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La réincarnation selon pastor



Psychologie Cosmique

24-06-87 1/4

 
La réincarnation
Qu’est-ce que le bonheur ?
Quelle est la relation entre la médiumnité
et la capacité à soigner ?
Le Christ est-il une Âme supérieure ?
La race humaine et les catastrophes
naturelles annoncées.
Quelle est votre place dans tout cela ?
Qu’est-ce que la lucidité ?

Question :

Pouvez-vous reprendre le thème de la réincarnation ?

Que la vie continue sur un autre plan après la mort nous paraît déjà évident, mais comment entendre la réincarnation ?

Qui, quoi se réincarne, quelle partie de nous, quelle conscience. Comment mieux comprendre cet aspect de la vie et de l’évolution spirituelle ?

 

S’il est vrai que l’individu est constitué d’une multitude de plans, de sous plans ou d’états de conscience, il n’est pas vrai que tous ces plans se réincarnent à chaque incarnation. Il faut voir l’incarnation un peu comme une graine qui, au fur et à mesure des jours, arrive à donner une fleur. À la mort, ce n’est pas cette fleur et ce ne sont pas les pétales qui sont emportés dans une autre dimension invisible et qui peuvent être restitués ensuite sur un plan visible.

Ce qui va être extrait de cette fleur c’est une substance, soit son parfum. Vous savez tous, que le parfum n’est qu’une vibration et rien d’autre qu’une vibration, une longueur d’onde comme tout ce qui existe sur un plan physique. Donc, ce qui est extrait des expériences de la vie, c’est une substance, que les religieux appellent âme, que l’occultiste appelle, le soi supérieur ou l’égo.

Au fur et à mesure des expériences dans la vie physique se crée donc cette substance, qui est aussi un pont, ou en d’autres termes, l’Anthakarana. L’Anthakarana n’est rien donc que l’âme, qui de plus en plus s’illumine et s’aligne avec les valeurs spirituelles de la monade, que l’on appelle ainsi l’étincelle même de la vie, l’esprit divin.

Lorsque l’on veut parler de réincarnation, il faut dissocier trois instruments :
l’étincelle divine que l’on appelle monade,
le plan physique, soit la personnalité,
et entre les deux, ce chaînon qui permet de tirer la substance des expériences pour rejoindre l’étincelle, c’est l’âme ou l’égo supérieur.

Donc, ce qui va se réincarner, c’est une mémoire. Ce n’est pas vous, vous appelant Pierre, Paul, Jacques, avec vos traumatismes, vos complexes, vos arriérés, votre acquis intellectuel. Ce n’est absolument pas ça, mais en même temps, c’est quelque chose qui ressemble à cela, parce que c’est la substance de toutes ces expériences, de tous vos échecs et de vos réussites, de la façon dont vous aurez réussi à détourner un complexe, et d’en faire une qualité, à vous défendre d’un traumatisme et d’en faire ce qui vous permet de vous surpasser, de vous sublimer.

C’est ainsi que le plan physique, par quintessence, arrive à faire rejoindre le plan divin. S’il n’y avait pas création de cette substance, la réincarnation n’aurait aucun sens et l’évolution cosmique ne pourrait pas avoir lieu. Or, il se trouve qu’en vérité tout est substance et que cette substance doit apprendre à retrouver son monde originel, sa vibration première. Mais pour retrouver sa vibration première, il lui faut dégrossir ses notes de base, comme un musicien essaie d’accorder son instrument de musique. Au fur et à mesure que l’homme arrive à accorder chaque note, il s’aligne ainsi avec la gamme des notes cosmiques. C’est ce qu’il doit découvrir.

La réincarnation n’est pas une loi de l’évolution. Dieu ne s’est pas dit : « Je vais créer un système d’évolution pour que l’âme se retrouve et pour que chaque individu ait le plaisir d’avoir plusieurs corps ». Toute chose a un sens suprême, il ne faut donc pas y voir le fruit d’un hasard, pas plus que l’invention d’un cosmos, d’une pensée universelle, ou d’un Dieu farceur. Tout existe à cause d’un balancement d’équilibre entre les différents plans. C’est pourquoi le maître mot dans l’univers, c’est l’harmonie. La réincarnation a pour but de développer les harmonies.

Lorsqu’un homme ou une entité humaine vit ses premières expériences et commence à marcher un peu sur le chemin de la connaissance, il retrouve les harmonies. Non pas qu’il soit né dysharmonieux, mais il est né dans le cahot. N’est-il pas écrit dans la bible, que la lumière luit dans les ténèbres ? Il faut réfléchir à cette phrase pour comprendre l’évolution de l’homme et la réincarnation, la réincarnation non pas seulement de l’être humain, mais aussi de toute chose, car toute chose se perpétue à travers une forme.

