
🔹 Canaliser les énergies du cœur 🔹 As-tu aimé aujourd'hui ? 🔹 L'intelligence 🔹 Prédestination 🔹 La désobéissance 🔹 Le travail 🔹 L'épanouissement 🔹 Le Karma 🔹 La Participation 🔹 Les Grands-Êtres 🔹 L'Évolution et la Liberté 🔹 La crise sociale 🔹 Le pouvoir 🔹 L'acceptation 🔹 La culpabilité 🔹 L'Amour 🔹 Le son 🔹 La Nature et l'Homme 🔹 La peur de l'autre 🔹 L'indépendance 🔹 La Joie du Cœur 🔹 La Joie du Cœur c'est la Joie de Donner. 🔹 La Générosité 🔹 Quoi donner ? 🔹 La Foi et Dieu 🔹 La Prière 🔹 Le désir refoulé 🔹 La Vie répète 🔹 Lâcher-prise 🔹 Envoi 🔹
[...] qui se déverse depuis le centre appellé Shambhala. Cette force, cette volonté de la vie, se manifeste dans le monde objectif le plus souvent par la destruction, sur les plans physique, émotionnel et mental, des formes faisant obstacle à la libre expression de la vie.
Jamais, il semble, dans l'histoire de l'Humanité, avons-nous assisté à des changements dans nos idées, nos idéaux, notre relation au plan physique. Pourtant, au-delà des apparences destructives, au-delà de la peur, de la haine et de la séparativité, réaction première à l'activité de Shambhala, la beauté véritable du Plan commence à émerger chez les hommes qui osent aimer ceux qui ne connaissent pas. Si donc l'Amour est le meilleur interprète de la Volonté de la Vie, voulez-vous nous parler de la délicate articulation entre ces deux énergies ?
Je vous salue tous et vous souhaite la bienvenue.
Et comme je le précise à chaque discours, car il faut toujours répéter, je tiens absolument à ce que notre échange soit de cœur à cœur et que vous ne soyez pas là assis et réunis pour écouter une instruction.
Je tiens à le répéter chaque fois, car je ne veux pas que mon discours glisse dans le cerveau pour devenir une archive, exactement comme lorsqu'on aura lu un livre. Je préfère semer une petite étincelle, une petite inspiration dans le cœur.
Autrement dit, tout le discours et tous les discours que j'ai pu faire jusqu'à présent n'ont été nourris que par l'intention d'orienter votre cœur. Non pas pour faire de vous des gens plus éclairés, ou plus savants, ou plus méthodiques dans la pensée, ou plus ésotéristes, ou plus occultistes, mais, plutôt, j'essayais de canaliser les énergies de votre cœur.
Canaliser les énergies du cœur
Tant que les énergies du cœur ne sont pas dans un premier temps canalisées, éveillées, mûries, pour ensuite irradier, on ne peut pas dire qu'un homme soit vivant, ni même qu'il soit véritablement un homme.
“Tant que les énergies du cœur ne sont pas dans un premier temps canalisées, éveillées, mûries, pour ensuite irradier, on ne peut pas dire qu'un homme soit vivant, ni même qu'il soit véritablement un homme.”
Même si sa tête serait très performante à propos de sujets fort compliqués, on ne peut pas dire qu'il soit un homme.
Il est capable de commettre n'importe quelle erreur, à n'importe quel moment, et surtout des erreurs préjudiciables à la collectivité. C'est comme cela que l'on peut voir des individus d'un seul coup créer, soit par leur science, soit par une décision, quand il s'agit de financiers, par exemple, créer beaucoup de mal dans un certain secteur professionnel, politique, ou dans la santé. Ce qui ne veut pas dire que l'homme intelligent est un homme dangereux sur la Terre, et qu'à n'importe quel moment, il peut devenir porteur d'un acte préjudiciable. Je ne me méfie pas spécialement des intelligences. Seulement, nous avons conscience, autant que nous puissions connaître et comprendre la nature humaine, que l'intelligence seule ne peut pas guider l'individu vers l'épanouissement, le bonheur, ni même une société parfaite. Donc il faut en masse que le cœur de l'homme s'éveille.
“L'intelligence seule ne peut pas guider l'individu vers l'épanouissement, le bonheur, ni même une société parfaite.”
Je ne veux pas faire ni de la prose, ni de la poésie. Simplement, la Vérité est telle que l'on ne peut pas dire autre chose. Et c'est à force de répéter que finalement l'homme devient sensible. Et c'est peut-être pour cela que les religions se répètent aussi tout autant.
Avant que l'on puisse percer les couches épaisses du mental, pour un tout petit peu percer le cœur, eh bien, il faut un grand nombre de répétitions.
C'est pour cela que si vous voulez me donner un nom, plutôt que celui que je vous ai donné moi-même, eh bien appelez-moi “le répétiteur”.
Il n'y a pas un nom plus exact, je suis le répétiteur.
As-tu aimé aujourd'hui ?
As-tu aimé aujourd'hui ?
C'est la question que je te pose. Tu m'en poses des questions, mais je t'en pose une. La question est très intéressante et je vais y répondre d'ailleurs, mais avant, je t'en pose une.
À chacun de vous qui êtes là, je vous le demande : avez-vous aimé aujourd'hui ?
Vous allez me demander : “Mais aimer quoi ? Aimer mon voisin ? Aimer mon ami ? Aimer une fleur ? Aimer mon chien ? Aimer la vie ?”
Je te réponds : n'importe quoi du moment que ton cœur était vivant.
Si tu l'as fait, tu as eu, pendant une minute ou une heure, la vraie vie en toi.
Petit à petit, c'est d'ailleurs cette énergie du cœur que Shambhala, c'est-à-dire le Temple, mais on l'appelle Shambhala aujourd'hui. Bien que je vous assure qu'il y ait un autre nom, mais ce n'est pas moi qui vais vous le dire. Car sitôt que je dirais le nom, vous en auriez l'adresse !
Donc, petit à petit, Shambhala, intentionnellement, envoie des énergies pour réveiller le cœur. Ce qui ne veut pas dire que les autres principes de l'homme, telles que l'intelligence ou bien un perfectionnement du corps pour qu'il y ait plus de résistance face aux maladies, cela ne veut pas dire que ces principes-là ne sont pas tenus en compte.
L'homme arrive à un point d'évolution où le cœur est absolument nécessaire pour que, à la fois le physique se renforce et se subtilise, et que son intelligence se développe. Jusqu'à présent, on pouvait compter sur un fort développement du corps, et l'on peut voir, après les témoignages du passé, que l'homme était beaucoup plus fort, beaucoup plus résistant. C'était la pleine époque de son épanouissement. Toutes les énergies de la Nature, de la Terre, toutes les énergies du Cosmos convergaient pour solidifier et intensifier ce corps. En même temps, les énergies suivant la colonne vertébrale montaient à la tête, et peu à peu, ont commencé à intellectualiser l'homme. Aujourd'hui, alors que l'on parle tant des émotions, et que l'on a classé, par exemple, la race atlantéenne comme étant une race spécialement astrale, donc émotionnelle, c'est cependant aujourd'hui, et non pas aux heures de l'ancienne Atlantide, que le développement du cœur doit se faire.
Tout simplement parce qu'il fallait que le corps soit bien déterminé, bien solidifié, et que l'intelligence soit aussi assez éveillée. On ne peut pas éveiller le cœur sans que l'intelligence ait été raffinée.
“On ne peut pas éveiller le cœur sans que l'intelligence ait été raffinée.”
L'intelligence
Ce qui ne veut pas dire que des individus dont l'intelligence serait par vous classée pauvre, ce qui ne veut pas dire que ces gens ne seraient pas capables d'amour.
Quand je parle d'intelligence, je signifie surtout la capacité de compréhension, la capacité d'observation, la capacité d'assimilation au groupe humain, la capacité de respect, celui des autres, celui des grandes idées et mêmes celui des erreurs des autres. Cela est le fondement de la véritable intelligence.
Et lorsque petit à petit ces notions apparaissent, le cœur va suivre automatiquement.
Car si je suis capable de rester, quelque part j'ai commencé à réveiller le cœur. Et je m'y suis pris par l'intelligence, par le mental, c'est vrai, donc par le cerveau tout simplement, mais par cet endroit, les expériences, ou du moins l'essence des expériences, ont pu atteindre le cœur.
Ce qui fait que cela se développe de la sorte, c'est parce que lorsque je suis dans l'expérience, dans une circonstance, c'est avant tout avec ma tête que je vais l'aborder. Je la reçois, je la lis, je l'observe grâce à ma tête. La chose, rapidement, devient une émotion, une réaction, mais c'est avant tout avec le processus de ma pensée et des appréciations des concepts qui sont dans ma pensée que je vais apprécier une situation.
Donc si au fur et à mesure des expériences, je développe une approche chaque fois plus raffinée, plus subtile, plus élaborée, je vais automatiquement transporter ces mêmes énergies jusque dans le cœur qui va s'en alimenter. Ce qui fait qu'une simple situation quotidienne, comme un repas de famille, du moment qu'il sera bien vécu, dans un premier temps donc bien observé. Je dois être présent à moi-même et me rendre compte que je suis à table avec les miens. Je ne dois pas être en train de penser à mes problèmes de factures, à la voiture qui est tombée en panne, ce que je vais dire à mon patron lundi matin. Je dois être présent à moi-même pour être présent à ma famille.
Cela commence donc par une position dans le mental, dans la pensée et c'est avant tout une volonté. Mais par cette volonté qui me permet un acte de présence complet, je deviens un cœur immense.
Voilà que d'un seul coup, la sensation d'unité envahit tout mon être et circule aussi parmi les membres de ma famille. Nous ne sommes pas simplement des individus portant le même nom en train de manger. Nous sommes une famille unie. Et immédiatement, le sens profond de la Fraternité devient un état en moi.
C'est pour cela que, aujourd'hui, le corps étant suffisamment solide, l'intelligence suffisamment observatrice, le cœur, le vrai cœur, celui qui permet les sentiments de fraternité, de réunion et de communion, le cœur spirituel donc, celui-là peut enfin se réveiller.
Il y a plusieurs degrés à la Fraternité ou à son sentiment.
Je ne veux pas commencer à classer les peuples, vous savez que je n'aime pas faire cela. Car, sitôt que je dirai une parole, l'esprit humain va en rajouter et le plus souvent va détériorer ce que je vais dire. Donc, n'allons pas juger si une tribu d'Afrique ignore ce qu'est la communion et la fraternité, et est-ce qu'elle est plus connue par des gens qui se rassemblent dans une ville du Danemark ? Nous n'allons pas juger l'Homme, mais plutôt les moyens par lesquels un être, une conscience arrive le mieux à se développer et à communiquer avec tout le Royaume invisible.
Car quand je parle de Royaume invisible, je n'entends pas seulement “discuter avec des esprits”. Et vous savez d'ailleurs que je n'aime pas cela du tout ! Il n'est pas question de discuter avec des esprits ! Mais, par le cœur, de rentrer en résonance avec toute la vie qui se trouve de l'autre côté. Et quand je dis “de l'autre côté”, pour vous je veux dire un petit peu plus loin que celle que vous percevez par les cinq sens ordinaires.
En fait, elle n'est pas de l'autre côté, de l'autre côté de nulle part, elle est tout à fait ici. Mais il faut opérer une petite transformation, un pas à l'intérieur.
Il semblerait donc, comme il a été dit dans le commentaire, qu'en se déversant, les énergies de Shambhala tracassent un petit peu les hommes, tracassent les structures, détériorent tout ce qui représentait les bases, les points de sécurité, les références culturelles. Voilà que l'on se croyait assis confortablement dans un siècle où a régné la science, le rationalisme, et voilà que nous aboutissons avec cette vague que vous appelez vous-même “le New Age”, “le Nouvel Âge”. Voilà que grâce à la science, à l'école laïque, on croyait avoir conquis un comportement “normal”. Et que voit-on ? Des gens que l'on qualifie de tout à fait rangés, “normaux”, parce qu'étant passés par les grandes écoles, parce qu'ayant des professions “normales”, les voilà qui s'orientent soudain vers tous ces séminaires, toutes ces conférences. Où il n'est pas seulement question des esprits, mais aussi de manipulation de forces, de projection astrale, de voyage éthérique sur la Lune, sur Vénus. Comment cela peut-il être jugé ?
Est-ce là véritablement l'effet de l'énergie de Shambhala et de tous ceux qui de près ou de loin, bien ou moins bien, de façon performante ou maladroite, oeuvrent à distribuer cette énergie ? Est-ce que c'est cela que l'on souhaitait ? Eh bien pour discuter du Plan de Shambhala, de la direction qu'a pris ce Plan, de l'effet de ce Plan, il faut comprendre que l'énergie envoyée depuis Shambhala est une énergie très souple.
Ce n'est pas comme une directive qui va s'abattre sur l'Humanité pour l'obliger à un destin qui serait qualitativement déjà programmé : “Voilà, dans ce siècle-ci, l'on fera cela et les hommes atteindront tel point, ils n'iront pas plus loin jusqu'à ce que l'on donne autre chose. Et ils ne retomberont pas parce que l'on évitera ceci et on évitera cela...” Il n'est pas question pour un quelconque Guide ou frère de la loge himalayenne ou d'ailleurs de prédestiner l'homme.
Prédestination
Il faudrait que cette notion soit absolument comprise, sinon il n'est pas question pour vous de rester même assis dans cette salle. Vous pouvez partir tout de suite ! Nous n'avons rien à échanger ! Si vous cherchez la prédestination, il faut aller voir ailleurs ! Je ne te le reproche pas, mais il faut que tu puisses me suivre et pour que tu me suives, ne préfabrique pas ce que je vais te dire ! Reste l'esprit vide !
“Pour que tu me suives, ne préfabrique pas ce que je vais te dire !”
Donc, pour nous, il n'est pas question d'imposer un destin à l'Humanité, sous prétexte qu'il existe des cycles, sous prétexte qu'il existe une évolution dont nous sommes les garants et dont nous connaissons chaque étape, et que nous essayons, comme des bergers, même s'il s'agit de botter un peu le train à ses brebis avec le bâton et que nous essayons de faire rentrer toutes ces brebis dans le droit chemin, vers la bonne bergerie où il y a la bonne pancarte et où il y aura du bon foin à manger. Hein ?
La vie est un peu plus pétillante que cela, vois-tu ? C'est pour cela que j'ai horreur de la prédestination ! Même s'il y a un travail et un devoir, ce n'est pas une raison pour penser prédestination ! Arrache cela de ton esprit ! Et tu verras à quel point tu seras ensuite capable de travailler, et pour toi-même et pour la Terre entière !
Sitôt que tu te délivres de ce joug, de cette inquisition morale qui pèse sur toi. Car c'est une inquisition. Si tu penses prédestination, tu penses que tu dois obéir forcément à quelque chose !
Et qu'est-ce que je t'ai toujours raconté ?
Je t'ai toujours dit qu'il fallait désobéir, que je suis le plus grand des désobéissants, que je suis le plus mauvais élève de la classe à Shambhala, n'est-ce pas ? Et pourtant, vois-tu, en étant le plus turbulent, vois-tu ce que nous faisons depuis tant d'années ?
Nous travaillons ensemble, eh oui ! Nous travaillons, nous y arrivons, nous partageons, et tu changes.
Alors vois-tu pour rien au monde ! Et ne serait-ce que parce que tu as réussi à changer, à t'ouvrir et à être un peu plus épanoui. Pour rien nos mondes, je ne me mettrais à croire à la prédestination ! Et si elle existait, je la détruirais.
C'est facile de détruire la prédestination, il suffit de désobéir.
“C'est facile de détruire la prédestination, il suffit de désobéir.”
Même si tu crois qu'elle existe... Admettons. Allez, je te l'accorde, puisque certains esprits sont un peu lents sur la chose. Je te l'accorde. La prédestination existe, alors je te propose un programme : la désobéissance.
La désobéissance
Tu vas me dire : “Mais ce n'est pas tellement possible de sortir hors des limites, par exemple, du thème astrologique !”
Qui te dit que le thème astrologique, que tous les signes, toutes les étoiles dans le ciel sont des bornes, des pancartes : “tournez à gauche, virez à droite, arrêtez-vous là, suspendez le souffle, reprenez-le, naissez, mourrez, au garde-à-vous, obéissez !”
Je ne pense pas que les étoiles aient été créées pour servir de shérifs, même si le shérif en Amérique a une étoile sur sa poitrine. Les étoiles ne sont pas là pour cela.
