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Un monde imparfait…



Psychologie Cosmique



29-07-87-1/2

Un monde imparfait peut-il être issu d’un être parfait ?

Pourrait-on dire que l’information universelle,
qui organise les mondes matériels, subtils et spirituels,
est imparfaite encore et se cherche ?

 

Question :

Un monde imparfait peut-il être issu d’un être parfait? Cela semble métaphysiquement impossible dans les limites des capacités de compréhension de l’esprit humain. Pourrait-on dire que l’information universelle, qui organise les mondes, matériels, subtils et spirituels, est encore imparfaite  et se cherche?

 


La question posée a plusieurs sous-entendus, mais le trait majeur est l’imperfection ou plutôt l’évolution du monde. L’imperfection peut-elle naître d’un créateur parfait ?
D’après la logique universelle, ou simplement la logique du mental humain, cela ne se peut pas, parce que les mots employés sont faux. Pour comprendre ce qu’est l’univers et ce qu’est Dieu, il ne faut pas leur associer la perfection et l’imperfection. Il faut donc employer d’autres mots, sinon l’individu et son esprit arrivent face à des concepts conflictuels et ne peut plus avancer dans la compréhension.

 

C’est comme deux chevaux qui se font face et qui vont à toute allure, ils finiront bien sûr par se télescoper et par se faire beaucoup de blessures, éventuellement même se détruire. Donc il ne faut pas mettre les choses face à face, mais leur trouver une direction.
Quand la pensée doit analyser quelque chose, elle ne doit pas se confronter à un concept qui lui est contraire, d’après sa théorie de base, mais chercher la direction dans laquelle la pensée va pouvoir trouver une ouverture. Si l’on imagine un être parfait et que l’on croit que le monde est imparfait, cela crée un terrain conflictuel et la pensée ne peut pas avancer, que ce soit la pensée du philosophe ou du disciple.

Alors, comment penser pour comprendre l’univers et le créateur ?

Il faut comprendre les termes d’équilibre, et voir l’univers comme un vaste champ en mouvement. Donc il faut introduire dans les notions d’imperfections et de perfections, une troisième, celle de l’évolution.
Mais si l’on introduit la théorie de l’évolution, est-ce que ce n’est pas la confirmation que l’on parle d’un monde imparfait, pour trouver ensuite un monde parfait ?

Ce n’est pas tout à fait cela. Ce n’est pas parce que j’emploie le terme évolution, qu’il faut partir de l’imperfection pour s’imaginer trouver la perfection. Étant donné que toute la substance cosmique, comme vous-mêmes, comme la substance des minéraux, la substance animale, ou des constellations, est conscience, le mot imperfection n’est donc pas celui à employer. Nous, nous employons les mots de sommeil et d’éveil, et le mot intermédiaire, évolution, est tout simplement une prise de conscience.

En fait, en passant par l’évolution, le monde ne va pas d’une imperfection vers la perfection. Cela schématise trop le processus, ne rend pas l’idée claire, donc diminue le champ de compréhension. Il faut considérer que, tout étant substance, tous les atomes étant des atomes de conscience, que ces atomes sont en période d’éveil, et qu’ils ne vont donc pas vers une perfection, mais tout simplement vers une pleine connaissance et vers une pleine conscience.

Donc la perfection n’est pas quelque chose à acquérir, ce n’est pas une performance à accomplir par les hommes, ou par les différentes créatures. Ce qui est à effectuer, le défi ou le travail, c’est tout simplement une prise de conscience, un éveil à la véritable conscience. L’homme se base trop, depuis sa cellule matérielle, pour comprendre l’univers.
Dans un premier pas ce n’est pas faux, mais cela ne permet pas un comportement ou une pensée philosophique. Si on pense à l’évolution de cette matière et qu’on s’en arrête au concept matériel, on ne peut concevoir la réalité divine. Alors que, si l’on se place au niveau même de la conscience, alors on comprend mieux d’où l’on vient, par quel moyen l’on voyage et où l’on va.

Qu’elle est l’imperfection du monde ?

Toute l’imperfection du monde réside dans le fait que les atomes de conscience projetés dans l’univers par le mouvement de la vie, pour la beauté, la gloire de la vie, ne sont pas encore éveillés à leur taux de conscience, à leur propre conscience intérieure. L’imperfection du monde ne tient pas à plus que cela, car si le monde était imparfait il ne tiendrait pas, malgré l’intervention de milliers de maîtres, d’archanges, de guides, leurs actions ne seraient pas assez puissantes pour colmater les brèches d’un monde imparfait.

Si tout fonctionne, si tout continue, si tout évolue, c’est bien qu’à la base il y a la perfection, la perfection des cycles, la perfection des lois, qui sont vibratoires, énergétiques. Ce sont les fréquences qui parcourent l’univers et qui déterminent la vie des étoiles, le jet, la rotation, la pulsation des étoiles; la rotation de la terre, sa trajectoire, son taux vibratoire, son feu intérieur lui permettant d’être vivante; le rythme des saisons, le rythme des races qui l’habitent. C’est tout cela la perfection, donc tout le cadre en quelque sorte, tout le décor, tout le terrain, parce que cela est composé par des lois pleinement conscientes d’elles-mêmes.

Ce qui est imparfait ou endormi, ce sont les atomes de conscience qui ont justement pour mission, de connaître la vie. C’est à leur tour de connaître la vie et de l’engendrer, de la perpétuer, de l’expérimenter. Donc ce n’est pas le monde, qui est imparfait, c’est celui qui l’habite, c’est vous, ce sont toutes les créatures formées ou en formation qu’elles soient humaines, végétales ou animales. Il faut donc dissocier, l’univers et les habitants de l’univers, soit les atomes de conscience qui grâce à cet univers vont prendre conscience de leur propre nature, et vont développer petit à petit leur règne sur eux-mêmes et en eux-mêmes. J’espère que cette notion-là est bien claire, sinon rien ne peut avoir lieu.

Si un monde est imparfait, si un univers est bancal, précaire, il meurt d’épuisement, comme une vieille maison s’écroule à force d’être fissurée, d’avoir ses fondations entamées ou parce que son toit laisse passer l’eau.

Or, que se passe-t-il ?

L’univers se perpétue, donc la structure est saine. Les lois sont omniscientes, omniprésentes, omnipotentes, elles se connaissent, donc elles savent se perpétuer, et entretenir le monde. Par contre, les atomes de conscience pour qui c’est le tour d’expérimenter la vie, de prendre conscience et de devenir omnipotents, omniprésents, omniscients, eux sont imparfaits dans le sens où ils ne sont pas éveillés à leur propre nature.

Donc, quand vous regardez le monde, ne le regardez pas comme étant imparfait. Demandez-vous, quelle imperfection me pousse à le comprendre comme étant imparfait, et quel est l’aspect de la vie qui me fait conclure à son imperfection ? Est-ce la guerre, les maladies, la famine ? Est-ce la torture et la prison que l’homme inflige à son frère ? Est-ce que ce sont toutes ces conditions qui me font juger que le monde est imparfait ?

Si vous concluez que ce sont ces conditions-là, alors, allez jusqu’au bout de votre pensée, de votre propre conclusion. Si ce n’est pas le rythme des saisons, la beauté de la pierre, l’arrangement méthodique des lois qui conduisent la nature, à qui reprocher l’imperfection ?

À l’homme qui emprisonne, à l’homme qui fait la guerre, à l’homme qui ne sait pas partager la nourriture et crée la famine, à l’homme qui dérange le cycle de la nature, au point justement de dérégler son harmonie. Donc, c’est votre frère, votre semblable qui est imparfait et non pas la structure, le monde et l’univers.

Si par un coup de baguette magique les maîtres venaient et créaient une société parfaite, un système où tout homme aurait ce qu’il veut, dans l’abondance qu’il souhaite, personne ne comprendrait qu’il est dans la perfection, parce que toutes choses apparaîtraient, encore une fois, imperfection. Parce que l’homme regarde le monde avec ses yeux, donc avec la programmation, avec le substrat qu’il tire de ses expériences, avec les conclusions qu’il fait de ses propres actes, et de ceux qu’il subit. Tout cela lui compose des lunettes, et c’est à travers ces lunettes qu’il regarde le monde, qu’il le juge, qu’il juge sa propre anatomie, et se dit : si je suis malade, c’est bien parce que le monde est imparfait.