Pourquoi l’esprit, donc l’essence, la vibration, doit-il se perpétuer par cycle à travers la forme ?

Pour remonter au fur et à mesure l’échelle vibratoire et développer de plus en plus de maîtrise. Un individu évolue, avant tout, pour redécouvrir les harmonies qui sont en lui, l’être parfait qu’il est, et qu’il a toujours été.

Toute évolution n’a-t-elle pas pour but Dieu ?

L’idée n’est pas mauvaise, mais elle n’est pas réelle selon la vérité absolue du cosmos et des lois. Si vous cherchez Dieu en vous ou à travers un mantra, une louange, vous ne le trouverez pas. Dieu n’est pas à trouver. Dieu n’est pas une énigme que l’on cherche à découvrir. Il n’est pas un lointain bien être que l’homme doit s’efforcer de retrouver. Il est une présence et c’est là toute la différence.

Là, je voudrais préciser un point assez clair dans la démarche du disciple, parce que le disciple a toujours l’impression qu’il doit aller vers quelque chose, vers son âme, vers son étincelle divine, vers Dieu, vers son Maître, vers Koutoumi. C’est faux. De la même manière, dans votre plan physique, bien en chair, la conscience bien objective, vous savez très bien que vous vivez en même temps sur un plan astral, sur un plan éthérique, sur un plan mental. Tous ces plans vivent en même temps non seulement la même expérience, mais se propulsent ensemble pour tirer la même substance de l’expérience qui est en train de se faire.

Ce que je voudrais faire comprendre aux disciples, c’est que celui qui a réellement envie de marcher d’un pas droit, avec une conception qui soit claire et valable, ne va pas vers Dieu, ne cherche pas à l’atteindre, ne s’efforce pas dans la purification pour aller vers lui, pour le rejoindre. C’est dans cette suspension qu’il va trouver la présence.

Je voudrais que ce concept rentre bien dans votre esprit, la présence. Si vous concevez réellement ce qu’est la présence en vous, vous n’avez plus besoin de devenir particulier, vous n’avez plus besoin de faire des efforts, des abstinences, de vous démarquer spirituellement, de prouver que vous êtes quelque chose, que vous êtes arrivés à la maîtrise, que vous avez jugulé tel problème, tel défaut. Le chemin du disciple n’est pas celui des jeux olympiques de la spiritualité. La seule performance que l’on vous demande, c’est d’être authentique et c’est cette essence-là qui est acquise par les réincarnations.

Il peut y avoir des êtres illuminés, de haute envergure spirituelle, mais qui, sur un plan physique, ne connaîtront pas plus que le petit bout de vie des insectes de leur jardin. Il faut donc dissocier l’illumination, c’est-à-dire l’alignement avec l’âme, et ce qu’apportent les initiations sur un plan mental. C’est différent, et souvent, sur son chemin le disciple mélange un peu les deux.

S’il est vrai qu’il faut pouvoir faire communier les deux parties un jour, il n’est pas vrai que l’on doive passer d’abord par les initiations sur un plan mental, pour pouvoir devenir illuminé. On parle beaucoup de l’ère du verseau, de l’homme parfait, de l’âge d’or, cela veut-il dire que les hommes de demain, les enfants de demain seront tous des initiés de grande envergure ? Non ! Ce n’est pas en quelques décennies, que l’on va pouvoir initier en masse l’humanité. Il restera toujours des individus, des ethnies qui auront leurs différences.

L’illumination est quelque chose qui est à la portée de tous, parce qu’il ne s’agit pas de se démarquer spirituellement, mais de trouver la présence. Lorsque vous vous intériorisez suffisamment pour trouver cette présence, vous pouvez commencer le travail afin d’accomplir l’initiation, avant cela, vous ne pouvez pas. C’est la raison pour laquelle beaucoup de disciples perdent un temps fou et leur espoir, cherchant l’initiation avant de travailler leur illumination.

Ainsi, on voit dans les temples, dans les sociétés ésotériques, des gens qui se préoccupent beaucoup de ce qui est technique, connaissance, ascétisme, et qui ne réussissent pas à transmettre leur amour, à recevoir l’amour de l’autre, à écouter et être ravis par le chant d’un oiseau, ou se laisser transporter par une musique, parce qu’ils n’ont pas éveillé la vie.