Regardez ce qu'elles font les étoiles, elles brillent ! La nuit, le jour, même si tu ne le vois pas, elles brillent, elles irradient ! Et elles irradient tout ce qu'elles ont à irradier.
D'abord leurs propres énergies, ensuite l'énergie dont elles sont les réflecteurs, et tout le magnétisme spirituel envoyé par les différentes entités qui préside ces étoiles et les planètes.
Ce qui veut dire que l'irradiation est une générosité, une richesse.
“L'irradiation est une générosité, une richesse.”
Alors est-ce que tu vas encore me planter toutes ces bornes, toutes ces pancartes, tous ces avis officiels ? J'espère que non !
Vois ta vie désormais - et même si tu lis ton avenir dans les cartes, ou dans les lignes de la main, ou dans la pupille de ton voisin, parce que Dieu sait encore ce que tu auras inventé comme technique d'ici dix minutes ! - même si tu arrives à lire un quelconque avenir quelque part, pense à tous ces signes comme des générosités, pas comme des pancartes !
Car sitôt que tu y penses comme à des pancartes, tu es un homme perdu pour nous. Eh oui, tu es perdu ! Tu es toi-même assis plus bas que l'homme qui est assis le plus bas dans la souffrance et dans l'ignorance. Alors que tu commençais à savoir quelque chose, voilà que par une notion complètement fausse, tu as tout détruit.
Et combien de disciples, alors qu'ils seraient tout près de découvrir l'alliance avec un Guide, ou bien de recevoir une énergie spirituelle qui les ouvrirait un petit peu, combien de disciples ratent cette opportunité parce qu'ils ferment leur esprit avec ces notions étroites de prédestination, d'obéissance, du courroux de Dieu ou du courroux de la Hiérarchie, parce que maintenant on invente la colère des Maîtres ! Comme si les anciennes colères ne suffisaient pas.
Avant on mettait tout sur le dos du Bon Dieu et ça laissait les maîtres tranquilles ! La relation était propre, elle n'était pas préméditée, mais voilà que l'on a parlé un peu des loges, un petit peu des guides, un petit peu des Maîtres, et voilà que l'on a transposé toutes ces choses sur les Maîtres. Alors ensuite, comment voulez-vous avancer vers eux, comment voulez-vous méditer sur eux, recevoir leur énergie ? Vous en avez fait des êtres inaccessibles, des êtres qui ne comprennent rien à la nature humaine, des êtres qui sont loin, dans des montagnes ou bien dans des royaumes éthériques. Mais qui vous dit que toutes ces dimensions sont éloignées les unes des autres ?
C'est vrai, et je vous en ai parlé la dernière fois, il y a des problèmes de communication, mais non pas parce que communiquer est impossible, mais parce qu'il faut trouver et développer le moyen qui permet la communication.
“Il faut trouver et développer le moyen qui permet la communication.”
En même temps que cela est facile, c'est difficile car il s'agit pour l'homme de faire un effort, un effort de compréhension, un dépassement à propos de sa nature. Donc pour lui c'est du travail, eh oui ! C'est du travail spirituel, c'est du travail occulte, mais c'est du travail, ce n'est pas une communication qui coûte de source comme lorsque l'on ouvre la télévision.
Le travail
Cependant si vous saviez à quel point les petits et forts quotidiens un jour finissent par aboutir à un grand pont qui se jette entre vous et le Maître pour que vous puissiez vous rencontrer, vous seriez étonné. Vous ne pleureriez plus dans votre coin en disant : “Dieu m'a abandonné, Dieu m'a abandonné ! Et pourquoi est-ce qu'il ne vient pas sauver les malades, et pourquoi est-ce qu'il ne vient pas empêcher les accidents, et pourquoi est-ce qu'il ne vient pas parler une bonne fois pour toutes pour que les religions s'entendent ? Et pourquoi est-ce qu'il n'invente pas un parti politique unique, magnifique ? Pourquoi est-ce qu'il n'invente pas une Terre où enfin il y a un éternel printemps, où l'on n'ait plus besoin de se fatiguer pour gagner sa vie ?”
Toutes ces questions qui sont profondes parce que remplies de votre souffrance, toutes ces questions sont notre travail quotidien. Nous ne pouvons pas y répondre de manière verbale. D'abord, vous refuseriez la parole. Ce serait une philosophie de plus, ce serait un discours de plus, une poésie de plus, “mais moi, à 8 heures, grand frère, il faut que j'aille travailler !” Et cette réalité-là, tu la connais. Et c'est celle-là qui t'embête. Hein ?
Parce que s'il y avait les maladies, s'il y avait la communication difficile, que ce soit avec les hommes ou avec Dieu, mais si au moins on n'avait pas à travailler, on accepterait tout le reste.
L'homme généralement refuse de travailler, eh oui ! C'est son plus gros reproche. C'est celui qu'il fait le plus fortement à toute la manifestation et à Dieu en personne quand il imagine parler à un Dieu. Travailler, c'est dur. Travailler, c'est injuste. On y passe les heures précieuses de sa vie, de son sang qui coule dans les veines. Tout simplement pour pouvoir s'acheter des vêtements, se mettre sous un toit, se faire quelque plaisir et remplir l'estomac.
Ceci est un énorme point de revendication, et c'est pour cela qu'avant d'aller plus loin dans le discours que j'ai commencé à propos de la question qui a été posée, je voudrais parler du travail, de sa signification profonde et spirituelle.
Si je voudrais vous donner quelque chose aujourd'hui, c'est uniquement cela : faire de vous des travailleurs heureux.
Alors comment est-ce que l'on va s'y prendre ?
Tout d'abord, observons ce qu'est le travail.
Pour toi qui est en colère, qui n'est pas épanoui, le travail c'est d'être à l'heure, d'accomplir une tâche pour ne pas dire une charge, de supporter tes collègues ou de supporter ton patron ou la société entière, et de penser sans arrêt qu'il est préférable d'aller méditer, d'écrire des poèmes ou de prendre des vacances. Tu vis cela comme un conflit, et lorsque tu rentres, pour trouver un peu de repos, tu trouves de nouveau des obligations, que ce soit auprès de l'époux, de l'épouse, de la famille ou des factures qui arrivent et qui te rappellent que, vraiment, demain matin il te faut retourner au travail.
Cette impression d'étouffement et d'injustice vient de ce qu'il y a, un manque de compréhension par rapport à la nature de l'action.
Qu'est-ce que le travail ?
C'est avant tout de l'action.
Ce n'est pas simplement le fait d'aller gagner sa vie, c'est ce qu'il en résulte, mais c'est avant tout une action. Je m'exprime dans le travail.
Tu vas me dire : “Oui, mais pas tous les métiers, permette une expression. Et j'en connais qui, au contraire, tue les hommes !”
C'est vrai.
Mais il y a une expression, d'une manière ou d'une autre, que ce soit l'ouvrier dans les complexes de métallurgie, ou que ce soit un ou une secrétaire, que ce soit un grand professeur, il y a toujours une expression. Depuis l'expression la plus physique jusqu'à l'expression la plus intellectuelle ou artistique, il y a une expérience.
Alors on ne peut pas dire que le travail soit anodin et qu'il s'agit juste de gagner sa vie. Il y a une prise de contact directe avec les énergies, que ce soit de la Terre dans le cas d'un métier physique, que ce soit du monde des idées dans le cas d'un métier plus intellectuel, que ce soit dans le monde des abstractions comme dans le cas des métiers artistiques, philosophiques, etc. Chaque fois c'est un moyen de rencontrer un terrain d'expérience, de découvrir autre chose un petit peu plus loin et de l'épanouir.
Je sais qu'il est difficile de vous démontrer l'épanouissement quand on est une secrétaire. Vous allez me dire que les papiers, les bilans, cela n'épanouit pas du tout !
L'épanouissement
Alors parlons de l'épanouissement.
Dans le cas des actions qui semblent sans valeur, essayons de voir quelle valeur il y a pour l'œil du Maître.
Lorsque tu fais ce geste quotidien et qui te déplaît parce qu'il n'est pas créatif, observe à quel point tu es face à toi-même, face, par exemple, à tes caprices, face, par exemple, à tes désirs paresseux, face à ton intolérance parce qu'il y a un collègue de bureau qui ne fait pas ce que je veux. Observe à quel point, tout au long de la journée, ton travail te donne non plus simplement l'occasion de gagner ta vie, mais te donne à faire une véritable méditation telle que cela est entendu dans les temples. C'est-à-dire que tu es dans une situation qui ne te plaît pas du tout, qui ne t'inspire absolument pas, que tu crois définitivement contraire à ta nature et tu en éprouves des gros points de friction.
Pour la spiritualité et pour le prêtre qui te guiderait si tu étais dans un monastère, ces points de friction sont exactement les points de développement spirituel.
“Les points de friction sont exactement les points de développement spirituel.”
Je sais que c'est dur à admettre car tellement de personnes sont insatisfaites à propos de l'emploi qu'elles ont à couvrir. Cependant, ne serait-ce que l'intégration de la patience, de l'humilité que cela permet ou de la force aussi quelquefois, car en même temps que la patience donne de l'humilité, elle donne la force, il faut de la force pour endurer la patience, pour la rayonner.
Lorsque l'on fait le bilan spirituel de la sorte, on s'aperçoit que pendant toute sa vie de secrétaire, on a énormément médité ! Beaucoup plus peut-être qu'un moine quelque part au Tibet qui depuis l'âge de 12 ans s'est consacré à un monastère et qui en fait n'était pas vraiment inspiré par la situation et qui ne venait là que pour manger de manière sûre son bol de riz chaque jour.
La vie et sa confrontation physique quotidienne est un grand temple.
“La vie et sa confrontation physique quotidienne est un grand temple.”
Ce qui fait que lorsque tu vois ton patron, et surtout si tu ne l'aimes pas. Car là est la beauté du travail. C'est justement parce que tu ne l'aimes pas que tu vas pouvoir travailler sur toi-même, sur la situation ou sur lui. Eh oui, quelquefois ce n'est pas à toi de comprendre quelque chose dans la situation mais tu as été mis sur la route de quelqu'un pour lui faire comprendre quelque chose. Savoir l'inspirer et le transformer.
Donc sache reconnaître en même temps ton travail au moment où il se présente.
Ne pense pas que toutes les tuiles tombent sur toi, toi, toi, toi parce que toutes les tuiles tombent toujours sur toi et pas sur quelqu'un d'autre ! Des fois, au contraire, tu sers de gouttière, eh oui ! Tu sers à canaliser les eaux du Ciel pour aller arroser quelqu'un.
Et même s'il est ton supérieur, il a besoin de ce petit mot que depuis dix ans tu es chargé de lui placer. Mais ce petit mot, même s'il ne t'en parle jamais, va peut-être changer sa vie. Et c'est peut-être la dette que tu lui dois, ce fameux karma dont vous parlez tous.
Le Karma
Là aussi il y a énormément à dire sur le Karma. L'on imagine le karma comme étant quelque chose de systématique, addition, soustraction, dette, crédit, bonus, malus. Bien sûr cela ressemble un peu à cela, mais si je voudrais m'approcher de la qualification un peu plus exacte, et si je pouvais vous inspirer de cette notion, je te dirais ceci :
Ne pense pas au karma comme au bonus et au malus. Quelqu'un qui note sur un grand cahier tout ce que tu fais et qui ensuite va te le renvoyer. On t'a parlé des Seigneurs du Karma, on t'a parlé des Annales Akashiques où tout est marqué, c'est vrai mais attention, ne mélange pas tout !
Pense avant tout au Karma comme étant un processus de création. Et c'est pour cela vois-tu que je t'interdis d'avoir une pensée qui se permet la prédestination, cela est impossible !
“Le Karma est avant tout un processus de création.”
Si l'on songe que l'homme est créateur, même si ce n'est qu'à la mesure humaine, cela veut dire qu'il est libre.
Alors ensemble découvrons ce qu'est cette Liberté. Pour que tu comprennes ce qu'est la Vie, ce qu'est le Karma, ce qu'est la Liberté, ce qu'est l'Acte Créateur. Essayons de définir cela.
Je te parle de Liberté et en même temps tu es conscient de toute l'instruction que tu as reçue à propos de l'évolution, d'un point dont on part, d'un point que l'on doit rejoindre. Et entre ces deux points on trace une route déterminée avec des repères très précis. On t'a énormément instruit à propos de la chose et je ne vais pas renier cet enseignement. Mais comme je te le dis à chaque fois, essaye de le voir avec un jour nouveau, avec une idée plus large, avec un cœur plus épanoui et intuitif. Et regarde à quel point le plan d'évolution, la destinée humaine, le devoir humain sont avant tout des joies et non pas des jougs.
Ce n'est pas une croix que tu dois porter du point A au point B, que voilà c'est ton travail à un moment donné et TOC ! cela tombe sur toi. Lorsque tu deviens un être capable de comprendre les énergies, de les ressentir, ne serait-ce qu'un tout petit peu, tu n'es plus quelqu'un qui subit la vie, qui subit l'évolution, qui subit les rites initiatiques, tu participes.
La Participation
Et toute la différence entre un profane et un disciple avancé, c'est que l'un définitivement se pose dans le rôle de celui qui subit, et ceci uniquement par ignorance des Lois et de l'Univers. Tandis que le disciple avancé est quelqu'un qui participe à ce grand mouvement qu'est la vie et son évolution.
Étudions l'idée de la participation.
Alors vous avez remarqué, j'ai employé ce mot là précisément et pas un autre.
Participation.
Cela implique quoi ?
Cela veut dire qu'il y a quelque chose qui existe, qui a une forme, qui a une nature. Pour moi, en tant qu'être éveillé, en tant que disciple, en tant qu'initié, je peux intervenir et prolonger son mouvement, accélérer son mouvement, améliorer son mouvement. En même temps que je suis le participant, je suis la chose qui est bougée, je suis la chose qui est évoluée, je suis la chose qui est améliorée.
Toi tu appelles cela l'évolution spirituelle et pour nous il s'agit de Création.
Nous t'avons rendu libre dès le début en te faisant créateur et toi tu t'es rendu prisonnier dès le début en pensant que tu n'avais droit à rien, que tout cela te dépassait en nature et en dimension.
Tu vas me dire : “Mais vous n'avez rien fait pour prouver le contraire aux hommes ! Vous n'avez pas mis des énergies largement à disposition ! Vous n'avez pas fait des preuves énormes qui facilitent la foi, qui facilitent le contact avec les énergies, ne serait-ce que pour les appliquer à la médecine !”
Je ne vais pas discourir avec toi à ce sujet. Tout ce que tu peux nous reprocher, tu dois sans doute avoir le droit de nous le reprocher car sans doute cela est ton expérience. Tu ne peux pas nous parler, tu ne peux pas recevoir notre énergie, tu ne peux pas être inspiré.
Tu vas me dire : “Mais il n'y a pas que moi ! Il y a des millions d'autres hommes qui sont dans la même situation !”
C'est vrai, vous avez sans doute tous le droit de revendiquer cela car cela est votre réalité. Mais cela ne veut pas dire que c'est la Réalité Absolue ! Cela ne veut pas dire que c'est un fait absolu ! C'est le passage triste et sourd et aveugle de certaines personnes, c'est vrai. Cependant, il y a des millions d'autres personnes qui peuvent te dire : “Nous l'avons rencontré. Nous savons qui est le Guide, qui est le Maître. Nous avons reçu l'énergie. Nous sommes allés dans le Cosmos. Nous sommes entrés dans le centre du Soleil. Nous sommes allés même sur Sirius !”
Et il y en a énormément.
Les Grands-Êtres
Tu vas me dire : “Mais où sont-ils ? Que je les entende !”
Ha, ha ! Il y en a énormément qui sont de ce monde, encore incarnés, mais il y en a aussi énormément qui sont de l'autre côté. Parce qu'ayant fait ces expériences, ils n'ont plus autant besoin d'incarnation.
Donc, que voit-on sur la Terre ?
Une majorité d'individus qui ont besoin de l'incarnation.
Ce qui fait que si on va dans un bâtiment et que l'on aille dans les douches, par exemple, parce que l'on est sale, on a beaucoup couru, on a transpiré, on a besoin de se laver. Et en allant dans les douches, eh bien on va rencontrer tous ceux qui, comme moi ou comme nous, avant, avaient besoin de se laver, de se rafraîchir. Allons-nous penser que le bâtiment se résume à ce rez-de-chaussée où il n'y a que les douches et où il n'y a que des hommes sales qui sentent la transpiration, qui sont fatigués et qui se douchent et qui se douchent et qui se douchent ? Non !
