Conférence 131

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Conférence 131

Question

La première question que nous désirons vous poser.

Pourriez-vous nous parler des races et des sous-races et de leur évolution ?

Réponse

Bonjour, je vous souhaite la bienvenue,

Et comme je tiens à le dire au début de chaque discours, je voudrais pendant quelques instants, non pas parce que je vais vous l'expliquer, mais en l'expliquant, j'espère inspirer en vous cet état. Je voudrais vous décrire un petit peu le genre d'écoute que j'attends de vous pour que tout fonctionne comme il faut.

Lorsque je viens prendre la parole, lorsque j'essaye par des images et par des mots de décrire un petit peu ce que peut être ou notre réalité ou la réalité qui vous est directement accessible, mais sur un plan supérieur, mais en tout cas directement accessible pour vous, il ne faut pas que vous ayez l'impression de vous instruire à propos d'une réalité supérieure, à propos de ce que vous devriez améliorer en vous, dans votre monde. Il ne faut pas croire que j'instruis à propos des améliorations à opérer, des perfectionnements à opérer. Bien sûr, cela a l'allure d'une description des perfectionnements à opérer, mais cependant, je ne voudrais pas que cela soit compris comme cela.

Plutôt que de penser “je me perfectionne”, plutôt que de penser “j'évolue”, “j'améliore”, “je me transforme”, je voudrais que vous preniez une idée, que vous déclenchiez une énergie beaucoup plus facile à vivre, directement assimilable. “Je me libère.”

Je me libère.

Si je pense “je m'améliore, je me perfectionne.”, je crée immédiatement une pensée qui tient compte de ce qui est imperfection, défaut, problème, et qui va essayer par sa volonté et sa bonne foi de transformer tout cela. Ce qui veut dire que mon action va être puissante. Mon action va être un effort et un effort porté à l'encontre de moi-même, puisque c'est de moi qu'il s'agit. C'est moi qui suis imparfait, c'est moi qui a des défauts, et c'est moi qui dois faire un effort pour transformer ces défauts en qualité.

Ce qui veut dire que je vais me décrire tout un programme, assez morose, et surtout un programme d'efforts ! Les jours où je serai un petit peu plus fatigué ou un peu plus désespéré ou tout simplement aigri, je n'aurai pas envie de faire cet effort. Le jour où je vais subir l'injustice du monde, alors que pour ma part j'aurais été très gentille ou très gentille, eh bien je ne vais pas voir pourquoi c'est à moi de faire cet effort, alors que finalement le monde continue à être aussi méchant que ce qu'il a toujours été.

Si je crée une autre idée : “je me libère”.

Il se trouve qu'il reste un effort à faire, c'est certain, mais un effort qui devient immédiatement un bénéfice. Tant que je pense, je me perfectionne.

C'est un peu comme si je voulais faire plaisir à quelqu'un, plaisir à ma bonne conscience, plaisir au groupe d'amis dans lequel j'évolue et qui me regardent, plaisir à la Hiérarchie, plaisir à un Dieu, plaisir à une copie conforme de l'Homme Parfait. Et lorsque je veux faire plaisir à ma bonne conscience, à un groupe ou à un Dieu, c'est là que tout effort me demande beaucoup d'énergie. C'est un peu comme si chaque fois je devais payer, débourser. Et il y a des jours où je n'ai pas envie de débourser.

Si je réalise que je suis le premier bénéficiaire de cet effort, c'est-à-dire “je me libère”, à ce moment-là, je peux tout de suite me rembourser. Sitôt que j'ai fait la dépense, je me rembourse. Et je me rembourse de quelle manière ? Par une nouvelle dimension de ma vie, par une idée plus grande dans laquelle je me sens mieux, par un confort, par un bien-être. Et c'est là que l'on voit l'individu mûrir.

Car sitôt que la pensée ne fait plus quelque chose pour faire plaisir, ou à sa bonne conscience, ou à un groupe ou à un Dieu, cela veut dire que l'individu est aussi beaucoup plus responsable. Il n'est pas question de paraître beau pour ressembler à un archétype, que l'on dit être l'Homme Parfait, ou pour pouvoir entrer dans la Hiérarchie, parce que là, tous les hommes y sont parfaits, et qu'il faut donc que je leur ressemble. Je dois avoir uniquement le souci de devenir de plus en plus libre, parce que c'est la seule manière de vivre et d'être heureux, de vivre et d'évoluer.

Je dois avoir uniquement le souci de devenir de plus en plus libre, parce que c'est la seule manière de vivre et d'être heureux, de vivre et d'évoluer.

Je n'évolue pas pour faire plaisir à quelqu'un. Je n'évolue pas pour avoir le bonheur de rentrer dans la Hiérarchie.

La Hiérarchie

La Hiérarchie est encore une perception personnelle. Je sais que l'on vous a énormément décrit comment se compose la Hiérarchie, qui est à la tête de la Hiérarchie, comment rayonne la Hiérarchie, ce qu'elle prévoit pour les hommes. Je sais que l'on vous a tout donné pour que vous pensiez qu'il s'agit là d'un groupe qui existe et qui attend de vous recevoir. D'ailleurs, l'idée n'est pas fausse, mais vous construisez autour de cette chose vraie un comportement qui, lui, est faux.

La Hiérarchie des Maîtres, la Hiérarchie spirituelle est une perception personnelle.

Qu'est-ce que je veux dire par là ?

Je veux dire qu'en soi, la Hiérarchie n'existe pas, pas du tout !

Ce qui ne veut pas dire que les Maîtres n'existent pas et ne sont pas quelque part en train de prévoir le meilleur pour l'Humanité. Mais c'est un phénomène qui en soi n'existe pas si l'homme ne s'est pas constitué lui-même en tant que Hiérarchie.

Ce qui veut dire que vous avez beau faire des efforts sur vous-même pour avoir les chakras qui vibrent de telle manière et d'une certaine note. Vous avez beau vous efforcer à une certaine discipline, parce que c'est ainsi que l'on rentre dans la Hiérarchie, en méditant chaque jour, en faisant chaque jour ceci, cela. Eh bien, vous n'appartenez pas pour autant à la Hiérarchie. Tant que vous-même, vous n'êtes pas hiérarchisé, la correspondance ne peut pas avoir lieu.

On ne peut pas entrer dans un groupe, que ce soit un groupe de disciples, un groupe d'initiés ou le groupe de la Hiérarchie. Il n'y a rien qui permet d'y rentrer, même pas une initiation, je vous le dis. Vous pouvez être initié, admettons que la chose se fasse et rester seul.

Ce qui permet à un moment donné de rencontrer un groupement de disciples, un groupement d'initiés ou la Hiérarchie, c'est parce qu'en vous, cette même vie s'est éveillée. Et cela veut dire quoi ?

Eh bien, cela veut dire que l'homme n'est pas isolé, que l'homme n'est pas une vie isolée qui se développe et qui entre dans des groupes où les vies isolées se sont perfectionnées. Pas du tout ! L'homme n'est pas une vie isolée !

L'homme est un système de correspondance et de communication. Et lorsque ce système de communication spirituelle se met petit à petit à entrer en résonance avec des systèmes de communication plus grands, plus harmonieux, plus divins, eh bien il semble que l'on appartient ensuite à un groupe comme la Hiérarchie. Mais cela ne veut pas dire que le groupe existe. Cela veut dire que cette grande vie qu'est la Hiérarchie existe quelque part et qu'un homme a su réveiller en lui sa propre Hiérarchie. Il dispose donc de la correspondance directe pour, non pas entrer dans le groupe, mais pour être une part du groupe.

Et c'est ainsi que si vous voulez travailler sur vous-même dans l'espoir de rencontrer un Maître ou d'appartenir à un groupe, d'initiés ou à la Hiérarchie, il vous faut non pas devenir des hommes et des femmes magnifiques, très disciplinés, performant en méditation, mais au contraire des entités qui ne pensent plus de manière isolée, en tant qu'identité, en tant que personne. Plus votre pensée va devenir universelle et automatiquement cela va vous déverser dans la vie grande et magnifique qui anime la Hiérarchie.

L'homme n'est pas quelqu'un qui devient beau et grand et qui, au fur et à mesure de ses beautés qui se développent, se met à appartenir à des groupes de plus en plus beaux et de plus en plus grands. Nous ne voyageons pas à l'intérieur des groupes, mais c'est la vie individuelle qui de plus en plus devient universelle et qui va rentrer en correspondance avec les groupes où cette Vie Universelle s'anime un peu plus intelligemment que dans les espaces du Cosmos.

Ce qui veut dire que la Hiérarchie est un phénomène instantané, ici, maintenant, tout de suite. La Hiérarchie peut être à côté de vous et vous pouvez être dans la Hiérarchie. Non pas parce que vous allez être dans le groupe, mais parce que vous allez être une part du groupe.

Ici, maintenant, tout de suite ou demain dans l'autobus ou dans votre voiture ou à votre travail, la Hiérarchie est un phénomène instantané parce qu'elle est un phénomène intérieur. Il s'agit tout simplement d'agrandir la dimension de votre vie.

Agrandir la dimension de votre vie

Pour comprendre cela, nous allons essayer de cerner quelle est la dimension de votre vie au quotidien.

Considérez-vous comme une planète avec ces activités. Ces activités dépendent de vos intérêts.

Faites le tour de vos différents intérêts et vous verrez à quel type de groupe vous appartenez.

À quoi est-ce qu'un humain pense toute la journée ? Il pense d'abord, en première chose, dès le matin, à être heureux. Il veut trouver sa place, sa place dans le monde affectif, sa place dans le monde de l'intelligence, sa place dans le monde professionnel, sa place dans le monde social. Il pense toujours à lui dans ces termes-là : “Où est ma place et la dimension de ma place ?”

Ce qui fait que du point de vue affectif, il faudra qu'il soit beaucoup aimé, du point de vue de l'intelligence beaucoup remarqué, du point de vue de la société beaucoup protégé ou admiré ou célébré. Mais il ne considère, là, toujours que sa place, comme s'il était le centre de quelque chose qui doit tourner autour de lui, c'est-à-dire les autres.

Lorsque je veux délimiter ma place affectivement et que je dis : “Je veux qu'on m'aime, j'ai besoin de beaucoup d'amour”, cela veut dire que je suis en train de satéliser les autres autour de moi. Je suis un centre qui comme une ventouse veut aspirer l'amour et les autres ne sont que des satellites. Et selon la distance à laquelle ils se placent, selon leur type de rayonnement, je vais recevoir plus ou moins d'affection avec tous ces aspects, avec des carrés, des oppositions, etc.

Lorsque je me décentre, lorsque je ne suis plus cet être soucieux à propos de lui-même qui veut ceci, qui veut cela et qui l'exige, où est-ce que je me trouve ?

Certains vont penser : “Eh bien je me retrouve à être une planète qui va tout donner aux autres, ces autres qui continuent à se centrer sur eux-mêmes.” Ce qui fait que pendant un certain temps, je vais avoir l'impression de ne plus penser à moi, voire même de m'épuiser, parce que je ne fais que donner aux autres. Et au bout d'un moment cela ne me convient plus, cela ne me plaît plus, donc je retourne à moi-même, immanquablement !

Puis lorsque j'expérimente encore un peu, que je mûris, je trouve exactement la place que je mérite. Quel est d'abord le volume exact ? Et est-ce qu'il y a véritablement une place que j'occupe et que les autres occupent ?

Et à ce moment-là, je m'aperçois qu'il n'y a pas un endroit où je me tiens, un endroit où ma vie existe et où elle réclame toute cette chaleur et cette lumière et cette eau pour s'épanouir. Il n'y a pas non plus un endroit où les autres se tiennent, que ce soit en tant que satellite ou que ce soit en tant que centre auquel je dois donner. Je m'aperçois que tout est une seule et même Grande Vie et qu'il n'y a là que des pensées.

On voit une Grande Vie qui est prisonnière à l'intérieur de certaines pensées, des pensées qui, trop centrées sur elles-mêmes, se jugent comme ayant besoin de tout, besoin de beaucoup d'amour, de beaucoup de lumière, de beaucoup d'intérêt de la part des autres, de beaucoup d'argent pour pouvoir vivre, etc.

Je ne juge plus non plus que lorsque je comprends cela, que je dois donner aux autres, parce que tout simplement la Grande Vie se partage automatiquement. C'est un peu comme une sagesse innée dont elle dispose et qui distribue automatiquement les aliments nécessaires. Et ces aliments ne vont pas être nécessairement l'amour affectif, l'intelligence intellectuelle, une place sécurisante dans la société. Tout ce que la pensée concrète imagine en fait.

Les nourritures sont d'une autre nature. C'est davantage la compréhension.

La Compréhension

Dans ce mot-là, compréhension, il existe toutes les nourritures.

La nourriture que l'on pourrait qualifier d'affective, la nourriture qu'est la connaissance et la nourriture spirituelle.

Lorsque je comprends, automatiquement je calme ma pensée parce que je viens de faire un effort sur mes limites, sur mon égocentrisme et je suis comme imbibé par les énergies de l'âme.

Seules les énergies de l'âme contiennent tout ce que apparemment un humain a besoin, que ce soit au niveau affectif ou au niveau intellectuel. Tout cela est contenu dans la nature de l'âme, ce qui veut dire que je deviens, à ce moment-là, une vie vraie qui s'articule et la nourriture de cette vie. Je peux vivre désormais en autarcie. Non pas parce que je suis assez développée pour me suffire à moi-même, il n'est pas question de se suffire à soi-même ! Mais tout simplement parce qu'en moi il y a absolument tout. Mais pour avoir recours à cette richesse, il faut que je fasse un tout petit effort.

Et cet effort est décrit par toutes les spiritualités, décrit de toutes les manières possibles. Mais si l'on n'a pas des concepts suffisamment propres, si l'on n'a pas des idées suffisamment justes, eh bien l'on se trompe de spiritualité !

Et c'est ainsi que l'on voit naître des spiritualités où l'individu pense qu'il doit faire des efforts sur lui-même pour devenir quelqu'un d'important spirituellement, initiatiquement. Quelqu'un qui doit développer des qualités, quelqu'un qui doit s'élever de plan en plan et qui appartiendra à des groupes supérieurs. C'est faux ! Rien n'est plus faux !!!

Ce qu'il faut c'est gentiment, doucement, mais sûrement comprendre que la pensée, surtout la pensée concrète, la pensée dont on dispose quand on ouvre les yeux le matin, cette pensée est une pensée égocentrique et va donner une idée complètement fausse de l'Univers et de la Vie.

Bien sûr il se trouve que cette pensée est la première qui s'éveille quand j'ouvre les yeux. Et si elle est là, c'est qu'elle a une fonction. Il ne faut pas que je l'utilise pour vivre ma vie, qualifier ma vie et penser ma vie. Ce qui veut dire que, si je vais penser ma vie et qualifier ma vie, je vais me sentir bien ignorant si je ne peux plus utiliser la seule pensée dont je dispose et que je puisse contrôler, articuler. C'est très inconfortable !

Penser avec une pensée que l'on ne connaît pas encore, c'est inconfortable !

C'est à ce moment-là que vous allez sentir la nécessité d'un développement. Mais c'est là aussi un piège, car développer cette pensée supérieure ne veut pas dire qu'elle arrive parce qu'on la développe. Cette pensée a lieu, elle naît, elle s'épanouit, sitôt que le lotus égocentrique se ferme, ou se dissout comme vous voulez. Pour que quelque chose naisse, il faut que quelque chose disparaisse.

Pour que quelque chose naisse, il faut que quelque chose disparaisse.

Et c'est là toute la difficulté de la spiritualité au moment où vous pensez à la spiritualité, au moment où vous voulez faire votre effort. Parce que vous essayez d'ouvrir quelque chose, de faire naître quelque chose, tout en maintenant la vie de ce quelque chose d'autre qui lui est contraire, qui est inférieur et qui donc au passage va prendre toute l'énergie nécessaire à la naissance de ce lotus supérieur. Et donc vous vous trouvez écartelé entre deux mondes, complètement prisonnier de ce paradoxe. Et vous éparpillez vos énergies, vous affaiblissez vos motivations, parce que vous n'arrivez pas à voir la contradiction.

La contradiction disparaît sitôt que j'admets que quelque chose en moi doit être abandonné, doit mourir, pour que ce supérieur s'ouvre de lui-même.

La Spiritualité

La spiritualité n'a besoin d'aucun effort pour s'effectuer.

Beaucoup de gens pensent que la spiritualité c'est la voie ardue de la discipline, de l'effort sur soi-même. Bien sûr, il y a quelques efforts à fournir, mais qui ne sont pas de la nature que l'homme imagine. Ce ne sont pas des pierres lourdes, très lourdes et brutes à soulever et à tailler.

Sitôt que l'on a découvert cette loi qui permet de rester en état d'apesanteur, eh bien la pierre se soulève.
Sitôt que l'on a découvert la magie de l'Esprit, eh bien voilà le compas et les ciseaux qui de même vont faire le travail. Moi, je n'ai qu'à, non pas observer, certes pas, mais je n'ai qu'à bien contrôler le Plan. C'est-à-dire qu'avec ma pensée créatrice, je dirige, je donne l'énergie, l'impulsion à l'énergie et ensuite le Plan s'effectue.

La pensée est une graine et la graine contient déjà l'arbre qui ne se développera que à la saison prochaine. Et dans la spiritualité, c'est la même chose ! Sitôt que je rentre en contact avec la partie de moi qui est une véritable pensée spirituelle, je suis en contact avec les graines même de cet archétype spirituel que je recherche. Et je n'ai qu'à laisser passer les saisons pour qu'au fur et à mesure tout pousse.

Ce qui ne veut pas dire que la spiritualité, cela devient d'un seul coup une grande plage où l'on passe des vacances, où ayant découvert certaines énergies, on n'a plus qu'à aller regarder, s'amuser pour construire l'homme parfait que l'on va devenir, non ! Je ne dis pas cela. Mais je dis que ce n'est pas ce travail ardu que vous imaginez. Et si vous l'imaginez de la sorte, pas étonnant que vous ne puissiez pas faire l'effort, vous êtes déjà fatigué rien que d'y penser, c'est normal ! Les individus se dégoûtent face à la tâche.

Il ne s'agit pas de fabriquer quelque chose, cela existe déjà. Par contre, nous devons apprendre à mourir, ça oui, intensément, chaque jour, à propos de toutes choses, il faut apprendre à mourir.

Apprendre à mourir

Vous allez me dire : “Mais pourquoi est-ce que c'est cela qui est demandé, pourquoi c'est cela qui est nécessaire ?”

Il ne faut pas penser que ce soit, par exemple, la mort au plaisir, la mort au goût de faire certaines choses, la mort à l'existence personnelle. Il s'agit tout simplement d'apprendre à vivre toutes ces choses avec une dimension supérieure. Mais pour l'homme du quotidien, apparemment, cela va passer par une mort qui est administrée à la personnalité.

C'est un peu comme un enfant qui apprend à monter à cheval. Il doit apprendre à décoller son pied du sol pour monter sur le cheval, il a l'impression de quitter la terre. Il n'est plus que sur la monture et seule la monture a les quatre pattes posées au sol. Ce qui ne veut pas dire que l'on n'est plus sur terre, on est sur la monture qui est sur terre.

Dans la spiritualité, c'est la même chose, lorsque l'on imagine la mort du soi inférieur ou de la personnalité, on a l'impression de tuer quelque chose qui n'aura plus lieu, d'abandonner quelque chose qui n'aura plus d'existence. Or, je vous l'affirme, même un Maître contient encore quelque part un atome de personnalité, il l'a toujours ! Même s'il à depuis longtemps abandonné toutes sortes d'intérêts, toutes sortes de motivations, il a cependant toujours cette force de gravitation qui fait qu'une forme de personnalité existe. Simplement, cette personnalité ne va pas induire l'individu dans un comportement égocentrique et égoïste.