Pourquoi Dieu n’a-t-il pas créé un homme qui ne tombe jamais malade, qui ne meure pas, qui n’ait jamais froid, ou jamais faim ? Pourquoi a-t-il créé cette pauvre bête pour qu’elle souffre sur la surface de la terre ?

Il y a quelque chose que tu ne comprends pas. Si le père et la conscience divine t’ont créé avec un corps qu’il faut vêtir, avec une chaleur qu’il faut protéger, avec un estomac qu’il faut nourrir, avec un poumon qu’il faut remplir d’air,  c’est parce qu’il y a une grande nécessité cosmique. Ce n’est donc pas par faiblesse, ce n’est pas pour que tu sois fragile. C’est à cause de ta propre beauté, et comme toutes les beautés, il faut en prendre soin.

Si tu dois manger, c’est pour régénérer ton énergie, et non pas pour t’asservir vis-à-vis de la terre de ses fruits et de la nécessité de gagner ton pain.
Si tu dois respirer, c’est pour te régénérer en tant que corps vital, en tant que principe cosmique, pour que tu puisses capter l’énergie solaire, capter l’énergie de la terre, et devenir pratiquement immortel rien qu’en te nourrissant de ces flux-là.

Si vous devez vous couvrir, c’est parce qu’en vous il y a un feu immense qui s’appelle kundalini, qui dirige toute la température de votre corps, et qu’il faut prendre soin de ce feu. Il y a donc une raison à toute chose, et une raison alchimique, une raison cosmique, rien n’est faiblesse ni imperfection.

Par contre, si avec ces éléments-là, à un moment donné de votre vie, vous créez une maladresse, ou vous ne savez pas comment les vivre, vous vous mettez dans un climat discordant, vous créez un axe qui va bouleverser les relations, les correspondances entre ces éléments, alors forcément, l’élément va se trouver bouleversé et va dégager son contraire.

En dégageant son contraire, il va créer un champ conflictuel où peuvent s’engendrer la maladie et la perturbation. N’oubliez pas que vous êtes composés de quatre éléments, et que ces  éléments sont importants, il faut en prendre soin, il ne faut pas en abuser comme vous le faites. Vous êtes composés de feu, de terre, d’eau, et d’air, et vous devez alimenter ces éléments. Si vous ne régénérez pas chaque élément qui vous compose, au fur et à mesure ces éléments vont finir par être carencés, une énorme friction aura lieu sur le plan du corps vital, et c’est dans la gaine de ce corps vital que va être dégagée la maladie, le déséquilibre, la déprime, l’angoisse, le désarroi, et tous les autres problèmes que l’on connaît.

Au contraire, si l’homme se conçoit comme un équilibre entre ces quatre éléments pour commencer, et qu’il donne la nourriture et la protection nécessaires à chacun, automatiquement il devient épanoui, et étant en équilibre, il n’est plus sujet aux carences. Sur un simple plan alimentaire, remarquez ce qui se passe lorsque vous manquez de fruits, de légumes, de certaines céréales, vous subissez une carence. Regardez sur un simple plan physique tout ce que cela peut désorganiser, tout ce que vous rencontrez comme faiblesse à cause d’une simple vitamine, d’un simple sel minéral qui manque. Eh ! bien, il y a des vitamines beaucoup plus puissantes que celles que l’on tire du légume, ou du fruit et qui justement viennent des éléments qui vous composent.

Alors comment faire en sorte que ces éléments restent équilibrés, et par quoi les équilibrer pour être parfait, pour retrouver sa perfection originelle ?

Qu’est ce que le feu ?

Ce n’est pas seulement la flamme que vous voyez brûler dans la nature. Le feu, de l’être humain, c’est le feu cosmique, c’est donc la puissance. Le feu est toujours allié à la puissance.
Qu’est ce qui, spirituellement, correspond à la puissance et au feu dans l’homme ?

C’est la kundalini. Donc l’homme, pour vivre correctement, doit entretenir son feu, et ne doit pas devenir froid. Sitôt que l’homme à froid, et au moment où il se met à avoir froid, il se sent seul au monde. Combien d’êtres humains se sentent seuls dans le monde, complètement isolés, sans que personne les aime, sans personne à aimer. Cela, c’est un manque de feu. Les sentiments de solitude, d’angoisse, de dépression, d’isolement par rapport au monde, les problèmes relationnels, tout cela provient d’un manque de feu, donc il faut nourrir votre feu intérieur.

Comment nourrit-on ce feu, cette kundalini ?

Dans un premier stade, en vivant très proche de la nature, pour que le corps puisse capter les énergies qui viennent de la nature, donc nourrir et irriguer la cellule par le tellurisme. Dans un second temps, en étant spirituel, sans forcément être un ascète, un disciple, ou un dévot, mais avoir une certaine hygiène spirituelle, au moins pour commencer.
Avant de penser à un comportement psychologique, spirituel, pensons à un comportement corporel vis-à-vis du spirituel. C’est ce comportement corporel, qui nourrit le feu en l’homme, le besoin d’équilibre dans le corps, dans la cellule même, donc attention à l’alimentation.
Un corps propre non surchargé de toxines, d’éléments viciés. Une pensée propre ne dégageant pas de mauvaises énergies risquant de perturber l’organisme. Un équilibre, ne pas se coucher trop tard, de façon trop répétée, pour que l’individu ait son repos, et que chaque cellule, chaque glande, chaque système, qu’il soit nerveux ou autre, puisse avoir son réservoir d’énergie, donc d’équilibre.

Ensuite, passez à une purification, une élévation du taux vibratoire de la cellule, par des systèmes que l’on connaît bien à l’heure actuelle, que ce soit la relaxation pour commencer, la méditation, ou par des disciplines telles que le hatha-yoga, ou des formes du hatha-yoga, soit certaines postures du corps propres à déclencher et à nourrir le feu intérieur, donc le feu de la kundalini et le feu qui circule à l’intérieur des chakras.

Maintenant, comment nourrir, retrouver l’équilibre par rapport à sa terre ?

Dans les symboles ésotériques, la terre ou tout ce qui est terrestre, correspond toujours au carré, au cube, c’est ce qui est matériel. Il faut donc prendre soin de votre vie quotidienne. Ce sera la forme de vos réactions vis-à-vis de la vie, des événements et des autres qui vous entourent.

Comment vais-je réagir vis-à-vis de l’humiliation ?
Comment vais-je réagir vis-à-vis d’un manque d’argent ?
Comment vais-je réagir vis-à-vis d’un désir, d’une pulsion, d’une joie, d’un rêve, d’une illusion, d’une promesse ?
Donc comment dois-je gérer ma vie sur la terre ?

C’est pour cela que la meilleure représentation de l’élément terre est le taureau. C’est celui qui a les quatre pattes sur terre, qui regarde l’obstacle, lui fait face, ou essaye de le désarçonner. Et c’est la position de l’homme sur la terre. Il fait face à l’obstacle et il essaye de l’enlever.
La terre en vous, c’est toute votre capacité, toute votre performance dans la vie quotidienne, votre puissance à trouver votre place et à gérer votre place. Il faut faire là, un certain chemin de disciple, un cheminement dans le discernement, un cheminement aussi dans la science, dans la morale, dans la propreté, dans le respect, et toutes les valeurs qui, en fait, sont divulguées par les différents courants initiatiques ou religieux. C’est la loi, tu ne feras pas ceci, tu ne feras pas cela. Cherchez pourquoi vous ne devez pas faire ces choses et intégrez-les comme étant votre propre volonté, afin que cela ne devienne pas une obéissance, mais un besoin d’harmonie en vous.

Qu’est ce que l’eau en vous ?

C’est votre psychisme, et vous le nourrissez en l’exerçant.
Comment fait-on tourner un moulin ? En envoyant du vent dans sa voile. Comment fait-on fonctionner, comment nourrit-on le psychisme? En envoyant de l’eau dans sa substance.

Lorsque l’on commence à nourrir le feu intérieur, la kundalini, et que l’on arrive assez bien ou que l’on essaie en tout cas de gérer sa vie, sa vie de disciple, sa vie terrestre, automatiquement le psychisme se déclenche. Il y a création d’un plan que les ésotéristes appellent le plan de l’intuition. Il est important que l’homme découvre en lui cette nappe d’eau, c’est-à-dire son plan psychique et de créer ce plan de l’intuition, car sans ce plan, il ne peut pas faire grand-chose sur la terre.