Car nous savons bien que si on prend l'escalier, on va au premier étage, on voit des gens qui, après avoir fait tout cet effort, se reposent, sont entre amis, mangent, boivent, s'amusent ! Et ce n'est pas si loin, c'est juste de l'autre côté, mais vous avez la mauvaise idée d'appeler cela la mort, eh oui ! Quel drôle de programme vous vous fabriquez !
On prend encore cet ascenseur, on monte, on est au deuxième étage et qu'est-ce que l'on voit ? Des gens qui se sont bien lavés, qui se sont bien amusés, qui ont bien mangé, qui se sont bien relaxés et qui, maintenant, pensent et travaillent. Et comme des chefs d'entreprise, on les voit étaler de grandes cartes et se dire : “Voyons, il y a tel secteur qui est en difficulté, sur qui pouvons-nous compter pour essayer de l'améliorer ? Que pouvons-nous faire concernant le besoin karmique de certaines âmes ? Que devons-nous améliorer ou que devons-nous ne pas toucher afin que l'accélération spirituelle puisse avoir lieu ?”
Et si nous montons encore un étage, nous voyons quoi ? Des hommes qui entreprennent un travail au niveau de la pensée. Ils sont chargés d'inspirer ceux qui font ces plans, penchés sur ces cartes. Ils sont chargés de leur donner l'idée la plus juste, l'idée la meilleure. Et ils ne descendent pas de leur étage, c'est impossible. Pourquoi ?
Tout simplement parce que cet étage est très aérien. Si l'on peut imaginer qu'il y a, c'est vrai, des dimensions difficiles à atteindre, ce n'est pas parce qu'elles sont éloignées du point de vue de la qualité, éloignées du point de vue de la grandeur des êtres qui composent ces dimensions. Ces dimensions et ces êtres sont éloignées parce qu'ils n'ont plus de quoi être suffisamment lourds pour ressembler à un homme. Et cela veut dire tout autre chose.
Ce n'est pas que les Hiérarchies sont donc loin, c'est que l'évolution vous porte tellement loin qu'un jour vous êtes aussi loin des jeunes âmes, loin de la Terre, loin de la manifestation qui a eu lieu sur n'importe quel foyer d'origine, n'importe quelle planète pour vous. Cela veut dire que c'est la garantie de votre liberté en même temps. Mais pour les jeunes âmes qui ont énormément besoin de la proximité, de la présence, de l'adombrement, de la certitude des Guides, ces jeunes âmes se sentent abandonnées.
En fait, et ceci grâce au Royaume de la pensée, aucun homme, aucune âme jeune n'est éloigné de la pensée des Grands Êtres. Tout simplement parce que ces Grands Êtres ont un pouvoir de rayonnement. Exactement comme le Soleil, il a le pouvoir de traverser l'espace, de traverser les couches de l'atmosphère, de vous toucher et de passer même à travers votre peau, de passer à travers chaque cellule et d'aller dans la Terre. La Terre ne l'arrête pas, il va ailleurs.
La conscience des Grands Êtres, c'est exactement la même chose. C'est une irradiation constante. Et ce n'est pas simplement une bonne pensée, une bonne énergie venant d'un grand cœur très évolué. C'est avant tout une énergie. C'est un peu comme une irradiation, comme un voltage. Et c'est pour cela que la pensée des Grands Êtres ne peut pas à 100% rayonner jusque dans votre pensée et dans votre cœur. Car vous seriez d'un seul coup réduits, pas en cendres, mais certainement à un déséquilibre nerveux et pour les plus fragiles livrés à la folie. Ça c'est certain.
La pensée des Grands Êtres, dans un premier temps, est envoyée à ces relais, ces gens qui s'occupent des grands projets et qui les planifient en regardant les cartes. Ils en sont les transformateurs. Et une fois que ces êtres ont pris en charge la pensée, je devrais dire à ce moment-là le verbe de celui qui pense et qui anime la vie, que vous appelez notamment le Logos Planétaire, mais aussi le Logos de chaque planète. À partir de ce moment-là, la pensée de ces Grands Êtres n'est plus un risque pour vous. Son voltage est absolument adapté à votre besoin. Et surtout cela devient comme une inspiration. C'est ce qui conduit l'homme vers son évolution.
C'est un peu comme le chant des sirènes. “J'ai entendu quelque chose, je suis attirée, j'y vais, j'y vais ! Même si je ne sais pas trop où je dois aller, mais j'y vais !”
La pensée que retransmettent ces Grands Êtres sert de fil conducteur.
Nous sommes tous exactement comme les wagons d'un train, attachés sur la même voie. Où va cette voie ? Et peut-on alors d'une quelconque manière, effectivement, parler de prédestination ? J'y reviens.
Eh bien encore une fois, je voudrais que tu n'imagines rien à propos de la prédestination. Et je voudrais que tu arrives à faire cohabiter en parfaite harmonie ces notions contradictoires : l'Évolution - Liberté.
L'Évolution et la Liberté
Je sais que pour la nature humaine, il est difficile de résoudre tous ces paradoxes : le bien, le mal, le chaud, le froid, la naissance, la mort...
L'Évolution, donc une direction et la Liberté.
Comment est-ce que je vais comprendre cela ?
Je ne vais pas essayer de t'imposer une philosophie, un cours, une attitude, une façon de penser, mais si tu veux bien me suivre encore un petit peu, tout ce que je vais essayer de faire, c'est de t'inspirer l'ouverture.
Comment vas-tu trouver l'ouverture ? Car pour l'instant, tu es prisonnier de cette dualité, le chaud, le froid, le bien, le mal... Comment sortir de ce processus ?
Nous allons observer une chose. Lorsque tu penses, dans ta tête, automatiquement, il y a une logique : le pour, le contre ; le bien, le mal ; mon intérêt, l'intérêt des autres. Et lorsque, par exemple, dans le cas de l'intérêt, tu sacrifices le tien pour l'intérêt des autres, crois-tu avoir simplement basculé de l'autre côté ? Avoir simplement passé dans l'autre notion, comme l'on passe d'un plateau à l'autre de la balance ? Si l'on imagine ton intérêt personnel comme étant la nuit, ayant choisi l'intérêt des autres, crois-tu être passé simplement dans le jour ?
Pour te donner l'occasion d'être libre et de le pressentir au fond de toi, je te dis : tu n'es pas simplement passé dans la zone de jour de l'autre côté de la balance. Tu as découvert la troisième voie, la Voie du Milieu, celle qui ne considère plus la dualité, mais qui fait une synthèse parfaite.
Ne vas pas pour autant conclure que la synthèse, la voie du milieu, la troisième voie, c'est la voie du jour ! Non !
La Voie du Milieu, c'est celle de la Sagesse.
“La Voie du Milieu, c'est celle de la Sagesse.”
Ce qui a fait que tu as choisi l'intérêt des autres, c'est parce que tu as mesuré. Tu as trouvé que ce que tu tirerais de la situation était inférieur à l'intérêt qu'en tireraient les autres. Tu n'as pas simplement choisi le Bon, le jour, la Lumière. Tu as choisi la Sagesse.
Dans un autre cas de figure, pour être sage, il te faudra choisir ton intérêt personnel, donc la nuit, les ténèbres, ce que tu appellerais par exemple l'égoïsme. Comment te prouver que quelquefois une réaction égoïste ou jugée égoïste est un acte de sagesse ? Difficile à prouver, n'est-ce pas ? Surtout après 2000 ans de religion catholique, difficile pour moi ce travail-là !
Et pourtant, il suffit d'observer la vie décrite par certains grands initiés pour comprendre que, quelquefois, il ne s'agit pas simplement de penser à soi, et au bien que l'on doit se faire à soi comme si on était le centre du monde. Ce n'est pas une réaction égoïste. Mais quelquefois, il y a apparemment un choix égoïste pour le monde profane, parce qu'il s'agit d'un dépassement.
Par exemple, prends un individu qui ayant commencé la Quête Spirituelle, la méditation, mais étant encore dans le sein familial, pour recevoir d'autres énergies, pour améliorer sa méditation, pour devenir tout simplement un homme ou une femme libre, voilà que cet individu se trouve dans une crise familiale, et qu'il choisit de quitter sa famille, alors que peut-être la famille aurait besoin de lui. Le profane, et surtout le Catholique, va penser que tout ce comportement est odieux et égoïste et condamnable, et il va le condamner à grands coups de croix et d'eau bénite, et il va tout faire pour aller le raisonner et le ramener à la maison ! Alors qu'il existe pour cette personne plus de douleur à quitter sa famille qu'à y rester, et que cette personne serait bien heureuse d'assumer une responsabilité et d'aider son clan.
Mais comment, pour l'observateur ignorant, comprendre qu'il y a là une épreuve émotionnelle, une indépendance spirituelle à acquérir ? Et ceci non pas parce qu'à Shambhala il n'y a que des individus individualistes et indépendants, mais tout simplement parce qu'il faut, pour découvrir le véritable Royaume du cœur, se débarrasser des faux-sentiments. Et les faux-sentiments, il y en a énormément qui portent le nom ou la ressemblance de l'amour. Eh oui !
Et voilà que d'un seul coup c'est toute une société qui est en procès au nom de la spiritualité ! Et c'est là que je rejoins la question qui m'a été posée.
La crise sociale
Observons la société. Tout n'est que rupture, divorce, crise ! Ce qui ne veut pas dire que les siècles passés étaient plus enviables. Il y avait aussi des brigands dans chaque arbre, prêts à vous assommer à coups de gourdin pour vous prendre n'importe quoi. Cependant, la crise sociale qui s'abat aujourd'hui, elle n'est pas terminée. Et quand je dis pas terminée, ne pensez pas que j'annonce que cela va durer longtemps. Cela va durer en termes d'intensité. Cela va être très fort, mais cela ne veut pas dire que cela prendra du temps. Par contre, les effets dureront longtemps. Toutes les restructurations, elles, prendront du temps. Et ces restructurations auront l'air de prolonger la crise, parce qu'on ne trouvera pas tout de suite, que ce soient les meilleurs remplacements ou les idées plus larges et adéquates.
Vous allez me dire : “Mais où est tout le phénomène de l'inspiration ?” Eh bien oui, c'est là que je t'y prends ! L'inspiration, je veux bien ! Nous l'envoyons sans arrêt ! Je veux bien te la verser dans le cœur, maintenant, tout de suite ! Mais est-ce que le cœur est suffisamment ouvert pour la recevoir ? Là est tout mon problème ! Vois-tu ? Et c'est pour cela que je parle ! Je ne parle pas pour autre chose que d'ouvrir ce cœur, afin que l'inspiration circule et que les faux-amours disparaissent.
Faire disparaître les faux-amours est une révolution, que ce soit dans la pensée personnelle ou dans la culture d'une société. Car voilà que toute une collectivité s'est entendue pour y croire ! Pourquoi ?
Parce que cela a permis de ranger la société. Héhé ! Voilà !
Alors qu'est-ce que l'on voit tout à côté de l'amour ? Tout fricotant avec l'amour que l'on essaie de vous vendre, auquel on vous initie ? Le pouvoir ! Il n'est pas nécessaire d'aller chercher autre chose ? Le pouvoir !
Le pouvoir
Voyez comme les sociétés sont policées, comme elles sont rangées, comme les trottoirs sont bien droits, comme le gouvernement est structuré, comme chaque village est structuré, comme chaque entreprise est structurée et structure le monde à son tour. Mais est-ce là une vie heureuse ?
Je ne remets pas en cause les valeurs d'une société. Je demande simplement que, s'il y a mensonge, rendez-vous compte du mensonge. Et ensuite, utilisez la société consciemment, au lieu de la subir !
Il y a moyen d'utiliser la société consciemment, même si l'on n'est pas un député, un ministre, un président ou un grand magicien pour changer les choses et défaire une loi qui n'est pas bonne. Même si on ne dispose pas du pouvoir, on peut trouver sa place. Et non pas parce qu'on est un petit canard très rusé qui aura su dans le marécage trouver sa petite planque, comme vous dites vous-même, mais simplement parce qu'étant dépouillé du mensonge, ayant l'œil pour voir et pour comprendre, si on n'a pas les outils pour se battre et faire tomber ce grand bâtiment du pouvoir, de l'injustice, on va savoir du moins se préserver de sa faux qui tombe sans arrêt.
Et c'est là où l'homme averti, même s'il n'est pas un homme de pouvoir pour changer la société, peut vivre avec la société. Sans même pour autant trahir la société, comme s'il était un être égoïste qui se sert et qui ne donne rien, qui a tout compris et qui esquive ! Je ne parle pas de cela. De façon responsable, il vit la société, mais ne la subit plus. Et pour cela, il faut avoir compris la notion de pouvoir. Eh oui !
Tant que l'on ne sait pas ce qu'est le pouvoir, le pouvoir religieux, le pouvoir politique, le pouvoir spirituel, le pouvoir aussi que vous exercez contre vous-même quand vous vous obligez à telle ou telle chose. Tant que l'on ne comprend pas l'idée du pouvoir, comment donc inspirer la Liberté ?
“Tant que l'on ne comprend pas l'idée du pouvoir, comment donc inspirer la Liberté ?”
Comment faire de l'homme un homme créatif ? Et comment peut-il devenir un participant et un créateur ?
Qu'est-ce que le pouvoir ?
Penses-y !
Essaye de te rappeler tout ce que cela couvre. Depuis le pouvoir connu du président, des ministres, des chefs religieux, d'un extraterrestre qui viendrait et qui impressionnerait tellement les foules que toutes les foules se mettent à ses pieds. Le pouvoir de Dieu et puis finalement le pouvoir de la Nature qui te fait naître et qui te renvoie d'où tu es venu.
Comment tu sens le pouvoir ?
C'est une force, tu vas me dire, une force qui me comprime, qui me pousse dans telle direction ou telle autre, qui m'oblige à dire ce mot. Par exemple : “oui, merci, bonjour.” Alors que celui-ci, je voudrais lui arracher les yeux. Mais ça ne se fait pas en société et puis cela se paye avec beaucoup de prison ! Le pouvoir, c'est aussi ce qui m'oblige à aller par exemple à une église, celle de mon époque, celle de mon quartier, celle de mon siècle. Mais qu'est-ce qui fait que j'accepte cela ? J'accepte de dire “oui, bonjour”, j'accepte d'aller pratiquer le rite religieux de mon époque, même si je n'en ai pas envie de tout, même si je n'y crois pas du tout ?
Réfléchissons !
Allez, essaye de mettre ton cœur en écho, réfléchis avant que systématiquement je te donne les réponses. Tu sais que je préfère les échanges. En fait, je n'aime pas du tout mon travail, vois-tu ? Je dois discuter là tout seul et cela me déprime ! Si tu savais comme cela me déprime ! Mais oui, je préférais avoir l'espace de toute une journée et que nous puissions discuter de toi à moi tout en buvant quelque chose. Mais c'est cela la fraternité. Ne va pas chercher plus loin ! Ne va pas te demander à ce que Koot Humi est toujours en méditation et qu'il faut à peine lui murmurer un Ohm pour dire bonjour ou pour dire merci.
Tu peux lui crier en passant sous sa fenêtre : “Bonjour mon amour !” Il est heureux. Et ce simple mot, cette simple pensée, te verse sur lui une énergie tellement grande que tu entends un écho qui revient vers toi et tu appelleras cela le Karma. Et tu entendras : “Bonjour mon amooour !” Et tu sentiras à ce moment-là que tu es aimé de lui.
Qu'est-ce que tu as fait ?
Tu l'as d'abord aimé.
Tu vas me dire : “Mais c'est une histoire que l'on connaît !”
Je ne veux pas te dire que Dieu est un grand paresseux, qu'il faut toujours que tu tendes la main le premier, que tu frappes le premier, que tu fasses le premier pas. Je dis simplement que quand tu donnes quelque chose on te le rend. Il ne s'agit pas de qui fait le premier pas.
“Quand tu donnes quelque chose on te le rend.”
Il s'agit que si tu donnes quelque chose on te le rend. Alors si tu boudes dans ton coin, si tu restes tout seul, c'est la solitude que tu crées et c'est la solitude qui revient sur toi.