S'il est donc un effort que vous devez faire en spiritualité, ce n'est pas un effort à porter pour contrôler vos désirs, vos plaisirs, développer vos chakras, vous efforcer à méditer chaque jour... Essayez d'abord de bien comprendre la nature de l'égocentrisme et de l'égoïsme et travaillez fondamentalement cette force-là, car c'est une force. Ce n'est pas simplement une attitude, un défaut de la personne, c'est une force.

Et comme toutes les forces, il faut travailler dessus pour pouvoir la faire monter, la libérer de la Matière et lui permettre de devenir un moyen d'illumination.

La force de la personnalité

La force de la personnalité ou cette force qui permet à la personnalité d'exister pendant un temps, c'est exactement comme la force de la gravitation.

Et c'est d'ailleurs parce que la Terre a une gravité assez forte que l'homme a pu s'incarner et que l'homme continue de s'incarner et dispose durant son incarnation de cette faculté qui déplaît à l'homme et qui s'appelle la personnalité et la pensée concrète.

L'homme n'est pas une vie isolée comme je vous l'ai dit tout à l'heure, il est une grande vie dans la vie de la planète. Ce qui fait que toutes les forces apparemment n'appartenant qu'à la nature, deviennent sur un plan plus subtil des forces spirituelles. Ou, si vous prenez l'inverse, les forces spirituelles, en s'approchant de la manifestation sur une planète, deviennent petit à petit des forces naturelles.

Ce qui fait qu'en même temps que je travaille sur moi, sur cette gravitation intérieure qui donne lieu à ma personnalité, eh bien je travaille sur la force de gravité de la planète aussi ! Ce qui fait qu'immanquablement en travaillant sur moi, je travaille sur le monde et si je trouve le moyen de m'alléger, j'allège le monde !

Et c'est comme cela que petit à petit, par vagues de vie successives, les hommes évoluent la vie de la planète. Les hommes permettent ainsi aux vagues de vie, petit à petit, de se retirer d'un certain plan de manifestation pour vivre le plan suivant. C'est-à-dire se tirer du physique pour monter dans l'éthérique complètement, puis plus loin ensuite.

Il ne faut pas croire que cela se fait parce que l'on évolue et que l'on change de plan. En évoluant, on transforme toutes les énergies de la planète elle-même parce que l'on n'est pas simplement un homme venu s'incarner sur la Terre ! Nous sommes la planète. Nous sommes l'expression de la planète. Et les énergies que nous sommes venues transformer, travailler, sont les énergies qui qualifient la vie de la planète.

Ce qui veut dire quoi ?

L'Humanité est une planète

Ce qui veut dire que l'Humanité n'est pas simplement une Humanité venue de Dieu et descendue sur une Terre qui est une boule d'argile et qui existe, là, parce que c'est son rôle et qu'elle servira.

L'Humanité qui descend est une planète, va composer la planète, va articuler la planète, va s'exprimer dans la planète, par la planète, puis automatiquement transformer cette planète jusqu'à redevenir uniquement la grande vie planétaire qu'elle était au début.

Je ne vais pas vous demander un grand effort, cela est facile d'imaginer la chose.

Imaginez une grande vague de vie, un fourmillement d'âmes quelque part dans le Cosmos, un Cosmos subtil. Petit à petit, cette vague de vie descend vers la manifestation, je ne dis pas la Matière, je dis la manifestation, l'expression.

Pour s'exprimer - et s'exprimer à travers les différents plans que cette vague de vie comme une seule entité va rencontrer - pour s'exprimer, cette vague de vie va adopter, automatiquement, les matériaux qu'elle va trouver à disposition dans les plans dans lesquels elle se trouve.

Lorsque l'on aboutit sur le plan physique, cette grande vague de vie qui est une seule et même entité va découvrir quoi ?

Eh bien, d'abord des matériaux en suspension dans un espace qui est un peu plus concret. Et non pas un peu plus concret parce que ce concret existe quelque part dans un espace qui est dur et matériel. Un peu plus concret parce que sa pensée est descendue un petit peu plus bas dans son propre voyage intérieur. C'est-à-dire que nous ne voyageons pas dans l'Espace. Il n'y a pas un Espace spirituel, un Espace matériel. Et puis voilà une vague de vie qui descend l'échelle et qui aboutit sur ce fameux caillou qu'est une planète.

Tout ceci n'est qu'un voyage intérieur, même si le Cosmos semble exister - et Dieu sait qu'il existe, je ne vais pas renier cette évidence - mais il n'existe que par perception intérieure.

Demandez à une entité qui se trouve pour l'instant sur le plan astral. Demandez à une entité si pour elle la cascade ou le feu est une chose vraie, si l'eau est vraiment mouillée ou si le feu est vraiment chaud. Cette entité est incapable de vous le dire ! Pourtant le feu existe, l'eau existe ! Si cette chose existe, cela devrait être une vérité pour tout le monde ! Seulement voilà cette entité est sur le plan astral et elle ne perçoit de l'eau qu'une certaine réalité et du feu qu'une certaine émanation. Son voyage intérieur ne lui permet pas de capter davantage. Et non pas seulement parce que l'entité n'est pas assez descendue pour voir la réalité physique du feu et de l'eau. Ce qui voudrait dire qu'il existe bien un feu extérieur et physique et que cette entité doit comme passer une dimension pour aller jusque sur le seuil physique où ce feu existe physiquement. Je ne dis pas cela non plus !

Je veux dire qu'il y a dans l'entité, le même feu qui n'est pas arrivé à pleine manifestation. C'est pourquoi elle ne pourra pas sentir le plein feu manifesté qui existe sur la Terre physiquement. Mais ne pensez pas pour autant qu'il y ait une réalité physique que l'on pourrait dire absolument réelle. Non, je ne peux pas dire cela non plus. Parce que je sais trop que toutes ces perceptions sont affaire uniquement de densité de la pensée et de manifestation de la pensée, rien d'autre.

Alors bien sûr, la question que vous allez me poser, si vous êtes intelligent et que vous m'avez un petit peu suivi : “Est-ce que le feu existe vraiment ?” N'est-ce pas ?

Voilà la question ! Bien embêtante d'ailleurs ! Parce que nous devons nous demander est-ce qu'il existe une Réalité dont personne ne peut discuter, qui existe vraiment même si l'homme ferme les yeux, meurt et n'existe plus, plus jamais. Est-ce que cette Réalité va continuer d'exister, est-ce que le feu va continuer à être chaud, est-ce que l'eau va continuer à mouiller la Terre ?

J'aimerais bien m'amuser un petit peu avec vous, mais voilà je n'ai pas le temps et je vais vous dire qu'il n'existe pas de Réalité. Eh non ! Et c'est bien inconfortable, c'est bien décevant ! Surtout lorsque l'on est un homme, surtout lorsque l'on veut identifier ce qui est vrai et identifier même Dieu et les Maîtres. Si l'on ne peut pas identifier la Réalité, celle que l'on rencontre tous les jours, comment pourrait-on identifier Dieu, Dieu que l'on cherche, alors ? Voilà quelque chose d'inconfortable n'est-ce pas ?

Qu'est-ce que je veux démontrer par ce discours ?

Eh bien je veux démontrer que toute la vie n'est pas le plongeon d'un individu dans la Matière dont il doit sortir pour rejoindre un Dieu. Si le cheminement était ainsi, cela voudrait dire que l'homme est vraiment le fils de Dieu, que Dieu est vraiment un Père et que décidément l'Univers est mal organisé puisque le Père ne prend pas soin de ses enfants. Quelle catastrophe !

Heureusement, le voyage est tout différent.

Voilà une pensée.

Si vous pouvez identifier l'homme à quelque chose, arrêtez-vous à cela.

“Je suis une pensée.”

Je suis une pensée

Et cette pensée ne va pas descendre dans la Matière, puisqu'elle n'existe pas, puisqu'il n'y a pas une réalité commune qui existe. La preuve, c'est que toutes les planètes sont différentes ! Est-ce que la vie physique existe sur Vénus, sur Mars, sur le Soleil ? Est-ce qu'il y a de la Matière partout dans l'Espace ? Non !

Cela veut dire quoi cela ?

Est-ce que pour vous ce n'est pas illogique qu'il n'y ait de la vie physique apparente et perceptible que sur la Terre, cela ne vous dérange pas ? Bien sûr, comme l'homme déteste les contradictions et choses inexpliquées, alors il se dépêche de se fabriquer des raisons. Il se dit que peut-être la vie existe un jour puis disparaît pour suivre son chemin sur d'autres plans.

Cela semble tenir debout, cela le satisfait. Et même si c'est une vérité dont on peut se satisfaire un certain temps, c'est cependant une erreur et il faut vite s'en dégager.

L'homme n'est pas cet individu qui va dans le monde matériel. Il existe une pensée qui va à manifestation, ce qui fait que son monde est sa manifestation. Et cette manifestation va dépendre de ce que cette pensée a pu déjà comprendre, maîtriser. Va dépendre de ce qu'elle a oublié ou de ce qu'elle a retrouvé.

Est-ce qu'une fougère qui pousserait sur Vénus, si Vénus était dans son cycle de vie physique, est-ce qu'elle serait la même que sur la Terre ? Non.
Est-ce que la goutte d'eau qui serait sur Vénus serait la même que sur la Terre ? Non.

Pourtant, vous allez me dire : “Il y a des lois physiques et ces lois semblent être assez universelles. Les chats ne font que des chats et les chiens ne font que des chiens. Et pour faire une goutte d'eau, il faudra toujours un certain nombre de mêmes atomes. Et on ne peut pas fabriquer de l'eau avec du soufre ou avec du mercure.”

Cependant, même si l'on utilise une certaine brique fondamentale, qui serait un peu la même partout, l'expression ne serait pas la même. C'est-à-dire que sa température ne serait pas la même, son effet ne serait pas la même, sa répartition, son mouvement. Il n'y aurait pas forcément des eaux qui seraient en train de bouger par vagues et par remous intérieurs. La preuve que sur la Terre, il y a déjà deux formes d'eau, même trois formes.

L'eau liquide, l'eau sous forme d'évaporation dans l'air en suspension et plus haut par les nuages, et l'eau condensée sous forme de glace.

Si j'utilise uniquement ma pensée concrète, je vais dire que là, il est une question de température. Donc on en revient à des lois naturelles.

Mais si vous m'écoutez encore un petit peu, et si vous acceptez ma version de la science, je vais vous dire que ces températures elles-mêmes n'existent que parce que la grande pensée qui est devenue l'humanité est capable d'une certaine circulation d'énergie qui est à même de créer la température sur la Terre. Et que ce n'est pas la météo ou bien l'intérieur de la planète sous la croûte terrestre qui crée la température. Pas plus que ce n'est la couche de l'atmosphère qui permet la création d'une température parce que cela retient le rayonnement solaire, les particules, etc.

Si l'on s'arrête à constater ces phénomènes, on dira cela. Cependant si l'on essaie de voir pourquoi le phénomène commence à exister, pourquoi et comment il se perpétue, et qu'est-ce que c'est qui a permis à ce phénomène de se manifester, on est obligé d'en revenir à la capacité de manifestation d'une Hiérarchie. Et cette Hiérarchie c'est l'Humanité.

Pourquoi une planète est chaude ?

Ce qui crée à la suite les saisons dans sa nature, sa nature matérielle.

Une planète est chaude parce que la vague de vie, la Hiérarchie humaine qui s'incarne, elle-même est chaude.

Et qu'est-ce que c'est qui lui permet d'être chaude ? C'est parce que sa Kundalini est lovée très bas, dans le centre sacré. De la même manière la Kundalini donc de la planète sera lovée dans le centre inférieur, dans le centre de la manifestation physique. Donc toute la vie naturelle va être animée d'une chaleur et d'un mouvement de cette chaleur.

Ce qui va permettre la transformation des éléments. Ce qui fait qu'immanquablement l'eau, contenue dans les océans, va se transformer et devenir une humidité en suspension puis des nuages qui sous l'effet d'autres températures vont retomber en pluie. Et selon les endroits où il y aura plus ou moins de température, on va trouver de la glace.

Bien sûr, vous allez me dire : “Mais pourtant, on ne peut pas renier que c'est la course de la Terre autour du Soleil, la position de la Terre à une certaine distance du Soleil, l'inclinaison de la Terre par rapport au Soleil qui fait que les températures sont différentes d'une part à l'autre du globe.” Je ne renis pas ce fait, pas du tout ! Cependant, il y a bien des planètes qui sont plus proches du Soleil, et il n'existe pas les tropiques, et il ne faut pas croire qu'une planète, parce qu'elle est éloignée du Soleil, sera froide !

Le Soleil lui-même ne peut avoir un effet que parce que le corps éthérique de la planète, Terre, fait circuler certaines énergies, ouvre certains chakras et permet donc d'aspirer le prana.

On parle toujours de l'atmosphère, de l'atmosphère, atmosphère qui permet de condenser le rayonnement, de transformer en lumière, en chaleur, mais qu'est-ce que l'atmosphère ?

Allez, je vous pose la question, travaillez un petit peu.

Si vous m'avez suivi, vous devez commencer à répondre.

Cela vous sera facile, même si vous n'avez pas de connaissances, c'est facile, c'est de la déduction très souvent.

Qu'est-ce que l'atmosphère ?

Qu'est-ce que l'atmosphère ?

Bien sûr, les gens bien instruits à ce sujet vont dire que l'atmosphère est composée de certains gaz et ils vont pouvoir tous les nommer. Nommer même la distance exacte, l'espace exact qu'occupent ces différentes couches.

À nos yeux, cependant, l'atmosphère n'est que le corps éthérique de la planète.

Que l'on puisse ensuite identifier certains gaz, certaines substances. Cela ne veut pas dire que l'on aura identifié l'atmosphère. Mais certaines activités éthériques de la planète, donnent lieu à des manifestations que l'on pourra ensuite identifier par certaines substances. Mais il suffit que telle ou telle activité du corps éthérique de la planète cesse pour que la substance manifestée grâce à cette activité disparaisse aussi.

C'est automatique et il n'est pas question là seulement de pollution. C'est parce que voilà par exemple un chakra qui diminue son activité ou un autre qui l'augmente. Et voilà des transformations de substances. Pourquoi ?

Parce que qui dit corps éthérique dit automatiquement manipulation des atomes. Il y a automatiquement une structure qui apparaît. Les particules ambiantes en suspension qui pourraient devenir n'importe quoi selon la polarisation qu'on leur donne. Et cette polarisation est donnée par le Plan ou par l'Homme.

Ce qui fait que si l'homme savait exactement utiliser sa pensée, eh bien il verrait par la seule force de sa pensée les éléments se transformer, opérer des chimies complètement différentes. Il pourrait manipuler la nature, faire tout d'un coup d'une fougère un arbre. Parce qu'il pourrait solidifier la racine de la fougère, en fabriquer un tronc, des branches et voilà qu'il serait créateur de quelque chose d'inconnu.

C'est ce qui s'est passé d'ailleurs à l'origine. Mais oui !

Je n'ai jamais voulu trop m'attarder à ces choses parce que je préfère davantage vous apprendre à vivre sur cette planète plutôt que vous dire comment vous avez fabriqué cette planète. C'est moins inconfortable et cela répond davantage aux besoins quotidiens.

Cependant, si vous voulez à un moment donné savoir comment maîtriser votre propre vie et la transformer, eh bien vous êtes obligé de vous rappeler ce pouvoir ancien qui était le vôtre. Mais aujourd'hui, il s'agit de le diriger non plus sur de la matière en suspension et ambiante, mais de le diriger sur vous-même. Vous êtes la matière que vous allez travailler.

Vous êtes la matière que vous allez travailler.

Mais cette matière elle-même n'est pas tellement une matière réelle qui existe, la même pour tout le monde. C'est votre matière intérieure.

Une matière intérieure qui se manifeste et qui devient perceptible par des moyens eux aussi plus concrets.

Si je reste sur les plans subtils, je suis comme je vous l'ai dit tout à l'heure pour cette petite créature dans l'astral : je ne verrai qu'un certain aspect de moi-même. Je ne prendrai connaissant, je ne sentirai qu'un certain aspect de ma manifestation. Tandis que si je descend complètement dans ma manifestation, et même si pour cela je m'oublie un certain temps, eh bien je la perçois jusqu'au bout et donc je peux la travailler parce que j'en prends une connaissance parfaite. Et c'est pour cela qu'une fois que le processus d'humanisation a commencé, je deviens un individu qui doit sans arrêt retourner à l'incarnation. Parce que pendant le temps où je suis dans l'après-vie, comme vous dites vous-même, dans les autres côtés, dans les mondes plus subtils, eh bien je n'ai pas le pouvoir de travailler sur moi-même. Eh non !

Parce que je n'ai pas le pouvoir de prendre réellement connaissance de mes expressions, c'est-à-dire de ma pensée puisque je ne suis qu'une seule et grande pensée.

Lorsque je suis de l'autre côté, je suis une pensée tranquille et les personnes qui ont la faculté de de temps en temps passer de l'autre côté, voyager, lorsqu'ils rencontrent par exemple un confrère ou un ami, ils peuvent s'apercevoir que cette personne est beaucoup plus calme ou plus polie ou plus mûre que la personne qu'ils connaissent en manifestation sur la Terre.

Pourquoi ? Pourquoi une telle différence ?

Est-ce que cela veut dire qu'en gros on est plus développé, plus évolué et qu'en bas, puisque l'on est aveuglé par la Matière, l'on devient des pauvres bougres ?

C'est ce que tout le monde va croire et ce n'est pas vrai !

De l'autre côté, on peut paraître un peu plus calme ou plus discipliné ou plus mûr ou plus ceci ou moins cela, simplement parce que l'on n'a pas le moyen de manifestation ! Et l'on ne montre, en fait, que ce qui est déjà assez manifesté pour avoir été discipliné, poli et purifié.

Tandis que le reste n'est pas perceptible. Et pourtant cela reste là, comme un amas, comme une lave brûlante et impure. Et où est-ce que cela se trouve ?

Là, je vais vous demander un petit effort, parce que c'est vrai qu'il faudra un petit peu abstraire. Mais si vous faites ce petit effort, vous allez être bien content de trouver ce que vous allez trouver.

Où sont toutes ces parts de moi encore à manifester, à travailler, à polir pour que je puisse, de l'autre côté, les manifester comme autant de lumière ?

Eh bien, je m'aperçois que ces parts de moi restent tout proche de la planète, dans l'astral, soit inférieur, même supérieur, cela dépend de la nature des choses à développer. Mais cela reste dans l'astral de la planète. Ce qui veut dire quoi ?

En vous rappelant ce que j'ai dit au début, cela veut dire et cela confirme que ma vie est la vie de la planète, que mon plan astral n'est pas le mien à moi, à mon individualité, à ma personne. Mais c'est le plan astral de la planète.

Et puisque je suis la planète, c'est bien sûr mon corps astral, mais c'est un plan qui avant tout appartient à la collectivité qu'est la planète et l'Humanité. Et la pensée, ou le degré de pensée que j'ai pu déjà polir, c'est celui-là qui est libre, c'est celui-là qui va tranquillement pouvoir passer de l'autre côté, aller peut-être s'installer auprès de la hiérarchie pour continuer certains travaux. Tandis que cette part de moi qui reste à polir et à travailler, cette part de moi reste dans cet endroit qui est comme une mémoire, qui est comme un stockage.