Donc il n’y a pas un plan à nourrir avant l’autre pour pouvoir accéder à l’autre, mais tous les plans sont à nourrir en même temps, car ils sont en correspondance. Le psychisme que j’ai appelé le plan de l’intuition en vous, c’est aussi une partie que l’on pourrait appeler, pour schématiser, la voix de l’âme. Donc, il faut se mettre dans les meilleures dispositions possibles pour pouvoir tirer les codes venant du cosmos, venant de votre âme, ou venant de l’harmonie de la nature.

Qu’est ce que l’air, comment le nourrir,  comment lui donner sa part de vie et sa part d’action ?

L’air c’est l’esprit, c’est votre substance athmique.
Comment nourrir votre substance athmique?
C’est une conclusion qui survient lorsque les trois premiers plans ont été nourris. Automatiquement cela donne la nourriture au plan athmique, donc à l’élément air qui est en vous. À part cela, il n’y a pas moyen de nourrir le plan athmique, il n’y a pas quelque chose que vous devez spécialement faire pour le nourrir. Il faut d’abord équilibrer, nourrir les trois premiers plans, pour qu’ensuite, se dégage une essence, qui va donner la nourriture à ce plan athmique, donc à tout ce qui est air en vous.

Pour vous faire comprendre ce qui est air en vous, remarquez ce qui se passe à la naissance, comment vient la vie. Le corps s’est formé dans le ventre de la mère, il a composé avec les trois premiers éléments, et a fort bien composé.
Avec le premier élément, il a composé le corps avec tout son système.
Avec le deuxième élément, il a composé la destinée de ce corps et de cette âme sur la terre.
Avec le troisième élément, il a fait descendre l’astral de la personne, donc toute la substance psychique de la personne.
Mais il manque le quatrième élément, le principal, et il ne vient pas près de ce corps tant que l’enfant est encore dans le ventre de sa mère. L’élément air, élément principal en vous, vient à votre premier cri, le souffle. C’est à ce moment-là que l’âme incorpore véritablement son véhicule, c’est à ce moment-là que vous venez à la vie. Mais d’abord il a fallu créer les trois premiers plans, les équilibrer pour que se dégage la vie sur le quatrième, et  automatiquement commence le chemin vers la perfection.

Donc, ne vous plaignez pas, comme je l’ai déjà dit mille fois, d’un monde imparfait, ou n’attendez pas que le père, étant perfection, crée un monde parfait. Toutes les lois  mises en route par les hiérarchies, les anges constructeurs, sont claires, nettes et sans reproches. Par contre les atomes de conscience qui doivent apprendre à manipuler ces forces, à vivre, à s’ouvrir, à se nourrir de ces forces, ont quelques difficultés à s’harmoniser, à s’ouvrir dans le champ exact du rayonnement de ces forces.

Le problème de l’homme, c’est qu’il est comme une roue qui n’aurait qu’une ouverture, et qui à cause de sa rotation très rapide et rendue chaotique par ses désirs et ses pulsions, n’arrive pas à s’arrêter suffisamment longtemps, pour capter la nourriture venant successivement des rayons qu’il rencontre dans sa rotation. Il roule tellement vite, qu’il n’arrive plus à se nourrir, et l’homme, l’humanité meurt de faim, d’une faim vibratoire. C’est pour cela que l’homme se demande qui il est et où il va.

Regardez ce que fait l’homme avec le soleil, alors qu’il est une grande source d’énergie, un grand moyen de devenir sain de corps, sain d’esprit : il s’en sert de lampe à bronzer, de décor dans le ciel, ou pour mesurer son humeur. Il fait soleil, je suis heureux; il est absent, comme c’est triste. Le soleil est une immense puissance de rayonnement, une ressource infinie d’énergie cosmique, ce n’est pas un secret, mais du moment que l’homme en est inconscient, cela devient un secret.

Tout est à la face de l’homme, rien n’est caché. Mais tant que l’homme a un voile sur sa tête, il croit que tout lui est caché, Dieu n’a rien créé de caché, il ne le peut pas, il est à découvert. Donc le travail de l’homme, n’est pas de courir à droite, courir à gauche, mais de déchirer le voile.

Alors que faire avec ce soleil ?

Prenons un exemple. Il chauffe, et par cette chaleur il fait pousser tout ce qu’il y a dans la terre, la graine, la fleur, l’arbre, il fait pousser l’homme et la race. Il fait donc vivre le plan physique. Il donne à l’homme l’exemple, vivre selon les équilibres de son plan physique, donc le nourrir et le diriger. Or, la plupart des gens ne savent pas vivre, ni diriger leur plan physique, ils en sont esclaves.

Le soleil réveille l’esprit de l’homme, car c’est du soleil que vient la capacité d’être mental, ce n’est pas d’ailleurs. En fait, le mental de votre univers c’est le soleil. C’est lui qui ordonne, maintien et rythme les lois, les saisons, les cycles. C’est lui qui décide de l’évolution des races, qui maintient cette évolution. C’est par son rayonnement que votre propre mental existe, c’est par le soleil que vous vient l’intelligence. Donc, quand vous êtes face au soleil, vous devriez être de plus en plus intelligents, au lieu d’être de plus en plus bronzés. N’est-ce pas ?Question :

Un monde imparfait peut-il être issu d’un être parfait? Cela semble métaphysiquement impossible dans les limites des capacités de compréhension de l’esprit humain. Pourrait-on dire que l’information universelle, qui organise les mondes, matériels, subtils et spirituels, est encore imparfaite  et se cherche?

 


La question posée a plusieurs sous-entendus, mais le trait majeur est l’imperfection ou plutôt l’évolution du monde. L’imperfection peut-elle naître d’un créateur parfait ?
D’après la logique universelle, ou simplement la logique du mental humain, cela ne se peut pas, parce que les mots employés sont faux. Pour comprendre ce qu’est l’univers et ce qu’est Dieu, il ne faut pas leur associer la perfection et l’imperfection. Il faut donc employer d’autres mots, sinon l’individu et son esprit arrivent face à des concepts conflictuels et ne peut plus avancer dans la compréhension.

 

C’est comme deux chevaux qui se font face et qui vont à toute allure, ils finiront bien sûr par se télescoper et par se faire beaucoup de blessures, éventuellement même se détruire. Donc il ne faut pas mettre les choses face à face, mais leur trouver une direction.
Quand la pensée doit analyser quelque chose, elle ne doit pas se confronter à un concept qui lui est contraire, d’après sa théorie de base, mais chercher la direction dans laquelle la pensée va pouvoir trouver une ouverture. Si l’on imagine un être parfait et que l’on croit que le monde est imparfait, cela crée un terrain conflictuel et la pensée ne peut pas avancer, que ce soit la pensée du philosophe ou du disciple.

Alors, comment penser pour comprendre l’univers et le créateur ?

Il faut comprendre les termes d’équilibre, et voir l’univers comme un vaste champ en mouvement. Donc il faut introduire dans les notions d’imperfections et de perfections, une troisième, celle de l’évolution.
Mais si l’on introduit la théorie de l’évolution, est-ce que ce n’est pas la confirmation que l’on parle d’un monde imparfait, pour trouver ensuite un monde parfait ?

Ce n’est pas tout à fait cela. Ce n’est pas parce que j’emploie le terme évolution, qu’il faut partir de l’imperfection pour s’imaginer trouver la perfection. Étant donné que toute la substance cosmique, comme vous-mêmes, comme la substance des minéraux, la substance animale, ou des constellations, est conscience, le mot imperfection n’est donc pas celui à employer. Nous, nous employons les mots de sommeil et d’éveil, et le mot intermédiaire, évolution, est tout simplement une prise de conscience.

En fait, en passant par l’évolution, le monde ne va pas d’une imperfection vers la perfection. Cela schématise trop le processus, ne rend pas l’idée claire, donc diminue le champ de compréhension. Il faut considérer que, tout étant substance, tous les atomes étant des atomes de conscience, que ces atomes sont en période d’éveil, et qu’ils ne vont donc pas vers une perfection, mais tout simplement vers une pleine connaissance et vers une pleine conscience.