Il ne s'agit pas pour toi de faire le premier pas. Il s'agit de savoir qu'est-ce que tu veux recevoir, dans quelle énergie tu veux vivre, avec la présence de qui veux-tu vivre, la présence des Maîtres qui te revient en écho ou ta présence. Il n'y a en fait que solitude parce que tu ne comprends rien à toi-même et à ta dimension.
Réfléchis à cela.
Mais revenons à mon sujet, le pouvoir.
Qu'est-ce que c'est qui te fait aller à l'église ? Qu'est-ce que c'est qui te fait dire “oui, bonjour madame” ? Qu'est-ce que c'est qui te fait respecter ton père, ta mère, même si définitivement tu ne les aimes pas et que tu leur arraches les ongles la nuit dans tes rêves ?
Essaye de ressentir cette compression. Vas-y au fond, vas-y, ressens-la !
Regarde-toi, observe-toi en train de faire ces choses !
Qu'est-ce que tu découvres ?
Dans un premier temps, tu découvres quelque chose qui te fait t'abaisser, comme si de debout que tu es, dans ta dignité, dans ta fierté, dans ton indépendance, tu dois baisser le dos, baisser les genoux, accepter quelque chose. Pourquoi est-ce qu'il y a la possibilité de l'acceptation en l'homme ?
L'acceptation
Réfléchissons.
Il faut que je te pose étape par étape le développement de l'idée, sinon tu n'arriveras pas à être inspiré.
Qu'est-ce qui fait que tu acceptes ?
Regarde-toi, observe-toi, ressens-toi en train d'accepter, de plier le genou, sans cette compression, cette colère ou ce malheur, cet abandon triste et destructeur.
Tu le sens bien ?
Alors maintenant, je te pose cette question : dans le cas où tu refuserais d'obéir, qu'est-ce que tu ferais, là, maintenant, tout de suite, dans l'esprit ?
S'il te s'agissait de dire “oui, bonjour Madame” à quelqu'un que tu détestes, et si tu te permettais ton geste à cette femme, tu enverrais un immense coup de poing, peut-être même un coup de couteau !
Alors voilà le pouvoir de l'autre. Tu as peur de ta violence. Eh oui ! Ce n'est que cela.
Le pouvoir de l'autre sur toi, que ce soit le pouvoir politique, le pouvoir religieux, le pouvoir de ton père sur toi-même, le pouvoir de ta famille ou de ta secte, c'est que tu as peur de ta propre violence, tu as peur de commettre un crime ! Alors bien sûr, il y a toutes sortes de crimes. Des crimes moraux : si tu gifles simplement ta voisine, mon Dieu, tu ne l'as pas tué, mais c'est un crime quand même, ça ne se fait pas de gifler une vieille dame, voyons ! Mais si tu savais comme elle est mauvaise, mon Dieu ! Mais ça ne se fait pas. C'est un crime. Et encore moins, tu te permettrais de lui faire plus de mal, comme de l'étrangler, “et pourtant Seigneur, si tu savais comme ça lui ferait du bien !”.
Alors voilà que face à cette violence, cette envie d'assassinat quelquefois, ou cette envie d'étrangler, ou cette envie de frapper, tu te fais peur à toi-même, tu ne veux pas être ce monstre, et tu acceptes. Tu acceptes qu'il faut être poli, qu'il faut être gentil, qu'il faut être un menteur.
C'est pour cela que nous avons, vois-tu, tant de difficultés avec les religions, et tous ceux qui sont enfermés dans les religions. Et c'est pour ça que toi-même, si tu es ne serait-ce qu'un tout petit peu réveillé, et un peu intelligent, tu vois bien que dans les sectes, dans les religions, il y a énormément de personnes refoulées ! Et c'est pour cela qu'ils sont capables d'une dévotion extrême jusqu'à aller se tuer pour le gourou, comme cela a pu se voir. Parce que d'un seul coup, toute cette énergie, que ce soit la violence, que ce soit l'amour et le besoin d'être libre, il le reporte sur l'autre, celui qui fait office de gourou.
Et qu'est-il à ce moment-là, cet homme, ou cette femme d'ailleurs, ou ce Dieu, lorsque l'on pose tout cela sur la tête d'un Dieu ? Mon Dieu le pauvre ! Qu'est-il à ce moment-là, cet être, ou cette entité ?
Eh bien, il devient tout simplement un dépotoir, rien de plus !
Alors je ne suis pas en train de prier Dieu en ce moment-là, je suis en train de cracher sur Dieu tout ce qui ne va pas. Et la preuve en est que, lorsque l'on écoute les prières, qu'est-ce qui se passe ? “Oh mon Dieu, protège-moi, et surtout, fais en sorte que celui-ci ne dise pas cela à propos de moi. Fais en sorte que celle-ci ne puisse pas faire ceci. Protège-la, ou bloque-la, ou reprend-la dans ta Paix Céleste Seigneur ! Amen ! Cela ne veut pas dire j'ai tué quelqu'un. Non, j'ai juste demandé à Dieu d'aller la reposer un petit peu !”
Nous entendons toutes sortes de choses !
Pour nous, c'est d'ailleurs notre quart d'heure télévision à ce moment-là. Vous êtes nos vidéos ! Eh oui ! Et on peut dire qu'autant que vous avez des ennuis à créer des chaînes, ou à créer des récepteurs capables de recevoir un grand nombre de chaînes, eh bien, nous, nous avons autant de chaînes qu'il existe d'individus, car chacun a son programme ! En voilà un qui se joue un film à l'américaine, le voilà en train d'assassiner son voisin, en train de lui voler toutes ses poules en même temps qu'il met le feu à la maison. En voici un autre qui désire la femme de son voisin et qui se débrouille de la séduire et qui lui achète déjà les petits panties avec la dentelle là. Et qui prévoit déjà que s'il arrive à divorcer et à économiser sur la pension alimentaire, parce qu'il aura su dire ceci ou cela avec l'avocat, ils pourront convoler ensemble sur la Côte d'Azur. En voilà un autre qui se prend pour un extraterrestre, qui s'invente des antennes terribles ! Ils ne sont en fait qu'un ramassis d'aluminium mais qu'ils se posent sur la tête !
Vous voyez, pour nous, il n'y a pas d'ennui le soir venu. Au contraire !
Mais quelquefois c'est un film qui tourne, triste ! Car tant que cela reste dans les rêves, les fantasmes, comme vous appelez cela aujourd'hui, c'est quelque chose d'assez plaisant, somme toute, et pour vous, et pour nous. Mais quand vous commencez à trop y croire, cela devient de la souffrance. Et cette souffrance qui est la vôtre, elle est la nôtre.
“Cette souffrance qui est la vôtre, elle est la nôtre.”
Nous ne pouvons pas l'ignorer.
Nous ne pouvons pas ne pas la sentir. Et à ce moment-là, voyez-vous, comme un film qui tourne mal, on arrête la vidéo, on ne vous regarde plus. Non pas parce que vous devenez un triste spectacle mais parce qu'il faut se mettre au travail.
“Ça va, j'ai compris son problème ! Qu'est-ce que l'on va faire ? Qu'est-ce que l'on va faire ? Qui pourrait-on envoyer pour crever cette écorce, faire percer une vibration, arriver à le libérer ?”
Car beaucoup de problèmes ne sont en fait que les centralisations de la conscience. Une conscience qui se répète, que cela est injuste, que cela n'est pas bon. Comme un individu qui, armé d'un marteau, se tape toujours sur la tête alors qu'il suffit de laisser tomber ce marteau !
Tu vas me dire : “Mais on n'a qu'à pas inventer les marteaux et personne ne se le tapera sur la tête ! Si tout le monde était juste et plein d'amour, il n'y aurait pas de problème !”
Oui, c'est vrai. Mais si tu as un meilleur programme que celui de Dieu, alors va vite prendre sa place ! Je t'attends et je t'obéis. Il se trouve que si les choses sont improvisées de la sorte, c'est que l'homme est fort complexe. Ce n'est pas Dieu qui l'a fait de telle ou telle manière, avec tel ou tel risque ! C'est l'homme qui est complexe, tant que l'homme existe.
Car pour la Conscience, l'homme n'est qu'une étape. Une étape, c'est tout !
Une étape comme une autre dans le Cosmos. Après, tu seras une étoile. Après, tu seras un soleil. Après, tu seras Dieu. Alors ne tape pas trop du marteau, ni sur les autres, ni sur toi-même !
Mais revenons à ce pouvoir.
Je t'ai dit : tu as peur de ta violence. Tu en as conscience. Mais parce que tu essaies d'être un homme ou une femme bien, en ordre et en paix avec ta propre conscience, puisque tu en as une qui te témoigne à un moment donné que cela est incorrect de vouloir frapper ou tuer quelqu'un. À ce moment-là, rien que parce que tu as cette conscience suffisamment éveillée pour savoir ne pas porter préjudice, cependant, tu aspires à porter préjudice, tu offres à l'autre un grand terrain, royal !
Devine lequel !
Allez, allez !
Si l'inspiration a fonctionné, cherche !
Cherche avant que je te le dise !
Allez ! On sort les copies ! On réfléchit ! On fait tourner les neurones ! On active ce chakra coronal ! On n'a pas peur de se mouiller ! On y va ! On me répond ! On me lâche un petit ballon avec la réponse dedans ! Allez, c'est facile !
Tous ceux qui ont étudié un peu la psychologie vont le prouver plus facilement.
Mais même les autres peuvent, même s'ils ne le savent pas, même s'ils ne le comprennent pas, ils peuvent le sentir parce que c'est leur état quotidien. Eh oui, c'est ton état quotidien, même maintenant, où tu n'oses pas m'envoyer la réponse.
Qu'est-ce que tu éprouves ?
Allez !
Allez, je veux voir un petit peu plus de ballons ! Hein ? Allez !
...
Quel est ce terrain que tu crées où l'autre va s'implanter ? Par quel phénomène ?
La culpabilité. Eh oui !
La culpabilité
Tu veux faire quelque chose, que tu juges violent, malsain, pour l'autre et pour toi-même, l'opinion que tu auras en suite de toi-même. Tu en as cependant l'aspiration. Tu la gardes, tu l'éteins et ainsi tu deviens coupable parce que tu l'as éprouvé.
Alors quelle est la différence entre cet homme accablé et l'homme libre dans la société ?
Ce n'est certes pas - si tu m'as compris un petit peu - l'homme qui va, exactement comme un tourniquet, distribuer des paires de gifles autant qu'il lui plaira en passant sur les routes ! Ce n'est pas non plus quelqu'un qui va se permettre de tuer tous ceux qui lui déplaisent. C'est quelqu'un qui va oser regarder en face ses violences, ses perturbations, ses désirs, même si ces désirs sont parfois grossiers.
C'est un homme qui, donc, pour ne plus être coupable, n'est plus, n'est plus.... ?
Allez, on cherche.
Qu'est-ce que tu éprouves avec la culpabilité ?
Allez, regarde-toi, regarde-toi !
Je ne veux pas t'accuser, je ne veux pas t'accabler, je veux que tu voies et que tu deviennes libre !
Arrête d'être timide ! Allez, on regarde, on regarde, on regarde !
C'est le moment de la douche ! Allez. Ce ne sont pas des règlements de compte. Je suis ton ami. Allez, vas-y, fais ce pas. Si tu regardes, tu es libre !
Qu'est-ce qui va avec la culpabilité ?
Allez, je veux entendre le mot maintenant !
Dis-le-moi, les petits ballons... Ce n'est pas juste.
Exactement !
Si on faisait comme à l'école.
Applaudissements.
Bravo ! Ça encourage les cœurs, ça les réchauffe ! Il faut continuer à oser ! Plus on ose, plus on est sûr d'arriver quelque part avant les autres !
Donc, si je suis coupable, j'ai honte de moi-même.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Depuis l'instant où je voulais gifler ma voisine, jusqu'à l'instant où j'ai abouti à la honte - qui fait que celui qui va me dire : “Vilain garçon, pour que tu puisses être pardonné, il faut faire trois Ave, trois Pater !” Qu'est-ce qui fait que je vais accepter et que je vais cérémonieusement aller faire ces trois Ave, ces trois Pater ? Ou qu'est-ce qui fait que je vais accepter la punition du gouvernement, de la police, imaginons n'importe quoi. Non seulement je vais l'accepter, mais en plus je vais y avoir plaisir, parce que c'est vrai, je suis un vilain garçon. Il faut que l'on me punisse.
Qu'est-ce qui s'est passé pendant tout ce temps-là ?
Eh bien il s'est passé que l'homme, ou du moins la conscience au stade de l'expression humaine, l'homme n'a pas eu suffisamment confiance dans ses forces créatrices, confiance en l'autre pour oser s'exprimer.
Vous allez me dire : “Mais ma voisine que je veux gifler, elle ne va certainement pas me permettre ni de la gifler, ni même de lui dire : écoutez, j'ai un problème de relation avec vous, il faut que je vous l'avoue, il faut que ça sorte comme ça, après je suis libre, voilà, tous les matins quand je vous vois, je voudrais vous gifler !”
Il est certain qu'à ce moment-là, la relation sera brouillée, et de nouveau, comme je suis quelqu'un de bien, je ne vais pas risquer cela.
Alors comment je vais assumer cette situation ?
Comment je vais être honnête avec moi-même, honnête avec l'autre personne, et honnête avec le bien général, la pensée spirituelle ?
C'est simple !
Quand cette voisine t'agace, te dit ce mot méchant, et que tu voudrais l'étrangler, et que tu lui fais un grand sourire, tout au contraire je te propose le comportement suivant :
Regarde-la dans les yeux. Ne la fuis pas, si tu la fuis, tu es un homme perdu ! Tu vas te fuir toi-même, regarde-la dans les yeux. Ne la regarde pas comme si tu voulais lui envoyer mentalement la gifle et ton message d'agressivité. Ne souris pas, ne pense pas, regarde-la, et fais-le vide !
Comment vas-tu t'y prendre ?
Tu vas me demander, est-ce que j'ai introduit là la notion de détachement, de pardon, de tolérance ? Pas du tout ! N'oublie pas que je suis le plus désobéissant de la classe, et que la tolérance, crois-moi, il a fallu se lever tôt pour me la faire admettre. Eh oui ! Non pas parce que je suis définitivement un turbulent, mais tout simplement parce que je n'accepte pas les mots et les idées comme celà.
Je ne suis pas coupable, moi ! Je veux découvrir la magie des énergies, la magie des résonances, et vivre ma vie de manière responsable, créative, affirmée ! Et c'est à ce seul prix qu'enfin je peux être l'Amour.
L'Amour
L'Amour que tu cherches à être maintenant.
Quand sous des prétextes de spiritualité ou de religion, tu gifles mentalement cette femme, mais tu ne lui dis pas et tu ne le lui fais pas, cependant, un jour, qu'est-ce qui va se passer ?
Elle va sortir de chez elle et elle va te dire : “Je ne sais pas ce que j'ai aujourd'hui, mais une carie s'est installée, elle s'est enflée terriblement. Juste comme ça, paf, en une seule nuit, mon Dieu, c'est une catastrophe !”
Et toi, tu diras : “Mais c'est la nature, une carie, cela arrive à tout le monde ! Un abscès, cela arrive à tout le monde !” Mais cela n'arrive pas n'importe comment ! Pas tout le temps ! Quelquefois, il a fallu que tu gifles cette voisine pendant une semaine ou quinze jours pour que la carie s'installe.
Tu vas me dire que là, à ce moment-là, cela fait la joie des dentistes et que les dentistes ne sont pas prêts de fermer boutiques ! C'est vrai. Alors voilà que tu te dis : “J'aurais mieux fait de choisir cette profession, car qui ne veut pas gifler quelqu'un”, n'est-ce pas ?
Cependant, il faut savoir que si ta voisine, conçoit une carie, conçoit un abscès, dans pas longtemps, tu auras exactement la même chose. Parce que ce que tu as créé reviendra vers toi. La création retourne à son créateur.
Donc, il est important de comprendre que je ne demande pas de la tolérance ni du pardon. J'évite toute poésie en ce moment-même. Je veux que vous compreniez la nature de la tolérance et du pardon en ce sens que si vous découvrez la nature des énergies, vous devenez définitivement un être d'Amour. Vous ne voulez plus jamais ni vous faire du mal, ni faire du mal à l'autre.
“Si vous découvrez la nature des énergies, vous devenez définitivement un être d'Amour. Vous ne voulez plus jamais ni vous faire du mal, ni faire du mal à l'autre.”
