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L’incarnation de Dieu



Psychologie Cosmique



07-06-89 3/3

L’incarnation de Dieu

 

Fin du 2/3
……………….. Et comme l’image de Dieu correspond à la nature profonde de ma conscience, il va se passer une prise de reconnaissance et à ce moment-là, la conscience qui pendant un certain temps s’était habituée à regarder des choses qui ne sont pas divines et qu’elle avait crues, va rebasculer dans sa nature propre, et c’est là, où l’individu ou l’initié va dire : Je suis cela.

 

( suite 3/3 )

À ce moment-là, pour l’initié commence le véritable moment de la restitution, de la réintégration divine.

Tant qu’à l’intérieur de vous, vous n’avez pas entendu ce son, ce qui ne veut pas dire que vous devez tendre l’oreille et entendre quelqu’un chanter je suis cela, cela va plutôt se traduire par la conviction dont je vous parlais tout à l’heure. C’est-à-dire que profondément en vous-même, vous ressentirez, comme à fleur de peau, que vous êtes une âme. Et vous n’aurez même plus envie que l’on vous appelle par votre prénom, ou que l’on vous rappelle des souvenirs d’enfance. Vous aurez l’impression que l’on vous parle d’une autre personne qui n’a presque jamais existé tellement elle est différente de ce que vous êtes maintenant.


Lorsque vous aurez donc atteint cet endroit du chant et de la conviction, toutes les énergies qui pendant un certain temps, pendant des incarnations et des incarnations sont allées vers l’extérieur, vont faire le mouvement inverse et rentrer vers l’intérieur.
Ce qui fait qu’à un certain moment de la roue de la vie, il est dit que ce genre d’initié n’a plus besoin de s’incarner. C’est ce que l’on appelle un libéré vivant.

Étant donné que le regard de son âme ne se porte plus sur les objets extérieurs, qu’aucun objet extérieur n’arrive à attirer son regard, même si le regard voit les objets, commence la restitution et cette restitution fait aller la conscience vers le haut, alors que l’incarnation est un mouvement qui fait aller la conscience vers le bas.

Si donc la conscience émet un mouvement vers le haut, le mouvement vers le bas va cesser complètement, et l’incarnation n’est plus une nécessité.
Elle peut avoir lieu quand même, elle peut être un moyen d’aider l’humanité à cristalliser certaines énergies, de servir l’humanité, ou de servir un certain nombre d’hommes vis-à-vis desquels, anciennement, cette âme s’était engagée. Mais l’individu n’a plus à s’incarner pour sa propre évolution. La terre n’a plus rien à lui apporter. Tous les objets que la terre recèle ne sont plus synonymes de pesanteur. Ils se sont dissous, la conscience peut commencer à monter.

Alors vous pouvez me dire, qu’imaginer ce moment de libération est quelque chose d’extraordinaire, c’est quelque chose de souhaitable, que vous voudriez rencontrer ce moment-là le plus tôt possible et qu’il est magnifique dans l’univers que cet instant existe.
Mais sitôt que vous allez commencer à comprendre que cet instant est merveilleux, étant donné que le mental pense toujours par analyse, vous allez aussi me dire : Mais pourquoi ? Pourquoi faut-il tomber dans la matière si l’on doit de toute façon retourner vers Dieu et si l’on est profondément Dieu lui-même ?

J’en ai déjà parlé suffisamment, mais je vais en redire simplement quelques mots pour la cohérence du discours.
Lorsque l’on étudie, lorsque l’on essaie de sentir, d’intuitionner ce que peut être la conscience, pour tous ceux qui ont basculé quelque peu dans la conscience le discours sera facile.
La conscience est un endroit où il y a que de la conscience, c’est-à-dire un état de contemplation sur un objet extérieur ou intérieur, comme par exemple Dieu se contemplant lui-même. Ce qui ne veut pas dire que Dieu n’a pas autre chose à faire que de se contempler lui-même dans un acte narcissique.

