
Quelle est La nature du mental ?
Lors de ces contacts avec vous, vous vous mettez en relation avec le mental des participants et répondez éventuellement aux questions, aux interrogations conscientes ou inconscientes des participants.
Comment durant ce contact générer une interaction entre vous et nous, au niveau mental, développant une qualité de synergie de manière à ce que l'impact de cette soirée résonne au-delà de notre groupe dans l'espace et le temps ?
Je vous souhaite la bienvenue et merci pour cette question que je vais développer.
Mais avant de commencer tout discours, et comme je le fais à chaque fois, je spécifie que la qualité d'écoute que j'attends de vous n'est pas celle de celui qui va aimer ma parole, ce souci est de la mémoriser et même de la suivre demain dans sa vie quotidienne. Ce que je souhaiterais, et je vais le développer d'ailleurs dans la question qui m'a été posée, ce que je souhaiterais c'est davantage des étincelles de pensée. C'est-à-dire que je préférerais qu'en fait vous écartiez l'esprit, les œillères de l'esprit, un tout petit moment, une toute petite seconde. À l'instant où, justement, je vous propose de faire une démarche.
Pourquoi est-ce que je spécifie cela ?
Parce que, pour ceux qui me connaissent, vous savez qu'à certains moments j'ai l'air de parler avec une forme de violence, ou du moins j'ai l'air de vouloir casser les principes auxquels les hommes s'accrochent le plus, et ceci au nom de l'amour-même, au nom de la spiritualité-même. Ce sont donc des principes auxquels on tient énormément.
C'est à ce moment-là que je vous demande d'avoir confiance en moi, de faire non pas acte de foi vis-à-vis de moi, ni même preuve d'amitié ou d'amour, mais tout simplement de vous permettre la prouesse intellectuelle. De façon à ce que si cette prouesse, ce petit saut que je vous propose vous emmène quelque part, que vous puissiez goûter ce qui est ce quelque part, cet ailleurs, et en le goûtant c'est vous qui déciderez soit d'y rester, soit de revenir sur votre ancien territoire.
Je ne vous demande donc pas de me croire, ni de m'aimer, ni de me suivre, ni même de m'écouter. Je vous demande simplement intellectuellement de jouer le jeu, une forme de jeu. Comme les enfants sont capables de jouer à la ronde ou à la marelle, de s'incarner complètement dans le jeu lui-même.
Le jeu
Le jeu ce n'est pas un danger.
Si je joue à être un athée, par exemple pendant cinq minutes, parce que la prouesse intellectuelle me le demande, je ne risque rien ! Je ne fais que jouer le jeu et je vais voir ce qui se cache de l'autre côté.
Si, cependant, j'ai peur de jouer le jeu, parce que je vais me juger à l'instant où je vais me croire athée ou jouer ce jeu athée, alors là je ne suis pas capable, non seulement d'aller plus loin, mais aussi de jouer tous les jeux de la vie. À partir du moment où j'ai un principe, cela veut dire que j'ai le processus de création pour des milliers de principes.
Je dirais donc qu'un homme spirituel est un homme qui a des vertus, qui a des loyautés mais aucun principe. C'est ce qui lui permet d'ailleurs de se dépasser sans cesse ! Car la spiritualité est un événement de dépassement sans arrêt, sans arrêt.
Pour se dépasser, quelque fois il faut renier un ancien schéma de comportement, un ancien schéma moral ou même spirituel. Cela demande beaucoup de courage ! Le même courage, la même proportion que l'attachement à tel ou tel principe. Cependant si on décide que c'est la Vérité qui compte, que c'est la Liberté que l'on souhaite, alors on se trouve capable de toutes les mutations et on ne s'accroche à rien du tout ! Sinon à une seule vérité ou à une seule croyance qui est, justement, de préférer la Liberté à chaque étape. Si cela doit être votre croyance, que cela soit uniquement celle-là !
Ce qui ne veut pas dire que vous devez être des hommes et des femmes sans principe, sans foi ni loi.
Alors vous allez me dire : “Mais un ignorant a besoin de quelques repères pour avancer, sinon il n'est même pas capable d'avancer !”
Principes que l'homme se crée
Je dis d'accord, les repères sont nécessaires, mais un repère n'a aucune raison de se cristalliser au point de devenir un principe et de mener ensuite l'homme d'après sa loi. Un repère est plutôt, je dirais, un acte d'intelligence, un temps supplémentaire qui concourt à la maturité de l'esprit. Un repère doit toujours être une référence qui permet d'analyser, de juger, d'estimer une situation. Mais en aucun cas cela ne doit devenir un principe.
Le véritable disciple doit être capable même de soupçonner que Dieu, éventuellement, n'existe pas. Bien sûr c'est difficile de penser cela, parce que tout disciple débutant ou légèrement avancé n'a que l'amour de Dieu en tête et dans le coeur. Donc, lui proposer la prouesse intellectuelle et philosophique d'estimer que, éventuellement, Dieu n'existe pas, sous la forme qu'il entend bien sûr et qu'il le présume, c'est lui demander en fait de renier sa foi. Une foi qu'il juge en même temps fort nécessaire pour avancer, pour faire le peu de méditation auquel il se contraint et pour faire tous les sacrifices vis-à-vis de son ego qu'il croit devoir faire.
Comment faire toutes ces choses, accomplir tous ses devoirs si l'on n'est pas stimulé par la foi, par l'amour que l'on porte à un Père, à un Dieu, à un Maître ?
Et c'est là tout le problème ! Parce que le disciple sent bien que sans cette foi il n'y a que solitude. Et pas simplement une solitude individuelle mais soudain une solitude cosmique.
“Tiens mais si Dieu n'existe pas alors on est tout seul sur un petit grain de sable ! Que veulent dire alors les Maîtres quand ils parlent d'initiation ? Que veulent dire alors tous les illuminés quand ils parlent du mariage alchimique ?” Et l'on se demande si devenir un super-homme, comme le sont par exemple les Maîtres, on se demande ce que cela veut dire d'un coup. Cela avait un sens quand on mettait Dieu en haut de la pyramide mais s'il n'y a plus Dieu le Père alors qu'est ce que cela veut dire devenir un super-homme si l'espace est vide ?
C'est de cela que nous allons parler, en même temps que je traiterai de la question. C'est de cette solitude qu'il y a entre la jeune foi, la première foi, que le disciple doit délaisser, et la seconde foi qui est la vraie et qu'il ne peut découvrir qu'en ayant franchi ce désert intermédiaire où il lui semble, qu'éventuellement, Dieu n'existe pas.
À son esprit c'est bien cela qui raisonne : éventuellement Dieu n'existe pas.
En fait tout cela est un travail au niveau de la pensée, et c'est maintenant que je commence à répondre à la question. C'est uniquement un travail de dialectique.
Pensée et Dialectique
Lorsque je pense avec tous les repères, les repères que j'ai acquis grâce à ma maturité, grâce à mon intelligence ou mon manque d'intelligence, grâce à mon éducation, grâce à mes incarnations passées, etc., grâce à l'avancement de ma race, de ma civilisation, lorsque je me mets à penser qu'est ce que je fais en réalité ?
Je fais raisonner ces différents ingrédients, ces différents repères.
Je ne peux pas avoir une pensée comme on peut avoir un état contemplatif. “Tiens maintenant je vais penser à propos de Dieu et je vais Le penser Lui, tel qu'il est Lui.” Ce n'est pas possible ! S'il en pouvait penser Dieu alors on culbute dans un état. Ce n'est plus une pensée c'est un état.
Devenir un témoin
Une forme de pensée peut être présente, mais ce n'est qu'en fait que la faculté d'être témoin de l'état. Je dirais que la pensée supérieure, la pensée dans son état absolu, c'est de devenir uniquement un témoin et non plus un stade où l'on va réfléchir à toutes sortes de choses, projeter toutes sortes de choses et souvenir de toutes sortes de choses.
Donc lorsque je vais penser à propos de Dieu, je ne vais pas être la pensée qui contemple Dieu. C'est pour ça que la première foi est une foi qui va s'éliminer au fur et à mesure de votre avancement. Et quelquefois cela vous fera peur, parce qu'il vous semblera vous éloigner de la pureté originelle que vous aviez en commençant la spiritualité. Cependant il faut savoir que c'est un retournement nécessaire.
Lorsque je vais donc penser Dieu ou penser à Dieu, je vais mettre en résonance une multitude de repères qui existent dans mon esprit, et qui n'ont rien à voir avec la philosophie le plus souvent, ou avec la morale, ou avec l'ésotérisme, mais tout simplement avec ma psychologie.
Le premier plan avec lequel ma pensée pense, c'est avec mon plan psychologique, mon univers psychologique, mon univers affectif, mon univers de complexes ou de traumatismes, mon univers de répressions, ou de projections, de refoulements ou autre chose. À partir du moment où j'observe quelle est ma psychologie courante, eh bien je vais imaginer le Dieu qui me correspond, c'est immancable !
Prenez des psychologies qui par exemple sont assez tournées, tout en étant spirituelles, je ne le cache pas, mais qui sont quand même assez tournées vers la société, la consommation, les plaisirs que l'on peut en tirer, la liberté que l'on tire de la consommation et de ses plaisirs. Eh bien vous verrez ces individus en fait nourrir une multitude de désirs. Et ceci n'est pas un reproche, c'est uniquement un état de fait. Ici nous ne jugeons personne, nous apprenons à comprendre, uniquement.
Alors imaginons ce disciple qui est bien spirituel, mais qui aime aussi la vie, qui aime aussi consommer. Parce que il n'y a pas pour lui que le plaisir dans la consommation, il y a aussi une liberté. Pouvoir faire un voyage, pouvoir avoir une voiture, pour aller plus loin, rencontrer d'autres gens, faire des séminaires. En fait cela sert d'éveil à sa conscience, mais il est obligé de passer, pour cela, par la société de consommation.
Donc quand il va imaginer Dieu, et notamment le Pouvoir de Dieu, parce qu'on ne dissocie jamais la Présence de Dieu de son Pouvoir, tout débutant associe le terme Pouvoir à Dieu et sa Présence. Donc quand ce disciple va penser Dieu et au Pouvoir de Dieu, il va immanquablement penser que Dieu va pouvoir l'aider à obtenir ses choses : l'aider à gagner de l'argent, l'aider à gagner une voiture ou l'aider à faire son voyage, ou ceci ou ceci ou cela. Et ainsi il va être attiré par soit les philosophies, soit les plans de redressement psychologiques qui correspondent à cette capacité d'utiliser ce qu'ils estiment être le Pouvoir de Dieu, dont ils sont, en plus, dépositaires.
Prenons un autre disciple qui lui ne songe pas à la consommation, qui ne cherche pas - à tort ou à raison, d'ailleurs je ne juge personne, on essaye de comprendre - qui n'est pas attiré par la consommation, qui ne cherche pas les éveils de conscience à travers des voyages, à travers des spectacles, à travers des spectacles culturels, cet individu-là va penser Dieu et le pouvoir de Dieu uniquement en termes de réalisation, d'illumination. Et lui, tout ce qu'il voudra, c'est par exemple devenir médium ou télépathe ou rentrer en communication avec un déva ou provoquer la rencontre avec un Maître sur le Plan ÉThérique, etc., etc. On pourrait voir en fait qu'à chaque disciple correspond une vision de Dieu, parce que chaque disciple a un profil psychologique bien typique.
Donc lorsque cette idée de Dieu s'élève dans la méditation ou la prière. Ce n'est qu'une idée ! Ce n'est pas le coeur d'un disciple qui s'ouvre et qui monte dans le Cosmos pour rencontrer un déva, un Maître ou Dieu. C'est une idée qui monte !
L'idée de ce qui me manque : par exemple l'illumination, l'initiation ou l'argent pour faire mes voyages initiatiques. C'est cette idée-là qui monte et qui va essayer de demander à Dieu toute la compensation de ce que l'on croit que l'on n'a pas. Or il se trouve que toute vraie prière, toute vraie méditation ne doit pas être une idée qui monte mais au contraire la cessation de l'idée. Se mettre uniquement dans l'état de témoin afin de reconnaître ce que l'on est déjà, ce que l'on possède à l'intérieur du coeur.
C'est cette idée-là qui monte et qui va essayer de demander à Dieu toute la compensation de ce que l'on croit que l'on n'a pas.
D'où la difficulté pour le disciple de savoir méditer. Uniquement parce qu'il monte en tant qu'idée vers Dieu au lieu de se dépouiller de l'idée et de devenir un témoin qui sera lui seul capable de goûter la Présence que l'on va appeler la Présence Divine en soi. Ce malentendu crée une attente qui est souvent insupportable pour le disciple. Il se sent seul, il ne se sent pas entendu, il croit que ses efforts ne servent à rien, il croit que cela fait des années qu'il travaille pour rien, et que finalement il est mauvais dsciple, qu'il n'est pas doué et qu'il n'arrivera jamais. Et c'est alors qu'on le voit essayer des méthodes de plus en plus dures, ou courir les pays pour rencontrer les Maîtres les plus performants, mais c'est à ce moment-là qu'il tombe sur des marchands de rêve, qui, eux, disent disposer de grands pouvoirs ou être des distributeurs d'illuminations, et en fait ils n'aboutissent à rien non plus avec ces êtres-là !
Une vie vécue de la sorte n'est pas une vie inutile, puisque la contemplation d'un problème fait que dans la prochaine vie, eh bien, on sera débarrassé du problème. Mais cela fait une vie de souffrance ! Et vous savez bien avec quelle souffrance je parle, puisque c'est la vôtre. Alors pour éviter cette souffrance, ou pour l'avoir sur le dos le moins longtemps possible, essayons, dès le début, de regarder nos idées.
Regarder nos idées
Quelles sont nos idées à propos de Dieu, de sa Présence Cosmique, de sa Présence en nous, de son Pouvoir ?
Sitôt que je m'aperçois que je pense Dieu à travers une multitude de repères.
Des repères qui peuvent être d'ailleurs très affectifs souvent, comme par exemple je n'ai pas connu mon père, alors cela embrase ma foi parce qu'il y a au moins Dieu le Père Cosmique au dessus de moi qui m'aime et me dorlote ! Je n'ai pas connu ma famille, alors de nouveau je préfère changer à la Hiérarchie des Maîtres, là est ma famille, c'est ma famille spirituelle ! Je vois ainsi une multitude de projections.
Qu'est ce que je fais une fois que j'ai compris qu'en fait je vois Dieu comme le père que je n'ai pas eu, que j'aurais aimé avoir, ou comme la mère que je n'ai pas eue, ou comme la famille que je n'ai pas eue, ou comme le professeur que je n'ai pas eu, comme le Maître que je n'ai pas encore ? Lorsque je vois que j'entretiens cette idée, je dois essayer de dissoudre cette idée. Mais non pas en me rassurant, en me disant : “Ce n'est pas grave si je n'ai pas eu un bon papa ou une bonne famille ou un bon professeur, ce n'est pas important.” Je ne peux pas compenser un manque qui a été réellement expérimenté de la sorte. Je dois me placer légèrement au dessus de l'endroit où j'ai éprouvé ce manque.
L'endroit où j'ai éprouvé ce manque il est où ? Il est dans mes émotions, dans mon affectif : j'ai souffert ! Si donc je veux compenser ce manque, en me dissuadant que ma souffrance maintenant est terminée ou qu'elle n'a pas compté ou qu'elle n'a plus raison d'être, je n'y arriverai pas. Ce que je dois faire c'est me placer en tant que témoin vis-à-vis de ma souffrance. Je dois la regarder.