Qu'est-ce qui se passe lorsque je regarde cette femme dans les yeux ?
C'est une situation que vous avez tous les jours. Alors prenons du temps.
J'entends ce qu'elle me dit. Cela m'énerve ! Je me précipite mentalement à l'agresser...
Qu'est-ce que je te propose de faire ?
Laisse-toi traverser par ce sentiment qui t'envahit !
Laisse-toi traverser !
Est-ce que tu m'entends bien ?
Laisse-toi traverser !
N'aie pas peur !!!
Ce n'est pas toi !
C'est une réaction.
Ce n'est pas toi qui est méchant, qui n'est pas mieux que les autres malgré toutes tes méditations et qui finalement a envie d'étrangler ta voisine, comme tout le monde !
C'est une réaction !
L'autre, t'as dit quelque chose de désagréable.
Tu es tout petit. Tu es tout gentil. Tu es tout mignon. Tu sors de ta méditation comme une petite abeille. Et voilà, tu as un gros frelon, paf !, t'attaque !
Surprise ! Je suis terrassé !
Cette piqûre me fait mal ! Je veux rejeter le venin.
C'est donc tout à fait normal.
Je te rassure. Tu n'es pas un monstre. Tu n'es pas un être sans évolution, parce que tu éprouves ces choses.
Simplement, je te donne ce conseil : si c'est la nature que cela arrive, ce n'est pas la nature que cela reste en toi.
“Si c'est la nature que cela arrive, ce n'est pas la nature que cela reste en toi.”
Laisse-toi traverser par la chose !
Alors comment vas-tu t'y prendre ?
Tu es face à elle.
Assis ou debout ?
Pense à tes pieds !
Pense à tes pieds et uniquement à cela !
Fais contact avec la Terre !
Et tu verras qu'en faisant contact avec la Terre, tu vas sentir une grande force t'envahir. Qui va te permettre de regarder cette femme dans les yeux. En voyant tout simplement un pauvre pantin se désarticuler vers son gros caprice, sa grosse crise de nerfs. Et il se trouve que ce matin, tu es là, c'est toi qui passes et qui prends le premier.
Est-ce que tu as envie tous les matins de servir de la sorte à cette femme ? Non.
Fais-le quelquefois, pour rendre service, c'est peut-être ta mission. Et puis, un beau jour, tu sentiras le mot juste venir à tes lèvres. Le mot juste pour la faire taire. Le mot juste pour lui montrer que tu es quelqu'un d'autre que ce qu'elle pense. Le mot juste pour peut-être la libérer elle-même de ce tourment et, de ce fait, lui changer sa vie.
Vois-tu à quel point c'est simple ?
Est-ce que tu le vois maintenant ?
Mais vois-tu à quel point j'ai dû te promener dans la nature pour arriver jusqu'à ce point où tu baisses les bras et où tu dis : “D'accord”. À quel point il a fallu que je t'explique ?
Là est toute la difficulté de l'enseignement, de l'inspiration à faire passer, toute la difficulté de la spiritualité.
Pour nous il n'est pas question de décrire une vérité, oh mon Dieu, certainement pas ! Car la Vérité c'est quelque chose que tu ouvres, que tu découvres, que tu ressens, sitôt que tu ne crois plus aux mensonges !
“La Vérité c'est quelque chose que tu ouvres, que tu découvres, que tu ressens, sitôt que tu ne crois plus aux mensonges !”
Nous ne sommes pas des instructeurs, mais plutôt nous essayons de te désapprendre, d'effaire tous ces programmes que tu as en tête. Et ces programmes ne peuvent s'inscrire en toi que par cette honte, la culpabilité, cette violence.
Alors tu vas me dire : “Est-ce qu'on n'aurait pas pu fabriquer l'homme autrement que réactif, autrement que passionné, autrement que violent ?”
Bien sûr on peut fabriquer des fleurs sans parfum, c'est vrai. On peut fabriquer des fruits sans goût, des arbres sans feuilles, une Terre sans vie. Mais alors je te demande, toi-même, tu n'existerais pas, n'est-ce pas ?
Tu le comprends ?
La Vie tout entière ne pourrait pas avoir lieu.
La Vie s'exprime par le goût qu'elle a, par le parfum qu'elle a, par la couleur qu'elle a, par le son qu'elle a. Et l'homme, face à cette vie qui s'exprime en son, en couleur, en goût, en forme, l'homme, étant le sujet qui va expérimenter tout cela, a été doté de tous ses sens, plus l'intelligence.
Car ce qui fait qu'à un moment donné tu peux comprendre pourquoi il y a un son, une couleur, un goût, c'est ton intelligence, et pas autre chose ! Ne vas pas me chercher un pouvoir psychique, c'est l'intelligence qui compte.
Alors voilà un homme qui décidé à prendre les risques de la Vie, décidé donc à goûter la Vie, à vivre la Vie, à aller mordre de ce fruit dont on vous a tant parlé. Mon Dieu, qu'est-ce que l'on vous a pas raconté avec ces histoires de pommes !
Mais ce n'est pas pour rien non plus ! Ce n'est pas pour rien que l'idée ou le concept de la pomme a eu la préférence. Parce que dans une pomme il y a tout, dans un fruit il y a tout. Il y a la forme, tu peux la toucher, il y a le goût, tu peux le goûter, il y a l'odeur. Et si tu étais un petit peu plus subtil, tu entendrais le son, c'est-à-dire la petite chanson que fait la pomme, n'importe quel fruit ou n'importe quelle plante, exactement comme les oiseaux chantent. Tout ce qui vit émet un son.
Le son
“Tout ce qui vit émet un son.”
Et c'est d'ailleurs pour cela que quelquefois tu te sens mieux sous un chêne, ou sous un platane, ou sous un amandier, ou près d'un rosier, ou à côté de l'avent, ou simplement sur l'herbe, l'herbe des prés. Ce n'est pas simplement une question de tellurisme, c'est parce que tu es bien dans cette musique !
L'homme ressent la Nature avant tout sous la forme de la musique. Il croit qu'il en préfère les couleurs et les odeurs. C'est ce que tu perçois le mieux. Cependant, ce que ton Être perçoit le plus, et ce dont il se nourrit vraiment, c'est du son de la Nature.
Et c'est pour ça qu'il est dangereux de toucher de manière trop destructive à la Nature.
C'est pour ça que quand les arbres manquent dans une cité, ce n'est pas simplement la touche de verdure qui manque. Ce n'est pas simplement leur rayonnement, ou le fait qu'ils attirent l'énergie solaire et qu'ensuite ils leur rendent l'énergie, c'est leur musique. Eh oui !
Écoute ! Écoute cette musique dans les arbres, écoute !
Tu entends le vent qui passe dans les feuilles ?
As-tu remarqué à quel point cela te calme, cela te rend méditatif et créateur ?
Et il n'y a pas que ce son-là que tu entends, il y a celui que perçoit ton aura, qui est exactement le même, mais quelques vibrations au-dessus.
L'homme aussi émet des sons.
Malheureusement, quelquefois, ils sont catastrophiques. Et justement cela heurte la Nature, car la nature essaie toujours de rentrer en harmonie avec l'Homme. Pourquoi ?
Ah, je voudrais bien te demander de deviner, mais là je sais que tu ne peux pas.
Parce que la Nature a besoin de l'Homme, oui, elle a besoin de toi.
La Nature et l'Homme
Non pas pour que tu lui grattes le gazon, afin qu'il n'y ait pas de chardon. Non pas pour que tu lui ébouriffes le haut des montagnes, afin qu'il y ait plus de prana, plus de ceci ou de cela. Mais simplement parce qu'étant liée à toi-même, tout ce que tu penses, tout ce que tu ressens, devient pour la Nature un sujet d'évolution.
Pour toi, c'est un déchet. Tu penses mal, tu penses de manière désordonnée, tu réagis, tu ressens mal, c'est violent, c'est passionné. Mais pour la Nature, c'est un sujet d'évolution, c'est une énergie. Et avec cette énergie, elle va travailler.
Qu'est-ce qu'elle va faire ?
Elle va d'abord prendre conscience du type exact d'humanité qu'elle porte à un moment précis de ces grands âges qui couvrent la Terre.
Elle se dit : “Voilà un peuple, pendant cette civilisation-là, plus passionné, mais en même temps très intellectualisé. Alors il va falloir que j'accorde mes violons et que je fasse un peu plus de cette note et un peu moins de l'autre.”
C'est un diapason que la nature cherche à faire avec vous.
Est-ce que vous vous cherchez ce diapason ?
Non. Vous vous contentez de vous servir ! Parce que la Nature est là pour vous servir, c'est vrai. Mais en même temps que vous êtes responsable de ce que vous lui donnez et qui lui sert matière à évolution, songez que vous devez la considérer, la respecter. Non pas simplement pour qu'elle soit une belle Nature pure et que vous ayez de l'air frais, mais parce que c'est exactement comme amener un enfant vers un point d'évolution supérieur.
Cet enfant va chercher sans arrêt à plaire à ses parents. Il va chercher le diapason avec ses parents.
Je vais à l'école, j'ai un bon point. Papa est content, maman est contente. La famille est unie. La Nature fait la même chose !
Regardez comme à chaque printemps elle déborde d'intentions ! Elle fait tout naître, tout bourgeonner ! Regardez comme elle est généreuse pendant l'été !
Vous allez me dire : “Mais c'est bien parce qu'on la travaille ! Il y a des endroits où la nature est pauvre, où le désert avance !”
Bien sûr, tu vas pouvoir me trouver toutes sortes de contradictions. Cependant, aux endroits où la Nature avait cessé de chercher, eh bien elle se retire, c'est vrai. Elle se retire. Ne va pas imaginer en cela une punition. Il ne s'agit pas de punition, il s'agit d'un [...]
[...] si bien qui sauve tout le monde ! Non !
Eh bien si tu veux, tu peux non seulement trouver ce Zorro, mais être ce Zorro toi-même ! Au lieu d'attendre éternellement le retour du Messie sans arrêt, sans arrêt, dès que cela ne te plaît plus dans la société, dès que cela ne va plus sur la Terre qui ne tourne pas rond ! Essaye un peu toi-même d'être un sauveur ! Oui !
Je ne veux pas reposer sur toi la responsabilité des plus grands que toi. Je te dis simplement : mais nous avons besoin de la collaboration de tout le monde !
Comment veux-tu que nous soyons compris ? Ou comment veux-tu que nous puissions faire comprendre à l'homme qui n'a que des problèmes de travail, des problèmes de sexualité, des problèmes de traumatisme ? Comment veux-tu que nous puissions l'aider ? C'est impossible ! Par contre, toi qui es proche de lui, toi qui connais même encore ces problèmes parce que tu les éprouves de temps en temps, toi sois l'intermédiaire ! Ça, tu le peux !
Nous ne pouvons rien sans les intermédiaires !
Parce que, exactement comme les gens du troisième étage dont j'ai parlé tout à l'heure qui s'occupent des projets et des cartes, servent de transformateur pour la grande pensée du Logos Planétaire, toi tu sers de transformateur pour l'inspiration que nous voulons transmettre au plus petit et qui sans cela est perdu !
Alors regarde à quel point - et maintenant tu verras que la société finalement n'est pas si mauvaise ! Eh oui ! Il faut bien finir sur une note d'espoir ! - regarde à quel point tous ces transformateurs marchent.
Regarde !
À tous les niveaux, il y a celui qui va se servir de la culpabilité et de la honte des hommes pour en faire une zone de pouvoir ! Mais dans ce même secteur, que ce soit le secteur de la politique, de la finance, de la médecine, de la science, de la religion, du Nouvel Âge ou quoi que ce soit d'autre, regarde à quel point les transformateurs agissent ! Quelquefois ils sont silencieux, mais regarde le travail d'abeilles qu'ils font et tout progresse !
Tu vas me dire : “Mais si tout progressait si vite et si bien, nous n'aurions plus d'oppression de quelque sorte que ce soit ! Or, il y a toujours quelque part une forme d'oppression, une forme d'oppresseur !”
Oui ! Parce qu'il y a toujours un coupable, quelqu'un qui a honte et qui ne sait pas comment faire et comment négocier avec ses forces destructrices, avec ses émotions.
Le jour où l'homme osera regarder droit dans les yeux ses forces destructrices, il deviendra magiquement un constructeur, un homme libre, un participant, un initié ! Appelez cela comme vous voulez, cela m'est égal ! Du moment que cela vous rentre dans la tête, que cela fasse un grand réaménagement et que vous sortiez d'ici avec une toute petite intention différente, une attitude différente !
Mon Dieu, je pourrais te secouer ! Comment est-ce que je pourrais faire ?
Quelques fois, il faut que je te rassure beaucoup. Avant de te détruire, avant de te montrer toutes ces choses, je dois passer un grand moment à te rassurer. Et je ne veux plus te rassurer, en tout cas pas aujourd'hui !
Maintenant tu comprends ou maintenant nous arrêtons d'être ensemble !
Eh oui, vois-tu, parfois j'en ai assez de venir discuter. Chaque fois je me demande, tiens, qu'est-ce qu'ils vont m'inspirer ces hommes ? De quoi vais-je leur parler, considérant leurs problèmes et leurs limitations ? Et je cherche au fond de moi, sitôt que je vous rencontre, tout ce que je peux donner. Mais quelquefois j'en ai assez parce que vous ne prenez pas ... !
... Tiens, est-ce que le grand frère se mettrait en colère ?
Vois-tu comme cela te monopolise très vite, sitôt que l'on te rend coupable, n'est-ce pas ?
Tu es tombé dans le piège, maintenant, tout de suite !
claquement sur la table
Tu viens de le voir !
Je t'ai accusé et tu m'as reçu plus fort.
Arrête ce système, arrête !
Quand je t'accuse, si tu es un homme libre, que fais-tu ?
Les pieds à la terre, les pieds à la terre - je viens de le dire - les pieds à la terre, droit, le dos droit, la colonne droite !
Tu as peut-être fait quelque chose de pas bien, nous n'allons pas discuter du juste ou de l'injuste ! Mais laisse-toi simplement traverser. Il faut encore de temps en temps que je te mette en colère pour que tu acceptes ce processus de laisser passer, mettre les pieds à la Terre, la tête au Ciel, et être simplement un fleuve qui se libère de ses eaux et qui découvre quoi ?
Qu'il est une mine d'or !
Tant qu'il y a des os troubles qui gargouillent comme cela, par-dessus toi, tu ne vois pas les veines d'or qui sont en toi ! Et je ne fais pas de la poésie, c'est la vérité !
Allez, que fais-tu en ce moment ? À quoi tu penses ?
Certains rêvent, d'autres s'appuient toi sur leur sort. Est-ce que c'est là une façon d'être à l'écoute d'un Guide ? Je te le demande !
As-tu mis les pieds à la terre ?
Allez, tout le monde y pense, les pieds à la terre !
Oh, je vais encore te secouer ce soir !
Tu ne vas pas sortir d'ici sans y avoir perdu quelques élastiques de tes chaussettes !
Parce que tes chaussettes sont trop serrées, et tu les aimes serrées, parce que cela te semble être une sécurité !
“Mon Dieu, que je les serre ces chaussettes ! Et que je les lasse ces souliers ! Et que je le serre, ce col de chemise ! Que je le ferme ce poignet ! Que je le boucle ce pantalon !”
Tu n'es plus habillé, tu es dans une camisole, franchement !
Pourquoi ?
As-tu peur de l'autre ?
La peur de l'autre
On croit toujours que l'on a peur de l'autre, c'est vrai.
“L'autre va me dire quelque chose de méchant, alors je ne dis pas cela. Parce que je sais que c'est quelqu'un qui crie beaucoup, donc je ne vais pas prendre le risque de l'agacer.”
On croit que l'on a peur de l'autre. Ce n'est pas vrai !
Ton père ne te fait pas peur, ta mère ne te fait pas peur, ton frère ne te fait pas peur, ton patron ne te fait pas peur, la société ne te fait pas peur, Dieu ne te fait pas peur !
Alors, trouve !
De quoi as-tu peur ?
Allez, je veux l'entendre !
Je veux l'entendre !
On se lance ! On se lance !
Allez, on me le dit !
Exactement !
Applaudissement - Ce n'est pas pour me moquer, ni pour m'amuser, mais c'est pour mettre de la joie. Mon Dieu que vous êtes triste !