Le fait qu’il soit conscient et que la conscience soit un processus de contemplation, fait que Dieu au moment où il se trouve dans le manifesté et que sa vie appartient au manifesté, sa conscience est en contemplation sur son processus de vie.

Il y a donc la conscience, mais pour que cette conscience existe, il y a le feu de la conscience. C’est-à-dire que, si l’on résumait l’existence de Dieu à sa seule conscience, il n’y aurait pas d’existence. Ce qui permet l’existence de la conscience, c’est qu’à l’intérieur de chaque particule de la conscience se trouve logé le feu de la conscience, l’électricité de la conscience, le potentiel vibratoire de la conscience. Sans ce potentiel vibratoire il n’y a pas de conscience.

Maintenant que nous avons un petit peu expliqué cela, analysons le pourquoi de l’incarnation.

Il y a donc la conscience et pour être vivant, le besoin de rencontrer son énergie, le besoin de dilater l’énergie qui est recelée dans les particules de la conscience. Comme je l’ai déjà dit, il n’y a qu’un seul endroit où toute cette énergie abonde, parce que ces particules de conscience sont concentrées, sont compactées à un niveau inimaginable pour la conscience humaine, c’est la matière.
Ce qui veut dire que d’un côté il y a la pensée divine, (décrochons-nous de la conscience pour prendre le mot pensée), et il y a, de l’autre côté, le moyen par lequel cette pensée est véritable et vivante et qui se trouve dans la matière, c’est l’énergie.

Qu’est ce qui fait que la matière existe ?

C’est qu’il y a à un moment donné de la contraction, de la cristallisation pendant la manifestation de Dieu dans sa conscience, une part de lui-même qui est plus particulièrement compactée et cristallisée, donc vouée à la matière. C’est un peu comme si l’on imaginait l’inexistence, le point zéro où tout repose lorsque l’univers n’est pas et vient un jour où l’univers est. Il y a donc extériorisation de la conscience et extériorisation d’une forme de la conscience beaucoup plus cristallisée, compactée, qui est la matière. Et ainsi, on trouve dès l’origine le couple conscience matière. Donc le couple Dieu et cosmos, car le cosmos c’est de la matière.

Que va-t-il se passer lorsque ce cosmos est établi, lorsque la matière a été suffisamment cristallisée, même si elle n’est pas pour autant devenue très solide et sur un plan physique ?

Il y a rencontre des deux. Ce qui ne veut pas dire que l’un et l’autre sont nés dans le but de se rencontrer, mais le simple fait qu’ils aient été créés les fait se rencontrer. Parce que tout simplement dans l’univers il y a une loi d’attraction. Cette attraction vous la subissez lorsque vous tombez en admiration devant par exemple un immense gâteau et que vous avez envie de le dévorer. C’est la même force d’attraction qui a lieu. Que ce soit la force d’attraction entre la conscience de Dieu et sa matière ou que ce soit la force d’attraction de votre petite conscience et le chou à la crème chez le pâtissier, c’est la même puissance d’attraction. C’est parce qu’existe la puissance d’attraction dans le premier couple Dieu et matière, que vous l’éprouvez pour des choses simples entre votre conscience et l’objet du désir.

Donc, pour l’homme, pour trouver sa liberté ou sa dimension divine, tout le jeu va être d’arriver à dissocier, à découper cette force attraction que mettent les objets sur sa conscience. Et pour Dieu, lorsqu’il voudra se réintégrer lui-même à la fin de tous les âges, lorsqu’il s’approchera de ce que l’on appelle le Pralaya, il s’agira de découpler cette force d’attraction afin qu’il ne soit plus sans cesse rejeté dans sa matière, réinvesti dans sa matière.

Autrement dit, il y a l’inexistence, puis arrive la création et l’existence à lieu.

