🔥 Conférence 154

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Conférence de Pastor - 154

Thèmes

🔹 Consécration 🔹 Penser de par soi-même 🔹 Les expériences 🔹 Le bonheur 🔹 L'Inspiration 🔹 Être souple 🔹 Le point d'existence 🔹 Tous les problèmes ne sont pas à résoudre 🔹 Ne plus rien prendre au tragique 🔹 L'homme fou 🔹 Changer de place 🔹 Le but de l'homme 🔹 Passer à l'action 🔹 Surhumain 🔹 La forme-pensée pour être tranquille 🔹 Retour au point d'existence 🔹 Entrer dans la vie 🔹 Exister en tant que capitaine 🔹 La conscience 🔹 La peur d'exister 🔹 Régler ses problèmes 🔹 Lien karmique 🔹 Le Créateur 🔹 Point d'équilibre 🔹 La Confiance en soi 🔹 Créer magiquement 🔹 Aller dans les expériences 🔹 Travailler à la tranquillité 🔹 Ne pas penser 🔹 Tu es l'âme 🔹 Kundalini 🔹 Être présent 🔹 Sincérité 🔹 L'initié 🔹 Les problèmes du Monde 🔹 L'homme ne pense pas forcément ses propres pensées 🔹

Questions

Première question : qu'advient-t-il des enfants qui meurent très jeune et pour quelles raisons s'incarne-t-on pour quelques années seulement ?

Deuxième question : comment utiliser pratiquement les connaissances et les expériences spirituelles dans la vie quotidienne ?

Réponse

 

Consécration

Je vous souhaite à tous la bienvenue et comme je le propose depuis un certain temps, je souhaiterais qu'avant toute relation, qu'avant que tout dialogue s'installe, nous fassions ensemble un cercle par la pensée, un cercle tout autour de l'assemblée.

Je le rappelle que ce cercle, même s'il n'est que pensé, étant donné qu'il est plus qu'un symbole, une sorte de réplique d'une énergie qui existe et qui se présente de cette manière-là, sous cette forme-là dans l'Univers, donc quand vous pensez, quand vous engendrez la chose par la pensée, le cercle se met à exister d'une manière tangible et si un clairvoyant vous croise, il pourra vous parler de votre cercle.

Ce cercle n'est pas fait pour vous exclure du reste du monde, d'une certaine manière vous protéger, faire en sorte que le lieu où vous trouvez, mais plutôt le lieu où vous vous trouvez pour y penser, pour y réfléchir, pour recevoir, pour vous ouvrir aussi, et pas forcément à moi ou à ce que je vais dire mais vous ouvrir à vous-même, accepter votre propre ouverture, de manière à ce que toutes ces ouvertures et ces réflexions, ces pensées se fassent dans un univers protégé. Ainsi, les vibrations extérieures ne pourront pas venir vous distraire.

Alors, quand je parle, que j'évoque chaque fois ce cercle, ce n'est pas pour vous laisser supposer que le monde est mauvais, que le monde est méchant, qu'il crée sans arrêt de mauvaises ondes, donc vous devez vous protéger. Non, je n'ai jamais proposé le cercle pour cette raison-là.

Simplement, pensons à la propreté, pensons à ne pas être distrait par des énergies, des ambiances, des climats extérieurs.

Vous savez, il n'y a pas simplement votre pensée qui est pensée par vous. Je sais bien que dans la plupart des cas, cela est difficile à la fois de le croire, de l'imaginer, d'en comprendre même le fonctionnement. Mais, en vérité, l'homme n'est pas l'être pensant qu'il croit être.

“L'homme n'est pas l'être pensant qu'il croit être.”

Et s'il s'agit de faire un pas spirituel ou classé spirituel identifié comme étant spirituel - ceux qui me connaissent savent très bien que je n'aime pas du tout d'ailleurs ce mot-là, il ne veut rien dire - mais s'il s'agit pour vous de faire un pas spirituel, si vous le voulez, il s'agit donc avant tout, plutôt que d'aller vers un Dieu, plutôt que d'aller vers des saints, plutôt que d'aller vers des Souamis, plutôt que d'aller vers des prêtres, plutôt que de rentrer en religion, donc d'une manière ou d'une autre, il s'agit d'abord pour vous, pour l'être humain en général, de commencer à penser de par lui-même.

 

Penser de par soi-même

Eh oui, cela est le premier pas spirituel, en vérité. Au-delà de tout mysticisme, de toute religion, d'abord je vais apprendre à exister, à être.

Et quand je dis “l'homme doit d'abord apprendre à être”, cela ne veut pas dire que je te propose tout un programme demain où tu vas t'affirmer, où tu vas dominer l'autre, où tu vas faire prévaloir ton avis, ton opinion, où tu vas imposer aux autres ce que tu penses. Ou l'imposer à toi-même, à tes parties les plus faibles, car on fait violence aussi non seulement envers les autres, mais aussi envers soi-même.

Penser est donc, d'une certaine manière, mon premier acte d'existence.

“Penser est, d'une certaine manière, mon premier acte d'existence.”

Je vais apprendre à être parce que je vais penser véritablement d'après mes expériences.

Je ne t'ai pas dit que tu vas commencer à penser d'après ton intelligence et que pour donc commencer à penser, dès demain il va te falloir assister à de longs cours très sérieux et détaillés, qu'il va te falloir lire et devenir un spécialiste de plusieurs sujets et spécialités. Non.

 

Les expériences

Prenons avant toutes tes expériences, tout homme est riche de ses expériences, tout homme est riche de ce qu'il sent.

En ce moment tu es assis, tu expérimentes déjà quelque chose. Je suis assis, c'est chaud, c'est froid, confortable, inconfortable. Ma pensée se rend déjà compte de quelque chose.

En ressentant quelque chose, je crée déjà une identité par la réaction que j'ai face à ma posture, à ma position, ma situation, mon confort et mon inconfort. Si je me sens installé de manière inconfortable, je me sens déjà aller vers un peu de grognerie, d'insatisfaction et c'est une expérience. Être insatisfait, c'est une expérience. Je me sens confortablement installé, cela me fait plaisir, c'est une expérience.

Par cette expérience non seulement je suis vivante, mais je prends aussi contact avec les autres, parce que si j'ai plaisir d'être à ce moment-là, le contact que je vais avoir avec l'autre a de fortes chances de se passer d'une manière agréable et je vais peut-être nouer une nouvelle relation. Si au contraire ma situation est inconfortable et que je suis grognon et que parce que j'en suis grognon, je le montre à tout le monde, mes relations vont aussi être différentes à ce moment-là. Ce qui fait que mon expérience, c'est-à-dire la communication avec mon voisin, mon entourage, ma communication va à ce moment-là dépendre complètement, être totalement conditionnée par mon appréciation de mon confort ou de mon inconfort. C'est une expérience.

Le démantèlement que je viens de faire, l'exemple que je viens de saisir est simple, bête, à la limite, cependant c'est pour vous montrer en clair comment commence l'expérience, où elle commence, où elle vous entraîne. Et nous allons essayer de voir pourquoi elle nous entraîne quelque part et ce qu'on doit en faire.

Quand je dis “ce qu'on doit en faire”, ne pensez pas qu'il y a un gros marteau cosmique qui vous tape sur la tête et qui vous fait avancer vers les expériences parce que cela doit être. Quand je dis “ce que vous devez en faire”, c'est en pensant uniquement à votre confort futur, à votre liberté. Chaque fois que j'emploie donc ce mot-là, devoir, n'imaginez pas que c'est une sentence qui vient du haut et qui va vers vous qui êtes dans le bas, imaginez plutôt que c'est une volonté qui doit sortir de vous, qui êtes dans le bas - du moins c'est ce que vous pensez - pour marcher vers le haut et vous y installer.

Vous savez, si vous êtes venu vers moi pour entendre parler du bon Dieu, il vaut mieux que vous m'abandonniez tout de suite ! Je ne m'occupe pas ni de Dieu ni de ses Saints. Pourquoi ? Parce que ce sont des formes-pensées.

Si vous acceptez quelques secondes mon commentaire, je vous dirai simplement que lorsque l'on voit avec mes yeux, avec nos yeux, puisque je ne suis pas le seul à exister de cette manière-là et à vivre par cette substance-là, lorsque l'on voit avec nos yeux, la question de Dieu n'existe plus. Elle a été résolue ! C'est-à-dire que pour nous, soit tout est Dieu, soit rien n'est Dieu. Donc ce n'est pas quelque chose ou quelqu'un vers qui l'on doit aller et à qui l'on doit obéir.

Par contre, il y a une substance sacrée qui non seulement maintient toute chose, mais qui vit à l'intérieur de toute chose y compris l'être humain et qui, depuis toute chose, et y compris l'être humain, tente de s'exprimer. Et cette expression c'est toi !

Pour aboutir à cette expression complète, pleine, totale, épanouie, il y a un certain nombre de mécanismes à connaître et il y a un certain nombre de rêves et de cauchemars à identifier et à oublier ! Tu ne peux pas laisser agir cette substance sacrée librement, donc tu ne peux pas devenir cette Divinité, comme certains peuvent aussi le dire et l'exprimer, si tu ne connais pas, d'abord, ce qui t'empêche de l'être.

“Tu ne peux pas devenir cette Divinité, si tu ne connais pas, d'abord, ce qui t'empêche de l'être.”

Ensuite, je dirais que cela vient tout seul !

Il ne s'agit pas donc de chausser des skis, il s'agit de s'apercevoir que tout en ayant des skis il t'est passé par la tête de te fixer des patins à roulettes. Donc le premier pas en spiritualité c'est d'abord de défaire ces patins à roulettes et, pour accepter de les défaire, comprendre que l'on a déjà, très naturellement, une paire de skis !

C'est un peu cela que l'on apprend quand l'on est tous ensemble. Et même si je te parais quelqu'un de fiable, quelqu'un que tu vas classer de “développé”, peut-être même “illuminé”, Dieu sait les noms que tu vas me donner ! Cependant, c'est une Vérité que je ne cesse moi-même d'approfondir, ce qui veut dire que moi-même j'apprends encore ! Je ne dis pas cela pour te déstabiliser, mais pour qu'au contraire il y ait entre toi et moi une complicité encore plus grande, celle de deux frères qui partagent une même existence, qui partagent une même science et qui essayent de la développer ensemble. Et que tu ne penses pas qu'il y a, là-haut, un grand frère, grand et illuminé comme un réverbère et qui allume pour que tu aies l'occasion de pouvoir lire tes dernières feuilles de devoirs tranquillement. Je ne suis pas un réverbère !

Et je te confierai que dans mes existences précédentes, chaque fois que j'ai eu le malheur, la folie, de me prendre pour un réverbère qui allait illuminer l'Humanité, eh bien tout ce que j'attirais c'était les chiens des quartiers qui se disaient : “Tiens il y a un réverbère c'est l'occasion de faire un gros pipi par là !” Chaque fois que l'on se prend pour quelque chose, quelqu'un vous prend pour ce quelque chose mais pas du tout pour en faire l'usage que vous attendez ! Donc, un des secrets non seulement de la liberté mais aussi du bonheur d'exister et, d'une certaine manière, de l'efficacité du talent, c'est de ne vous prendre pour rien du tout.

“Un des secrets, non seulement de la liberté mais aussi du bonheur d'exister et, d'une certaine manière, de l'efficacité du talent, c'est de ne vous prendre pour rien du tout.”

De ne pas vous imaginer être ceci, être cela, ni même être le talent que vous possédez, que vous articulez, quel que soit votre talent, même si c'est tout simplement celui d'aimer, d'avoir un grand cœur, ne vous identifiez même pas cela ! Ne vous dites pas de vous-même “j'aime, j'aime beaucoup, je peux aimer énormément, j'aime l'humanité, j'aime ma famille, j'aime ceci, j'aime cela...” Dites “j'aime” mais pensez-le comme une action, pensez-le comme une force, pensez-le comme un don de vous-même. Ne dites pas “j'aime” en pensant “je suis celui qui aime, moi j'ai un grand cœur et j'aime énormément !”. Pourquoi ?

Pourquoi cela est un piège et pourquoi est-ce que je l'aborde ?

Tout simplement parce que même si vous avez toute cette capacité d'aimer, à partir de ce moment fatal où vous allez vous l'approprier, puisque c'est de cela qu'il s'agit, “Moi j'aime, je suis plein d'amour et j'aime énormément”, en pensant cela vous vous appropriez l'amour et vous vous contemplez vous-même. Même si, à côté de cela, vous allez agir par tendresse, par ceci, par cela, toute l'énergie que vous pourriez y mettre, en fait, est retenue par votre pensée qui va s'identifier au phénomène qui est l'amour qui se déploie à travers vous.

Il faut vraiment peu de choses ! Très peu de choses ! Si peu de choses que ça en est même un danger ! Il faut si peu de choses pour arrêter l'énergie ou pour qu'elle arrive et qu'elle sorte. Arrêter l'énergie et la localiser uniquement dans sa personnalité ou pour lâcher à l'extérieur cette énergie afin qu'elle porte des fruits.

 

Le bonheur

Cela ne veut pas dire que votre vie va devenir un grand bonheur ! Je ne parle pas ou peu du bonheur d'exister. Quand on travaille énormément, quand on a des responsabilités, quand on croit en certaines choses, quand on porte un idéal, quand on essaye de le faire partager - et je parle de n'importe quel idéal comme celui de l'harmonie, de façon à ce que l'harmonie règne dans la famille, entre vos enfants - quand on porte un idéal c'est plutôt une tâche, donc d'une certaine manière un manque de bonheur, puisque le travail que vous allez faire pour accomplir cela va réclamer une part de vous-même qui ne pourra pas se contempler, qui ne pourra pas regarder le temps qui passe, qui ne pourra pas se satisfaire du petit bonheur quotidien.

Ce qui ne veut pas dire que l'homme, surtout celui qui décide d'agir, cela ne veut pas dire qu'il n'aura pas accès au bonheur, il aura accès à un autre bonheur, non pas celui d'avoir une vie tranquille, d'être compris de tous, d'être tranquillement installé dans ses idées, son idéal et sa religion sans heurts, il aura une autre forme de bonheur. Pas la tranquillité, je le répète, mais le bonheur qu'éprouve le jardinier. Quand il voit qu'après avoir peiné pour ensemencer, pour protéger du froid, du vent, il peut faire une récolte et ce bonheur-là, c'est le bonheur spirituel.

C'est le bonheur que transmet la vibration de la vie.

Quand on s'aperçoit que la vie est passée de l'autre côté, qu'elle n'est pas simplement restée en soi, en vous donc, en toi. Quand tu as pu la communiquer à quelqu'un d'autre, ce mouvement-là, cette circulation-là, c'est ça le véritable bonheur que l'homme cherche.

“Quand on s'aperçoit que la vie est passée de l'autre côté, quand tu as pu la communiquer à quelqu'un d'autre, ce mouvement-là, cette circulation-là, c'est ça le véritable bonheur que l'homme cherche.”

Mais comme l'individu, soit sans le savoir, parce qu'il s'identifie trop à ses propres qualités, arrête l'énergie en lui-même, soit parce qu'il ne communique pas, ne partage pas, ne donne pas, ne vit que dans son petit univers, il ne peut pas éprouver ce grand bonheur d'avoir fait circuler la vie et de sentir ce que cela veut dire.

Si, donc, le bonheur fait si cruellement défaut dans le monde - et non pas simplement à cause des problèmes de la société, des problèmes de l'existence, des problèmes financiers et des guerres que l'on sait en train de se dérouler ailleurs - si donc il y a un si cruel manque de bonheur, c'est parce que les hommes sont séparés les uns des autres. Et pas simplement séparés parce qu'ils ignorent la fraternité. Je parle d'une séparation encore plus cruelle, celle de penser que l'autre est totalement différent.

“Si le bonheur fait si cruellement défaut dans le monde, c'est parce que les hommes sont séparés les uns des autres, parce qu'ils pensent que l'autre est totalement différent.”

Le fait que je n'aille pas m'occuper de mon voisin, que je ne lui parle pas, que je ne me soucie pas de lui et que même s'il vient me parler cela m'est égal, ce n'est pas encore cela la plus grave séparation. La racine la plus lourde, la cause la plus grave c'est que quand je le croise, je pense qu'il est différent de moi, je pense que je suis mieux que lui ou, au contraire, que lui est mieux que moi, que l'on n'est pas du même bord, que l'on ne partage pas les mêmes opinions, que l'on ne provient pas du même milieu social. Quand l'on pense à ce point la différence, la séparation devient totale et le bonheur ne peut pas exister, jamais !

Même si un tel individu serait très amoureux de la fiancée ou si telle femme, pensant de telle manière, serait très amoureuse de son fiancé, ce ne serait pas le bonheur pour autant, puisque la séparation a été construite totalement dans la personne, alors la personne abordera son ou sa fiancée avec ce même mur ! Parce que ce mur-là n'existe pas simplement vis-à-vis de mon voisin, je l'ai construit et il est en moi vis-à-vis de tout le monde ! Et même vis-à-vis de moi-même, mais je ne m'en aperçois que lorsque je veux faire un pas spirituel.

Je veux méditer, je veux prier, et paf !, ma tête tape contre ce mur ! Et je me dis : “Mais d'où il vient ce mur ? Mais qui l'a construit ? Et pourquoi est-ce que Dieu nous a donné des briques pour qu'on puisse le construire ? Et pourquoi est-ce qu'il nous a pas mis dans la tête, tout de suite et définitivement, un joli programme de fraternité ? Pourquoi est-ce qu'il nous donne tout de suite des idées qui peuvent devenir négatives ? Pourquoi est-ce qu'il nous laisse ce terrible choix ?”

Je te rassure tout de suite, il ne s'agit pas d'une œuvre qui aurait été mal faite, d'un piège que Dieu ou le Grand Architecte de l'Univers a tendu pour que n'arrivent que les meilleurs, absolument pas ! Cela se passe au fur et à mesure, les pièges apparaissent au fur et à mesure, les trappes s'ouvrent au fur et à mesure, non pas parce qu'elles ont été prévues, non pas parce qu'un dieu sadique s'y amuse, non pas parce que les anges gardiens ne font pas bien leur travail, non pas parce que la race est maudite, mais tout simplement parce que l'homme est créateur ! Autrement dit cela ne peut pas avoir lieu autrement. Et il faudrait qu'une bonne fois pour toutes, en comprenant ce que j'essaye de t'expliquer, tu fasses donc cesser en toi ce terrible conflit avec la Divinité !

“Il faudrait qu'une bonne fois pour toutes, tu fasses cesser en toi ce terrible conflit avec la Divinité.”

Ne demande pas à Dieu qu'il fasse les choses plus clairement et plus divinement dès le début ! Ne lui dis pas : “ce n'est pas à moi à diviniser ta création !”. C'est toi, Dieu, c'est à toi de la diviniser ! Les choses ont lieu de la sorte parce qu'au même titre que la Divinité, tu es un créateur et donc il va falloir que tu sois très prudent et que tu saches employer la mécanique, afin de ne pas créer des trappes, des pièges, des névroses, des problèmes.

Seulement apprendre cette mécanique, t'initier d'une certaine manière au fonctionnement des Lois, les Lois du mental, les Lois de l'émotion, les Lois de l'Univers, cela représente déjà pour la plupart des individus un pas immense dans la spiritualité. Puisque certains ne s'en occupent même pas, certains ne se posent même pas la question. Ou la seule question qu'ils se posent c'est : tiens là il y a un précipice, comment est-ce que je vais bâtir un pont ?

Il est bon de savoir bâtir un pont, bien sûr ! Je les ai suffisamment utilisés moi-même pour me rendre compte de leur utilité, je n'ai pas été toujours léger comme une plume ! Je n'ai jamais su marcher sur les eaux, par exemple, si vous me comprenez.

Et pour vous faire une confidence, je n'ai même jamais trouvé d'intérêt à essayer de marcher sur les eaux. Je préférais acheter un bateau, comme cela, cela faisait travailler tous les fabricants du coin. Vous vous rendez compte si j'enseignais à tout le monde à marcher sur les eaux, mais où iraient tous les chantiers ? Puisque l'on parle tellement du chômage. Si je vous apprenais à ne plus jamais avoir froid, que deviendraient tous ceux qui vous vendent le pétrole, que deviendraient tous ceux qui livrent le pétrole, que deviendraient tous ceux qui fabriquent les chaudières, qui posent les chaudières, qui viennent ramonner vos cheminées ?

Quand je dis ces choses je ne veux pas vous poser un problème, je m'amuse, mais cependant il y a un peu de vrai. Cela veut dire que certaines vérités se découvrent au fur et à mesure non seulement d'une capacité propre à l'humain de la comprendre mais aussi d'un développement social propre à faire la mutation nécessaire pour intégrer cette connaissance. Et pas simplement au niveau de la compréhension, pas simplement au niveau de l'acceptation mentale mais une véritable mutation sociale. Et vis-à-vis de cela l'homme ne peut rien. C'est véritablement décidé dans ce que j'appellerais le Haut Lieu, ceux qui sont venus à la vie avant vous et qui estiment pouvoir vous guider un petit peu et qui décident de certaines inspirations à laisser planer et à laisser cueillir par les plus doués d'entre vous.

 

L'Inspiration

Ce qui veut dire que votre société tout en dépendant, d'une certaine manière, de vous-même, dans ces grandes mutations, ne dépend pas du tout de vous mais des inspirations qui sont comme des nuages soufflés et envoyés au-dessus de l'Humanité. Ce qui veut dire que chaque fois que vous faites un véritable progrès, j'entends non pas le progrès tout simple de découvrir la bande velcro mais un véritable progrès, qui amène un changement social, ce progrès-là est une inspiration, quelque chose accordé depuis le Haut Lieu. Donc quelque chose qu'il faut protéger, qu'il faut considérer, qu'il ne faut pas simplement utiliser comme on utilise une dernière marmite que l'on vient de fabriquer, que l'on vient de trouver.