Donc, nous revenons toujours à la peur de soi, que l'on transpose en tant que peur de l'autre.
Vous allez me dire : “pourquoi avons-nous ce processus de la peur ? Pourquoi est-ce que l'on n'ose pas parler, pas s'expliquer, pas mettre les poings sur les “i”, pas définir clairement ce dont on a besoin ?”
Il y a quelque chose d'évanescent dans l'être humain. C'est pour cela qu'il nous attendrit.
Il n'est pas sûr. Eh non ! Il n'est pas sûr d'avoir raison. Il n'est pas sûr que cela est son bien de revendiquer cela. Donc, il fait confiance au père, à la mère, au gouvernement, à Dieu.
Alors voilà ton prochain programme.
Les pieds à la Terre, la tête dans les livres. C'est ton seul moyen d'être un homme libre.
Apprends, apprends, apprends !
Ça ne veut pas dire que je te conseille de devenir intellectuel, un ésotériste, un occultiste, un théologien, un scientifique. Je te conseille de sortir un petit peu, ne serait-ce qu'un tout petit peu de ton ignorance, afin que tu te sentes le droit de penser que cela est bon pour toi. Que cela, en ce moment même, est bon pour toi de quitter ta famille ! Même si pour l'autre, cela paraît être un acte égoïste, un acte de trahison !
Tu t'es renseigné, tu as ressenti un petit peu l'enseignement et tu comprends que, maintenant, pour toi, il s'agit de faire un pas tout seul, de découvrir les énergies de l'indépendance et d'oser être indépendant ! Donc, de développer ton intelligence et tes pouvoirs d'action. Car l'indépendance, ce n'est que cela. Pour être indépendant, il faut que je sois intelligent et que j'ai un pouvoir d'action.
“Pour être indépendant, il faut que je sois intelligent et que j'ai un pouvoir d'action.”
L'indépendance
L'indépendance, c'est je m'assume et je conçois les manières de m'assumer.
Donc, chaque fois qu'un enfant quitte sa famille, ou qu'un individu quitte le cocon, d'un quelconque cocon que ce soit, il fait un grand pas vers l'évolution. Car il devient un être actif, réfléchi.
Nous ne pouvons pas juger les crises de la famille, les crises de la société. Nous ne pouvons que vous instruire et essayer de faire tout aussi bien pour nous-mêmes dans notre vie.
Ne nous occupons pas de la vie et des choix des autres.
Simplement voilà, quand l'homme est un ignorant, il va énormément parler des autres ! C'est normal ! Car il ne sait pas comment on doit mener la vie, ce qui justifie certains choix. Alors, il regarde tout cela comme un spectacle, et s'il y a marqué le mot “fin”, et heureuse fin, alors il se dit : “C'est un bon film !” Mais si par hasard le père et la mère pleurent : “mauvaise fin !”, alors on va critiquer le traître. Pourtant là-haut, quelque part à Shambhala, un Maître aura gagné un Disciple, et un Disciple aura gagné un Maître.
Vous allez me dire : “Mais est-ce qu'il est nécessaire de créer de telles souffrances à des êtres innocents comme le père, la mère, pour conquérir la spiritualité ?”
Allez, réfléchis !
Si tu es intelligent, tu vas trouver la réponse toi-même.
Réfléchis !
Allez, pousse ta réflexion, pousse, pousse !
Je veux te guider un petit peu. Tu viens de me parler d'injustice, création de la souffrance chez des innocents comme le père, la mère. Tout cela au profit d'un disciple qui peut trouver enfin son Maître. Pour que tu comprennes bien la situation, je te pose cette question :
Est-ce que le père, est-ce que la mère aurait le droit d'attacher plus longtemps leur enfant et le priver ainsi de son développement spirituel ?
Il ne faut pas simplement regarder l'impact affectif, mais il faut regarder aussi l'étranglement que cela ferait dans l'évolution de cet enfant ou de cet individu, quel qu'il soit. Alors, te voilà mélancolique et tu comprends bien que pour attraper quelque chose d'un côté, il faut avoir lâché quelque chose d'autre, de l'autre côté.
Un peu comme une corde que l'on monte, n'est-ce pas ? Je mets la main ici, mais pour aller plus loin, il faut que je lâche cet endroit qui est un repère, un repère très sûr, un repère où j'ai fait des relations, un repère qui a ses codes sociaux, ses codes moraux, ses codes religieux, et voilà que je déchire tout cela pour porter la main un peu plus haut, et ainsi de suite.
Si tout cela pour le disciple avancé est tout simplement le phénomène libérateur de l'évolution, pour l'individu qui cependant reste, la main accrochée encore à ce repère-là en bas, pour celui-là c'est de l'injustice, de l'ingratitude, de la trahison.
“Dieu m'a pris mon enfant, le Maître m'a pris mon enfant ! Le Maître m'a pris mon mari ! La spiritualité m'a pris ma femme, m'a pris mes enfants !”
Mais si tu es un vrai père, si tu es une vraie mère, offre cette spiritualité à ton enfant, offre cette spiritualité à ton époux, à ta femme, à ta société si tu es un président de la République !
Offre ! N'aie pas ce regard égocentrique : “Regarde tout ce que l'on m'a pris ! Regarde Seigneur tout ce que tu me prends, à moi on m'a pris, à moi on m'a pris, à moi on m'a pris !”
Donne !
Et tu verras à quel point tu vas recevoir un retour, à quel point l'effort spirituel que vient de faire ton enfant va rejaillir sur toi comme si toi-même tu l'avais accompli, et cependant tu n'as jamais médité une seule seconde de ta vie ! Et d'un seul coup, paf !, que ce soit en ramassant des fleurs dans ton jardin, que ce soit en allant faire tes omplettes au supermarché, voilà que tu es envahi par, d'un seul coup, une vibration plus grande, un état de conscience plus grand. Tu ne vas pas appeler cela l'illumination, tu n'y penses même pas, mais définitivement tu as changé.
C'est la Loi qui agit de la sorte.
Tu as offert la liberté à ton enfant pour qu'il grandisse, pour qu'il devienne un être de Lumière et de spiritualité. Alors cette même spiritualité qui te doit, comme une seconde mère te devrait cet enfant que tu lui donnes, cette spiritualité te donne en partage tout l'accomplissement qu'a opéré l'enfant.
Eh oui ! Tu remarques à quel point la Vie peut être riche à ce moment-là ! À quel point elle est un partage magnifique ! À quel point elle pourrait déborder de joie ! Mais voilà.. Beaucoup trop de personnes en restent à se contempler la souffrance et à répéter comme un mantra négatif : “Il m'a tout pris ! Il m'a abandonné ! Il m'a tout arraché ! Je suis tout seul ! On m'a abandonné !”
Dommage... C'est vraiment dommage !
Chaque fois que tu rendrais quelqu'un libre, sache que tu te rendrais libre aussi toi-même.
“Chaque fois que tu rendrais quelqu'un libre, sache que tu te rendrais libre aussi toi-même.”
J'espère que tu as, si ce n'est compris, du moins ressenti cette première étape du discours.
Je voudrais t'avoir amené jusqu'à un point où les pieds dans la terre, la tête dans les livres dès demain, nous allons communiquer. Et oui, nous pouvons communiquer ! Nous ne sommes pas des êtres abstraits, compliqués, avec un standard particulier. Non. Ceux qui nous parlent, ceux qui nous reçoivent, ne sont pas des êtres exceptionnels ! Il n'y a pas de magie à la chose ! Pas du tout ! Sais-tu ce qu'il y a au plus profond de leur cœur ?
Allez, vas-y, trouve !
Et si tu le trouves, tu vas l'installer dans ton cœur, et dès demain, tu nous ressens.
Allez, trouve !
Si ce n'est pas la magie, si ce n'est pas une particularité, une complexité électronique, c'est quoi ?
Allez, trouve, trouve, trouve !
Quel effet on te ferait si tu nous voyais ?
Vas-y, dis-le !
Tu serais comment ? Tu serais comment si tu nous voyais ?
C'est timide tout ça !
Tu serais en joie. C'est ce que tu imagines.
Eh bien, ce qui permet le contact, hors de toute magie, toute particularité, toute complexité, c'est la joie du cœur.
La Joie du Cœur
De quelle joie je parle ?
La joie d'être vivant ? La joie d'être bon vivant ? Certainement pas !
C'est une joie personnelle.
La joie dont je parle, c'est la joie de donner, de partager, de laisser donc partir loin les enfants, les maris, les femmes, et même Dieu s'il voudrait quitter le Cosmos. On lui garantirait que l'on continue à s'occuper de l'Univers pour lui.
Vas-y, prends des vacances ! Tu l'as bien mérité après toutes les catastrophes que tu nous as fait ! Heureusement que tu prends des vacances. On va tout corriger !
Oui, je sais comment tu penses ! Mais en même temps, cela m'amuse.
La joie de donner !
La Joie du Cœur c'est la Joie de Donner.
Donc, il n'y a qu'un seul levier à toucher, à articuler, qui suit cette joie, la joie de donner ?
Trouve-le, trouve-le !
Car si tu le trouves, mon Dieu, ton cœur se réveille !
La joie de donner.
Trouve à cette phrase un synonyme !
La joie de donner, un synonyme !
La joie de donner, son synonyme !
Trouve !
L'idée est à peu près juste, mais c'est par un autre pilier que tu rencontreras mieux ce que je vais te faire atteindre.
La joie de donner.
Je donne, je donne, je donne, je donne, je donne.
Je donne beaucoup, je donne beaucoup.
Trouve le mot exact.
C'est bien. Tu es autour de l'idée. C'est bien. Tourne encore ! Rire, J'adore m'amuser avec toi ! Tu y es presque car pour être comme ceci, il faut avoir confiance.
Presque !
Oh, c'est tellement simple. Vous le rencontrez tous les jours mais il ouvre l'esprit.
Je suis ... Je suis ... ?
Je donne, je donne, je donne, je donne, je donne !
On fait, encore une fois l'école ! Applaudissements
Eh oui, ça donne de la joie ! En tout cas, moi, ça me plaît.
Mais non, vous n'êtes pas aussi sérieux pour croire que je vous prends pour des élèves stupides avec lesquels je m'amuse ! Je ne veux pas du tout me moquer de vous ! Ça me plaît ! Applaudissements Ça me plaît vraiment !
Donc, nous avons trouvé ce mot.
La générosité.
La Générosité
Je ne parle pas de la générosité qui vise à donner tout ce que l'on possèderait, tout son argent, tous ses pantalons, toutes ses chaussures, tous les cheveux que l'on a sur la tête.
Il a été dit le mot confiance et voilà un concept important. La générosité se déclenche grâce à une confiance. J'ai confiance en l'autre.
Vous allez me dire : “Ce n'est pas souvent que je peux avoir confiance. L'autre est un danger. L'autre peut être un traître. Je peux donner à l'autre mais en fait, peut-être c'est un voleur ! Non seulement il va prendre ce que je lui donne mais aussi tout ce que je n'ai pas envie de lui donner.”
Cependant l'acte généreux part d'une confiance. En ce sens que je ne donne pas à un homme qui demain va me maudire, va me trahir, va me traîner dans la boue, va me voler tout ce qui me reste.
Je donne à une âme dont je vois la nécessité et je remplis mon devoir.
“Je donne à une âme dont je vois la nécessité et je remplis mon devoir.”
Ce qui fait que je dépasse l'endroit où je risque de rester encore un temps égocentrique et de faire mes comptes : “Je lui donne combien ? Voyons, il est pour 50% un peu voleur, donc je lui donnerai que le 50% de ma bourse. Mais finalement, comme il est en plus de mes 10 ans, je ne lui donnerai que le 30% aujourd'hui.”
Combien de boutiquiers l'on trouve ainsi sur la Terre ? Tous en train de faire leurs comptes !
“J'aime beaucoup Pierre, j'aime beaucoup Jacques. 10% aujourd'hui, 30% demain. Selon ce qu'il me dira, selon qu'il m'aura flatté ou selon qu'il m'aura vexé.”
La confiance en l'autre ne s'établit pas sur le fait que j'ai la certitude que l'autre m'aime, me reçoit, me respecte. La confiance s'établit sur le fait que je vois une âme. J'en ressens la nécessité et je donne.
Alors bien sûr, tu vas me demander : “Mais quoi donner ?”
Quoi donner ?
Comment voir la nécessité d'une âme ?
“Ma voisine pleure tous les jours et je ne sais pas quoi lui dire pour la consoler. Son mari vient de la quitter. Les enfants sont en déroute. Je vois bien qu'elle a de la peine, mais où est sa nécessité ? Et comment le dire ?”
Qu'est-ce que je t'ai dit tout à l'heure ?
Pieds à la Terre, les yeux dans les yeux !
Les pieds à la Terre, regarde-la bien dans les yeux ta voisine ! Regarde-la pleurer, ne fuis pas ses larmes. Tu en as peur de ses larmes parce qu'elles te font du chagrin. Elles te font peur ! Peur que ce même malheur t'arrive ou peur de l'émotion que cela suscite en toi, de ce déchirement. Peur pour elle, surtout qu'elle ne pleure pas davantage !
Ose la regarder pleurer !
Pleure avec elle, prends-lui les mains et pleure avec elle en la regardant ! Et laisse passer à travers toi tout le chagrin qu'elle éprouve. Laisse passer, laisse passer...
Les pieds à la terre, les mains dans les mains, les yeux dans les yeux.
Laisse passer...
Et quand elle se sera bien vidée grâce à toi qui est à la Terre et la tête au Ciel, à ce moment-là le Ciel enverra une énergie sur toi.
Peut-être que tu ne la sentiras pas. Ne t'attends pas à des coups de tonnerre, des coups de foudre, des éclairs roses avec des pois violets dedans ! Ne cherche pas toujours tout le ramdam céleste ! Dieu est délicat, il est raffiné, il est élégant. Eh oui ! Raffiné ! Tu recevras une énergie même si tu ne la vois pas, si tu ne la sens pas, mais elle ira sur l'autre.
Alors qu'est-ce que l'on voit de nouveau ?
Pour un disciple qui cherche à aider l'autre, à comprendre la nécessité de l'autre et à intervenir dans la vie de l'autre, eh bien, de nouveau, on voit qu'il est face à ses peurs ou qu'il a des problèmes pour assumer la peur de l'autre parce que cela correspond tellement à ses propres peurs.
Ces peurs qu'il a cru bien ranger grâce à deux décilitres de méditation, au rouge ou au rosé, grâce à des nuées de mantra, grâce à des saturations, des certitudes qu'il a réussi à ancrer dans son cerveau à propos des Maîtres, de la Hiérarchie, de Dieu, de la Libération, de l'immortalité.
Il est malheureux que nous ne puissions pas discuter de la vraie foi, qu'il soit si difficile de t'inspirer la vraie foi ! Oh mon Dieu que cela est dur ! Mon Dieu que cela est dur !! Mon Dieu que j'ai discuté pour rien depuis un quart d'heure !!!
Les pieds à la Terre ! Ça a été fait ou est-ce que l'on a rabattu les oreilles ?
Allez entraînez-vous ! Allez voir vos agresseurs et entraînez-vous à mettre ses pieds à la terre. Chaque fois que vous entendez une agression, les pieds à la terre, le dos bien droit et les oreilles bien droites ! Et je suis fière d'être un homme et je laisse passer.
Attends ce que je te réserve pour la sortie !
Donc, voilà un homme qui cherche la foi mais qui est tellement habité par ses peurs, la peur des autres, la peur de tout, la peur de Dieu parce que Dieu condamne, parce que Dieu nous envoie au grand four, parce que Dieu fait ceci, parce que Dieu fait cela. Parce qu'on peut rater l'initiation, parce qu'on peut rater sa vie, parce qu'on peut être une âme perdue.
Voilà quelqu'un qui se rassure.
La Foi et Dieu
Oui mais à côté du Dieu qui châtie, il y a un Dieu qui pardonne. Et si tu réfléchis deux secondes, tu te poseras la question : “Mais qu'est-ce qu'il a décidé de faire exactement ce Dieu ? Un jour il condamne, un jour il pardonne ! Avec quel poids, quelle mesure ? Est-ce que c'est un Dieu girouette et que tout dépend des cycles, des vents et des étoiles ? Un jour voilà qu'il autorise le dictateur, qu'il autorise les prisons, les tortures, les famines, et voilà qu'ensuite il nous promet un Âge d'Or où l'on nagera dans la soie, où les pommes tomberont toutes seules, en vous courant après même pour être mangées.