Selon la lourdeur des informations, des matériaux qui vont se stocker là, à ma mort, selon leur lourdeur, je vais disposer d'un certain temps de repos, d'un certain temps de vie auprès de mon groupe d'évolution ou auprès de la Hiérarchie. Imaginez ce que vous voulez. Et une fois que ce poids des choses qui restent à polir va commencer à entrer en vibration, pour moi c'est le signal que l'incarnation est nécessaire.

Et c'est automatiquement que je suis attirée en incarnation.

Je n'ai pas besoin de regarder l'heure, de dire : “Ah, au fait, est-ce que c'est à midi moins le quart que je dois descendre ou à une heure moins l'un ? Est-ce que c'est le 31 décembre ou le 8 janvier ? Et est-ce que c'est en 1960 ou est-ce que c'est en 2025 ?”

Cela se fait automatiquement par un système de poids et de balancements.

Ce qui veut dire que, à un moment donné, les informations laissées dans cette mémoire astrale vont rentrer en manifestation et je vais devoir suivre, parce que ces manifestations ne peuvent pas avoir lieu sans moi. Parce qu'elles ne donneraient pas lieu d'ailleurs à une existence propre, à une existence digne de moi, en tant que conscience !

Et quelquefois, il se passe des petits problèmes.

C'est-à-dire que cet amas d'informations, de choses à polir, de matériaux à purifier, exactement comme l'enfant qui se trouve dans le ventre de la mère, qui connaît son heure de naissance et qui commence à pousser pour sortir du ventre, ces informations commencent à s'amalgamer, à reprendre de la vitesse, à former une boule d'argile qui s'active et qui commence à tourner. Et si de l'autre côté, la pensée supérieure ou l'âme qui doit suivre cet ordre, ce besoin dans l'incarnation, si ce moi ne veut pas venir en incarnation parce qu'il en a trop peur, parce qu'il en a assez, parce qu'il ne veut plus de cette bonne vieille histoire qui est l'incarnation, parce que l'époque ne lui convient pas, parce qu'il voudrait ceci plutôt que cela, eh bien il se passe quoi ?

Eh bien il se trouve que cet amas d'informations, d'abord donc imparfait et impur, va s'incarner, très vite. Mais n'étant pas dirigé par une conscience qui dispose déjà d'une certaine volonté, d'une certaine connaissance, il peut se passer des catastrophes au sein même de la mère. Et voilà que soudain quelqu'un est affligé d'une malformation ou que quelqu'un est en train de plisser son corps astral, et ce pli durera pendant toute l'incarnation, on ne pourra rien faire, aucun médecin ne pourra soigner cela ! Et cela donnera naissance à quelqu'un de gravement déséquilibré, même fou peut-être ! Des fois génialement fou, mais fou quand même !

Si je ne suis pas l'ordre d'incarnation, la pulsion de l'incarnation, eh bien c'est un peu comme si je n'étais pas là pour diriger les choses, pour les faire au mieux, donc elles sont bâclées, mal ordonnées et voilà que je suis mal servi.

Au pire - et cela arrive quelques fois - l'âme refuse absolument et catégoriquement de s'incarner. Et qu'est-ce que l'on voit ?

Eh bien on voit un amas informe, cette mémoire informe, tonitruante et maladroite s'incarner et donner lieu alors à ce moment-là à un être humain des plus aberrants. On a l'impression d'ailleurs lorsque l'on croise ces individus qu'il n'y a pas de vie, pas d'intelligence. Ces individus sont d'ailleurs capables de faire beaucoup de mal, cela ne leur coûte rien, ils n'ont pas de remords ! Que faire à ce moment-là ? Car si cela peut représenter un danger pour la planète, il faudrait savoir faire quelque chose.

Malheureusement à ce moment-là on ne peut rien faire !

Tout dépend si la liaison va se refaire, parce que l'Ego enfin décide de se remarier avec sa partie dite inférieure. Mais c'est un désir que je qualifierai de personnel même si c'est le désir de l'Ego Supérieur qui semble lui déjà un petit peu impersonnel. Par contre on peut faire beaucoup de choses avant, c'est-à-dire pendant une vie où la personne est entièrement là, complètement là.

Il faut l'éduquer.

Éduquer l'ego

Éduquer à propos de quoi ?

Eh bien à propos de l'aventure humaine, à propos de ce qu'est la mission de l'homme, du pourquoi de son voyage.

À force de laisser les individus auprès d'éducation trop matérialiste ou trop concrète, on en arrive à toute une vague de vie aberrante comme celle que je viens de décrire. Et par cette souffrance, définitivement, ensuite, s'installe d'ailleurs une éducation correcte, spirituelle, ou disons une culture qui contient de la spiritualité.

C'est un peu comme si, dorénavant, ces âmes refusaient ce genre de divorce, de rupture, de souffrance, et pour éviter cette rupture, se prépare donc une société où l'on parle un petit peu plus de spiritualité. Car quel que soit les efforts de ce que vous appelez la Hiérarchie, il existe toujours la volonté humaine de ne pas croire ce qui est donné. Donc de créer une culture complètement matérialiste et aberrante !

Ce qui veut dire que l'homme est une chose fragile, voyez-vous ? Qu'il ne s'agit pas simplement de s'incarner parce que le corps est là, il est prêt, il est sorti de la matrice de la femme et il a pris son premier souffle. L'incarnation ne s'est pas forcément opérée ! Il y a de graves divorces et il faut apprendre à ne pas avoir peur de la Matière.

Mais apprendre à ne pas avoir peur de la Matière, c'est aussi apprendre à ne pas avoir peur de soi. Parce que lorsque l'on refuse l'incarnation, lorsque l'on tarde à finalement s'incarner, c'est parce que l'on a peur de soi et de quoi ?

Eh bien du type de manifestation dont on est capable.

Il est certain que si pour l'instant mes pensées sont chaotiques, ma maîtrise un petit peu défaillante, je vais me faire un corps, une vie, une manifestation déplaisante. Ce n'est donc pas de la Matière dont j'ai peur, mais de moi-même, de mes pensées !

Car si je me trouve déprimé, ce n'est qu'à cause de moi ! Bien sûr, des psychologues vont me dire que c'est parce que j'ai été maltraité par les parents, parce que j'ai manqué de ceci, parce que j'ai manqué de cela, parce que j'ai eu peur à un moment donné d'un éléphant qui traversait la route. On me dira toutes sortes de choses ! Cela paraîtra tellement vrai, tellement logique ! Mais oui, mais oui !

La logique c'est ce qui détruit le plus la Science, la Vérité. Parce que l'on met un poids dans la balance et on s'aperçoit qu'un côté de la balance penche. Alors on se dit, ce poids là a du poids, il fait pencher la balance. Mais cependant, le poids n'existe, non pas parce que tu as su fabriquer un poids de 2 kilos ou de 3 kilos, le poids n'existe que parce qu'il y a la gravité ! Gros bêta !

Alors que fais-tu d'un seul coup avec ta certitude que le poids existe ?

Prends le même poids, prends une fusée, va dans l'Espace, jette ce poids dans l'espace. Qu'est-ce qui se passe ? C'est une plume !

Traumatismes

Pour les traumatismes, c'est la même chose ! Un traumatisme ne peut exister, ne peut se créer que parce qu'il y a en moi une gravitation.

Et cette gravitation, c'est ma personnalité, c'est mon égo, c'est moi. “Moi, moi, moi je.”

Dès que je dis moi je, dès que je vis trop de par le moi je, il s'exerce, contre moi et à mes dépens, cette force de gravité.

Et automatiquement je vais recevoir toutes les tuiles, toutes les tuiles qui tombent de tous les toits ! Tous les éléphants vont marcher sur moi, tous les autobus vont me passer dessus, toutes les faillites seront pour moi, tous les guichets fermés seront pour moi ! Et je vais me croire accablé et poursuivi par le mauvais oeil ! Et j'irai jusqu'en Afrique fréquenter un sorcier vaudou, pourvu qu'il enlève ce mauvais sort ! Et d'ailleurs c'est souvent à cause de cela que finalement je me résout à entrer dans la spiritualité pour me mettre à l'abri du mauvais sort ! Car, comme tout le monde le sait, qu'est-ce qu'il pleut des tuiles dehors ! À chaque pas, derrière chaque arbre, il n'y a que des ennuis !

Alors voilà que l'on cherche à se protéger. Voilà que l'on a souci d'aller chaque dimanche à la messe, de surtout faire baptiser le petit, on ne sait jamais ! Conscientieusement, d'avaler l'hostie en pensant que voilà un grand parapluie de protection. Conscientieusement, chaque jour avoir une pensée qui fasse la protection ou se mettre sous un grand parapluie qu'est un Maître ou la Hiérarchie.

Aucune protection ne provient de Dieu et c'est pour cela que le monde semble aller si mal. C'est pour cela qu'il semble que Dieu le Père ne pense pas à ses enfants qu'il a dû s'assoupir, faire la sieste et que ce Dieu le Père est un sacré Provençal qui dort dans la garrigue. Pendant qu'il y a le feu à la maison, pendant que ses enfants s'entretuent, mais qu'est-ce qu'il fait celui-là ?

Pourquoi ?

Pourquoi est-ce que l'on a cette impression ?

Eh bien parce que l'on pense que la protection vient d'un grand parapluie. Parapluie de la Hiérarchie, de Shambhala ou de Dieu.

Et on a l'impression qu'avec quelques hosties eh bien on arrivera à faire ouvrir ce parapluie et que l'on s'y mettra dessous, qu'il suffit juste un peu de pousser et hop on est protégé !

Cependant admettons que ton parapluie existe, la pluie continue de tomber ! Et si tu n'as pas la tête mouillée, tu auras de toute façon les pieds mouillés puisque l'eau va passer partout. Alors qu'est-ce que tu t'inventes ? Eh bien des bottes en caoutchouc ! Alors voilà qu'en plus de la protection divine, on se soucie d'aller cotiser auprès des assurances !

D'un côté le Bon Dieu, c'est un bon placement, mais il ne faut pas oublier que peut-être le Bon Dieu de temps en temps ne comprend pas trop comment ça fonctionne sur la Terre. Donc je cotise à mes bonnes vieilles assurances : bottes en caoutchouc, parapluie. Mais voilà que la Terre est bien futée. Voilà que la vie a tout prévu pour quand même accabler son disciple. Et non pas pour l'accabler, mais pour le réveiller !

En plus de la pluie, voilà que le vent s'y met ! Ce qui fait que la pluie va pouvoir, en diagonale, t'attaquer.

Tu te croyais les pieds au sec et la tête au sec, et voilà que c'est tout ton buste qui, désormais, est mouillé. Parce qu'il y a la tempête, le vent s'est levé et rabbat l'eau contre toi. Mais voilà que l'homme est ingénieux, car puisqu'il est une pensée, et d'autant plus une pensée divine, pensez donc qu'il est bien créateur et qu'il inventera toujours quelque chose. Et le voilà qu'il invente les imperméables ! Ce qui fait que la pluie, même balayée en diagonale contre lui, n'arrivera pas à le toucher ! Il fera un imperméable bien solide, bien épais, bien long, qui va rejoindre les bottes, et là il est à l'abri.

Et c'est à ce moment-là que la nature vraiment doit être plus inventive que l'homme pour se dire : “Mais s'il se met autant à l'abri, il va falloir que je trouve autre chose. Tiens, et si on fabriquait le tonnerre et les éclairs ! Avec la petite pointe d'acier qui se trouve en haut de son parapluie, j'arriverais à le toucher.” Et c'est ainsi que cela se passe. Eh oui !

À force de te protéger, tu déclenches la colère de Dieu, la colère du Ciel, la colère initiatique ! Et plus tu es protégé, et plus tu vas recevoir un coup de foudre extraordinaire. Eh oui ! Si bien que tu vas te retrouver avec un parapluie dont il ne restera que les baleines, avec un imperméable dont il ne restera que les boutons collés sur la peau, absolument nu. Juste peut-être un peu de semelle de caoutchouc sous les pieds, juste de quoi te donner le remords de la protection que tu possédais.

Et d'un seul coup, voilà que les éléments s'abattent sur toi, il fait froid, c'est la tempête ! Et tu grelotes, tu tombes, et tu ne sais plus qui est Dieu. Tu crois qu'il t'a abandonné. Tu te dis que la spiritualité est bien difficile parce qu'elle foudroie son homme et qu'elle brûle tout ce qu'il possédait. Et tu te dis que c'est peut-être cela, le chemin, que c'est dur à supporter.

Mais non, ce n'est pas dur ! Et il n'est pas nécessaire qu'il t'arrive tout cela. Par contre, si tu te surprotèges, si tu rentres à l'intérieur de tous tes repères, et qu'en plus de fermer les portes, tu y cloues des planches, tu signes des contrats d'assurance, etc. Alors, pour aller te réveiller, pour aller te secouer, il faudra bien la foudre du Ciel. Mais si tu es, au contraire, un homme libre, un homme qui marche dehors, qui n'a pas peur des éléments, alors il n'est pas nécessaire que la colère s'abatte sur toi, pas du tout ! Car si la pluie doit tomber sur toi, c'est parce qu'elle doit t'apporter quelque chose.

Donc, le parapluie n'est pas une protection. Au contraire, c'est une nuisance ! Tes bottes en caoutchouc ne sont pas une protection. Au contraire, c'est une nuisance ! Ton imperméable aussi !

Qu'est-ce que c'est qui te donne envie de te protéger à ce point ? Et qui fait que ta pensée créatrice et inventive va fabriquer toutes ces choses ?

C'est uniquement ta peur.

Il est vrai, et je te l'accorde, que tu ne connais pas la vie. Du moins aujourd'hui, quand tu viens dans l'incarnation, tu ne connais pas la vie. Ni son but, ni son prix, ni sa brillance, ni ses raisons. Tu ne connais rien.

Et face à cette grande inconnue, tu vas te protéger. D'abord derrière ton identité, et c'est là le plus mauvais réflexe ! Eh oui ! Parce que sitôt que tu te protèges derrière ton identité, tu vas cristalliser ta personnalité. Et immanquablement, l'egocentrisme va se manifester. C'est normal !

D'abord, c'est dans un esprit de protection. Et puis très vite, tu ne fais plus que t'en protéger. Tu t'en sers de moyens de manifestation, de masque pour t'exprimer. Mais Dieu sait que l'expression qui passe à travers ce masque est bien maladroite. Puisque le masque a ses conditions.

Je n'aime que si on m'aime. Je ne donne que si je reçois. Ou bien si on me montre qu'on a reçu et qu'on a apprécié.

Avec toutes ces conditions, ma manifestation n'est pas possible. Moi qui suis un Dieu venu me manifester, venu fabriquer toutes sortes de choses, et plus par jeu et entraînement que parce que la vie est comme cela. Eh bien je me trouve tellement conditionné que je n'arrive plus à m'exprimer. Et si je n'arrive plus à m'exprimer, je deviens un humain malheureux, rempli de toutes sortes de scléroses, rempli de toutes sortes d'aliénations. Et je vais chercher sans arrêt des compensations. Eh oui ! Parce que désormais mon bonheur aura un prix, une condition !

C'est le gâteau au chocolat qui me rend heureux.
Moi, c'est les sorties au cinéma ou en boîte de nuit.
Un autre, c'est la rencontre avec le sexe opposé.
Et chacun se trouve ainsi ses petites recettes.

Mais ces recettes sont inventées pourquoi ?

Parce que l'on est conditionné. Parce que l'on se conditionne soi-même.

Alors là-dessus, les psychologues vous diront encore que l'enfant est un pauvre petit être, une pauvre petite chose. Que l'enfant est bien impuissant, ne comprend pas grand chose et donc va admettre pour vrai la réalité que lui imposent ses parents, admettre pour vrai sa réalité familiale, sa réalité affective, l'école, etc. C'est ignorer complètement la puissance de l'âme.

Lorsqu'un individu s'incarne dans un fœtus, il n'est pas le fœtus. Pas du tout !

Il est complètement et tout à fait le substrat de la personnalité qu'il animait avant. C'est donc un être adulte qui arrive, là, dans l'incarnation. Bien sûr, le bébé qui n'est pas encore formé, le cerveau donc, je dirais plus précisément, qui n'a pas encore été entraîné à certaines manifestations comme le langage ou la marche, le bébé semble ne pas pouvoir exprimer l'intelligence de l'individu, les désirs, les manifestations de l'individu. Cependant, si la période de formation du cerveau était beaucoup plus rapide, on verrait un nouveau-né tout de suite apprendre les mathématiques, la musique, pouvoir parler.

Ce n'est que parce que la formation du cerveau est lente qu'apparemment un nouveau-né n'arrive pas à s'exprimer. Eh oui ! Lorsqu'un nouveau-né vient au monde, son cerveau n'est pas fini. Il n'est pas fini d'être créé.

Bien sûr, certaines personnes vous affirmeront que oui, que tout existe déjà, que même des fonctions existent. Bien sûr. Certaines fonctions existent. Mais les fonctions qui doivent être déterminées uniquement par la personne qui s'incarne, par l'âme qui vient au monde, ces fonctions-là n'ont pas fini de former les sphères du cerveau qui, petit à petit, vont commencer l'expression.

Et la plus grande confusion qui existe, c'est la confusion entre les centres, les sphères que l'entité est en train de développer dans le cerveau du bébé. Et les sphères que développent déjà les parents et la société.

Quelquefois, il y a une confusion terrible, un conflit terrible ! Ce qui fait que les personnes, les entités qui ne sont pas assez fortes et assez déterminées, bâclent ou abandonnent le travail, la fabrication de ces petites sphères qui nécessitent beaucoup de calme. Et c'est pour cela que le bébé dort ! Eh oui !

Pourquoi le bébé dort ?

Pourquoi le bébé dort ?

On dit il dort. Il ne dort pas du tout ! Il médite, tout simplement.

Et c'est pour cela qu'il pleure si on fait du bruit, parce qu'il est en colère, on vient de briser sa méditation. Il est tout occupé à focaliser les énergies créatrices, à fabriquer ces fameuses petites sphères qui lui permettront la manifestation en tant qu'adulte plus tard. Voilà qu'on le dérange !

Et il n'y a pas de pire sabotage, que le sabotage fait par des parents trop bruyants, par des parents qui crient, par des parents qui jouent des musiques trop fort à proximité du berceau où se tient le bébé en méditation. Il n'y a rien de pire ! Et c'est ainsi que l'on batte toute une génération en l'atrophiant complètement. Car si ces entités ne sont pas assez déterminées et assez fortes pour méditer malgré le bruit, pour méditer malgré les disputes et les coups que se donnent les parents, eh bien voilà une entité qui n'arrive pas à préformer sa matière correctement !

Donc pas étonnant ensuite que cet enfant ne s'entende pas avec ses parents. Pas étonnant qu'il soit agressif. Bien sûr le psychologue dira : “Mais c'est parce qu'il a été traumatisé par les bruits, par les cris. Il a perçu que l'entourage ne s'entendait pas, il était chaotique et donc cela l'a déstabilisé.” Cela ne l'a pas déstabilisé du tout ! D'abord la psychologie est quelque chose qui n'existe pas, c'est un mirage !

Il n'a pas été déstabilisé, mais voilà un enfant qui a été perturbé pendant sa méditation créatrice. Et donc il en veut à ses parents parce que voilà un enfant qui vient à moitié bancal et, inconsciemment, il va en vouloir à ses parents et leur faire payer ce prix. C'est ce que l'on pourrait appeler un karma direct. “Vous m'avez saboté, je vous embête !” Et c'est ainsi que cela se passe de génération en génération.

