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La crise financière



Psychologie Cosmique

26-05-90 – 3/4

La crise financière.

Manger quoi et à quel moment ?

Souvent Christ pleure.

Dualité et complémentarité.

Confiance absolue au Maître.



(fin du 2/4)
Mais vouloir éviter l’explosion simplement en disposant des couches interminables de coton, de matelas, de murs de toutes sortes, c’est un rêve d’enfant. Et du point de vue financier, on voit bien aujourd’hui sur la planète entière, quoi que l’on fasse pour colmater la brèche, rien ne va empêcher l’argent de s’écrouler et les pays riches devenir des pays pauvres. Vous m’avez bien entendu, les pays riches devenir des pays pauvres. On n’y croit pas n’est pas, on a tellement d’argent en banque, on a tellement d’industries, ou tellement de découvertes, on sait tellement mieux faire que les autres. Il est impossible de devenir pauvre. C’est très facile au contraire.

(suite)
Votre système est extrêmement fragile aujourd’hui, pourquoi ?
Parce que rien n’est fondé sur ce que vous venez de me rétorquer. Rien n’est fondé sur l’intelligence, sur l’industrie, sur la capacité de travail d’une nation, d’un peuple. Au contraire, tout s’est transformé pour devenir manipulé par quelques rares personnes. Ce qui fait que le blanc devient noir, l’or devient gris et le pétrole devient de l’or et vice versa. Cela, ce ne sont pas des valeurs.

La spéculation n’est pas une machine profitable. L’homme pensait pouvoir en tirer suffisamment profit pour ne plus être là quand les problèmes allaient commencer. Mais comme les hommes sont devenus de plus en plus gourmands, de plus en plus exigeants, ils ont accéléré la phase ascension. Ce qui fait que très vite, ceux-là qui pensaient être à l’abri des premières retombées, vont se trouver aux premières loges pour recevoir tout le plomb qui va tomber du ciel. Ce n’est pas un plomb qui vient de Dieu ou des Maîtres. C’est leur propre plomb.

Ce qui fait qu’il faut s’attendre, non pas seulement à un effondrement des monnaies, ce serait une chose que l’homme de la rue ne remarquerait même pas. Mais il faut bien s’attendre à un écroulement économique de tout le monde occidental, toutes nations confondues, il n’y aura aucune exception.

Et ceci pourquoi ?

Tout simplement parce que les pays pauvres vont en avoir assez d’être les éternels pauvres, d’être les éternels affamés et ils ne vont pas aller tendre la main aux pays riches. Ils ont bien compris, depuis longtemps, qu’il ne faut rien attendre des pays riches, qu’il ne faut surtout pas leur demander de l’aide, même si elle s’arrête au niveau de la culture. Surtout pas leur demander de l’aide, car très vite ils en profitent pour faire des colonies, même si c’est au niveau culturel.

Donc, les pays pauvres vont constituer un club entre eux. Ils vont se couper des pays riches et vont vivre entre eux en ignorant totalement la décadence de l’occident, le riche occident. C’est comme cela que petit à petit ils vont sortir de la misère, non pas pour devenir l’égal de l’occident en richesse, mais ils vont découvrir une véritable stabilité, un très bel équilibre et c’est cette force qui est la véritable richesse.

Tandis que l’occident va petit à petit dégringoler et chacun va trouver que la vie devient de plus en plus dure, car Monsieur et Madame Dupont ne sont plus du tout habitués à planter des radis sur le balcon pour faire leur hors-d’œuvre. Alors qu’un noir qui est habitué à ne manger que trois grains de riz par jour, lorsqu’il en aura cinq dans l’assiette, ce sera le cri du luxe. Tandis que lorsque Clotilde ou Raymonde vont devoir planter des laitues, ce sera le cri d’horreur.

Celui qui sera capable de planter ses choux et d’en rire sera véritablement un homme libre. Un homme qui n’aura plus peur de la richesse et de la pauvreté aura tout ce qu’il lui faudra et son chou ne sera pas attaqué par les vers. Il n’aura pas à craindre qu’un nuage passe et qu’il ne pleuve pas. Il aura tout ce qu’il faut.