C'est pour cela, qu'en même temps, de plus en plus les gouvernements vont se spiritualiser, eh oui ! Oh ! Ne croyez pas que pour autant, je crois, en un avenir tout spirituel de la planète. Non, du moins pas totalement, pas aussi grandement reconnu. Mais il y aura une forme de spiritualisation, dans ce sens où les responsables vont, de plus en plus, avoir le souci du social. Et pour arriver à clarifier des situations sociales, s'occuper de l'individu en tant que personne. Et ça c'est automatiquement le domaine spirituel. Petit à petit, donc, une forme de spiritualité va entrer dans la politique. Non pas parce que le social va devenir une cause socialiste mais parce que, pour soutenir le social, l'on va devoir remettre l'homme à sa place, c'est-à-dire au centre.

“Une forme de spiritualité va entrer dans la politique, parce que, pour soutenir le social, l'on va devoir remettre l'homme à sa place, c'est-à-dire au centre.”

Voilà un enfant qui vient de naître, il est le centre. Il est le centre de la famille, il est le centre de ses éducateurs, il est le centre de ses aînés. Il est un centre dont on s'occupe. Et non pas simplement : tiens, un de ces rejetons supplémentaires qui va devoir essayer de suivre comme essaye de suivre les autres et qui devra se battre pour y arriver comme y arrivent les autres ! Et en replaçant l'homme au centre, le gouvernement se spiritualise, la société se spiritualise. Et tout cela vous ne vous en apercevrez pas, vous penserez simplement que c'est un développement de la démocratie, mais c'est une phase de spiritualisation et c'est une inspiration.

Ce qui veut dire que ceux qui vont accepter cette inspiration vont être portés par le courant et vont voir leur carrière politique devenir facile, pas facile dans la relation humaine mais facile parce que portée, soutenue par l'opinion publique, voulue par l'opinion publique. Tandis que les autres, qui seraient même plus compétents du point de vue de l'économie ou des chiffres ou des grandes idées politiciennes, ceux-là seront irrémédiablement, et ils le seront, écartés par toutes sortes de moyens jusqu'à la maladie elle-même. Quand l'inspiration ne peut pas passer quelque part, elle devient un grand torrent capable même de déloger les rochers !

Autrement dit, à moins d'être souple, ne vous frottez pas à l'inspiration ! Car sitôt que vous vous frottez à elle, elle n'a qu'une idée c'est vous posséder ! Pour arriver à cette expression absolue : exprimer la vie, exprimer un changement et pousser plus loin le relais de la vie.

Ce qui veut dire encore que si vous voulez vous mettre à l'abri de l'inspiration, eh bien ne faites rien d'important. Ne vous mouillez pas, donc, en quelque sorte. Ne devenez jamais politicien, ne vous engagez jamais ni dans la politique, ni dans le social, ne devenez jamais médecin, ni infirmière, ni maître à penser, ne faites jamais de cours, ne faites jamais rien ! Et là vous êtes à l'abri.

Par contre si vous commencez, alors je ne peux que vous conseiller la souplesse, la souplesse ! Car sinon cette inspiration deviendra votre destruction ! Et ne cherchez pas de quel moyen la destruction peut avoir lieu, cela ne sera pas forcément tragique, cela ne vous fera pas tomber les cheveux, ni perdre la vue, cela ne vous conduira pas forcément à de grandes maladies. Je ne dis pas “forcément” mais “peut-être”. Tout dépend de la gravité de votre poste, de l'importance de votre poste. Tout dépend, donc, de quelle manière, en ne comprenant pas l'inspiration, vous faites obstacle au développement qui doit avoir lieu à tout prix. Si donc vous n'avez qu'une importance minime, ne pas écouter l'inspiration ne peut pas vous faire courir de grands dangers.

 

Être souple

Comment être souple ?

Pour être souple, il va falloir approcher ce grand paradoxe qui était le début de mon discours : savoir être, savoir penser, savoir qu'est ce que c'est qui pense en nous et qu'est ce que l'on pense.

“Savoir être, savoir penser, savoir qu'est ce que c'est qui pense en nous et qu'est ce que l'on pense.”

Une fois donc que j'ai bien cristallisé l'existence, parce que je deviens un acte, une pensée en action, à ce moment-là et d'une manière que l'homme va sentir contradictoire, la souplesse s'installe. Mais l'on ne peut pas être souple, réceptif tant qu'une forme absolue d'existence ne s'est pas installée. Eh oui !

Mais ce n'est pas à toi à construire la souplesse. S'il te semble que tu manques de souplesse, ce qui arrangerait tes intuitions, ta réceptivité, ce qui arrangerait tes prémonitions, ta voyance, ton acte de guérison, peu importe ! S'il te semble que tu manques de souplesse, ne travaille pas à devenir plus souple !

Parce que la question que tu vas me poser naturellement à la suite, c'est : “Oui mais si je m'ouvre, si je deviens souple, est-ce que je m'ouvre véritablement à l'intuition ou à tous les aspects farfelus du subconscient, de l'inconscient collectif, comme on le nomme même aujourd'hui ?” Et le temps que tu vas passer à bien faire la différence entre les relents de ton subconscient et une véritable intuition, ta vie sera passée ! Parce qu'en fait on n'en voit jamais le bout !

S'il te semble donc manquer de souplesse, je te propose de travailler d'une manière différente : travaille à exister !

C'est un peu comme si je te proposais, sur la feuille, de t'occuper de bien remplir la première moitié à la peinture noire. Le noir te semble dur, concret, alors que c'est la partie blanche qui va te guider.

Cependant tu peux créer le blanc. Soit parce que tu es extraordinairement doué, extraordinairement couvé par un Maître qui s'engage d'une manière très personnelle vis-à-vis de toi, mais cela est pratiquement impossible ! En tout cas, à l'heure actuelle, cela ne se passe plus comme ça. Chacun ses responsabilités maintenant ! Donc tu pourrais t'apercevoir du blanc de la feuille, vivre de par ce blanc de la feuille, si tu avais une telle relation avec un Maître qui l'accepterait. Mais comme je te le dis aujourd'hui, cela ne s'accepte plus.

Alors tu peux révéler le blanc parce que tu vas tracer le noir. Tu vas aboutir à la même révélation. Un beau jour tout ce blanc qui se révèle va illuminer ta face, tu vas le voir comme une lumière extraordinaire ! Et tu ne l'auras pas construit, tu ne l'auras pas créé, tu n'auras même pas cherché à t'y ouvrir, tu n'auras pas entraîné ton œil pour le voir, ton âme pour le sentir. Il va se voir ou se faire voir parce que en toi, d'un seul coup, il y a un point qui existe et qui voit.

Alors de quel point d'existence je parle ?

 

Le point d'existence

Maintenant je vais essayer d'approfondir ceci.

Comme je te l'ai déjà dit, il ne s'agit pas d'un point égocentrique d'existence. “Moi je pense ceci ! Moi je veux cela ! Moi je veux aller là ! Moi je veux faire ceci !” Non, il ne s'agit pas du tout d'un point égocentrique.

Cependant il s'agit d'une puissance. Pour l'instant l'homme traditionnel ne connaît la puissance d'exister que depuis son point d'égocentrisme où il s'identifie à ce qu'il sait être ses qualités, ses défauts et qu'il sait les montrer, il sait s'en servir, il sait les manipuler ou manipuler les autres avec.

Il va te falloir petit à petit découvrir une autre puissance d'exister qui est encore plus forte que celle-là et qui ne te condamne pas à la domination, pas plus que cela va condamner les autres à être dominés.

Quelle est cette puissance ?

Je me connais moi-même et attention quand je dis cela, je ne dis pas : je me connais moi-même en tant que âme. Non, je me connais moi-même en tant que personne, d'abord.

Personne. La vie commence là, maintenant, ici, dans mes pieds, dans mes chaussures, avec mon corps. Quand je viens au monde, je suis cela. Donc, je me connais moi-même va d'abord passer par là. Je suis cela. Je sais qui je suis. Je suis mon corps.

Eh ! Je sais que cela paraît même stupide, enfantin, d'avoir à le dire ! Mais cependant jettes-y un œil différent. Jettes-y une attention particulière, et tu vas découvrir ton corps comme tu ne l'avais jamais vu ni senti auparavant.

Fais-le ! Ne me crois pas, sois curieux simplement, et va poser ton nez par là !

Essaye de bien t'apercevoir que tu as un corps. Rends-toi totalement conscient de ton corps, cette chose comme tu l'appelles si souvent. Je suis cela. Je suis là-dedans, dans ce corps. Je sens mes jambes, mes pieds. Je sens les cuisses. Je sens le bassin. Je sens les fesses. Je sens le ventre. Je sens la poitrine. Je sens mes épaules. Je sens mes bras. Je sens le cou, la nuque, la tête, les yeux qui bougent, la langue qui bouge, le nez qui reçoit l'air, la différence de température lorsque j'inspire ou que j'expire, la différence de température qu'il y a dans mes pieds ou dans le creux de mes mains ou tout autour de ma poitrine où se trouvent mes vêtements, en plus grosse épaisseur.

Ressens bien toutes ces choses pour t'éveiller pleinement à la vie !

Parce que la vie ce n'est pas simplement celle que tu vas penser, celle que tu voudrais avoir, surtout celle des fêtes, celle des vacances, celle du mois prochain, celle de l'année prochaine ! Non, la vie c'est totalement et constamment : je suis vivant.

C'est ça la première vie. Je suis vivant !

Ce n'est pas ce que je vais vivre demain qui sera plus plaisant qu'aujourd'hui. Ce n'est pas ce que je vais manger ce soir et que je goûte déjà en imagination parce que c'est mon plat préféré. Non. Je suis vivant parce que d'abord je suis dans mon corps et que je respire.

Cela paraît enfantin mais respire totalement et découvre totalement ton corps. Et tu verras que, de la même manière que en remplissant la moitié de la feuille d'une peinture noire qui va révéler le blanc, de la même manière, en te rendant très attentivement conscient de ton corps d'abord, tu es tout simplement et magnifiquement conscient de tout. Tu es d'un seul coup beaucoup plus conscient de toi même, de ta psychologie mais aussi de tes problèmes et de ce que tu penses être des problèmes et qui n'en sont pas.

Pourquoi est-ce que cela se déclenche ?

Tout simplement parce qu'en prenant véritablement contact avec une réalité absolue qui est “je suis incarné, je suis dans mon corps et je suis là et je suis avec lui et avec lui je suis dans le monde”, tu t'éveilles et en t'éveillant tu fais circuler d'une manière intense les énergies. Puisque les énergies de ton existence circulent plus fort, la conscience que tu as de toi même, de ce qui te compose et de ce qui te compose ta vie, cette conscience devient plus forte.

Puisqu'elle devient plus forte, elle devient plus sage. Puisqu'elle devient plus sage, elle est à même de résoudre les problèmes.

Même si, après, cela te semble difficile, tu es cependant à même de résoudre le problème.

Seulement, bien sûr, je sens déjà que tu me parles de toute une liste de problèmes que tu n'as jamais réussi à résoudre même après de formidables méditations et que tu es sûr de ne pouvoir absolument pas résoudre, même si tu te rends en ce moment même éminemment conscient ! Et que tu es en train de me dire : “Mais ce problème là ce n'est pas possible de le résoudre juste en étant conscient !”

Alors, je vais spécifier une chose, il y a toute une foule de problèmes qui t'apparaîtront comme n'étant pas une foule de problèmes. C'est à dire que ce sont simplement des variations de ton humeur, des variations de ta force d'exister, un jour submergé, un jour plus vaillant, mais ce ne sont pas des problèmes, ce sont des perceptions, d'un jour à l'autre, très variables.

D'autres problèmes qui n'en seront pas non plus parce que tu verras que cela peut être résolu en changeant la façon de penser ou en accordant à l'autre d'être ce qu'il a envie d'être, ou bien en communiquant ou bien en pardonnant ou bien en enseignant.

Viennent donc, à la suite de cela, les vrais problèmes, ceux que tu vas pouvoir résoudre parce que tu vas mieux les percevoir, les comprendre et mieux déterminer les moyens pour les résoudre.

Après cela restent encore les problèmes que tu vas me soumettre comme ne pouvant pas être résolus, parce qu'étant beaucoup trop forts. C'est dans cette gamme de problèmes que je veux faire une petite intervention, un petit commentaire pour spécifier que pas tous les problèmes sont à résoudre.

 

Tous les problèmes ne sont pas à résoudre

Tu veux tout résoudre. L'homme dans sa nature veut tout résoudre. Il a un don, quasi magique, de créer toute une foule de problèmes et il veut les résoudre tous. Pour moi, qui ais pourtant l'habitude de la magie, j'avoue que là, vraiment, tu me coiffes ! Je n'arrive pas à résoudre cette énigme ! Tu les crées et tu veux les résoudre ! Explique-moi, enseigne-moi ! Pourquoi ?

L'homme veut tout résoudre. La Terre est distante de la Lune, il veut résoudre ce problème, que ce soit en créant des fusées ou bientôt que ce soit en créant une énorme ventouse pour à tout prix rapprocher la Lune ! Pourquoi ? Pour y faire un golf ! Il y a déjà les trous, il paraît.

L'homme est distant de la femme, tout simplement parce que la Nature l'a composé autrement. L'homme veut se rapprocher de la femme mais pas simplement parce que l'homme a décidé d'épouser sa fiancée. Il veut s'en rapprocher d'une manière quasi maladive ! Il veut s'en rapprocher au point qu'il n'y ait plus qu'un seul corps et ça devient l'amour fou !

“Comment ça se fait que tu m'échappes toujours et encore et encore !” Si bien que la fiancée ne sait même pas de quoi il parle : “Mais je suis toujours avec toi, toujours avec toi. De quoi parles-tu ?” Et cela provient d'une distance plus profonde, plus existentielle qui n'a rien à voir avec la relation de couple.

L'homme voit des problèmes partout et essaye de les résoudre, alors que on ne peut pas tout résoudre parce que pas tout est le problème que tu imagines.

Qu'il y ait une distance entre la Terre et la Lune, ce n'est pas un problème. Du moins ce n'est pas le tien ! Mais de toute façon ce n'est pas un problème. Que l'homme soit différent de la femme psychologiquement, physiologiquement, que cela donne des problèmes, ce n'est pas un problème ! Cela est !

Alors comment vas-tu utiliser ce qui est ?

Et à partir du moment où tu vas penser de cette manière-là : “tiens comment je vais utiliser cette chose là qui est différente de l'autre.” Tu cesses en toi un conflit, tu libères donc une énergie, celle qu'autrefois tu utilisais pour le conflit. Et cette énergie que tu libères tu vas, non seulement l'utiliser pour résoudre certains de tes problèmes, mais aussi pour trouver les lois qui vont te permettre d'utiliser cette chose différente, qui fait ton interrogation et qui t'attire.

Ce qui veut dire que moins tu vas nourrir tes conflits, moins tu vas créer de problèmes, et à propos de tout, comme par exemple même de Dieu. Dieu est un problème pour l'Humanité ! C'est d'ailleurs parce que vous avez ce problème que vous venez discuter avec moi, parce qu'on essaye ensemble de résoudre ce problème, n'est-ce pas ?

Comme je te l'ai déjà dit, Dieu n'est pas mon équation. Ce n'est donc pas moi qui vais résoudre ton problème. Il n'y a pas de problème pour moi.

La question de Dieu existe-t-il ? S'est-il endormi entre temps ? Doit-on le réveiller ? Comment on le réveille ? Qui sommes-nous ? Ce n'est pas mon problème !

Je vois que le monde est, le monde tourne, les hommes laissent, les hommes respirent. Je connais certaines Lois, je t'ai parlé de certaines Lois, je ne t'ai pas parlé d'autres Lois. Je vois, je fais, je vis. Et en faisant et en vivant, je progresse vers Dieu qui, donc, n'est plus un problème, puisque je vais vers cette Lumière.

“Je vois, je fais, je vis.”

Tandis que si on ne comprend rien, c'est-à-dire si l'on identifie toute la vie comme étant un énorme problème :

Je ne sais pas comment on parle, on doit me l'enseigner quand je viens au monde. Je ne sais pas comment on écrit, je ne sais pas comment me comporter dans la société. Je ne sais pas, même à mon travail, ce qu'il est le mieux de décider et comment je dois exactement m'exprimer. Je ne sais même pas quelle profession choisir. Elle m'est tombée dessus. Je ne sais même pas si je dois changer de profession. Je ne sais pas quel homme je dois épouser, quelle femme je dois épouser. Si je dois faire un enfant, dix enfants. Si je dois m'accoupler le jour X de telle Lune pour être sûre de n'engendre que des lions ou des cancers ou des scorpions ou des verseaus ou des béliers. Tout cela, tout cela est un problème pour toi !

Et lorsqu'en plus tu arrives dans ta cuisine pour faire à manger, tu t'écries : “Et en plus, je ne sais pas faire le gratin ! Même ça, je dois l'apprendre !”

La première des sciences dont tu dois te soucier, dont tu dois t'enrichir, cette première des sciences, c'est de ne plus rien prendre au tragique.

 

Ne plus rien prendre au tragique

Première science.

Ce n'est donc pas la science qui nous permet de résoudre la distance de la Terre à la Lune ou de résoudre les grandes équations mathématiques. C'est tout simplement acquérir un état d'esprit.

Je ne pense pas à la vie comme étant un problème à cause de ses énigmes, de ses mystères et de ses aspects indomptables. Je vais utiliser la vie. Sois rusé ! Sois rusé !

Si tu avais vécu parmi les Mongols, comme moi, comme j'ai eu l'occasion de le faire, tu verrais ce qu'est véritablement la ruse et cela te rendrait éminemment spirituel ! Les Mongols ne sont pas développés mentalement comme l'occidental l'entend. Le Mongol n'est pas intellectualisé comme l'occidental l'entend. Cependant, il arrive à de véritables traits de mentalisation, d'intellectualisation. Il serait même plus malin que toi dans beaucoup d'aspects ! Parce qu'il est rusé ! Et il est rusé pourquoi ? Parce qu'il observe. Et il observe pourquoi ? Parce qu'il ne s'est pas dit : “Je suis l'enfant du bon Dieu. Le bon Dieu m'a largué sur Terre, en plus sans les langes et depuis je cours après ma couche ! Où est papa ? Où est maman ? Il faut qu'on me change !” Non.

Le Mongol ne s'est pas dit “Dieu est mon père et il m'a abandonné et il m'a abandonné et la Vierge Marie qui n'est pas revenue, qui n'est pas revenue.” Le Mongol dit : “Dieu, c'est moi-même.”

Cela n'est pas vécu pour autant comme un trait de supériorité par rapport au cheval qu'il va monter la minute d'après. Ce n'est pas vécu comme un trait d'orgueil. “Tiens, je suis Dieu donc le roi de l'Univers.” Il ne dit pas “Je suis Dieu”, en pensant : “Moi l'homme, je suis déjà divinisé parce que Dieu est ma substance.” Non. Il pense et il dit “je suis Dieu” parce que c'est la nature de toute chose. Parce que cela lui est aussi naturel que la respiration. Parce que cela est aussi naturel, par exemple, que de regarder le Soleil.

Pour lui, il n'y a pas de supériorité. C'est un fait.

L'occidental est torpillé dans la démarche de sa pensée. Ce qui fait qu'il va ramener, sans arrêt, vis-à-vis de n'importe quel concept, vis-à-vis de n'importe quelle démarche intellectuelle, le problème de l'infériorité et de la supériorité. Cela crée toute une suite de problèmes que l'on ne peut pas résoudre !

L'homme, la femme sont différents. On ne peut pas résoudre cette différence. Maintenant, quant à savoir lequel est supérieur, lequel est inférieur, c'est une pensée occidentale. Ce n'est pas une pensée d'un pur Mongol. Le pur Mongol va penser : “Tout le monde est esprit. En plus de cela, certains ont la capacité de porter des enfants. On les appelle les femmes.”

L'occidental a commencé très tôt à penser en termes d'infériorité et de supériorité. S'il ne s'était pas identifié à cette infériorité et supériorité, je peux imaginer que le problème n'aurait pas été bien grave. Cependant, un problème gigantesque a surgi sitôt que son intellectualisation s'est prononcée.

C'est qu'il a ainsi classifié toutes les espèces vivantes !

Un cafard, c'est inférieur.
Un arabe, c'est inférieur.
Un noir, c'est inférieur.
Un juif, c'est supérieur, mais alors, il faut vraiment qu'il fasse un effort. Et il ne faut pas le dire trop fort, il serait trop content.
Et de là, il en a ensuite pensé que le blanc, alors le blanc, pur blanc, ce blanc-là, c'est ce qu'il y a de mieux ! Ce qui fait que de manière collective, le blanc se sent être dans la classe supérieure des esprits !

Mais voilà que la vie collective ne suffit pas. Il y a ensuite la vie de groupes plus restreints, comme la vie de quartier, la vie à l'école, la vie au travail. Et dans ce groupe-là, on fait de nouveau des joutes et des catégories. “D'accord, je suis un blanc, je fais partie des plus intelligents, mais il y en a un qui est encore plus blanc que moi, là. Il est encore plus intelligent, il me semble. Alors il faut que j'obéisse, alors il me domine, alors il est le chef, alors je dois suivre, alors ceci, alors cela...”