Dans cette existence il y a conscience de Dieu, matière de Dieu et la loi d’attraction se met en route et les deux vont commencer à fabriquer l’univers. C’est-à-dire que ce premier couple ne va pas rester tel qu’il est, il va se démultiplier. À l’intérieur de la petite sphère qu’il aura créée, ce premier couple va s’y incarner.

Puis à travers cette incarnation, il y aura une autre incarnation plus petite dans une autre sphère, puis dans cette incarnation une autre incarnation plus petite encore et ainsi de suite jusqu’à ce que l’on arrive à la forme de couple que l’on a appelé Adam et Ève et qui ne correspond qu’aux archétypes humains et d’un humain en état de création.

Il y a donc le couple originel tel que l’on entend dans les lois cosmiques et le couple originel tel que l’on entend dans le déroulement de cette loi du point de vue de la création de l’âme humaine.

Lorsque je dis cela, je veux dire que pour l’homme qui arrive à comprendre facilement qu’il est Dieu et qu’il se rattache à la source unique, il devient très compliqué d’imaginer qu’il y a ensuite des subdivisions et que malgré ces subdivisions, il reste Dieu le grand archétype. Et pourtant, c’est comme cela qu’il faut le comprendre et que malgré les subdivisions son archétype n’est pas en fait diminué. Il est tout simplement adapté à une forme de vie qui va de plus en plus aller s’exprimer vers le plan physique.

Le mouvement inverse à lieu au moment où le disciple, grâce à son illumination, commence la réintégration. Il se dépouille de tout ce qu’il avait d’humain, de tout ce qu’il avait même d’initié, pour petit à petit redevenir ce grand couple cosmique.

Ce qui fait dire à certains sages que la vie humaine est un grand mirage.

Qu’il y a simplement la vie d’un grand et unique Dieu qui s’amuse à travers une multitude de formes qu’elles soient humaines ou autres, mais c’est toujours lui et lui seul qui s’amuse et qui anime ces formes.
Bien sûr, lorsque l’on regarde la vie du cosmos depuis le balcon le plus haut, il s’agit bien de cela. Mais lorsque l’on regarde l’animation du cosmos depuis des balcons un peu plus bas, on s’aperçoit qu’il n’y a pas ou plus que Dieu qui existe, il y a aussi une entité qui existe tout autant que Dieu et qui est capable de défier Dieu, c’est l’homme.

En s’étant subdivisé pour aller au plus profond de la matière, Dieu a finalement abouti un jour à une forme humaine, à un statut humain et cet homme a cela de particulier, non seulement il est capable de comprendre qu’il est Dieu, mais il est aussi capable de comprendre qu’il est homme et qu’il a droit de faire ce qu’il veut grâce à ce statut divin. Ce qui fait que pendant longtemps, pendant des siècles, des générations, le Dieu qui est UN et UN seul s’abîme à être un homme, un homme qui ne veut pas redevenir un Dieu et qui veut devenir l’homme le plus puissant de monde.

Pour les Maîtres, commence à ce moment-là, un long et difficile travail d’apprentissage, de conversion. Ils essaient autant qu’ils le peuvent de rappeler le Dieu qui est endormi dans l’homme.

Pourquoi ?

Non seulement parce qu’il ne faut pas laisser Dieu endormi derrière soi et qu’en tant que Maître on connaît l’étendue de la conscience divine, mais parce que toutes les particules de Dieu qui se sont projetées dans un cosmos, même si c’est un cosmos local comme par exemple le système solaire actuel, toutes ces particules de Dieu doivent suivant des âges très précis suivre un certain mouvement de réintégration.

Il y a donc la conscience de Dieu qui s’incarne dans sa propre matière, elle-même n’étant que de la conscience contractée, mais il y a des âges qui passent, comme les pales d’une roue à aube d’un bateau et qui immanquablement viennent ramasser les particules de conscience, car il faut que Dieu se reconstitue.