Par contre, celui qui ne sera pas capable d’en rire et qui dédaignera de planter son radis, qui dédaignera cette nouvelle vie, celui-là souffrira, non pas parce que Dieu va le condamner, va l’accabler, mais simplement parce que s’il refuse de planter ses choux, il n’aura pas les choux ou les radis à manger. Il endurera la faim à cause de lui-même et de sa fainéantise, de son snobisme et de son mauvais mental mal équilibré, la mauvaise vision des choses.

La vie qui change, ne change pas pour faire du mal aux hommes. Elle change pour revenir au milieu. Elle change pour retrouver un équilibre. L’homme porte la vie dans l’extrême et la vie ne veut pas y aller. Alors dès qu’elle le peut, dès qu’elle voit que l’homme manque d’énergie, la vie cherche à revenir au milieu. Et comme par hasard au moment où tout le monde commencera à planter ses radis et ses choux, les hôpitaux seront comme désertés.

Tiens, est-ce qu’en mangeant ma salade, mes patates, mes carottes, je ne retrouverais pas la santé. Ce qui fait qu’aujourd’hui les hôpitaux sont pleins, c’est que l’homme ne mange plus les carottes de son jardin. Et celui qui est malade à cause de cela, est-ce qu’il pense à cultiver sa carotte ? Non. Il sort la photo de Kouthoumi, de Jésus ou de Morya et il s’accroche à cette photo en demandant pourquoi le ciel ne l’a pas protégé.

Que peut dire kouthoumi ?

Kouthoumi ne peut que lui dire : « Si tu avais mangé des carottes tous les jours, tu ne serais pas aujourd’hui dans un tel état de santé ».

Si kouthoumi se levait pour ne dire que cela, le malade en deviendrait fou de colère ou refuserait de croire que c’est la parole d’un Maître et se raillerait de toute la hiérarchie.
Que fait Kouthoumi ? Il garde sa carotte et il ne parle qu’à celui qui est capable d’entendre et il lui dit : « Cultive ta carotte dans ton jardin car elle apporte la santé. Fais comme moi, mange des carottes tous les matins. »

On croit que les Maîtres n’ont à dire que de grandes paroles à propos de l’univers, de l’électricité du monde, du karma, des chakras. Mais quelque fois le confort, le bonheur, la santé, le rire ne tient qu’à une simple carotte.

Lorsque la vie tente de revenir vers le milieu, c’est aussi à cette simplicité-là, à cette pureté-là qu’elle tente de revenir. Les hommes ont trop excité leur mental, ils sont allés très loin en tout, dans la technologie, dans l’industrie, dans l’ésotérisme aussi, et il n’y a pas plus mauvais mangeur qu’un grand ésotériste. Il se bourre de livres du matin au soir, mais il mange les plats les plus nuisibles à la santé et lorsqu’il se trouve en difficulté, ils ne pensent pas que c’est leur comportement qui a créé cela. Ils trouvent encore dans les livres des raisons pour que le chakra x ou y soit bloqué. Et au lieu de se mettre à manger des carottes, ils vont vers les guérisseurs qui eux aussi, grâce encore aux livres, à grands coups de chapitres ésotériques leur démontrent pourquoi le chakra x s’est bouché ou pourquoi la glande y est mal formée. Et à cause de tous ces érudits on passe à côté de la santé, à côté de la vérité, à côté de la pureté.

Tu veux savoir quel est le meilleur guérisseur ?
Demande lui ce qu’il pense des carottes. C’est très bête, c’est très simple et c’est la vérité. S’il te dit que la carotte est un légume merveilleux qui permet non seulement à tout l’estomac de respirer et de se régénérer, et au sang de mieux fixer l’oxygène et à chaque cellule de se faire un manteau tout neuf capable de retenir la moiteur qui circule dans le corps, dans les cellules qui ont besoin d’eau. Il y a des gens qui boivent, qui boivent toute la journée et qui cependant n’ont pas les cellules suffisamment humectées. Ce qui fait que les cellules s’amoindrissent, distribuent moins facilement les messages, appauvrissent la mémoire, désorganisent la sensibilité et l’on voit un homme parce qu’assoiffé de l’intérieur, privé complètement de vie.