À force d'identifier ainsi supérieur et inférieur, l'homme devient fou. Je ne peux pas dire autre chose, il devient fou.

“À force d'identifier ainsi supérieur et inférieur, l'homme devient fou.”

 

L'homme fou

Si l'on imagine un homme qui est l'incarnation complète de ces catégories, de cette forme de pensée de manière catégorique, cet homme est fou. Il ne peut pas donc, ni avoir une relation avec les autres, puisqu'il n'a pas de relation avec les autres, il a des relations avec des inférieurs ! Il aura forcément des difficultés d'expression. Pourquoi parler puisqu'il est supérieur ? Qui le comprendrait ? Seul Dieu le comprendrait ! D'ailleurs il l'avoue franchement : “Dieu est mon seul ami. Je mange à sa droite. La dernière fois, j'ai refait la boutonnière de Jésus.” C'est ce qu'il pense.

Il y a, comme cela, une multitude d'hommes en incarnation. Et non seulement en incarnation mais aussi en train de diriger certains postes importants, en train de faire l'éducation de leurs enfants et de faire plier toute sa famille sous leurs lois, leurs opinions, leur grand état.

Quand je dis “homme”, ne pensez pas que je parle que de la jante masculine. Il y a aussi les incarnations féminines accablées de ce genre d'existence. Généralement, quand cela touche une incarnation féminine, la femme va l'exprimer moins au foyer et plus dans le travail et, en grande proportion, pas seulement dans le travail mais surtout dans la religion. Eh oui, surtout dans la religion ! Pourquoi ?

Tout simplement parce que la femme, en pensant de cette façon-là, en pensant que seul Dieu est digne d'être son meilleur ami, la femme va créer une sorte d'exclusivité. En pensant de manière exclusive, et absolument exclusive, que Dieu est son seul ami ou que les Saints sont ses seuls amis ou que les esprits sont ses seuls amis, elle va automatiquement s'engager dans la voie que représentent les monastères, les couvents, etc.

Parce que la femme veut se donner totalement, alors que l'homme, constitué de la même manière que cette femme-là, ne va pas forcément s'exprimer le plus souvent dans le monde spirituel mais plutôt dans le monde professionnel. Parce que l'homme veut pouvoir agir, l'homme ne veut pas se donner à Dieu, même s'il est son meilleur ami, il veut pouvoir représenter Dieu sur la Terre. Donc il va rester dans un cercle très actif, dans des professions, par exemple. Ou bien s'il s'intéresse à la spiritualité, la spiritualité sera pour lui une profession et il représentera, Dieu.

Ces petits clichés que je vous donne à droite à gauche et qui éparpille le discours sont là pour vous illustrer, vous permettre de mieux comprendre ce qui se passe sur la Terre, ce qui s'est passé dans la vie et dans la tête de vos frères et soeurs pour en arriver là. Et lorsque vous comprenez l'engrenage, non seulement vous savez l'éviter mais vous ne vous sentez plus dominé, vous ne vous sentez plus accablé. Car vous comprenez, instantanément, que vous avez affaire à quelqu'un qui se trompe, à quelqu'un qui est malade, à quelqu'un qui est peut-être même devenu fou ! Alors pourquoi vous sentir concerné ?

Changez de place !

 

Changer de place

Si cela se passe dans votre quartier, ne soyez pas attaché à vos meubles et à votre maison, changez de quartier ! Et ne me dites pas : “Oui mais je ne peux pas changer de maison parce qu'elle est près de l'autobus et l'autobus m'emmène au travail !” Tu prendras deux autobus mais au moins tu seras loin de cet individu fou ou déséquilibré.

Si cela se passe dans ton travail, change de travail. Tu vas me dire : “Mais c'est impossible ! Pastor, tu ignores le taux de chômage !” Je sais tout ce qui se passe. Je le sais non seulement parce que, comme vous, j'observe la planète. Je sais, je vois, j'entends. Mais je le sais aussi parce que quelquefois je me prends à penser : et tiens, et si je voulais véritablement m'insérer dans la foule, comment je m'y prendrai ? Et je vois bien que moi non plus je ne trouverai pas de travail !

Simplement, laisse-moi te dire cette chose. Quand je te propose par exemple même éventuellement de changer de travail, si cela se passe à ton travail, laisse-moi te préciser qu'il ne faut pas faire les choses n'importe comment. Quand je te propose des changements, quand je te propose des mutations, je ne te dis pas : puisque je te l'ai dit, l'énergie est sur toi, dès demain donne ta démission, dès demain divorce, dès demain abandonne ! Fais la chose correctement. Pense la chose avant de la faire, prévois-la, mets-la en place et puisque tu la fais avec une intention dirigée, une intention connue, une intention valable, tu verras qu'en peu de temps les opportunités viennent vers toi. Et même s'il y a du chômage partout, tu trouves un emploi.

Alors laisse-moi te dire encore un petit détail. Je tiens absolument à rentrer dans tous les détails pour que le conseil non seulement soit pratique, mais pour que tu n'aies pas à venir me reprocher de t'avoir mal conseillé.

Admettons que tu as développé, déroulé toute la démarche comme je viens d'en parler. Cela ne veut pas dire que tu vas trouver l'emploi équivalent à celui que tu avais. Car il ne faut pas oublier quelque chose, le bon Dieu aide, c'est vrai. Les anges gardiens aident, c'est vrai. Mais il est quelque chose d'encore plus vrai, c'est qu'il ne faut jamais attendre de miracles !

Or, l'homme, dès qu'il fait quelque chose au nom de Dieu, au nom de la liberté, dès qu'on lui parle des anges gardiens qui vont l'aider à faire cette chose, se dit : “Eh bien, je n'ai qu'à ouvrir mes orteils en éventail, le miracle aura lieu !” Non ! Rappelle-toi que chaque fois que tu prends une décision, chaque fois que tu vas accomplir quelque chose, c'est une tâche dont tu te charges.

Je t'ai proposé l'exemple du travail, je t'ai proposé d'éventuellement changer de travail. Je te rends attentif au fait que peut-être tu peux trouver un emploi équivalent, peut-être pas. Et qu'à ce moment-là, c'est le prix qu'il faut payer pour avoir décidé de changer quelque chose dans ta vie. Pour être donc devenu un être pensant, un être conscient, qui veut changer les conditions de sa vie.

Tu vas me dire : “Mais alors l'argent n'est pas prévu comme étant une condition d'existence ?” Eh bien non, pas toujours ! Pas forcément ! Mais cela ne veut pas dire que tu dois accepter n'importe quel petit emploi parce que j'ai dit qu'éventuellement tu ne trouverais pas un emploi équivalent ! Cela ne veut pas dire non plus que tu dois rester dans cet emploi qui peut-être n'est qu'intermédiaire !

Souple ! Sois souple ! Même quand tu penses à propos de mes conseils, sois souple ! Sois souple et pense-les de manière intelligente. Ne les pense pas comme des guides absolus.

Si je pouvais te faire une confiance totale, celle de croire que tout ce que je peux te dire, tu vas le penser intelligemment, cela me permettrait de faire des discours beaucoup plus courts.

 

Le but de l'homme

Le but donc de l'homme, je parle bien de l'homme, c'est de devenir, petit à petit, par ses expériences, en s'apercevant d'abord qu'il est bien au monde et qu'il est bien dans ce corps-là et pas dans un autre et pas ailleurs, de devenir une pensée.

Mais une pensée qui ne soit pas simplement : “Tiens, je vais penser philosophiquement. Tiens, je vais penser à propos de telle chose.”

Pour nous, la pensée c'est l'action. Toute pensée qui reste dans la cervelle pour nous ce n'est pas une pensée. C'est un rêve, une aspiration, une errance de l'esprit, une divagation, une supposition, mais ce n'est pas une pensée. Sache-le et comprend-le très fort parce que même si tu n'as compris que cela ce soir, eh bien je ne serai pas venu pour rien.

Pour nous, la pensée est une action.

“La pensée c'est une action.”

La pensée c'est l'action.

Pensée - Action

Ce n'est pas la pensée dans la tête, non.

Ce qui veut dire que les milliers d'heures que tu aurais pu passer à philosopher c'est très bien, c'est un art, c'est un sport. C'est un art extraordinaire, pouvoir penser à propos de Dieu et de tous ses saints, à propos du grand architecte et de tous les devas et de tous les kumaras, à propos des chakras, à propos des enzymes, à propos de tout ce qui compose un corps humain, c'est très beau, c'est un art ! Mais ce n'est pas le point central de ton existence. Et ce n'est pas par cela que tu existes et ce n'est pas même cela qui peut t'amener à exister de la véritable existence dont je te parle.

Cet art est beau, c'est comme jouer du violon, c'est comme jouer du piano, entraîne-toi si cela te plaît, fais-le si tu y prends plaisir et qu'en plus tu peux initier d'autres personnes à cet art. Mais pour ce qui est de développer le point d'existence, le point depuis lequel tu es, alors il faut passer à l'action !

“Pour ce qui est de développer le point d'existence, le point depuis lequel tu es, alors il faut passer à l'action !”

 

Passer à l'action

Alors te voilà tout embêté, n'est-ce pas ? “Tiens, je ne vois pas mon cerveau en train d'un seul coup et soudainement devenir un réseau d'action.”

Et pourtant, et pourtant, c'est la vérité !

Pour l'instant, par l'occidental, moyen et traditionnel, le cerveau est perçu comme le réseau des pensées, le réseau où l'on interprète les émotions, les sensations. Eh non ! On ne parle pas du même monde, on ne parle pas du même cerveau, on ne parle pas du même homme !

L'homme auquel je pense, le cerveau que je connais, c'est un réseau d'action. Il se rend compte d'une chose, il se rend compte de ce que cela devrait être ou pourrait être et il agit pour que cela devienne.

Quand je dis cela, je veux encore apporter un détail, apporter une précaution. Attention ! Cela ne veut pas dire que je vous pousse à devenir actif, comme si seule l'action était la raison d'exister, comme si seule l'action était le but de l'existence. Je ne vous propose pas de devenir des activistes, absolument pas ! Non !

L'action doit être précédée de la pensée. En ce sens-là, uniquement, elle est une action véritable et authentique.

S'activer, produire une multitude d'actions sans que la pensée ait précédé, cela n'est pas exister. C'est produire toutes ces actions, d'accord, mais c'est aussi perdre, comme on se perd dans une rêverie, quand la rêverie ne serait même que intellectuelle. Beaucoup de personnes se perdent dans l'action et deviennent des automates. Ils ne sont plus finalement qu'actionnés par l'action elle-même qu'ils ont mis en route.

Et c'est là le drame, par exemple, de certaines de vos idoles, que sont les chanteurs, les acteurs.uIls ont créé une action, ils sont rentrés dans l'action, l'action continue, presque malgré eux-mêmes, et ils sont vécus par l'action elle-même. Ce n'est plus eux qui vivent l'action. C'est là que l'acteur ou le chanteur, l'idole, perd l'équilibre et, mangé par son image, commence à se cacher du public, porte des lunettes noires, met des perruques, des fausses barbes. L'individu devient complètement névrosé. Pourquoi ? Parce que c'est l'image, c'est l'action, c'est l'image en action qui maintenant vit aux dépends de l'individu qu'il a créé.

Donc il ne s'agit pas d'être activiste, il s'agit bien en deux temps, de penser et d'agir.

Rappelez-vous toujours cette feuille, une moitié noire, une moitié blanche. Je pense et je fais.

Ce qui veut dire que désormais mes actions vont être en fonction de ma conscience !

Je ne vais plus me dire : “Tiens, on m'oblige à faire ceci, on m'oblige à faire cela. Ou bien tiens, je ne peux pas faire autrement parce que tout le monde fait comme cela ! Je ne peux pas faire autrement parce que le monde entier fait comme cela !”

À partir du moment où moi je vais penser et agir en suite logique de ma pensée, je vais faire produire une action en fonction de ma conscience. Parce que ma pensée à ce moment-là est une conscience, la conscience que j'ai de la chose, que je vois et que j'essaye de transformer.

Par exemple, et puisque cela est quelque chose de fortement installé dans le pays qu'est la Suisse, tout ce qui est recyclage, tout ce qui est recyclage, vous le faites parce que cela est en fonction de votre conscience.

Vous avez pensé : “il y a un problème, on crée un problème avec ces déchets, on pourrait les utiliser !” Cette pensée qui s'est souciée de quelque chose, s'est rendue compte de quelque chose qui est vrai et qui existe est devenue donc conscience.

Il y a eu action. Et les Suisses ne se sont pas dit : “Non ! Nous n'allons pas recycler parce que les hindous ne recyclent pas ! Non, nous n'allons pas recycler parce qu'en Algérie on ne recycle pas ! Non, on ne va pas recycler parce que je me demande si sur Jupiter on recycle et tant que j'ai pas la preuve je ne vais pas recycler !”

Pensée qui a vu quelque chose, qui a pris conscience, qui agit en fonction de cette conscience. Et quand j'ai quelque chose, je sens quelque chose depuis ma conscience et que mon action est dirigée depuis là, alors c'est contre le monde entier, s'il le faut, que je vais faire selon ma conscience.

C'est ce qui explique certains comportements héroïques. Pourquoi quelqu'un qui après tout jusqu'alors était un monsieur tout le monde, un monsieur même pas plus intelligent que monsieur tout le monde, pourquoi, d'un seul coup, le voilà beau, grand, soit de fraternité, soit de partage, soit de générosité, soit de tolérance. On ne le savait pas si brillant ! Parce que d'un seul coup il a pris conscience de quelque chose, sa pensée a observé, il a vu la réalité de la chose, il l'a vu telle qu'elle était, non pas telle qu'il a envie de le voir, telle que les autres disent qu'il faut la voir, telle que ses projections internes lui proposent de la voir, non. Il l'a vu comme elle existe. Et c'est là qu'il a pu devenir surhumain parce qu'il s'est dit : “Je la vois comme ceci, les autres pensent comme cela, je vais faire comme ceci.”

 

Surhumain

Chaque fois que tu fais contre l'opinion publique, contre l'opinion générale, tu deviens surhumain.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que ce qui t'a, donc, permis d'identifier quelque chose dans ta réalité et d'agir, c'est parce que tu as pris contact avec toi-même et avec la chose.

Pas contact avec ce que les autres pensent de la chose. Et ce qu'ils pensent de la chose provient de quoi ? Non pas parce qu'ils pensent quelque chose, ils n'ont même pas observé, ils n'ont même pas regardé. Ils pensent parce que les autres lui ont dit de penser. Ou bien ils pensent parce qu'ils ne trouvent rien d'autre à penser. Et ils ne trouvent rien d'autre à penser, parce qu'ils n'ont pas observé. Ils pensent qu'il faut être très savant pour s'expliquer telle ou telle chose, qu'il faut être très savant pour prendre telle et telle décision.

Ce qui fait que, par exemple, rendre ce que vous appelez la justice devient quelque chose de très compliqué parce que la plupart des personnes vous diront : “mais non, je ne suis pas assez grand pour rendre justice. Il faut être un juge très intelligent, il faut être un avocat, il faut être un juré trié sur le volet, il faut être intelligent.”

Non, la justice n'a rien à voir avec l'intelligence ! La justice c'est du bon sens ! C'est de la communication rétablie, c'est de l'amour partagé ! Ce n'est pas du tout un acte de l'intelligence, non.

“La justice n'a rien à voir avec l'intelligence ! La justice c'est du bon sens ! C'est de la communication rétablie, c'est de l'amour partagé !”

La preuve c'est que vos juges sont très intelligents et qu'ils ont toutes les peines du monde à rendre justice. Si bien qu'ils s'en remettent à des jurés. Si bien que même, quelquefois, je surprends certains d'entre eux en train de finalement se mettre à croire au bon Dieu et de demander au bon Dieu de se charger de cette affaire.

Et le bon sens provient uniquement de ce que je suis et je suis face à l'autre, je suis et je suis face à l'événement, je suis et je suis face à l'objet.

Bien sûr, il est vrai, même si je suis totalement face à la chose, l'individu, l'événement, il va y avoir plusieurs façons d'être, ça c'est vrai ! Si je suis un enfant, j'aurai une certaine façon d'être. Si je suis un adulte, une certaine façon d'être et d'envisager la chose et de réagir face à la chose. Si je suis un individu encore un peu profane ou un initié, je vais aussi approcher la chose d'une manière différente. Cependant pas opposé. Voilà ce qui réconcilierait tout le monde sur la Terre !

Il y aura différentes approches mais pas des approches opposées, non !

Parce qu'à partir du moment où chacun approche un événement, une personne, une chose depuis son réel point d'existence, je suis sur la bonne voie. Je ne vais pas pouvoir comprendre l'entier de la sagesse que je devrais mettre en action pour me comporter vis-à-vis de tel événement. Cependant, le peu de sagesse que je vais comprendre pour me comporter face à l'événement sera suffisant pour que déjà je me comporte d'une manière sage ! Donc je suis sur les rails, comme vous dites vous-même. Et si je suis sur les rails, c'est donc que je suis dans le juste. Et si je suis dans le juste, eh bien, qu'est-ce que ça peut faire d'y être un peu, beaucoup ou énormément ?

Tu y es ! Voilà ! Tu as rempli ton devoir, tu as rempli ta mission ! Tu peux enfin non seulement être fier de toi mais avoir de l'estime à propos de toi-même. Ce qui te manque le plus.

Parce que l'orgueil ne fait pas tout ! Il y a des gens très orgueilleux qui ne s'estiment pas pour autant. L'orgueil n'est qu'une façade vis-à-vis des autres. Ne pensez pas que les orgueilleux ont une très grande estime d'eux-mêmes, c'est faux ! Certains, oui. C'est vrai. Mais la plupart, non ! Ils ont d'ailleurs utilisé l'orgueil pour cacher la mauvaise estime qu'ils ont d'eux-mêmes, cacher ce gouffre, cacher cette blessure ! Afin qu'on ne leur parle jamais de cette blessure, afin que personne ne puisse venir taper sur cette blessure.

Donc l'important c'est que tu sois dans la voie.

Ne te lamentes pas à propos d'y être d'une manière débutante, d'une manière affirmée, d'une manière éclatante comme le grand initié que tu voudrais être ! Mais qu'est-ce que le monde serait si tout le monde était initié ? Qu'est-ce que je ferais, par exemple ? Notre problème ce n'est pas de voir des différences de niveaux, de voir un profane, un disciple et un illuminé. Je m'en moque des niveaux, je ne vis pas avec des catégories !

Non ! J'ai renoncé aux catégories, inférieur, supérieur, je ne sais même plus comment cela s'écrit. Non, ce n'est pas dans ma tête et cela ne pourrait même pas y revenir. Tout simplement parce que lorsque tu as unifié les deux fonctions du cerveau, qui en fait ne demeurent pas véritablement dans le cerveau, cela demeure dans l'homme. Il pense qu'il y a véritablement un noir obscur et un blanc très clair alors que pour moi le noir n'est pas obscur, il fonctionne autrement. Le blanc n'est pas forcément clair, il fonctionne autrement. Mais l'homme envisage cela comme des différences de luminosité, comme une intense ténèbre.

Et à la suite de cela, le malheur d'exister arrive sur lui. Ses plaintes vis-à-vis d'un bon Dieu maladroit commencent à sortir et à se mêler à sa prière. Ce qui fait que sa prière ne peut plus être un acte magique, cela devient une complainte de veuves éplorées : “Ah Seigneur, pourquoi es-tu si compliqué ! Ah Seigneur pourquoi tu as fais des voies si impénétrables ! Seigneur, pourquoi ne m'as-tu pas donné cette petite lanterne pour y aller quand même dans ces voies impénétrables ? Ah Seigneur ! Si tu nous avais donné une guirlande de Maîtres sur la Terre pour qu'ils puissent nous donner le Chemin !”

 

La forme-pensée pour être tranquille

Il y a tellement de plaintes que nous avons eu recours à un petit stratagème, que je vous confie parce que cela permettra une petite récréation. Nous avons créé une forme-pensée. On s'est dit qu'on ne peut pas écouter toutes ces complaintes sans arrêt, qui sont infondées et insensées de toute manière. Cela provient de souffrances très sérieuses. Nous allons essayer de résoudre les problèmes, les ignorances qui amènent ces souffrances, mais pourtant nous ne pouvons pas les prendre au sérieux puisqu'elles sont insensées. Cependant, ces complaintes, ces plaintes, ces cris arrivent, s'élèvent dans la substance de l'Univers.

Et pour éviter qu'elles arrivent jusqu'à nous et que cela nous dérange dans un travail qui doit être précis, puisque vous devez en être les bénéficiaires, alors nous avons créé une forme-pensée. Et nous avons d'ailleurs bien fait croire à cette forme-pensée qu'elle existait et qu'elle avait une réelle existence. On lui a dit : “Voilà, tu existes, tu es véritablement et nous te respectons puisque tu es véritablement et tu dois te charger de tous les problèmes de l'Humanité ! Regarde tous les problèmes qu'il va y avoir ! Regarde à quel point tu vas être importante ! Importante toi la forme-pensée ! Regarde comme les hommes ont à te parler et tout ce qu'ils ont à te dire !”

Et la forme pensée qui a cru à son existence puisqu'on lui a dit “Ah ! Oui, tu existes”, s'est dit : “Oui je vais être très importante ! Moi je suis quelqu'un de très important !” et elle se met à l'écoute de toutes vos complaintes. Mais puisque ce n'est qu'une forme-pensée et qu'elle n'a pas de cervelle, elle ne fait qu'écouter et elle croit que cela est son seul travail. Et c'est pour cela que chaque fois que vous priez, que vous suppliez du fin fond de votre problème et que vous racontez votre problème en long, en large, avec des virgules et des pointillés, il vous semble que vous ne recevez pas de réponse, parce que cette forme-pensée ne fait qu'écouter !