Un Dieu qui châtie, un Dieu qui donne ?
Comment arrivez-vous à aimer un tel Dieu ? Je me le demande !
Comment arrivez-vous à animer votre foi ?
Mon Dieu, ça c'est le miracle ! Oui, ça c'est le miracle ! Pour moi c'est un miracle ! Vous vous attendez les miracles de Dieu mais nous nous observons chaque jour le miracle de l'homme !
Il s'imagine un Dieu tout à fait contradictoire et cependant il a la foi.
Ça c'est une leçon parce que pour l'élève turbulent que je suis, eh bien avoir foi en ce Dieu cela m'était impossible ! Non seulement je lui claquais la porte à la figure mais en plus je me permettais d'aller lui dire comment on est Dieu. Et je lui rappelais ses devoirs jusqu'au jour où j'ai compris, j'ai compris ce qu'était la vraie foi.
Je ne dis pas que j'ai compris ce qu'était Dieu car en fait pour moi Dieu n'existe plus ! Et c'est pour ça que j'ai la vraie foi.
Dieu n'existe plus !
Qu'est-ce que je veux dire ?
Est-ce que je veux dire il n'existe pas ? Est-ce que je veux dire qu'il n'a jamais existé ?
Désagréable, hein ? Très désagréable !
Voilà que l'on m'habille de ténèbres. Est-ce que par hasard il n'aurait pas eu une cape noire et des pieds fourchus ce grand frère Pastor ?
Eh bien je t'ai de toute façon donné la technique, même si je suis un être diabolique, mon Dieu !
Les pieds dans la Terre, la tête au ciel et laisse passer !
Et même le Diable ne peut pas s'accrocher en toi à ce moment-là ! Eh oui ! Parce que ce n'est qu'une toute petite chauve-souris ! Par contre, avec la loupe de la peur, tu peux en faire une énorme chauve-souris !
De la même manière, lorsque tu détruis cette loupe, la loupe des peurs, eh bien tu t'aperçois de façon vraie et juste que Dieu n'existe pas, que tu n'as personne à louer, personne à qui obéir.
Dérangeant, n'est-ce pas ?
Alors quel est mon Dieu ?
Pourquoi je viens vers vous ? Pourquoi je vous en parle ? Qu'est-ce que je raconte depuis tant d'années ??
Quel est mon Dieu ?
Je vous l'ai déjà dit.
C'est vous !
C'est vous, absolument vous !
Non pas un Dieu, une Loi, un Principe, une Grande Entité au ciel à qui obéir et qui fait filer tout le monde comme une armée précise et méthodique ! Non pas un Dieu qui demande qu'on lui rappelle de façon narcisse tous les jours : “Dieu de gloire et de beauté entend ma parole !”, parce qu'au cas où vous l'appelleriez “Dieu de laideur et d'injustice !”, il ne répondrait pas ! On prête à Dieu vraiment des intentions loufoques ! A-t-on besoin de lui dire qu'il est beau, qu'il est beau, qu'il est beau ? Croyez-vous qu'il en fera la roue, comme le paon, et qu'il en tombera des pommes et de la cannelle et des poulets rôtis et des billets de banque ?
Eh oui ! Car après tous les Ave et les Pater, ce qu'on réclame c'est : “S'il te plaît Seigneur, trouvez-moi l'occasion de devenir riche !” C'est inévitable. On lui propose même moitié-moitié. “Si j'ai quelques millions, je t'en donne quelques-uns pour une petite église, puis tu te planques là, puis tu restes bien tranquille et tu ne m'embêtes plus !”
Vous voyez à quel point je vous fais sourire, eh bien de la même manière vous nous faites sourire, parce que c'est la même histoire, sauf que dans ce cas-là pour vous elle est triste. Eh oui ! Et justement vous pouviez la vivre de façon heureuse en voyant l'humour que vous fabriquez, au lieu de croire que c'est un drame.
Donc voilà un homme qui se demande : qui est Dieu ? Qu'est-ce que Dieu ?
Pourquoi je dis c'est toi, Dieu, qu'il n'y a pas de principe, qu'il n'y a pas une loi à laquelle obéir une entité qui vous fait plier et qui réclame dévotion, sacrifice, amour, et on repart avec la croix ?
Qu'est-ce que Dieu ?
Si nous allons parler d'une conscience, d'une énergie, d'un état de conscience, nous allons dire que cette énergie, cette conscience est absolument partout et qu'elle est toute chose.
Que si elle a quitté son palais, où elle était toute elle-même, la reine, n'ayant besoin de rien. Si elle a quitté son palais pour devenir un pèlerin, elle a pris son baluchon et elle a commencé à marcher dans les chemins du monde, sur les planètes, sur les systèmes. Et petit à petit elle est devenue toute la Matière avec laquelle les mondes se sont construits. La Matière même avec laquelle les entités ont pris naissance, que ce soit les anges, les archanges, les esprits de la Nature et l'Humanité. Et lorsque on en arrive à l'épopée humaine, pour celui qui est un peu éclairé, pas une seule seconde il lui viendra à l'esprit de prier Dieu. Il fabriquera Dieu, il fera Dieu pour sortir de la chair, pour sortir de l'ignorance, pour sortir de l'étape humaine, cette Conscience Divine qui y est enfermée.
Ce n'est pas Dieu que nous prions à Shambhala, mais non, pas du tout !
Il y a des êtres plus grands que moi, plus grands que nous, que nous accueillons avec un respect immense, avec un amour qui pour vous serait déjà une adoration. Pour nous c'est un amour pur et sacré, c'est une connaissance aussi de ce qu'est leur profonde nature. Cependant ce n'est pas pour autant que nous louons un Dieu, car ce Dieu n'a pas de place à Shambhala, non, nulle part !
Ce Dieu, il est dans vos cœurs, il est sur Terre, en exil, dans la Matière. S'il y a un Dieu à Shambhala, c'est uniquement les Lumières que nous nous composons et qui sont autant que nous pouvons les animer, animer d'Amour et de Force et de Volonté ! Tandis que le Dieu qui s'est confié à nos mains, car c'est comme cela que les choses arrivent. Avant que tout cela commence, celui que toi tu appelles Dieu, cette Conscience, cette Force se dépose entre nos mains. Elle nous regarde, elle nous décrit son plan, elle nous demande de faire telles et telles choses et de les maintenir à travers les âges. Nous acceptons et nous donnons Dieu à la Matière.
Et à ce moment-là, nous sommes exactement comme vous qui êtes les parents d'un enfant. Nous sommes les parents de Dieu. Et ceci de manière modeste. Je ne dis pas que nous avons pouvoir sur Dieu, que nous créons Dieu. Je dis que nous l'assistons. Je dis que nous le rappelons à lui-même.
Et c'est pour cela que malgré tout ce que vous pourrez inventer comme torture, tout ce que vous vous pourrez mettre au point comme système d'élimination, il en viendra toujours et sans arrêt ! Que ce soient des initiés, que ce soient des prophètes, que ce soient des Messies, même si vous les passez tous par la mitraillette, par la baïonnette, ils continueront de venir. Parce que le Dieu qu'ils aiment, c'est ce Dieu-là qui est enfoui dans la nature humaine et c'est celui-là qu'ils viennent sauver. Et c'est vous-même !
Je veux que vous compreniez cela !
Car si vous le comprenez bien, si j'arrive à créer en vous cette inspiration, vous allez collaborer d'une manière plus définitive.
La Prière
Je ne vous demande pas de prier un Dieu. Je vous demande même d'arrêter de prier ! Mon Dieu que ces prières sont vides ! Ce sont toujours des marchés et des marchés noirs en plus !
“Pourvu que l'ange Gabriel n'entende pas ce que je viens de proposer au Seigneur ! Pourvu que Kumara n'entende pas ce que je viens de proposer au bon Dieu. Mon Dieu, c'est entre lui et moi que personne ne le sache !”
Il ne faut pas prier Dieu ! Non.
“Il ne faut pas prier Dieu !”
Est-ce que je renie la prière ?
Je t'embête, hein, ce soir ?
Si cela t'embête, rappelle-toi : les pieds à Terre, la tête dans le Ciel et tu laisses passer. Laisse passer.
Est-ce que je renie la prière ?
Oui !
Non...
Le même paradoxe que Dieu te montre ! Tu pries, il ne répond pas. Cela veut dire que ta prière compte et ta prière ne compte pas.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Quelle Loi est-ce que cela te démontre ?
En tout cas, cela te démontre que ce que tu pries, la façon dont tu pries et ce pour quoi tu pries, ce n'est pas une prière. Il ne faut pas confondre les prières qui trouvent leurs racines dans la peur, le besoin de protection, le besoin de passer des marchés occultes avec le bon Dieu, comme des dessous de table !
“Si seulement tu arrivais à refroidir le cœur de ma femme pour que je puisse divorcier plus facilement, afin que je puisse épouser Odette. Mon Dieu Seigneur, que cela me faciliterait les choses. Parce que moi, je n'aime pas la bagarre. Je ne veux pas avoir à me disputer avec elle. Mais je voudrais tellement épouser Odette. Mon Dieu Seigneur, fais quelque chose !”
Et combien de fois nous entendons ce genre de prières ? Quand ce n'est pas que les occasions où l'on prend Dieu pour un mécano.
“Mon Dieu, fais en sorte que ma voiture dure encore quelques milliers de kilomètres !”
Tout cela en s'acharnant sur le volant pour que Dieu passe assurément jusque dans le carburateur. Là, on sait faire canal. Là, oui !
C'est peut-être une idée d'ailleurs, ça. Inventer des anges mécaniciens, pourquoi pas ? Cela ferait du travail, n'est-ce pas ?
Ce qui est sûr, c'est que comme les anges ne comprennent rien à la mécanique, cela ferait surtout du travail aux garagistes. Car ils confondraient tous les pistons, les carburateurs. Et ils vous feraient quelque chose qui ne fonctionne pas. Alors des fois, la protection des anges, il vaut mieux s'en passer ! Il faut leur demander ce pourquoi ils sont faits !
Pourquoi sont faits les anges ?
Pourquoi sont-ils faits ?
Ils sont faits, c'est vrai, pour t'inspirer. C'est vrai pour te protéger. C'est vrai pour te renforcer dans l'action que tu commences et que tu poursuis. Ils sont faits pour être ta chance.
Mais tout cela à quelles conditions ?
Tout cela à la condition que tes actions, tes réclamations soient inspirées, non plus depuis ce point où tu es égocentrique et où tu demandes que l'on fasse le travail à ta place, parce que cela t'embête, parce que tu n'aimes pas que l'on te crie, parce que tu n'aimes pas que l'on te fasse des gros yeux, parce que tu n'as pas envie de te lever tous les matins à 8 heures. Parce que tu n'as pas envie de te sacrifier un petit peu ou pour ton pays, ou pour ta famille, ou pour ton idéologie - Tiens, parlons-en, pour Dieu en personne !
Tu demande que toujours l'on se sacrifie pour toi, mais est-ce que tu donnes quelque chose ? Est-ce que tu fais quelque chose ?
Beaucoup de gens demandent à devenir riches, mais est-ce qu'ils osent travailler vraiment ? Est-ce qu'ils y mettent de leur intelligence pour trouver la chose qui leur convient le mieux à exploiter et ainsi devenir riche ? Non ! Il faut que l'argent tombe des toits. Malheureusement, il n'en tombe que des tuiles. C'est à croire que, de nouveau, le bon Dieu ne sait pas faire ses comptes, n'est-ce pas ?
Alors, mettons les choses au clair !
La vraie foi, la vraie prière, celle qui sera exaucée, c'est une prière qui est dite depuis le cœur, pour toutes choses qui correspondent à la nature du cœur. Eh oui !
“La vraie foi, la vraie prière, celle qui sera exaucée, c'est une prière qui est dite depuis le cœur, pour toutes choses qui correspondent à la nature du cœur.”
Alors, vous allez me dire : “Mais quelles sont les choses qui correspondent à la nature du cœur ?”
Tout ce qui n'est pas égoïste.
Quelles sont les choses qui sont égoïstes ?
Tout ce qui provient de ta honte et de tes peurs.
Ce qui fait que tu peux nous demander que l'on t'aide à gagner de l'argent, nous pouvons t'y aider à partir du moment où tu revendiques cela hors du point de la peur et de la paresse ! Eh oui ! Ce qui veut dire que si demain tu commences à travailler un petit peu, si tu as de la Bonne Volonté, si tu es intelligent et actif, je ne dis pas très intelligent, à ce moment-là tu vas dire : “Mais je n'ai plus besoin de toi ! Si je suis intelligent, je fais tout par moi-même !” Je ne te dis pas très intelligent, juste un tout petit peu. À ce moment-là, nous pouvons t'enrichir d'abord par la vision de ce que tu dois faire, ensuite par l'inspiration de comment tu dois le faire, et ensuite en te donnant la force pour le poursuivre, ensuite en t'offrant toutes les chances de manière à ce que les collaborateurs puissent te porter, t'aider, démultiplier ta force !
Quel beau monde cela serait !
Mais voilà, tous ceux qui réclament de l'argent le font depuis un livre de paresse et d'inintelligence et depuis la peur !
“Mon Dieu, j'ai tellement peur d'aller me déplacer jusqu'à 500 kilomètres d'ici pour aller faire tel emploi parce que je n'aime pas le brouillard, je n'aime pas la région, et puis les gens du Nord sont tristes, et maussades, et je ne sais pas avec qui je serai amie, ou pas, je serai toute seule !”
Comment veux-tu que nous t'aidions ? Si à l'endroit où tu te trouves, définitivement, il n'y a pas de travail, comment veux-tu qu'on le matérialise pour toi ? Même si on le veut, on ne le peut pas ! C'est impossible ! Car il y a trop de créateurs intermédiaires comme les chefs d'entreprise, le pouvoir politique, les grandes institutions internationales, les “trusts” comme tu les appelles. Nous pouvons aller à l'encontre de tant de créateurs et de pressions intermédiaires pour que petit Pierre ait du travail dans son petit village !
Comment veux-tu que je fasse ?
Mets-toi à l'endroit du cœur où tu t'écries : “Seigneur, je n'ai pas peur de bouger, je n'ai pas peur de me déplacer, je n'ai pas peur d'avancer, montre-moi le chemin !”
Bien sûr, il ne faut pas t'attendre à ce que le Seigneur, dans le fond de ta cervelle, te fasse une grande carte de la région et te dise : “C'est ici !” C'est faisable, bien sûr, c'est faisable. Es-tu télépates pour cela ? Tu vas me dire : “Non, malheureusement, je ne suis pas télépate. Je ne suis pas médium, je ne sais pas agiter le pendule non plus, je ne suis pas sourcier non plus, je ne sais pas [...]”
[...] Sois prêt à tout ! N'attends rien de précis, ne prédestine pas la réponse : “Pourvu que ce soit à tel endroit ! Parce que tel autre, je ne l'aime pas trop !” Si tu veux faire ce que tu veux, fais-le, mais ne nous demande pas notre avis ! Car lorsque notre avis tombe, il est tel qu'il est, il ne négocie pas avec le tien.
Sois prêt à tout !
“Sois prêt à tout !”
Exactement comme une gazelle, souplement posée sur le bout de ses sabots, prête à sauter.
Sois prêt à tout !
Cela veut dire que, d'un seul coup, tu auras un signe. Je ne parle pas forcément d'inspiration profonde. “Mon Dieu, jusque dans les tripes, je sens le besoin de faire ceci et cela !” Généralement, le Seigneur ne s'y prend pas de la sorte, non. Cela, c'est plutôt ton désir, le désir personnel qui s'est travesti et qui se fait passer pour de l'inspiration. Le Seigneur s'y prend d'une manière plus chuchotante :
Tiens, aujourd'hui, je tombe sur une revue, on y parle de telle région, je parcours quelques feuilles, je vois que c'est charmant. Je décide que, sans doute, j'irai y passer quelques jours de repos ou que j'irai y visiter un ami qui vit là-bas.
Je suis cet idée. Elle est anodine, ça a l'air d'être la vie de tous les jours ! Ce n'est pas “les voix du Seigneur qui résonnent dans ma tête !” C'est un geste, comme un nuage qui passe et qui te montre donc dans quelle direction souffle le vent. L'inspiration, c'est souvent la même chose.