Donc la perfection n’est pas quelque chose à acquérir, ce n’est pas une performance à accomplir par les hommes, ou par les différentes créatures. Ce qui est à effectuer, le défi ou le travail, c’est tout simplement une prise de conscience, un éveil à la véritable conscience. L’homme se base trop, depuis sa cellule matérielle, pour comprendre l’univers.
Dans un premier pas ce n’est pas faux, mais cela ne permet pas un comportement ou une pensée philosophique. Si on pense à l’évolution de cette matière et qu’on s’en arrête au concept matériel, on ne peut concevoir la réalité divine. Alors que, si l’on se place au niveau même de la conscience, alors on comprend mieux d’où l’on vient, par quel moyen l’on voyage et où l’on va.

Qu’elle est l’imperfection du monde ?

Toute l’imperfection du monde réside dans le fait que les atomes de conscience projetés dans l’univers par le mouvement de la vie, pour la beauté, la gloire de la vie, ne sont pas encore éveillés à leur taux de conscience, à leur propre conscience intérieure. L’imperfection du monde ne tient pas à plus que cela, car si le monde était imparfait il ne tiendrait pas, malgré l’intervention de milliers de maîtres, d’archanges, de guides, leurs actions ne seraient pas assez puissantes pour colmater les brèches d’un monde imparfait.

Si tout fonctionne, si tout continue, si tout évolue, c’est bien qu’à la base il y a la perfection, la perfection des cycles, la perfection des lois, qui sont vibratoires, énergétiques. Ce sont les fréquences qui parcourent l’univers et qui déterminent la vie des étoiles, le jet, la rotation, la pulsation des étoiles; la rotation de la terre, sa trajectoire, son taux vibratoire, son feu intérieur lui permettant d’être vivante; le rythme des saisons, le rythme des races qui l’habitent. C’est tout cela la perfection, donc tout le cadre en quelque sorte, tout le décor, tout le terrain, parce que cela est composé par des lois pleinement conscientes d’elles-mêmes.

Ce qui est imparfait ou endormi, ce sont les atomes de conscience qui ont justement pour mission, de connaître la vie. C’est à leur tour de connaître la vie et de l’engendrer, de la perpétuer, de l’expérimenter. Donc ce n’est pas le monde, qui est imparfait, c’est celui qui l’habite, c’est vous, ce sont toutes les créatures formées ou en formation qu’elles soient humaines, végétales ou animales. Il faut donc dissocier, l’univers et les habitants de l’univers, soit les atomes de conscience qui grâce à cet univers vont prendre conscience de leur propre nature, et vont développer petit à petit leur règne sur eux-mêmes et en eux-mêmes. J’espère que cette notion-là est bien claire, sinon rien ne peut avoir lieu.

Si un monde est imparfait, si un univers est bancal, précaire, il meurt d’épuisement, comme une vieille maison s’écroule à force d’être fissurée, d’avoir ses fondations entamées ou parce que son toit laisse passer l’eau.

Or, que se passe-t-il ?

L’univers se perpétue, donc la structure est saine. Les lois sont omniscientes, omniprésentes, omnipotentes, elles se connaissent, donc elles savent se perpétuer, et entretenir le monde. Par contre, les atomes de conscience pour qui c’est le tour d’expérimenter la vie, de prendre conscience et de devenir omnipotents, omniprésents, omniscients, eux sont imparfaits dans le sens où ils ne sont pas éveillés à leur propre nature.

Donc, quand vous regardez le monde, ne le regardez pas comme étant imparfait. Demandez-vous, quelle imperfection me pousse à le comprendre comme étant imparfait, et quel est l’aspect de la vie qui me fait conclure à son imperfection ? Est-ce la guerre, les maladies, la famine ? Est-ce la torture et la prison que l’homme inflige à son frère ? Est-ce que ce sont toutes ces conditions qui me font juger que le monde est imparfait ?

Si vous concluez que ce sont ces conditions-là, alors, allez jusqu’au bout de votre pensée, de votre propre conclusion. Si ce n’est pas le rythme des saisons, la beauté de la pierre, l’arrangement méthodique des lois qui conduisent la nature, à qui reprocher l’imperfection ?

À l’homme qui emprisonne, à l’homme qui fait la guerre, à l’homme qui ne sait pas partager la nourriture et crée la famine, à l’homme qui dérange le cycle de la nature, au point justement de dérégler son harmonie. Donc, c’est votre frère, votre semblable qui est imparfait et non pas la structure, le monde et l’univers.

Si par un coup de baguette magique les maîtres venaient et créaient une société parfaite, un système où tout homme aurait ce qu’il veut, dans l’abondance qu’il souhaite, personne ne comprendrait qu’il est dans la perfection, parce que toutes choses apparaîtraient, encore une fois, imperfection. Parce que l’homme regarde le monde avec ses yeux, donc avec la programmation, avec le substrat qu’il tire de ses expériences, avec les conclusions qu’il fait de ses propres actes, et de ceux qu’il subit. Tout cela lui compose des lunettes, et c’est à travers ces lunettes qu’il regarde le monde, qu’il le juge, qu’il juge sa propre anatomie, et se dit : si je suis malade, c’est bien parce que le monde est imparfait.

Pourquoi Dieu n’a-t-il pas créé un homme qui ne tombe jamais malade, qui ne meure pas, qui n’ait jamais froid, ou jamais faim ? Pourquoi a-t-il créé cette pauvre bête pour qu’elle souffre sur la surface de la terre ?

Il y a quelque chose que tu ne comprends pas. Si le père et la conscience divine t’ont créé avec un corps qu’il faut vêtir, avec une chaleur qu’il faut protéger, avec un estomac qu’il faut nourrir, avec un poumon qu’il faut remplir d’air,  c’est parce qu’il y a une grande nécessité cosmique. Ce n’est donc pas par faiblesse, ce n’est pas pour que tu sois fragile. C’est à cause de ta propre beauté, et comme toutes les beautés, il faut en prendre soin.

Si tu dois manger, c’est pour régénérer ton énergie, et non pas pour t’asservir vis-à-vis de la terre de ses fruits et de la nécessité de gagner ton pain.
Si tu dois respirer, c’est pour te régénérer en tant que corps vital, en tant que principe cosmique, pour que tu puisses capter l’énergie solaire, capter l’énergie de la terre, et devenir pratiquement immortel rien qu’en te nourrissant de ces flux-là.

Si vous devez vous couvrir, c’est parce qu’en vous il y a un feu immense qui s’appelle kundalini, qui dirige toute la température de votre corps, et qu’il faut prendre soin de ce feu. Il y a donc une raison à toute chose, et une raison alchimique, une raison cosmique, rien n’est faiblesse ni imperfection.

Par contre, si avec ces éléments-là, à un moment donné de votre vie, vous créez une maladresse, ou vous ne savez pas comment les vivre, vous vous mettez dans un climat discordant, vous créez un axe qui va bouleverser les relations, les correspondances entre ces éléments, alors forcément, l’élément va se trouver bouleversé et va dégager son contraire.

En dégageant son contraire, il va créer un champ conflictuel où peuvent s’engendrer la maladie et la perturbation. N’oubliez pas que vous êtes composés de quatre éléments, et que ces  éléments sont importants, il faut en prendre soin, il ne faut pas en abuser comme vous le faites. Vous êtes composés de feu, de terre, d’eau, et d’air, et vous devez alimenter ces éléments. Si vous ne régénérez pas chaque élément qui vous compose, au fur et à mesure ces éléments vont finir par être carencés, une énorme friction aura lieu sur le plan du corps vital, et c’est dans la gaine de ce corps vital que va être dégagée la maladie, le déséquilibre, la déprime, l’angoisse, le désarroi, et tous les autres problèmes que l’on connaît.

Au contraire, si l’homme se conçoit comme un équilibre entre ces quatre éléments pour commencer, et qu’il donne la nourriture et la protection nécessaires à chacun, automatiquement il devient épanoui, et étant en équilibre, il n’est plus sujet aux carences. Sur un simple plan alimentaire, remarquez ce qui se passe lorsque vous manquez de fruits, de légumes, de certaines céréales, vous subissez une carence. Regardez sur un simple plan physique tout ce que cela peut désorganiser, tout ce que vous rencontrez comme faiblesse à cause d’une simple vitamine, d’un simple sel minéral qui manque. Eh ! bien, il y a des vitamines beaucoup plus puissantes que celles que l’on tire du légume, ou du fruit et qui justement viennent des éléments qui vous composent.

Alors comment faire en sorte que ces éléments restent équilibrés, et par quoi les équilibrer pour être parfait, pour retrouver sa perfection originelle ?

Qu’est ce que le feu ?