Et je n'ai pas envie d'être acide, cependant l'envie de rire m'y pousse ! Car j'ai un villain d'un défaut, vous savez, j'ai toujours envie de plaisanter. Cependant j'ai envie de vous dire, puisque la plaisanterie m'y pousse, que c'est un peu comme au confessionnal. Vous vous confessez, vous vous confessez, vous vous confessez et le curé vous dit : “Mais oui, mais oui Amen, mais oui, Amen, mais oui, Amen, fais deux Ave et trois Pater !” Et c'est exactement ce qui se passe avec cette forme-pensée.

Pourquoi elle fonctionne de cette manière-là ?

Parce qu'étant donné que ce n'est qu'en fait un tampon pour que nous gardions une certaine paix afin de véritablement travailler, pour vous et sur vous et en vous, nous n'avons pas doté cette forme-pensée de l'intelligence nécessaire pour intervenir. Si nous l'avions doté d'une intelligence, quelle qu'elle soit, elle serait devenue instantanément et sous nos yeux un ange. Cependant nous, nous n'avons pas le droit de créer, de créer de cette manière-là, de créer des anges, des créatures qui aient véritablement une vie. Pourquoi nous n'avons pas le droit ?

Parce que nous respectons les cycles. Parce que nous respectons, d'abord, l'envie de vivre qu'ont les êtres qui sont déjà créés. La nécessité de vivre qu'expérimentent les êtres qui ont déjà connu quelques incarnations. Pourquoi créer, donc, un être supplémentaire ? Dont nous serions en plus totalement responsables, que ce soit dans ses actions mais aussi dans ses peines existentielles, dont il faudrait s'occuper initiatiquement. Ouh ! La la ! Tout un travail ! J'en ai assez à faire avec vous, je ne veux pas me charger en plus de cela ! Il n'en est pas question !

Cette forme-pensée n'est donc qu'un tampon mais ce n'est pas du tout pour vous duper que nous l'avons créée et que je vous en parle. Ce n'est pas pour se moquer de vous, absolument pas ! C'est pour créer une cloison qui éponge tout ce qui est réclamation insensée.

Par contre, les réclamations sensées passent au travers de cette cloison. Tout simplement parce que la forme-pensée n'entend pas ce qui est sensé, elle n'a été créée que pour l'insensé ! Donc cela la traverse et cela arrive jusqu'à nous.

Quand je dis “les réclamations sensées”, cela ne veut pas dire qu'une fois de plus, nous avons fait le tri entre les souffrances typiquement humaines dont nous ne voulons pas et les réclamations très spirituelles auxquelles nous répondons, n'est-ce pas ? Non ! Autrement dit, nous n'avons pas créé un tampon pour ne pas entendre que tu te plains d'avoir mal au ventre, mal aux genoux, mal parce que tu as une maladie, et que nous n'entendrons que le cri que tu vas lancer quand tu nous diras : “Prends-moi, utilise-moi ! Je me mets au service de l'Humanité !” Non, ce n'est pas ce partage-là que nous avons fait.

Nous entendons tes plaintes quand elles sont sensées, c'est-à-dire que nous n'entendons pas la plainte de la femme trompée qui nous demande, d'une manière très rapide, parce qu'en plus les êtres humains demandent tout d'une manière très vite. Il faut que ça se fasse dans la soirée, dans le week-end ou avant les vacances de Pâques. “Je dois perdre 5 kilos avant le mois de juillet ! Je dois trouver 5 000 francs avant les vacances de Noël ! Mon mari doit me revenir avant telle date ! Ma femme doit me revenir avant telle date !” Ce qui est très drôle, d'ailleurs, c'est que de temps en temps on nous accorde des sursis. On nous dit : “Bon, j'ai remarqué, tu n'as pas très bien entendu la dernière fois. Je te donne encore 3 mois !”

Quoi qu'il en soit, on essaye toujours de répondre à la demande. Même délirante, il y a une demande, une demande, pas toujours celle que tu articules.

Lorsque nous voyons par exemple une femme éplorée, nous réclamer le retour de son mari dans les 24 heures. Pour nous le problème n'est pas la femme trompée qui nous réclame le retour de son mari. Pour nous, le problème se pose au niveau de l'entendement. Qu'est-ce qu'un couple ? Plus loin que le couple, qu'est-ce que la vie ? Qu'est-ce que l'incarnation ? Que sont les échanges entre les êtres humains ? Soient-ils différenciés en homme ou femme ou pas ? Et selon le degré d'entendement de la personne, nous pouvons prévoir que la personne va s'arrêter à la première étape de la question. C'est-à-dire simplement se demander, tiens, oui, après tout, qu'est-ce que c'est un couple ? Peut-être réviser les idées à propos du couple. Si la personne est un peu plus douée, nous pouvons prévoir qu'elle ira plus loin et qu'elle va se dire à la suite : “Oui mais, qu'est-ce que la vie en somme ?”

Ce qui fait que la réponse que nous allons envoyer, ce n'est pas ton mari va revenir dès demain avec un bouquet de fleurs sous le bras. Ce sera peut-être une rencontre qui va être organisée avec un groupe qui va lui apprendre à penser et envisager la vie, l'incarnation, autrement. C'est peut-être un ami qui va s'ouvrir à cette personne et l'aider, petit à petit, à vivre la chose autrement, sans s'y perdre et sans y perdre non plus sa dignité. C'est peut-être une ouverture spirituelle qui va avoir lieu pendant la méditation, si la personne est douée pour la méditation. Cela ensuite s'organise de manière très différente selon ce que permet la personne qui demande, selon ses talents, selon les actions qu'elle fait déjà, selon les ouvertures qu'elle a déjà ou pas.

Et si, en plus, tous ces changements-là font revenir le mari, alors là, je te l'avoue, on y est vraiment pour rien !

  • Rires

C'est vraiment le tien de miracles ! C'est vraiment ta création, c'est vraiment ton succès, c'est vraiment ta victoire ! Mais je sais qu'on ne me croira pas. Et je sais qu'inmanquablement, on viendra me brûler un cierge !

 

Retour au point d'existence

Revenons à ce point d'existence. Je veux le développer profondément. Autrement dit, je souhaite [...]

[...] la cristallisation ne se fait pas par un autre phénomène. Tiens, je suis ouvert pour comprendre la vie autrement. Et puisque je m'ouvre à une autre vie qui est d'un seul coup davantage une vibration, plutôt que simplement une suite d'événements, une suite d'actions, de réactions, de problèmes et de phénomènes, c'est une vibration, à ce moment-là, mon point d'existence se cristallise. Cette vibration va à la rencontre de ce point d'existence et le cuit. Et en étant cuit, il existe.

Ce qui veut dire qu'il y a une multitude de centres dans l'être humain et pas uniquement les chakras que vous connaissez. Il y a une multitude de petits centres qui sont des identités différentes, des pouvoirs différents et qui ne sont pas encore cristallisés.

[...] Quelque chose qui vient d'en haut comme une énergie, qui est donnée, qui entre en soi et qui va faire un petit travail miraculeux, soit d'éveil de conscience, soit d'éveil de Kundalini, soit d'ouverture des chakras. Ce n'est pas que cela l'initiation, ou du moins ce serait faux d'imaginer que ce n'est que cela, ce serait faux. Si tu n'imagines que cela, tu passes à côté de la vie en tant que grand bâton d'initiation, eh oui ! Tu passes à côté !

En attendant que le Maître t'initie, en attendant que l'énergie descende pour t'initier pendant ta méditation, tu ne t'aperçois pas que la vie elle-même peut aller éveiller tous ces petits centres dont je parle, peut aller donc véritablement t'initier ! Mais pour cela il faut faire Un avec la vie, pour cela il faut entrer dans la vie.

 

Entrer dans la vie

Et entrer dans la vie, ce n'est pas seulement avoir grandi et choisi une profession, être allé au travail, s'y maintenir, avoir ce courage d'exister socialement, professionnellement et supporter tous ces problèmes.

Être dans la vie et être au monde, c'est d'abord être la conscience de cela. La conscience de cela ! La conscience d'être au monde ! Et pas simplement répondre avec tes différents petits mois inférieurs - là oui j'emploie le mot - qui eux seuls vont répondre à un problème professionnel, un problème familial, un problème physique, un problème d'esthétique, un problème d'élocution.

Exister et être au monde, c'est l'être depuis cet endroit qui est en toi le capitaine. Toutes les autres énergies, tous les autres états d'âme qui sont en toi ne sont que tes soldats. Pourquoi charges-tu, donc, les soldats d'exister pour toi ? C'est dommage, parce que toi, pendant ce temps, tu n'existes pas. Tes soldats auront eu le plaisir d'exister, à tes dépens d'ailleurs, ta colère existe à tes dépens, ta joie existe à tes dépens. Et toi, quand existes-tu ?

Il faut que tu existes en tant que capitaine.

 

Exister en tant que capitaine

Capitaine, ce n'est pas simplement le symbole qui évoque : “Tiens, je contrôle ma vie, je contrôle tout ce petit monde et je le fais marcher droit !” Ce n'est pas une question de contrôle, c'est une question de conscience.

Je suis dans ce corps, moi, je suis dans ce corps.

Ce n'est pas simplement mon corps qui existe, c'est mon corps que je sens de temps en temps quand il est inconfortable, quand il est serré à la taille, quand il est serré au cou, quand les cheveux tirent parce qu'ils sont coiffés de manière différente, quand je sens moins mes cheveux parce qu'on me les a coupés, quand je les sens plus parce qu'ils ont poussé. Tout cela est la vie des sensations. Voudrais-tu en rester à vivre là ? Non, il ne faut pas ! Ce serait ridicule d'utiliser une incarnation uniquement pour être conscient de tes sensations et laisser vivre tes sensations et dépendre de tes sensations, si bien que quand tu as le foie chargé, tu es mécontent, tu frappes tes enfants.

Exister en tant que capitaine, sans que le capitaine soit le symbole du contrôle, ce que je n'aime pas non plus. Exister en tant que capitaine, c'est savoir que moi, je prends conscience de cette sensation, que cette sensation n'est qu'une sensation. Ce qui fait que immédiatement, elle se trouve limitée dans le monde des sensations. Par exemple, elle en reste au plan physique.

Tiens, je sens que ma jambe tire, fait mal parce qu'elle est mal positionnée. C'est la jambe qui a mal. C'est peut-être ma jambe, mais c'est la jambe qui a mal. Quelqu'un qui ne serait pas assez vivant en tant que capitaine et ne vivrait que par les sensations, dirait : “J'ai mal ! J'ai mal ! Et cela me fait tant mal que cela me rend grincheux et puisque je suis grincheux, il va falloir que quelqu'un paye !”

Quelqu'un qui est un capitaine sans que sa jambe lui fait mal, il essaie de la soulager. Il ne fait pas comme la plupart de ces endormis qui continuent à se faire mal à un endroit, tout en en devenant grincheux et, en devenant grincheux, continuent de frapper sur ses gosses. Beaucoup de personnes perpétuent intentionnellement quelque chose qui leur fait mal.

Par exemple, beaucoup de filles serrent abusivement leurs tailles, alors que cela les oppresse, alors que cela empêche leur digestion et puisqu'elles digèrent mal, elles en deviennent grincheuses. Et c'est un mal qu'elles s'administrent volontairement.

De la même manière, on peut voir toute une catégorie de comportements dûs uniquement aux choses que les gens, les hommes s'affligent, soit parce qu'ils veulent absolument ressembler à ceci ou être respecté pour cela, soit parce qu'ils ont peur d'untel ou d'un événement, soit parce qu'ils ignorent. Mais la part d'ignorance est minime par rapport aux deux autres raisons. Minime ! Si l'on estime uniquement les problèmes dus à l'ignorance pure, on peut dire que le monde ne connaîtrait que très peu de maladies, très peu de problèmes. Mais voilà que vient se mélanger à l'ignorance des paresses, des mauvaises volontés.

Par exemple, le système d'hygiène que vous connaissez aujourd'hui n'a pas de raison d'exister qu'aujourd'hui. Ce système d'hygiène ne provient pas de la connaissance des microbes, comme si c'était la connaissance des microbes qui aurait changé et révolutionné les habitudes des hommes. Non ! Les microbes n'y sont pour rien. La preuve était que tout le monde aujourd'hui connaît les microbes et il y a toujours autant d'individus sales ! Et pourtant, ce même individu va parler des microbes.

Ce qui aurait donc pu faire la même hygiène qu'aujourd'hui, quelle que soit l'époque, c'est uniquement le bon sens et l'ardeur mise au travail ! Seulement lorsque l'on reste insensé, parce que la paresse nous y entraîne, alors on peut craindre tous les manques, toutes les maladies dues au manque d'hygiène !

Nous allons donc essayer de mieux sentir et de mieux comprendre ce capitaine, ce capitaine qui n'est pas l'effort du contrôle, mais qui est la conscience.

 

La conscience

Quand je dis la conscience, n'imagine pas que, parce que je fais appel à quelque chose d'abstrait, nous allons devenir très philosophique et que je vais te perdre en cours de route. Je ne te perdrai pas en cours de route ! Tu n'as pas besoin d'être un éminent philosophe pour suivre. Suis-moi avec ton cœur ! Ouvre-toi ! Suis-moi dans l'expérience !

D'accord, c'est abstrait. Et alors ? Et alors ?

L'amour aussi c'est abstrait. Pourtant tu le connais. Tu peux l'identifier et même faire des leçons là-dessus. Tu peux me dire à quel point ça chauffe ou à quel point ça refroidit, quand ça te prend et quand ça te passe. C'est abstrait pourtant, n'est-ce pas ? Mais c'est un abstrait que tu peux mieux identifier parce que cela passe par la sensation. Eh oui ! C'est ce que tu peux me dire et là tu as raison.

“Eh oui, je peux savoir quand je suis amoureux, je peux savoir quand j'aime, je peux savoir quand je désire parce que tout mon corps, en plus de ma tête, en plus de mon cœur, tout mon corps me le fait sentir, me le fait éprouver !”

L'abstrait trouve donc une expression dans le concret et par là l'homme dit : “Je sais ce qu'est l'amour. Je le connais, je peux le décrire.”

Ton problème donc vis-à-vis de notions que tu imagines totalement abstraites comme la conscience, l'âme, le Moi profond, ton problème c'est comment arriver à faire passer cette chose dans le monde concret afin que je m'en rende compte autant que je me rende compte de la chaleur qui est dans mon corps.

Je ne veux pas dire que tout l'abstrait peut passer dans le monde du concret. Non. Non ! Un certain abstrait restera toujours abstrait. Abstrait pour l'homme qui est dans le concret, mais pas du tout abstrait pour l'homme qui a réussi à s'y hisser. Pour celui qui vit et qui en vit, c'est la substance normale de l'Univers, c'est la substance normale de la Loi, c'est la substance normale de l'Intelligence ou de l'Amour.

“Pour celui qui vit et qui vit de l'abstrait, c'est la substance normale de l'Univers, c'est la substance normale de la Loi, c'est la substance normale de l'Intelligence ou de l'Amour.”

Ce n'est abstrait que lorsque l'on n'a pas pu identifier la chose. Maintenant le fait que cela devienne concret, cela ne peut être opéré que dans une certaine mesure et que vis-à-vis de certains aspects.

Comment allons-nous essayer de palper la conscience ? Comment allons-nous concrétiser cette conscience qui pour l'instant te semble abstraite ?

Alors, d'abord je vais te demander de te décrisper, de ne pas penser qu'un effort va être demandé, de ne pas penser que tu n'es pas intelligent pour entrevoir la chose, de ne pas penser que tu n'es pas suffisamment entraîné à la méditation pour sentir la chose. Il suffit que tu penses ces choses pour que les fermetures s'opèrent ! Je t'ai parlé, au début du discours, de la difficulté de vivre à cause des pensées contradictoires que l'homme crée et qui, d'un seul coup, piègent son énergie, ferment les portes qui pourraient s'ouvrir sur la vérité.

Donc, décontracté ! N'envisage pas le sujet comme étant énorme. On est décontracté.

On va parler de la conscience comme d'un pissenlit !

Je suis dans un champ.

Rêve avec moi ! Accompagne-moi ! On s'amuse !

Je suis dans un champ. Tu vois ton champ ? Il est bien à toi. C'est ton champ. Ce n'est pas le champ du voisin, c'est le tien. Il te ressemble.

Tu marches dans ton champ. Il fait beau. Tu aimes cette promenade. Tu aime marcher. Tu aimes te promener. Tu aimes. Ah oui ! Tu aimes cette promenade fortement ! Tu l'aimes !

Puisque tu aimes cette promenade. Tu aimes ce champ. Tu aimes ce champ énormément. Tu l'aimes ! Tu l'aimes !

Tu aimes tellement cette promenade et ce champ, que ce champ est beau. Il est beau ! Il est beau ! Il est magnifique ! Et comme cette promenade est belle, tu marches bien. Tu marches bien. Tout est beau. Tu marches bien. Puisque tout est si beau, tu n'as pas besoin d'avoir peur.

Tu n'as plus peur. Où est la peur ? Tout est beau ! Tout est beau ! Tout est beau sur ce beau champ, tu n'as plus peur. Alors tu peux respirer la vie.

Eh oui, tu respires la vie, parce qu'elle est belle, parce que tu l'aimes, parce que le champ est beau et que c'est une belle promenade, alors tu la respires.

Puisque tu peux la respirer, en toute confiance, alors tu deviens vivant, extraordinairement vivant !

Tu sens l'arbre et il te passe sa force. Tu sens la Terre et elle te donne sa force. Et tu la sens être cet être vivant si particulier. Tu sens le sens de sa responsabilité, à quel point elle veut absolument accomplir son Service, quelle que soit l'interprétation qu'en font les hommes.

Et d'un seul coup, tu sens l'énergie du Ciel. Tu la respires et tu la sens et tu t'en nourris. L'énergie des étoiles, l'énergie du vent ! Et même s'il y a un orage dans ta belle balade, tu sens l'énergie de l'éclair venir et tu aimes l'éclair à ce moment-là ! Puisqu'il te donne, il ne te fait pas peur !

Être vivant, devenir vivant, devenir ce capitaine, c'est aussi ne plus avoir peur.

 

La peur d'exister

Je parle de la peur qu'est la peur d'exister.

La peur de cette énigme. Tiens on est sur Terre, qu'est-ce qu'on est venu y faire ? Si je suis malade, qu'est-ce que je vais devenir ? Si je n'arrive pas à me marier, qu'est-ce que je vais devenir ? Et si je ne me marie pas avant d'être devenu trop vieux, qui va encore vouloir de moi ?

Cela semble des pensées anodines, n'est-ce pas ? Des pensées tellement quotidiennes ! Et pourtant ce sont de véritables bandits qui saccagent complètement ta capacité créatrice, ta capacité à être heureux, ta capacité à être vivant !

Car si, d'un seul coup, tu te fais tellement de soucis parce que tu voudrais te marier avant d'être devenu trop vieux, donc trop laid. Pendant ce temps, tu manques de sourire, tu manques de chaleur, tu manques d'humour et la fille qui te regarde et qui voudrait bien de toi, tu ne la vois pas ! Ou bien la fille que tu vois et que tu voudrais, tu n'arrives pas à en attirer l'attention. Tout simplement parce que tu as diminué tes énergies en les employant à te faire ce souci-là !

Ce qui fait que, j'y reviens, ta prière n'est plus magique ! Tes pensées ne sont plus magiques ! Eh non, elles ne sont plus magiques du tout !

Je te l'ai déjà dit, comment tu dois prier. Tu ne dois pas prier en réclamant au bon Dieu. Tu ne dois pas prier en expliquant au bon Dieu pourquoi tu le lui réclames. Tu ne dois pas prier en lui donnant les détails de ce qu'il doit te donner !

Tu dois te rappeler de lui ! C'est vrai. C'est pour ça qu'il est bon que dans chaque prière ou invocation - appelez cela comme vous voulez - tu reconnaisses l'existence de Dieu, en disant par exemple “Notre Père qui êtes aux cieux”, pour prendre quelque chose de très connu.

Mais qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'est-ce que doit créer cette pensée ?

“Notre Père qui êtes aux cieux”, cela n'a pas été donné pour que l'homme, de façon très soumise, reconnaisse la grandeur de Dieu et se rappelle en être le Fils ! Essayez de comprendre l'illogisme et l'aspect irrésonable de cette façon de comprendre l'Univers et son fonctionnement.

Si tu dis “Notre Père qui êtes aux cieux” de cette manière-là, tu penses donc que Dieu ne t'entend pas, que tu dois te rappeler à Dieu d'être son Fils et qu'il serait temps qu'il s'occupe de toi. En ayant, même de façon assez inconsciente, en ayant toutes ces impressions-là, tu limites déjà ta prière, tu l'envoies vers cette forme-pensée tampon dont je t'ai parlé, et pas du tout vers nous, pas du tout vers ton ange gardien, pas du tout vers le bon Dieu, pas du tout vers le centre du Soleil, qui est fait pour recevoir, d'ailleurs, les pensées magiques des hommes et les renvoyer de manière à être exaucées. C'est lui le grand tri postal, c'est le cœur du soleil !

On ne peut pas travailler avec autre chose que le cœur du Soleil. Autrement dit l'énergie solaire, pas simplement cette énergie que vous pouvez transformer facilement en électricité, une énergie qui est un peu plus subtile mais qui peut devenir, c'est vrai, très physique, parce qu'elle va pouvoir se mettre à ta disposition, sortir de tes mains, sortir de tes yeux, sortir de ta tête pour devenir un événement dans le monde concret. On ne peut pas faire d'autre magie qu'avec le soleil.

