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[...] En fait, tout est communication, et toutes les communications se passent les unes aux autres leurs codes et leurs informations. Vous pourriez trĂšs bien parler aux minĂ©raux, Ă lâeau des ruisseaux, comme vous pourriez trĂšs bien parler avec votre MaĂźtre, votre guide ou avec le soleil, donc avec lâentitĂ© crĂ©atrice de votre univers local. Ce nâest pas une folie, ce nâest pas une chimĂšre, câest quelque chose qui existe, cela fait partie de la vie. Câest une existence.
La communication est une existence, de la mĂȘme maniĂšre que les ondes existent et quâelles vous traversent en ce moment mĂȘme, parce que tout est Ă©nergie. Par exemple, la pensĂ©e du MaĂźtre qui rĂ©side dans la hiĂ©rarchie planĂ©taire, nâa pas dâheures de diffusion et nâest pas comme un programme de radio ou de tĂ©lĂ©vision. Câest lâheure de la diffusion, je vais envoyer le spot sur tous les disciples. Les pensĂ©es du MaĂźtre se diffusent constamment, comme aussi de tous les disciples trĂšs avancĂ©s, qui ont acquis lâhonneur de pouvoir partager la vie des maĂźtres et de vivre dans leur aura. Je sais que pour un ĂȘtre humain il est trĂšs difficile de comprendre cela, parce quâil sâagit de concevoir une tout autre nature.
Que se passe-t-il pour lâĂȘtre humain ? LâĂȘtre humain a une pensĂ©e compartimentĂ©e. Ă cette seconde, il pense une chose, Ă une autre, il va penser autre chose. Lorsquâil est en train de cuisiner, il est obligĂ© de penser Ă ce quâil cuisine. Lorsquâil conduit, il doit penser Ă sa conduite. Lorsquâil est en train de parler avec quelquâun, il est obligĂ© de penser Ă ce quâil va dire. Tout cela, parce que lâesprit humain ne vit que dans une toute petite partie de sa conscience. Alors, la totalitĂ© de sa conscience, la totalitĂ© de sa concentration doit vivre sur cette petite partie pour pouvoir articuler lâĂȘtre humain et le faire vivre.
Mais pour un ĂȘtre qui a atteint une conscience quasi universelle ou mĂȘme universelle, sa pensĂ©e peut faire mille choses Ă la fois. Admettons quâon visionne un MaĂźtre incarnĂ©, en train dâĂ©plucher des carottes, en mĂȘme temps, sa pensĂ©e est tout entiĂšre occupĂ©e Ă contempler sa nature divine. Si bien, que ce nâest pas que la petite partie de sa pensĂ©e, comme chez lâhomme traditionnel, qui a conscience de tenir sa carotte, son Ă©plucheur. Il accomplit un geste, comme il accomplirait celui de respirer, de marcher, il fait ce geste usuel, qui, pour lui, est un geste de la vie, mais en mĂȘme temps, il est en contemplation dans sa propre nature divine.Câest ce qui fait que sa vie quotidienne prend un tout autre aspect, puisquâarrivĂ©e Ă ce degrĂ© dâuniversalitĂ©, la pensĂ©e des maĂźtres est sans cesse en communication avec les hiĂ©rarchies infĂ©rieures : des ĂȘtres humains, des animaux, des vĂ©gĂ©taux, des minĂ©raux. Le soleil quâils ont acquis, quâils ont su trouver et rĂ©veiller, est constamment en diffusion, en Ă©manation.
Câest comme cela quâun plan sâĂ©difie. Un plan ne sâĂ©difie pas suite Ă une rĂ©union des maĂźtres qui dĂ©cident une intervention « a », puis une intervention « b », « c », et le post-scriptum Ă la fin.Il y a, Ă lâouverture de chaque cycle, un cĂ©nacle des MaĂźtres assistĂ©s du grand MaĂźtre, qui dĂ©cide dâun certain plan, disons plutĂŽt dâune articulation, dâune colonne vertĂ©brale des Ă©vĂ©nements Ă faire survenir, et ensuite, les MaĂźtres diffusent simplement le plan dĂ©cidĂ©.