Ce n’est pas seulement la flamme que vous voyez brûler dans la nature. Le feu, de l’être humain, c’est le feu cosmique, c’est donc la puissance. Le feu est toujours allié à la puissance.
Qu’est ce qui, spirituellement, correspond à la puissance et au feu dans l’homme ?

C’est la kundalini. Donc l’homme, pour vivre correctement, doit entretenir son feu, et ne doit pas devenir froid. Sitôt que l’homme à froid, et au moment où il se met à avoir froid, il se sent seul au monde. Combien d’êtres humains se sentent seuls dans le monde, complètement isolés, sans que personne les aime, sans personne à aimer. Cela, c’est un manque de feu. Les sentiments de solitude, d’angoisse, de dépression, d’isolement par rapport au monde, les problèmes relationnels, tout cela provient d’un manque de feu, donc il faut nourrir votre feu intérieur.

Comment nourrit-on ce feu, cette kundalini ?

Dans un premier stade, en vivant très proche de la nature, pour que le corps puisse capter les énergies qui viennent de la nature, donc nourrir et irriguer la cellule par le tellurisme. Dans un second temps, en étant spirituel, sans forcément être un ascète, un disciple, ou un dévot, mais avoir une certaine hygiène spirituelle, au moins pour commencer.
Avant de penser à un comportement psychologique, spirituel, pensons à un comportement corporel vis-à-vis du spirituel. C’est ce comportement corporel, qui nourrit le feu en l’homme, le besoin d’équilibre dans le corps, dans la cellule même, donc attention à l’alimentation.
Un corps propre non surchargé de toxines, d’éléments viciés. Une pensée propre ne dégageant pas de mauvaises énergies risquant de perturber l’organisme. Un équilibre, ne pas se coucher trop tard, de façon trop répétée, pour que l’individu ait son repos, et que chaque cellule, chaque glande, chaque système, qu’il soit nerveux ou autre, puisse avoir son réservoir d’énergie, donc d’équilibre.

Ensuite, passez à une purification, une élévation du taux vibratoire de la cellule, par des systèmes que l’on connaît bien à l’heure actuelle, que ce soit la relaxation pour commencer, la méditation, ou par des disciplines telles que le hatha-yoga, ou des formes du hatha-yoga, soit certaines postures du corps propres à déclencher et à nourrir le feu intérieur, donc le feu de la kundalini et le feu qui circule à l’intérieur des chakras.

Maintenant, comment nourrir, retrouver l’équilibre par rapport à sa terre ?

Dans les symboles ésotériques, la terre ou tout ce qui est terrestre, correspond toujours au carré, au cube, c’est ce qui est matériel. Il faut donc prendre soin de votre vie quotidienne. Ce sera la forme de vos réactions vis-à-vis de la vie, des événements et des autres qui vous entourent.

Comment vais-je réagir vis-à-vis de l’humiliation ?
Comment vais-je réagir vis-à-vis d’un manque d’argent ?
Comment vais-je réagir vis-à-vis d’un désir, d’une pulsion, d’une joie, d’un rêve, d’une illusion, d’une promesse ?
Donc comment dois-je gérer ma vie sur la terre ?

C’est pour cela que la meilleure représentation de l’élément terre est le taureau. C’est celui qui a les quatre pattes sur terre, qui regarde l’obstacle, lui fait face, ou essaye de le désarçonner. Et c’est la position de l’homme sur la terre. Il fait face à l’obstacle et il essaye de l’enlever.
La terre en vous, c’est toute votre capacité, toute votre performance dans la vie quotidienne, votre puissance à trouver votre place et à gérer votre place. Il faut faire là, un certain chemin de disciple, un cheminement dans le discernement, un cheminement aussi dans la science, dans la morale, dans la propreté, dans le respect, et toutes les valeurs qui, en fait, sont divulguées par les différents courants initiatiques ou religieux. C’est la loi, tu ne feras pas ceci, tu ne feras pas cela. Cherchez pourquoi vous ne devez pas faire ces choses et intégrez-les comme étant votre propre volonté, afin que cela ne devienne pas une obéissance, mais un besoin d’harmonie en vous.

Qu’est ce que l’eau en vous ?

C’est votre psychisme, et vous le nourrissez en l’exerçant.
Comment fait-on tourner un moulin ? En envoyant du vent dans sa voile. Comment fait-on fonctionner, comment nourrit-on le psychisme? En envoyant de l’eau dans sa substance.

Lorsque l’on commence à nourrir le feu intérieur, la kundalini, et que l’on arrive assez bien ou que l’on essaie en tout cas de gérer sa vie, sa vie de disciple, sa vie terrestre, automatiquement le psychisme se déclenche. Il y a création d’un plan que les ésotéristes appellent le plan de l’intuition. Il est important que l’homme découvre en lui cette nappe d’eau, c’est-à-dire son plan psychique et de créer ce plan de l’intuition, car sans ce plan, il ne peut pas faire grand-chose sur la terre.

Donc il n’y a pas un plan à nourrir avant l’autre pour pouvoir accéder à l’autre, mais tous les plans sont à nourrir en même temps, car ils sont en correspondance. Le psychisme que j’ai appelé le plan de l’intuition en vous, c’est aussi une partie que l’on pourrait appeler, pour schématiser, la voix de l’âme. Donc, il faut se mettre dans les meilleures dispositions possibles pour pouvoir tirer les codes venant du cosmos, venant de votre âme, ou venant de l’harmonie de la nature.

Qu’est ce que l’air, comment le nourrir,  comment lui donner sa part de vie et sa part d’action ?

L’air c’est l’esprit, c’est votre substance athmique.
Comment nourrir votre substance athmique?
C’est une conclusion qui survient lorsque les trois premiers plans ont été nourris. Automatiquement cela donne la nourriture au plan athmique, donc à l’élément air qui est en vous. À part cela, il n’y a pas moyen de nourrir le plan athmique, il n’y a pas quelque chose que vous devez spécialement faire pour le nourrir. Il faut d’abord équilibrer, nourrir les trois premiers plans, pour qu’ensuite, se dégage une essence, qui va donner la nourriture à ce plan athmique, donc à tout ce qui est air en vous.

Pour vous faire comprendre ce qui est air en vous, remarquez ce qui se passe à la naissance, comment vient la vie. Le corps s’est formé dans le ventre de la mère, il a composé avec les trois premiers éléments, et a fort bien composé.
Avec le premier élément, il a composé le corps avec tout son système.
Avec le deuxième élément, il a composé la destinée de ce corps et de cette âme sur la terre.
Avec le troisième élément, il a fait descendre l’astral de la personne, donc toute la substance psychique de la personne.
Mais il manque le quatrième élément, le principal, et il ne vient pas près de ce corps tant que l’enfant est encore dans le ventre de sa mère. L’élément air, élément principal en vous, vient à votre premier cri, le souffle. C’est à ce moment-là que l’âme incorpore véritablement son véhicule, c’est à ce moment-là que vous venez à la vie. Mais d’abord il a fallu créer les trois premiers plans, les équilibrer pour que se dégage la vie sur le quatrième, et  automatiquement commence le chemin vers la perfection.

Donc, ne vous plaignez pas, comme je l’ai déjà dit mille fois, d’un monde imparfait, ou n’attendez pas que le père, étant perfection, crée un monde parfait. Toutes les lois  mises en route par les hiérarchies, les anges constructeurs, sont claires, nettes et sans reproches. Par contre les atomes de conscience qui doivent apprendre à manipuler ces forces, à vivre, à s’ouvrir, à se nourrir de ces forces, ont quelques difficultés à s’harmoniser, à s’ouvrir dans le champ exact du rayonnement de ces forces.

Le problème de l’homme, c’est qu’il est comme une roue qui n’aurait qu’une ouverture, et qui à cause de sa rotation très rapide et rendue chaotique par ses désirs et ses pulsions, n’arrive pas à s’arrêter suffisamment longtemps, pour capter la nourriture venant successivement des rayons qu’il rencontre dans sa rotation. Il roule tellement vite, qu’il n’arrive plus à se nourrir, et l’homme, l’humanité meurt de faim, d’une faim vibratoire. C’est pour cela que l’homme se demande qui il est et où il va.

Regardez ce que fait l’homme avec le soleil, alors qu’il est une grande source d’énergie, un grand moyen de devenir sain de corps, sain d’esprit : il s’en sert de lampe à bronzer, de décor dans le ciel, ou pour mesurer son humeur. Il fait soleil, je suis heureux; il est absent, comme c’est triste. Le soleil est une immense puissance de rayonnement, une ressource infinie d’énergie cosmique, ce n’est pas un secret, mais du moment que l’homme en est inconscient, cela devient un secret.