Ne me parle pas de Jupiter, ne me parle pas de Mars, ne me parle pas de Neptune, ne me parle pas de Sirius, ne me parle pas d'autre chose même car j'ignorerais d'ailleurs si tu m'en disais davantage ! Cette magie-là est la magie des éléments. Si tu me parles de Jupiter, de Saturne, c'est la magie des éléments. Je te parle d'une magie totale, la magie qui concerne l'Homme Absolu, le Capitaine. Cette magie-là ne se fait qu'avec le Soleil, donc avec ton cœur ! Eh oui ! Avec ton cœur.

C'est pour cela que quand j'étais fait promener dans le champ, je t'ai dit “Aime, tu aimes ton chant, tu aimes ta balade, c'est une belle balade et tu l'aimes !”, parce qu'il faut que ton cœur s'éveille ! Il faut que ce chakra-là s'éveille !

C'est le seul qui est capable de dire “bye bye !” à la peur, de dire “bye bye !” à tout ce qui, apparemment et d'après toi, te rend tout petit et t'écrase. Sitôt que ta conscience, même de manière précoire, s'installe là dans ce chakra du cœur, ce centre du cœur... Je ne te dis pas que tu n'auras plus jamais peur. Tu auras encore peur, mais tu ne seras plus habité par la peur, tu ne seras plus écrasé par la peur. Tu la ressentiras et elle partira. Parce que, simplement, ton Moi profond, ce capitaine, est là. Et au moment où tu as peur, il va te rappeler que vous êtes deux, toi et lui et que, donc, il n'est pas de raison d'avoir peur, que vous serez forts ensemble.

Bien sûr, tu vas me dire que cela ne peut pas répondre à toutes les situations. Et je dois encore créer une parenthèse, apporter un détail.

Imaginons la situation la plus forte, la plus dense, créant des peurs les plus extrêmes : la guerre. Ce n'est pas parce que tu vas être dans ton chakra cardiaque que tu n'auras pas peur de mourir. Simplement laisse moi ajouter cette chose.

Si ta conscience se place dans ce chakra-là, tu peux craindre pour ta vie, craindre de ne pas avoir suffisamment vécu pour ne pas avoir appris de choses, tu peux craindre de ne pas mourir parce que tu vas laisser les tiens, les enfants, tu peux craindre de mourir parce que tu avais des grandes pensées pour ton pays et tu ne pourras pas les manifester. Cela peut donc t'embêter, t'ennuyer fondamentalement de mourir à ce moment-là. Cependant tu n'as pas peur de la mort parce que le capitaine qui est là se moque de la mort.

Il sait très bien qu'il ne meurt pas. Il se dit : “Tiens, je vais devoir m'extraire du corps, je vais perdre du temps pour aller m'insérer dans un autre corps et Dieu sait encore quelle langue on va m'apprendre, si je vais devoir me mettre au chinois, au russe ou je ne sais quoi d'autre ! Alors que je m'étais bien habitué au français !” Ce n'est donc plus même la peur de mourir à ce moment-là dans des situations extrêmes comme la guerre ou même face à ton assassin. C'est l'ennui ! L'ennui de devoir arrêter des choses que tu aimais faire, arrêter de protéger les gens que tu voulais protéger.

Dans un stade encore plus absolu, cet ennui n'est même plus éprouvé, car tu sais que, depuis l'autre côté, tu vas continuer de protéger ceux que tu aimais protéger et que tu vas continuer d'apprendre ce que tu avais commencé d'apprendre sur Terre car, en vérité, on peut apprendre en haut et en bas.

Donc même face à la mort, le capitaine te dit : “N'aie pas peur, il n'y a pas de raison !”

Alors qu'est-ce que c'est qui te fait avoir tellement peur ? Essayons d'aller voir ensemble ! Qu'est-ce que c'est qui parasite cette énergie, dévie cette énergie, la fixe sur la peur ?

Tu n'as conscience que de la peur et de tes sensations. Et la peur se mêle aux sensations, ce qui fait qu'après tu crains de manquer d'argent. Eh oui, ça devient source de peur ! La peur fondamentale s'est mêlée aux sensations.

Admettons qu'un jour tu as manqué d'argent, tu as vu combien il était inconfortable de ne pas pouvoir s'acheter les vêtements, s'acheter suffisamment de nourriture. Comme la peur est là, fondamentalement, cet inconfort s'allie à la peur et tu as peur de manquer d'argent. Ne pas t'acheter suffisamment de nourriture, c'est la peur de mourir de faim. Ne pas pouvoir t'acheter le vêtement qu'il te faut, c'est la peur d'avoir froid, c'est la peur de ne pas être assez bien habillé pour aller au travail, c'est la peur d'être ridicule en marchant dans la rue alors que l'on n'est pas vêtue selon la mode.

Et là ça devient un cercle infernal, infernal, infernal ! C'est ton enfer, c'est le véritable enfer celui-là !

Alors on va essayer de se sortir de cet enfer. D'abord en comprenant que je n'ai pas à mêler la peur à ce que je prévois comme étant mes manques ou à ce que je sais comme étant mes manques actuels ou futurs. Je dois savoir les dissocier. Parce que, naturellement, ils sont dissociés, naturellement, ils sont étrangers. Ce n'est pas que je vais faire quelque chose de très spirituel et m'efforcer à dissocier ces deux choses qui semblent si bien s'entendre. C'est étranger.

La peur est étrangère, elle est dans son coin, dans son chakra, elle est dans son plexus bien en bas, dans le ventre, dans les intestins, les sensations sont bien à leur place dans un autre chakra, le plexus solaire. Et le capitaine est bien à sa place, assis dans le chakra cardiaque pour commencer sans compter les autres chakras supérieurs. Chacun est dans sa maison, il n'est pas question de laisser la peur venir s'installer dans le plexus solaire. Non, la peur n'a rien à y faire ! Non, absolument rien à y faire !

Si tu laisses l'intrus s'installer, alors ta maison en plus que d'être squattée va être animée d'une manière néfaste ! Et toi qui reçoit tous ces bruits, tu vas croire que la vie est bruyante.

Alors, d'abord, nous dissocions.

J'ai peur, par exemple, admettons, j'ai peur de manquer d'argent. Puisque c'est quelque chose qui concerne non seulement beaucoup de monde mais qui concerne chacun un jour ou l'autre, soit par chômage, soit par changement, soit par des décisions d'arrêter tel et tel genre de travail. Comment donc si je décide d'arrêter mon travail alors que je ne sais pas encore vraiment quoi faire, comment je peux envisager les quelques mois, semaines voire même années, admettons, d'insécurité que cela implique.

Je pense d'abord que la peur est la peur, elle s'appartient à elle-même. La sensation est la sensation, elle s'appartient à elle-même. Si je m'assois désormais sur un cajot au lieu d'un fauteuil de cuir, c'est l'affaire de mon fessier et de mes cuisses, ce n'est pas mon problème ! C'est quelque chose que j'expérimente, d'accord, dans mon corps, puisque je sens mon corps mais c'est l'affaire de mes fesses, ce n'est pas mon affaire. Mon affaire c'est l'importance que cela va avoir dans ma vie.

Est-ce que cela va avoir une telle importance au point que cela remet en cause ma croyance en Dieu, ma croyance dans les Maîtres, ma croyance dans les Anges Gardiens ? Est-ce que je vais me prendre à penser : “Mais tiens ! S'ils existaient ceux-là, ils m'auraient envoyé un coussin ! Ils m'auraient envoyé un miracle, un petit coup de pouce, un petit coup de chance !”

Est-ce que cela va avoir une importance au point que décidément tu renonces à tout ce que tu avais prévu et qui était un bon choix pour retourner à l'endroit qui te permet d'obtenir l'argent suffisant pour redonner un fauteuil de cuir à tes fesses ? C'est tout cela qui devient important, c'est vrai. Et c'est là, véritablement, le moment initiatique, c'est là l'occasion pour toi de faire la différence, d'être alors que les autres ne sont pas.

Ce qui ne veut pas dire que je te propose un comportement héroïque ! Et que même lorsque le bateau coule, je chante encore la Marseillaise ! Non ! Il ne s'agit pas de se leurrer avec un surplus d'optimisme, de se doper l'esprit avec un surplus de mysticisme ! Non !

Il s'agit d'être la clarté. Le bateau coule, voyons si je me rappelle encore comment l'on fait la brasse. Ah, j'ai bu une tasse ! Conclusion, je ne me rappelle plus comment l'on nage. Cherchons la bouée ! Je prends la bouée et je m'entraîne tranquillement à retrouver, naturellement, la façon de faire la brasse. C'est fait avec clarté, clarté.

Celui qui se doperait par un surplus de mysticisme s'accrocherait au mât qui s'enfonce régulièrement et de plus en plus dans l'eau et il continuerait de chanter “Ave, Ave, Ave Maria !” en suppliant que, de l'autre côté, les petits anges l'attendent déjà avec une serviette éponge ! Si possible, rincée avec soupline pour que ce soit plus doux ! C'est connu !

Autant que tu fais d'efforts à mourir, autant que tu fais d'efforts à te sacrifier, autant tu espères que de l'autre côté, il y a toute une petite armée de petits anges rondelets, gentils, prêts à t'accueillir qui vont te féliciter, te consolider, te conseiller ! T'offrir même le dernier nectar et l'ambroisie ! Et que même Dieu, si ça se trouve, en personne, viendra te réconforter !

D'où la grande déception qu'en passant, c'est vrai, de l'autre côté, il n'y a ni anges, ni tambour, ni trompettes, et que tu te retrouves face à tes propres croyances, à tes limites, à tes démons !

Tu te dis : “Mais ils sont encore là, ceux-là, on n'en a jamais fini ! Et voilà ma femme que je croyais bien enterrée et qui revient et elle a encore la poêle à frire !”

  • Rires

“Et voilà mon fils que je croyais définitivement rangé, avec qui je croyais qu'il n'y aurait plus aucun problème, le voilà qui revient, me raconter tous ses problèmes, me refaire tous ses reproches ! Pourtant je ne comprends pas, n'est-il pas encore en incarnation sur la Terre, comment ça se fait qu'il est là devant moi ?”

Alors voilà que étant passé de l'autre côté, tu ne comprends pas. Mais moi je comprends fort bien ! Qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé tout simplement que l'homme ne peut pas fuir ses pensées, ne peut pas fuir ses croyances, ne peut pas fuir ses principes ! Où que tu ailles, ta pensée est avec toi ! Même au fond de la tombe, ta pensée est avec toi et encore plus avec toi que quand tu es incarné !

“Où que tu ailles, ta pensée est avec toi !”

Pourquoi ? Pourquoi ?

La pensée que tu as de ton épouse ou de ton époux, cette pensée-là n'a pas besoin de l'époux ou de l'épouse pour exister, elle est en toi ! Perpétuellement ce rêve, de l'autre côté, se refera, quel que soit le destin actuel de l'époux ou de l'épouse ! Et le problème c'est que tu ne peux plus régler ce problème parce que tu n'as plus l'époux ou l'épouse avec qui parler concrètement. C'est donc véritablement avec toi-même qu'il va falloir résoudre ce problème ! Avec toi-même !

Si tu peux le faire de l'autre côté de la vie, si tu peux le faire au fond de la tombe, cela veut dire que tu peux aussi le faire; ici, maintenant, pendant ton incarnation, vis-à-vis de la personne, elle aussi incarnée. Règle le problème avec toi même d'abord et avec l'autre ensuite.

“Règle le problème avec toi même d'abord et avec l'autre ensuite.”

Eh oui ! Eh oui ! Ne va pas régler le problème avec l'autre en comptant sur l'autre, en t'expliquant vis-à-vis de l'autre ! Cela ne marche pas. Pourquoi ? Parce que l'autre a le problème avec toi, et veut le régler avec toi, en comptant sur toi.

Règle-le avec toi même d'abord !

 

Régler ses problèmes

Lorsque déjà tu peux faire ça, tu deviens un surhomme. Tu appartiens à une autre espèce d'individu. Le capitaine est déjà en train d'exister d'une manière ou d'une autre. C'est le capitaine qui peut t'y guider.

Voyons ! J'ai tel problème qui me vaut sans arrêt des disputes avec l'époux ou l'épouse.

Je ne considère pas que ce problème est créé par moi. Attention ! Quand il y a un problème, je ne te dis pas de te culpabiliser, de chercher la faute en toi. La plupart des problèmes d'ailleurs ne proviennent pas de faute. On cherche toujours un coupable, mais ce n'est pas le coupable qui fait naître la faute. Non, absolument pas !

Tout simplement parce que dans la loi ou dans l'estime générale, disons, dans le fonctionnement de l'Univers, l'idée même du coupable n'existe pas. Le karma n'a pas été créé, il n'existe pas sur le système de culpabilité et innocence. Le karma est un système de réverbération. Tu crées ceci, c'est mal fait, cela te revient mal fait. Tu crées cela, c'est bien fait, cela te revient bien fait.

Donc, quand tu vas chercher à régler un problème avec quelqu'un - je parle bien de quelqu'un, je ne parle pas d'un événement. Pour un événement, il faut s'y prendre un peu autrement - quand tu cherches à régler un problème, essaye donc d'abord de le régler en toi, en évitant de penser que tu peux en naître la faute ou que l'autre peut en naître la source erronée. C'est-à-dire, règle ta part du problème, ta part. Ta part !

Quelle est ta part de responsabilité dans le problème ?
Quelle est ta part de création dans le problème ?
Quelle est ta part de possible intervention dans le problème ?

Et si tu décides d'intervenir, grâce à ces pensées claires, intervient ! Tu peux décider de ne pas intervenir et de laisser le problème exister. Car réfléchir n'implique pas forcément l'action chez l'être humain, j'y suis habitué ! Mais si déjà au moins tu peux penser clairement, c'est un grand pas en avant accompli pour l'autre vie. C'est comme une habitude qui est prise.

Donc, règle ta part du problème et tu verras que, même si le problème n'est jamais abordé avec là ou les personnes concernées, en réglant ta part du problème, le problème va diminuer de volume. Ce qui fait qu'il devient possible d'être réglé par les autres.

Qu'est-ce qui se passe ?

Face à un problème, la plupart du temps, ce qui panique l'individu, c'est l'énormité du problème. Même si l'énormité n'existe pas en soi, même si ce n'est que l'interprétation, la sensation qui crée cette énormité. Cependant, face à tout problème, ce qui caractérise l'attitude humaine, c'est l'énormité du problème.

Quand un problème est énorme, personne ose l'attaquer, personne ose s'en approcher, personne ose commencer de le résoudre parce qu'il est énorme ! On a l'impression que de commencer de le résoudre, puisqu'il est énorme, ce serait comme écrouler quelque chose et personne, donc, ne veut commencer.

D'où l'intérêt de régler ta part de problème car cela diminue l'énormité du problème. Même si tu n'en parles pas à la personne ou aux personnes concernées, une partie du problème ne se manifestera plus. Diminuant de volume, les autres constatent cette diminution ou bien d'un seul coup se disent : “Ah mais finalement il n'était pas si gros ce problème ! C'est vrai, je devais être dépressif pour le prendre comme cela !” Mais véritablement le problème a diminué. Ce qui fait que l'autre peut penser régler sa part de problème, ainsi que l'autre, ainsi que l'autre, ainsi que l'autre, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus une seule goutte.

Si tu es face à quelqu'un d'une très mauvaise volonté, qui même en constatant que le problème a diminué et qu'il devient donc facilement manipulable, dirigeable et qu'on peut le résoudre, eh bien, sache que tu as tout à fait le droit - en toute justice à ce moment-là - de lui laisser son problème et de partir ailleurs, vivre ta vie, l'opinion que tu as de la vie, l'opinion que tu as à propos de telle ou telle chose que vous débattiez ensemble ! À ce moment-là, il n'y a plus de lien que je parlerai de “karmique”.

 

Lien karmique

Et quand je dis “karmique”, n'allez pas y voir encore des sentences, des dettes. Il faut voir plutôt le mot karmique et l'effet karmique comme un effet créateur.

Tiens, j'entretiens un lien problématique avec quelqu'un, c'est une création, même si elle est problématique, mais c'est une création. Donc je vais devoir retrouver la personne pour défaire cette création car autant que l'homme est créateur, un créateur, il ne peut pas exister tant qu'il est comme submergé par des créations.

Il est celui qui crée. Il ne peut pas exister et être celui qui est entouré de créations. C'est complètement différent !

Les différentes créations telles que par exemple les problèmes psychologiques, les interprétations, les problèmes émotionnels, les problèmes physiques aussi quelquefois se rangent dans cette catégorie, les problèmes philosophiques. Il ne peut pas être un créateur si toutes ces créations-là, que j'appellerai à ce moment-là pour bien les dissocier, ses créatures le tiennent.

Et c'est là que même s'il s'est forcé énormément, il ne pourrait pas être un être pensant. Et je reviens à l'introduction que j'ai choisi au début du discours :

Être, penser et être un être pensant qui pense vraiment ses pensées et pas les autres, c'est, d'une certaine manière, apprendre à faire ses choix. C'est d'une certaine manière, apprendre à assumer ses choix. Et dès que l'on devient capable de cela, pouvoir se débarrasser des créatures.

Chaque fois que je fais un choix, je vois ce qu'il amène. En observant ce qu'il amène, donc le fruit que j'expérimente, que je goûte, que je mange et que je suis obligée de vivre jusqu'au bout puisqu'il doit être consommé, je me mets à comprendre la Loi. Les choix, le courage de faire des choix, la force de faire des choix m'amènent à expérimenter le mécanisme de la Loi. En comprenant le mécanisme de la Loi, je comprends de quelle manière je crée toutes ces créatures !

Donc, par la même, j'ai le moyen de ne plus les créer et je deviens le Créateur.

 

Le Créateur

Qu'est-ce que c'est ce créateur ? Pourquoi j'en parle ? Pourquoi j'en reparle ? Pourquoi j'en parle à chaque fois ? Pourquoi à n'importe qui que vous approcheriez, vous en parlerez, pourquoi est-ce qu'on vous le dit ?

Pourquoi est-ce que vous êtes le Créateur et précisément ce Créateur dans son étape humaine ?

Vous avez ce pouvoir créatif non pas simplement parce que, tiens, ça venait avec l'âme, ça venait avec l'étincelle divine, c'était comme partie intégrante du paquet cadeau cosmique. Vous êtes le Créateur aussi et surtout parce que, effectivement, l'Univers entier compte sur vous pour créer quelque chose.

Donc la substance vous est donnée et vous en bénéficiez, c'est ce qui vous permet de pouvoir affirmer “Je suis Dieu, je suis sacré, je suis la substance divine” et le pouvoir de l'être et d'agir en tant que tel vous est accordé parce que quelque chose vous est demandé. C'est vrai, l'homme a un travail !

Il peut le prendre comme un but et dire : “Ceci est le but de la vie” mais ce n'est pas le but de la grande Vie qui est le Cosmos, c'est le but de la vie de l'homme.

Tu es un travailleur, un travail demandé attendu.

Quel travail ?

Construire !

Construire quoi ?

Non pas l'âme ou l'esprit pur puisque tu l'as déjà, il t'a été donné. Non pas la sagesse, puisque la sagesse vient plutôt lorsque l'on se recueille et que l'on ne fait pas un acte de création.

Qu'est-ce que tu dois créer ?

Eh bien, tu as pour mission de passer à travers les différents plans. Et pour passer à travers ces différents plans de construire chaque fois le véhicule approprié pour le traverser. Autrement dit et en quelque sorte, tu es comme le couturier du Bon Dieu, le couturier de la Conscience Divine, le couturier de la Conscience Universelle, de l'Étincelle. Pense ce que tu veux.

Ce couturier a pour mission à la fois d'habiller et de déshabiller, de créer un vêtement chaud chaque fois qu'il devrait aller dans le froid et de savoir enlever ce manteau chaud, qui ne le protégeait que du froid, dès qu'il arrive dans une région chaude. Et dans cette région chaude, savoir se fabriquer un vêtement léger.

Pour parler d'une manière plus concrète, je te dirai que ton travail c'est donc, dans un premier temps, d'accumuler la substance propre aux plans que tu traverses, considérant ton degré, ton niveau.

Il ne t'est pas demandé d'aller plus vite que la musique, comme vous dites ! Il t'est demandé de traverser l'endroit où tu te trouves. Si tu te sens être un individu encore très astral, très émotionnel, il n'y a pas de mal à cela ! Tu ne verras en moi aucun jugement à ce propos. Absolument pas ! Tu y es, c'est ton heure ! Demain tu seras ailleurs, parce que tu auras pris la peine de traverser ce plan-là. Pour l'instant tu es dans l'astral, dans les émotions, dans les peurs qui viennent s'y mêler. Personne n'a le droit de te juger.

Alors, comment vas-tu faire pour d'abord agglomérer de la substance qui va te permettre de créer un vêtement qui lui seul va te permettre de traverser et d'aboutir de l'autre côté ?

Agglomérer de la substance c'est dire “oui” à l'incarnation. Agglomérer de la substance c'est aller dans les expériences, que cela te coûte de l'argent, que cela te coûte des cheveux blancs, que cela te coûte de la crédibilité, que cela te coûte de te faire railler par tes amis, peu importe ! Tu seras plus vivant que à la fin !

Aller dans les expériences !

Et pour aller dans les expériences, eh bien, c'est vrai, il faut être un peu réveillé et pour être un peu réveillé il faut être un peu courageux, pour être un peu courageux, il ne faut pas se faire peur avec ses peurs.