Pour qu’une cellule fixe l’humidité dont elle a besoin, il faut qu’elle ait un certain nombre de minéraux, de vitamines et d’un tas d’autres choses, et il faut que tous ces constituants soient pris à l’état naturel et à des heures respectables.

Par exemple du point de vue de l’alimentation on ne peut pas prétendre manger n’importe quoi n’importe quand. C’est faux. Un homme qui ne donne pas la nourriture au corps au bon moment est un homme qui favorise non seulement la désorganisation, mais toutes les maladies imaginables.

Il est par exemple classique que le matin les hommes prennent le déjeuner, que vous connaissez tous, avec du lait, du café ou du chocolat, avec du sucre, des confitures, ou bien du salé avec du jambon, des œufs comme on le fait dans certains pays. En fait il ne faut rien manger de tout cela.

Le matin le corps n’est disposé à travailler que vis-à-vis d’un type d’aliment très sélectionné. Ce qui fait, que si l’on ingère un autre type d’aliment, les parties du corps qui doivent assimiler cet aliment ne sont pas réveillés et l’aliment ne peut pas être assimilé. Donc il devient un élément toxique dans le corps. En devenant un élément toxique et en ingérant cette toxine chaque jour, chaque matin, il n’est pas étonnant qu’à quarante ans tel ou tel se découvre une dépression nerveuse, une baisse fulgurante de la vue, de l’ouï, de la mobilité des membres, un cancer ou autre chose. À force d’empoisonner le corps, le corps vous empoisonne. C’est normal.

Que faut-il manger le matin ?

Le matin le corps est disposé et à assimiler et il le réclame, tout ce qui est céréale et avec ces céréales il faut prendre peu de liquide. Si vous prenez des liquides, cela ne doit pas dépasser un verre et doit être pris avant les céréales. Ensuite, quelque temps après les céréales vous pouvez manger quelques fruits. À ce moment-là le corps est assez réveillé pour pouvoir jouer avec les vitamines.

Les vitamines sont des énergies extraordinaires, elles sont très subtiles. Ce sont comme des balles de jongleur qui vont réveiller le corps entier, mais il y a un créneau horaire pour assimiler les vitamines et le meilleur moment en fait est entre dix heures du matin et midi, en admettant que les hommes se lèvent tous entre six heures et huit heures du matin. Là, le corps est suffisamment réveillé et actif pour distribuer les vitamines partout sans les brûler exagérément, sans les transformer en toxines.

À midi, il ne faudrait pas manger. Lorsque l’on prend un bol de céréale au levé, quelques fruits à dix heures, il ne faut pas manger à midi. À midi c’est le moment du soleil au point le plus fort. À midi, la seule nourriture que l’homme doit ingérer c’est la prière. Arrêter son travail, arrêter toute mastication, étendre un tapis et prier. Absorber tout le prana qui est à ce moment-là au plus fort depuis le soleil. Car cela est bien de se nourrir par la bouche, mais il faut aussi se nourrir par l’esprit et par le prana.

À midi le prana est d’une nature très particulière. On pourrait dire que le matin très tôt le prana vise à régénérer les cellules, c’est pour cela que l’on dit que le prana est revitalisant. À midi le prana est non seulement revitalisant pour le corps, mais aussi pour l’esprit. Il faut savoir qu’un homme réveillé depuis six heures commence à avoir une glande pinéale en difficulté. Il y a donc un cycle d’énergie, une oscillation plus basse à ce moment-là, puisque toute l’énergie a été mangée par la pinéale dans la matinée.

Cette pinéale il faut la recharger et on peut la recharger non pas avec des plats de spaghetti comme tout le monde fait à midi, mais avec une belle prière en alignement avec le soleil. Faites-le. Je ne vous dis pas de prendre une heure, ne faites que cinq minutes et vous verrez à quel point votre vie sera renforcée, enrichie, à quel point vos forces seront nouvelles. Et ensuite vers une heure vous pouvez manger des vitamines ou des céréales. Là, c’est votre choix, c’est selon votre goût, votre tempérament, selon le type d’effort que vous avez à faire.