Dieu n’est pas fait pour rester éparpillé dans le cosmos. Cet éparpillement est nécessaire pour que ses énergies se réactualisent, se régénèrent, mais ce n’est pas sa nature de rester éparpillé. Sa nature est de rester concentré sur lui-même, dans cette zone que l’on appelle le néant.

Donc immanquablement, les cycles vont aller racler dans le fond des mondes toutes les particules de conscience du Dieu qui s’est éparpillé. Et au fur et à mesure de la remontée, l’âge qui est en train de porter ces particules de conscience, fait un mouvement cyclique d’avant en arrière, un peu comme si vous deviez secouer une salade. Ce mouvement existe juste pour permettre de redynamiser ces particules, de les repolariser en tant que particule divine. Et un peu à la façon d’un tamis, l’âge à force d’avoir poussé en avant et en arrière, d’avoir essayé de dynamiser des consciences, rattrapé, purifié des consciences, va aussi laisser retomber les particules qui n’auront pas voulu se laisser dynamiser. Et ces particules non seulement vont perdre leur statut humain, mais vont retomber au niveau de la matrice qu’est la matière.

Autrement dit, lorsque l’on en arrive à des phases d’évolution comme l’évolution humaine qui est une phase d’ouverture vers la conscience divine, toutes les particules de conscience, même si elles sont arrivées à un niveau humain, qui n’acceptent pas ou qui ne veulent pas être dynamisées par une divinité plus puissante que celle qui est uniquement potentielle, se trouvent renvoyées dans la matrice qu’est la matière.
Une particule qui avait petit à petit remonté, remonté le temps, pour un jour, être arrivé à être un homme et à commencer sa réintégration avec Dieu, se trouve privée de toute ascension et retourne à la matière pour devenir par exemple l’atome d’un rocher, d’une goutte d’eau.

Il est donc très important, non seulement que les hommes se réveillent, mais qu’ils se réveillent dans une vision spirituelle.

Ce qui ne veut pas dire que ceux qui ne seront pas spirituels seront les damnés qui retourneront à la matière pour ne servir que de rocher. Il n’y a pas de jugement sur le fait qu’un individu accepte d’être spirituel ou pas. Un individu qui a le souci d’être simplement vrai, authentique, libre et de marcher libre et épanoui, de marcher debout et de servir à quelque chose dans le monde pour les autres hommes, cet individu, même s’il ne prie jamais Dieu et s’il ne croit pas en Dieu, est plus spirituel que celui qui éventuellement va s’installer dans un couvent ou un monastère.

Donc, il ne s’agit pas d’un jugement moral, d’un jugement religieux, il s’agit d’un jugement sur le degré de vie, de brillance, d’électricité qu’émet votre particule de conscience.

Lorsque je dis brillance, je ne veux pas le dire en terme de pureté religieuse, mais à cause de l’intensité vibratoire de la vie que votre particule a développée.

Si donc votre particule a développé cette brillance automatiquement, l’âge qui vient la ramassera et ce sera un phénomène tout à fait naturel. Si par contre, votre brillance n’est pas là, le tamis de l’âge qui vient ne pourra pas les prendre, même si l’âge le voulait.
C’est un peu comme un programme radio sur les ondes, typé par le programme qu’il représente, l’individu va devoir se mettre en accord avec ce type d’onde pour pouvoir capter le programme. Il s’agit de la même chose. Lorsqu’un âge arrive, il émet une certaine vibration et pour que les individus entrent dans cette vibration, il faut qu’eux-mêmes se soient adaptés à la vibration et sont transportés dans le nouvel âge.

Heureusement, malgré cet aspect de justice fade que semblent comporter les âges, les âges sont assez dociles. Tant que l’on n’a pas bouclé la boucle de l’horoscope tout entier, les âges sont assez dociles. Et on voit des groupes qui n’auraient pas dû avoir droit de passage, passer quand même, parce que karmiquement quelque chose leur permet d’en bénéficier.