Regarder et écouter l'enfant qui a souffert
Je dois voir cet enfant qui a pleuré pendant tant d'années, parce que le père n'était pas là ou le père n'était pas le bon père, ou la famille pas la bonne famille, ou le professeur pas le bon professeur, l'employeur pas le bon employeur, etc., etc. Je dois voir cet enfant qui a pleuré et je dois comprendre pourquoi il pleurait, sa souffrance. Je dois l'entendre, je dois l'écouter m'expliquer pourquoi il pleurait. Alors je ferme les yeux, je visualise ce petit enfant, et je l'écoute me raconter. Exactement comme je m'imaginerais un film ou un petit garçon me raconte ses malheurs.
Pour me dégager de l'enfant qui a souffert, je dois, non pas, moi, redevenir un enfant et expliquer la souffrance. Je sais que certaines personnes font cela. Je n'ai rien contre. Mais disons que ce n'est pas à la portée de toutes les psychologies de faire ce genre de descente. Il faut être guidé, il faut avoir confiance, etc. Par contre, je peux très bien, tout seul, être mon propre témoin, le témoin de cet enfant qui a souffert. Parce qu'il y est toujours en moi. Je n'ai qu'à aller le chercher dans le fin fond de la mémoire. Et à partir du moment où je laisse l'enfant me parler. Et je spécifie que je laisse l'enfant me parler. Ça ne veut pas dire que moi je me souviens de mes souffrances, moi je me rappelle mes souffrances, sinon, de nouveau, il y a confusion entre le moi qui existait quand j'étais enfant et le moi qui existe aujourd'hui alors que je suis un adulte. Et si je fais une confusion entre les deux je ne peux pas me débarrasser de ce passé. C'est impossible ! Il y a superposition des lectures et contamination. Si au contraire je regarde mon portrait tel que j'étais quand j'étais petit et que je vois cet enfant, je regarde cet enfant et j'écoute cet enfant me raconter ses malheurs c'est avec le moi de l'adulte que je suis aujourd'hui que je l'entends, que je l'écoute. Et il y a tout un transfert d'amour de ce que je suis aujourd'hui, de ce que je maîtrise aujourd'hui, de ce que je sais aujourd'hui.
Toute cette chaleur, toute cette intelligence, va aller sur cet enfant qui, à l'époque, ne disposait pas de cette intelligence, de ce contrôle, de cette maîtrise, de cette compréhension, pour vivre la situation d'une manière différente, et c'est pour cela qu'il a été blessé.
Je peux, donc, par un simple dialogue avec mes couches anciennes d'existence, et qui sont des petits moi qui continuent d'exister, exactement comme ils ont existé à l'instant où ils ont été pétrifiés dans mon être, sitôt que je discute avec ces autres petits moi je leur apporte ce que, aujourd'hui, je sais, ce que, aujourd'hui, je contrôle.
Bien sûr vous allez me dire : “Mais si ces différents petits moi pétrifiés ont eu quand même une influence dramatique sur ma vie, cela veut dire que je ne suis pas, aujourd'hui, quelqu'un d'équilibré, en parfait contrôle, avec une intelligence parfaite ! Donc comment est-ce qu'il y aurait un moi suffisamment adulte, équilibré, et en maîtrise en moi pour dialoguer avec les moi inférieurs qui ont souffert ?”
Bien sûr ! Tu peux me faire cette remarque ! Mais même si à cause de ces petits moi qui ont souffert, ton moi adulte aujourd'hui est déséquilibré ou chagriné ou a été ralenti dans son développement, tu n'en es quand même pas moins adulte, avec donc beaucoup plus de contrôle que l'enfant qui a souffert en toi. Même si aujourd'hui tu es déséquilibré, le fait que tu sois adulte tu as une plus grande maîtrise, par exemple, sur les émotions, chose que n'avait pas l'enfant de 6 ans, de 13 ans que tu étais. Donc en toi, en tant qu'adulte de 30, 40, 50 ou 60 ans, avec ta maîtrise de certaines émotions, de certaines idées, tu peux aller dialoguer avec cet enfant, même si tu es déséquilibré aujourd'hui ou pas épanoui, tu as quand même une influence et tu peux guérir. Absolument !
À partir de ce moment-là, tu apprends en même temps quelque chose d'intéressant. Tu apprends à voir qu'il y a une multitude de petits moi en toi, que tu n'es pas ce Jacques ou ce Paul ou cette Evelyne tout entière, que tu as l'habitude d'éprouver jour après jour, que tu vois penser jour après jour, que tu soignes jour après jour, à qui tu donnes à manger... Evelyne c'est une multitude de petites Evelyne, Paul c'est une multitude de petits Paul. Il y a le Paul qui avait un an, le Paul qui avait deux ans, le Paul qui avait dix ans, le Paul qui avait vingt ans, le Paul qui avait trente ans, le Paul qui a aujourd'hui quarante ans. Ce sont tous ces Paul qui existent maintenant. Ce qui fait que tu les fais fusionner...
Moi j'appellerai cela plutôt la confusion, d'où d'ailleurs ton état de déséquilibre, parce que tu es Paul, tu as quarante ans, tu sais très bien que tu es un adulte, tu contrôles parfaitement certaines choses et d'un seul coup, patatraque !, pour certains sujets, tu es un enfant de dix ans. D'où ta terrible surprise. D'où aussi la supériorité par exemple de ta femme sur toi ou de certains de tes amis sur toi ou éventuellement de ton employeur sur toi. Et tu n'admets pas cette chose parce que tu es un adulte, tu as quarante ans et il y a une multitude de choses que tu maîtrises et que tu fais mieux que les autres ! Alors pourquoi, pour une simple faiblesse, ça serait ta femme qui aurait droit au pouvoir ou ton employeur qui aurait droit au pouvoir ou tes amis, ou ceci ou cela ?
Confusion et Agressivité
D'où se crée en toi le sentiment, plus loin, d'une mésentente avec toi même. Quelque part, donc, tu vas te sous-estimer, ne pas t'aimer, ne pas t'apprécier, tu vas commencer à te cacher. Et sitôt que l'on commence à cacher un défaut ou une faiblesse, c'est là que cela devient un point d'agressivité. Ce qui fait que pour cacher ma timidité par exemple eh bien je deviens quelqu'un d'agressif. Ou pour cacher mon incompétence dans tel ou tel domaine je deviens quelqu'un qui attaque ou qui se surprotège ou qui fait ceci ou qui fait cela.
Il vaut mieux, lorsque l'on a une faiblesse, en fait, la montrer au grand jour même si certaines personnes risquent d'en profiter, parce qu'au moins cette faiblesse ne risque jamais de tourner en un élément négatif d'agressivité. Une agressivité que les autres endurent mais que soit aussi l'on endure. Car en même temps que l'on fabrique cette agressivité, on y baigne soi même, on conçoit ses pensées agressives, on y est !
Donc, chaque fois qu'un homme pense, il va penser en relation et en résonance avec tout ce qu'a pensé le petit Paul qui avait 10 ans, le petit Paul qui avait 20 ans, le petit Paul qui avait 30 ans. Comment éviter alors la confusion ? C'est impossible ! Comment trouver un alignement parfait ? C'est impossible !
Comment trouver un groupe parfait où chaque individu sera responsable, s'assumera, où chaque individu saura accepter aussi l'erreur de l'autre, le défaut de l'autre ? C'est impossible ! Face à l'erreur de l'autre, il se sentira aussitôt agressé. Face à l'incompétence de l'autre, il se sentira agressé dans son travail ou dans sa vie. Il n'y aura pas, donc, de maîtrise en fait sur une situation, ni sur un programme, ni sur un projet, ni sur une construction.
Sitôt que je m'aperçois que je suis la confusion, l'addition de ces différents petits moi, à l'instant où j'éprouve une réaction à quelque chose, une réaction à un mot, une réaction à un événement, à une situation, à un livre, à une idée, à un groupe de gens, à une nation, n'importe quoi, alors je sais quel petit moi est en train de réagir.
À l'instant où, par exemple, je manque de calme face à un ami qui me parle mal, si j'ai réellement pris connaissance en moi de ces différents petits mois, alors je sais que ce manque de calme provient sans doute du petit Paul quand il avait quinze ans, qui avait peur de la société, qui se sentait agressé par tout, toutes les inconnues de la société, qui avait peur, en même temps, de la pression, de la famille, qui semblait vouloir, trop vite, que petit Paul prenne de grandes responsabilités, choisisse un métier. Petit Paul se sentait déjà comme dehors de la maison, devant s'assumer tout seul avec un maigre salaire. C'est tout cet arassement, toute cette peur, qui conduit le grand Paul d'aujourd'hui à être impatient, intolérant.
Si, par contre, petit Paul, parce que grand Paul l'écoute, petit Paul a eu le temps d'effacer son tourment, parce qu'il a vu avec le temps que grand Paul a fait tout le travail pour lui, que grand Paul s'est développé, grand Paul est né avec les années, avec l'éducation, avec l'école, avec l'aide de la société, avec l'aide de la famille aussi. À ce moment-là, petit Paul va faire confiance à grand Paul et il va réellement fusionner, ses petits mois vont fusionner successivement avec le grand moi. Et c'est ainsi que l'on voit un être épanoui, absolument stable ! Je ne dis pas parfait, on peut toujours avoir des défauts, mais ce ne sont pas des défauts issus des problèmes du passé. Un homme parfaitement stable est un homme qui n'a plus de passé.
Un homme parfaitement stable est un homme qui n'a plus de passé.
Or, pour tout le monde, le passé existe. Tout le monde se dit : “Ah bien si je suis comme ça aujourd'hui, c'est parce que je n'ai reçu que des gifles ! Si j'ai peur de ça aujourd'hui, c'est parce que quand j'avais 15 ans il m'est arrivé ça. Si je ne mange plus de ça aujourd'hui c'est parce que quand j'avais 20 ans il m'est arrivé ça. Si je suis dans tel état, si je pense ceci, si j'ai peur de cela, c'est parce que, c'est parce que, c'est parce que...”
Tout le monde est plein du passé. Et ce passé - et là est son piège - ce passé devient, pour la pensée qui n'est pas disciplinée, qui n'est pas assez en contact avec l'âme parce qu'elle n'en a pas l'occasion puisqu'elle est complètement rivée à penser à propos des choses du passé. Ce pensée se transforme en raison. Et la pensée se dit : “Mais j'ai raison d'avoir peur ! Parce que quand j'avais 15 ans on m'a fait peur, on m'a trahi, on m'a abandonné, on m'a laissé, etc.”
Tous les événements du passé deviennent donc pour le présent des raisons d'être ce que vous êtes aujourd'hui. Si bien qu'à partir du moment où vous trouvez une raison de l'être, donc d'exister à un juste titre tel que vous êtes... Vous avez parfaitement raison à mon point de vue, mais nous parlons, là, de la souffrance que vous en éprouvez ! Sitôt que vous vous sentez les raisons d'exister tel que vous êtes, alors vous vous cristallisez. Et c'est par la cristallisation que vous créez une personnalité.
Si bien que l'on va dire ensuite : “eh bien Paul il est comme ça, Jacqueline est comme ça, Gérard est comme ça !” Et que l'on peut être sûr que dans tel ou tel événement, il va agir comme ça, elle va agir comme ça. On peut le jurer les yeux fermés ! Parce que, exactement comme en chimie, on sait que en mettant Paul avec tel problème, telle idée, telle cristallisation dans tel genre d'événement, cela ne peut donner que telle ou telle réaction.
Donc, lorsque l'on veut faire le premier pas en spiritualité... Pour le premier pas, je ne conseille jamais d'aimer Dieu, ni de croire en Dieu, ni de s'intéresser aux Maîtres, pas même à la méditation, ni au bien-être, ni au chakras, ni à l'aura, ni aux méridiens, ni de savoir si la Lune est verte ou rose, s'il y a vraiment des martiens sur Mars, ou si Vénus va se rapprocher de nous un jour ou l'autre. Je conseille uniquement de travailler à démembrer le passé. Et de voir que le passé ce ne sont pas des états qui continuent aujourd'hui à visiter et qui vous constituent, mais que ce sont des petits mois qui ont été pétrifiés par, justement, l'ardeur de certains événements, l'ardeur de certaines de vos émotions, ou de certaines de vos peurs.
Lorsque l'on veut faire le premier pas en spiritualité, je conseille uniquement de travailler à démembrer le passé.
Il faut que vous alliez voir tous les squelettes, en fait, que vous avez dans votre placard. Une fois que vous aurez vu tous ces squelettes - et ce n'est pas compliqué, ce n'est pas un travail de psychanalyste, absolument pas ! - eh bien, vous allez pouvoir les laisser tomber en poussière, parce qu'ils sont tellement vieux qu'ils ne demandent qu'à tomber en poussière. Ce qui les maintient solides et droits, c'est uniquement votre force-pensée.
Qu'est-ce que donc la pensée quotidienne ? Hmm ?
C'est de la croyance, uniquement de la croyance !
La Pensée et la Croyance
Lorsque je pense que je suis par exemple timide, est-ce que c'est une pensée logique ? Analysons cela uniquement du point de vue de la réflexion de l'intelligence. Est-ce que c'est une pensée logique ?
Non !
Pourquoi ?
Simplement parce que l'intelligence et la logique vont se dire : à chaque nouvelle situation il peut y avoir une nouvelle chimie. Parce que chaque situation va m'apporter des éléments différents. Dans certaines situations je vais être capable, dans d'autres peut-être je serai incapable, mais dans de nombreux autres je vais être capable, ou de parler ou de maîtriser ou de faire quelque chose, de rendre service, d'intervenir... Donc ma timidité, dans la plupart des situations, n'est pas justifiée. Alors pourquoi la ramener systématiquement partout ?
Parce que je pense que je suis timide ? Non ! La pensée est un acte ! Quand elle est une vraie pensée, c'est un acte ponctuel, un acte de chaque seconde. Le cerveau lit, il confronte notre amas d'émotions, notre état aussi physique, c'est à dire si je suis bien réveillée, si je suis en bonne forme, en bonne santé pour développer telle et telle émotion face à telle situation, développer telle et telle pensée, tel et tel comportement. Et ceci, face à l'événement, va constituer ma réaction, donc ma pensée.
Si je suis un être logique je vais donc être neuf à chaque instant.
Si je ne suis pas du tout logique, si je suis un croyant, comme tous les hommes, alors je vais ramener tout mon passé, à chaque fois ! Donc je ne pense pas être timide, je crois être timide. Et j'ai une foi absolue dans cette croyance.
Elle est tellement absolue ma foi que, effectivement, chaque fois que je me retrouve face à mon employeur, chaque fois que je me retrouve face à quelqu'un que je juge mieux que moi, plus grand que moi, je perds les moyens, ou je rougis ou je ne sais plus quoi dire ou je n'ose pas dire, même si j'ai envie. Ma croyance est terrible ! De la même manière que je crois en Dieu, je crois en ma timidité, et c'est pour cela que, je te l'ai dit tout à l'heure : pour le disciple avancé il s'agit même de renoncer à la croyance en Dieu. Parce que en renonçant à la croyance en général - et donc Dieu va en pâtir dans le tas - on renonce donc à Dieu mais on renonce aussi à tous les processus de construction que l'on a dans l'esprit.
C'est pour cela que, pendant un certain temps, on aura l'impression de ne plus croire en Dieu, de ne plus aimer Dieu, d'avoir perdu la foi. Mais l'on n'a pas perdu la foi, la foi du coeur elle est là ! On a simplement fait cesser le système de la croyance. Alors forcément Dieu ou le concept de Dieu - mais non pas la Présence ou la Personne de Dieu, ces choses-là ne sont pas entachées - le concept de Dieu va être, à notre sens, à notre jugement, entaché.