Tout est à la face de l’homme, rien n’est caché. Mais tant que l’homme a un voile sur sa tête, il croit que tout lui est caché, Dieu n’a rien créé de caché, il ne le peut pas, il est à découvert. Donc le travail de l’homme, n’est pas de courir à droite, courir à gauche, mais de déchirer le voile.

Alors que faire avec ce soleil ?

Prenons un exemple. Il chauffe, et par cette chaleur il fait pousser tout ce qu’il y a dans la terre, la graine, la fleur, l’arbre, il fait pousser l’homme et la race. Il fait donc vivre le plan physique. Il donne à l’homme l’exemple, vivre selon les équilibres de son plan physique, donc le nourrir et le diriger. Or, la plupart des gens ne savent pas vivre, ni diriger leur plan physique, ils en sont esclaves.

Le soleil réveille l’esprit de l’homme, car c’est du soleil que vient la capacité d’être mental, ce n’est pas d’ailleurs. En fait, le mental de votre univers c’est le soleil. C’est lui qui ordonne, maintien et rythme les lois, les saisons, les cycles. C’est lui qui décide de l’évolution des races, qui maintient cette évolution. C’est par son rayonnement que votre propre mental existe, c’est par le soleil que vous vient l’intelligence. Donc, quand vous êtes face au soleil, vous devriez être de plus en plus intelligents, au lieu d’être de plus en plus bronzés. N’est-ce pas ?

 

Pourquoi cela ne se passe-t-il pas  ainsi ?

Tout simplement parce que l’homme ne sait pas ouvrir, dans sa roue qui tourne, la petite porte au bon moment, au moment où cette énergie passe, et quand il voit le soleil, il ne pense pas à en nourrir ses cellules intellectuelles, et mentales. Il pense tout simplement à se réchauffer dans sa chaleur première. Parce que l’homme vit d’abord avec son émotion, avec sa pulsion sexuelle, et, très tardivement, avec son mental.
Un être humain qui aime le soleil, et qui se baigne dans le soleil, doit devenir au fil des jours de plus en plus intelligent.

Le centre qui équivaut au soleil dans votre organisme est la pinéale. Dans le corps il y a différentes places, différents organes qui équivalent aux différentes planètes du système. Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, ne l’oubliez pas.

Vous êtes de manière réduite une réplique du système solaire local, et du système universel cosmique. Le soleil, en vous, c’est la glande pinéale. À part les véritables disciples, et les véritables initiés, très peu de gens vivent grâce à leur glande pinéale, et c’est pour cela que peu de gens vivent en résonance avec le soleil. Ils vivent en résonance avec saturne, avec Jupiter, avec mars, avec toutes les autres planètes, donc ils vivent en résonance avec certains endroits spécifiques de leur corps, de leur anatomie, qui, par répercussions et analogies éthériques correspondent à différents chakras.

Qui vit avec la pinéale ?

Celui qui commence à vivre ne saurait ce qu’un petit peu, sur le plan mental. Il vit avec son soleil intérieur, et par résonance, la petite encoche de sa roue va savoir prendre l’énergie du soleil, le mental universel. C’est de cette manière que l’homme doit vivre, toujours en résonance avec les réseaux énergétiques, pour devenir de plus en plus solaire en fait. Devenir solaire, c’est agir d’après le soleil qui est en vous, d’après votre glande pinéale, le siège même de la conscience.

La plupart des individus vivent dans le centre plexus solaire, qui est celui des émotions, de l’ancienneté de la race. Ils vivent d’après leur race et non pas d’après leur individualité. Ils se placent dans l’endroit où ils sont collectifs, où tout est alimenté par l’énergie collective. C’est par ce cordon ombilical, que tous les hommes sont en correspondance, qu’ils se ressentent les uns les autres, et qu’ils créent des effets de groupe.

Qu’ils soient utilisés à des fins de groupes spirituels, politiques, idéologiques, philosophiques, c’est par cet endroit que l’homme se branche sur l’énergie collective. Donc, il va vivre dans l’âme collective, et non pas dans le siège de sa propre âme.

Là, est tout le mal de la société. Les maux se transmettent d’un individu à l’autre, comme une épidémie, sans qu’un individu finalement ait mérité ce déséquilibre. Cela crée le karma collectif. C’est ce qui crée la nécessité du karma de la race, qu’un individu doive purger les erreurs d’une génération, alors que d’après son individualité il n’y est pas véritablement contraint, son alchimie ne l’y force pas vraiment. Mais faisant aussi, et surtout, parti de la collectivité, il se trouve responsable de la vibration de la collectivité, et a donc sa part dans ce travail d’élévation et de purification.

Si l’individu se dégage de ce plexus, s’il devient un petit peu plus intelligent, un petit peu plus individuel, indépendant, si vous apprenez à penser, à choisir, à marcher par vous-même, donc plus influençable sur un plan idéologique, philosophique, politique, ou vestimentaire, alors il commence à monter dans les chakras. Et vis-à-vis de l’âme collective, d’une race ou d’une nation, vous n’êtes plus responsables pour payer la purification, vous devenez responsables de faire en sorte que s’accomplisse la libération des âmes collectives, encore prises dans la collectivité. Et petit à petit vous montez et vous vous installez dans chaque chakra sur un plan de conscience différent.

Lorsque vous arrivez à vous installer dans le chakra du cœur, vous vous placez dans un état de conscience où la relation avec autrui va être prioritaire, relation d’aide, d’entraide, et une certaine forme de dévotion, donc d’amour pour l’autre, et du besoin de le nourrir, de l’aider, de l’aimer.

Lorsque vous passez au chakra de la gorge, vous êtes dans un état de conscience, qui va vous porter à être en relation avec autrui par rapport à tout ce qui est intelligence. C’est le chakra que développent le plus les gens qui sont par exemple enseignants, professeurs, philosophes, penseurs. Ils communiquent la pensée aux hommes, l’idéologie.

Lorsque vous êtes installés dans l’état de conscience du troisième œil, vous commencez à devenir énergie, et vous transmettez à l’autre l’énergie. C’est à ce chakra que l’on reconnaît les initiateurs, qu’ils soient de petite ou de grande envergure.
S’éveiller à un de ces chakras, ne veut pas dire être arrivé au bout de la maîtrise du plan de conscience auquel équivaut ce chakra, car vous devez ensuite maîtriser tous les degrés de ce plan de conscience.

Il y a donc des gens qui, même éveillés dans ces différents chakras doivent encore continuer à travailler pour maîtriser jusqu’au bout, donc pour pouvoir bien incorporer l’intégralité de la vibration, et savoir la faire rayonner. Donc au troisième œil, on reconnaît les occultistes, les initiateurs, les manipulateurs de la forme, de la force, et tous ceux qui essayent de chercher ou de comprendre la puissance du monde, que ce soit justement par l’intermédiaire de sciences qui paraissent un peu plus matérialistes, comme par exemple le nucléaire. Tout ce qui concerne  l’énergie et la manipulation de l’énergie correspond au troisième œil.

Lorsque l’on s’est installé dans le chakra coronal et qu’il est pleinement actif, on s’est installé dans la conscience, dans la divinité. Naturellement, là encore, il y a tous les degrés. C’est à cela que l’on reconnaît les gens qui essayent de transmettre la divinité, ou qui parlent de Dieu, ou qui parlent d’une certaine forme de la divinité, que ce soit de manière religieuse, idéologique, exotérique, ou quoique ce soit d’autre. Un des pétales de ce chakra a commencé à vibrer, donc a commencé à recevoir l’énergie qui lui est propre et commence à l’intégrer, à la rendre vivante au niveau de la pinéale.
La pinéale va envoyer tous les codes et les coordonnés de cette nouvelle énergie incorporée à tout le système pensant intellectuel, mais aussi à toutes les cellules du corps de l’individu, ce qui va lui permettre ensuite de rayonner, d’agir. Tant qu’une énergie n’a pas été enregistrée par la pinéale, qu’elle soit en provenance d’un quelconque chakra, l’individu n’est pas éveillé à cette réalité de cette énergie.

C’est pour cela, qu’il y a des moments d’intégration, et des moments d’éveil. Au moment de l’intégration, les pétales commencent à s’ouvrir, commencent à capter l’énergie au fur et à mesure des expériences et des compréhensions de la vie, et commencent à vibrer.
Lorsque le taux vibratoire est suffisant pour déclencher un circuit et monter jusqu’à la pinéale, lorsque l’énergie est assez puissante, la pinéale va la recevoir, l’enregistrer, et à la manière d’un ordinateur, elle va redistribuer l’information non seulement à tous les autres chakras, mais aussi aux cellules du cerveau physique et à toutes les cellules du corps, que ce soit la cellule de l’orteil, du foie ou du cheveu.

C’est ainsi que va la transformation, elle part de l’expérience vécue là, ici, maintenant: je suis en colère, pourquoi le suis-je ? J’ai créé cette illusion, et je ramasse une désillusion. L’expérience commence là, le code commence là, dans la vie quotidienne. Vous enregistrez donc un code, une donnée, vous allez réfléchir à cette donnée, la vivre, ou en souffrir, et cela correspond à un pétale d’un chakra dont je viens de parler.
Si vous réceptionnez bien cette énergie, au lieu de vous plaindre et de bloquer tout le processus avec votre comportement rétréci, que vous sachiez l’incorporer, donc que vous sachiez en faire quelque chose d’initiatique, automatiquement l’énergie va être envoyée à un de ces chakras. Le pétale va la recevoir, puis l’envoyer à la pinéale, et là, commence le processus alchimique.

Lorsque votre cœur cherche l’initiation en toute chose, vous déclenchez toute une alchimie, toute une correspondance, toute une résonance vibratoire, grâce à ces chakras, grâce à ces pétales, grâce à la pinéale. Et en accumulant les données, en accumulant les codes, vous réveillez petit à petit tous les pétales, tous les chakras, et ainsi un jour la pinéale arrive par éveils successifs, à se retrouver elle-même, et déclenche donc la présence, la présence qui est en vous, et qui est votre conscience divine.
À moins d’avoir réveillé tous les chakras, tous les pétales qui le composent, l’homme n’arrive pas à recevoir sa propre conscience. Chaque individu fait partie de l’âme universelle. Au début il fait partie d’une âme collective, et pour qu’il devienne roi à l’image de son créateur, il faut qu’il devienne individuel, car Dieu le père est individuel.

Le premier travail de l’homme est de sortir peu à peu de cette collectivité, pour devenir individuel dans le quotidien, comme dans le spirituel. Et petit à petit, en découvrant son individualité, il va se connecter, comme par hasard mais aussi paradoxalement sur l’universel.

Comme je l’ai déjà dit souvent, tout est paradoxe dans l’univers comme dans l’évolution. C’est pour cela que l’homme se heurte à toutes ces notions, parce qu’il n’arrive pas très bien à comprendre et à mener ces deux chevaux, le blanc et le noir. Et pourtant, celui qui est roi, c’est celui qui sait parfaitement mener son chariot, mener les deux chevaux, le blanc et le noir, dans une direction tout à fait droite. Si le cheval blanc tire d’un côté et le cheval noir tire de l’autre, le conducteur qui est à l’intérieur du chariot va finir dans le décor comme vous dites.
Un peu de maîtrise, donc, et comment faire.

Il faut comprendre d’abord certaines lois, et bien situer votre évolution présente. Donc, savoir que vous venez du collectif, et que vous êtes pour l’instant une collectivité en tant qu’âme, que vous travaillez à trouver un peu d’individualité. Et c’est là où mon discours insiste, lorsque je dois absolument rendre les gens responsables, lorsque je veux les épanouir pour qu’ils puissent faire leur choix, assumer leur destinée, devenir leur propre maître, leur propre Dieu.

Comme tout est paradoxe, en même temps que l’homme devient de plus en plus individuel, il devient aussi universel. Et ainsi, en même temps qu’il a conscience de sa propre vie une et indépendante, il est en correspondance avec toutes les autres formes de vie. Le maître sait qu’il est le maître, qu’il est un, qu’il est indépendant, mais il vit aussi à travers la vie de son disciple, la vie de la fourmi, à travers la vie du volcan. C’est pour cela qu’il a dit : « Si tu vas voir, si tu vas visiter quelqu’un qui est en prison, c’est moi que tu visites. Si tu donnes à manger à quelqu’un qui a faim, c’est moi que tu nourris. Si tu couvres quelqu’un qui a froid, c’est moi que tu réchauffes ».

Comment et par quelle loi, le Christ, dit cette vérité ?

Réfléchissez à cette correspondance, essayez de comprendre, et ainsi vous comprendrez l’universalité. Lorsque l’on devient de plus en plus individuel, lorsque l’on devient un maître donc, et que l’on place sa conscience complètement dans le chakra coronal, dans cette glande pinéale dont je parle, toute la vie cosmique tombe à flot dans votre être, et en même temps que vous êtes vous-même, vous êtes le tout et on peut dire que le tout est un, que la multiplicité est une en vérité, que la diversité est une. Regardez le paradoxe de l’univers, il est tout et il est un.

Prenons la cellule de l’estomac. Cette cellule a son intelligence, sa chaleur, son degré vibratoire, son travail, et elle a son salaire. Elle vit à l’intérieur d’une entité qui est le corps, et l’esprit de ce corps c’est vous. Donc cette cellule de l’estomac vit à l’intérieur d’une identité qui est, par exemple, Pierre, Paul ou Jacques. Elle a son travail, son évolution à faire, elle a la divinité à découvrir pour schématiser, et en même temps, l’entité qui est Pierre, Paul ou Jacques, a le même travail à faire vis-à-vis d’une entité plus grande à l’intérieur de laquelle il vit, qui est le logos planétaire.

La vie ne peut pas avoir lieu, hors d’un ventre, et c’est pour cela que le processus de l’enfantement existe tel qu’il existe dans la race humaine, par analogie avec l’enfantement cosmique, et la vie cosmique. Vous êtes toujours à l’intérieur de quelque chose.
Comme la cellule est à l’intérieur de vous, vous êtes donc à l’intérieur d’une entité, qui, elle-même, est à l’intérieur d’une autre entité, d’un autre logos dont on ne peut rien dire, parce qu’il est trop immense pour la conception des êtres humains. C’est ce qui, petit à petit, crée les pyramides de la vie, ou les différentes phases de la vie, mais la vie se passe toujours à l’intérieur d’une autre vie, et ainsi on descend l’échelle vibratoire.

L’homme, en évoluant à l’intérieur de cette entité, lorsqu’il a fini son évolution sur la terre, s’en dégage, ce qui correspond à ce que certains initiés appellent la naissance cosmique. Il y a accouchement d’un enfant de la part du logos planétaire, il va être propulsé dans un autre logos, à l’intérieur duquel une autre hiérarchie d’êtres, de degré vibratoire, va le recevoir le structurer pour continuer son évolution.
Et ainsi de suite jusqu’à atteindre la troisième personne de La Trinité. Il y a donc le père, le fils, et le St. Esprit. Vous êtes donc à l’heure actuelle, dans le ventre de ce qui équivaut, et ceci très schématiquement, au St. Esprit, donc vous êtes en formation. Puis vous allez passer à l’intérieur de la substance du fils, vous serez donc en illumination. Ensuite vous passez à l’intérieur de la substance du père, et vous serez en révélation en tant que puissance. Vous allez ensuite être éjectés du père pour devenir un père, et créer à votre tour un univers.

Finalement qui est Dieu dans tout cela ?

Dieu c’est la plus grande erreur de conception des hommes. Parce que s’il est vrai que Dieu existe, il est une vérité, encore plus grande, que vous êtes Dieu, et que lorsque ce Dieu arrive à une totale et absolue résurgence , il repart, mais cette fois avec une absolue maîtrise de toutes ses composantes énergétiques, et il devient le père d’un nouvel univers. C’est ainsi que l’univers n’est pas éternel mais perpétuel.

Autrement dit, Dieu ou vous, nous et tout ce qui existe, perpétuons son éternité, parce qu’il s’incarne, parce qu’il vit, parce qu’il est un mouvement. Si Dieu s’arrête, il meurt. Et oui, cela paraît complètement idiot, mais si on peut l’associer ou le symboliser par une énergie, si cette énergie s’arrête, le mouvement s’arrête et Dieu  sombre.

Le principe de la vie, le principe même de Dieu, c’est d’être un mouvement, et dans ce mouvement se crée la perpétuité de la substance de la vie, donc votre propre éternité. Je vous parle en tant que Dieu, je te parle à toi, qui ne sais pas encore que tu es Dieu. Je te dis:
« Ton éternité tu la trouves dans ta projection à travers la forme, n’oublies pas que c’est ta forme que tu dois conduire. Ne fais pas l’erreur de te prendre pour autre chose que le Dieu que tu es. Et moi qui ne suis rien de plus que toi, mais qui suis grâce à toi, si je me permets de te dire cela, c’est parce qu’étant toi, je ne voudrais pas te perdre, car je me perdrais aussi.» Et c’est pour cela qu’il a dit : « Tant qu’il restera une brebis égarée, je viendrai la chercher ».
En vérité, il est en train de dire : Tant qu’une partie de moi, n’est pas rentrée, je ne peux être moi-même. Je suis perdu.

Je veux vous faire comprendre l’unité absolue de la vie, afin que vous ne sortiez d’ici qu’avec de belles notions sur les concepts de l’univers. Vous pouvez lire les livres, c’est vrai, il est bon, il faut que vous vous instruisiez pour aiguiser le discernement, je le recommande chaque fois. Mais pour déclencher, dégager un véritable mouvement d’évolution, ce qu’il vous faut comprendre, c’est cette unité de la vie et votre véritable nature.
Lorsque vous connaissez votre véritable nature, ou du moins lorsque vous arrivez à peu prés à l’admettre, à soupçonner légèrement sa vérité, vous connaissez en même temps votre but, votre destinée, donc vous arrivez parfaitement à vivre votre vie quotidienne, physique, spirituelle, d’initié, vous savez où vous allez.
On ouvre la voile, le vent souffle et on y va, au lieu de ramer, de ramer, de ramer. Connaître, c’est la force, c’est le bonheur, la conviction, c’est ce qui fait lever la montagne pour qu’elle se jette dans la mer.

Ce qui permet à la montagne de se déplacer, ce n’est pas la puissance, c’est tout simplement la prise de conscience, la connaissance, et l’intégration absolue, que l’énergie et la conscience qui sont dans cette montagne sont les mêmes que celles qui sont en vous. Donc, si vous vous projetez dans l’eau, la montagne se projette dans l’eau. Si votre esprit se fixe sur les eaux, la montagne va se fixer sur les eaux. Ce n’est donc pas de la puissance, c’est un jeu, c’est un sourire, c’est la vie.

Pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas ?

Lorsque l’homme essaie de forcer les énergies à le rendre riche, beau, séducteur, célèbre, il n’a pas compris qu’il n’y a pas besoin d’exercer une puissance, mais il faut être ce qui est puissant. Il n’y a donc pas d’effort à faire avec la volonté, il y a un effort à faire avec l’ouverture, avec le : je suis cela. Si vous êtes cela, ce qui est cela va obéir. Parce qu’il y a correspondance, et non pas parce que toute chose doit obéir à son semblable.

Donc, maintenant que je vous ai dit toutes ces choses,  je vous demande, qu’est ce que l’imperfection ? Réfléchissez maintenant à la question initiale, où est l’imperfection ? Est-ce qu’il vous semble encore que quelque chose d’imparfait existe?

Non bien sûr. Par contre il y a une multitude de choses, un énorme nombre de choses endormies. Il y a une multitude d’atomes de consciences qui ne vibrent pas encore, et ce manque de vibration crée le chaos. La matière  est la divinité, et vous en tant que substance d’évolution, vous êtes une âme, mais cependant vous êtes aussi la matière.

L’atome qui compose le minéral, le litre de pétrole, le litre d’alcool est le même que celui qui compose votre âme. C’est pour cela que toute chose est nourriture, et que toute chose arrive à correspondre, et que tous les règnes doivent  entretenir une correspondance équilibrée et harmonieuse. La correspondance est une nécessité et une réalité à cause de cela, parce que tous les règnes, toutes les formes, toutes les créatures, et tous les états divers de conscience sont de la même substance, Dieu.

Dieu entretient une chaîne, il n’a pas créé des casiers, là, le minéral, et là, le physique, l’homme, l’éthérique, le divin. À l’intérieur de toutes les différentes formes, il continue à être lui-même, il est vous et vous êtes lui sans le savoir.

Même si vous n’arrivez pas à admettre que vous êtes Dieu, n’oubliez pas ce concept, au moins, pour que le jour où l’ouverture de cette petite roue qui tourne, arrive à se mettre face à un rayonnement, l’énergie reçue puisse développer cette graine plantée ce soir. Vous êtes Dieu, non pas parce que c’est rassurant de le savoir, mais parce que c’est la vérité. Vous ne pouvez pas faire autrement, vous ne pouvez pas penser autrement, le nier c’est perdre son temps. Si vous n’étiez pas Dieu, vous n’auriez pas d’évolution spirituelle.

À quoi rime tout cet univers, toute cette création, cette manifestation, ce cosmos, ce Dieu qui s’ennuie, qui ne peut pas vivre s’il n’est pas dans la matière, et qui doit remonter pour replonger?

On s’y perd un peu, c’est vrai, mais avec de la bonne volonté, on arrive à tout comprendre. Il faut se placer, non pas au niveau de l’être humain pour comprendre ces choses, mais se mettre à la place de Dieu tel que vous l’imaginez, en tant que présence, substance, conscience divine et grand créateur qui regarde son univers. Faites cette expérience.

Fermez les yeux. Placez-vous et imaginez-vous à la place de Dieu, grande conscience au-dessus des constellations, grande présence au-dessus de tous les mondes. Vous êtes face à la loi, au mouvement, à l’éternité de la vie à travers le mouvement. Sentez ce déclic naître en vous. Sentez l’heure de la grande horloge cosmique sonner, et sentez-vous projetés dans l’univers, en millions de particules et d’étincelles.
Maintenant, essayez de maintenir votre conscience dans ces millions d’étincelles. Vous n’y arrivez pas, parce que Dieu n’y est pas arrivé lui-même. C’est pour cela que finalement après cette explosion, ce grand big bang comme disent les scientifiques, chaque étincelle a pris sa propre conscience. Ainsi vous êtes nés, ainsi Dieu est devenu différent de lui-même, différent de son universalité.

Maintenant que vous avez compris que vous ne pouvez pas avoir conscience et être dans ces milliards d’étincelles à la fois, centrez-vous sur une étincelle, et filez avec elle à travers un système solaire. Regardez-vous passer à côté des météores, des globes sans vie, dans le noir de l’espace et regardez-vous atterrir sur une planète.

La loi veut que cette étincelle puisse avoir une expression sur ce globe, sur cette terre qu’elle touche, parce qu’en tant qu’étincelle elle ne peut rien voir, rien acquérir, rien faire sur le monde physique. Étant cette étincelle, roulez-vous dans la terre, roulez-vous dans le sable, dans la boue, et regardez la forme peu à peu se densifier. Vous avez une première coquille.
Maintenant, cette boule de terre roule dans l’eau et prend une certaine souplesse, elle peut s’articuler, bouger, sentir le chaud, le froid, sentir l’extérieur de la vie. À présent, comme si vous aviez des ailes, volez à la surface de la terre. Gonflez cette boule pour qu’elle devienne consciente d’elle-même, et que, par le souffle, elle soit en relation avec l’extérieur. Roulez-vous maintenant dans le feu, pour qu’à toutes ces extériorisations puisse être associée l’action, l’intelligence. Et maintenant, regardez cette étincelle qui est dans sa forme, regardez-la agir. C’est vous. Est-ce que vous vous êtes compris ?

Le problème, c’est que cette étincelle, en se roulant dans la boue, en se roulant dans l’eau, dans l’air, dans le feu, lorsque tous les organes sont créés, elle se regarde, et ne voit que la main, le pied, elle ne sent que la faim, le froid, ou l’affectif, et elle croit qu’elle est cela.

À partir de ce moment commence son chemin de vie. Tout son problème, tout votre problème, c’est de retrouver la réalité de cette étincelle. Dans un premier temps, c’est de découvrir la réalité de l’âme, car l’étincelle c’est l’âme, qui doit vivre à fleur de peau et manipuler sa forme. Ensuite cette étincelle doit reprendre conscience du soleil qu’elle est. Puis, dans un troisième stade,  chacune de ses particules s’étant retrouvée, le Dieu de l’univers se retrouve et s’extériorise à nouveau.