Donc il ne faut pas imaginer que les âges sont là comme des grands juges de l’humanité, il y a tout de même une certaine souplesse, une certaine tolérance. Cependant pour ceux qui sont franchement en dessous du seuil de tolérance, on peut dire qu’il y a un certain jugement. Ce qui ne veut pas dire que ces âmes-là sont définitivement rejetées dans la matière pour servir à la fabrication de n’importe quel élément. Tant que la boucle n’est pas bouclée, les individus sont gardés dans un état que l’on appelle Pralaya qui est une sorte de sommeil, et petit à petit, par petits groupes, les Maîtres de l’évolution essaient de les faire se réintégrer dans les nouveaux âges, une fois que les âges sont bien implantés, donc, une fois que l’ère s’est véritablement épanouie sur la terre. C’est à ce moment-là que l’on voit arriver ce que l’on appelle les jeunes âmes.

Mais en fait ce ne sont pas des jeunes âmes, ce sont tout simplement des âmes qui ont été suspendues un certain temps, mais qui karmiquement avaient un certain crédit. Il y avait quelque chose à leur apporter, elles le méritaient, et automatiquement la porte leur a été ouverte, mais à l’instant où cela était propice pour les âmes et le moins dérangeant pour les autres qui avaient pu passer dans le nouvel âge.

Ce qui fait que l’on espère qu’au fur et à mesure des âges, ces portes que l’on ouvre, tout le compte des particules, qui avait été émis, va pouvoir réintégrer la source. C’est ce qui est espéré, c’est ce qui est voulu. Car, à partir du moment où Dieu s’est éparpillé pour s’incarner et qu’il s’est oublié dans cet éparpillement, pour tous les anges qui ont assisté à la création et qui maintiennent la création, pour tous les êtres qui ensuite sont arrivés à une évolution et qui sont arrivés à des niveaux comparables à ceux des anges, pour tous ces individus-là, il s’agit de prendre soin du Dieu qui est resté en arrière.

Il ne s’agit pas simplement de se dire c’est Dieu depuis le début qui mène l’histoire, il s’est projeté quand il a voulu, dans tous les niveaux qu’il a souhaité, nous, on s’en est tiré parce qu’on a été très chanceux, mais on laisse Dieu se glisser derrière pour faire le reste de son histoire.

Même si c’est Dieu qui a créé toute l’histoire, même si c’est lui qui a décrété son éparpillement et sont type d’incarnation, même s’il avait prévu ce type de prison avec tous les risques que cela comportait, il n’empèche qu’une fois qu’il est devenu homme, il appartient à tous ceux qui sont devenus plus que des hommes, qui sont devenus soit des maîtres, soit des guides de lumière, soit pour ceux qui sont restés des anges ou des archanges, il s’agit pour tous ces êtres-là de faire en sorte que l’entier de Dieu soit réintégré. Car s’il ne l’était pas, il ne pourrait pas y avoir de vie continue dans le cosmos.

C’est pourquoi, tout le monde semble vous presser, tout le monde semble vous dire maintenant c’est urgent, il faut passer dans l’ère du verseau, passer dans une phase spirituelle de la terre.

Pourquoi ? À qui cela sert-il ?
Pourquoi est-ce que cela doit être fait ainsi ?

Si Dieu s’est incarné, après tout, il a toute l’éternité pour revenir de sa matière.
Bien sûr, il y a des âges extrêmement long que l’on peut appeler éternité, cependant il ne faut pas croire que le temps de la réintégration peut durer autant que l’éternité peut durer. C’est faux. Il y a un âge pour sortir et un âge pour rentrer et si à l’instant où la réintégration doit être faite, qui sonne comme une heure cosmique, si la réintégration n’est pas faite, c’est un peu comme un individu qui rentrerait chez lui qu’avec la moitié de son corps.