Le soir, autant que vous le pouvez, évitez de manger. Et pour ceux qui ont eu des travaux difficiles à faire ou une multitude d’occupations et qui arrivent le soir affamés, mangez peu, mangez léger et dans le calme. Le repas du soir qui ne serait pas absorbé dans le calme devient le prétexte de cauchemars dans la nuit. Mauvaise digestion, mauvaise assimilation, engorgement des veines, vieillissement des cellules. Sachez que l’émotion que vous éprouvez au moment où vous mastiquez quelque chose se transmet à l’aliment et devient comme son aura.

Ce qui fait, que si par exemple au moment où vous mangez vous pensez à la haine que vous éprouvez pour quelqu’un, vous mastiquez, vous mangez et vous digérez votre propre haine.

Ce n’est pas pour rien qu’à travers les siècles tous les sages vous ont dit qu’au moment du repas il fallait tout pardonner, tout oublier, ne penser qu’à une prière, ne penser qu’à Dieu. Ce n’est pas pour la gloire et le plaisir de Dieu. Comme je l’ai dit si souvent, Dieu s’en moque et il n’est pas narcissique au point de se voir aimé par tous ses disciples. Ce n’est donc que pour vous lorsque l’on vous dit des choses, ce n’est pas pour Dieu, pour qu’il soit aimé, reconnu, comme le disent si souvent trop de disciples.

Certains même disent que Christ n’est pas encore venu parce qu’il voit du haut de son balcon qu’il n’est pas assez attendu. Mais où va-t-on avec de tels jugements, je vous le demande. Pour moi c’est une énigme.

Est-ce que Christ ne voudrait venir que si on lui prévoit un tapis rouge, de l’adoration, de la foi, que s’il voit les cœurs se presser avec ferveur autour de sa venue et de son nom. Remplacez toujours la foi par le bon sens et ainsi vous aurez plus de foi, vous aurez la vraie foi.

Combien de disciples vous disent que la terre n’est pas prête pour recevoir le Christ, parce que les hommes n’attendent plus ou pas le Christ, parce ce qu’ils n’espèrent pas suffisamment. Donc ils perdent leur temps à essayer de convertir les hommes à l’espérance du Christ pour que le Christ vienne.

Je peux vous affirmer qu’en fait ils ne font que convaincre les hommes à leurs propres bêtises, et rien d’autre. Que fait le Christ pendant ce temps ?

Comme il est le Christ et qu’il ne changera jamais, et Dieu sait que je le connais, comme il est lui et qu’il ne peut faire que selon ce grand amour qu’il a pour les hommes, il pleure et se dit : « Décidément ça ne sert à rien. J’ai beau monter sur la croix tous les deux mille ans, de temps en temps faire des descentes à travers des grands Saints que l’on martyrise, ils ne comprennent jamais. Ils s’entêtent chaque fois à imaginer un Dieu qui n’est pas, à aimer un Dieu que je ne connais pas moi-même, parce que ce n’est pas celui-là qui existe. Et souvent il pleure.

Pourquoi est-ce que je dis cette chose ?
Est-ce pour vous apitoyer ? Non.
Pour vous montrer votre responsabilité ? Non.
Pour vous dire qui est le Christ et quel est son grand cœur ? Non.

Je vous le dis parce que c’est la vérité.

On pense trop souvent que les grands êtres de la hiérarchie sont des êtres au-delà de tout et qu’ils planent dans une grande indifférence, parce que c’est à cela que trop souvent le disciple assimile au détachement. Mais qui es-tu pour connaître le cœur du Christ. Qui es-tu pour savoir de quelle manière Christ est capable de pleurer en même temps qu’il est capable de laisser les hommes mourir et de ne rien faire pour celui qui meurt.

Que connais-tu de ses lois pour juger si Christ pleure ou ne pleure pas, qu’il est encore là ou plus là. Lorsque je te dis qu’il pleure, c’est qu’il pleure. Ne mets pas en doute ma parole.

Maintenant, de quelle manière est-ce qu’il pleure ? De cela, oui, nous pouvons discuter, mais de son action nous ne pouvons pas. Je dirais pour faire une image que l’on pourrait raconter aux enfants les soirs de veillée, chaque fois qu’il pleut vois-tu c’est lui, comme ça, tu t’en rappelleras.

Quelque fois il faut prendre les hommes comme des enfants, parce que quelque fois c’est la meilleure façon de les rendre humains. C’est pour cela d’ailleurs qu’il vous a dit : redevenez comme des enfants.

Que dire donc de cette vie ?
Que dire de cette vie que l’homme doit prendre entre les mains ?
Pourquoi est-ce qu’il doit la prendre ?
Au nom de quoi, pour qui ?
Qui est l’homme ?

Toutes ces questions sont très vastes et chaque fois que vous en trouverez une toute petite réponse, sachez que vous aurez accompli un acte de spiritualité.
Il ne faut pas simplement penser à dévorer les livres ésotériques qui expliquent tout de par la définition. À la définition il faut rajouter l’esprit.

Celui qui par trop de mental s’intéresse à la définition est un homme qui ne cultive que la mort. Une mort très intellectuelle bien sûr, mais la mort. Celui qui veut être un véritable disciple ne doit pas être un scientifique qui ne pense qu’à analyser. Il doit en prendre une moitié pour l’analyser, pour tout voir à l’intérieur et l’autre moitié pour s’en nourrir et pour qu’il connaisse véritablement le goût des atomes, le goût de la forme.

C’est cela que doit faire un véritable disciple, pour toute chose, il doit la couper en deux. Étudier avec son mental, son esprit rationnel la définition. Cela ajoute un discernement qui ne peut s’établir que sur un plan concret. Puis l’autre part, il doit la cultiver par l’esprit, par la méditation, par les épreuves, par les expériences, la réflexion, qu’elle soit individuelle ou en groupe, et ainsi, il obtient le goût de la chose. Et en obtenant le goût, il ajoute un discernement qui est intuitif.

Ce qui fait qu’armé de ces deux discernements, l’homme va pouvoir juger toute chose, toute situation sans aucun problème. Les choses qui peuvent être analysées et jugées par les indications de la définition vont être très vite classées. Puis les choses qui résistent à l’entendement concret et qui ne peuvent être réglées que par l’intuition seront réglées aussi, si l’homme développe son esprit.

À ce moment-là on est devant un homme entier, un homme debout. Un homme qui n’est donc plus au piège avec la dualité, mais un homme qui au contraire, sans pour autant réunir les deux aspects, détruire la dualité pour en faire une unité comme pensent tant de disciples, mais un homme qui est le point d’union de la dualité.

Il n’a pas fait en sorte de réunir la dualité pour qu’elle devienne une unité. C’est ce que pensent les hommes si souvent. Non. Régler la dualité ce n’est pas en faire une unité. Ce qui est complémentaire restera complémentaire, parce que telle est la mission de la complémentarité. Par contre, il y a un point d’unité est c’est l’homme, l’âme de l’homme.

L’homme devient donc à ce moment-là la pointe du triangle. Il ne réunit pas la dualité, il est lui-même le point d’unité de la dualité, les deux extrêmes. Il en devient le milieu et il joue savamment sans problème avec ces deux énergies, qui à ce moment-là ne se font plus la guerre, mais qui se complètent.

C’est pour cela que tant que l’homme n’est pas réveillé, n’est pas vivant, il croit qu’il est dans un piège. Dès qu’il est vivant il devient le point d’union de ce que l’on appelle le bon et le mauvais, le blanc et le noir, la matière et l’esprit. Alors lève-toi et fais ce trait d’union.

Comment allons nous le faire ?

Je le dis à chaque réunion et je vais le répéter brièvement pour vous.
D’abord épurez la pensée, épurez les conceptions comme je viens de le faire, que ce soit à propos de l’amour, de la justice, de l’incarnation, épurez les conceptions. Ne soyez pas esclaves, porteurs de toutes ces illusions et de ces vaines revendications qui ne tiennent pas debout.