Par exemple, sâil sâagit dâinitier une humanitĂ© Ă un nouvel Ă©tat de conscience, ils vont diffuser la vibration de ce plan de conscience que les ĂȘtres humains doivent atteindre, et selon le degrĂ© et le rayon de cette vibration, câest un de leurs chakras qui va diffuser plus spĂ©cialement que les autres.Autrefois, câĂ©tait par le centre du cĆur, aujourdâhui, câest par le troisiĂšme Ćil quâils envoient lâĂ©nergie, parce quâil sâagit pour les hommes dâacquĂ©rir de plus en plus de plan mental, et si possible, de faire une connexion totale avec le plan mental supĂ©rieur, donc avec lâentendement, lâintelligence de lâĂąme. Câest grĂące Ă ces relais que composent les maĂźtres, les guides, et aussi dâautres crĂ©atures dâune envergure suffisante que vous appelez les DĂ©vas, quâun rayon arrive sur la terre Ă toucher lâhumanitĂ© et les rĂšgnes.
Ces maĂźtres, ces initiĂ©s avancĂ©s et ces DĂ©vas sont les vĂ©ritables transmetteurs de lâĂ©nergie venant du logos solaire, Ă©nergie que les hommes doivent absolument incorporer pour avancer dans un nouveau cycle ou un nouveau monde. Ce qui fait quâil nây a pas dâĂ©nergie qui ne soit portĂ©e par quelquâun. Chaque chose est relais de lâĂ©nergie et lâĂ©nergie ne peut pas ĂȘtre envoyĂ©e, sur un point de la terre ou ailleurs, sans un transmetteur vivant. Cela, jâen ai dĂ©jĂ parlĂ©, je vais le redire un petit peu.
LâĂ©nergie nâest pas quelque chose de vide, dâimpersonnel, ou de personnel, qui sait comment se diffuser sur les hommes pour les faire avancer. LâĂ©nergie est vivante, câest vrai. LâĂ©nergie est intelligente, câest vrai aussi, mais elle ne peut ĂȘtre rendue acceptable pour lâhumanitĂ©, que par des relais intermĂ©diaires.
Le logos solaire reprĂ©sente le premier relais par rapport au logos cosmique, car nous ne pouvons pas recevoir directement le rayonnement du logos cosmique, de cet immense Dieu que lâon a appelĂ© lâinnommable.Ainsi le logos solaire, pour nous le Christos, reçoit lâĂ©manation du logos cosmique, donc les sept rayons. En accord avec les hiĂ©rarchies des diffĂ©rentes planĂštes et avec lâĂ©volution qui est Ă mettre en jeu sur la terre, un certain degrĂ© vibratoire de chaque rayon est projetĂ© sur une planĂšte et ainsi sur les hommes. Ce qui fait quâau fur et Ă mesure, les MaĂźtres, les hauts initiĂ©s et hauts DĂ©vas, deviennent des transmetteurs de plus en plus intenses de la vibration la plus proche du Christos.Une fois les humains capables de contenir lâentier de la vibration du Christos, ils disparaissent du plan physique, et ils contemplent le logos cosmique, qui leur paraĂźt encore bien loin, car câest encore lĂ une autre Ă©volution, ou plutĂŽt une Ă©volution qui se poursuit.