Automatiquement, il lui faudrait se reprécipiter dans la réincarnation et dans la matière. Comme un homme mort par accident alors qu’il n’avait pas terminé son destin, automatiquement, son âme sait contrôler les lois et exercer des pressions sur les lois pour lui permettre d’être reprécipité tout de suite dans la matière, dans l’incarnation, et de ce fait, le destin peut terminer son cours.

Si l’on prend le cosmos tout entier comme étant une seule et même incarnation de Dieu en personne et que l’on imagine qu’à un moment donné un certain nombre de ses particules qu’il a éparpillées dans le cosmos ne reviennent pas à l’heure du rendez-vous, il s’agit pour Dieu du même moment que je viens de citer. C’est-à-dire que le Pralaya dans lequel il s’endort normalement, le repos qu’il a normalement après toute création, ce repos-là ne peut pas avoir lieu. Il est créé, mais très vite dissous et replongé dans la matière pour aller chercher toutes les particules qui sont restées dans ce cosmos profond.

Donc, lorsque vous me demandez ce qui va changer sur la terre, ou ce que vous devez faire pour évoluer, je vous trouve impitoyablement égoïstes.

Vous n’avez pas à évoluer, vous n’êtes pas là pour évoluer. Qui êtes-vous pour évoluer, qui êtes-vous pour vouloir devenir disciple, initié, Maître, de vouloir être libéré de la roue des incarnations, pour vouloir avec votre petit moi obtenir la lumière, obtenir la vie paradisiaque, la vie à Shamballa ou ailleurs. Vous êtes complètement ignorant de la plus grande vie qui vous habite et de la plus grande cause qui est votre cause.

Vous vous dites, si je dois évoluer, si je veux évoluer, c’est pour ma propre évolution. On me dit qu’il faut évoluer, qu’il faut aller vers Dieu, et moi petit homme je vais devenir Dieu parce qu’il se trouve que Dieu est très généreux et qu’il m’a donné en héritage son archétype, et si j’imite bien le Père, j’obtiendrai cet héritage et je redeviendrai Dieu.

Personne ne devient Dieu, et un humain ne devient certainement pas Dieu.
Il y a un Dieu qui s’incarne et toi l’homme psychologique qui existe à un moment donné de sa vie et de sa roue dans la matière, tu te dis : Je suis Dieu, je dois évoluer, devenir un initié, un Maître, et tu es là à pleurer, à crier ou invoquer le nom de Dieu, alors que tu dois prendre soin de la plus grande cause qui est en toi, de ramener Dieu à sa source.

Maintenant, si tu veux appeler cela évolution, c’est libre à toi. Si tu veux appeler cela initiation, c’est libre à toi aussi. Mais avant tout, il s’agit d’un Dieu qui s’incarne dans son cosmos, qui passe par toutes les formes pour dynamiser, pour récupérer du feu, pour se rajeunir comme je l’ai déjà dit.

Mais il ne faut pas croire que Dieu cherche vraiment à se rajeunir dans la matière. Il se réactualise, il se perpétue. En obtenant à chaque création des feux nouveaux, des feux réalimentés grâce à la friction de la conscience dans la matière, l’entité divine se perpétue.

Ce qui ne veut pas dire que si cette perpétuité n’existait pas, n’était pas permise ou possible, Dieu ne serait pas éternel. Dieu est éternel, et comme je l’ai dit tout à l’heure, si l’on veut commencer à comprendre quelque chose en spiritualité, il faut très tôt commencer à manipuler les paradoxes. Le fait qu’il se perpétue ne remet en rien en cause son éternité. Il est éternel, et je ne veux pas jouer sur les mots en disant que son éternité pour exister à besoin de se perpétuer. Mais c’est quand même quelque chose qui ressemble à cela.