Il ne faut pas se dire : “Ah bah tiens, si je vais là je risque de rencontrer untel et untel me prend pour un imbécile ! Et il va en plus me prendre doublement pour un imbécile, vu que dans le contexte fréquenté, il est plus intelligent que moi ! Je ne veux pas risquer de passer pour cet imbécile donc je ne vais pas dans cet endroit, cette réunion, etc. etc.”

Quand je prends donc la paume d'aller dans les expériences en oubliant un peu mes peurs, qui je vais être dans cette expérience ?

Eh oui, c'est ce qui fait le plus peur à l'individu ! C'est pour cela qu'il prend le moindre risque et c'est pour cela que j'ai choisi de faire des conférences. Pourquoi croyez-vous ? C'est le moindre risque et je savais que j'aurais ainsi le maximum de monde ! Je savais très bien que si je proposais comme façon d'enseigner, façon de discuter, façon de partager quelque chose où le ridicule risquerait d'être de la partie, je n'aurais jamais pu parler à qui que ce soit ! Personne ne serait venu ! Le risque d'être ridicule aurait empêché tout le monde ! Même si l'individu aurait eu envie de venir, non la peur du ridicule aurait été la plus forte !

Qui je vais être dans l'expérience ? Eh oui, c'est très inconfortable vivre cela !

D'autant plus que là l'imagination travaille fortement, je m'imagine que ceux que je vais rencontrer vont être plus avancés que moi, plus entraînés que moi, plus intelligents que moi !

Va dans l'expérience tout simplement ! Je ne te dis pas d'y aller en te moquant des autres, ce n'est pas une position, une attitude propre ! Cela n'amène à rien non plus. Vas-y ! Tout simplement !

Et si, par exemple, à un moment donné on te demande ton avis sur quelque chose et que tu es impressionné par tout ce que les autres ont dit avant toi, maintenant voilà, c'est ton tour de répondre et tu sens bien que ta réponse n'est pas brillante, eh bien passe le tour ! Tu n'as qu'à dire depuis un grand point d'équilibre qu'est ton capitaine : “Excusez-moi, je suis un nouveau venu, je n'arrive pas encore vraiment à réfléchir à ce sujet-là, ou bien j'ai encore à réfléchir à ce sujet-là, je passe mon tour.Si une idée vit à mon esprit, je vous prierai d'accepter que je reprenne la parole.”

Personne ne pourrait penser que tu es un être inintelligent en faisant de la sorte, au contraire ! Tout le monde serait ébahi. Pourquoi ?

Parce que tu te remplirais d'un seul coup de dignité. “Tiens, en voilà un qui dit de rien savoir mais il le dit d'une telle manière qu'il me semble beau, beau de grandeur et pas du tout petit d'imbécilité et d'ignorance.”

Mais la plupart du temps quand quelqu'un ne sait rien et qu'en plus on lui demande son avis, on observe la personne se rétrécir, n'est-ce pas ? On se cache, on dit : “Ben oui, alors moi je ne sais pas vraiment mais en fait j'ai une petite idée, ça va être bien bête mais je pense que, et puis non c'est vraiment pas moi qui pense, je l'ai lu dans tel livre...” Mais tu ne te rappelles plus ni les auteurs, ni l'endroit, ni les mots exacts et tu mélanges. Tout cela parce que tu vas apporter une réponse quand même, tout en te réservant que si la réponse éventuellement est bête ce n'est pas la tienne, c'est celle de l'auteur. Et que donc, tu n'y es pour rien, c'est l'autre qui est imbécile, c'est à lui qu'il faut envoyer la lettre !

Dis-le depuis ton point d'équilibre, depuis ton capitaine. “Personnellement, franchement je n'ai pas d'idées, je n'ai pas encore réfléchi au sujet ou bien je n'ai pas encore eu d'expérience qui me permettent vraiment de pouvoir sentir le sujet, par contre je sais qu'Untel a écrit cela, mais franchement je ne sais pas ce que cela vaut puisque mon expérience ne m'a pas conduit à sentir, à voir.”

Personne ne te prendrait pour un imbécile ! Au contraire tu te retrouverais dans cette position inconfortable de celui qui sait pertinemment ne rien savoir et qui attire sans arrêt des tas et des tas et des tas d'individus qui ont l'impression que, même si tu dis ne rien savoir, tu sais quand même et que tu caches bien ton jeu. C'est aussi une position inconfortable, mais c'est aussi une façon d'enseigner !Une façon de faire comprendre aux autres et de leur permettre d'être eux-mêmes malgré tout !

Ton point d'équilibre.

 

Point d'équilibre

Quand je parle de point d'équilibre, il ne s'agit pas seulement d'un point.

Le capitaine est cette étincelle dans le chakra du cœur pour commencer, mais le véritable équilibre se trouve dans la colonne vertébrale.

Il y a les positions de ton corps qui peuvent te permettre d'avoir confiance en toi, même si, émotionnellement, tu n'as pas confiance en toi. Parce que, par exemple, tu as choisi de faire quelque chose de difficile et tu n'en as pas tous les points, toutes les connaissances pour maîtriser l'événement. Cependant, c'est en faisant la chose que tu vas la découvrir qu'elle va t'enseigner comment elle doit être accomplie. Donc il te faut avoir le courage d'y aller quand même !

Ce courage ne repose que sur la confiance en toi, une confiance fondamentale, non pas la confiance qui se dit “je me connais moi-même parce que je sais que je sais. J'ai lu tel livre, j'ai déjà fait telle chose, je sais telle autre chose.”, la confiance fondamentale qui fait que même si tu n'as pas la science d'une chose, la connaissance d'une chose, tu ne doutes pas de pouvoir apprendre en faisant la chose.

Et cette confiance là, l'homme la néglige constamment !

 

La Confiance en soi

Je ne te dis pas d'avoir confiance en toi parce que tu es saturé de diplômes et de grandes connaissances et que tu as bien préparé ton coup et que tu vas pouvoir l'administrer aux autres ! La véritable confiance en soi c'est que “j'ai confiance en moi parce que je sais que je vais et que je peux apprendre ! Je vais apprendre !”

C'est la base de la véritable confiance !

“Je vais apprendre ! C'est la base de la véritable confiance.”

Je serai là, je regarderai, je ressentirai, j'observerai, j'aurai du contrôle donc j'apprendrai.

Cette confiance là est un arbre. Ce n'est plus le petit poing lumineux de la conscience du capitaine, c'est un arbre ! Et cet arbre c'est la colonne vertébrale.

Et cette colonne vertébrale, pour te donner cette sensation d'exister, qui va avoir une réverbération, un écho dans tes émotions mais aussi dans tes pensées, ton attitude morale, cette colonne doit être droite, cette colonne doit être bien placée. Cette colonne doit pouvoir respirer. On respire sans air avec les poumons et on croit que eux seuls sont concernés par la respiration. C'est faux. La colonne respire, c'est un énorme et grand poumon. Bien sûr elle ne se remplit pas à chaque inspiration, cependant elle suit l'inspiration et l'expiration. Au moment où tu inspire, des énergies affluent dans les canaux de la colonne vertébrale et quand tu expires ces énergies aussi remontent et circulent donc d'un mouvement très harmonieux de va et vient, pour irriguer la terre qui est en toi et l'esprit qui est en toi.

Cette colonne doit pouvoir se reposer de manière souple, droite, doit pouvoir suivre les rythmes de la respiration et doit pouvoir donc laisser circuler les énergies et irriguer ainsi, dans un premier temps, correctement ton cerveau qui est quand même un des premiers instruments avec lesquels tu penses, conçois, vois, observes. Et, à la suite de ça, ta conscience elle-même.

La colonne vertébrale très physique n'a pas uniquement le rôle tel que la moelle épinière l'a, c'est à dire de conduire toutes les informations, conduire tous les ordres, conduire toutes les sensations, conduire la vie à l'organisme. Ce n'est pas une centrale électrique, ce n'est pas une centrale électronique, du moins pas seulement.

Principalement, la colonne vertébrale et plus précisément disons la moelle épinière, plus précisément cette moelle épinière est un gaz compacté. Si vous la touchez elle aura bien sûr cet aspect bien connu, cependant, en vérité, c'est un aspect trompeur car sa composition est essentiellement gazeuse, il n'y a pas plus gazeux que la colonne vertébrale et je ne parle pas d'un gaz éthérique, de la composition éthérique de la moelle épinière, je parle de la moelle épinière physique. C'est du gaz condensé d'une manière telle que la chose apparaisse d'une manière physique et très tangible.

Pourquoi du gaz ? Même condensé mais pourquoi du gaz ? Pourquoi ?

Tout simplement parce que l'esprit ne peut pas faire mieux. On ne peut pas lui demander de devenir de l'os, on ne peut pas lui demander de devenir à ce point physique. Il ne peut s'arrêter qu'à l'état le plus extrême du gaz que représente la moelle épinière. Ce qui veut dire que la moelle épinière est l'aspect le plus concret de l'esprit le plus abstrait, celui que tu cherches tant à toucher !

Tu veux toucher l'esprit du doigt ? Touche la moelle épinière ! Tu veux la voir sous tes doigts et le palper comme on palpe un muscle, cet esprit qui te paraisse si abstrait, si fuyant chaque fois qu'il t'échappe ? Touche la moelle épinière et tu auras le contact le plus physique avec l'esprit.

Et c'est pour cela que ta colonne doit représenter pour toi non seulement l'endroit le plus sacré du corps, l'endroit de tes soins les plus grands, mais aussi l'endroit par lequel, en y faisant référence, l'endroit depuis lequel tu peux avoir recours à tes forces intérieures. Tu te sens faible ou bien tu es face à un gros événement qui te dépasse un peu mais tu es un gentil petit boxeur et tu vas y aller quand même ! Alors comment faire toi y aller quand même ?

Installe ta colonne.
Pense à ta colonne.
Visualise ta colonne
Et, depuis ta colonne, respire et expire. Respire et expire.
Aime la vie ! Comme quand je t'ai promené dans le champ.

Et tu verras que ta colonne, d'un seul coup, va s'irriguer. Tu vas sentir dans ton dos une véritable irrigation. Tu vas sentir une force, une force magnifique, douce, mais stable, profonde !

Tu ne sauras peut-être pas vraiment comment t'y prendre face à ton problème, mais, au moment où tu seras face au problème, les idées te viendront, une telle force rayonnera de toi, une telle confiance, une telle Bonne Volonté rayonnera de toi que le problème va se résoudre.

Et, quand on devient à ce point une Bonne Volonté, à ce point positif, il n'y a pas que la colonne qui est l'endroit où tu peux trouver des énergies pour faire et accomplir, il y a aussi des êtres vivants qui t'apportent leur énergie. Comme, d'un seul coup, les anges gardiens, les esprits guides. Ils se disent : “Tiens, j'ai vu une colonne toute allumée ! C'est le signe d'une conscience qui s'est éveillée et qui a besoin de l'aide, parce qu'un travail est accompli et à accomplir.” Alors arrivent les aides invisibles !

La difficulté pour toi c'est de pouvoir les voir, bien sûr ! Mais, encore une fois, je t'en supplie, arrête de faire des problèmes où il n'y a pas de problème ! Puisque je te dis qu'ils sont là, vois donc une solution ! Au lieu de te dire encore une fois : “Ah ! Oui mais, de toute façon, moi, comme je ne peux pas les voir, comment est-ce que je peux véritablement savoir et être sûr et confirmer qu'ils vont vraiment être là ?” De nouveau, la pensée dramatique de l'homme qui fait problème partout avec n'importe quel prétexte, n'importe quel motif !

L'invisibilité n'est pas un problème, ce n'est pas un problème ! Ce serait même la visibilité qui serait un problème ! Regarde les problèmes qu'il y a sur la route, parce qu'un arbre est décidément par trop visible, cela conduit à des accidents dramatiques ! S'il est visible, il existe ; s'il est visible et qu'il existe je vais le percuter. Alors que tu ne peux pas imaginer avoir une collision avec un ange gardien ! Si tu le traverses, tu le chatouilles, il va rire ! Ce n'est donc pas un problème l'invisibilité ! Absolument pas, non ! Ne me dis pas : “Je suis aveugle ! Je suis à moitié borgne ! Je ne vois rien ! Mon troisième oeil est fermé ! Je suis même en train de perdre la vue de l'œil gauche !”

Non, ce n'est pas un problème. L'invisibilité n'est pas le règne de l'invisible. Pour l'instant tu ne vois pas, mais ce n'est pas la chose qui appartient au domaine de l'invisible, comme pour t'embêter, une fois de plus, non !

Admettons que tu aies réussi à dédramatiser ta pensée, admettons que tu aies réussi à te sentir vivant, à naître au monde et dans le monde, admettons que tu aies compris le rôle essentiel de ta colonne vertébrale et de sa position, maintenant, tu peux marcher dehors, tu existes, tu es un arbre. Au lieu d'être un colimaçon enroulé sur lui-même, tu es un arbre. Et cet arbre n'arrêtera pas de créer. Il va devenir magique !

Comment est-ce que l'on crée magiquement ?

 

Créer magiquement

Et je reviens à ce que j'avais commencé de t'expliquer : “Notre Père qui êtes aux cieux”.

Pourquoi “Notre Père qui êtes aux cieux” ? Non pas pour te rappeler, donc, comme je te l'ai dit, un Père dont tu es l'enfant. Pour te rappeler à ta propre Divinité, pour te sensibiliser toi-même à ta propre Divinité. En fait, tu pourrais aussi bien dire “Mon essence sacrée qui est dans mon Temple”, ce serait la même chose.

Pourquoi ne l'a-t-on pas dit de la sorte ? Tu pourrais me poser la question. Je pourrais te développer un discours très intéressant à ce propos, cependant je dois le raccourcir et simplement préciser qu'à chaque Ère convient, à cause du type d'évolution de la masse de l'Humanité, à chaque Ère convient une certaine prière et pas une autre. L'Ère qui vient d'exister ne pouvait pas se concevoir autrement que par cette prière, l'homme ne pouvait pas se concevoir autrement qu'en tant que Fils de Dieu. Il était tout enroulé sur lui-même en colimaçon, la majorité des hommes était comme cela et ils ne pouvaient imaginer prier que de la sorte. Ce qui ne veut pas dire que cette prière est fausse, que cette prière n'est pas belle, que cette prière est à oublier. Non ! Il faut simplement la penser différemment.

Continue d'utiliser les mêmes mots, si ces mots te plaisent, mais pense-la différemment. Car ce qui compte ce ne sont pas les mots, c'est l'intention que tu vas y mettre. Les mots, par contre, peuvent se trouver dans ce cas-là très utiles, puisqu'ayant été répétés depuis tellement de siècles, les mots sont déjà, en eux-mêmes, chargés et te dirigent déjà vers un endroit où les Guides écoutent. “Notre Père qui êtes aux cieux” donc “Mon essence qui est dans mon temple”.

“Que ton nom soit sanctifié.” Mon Dieu ! Comme si l'on devait sanctifier le Seigneur, comme si l'homme pouvait que ce soit sanctifier le Seigneur ou souhaiter que le Seigneur soit sanctifié ! L'homme est si peu de choses ! “Que ton nom soit sanctifié” cela veut dire que “Toi, mon essence qui est dans mon temple et qui est moi-même, que ton sacré soit reconnu, que ton sacré ne soit jamais oublié, que je ne devienne jamais aveugle et que je ne perde jamais cette sagesse de te savoir sacré, toi, mon essence.”

Et vous pouvez, ainsi de suite, transformer en pensée chaque stance, chaque phrase et en faire un véritable instrument de magie et plus simplement une prière religieuse. De la magie.

Alors maintenant nous allons expliquer pourquoi cette prière devrait être prononcée, pensée de cette manière-là.

Tout simplement parce qu'en priant de la sorte, la chose que tu vas demander va être créée dans la substance soit de l'Astral, soit de l'Ethérique. Du fait que tu t'adresses à ta propre essence, qui est Dieu, tu ne te trompes pas, c'est Dieu, simplement si tu intériorises davantage cette essence, plutôt que de la croire complètement à l'extérieur, la communication se passe au mieux et la création a lieu.

Quand tu pries de la sorte et que tu réclames, il y a automatiquement une onde de force qui sort de ton être. Je ne parle pas de volonté, je parle de force. Cette force est tout imbibée de ton souhait, ce qui fait que cette force a une direction, cette force a, en elle-même, une volonté, même si toi tu n'y as pas mis de volonté, cette force a, en elle-même, une volonté.

Cette force étant une substance vivante, c'est un arc, comme un coup de grisou, c'est un arc qui sort de toi et qui est polarisé électriquement d'une certaine manière. Le fait que cet arc est polarisé électriquement d'une certaine manière et que cette volonté est sa substance et la conduit, cet arc va chercher à aimanter une multitude de globules, de particules polarisées électriquement d'une manière différente, de manière à ce que l'union se fasse.

Quand l'union s'est accomplie, il faut peu de temps pour que la concrétisation ait lieu.

Pour prendre un exemple tout à fait concret, et pour ceux qui en connaissent le système, c'est tout à fait et exactement le même système que la photocopie et les photocopieuses. Une charge électrique qui polarise d'une certaine manière la feuille, tandis que le charbon est polarisé d'une autre charge électrique différente. Ce qui fait que, automatiquement, lorsque l'on va enclencher le système de la photocopie, les mots vont se dessiner tout simplement par un circuit électrique, circuit électrique qui est le jeu de la polarité, polarité qui est le jeu de l'aimantation, aimantation que l'homme peut reproduire lorsqu'il prie de cette manière-là.

Ce qui veut dire que lorsque tu pries de cette manière-là, sans te dire : “moi je suis le grand magicien désormais”, ce n'est pas cela qui compte, ce n'est pas même de cette manière-là que tu feras avancer la magie. De la même manière que tu dramatises dans le noir, ne dramatises pas dans le blanc, en pensant que “voilà maintenant je m'habillerai de cape et de chapeau et d'épée”, ce n'est pas cela mon magicien, ce n'est pas cela le magicien que je vais veiller en toi, absolument pas !

Le magicien que je vais veiller en toi c'est plutôt cette âme parfaite qui a décidé de connaître l'Univers et de l'utiliser pour ce qu'il est comme il est et afin qu'il soit. C'est un état. Ça c'est le magicien !

Donc tu penses de cette manière-là, tu crées cet arc de lumière, polarisé dans la substance ambiante, cela je t'en avais déjà parlé, il y a des millions de milliards de milliards de particules qui bougent, qui volent, qui s'entrechoquent, qui s'éloignent, se rapprochent et qui vont toujours aller s'approcher, par polarité, de la particule qui est donc l'inverse.

L'homme peut ainsi créer absolument ce qu'il veut !

“L'homme peut créer absolument ce qu'il veut.”

Admettons qu'il aurait une volonté petite à l'aise qu'il pourrait créer les choses même les plus dangereuses ! Heureusement il manque de volonté, il n'a pas encore accès à la véritable Volonté, heureusement ! Donc il ne peut créer que, même s'il serait mal aspecté, qu'un mal mineur. Cependant il te reste tout le Bien à faire, tout le Bien à conquérir ! Fais-le, fabrique-le !

Tu verras que cela te demande un effort, même si tu veux suivre mon conseil, que tu veux appliquer, tu viendras d'ici quelques temps me reprocher que c'est dur, que ce n'est pas aussi facile que ce que je l'ai prétendu, que ça ne se fait pas comme cela en un claquement au doigt ! C'est vrai, cela représente un effort. Pourquoi ?

Pas parce que la chose est difficile, parce que tu n'es pas entraîné à la pensée pure, à la pensée projetée, à la pensée créatrice. Tu es un enfant pour l'instant.

Rappelle-toi lorsque tu étais véritablement un enfant et que l'on te propulsait sur le stade et qu'il fallait à ce moment-là fabriquer tes muscles. On te poussait à courir, à courir, à courir, à courir et il fallait donc que tu te crées par la course, cette musculature. Aujourd'hui tu cours, tu cours sans problème, cependant il a fallu faire ce muscle et il fallait peiner et c'était dur et c'était douloureux et il fallait recommencer, ça ne s'est pas fait en une fois, ni en deux fois, ni en dix fois, il a fallu des mois et des mois ! Mais cela existe maintenant et maintenant l'aisance qui va avec, paquet cadeau !

Pour la magie c'est la même chose, ne te désespère pas en disant : “Oh ! Tous ces trucs spirituels, tous ces trucs de caballe, tous ces trucs du nouvel âge, tous ces trucs de la méditation, de la magie, de la création, c'est d'un difficile, c'est d'un difficile ! Pourquoi est-ce qu'ils nous mettent toujours la barre aussi haute ?”

La barre n'est pas haute, la barre est. Elle n'est pas haute ni basse, elle est !

De la même manière que l'air se trouve au-dessus de l'eau, ce n'est pas parce que l'air se trouve en haut. Parce que de par sa nature, il est au-dessus de l'eau et l'eau se trouve en bas de par sa nature, de par son poids. Certaines forces, de la même manière, se trouvent dans ce que, toi, tu vas appeler le haut, non pas parce que le haut est en haut et qu'il est haut, mais parce que les forces se trouvent à un certain niveau, à un certain endroit et qu'elles ne peuvent pas descendre plus bas de par leur seule existence. C'est à l'homme de les attirer, de les canaliser, de les concrétiser et de les renvoyer à l'Univers.

Toute la Création a eu lieu de la sorte, cela ne peut pas avoir lieu autrement. Et c'est pour cela qu'il a été donné à l'homme le pouvoir d'être un créateur, c'est parce que cela ne peut pas avoir lieu autrement.