Analysez chaque revendication et vous verrez qu’il se cache là un profond problème philosophique. Et en vous demandant : pourquoi est-ce que je réclame ceci au Seigneur, pourquoi est-ce que j’attends cela, vous allez soulever la page d’un livre qui devient profondément philosophique et métaphysique. Et en commençant par vous regarder vous-même vous verrez que vous avez énormément de travail et que vous n’avez pas besoin de rentrer dans un groupe, de trouver un maître pour être son serviteur ou sa servante, ou de taper à la porte de la hiérarchie pour qu’ils fassent de vous son grand serviteur. Vous commencez d’abord par vous servir vous-même.

Une fois que vous faites ce travail et Dieu sait qu’il est long, mais à côté de ce travail qui est donc purement au niveau de la pensée juste, la conception juste, vous allez essayer d’obtenir l’émotion juste. Je ne peux pas simplement analyser, je ne peux pas simplement philosopher, je dois aussi purifier mon émotion.

Comment je vais m’y prendre ?

De la même manière que j’analyse chaque pensée, chaque revendication, je vais analyser chaque émotion. Tiens, un tel me met dans un état d’infériorité. Je dois saisir cette occasion pour analyser non pas l’action de l’autre ou sa grosse voix ou ses termes extraordinaires, mais pour m’analyser moi-même. Qu’est-ce qui fait qu’en moi je me sente désemparée lorsqu’un homme en quelques mots est capable de me faire éprouver un complexe d’infériorité. Où est ma faille ? Travaillez sur cette émotion et vous verrez que vous ouvrez une grande page métaphysique à propos de vous-même et de l’univers.

Lorsque vous avez équilibré la pensée et les émotions, cela veut dire que vous êtes stabilisé. Là vous avez le devoir de commencer les méditations. Avant ce point d’équilibre, que vous méditiez ou pas cela ne vous est pas valorisant ni dévalorisant. Il n’est pas attendu de vous que vous soyez fidèle à la méditation ou pas. On ne va pas faire un compte pour voir quelle est votre discipline vis-à-vis de la méditation.

Tant que l’homme n’est pas dans cette stabilité nous ne pouvons pas lui demander de miracles, nous en sommes conscients. Donc il ne faut pas se taper la poitrine, se trouver des culpabilités parce que l’on se sait infidèle dans l’acte de la méditation, c’est normal.

Il n’y a que lorsque l’homme est parfaitement stabilisé qu’il a envie de méditer. Avant cette stabilisation, il doit aller à l’encontre de lui-même, il doit se forcer à méditer et c’est normal et nous comprenons cela. Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’un homme ou un esprit dans un état de déséquilibre sent très bien, pour avoir médité quelquefois, que la méditation est un axe de puissant équilibre et lorsque l’on est dans un état de déséquilibre être confronté à ce puissant axe d’équilibre est très désagréable. En premier c’est désagréable pour y aller parce qu’il faut faire des efforts sur soi et l’on pense à des souvenirs, à des réflexions, on ressent les émotions de la journée ou de dix ou quinze ans.

Donc déjà contacter cet axe d’équilibre est un gros effort sur soi-même. Puis pour le maintenir, c’est très difficile. Il y a comme une brûlure qui s’inscrit dans l’être, parce que l’être n’est pas profondément équilibré et lorsqu’il retourne à sa vie normale, toute sa vie est un déséquilibre.

Donc pendant un instant connaître un profond moment d’équilibre, c’est connaître aussi une brûlure. Et c’est pour cela que méditer est si difficile pour beaucoup. C’est pour cela qu’ils leur semblent aller à l’encontre d’eux-mêmes alors qu’ils veulent profondément faire un effort spirituel, accélérer leur évolution ou leur purification. Ils veulent toutes ces choses et en même temps ils en sont incapables, ils n’ont pas envie.

Ce que veut la tête et ce que veut l’envie sont donc deux choses très différentes. Le disciple qui est dans cet état-là ne doit pas se désespérer ni se juger. C’est le plus mauvais réflexe. On ne doit pas se juger. Tu ne médites pas tous les jours, ce n’est pas que tu n’as pas envie, déculpabilise-toi. Ce n’est pas non plus que tu n’es pas prêt, il faut simplement que tu établisses l’équilibre. Si tu établis cet équilibre, tu verras que chaque jour, sans aucun problème, sans même avoir à te le rappeler, exactement comme tu respires, tu iras à ta méditation et avec le temps, chaque minute sera même un moment de méditation. Tu n’auras même pas besoin de réserver un moment spécial pour cela. L’équilibre te mettra dans une méditation continuelle.

Donc, ce que tu dois chercher pour l’instant ce n’est pas tant Dieu, Dieu te trouvera au moment où tu seras accessible à sa lumière. Ne cherche pas Dieu, cherche-toi toi-même, cherche ton équilibre. Exactement comme un homme qui est sur un pont. Prends cette image dans ta tête et travail avec cette image. Dis-toi que la vie est comme une falaise à franchir. Une falaise qui d’un côté est la matière et de l’autre l’esprit. Sur cette gorge géante tu dois jeter un pont et ce pont c’est l’équilibre que tu cherches et une fois trouvée te permettra de méditer et d’avoir la foi, les idées justes, d’être un disciple.

Alors chaque jour construis ce pont. Chaque fois que tu as une pensée pense au pont et imagine comment tu penserais si tu étais au milieu de ce pont. Chaque fois que tu as une émotion, mets-toi sur ton pont, regarde l’abîme qui est en bas, l’étendue qui est en haut et de chaque côté et décide de ton émotion.

Tu n’as pas besoin de rencontrer de grands thérapeutes, de grands guides pour savoir quoi faire avec ton émotion, pour qu’on te dise de quelle manière tu es attaché, si c’est à dix pour cent ou à vingt pour cent.

Les disciples ont des réclamations plus extraordinaires les unes que les autres. Ils commencent la spiritualité, alors ils veulent à se tâter le pouls. Et pour se tâter le pouls ils veulent rencontrer un guide qui leur dise tout en pourcentage. Tes émotions sont bonnes à cinquante pour cent, ton mental est bon à vingt pour cent, ton chakra cardiaque est bon à soixante pour cent. Ils sont tellement repliés sur des idées fausses qu’ils s’attendent à ce que le guide agisse de cette manière-là, toute aussi fausse que lui.

Beaucoup de disciples décrètent d’ailleurs de la valeur de tel ou de tel autre guide d’après ce qu’il leur aura répondu et qui leur aura convenu. Un guide un tel vous dit tout sur les chakras, alors il est très bon. Mais un autre vous dit qu’il ne faut rien dire sur les chakras, alors il est mauvais. Beaucoup hommes jugent de la valeur d’autres hommes, d’autres guides d’après le plaisir qu’ils ont eu à écouter, d’après des confirmations qu’ils ont obtenues de leurs petites idées.

Bien sûr avec cette méthode on devient très vite le nouveau Christ. À force d’avoir tant d’amis compatissants, à force d’avoir tant de personnes que l’on rassasie, on est porté par ces personnes, mais ce n’est qu’un culte, ce n’est pas la vérité. Le culte n’a jamais mené plus loin que le trône où l’homme ou l’être adoré est assis. Le culte n’a jamais mené à Dieu.

Donc réfléchissez un peu lorsque vous jugez les personnes. Si vous les jugez d’après les plaisirs que vous avez eu, soyez suspect, soyez très suspect. Comment se fait-il que toutes mes pensées soient confirmées, ce n’est pas normal, sinon cela veut dire que je suis un très grand initié, dans ce cas qu’est-ce que je fais ici.

Si donc il y a des points de confirmation et des points qui sont détruits, qui leur ressemble, cela me ressemble, je me sens bien en lisant telle chose, cela a confirmé ma pensée, cela a confirmé mon comportement. Bien sûr il y en aura toujours un qui dit qu’il est et qui confirme ce que vous êtes, parce qu’entre amis qui se serrent la main on a plus de chance de déclencher un culte. C’est normal. Mais quand je vous dis ces choses je ne veux pas dire méfiez-vous et allez vers ceux qui vous hérissent de contradictions. Ne faites pas l’abus contraire. Non, le juste équilibre.

Votre intuition n’est pas toujours mauvaise, elle est quelquefois divine. Alors il faut que quelque part quelque chose vous corresponde pour entrer ne serait-ce qu’en vous. Mais il faut saisir ce lien qui vous correspond comme un lien de confiance et d’amour et que vous laissiez l’autre main du guide libre pour qu’elle arrache de vous tout ce qui ne va pas afin que vous soyez libérés.

C’est cela la relation d’un guide et d’un disciple, d’un maître et d’un élève. C’est une relation d’amour, une relation de confiance. Je ne recherche pas le maître qui me ressemble, le maître qui a les mêmes idées que moi, ou le Maître qui redit ce que le Maître a dit il y a deux mille ans.

Je cherche celui qui a la possibilité par son essence, par son talent, sa vibration de rentrer en moi et je le sens qu’en il rentre en moi. Et le reste de la relation sera de laisser ce guide détruire en vous tout ce qui doit être détruit, sans plus continuer à le comparer, le comparer à d’autres versets de loi qui viennent d’autres temps, d’autres peuples, d’autres civilisations. Il faut donc avoir une grande confiance, je n’ai pas dit Foi. La Foi est un acte que vous devez réserver pour Dieu.

Confiance dans le Maître. Un disciple qui n’a pas confiance ne peut pas vaincre la dualité que représentent la vie et son propre réseau d’énergie. Ce n’est que par imitation de la confiance envers le Maître que l’homme arrivera à créer cette même confiance entre ces deux énergies opposées et qu’il deviendra donc le trait d’union.

Un disciple qui est de la tête aux pieds un doute ambulant, ne pourra jamais être l’endroit du neutre et le trait d’union de ces énergies opposées. Il sera sans cesse dans un mouvement de déséquilibre. C’est un déséquilibre qui n’est plus émotionnel, il est mental, mais c’est un déséquilibre quand même.

Même si le disciple ne voit pas ou ne connaît pas son Maître, s’il se remet entre ses mains avec confiance, il ne doit pas pour autant voir la main et l’acte du Maître partout. « Tiens j’ai réussi à obtenir une voiture à un prix très intéressant, il ne faut y voir là la protection du Maître, ou bien, tiens j’ai réussi à me sortir de cette maladie mieux que prévu, il ne faut pas y voir non plus la protection du Maître. »

La confiance vis-à-vis du Maître doit s’établir sur une motivation de l’esprit et pas sur une superstition. Car c’est de la superstition si vous pensez que le Maître est là pour vous protéger du rhume, des mauvais achats, et des peaux de bananes dans les escaliers. C’est parce que vous pensez aux Maîtres et à la protection du Maître pour tous ces aspects-là de votre vie, qu’ensuite vous êtes déçu et que vous vous sentez seul.

Et pourtant c’est sur ces bases-là que trop souvent le disciple établit sa confiance vis-à-vis de Dieu ou du Maître. Mais ça, ce n’est que de la superstition.
Ce travail-là, les étoiles savent le faire très bien, elles n’ont pas besoin de Dieu ou du Maître. Elles s’arrangent dans le ciel et elles donnent à l’un la chance et à l’autre, celui qui n’a pas compris, la malchance.

Ce qui fait qu’il y a des gens qui vont marcher sur toutes les peaux de banane, qu’ils croient en Dieu ou pas, cela est écrit dans le ciel.
Pour ceux qui sont dans cet état-là et qui pourraient me dire comment s’en sortir, je dis : ne t’inquiète pas, car quel que soit le signe et le dessein des étoiles, si avant tout tu dessines le soleil par ta Foi, tu vas redéterminer le plan des étoiles. Mais il faudra mériter ce nouveau schéma, cette renaissance en quelque sorte. Car si tu as mérité qu’aujourd’hui la malchance soit à chaque coin de rue, c’est que tu as fait beaucoup d’erreurs, pas forcément de méchantes erreurs mais beaucoup d’erreurs.