Il y a donc une sorte existence profonde que l’on peut appeler le néant dans laquelle l’éternité peut être imaginée comme vous la concevez en tant qu’éternité, et il y a les cycles de l’éternité. Et ces cycles ne remettent en rien en cause la valeur éternelle de l’éternité. Car ces cycles ne sont pas des moments, des heures, ce n’est pas du temps, ce sont des époques comme un mouvement qui se fait l’un après l’autre sans qu’il y ait pour autant la notion du temps, dans un espace défini et dans une notion mentale. L’éternité a donc des cycles et ces cycles lui construisent une apparence perpétuelle, et grâce à cette perpétuité, le Dieu qui est éternelle nourrit son éternité.

Autrement dit, si vous, vous voulez changer quelque chose sur la terre et pas simplement regarder ce qui se passe et profiter de ce qu’il y aura de bien et vous mettre à l’abri de ce qu’il y aura de mal, si vous voulez faire quelque chose sur la terre, vous devez avant tout essayer de vous convaincre vous-même et aussi tout votre entourage que la terre entière est une divinité, que l’humanité entière est une divinité et que l’humanité en entier représente le point d’incarnation d’un Dieu qui est en train de naître.

Il naît, non pas comme s’il n’avait jamais vécu et qu’il venait à la vie pour la première fois. Il est en train de renaître, de se reformer, de se revitaliser, de se redonner en fait une jeunesse. Grâce à cette jeunesse il se trouve face à lui des millions, des millions d’années à vivre, des millions d’années qui n’ont rien à voir avec les années que vous supposez. C’est ce qu’on appelle des Yougas, des grands âges de Brahmâ.
La partie que vous connaissez de la vie du grand être, cette partie qui est concrète est en fait la partie la plus petite. La partie la plus grande sera celle lorsque tout sera réintégré.

Donc, votre premier travail, ce n’est pas simplement d’évoluer, d’être un bon disciple, de bien aligner les chakras, de ne plus manger de la viande, de faire des efforts sur soi-même, de se convaincre du bien-fondé de la spiritualité. Si l’on veut changer les choses sur la terre cela ne suffit pas, parce qu’il y aura toujours sur la terre un certain nombre d’hommes qui ne voudront rien entendre de ce type de valeur. Il faut parler de Dieu d’une façon différente.

Il ne faut pas dire : tu dois évoluer, tu dois retourner vers Dieu, c’est de là que tu viens, c’est là que tu dois retourner, c’est la loi. Il ne faut pas dire ces choses, car l’homme qui vient de la tradition ne veut absolument pas réintégrer la divinité, laisser tomber son humanité pour retrouver la divinité. Il veut vivre et vivre une vie d’homme. Ce qu’il faut donc faire, c’est diviniser la vie tout simplement. C’est dépasser même le concept de l’évolution, du devoir du disciple, du devoir de l’initié, avec au bout le jugement dernier comme grand châtiment. Il faut sacraliser la vie tout entière et la voir comme l’expression d’une grande divinité que l’on appellera plus Dieu, que l’on appellera la vie, l’existence.

Changeons tout le concept et en le changeant, on s’aperçoit que l’on peut faire admettre les grandes lois cosmiques.

C’est ce que permettra l’âge du Verseau. L’âge du Verseau changera de fond en comble tous les concepts. Ce qui fait qu’a l’approche réelle de l’âge du Verseau, lorsque l’humanité aura vraiment la pointe des pieds sur son seuil, on s’apercevra qu’il y aura d’énormes crises religieuses et culturelles, parce que toutes les conceptualisations vont être complètement différentes. L’idée même de Dieu va être reniée. Aucun homme ne voudra plus croire en Dieu, prier un Dieu, imaginer même un Dieu.

C’est pour cela que l’humanité, pour arriver à ce genre de conception, développe son mental abstrait, parce que les concepts qui vont être émis, qui vont être envoyés sur l’esprit des hommes, vont faire appel à l’intuition. On ne voudra plus de Dieu en tant que Dieu, mais par contre on voudra ressentir en soi la réalité d’un grand principe qu’est l’existence qui fait une grande roue, un grand mouvement depuis sa zone la plus éthérée jusque dans la matière et y retourne.

Je vous salue.