonction à des moments donnés sur la terre et en occident plus précisément pendant sept civilisations. Donc il n’y a jamais eu autant de mots de pouvoir donnés à l’humanité, que pendant cette période-ci. Donc à l’heure actuelle, le pouvoir est réel en occident. Ce qui manque c’est la philosophie, c’est la sagesse.

C’est pour cela, que ce qui viendra avec force, ici et maintenant à l’ouverture du nouvel âge, ce n’est pas l’amour. Tout le monde attend l’amour, parce que tout le monde a des problèmes de famille, tout le monde a des problèmes de cœur, alors tout le monde pense soit au Christ, soit à Métreya, soit à Bouddha, en pensant que l’amour viendra enfin réparer les plaies des hommes, combler la peur des hommes et le manque d’amour des hommes.

Mais ce n’est pas l’amour qui viendra, l’amour est déjà venu, il y a deux mille ans, il a été incarné par l’initié qu’était Jésus adombré par le Christ. C’était la révélation de l’amour et lui-même l’a dit : je vous apporte un commandement nouveau, aimez-vous les uns les autres. Ce qui va venir maintenant est un commandement tout à fait nouveau aussi. C’est celui de la force utilisant la raison, donc le pouvoir utilisant la sagesse pour s’établir.

Et pour ceux qui connaissent assez bien les relations alchimiques qu’il y a entre l’univers et la terre, l’univers et l’humanité, le rayon sept qui est en approche va être renforcé par le rayon un. On a souvent associé au rayon UN uniquement la force, mais en fait comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est la raison de la présence et lorsque je dis raison de la présence, c’est donc aussi le but de la présence.

Donc la sagesse avec la baguette du pouvoir, amène un nouveau monde. La force sans la sagesse, n’amène pas de monde du tout. Il y aurait simplement un grand gouffre dans lequel l’humanité tomberait.

Ce qui doit donc venir maintenant de plus en plus, c’est une forme de philosophie. On parlera de la religion du nouveau monde comme étant plutôt une nouvelle philosophie, et au lieu de religion on emploiera le mot ésotérisme, un ésotérisme universel.

C’est-à-dire que sera donné à l’humanité, comme cela a déjà été donné, mais sera donné sous une forme différente, la science pour comprendre l’univers, pour comprendre la constitution de l’homme, la constitution occulte et sa réalité. Plus besoin de religion donc à partir de ce moment-là, il existe tout simplement une science. Puis on réveillera les mots de pouvoir qui sont contenus dans les arches de tous les temples qui ont été en activité jusqu’à présent, et ainsi l’alliance aura lieu.

C’est-à-dire que le passé rejoint l’avenir et un présent existe. L’avenir c’est cette science, le passé c’est le mot du pouvoir et lorsqu’on les rejoint, un présent existe, l’homme nouveau peut naître.

Il ne faut pas vous inquiéter de ce que sera le nouveau monde, il faut simplement penser qu’il est de votre responsabilité de le construire. Il ne faut pas vous poser des questions à propos de ce qu’il sera, de ce qu’il y aura, comment l’on s’habillera, qu’est ce que l’on pensera, de quoi l’on se nourrira, quel type de temple existera, quelle forme auront les bâtiments. Il faut le bâtir ici et maintenant, car ce que vous allez bâtir aujourd’hui existera après demain.

Autrement dit, c’est vous qui allez construire le nouveau monde, vous, vous-même qui vous demandez ce que sera le nouveau monde, c’est vous qui allez le bâtir. Donc le nouveau monde de demain dépend de votre vision. Donc ne vous demandez pas ce qu’il sera. Dites-vous il sera ce que je suis, il sera ce que je fais pour lui et ce que je fais de lui.

À partir de ce moment-là, investissez toutes vos forces dans l’accomplissement de cette forme. Ainsi, toutes les voies auxquelles l’homme croit, toutes les voies face auxquelles il se trouve parfois perdu, vont se réunir en une seule et il y aura simplement le gouvernement de la terre. Soit le resplendissement de ce que certains disciples appellent aussi la présence de Shamballa sur la terre.

À l’heure actuelle c’est du temps perdu pour le disciple que de chercher la voie X, la voix Y, la voie Z.
Quelle est ma voie ? quel est mon Maître ?

C’est du temps perdu, de l’énergie mentale perdue, car ce qu’il doit venir est de toute façon une unité, c’est le gouvernement de Shamballa. Donc autant commencer tout de suite ici et maintenant à vibrer selon le modèle de demain, qui n’est pas tout à fait de demain d’ailleurs. Car il y a de demain que pour ceux qui appartiennent à hier, il n’est pas de demain pour ceux qui sont déjà en fait dans la vibration.