Les enfants qui s'entendent le mieux avec leurs parents, ce n'est pas parce que les parents sont gentils, cela a l'air d'être aussi simple parce qu'effectivement ils sont gentils. Mais ce n'est pas parce que les parents sont gentils que les enfants s'entendent avec les parents. C'est parce que grâce à leur gentillesse et à leur calme, les parents auront permis à cet enfant de méditer correctement pendant qu'il finissait de se créer.

La femme ne crée pas tout l'enfant, la femme en est incapable ! La matrice n'a pas ce pouvoir. La matrice ne peut, qu'en fait, créer le squelette, rien de plus. Et pour le reste elle ne fait que donner des bases pour qu'il y ait un matériau, un matériau primaire duquel partir. Mais ensuite c'est à l'enfant de tout fabriquer. Et c'est pour cela que ce qui sort du ventre de la femme ce n'est qu'un bébé et ce n'est pas un adulte qui fait déjà 1m80 avec déjà tous les théorèmes en tête ! Si c'est un bébé qui sort, un bébé qui va continuer sa croissance, c'est parce que la matrice, la femme, la Terre, ne peut donner à disposition que le squelette, en fait.

Qu'en est-il du reste ?

Eh bien, le reste est entièrement assumé par l'entité qui s'approche de sa mère. Et c'est le corps astral, c'est-à-dire les informations logées dans l'astral de la Terre qui petit à petit reviennent vers l'entité qui a commencé sa descente et qui donc, au passage récupère, ses informations logées dans l'astral. Ce qui fait qu'immédiatement cela lui confère un corps astral, pour moitié composé par ses informations et pour moitié composé par une substance en provenance de la planète elle-même. Et voilà un individu qui par ces informations, ces codes, commence à former plus judicieusement et personnellement sa matière. Puis, pas simplement sa vie affective, mais par sa vie affective le type de vie, donc d'expériences, qui auront lieu dans la vie de chaque jour, donc son destin.

Le Destin

Tout le monde se demande comment cela se fait que les étoiles s'organisent de telle et telle manière pour la naissance. Comment cela se fait que judicieusement on naît à telle heure précise, face à tel aspect planétaire qui coïncide parfaitement - et cela on le voit après pendant des régressions - avec un problème concocté, bien préparé dans une autre vie ?

Eh bien cela se fabrique tout doucement, simplement parce que la matière astrale de l'individu se développe autour du fœtus, exactement comme, petit à petit, un continent va tracer ses formes dans ce grand espace qui est l'océan.

Voilà d'abord une matière née, puis petit à petit s'étale et va commencer à dessiner des contours. Et ces contours correspondent à des contours plus grands, comme si les continents devaient s'imbriquer les uns dans les autres. Eh bien le petit continent que représente une vie individuelle va s'imbriquer dans un grand continent que l'on va appeler la carte du ciel, les étoiles et la découpe de leurs énergies. Ce qui fait qu'à ce moment-là, au moment de la meilleure synthèse, l'enfant apparaît !

Tout est en correspondance. Rien ne demande que l'on réfléchisse, que l'on tienne des notes précises, que l'on chronomètre les naissances et les morts. Il n'y a pas de l'autre côté un bureau sophistiqué où l'on tient compte de toutes ces choses. Les choses ont lieu parce que la correspondance détermine la naissance et la mort.

Et c'est bien ce qui est embêtant d'ailleurs ! Eh oui, c'est très embêtant !

Parce que selon les vibrations que je vais émettre, donc les correspondances que je vais fabriquer, eh bien je me prédestine à vivre ceci ou à vivre cela, à risquer telle ou telle mort, telle ou telle maladie. Tout cela par écho.

C'est quelque chose qui peut paraître magnifique, sitôt que l'on se dit : “Eh bien, dès demain, je vais vivre de manière positive pour m'attirer le positif.” Mais c'est quelque chose de dramatique tant que l'on ne maîtrise pas sa vie et ses forces. Parce qu'effectivement, toutes les tuiles vont tomber sur cette personne. Et c'est quelque part accablement que la personne, un beau jour, aura envie de maîtriser son destin.

Lorsque l'on est une personne, pour l'instant, assez incapable, à la volonté informe, eh bien, l'on se trouve un peu comme ce sac de poubelle ou ce sac de linge sale sur le bord du trottoir, dans lequel tout le monde va jeter un coup de pied. Et au bout d'un mois, à force d'avoir reçu le coup de pied de tous les gens du quartier, eh bien, on se révolte ! Et on ne se loge plus dans le sac. Au contraire, on sort la tête ! Et immédiatement, la liberté commence.

Bien sûr, au début, ça va être une liberté qui va s'exercer de manière agressive sur les autres. “Ne m'embête plus ! Toi, je t'ai à l'œil ! Si tu fais ceci, je fais cela !”

Ce qui fait que dans un premier temps, l'homme libéré ou qui travaille sa libération est un homme agressif, il défend son terrain. Mais petit à petit, en voyant les retours d'agressivité que son comportement fait naître, il va comprendre qu'il y a une manière d'être libre sans être agressif. D'être libre sans se défendre sauvagement, sans agresser les autres, sans prendre aux autres pour être sûr d'avoir pour soi-même. Et au fur et à mesure qu'il développe cet entendement, il conquit les grands espaces, les espaces intérieurs et les espaces cosmiques. Et c'est ainsi qu'à ce moment-là, même incarné, au cours d'une méditation, il peut aller tourner autour du Soleil. Il n'a pas besoin d'une navette spatiale pour cela.

Il tourne autour, il rentre dedans, il envoie toutes les substances, toutes les manifestations. Et c'est ainsi que méditent les sages.

Pendant leur méditation, croyez-vous qu'ils tombent dans le vide et qu'ils restent dans le vide et uniquement dans le vide ? Mais non, ils se promènent !

Qu'est-ce que vous croyez qu'ils font ? Vous croyez qu'ils perdent du temps à rester comme cela, suspendu dans le non-être ? D'abord, qu'est-ce que vous supposez que ce soit le non-être ? Parce que là aussi, il y a plein d'idées fausses ! Eh oui !

Quand un sage a suffisamment maîtrisé ses capacités d'expression, ses capacités créatrices pour savoir méditer, la méditation pour lui est une grande promenade. Il va rencontrer les Grands Êtres, il va rencontrer le Soleil, les autres dimensions et la vie dans ces autres dimensions. Et c'est cela son bonheur.

Ce qui fait que pour l'homme, l'effort qu'il doit faire aujourd'hui, très directement, ce n'est pas tellement d'essayer d'être bon, bien sûr cela compte, généreux, bien sûr cela compte, devenir discipliné, de se surveiller quand il parle pour avoir les mots les plus gentils possible. Tout ce que vous faites en pensant que c'est de la spiritualité, tout cela compte bien sûr pour pouvoir vivre un peu plus heureux, pour se faire un peu moins de karma, parce que l'on est simplement moins agressif pour l'entourage. Cependant, ce qui est le véritable travail, c'est de bien comprendre fondamentalement l'égocentrisme dont j'ai toujours parlé systématiquement à chaque rencontre. Et si je ne vous ai appris que cela, eh bien j'aurais fait quelque chose.

Égocentrisme

Parce qu'en fait ce n'est que cela que je veux vous apporter.

Éclairer votre conscience sur cette force qui s'exerce en vous, cette gravitation intense qui vous fait exister d'une manière trop périphérique, autour de vos besoins les plus quotidiens, vos besoins affectifs, vos besoins matériels, plus loin votre image de vous-même, hein ? L'image de soi que l'on a lorsque l'on veut être beau, intelligent, respecté ou célébré. Toutes ces choses sont les obstacles en spiritualité.

Si à côté de cela il se trouve que vous êtes impatient, ce n'est pas grave.
Si à côté de cela il se trouve que vous aimez fumer la pipe, eh !, ce n'est pas grave du tout.
Si à côté de cela il se trouve que vous aimez voyager dans des belles voitures ou que vous voulez faire le tour de la planète ou que vous habillez avec des pantalons plaqués or, peu importe ! Du moment que c'est une joie, un peu comme une fête, ce n'est pas un problème ! Et tout ceci vous est accordé.

Cependant, sitôt que toutes ces choses deviennent des désirs personnels, des quêtes égocentriques, à partir du moment où ces choses, lorsqu'elles ne vous sont pas données, deviennent source de complexes, de traumatismes et de malheur, là il y a un problème. Là effectivement cela va à l'encontre de la spiritualité. Mais pas parce que vous commettez le défaut ou l'erreur de vouloir des pantalons plaqués or, mais parce que pour vous c'est un signe de quelque chose et que vous allez vivre de par ceci.

S'il y a un péché, c'est bien celui-là et pas un autre !

Sitôt que je prends comme symbole de mon existence tous ces signes extérieurs, comme mon allure, mes paroles, mes diplômes, ma culture, mes vêtements, la masse financière dont je dispose, mes possessions, tout cela devient morbide ! Tout cela tue l'esprit et tout cela devient un problème.

Mais toutes ces choses vous pouvez en disposer si vous n'en faites pas vos identités. Pourquoi ?

Parce que tout simplement votre esprit va rester libre. Il va passer au travers de ces choses comme le vent passe au travers des fenêtres lorsqu'elles sont ouvertes. Il rentre dans la maison mais il peut aussi en sortir !

Mais sitôt que le vent rentre dans une maison dont il ne peut plus sortir, alors voilà que la mort devient nécessaire, eh oui !

La mort

Et c'est comme cela que, petit à petit, la mort s'est installée.

Est-ce que vous croyez que c'est Dieu qui a inventé la mort ?

Mais non, pas du tout !

Sinon, voilà qu'existerait un Dieu indigne qui ferait périr ses enfants et contre ce Dieu-là, je vous ai dit mille fois que je me battrais ! Même si cela voudrait dire que je devrais en mourir moi-même, peu importe ! Il vaut mieux qu'un seul meure pour que des milliards de vies vivent éternellement.

Ce n'est pas Dieu qui a inventé la mort. Ce n'est pas Dieu même qui s'est dit même : “Tiens voilà, il se trouve que dans la nature, eh bien, les choses matérielles finissent par périr, donc mon enfant sera soumis à cette loi.”

Il paraît que Dieu est Amour, et s'il a ne serait-ce qu'un tout petit peu d'Amour, il ne vous aurait jamais envoyé dans cette grande détresse, jamais !

Car c'est bien à cause de la mort que tous les autres maux existent, eh oui. Le jour où l'homme a inventé la mort, il a inventé la guerre, eh oui ! Pourquoi ?

Le jour où l'homme a inventé la mort, il a inventé la guerre.

Tout simplement parce qu'un fou, plus fou que les autres, s'est mis à penser : “Mais si ma vie est limitée, alors seule ma vie compte et je ferai n'importe quoi pour que cette vie soit telle que je le veux, telle que je la désire !”

Et à ce moment-là, si sa vie se met à compter si fort, on retrouve le profil d'agression dont j'ai parlé tout à l'heure. Et cela veut dire, automatiquement, que la vie de l'autre ne compte pas, eh oui, il n'y a que moi qui compte. Alors pour vivre ma folie, par exemple, ma folie d'être grand, d'être célèbre, d'être adulé, d'être un grand chef, eh bien la vie des autres ne va pas compter. Et je vais utiliser la vie des autres pour arriver sur ce piédestal et je vais faire mourir les autres, et voilà que les guerres commencent, eh oui !

Puis plus loin, lorsque j'évolue un peu plus, je ne vais plus désirer de tuer, mais je vais vouloir, d'une certaine manière, conquérir encore. Donc je vais vouloir devenir une grande star, un sexe symbole, par exemple, ce qui est une façon d'ailleurs pour moi de devenir éternel, comme si en capturant la mémoire des hommes, j'accédais à l'immortalité. Mais voilà que je ne vois pas ma propre contradiction, la bêtise que je viens de prononcer, la mémoire des hommes que je suis en train de capturer et qui me donnera mon immortalité. Cette mémoire dépend d'un homme, d'un homme qui meurt ! Donc mon immortalité est un mirage, mais ça ne fait rien ! J'ai tellement peur de mourir que je me contente d'une immortalité de pacotille, du moment que cela me rassure. Quant à mourir, autant mourir heureux et saoul pour ne pas voir le bout du tunnel, car ça fait trop peur.

Et toute la vie en fait, on le voit tristement du haut de notre balcon, toute la vie n'est que cela, une grande partie de saoûlerie, parce que les hommes ont peur de cette fin qu'ils imaginent inéluctable. Que ce soit la course au plaisir, la course aux possessions, la course à l'immortalité, à la célébrité, la course même à la découverte pour le scientifique. Tout cela est une façon de conjurer le mauvais sort.

Mais ce mauvais sort n'existe pas, pas du tout !

Bien sûr, vous allez me dire : “Mais quand même, on veut bien te suivre, du moins dans l'abstrait, mais tu ne peux pas renier physiquement qu'il existe un corps et que l'on voit un jour ce corps être abandonné par l'âme - admettons que l'âme existe - et que ce corps finisse réellement dans la terre, qu'il y pourrisse. Tu ne peux pas renier ce fait !” C'est ce que vous allez me dire !

C'est là où je te demande encore un petit effort, de la même manière que tout à l'heure avec ce poids et la balance, lorsque je t'ai proposé de mettre le poids dans l'espace, eh bien il ne devenait plus qu'une plume. De la même manière, imagine - et non pas parce que tu me fais confiance, mais parce que c'est la vérité - imagine une matière que l'on puisse emporter. Où serait ta mort alors ? Nulle part ! N'est-ce pas ?

Nulle part !

Eh bien figure-toi que c'est ce qui t'attend, que c'est ce que tu dois faire.

Arriver à développer une Matière tellement pure, tellement cristalline, tellement belle, qu'elle ne soit plus qu'une Lumière, et cette Lumière tu l'emportes !

Ce n'est pas de la poésie, ce n'est pas de l'abstraction, c'est la vérité !

Puisque toute Matière provient de l'Esprit, comment se fait-il qu'il existe une Matière que tu dois abandonner ? Cela n'existe pas ! Il n'y a simplement qu'une Matière que tu ne peux pas encore emporter, parce qu'elle n'est pas digne de passer de l'autre côté. Et cette Matière-là, c'est elle qui chaque fois te demande de revenir à l'incarnation. Et cette Matière-là, c'est elle qui constitue cette force de gravité, ta personnalité. Et c'est elle qui te demande, à toi qui est l'âme, l'Égo Supérieur, c'est elle qui te dit : “Reviens, reviens s'il te plait ! Travaillons ensemble telle et telle maladresse, telle et telle opacité, de façon à ce que je puisse te rejoindre et qu'ensemble, enfin, nous existions pour ne faire plus qu'une seule entité.”

Et tout cela se fait progressivement.

Et si tu tires des conclusions à propos de ce qui est vrai ou faux, à propos de ce qui est la Réalité Cosmique, alors que tu n'es qu'en progression et que tu ne disposes donc que d'un matériel illusoire, eh bien le Cosmos que tu te dresseras dans la tête sera une véritable folie, plein de contradictions. Et c'est à ce moment-là que pour compenser ces contradictions qui te rendent fou, à grand coup de religion, tu vas cacher ces aberrations.

Et c'est ainsi qu'à la suite de la mort, le culte est apparu, eh oui !

Parce que si l'on meurt, ce qui est déjà une mauvaise nouvelle, quelle pire nouvelle imaginer ? Il faut bien que l'on s'invente un Dieu éternel qui nous donne l'immortalité ! Mais voilà qu'avec des années et des années d'observation, on voit bien que les hommes ne reviennent pas à la vie. On les enterre et ils ne se réveillent pas ! Et même quand on tombe et ouvre les tombes, on ne retrouve qu'un tas d'os tout simplement. Pas question de résurrection ! Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'est-ce que l'on va faire pour éviter ce drame, cette folie ? Qu'est-ce que l'on va faire pour éviter de lancer un grand cri désespéré ?

Eh bien, on va s'inventer les histoires de jugement dernier. On va dire : “Mais oui, mais ne t'inquiète pas, même si tu en perds tous les vêtements, même si tu en perds toutes tes peaux, tous tes organes, toute ta beauté qui ne reste de toi qu'un squelette, au jugement dernier, ne t'inquiète pas, là-haut, de l'autre côté, tu retrouveras toute ta beauté.” Au fur et à mesure, on remplace une aberration par une autre, jusqu'à créer des cultes qui rendent les hommes complètement fous. Et grâce à cette folie, ensuite, on peut avoir le pouvoir sur eux. Ensuite, on peut leur faire croire que s'ils donnent leur vie pour Dieu, en jouant les kamikazes ou en jouant à toute autre chose, eh bien, effectivement, ils ont l'immortalité.

Si seulement l'homme était capable de supporter ces contradictions, il aboutirait très vite à la Connaissance, mais il est impatient. Il ne supporte aucune contradiction plus d'une seconde. Il faut très vite qu'il se sécurise. Et ça, c'est plus grave que la mort parce que cela perpétue le mirage qu'est la mort.

Non seulement la mort n'existe pas, mais en plus, lorsqu'il t'arrive, toi-même, de voyager d'un côté et de l'autre du voile, c'est-à-dire de sortir de ton corps, tu t'aperçois que tu ne laisses rien, que tu remportes absolument toutes les informations nécessaires et qu'en fait, tu ne laisses que ce que la nature t'a donné, un squelette. Mais ce squelette, ce n'est pas toi !

Tu continues non seulement à vivre, mais à être intelligent.

Il faut une bonne fois pour toute que tu admettes non pas que ton âme passe de l'autre côté et continue à exister. Si tu penses à une âme qui persiste, qui un jour deviendra immortelle et méritera le Paradis, ou le Nirvana, très vite tu t'aperçois que tu crées dans ton corps émotionnel le désir de revenir à la vie. “Je veux bien penser que je suis une âme, que cette âme me survit, mais comme je n'ai pas complètement effacé le mirage de la mort, cela me conduit à désirer sans arrêt les incarnations, ce qui fait que je n'ai pas peur de la mort parce que je sais que je vais me réincarner.”

Et il se trouve que, ce mirage étant tout aussi épais, lorsque effectivement l'heure de ma mort arrive, eh bien je suis terrorisé comme si je n'avais jamais rien appris à propos de la réincarnation.

Parce que je dis : “Oui d'accord, je vais exister de nouveau demain, mais aujourd'hui c'est ma mort que je vis.” Et cela ne m'est pas agréable.

La mort, elle existe auprès de toi sans arrêt. Et non pas parce que c'est un risque constant que tu cours, mais parce que tu es la mort. Oui.

Tu te crois vivant, tu crois que tu as accès à la vie, mais tu n'as accès qu'à la mort. Pourquoi ?

Parce que tout ce que tu fais, tu le fais au détriment de quelqu'un. Tout ce que tu penses, c'est au détriment de quelqu'un, même lorsque tu penses bien à propos de quelqu'un. C'est quand même parce que tu espères que cette personne pense autant de bien de toi.

Tout ce que tu fais, c'est toujours pour combler un vide. Et ça c'est la plus grande mort. Dès que tu veux combler quelque chose, cela devient une catastrophe. Cela te dessine immédiatement la course infernale. Donc j'ai besoin constamment de cette chose qui comble mon vide. Et sitôt que je ressens le vide, je suis désespéré, je risque la folie.

N'aie pas peur de ce vide ! N'aie pas peur de cette folie ! Au contraire, laisse-toi glisser dans ce vide !

Laisse-toi glisser dans ces premiers cris qu'il te semble que tu as poussés. N'aie pas peur !

C'est tout simplement un passage. Exactement comme il y a un couloir à traverser pour la naissance et pour la mort, ce n'est qu'un passage. Un passage vers l'équilibre.

Beaucoup de gens n'arrivent pas à méditer.

Pourquoi ?

Ils se disent : “Je suis une âme trop jeune, je ne sais rien faire.” ou alors “j'ai trop de problèmes, donc je suis agitée, donc je ne peux pas me concentrer.
Il faut que je développe ma capacité de concentration.”

Mais tu es très concentré ! Tu es même le plus concentré de tous les yogis parce que, crois-moi, je n'ai jamais vu un yogi se concentrer aussi fort sur son complexe, sur son traumatisme ! Aucun yogi n'en est capable. Absolument pas ! Cette concentration-là, il s'en éloigne à toute vitesse.

Tu es des milliards de fois plus concentré que le yogi le plus perfectionné de la Terre. Parce qu'il n'y a pas plus concentré que toi sur toi-même.

La preuve, chaque jour tu te dis : “Mais je suis petit, mais je ne suis pas beau.” À l'instant même où je suis en train de serrer la main de mon meilleur ami, je pense en même temps : “Mon Dieu, j'ai de la chance d'avoir un tel ami parce que je suis tellement petit et tellement laid ! Heureusement qu'il ne voit pas comment je suis. Heureusement que l'amour rend aveugle.” Et toute la journée, je pense et je ressasse. “Ah, mon père ne m'a pas aimé. Mon père ne fait que me frapper. Mon père n'a mené pas assez d'argent à la maison pour que je m'achète les souliers que je voulais. Mon professeur m'a toujours détesté, m'a toujours donné de mauvaises notes.” C'est normal ! Mais bien sûr, c'est normal qu'il te donne des mauvaises notes ! Puisque tu les demandes !

Tu vas me dire : “Mais non, mais non, mais je ne demande rien ! Moi, je demande au contraire des bonnes notes !” Non, tu ne demandes pas des bonnes notes ! Puisque tu te dis : “Je ne peux pas supporter mon prof. Mon prof est un imbécile. Il ne m'aime pas et moi, je le lui renvoie bien.” Et qu'est-ce que tu fabriques là ? Tu fabriques un conflit et dans ce conflit, il ne peut y avoir que la manifestation des mauvaises notes. C'est normal !

Commence par laisser la liberté d'exister à ton professeur ! Commence en fait déjà par cela !

Je ne te dis pas d'aimer ton professeur. Voilà une nouvelle aberration et Dieu sait que la religion en a donné des aberrations.

“Aime ton prochain comme toi-même !”, “Aime ton ennemi. Tends la joue droite quand on t'a soufflé la joue gauche.”

Qu'est-ce que cela veut dire tout cela ? Non pas que je renie les paroles de Jésus, absolument pas ! Mais qu'est-ce que cela veut dire ?

Cela veut dire : chaque fois, place-toi dans la dimension directement supérieure à ton événement.

Quand on te dit : “tends l'autre joue”, cela ne veut pas dire tout naïvement, “propose qu'on te gifle encore !” Pas du tout !

On te demande de faire appel à ta compréhension supérieure. Et celle-ci apparemment se laisse de nouveau gifler, mais ce n'est pas une gifle. Non, c'est une transformation initiatique.

Humiliation

Et ainsi, la deuxième gifle qui est administrée ou proposée, c'est la gifle que toi seul peut administrer à ton mirage.

Cela veut dire : si on t'humilie, humilie-toi encore toi-même plus profondément de façon à te transformer. Laisse tomber ton égo, ne sois pas vexé, ne commets pas cette erreur d'être vexé, car sinon, tu cristallises encore plus fort ton égo et le mirage continue.

Cela ne veut pas dire “Demande encore que l'autre t'humilie”, pas du tout !

Toi-même conduis l'humiliation jusqu'à son repère le plus caché, afin que comme un rayon laser, cela détruise le mirage de l'égo. Mais c'est toi-même qui opère cette humiliation, ce n'est pas l'autre. Et d'ailleurs, tant que toi-même tu n'es pas à même d'opérer ces humiliations, c'est la société qui les produit contre toi.

Tant que l'homme n'est pas à même de travailler consciemment sur lui-même, c'est la société qui l'attaque, c'est le Monde qui l'attaque.

Comme tout à l'heure, lorsque j'ai raconté que celui qui était bien carapâté dans son imperméable, ses bottes en caoutchouc et son parapluie, cela appelait la foudre. Mais si cet homme est libre et travaille sur lui-même, il n'existe pas de pression qui va s'exercer sur lui. Il recevra tout au plus des indications en provenance du Monde qui lui montreront ce sur quoi il doit travailler. Et ainsi, il n'aura pas besoin d'une épreuve catastrophique, car le sens de la catastrophe est encore une création intérieure.

Prenez un événement, mettez 10 personnes dans l'événement, il y aura 10 réactions suffisantes. Depuis, celui qui devient fou, en passant par celui qui se suicide, celui qui n'en fait qu'une dépression et celui qui se dit, “Très bien Seigneur, je t'abandonne tous mes mirages, j'ai compris”. Et c'est le même événement. Et qu'est-ce qui fait qu'entre temps, pour l'un, c'est une catastrophe et pour l'autre, c'est un mouvement initiatique ? C'est uniquement sa capacité à travailler sur lui-même. Et je ne parle même pas là de Connaissance - vous le remarquez ? - simplement de capacité à travailler sur soi.

Et voilà que l'homme égocentrique est aussi paresseux, eh oui ! Parce que c'est une des manifestations de l'égocentrisme, c'est la paresse.

La paresse

Comme je suis hyper concentré sur mon petit moi douillet, je suis donc bien au chaud dans ce duvet moelleux, que j'essaie de rendre aussi moelleux que possible, d'ailleurs en satélisant tout le monde autour de moi pour qu'on me tapote bien les plumes deux fois par jour, pour que l'homme me mette la bouillotte sous le matelas et que l'on me fasse la vie bien tranquille. Car Dieu sait que mon sommeil doit être paisible et que mon rêve doit être magnifique ! Car il est vrai que je suis une conscience qui dort. Il est normal donc que je veuille dormir tranquille et si possible en rêvant !

Et voilà que la vie devient tout autre, un vrai cauchemar.

Voilà que je rêve qu'il serait beau et bon, que j'ai une belle voiture et voilà que je me retrouve en trottinette ! Voilà que je rêve être un personnage magnifique, un mètre quatre-vingt, plein de muscles, très charmant, très intelligent. Et me voici tout le contraire ! Et voici que bientôt je deviens bossu et qu'il me faut une canne pour avancer.

Comment cela se fait-il que mon rêve tourne au cauchemar ? Qui a le pouvoir de transformer mon rêve en cauchemar ?

Parce que, et voilà une énigme, si vous avez un petit peu analysé tout ce que je viens de dire, et notamment à propos du pouvoir de la pensée, vous allez pouvoir me dire : “Mais tout le monde rêve une vie magnifique ! Tout le monde aspire à l'argent, la beauté, l'intelligence, la célébrité. Et cela ne vient pas. Non, rien n'arrive. Désespérément je suis bête, gros, gras, poilu et sans avenir. C'est une catastrophe ! Pourtant toute la journée je ne pense qu'à Marlon Brando, Steve McQueen ou bien bien d'autres si je suis une fille. Comment se fait-il qu'en ayant tant d'idoles et en m'identifiant à toutes ces idoles et en m'habillant comme ces idoles, en mimant la démarche de ces idoles, comment cela se fait-il que je n'arrive pas à ressembler à toutes ces stars ? Et qu'immanquablement, je vais voir s'étaler ma cellulite sur les fauteuils du salon ? Si soi-disant ma pensée est une force créatrice, pourquoi est-ce que je ne deviens pas, après tant d'années d'adulation, Johnny Hallyday ou Marlon Brando ? Comment cela se fait ?”

Cela se fait à cause d'une règle bien précise. La pensée n'est créatrice que quand elle est une pensée et pas un rêve.

La pensée n'est créatrice que quand elle est une pensée et pas un rêve.

Le rêve

Et voilà le problème !

Pour l'instant, je rêve.

Je rêve bien au chaud, dans ma couette, en satélisant tout le monde autour de moi et en choisissant les satellites qui vont le plus me permettre de rêver. Eh oui ! Donc, je vais me sélectionner des amis qui sont conformes à mon rêve et je vais m'éloigner de ceux qui pourraient me faire un cauchemar. Mais heureusement, l'évolution, le plan d'évolution et l'âme veillent. Elle ne permet pas que le rêve dure trop longtemps.

Cela va un petit peu. Juste le temps de se faire un petit coin confortable dans la vie, c'est-à-dire pendant l'adolescence. Et puis après, très vite, il faut devenir une pensée. Sinon, cela devient un cauchemar.

Et de quelle manière ?

Tout simplement parce que la Vie impose sa Réalité.

Et j'ai beau faire une dichotomie. J'ai beau créer une séparation, être en adoration devant ma star préférée chaque matin quand je me regarde. Eh bien, je ne suis que moi et cela ne me plaît pas.

Qu'est-ce que c'est qui me permet soudainement de m'apercevoir que je ne suis que moi ?

Me voir tel que je suis

Tout simplement une petite pulsion en provenance de l'âme et de sa conscience. Une petite pulsion qui ne dure peut-être que quelques secondes, car très vite je retournerai à mon adoration et à mon rêve. Mais pendant ce flash, je vais me voir tel que je suis.

Et si je ne sais pas contenir cette réalité, je vais très vite, parce que j'ai peur, retourner à mon rêve et à un rêve encore plus profond.

Qu'est-ce que je veux dire par “si je ne sais pas contenir cette réalité” ?

Eh bien, si je commets l'erreur d'haïr, de détester la vérité que je suis, c'est-à-dire pas joli, pas très grand, pas musclé, pas si intelligent que ce que je le voudrais et sans un avenir particulier. Si je déteste ça, je vais automatiquement me replier dans mon rêve.

Mais si je suis propre, si je ne connais pas de haine, alors je vais me voir et immédiatement je vais devenir constructeur. Je vais constater : “Bon eh bien voilà ce que je suis.” Mais c'est depuis ce que je suis que je vais travailler à être autre chose. Et c'est là que je suis sauvé.

Ce qui maintient la peur et qui fait que à la suite je vais créer toutes sortes de rêves et de mirages catastrophiques, c'est que je suis capable d'haïr. Eh oui !

“Je me hais chaque jour. Je me hais, je me déteste. Je n'aime pas ma coiffure, je n'aime pas mon allure, je n'aime pas ma voix, je n'aime pas ma diction, je n'aime pas mes résultats, je n'aime pas ma société, je n'aime pas mon temps, je n'aime rien !” Pas étonnant qu'il faut que je continue de rêver.

Si je suis dépouillé de toute haine, je ne peux pas avoir vis-à-vis de moi ce rejet. Mais au contraire, je deviens un constructeur, je le répète !

Alors la question que tu vas me poser, c'est : “Comment se fait-il que je suis capable de me haïr ?”, n'est-ce pas ?

Eh oui, il faut se poser cette question. Car si demain tu veux savoir méditer, si demain tu veux savoir construire, il faut que tu voies cette vérité.

Comment se fait-il que tu puisses te détester ?

D'abord, posons-nous cette question : est-ce que la haine que j'éprouve pour moi-même est l'envers de l'amour que je devrais éprouver pour moi-même ?

Je vous laisse réfléchir deux, trois secondes.

C'est un peu comme un échauffement nécessaire, je ne peux pas vous permettre de vous dégourdir les jambes, de faire une pause. Alors il faut de temps en temps que je laisse un peu votre esprit galoper, parce qu'être passif et réceptif, c'est assez fatigant. Alors profitez-en, dégourdissez-vous un peu les neurones pendant quelques secondes !

Allez, on gesticule, à la barre, un, deux, trois !

Allez, on revient au cours !

Est-ce que la haine que j'éprouve contre moi est l'envers de l'amour que je devrais éprouver pour moi ?

Tous les égocentriques positifs vont dire : “oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui. C'est sans doute ça.” Et dès demain, ils vont se remplir d'un amour pour eux-mêmes très intense. Exactement comme on se sert abondamment de crème chantilly sur les fraises, c'est certain.

“Et je m'aime et je suis le plus beau ! On est tordu ? Mais non, c'est le miroir qui est déformé. Cette fabrique n'est pas capable de fabriquer un bon miroir, c'est une catastrophe !”

“Je suis grosse ? Mais non, mais c'est parce qu'on m'a vendu un miroir grossissant, ce n'est pas moi qui suis grosse. Finalement, j'ai dû acheter un 42 en pantalon, mais non, c'est forcément la vendeuse qui s'est trompée ! Bon, pour ne pas la vexer, pour ne pas faire d'ennui, je ne retourne pas au magasin, je mettrai des bretelles pour donner l'illusion que le pantalon tient.”

On se crée ainsi toutes sortes de petites folies et tout le monde a ses petites folies de la sorte. Quelquefois, cela rend d'ailleurs le personnage fort sympathique, car quand ce sont des petites folies douces, comme vous dites vous-même, cela peut être un personnage attachant. Mais un jour ou l'autre, il faut aller dans les recoins et le prix est lourd à payer.

Le miroir n'est pas grossissant, le miroir n'est pas déformant et la vendeuse ne s'est pas trompée. Tu as le nez tordu, tu es trop gros et vraiment tu fais du 42 en pantalon. Et est-ce que tu peux aimer ça ? Non !

Et même si tu veux essayer de faire un effort, parce que tu veux être spirituel, parce que tu as confiance en moi et que tu veux me suivre, eh bien tu n'arriveras pas à aimer ça ! Non !

Même si dès demain c'est la mode. Parce qu'encore quand tout le monde se met à être gros, ma foi ça passe, on peut finir par aimer ça. Quand tout le monde se met à avoir le nez tordu, ma foi cela peut passer aussi. Mais si on est le seul à avoir le nez tordu, ça c'est une catastrophe !

Et lorsque l'on a le nez tordu, eh bien c'est souvent parce que l'on a un travail initiatique à accomplir. Mais pas parce que l'on est laid et que la laideur s'est manifestée ainsi. Mais c'est parce que voilà une âme courageuse qui a décidé de ne pas oublier chaque jour de travailler sur la décristallisation de son égo. Et pour ne pas l'oublier, eh bien l'a mis en plein milieu de sa figure sur le nez. Et voilà du courage !

Dès demain, tous ceux qui ont le nez tordu, encouragez-les, récompensez-les ! Car ils ont eu le courage d'assumer cela, et ce n'est pas simplement à cause de la génétique. Tout le monde parle de la génétique. “J'ai le même nez que mon grand-père, les mêmes oreilles que ma grand-mère.” Ce n'est pas uniquement à cause de la génétique. Si on accepte une génétique, c'est parce qu'elle convient à un certain travail, à un certain rébus, à un certain rappel. Des énigmes que l'on doit petit à petit déchiffrer et que l'on voit marquées sur soi. Et parce qu'elles sont marquées sur soi, alors on y pense, on doit trouver une solution. Si elles n'y étaient pas marquées, on ne pourrait pas réfléchir, puisque l'on dort et que l'on rêve.

Donc, tu ne peux pas aimer ta taille 42, ta cellulite et ton nez tordu. Alors cela veut dire que la haine que tu éprouves pour toi-même n'est pas l'envers de l'amour que tu devrais éprouver pour toi-même. Parce que celui qui est très positif et qui s'aime beaucoup est aussi un autre fou, tout simplement.

Celui qui se déteste est animé d'une folie négative et celui qui s'aime d'une folie positive. Mais tous les deux sont fous et ils devraient aller dans le même asile ! Et d'ailleurs ils se complètent parce qu'ils ont besoin l'un de l'autre. Eh oui !

Pour que je sois sûr que j'ai le droit de m'aimer moi-même, il faut que j'aie en face de moi quelqu'un qui se déteste lui-même. Eh oui ! Parce qu'il me faut des références quant à ce qu'est le véritable amour que je dois me porter ! Si je vais m'aimer pour le joli petit nez en trompette que j'ai, il faut que je sois sûr que c'est la réalité du nez tordu qui est à haïr. Donc il me faut quelqu'un avec un nez tordu en face de moi. Donc celui qui est tordu m'est nécessaire parce que sinon je n'ai plus de références et je ne sais pas si je dois m'aimer ou me détester. Ouh ! Que c'est compliqué.

C'est compliqué mais c'est pourtant la triste comptabilité que vous tenez sans arrêt dès que vous êtes tout petit.

Tout petit, tout petit comme cela on se dit : “Bon, s'il y a en face de moi quelqu'un de tout tordu, moi qui suis un peu droit, cela veut dire que j'ai de la chance. Donc je suis beau, donc je vais être content, donc je ne risque rien, donc Dieu est avec moi, donc je suis un initié parce que moi je suis droit !”

Et sitôt que l'on croise ainsi quelqu'un accablé par un désir de purification très fort, que cela s'est manifesté au point d'être aveugle ou infirme ou avec une vie à catastrophes, qu'est-ce que l'on dit ? “Ah, moi qui suis bien droit, moi qui suis bien voyant, moi qui suis bien portant, je suis sans doute un plus grand disciple. Tandis que l'autre a sans doute un énorme karma !” Donc on le charge, on l'accable, on le critique ! Et quoi qu'il fera de travers, cela va venir s'accumuler. “Tandis que moi, quand je fais quelque chose de travers, on me le pardonne parce qu'à côté de cela je suis tellement mignon, tellement gentil, tellement parfait.”

Et c'est comme cela que l'on s'invente, les ésotérismes à quatre sous, qui fait que l'on se prédestine soi-même dans la prochaine incarnation à avoir le genou tordu, un bras plus court que l'autre, ou bien les yeux qui louchent, ou bien une calvitie précoce. On se destine à toutes ces choses, sitôt que l'on interprète mal.

Parce que l'on ne se contente pas de mal interpréter.

Critiquer

Étant donné que l'on est très critique et que l'on discute toujours sur le voisin, on va accabler l'autre avec la connaissance que l'on s'invente et que l'on improvise.

Si on se contentait de penser des erreurs, ce ne serait pas grave. Mais si ces erreurs servent à critiquer et accabler l'autre, là c'est grave !

C'est comme si on allait vers lui et qu'on lui giflait. C'est comme si on allait vers lui et qu'on lui prenait tout son argent, tout son bonheur, toute sa famille, et qu'on le laissait tout nu, dehors, sous une pluie battante. C'est le même prix qui est à payer !

Sachez-le : les mauvaises pensées, les méchantes critiques que vous entretenez les uns vis-à-vis des autres, ce ne sont pas que des pensées, ce sont des actes.

Pourquoi ?

Non pas à cause de la puissance de la pensée qui ira accabler ce pauvre individu et lui faire peut-être une triste journée ou un ulcère. Pas du tout !

Mais parce que vous êtes essentiellement une pensée. Et que donc vous devez être plein de précautions par rapport à cette activité.

Dès que vous pensez, vous manifestez l'essentiel de votre Être. Dès que vous pensez, vous vous manifestez depuis le Ciel de votre Être, depuis la naissance de votre Être.

C'est pourquoi il est capital d'apprendre non seulement à bien penser, mais surtout à ne pas penser à propos de l'autre. Car on ne sait pas qui est l'autre. On a peut-être raison, mais on a peut-être tort.

Par contre, je peux intuitionner l'autre. Ça oui !

Intuitionner de façon à savoir me protéger, sitôt que je pressent un danger. Parce que je dois être intelligent et je dois savoir me protéger, je dois savoir vivre dans ce groupe humain qui est si complexe.

Mais cela ne doit être fait que depuis l'intuition.

Alors vous allez me dire : “Mais avant que l'intuition naisse, comment je vais faire ? Je dois accepter tous les coups de pied ? Je dois accepter tous les coups bas, les coups tordus ? Me faire avoir ?” comme vous dites vous-même ? Non. Pas du tout.

Et c'est là où il te faut apprendre un certain nombre de codes. Mais il faut en rester à ces codes et non pas en développer des critiques !

Si quelqu'un ne respecte pas ces codes, ne deviens pas en colère, ne sois pas vexé. Humilie-toi encore plus profondément toi-même ! Et tout simplement laisse l'autre exercer sa liberté.

Laisse l'autre exercer sa liberté.

Mais non pas à l'encontre de toi, puisque tu as vu que l'on t'a fait un premier mal. Retire-toi ! Et laisse-le simplement dans son propre espace.

Ne le critique pas, ne l'accable pas, ne monte pas des amis contre lui. Laisse-le !

Et plus vite tu le laisseras, plus vite il s'accablera lui-même et se transformera. Sinon tu lui envoies tout simplement de l'énergie pour continuer à être aussi méchant que ce qu'il est.

Donc par le fait que tu es clément, tu deviens un créateur chez l'autre d'un espace spirituel qui très vite peut devenir une radiance spirituelle dès qu'il en prendra conscience.

Pour toi la vie d'un seul coup paraît compliquée, n'est-ce pas ?

Il faudrait penser, mais pour penser il faut du matériel. On ne peut utiliser le matériel que dans une certaine mesure, sinon ensuite on nous tape sur les doigts et on ne sait pas où se place la mesure. Eh oui ! Parce que très souvent - et c'est très facile de lire cela dans l'esprit des disciples - très souvent le disciple confond l'exercice de l'intelligence, de la reconnaissance et la critique.

Très souvent il se dit : “Si je vois ceci, ceci, ceci, cela chez l'autre, c'est parce qu'il est cela. Et parce qu'il est cela, j'ai comme le droit d'en parler. J'ai comme le droit de le critiquer.”

Tu n'as aucun droit !

Même si tu as vu ces choses et qu'elles sont regrettables, cela ne veut pas dire que tu as le droit d'en parler, le droit d'en faire un discours et d'accabler la personne avec cela.

Et je te propose une réflexion.

Qu'est-ce qui te permet de te découvrir le droit d'en parler ?

Réfléchis !

Allez, un peu de gymnastique encore ! On sort dans la cour et on s'aère.

Qu'est-ce qui te donne l'impression que tu as le droit de critiquer ?

D'abord tu vas me dire : “C'est parce qu'effectivement l'autre est comme cela. Il n'a qu'à m'envoyer une autre image et j'aurai autre chose à dire !”

Mais ce n'est pas suffisant. Il y a un sentiment plus profond qui est comme un passeport pour la critique.

Tu te dis : “Tiens, l'autre a telle chose qui est critiquable. Si je le critique, c'est que moi je ne l'ai pas !

Donc cela veut dire que je me sens mieux que l'autre. Cela veut dire que je m'estime plus haut que l'autre, meilleur que l'autre.

T'es-tu prouvé seulement à toi-même que tu es meilleur que l'autre ? As-tu bien fait tous les recoins de ta personne pour voir s'il n'y a pas quelque chose que tu démontres et qui est aussi critiquable ?

À ce moment-là, contente-toi de recevoir l'information de l'autre qui démontre une maladresse ou un défaut, mais ne l'accable pas avec.

Quelle est la nature de la critique ?

Parce qu'il faut se poser cette question, n'est-ce pas ?

Quelle est la nature de la critique ?

Si je vois quelque chose, je n'ai pas de devenir aveugle et m'empêcher de le voir. Où est-ce que la critique commence ?

Mon intelligence est claire, j'ai vu.

La critique commence au moment où j'accable l'autre avec la chose.

La critique commence au moment où j'accable l'autre avec la chose.

Où j'y mets un sentiment de reproche. Où j'y mets le sentiment que moi, je suis supérieur, que moi, je ne fais pas cela, que moi, je suis mieux que l'autre.

La critique commence là.

Tu peux très bien dire : “Eh bien, telle personne n'est pas bonne.”

Si tu le dis depuis, une attitude neutre qui n'accable pas et qui ne se rassasit pas de sa propre bonté. “Parce que moi, je suis bon.”

J'espère que c'est clair et que tu sais maintenant faire la différence et tenir ce climat de neutralité en toi qui te permet de bien voir l'autre, situer l'autre sans jamais risquer la critique.

La pensée qui fait naître la haine à propos de toi-même, et à la queue-leu-leu tous les problèmes dont on a parlé, cette pensée provient de la pensée critique, de l'esprit critique, eh oui !

Si tu te hais, ce n'est pas parce que tu n'es pas capable de t'aimer. C'est parce que tu te critiques énormément et dans une critique qui n'est pas constructive !

Parce que je peux m'apercevoir que, par exemple, j'ai un tel défaut, l'orgueil ou la jalousie et il est bon que je puisse le constater. C'est même ma première qualité, mon premier mouvement de disciple : être capable de voir mes imperfections et mes défauts.

Si je ne suis pas capable, je ne sais pas sur quoi travailler, donc je ne suis pas un disciple.

Parce que le disciple est celui qui travaille sur lui-même.

Le disciple est celui qui travaille sur lui-même.

Donc être capable de voir mes défauts, de faire une autocritique est quelque chose de bon. Mais si j'y ajoute le sentiment, c'est là où la critique devient négative, où je déclenche la haine vis-à-vis de moi et à la suite tous les problèmes !

La haine

Et comment est-ce que une autocritique peut devenir négative ?

Allez ! On fait encore un petit peu de gymnastique parce que si vous m'avez bien écoutée, si vous avez bien compris, vous pouvez faire le reste de la conférence vous-même. Oui, c'est une question de déduction. Généralement, dans les premiers temps du contact, je donne toujours suffisamment d'images ou de matériels pour qu'ensuite vous puissiez, ne serait-ce que par déduction, trouver tout ce que j'aborde.

Qu'est-ce que c'est qui va créer cette haine ?

Allez, on jongle un peu ! De quoi on a parlé ?

La gravité, la personnalité et l'image de soi.

Voilà ! Je constate : “Je ne suis pas beau.”

Première autocritique mais qui en fait n'est qu'un acte d'intelligence, je suis capable de voir que je ne suis pas beau. Seulement, je suis une personnalité avec un petit rêve, des aspirations, des désirs et par rapport aux autres, j'aimerais tellement être beau !

Si je maintiens mon image vivante en même temps que je contemple ma réalité, mon intelligence se brouille, automatiquement, et je dois compenser. Donc, qu'est-ce que je vais faire ? Eh bien, automatiquement je vais déclencher la haine de mon visage, c'est normal ! Puisque j'aspire à une certaine image mais la nature m'en a donné une autre. J'aurais beau me maquiller, me transformer, j'aurais toujours le corps que m'a donné la nature.

Donc ma haine va se perpétuer !

Comment je peux sortir de là ?

En acceptant une bonne fois pour toute mon nez ? Non. Parce qu'un jour ou l'autre, ce nez va t'embêter.

Aujourd'hui, tu n'es pas amoureux, donc tu peux faire l'effort spirituel et méditer tranquille. Mais demain, si tu es amoureux, que tu rencontres un joli jupon, tu vas dire : “Bon d'accord, je veux bien faire un effort pour bien méditer. Mais quand même, au moment où il s'agit d'amour, Seigneur, est-ce que tu ne pourrais pas me redresser ce nez ?”

Ce qui fait qu'à un moment donné, de toute façon, on va faillir. C'est humain, c'est normal !

Donc je ne te demande pas d'accepter ton nez, d'aimer ton ennemi. Je te demande tout simplement de t'apercevoir du travail que cela te fait faire, du genre de regard que cela te fait porter sur toi-même et sur les autres, du genre de relation que cela te propose par rapport aux autres.

Ceux qui se plaignent de leur nez et qui portent un regard, je dirais, normal et équilibré, vont être complètement différents dans la relation humaine par rapport à un nez très joli qu'ils auraient eu. Ils vont demander de l'amour, mais aussi beaucoup en donner parce qu'ils voudront qu'on les accepte, malgré ce nez. Malgré ce nez, donc, ils vont essayer pour être aimés, de donner le meilleur d'eux-mêmes. Ce qui fait que soudainement ce nez ce n'est plus simplement le nez que la société regarde, le nez qui fera que tu plairas ou non à ton compagnon, ta compagne, mais cela devient un instrument de méditation ! Et le jour où complètement, entièrement tu le prends comme instrument de méditation, il sort de toi une telle Lumière que certes ton nez ne change pas, mais sous l'effet de la Lumière, ce nez semble être tout différent.

Et si je pouvais vous emmener dans ces petits recoins que vous appelez la Hiérarchie, si je pouvais vous y emmener et vous faire rencontrer tous les moines, les frères et sœurs qui y habitent, vous verriez à quel point ils sont laids. Eh oui, ils sont très laids ! Ils ont tous choisi quelque chose de tordu, qui le nez, le crâne, les oreilles, mais ils y travaillent comme si c'était un instrument de méditation.

Et je vous défie au moment de la rencontre, de pouvoir appeler leur déformation une déformation ou de pouvoir dire : “Mais ce nez qu'est-ce qu'il est laid ! Cette bouche qu'est-ce qu'elle est laide ! Cette jambe qu'est-ce qu'elle est laide !” Vous ne pouvez pas identifier la laideur, impossible, elle disparaît ! La forme n'a pas disparu, mais l'impression, le dégagement de cette forme, cela est transformé en beauté. Et l'homme, quoiqu'il en pense, ne capte pas la forme, il capte ce qui sort de la forme, son rayonnement.

Ce qui fait que très vite, lorsque vous vous développez en spiritualité, vous vous apercevez que vous n'avez plus de repère pour ce qui est beau ou ce qui est laid, vous ne savez plus.

Ce qui fait qu'aussi bien un hippopotame peut représenter la forme de la femme idéale, qu'une longue girafe peut devenir quelque chose de magnifique, tandis que la rose restera toujours un modèle de beauté. Mais l'hippopotame tout autant l'est devenue, qu'est-ce que cela veut dire ?

Eh bien, cela veut dire que la notion de beauté se trouve cachée dans la forme, la forme qui sert un temps de travail, de matière, d'objectivation. Mais, sitôt que le travail est effectué, on perçoit davantage la radiance et plus la forme. Et si même pendant un temps la forme continue à exister, ce n'est plus cela que l'on voit.

Alors, soyez rassurés. Un jour, vous serez tellement beaux que malgré votre dos tordu, votre nez crochu ou tout ce que vous pouvez imaginer qui vous déplait chez vous, eh bien toutes ces choses n'apparaîtront plus, elles seront sublimées.

Ce qui ne veut pas dire que vous allez bénéficier d'une belle image. Ce n'est pas cela qui doit vous motiver, parce que si vous pensez cela, immédiatement vous renvoyez l'énergie à la cristallisation de l'égo. Et j'ai parlé pourquoi ? Pour que vous envoyiez de l'énergie à l'égo. Et Dieu sait que je ne veux pas cela ! Je ne suis pas ici pour charger l'égo !

Je ne veux pas créer ces formes pensées absurdes, sinon je deviens coupable et je vous interdis de me rendre coupable de quoi que ce soit ! Il n'en est pas question ! C'est moi qui décide de ma bêtise, ce n'est pas vous. Et je les assume !

Donc quand je vous propose une image ne la descendez pas en flèche tout de suite autour de votre égo, ne la satélisez pas comme cela autour de l'égo. Sinon je commets de véritables péchés, il vaudrait mieux que je me taise et que vous soyez en train de souffrir d'ignorance ! Eh oui, cela vous ferait un grand bien !

Car la Vérité ou la Sagesse ou la Connaissance, la Sagesse a cela de très ennuyeux. C'est que si je la prends du côté pile, elle peut devenir une arme de mort pour l'esprit et pour l'âme. Pourtant c'est de la Sagesse, cela semble impossible ! Et pourtant. Ne me dites pas que c'est une énigme. Vous-même, si je vous faisais faire un travail sur papier pour une semaine, que je vous proposais de travailler et de réfléchir sur le sujet, vous-même, vous arriveriez à cette conclusion. Pourquoi ?

Analysez simplement les religions. Toutes les religions parlent d'amour et toutes les religions un jour deviennent tellement fanatiques qu'ils s'entretuent les uns les autres. Et même parfois, la religion naît dans la tuerie. Ce qui est un comble parce que généralement c'est ce qui arrive à la fin, pendant les décadences, pas dès le début, voyons ! Mais il y en a des plus catastrophiques que d'autres qui dès le début imposent leur mirage ! Et voilà que les croisades commencent !

Et pourtant, on parlait d'amour et pourtant, il s'agissait toujours d'aller évangéliser le frère ! Nous sommes tous frères ! Aime ton ennemi ! Tends l'autre joue ! Et Dieu sait encore combien de phrases ainsi oubliées, bafouées ! Parce que dès qu'on n'est pas à même d'en comprendre le sens profond, on détourne la Loi au profit de la loi de l'homme. Et que devient la religion ? D'un seul coup un instrument politique. Et non pas parce que les hommes politiques s'en emparent mais parce que les religieux eux-mêmes sont plus animés de politique que de spiritualité. Il va s'en dire que cela annonce généralement, et toujours, des sociétés très matérialistes.

Et c'est ce qui est arrivé d'ailleurs ! Une société très matérialiste ! Où l'on se souvient à peine, à peine, que l'homme est un Dieu. Où l'on a même du mal à le soupçonner, où l'on ne peut croire cela que dans la mesure où l'on a confiance en un guide qui parle et qui nous l'affirme. Comment cela se fait-il ?

C'est pourtant toi qui est cela, ce n'est pas moi ! Moi si je le suis c'est pour moi-même, ce n'est pas pour toi.

Alors comment se fait-il que tu ne puisses plus ni soupçonner, ni pressentir cela ?

Eh bien c'est au fur et à mesure de toutes tes contradictions, à force de chercher d'ailleurs des moyens de rendre logique la contradiction, de rendre vraie l'Erreur, au fur et à mesure tu as créé de plus en plus de haine. Et la haine c'est ce qui crée l'oubli spirituel, ce n'est rien d'autre.

La haine c'est ce qui crée l'oubli spirituel, ce n'est rien d'autre.

Ce qui veut dire que nous nous sommes tous haïs un jour ou l'autre et même les plus grands illuminés. Nous sommes tous tombés dans ce piège dramatique, d'abord la haine vis-à-vis de soi-même qui se retourne ensuite contre les autres.

Mais nous n'y restons pas tous le même temps, tout dépend du degré de haine que l'on a.

Certains n'y restent que quelques jours puis ils redeviennent gentiment des disciples qui travaillent patiemment, certains il reste des générations ou des âges et ils deviennent des catastrophes pour l'Humanité. Mais un jour ou l'autre il faut quand même lâcher cette haine. Alors que ce soit tout de suite ! Lâche !

Dissoudre la haine

Comment vas-tu lâcher ?

Comme je te l'ai dit au début du discours, lorsque tu veux réveiller le lotus supérieur, fais dissoudre le lotus inférieur. Tu n'as rien à construire de l'autre côté, cela se transfère dans la dissolution. S'il faut que tu commences à dissoudre, le transfert se fait et tout ce que tu croyais devoir construire, cela se fabrique automatiquement. Eh oui, c'est si simple !

Alors comment vas-tu dissoudre la haine que tu as vis-à-vis de toi-même ?

Non pas en construisant l'amour, je viens de te démontrer que ce n'est pas cela. Tout simplement en ne cherchant plus une image, toujours j'y reviens. Mais j'y reviendrai sans arrêt parce que tu viens ici, tu m'écoutes, tu me crois, tu dissous pendant quelques secondes et sitôt que tu passes la porte tu recristallises et tu reconstruis. Et qu'est-ce que je vois de nouveau partir et marcher ?

Un porte-manteau et un masque !

Est-ce que c'est cela que je suis venu créer ? Certains, dans le discours ont trouvé de quoi mettre quelques plumes et cela devient des masques véniciens, c'est agréable. Alors cela devient carnaval, c'est un peu plus gai !

Bien sur la spiritualité, cela ressemble d'abord à cela, toujours à cela d'abord, un carnaval. Un carnaval durant lequel tout le monde se trouve beau, tout le monde se met des plumes dorées, rouges, blanches, vertes, des plumes frisées, des plumes à poil raides, des petites dorures par-ci par-là, des paillettes, des dentelles. Chacun se fait un joli masque. Avec la pensée positive, avec le pouvoir de la pensée, avec le travail sur les chakras, avec les exercices de respiration, avec des cours de ceci, des cours de cela. Et qu'est-ce qui se passe ? On a beau se mettre des plumes un peu partout, la colle n'est jamais assez forte pour les tenir !

Il y a toujours un coup de vent qui enlève les plumes et voilà que le masque est triste et c'est un Pierrot qui pleure qui apparaît. Eh oui !

Tu as fait le carnaval, tu as fait la fête, c'est bien, tu t'es défoulé, c'est très bien parce qu'au début la spiritualité c'est cela. Je me défoule de toute la fête que je n'ai pas pu faire quand j'étais petit parce que ça criait à la maison, parce qu'il fallait travailler à l'école et que cela m'embêtait. Alors lorsque l'on me parle de spiritualité et de liberté, c'est donc d'abord pour que je m'amuse ! Et dans un premier temps, le disciple cherche toujours cela.

Et c'est ainsi qu'il cherche d'abord le grand amour dans le groupe, la grande fraternité, comme la grande chantilly que l'on met sur les chaises. Parce que cela d'abord doit être du réconfort et de l'amusement.

C'est bien, personne ne te reproche cela, mais ne reste pas trop dans cette étape ! Tu n'y ferais rien, tu n'y apprendrais rien et très vite le carnaval deviendrait triste. Parce que n'oublie pas que le carnaval se passe en hiver ! Eh oui, qu'est-ce que cela veut dire ?

Il se passe en hiver et il fait encore froid et même si tu as un beau masque, eh bien il te faut un gros manteau pour ne pas avoir froid. Et faire la fête quand il est froid, on finit toujours par avoir les pieds qui gèlent ! Et l'on se dépêche de rentrer à la maison au coin du feu où le masque qui n'est qu'un masque de cire finit par fondre !

Et qu'est-ce que l'on aura été faire alors ? Juste se geler les pieds à un moment ? On n'aura en fait rien rapporté et la maison est toujours aussi vide et sombre.

Pourquoi le carnaval est en hiver ? Eh bien parce que l'homme est en hiver, en hiver spirituel.

Donc au début, il met son masque, il crée sa personnalité, son identité, il choisit les conditionnements qui lui font le plus plaisir et puis il décide de vivre une vie plus plaisante, voire même spirituelle. Alors voilà le temps du carnaval où l'on met les plumes.

Et très vite il faut savoir créer le printemps. Sinon on reste en hiver, et aucune fête n'a su empêcher l'homme d'avoir froid.

Quel est le meilleur moyen de créer le printemps ?

Eh bien étrangement, en jetant les masques.

Eh oui ! À bas les masques !

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Je ne nourris plus l'image que j'aspire à être. Je ne nourris plus une image auprès de mes amis et que je fais refléter dans leurs regards. Et Dieu sait que je paye le prix pour que cette image s'y reflète. Et cela me coûte des fois très cher. Mais mon image n'a pas de prix, n'est-ce pas ?

Et d'ailleurs on le voit cet état d'esprit. Dans le fait que quel que soit le prix que cela coûte, eh bien on va quand même vers le chirurgien esthétique pour se faire un lifting. Eh oui ! Pour remonter les seins, pour dégraisser le vent, pour accourcir ou pour grossir, pour rendre plus douillette les cuisses ou les hanches ou je ne sais quoi d'autre. Peu importe le prix que cela coûte ! Et même le prix de la souffrance, parce que cela fait souffrir.

Arrête de verser le tribut à cette image !

Nous avons très souvent parlé de cette image et quelquefois je sais que tu ne m'as pas compris. Parce que tu imagines ton image. Ne l'imagine pas ! Ce n'est pas de l'abstrait que je te demande. C'est du concret puisque c'est toi qui la fabrique.

Qu'est-ce que c'est l'image ?

Allez vas-y ! Une petite récréation, de nouveau un peu d'échauffement. On a le droit au mouvement, tu as le droit à la pensée.

Allez, tu ne m'écoutes plus ! Allez hop, on travaille !

Qu'est-ce que c'est l'image ?

Qu'est-ce que c'est l'image de soi ?

L'image de soi

Travaillez bien ! Allez, envoyez les petits ballons !

Écrivez sur des petits ballons et envoyez-les.

Allez, on travaille, on travaille !

On ne s'endort pas.

On ne dit pas : “Ah mais je n'ai rien compris.”

Allez, on travaille !

Laisse d'abord faire ton bon sens.

Ne pense pas à compliquer avec de l'ésotérisme dont tu ne disposes pas ou à faire référence à mon discours.

Utilise ton bon sens !

Ce qui me permet d'être intelligent, ou si tu me juges être intelligent. Ce n'est pas parce que j'y ai appris pendant très longtemps à la lumière de la bougie dans des livres hermétiques. Parce que j'ai du bon sens ! Eh oui !

Allez, un peu de bon sens !

On écrit sur les petits ballons.

Qu'est-ce que l'image de soi ?

Parce qu'on en parle, on en parle, mais je vois bien qu'à chaque séance cela reste très flou. Et pourtant, sitôt que tu vas passer cette porte, tu vas t'enfiler dans cette image. Et après tu me demandes : “Mais qu'est-ce que c'est l'image de soi ?”

Tu vois à quel point tu es prisonnier de ton mirage ? Je veux que tu mettes bien le doigt en ce moment même sur ce piège. Tu es tellement piégé que tu n'arrives pas à retourner ton regard pour voir ce qu'est le mirage. Eh oui ! Tu es tellement prisonnier et ta prison est tellement noire que tu n'arrives même pas à voir où sont les murs.

Alors tu me dis : "Bon, si je suis aveugle, j'irai au moins à tâton et je les sentirai.”

Vas-y à tâton. Utilise ton bon sens. Parce que le bon sens c'est ce qui permet de tâtonner justement.

Vas-y, repère les murs.

Fais un effort.

Fais un effort.

Mon problème c'est qu'en fait je n'aime pas discuter, je n'aime pas informer, je n'aime pas instruire. Si j'avais encore un système nerveux cela me taperait sur les nerfs. Pourquoi ?

Non pas parce que c'est désagréable, pas du tout ! Pour moi c'est comme une petite chanson de discuter à ceux qui sont mes frères et mes semblables. Mais c'est parce que chaque fois que je te dis : “La vérité c'est ceci. Un chakra est comme cela. Ton image c'est cela. Tes limites c'est cela.” Le problème ce n'est pas que j'en parle, ce n'est pas que je le répète. C'est que lorsque je te dis ces choses, lorsque je les identifie, je te fais du mal ! Et ça, ça me coûte.

Oui, je te fais du mal !

Tu vas me dire : “Mais non, tu exagères, tu me fais du bien puisque tu nous apprends quelque chose.”

Malheureusement pas ! Non. Je ne t'apprends rien.

Et j'en veux pour preuve le fait que tu reviens toujours à mes rendez-vous. Mais oui, si tu avais compris, tu ne reviendrais pas. Non. Tu ne reviendrais jamais. Pourquoi ?

Parce que l'instruction ce n'est pas quelque chose que l'on peut décrire, que l'on peut raconter, que l'on peut faire percevoir par l'intellect, la pensée concrète.

L'instruction que je pourrais te donner, c'est à la suite d'un dialogue dans lequel je te pose les questions et tu cherches les réponses. C'est tout le contraire !

Parce qu'au moment où, te guidant dans tes questions, tu peux enfin trouver la réponse. Tu es éclairé par la Vie. Tu es en pleine méditation et c'est une initiation.

Tu vois combien je te fais du mal en te racontant ma vérité, ma réalité ?

Même si pour un temps tu as l'impression que cela te fait du bien, mais ce n'est qu'un pansement qui sèche, qui tombe. Parce que si tôt que tu sors d'ici, tu reprends tous tes malaises, tous tes problèmes. Et si en sortant d'ici tu es capable de maîtriser quelque chose, ce n'est pas parce que j'ai bien dit, mais parce que j'aurais pu, à un moment donné, guider ton idée pour qu'elle s'aperçoive d'une vérité.

Ce qui fait que de temps en temps, eh bien j'ai bien envie de changer de programme, voyez-vous ? Mais en vérité je n'ose pas. Parce que je sais que l'homme n'est pour l'instant pas suffisamment équipé mentalement pour supporter qu'on lui pose des questions auxquelles il a l'impression de ne pas pouvoir répondre.

Si je faisais cela, en dix minutes tout le monde disparaîtrait ! C'est simple ! Et il n'y aurait aucun échange.

Et c'est dommage parce que cet échange est agréable.

Il vous permet pendant un temps de faire au moins un effort sur vous-même. D'abord de rester assis. Ensuite de contrôler votre corps. Ensuite de contrôler votre intellect pour qu'il soit toujours réceptif. Et c'est un entraînement à la méditation. Tout comme lorsque vous vous asseyez et que vous essayez de méditer.

Comme ne serait-ce que pour la valeur de cet échange eh bien ma foi je veux bien parler, comme un violon joue sa chanson. Mais des fois j'avais de l'impression d'être un Roméo qui joue une chanson à une Juliette qui ne se réveille pas et qui devient une belle au bois dormant.

Si je pouvais te réveiller !

Et voilà que lorsque je veux te réveiller tu t'endors ! Eh oui chaque fois que je te pose une question qu'est-ce que tu fais ? “Rron, psssch !” On attend la réponse !

C'est ce qui se passe !

Et pourtant c'est la meilleure façon pour moi de te secouer, de te rendre actif, réactif, rayonnant, créateur.

Mais de quoi as-tu peur encore ?

Tu as peur de toi ! Oui. Ballon juste. Tu as peur de toi.

Tu as peur que je dise : il a pensé faux. Le voilà qu'il est nul. Le voilà qu'il n'est pas mon disciple. Le voilà qu'il n'est capable de rien !

Pourquoi ?

Parce que de nouveau tu as tout oublié, rien compris et tu penses à ton image et on y revient !

Allez hop !

Qu'est-ce que l'image de soi ?

On travaille ! Et ce n'est pas parce que je vais te donner une partie de la réponse, un peu de matériel que cela doit t'empêcher de réfléchir.

Dès demain, tu t'assois à une table, tu prends une feuille, un crayon et tu réfléchis et tu notes et tu travailles et tu recommences le lendemain et le surlendemain jusqu'à ce que tu sois allé au bout de cette rencontre ! Parce que lorsque je pense, je ne fais pas que réfléchir. Non. Ce qui est beau dans la pensée, c'est qu'elle aboutit à une rencontre. D'un seul coup, paf, je réalise ! Au moment où je réalise, je suis éclairé, je suis défait d'un mirage qui n'a plus de poids sur moi !

Qu'est-ce que ton image ?

Allez, sors-toi de cette prison pour au moins pouvoir la regarder et la décrire !

Allez, on sort de cette image ! Et comment on va faire ?

Commence par la confiance.

Allez, aie confiance que je t'aime ! Mais oui, je t'aime, même si tu es pas beau, même si tu es méchant, même si tu as tout faux, je t'aime quand même ! Allez, je t'aime, quoi que tu dises. Trouve maintenant !

Allez, trouve !

Je vois pas beaucoup de ballons monter, hein !

Moins tu m'enverras ce ballon et plus il te faudra réfléchir tout seul dans ta maison, je te signale. Donc envoie-le maintenant, comme ça le travail est fait !

Allez, on travaille, on travaille.

Qu'est-ce que l'image de soi ?

Tu vois si j'étais correct par rapport à l'enseignement que j'ai moi-même reçu, je te quitterai sur cette interrogation. Oui, c'est le meilleur que je pourrais faire pour toi. Je dirais maintenant : c'est terminé, vous réfléchissez, on se verra la prochaine fois et on discutera de ce que vous avez trouvé. Ça, c'est de l'enseignement ! Oui !

Voilà que je vais devoir discuter, alors rapprochons-nous tout doucement de cette image de soi.

Exercice

Regarde à l'arrière de ton cerveau, mentalement fais l'exercice.

Regarde à l'arrière de ton cerveau.

Maintenant regarde à l'avant de ton cerveau, comme si tu regardais droit devant.

Reviens à l'arrière de ton cerveau.

Qu'est-ce qui se passe, quelles sensations as-tu ?

Si tu fais l'exercice correctement, tu t'aperçois que tu as l'impression de t'inverser dès que tu portes ton attention à l'arrière.

Tu n'as pas simplement l'impression d'aller derrière, en arrière, mais tu pressens un mouvement d'inversion.

Maintenant imagine ta psychologie. Ça, c'est un effet physique, mais imagine ta psychologie.

Droit devant, toutes les idées, tu les sens fraîches, dynamiques, volontaires, qui aspirent au Beau, au Grand, à l'Idéal.

Maintenant regarde derrière. Qu'est-ce qui se passe ?

Avec horreur, tu découvres qu'il n'y a pas d'avenir, qu'il y a un poids ; que l'on ne peut pas parler de grandeur ou de beauté, qu'il y a tout simplement un état de fait, comme une réalité implacable.

Pour la psychologie, lorsqu'elle s'incarne, cela fait exactement le même effet. Lorsqu'elle vient dans la Matière et qu'elle constate la matière et qu'elle commence à vivre en rapport avec les autres, elle a l'impression de toutes ces fermetures et de toutes ces stagnations.

L'autre me dit méchant.
L'autre pense que je suis mauvais.
L'autre m'a dit que j'étais vilain.
L'autre ne me donne pas le diplôme, donc je suis un raté !

Toutes ces choses composent soudainement le fond d'un sac dans lequel je ne peux plus bouger, je n'ai plus de liberté, je ne suis plus créateur, je subis !

Mais comme je suis un mouvement, puisque ma vie est un mouvement, je ne tolère pas cela. Alors, j'essaye de fuir en avant vers cet idéal auquel j'aspire. Et c'est à ce moment-là que je déclenche la création d'une image de moi-même. Eh oui !

Tout ce que les autres ne me donnent pas, je veux le créer en image. Donc, je m'amuse simplement à être des masques.

Mais comme cela saute d'une incarnation à l'autre, il apparaît pourtant, pendant un temps, que je sois constitué normalement. Personne ne remarque ma folie, d'abord parce que tous les autres ont leur folie, mais aussi parce que cela dure toute une vie.

Pourquoi est-ce que je deviens orgueilleux, si puissamment orgueilleux que j'écrase tout le monde ?

Construction de l'orgueil

D'abord et dans un premier temps, c'est parce que ma propre ignorance me dérange, c'est une douleur. Et puis voilà que j'ai subi des échecs pendant plusieurs vies. Soit parce que j'appartenais à un système où il y avait des examens, des classes, des diplômes et que je ne les ai pas eues. Soit parce que sans arrêt, mes parents m'ont fait sentir que j'étais raté, pas désiré, en trop dans la famille et que l'ont préféré mes frères et sœurs. Soit parce qu'un jour, j'ai connu une catastrophe telle, par exemple quelqu'un qui devient un grand banquier, mais qui connaît aussi une grande faillite ; un grand industriel qui d'un seul coup part en faillite ; ou un grand scientifique qui croyait avoir trouvé la vérité et qui dix ans plus tard s'aperçoit que ce qu'il avait trouvé c'est une erreur, parce qu'un nouveau scientifique va plus loin et affirme que sa découverte est la vérité.

Tous ces contrastes font que, immanquablement, pour l'autre vie, je construis une affirmation.

Je veux exister, je me révolte ! Non, je n'accepte pas que les autres me traitent ainsi, que les autres me bafouent, que les autres ne me donnent pas de l'amour, ne me donnent pas mes diplômes, ne me donnent pas ma fortune, ma gloire ou me la retire !

Et je vais si puissamment m'affirmer dans l'autre vie, je vais cristalliser l'orgueil.

Donc, lorsque je vais vouloir travailler, l'image que j'ai de moi-même, je ne vais pas devoir travailler l'humilité. L'humilité, ça n'existe pas ! Alors, arrêtez de penser à cette chose, ça n'existe pas ! Il n'existe que la Sagesse.

Et la sagesse n'est elle-même pas de l'humilité. La sagesse, c'est de l'équilibre.

Un jour, je m'affirme quand il le faut. Et le lendemain, je m'oublie parce qu'il le faut.

L'humilité s'oublie constamment. Et un jour, on devient révolté. Et un jour, on se retrouve à être orgueilleux. Un tantinet, c'est vrai, mais orgueilleux quand même. Alors, arrêtons de nous balancer d'une contradiction à une autre. Et arrêtons de la sorte d'utiliser les contraires.

Je sors du piège ! À ce moment-là, je sors du piège !

Si je veux me dégager de l'image que j'ai de moi-même, ce n'est pas en cultivant l'humilité que je vais m'en sortir. Cela me permet de mieux vivre socialement avec les autres. C'est vrai, j'ai un joli passeport spirituel pour passer dans les groupes et tout. Mais cela ne fait que créer une image spirituelle. Et un beau jour, je vais aussi payer ce prix-là.

Je veux détruire mon image. Eh bien, je dois abandonner le mouvement de la vie à lui-même. Eh oui !

Moi, à qui l'on parle tant de la maîtrise, moi qui dois développer la maîtrise, eh bien je m'aperçois que je suis déjà un très grand directeur. Eh oui ! Je dirige comme un fou ! Mais je dirige quoi ? Eh bien, je dirige cette image.

Si j'employais autant d'énergie à me diriger moi-même comme si j'étais un matériau à transformer, que ce que j'utilise d'énergie à diriger mon image, je serais déjà un Maître instantanément en une seconde ! Paf ! Ce serait fait !

Mais voilà que l'homme est un très grand yogi, le plus grand yogi de tous les Himalayas, mais un yogi au service de son image. Et pourquoi ?

Parce que tout simplement, il a décidé d'imposer aux autres. Non pas de vivre pour lui-même, mais d'imposer aux autres.

Donc d'où vient la création de l'image ?

Allez, là, je t'ai donné assez de matériel pour que tu comprennes tout seul. Allez ! Encore un petit effort.

D'où vient la création de l'image ?

Allez, on y va ?

Allez, trouve !

Allez, s'il te plaît !

Donne-moi l'impression que j'ai réussi quelque chose aujourd'hui !

Allez, d'où cela vient ?

D'où vient la création de l'image ?

Qu'est-ce que l'on trouve dans la guerre ? Dans la bagarre ? Qu'est-ce qui fait la bagarre ?

Si tu trouves, c'est mieux que si je te le dis. Fais-moi confiance !

Qu'est-ce qui crée la bagarre ? Qu'est-ce qui crée l'image ?

La violence !

La violence

Eh oui.

L'homme a créé une image, une image de lui-même, par esprit de violence.

Une violence qu'il veut administrer aux autres.

Parce que les autres l'envahissent.
Parce que les autres lui disent, tu n'as que tel et tel périmètre pour exister.
Parce que moi, je trouve que tu es méchant.
Parce que moi, je trouve que tu n'es pas beau.
Parce que moi, j'ai décidé que tu avais les jambes trop courtes, alors que cet automne, c'est la mode des jambes longues.

Mais si je crée cette image par réaction de violence, cela veut dire que je suis très proche de faire la guerre, n'est-ce pas ?

Eh oui !

Et c'est pour cela que les dictateurs, les généraux ont tout le temps d'exister. Il y aura toujours des soldats. Et les soldats, c'est quoi ? Est-ce que ce sont des gens qui obéissent ? Est-ce que ce sont des gens qui se disent : “Oui mais si moi je ne vais pas au combat, peut-être que l'ennemi va y aller et donc il va me tuer.” Est-ce que c'est cette pensée qui est la motivation réelle ? Non ! Pas du tout !

Ça fait partie du mirage, de la logique.

Je vais au combat parce qu'au fond de moi, je déteste puissamment quelque chose. Je ne sais pas encore quoi mais on me dit qu'en tout cas c'est l'ennemi que je dois détester. Donc heureusement qu'il est là, celui-là. Heureusement qu'il finit par apparaître parce que comme ça, je sais au moins ce que je déteste.

Au bout de quelques années de guerre, je me dis : “Mon Dieu que c'est horrible. On a tué tellement de gens. On m'a tué moi ou j'ai tué l'autre. Mon Dieu, la catastrophe !”

Et tant que je n'ai pas souffert cette mort ou vu cette mort, je suis heureux de détester, de haïr et de tuer. Mais oui ! C'est pour cela que je le fais.

Si les hommes ne créaient pas leur image par réaction de violence, la guerre n'existerait pas, parce qu'ils n'auraient pas d'ennemi.

D'où vient le fait que l'ennemi existe ? Le fait que je puisse croire que l'autre est mon ennemi ?

C'est parce qu'effectivement, il est l'ennemi pour moi.

Ça a commencé très tôt. Ça a commencé avec ma mère qui ne m'a pas assez bercée. Donc l'autre est l'ennemi. Avec mon père qui m'a toujours frappé. Avec mes camarades d'école qui m'ont toujours pincé, tiré les cheveux, mangé mon sandwich. Avec le professeur qui m'envoyait toujours au piquet, qui me donnait des mauvaises notes. Puis ça continue au travail.

Donc l'Autre est absolument l'ennemi.

Ce qui fait que quand un dictateur en général me le dit, je le crois. Et je ne demande que cela de le croire !

Mais à force d'endurer toutes ces morts, toutes ces souffrances, ou à force de les administrer et d'en être écœuré et affolé, je finis un jour par ne plus croire à la guerre que je dois faire. Et on vient me prendre mais ce n'est plus envie. Je n'ai plus de haine. Et je me laisse tuer.

Et au moment où le soldat se laisse tuer, les nations disent : “C'est une catastrophe ! Nos soldats n'existent plus. Notre armée n'existe plus. On va se faire massacrer !” Et effectivement, le pays se fait massacrer, envahir. Il n'y a plus de défense. Donc le fou, celui qui est encore rempli d'haine, celui-là peut envahir le pays.

Mais c'est ignorer ce qui se passe sur un plan supérieur.

Qu'est-ce qui se passe en vérité ?

Bien, on voit une semence humaine fantastique qui ne connaît ni la haine, ni la violence et qui commence à grandir dans le Ciel et qui va donner ainsi naissance à des générations d'hommes complètement pacifiques, intéressés à la spiritualité ; capables de voyager dans les dimensions de l'Esprit ; capables d'améliorer le quotidien en faisant des découvertes scientifiques ; capables de passer par-dessus la maladie, soit parce qu'ils vont enfin comprendre le véritable sens de la maladie et en faire un travail de méditation, soit parce qu'ils trouveront un remède propre à faire dépasser ce seuil.

Si le monde avance, c'est parce que grâce à Dieu, pendant toutes ces guerres, pendant tous ces meurtres, il y a des hommes suffisamment mûrs qui acceptent de mourir sans se battre. De ce fait, ils deviennent l'endroit où une Lumière gigantesque s'installe et lorsque cette Lumière se réincarne, elle apporte une science extraordinaire, tandis que quelque part, la guerre continue.

Quand je dis ces choses, je ne propose pas que dès demain tous les pays effacent leur armée et se laissent envahir par le plus violent et le plus virulent. Je ne propose pas cela.

Qu'est-ce que je propose ?

Je propose qu'un certain sentiment de sécurité soit maintenu par une forme d'armée. C'est nécessaire pour l'homme parce que l'homme ne peut être bon que s'il se sent en sécurité. Donnez lui l'impression qu'il court en risque et le redevient aussi mauvais que son ennemi. Donc pour avoir une base spirituelle sur laquelle travailler, créons un sentiment de sécurité.Mais autant qu'il se peut ne jamais avoir recours à ces armes que l'on fabrique pour se donner le sentiment de sécurité. C'est là que l'on perdrait tout, absolument tout ce qui a été gagné ! Et c'est déjà arrivé.

Parce que ce n'est pas l'avancement scientifique ou l'avancement culturel qui est important pour l'âme, mais les expériences que cet avancement permet. Et si soudainement cet avancement ou ces expériences ne sont pas possibles, parce que l'on se trompe d'interprétation, eh bien il vaut mieux détruire une culture et toute sa manifestation.

Donc autant qu'il vous semble appartenir à une nation armée, donc sûre, évitez absolument de vous dire, sitôt que vous entendez parler d'un ennemi : “Eh bien on va lui envoyer quelques bombes et ça va le calmer ! On lui enverra quelques microbes et ça va le calmer ! On lui montrera nos biceps et il se tiendra tranquille !” Rien n'est plus faux !

Plus on montre la chaleur des obus, l'éclatement des obus et plus on se prépare un ennemi, c'est certain !

Pourtant, il se trouve que les discours n'ont jamais créé la paix parce que les discours, de la même manière que mon discours ne créent pas l'illumination en vous, les discours ne créent pas la paix ou le sentiment de paix chez le fou !

Cependant, et c'est là où vous allez tout de suite comprendre, celui qui fait un discours de paix et qui, patiemment, essaye d'initier l'autre, tout en sachant que ce n'est pas la manière, celui-là propose quoi en fait ? Il se propose en sacrifice parce qu'il se montre à son ennemi et il se montre d'une manière attaquable. Son ennemi va pouvoir l'attaquer et le réduire. Mais dans une nation, il suffit d'un seul qui se sacrifie pour avoir mille ans de paix et de sécurité. Alors que pour l'instant, un seul homme décide d'aller en faire tuer des milliers voire des millions, pour que d'autres millions aient la paix et la paix ne s'installe jamais définitivement.

Les responsables des gouvernements, des grandes nations occupent, même s'ils en sont inconscients et incapables, le même poste que le Christ lui-même occupe à la tête de la Hiérarchie. Et que fait le Christ.

Constamment, sans arrêt, il se sacrifie !

Il n'envoie pas les autres se sacrifier pour lui ! Il n'envoie pas le grand nombre se faire tuer pour que la Hiérarchie soit préservée et continue.

C'est tout l'inverse qui se passe dans les nations. Alors le jour où les hommes qui sont à la tête des nations décideront de régler leurs différends en un duel, le monde est à l'abri de la guerre. C'est simple. Mais il faut pour cela que chaque individu ait installé la paix, ait arrêté de jouer ses scènes de carnaval. Pour mériter un tel dirigeant, il faut cet effort spirituel.

Et si on vous parle tellement, ce n'est pas tant pour vous hisser jusque dans une dimension spirituelle. Nous ne sommes pas des rêveurs ! Pas du tout ! Nous ne le sommes plus. Et nous ne rêvons pas que demain vous allez comprendre quelque chose spirituellement !

Mais si nous nous efforçons tant de parler c'est davantage pour que l'homme devienne responsable !

Or qu'il vive de manière un peu plus pure, en dépendant moins de son image.

De cette manière il méritera de grands dirigeants. Et par la décente de ces grands dirigeants qui seront des initiés, la Lumière pourra rentrer sur la Terre et faire le Nouveau Monde. Parce que dès que un dirigeant d'une nation sera l'incarnation d'un initié, tout le système initiatique dont vous rêvez va devenir une réalité sur la Terre.

Soudainement, comme on en rêvait dans l'ancienne Égypte ou dans l'ancienne Atlantide, le Roi est aussi un Maître et le temple apparaît et on y reçoit l'instruction, on y est préparé, on y est éprouvé. On a un guide qui, patiemment toute sa vie, nous prépare pour ce jour initiatique et c'est ensemble, le guide et le candidat, qui vont vers l'initiation pour redécouvrir toutes ces choses, pour retrouver ce système initiatique fantastique auquel tout le monde aspire, pour ne plus avoir à se cacher dans des caves pour pouvoir faire le système initiatique auquel on croit.

Il faut petit à petit rendre l'homme le plus responsable possible et ainsi toute la nation devient non pas simplement une nation politique mais un temple.

Il faut, petit à petit, rendre l'homme le plus responsable possible.

Et si le discours a quelque chose d'utile, c'est uniquement pour cela. Et ça, je le sais, ce n'est pas un rêve !

Alors qu'allez-vous faire avec tout ce que je viens de discuter ? En sortant d'ici, qu'allez-vous utiliser ? Car je vous connais, je ne suis pas dupe, sitôt que l'on passe la porte, on passe en même temps au tri automatique. Voyons, qu'est-ce qui me plaît, qu'est-ce qui ne me plaît pas, qu'est-ce que j'ai retenu, qu'est-ce que j'ai oublié ? Ah j'ai pris mes petites notes ou je n'ai pas assez pris ? Je ne vous en veux pas ! Mais c'est l'occasion pour moi de m'amuser un petit peu, voyez-vous ?

Qu'est-ce que vous allez faire avec ces informations générales ?

Essayez de travailler, de continuer à réfléchir, de murir votre réflexion, donc votre perception quant à votre image.

Et si vous murissez cette réflexion et que vous arrivez enfin à vous détacher suffisamment de votre image pour la voir, donc pour de seul coup la maîtriser et dégager des énergies qui vous feront partir vers l'âme, eh bien vous aurez accompli la plus grande méditation et celle-ci, elle sera active.

C'est ce que je vous souhaite !

Ne pensez pas que je vous y aurais aidé. Je ne pense pas, non, pas du tout ! Vous savez, les grands discours, c'est comme les grands fleuves. Ils coulent dans les gorges, dans les creux. Ils ne se jettent pas contre les montagnes, tout au plus ils en descendent ! La parole des guides, c'est exactement comme cela. Elle ne peut couler que dans les creux que vous lui faites. Si vous êtes une montagne, elle n'ira pas vers vous.

La parole d'un guide, ce n'est pas un ras de marée qui veut absolument aller à votre assaut, non. C'est une eau bien tranquille qui a besoin de décanter pour devenir une eau de source où il y aura tous les minéraux, toutes les énergies. C'est ce que je vous souhaite.

Allez, rentrez chez vous. Murissez vos réflexions.

Si je vous ai servi à quelque chose, que ce soit pour donner des directions à votre pensée. Et une fois que vous aurez suffisamment de matériel pour penser, alors peut-être un jour, j'oserai véritablement pratiquer un petit enseignement et vous poser toutes ces questions que je voudrais poser. Si on en arrive là, un jour vous verrez à quel point c'est agréable, à quel point vous progressez très vite, en dix minutes, alors que je parle pendant trois heures.

Vous aurez fait dix fois plus en dix minutes avec ce genre d'enseignement qu'en dix ans, en écoutant silencieusement toutes mes paroles. Mais c'est vrai qu'avant d'en arriver là, eh bien il faut donner du matériel à votre pensée. Exactement comme il faut qu'un arbre ait des racines, de nombreuses racines pour espérer développer des grandes branches. Si on développe des grandes branches sur un grand tronc et pas de racines, ça tombe ! Et d'ailleurs les branches sont factices à ce moment-là.

Donc patiemment, agglomérez du matériel. Que ce soit lorsque vous assistez à des cours, que ce soit lorsque vous écoutez des conférences, que ce soit lorsque vous lisez des livres, n'ayez pas le souci de découvrir la Vérité mais d'accumuler du matériel, pour que votre pensée puisse s'effectuer ensuite d'elle-même.

Car vous seul pouvez penser. Nous ne pouvons pas vous dire comment on pense. Jamais c'est impossible !

Et on peut vous donner du matériel. Le travail de guide, c'est comme le travail de jardinier. Il y a de la terre, de la pluie, une graine dans la plante. Mais elle pousse toute seule. Même si on arrose et qu'on a l'impression d'être important, cependant c'est la graine qui pousse d'elle-même. Et elle pousse telle qu'elle doit pousser !

Pensez toujours à ces choses chaque fois que vous allez vers un guide quelconque. Sachez qu'il doit vous apprendre à vous développer vous-même et à ne pas vous administrer la Vérité. Ce serait forcément une limite, une plume de plus sur votre masque de carnaval, n'est-ce pas ?

Mais je n'ai rien contre le carnaval. Hein ? D'ailleurs si je pouvais, je viendrais faire la fête avec vous ! Mais je n'ai pas décidé de m'incarner pour l'instant. Ah, il y a quelques inconvénients, c'est vrai. Quand je pense qu'il faut redescendre dans le ventre d'un tout petit, attendre qu'il grandisse, l'assister pour faire ses premiers pas. Tout cela est une méditation bien agréable, mais je préfère méditer pour vous aider. Et puis l'incarnation a cela d'étrange que l'on est destiné à un certain nombre d'êtres et non pas à la planète entière.

Il se trouve que lorsque l'on continue à vivre de l'autre côté, on peut rayonner massivement sur la planète. Ça, ça m'intéresse. J'aime bien les grands espaces, pas vous ?

C'est dans ces grands espaces que je vous propose de venir nous rencontrer. Ne nous demandez pas de venir nous manifester. Faites tous les efforts, et ceci par une pensée qui est bien structurée, bien ouverte, bien disciplinée, créatrice, large et juste ! Venez dans mon espace, car sitôt que vous agrandissez une pensée, vous êtes dans notre pensée. Parce que tout est communication et correspondance, si de ce coup vous faites un effort sur vous-même et que vous agrandissez votre pensée pour, par exemple, ne plus critiquer négativement, qu'est-ce qui se passe ?

Eh bien votre aura commence à osciller d'une façon plus rapide. Vos énergies montent, montent à la tête. Depuis la tête, un écho est envoyé jusque vers les groupes de spiritualité, de méditation, et automatiquement vous vous trouvez dans votre corps éthérique présent parmi nous.

Pour vous, bien sûr, cela ne semble pas, cela n'est pas ressenti. C'est dommage ! Et il y a comme cela énormément de disciples qui ont une double vie.

Leur double éthérique commencent à exister ici avec nous. Il discute en ce moment même avec nous. Il reçoit un programme d'instruction en ce moment même auprès de nous, tandis que l'autre part du disciple continue à s'incarner. Et voilà quelque chose d'étrange. C'est que ce qui fait que l'autre part de ce disciple en incarnation reçoit des intuitions, à l'impulsion de s'intéresser à ceci, de développer cela, de lire tel livre, de suivre tel cours. C'est un impératif qui lui provient depuis son double qui a commencé à vivre au sein de la Hiérarchie. Parce que les instructions que reçoit ce double installé tranquillement dans la Hiérarchie, ces instructions sont des choses que je pourrais dire potentielles qui doivent aller à manifestation et être concrétisées par le passage dans l'expression matérielle.

Et donc, l'on voit ainsi l'autre disciple, la personne, l'individu recevoir ainsi le désir de s'instruire, de travailler tel sujet ou de faire telle méditation.

Comment m'apparaît l'homme alors ?

Je vous quitterai là-dessus.

Eh bien, l'homme m'apparaît comme un jumeau.

L'homme est un jumeau

Eh oui, un jumeau.

Il y a un frère au Ciel qui commence à exister petit à petit. Au début, ce n'est qu'un atome potentiel. Et puis petit à petit, grâce aux informations en provenance de l'individu incarné, le disciple de l'autre côté commence à exister, à se mouvoir et à être même autonome par rapport à l'incarné qui, cependant, vit sa vie en bas.

[...]

Et pour moi, c'est cela. C'est un frère qui est en haut et un frère qui est en bas. Chacun faisant le travail qui lui est propre, avec le matériel qui est dû à son plan. Et puis un jour, une communication s'installe.

Le frère qui est en haut commence à envoyer des instructions au frère qui est en bas. Le frère qui est en bas les reçoit, y obéit, concrétise ces informations, ce qui permet de renvoyer ces mêmes informations, mais dix fois plus riches, au frère qui est en haut. Et lorsque tous ces échanges nécessaires ont eu lieu, on trouve un frère qui était en bas et qui commence à monter, tandis que vient à sa rencontre le frère qui était en haut.

Qu'est-ce que l'on voit ?

Eh bien on voit deux frères qui font enfin chacun une part du trajet pour aller rejoindre l'autre. Et c'est ainsi que l'on trouve cette image fantastique des deux triangles entrelacés que l'on appelle aussi l'Etoile de David. C'est le plus beau symbole de l'homme réunifié.

Et sitôt que l'homme est ainsi réunifié, il n'est pas simplement un double éthérique qui vivait auprès de nous, dont la contrepartie humaine continue à vivre sur la Terre. Il est tout entier là, un frère complet.

Il est un Maître.

C'est à ce titre-là qu'il me tarde de vous accueillir. Votre double éthérique est déjà parmi nous. Déjà il reçoit ses instructions. Et c'est pour cela que, quoi que vous fassiez, un jour ou l'autre, vous vous réintéressez à la spiritualité. Même si vous partez en vacances et que vous oubliez tout, un jour ou l'autre, une petite voix vous y efforce.

Alors vous allez me dire, mais qu'est-ce qu'est l'âme dans tout cela, n'est-ce pas ? Eh oui, grande question !

Qu'est-ce que l'âme

Mais j'ai envie de laisser cette question pour une autre fois, sinon on est de nouveau parti pour une heure de discussion.

Je dirais simplement pour que vous ayez un peu de matériel afin de réfléchir correctement, que l'âme est aussi un mirage. Eh oui ! Je sais que l'on a beaucoup discuté à propos de l'âme, que moi-même je vous en ai souvent parlé, mais il faut développer les concepts. L'âme est aussi un mirage, une forme d'existence.

L'âme, c'est quoi ?

L'âme, c'est ce qui reste en haut pendant qu'une partie descend en bas. Ça, cela crée l'âme, et c'est un mirage.

Parce que, sitôt que la réunification s'installe, l'âme n'existe plus, la Divinité commence à apparaître.

Et c'est pour cela qu'à ce moment précis, il est très difficile de savoir si l'on va rester près des hommes pour les aider et les instruire, ou si l'on va s'enfoncer dans un Cosmos profond où l'on n'entendra plus parler de nous. À ce moment-là, c'est vrai, le Cosmos peut happer cet individu. Parce que voilà, simplement une Divinité qui se retrouve. Alors, il faut faire un effort puissant.

C'est pour cela que l'Amour et le Sacrifice sont de belles choses. Parce qu'il n'y a que par le sentiment d'Amour et de Sacrifice que cet effort peut être fait.

Il faut faire un effort puissant, de manière à créer artificiellement un centre de gravité qui permet à une forme d'individualité de persister. Et ainsi, l'on devient des Maîtres dans une Hiérarchie, ou des Choans dans une Hiérarchie, et l'on peut s'occuper des hommes.

Quand je vous dis cela, je ne veux pas vous tirer une larme de compassion pour que vous vous disiez : “les pauvres, les pauvres !”. On fait cela avec joie aussi ! C'est une joie, bien sûr ! La joie de pouvoir être, à ce moment-là, de véritables mères cosmiques.

Je sais que de façon énigmatique, les Maîtres apparaissent toujours sous un aspect masculin. Lorsque vous faites le compte, cela peut paraître étrange. Mais s'il semble que nous soyons tout le temps et uniquement masculins, c'est parce que, étrangement, dans la manifestation, nous ne sommes que féminins. Et c'est pour cela que notre contrepartie va demeurer masculine dans ce que vous pourrez appeler les hautes sphères de la Hiérarchie. Tandis que tout ce qui descend vers les hommes est toute notre capacité féminine. Ça, oui !

Qu'est-ce qu'un Maître ?

Qu'est-ce qu'un Maître ?

Un Maître est un Maître qui a la capacité d'être père-mère. Il n'est pas un homme ou une femme. Il est père-mère. Et vous le savez bien.

C'est pour cela que vous le cherchez tant, d'ailleurs, n'est-ce pas ?

Allez ! Il faut que je m'en aille maintenant. Cela ne servirait à rien de parler plus longtemps. Vous avez assez de matériel pour réfléchir.

Je vous demande, je ne vous donne jamais de travail, mais cette fois-ci, je voudrais que l'on sorte les emplois du temps et que l'on note. Je vous donne du travail.

Jusqu'à présent, on s'est un petit peu amusé. C'est sûr, j'y ai employé beaucoup d'années. Mais il faut commencer à mûrir. Allez !

Quand les enfants sont petits, on leur raconte des histoires et on va les surprendre au milieu de leur amusement et on leur raconte ces histoires. Puis, au fur et à mesure qu'ils grandissent, il faut commencer à distribuer du travail.

Alors, jusqu'à la prochaine fois, sur quoi on va réfléchir ?

Eh bien, vous allez mûrir cette notion d'image de soi.

Et pour mûrir cette réflexion, vous allez gentiment, souplement, toute la journée, non pas vous critiquer, mais observer les mouvements de votre psychologie, observer vos motivations et observer le prix que vous faites payer aux autres, ou le prix que vous êtes prêt à payer vous-même pour l'existence de telle ou telle gloire.

Vous allez ensuite essayer de bien sentir, percevoir la notion que l'image est en provenance d'une réaction de violence par rapport à l'autre. Et essayez de bien percevoir cette violence, car si vous arrivez à la percevoir, vous en serez débarrassé pour toujours. Et une grande méditation vous attend. Vous serez des êtres nouveaux. Ça, je peux vous le garantir, ce n'est pas un rêve !

Et ensuite, vous allez tout simplement apprendre à être heureux.

C'est un autre sujet, mais j'en fais quand même une part du devoir.

Parce que les gens sont toujours trop tristes !

C'est vrai qu'il leur faut tellement de choses pour créer leur bonheur, il n'est donc pas étonnant qu'ils soient tristes à un moment donné !

Essayez de cultiver la joie, mais la vraie - pas la joie de l'image, la joie du carnaval - la joie, celle qui existe lorsque l'on n'est plus coupable de rien, lorsque l'on est simplement un matériau à travailler ; lorsque l'on est plus coupable d'exister, mais que l'on est venu ici pour exister et pour travailler. Découvrez ce grand espace où vous serez libre.

Si vous voulez que j'aie servi à quelque chose, faites ce travail ! Sinon je crois qu'un jour je m'épuiserai. Eh oui ! Je finirais peut-être par être déçu, qui sait ?

Allez, travaillez bien !

Et chaque fois que vous allez travailler, sachez que l'énergie que vous allez dégager dans cette activité du cœur et de la tête, vous allez attirer des petits guides, des petites muses qui vont, petit à petit, vous aider à faire l'exercice. Puis, plus loin, quand vous allez pousser la réflexion, qui vont vous aider à vous relier à ce frère jumeau que l'on appelle l'âme, et qui est là-haut déjà dans la Hiérarchie avec nous. Jusqu'à ce que vous n'ayez plus besoin de toutes ces petites muses et que vous puissiez contempler la Vérité.

Allez, je vous rends à la vie, allez vous dégourdir, buvez un verre ! Oui, buvez pour moi quelque chose ! Les petites bulles viendront jusqu'à moi, c'est certain !

Je vous salue.

(Date de la conférence : 16 11 1991)

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