Donc chaque fois que je vais penser “je suis timide, je suis inefficace, je suis incompétent”, la raison va me dire : “Et j'ai mes raisons pour cela ! Parce que j'ai essayé de faire ceci, je n'y arrive pas, ou chaque fois que je le fais j'échoue !” Ma croyance va donc être très dure et ancrée, mais il faut que je m'aperçoive que c'est une croyance.
À partir du moment où j'accepte que c'est une croyance, la raison qui me dit : “Mais pourtant, dix fois tu as essayé, dix fois tu as échoué !” Cette même raison me dit : “Eh bien si on essayait de faire alors la chose autrement ! Ou si, avant de faire cette chose-là, pour laquelle sans doute on n'est pas prêt maintenant, mais si, avant de la faire, on se préparait à la faire en faisant autre chose qui serve de préparation ? Et après, peut-être dans dix minutes, ou peut-être dans cinq ans, ou peut-être dans l'autre vie, il ne faut pas être impatient ! Et je pourrais faire ce que aujourd'hui il me semble que j'échoue.”
Donc, sitôt que l'on réalise que nous ne sommes qu'un amas de croyances, l'intelligence peut avoir lieu et lorsque l'intelligence se réveille on a toute l'éternité !
Lorsque l'intelligence se réveille on a toute l'éternité !
Ce qui fait que la croyance se perpétue et a bonne racine, bonne vie, c'est que l'on ne veut pas perdre de temps, on est pressé !
On veut très vite devenir guérisseur, on veut vite devenir ingénieur, on veut vite devenir médecin, on veut vite maigrir, on veut vite faire pousser les cheveux, on veut vite avoir de beaux ongles, on veut vite être blanc ou brune ou bien châtain, on veut vite devenir ceci, devenir cela, devenir un initié, vite rencontrer un Maître, vite ne plus mourir, donc devenir un immortel. On est pressé, pressé, pressé...
Alors quand on est pressé à ce point, il est normal que l'on ne tolère pas les incapacités, les incompétences !
On ne tolère pas de ne pas arriver à méditer, c'est sûr !
On ne tolère pas, si on est guérisseur, de ne pas arriver à faire des miracles !
On ne tolère pas, si on aime la peinture, si on est un peu peintre, de ne pas être un Michel Ange !
On ne tolère pas de ne pas être quelqu'un !
On ne tolère pas de ne pas être le Christ !
On est pressé !
Alors forcément, puisque l'on est si pressé, et que l'on en devient intolérant, eh bien la croyance continue ! Parce que c'est comme si on tournait autour du même obstacle et que l'on se butait chaque fois sur le même ménir. Lui, il est là et il ne bouge pas, parce qu'il est très gros ! Et voici petit bourdon qui tourne autour et qui, boiing !, se tape contre cette pierre immense ! Pourquoi ?
Uniquement parce que petit bourdon tourne trop vite. Il a passé la cinquième vitesse, il se remplit de vitamines et il a décidé d'aller très vite, pour monter en haut du ménir ou trouver Dieu ou trouver son diplôme ou trouver l'illumination ou quoi que ce soit qu'il ait imaginé.
Il faut comprendre que, à partir du moment où je suis une intelligence, le temps n'existe plus ! Plus ! J'ai le temps. Je n'ai devant moi que des étapes.
Et si effectivement je veux être en haut de mon ménir un jour ou l'autre, devenir un grand peintre ou un grand guérisseur à miracles, ou un grand prophète, ou un grand Maître illuminé, il est évident que si je me retrouvais en haut, eh bien je dois franchir, avec logique, une étape après l'autre !
Tandis que si je suis pressé, mon intelligence est troublée, comme une eau que l'on agite avec la main, et je ne vois pas les étapes qui sont à franchir. Alors d'un seul coup je veux être Michel-Ange, d'un seul coup je veux faire les miracles de Jésus-Christ, d'un seul coup je veux être Koot Humi ou un autre grand Maître illuminé ou je veux parler avec des dévas et je ne m'aperçois pas qu'avant de faire tout ça il faut que j'effectue la première étape, qui est, entre autres, de me débarrasser de mes croyances et de comprendre cette énergie qui est la croyance !
Tant que je n'ai pas compris cela, tant que je n'ai pas effacé le bas le plus bas, comment est-ce que je pourrais atteindre le plus haut ? J'ai toujours un boulet au bout des pieds ! Et c'est bien ce que je sens pendant la méditation, ce boulet immense qui m'empêche de monter !
Malgré tous les bols de riz complets que je mange ! Malgré tous les séminaires que j'accomplis ! Malgré toutes les fois où l'on m'a fait des passes magnétiques ou des réveils de Kundalini ou des ouvertures de chakras ! Malgré toutes les fois où je m'asperge, ou d'encensoir pour chasser le Diable qui est en moi et réveiller le Bon Dieu ! Il y a quelque chose qui ne va pas, il y a une lourdeur qui continue ! Je me sens lourd ! C'est ce que tu dis si souvent, n'est ce pas?
Il y a un poids, ce n'est pas un poids réel. Rien n'est réel dans le monde de l'idée, il n'y a que des illusions qui soient des poids.
Mais qu'est-ce qu'une illusion ?
C'est encore qu'une idée ! Et pourtant, l'idée devient un poids à ce moment-là !
Mon corps n'est pas un poids, je médite avec. J'atteins l'illumination avec lui. Pourtant c'est lui qui a le poids, c'est lui qui est lourd, c'est lui qui, effectivement, représente une pesanteur. Cependant avec lui, cette affaire pesante, c'est avec lui que je médite. Par contre, il me suffit d'une pensée fausse, d'une pensée étroite, d'une idée cristallisée, d'une croyance, et hop, le vrai poids arrive !
Où est-ce qu'il arrive ? Dans mon être !
Le poids de l'être est beaucoup plus difficile à combattre que le poids du corps.
C'est ce qu'il te semble en tout cas, parce que tu y vas avec les mauvais outils. Tu y vas avec la dynamite de la Kundalini, la dynamite des bols de riz complets, des jeûnes, des exercices respiratoires, des privations de ceci, des privations de cela, des lectures abusives des livres sacrés, jusqu'à ce que les yeux tombent sur le livre ! Avec tout cela, tu penses dynamiter cette pesanteur, ce gros rocher. Que tu ne sais même pas identifier ! Parce que tu n'as pas pris la peine d'aller voir qui il était, tu crois que c'est simplement l'involution, la Matière. Et voici que l'on tape sur l'orteil du pied en se disant : “C'est la faute à la Matière !”
Pas du tout !
La Matière ne représente pas ce genre de poids. La Matière est un passage, ce n'est pas un poids. Par contre, toutes les croyances que l'on a, ça oui, ça oui c'est du poids !
Alors observons nos croyances.
Qu'est-ce ce que je crois ? Hein ? La première croyance que j'ai.
Essayez de trouver avant que je vous instruise ! Allez, communiquons !
Quelle est ma première croyance, ma fondamentale croyance ?
Allez dites-le moi, je vous écoute !
J'écoute !
Parlez-moi !
Quelle est la première croyance ? Hmmm ?
Et voilà ! Parfaitement !
Je suis. Je suis Pierre, je suis Paul, je suis Jacques, je suis tel homme, telle femme. Et je continue la liste en pensant ensuite que je suis beau, ou belle, ou pas beau, pas belle, les jambes courtes, les jambes longues, diplômé, pas diplômé, bien marié, mal marié, avec orgasme ou sans orgasme... Et au fur et à mesure, je crée une liste incroyable de croyances !
Heureusement que le cerveau est grand, suffisamment développé pour pouvoir imprimer toutes ces croyances. Sinon, il ne pourrait même pas jouer le jeu avec vous !
Donc, ma première croyance sera celle-là.
Qui je suis ? Hmm ?
Alors c'est ce que vous allez en premier étudier.
Qui pensez-vous que vous êtes ?
Réfléchissez à ce que vous pensez de vous. Votre première identification. Je suis Paul.
Celle-ci, nous n'allons pas la combattre tout de suite. Parce qu'elle est la première et en même temps la dernière que nous allons combattre. La première identification, mais la dernière dont nous nous débarrasserons. Et nous verrons pourquoi.
Mais après celle-ci, qui est ce Paul ?
Eh bien, Paul va croire, ou va estimer, qu'il est beau ou pas beau, qu'il est grand ou petit, intelligent ou pas, aimé ou pas, accepté ou pas, etc. Et lorsque, par votre intelligence, vous aurez regardé - et non pas simplement réfléchi, faire la liste de tout ce que, effectivement, vous pensez à propos de vous - mais lorsque vous aurez regardé tout ce que vous pensez, et tout ce à quoi vous croyez à propos de vous-même, vous allez voir à quel point ces étiquettes sont vieilles et étroites, parfois noséabondes, douloureuses.
Alors vous allez vous dire : “Mais alors pourquoi je la garde cette étiquette-là, celle qui fait mal ? Pourquoi je ne l'en débarrasserai pas ? Pourquoi je ne la décollerai pas ? Finalement, cette étiquette, elle a été collée par mon père ou par ma mère ou par mon voisin ou par mon professeur un jour ! Ou par ma première maîtresse ou mon premier amant, ou par un inconnu sur la place du marché, que je n'ai plus jamais revu de toute façon ! Mais ce jour-là, il m'a dit quelque chose de blessant et c'est resté.”
Mais c'est l'autre qui m'a collé cette étiquette ! Et avec cette étiquette, j'ai maaal ! Parce que chaque fois mon curseur de mémoire vient frotter contre l'étiquette et vient dire : “Voilà, tu es un benêt, tu es un bêta, tu es un incapable, tu es un impuissant, tu es un petit, tu es un rouquin, tout frisé, pas beau...”
En fait, le tourne-disque commence à être rayé ! D'ailleurs, quand il est très rayé, c'est ce qu'on appelle la dépression.
La dépression
C'est quelqu'un qui n'arrête pas de répéter : “Je suis ceci, je suis cela, tatin, tatin, tatin, tatin.” C'est le disque qui est rayé. Le curseur dans la tête s'est polarisé autour d'un disque et il n'arrête pas de lire ce disque.
Et l'être, qui est en résonance avec tout ça, rentre en révolte et il se dit : “Mais il faut casser ce disque, casser ce haut-parleur, casser aussi celui qui a permis que ce disque soit imprimé !” Et cette bataille entre l'être qui veut se débarrasser de ce disque et entre la mémoire inférieure qui joue continuellement ce disque, c'est ce que l'on appelle la dépression.
C'est un combat avec soi-même.
La dépression ce n'est pas simplement quelqu'un qui est devenu dépressif parce que le malheur l'accable, parce qu'il n'a que des problèmes. Non, c'est un conflit intérieur. L'être intérieur essaie de faire du nettoyage. Il veut casser des disques ! Mais voilà, le petit Paul, qui croit tellement à ces disques, qui les croit tellement qu'il en époussette la pochette chaque jour, qu'il vérifie si le traumatisme éprouvé en 1974 est bien toujours là, dans la rangée B. De temps en temps on le ressort. Oui ça va, j'ai bien rougi sur la place du marché, de nouveau. Le petit complexe est toujours là !
Alors ce croyant qui entretient bien toutes ces croyances et qui les époussette, celui-là ne veux pas se débarrasser. Il se dit : “Mais c'est à moi, c'est même moi, c'est moi tout entier ! Casser tout ça, mais ça ne va pas ! Qu'est-ce que je vais être après ?”
Je sais que ça paraît ridicule quand j'en parle comme ça, parce qu'un dépressif se débarrasserait volontiers de sa dépression. Il est tout de suite prêt à la vendre à un plus pauvre que lui pour que sa misère s'agrandisse, du moment qu'il s'en débarrasse. Je le sais très bien ! Et cela lui semble complètement illogique que je lui parle de la sorte ! Et pourtant c'est ce qui se passe comme théâtre dans son être. S'il était suffisamment intuitif et développé pour s'apercevoir de cela, c'est tel que je le décris qu'il verrait la situation. Et c'est alors que sa dépression disparaîtrait complètement ! La dépression n'existerait plus !
Donc, je vais faire le tour de ce que je crois à propos de moi. En regardant bien que chaque fois que je vais croire quelque chose, ce n'est pas simplement une croyance que je mets dans un tiroir de mon cerveau, c'est une identité que je me donne, c'est un climat intérieur que je crée, c'est une incapacité que je crée, une douleur que je crée...
Alors la question suivante sera : est-ce que je suis assez fou pour contenir toutes ces souffrances ? Les garder, continuer à les bichonner, à les entretenir, les prolonger, les éprouver ? Ou est-ce que, en homme libre qui a décidé de vivre, je ne vais pas essayer de m'en débarrasser ? Puisque ce ne sont que des fantômes, je peux m'en débarrasser !
Mais ces fantômes ont la meilleure des énergies vitales. Ces fantômes ont votre croyance. Ils sont des formes-pensées.
Formes-pensées
Tous vos complexes ne sont pas des émotions. La première fois, oui, ça a été une émotion. Ça a été une pensée déclenchée par une émotion. Oui, la première fois. Mais après ? Après, ce n'est devenu et ce n'est resté jusqu'à aujourd'hui qu'une forme-pensée. La même forme-pensée que, en spiritualité, vous essayez de créer quand vous dites : “demain je vais gagner ma voiture au loto, demain je vais gagner ma voiture au loto, demain je vais gagner ma voiture au loto...” La même !
Que ce soit un défaut, que ce soit une allergie - je parle non pas en terme médical, je parle en terme morale - ou que ce soient des peurs ou des complexes, tout ceci ce n'est que des formes-pensées que j'entretiens et que je fais vivre. Si bien qu'un clairvoyant qui verrait mon aura verrait une multitude de petits fantômes habiter mon aura. Et c'est ainsi que certains diront plus tard : “Mais je suis possédé ! On m'a dit que j'étais possédé. On voyait plein d'entités autour de moi.”
Mais ce ne sont pas toujours les entités du bas astral ou des ténèbres, mais ce sont tes propres formes-pensées !
Alors ces formes-pensées ont le visage de celui qui a été l'endroit malheureux de la création de cette forme-pensée.
Par exemple, si c'est ton père qui t'a traumatisé ou déçu, tu as donc un conflit avec ton père ou un conflit que tu as répété souvent avec ton père. Donc il y a une forme-pensée que tu as développée, qui est ton traumatisme ou ta frustration vis-à-vis du père, et cette forme-pensée aura le visage de ton père dans ton aura. C'est pour cela que tu n'arriveras jamais à oublier ton père. Même le jour où il sera mort et enterré, tu n'arriveras jamais à oublier le mal que tu considères qu'il t'a fait. Et qu'il t'a peut-être effectivement fait. Je ne renie pas cela ! Mais tu n'arriveras pas à oublier.
Pourquoi ?
Si tu es spirituel, tu diras : “Mais c'est peut-être parce que je suis mauvais chrétien, et je n'arrive pas à pardonner à mon père ! C'est peut-être parce que je n'ai pas encore assez médité, je ne suis pas encore assez détaché.” Et voilà que pour une chose que tu ne sais pas faire, tu développes encore de nouveau toute une autre culpabilité ! Maintenant c'est parce que tu es mauvais disciple, mauvais chrétien que tu n'arrives pas à pardonner. Et la liste s'allonge ! Et à 40 ans on est quoi ? Dépressif ! Forcément si l'on est si vilain, ce n'est pas étonnant !
Ce qui fait que tu n'arrives donc pas à oublier le mal que l'on t'a fait, que tu as du mal à pardonner, c'est parce que le fantôme de ton père, la forme-pensée de ton père est vivante en toi ! Et continue, puisqu'elle est vivante, elle continue à te susurrer le mal que tu as ressenti, que tu as jugé qui t'a été fait. C'est donc pour toi un mal qui, chaque jour, est attisé, exactement comme un souffle sur la braise. Même si tu n'y penses pas ! Même si tu ne vas pas, chaque jour, te remémorer que ton père t'a giflé systématiquement à tous tes anniversaires, ou qu'il n'était jamais là pour aucun de tes anniversaires. Tu n'y penses pas à longueur d'année, c'est certain, tu y penseras peut-être dans ta vie, en tout et pour tout, trois fois. Cependant, puisque tu n'as pas pris connaissance de cette forme-pensée, de ce petit moi à l'instant où il a été pétrifié par cette douleur, cette révolte, eh bien cette forme pensée va vivre en toi.
Ce qui fait que chaque fois que tu penseras à ton père - même si tu ne penses pas qu'il était absent à tous tes anniversaires - chaque fois que tu voudras ou que tu essaieras de penser quelque chose de bien de ton père, parce que quelqu'un t'en parlera, ou parce que toi tu essaieras en tant qu'être spirituel de lui pardonner, eh bien tu sentiras une immense résistance. Et cette résistance ce n'est pas ton manque d'amour ou d'élévation spirituelle pour pardonner. Cette résistance, que tu éprouves à pardonner par exemple à ton père, c'est la force vive, la force vitale qu'a cette forme-pensée sur toi !
Cette résistance que tu éprouves, c'est la force vive, la force vitale qu'a cette forme-pensée sur toi.
Et toi, dans le sens inverse qui n'est que la matrice qui subit cette forme-pensée, tu penses que c'est que tu n'as pas le courage, qu'il y a résistance, que c'est donc de nouveau toi, ta faute ! Alors qu'il te suffit d'aller défaire cette forme-pensée, uniquement.
Comment est-ce que tu vas t'y prendre ?
Défaire les formes-pensées
Exactement comme je te l'ai dit tout à l'heure pour voir le petit Paul qui, a 10 ans, avait froid ou faim ou peur ou était battu et était malheureux. Va, légèrement, en méditation à la rencontre de ce visage.
Tu sais que, par exemple, ton père t'a traumatisé ou bien ton premier fiancé, ou bien un camarade d'école qui a été particulièrement méchant avec toi pendant des années, un camarade de jeu, ou n'importe quoi d'autre, un événement, une situation, parce que tu as connu la guerre, ou parce que tu as connu la misère, ou tu as connu la rue. Vas revoir ou ce visage, ou cet événement et son paysage, et regarde le bien ! Exactement comme tu le regarderais aujourd'hui, s'il était devant toi.
Regarde simplement en silence ! Et tu verras que cette pensée ou ce visage ou cette forme-pensée ou ce paysage, vont devenir d'un seul coup ton être tout entier. Tu vas te sentir complètement envahi. C'est à ce moment-là que tu risques d'avoir peur.
Tu ne voudras pas, par exemple, retrouver la douleur que tu avais étant petit. Ou tu ne voudras pas revivre la rue et la misère, si c'est ça que tu as connu et qui t'a traumatisé.
Il ne faut pas résister ! Il n'est pas question pour toi de replonger dans une douleur. Il s'agit pour toi de laisser passer, un événement, un visage, le laisser passer par le seuil de ta conscience. Cet événement ou ce visage doit pouvoir refranchir le seuil mais dans la direction de la sortie. Il est rentré en toi, maintenant il doit sortir.
Mais, pour sortir, il y a ce seuil à franchir, et ce seuil c'est le seuil de ta conscience, ta pleine conscience.
C'est pour cela qu'il te semble à l'instant que tu vas rééprouver ton malheur, revivre ton malheur, repleurer ton malheur et cela tu ne veux pas.
Mais il ne s'agit pas de revivre ton malheur ou le rééprouver. Il s'agit de le laisser passer !
Alors, pour toi, il va s'agir à ce moment là d'être uniquement le témoin. Même si au moment où tu sens le passage il y a quelques larmes qui coulent de tes yeux, parce qu'effectivement il y a une petite émotion qui sort. À partir du moment où tu es le témoin. Tu t'imagines être un porche par exemple, hein ? Ou un arc de triomphe et que tu laisses sortir ce visage ou cet événement ou ce paysage, eh bien tu verras que cette douleur ne dure pas longtemps.
Et c'est d'un seul coup comme si tu étais libre, vide !
Mais tout le travail, bien qu'il soit simple dans sa dernière phase, celle que je viens d'expliquer, tout le travail est cependant délicat quand il s'agit d'aller chercher cette forme-pensée.
Il faut, par exemple, se rappeler que l'on a été à tel ou tel moment choqué ou révolté. Il faut accepter de descendre et d'aller voir. Et ceci n'est pas de la psychanalyse, absolument pas ! C'est quelque chose qui est fait même tout à fait automatiquement par la Kundalini lorsqu'elle commence à travailler. C'est-à-dire que tout ce que je viens de t'expliquer, tu peux le faire de manière volontaire ou tu peux ne rien faire du tout. Et si tu as la chance d'être suffisamment bon méditant pour intensifier tes feux, eh bien ce sont tes feux qui exécuteront ces nettoyages. Et à l'instant où tu es dans une méditation profonde, tu auras envie de pleurer. Tu ne sauras pas pourquoi à ce moment-ci, mais des formes-pensées, des paysages, des visages, sont en train de franchir le seuil de ta conscience. Et c'est pour cela qu'il y a un pleur. Ou bien tu sentiras un feu t'envahir, envahir tout ton corps. Il n'y aura rien dans ta conscience, rien dans tes émotions mais ton feu sera chaud par l'intérieur ! C'est le signe, de nouveau, que la Kundalini efface des paysages, des visages, brûle, consume, des formes-pensées.
Qu'est-ce que c'est qui bloque un chakra, qui ferme un chakra ?
Un chakra devrait être ouvert, pas forcément actif mais ouvert, ça oui ! Alors ils le sont tous d'une certaine manière, c'est ce qui fait qu'un homme est vivant et peut se développer sur plusieurs plans à la fois, vivre sur plusieurs plans à la fois instantanément. Même si vous, vous n'en avez pas conscience, puisque vous n'avez conscience que de vos émotions pratiquement et de votre plan physique. Cependant, en ce moment-même, vous êtes vivant sur plusieurs plans en même temps. Ce qui prouve bien que tous les chakras sont ouverts d'une certaine manière mais pas forcément actifs, consciemment actifs.
Qu'est-ce que c'est qui, donc, prive un chakra de son activité, de sa conscience ?
Eh bien ce sont toutes ces formes-pensées, toutes ces croyances, toutes ces constructions, tous ces événements qui vous ont marqués. Toutes ces choses s'agglutinent d'un chakra sur l'autre et constituent des opacités.
Ce qui fait que, au moment où je veux méditer, il y a des fois où je n'ai pas envie. Ce n'est pas que je n'ai pas envie ! À partir du moment où je suis né, je suis né pour méditer. Je suis même la Méditation constamment, même si je ne considère pas être en méditation spirituelle, parce que je suis en train de faire le repas ou parce que je suis en train de conduire ma voiture. Mais le fait d'être vivant, d'être ce que je suis, c'est une méditation. Je contemple quelque chose. Je compare ma vie avec un environnement, un extérieur. C'est une forme de méditation. Donc je devrais constamment, non seulement avoir envie de méditer, passer à des phases plus contemplatives, mais en plus je devrais être constamment, quoi que je fasse, dans une méditation profonde. Ce qui m'empêche d'être dans cette méditation profonde, ce qui fait que si je veux faire un exercice plus spécial, je rencontre une résistance, un « j'ai pas envie » ou un « je ne veux pas », ce sont ces opacités, uniquement ces opacités.
Donc je dois comprendre, de nouveau, que ce n'est pas moi le coupable, moi le fautif, moi le vilain chrétien, moi le vilain disciple, le vilain enfant du bon Dieu qui a le petit Diable qui lui chatte tous les orteils, qui préfère aller voir la télé plutôt que de penser au bon Dieu et d'aller lire ses livres sacrés. Non ce n'est pas moi le fautif. C'est la faute à personne, pas plus aux opacités ! Elles les ont été créées, elles ne sont pas venues d'elles-mêmes, elles ne se sont pas imposées à moi ! Je dois reconnaître qu'il y a simplement une situation.
Arrêter de se culpabiliser
Le jour où j'arrêterai de me culpabiliser, j'arrêterai aussi de constituer des croyances et donc je deviendrai enfin intelligent.
Il n'y a pas moins intelligent, donc plus stupide, que quelqu'un qui a sans cesse cette création de la culpabilité. C'est une stupidité ! La culpabilité est une stupidité !
Cela veut dire que je prends toujours pour moi. C'est moi qui suis fautif, c'est moi qui suis méchant, c'est moi qui suis incapable ! Même si ce sont des choses négatives, qui donc ne se rapportent apparemment pas à l'orgueil et la folie des grandeurs, pour une fois, c'est cependant encore le moi qui vibre à ce moment-là. C'est le petit moi que je crée, c'est l'ego, de nouveau, qui est là, et qui se croit ceci et qui se croit cela.
Si je suis, tout simplement, et si je suis depuis ma présence. Hmm ? Pas depuis mes références. Les références qui d'ailleurs ont été pour la plupart imprimées par les autres, par ma famille, par mon éducation, par mon lycée, par mes amis... Si je suis d'après ma présence, je suis quoi ? Hmm ?
Réfléchissez ! Je suis quoi ?
La Présence
Vous allez me dire : “Bah, je ne suis pas grand-chose, parce que je ne sais même pas ce que c'est ma présence !”, n'est-ce pas ?
Mais c'est bien de dire ça ! C'est bien de le penser. Parce que c'est justement là où tu dois te trouver ! À l'endroit où tu ne sais pas quoi dire à propos de toi-même, parce que justement tu en ignores tout ! Voilà un bon endroit où se mettre, où enfin on ne construira plus rien !
Si tu savais dire quoi que ce soit à propos de ta présence, tu serais encore dans un piège, encore dans l'erreur, encore dans les constructions de pensées, dans les formes-pensées.
Et il y en a malheureusement qui tombent dans ce piège, qui ont énormément à dire à propos de leur Présence Divine. Je suis lumière, je suis amour, je suis bonté, je suis générosité, je suis ceci, je suis cela, je suis bon disciple ! Et ils ne sont pas la Présence, ils sont des formes-pensées. Celles-ci sont simplement plus positives que les autres, mais ce sont des formes-pensées.
Donc tu as raison de sentir un vide et un malaise en me disant : “Mais je ne sais pas ce que c'est en fait de me mettre dans ma présence, parce que je ne sais pas ce que je dois penser pour me mettre dans ma présence.”
Ah ah ! Voilà le piège ! n'est-ce pas ? De nouveau, il te fallait utiliser la pensée ! Tu devais pouvoir ou savoir penser quelque chose à propos de la Présence pour t'y mettre dedans, n'est-ce pas ? Avoue !
Et voilà l'endroit de la foi, voilà, tu vois ! C'est à ce moment-ci, en ce moment précis, le moment spirituel, ce n'est pas ailleurs. C'est là le plongeon, c'est là la foi, c'est là la confiance, c'est là l'amour que tu dois avoir ou pour Dieu ou pour toi ou pour les Maîtres, peu importe.
Tu ne sais pas ce qu'est la Présence, tu ne peux pas l'identifier.
Ta pensée ne sait rien créer pour s'imaginer ce qu'est la Présence et cependant tu dois t'efforcer de t'y mettre. Et là il y a comme un vide ! Ouh ouh ! Ça fait drôle, c'est très drôle !
Si je peux m'imaginer que la Présence est la lumière, alors c'est facile, je m'y mets tout de suite, j'imagines un grand phare comme celui qui est sur la pointe de la Bretagne et c'est bon, j'y suis dans la Présence. Hmm ? Si j'imagine que c'est un grand feu, à nouveau je me rappelle les feux de la Saint-Jean et c'est bon, je m'y mets, j'y suis. Si je dis que la Présence est un grand amour, je m'imagine l'amour que j'avais pour mon premier bébé, mon premier amant, mon premier tableau que j'écris ou le Cosmos en entier et je peux m'y mettre, c'est facile !
Mais c'est rien de tout ça ! Vois-tu ?
Ce grand plongeon que l'on te demande, ce grand plongeon dans l'inconnu, c'est un pas vers le vide ! C'est pour cela qu'il te semble que c'est un plongeon dans l'inconnu parce que c'est un pas dans ton propre vide !
Donc tu as raison de sentir le vide, même intellectuellement, à l'instant où je te le fais soupçonner, où je t'en parle, où je ne te donne aucun repère pour savoir où tu vas aller !
C'est un vide !
Est-ce que tu dois te sentir désemparé ou déçu, en pensant que tu pensais que l'âme serait quelque chose de réconfortant plein de feux de bengale, de gros bisous cosmiques ou je ne sais trop quoi ? Si tu penses à cela, si tu as cette déception, réfléchis : pourquoi est-ce que tu penses cela ?
Pourquoi est-ce que tu pensais que l'âme, la rencontre avec l'âme, c'était un grand bisou cosmique plein de chaleur, de miel et de soupe au lait ? Qu'est-ce que c'est qui élève cette pensée, cette forme-pensée ?
Peut-être estime-tu que tu es mal marié aujourd'hui ?
Peut-être estime-tu que tu n'as pas encore rencontré ou l'époux ou l'épouse qu'il te faut ?
Peut-être estime-tu que tu n'as pas été aimé par ton père ou par ta mère ?
Peut-être es-tu de ceux qui pensent sans arrêt qu'ils n'ont pas de chance dans la vie et qu'ils ne leur reste finalement que l'initiation s'ils veulent donner un sens à leur pauvre vie ?
Parce que nous ne sommes pas dupes ! Il ne faut pas croire ! Nous savons très bien qu'une multitude de gens s'intéressent à la spiritualité parce qu'ils se disent : “Je n'ai rien d'autre à faire, je ne suis pas capable de faire autre chose. Et puis je n'ai rien à perdre. Alors si j'étais très riche, peut-être je réfléchirais. Si j'avais des porches, des jaguars, des ferraris, des belles filles sans arrêt qui me tomberaient dans les bras ou des beaux garçons qui sans arrêt me couraient après. Peut-être là, faire le choix spirituel, ce serait plus délicat. Mais comme je suis petit, pauvre, laid et boutonneux, autant utiliser ma déveine pour devenir spirituel et rencontrer l'initiation !”
Nous ne sommes pas dupes ! Nous savons très bien que des fois c'est des monnaies d'échange !
Donc si tu sens que ce vide t'incommode et si tu as bien suivi ce que je t'ai dit au début, essaye de penser quelles compensations tu avais créées en pensant que l'âme c'était ceci ou que la rencontre cosmique c'était ceci ou ceci ou cela. Et donc à ce moment-là, ça te renvoie à une forme-pensée qui est en toi, une étiquette de douleur qui est en toi et que tu vas aller effacer gentiment, par ta prise de conscience, par la maîtrise que tu as aujourd'hui sur ton environnement affectif.
Une fois que tu peux comprendre cela, le vide n'est plus un gouffre froid. Le vide n'est plus un néant !
Parce que c'est ça qui te fait peur dans la notion, dans le concept de vide, c'est ce néant !
Et le néant pour la pensée c'est quelque chose d'inconcevable. La pensée ne peut pas imaginer par exemple l'éternité. On imagine un chiffre qui serait très long, tellement long que pour nous ça veut dire l'éternité. Mais imaginer l'éternité, le cerveau craque ! C'est comme si on essayait de faire entrer l'éternité dans la boîte crânienne et on s'aperçoit que la boîte crânienne alors est petite, alors elle craque ! Hmm ?
Et on a la preuve, là, même, que la pensée se comporte par mesure, elle mesure. L'éternité c'est donc quelque chose qui est tellement immense, immense, immense que ça n'a pas de fin, donc il n'y a pas de mesure, donc on ne peut pas faire rentrer l'éternité dans le cerveau, donc on sent que le cerveau devrait exploser pour concevoir l'éternité.
Et de la même manière pour tous les autres concepts, très grands, très larges, on sent qu'il faut élargir la boîte crânienne. Pourquoi ?
Parce que la pensée concrète en tout cas est une pensée de mesure. Et c'est pour ça qu'elle fait des étiquettes et qu'elle timbre sans arrêt, à gauche, à droite, tel neurone ou tel autre à être ceci, à être traumatisé, à être incapable, à être timide... Et je tamponne toute la journée, je suis au guichet et je tamponne et je tamponne !
Quoi ? Il a réagi là en coupable ? on tamponne : culpabilité ! Et quand on se trouve au guichet avec 100 enveloppes tamponnées "culpabilité" par rapport à 10 enveloppes où l'on aura été vainqueur, pas étonnant que le facteur que l'on est arrive déjà tout coupable à la boîte aux lettres de la vie ! C'est normal ! Il n'aura que du courrier de culpabilité à distribuer ! Le problème c'est que il est sa propre boîte aux lettres, son propre facteur, son propre timbre, son propre tampon et c'est lourd, ça tombe sur la tête, ça fait mal à chaque fois !
Et on tamponne ! “Et je suis bête !”, un coup de tampon sur un neurone ! En voilà encore un qui va devenir fou, qui servira à rien ! Un neurone de perdu ! Et me voici dans une autre situation, “ah que j'ai été idiot, maladroit, primaire !”, et un coup de tampon ! Et c'est parti, encore un neurone de perdu !
Alors vous allez me dire : “Mais quand même ! Je ne peux pas arrêter ma raiso !” Je n'ai pas dit d'arrêter ta raison, je n'ai pas dit de tamponner joyeusement ! D'un facteur jaune, de devenir un facteur rose, qui tamponne tout le contraire : “j'ai été magnifique, très beau, sensationnel, parfait, élevé !” Non, pas du tout ! Ça c'est une autre folie et c'est encore une folie !
Il faut simplement que tu arrêtes de tamponner ! hein ? Voilà, on arrête de tamponner !
Et quand on tamponne, le prochain geste c'est d'expédier la lettre à quelqu'un, alors dans le mouvement de cette croyance, cette construction à qui on envoie le courrier, à la Hiérarchie. “Oh Bon Dieu, oh petits anges, Seigneur ! Je suis toujours un imbécile, j'en ai marre ! Tu ne pourrais pas me rendre intelligent ?” Eh oui, parce que quand on a tamponné, on expédie et puis tu sais qui lit le courrier ? C'est nous ! Mais qu'est-ce qu'on lit ? Les réclamations !
“En voilà un de plus qui veux être intelligent ! Qu'est-ce qu'on peut faire ? Oh ! Il a tamponné tant de neurones, on ne peut plus rien faire ! Donc on attend la grève des postes pour pouvoir causer avec ce genre de disciples. Il n'y a que le jour où il fera grève, qu'il y aura une bonne grève, que l'on pourra enfin faire quelque chose !”
Et comme il est malin et qu'il sait que sa survie dépend d'une grève, que sa communication, enfin, avec le Maître auquel il a tant envoyé le courrier, tant de missives ! Comme il sait que cela dépend d'une grève, alors il cherche des moyens, il se dit : “Tiens, si j'arrêtais de penser, donc de tamponner, donc d'expédier ! Tiens alors, si je me mettais à méditer, si je faisais un séminaire, si je faisais un jeûne, si je prenais de l'homéopathie pour purger mon foie en pensant que ça va purger ma tête, et arrêter de tamponner...” Hmm ?
Il sent bien qu'il doit faire grève. Il ne sait pas comment. Il est prisonnier. Et quand il est prisonnier il pleure ! Le facteur pleure ! Et c'est pour ça qu'au bout d'un moment il ne sait même plus à qui distribuer ses lettres, il a tant pleuré que l'adresse s'est effacée ! Alors, désespéré, il balance son courrier partout, à la tête de tout le monde ! Alors il balance son malheur à la tête de tout le monde, il balance son agressivité, il balance ses problèmes, et tout le monde reçoit ses lettres ! Ce n'est plus simplement un courrier qu'il s'adresse, il n'y a plus d'adresse ! Alors c'est tout le monde qui reçoit ! Et ceux qui reçoivent ne sont pas très contents parce qu'ils ont leur propre courrier, très tamponné ! Et si en plus ils reçoivent le courrier tamponné des autres, alors ça devient invivable, c'est invivable !
Et c'est là qu'on se fait des petites maisons, bien fermées avec des petites clôtures, bien fermées, qu'on achète un chien pour fermer encore plus le portail. C'est à ce moment-là, qu'en plus, on sélectionne bien les autres tamponnés que l'on va fréquenter. C'est des tamponnés du même genre que l'on fréquentera !
“Voyons quels sont les tampons que tu as, toi, dans ton univers ! Hein ? T'es coupable ? Ha ça ! Mon pauvre gars ! Ah j'en sais quelque chose ! Moi, c'est pareil ! J'ai le même tampon ! Combien de fois par jour tu te tampones ? 10 fois par jour ? Mon Dieu, c'est terrible ! C'est terrible ! Moi je fais un peu mieux que toi quand même dans ce cas-là !” Et c'est comme ça que l'on voit, les groupes se faire !
Et tous ces groupes pensent que Dieu est un grand collectionneur de timbres et qu'il aura plaisir à collectionner tout ça !
Malheureusement, c'est pas le cas ! Et au guichet, la queue est longue !
Et si aujourd'hui ça vous fait bien rire, demain ça vous fera pleurer !
Et c'est bien que vous sachiez rire au moins une fois de tous ces problèmes, de toutes ces formes-pensées !
Rappelez-vous de ce rire que vous avez éprouvé, rappelez-vous en très fort ! Et à l'instant où, demain, vous allez penser, où vous allez tamponner un petit neurone, riez ! C'est fini ! C'est fini le tamponnage ! On ne tamponne plus, on n'est plus facteur, c'est terminé ! On est un petit ange, un messager... Là c'est complètement différent, hmm ? Et on en parlera.
Donc comme j'ai dit tout à l'heure, et la remarque était juste, ce n'est pas pour autant que je dois stopper ma raison. Lorsque, effectivement, par la raison froide et logique, je vois que, eh bien en disant cela, je ne réussis pas, j'échoue. En faisant la chose de telle manière, eh bien, je casse tout à chaque fois. Et je vois bien que je n'arrive pas à faire autrement, que je n'arrive pas à penser autrement. Je ne sais pas comment m'y prendre.
Donc il y a une incapacité. La raison a raison de trouver que là il y a, donc, une jeunesse.
Jeunesse
Et s'il y a une jeunesse, cela ne veut pas dire qu'il y a un défaut vilain, une incapacité méchante, affreuse ! Non ! Cela veut dire que c'est un terrain vierge, où l'esprit n'avait pas encore marché, où il doit rencontrer l'éducation.
Aujourd'hui, je ne suis pas un grand peintre. Hmm ? J'aime la peinture, mais je ne suis pas un grand peintre. Cela veut dire quoi ?
Eh bien, cela veut dire que je n'ai pas pris le pinceau depuis longtemps ! Peut-être que je ne m'intéresse au pinceau que depuis ma dernière vie, ou deux, trois vies, pas plus ! Et peut-être que je n'ai pas eu beaucoup de temps dans les autres vies pour m'y intéresser. Mais dans les autres vies, j'ai accumulé suffisamment d'intérêt pour, aujourd'hui, avoir du temps pour donc apprendre. Et dans ma prochaine vie, oui, ok, je serai un Dali, je serai un Michel-Ange, je serai un Rembrant, sans problème ! Mon pinceau ira tout seul ! Il y a des jeunesses, pas d'incapacité !
Bien sûr, alors celui qui n'a compris que la moitié de ce que j'ai dit va se dire : bon, ben, moi alors, je vais me débrouiller d'apprendre, comme ça, dans dix ans, je pourrais faire ceci, ou dans ma prochaine vie, je pourrais faire cela.
Et de nouveau, le bourdon est pressé, il tourne très vite autour du ménir ! Et de nouveau, il va se taper la tête contre la pierre, parce qu'il n'a pas encore compris !
Il ne faut pas être pressé !
La jeunesse a tout son temps, tout son temps !
Il y a de toute façon suffisamment de points de maturité en toi pour que tu aies de quoi faire ! Tu n'as qu'à, simplement, développer tes autres jeunesses avec le temps qui te reste, celui disponible.
Qu'est-ce qui fait que tes jeunesses, d'un seul coup, deviennent ce que tu appelles des incompétences, des manques d'intelligence, des incapacités ? C'est de nouveau la pensée, mais une pensée plus vicieuse. Une pensée vieille fille, avec des jupons noirs qui traînent par terre, avec un nez crochu, des ongles longs et mal vernis... C'est la morale !
La morale
La morale, ah voilà, la morale ! Hmm ?
Et pour que tu comprennes ce qu'est la morale, que tu comprennes pourquoi une jeunesse devient une incompétence, une incapacité dont tout le monde va se moquer, que tu vas te reprocher à toi-même, qui va faire peut-être ton petit salaire dans ta vie. Donc cela te paraît important parce qu'aujourd'hui l'argent est important.
Pour comprendre pourquoi une jeunesse devient tout cela, nous allons essayer de comprendre la morale.
Parce que ce n'est que la morale qui vient là mettre son grain de sel au milieu, qui transforme tout. Hmm ?
Qu'est-ce donc que la morale ?
Tu vas me dire : la morale c'est encore une forme de repère.
Mmmm... Tu n'as pas tout à fait tort, mais vends un peu plus loin, ce n'est pas encore tout à fait ça. Un peu plus loin.
Qui est-ce qui se met à croire à ces repères ?
Tu vas me dire : la pensée. Ce n'est pas loin, mais ce n'est pas encore tout à fait ça. Pousse plus loin ! Allez va plus bas ! Va plus bas, allez va plus bas ! Rapproche-toi ! Rapproche-toi de cette première identification dont tu me parlais tout à l'heure.
Tu tombes sur quoi ? Allez dis-moi !
Tu tombes sur quoi ? Personne ne trouve ?
On tombe sur quoi ?
Sur le petit moi. Sur l'ego, c'est lui qui crée la morale et pourquoi ?
Non pas parce qu'il va devenir un moraliste, pas du tout ! Il s'en fout de la morale complètement, il n'en a rien à faire ! Absolument pas !
Il veut être beau, il veut être grand ! Il est plein d'orgueil le petit moi.
Il veut être Alexandre le Grand ! Il veut être un beau et grand mannequin ! Il veut être un grand financier ! Un grand ingénieur, un grand peintre, un grand inventeur. Un grand méditant ! Un grand immortel que tout le monde connaîtra !
C'est là la racine de la morale. C'est l'orgueil.
La racine de la morale c'est l'orgueil.
Eh oui, ce n'est pas autre chose !
Celui qui imagine que la morale vient d'autre chose, c'est qu'il n'a rien compris et il ne se débarrassera jamais de sa morale. Sa morale trouvera toujours un chemin dévié pour lui retomber dessus ! C'est inévitable !
C'est l'orgueil, la racine de la morale !
“Je veux être grand ! Donc, si je suis petit, j'ai un problème. Ça ne va pas. Je ne m'aime pas !”
Et depuis ce premier mot, depuis ce premier état de fait, je vais dire : “Ce n'est pas bien d'être incompétent ! Ce n'est pas beau, ce n'est pas pratique, ce n'est pas fonctionnel. Parce que je suis incompétent on me trouve bête, je n'ai pas d'amis. Parce que je suis incompétent je n'ai pas de jolies maîtresses, je n'ai que les filles que tout le monde peut ramasser, de toute manière ! Parce que je suis incompétent je ne peux pas gravir les échelons dans mon entreprise. Donc j'ai un petit salaire, donc je suis un raté !” Et hop et hop et hop et hop et hop et on tamponne, on tamponne, on tamponne, on tamponne...
Mais comment on se retrouve à la fin de la journée ? Eh bien très dégoûté de soi-même.
Parce que l'on a commencé simplement avec une jeunesse, mais on a dit que c'était une incompétence.
Que l'on a estimé qu'il n'était pas de bon goût et pas de bon ton dans notre société. On en attirait un complexe et l'on termine avec un malheur !
Et c'est avec toutes ces constructions systématiques que vous vivez.
[...]
Ombre et lumière de l'orgueil
(Tu) sens que tu vis dans l'ombre. Tu n'auras jamais de vrais amis, que tu ne seras pas honoré, que tu n'iras pas à des grandes cocktails avec les gens intelligents, qui parleront de grandes choses, qui refont et font le monde. Ça te manque cette lumière ! Oui.
Mais quand tu me parles comme ça, tu fais le bourdon ! Le bourdon qui est attiré par la flamme de la bougie et qui va s'y brûler, parce que ce n'est pas la vraie lumière. C'est une lumière agréable pour l'ego bien sûr, on a l'impression d'exister. Bien sûr, je te comprends, ce n'est pas une critique, je te comprends !
Mais cette existence-là, vois-tu ? Quand tu es avec moi, c'est celle-là que je veux tuer !
Alors pourquoi est-ce que je te donnerai les moyens de la vivre ? Hein ? Pourquoi est-ce que je te donnerai une baguette magique pour demain être très intelligent ? Pour demain savoir comment tirer la plus grande partie de ton physique et devenir beau ? Puisque c'est cette existence-là que je veux tuer ! Hein ?
Donc, de quelle ombre tu parles et de quelle lumière tu parles ?
Lorsque tu te reproches de vivre dans l'ombre, d'être quelqu'un d'inconnu, du commun, alors que tu aspires à la brillance de ceux qui sont quelque chose, qui sont reconnus. Quelles sont ces ténèbres et quelle est cette lumière ?
Les ténèbres que tu sens quand il te semble n'être personne, c'est les ténèbres de l'orgueil. L'orgueil n'a aucun point de repère pour exister. Et puisque tu vis en relation avec ton ego, ce sont des points de souffrance. Ça te fait souffrir. Parce que ton égo a envie d'exister. Et ce que tu appelles la lumière quand tu penses ou quand tu envies ceux qui semblent être quelque chose, qui semblent reconnus de tous, qui sont vus par beaucoup. Hein ? Cette lumière n'est que la lumière de l'orgueil !
Donc, soit l'ego est dans les ténèbres de l'orgueil ou dans les lumières de l'orgueil, mais il est toujours dans l'orgueil.
Et qu'est-ce que c'est l'orgueil ?
L'orgueil
Allez ! Essayons de comprendre ! Parce qu'on emploie des mots et puis je vois des petites étincelles qui tournent comme des fleurs se fanent en disant : “Oui mais enfin ! En fait qu'est-ce que c'est ?”
Nous allons essayer d'aller goûter l'orgueil avec l'esprit.
[...]
Parce que de nouveau tu peux identifier l'orgueil, du nouveau tu envoies tes balles et tu jongles avec : l'orgueil c'est être fier. L'orgueil c'est vouloir être le plus beau, le plus grand, être le mieux, jamais avoir tort, etc. Ce sont des références.
Mais allons goûter l'orgueil pour que tu saches de quoi je parle. Hmm ?
Qu'est-ce que c'est l'orgueil ?
Si tu m'accompagnes encore un petit peu, j'espère que tu pourras le goûter. Et non plus penser à ce qu'est l'orgueil.
Goûte !
Alors descendons ! Qu'est-ce que c'est l'orgueil ?
Je l'ai dit, il peut avoir un côté ténèbreux ou même un côté lumineux. Mais sa nature c'est quoi ?
La jouissance !
Uniquement la jouissance.
La nature de l'orgueil c'est uniquement la jouissance.
C'est pour ça que tu ne supportes pas d'être un homme de l'ombre, inconnu, que l'on ne remarque pas, qui ne fait pas d'effet, parce que tu n'as pas de jouissance.
Alors l'orgueil c'est quoi ?
Vas-y ! Découvre tout seul avant que je le dise ! Allez vas-y, vas-y, vas-y !
Là je t'ai quand même dit la plupart de sa nature, quand même, tu vas trouver ! Hein ? Je t'ai quand même, par ce mot, donné une indication majeure pour que tu trouves. Dès qu'on dit jouissance tout le monde pense à quoi ? Hein ?
À zizi forcément ! À sexe !
L'orgueil c'est quoi ?
C'est du sexe !
L'orgueil c'est du sexe.
Tiens... On pensait autre chose, pas vrai ?
La pensée disait : “C'est la fierté, c'est vouloir être toujours le plus grand, le plus beau !” Mais quand on goûte, c'est du sexe ! Et c'est une sexualité un peu différente. C'est une sexualité qui n'est pas logée dans le sexe physique, c'est une sexualité qui est montée dans le mental, dans la pensée. C'est une énergie sexuelle qui s'est emparée de la pensée et qui veut jouir à ce niveau-là.
Donc qu'est-ce qu'un homme du commun, c'est un orgasme ambulant ! Sans arrêt, il faut qu'il jouisse par tous les endroits, par son sexe physique et par sa pensée, qui est un autre sexe. Alors pour jouir il lui faut des pensées extraordinaires. Alors il faut qu'il soit beau, alors le voilà en plein orgasme de beauté ! “Comme je suis beau ! Moi Paul ! Le grand frisé, le blondinet !” et le voilà en jouissance face à son image. Ou : “Moi Jacques, je suis très intelligent ! Tu as vu Delphine comme j'ai parlé à la soirée ? C'était super ! Tu as vu l'effet que j'ai fait ? Il y a eu un grand silence extraordinaire après ! Et ensuite tout le monde me demandait mon adresse pour pouvoir continuer cette philosophie extraordinaire avec moi !” Et de nouveau voilà un orgasme mental !
Ça fait du bien, n'est-ce pas ? Eh oui !
Mais comme dans tout orgasme il y a, notamment quand il s'agit de l'homme, il y a des petites semences qui s'en vont ! Physiquement l'homme perd son sperme et mentalement il perd aussi une forme de sperme : des petites étincelles mentales qui s'en vont partout, continuer à construire son orgueil.
Et c'est possible, pourquoi ?
Parce que l'homme est un œuf, eh oui, il est un œuf ! Il n'y a qu'à voir son aura pour comprendre qu'il est un gros œuf. On ne sait pas de quelle poule il est sorti, certains l'appellent Dieu, mais c'est pas sûr, enfin c'est ce qu'il croit, mais en tout cas il est un œuf. Donc lorsqu'il va émettre son sperme mental, hein ? C'est-à-dire ces petites étincelles, ces étincelles qui sont sorties de sa pensée par la jouissance qu'il a éprouvée en étant beau, en étant grand, en se pensant beau et grand et intelligent, ces étincelles vont aller féconder l'œuf de son aura. Ce qui fait qu'il va effectivement se construire de plus en plus orgueilleux, effectivement engendrer une personne de plus en plus orgueilleuse ! C'est sûr !
Et pour pouvoir chaque jour impressionner davantage, voilà quelqu'un qui passera toutes ses heures de loisirs à lire, pour entasser de la culture, entasser des références ! Et on le verra en train d'essayer de mémoriser, pour ensuite pouvoir ressortir les grandes phrases des grands auteurs ou des grandes philosophies, afin d'impressionner son public.
Voilà comment ça se passe !
Il s'auto-ensemence. Et effectivement, ce fils né de l'orgueil, de la jouissance de l'orgueil, ce fils va exister.
Et il sera très difficile à dissoudre ! Parce qu'une fois qu'il commence à exister, eh bien il est bien là ! Et il a ses phases. Il connaîtra son enfance, son adolescence, son état adulte et son état de vieilleisse. Mais ceci sur plusieurs incarnations pas en une seule vie !
Heureusement, pas tout le monde construit d'une manière forte. Il y a des enfants qui naissent chétifs, donc des formes-pensées qui naissent chétives. Parce que l'instant de la jouissance n'est pas très fort. Alors voici un enfant qui va vite être enfant, adolescent, adulte et vieillard. Voici donc des énergies dont on peut se débarrasser quelquefois en quelques heures, quelquefois en quelques jours, en quelques années ou dans une vie. Mais il y en a d'autres qui persistent parce que, à l'instant de la création, il y avait une énergie puissante.
Donc voilà notre individu qui a compris maintenant et aujourd'hui que l'orgueil est une énergie sexuelle. Une énergie sexuelle montée sur le plan de la pensée et pourquoi ?
Et me dire : “Bon ça j'accepte, j'aurais savoir pourquoi ça marche comme ça, pourquoi ça s'est fabriqué comme ça ? Est-ce que Dieu n'aurait pas pu faire les choses autrement ? Hein ?”
Énergie sexuelle et Pensée
Il faut savoir que dans le monde occulte les choses se fabriquent logiquement, les unes engendrant les autres, les premières engendrant les suivantes, d'une manière alchimique. Et non pas d'une manière fantaisiste en mettant des gouttes de sparadrap d'un côté et en coupant de l'autre pour qu'il n'y ait pas de problème. Tout s'engendre par étapes et les étapes se suivent.
Pourquoi est-ce que l'énergie sexuelle correspond et est en relation avec le plan de la pensée ? Parce que c'est l'énergie sexuelle qui est montée pour créer le cerveau. Voila ! Pour créer la pensée. Voilà !
Et pourquoi c'est l'énergie sexuelle ?
Parce qu'en fait il n'y a pas véritablement une énergie dite sexuelle. “Ouh ! La vilaine, la méchante !” Il y a une énergie de création. Et à l'instant de l'incarnation dans un corps d'homme, l'énergie de création trouve son premier logement, sa première expression dans l'organe de la reproduction. C'est là son premier travail. Reproduire les moules physiques. C'est son premier travail, son premier Service à la planète, à l'Humanité, aux âmes qui attendent de l'autre côté.
Ce n'est donc pas un piège que Dieu a créé en se disant : “Tiens voilà, alors je vais m'inventer des enfants, tiens, pour corser un peu l'histoire. Parce que je suis tout seule dans mon grand univers et comme j'ai envie de rigoler, je vais les imaginer homme-femme, je vais imaginer l'énergie sexuelle, ils vont tous secourir les uns après les autres. Mais pour qu'ils me rejoignent, il faudra qu'ils se séparent ! Que les garçons n'aient plus envie des filles, que les filles n'aient plus envie des garçons !”
Hein ? Tout le monde croit que c'est comme ça que ça a eu lieu, grossièrement, mais que c'est cela.
“C'est un Dieu qui nous a créé différent et ce même Dieu nous reproche de l'être au moment où nous parlons de spiritualité. Et il nous demande l'abstinence alors que c'est lui qui a fabriqué cette différence. Et là, il y a un problème !”
Il est donc tout à fait logique qu'un athée reste athée ou qu'un disciple débutant se rebelle, parce que si on veut lui faire croire que Dieu nous a créé comme cela, exprès pour nous embêter, eh bien il y a comme un illogisme ! Donc en aucun cas il nous voudra accepter l'épreuve sexuelle comme étant une épreuve spirituelle. Et il a bien raison, parfaitement raison !
Il est beaucoup plus intelligent que tous les autres, qui peut-être n'ont plus d'activité sexuelle mais croient dans cette ânerie !
Pourquoi cette sexualité existe ?
Tout simplement pour la reproduction des moules.
Pourquoi l'attraction sexuelle existe ?
Ce n'est pas un piège de l'esprit, ce n'est pas un piège spirituel, ce n'est pas la dimension d'une épreuve spirituelle. C'est parce que sans cette attraction, qui est inscrite exactement comme n'importe quelle information dans le code génétique, sans cette attraction les hommes ne se reproduiraient pas, parce qu'ils ne sont pas fous ! S'ils ne sont pas soumis à certaines lois, et notamment physiques, aucun individu n'a envie d'être père ou mère ! Aucun individu n'a envie de cette attraction sexuelle avec tout ce que cela comporte d'attachement affectif, de vie en communauté, de mariage, de se supporter l'un l'autre, etc., etc. !
Personne n'a envie de cette histoire lamentable, lorsque l'on voit les choses depuis l'autre côté ! Par contre, une fois que l'on est incarné, il se trouve que l'on y croit tout naturellement. Tout naturellement on veut une compagne ou un compagnon, tout naturellement on veut faire l'amour, tout naturellement on veut des enfants, tout naturellement on se marie, tout naturellement on vit ensemble. Hein ? Naturellement.
Voilà le mot : naturellement. C'est la Nature, Nature. Ce sont les Lois de la Nature, afin qu'elle puisse se perpétuer.
Les Lois de la Nature servent le Plan
La Nature sert le Plan.
Le Plan de qui ? Le Plan de quoi ?
Le Plan de ce que l'on appelle le Dieu Planétaire ou le Logos Planétaire, qui, lui, a la charge de faire évoluer toute cette Humanité pour qu'elle devienne, à l'instant de sa parfaite réintégration, ce fameux Christ Cosmique dont je parle à chaque fois. Hmm ?
Donc la Nature est aussi un disciple du Dieu Planétaire. Elle obéit aux ordres du Dieu Planétaire et elle sert le Plan d'Évolution pour l'Humanité. Elle sert l'Homme et elle obéit au Dieu Planétaire.
Seulement le petit homme qui est né, le petit Paul qui est né, lui ne comprend plus très bien ces choses. Il en a oublié la moitié. Et puis il a le grand désavantage de même croire qu'il n'est que Paul. Alors il est normal que son esprit rempli de confusion commence à penser qu'effectivement c'est lui Paul qui a un désir sexuel. C'est lui Paul qui veut des enfants. C'est lui Paul qui est donc vicieux lorsque voulant s'intéresser à la spiritualité, voulant s'abstenir sexuellement, il fera quand même le contraire et ira rejoindre son épouse parce qu'il aura besoin de sa chaleur, de ses caresses et de la fusion avec elle.
Ce n'est pas toi, c'est la Nature !
Maintenant ce qui est ta part de responsabilité, c'est comment tu le fais, quel prix tu y attaches, quel intérêt quotidien tu y attaches. Est-ce que cela va devenir une obsession ? Est-ce que de là va dépendre toute ta bonne humeur, ta générosité envers tes enfants ou tes employés ? Est-ce que de ta satisfaction sexuelle va dépendre ton bonheur intérieur, ta joie de vivre, etc. ? C'est là qu'intervient ta responsabilité, ta pensée.
Mais à l'instant de la pulsion sexuelle, ce n'est que la Nature. Et cette pulsion existera encore pendant très longtemps, aussi longtemps que des corps physiques seront nécessaires au Plan et au développement de l'Humanité. Cette information génétique restera dans le corps.
Maintenant vous allez me dire : “Mais alors quoi penser de ceux qui n'ont pas d'envie sexuelle ?”
Sublimer la génétique
Eh bien, cela veut dire que à cause de certains travaux effectués dans le passé, en admettant que ce soit le fruit d'une évolution, ils arrivent à passer par-dessus le code de la Nature. De la même manière, ils arrivent à sublimer la génétique provenant des deux parents. Ce qui fait qu'un disciple ne va pas forcément accepter la maladie qui vient en provenance de son père ou de sa mère. Ou un état du caractère qui provient de son père ou de sa mère. Ou un trait physiologique qui vient de son père ou de sa mère. Il aura la force de passer par-dessus.
Et le disciple a certaines forces mais pas toutes les forces. Ce qui fait qu'il pourra, parce qu'il maîtrise certaines énergies, il pourra donc effacer certains codes, les remplacer par les siens propres. Le code génétique qu'il développe au fur et à mesure des incarnations, celui qui n'appartient qu'à ses atomes spirituels. Mais, à cause de sa jeunesse, il n'aura pas eu le temps de développer toutes les puissances dans ses atomes spirituels. Donc, en même temps qu'il pourra effacer certains codes dans la génétique des parents, il devra en subir d'autres.
On peut appeler cela la malchance des fois, c'est une malchance, c'est vrai. C'est ce que l'on appelle le karma collectif, le karma familial. Mais c'est aussi un point de dépassement. C'est un point où, donc, il y avait de la jeunesse et que donc il faut travailler sur cette jeunesse.
À partir du moment où je conçois maintenant clairement que l'énergie de l'Esprit, en descendant de la Matière, a voulu parer au premier besoin, c'est-à-dire créer des corps, il était donc normal que le premier organe qui soit en fonction et celui qui reste en fonction le plus longtemps à travers les âges, c'est l'organe de création, donc de procréation.
Toutes les histoires sexuelles qui en découlent, ensuite, c'est votre responsabilité, c'est au niveau de la pensée. Et je parle là de l'instinct sexuel, la pulsion.
Le premier souci de l'Esprit dans la Matière, comme cela a été à l'origine du premier jour de l'histoire du monde et comme ça l'est pour votre histoire aujourd'hui, la vôtre individuellement, c'est création, procréation.
Ensuite, cet esprit, ayant passé suffisamment de temps, l'énergie étant suffisamment employée pour créer la Matière et ses différents aspects avec ses corps subtils, donc l'énergie pouvait monter et commencer à créer d'autres activités dans l'individu, etc., etc., jusqu'à ce que l'on en vienne à la pensée.
Et c'est pour cela que physiologiquement on voit la colonne vertébrale reliant la base du corps et le sommet du corps, le sommet étant le cerveau. En fait, le profil même de la colonne vertébrale est l'endroit par lequel l'énergie de l'esprit est passée pour créer ses différents plans d'activité dans l'homme physique, dans l'homme psychologique, dans l'homme mental et affectif. C'est cette route que l'énergie a pris et cette route est restée tracée dans son corps éthérique. Et avec les millénaires, cette trace éthérique s'est consolidée, consolidée et c'est devenu une colonne visible et osseuse. Et à l'aboutissement, on a pu voir la création du cerveau.
La création du cerveau
La création du cerveau a été une chose extraordinaire, vous savez, un miracle, comme vous vous dites, un miracle !
Il était fascinant de voir petit à petit ces atomes devenir de plus en plus nombreux, se multiplier, devenir des étincelles. Car le cerveau est un volume rempli d'étincelles. Ce que vous vous appelez les neurones pour nous, ce sont des étincelles. Il fallait voir à quel point cette voûte que le crâne était remplie de cette constellation incroyablement nombreuse ! Exactement comme si l'on avait jeté toutes les étoiles du Cosmos sur une seule voûte ! Pas un seul endroit où il régnerait le vide, des étoiles partout, ça brillait dans tous les coins !
Et le cerveau est la reproduction exacte du Cosmos, pas simplement du Zodiaque, du Cosmos. De toute la voûte étoilée, de toutes les constellations que vous voyez lorsque vous mettez votre nez dehors le soir et qu'il fait clair. Votre cerveau est organisé exactement de la même manière.
Les groupements d'étoiles existent dans le ciel et correspondent à des groupements d'étincelles dans votre cerveau. Et la carte du ciel et la carte de votre tête, c'est la même ! Et c'est pour cela que ce que vous vous appelez l'influence des constellations et l'influence des astres existe. Et en fait ce n'est pas une influence, c'est une correspondance.
Pourquoi est-ce que Sirius pourrait avoir une correspondance avec le petit Paul ? Hein ? Parce que Sirius est là-dedans aussi, au même endroit que dans le Ciel, avec la même fonction, oui !
Pourquoi est-ce que, pour se rapprocher un peu de chez nous, pourquoi est-ce que Vénus a une correspondance avec le petit Paul ? Parce que Vénus existe là-dedans, oui, la même ! Il y a une étincelle Vénus là-dedans, au même endroit que la Vénus dans le ciel. Et elle fait le même ouvrage, oui !
Alors qu'est-ce qu'un homme pour nous ? Hein ?
C'est la carte du ciel, tout simplement !
Alors tu as la carte du ciel dans la tête et tu viens me demander où est le Maître ? Où est Dieu ? Où aller trouver toutes ces merveilles ? Comment ouvrir tes chakras ? Alors que tu es la carte du ciel !
Et tu vas me dire alors, tristement, : “Mais écoute, moi, je ne sais pas lire cette carte ! Je ne sais pas si je devrais employer une lunette pour voir ça, si je devrais m'assommer avec je ne sais trop quoi, pour être suffisamment tranquille afin de voir ça. Je ne sais pas comment m'y prendre, grand frère !”
Je comprends ! Je comprends très bien. Cependant, il y a un moyen très simple. On appelle cela l'œil de l'âme, et oui.
L'Œil de l'âme
Certains la symbolisent avec un œil tracé dans un triangle. L'œil de l'âme, mais qu'est-ce que cela veut dire ? Ça veut dire quoi ?
L'œil de l'âme, c'est tout simplement un état d'âme. Eh oui !
Ce n'est pas quelque chose de compliqué qui nous pousserait quelque part et que l'on va tourner pour regarder en l'air. C'est un état d'âme !
Et qu'est-ce que c'est cet état d'âme ?
Puisque le triangle a un œil ouvert. Hmm ? Ça veut dire quoi ?
Eh bien, ça veut dire que ce triangle, cette Trinité, donc votre âme, est alors une âme réveillée. Et c'est par cette éveil de l'âme que l'on peut voir la carte du ciel et être à ce moment-là en correspondance avec tous les gros astres qui eux flottent dehors. Parce que l'on sera en correspondance avant tout avec les astres intérieurs.
Alors comment est-ce que l'on va réveiller cette âme ? Hein ?
Réveiller l'âme
C'est ce que tu cherches après tout !
Si tu es venu ici vers moi ou si tu vas vers d'autres. Si patiemment tu répètes tes mantras ou répètes tes prières. Si tu essaies de méditer si fort. Si tu veux tant rencontrer ton Guide ou ton Maître, c'est bien parce que tu veux réveiller cette âme ! Hmm ?
Eh bien vois-tu, dans tout ce que je t'ai dit, je n'ai fait que cela : te raconter comment on réveille cette âme.
On la réveille comment donc ?
En endormant l'ego, tout simplement !
C'est exactement comme une balance.
Si je baisse un plateau, l'autre va se lever. Si j'agenouille ma personne, si je lui mets genoux à terre et que je la fais petite servante, alors mon âme existe.
Eh oui ! Tout aussi simple ! C'est tout aussi simple !
Mais voilà ! Pour l'homme quotidien c'est difficile ! Parce qu'agenouiller la personnalité, c'est comme, de nouveau, lui demander d'être un homme de l'ombre ! Alors il s'efforce à l'humilité, mais en fait il se flagelle parce qu'il voudrait bien être orgueilleux ! Il voudrait bien prendre son pain de jouissance et se dire : “Mais que j'ai été beau aujourd'hui quand j'ai dit ça ! Oh mon Dieu, tu m'as vu !” Ah, il a envie de dire ça, de penser ça ! Et voilà, de seul coup, il se rappelle que dans la Bhagavad-Gita, ou que dans la Bible, que dans un autre écrit, il est marqué que tu seras humble, que tu ne pratiqueras aucune vanité, aucune fierté ! Donc il a envie de se dire qu'il est beau et puis en même temps il se dit : “Mais t'as pas le droit ! T'as pas le droit ! Tais-toi ! Cochon ! Cochon de vaniteux !”
Et quel spectacle cela représente pour nous, hein ? Eh, cela représente une création très étrange !
Voilà, un homme qui s'apprête à par exemple être un orgueilleux, qui se replie sur lui-même et qui se transforme en un faux humble, c'est exactement comme un mauvais magicien qui, d'un caillou, s'apprêterait à faire une chèvre qui, en moitié du parcours, la transforme en tortue. Vous imaginez là, l'animal que l'on a ensuite ? Une tête de chèvre, un torse de chèvre et un derrière de tortue. C'est exactement ce genre de créatures qui nous apparait au moment-là dans le monde, des formes de la pensée et de l'aura.
Voilà quelqu'un qui veut faire l'agneau et qui devient un loup. Tiens, comme c'est bizarre ! Et Dieu sait qu'il y en a beaucoup dans la spiritualité !
Alors voilà que ces agneaux, à force de se dire : “Mais je ne suis qu'un agneau, je dois être un agneau d'humilité ! Mon Dieu, je dois être un agneau d'humilité ! Je ne dois pas jouir là, je ne dois pas jouir ! Je ne dois pas, non, je ne dois pas !”
Et voici qu'il développera une certaine agressivité ou une intolérance. Parce que si lui fait tant de sacrifices pour ne pas jouir à l'instant où il s'est senti intelligent et très beau, eh bien il va le faire payer à quelqu'un. Ça a un prix, ce sacrifice ! Mais oui !
“Tout le monde au même régime !”, c'est ce qu'il va dire ! Il deviendra un dictateur, un moraliste ! Ouais ! Un chef d'église, un chef religieux, un chef spirituel. Il dira : “Il faut faire comme cela ! Vous devez être cela ! Vous ne devez plus être cela !”
Et quand vous rencontrez des gens qui parlent de la sorte, sachez qu'ils sont moitié chèvres et moitié tortues, moitié loups et moitié agneaux. Et que ce sont les agneaux qui souffrent et qui vous font payer le prix de leur sacrifice, parce qu'en fait ils ont envie de jouir !
Alors vous allez me dire : “Mais que faire alors ?”
Que faire ?
Si l'homme est ainsi fait pour l'instant que dans ses jeunes années, il est quand même un jouisseur. Et que s'il veut être spirituel, il lui semble qu'il devrait se couper de cette jouissance. Et quand se coupant cette jouissance, il en devient méchant avec les autres. Alors vous allez me dire : “Que faire ?”
Si tu as bien compris tout à l'heure ce que j'ai expliqué à propos de la moralité, eh bien tu pourras résoudre cette question tout seul. Et tu diras simplement : “Ce qui doit être est !”
Jeunes âmes
Une jeune âme est jouisseuse ! Une jeune âme prend de la place ! Une jeune âme veut se sentir très belle, très grande, très intelligente ! Et elle veut qu'on le lui dise ! Alors, laissons lui sa jeunesse ! Laissons lui cet espace ! Qu'importe !
Quand tu as un jeune enfant, tu sais que cet enfant, à cause de son jeune âge, va faire des bêtises. Tu n'attends pas qu'il raisonne comme un adulte de 20 ans ! Tu lui laisses cet espace, dû à sa jeunesse. Eh bien il y a des bébés de corps et des bébés d'esprit, et il faut leur laisser cet espace.
Alors tu vas me dire : “Oui mais des fois en laissant l'espace à ces bébés d'esprit, eh bien c'est soi-même ! C'est nous-mêmes qui sommes blessés ! Parce que ces gens sont quand même des fois des gens à responsabilité, dans des entreprises ou dans les nations, dans la politique ou quoi que ce soit d'autre !”
C'est vrai. C'est juste. Mais de nouveau, fais attention aux pièges qui te guettent !
Laisse tout l'espace, même l'espace national !
Pourquoi est-ce que tu t'identifies avec ta nation ? Pourquoi est-ce que tu veux que ta nation soit bien ordonnée ? Pourquoi veux-tu que ta nation soit bien rangée avec de bons hommes politiques ? Hein ?
Si un jour tu peux voter pour quelqu'un qui est intelligent, équilibré et qui devient ton président, c'est très bien ! Mais si tu n'as aucun président de la sorte et qu'il te semble qu'il n'y a que des enfants là-bas, laisse-leur l'espace !
Mais oui, paye tes impôts sans pleurer ! Ben oui, c'est ça ton espace ! Parce qu'en fait, tu t'en moques complètement, n'est-ce pas ? Qu'il y ait un président que tu juges imbécile. Mais oui, tu t'en moques ! Toi, ce qui t'embête, c'est de payer les impôts à la fin de l'année, c'est tout ! Reconnais-le ! Le destin de la France, tu n'en as rien à faire ! C'est comme le boutonneux qui tout à l'heure se consacrait à la spiritualité parce qu'il ne peut pas se consacrer aux femmes.
Le destin de la France, tu t'en moques ! Le destin de l'Angleterre ou de l'Italie ou des États-Unis ou de la Terre, tu t'en moques !
Tu veux un bon président pour payer le moins d'impôts possible et pour avoir beaucoup de remboursements à toutes sortes de caisses, c'est ça qui t'intéresse ! Et c'est là-dessus que tu juges un bon président !
À ce moment-là, qu'est-ce que c'est un bon président pour un bon Français ou pour un bon Italien, pour un bon Américain, pour un bon Terrien ? Hein ? C'est quelqu'un qui redistribue les richesses, n'est-ce pas ? C'est quelqu'un qui ne touche pas à notre salaire, à notre porte-monnaie, en nous prenant des taxes, des impôts, etc.
L'argent
Je sais que l'argent est un thème épineux parce que souvent la souffrance est liée à l'argent. On souffre de gagner sa vie. On souffre d'aller travailler et quelquefois d'exercer des métiers difficiles ou qui ne nous conviennent pas. On souffre pour gagner un peu d'argent. Un argent qui n'est même pas suffisant pour s'acheter une maison ou un moyen de transport convenable.
Je sais.
Et c'est pour cela que l'argent est épineux, parce qu'il est relié à la souffrance de l'homme.
[...]
Cependant, qu'est-ce que cela peut te faire s'il y a des impôts, des taxes ?
Qu'est-ce que cela peut te faire ?
Réfléchis !
Qu'est-ce que la vie sur la planète ?
Réfléchis ! Hein ?
C'est de toute façon une vie en communauté. Admettons qu'il n'y ait plus d'argent demain, hein ? Pensons-cela !
Il n'y a plus que l'énergie de ton travail, de tes bras dans le travail, plus d'argent mais il y a tes bras et le travail que tu fournis. Eh bien de nouveau il va te falloir partager cette énergie de travail. Lorsque pour la collectivité il faudra construire une route, un pont, ou bien travailler dans un laboratoire pour chercher ceci ou cela. C'est de nouveau du temps de ta vie qui est pris. Parce que la vie en collectivité et la vie sur un plan physique réclament ce genre d'activités pour l'instant. Donc que tu mettes ou que tu enlèves l'argent cela ne change rien !
Si on ne te prend pas de l'argent, on te prendra du temps de ta vie de toute manière ! Et toi qui n'aimes pas construire des ponts, parce que tu préfères écrire, eh bien tu n'auras plus l'occasion d'écrire et de monnayer tes écrits puisqu'il n'y a plus d'argent, plus rien à monnayer. Et que puisqu'il faut faire un pont et que tout le monde doit s'y mettre, parce que c'est la vie qui est monayable, alors tu n'as plus le temps d'écrire, tu dois aller casser des pierres.
L'argent, même très maladif et maladroit comme il l'est aujourd'hui, l'argent est cependant une grande liberté !
*L'argent est une grande liberté !”
Nous sommes désolés de voir à quel point les individus se créent des soucis, se tamponnent sans arrêt un grand nombre de neurones en pensant à la feuille d'impôt et aux taxes ! Et à cause de ces taxes et ces impôts prélevés, en pensant que le gouvernement n'est pas bon et engageant contre le gouvernement des comportements politiques qui réclament beaucoup d'énergie, et qui parfois même empêchent l'avènement d'un gouvernement pour ce qu'il pourrait apporter de bon, mais qui demande plusieurs années de maturité, quel que soit le système politique choisi - et je ne fais pas de politique !
Beaucoup trop d'énergie de pensée et beaucoup trop de formes-pensée sont construites autour de la feuille d'impôt et des taxes. Il faudrait que ça cesse !
L'argent dont vous disposez aujourd'hui, même si votre salaire vous semble étroit, cet argent est cependant une grande liberté, parce que vous pouvez garder une part de votre vie pour vous, où vous allez faire ce que vous voulez, au lieu d'aller casser des cailloux pour construire le pont dont la collectivité a besoin demain, au lieu d'aller planter des carottes parce que la collectivité en a besoin demain et qu'il n'y a rien d'autre à échanger que le temps de travail.
C'est une grande liberté.
Mais bien sûr, comme toutes les libertés, elle doit être encore perfectionnée. Parce que cette liberté est encore soumise à toute sorte d'orgueil et de défauts de la part de ceux qui soit sont vos employeurs, soit vos gouverneurs, peu importe ! Il y a encore plein de défauts, quel que soit leur poste.
Mais ce n'est pas pour leur jeter la pierre que je leur dis ça et ce n'est pas pour que vous soyez leurs ennemis ! Il faut, vous aussi, que vous deveniez de mûrs citoyens, au lieu d'être simplement des enfants qui ne veulent pas payer leur impôt à la collectivité, partager avec la collectivité.
Bien sûr, vous allez me dire : “Mais tellement d'argent est dépensé pour les armes ! Je trouve ça insupportable, tout cet argent qui ne sert pas aux malades, pas à la découverte, pas à la recherche, pour les armes, les armes qui tuent !” C'est ce que tu vas me dire.
Ta remarque est juste au premier degré. Et, au second degré, je te dirais qu'elle est fausse. Parce que la course à l'armement permet une accélération de la prise de conscience de ce qu'est la condition humaine.
Quand tout le monde s'arme, bien sûr cela prend du temps, bien sûr toute ta vie est passée là-dedans. Toute ta génération a vécu cette course à l'armement, par exemple entre les deux blocs Est et Ouest comme on dit si facilement aujourd'hui. Bien sûr toute ta génération a vécu dans cette tension, mais c'est un peu comme s'il te semblait que l'on avait gâché ta vie, ta jeunesse, les espoirs de ta jeunesse. Donc de nouveau tu es révolté !
Mais cependant il te faut penser que pour le monde cela a été une accélération de conscience extraordinaire ! Dangereuse, comme toutes les initiations, mais extraordinaire !
Prise de conscience collective
Pour les peuples il s'agissait d'arriver à un summum, une extrémité de tension extraordinaire !
“Est-ce que nous allons nous détruire absolument ou est-ce que nous allons repenser, chacun dans notre camp, ce qu'est la vie, tout simplement ?” Que ce soit la vie d'un capitaliste ou la vie d'un communiste mais la vie tout simplement !
Et ce qui fait que les politiques mûrissent, que des régimes changent, c'est que les hommes repensent la notion de la vie.
Ce qui fait que les politiques mûrissent, que des régimes changent, c'est que les hommes repensent la notion de la vie.
Mais quelquefois, pour repenser ce qui est la condition humaine, eh bien cela passe par des objets tout à fait concrets comme : combien de kilos de carottes avons-nous produit, qu'allons-nous faire avec ces bombes, est-ce que vraiment, est-ce qu'on se les balance sur les territoires, est-ce que l'on se détruit avec cela ou est-ce que l'on se donne le droit de vivre ?
Donc à travers des objets très concrets, toute une philosophie mondiale est redimensionnée !
Les mêmes outils sont utilisés pour les prises de conscience collective que pour les prises de conscience individuelle.
En effet ! À travers le fait que vous devez gagner votre vie, que vous devez exercer un métier, que pour exercer tel et tel métier de manière concrète, il faut faire ceci et faire cela, eh bien, en vous, se déclenchent des compétences ou bien vous prenez conscience de certaines limites et vous essayez de les dépasser. Vous êtes obligés de passer par-dessus vous-même, de vous développer, d'acquérir, etc. etc. !
Et les outils sont pourtant très matériels.
Et c'est là la grande méditation du monde !
Pour l'instant, bien sûr, le monde ne médite pas de la manière la plus spirituelle, c'est vrai ! Mais il médite quand même !
À travers le besoin de manger, à travers des interrogations comme “qu'allons-nous faire de tout cet armement, est-ce que l'on va vraiment se détruire ou est-ce qu'on va se laisser le loisir de vivre ?”, à travers ces choses-là, eh bien tout un monde médite... Sur quoi ?
La condition humaine, la dimension humaine, le droit à la vie !
Bien sûr, les premières étapes de cette méditation ne sont pas d'une grande envergure, c'est certain ! Mais tout se fait, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, étape par étape.
La collectivité est beaucoup plus patiente que le petit bourdon individuel, lui il est très pressé.
Et on aboutira un jour, c'est vrai, à une société dite juste, égalitaire et sans violence. C'est vrai ! Mais laissez le temps à cette âme collective qui est l'Humanité, de comprendre cela.
Bien sûr, il semble que cela coûte cher. Alors quelquefois il y a bien quand même des guerres, quelquefois il y a bien quand même des violences. Mais encore une fois, je te supplie de ne pas tomber dans le piège qui est de croire à la mort.
Ne pas croire à la mort
Tu vois, chaque fois que tu veux fermer mon discours, chaque fois que j'ai fait une ouverture, que tu es rentré dans un espace plus grand, tu y marches, tu y marches, et tu découvres un bout, une limite à cet espace, et tu le fermes ! Et tu te dis : “Oui, mais il y a la mort ! Si à la guerre je meurs, mon frère meurt, ou ma mère meurt, c'est horrible !”
Alors de nouveau, il faut que je vienne et que je t'ouvre cette limite que tu as mise, et que tu rentres dans un nouvel espace plus grand.
Ne crois pas à la mort ! Non !
[...] (Il manque une bonne partie de l'enregistrement ici, si quelqu'un a le morceau qui manque, contactez-nous !)
Le Plaisir
Dans la fusion il y a plaisir. Il y a donc un plaisir qui semblerait - si mademoiselle Morale arrive avec son jupon cramoisi - il semblerait donc qu'il y a un plaisir dit inférieur, selon mademoiselle Morale, parce que cela a à voir avec le sexe, et il y a des plaisirs supérieurs, parce qu'ils sont de l'ordre du mental, ou de l'ordre des moments d'harmonie, échangés presque comme par hasard, en pointillés. Au même moment, on regarde la même fleur ensemble, et on se perd, ensemble, dans la couleur et le parfum, et il y a rencontre des deux présences, et paf, un moment extraordinaire, où l'on est bien et où on a plaisir.
Pourquoi est-ce que ce plaisir existe ?
Il n'a pas été créé, il est la nature même de l'énergie ! Énergie qui se trouve dans la sexualité, énergie qui se trouve dans tous les autres chakras d'activité, et dans la pensée notamment, mais aussi dans le plus saint des chakras qui est le coronal ! Où là il y a le plus grand des plaisirs que l'on appelle la béatitude.
Voilà encore un grand plaisir, une grande jouissance ! Je suis béat, que ce soit face à Dieu ou face à Noémie. Je suis béat, un grand plaisir !
Pourquoi il y a ce plaisir ?
Tout simplement parce que, comme je l'ai dit, toute fusion est un plaisir, et s'il y a cette fusion, donc ce plaisir, c'est parce que l'homme est l'endroit du bonheur. Sa nature c'est d'être Joie et Bonheur.
La nature de l'Homme est d'être Joie et Bonheur.
Mais quelle joie ?
Pas la joie de la lumière, celle qui risque de rencontrer très tôt les ténèbres sitôt qu'un malheur sera annoncé.
La Joie de la Présence.
Quelle Joie a la Présence ?
Allez vas-y ! Essaye de deviner tout seul ! Parce que si tu trouves avant que je le dise, tu vas sortir vraiment heureux d'ici !
Allez !
Essaye de trouver !
Quelle peut être la Joie de la Présence ?
La Joie de la Présence
Tu es la Présence Divine, je te dis que cette Présence a une Joie fondamentale. Le vide, donc, a une Joie fondamentale !
Quelle est cette Joie ?
Allez réfléchis ! Nous avons parlé de la mort qui t'est insupportable ! Quelle est donc la grande joie de la Présence ?
Allez dis-le !
C'est se savoir immortelle !
La Joie de la Présence c'est se savoir immortelle.
C'est ça sa joie.
Ce n'est pas se dire : “Tiens j'ai rencontré Dieu, je suis saturée de Bonheur Cosmique !” Hmm ? Ou : “Tiens je suis saturée de Lumière ! Je vois des lumières partout et j'en éprouve un grand bonheur !” Ce sont des joies amenées.
Mais la joie qui sort de l'intérieur et dans laquelle l'on vit constamment et qui est une joie douce - Bien que je ne voudrais pas commettre l'erreur de lui donner des identités pour que votre pensée s'en empare. Car votre pensée doit s'habituer au vide avant de découvrir cette Présence et cette joie. - Cependant je peux te dire qu'elle est d'une grande douceur.
Parce qu'elle est la Présence qui se sait immortelle. Il n'y a donc plus de peur !
Ce qui fait ton malheur, c'est la peur de mourir ! C'est pour ça qu'il y a cette course à la jouissance, à cet orgueil qui ne veut pas mourir lui non plus. Parce que l'homme se sait déjà suffisamment mort. Alors pour le peu qu'il est, il ne veut pas cesser de l'être. Et c'est ça qui donne tous les prétextes à l'ego pour survivre !
Et si l'homme cherche tant la fusion, que ce soit avec le compagnon ou la compagne ou avec les amis, ou la fusion philosophique avec des gens qui pensent la même chose, puis plus loin la fusion spirituelle avec Dieu, c'est parce qu'il cherche l'immortalité et qu'il sait que ce n'est qu'en se rappelant cette Présence, en redevenant cette Présence qu'il redeviendra immortel.
Et c'est pour cela qu'il s'imagine que son temps est compté. C'est pour cela qu'il est pressé. Parce que c'est vrai, il ne veut pas repasser par la mort ! Il ne veut pas avoir à mourir encore et encore pendant deux, trois, dix ou vingt vies. Il en a assez ! Il veut l'immortalité maintenant. Alors trouver le Maître, c'est quelque chose de capital !
Tu ne vas pas le trouver tout de suite et tu vas mourir. Eh oui, tu vas mourir !
Alors ne baisse pas les épaules en disant : “Zut, zut, zut !” Tu n'as rien raté ! Ne t'inquiète pas ! Tu n'as rien raté !
Accepte, accepte !
Tu verras qu'à l'instant où ta personne mettra le genou à terre comme une servante pour accepter la mort, à l'instant de ta mort, c'est une initiation. Mais oui ! La mort est un passage initiatique pour celui qui sait mourir.
La mort est un passage initiatique pour celui qui sait mourir.
Savoir mourir
Et c'est pour cela que les églises ont toujours torturé le mourant jusqu'au dernier moment. Parce que les églises ont quand même été fondées par des prêtres initiés. Même si elles ont été abîmées en cours de route, elles ont été fondées par des prêtres initiés qui connaissaient chaque principe. Et le prêtre initié sait à quel point le moment de la mort est une initiation, pour voir l'âme enfin, cette âme que l'on voulait voir et sur laquelle on a essayé de tant méditer pendant toute la vie.
Mais il faut pour cela accepter la mort. Cette même mort que le disciple doit accepter quotidiennement au niveau de son ego, de son orgueil, de ses vanités. La mort totale de l'ego de la personne est là, possible, à l'instant de la mort du corps. Car il s'agit bien de faire périr non pas seulement un corps mais aussi tout un ego !
C'est pour ça que la mort a vraiment un goût de mort. Et que même si l'on parle de réincarnation, il y a des individus qui se réconfortent intellectuellement de la chose mais qui, tout au fond du cœur, au fond du ventre, se disent : “Ah quand même, ça me rassure mais quelque chose me dit qu'on meurt quand même !" Tu as raison, on meurt. L'ego meurt ! Et c'est pour cela que la mort est l'occasion de la plus grande méditation et même d'une initiation si tu t'es bien préparé pendant ta vie physique.
Parce que toutes ces petites mort que tu n'arrivais pas à faire au cours de ta vie, si tu mets définitivement le genou à terre, que tout ton ego, toute ta personne est une servante, et que tu acceptes de mourir complètement, alors à l'instant où se rompt ce que l'on appelle la corde d'argent, la chaîne de vie. À ce moment-là, c'est ton âme qui vient vers toi !
Ce n'est pas un guide qui vient avec son petit caranet dire: “Voilà Pierre-André, ça y est, tu passes de l'autre côté, allez viens, c'est moi qui t'emmène au dortoir A ou B, avant que tu passes aux douches des rêves ou avant que tu passes dans telle ou telle station...” Non ! Rien de tout cela. Pas de guide, pas de petits anges, pas de famille, pas d'amis ! L'âme ! Elle vient et elle t'apparaît.
Et pour celui qui meurt de cette manière-là, il ne fait que passer. Et lorsqu'il renaît, il n'est plus un simple homme qui essaiera d'être un disciple et qui essaiera de méditer, il est un initié.
L'homme ne sait pas utiliser la mort. Il meurt des dizaines de fois et il ne sait pas utiliser la mort ! Parce qu'il est paralysé par sa peur et parce qu'il ne veut pas mourir, parce qu'il ne comprend pas à quel point, là, est une initiation possible.
Il se cache même pour mourir tellement il a peur de sa mort ! Il se cache au fond de son matelas, dessous les draps !
À l'instant où tu meurs, pense à mettre les genoux à terre ! Même si ce n'est qu'une seconde, mets les genoux à terre comme un disciple qui se met à prier Dieu intensément et qui accepte de mourir au nom de son Dieu intérieur pour que sa Présence vive ! Sers-toi de ta mort de ta personne et de ta mort de ton corps comme un levier initiatique !
Sers-toi de ta mort de ta personne et de ta mort de ton corps comme un levier initiatique !
Bien sûr, tu vas me dire : “Mais que dire alors de ceux qui meurent dans les accidents, qui n'ont pas le temps de se préparer ?”
C'est vrai que celui qui vit avec une pensée automatique, qui n'est pas conscient, celui-là n'a pas le temps de vivre et pas le temps de mourir. Ça c'est sûr ! Et à l'instant de l'accident, il n'a même pas compris qu'il y a eu un accident. Il passe violemment de l'autre côté et il essaye de réintégrer son corps. Ou bien il se soucie de ce qu'il a à faire le soir à la maison ou demain au bureau. Il ne comprend pas qu'il n'a même plus de corps ! Et pour les guides, qui là sont nécessaires et qui essayent de venir l'aider, qui essayent de le détacher de cet environnement astral, pour les guides, le travail est difficile ! Car l'individu ne les voit pas, ne les croit pas, ne les entend pas et continue à vivre son rêve ! À l'instant où il réalise vraiment qu'il est mort, alors c'est une torture insupportable ! Et c'est là que les guides doivent l'endormir pour qu'il n'y ait pas un délire dans l'astral.
Donc celui qui ne prend pas le temps de vivre n'a pas non plus le temps de mourir, et c'est vrai que pour lui la mort est un problème. C'est vrai que pour lui les guides vont venir et vont devoir le soigner. Et que la prochaine vie, il ne sera que la triste continuité de lui-même. Mais ça c'est pour celui qui est dans la pensée automatique, dans la conscience endormie.
Celui qui commence ou qui essaye d'être son propre témoin. Même s'il n'est pas très formé en méditation, du moment qu'il essaye d'être conscient dans sa vie, qu'il est conscient, ne serait-ce que par le monde de l'art, que le monde existe et qu'il prend le temps de respirer, de sentir et de faire union avec la beauté d'une fleur ou la beauté d'un tableau, qui développe donc la sensibilité de sa conscience : là est le premier pas pour être témoin. Celui-là, même s'il meurt dans un accident, aura tout le temps de faire son rituel de la mort et de la renaissance et de vivre son initiation.
Le premier pas pour être témoir, c'est développer la sensibilité de sa conscience.
C'est vrai, son corps peut être brutalement stoppé dans sa vie, mais cependant il va lui laisser suffisamment d'énergie pour pouvoir, sur le plan éthérique, vivre cette initiation. Parce qu'il est complètement conscient de l'autre côté, son cœur s'est peut-être arrêté, mais il a de l'énergie, son corps la lui transfère, il la lui laisse ! Ce qui fait qu'en étant conscient, comme il l'a toujours essayé de l'être dans sa vie physique, en étant conscient sur le plan éthérique et en se trouvant d'un seul coup avec à disposition toute l'énergie de la vie qu'il avait à disposition, eh bien il a tout le temps de faire son rituel, d'asseoir sa personne, d'en faire grâce et de mourir en tant que personne pour que son âme se lève.
Et c'est ainsi que l'on voit dans le ciel naître, enfin, d'une petite boule d'argile, un joli Ankh ! Une croix ancée comme vous dites aussi, une croix égyptienne comme vous dites aussi. Voici un homme dont l'âme s'est levée. Et l'âme, se levant, fait ce demi-cercle que vous voyez posé sur le dos et qui fait la croix ancée.
Et c'est un initié, c'est un homme debout ! C'est un homme dont l'âme est debout !
C'est ce que je vous souhaite !
Pour cela j'utilise aussi bien que je le peux, même souvent c'est sans doute maladroit. Je fais du mieux que je peux pour vous l'apporter par la parole, par les concepts, par les émotions que soulève la parole et par les formes-pensées qu'ainsi je vous prête à construire. Parce qu'à l'instant où vous acceptez ma pensée et où vous pensez ma pensée et où vous éprouvez ma pensée, le concept que je vous décris, vous construisez une forme-pensée qui va travailler dans votre œuf, l'œuf que vous êtes.
Et si vous la nourrissez jour après jour, non pas en croyant ce que j'ai dit - je vous en prie ne croyez rien ! - non pas en vous rappelant ce que j'ai dit, cela ne sert à rien, mais en vivant ce nouvel espace que je vous ai peut-être apporté, alors, à ce moment-là, cette forme-pensée devient la vôtre et c'est sans effort qu'ainsi vous vous trouvez ensemencé par un semeur du Ciel, qu'il s'appelle Pastor ou qui que ce soit d'autre !
Laissez-vous ensemencer !
Mais aussi, à l'intérieur de votre œuf, de votre jardin, sachez arracher les mauvaises herbes, les mauvaises formes-pensées, celles qui font souffrir ! De façon à ce que les bonnes herbes puissent pousser !
Faites cela !
Je vous salue.
(Date de la conférence : 07 06 1991)