Donc, il faut bien comprendre que tout est subdivision de lâĂ©nergie « UNE » venant directement du logos cosmique.Ainsi, au fur et Ă mesure de sa descente, lâĂ©nergie trouvant diffĂ©rents aspects de manifestation, va amener aussi diffĂ©rents enseignements. Câest pour cela quâĂ chaque Ăšre, Ă chaque Ă©poque, Ă©tant donnĂ© quâun autre degrĂ© de la vibration primordiale est envoyĂ©, lâenseignement est renouvelĂ©. Naturellement, la racine reste la mĂȘme, mais tous les aspects et petits entendements, tous les dĂ©tails en quelque sorte, qui sont un aspect de la vĂ©ritĂ©, sont renouvelĂ©s, pour quâau fur et Ă mesure des Ă©poques, la race dĂ©tienne de plus en plus dâĂ©nergie, de plus en plus de science.Câest pour cela que, pĂ©riodiquement, un enseignement tombe et quâun autre se lĂšve. Ce nâest pas que lâhomme capricieux a besoin dâun nouveau prophĂšte, mais la vĂ©ritĂ© amenant un autre degrĂ© vibratoire, amĂšne aussi un nouvel entendement plus large. Chaque fois, cette ouverture supplĂ©mentaire crĂ©e le nouvel enseignement, mĂȘme si les bases sont les mĂȘmes depuis les millĂ©naires.Comment collaborer avec la hiĂ©rarchie ?
Comment devenir un de ces points terminaux capables dâĂ©maner la vibration de la hiĂ©rarchie, ou du Christos ? Câest ce que jâessaie de vous enseigner et dâĂ©veiller dans votre cĆur chaque fois. Naturellement, jâai beau vous le dire, ce nâest pas cela qui va vous permettre de devenir ce que je dis. Mais si au moins vous le savez au fond de vous-mĂȘme, le jour oĂč vous aurez complĂštement nettoyĂ© votre karma, finalement acceptĂ© votre limite, ou tel problĂšme de votre vie, et que vous vous rendiez responsables, tout ce dont nous avons parlĂ© en tant que thĂ©orie, disciple parfait, vertueux, va devenir une rĂ©alitĂ©.
Lorsque vous mâĂ©coutez parler, ne soyez pas impatients que cela vous arrive. Câest une trĂšs mauvaise technique. Ăcoutez, faites entrer, absorbez et vivez aussi votre vie. Si vous avez un karma Ă supporter, ne me demandez pas et ne demandez Ă personne, sous prĂ©texte de devenir disciple, dâenlever ce karma. Câest justement, lĂ , votre premiĂšre preuve Ă accomplir en tant que disciple, assumer ce karma et faites en sorte de bien lâassumer, pour quâil soit enlevĂ© le plus vite possible.
Pour devenir disciple, je ne veux pas dire quâil faille ĂȘtre un ĂȘtre sans karma, car lorsque lâon sâest dĂ©barrassĂ© du karma individuel, on entre ensuite dans un karma qui peut se dĂ©nommer karma collectif, bien quâil ne se rapproche pas du karma collectif habituel.
Pour nous il y a le karma individuel, un karma de masse, karma qui circule de lâun Ă lâautre, parce que lâun et lâautre font partie de la masse et ne sont pas assez conscients, alors ils subissent lâinfluence de lâautre.
Et il y a ce que lâon pourrait appeler le karma collectif qui ne se produit plus parce que vous faites partie de la masse, mais simplement parce quâayant acquis suffisamment, vous pouvez donner Ă la masse, le sacrifice de JĂ©sus, par exemple.
JĂ©sus ne pouvait pas faire autrement que de monter sur la croix. Cela Ă©tait Ă©crit dans son destin, cela est Ă©crit dans le destin de tout initiĂ© vĂ©ritable, mĂȘme si le symbole nâest pas toujours autant vĂ©cu.
Pourquoi cette nécessité ?
Parce que lorsque lâon monte dans les postes de la hiĂ©rarchie, si je peux mâexprimer ainsi, arrive un moment oĂč celui qui veut vĂ©ritablement se libĂ©rer de la matiĂšre, doit donner la dĂźme Ă la matiĂšre, et surtout, Ă ceux qui sont dans la matiĂšre.
Lorsquâun ĂȘtre arrive au portail de lâinitiation vĂ©ritable, donc lorsquâil va ĂȘtre libĂ©rĂ© de toutes ses incarnations prĂ©cĂ©dentes, libĂ©rĂ© aussi de lâobligation de sâincarner pour continuer Ă Ă©voluer, lorsquâil est dĂ©gagĂ© Ă ce point de la chair, il doit rendre le tribut Ă la chair. Et pour que cela soit utile, il ne la donne pas Ă la terre, il donne la dĂźme aux hommes qui continuent Ă ĂȘtre le corps de la terre.
Câest dans ce sens-lĂ , que nous, nous disons le karma collectif. Ă un moment donnĂ©, lâinitiĂ© vĂ©ritable ne peut pas faire autrement que de se sacrifier. Sinon, sâil nâa pas coupĂ© tous les liens avec la Terre et donnĂ© la dĂźme Ă celle-ci, il ne peut pas continuer Ă Ă©voluer et espĂ©rer obtenir la sixiĂšme initiation majeure.
Câest une grande alchimie. Celui qui veut se retirer de la face des hommes doit verser son sang pour les hommes, quelles que soient la grandeur et la splendeur de son poste. Tout est sacrifice en mĂȘme temps que communication. Mais comme je lâai dĂ©jĂ dit mille fois, le sacrifice nâest pas une peine, une douleur.
Dans lâesprit dâun initiĂ©, dans lâesprit dâun MaĂźtre, le sacrifice, lorsquâil est une nĂ©cessitĂ©, lorsquâil fait partie de lâalchimie de lâunivers et des Ă©volutions, est un acte naturel. Il est fait avec dâautant plus dâamour quâil est une nĂ©cessitĂ©.
Câest pour cela que si vous voulez vĂ©ritablement imiter le MaĂźtre pour devenir son disciple, vous devez, en mĂȘme temps, comprendre ces aspects-lĂ , pour que dans votre vie, vous ne soyez pas en train de grogner, de pleurer, de ronchonner lorsquâil faut faire un tout petit effort.
Pensez Ă celui qui les fait tous pour vous, pensez Ă tous les efforts et sacrifices qui sont endurĂ©s pour vous. Alors vous qui au bout de la chaĂźne recevez ce sacrifice et en bĂ©nĂ©ficiez, soyez un petit peu plus gĂ©nĂ©reux lorsque vous en avez un Ă produire, surtout sâil est pour vous-mĂȘme.
Si vous comprenez cela, vous accomplirez les Ćuvres du dĂ©tachement avec beaucoup plus de joie, avec aucune impression de privation et de sacrifice. Ainsi vous pourrez devenir de plus en plus disciple, de plus en plus tĂ©lĂ©pathe, de plus en plus un point dâĂ©manation dâĂ©nergie.
LâĂ©nergie tombe sur la terre et sur vous Ă tous moments. Il nây a pas une seconde, pas un jour oĂč lâĂ©nergie ne vous transperce, comme des ondes radios. Ce qui fait quâun homme va en bĂ©nĂ©ficier plus quâun autre, câest sa capacitĂ© Ă la reconnaĂźtre, Ă la contenir et Ă la garder.
Un homme dont lâaura, dont le corps subtil est trop Ă©pais, va de toute maniĂšre ĂȘtre transpercĂ© par cette onde, mais lâonde ne va pas ĂȘtre retenue, elle va comme un son se perdre. Alors que celui qui met son aura et son corps subtil au diapason de cette Ă©nergie, va communier, et sâassembler avec elle, et il sera rempli. Câest cela la diffĂ©rence.
Vous vous purifiez, vous vous Ă©levez, vous vous rendez aĂ©riens, lĂ©gers, subtils, alors vous devenez comme une coupe et vous ĂȘtes susceptibles dâĂȘtre remplis, vous nâavez pas besoin de chercher une Ćuvre Ă accomplir, les Ćuvres viennent Ă vous, les gens qui en ont besoin viennent vers vous.
Nâoubliez pas quâil y a tellement de travail et dâĂ©volution Ă accomplir sur la terre, que dĂšs quâun guide, quâun MaĂźtre voit la possibilitĂ© dâutiliser quelquâun, immĂ©diatement lâindividu remarquĂ© est en relais. Il nâa mĂȘme pas besoin de demander, immĂ©diatement il est investi, occupĂ©.
Donc, lorsque vous priez, ne priez pas un MaĂźtre, ne priez pas Dieu en lui demandant du travail, une utilitĂ©, une raison de vivre sur la terre. Vous avez dĂ©jĂ votre raison de vivre puisque vous ĂȘtes vivants, vous avez quelque chose Ă accomplir, et avant tout, câest votre propre Ă©volution.
Beaucoup de gens, par esprit de fuite, cherchent un travail Ă accomplir, un peu comme ils prendraient un train pour aller ailleurs. Ils veulent faire le bien, câest ce quâils disent : « Je veux faire le bien, je veux aider les gens », et lorsque lâon regarde dans quel Ă©tat ils sont, on sâaperçoit que ce sont eux qui ont besoin dâĂȘtre aidĂ©s.
Naturellement, mĂȘme celui qui a des problĂšmes doit aider parce que cela fait partie de la roue de la communication des Ă©nergies. Mais il ne faut pas, par fuite, rĂ©clamer un poste, un travail. Vous nâavez pas besoin de rĂ©clamer quoi que ce soit. Le jour oĂč vous pouvez faire quelque chose, on vous lâimpose, on ne vous donne mĂȘme plus le choix. Tu es prĂȘt, ton appareil est propre, alors maintenant tu dois assumer cette diffĂ©rence dâavec les autres, et tu dois aller porter ce que tu peux porter.
Donc, pour ceux qui veulent collaborer, pour ceux qui veulent travailler avec la hiĂ©rarchie, ou leur propre guide dĂ©couvert par un moyen mĂ©diumnique ou autre, ce quâil vous faut absolument, câest Ă©lever au maximum vos vibrations, votre esprit, donc, vous dĂ©velopper. Et ainsi, non seulement vous serez utilisĂ©s par votre propre guide, mais aussi par toutes les Ă©nergies du cosmos, chaque fois que cela sera une nĂ©cessitĂ©.
Donc, Ă propos du service, il ne faut rien imaginer, rien rĂ©clamer, et surtout absolument ne rien prĂ©voir comme actes : Je vais ĂȘtre ceci, je vais faire cela. Vous ĂȘtes dĂ©jĂ quelque chose, vous pouvez dĂ©jĂ accomplir, cela est Ă©crit en vous-mĂȘme, cela fait partie du potentiel et du pouvoir de votre Ăąme. Ce que vous devez faire, câest libĂ©rer cette Ăąme pour quâelle accomplisse son devoir naturel.
Câest ce que je veux essayer de vous faire comprendre, car il me parvient trop souvent cette mĂȘme question. Lâaccomplissement du service est un acte naturel. En fait, vous nâaccomplissez rien que du naturel lorsque vous accomplissez un service.
Servir doit ĂȘtre aussi simple pour vous que de respirer ou de marcher. Il ne doit pas y avoir de compromis avec un dĂ©sir, ni avec une image, une ambition, un rĂȘve, un bonheur quâon essaie dâattraper.
Pour se poser dans cet Ă©tat de naturel absolu, il faut se libĂ©rer de toutes les images qui vous empĂȘchent dâĂȘtre Ă©ventuellement un serviteur. LâĂąme contient dans son essence suprĂȘme le naturel de la communication, de lâentraide, de lâouverture, de lâaction. En fait, tout ce que vous assimilez au service, fait partie de la vie naturelle de lâĂąme.
Ce qui nâest pas naturel du tout, câest, par exemple, de se lever Ă huit heures et de devoir aller travailler pour ne remplir que son estomac et chauffer ses pieds le soir Ă la maison. Ce nâest pas naturel et pourtant, câest Ă cela que la plupart des hommes travaillent, et ils trouvent extraordinaire le jour oĂč ils font quelque chose de finalement naturel, comme dâaider son frĂšre, ou dâaccomplir un acte dâĂ©volution.Pour dĂ©couvrir ce naturel en vous, il faut vous dĂ©pouiller de tout ce qui est illusion, de tout ce qui est problĂšme, dