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Pourquoi Dieu descend dans la matière



Psychologie Cosmique

19-11-88 – 5/5

Faut-il chercher le rayon de l’âme ?
L’ordre  – 1/5

L’attachement à l’objet,
à une personne – 2/5

La seule vérité est le Soi – 3/5

Dieu est tout en tout – 4/5
(Tout est dans le tout
et le tout est dans tout)

Pourquoi Dieu descend-il dans la matière ? – 5/5
La nature de Dieu

 

Mais revenons à ce Dieu qui était unique et qui a plongé dans la matière.

On en était au point où j’essayais d’expliquer pourquoi il s’est plongé dans la matière.
Tout simplement parce qu’en lui, existe un réseau de lois, nous en avons parlé, le troisième rayon, le verbe, la loi. Cela veut dire, qu’existe en Dieu et pareil à Dieu la nécessité de la création, où l’acte pur de la création. C’est ce qui fait que par là même, lorsqu’il est incarné, l’homme imite Dieu en étant lui-même un créateur. Que ce soit en devenant père de plusieurs enfants, ou en essayant de copier la nature, ou d’inventer la nature comme font certains artistes en chantant, ou de faire quoi que ce soit d’autre qui appartient à la création ou la production d’une création.

Vous créez, parce qu’en vous il y a le principe créateur, parce qu’en vous il y a Dieu et qu’en Dieu existe le principe créateur. Donc, nous n’avons pas besoin de nous demander pourquoi Dieu crée, ce qui supposerait que Dieu a une raison pour créer. Tout ceci n’a pas lieu, il y a simplement à un moment donné un acte de création parce que cela fait partie de Dieu. Comme il y a en vous un acte de respiration, d’inspir et d’expir. Vous ne réfléchissez pas, automatiquement vous respirez, parce que cela fait partie de votre vie physique. C’est une loi dans votre corps.

Cette respiration qui est en l’homme est très fortement liée à l’acte divin de la création. Dieu lui-même lorsqu’il crée, il est soumis à une respiration. Lui aussi vit un inspir et un expir et c’est ce qui donne lieu à la création.

Toute la création vibre, sort et rentre, c’est-à-dire est créée ou est dissoute, dans la mesure où Dieu respire. Cette respiration est le fondement même de votre respiration à vous. C’est le fondement même de la dilatation et de la rétractation du cosmos et de la loi que l’univers existe, se manifeste un jour et se désintègre un autre jour, s’endort plus exactement.

Ce qu’il y a d’intéressant dans la respiration, c’est qu’il n’y a pas simplement l’ouverture des poumons, ce qui est important de comprendre, c’est que le souffle entre. Le souffle entre dans l’homme par l’ouverture des poumons et le souffle entre dans la matière par la respiration de Dieu.
Lorsque l’on sait ce qu’est le souffle, de quoi il est le symbole, il n’est pas étonnant de constater qu’en respirant l’homme soit en vie et qu’en respirant, Dieu donne vie au cosmos. Le souffle c’est la vie.

Donc il y a le verbe, l’impulsion en quelque sorte, qui n’est pas déterminée par une volonté, par un verdict, par une heure qui sonne et qui rappelle Dieu à ses devoirs. Il y a tout simplement un rythme dans l’univers qui est du à la respiration de Dieu et qu’à un moment donné la création a lieu, le verbe agit. Ce qui vient au cœur du verbe à ce moment-là, c’est le souffle, donc la vie.

Donc après le verbe il y a le souffle, et avec le souffle et le verbe il y a l’homme qui enfin apparaît. Il y a toute la création qui commence à foisonner, à se dilater, à géométriser, il y a le soleil qui brille et les anges qui reprennent vie, un nouveau champ de vie est à enflammer.

Forcément à l’intérieur de ce champ de vie, l’homme qui est sur sa petite planète, que ce soit la Terre, Vénus ou autre chose, lorsqu’il regarde tout cet édifice qu’est le cosmos, lorsqu’il essaie de comprendre l’énigme qu’est Dieu, l’énigme que sont les Maîtres, de comprendre le bazar qui est autour de lui, il se dit : « Je ne sais pas à quoi tout cela sert, je ne sais pas d’où cela vient, où ça va. Il baisse les épaules et dit : Tu chantes Dieu, mais tu chantes pour toi, pas pour moi, parce que moi je suis toujours aussi malheureux. Je ne vois pas pourquoi tu m’as envoyé dans cette galère, où je suis esclave et où je dois ramer nuit et jour. »

Il est vrai que lorsque le disciple parle de la sorte, ou quand l’homme effondré parle de la sorte, c’est tout à fait légitime. Il est tout à fait normal que l’âme accablée dans le désespoir, accablée dans les obligations, dans les imperfections des relations humaines, il est normal qu’il imagine un ailleurs idyllique et qu’il reproche à Dieu de ne pas avoir fait ce présent idyllique.

Lorsqu’il y a ce genre de réclamations, si je puis m’exprimer ainsi, nous ne disons rien. Nous ne disons pas il est bête, il faut attendre qu’il soit intelligent. Nous ne disons pas non plus qu’il a tort et qu’il faut attendre qu’il comprenne. Nous ne disons pas non plus qu’il a raison.

Nous savons que ce Dieu qui s’est projeté par sa respiration dans la matière, nous savons que par nécessité et pour aller au bout du jeu de la loi et de l’évidence de la création, qu’il n’a pu que tomber dans le plus bas de la matière.

Il ne pouvait pas faire autrement. C’était aller partout ou nulle part. Vous-même vous avez ce même besoin d’expérimenter, de connaître, d’aller jusqu’au bout. Ce besoin aventurier de tout voir à propos de la vie. Si ce besoin d’aventure existe en vous, cela existe dans le Dieu qui est en vous. Vous n’êtes rien que Dieu n’est lui même et vous ne pouvez rien n’être en dehors de ce que Dieu est lui-même.

Si donc vous avez le besoin d’aller chercher plus loin un Eldorado, d’aller sur la Lune, d’aller sur Mars, d’aller aux confins du système solaire, d’aller jusqu’au cœur de l’atome pour y trouver le secret, quelque chose, c’est parce que Dieu qui est en vous se dit aussi la même chose. “Je veux aller partout, je veux aller plus loin, plus loin, expérimenter, voir, sentir. Je veux tout savoir, tout être, je veux tout connaître. Lorsque j’aurai tout expérimenté, tout vécu, je pourrai commencer à me reposer.”

Vous cherchez un ailleurs, qu’il soit paradisiaque, religieux, scientifique, ou simplement une aventure, c’est parce que Dieu lui-même est poussé dans la matière par le même sens de l’aventure. Ce qui ne veut pas dire que Dieu a le sens de l’aventure et le besoin de s’aventurer.

Cela veut simplement dire que lorsqu’il y a création, il y a par cette conscience qui  crée la création, la capacité de jouer complètement et à fond le jeu de la création. Et dans ce jeu, lorsque Dieu arrive à un certain point de l’involution, c’est-à-dire un certain point de la descente dans la matière, dans ce jeu il arrive un moment où il ne peut plus véritablement tricher, c’est-à-dire continuer à être lui-même tout en jouant la matière.

À un moment donné, il y a un seuil, le seuil où il y a justement la fabrication de ce que l’on appelle l’âme par différentiation avec la monade  qui est le pur Esprit Saint. Au moment où l’on arrive à ce seuil, il faut que Dieu devienne différent de lui-même, sinon il ne peut pas descendre plus loin, il ne peut pas continuer à jouer le jeu. Alors il prend un premier vêtement, l’âme, la lumière de l’âme, l’intelligence de l’âme, la substance de l’âme.

Et cette âme sait très bien que pour descendre encore, pour jouer encore le jeu, il va falloir qu’elle se voile à son tour, parce qu’elle est tellement belle, elle ne peut pas descendre dans la matière, elle est tellement légère qu’elle n’arrive pas à descendre. Il faut donc qu’elle s’alourdisse et elle va se voiler. Ce qui fait qu’il faut autant de temps et autant d’efforts initiatiques à Dieu pour involuer, qu’il vous en faut à vous pour évoluer. Donc il lui faut faire autant d’efforts dans un laps de temps à peu près similaire pour involuer, descendre dans la matière, qu’il lui en faut pour sortir de cette matière.

Alors vous allez me dire, pourquoi ? Pourquoi il prend la peine d’involuer, de descendre, de se voiler au fur et à mesure dans les étages ?

Imaginons un homme qui se trouve en haut d’une tour, d’un immeuble. Il est proche du soleil et de l’air pur. Alors il vit tout nu, parce qu’il n’a jamais froid.

Mais il est Dieu et cet homme décide de descendre dans la rue. Au fur et à mesure qu’il va descendre d’un étage, il va s’apercevoir que pour descendre, il va devoir être semblable à l’étage dans lequel il descend. Il se trouve qu’à un étage tout est bleu, alors il va se voiler de bleu. À un autre étage, tout est violet, alors il va se couvrir de violet. À un autre étage tout est orange, à un autre tout est vert et se couvre de vert, et ceci jusqu’à ce que tous les plans soient revêtus, soient intégrés.

Et pour Dieu qui sait tout, qui est tout, qui a été capable de créer l’univers, descendre dans le plan mental et être ce plan mental, c’est quelque chose de très difficile. Autant que cela lui sera difficile, lorsqu’il sera au bas de l’involution, de retrouver son plan mental et d’être ce plan mental.

Pourquoi Dieu fait-il cela ?

En premier lieu, comme je vous l’ai expliqué, parce que la création est spontanée.
En second lieu, c’est parce qu’il y a en Dieu, ou dans le logos que l’on pourrait appeler le logos cosmique, il y a sans cesse des particules qui sont comme neuves, comme si Dieu refaisait sa peau ou ses cellules et qui nécessitent le passage dans la matière, ce passage étroit que représente l’individualisation vécue fortement au niveau de l’homme. Il y a donc ces cellules fraîches de Dieu qui utilisent cette individualisation pour véritablement être le pouvoir de Dieu.

Ce qui fait que lorsque Dieu descend dans la matière ce n’est pas vraiment sans raison, pas en tout cas les raisons qu’imaginent les hommes, mais il y a qu’en même quelque part une petite raison, un petit intérêt, une petite direction et c’est pour cela que l’évolution existe. Car si Dieu descendait dans la matière parce qu’il ne peut pas s’empêcher de créer, il n’aurait pas besoin d’installer le processus de l’évolution.

Rien n’est figé, tout évolue pourquoi ?

Pace que tout à une direction, non pas parce qu’il faut retourner à Dieu.
Car retourner à Dieu ressemble à quoi ?
Cela ne ressemble à rien. Essayez de comprendre pourquoi il faut retourner à Dieu ?

Si Dieu s’est jeté dans la matière et veut remonter à lui-même, c’est parce que sa véritable vie est en lui-même, pas dans la matière. Cependant pour être sa véritable vie, il lui faut initier ses particules à être véritablement lui-même.

Ce qui ne veut pas dire que toutes les particules de Dieu ne sont pas conscientes d’elle-même lorsqu’elles sont en Dieu. Elles sont conscientes d’elle-même. Seulement lorsqu’il descend dans la matière il se réénergise. Ce qui fait que Dieu n’est pas une éternité comme on le croit, il n’y a pas un Dieu éternel, il y a un Dieu perpétuel. C’est-à-dire un Dieu qui se recommence à chaque fois.

Ce qui ne veut pas dire qu’un jour Dieu a commencé. Le phénomène même de la vie, le phénomène de Dieu est un phénomène perpétuel, même s’il a commencé nulle part, qu’il a toujours été d’après le Sacro-Saint principe de l’éternité, toujours là, encore là et il sera toujours là.

La perpétuité est la nature de Dieu et c’est pour cela qu’il descend dans la matière. S’il était fondamentalement éternel, comme les humains le croient lorsqu’ils imaginent tout le concept à propos de l’éternité, votre mort n’existerait pas. La déchéance dans le phénomène naturel n’existerait pas. Un arbre serait planté depuis le début du monde jusqu’à la fin.

Or tout bouge. Regardez comme la vie est en mouvement. Il y a le printemps, l’été, l’automne, l’hiver. Il y a le mouvement de la mer et des océans. Il y a le mouvement des plaques de la croûte terrestre, le mouvement des étoiles.

Tout bouge pourquoi ?

Si tout bouge, c’est que ce principe est une réalité dans la vie divine. Or, si Dieu était éternel comme généralement les hommes croient, cela voudrait dire que Dieu n’est pas en mouvement.

Dieu est en mouvement, mais comment ?
Parce qu’il est une perpétuité.

Lorsque les astres bougent, lorsque les constellations bougent, lorsqu’un océan, les plaques de la croûte terrestre, un animal, un homme bouge de cette façon-là, cela veut dire que l’univers entier imite le mouvement divin. Car tout ce qui se fait en bas, se fait en haut, parce que tout ce qui se fait en haut va être projeté dans le bas, pour répondre à la loi que vous connaissez et que je cite souvent :
« Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Dieu est avant tout une double fonction. Il y a en lui-même un aspect qui existe et un aspect qui n’existe pas. C’est là où tout se complique.

Comment aller dans l’abstraction ?

Je vais essayer de vous y emmener et pour cela essayez de me suivre avec l’esprit décroché, avec le cœur, fermez vos yeux pour mieux faire la chose.

Comment intuitionner, sentir que Dieu est composé d’une partie qui est et d’une partie qui n’est pas et pourquoi ?

Cela vient du fait qu’il y a en Dieu une zone où il y a le repos, où il y a non pas l’absence du néant et l’anéantissement, mais tout simplement « Je suis » et ce « je suis » ne prend pas le temps de s’identifier à l’univers, aux formes, aux sons, aux couleurs. Ce « Je suis » est le même principe même de l’âme. Cette âme comme par hasard dit la même chose que Dieu, que cet aspect de Dieu, « Je suis cela », mais simplement « Je suis ».

C’est-à-dire qu’il y a une part de Dieu qui est une forte présence, une forte plénitude et il y a un étalement de sa présence dans cette plénitude. De la même façon, il y a en vous cette présence que l’on appelle l’âme, que l’on appelle Dieu, et il y a à côté de cela et en cela un autre aspect de Dieu qui ne dit plus « Je suis cela » en tant que présence divine, en tant qu’absence de tout processus identification et de création, il y a tout le contraire dans le sens « Je fais cela ». Donc, je fais la création et je suis la création, je fais la fleur et je suis la fleur.

Seulement comme rien n’est tout à fait séparé, il y a « Je suis cela » dans « Je fais cela ». Dans la fleur, qui est l’expression de « Je fais cela », il va y avoir « Je suis cela ». C’est pour cela que l’on peut dire qu’existent l’esprit et l’âme de Dieu en toute forme et qu’existe l’âme de Dieu en tout homme. Un homme, même un homme psychologique n’est qu’une forme. Il y a « Je suis cela » dans « Je fais cela » et vice-versa.

C’est ce qui permet à l’univers d’être, ce que les occultistes appellent une dualité dès qu’il y a extériorisation. Car tant qu’il y a intériorisation, c’est-à-dire tant que Dieu n’est pas dans son phénomène d’expérience, d’identification et de création, il n’y a que « je suis cela » Dieu lui-même compris.

Lorsque l’autre aspect de Dieu entre en vitalité, le « Je suis cela » devient « Je fais cela ». D’où aussi psychologiquement la grande particularité des hommes à s’identifier à tout ce qu’ils font. Ils se disent : Je suis un ingénieur. Je suis un prêtre.
Je suis parce que je fais. Ce processus psychologique existe dans l’homme parce qu’il existe dans ce que l’on pourrait appeler la psychologie de Dieu.

Ce processus d’identification existe dans le divin, mais dans un but complètement différent du but vécu et poursuivi par l’homme lorsqu’il dit : Je suis ingénieur, je suis le pilote de ma voiture.

C’est pour cela que quoi que fasse l’homme il a le droit de le faire. C’est pour cela que les Maîtres tolèrent tant l’existence d’un plan profane, parce que les hommes font exactement la même chose que Dieu.

Il faut que petit à petit l’homme apprenne à ne plus s’identifier au fait qu’il est l’ingénieur, mais au fait que c’est le Dieu qui est en lui qui est l’ingénieur pour créer un creuset d’évolution, une société pour les autres âmes.

Tout ce que vous faites de façon très profane Dieu le fait et vous le faites parce que Dieu le fait. Même le bandit, lorsqu’il tue quelqu’un, il imite Dieu, parce que Dieu tue aussi. On ne soupçonne pas que Dieu puisse tuer. Que fait-il lorsqu’il décide que la nature doit connaître l’hiver, que la fleur doit faner, lorsqu’il décrète que les arbres doivent vivre que deux cents ans ou un homme que soixante ans ?

Je vous le confirme, Dieu tue. Lorsque le criminel tue son voisin, il imite Dieu, mais de manière très basse, très négative. Lorsque la loi de la nature prévoit que l’arbre doit mourir au bout de deux cents ans, c’est parce que tout le processus d’atomes, et le processus chimique et alchimique qui construit l’arbre ne peut se perpétuer dans un état valable que pendant deux cents ans. Ce n’est donc pas du tout le même
motif.

L’homme crée et fait le même acte de Dieu qui est la mort, donc la destruction, le côté Shiva de l’univers, mais dans un aspect complètement négatif et je dirais très humanisé. La divinité en l’homme ne va donc pas commettre cet acte au nom d’un ordre cosmique, mais au nom d’une pulsion émotionnelle ou d’un désir, le désir d’argent ou quoi que ce soit d’autre.

Pour admettre votre propre mort, la mort de vos proches, pour comprendre aussi la naissance et la mort des étoiles, la dilatation, l’explosion et l’anéantissement des soleils et de l’univers lui-même, il faut comprendre que la mort fait partie de l’univers et de la vie.

Pourquoi ?
Puisque Dieu est perpétuel, pourquoi n’a-il pas inventé une vie continue où il n’y aurait pas de phase brute comme la mort ?

Cela ne peut pas exister parce que dès que l’on tombe dans les lois d’une nature comme une planète, la planète ne peut engendrer la vie que selon des lois très mesurées, très strictes. C’est pour cela que la vie n’est pas partout dans l’univers, la vie physique j’entends.

Si donc il faut des doses très précises de ceci de cela pour générer une vie physique, pour générer des minéraux, des végétaux, des animaux, des hommes, il est facile de comprendre que ces éléments sont donc concrets. Ce qui est subtil n’a pas besoin de mesure pour effectuer la vie. Ce qui est subtil étale sa vie tout simplement, comme Dieu lorsqu’il dit « Je suis cela ».

Dès que l’on tombe dans l’infiniment petit, dès qu’il y a concrétisation, cristallisation, on dépend par là même du réseau, du carburant qui peut être mis dans l’atome qui va générer la création, qui va générer la matière, le corps humain. Tout dépend donc du réservoir.

Lorsque l’on va concrétiser, matérialiser, on va nécessairement, parce qu’il n’y a pas moyen de faire autrement, rétrécir l’atome qui existe dans les plans subtils pour devenir un atome concret sur le plan physique.

Cet atome concret représente un petit réservoir d’énergie. Il n’est plus grand, étalé et pouvant voyager dans l’univers, dans les dimensions. Il est très petit, sur le plan physique et il ne dispose que de son réservoir propre d’énergie pour vivre et pour perpétuer par exemple un chêne ou le corps d’un homme.

Ce qui veut dire que ce réservoir va nécessairement un jour s’épuiser, d’où la mort. Lorsqu’un corps meurt, c’est parce que dans tout le réseau d’atomes qui le compose il n’y a plus d’énergie.

Qu’est-ce que cela veut dire, plus d’énergie ?

Est-ce que cela veut dire que la matière meurt avant que l’âme se retire ? Non.
Parce qu’il faut comprendre ce qu’est véritablement l’énergie. L’énergie ne va être la vibration ou le feu mis à l’intérieur de l’atome, mais ce feu sera actif et rayonnant  suivant la potentialité du réservoir d’énergie qu’il représente et sera en relation directe avec le motif de son existence.

Par exemple, si l’on prend un atome qui constitue un arbre, on s’aperçoit que cet atome dispose d’un certain quota d’énergie et que cette énergie va permettre ensuite à l’arbre de régénérer ses cellules, de se transformer, de grandir, de se réparer, de se soigner et d’exister. Lorsque ce quota d’énergie sera terminé, l’arbre n’arrivera plus à se régénérer et ses cellules vont d’ailleurs stopper la régénération. C’est là que va se déclencher un processus de dégénération et automatiquement l’arbre va mourir.

Il en est de même pour tout ce qui existe, même pour la planète terre, pour les astres, pour l’univers. Par rapport à l’homme, qu’est ce que cela donne ?

Le quota d’énergie qui est à l’intérieur des atomes qui composent l’être humain et en relation directe avec le quota d’énergie dans l’atome qui compose la vie de l’âme. Si on essaie d’imaginer l’âme au niveau de l’âme, c’est-à-dire à ce palier différent de Dieu, pour imaginer correctement l’âme, il ne faut pas l’imaginer comme un grand soleil, une grande conscience qui sait tout. Il y a forcément atome, tout passe par l’atome, même l’âme. Dès qu’il y a différenciation de Dieu il y a construction de l’atome.

Pourquoi l’atome ?

Parce que c’est le plus petit symbole capable de ressembler à Dieu. Que font les ésotéristes quand ils veulent représenter l’esprit de Dieu ? Ils font un cercle. Lorsque l’on veut propulser Dieu dans la matière ce sera toujours en imitant le cercle, donc les atomes. Donc aussi, la rotondité plus ou moins parfaite des planètes et de tous les astres, de vos différents corps, de l’univers, cars l’univers est comme un ballon.

Lorsque votre corps astral se décolle du corps physique et qu’il ne se profile plus le long des formes des membres, automatiquement vous devenez une sphère.  C’est pour cela que beaucoup de Maîtres apparaissent en tant que sphère lumineuse. Comme ils n’ont plus de corps depuis très longtemps il n’y a plus de superposition et on ne voit que des sphères.

Puisque tout est rond, pourquoi l’homme à la forme qu’il a ?

Pour comprendre la forme de l’homme, il faut s’en remettre au fonctionnement de la nature de la planète. C’est-à-dire, en supposant qu’il existe une autre vie physique ailleurs, si les lois de la nature sont différentes sur cette autre planète, la forme des hommes sera aussi différente.

Un homme est construit selon des proportions, parce qu’il est un élément de la nature et un élément divin. Mais son corps appartient avant tout à la nature et est une production de la nature. D’où aussi comme le disent certains initiés son apparente imperfection, par exemple, sa capacité à être malade, à être difforme, parce que le corps est une affaire qui appartient à la nature et au fonctionnement naturel.

Le corps de l’homme a ce type d’apparence, parce qu’il est proportionné par rapport aux lois physiques dans la nature, et l’on retrouve dans le corps de l’homme toutes les lois qui existent dans la nature, dans une proportion égale à leur prédominance dans la vie de la nature. L’homme est avant tout une proportion, une proportion de lois, comme si la loi à un moment donné devenait mesurable.

Puisque le mouvement existe dans la nature, l’océan bouge, les oiseaux volent, il y a le jour et la nuit, donc si l’on crée une humanité, nécessairement il va lui falloir obéir à la loi de la nature d’abord. Donc cette humanité va bouger, c’est-à-dire qu’elle va marcher, il lui faut donc des jambes. On ne construit pas des jambes pour le plaisir de montrer des jambes, mais pour qu’un mouvement ait lieu. Et ainsi de suite pour tous les membres, pour tous les organes, pour tout ce qui compose le corps humain.

Vous êtes une somme de lois proportionnées, d’où à l’intérieur de l’homme, dans sa conception, la grande présence du nombre d’or, la technique et la magie des nombres.

Pourquoi une main a cinq doigts ?

Pour écrire ? Non. Mais parce qu’il y a manifestation de tout l’aspect supérieur de l’homme, l’aspect supérieur de Dieu. Avec les mains on lance des énergies, et le mage, l’homme du septième rayon sait ce que je dis. Un homme ne peut pas exister s’il n’a pas de mains, parce qu’il ne peut pas capter et envoyer des énergies.

Regardez tout ce que font les guérisseurs et certains voyants avec les mains. Dans la main, il y a une proportion magnifique, divine qui s’exprime, qui est la capacité de manipuler l’univers, concrétiser l’univers, comme un potier fait sa poterie. Ce qui va le mieux permettre à l’homme d’imiter l’acte créateur de Dieu, va être, avant de passer par la tête, de passer par ses mains.

Avant d’être un penseur, car l’homme se targue et est très fier d’être aujourd’hui un philosophe et de pouvoir infiniment parler de Dieu et des problèmes de chômage, l’homme avant tout est un fabriquant, donc un artisan. C’est en essayant d’imiter l’acte créatif de Dieu que son intelligence d’homme, donc sa pensée est née. Il n’y a pas eu d’abord la pensée et ensuite la capacité d’utiliser la main.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Tant que l’on ne touche pas la matière en étant artisan ou artiste qui manipule les formes, les sons, les couleurs ou les émotions dans le théâtre, on aura beaucoup de mal à exercer une pensée qui soit propre et qui soit fondamentale, parce qu’il n’y a pas de vécu, de rencontre avec la matière.

C’est pour cela qu’à l’heure actuelle, il y a beaucoup de philosophes, beaucoup de penseurs qui vous semblent complètement farfelus, dans les nuages, parce qu’ils se gargarisent, comme vous dites, avec des mots et des abstractions et que cela ne contient rien de divin, rien d’humain, rien même de philosophique. Ce sont simplement des notions que l’on envoie en l’air pour simplement avoir le plaisir de penser.

Toutes ces pensées, cette capacité à jongler avec cette substance mentale trouverait son sens et une immense envergure initiatique si l’homme y rajoutait la rencontre avec la matière, comme le fait l’artisan, comme le fait l’artiste.

Bien sûr il faut que cette rencontre avec la matière soit bien vécue, car c’est ce qui peut par là même causer beaucoup de problèmes, c’est ce qui peut aussi causer des artistes mal inspirés. Il faut prendre contact avec son propre potentiel créateur et vous ne pouvez pas vous en empêcher.

Tout le corps humain remplit des fonctions divines accordées aux fonctions naturelles. Je dirais, plus exactement, que le corps est composé d’après le type d’incarnation que peuvent faire les énergies divines dans la nature d’une planète. De la même façon que les énergies divines vont être typées dans votre corps, elles sont aussi typées dans la nature.

Je voudrais que vous essayiez de garder au fond de vous ce petit essai de comprendre la nature de Dieu, comprendre cet aspect binaire de Dieu, cet aspect qui cependant est unique. Car lorsque l’on parle d’un Dieu unique, c’est-à-dire que d’un point unique il y a création de deux points qui deviennent la dualité et ainsi la création a lieu, l’humanité a lieu, c’est faux.

Il faut comprendre qu’il y a l’unique qui se propulse dans la création et à côté l’aspect de Dieu différent. Ainsi vous avez véritablement le sens de ce qu’est Dieu.

Si l’on croit que Dieu est un et qu’il se sépare en deux, en quoi se sépare-t-il ?
En positif en négatif, oui. Mais qu’est ce que cela veut dire ?
Cela n’est pas compréhensible. Il y a donc un Dieu qui n’est pas et que l’on appelle le néant, mais qui est au contraire une grande présence. Cela ressemble au néant pour l’homme, car pour Dieu, ce n’est plus être ce qu’il est humainement.

Donc, il y a un côté néant et un côté existence. C’est là où Dieu devient le binaire dont parlent les occultistes. Ce qui ne veut pas dire que ce côté binaire de Dieu est fondamentalement différent de l’aspect unitaire de Dieu. Car l’unitaire continue à exister puisqu’il est une part même de l’aspect binaire.

Simplement pour que la vie existe, lorsqu’il y a ce respir, lorsqu’il y a l’entrée en action de ce rayon trois, lorsque l’heure sonne, lorsque le rythme arrive, il faut qu’existe ce double jeu qu’est capable de vivre Dieu : « Je fais cela ».

On peut appeler cela le négatif bien sûr, mais cela devient le négatif, le réceptif, le féminin aussi, uniquement lorsque cette loi tombe dans le règne d’une nature physique, donc dans le règne de la nature d’une planète. Tant que cela reste au niveau cosmique cela n’est ni négatif, ni féminin, ni réceptif. Ce sont tout simplement des potentialités de l’autre aspect de Dieu. Mais lorsque cette potentialité tombe dans le règne de la nature d’une planète, automatiquement ce potentiel devient le réceptif, le négatif, le féminin par opposition au positif, au principe émetteur et au masculin.

C’est sur ces mots que je vous quitte. Je vous conseille d’aller toujours plus loin dans cette prise de conscience de votre propre aspect binaire. Par là même vous arriverez mieux à frôler la nature de Dieu, sans plus voir, en vous, de dualité, de conflits, ni de contraintes à la matière et à la personnalité. Soyez simplement ouvert. Équilibrez un peu votre vie en imitant la vie de l’âme dont vous ont parlé tous les Saints, les Maîtres et les prophètes et vous allez voir que vous pourrez intuitionner cette part de Dieu qui est en vous et qui est « Je suis cela ».

Je vous salue.