Avant d’être une flèche qui monte vers le ciel, il faut avoir enflammé tout l’être. Sinon, il n’y a pas de dynamisme, pas de propulsion, pas d’énergie. Et c’est ainsi qu’il y a des disciples qui se plaignent, parce que depuis tant d’années ils font tout ce qu’il faut, ils méditent de telle heure à telle heure, ils font du bien dès qu’ils peuvent, ils essaient de contenir leur gourmandise, de trop penser aux femmes ou aux garçons. Le disciple fait le compte de tout ce qu’il se contraint à faire, mais lorsqu’on lui demande :

Es-tu une âme qui sait vivre ?
Es-tu une âme qui sait raisonner ?
Es-tu une présence qui s’accorde à l’unisson avec tous les autres sons de l’univers ?
Sais-tu regarder une étoile et comprendre sa vibration ?
Sais-tu regarder la lune et te laisser infiltrer par son onde ?
Sais-tu regarder une fleur et voir, dans la fleur, la vibration du divin ?

Le disciple conclut que la vie n’est pas si drôle et se dit : « Je crois en Dieu, dans la fraternité, dans les principes de l’amour, de la lumière et il ne m’arrive rien. Je lis des quantités de livres sur ce qui provoque la lumière, ce qu’est la lumière et je ne suis toujours pas heureux. »

Qu’est ce que le bonheur ?

Si le bonheur est la quête première dans cette vie, c’est bien parce que c’est la préoccupation principale de l’âme elle-même, mais si l’âme entend trouver le bonheur, lorsqu’elle envoie cette impulsion à la personnalité, la personnalité ne comprend pas le mot de la même façon.

Qu’est-ce que le bonheur pour la personnalité ?

Pour la personnalité, le bonheur est une forme d’état d’être, de bien-être, être bien dans sa peau, avoir la jouissance des fruits de la terre.

Pour l’âme, le bonheur est l’alignement, pouvoir faire canal avec toutes les énergies venant de l’étincelle primordiale, de l’univers, de l’égrégore auquel elle est attachée, de son rayon cosmique et du Maître qui veille sur ce rayon. Parce qu’elle a besoin de naissance, il faut donc qu’elle soit alignée, comme l’enfant dans le ventre de la mère, pour qu’à la première impulsion elle puisse jaillir.

Ce qui manque aux hommes, c’est cette puissance pour s’aligner. Les hommes ont tellement oublié leur nature divine, que retrouver l’alignement est pour eux toute une ascèse, tout un programme spirituel, alors que c’est une chose si simple, si élémentaire. Pour eux, pour vous, pour nous qui avons été, c’est un énorme travail, et pourtant il ne s’agit que de s’aligner.

Quel rôle a l’incarnation dans cet alignement ?

La réincarnation permet à la conscience, au plan mental supérieur, de trouver la vérité. L’homme est dans la diversité, la multiplicité, dans la périphérie, dans les opposés, entre le chaud et le froid, le blanc et le noir, la vie et la mort, le bien et le mal etc. À force d’expérimenter les extrémités, l’homme va finir par trouver le centre. La réincarnation, c’est une liberté de mouvement pour que l’âme puisse trouver son centre.

Donc, par la réincarnation, les expériences vont donner à l’âme la possibilité de trouver les réalités divines, ou universelles, bien que pour nous le mot divin ait une autre résonance que pour vous. Pour nous il n’y a pas, un Dieu et puis l’homme qui essaie d’évoluer et de lui ressembler. Ce concept-là n’existe pas pour nous.

Pour nous selon notre logique, tout est Dieu ou rien n’est Dieu. Ce qui fait que Dieu existe autant à travers un roc, un arbre, une fleur, qu’un volcan en éruption. Il existe et se révèle tout autant à travers cette forme-là que dans son ciel. Autrement dit, il n’y a pas de divinisation de Dieu, il y a tout simplement reconnaissance du sacré en toute chose.

Et c’est complètement différent, parce que cela ne nourrit plus la religion, mais cela fait naître l’amour, la tolérance, la clarté du vrai, et les harmonies. Si au lieu de prier un Dieu dans le fond des cieux, vous saviez que tout est sacré, la religion n’existerait pas. Soyez un peu moins croyants mais davantage connaissants, et purs. Soyez un peu plus ignorants à propos des choses de Dieu, mais beaucoup plus ouverts à la vibration de la vie, la vie de la manifestation, pas la vie quotidienne. Interrogez-vous sur ce mot-là, le mot vie, et par là même vous aurez le sens réel de la réincarnation.