Suis ! Suis gentiment ! Et tu verras qu'à l'instant où tu arrives chez ton ami, ton ami te dira sans doute : “Tiens, telle entreprise agrandit son effectif.” ou “Tiens, moi-même, je voudrais devenir un artisan et je cherche un collaborateur. Si nous nous mettions ensemble ?”
Mais seulement, lorsque tu lis ta revue, le problème pour toi va être d'admettre que tu dois y passer quelques jours dans cette campagne. Parce qu'une autre logique va intervenir : tu vas faire tes comptes ! Eh oui !
“Je ferai mieux d'économiser mon argent pour telle et telle chose. Je n'ai pas assez d'argent pour faire ceci ou pour faire cela. Je n'ai pas le temps ! Il n'y a pas de raison d'être associé à cela.”
Ce qui fait que les gens très raisonnables vivent une vie très raisonnable, c'est vrai. Ils se gardent de toute folie, c'est vrai. La folie ne les prend jamais, c'est vrai. Mais, mon Dieu !, L'inspiration ne passe pas non plus !
Et la vie pour se renouveler doit être très créatrice et elle ne peut pas l'être toujours ! Ça appelle une fois, pas deux.
Ce qui ne veut pas dire que l'on doit écouter en soi tous ses fantasmes. L'inspiration, les signes, ce ne sont pas des fantasmes, des aspirations personnelles que l'on travestit. Alors il y a toute une couche étroite, très difficile pour le disciple. Une couche étroite qui est composée de ses propres mensonges.
C'est-à-dire que pendant tout un temps, le disciple ne pourra pas considérer ce qu'il appelle ses inspirations parce que cela n'en est pas. Ce sont tous ses désirs refoulés, cachés.
Comment est-ce que l'on construit un désir refoulé ?
Le désir refoulé
Si tu as bien compris mon discours du début, tu trouveras toi-même.
Ce qui refoule un désir, c'est de nouveau la peur.
“J'ai peur de mon désir sexuel parce que je suis un méditant, parce que je veux l'avoir cette initiation, parce que je veux y rentrer à Shambhala, parce que je veux l'arracher cette robe du Bon Dieu et que je veux m'y planter dedans ! Et pour cela, on m'a dit qu'il faut maîtriser la sexualité, les énergies de la Nature, la Kundalini.”
Avec le discours que je t'ai développé, tu comprends qu'il n'est plus question pour toi de te cacher, de te mentir, d'avoir peur !
Regarde !
Regarde !
Comment regarder par exemple le désir sexuel et ne pas le refouler ?
C'est important.
C'est important pourquoi ?
Parce que le jour où on aura, par exemple, envie de se marier, au lieu de se croire avoir l'inspiration d'épouser Delphine ou Aglaé, parce qu'elle est jolie, parce qu'elle est plantureuse, parce qu'elle est sensuelle, donc on a bien sûr tout à fait raison d'être inspiré, n'est-ce pas ? Eh bien ce jour-là, si l'on est authentique avec cette énergie sexuelle, si l'on n'en a pas peur, on ne se jouera pas à une fausse inspiration. On dira : “Voilà, c'est telle autre qui résonne avec moi, c'est telle autre que je vais épouser qu'il me faut et à qui je suis nécessaire.”
Donc, dans toute décision, y compris celle du mariage, il est important de ne pas avoir peur de nouveau que ce soit de ses désirs, de ses aspirations ou de ses réactions de violence.
La sexualité est souvent imaginée par le disciple surtout s'il est très dévoué, s'il a une aspiration profonde, comme une violence commise vis-à-vis du Ciel, vis-à-vis de la sainteté de la spiritualité. Voici l'objet du délit.
Crois-tu que la Nature aurait organisé la vie de la sorte si la sexualité était obscène aux yeux de Dieu, obscène à notre cœur ? Mon Dieu non ! La Nature cherche à être au diapason, je te l'ai dit.
Donc c'est que ton regard est faux.
Comment vas-tu regarder la sexualité ?
D'abord, contacte-la. Lorsque tu ressens ton désir, ton attraction, ta pulsion... Mon Dieu que c'est dérangeant tous ces mots-là, hein !
Mais tant mieux ! Sens dès maintenant maintenant, puisque je t'en parle, ce besoin, ce feu, cette attraction ! N'aie pas peur de moi ! N'aie pas peur de moi !! Montre-la moi, cette aspiration sexuelle !
Allez, assume-la !
Tu verras ce n'est trois fois rien. Mon Dieu comme ce n'est pas grand-chose !
Je ne vais pas te juger. Je veux au contraire te libérer.
Ressens-la, ou rappelle-toi comment elle est quand tu la ressens.
Maintenant, les pieds dans la terre, laisse-la monter.
Ça veut dire : ça brûle, ça brûle, ça prend tout mon être, je ne peux plus résister, il faut que je trouve quelqu'un !
Laisse-la monter, laisse-la monter !
C'est ça, laisser monter ! C'est aussi savoir ne pas se jeter sur la voisine ! Car il faut juste laisser passer. Laissez passer.
Et tu verras comme l'énergie connait bien le chemin, comme elle monte, comme elle monte, comme elle va jusque dans ta tête, et que là elle te rend beau, rayonnant, inspiré, rempli de joie, créatif !
Et que dès que tu as laissé passer cette énergie dans un premier temps, le second temps, oui, tu peux attraper ta voisine ! C'est permis. C'est permis !
Pourquoi dans un second temps c'est permis ?
Parce que dans ce second temps, tu n'es plus un sauvage qui assume égoïstement son besoin, son fantasme, et qui ensuite va s'en plaindre et qui va essayer de se cacher ! Et qui va demander : “Pardon !” au Seigneur, “Pardon !” au Maître, et qui pour se flageller va s'obliger à un jeûne le jour de Pâques, un jeune au riz complet ! Plus besoin de toutes ces choses et de toutes ces tortures !
Quand dans un premier temps tu laisses passer cette première vague, que je qualifierais d'instinct, c'est une énergie brute, incontrôlée, la deuxième vague est faite toute d'amour, toute prête à la communion, au partage, à l'union, c'est de la Beauté !
Alors viendrait-il à l'idée d'un quelconque Dieu ou d'un quelconque Maître de t'empêcher de faire ces choses en toute beauté, en toute communion ?
Mais non, au contraire ! Car c'est à ce moment-là que tu nous fabriquerais des bébés si beaux que tous les initiés se précipiteraient à l'incarnation ! Eh oui ! Cela compte, cela compte !
Si les hommes attendaient comme cela cette deuxième vague inspirée toute d'union et d'harmonie, mon Dieu que les hommes auraient des corps plus purs, moins susceptibles à la maladie, avec aussi un mental mieux orienté, de façon positive et heureuse. L'humanité, en quelques générations pourrait être améliorée et pas simplement pour les meilleurs mais pour tout le monde !
Mais voilà, on en reste souvent à l'expression instinctive et c'est là que tout va mal ! Et c'est là qu'ensuite l'âme qui vient et qui s'incarne doit batailler avec cette Matière qui a tout été programmé par l'instinctif ! Et voilà que de génération en génération toute une humanité devient de plus en plus instinctive et qu'elle cherche par l'intellect à discipliner tout cela pour essayer de devenir un homme, un homme civilisé, un initié ! Quel conflit ! Quelle confusion !
Commence par accepter ton sexe ! Et tu verras que Dieu vient après naturellement. Eh oui !
Alors tu vas me dire : “Mais en parlant de la sorte, cela met en confusion toutes les autres religions, tous les autres messages ! Car ils disent tous que tu ne toucheras point ta voisine !”, n'est-ce pas ?
Je ne poserai pas de jugement sur ces messages car si tu as compris mon discours, tu en as compris aussi la source.
Ces messages viennent d'où ? Qui crée ces messages ? Est-ce Dieu ? Est-ce que ce sont des initiés ?
Certainement pas !
Tout cela a été fabriqué grâce à ta honte, ta culpabilité, la peur de ton sexe.
Alors tu vas me dire : “Qui est le premier à créer la peur ? Moi, qui l'ai vu et qui en ai eu peur ? Ou parce que les religieux m'ont dit que cela est mauvais et j'ai commencé à en avoir peur ?”
Toi-même ! Toi-même tu as créé cela le premier, parce que tu as senti que tu étais dépassé par la chose. Oui. C'est quelque chose qui te prend, qui te perturbe, qui rend certains heureux, qui ne se posent pas de questions. Mais toi qui veux être civilisé, cela te perturbe et tu le refuse.
Cela ne veut pas dire que je te donne un permis, dès demain, pour aller attraper toutes les fiancées que la vie pourrait te donner ! Tu ne dois pas devenir le grand séducteur de la contrée ! Je ne te donne pas le droit de faire cela !
Je ne te donne aucun droit et je ne t'en retire aucun d'ailleurs. Nous discutons entre adultes, et soit-il dit entre hommes.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Je veux dire simplement que si tu acceptes de voir et de laisser passer, chaque fois, pour quoi que ce soit, la première vague, la deuxième vague est toujours divine, à propos de quoi que ce soit, que ce soit la sexualité, que ce soit l'instinct créateur, la création artistique, que ce soit le mot que tu veux dire à ton voisin.
Tourne ta langue 7 fois dans ta bouche avant de parler.
C'est un proverbe que vous avez bien inventé. Mais il est si juste !
Cela veut dire quoi ?
Laisse passer la première vague et tu verras que la deuxième sera la juste, sera la vague de l'initié que tu veux être et que tu n'arrives pas à être tout en t'y efforçant parce que tu bloques la première vague.
N'aie pas peur de tes réactions !
“N'aie pas peur de tes réactions !”
Mon Dieu, si je ne t'ai apporté que cela ce soir, si je t'ai convaincu que de cela ce soir, tu es déjà un homme plus libre !
Maintenant, il va falloir que tu t'en rappelles, eh oui !
Car j'ai beau t'en avoir discuté si longuement, te prendre toutes sortes d'histoires pour te le prouver. Maintenant, il faudra que tu t'en rappelles.
Car voilà un autre problème à l'instruction : l'homme a la mémoire courte !
La honte est longue mais sa mémoire est courte !
La Vie répète
Et c'est pour cela que je répète ! Et c'est pour cela que la Vie te répète ! Que la Vie sans arrêt va t'obliger à rencontrer la même circonstance jusqu'à ce que tu la voies, que tu la comprennes, que tu la réussisses. Tu appelles cela les épreuves, la lourdeur de la vie. Moi j'appelle cela ton sauvetage, la garantie de ta libération.
Plus la vie te persécute, plus cela veut dire qu'elle ne t'a pas oublié, que tu ne seras pas une brebis perdue.
Tu ne vas me répondre que considérant tout ce qui se passe dans le Monde, tous les gens qui souffrent, tous les gens qui ont faim. Tu vas me dire : “Je te crois grand frère, vraiment, la Vie ne nous oublie pas. Et c'est vrai qu'elle nous persécute !”
Ne juge pas trop, car il y a une multitude de Lois de conséquences dont je ne vais pas m'apesantir à parler ici si nous nous en avons pour toute la nuit. Mais sache que malgré toute la difficulté qu'il y a à comprendre la chair, la dimension humaine et l'incarnation, les Lois de la Nature, si tu es un être observateur qui laisse passer afin de mieux observer, tu verras que la chose qui passe à travers toi te livre son message. En même temps, elle t'indique comment ne plus être sujet à tel ou tel problème. Eh oui ! C'est comme rencontrer le jour par le phénomène de la nuit. C'est une vérité. La nuit est tellement grande que tu es obligé d'imaginer le jour.
“La nuit est tellement grande que tu es obligé d'imaginer le jour.”
C'est un peu le paysage que t'offre la Vie, des épreuves spirituelles.
Cela te semble tellement dur que tu es obligé de lâcher ce fameux lâcher-prise !
Lâcher-prise
Je m'accroche et autant que je m'accroche, l'épreuve continuera.
Et si j'en ai assez de souffrir, parce que voilà le dernier coup de marteau qui arrive et qui définitivement m'assomme, je lâche prise, je laisse passer !
Je vois la réalité de la chose et, en même temps, son peu d'importance. Et puisque enfin j'accepte de la laisser passer, donc de la voir, donc je vois son peu d'importance, donc je n'y suis plus jamais sujet !
C'est ça l'initiation !
Et bien que cela semble facile d'en discuter comme cela, c'est cependant pour vous difficile et épais lorsque vous vous y trouvez.
Que dire, par exemple, de cette initiation qui vous met face à la notion de la mort ? Mon Dieu que d'un seul coup tout mon discours devient petit et inconséquent quand il s'agit d'être face à la mort ! Parce qu'on y croit, parce que c'est tellement terrible ! Parce que justement tu es en train de prendre mes paroles avec exactement la même proportion dans laquelle tu t'agrippes à ce repère, à cet endroit de la corde où tu te sens bien.
Et quel est cet endroit de la corde où tu te sens bien ?
“Mon Dieu, je veux bien croire que je suis immortel mais pour l'instant tout ce que je connais c'est la vie physique, alors surtout maintiens-moi en elle le plus longtemps possible ! Je ne crois que ce que je vois.”
Et lorsque finalement, petit à petit, à force de mourir, tu deviens enfin vivant, c'est toi-même qui lâche la vie. Car tu t'aperçois qu'elle est une mort.
Est-ce que je suis en train de faire de la poésie ? Mon Dieu non, certainement pas ! Je suis un mauvais poète. Tous les enfants de Turbulence sont des mauvais poètes ! Nous sommes trop occupés à ruser pour savoir comment nous allons faire un mauvais coup ! Donc nous ne pouvons pas patiemment développer notre art. C'est certain !
Je te parlerai volontiers toute la nuit, cependant je sais qu'il y a une limite à ta concentration, de même qu'à l'absorption. Et je voudrais te dire quelques mots, ensuite je te quitterai.
Envoi
Je veux te faire un résumé. Car comme tu auras des difficultés de mémoire à te rappeler tout mon discours, je ne souhaite pas que tu te rappelles de tout car mon discours n'a été organisé que pour arriver à te coincer suffisamment dans certains endroits de ton cœur pour que tu ressentes. Donc nous allons résumer tout ce discours à quelques mots.
D'abord, dédramatise !
N'aie pas peur de tes réactions !
Pour ne pas en avoir peur, ne te juge pas en avance. Défais toutes idées de jugement !
Tu vas me dire : “Mais c'est très difficile de comprendre une société si elle n'a plus de repères pour savoir ce qui est bon et ce qui est mauvais !”
Voilà une énigme !
Fait-on obéir un enfant parce qu'on l'y contraint ? Ou fait-on obéir un enfant parce qu'on arrive à le développer et à le rendre mûr ?
Des enfants que l'on contraint à obéir, il y en a plein. Des gens que l'on a contraints à croire ceci, à se comporter comme cela, il y en a plein. Et cependant les prisons sont remplies de criminels ! Cela prouve que le système ne marche pas !
Et cela ne veut pas dire que le mien va marcher tout de suite ! Non. Notre système ne va pas être efficace ! Pas du tout. Pourquoi ?
Parce que les hommes ont trop peur !
Et malgré que j'ai fait toutes les démonstrations possibles, pour vous prouver comment on fait face à ses peurs et comment on s'en débarrasse, si j'étais face à un public très large, si j'étais, par exemple, sur un immense podium où toute une nation pourrait m'entendre, la plupart ne me croirait pas. Car ils n'ont pas encore assez souffert à propos de leurs peurs pour vouloir s'en débarrasser.
Leurs peurs leur donnent bonne conscience. On a réussi à les persuader de cela ! Et une fois qu'ayant souffert, l'intelligence se développe, c'est cette intelligence qui permet de dire : “Oh là, oh là, oh là, hop, stop !”
Ce n'est pas la correcte façon de vivre ! Et c'est là que la Quête Spirituelle commence.
En fait au début ce n'est pas parce que l'on aspire à un Dieu, c'est parce que l'on en a assez. Assez des pressions, assez des compressions. On cherche la Liberté.
C'est pour cela qu'il y aura toujours une définitive différence entre la religion et la Sagesse.
Quoi que les religions émanent de Shambhala tout autant ! Mais c'est un des derniers transformateurs de l'énergie de Shambhala, de la parole de Shambhala, pour celui qui est tout accaparé par ses peurs.
Allez, je vais vous quitter sur ces quelques mots.
Pied dans la Terre, main dans les mains, Dieu dans les yeux, laisse passer ! Et tu verras à quel point la vie se maîtrise.
Je te salue.
(Date de la conférence : 17 05 1992)