 

Aller dans les expériences

Donc, va dans tes expériences. Tu m'entends le dire suffisamment souvent pour que tu commences à croire que c'est une nécessité. Va dans les expériences ! Ne juge pas une telle expérience négative, mauvaise, basse, grande. Va dedans et observe ! Vis-la ! Tu peux la vivre.

Il ne s'agit pas d'être un robot, il ne s'agit pas d'arriver avec un papier en main, petit A, je note petit B, je note, petit C, conclusion. Ce n'est pas cela mon propos. Va dans l'expérience, vis-la et observe, observe l'expérience et observe ce que tu vis et ce que tu éprouves.

Mais quand je te dis “observe”, cela ne veut pas dire “mentalise la situation”, ah non ! Je ne dis pas mentalise la situation, je dis “regarde”. Et tu peux regarder avec ta tête, si toi tu es polarisé spécialement dans l'intellect, mais tu peux regarder aussi avec ton cœur, si tu es davantage polarisé dans le cœur.

Observer ce n'est pas un acte intellectuel, observer c'est être là, regarder, sentir, penser aussi, mais c'est faire tout cela en même temps. Ce n'est pas plutôt penser que sentir ou plus sentir que penser, c'est faire tout cela en même temps. C'est une globalité, c'est une totalité. Parce que la vie est une globalité, l'existence est une globalité, être présent c'est être présent globalement, être présent de cette conscience que toi tu appelles la conscience spirituelle, c'est pouvoir, justement, être conscient de ton corps, dans ton corps, des autres, de l'Univers et de ton âme, et tout cela de manière simultanée.

Et je te vois déjà envoyer la tête dans tous les coins en disant : “Mon Dieu, mais je ne peux pas être là et là et là en même temps !” Oui, c'est non seulement ce qui peut t'arriver, mais c'est ce qui arrive. Cette globalité ne vient pas du fait que tu deviens très rapide et que tu peux d'une manière instantanée envoyer ta conscience dans tous les endroits. Ce n'est pas une question de rapidité, non, c'est une question d'absence. Je te l'ai expliqué déjà et j'en ai déjà fait un exemple au cours du discours, c'est un paradoxe pour l'être humain : c'est quand je disparais que j'existe. Comment cela se fait ?

“C'est quand je disparais que j'existe.”

Oh ! Ne ne croit pas que, maintenant, je veux aller encore plus profond dans la philosophie abstraite, ne crois pas que j'arrive avec mon bol de riz et que je te propose un quart d'heure Zen, pas du tout! Cependant c'est ce qu'il faut dire, c'est quand je disparais que j'existe, que cette fabuleuse conscience d'être et d'exister se fait jour en moi et que j'en profite au passage.

Alors qu'est-ce que c'est qui doit cesser d'exister ?

Je t'en ai parlé tout à l'heure un petit peu, tous ces mois inférieurs, c'est-à-dire les peurs, les sensations auxquelles on donne trop d'importance. Ce n'est pas cela, toi, c'est ce qui t'arrive mais ce n'est pas toi. Ensuite, cesser de croire que l'on est fille ou garçon, cesser de croire que l'on a du talent ou pas de talent, cesser de croire que l'on est blanc ou noir, Espagnol ou Grec. Sois ! Tu es la vie ! Un point c'est tout ! Ces différenciations ne te regardent pas, ces différenciations sont un outil mais tu n'as pas à subir l'outil. Tu dois te servir de l'outil. Par exemple, il se trouve que maintenant tu es dans un corps de race blanche, donc polarisé un peu plus dans l'intellect qu'une autre race. Sers-toi de cet outil. Tu n'es pas cet outil. Ne dis pas : “Je suis intellectuel, moi l'Aryen de haut niveau !” C'est là le piège, c'est là l'effondrement, c'est là le meurtre ! Et c'est à ce moment-là que tu te coupes de l'âme et que tu auras beau méditer et brûler des encens, le lien ne se fera pas.

Commence par dire tout simplement “Je suis là”, fais une méditation comme cela. Ne te dis pas : “Tiens, je vais méditer, il faut que je réussisse. Qui je contacte aujourd'hui ?” Parce qu'en plus je sais que les humains ont la fâcheuse habitude depuis quelque temps d'essayer différents standards ! Ils se disent : “Tiens ce n'a pas marché avec Koot Humi la dernière fois, cette fois-ci j'essaye Morya ! Ça n'a pas marché avec Morya, je vais essayer le nouveau, celui qui vient des Indes !”

Dis simplement : “je m'assois”. C'est un moment insensé, ça n'a pas de sens, ne cherche pas de sens. Vis la méditation comme un moment insensé. Pour une fois dans la vie il y a quelque chose qui n'a aucun sens, il y a quelque chose que tu ne vas pas faire, ou du moins pas depuis les petits-moi que tu crois être toi. C'est insensé. Assieds-toi.

Tiens, je m'assois. Et je m'assois parce que j'aime m'asseoir et j'aime m'asseoir parce que c'est un moment tranquille. Allons voir cette tranquillité, pense à la tranquillité.

Beaucoup de gens n'arrivent pas à méditer, si peu soit-il, parce qu'ils ne voient pas du tout la méditation comme un moment de tranquillité. Ils ont d'abord peur, parce qu'ils savent qu'ils ne réussissent pas la méditation, qu'ils ne sont pas doués, qu'ils n'y arrivent pas, parce qu'ils attendent des grandes lumières, des grandes voix d'anges, ils attendent de se soulever de par terre, ils attendent de voir l'âme ou de sentir l'âme, de sortir du corps, ils attendent quelque chose.

Non, c'est gratuit, c'est insensé. On ne sait pas ce qui va se passer parce que de toute façon tout ce qui se passe dans le profond de l'être, la plupart du temps l'individu objectif et conscient que vous êtes n'en est même pas au courant ! C'est-à-dire que vous pouvez très bien avoir accompli quelque chose dans la méditation sans que pour vous qui êtes que l'objectivité, il ne se soit passé quelque chose. C'est très embêtant !

C'est pour cela que les Maîtres vous disent toujours persister, même si vous n'avez pas envie de méditer ou de prier, même s'il vous semble ne pas réussir, faites ! Parce que quelque chose a lieu quand même.

Vous n'êtes pas simplement ce moi-objectif que vous contactez, que vous vous connaissez. Vos corps sont innombrables et les consciences qui vont avec aussi. Et quand le moi-objectif est rentré dans une certaine tranquillité, même si, toi, de manière objective, tu n'arrives pas à une grande méditation mystique, certains autres de tes corps, certains autres de tes plans ont commencé un processus qui leur est utile ! Et qu'ils ne peuvent pas faire autrement qu'à ce moment-là ! Qu'ils ne pourraient pas faire, par exemple, même pendant le sommeil, puisque le moi-objectif est dans un type d'onde complètement différent que la méditation !

Donc fais !

Et pense que si, toi, en tant que moi-objectif tu n'as pas vraiment un talent de méditation, pense que tu laisses méditer tes autres corps. Et pour les laisser méditer tranquille, les laisser déclencher leur processus tranquillement et bien toi accomplis ce seul et simple devoir qui est de préserver une tranquillité totale. Ça oui c'est ton devoir ! il ne faut pas penser puisque je t'ai dit cela, il ne faut pas t'asseoir et dire oh bah mon corps Bouddhique tu vas méditer tout seul pendant que moi finalement je vais me tirer les cartes ! du moment que je l'ai prévenu que pour lui c'était son heure de méditation, il doit avoir entendu il n'a qu'à se la faire !” non cela ne veut pas dire cela, ce que j'ai exprimé veut dire qu'une certaine participation est nécessaire, il ne t'est pas demandé les états les plus grands et les plus mystiques, cela ne t'est même pas demandé en vérité ! Tu les reçois mais ce n'est pas toi qui les fabrique, ce n'est pas toi qui les a, tu les reçois lorsque un alignement magnifique se passe entre tes différents plans.

À ce moment-là c'est comme une grande route qui est tracée et plus loin que l'âme, l'Esprit Pur, l'Esprit Saint qui est en toi, t'ouvre sa grande Lumière et tu la reçois.

donc ce qui t'est demandé c'est une grande tranquillité, ça oui ! c'est absolument nécessaire ! le processus intérieur, même s'il a lieu à tes dépens, ne peut cependant pas avoir lieu si toi en tant que moi-objectif tu n'es pas tranquille ! Donc travaille à cette tranquillité.

 

Travailler à la tranquillité

Installe ton corps comme tu le souhaites, pour que la plus grande tranquillité soit connue et expérimentée.

Fais attention à tes pensées. De quelle manière ?

Il y a une multitude de techniques pour t'aider à calmer tes pensées mais surtout les émotions qui vont avec, car, principalement, l'homme actuel a des pensées suscitées par ses émotions. Il y a une multitude de techniques, renseigne-toi. Ce sera l'occasion pour toi de faire des expériences, puisque tu iras dans des groupes, puisque tu iras vers des livres, puisque tu essaieras des choses qui ne vont pas te convenir tout de suite peut-être. Fais cette expérience ! Fais là en étant rempli de vie et de curiosité, et, chaque fois, abandonne toi à l'expérience.

Tu verras, d'ici quelques temps, tu auras beaucoup plus d'énergie que ce que tu dis avoir maintenant.

Tranquillité.

Et essaye de stabiliser cette tranquillité. C'est là où la méditation devient cet acte, cet acte auquel tu crois, ce faire. Tu crois, car c'est un faire sans être tout à fait un faire. C'est disons plutôt un art, un savoir-faire qui provient d'une tranquillité bien assise et bien acquise. Faire en sorte que cette tranquillité dure pendant 20 minutes, ou une demi heure, ou une heure, faire en sorte qu'elle dure cela veut dire d'abord de créer une bonne fondation, donc bien la créer, bien l'installer, aller profondément dans tous les endroits qui sont tendus en toi.

Beaucoup de gens s'assient, beaucoup de gens commencent à méditer sans prendre le temps de détendre totalement le corps. Or il se trouve que quelque part encore des liaisons nerveuses ou des muscles sont tendus, et ils sont tendus à cause d'un état émotionnel. Cet état émotionnel va créer, au milieu de la méditation, immanquablement une pensée. À un moment donné d'ailleurs, tu sentiras la tension à cet endroit-là du corps, tu seras dérangé, la tranquillité est brisée. Donc prends le temps de bien détendre tout le corps, chaque phalange, chaque articulation, et ce grand espace qu'est le ventre. Détends le ventre ! Détends-le ! Si tu médites couché - ce que l'on peut faire - tu peux garder ton ventre ainsi détendu. Si tu médites assis, et, enfin que ta colonne soit droite, tu verras qu'à un moment donné tu dois recontracter les muscles, mais à ce moment-là, ce ne sont que les muscles qui sont contractés, et le réseau nerveux, qui est plus profond, lui est complètement détendu. Donc il y a moins de risques que la pensée se remette en marche.

Quand je dis la pensée, il faudrait approfondir ce terme. Parce que beaucoup de gens disent : “Mais la méditation c'est ne plus penser !”. Et l'homme se dit : “Oui mais, puisque je ne suis vivant, ou puisque je ne suis au monde que parce que je pense, alors qu'est-ce que c'est cette méditation, est-ce que ce sera le sommeil, est-ce que ce sera l'absence, est-ce que je vais m'évanouir ?”

 

Ne pas penser

Beaucoup de gens ont du mal à comprendre ce que ça veut dire ne pas penser. Cela ne veut pas dire que toi en tant que moi-objectif, tu vas disparaître, comme si d'un seul coup tu n'aurais plus de conscience.

Ne plus penser se passe par étapes.

D'abord tu ne vas plus penser, justement, à ceux qui pourraient briser la tranquillité. C'est-à-dire à tes petits ennuis, à tes insatisfactions, à tes problèmes, à tes frustrations, à tes désirs. C'est la première méditation et beaucoup de gens ont à travailler déjà avec cette méditation-là.

Deuxième méditation, deuxième degré, ne plus penser.

“Ah tiens ! Je médite, il faut que je m'y arrive, il faut que je tienne ma pensée, il ne faut pas qu'une pensée arrive, ah il faut que je répète le mantra !” Alors on le répète et on le répète et on répète le mantra, en y pensant comme l'on penserait à un problème. Il ne faut pas faire ça. Tu voudrais pacifier la pensée, diligencer autant qu'il se peut la pensée. Tu peux utiliser pour cela un mantra, une prière, une visualisation, imaginer, fixer quelque chose à regarder soit physiquement soit en imagination, eh bien soit, tout cela est très bon ! Cependant, la pensée que tu devrais avoir à ce moment-là pour que la chose ne soit pas une activité de la pensée, donc une cassure de la tranquillité, la pensée que tu dois faire vibrer à ce moment-là est une pensée abstraite où intervient le Témoin.

C'est-à-dire que tu dois être la pensée juste pour te dire : “Ce point-là, il est là, il est là, il est là, il est là !” Tu ne dois pas être la pensée qui dit : “Tiens je suis moi, le point est là, il faut que je le regarde et je dois le fixer, il ne faut pas qu'il m'échappe. Ah ! il m'a échappé, je vais le remettre au milieu !” Non, la pensée abstraite dont je parle n'est pas “j'ai conscience de moi et de l'autre qui est le point et j'ai conscience de la communication entre les deux et je dois la tenir et je dois me concentrer pour la tenir”.

Ce qui fait qu'à ce moment-là on ne sait pas, on ne sait plus ce que c'est la concentration, et ce que ça veut dire et où ça va et ce qu'on doit en faire. Est-ce que se concentrer c'est tirer la mousse et puis y aller quand même ? Non, se concentrer, à ce moment-là, devient un acte total de ta présence qui est, c'est vrai, une volonté, celle qui a été décidée au début de ne pas lâcher ce point. Mais, pendant le processus, je ne répète pas. La volonté, elle a été placée au début du processus sur la grande mer des tranquilités que j'ai créé, j'ai mis le programme, moi la volonté, je médite, je me fixe sur ce point. Et ensuite il te suffit de voir ce point, de ne pas regarder, bien sûr les mots sont les mêmes, simplement comment je connais le comportement de la psychologie et un mot peut changer bien les choses.

Alors, cesse de dire “je regarde”, dis simplement “je vois”.

Si tu dis “je regarde”, ressens en toi à ce que ça implique.

Si tu dis “je regarde”, tu crées un je, un point très personnel, très localisé, très cristallisé, qui regarde quelque chose d'autre.

Si tu dis “je vois”, est-ce que tu remarques de quelle manière ce je, qui est constitué après tout par tes mots intérieurs[...], ce je se dilate et il n'y a plus que ce que tu vois qui a la prédominance.

Il y a cet instant magique, abstrait, subtil, extraordinaire, que l'on ne sait pas véritablement décrire, que l'on peut mieux ressentir, qui est la rencontre des deux, de cette chose qui regarde et qui est toi, mais qui à ce moment-là n'est plus que cette chose, ce mystère qui a la conscience, et de cette autre qui est le point ou l'objet et qui se fait voir, se laisse voir et se laisse en même temps absorber.

À ce moment-là, le stade de la concentration est dépassé, la volonté n'a plus de sens, ce n'est plus son royaume, la contemplation commence.

L'objet a disparu, il n'était qu'un prétexte. Tout est prétexte pour l'âme. La flamme d'une bougie, un point noir, un point bleu, le visage d'un maître, le visage d'un ange, un brin de fleurs, peu importe, tout n'est que prétexte et c'est d'un seul coup elle qui t'apparaît.

Alors bien sûr pour vous donner le courage de travailler, pour vous donner en même temps des repères afin de ne pas vous décourager, ce qui est plus important que de donner du courage. Sachez que être en contemplation face à l'âme est une façon de parler de la chose, bien que la phrase me fasse sourire, parce que tout simplement, à ce moment-là, tu es l'âme et tu le sais, tu en as conscience. Tout simplement ! Ce n'est pas toi qui regardes l'âme que tu as enfin réussi à attraper, la vilaine ! Celle qui t'échappe toujours ! Tu es l'âme.

 

Tu es l'âme

Qu'est-ce que c'est qui fait que donc d'un seul coup il te semble que quand même toi, une forme objective de toi, tu le sens, tu le vois, tu le deviens ?

C'est tout simplement parce que ce que tu avais pour devoir de bâtir a finalement été bâti, dès que tu sens que quelque part un point objectif que tu peux identifier comme étant toi, ton toi psychologique, ton toi objectif, prends conscience de l'âme, la vois et la deviens, tu prends conscience de ce que, effectivement, tu avais à bâtir sur la Terre dans cette suite d'incarnations. Ce petit point qui est l'outil par lequel l'âme elle-même prend conscience d'elle-même.

“Ce petit point qui est l'outil par lequel l'âme elle-même prend conscience d'elle-même.”

En vérité, vois-tu ? Ce n'est pas toi, un moi-objectif qui se développe, qui prend conscience de l'âme et ensuite, les deux faisant la paire, ils sont très heureux et ils ont beaucoup d'enfants. Ce n'est pas du tout cela l'histoire ! C'est l'âme qui, depuis toujours, en tant que petite abeille, ouvrière, très studieuse, très méticuleuse, entretenait ces différents petits-moi pour que, petit à petit, l'appareil occulte qu'est l'homme se perfectionne. Au point qu'il développe un moi-objectif qui puisse dire je, même si cela concourt à des drames, même si cela concourt à des misères, même si cela crée des obstacles, mais c'est quand même un miracle ! Tiens, voilà, dans l'Univers, un moi-objectif qui existe et qui peut dire “Je suis”.

Le navet ne peut pas dire ça, la courgette ne peut pas dire ça, le cheval non plus. L'homme le peut ! C'est ça son miracle, c'est ça son étoile, c'est ça son art, c'est ça sa virtuosité !

Bien sûr, il ne faut pas qu'il utilise cela pour faire grincer le violon, il faut qu'il le fasse chanter ! Et c'est là où il te semble que la spiritualité, alors, est la prochaine étape : tiens comment utiliser ce “moi je” ?

C'est ce que l'on essaie de te faire comprendre. Lorsque tu as finalement construit ce “moi je” et que tu le mets sur l'autel de la méditation - car c'est bien d'un autel qui s'agit, la méditation n'est que cela - que tu apportes cet outil sur l'autel de la méditation, c'est l'âme qui s'en empare pour se réveiller à un même.

Ce n'est donc pas toi qui prends conscience de l'âme, c'est toi l'ouvrier qui a fabriqué un outil, un outil auquel tu t'identifies pour l'instant en pensant : “Tiens, c'est moi, c'est mon moi psychologique et c'est mon moi je”. Non, c'est ton outil, c'est un outil celui que tu avais à faire, et tu le donnes à l'âme. Par cet outil, l'âme se réveille !

Cela veut dire quoi ?

Cela veut dire que pour être allé dans la Matière, elle a quelque peu diminué ses potentialités. Il ne s'agit pas d'un oubli, il ne s'agit pas d'un sommeil, il ne s'agit pas d'une perte de mémoire, mais en descendant ses énergies dans la Matière, dans le matériel, elle y perdait d'une certaine manière quelque peu sa nature essentielle.

Ce qui fait que l'homme venant au monde, lui fabriquant cet outil magnifique, qu'est l'objectivation ; objectivation qu'ensuite il va faire passer dans le monde subtil en le mettant sur l'autel de la méditation ; l'âme s'en sert pour reprendre toutes ses potentialités. Et j'en veux pour preuve, le fait qu'à ce moment là, tu sens en tant que moi-objectif, moi physique, tous tes feux commencer à bouillonner, s'enflammer. et alors tu parles de montée de la Kundalini, de travail, des chakras et tu as l'impression que cela t'arrive à toi, à l'homme et que toi, l'homme, tu deviens initié et que toi, l'homme, tu deviens éliminé et que toi, l'homme, en toi, la Kundalini se lève ! Ce n'est pas en toi qu'elle se lève, tu n'es que l'outil, tu n'es que l'endroit où cela a lieu, c'est la Kundalini de l'âme qui retourne à l'âme. C'est la Kundalini de l'âme qui retourne à l'Esprit, qui ne va plus dans la Matière pour créer la Matière comme cela a été nécessaire, créer la planète, créer le corps.

 

Kundalini

Pourquoi est-ce que la Kundalini est allée se mettre jusque dans la base de la colonne vertébrale, je te le demande ! Allez, on va s'amuser un petit peu, pourquoi ?

Pourquoi est-ce qu'elle est allée se nicher là bas, tout en bas, en bas, tout en bas ?

Pourquoi est-ce qu'il y a du magma sous a croûte terrestre, pourquoi est-ce qu'il y a cette lave en fusion et qu'est-ce que c'est que cette lave ? Ce n'est pas uniquement de la roche, ce ne sont pas que des sables bouillonnants, des métaux bouillonnants, non  !

Comme ta moelle épinière, pour la Terre le magma est la forme la plus tangible et la plus dense de la Kundalini de la Terre. Et c'est pour cela que l'on ne pourra jamais l'empêcher de bouger, de faire ce que tu redoutes tant, des tremblements de Terre. Parce que le jour où la Terre ne tremblera plus, le jour où elle sera tellement vieille, tellement cristallisée qu'elle ne tremblera plus, cela veut dire que sa Kundalini aura quitté le centre caverneux de la Terre, comme la Kundalini se lève du centre caverneux qui est la base de la colonne vertébrale en l'homme, tout cela pour rejoindre les centres de plus en plus éthérés et la substance de la conscience.

Ce qui veut dire qu'à ce moment-là, eh bien, la Kundalini de la Terre aura rejoint totalement la conscience, l'âme de la planète, et elle pourra s'endormir, comme s'est endormie la Lune, tout simplement. Il ne restera plus que la coque vide, comme il ne reste que ton cadavre quand tu passes de l'autre côté.