S’il y a une idée que je veux combattre à propos de la réincarnation, c’est celle que l’individu porte la réincarnation comme un joug, qu’il existe un ange là-haut et qu’à telle heure cosmique, qui correspond à telle heure terrestre, il envoie d’un grand coup de pied l’âme en incarnation chez papa Y et maman Z. Aller c’est le moment. Ce n’est pas du tout le système.

Les harmonies sont beaucoup plus belles, et l’ordre est par là même maintenu, à cause de la beauté des harmonies, et non pas à cause de l’application rigide d’une loi ou d’un cycle. Un cycle n’est pas une loi, une nécessité n’est pas une loi, c’est encore et toujours un déploiement de la vie, qui pousse à aller toujours plus loin, pour naître.

Vous vous demandez ce qu’est la réincarnation ? Ne cherchez plus.
Pourquoi vous demander ce qu’est la réincarnation, si vous avez déjà vécu, si vous vivrez encore une fois et à quelle heure de la terre. Tout cela, en fait, n’existe pas vraiment. Vous n’allez pas d’une vie à une autre, vous allez d’une forme à une autre et votre vie se poursuit. C’est différent.

Les gens lorsqu’ils pensent à la réincarnation, se disent : « je vais me perpétuer. Là, je commence à bâtir un mur. Si la mort vient me frapper à midi, je me réincarnerai cinquante ans plus tard et je viendrai le terminer ». Non, ce que vous n’avez pas terminé un certain jour, plus jamais vous n’aurez l’occasion de le faire. Parce que ce n’est pas important, étant donné qu’il n’y a que la substance, juste le parfum qui est pris.

Alors ceux qui se disent : je vais mettre en marche telle et telle affaire, je vais commencer à construire ceci, cela, ou je vais commencer à me construire telle et telle sagesse, telle et telle connaissance, je vais apprendre les langues, ou telles autres sciences, ainsi, dans ma prochaine vie, je n’aurai plus à réapprendre, je n’aurai plus qu’à les réveiller. C’est juste, mais c’est faux.

C’est juste, parce que tout est substance et que tout devient une essence lorsque l’esprit est dégagé de la forme, et que tout rentre dans la mémoire. C’est faux, parce que l’individu, en fait, n’en a absolument rien à faire sur un plan initiatique, cela ne lui sert que sur le plan physique de manifestation. Et comme votre but ce n’est pas de devenir performant dans la manifestation, mais dans le royaume de l’âme, alors centrez-vous davantage sur tout ce qui peut vous illuminer. Il faut voir la réincarnation comme un cheminement et uniquement comme cela. L’esprit ne change pas, il a toujours été depuis le premier jour, dans la forme, mais il en tire des substances différentes.

Donc, vous, tel que vous vous sentez aujourd’hui, tel que vous êtes aujourd’hui, vous ne vous réincarnerez jamais, parce que vous n’êtes pas ce que vous vous sentez être aujourd’hui. Par contre, tout ce que vous pourrez acquérir comme alignement, richesse spirituelle, découverte de l’harmonie, alors cela, oui, c’est vous et cela, oui, se réincarnera. C’est une continuité et dans cette continuité il y a à un moment donné à droite, à gauche, une expérience qui permet de tirer cette substance.

Donc, quand vous vous interrogez sur la réincarnation, interrogez-vous sur votre véritable nature, et vous vous apercevrez que, dans ce cas-là, on ne peut pas parler réellement de réincarnation, mais plutôt de manifestation. Le terme est utilisé ainsi aujourd’hui, réincarnation. Il n’est pas tout à fait faux, car il permet de répandre plus de vérité, que d’idées fausses. D’autant plus que l’individu lorsqu’il arrive à un certain développement spirituel comprend exactement ce que veut dire ce mot.

Puisque nous pouvons en parler avec nuance, rappelez-vous, il n’y a pas réellement de réincarnation, il y a un esprit qui se manifeste et ce que vous, vous appelez réincarnation n’a pas de réalité à côté de sa vie véritable. C’est pourquoi, dans certaines parties du monde, certains groupements saturés de sagesse, inondés de la véritable connaissance en arrivent même à rogner l’existence de la réincarnation. Ce n’est pas qu’ils renient cette loi comme d’autres renient Dieu ou d’autres vérités, c’est tout simplement qu’ils connaissent la nuance, et qu’ils combattent, en fait, une idée fausse.

Le véritable initié préférera contredire la loi, si la loi telle qu’elle est énoncée, dans un esprit faux, met en route des idées fausses. La loi, à ce moment-là, n’est pas une vérité, même si en elle-même elle est véritable.