Au fur et à mesure que tu vas avoir des expériences, je te demande, si tu veux être précis, si tu veux être toujours au plus juste, de ne pas penser que cela t'arrive à toi, que c'est toi qui est illuminé, que c'est en toi que se lève Kundalini. Toi, tu prends conscience de ce qui se passe dans ce temple. Tu vois : “Tiens, Kundalini monte. Waouh, c'est beau ! Tiens, ça chauffe un peu. La prochaine fois, je respirerai moins fort. Tel chakra s'ouvre. Waouh, c'est beau ! Par l'ouverture de tel chakra, j'ai pu converser avec le Soleil. Ça, je ne m'aurais jamais cru.”

Cela se passe en toi, mais cela n'est pas toi. Toi, tu es cet outil magnifique qui était cette étape absolument nécessaire dans la vie de la planète, la vie de l'homme, la vie de l'Univers même, devenir ce moi-objectif, mais le devenir totalement, car pour l'instant, tu ne l'es pas encore totalement. Comment pourrais-tu alors avoir accès à l'âme ?

 

Être présent

Et je te le répète, être un moi-objectif total, être cet outil total, ce n'est pas être intelligent. C'est d'abord être présent et être présent aussi dans tes opinions. Être présent par rapport au monde et face au monde, et même contre le monde, s'il faut ! C'est-à-dire, lorsque en conscience, tu sais que fonder une république, c'est mieux que de soutenir une dictature, eh bien, fonde une république et ne soutiens pas une dictature ! Même si cela te coûte la vie ! Mais qu'est-ce qu'une vie, qu'est-ce qu'un corps, je te le demande, mais qu'est-ce qu'un corps ? Par cette simple action, par ce simple état d'esprit, cette simple décision, pour des dizaines et des dizaines de vies, tu auras gagné une paix extraordinaire ! Eh oui ! Une force extraordinaire !

Alors que chaque fois que tu te mens à toi-même, chaque fois que tu sais bien que quelque chose n'est pas correct, mais que tu le sais quand même et que cela ajoute au mal global qui se déroule sur la Terre, eh bien, tu ne te prépares pas de bonnes futures incarnations, absolument pas ! Absolument pas !

Tous les mensonges sont créateurs, aussi bien que tes bonnes intentions, car les mensonges sont aussi des pensées et donc ils vont créer ! Tu crées le mensonge ? Le mensonge se reproduira dans ta vie, dans ta vie et sans arrêt, et sans arrêt. Alors débarrasse-toi-en une bonne fois pour toutes !

Je sais en conscience qu'une république est meilleure, je soutiens la république. Demain, mon pays devient une dictature, eh bien, je soutiens la république. Cela me coûte la vie ? Non, cela ne te coûte que ton corps ! Pendant cela, tu quittes cette dictature, tu laisses les autres vivre ce cauchemar imbécile ! Tu les laisses essayer de comprendre que les hommes ne sont pas ennemis, et que cela ne sert à rien de dictature, que même une république c'est fantaisiste, qu'il vaut mieux s'entendre entre nous tout simplement ! Et toi tu reviens au moment où enfin, soit le problème est réglé, soit dans un endroit du pays où le problème n'existe pas.

Mais à ce moment-là, si par exemple tu te veux éminemment créateur, c'est-à-dire que tu attaches beaucoup d'ardeur à cette croyance, tu vas te retrouver certes dans une région ou une famille où il y a une grande liberté, cependant quand même incarné dans la nation qui vit sous la dictature, mais tu as le pouvoir de faire cesser la dictature. Tu vas te sentir le devoir de le faire. Que ce soit en grande mesure ou en petite mesure, que ce soit en prenant des décisions, en devenant le président de cette république, enfin, ou que ce soit à ta mesure dans ton quartier en soutenant ceux qui ont les mêmes idées que toi et en favorisant, donc, celui qui va être le président.

Mais tout cela se fait par construction, construction, construction, construction ! C'est pour cela qu'il te faut être absolument vigilant avec tes opinions et de faire non pas prévaloir tes opinions, pas forcément imposer tes opinions. Ce n'est pas cela l'acte créatif. Mais c'est au moins de ne pas agir à l'encontre de tes opinions. Même si tu ne peux pas agir dans le sens de les soutenir et de les concrétiser, n'agis pas à l'encontre de tes opinions.

“Même si tu ne peux pas agir dans le sens de les soutenir et de les concrétiser, n'agis pas à l'encontre de tes opinions.”

Ainsi, ce que tu crées est de toute vérité et la vérité sera ton bagage pour ta prochaine incarnation !

Tout ce que tu penses est créatif, tout ce que tu sens est créatif, tout ce que tu décides est créatif. Et ne crois pas que parce que tu fais quelque chose alors que tu crois le contraire, la création va être ce que tu penses et qui était la bonne pensée. La création va être par rapport à ton action, ce que tu fais.

 

Sincérité

J'espère que je t'ai suffisamment convaincu pour que tu privilégies toujours la clarté en toi, la sincérité, la juste sincérité je devrais dire. Car la sincérité ce n'est pas de dire à tout le monde et quand cela te passe par la tête : j'en ai assez de toi, maintenant tu m'embêtes. Ce n'est pas cela la sincérité. La sincérité, la franchise n'a jamais demandé que l'on dépasse les bornes de la courtoisie et de la dignité.

La sincérité c'est : “Tiens, tout le monde devient méchant, moi je sais que c'est être bon qui est la vérité, alors même si je suis submergé par les méchants, je serai bon !”

De quelle manière ? Je vais juger la manière la plus intelligente pour le faire mais cependant je le ferai. C'est la sincérité, c'est la clarté et c'est, en même temps, pour tes vies futures, un grand confort et une grande sérénité que tu assures.

 

L'initié

Ou bien si tu es un initié et que tu décides de, par exemple, sacrifier ton confort personnel pour travailler à l'avancement de quelques personnes ou de ta nation ou de la Terre entière, à ce moment là bien sûr les fruits positifs que tu peux avoir récolté dans une autre vie, tu vas t'en moquer. Au moment du choix de l'incarnation de son établissement tu ne vas pas te dire : “Ah bah tiens, j'ai toujours été authentique, j'ai toujours été mignon, parfait, [...] tranquillité. Mais, en même temps, le développement me tient à cœur, l'enseignement me tient à cœur, guérir me tient à cœur, faire passer la vie me tient à cœur ! Ah ! Ça va troubler de beaucoup ma tranquillité mais je crois en cela !” Alors l'initié sacrifie sa tranquillité et il ne pense qu'au travail.

Ce qui veut dire, je tenais à préciser ce détail, car il faut énormément préciser pour que l'individu ne se mette pas à rêver inutilement, pour vous faire comprendre que vous pouvez accéder au bonheur et à la tranquillité mais qu'en même temps cela vous privera d'action, qu'en même temps cela vous privera d'engagement. Bien sûr, vous pouvez choisir une vie de la sorte et personne ne vous le reprochera, personne ! Personne ne vous montrera du doigt, non vous avez le droit. Cependant ne soyez pas étonné que, même en ayant accumulé beaucoup de karma que je jugerais par exemple positif - n'est-ce pas ? - c'est-à-dire tous ces bagages de bonheur et de tranquillité, votre vie ne vous paraisse pas du tout tranquille.

C'est à cause de l'engagement que vous avez pris et s'engager n'a jamais été l'assurance de la tranquillité. Au contraire, ce sont tous les ennuis qui recommencent ! Cette fois-ci ce ne sont plus les vôtres, ce sont ceux des autres. Pour arriver à leur faire comprendre comment on peut arriver à cette tranquillité que vous savez bien posséder, dont vous pouvez jurer que vous pouvez bénéficier mais que vous avez sacrifiée.

Ce qui fait que l'initié est cet être assez incompréhensible, tranquille et perturbé à la fois.

“L'initié est cet être assez incompréhensible, tranquille et perturbé à la fois.”

Tranquille si il ne vit qu'avec lui-même, et non pas par isolement et parce que c'est facile à ce moment-là d'être tranquille, mais parce qu'il a acquis suffisamment de fruits pour vivre tranquille. Et perturbé parce que s'étant engagé, il est retourné dans les problèmes du monde et qu'il doit y faire face.

Donc ne jugez pas trop sévèrement ce que vous jugez être vos Frères Aînés par exemple, des gens plus avancés que vous sur le Chemin ou des initiés, de ce qu'ils vous paraissent perturbés. Ne les en accusez pas ! C'est parce qu'une phase d'adaptation est encore nécessaire pour qu'ils arrivent d'une manière aussi grande à comprendre et à créer la tranquillité malgré les problèmes du Monde. Ils ont réglé les problèmes qu'impliquait leur existence et l'existence dans le monde mais il reste encore les problèmes du Monde.

 

Les problèmes du Monde

J'espère qu'un jour l'humain sera suffisamment engagé pour que je puisse enfin partager cela, pour que je puisse enfin discuter de cela, des problèmes du Monde. Et j'espère pouvoir à ce moment-là, ensemble, en conscience éveillée, comme toutes les vertèbres sont accollées les unes aux autres et ne composent qu'une seule colonne, pouvoir participer avec des hommes et des femmes de cet engagement-là, pour que l'on puisse véritablement commencer à penser aux problèmes du Monde et que l'on cesse de discuter de ce qui est tout simplement : “Tiens, comment je vais vivre demain ma vie, la mienne ?”

Bien sûr, j'apprécie et j'y mets beaucoup d'intention et beaucoup d'énergie pour arriver à vous faire comprendre ce stade-là. Cependant, pour moi, ce n'est qu'une étape et je voudrais ardemment passer à la deuxième. Et si je vous en parle, ce n'est pas parce que je voudrais vous y pousser. Ce n'est pas non plus parce que j'en ai assez de faire de la psychologie et de vous aider à avoir clair dans vos problèmes et vous aider à vous en sortir et avoir enfin le loisir de me consacrer aux problèmes du Monde. S'il vous plaît, ne m'accablez pas de ce genre d'intentions car ce n'est pas du tout en moi !

C'est parce que j'estime que nous pouvons, si nous le voulons tous ensemble, arriver à créer une différence encore plus grande que les simples différences individuelles, que vous et moi nous pouvons créer lorsque vous acceptez des conseils, lorsque vous acceptez d'être curieux et de vous transformer et de mieux vivre votre vie, et que nous allions définitivement et d'un seul pas régler les problèmes de la plus grande communauté.

Ce qui ne veut pas dire que nous allons devenir de grands êtres, que nous allons régler les problèmes du Monde ! Nous allons faire notre part de travail.

Comme je fais ma part de travail en vous parlant à vous, je ne parle pas au monde entier, je ne vous parle qu'à vous, je fais simplement ma part de travail ! Si nous allons plus loin dans l'engagement ensemble, nous n'allons pas sauver le monde, nous allons faire notre part de travail.

Mais si, comme cela, partout sur la Terre existe suffisamment de groupes et de cellules à ce point consciencisés et engagés, de façon à ce que chaque frère qui a envie de passer à un travail plus grand, plus planétaire puisse compter sur des collaborateurs, à ce moment-là, on pourrait véritablement faire une différence, une grande différence !

Mais cela je ne peux pas vous le prouver, c'est plutôt à vous de m'en faire la preuve. Je sais que cela peut exister, mais il n'y a que vous qui pouvez vous le prouver à vous-même et le prouver à l'Univers en vous engageant et en le faisant.

Malheureusement, comme vous, vous êtes cet outil magnifique de l'objectivation, vous êtes encore une fois le seul outil sur lequel nous pouvons compter pour que la Paix devienne objective, pour que le travail devienne objectif, pour que tout ce qui n'est que mots dans ma bouche, conseils dans ma bouche, devienne, dans la société, une tranquillité, une fraternité, un repos, un art, une efficacité, un progrès.

C'est vous qui êtes l'élément de concrétisation !

Soyez conscient, peut-être pas de ce rôle, mais conscient de ce travail en tout cas. Ne voyez pas cela comme étant quelque chose de lourd, faites simplement votre part de travail. À ce moment-là, je n'aurais pas discuté pour rien. Bien que finalement, le plaisir, en soit, de discuter est suffisamment grand pour que cela donne un sens à cette chose insensée, n'est-ce pas ?

Je voudrais juste apporter un dernier détail et ensuite je vous quitterai.

 

L'homme ne pense pas forcément ses propres pensées

Je vous ai dit au début du discours que nous allons faire le cercle magique afin que nous soyons sûrs que les vibrations seraient non pas isolées mairs propres et que ne seraient pensées ici et dans cette salle que les pensées que je vous propose. Et je vous ai dit que l'homme ne pensait pas forcément ses propres pensées. Alors, je ne vais pas faire l'inventaire complet, je vous prierai d'excuser peut-être le manque de détails de mon développement, mais c'est parce que je ne veux pas faire trop long et vous retenir encore trop longtemps.

Mis à part les pensées qui vous viennent de l'incarnation, mis à part les pensées qui vous viennent de votre culture, mis à part les pensées qui viennent de la famille, de vos expériences mal intégrées, de la profession que vous exercez, de la religion que vous avez, etc. Je parlais plus précisément des pensées qui ne sont pas du tout les vôtres et qui vous sont totalement étrangères, qui proviennent du cerveau d'un autre et non seulement du cerveau d'un autre être humain, mais quelquefois même du cerveau des animaux. Car, d'une certaine manière, les animaux pensent, ils ont un petit triangle d'intellectualisation, ils ne sont pas qu'un sac d'émotions en quelque sorte et d'instincts. Ces pensées, au même titre que la pensée humaine, voyagent et communiquent avec tout ce qui vit, y compris l'homme.

Ce qui fait que d'un seul coup, vous pouvez vous mettre à penser des préoccupations qui n'appartiennent qu'à d'autres êtres humains. C'est comme cela que l'on peut parler de contagion.

Par exemple, le pessimisme est contagieux. L'optimisme est rarement contagieux parce que l'optimisme repose sur des énergies un peu plus hautes, déjà un peu plus en relation avec le capitaine. Tandis que le pessimisme ne vit que dans la panse, à l'endroit où il y a le centre de la peur notamment. Donc tout le monde peut très facilement se partager le pessimisme car tout le monde peut mettre facilement son ventre à l'air. Par contre, pas tout le monde accepte de mettre son cœur à l'air et c'est pour cela que l'optimisme n'est pas facilement contagieux.

Le pessimisme, le dramatique de la vie, son aspect dramatique, son évaluation dramatique, tout cela sont des pensées contagieuses. Ce n'est peut-être même pas quelque chose qui vous appartient. Car, somme toute, si vous contemplez véritablement votre vie, vous avez pratiquement tout ce qu'il vous faut. Et j'ai conscience que je parle à des occidentaux. Je ne te dis pas que tu as tout ce qu'il te faut parce que tu peux avoir autant d'argent que tu le souhaites, quand je te dis que tu as tout ce qu'il te faut, je dis que tu as suffisamment d'argent pour avoir un logement. Ce n'est peut-être pas la maison de 12 pièces et 14 garages dont tu rêvais, mais c'est en tout cas un coin à manger, un coin pour se distraire, un coin pour dormir, un coin pour ranger ton véhicule. Tu as donc ce qu'il te faut, en vérité !

Tu as tout ce qu'il te faut parce que, j'entends, tu as des vêtements. Bien sûr, tu n'as pas la robe du plus grand couturier, tu n'as pas non plus le costume du plus grand couturier mais est-ce que c'est ce qu'il te faut ? Est-ce que ce qui est nécessaire ce n'est pas simplement ce qui répond au besoin ?

Le besoin c'est de se vêtir. Si en plus c'est joli, mon Dieu, c'est magnifique. Mais ce qu'il faut, c'est juste ce qui est nécessaire. Ce n'est donc pas le superflu.

Et malheureusement, l'individu accorde un grand crédit au superflu. Pourquoi ? Parce qu'il y met de sa dignité. Il y met de sa crédibilité. Il y met même de sa confiance en lui-même parfois. Certains individus ont beaucoup plus confiance en eux-mêmes s'ils sont habillés de façon très classique. Ils se disent : “Là ! Je suis respectable, regarde l'allure que j'ai !” Et c'est vrai que d'une certaine manière, le vêtement peut en imposer à certains. Cependant, ce n'est pas un endroit fixe pour bâtir ta confiance !

De la même manière, certains individus se créent un certain bonheur à cause d'une multitude de vêtements. Un grand choix dans le vêtement. Des vêtements de qualité, des vêtements de fantaisie, des vêtements de toutes couleurs, des vêtements de marque. Une partie de leur joie d'exister repose là-dessus ! Mais ce n'est ni un endroit fixe, ni le nécessaire.

Plus l'individu va vers une consciencisation, une forme, donc, illuminée de la vie, une vision initiée de la vie et plus son style devient dépouillé. Cela ne veut pas dire qu'il n'est plus capable de fantaisie et que la fantaisie ne lui plaît pas. Au contraire, il peut avoir énormément de fantaisie, il peut aimer se vêtir de manière très fantaisiste. Cependant, ce n'est pas sa préoccupation. Cela se passe si cela se passe, mais ce n'est pas sa préoccupation.

Ce qui ne veut pas dire que, dès demain, pour montrer que vous avez une vision initiée de la vie, vous devez donner toutes vos robes et tous vos costumes fantaisie et vous habiller à la zen, vous habiller comme un prêtre et montrez par là votre grande lumière. Non, n'essayez jamais de vous mentir. Je vous l'ai dit, le mensonge vous rattraperait en vous étouffant, en vous créant une vie encore plus mensongère.

Ce qui fait que par exemple dans une autre vie, vous passeriez votre temps à dire la vérité et puis personne ne vous croirait ! Le mensonge vous a rattrapé. Vous seriez un enfant qui dirait toujours la vérité, qui serait toujours puni parce que les parents ne le croiraient jamais ! Vous voyez à quel point cela peut devenir dramatique parce qu'un enfant élevé dans un tel climat devient forcément déséquilibré.

Alors voilà que tu te préparerais à toute une incarnation complètement déséquilibrée avec toute la névrosse que cela implique, les ratages sociaux, les ratages professionnels que cela implique tout simplement parce qu'en ce moment tu préfères mentir pour être à l'aise.

Cela ne vaut pas le coup du tout de gaspiller toute une vie et toute la psychologie d'une vie parce qu'aujourd'hui soit tu préfères mentir, soit tu n'as pas la force de tes opinions. Sois toi-même ! Sois toi-même !

Si cela fait du vide autour de toi, respire. Plus il y a de vide, plus il y a d'air à respirer. En respirant, plus la Kundalini va se lever. Quel bonheur !

Je veux t'encourager à exister.

“Je t'encourage a exister.”

Je ne te conseille pas du tout la violence d'exister. Je veux t'encourager à exister.

Et tu verras qu'à ce moment-là, tu comprendras l'engagement dont je parle. Quand cette conscience d'être sera en toi, tu auras envie de la faire partager. Tu auras envie d'y éveiller les autres. C'est comme quelqu'un qui est très riche et qui à ce moment-là ne pourrait pas supporter la pauvreté.

Je te souhaite tout cela et je t'y encourage.

Maintenant je te laisse, bien que je sens que vous voudriez encore échanger. Cependant, je préfère m'arrêter là et que vous travaillez sur ces thèmes, développez-les !

Par exemple, regroupez-vous entre amis, discutez. Ne discutez pas forcément de ce que j'ai dit. Je ne suis pas une référence. Je ne suis même pas un enseignant. Je vous l'ai déjà dit.

Discutez de l'idée. Puis, décidez de travaux pratiques. Prenez l'idée ou une partie de l'idée et pendant toute une semaine ou quinze jours ou tout un mois, chacun de votre côté passez à une expérience qui correspond à une partie de cette idée, la partie que vous voulez étudier. Ensuite, retrouvez-vous et partagez le fruit de votre expérience.

Dites-vous : “oui, j'ai confirmé cette partie ou bien non, je n'ai pas trouvé exactement cette partie ou alors pas comme je l'avais compris. Moi, je l'ai trouvée comme ceci, je l'ai trouvée comme cela.”

Prenez la vie comme des travaux pratiques. Prenez l'initiation comme des travaux pratiques à effectuer. Prenez la méditation aussi comme un travail pratique, du pratique.

Je suis vivant, je fais. Je pense, je fais. Je suis vivant, je pense, je fais. Et la lumière arrive, automatiquement.

Développez votre pensée. Ne recevez pas simplement des bonnes pensées. Comme quand on va au sermon à l'église. Je ne suis pas sur une chaire et je ne suis pas en train de sermonner. Je ne pourrais que me moquer de moi-même. Comme je me suis toujours moqué de tous curés, vous me connaissez ! Donc, je ne fais pas un sermon. Je veux qu'il y ait un partage.

Je te dis : c'est mieux si tu vas dans telle direction. Vas-y, essaye au moins ! Vas-y et ensuite dis-moi ce que cela t'a rapporté comme fruits.

Et partagez-vous les fruits entre vous aussi. Ça, c'est important. C'est important pour encourager un autre qui a peut-être moins de force que vous. C'est important pour stimuler quelqu'un. C'est important pour donner l'envie à quelqu'un. Partagez votre fruit ! Il ne diminuera pas pour autant, au contraire !

Je vous laisse à ce travail, car c'est un travail que je vous donne. Ce n'est pas un sermon. Je ne veux pas remplir des têtes pour qu'elles soient bien pleines. Je veux vous muscler le muscle de l'être afin que vous soyez.

Alors, s'il vous plaît, faites-le !

Je vous salue.

(Date de la conférence : 25 09 1993)

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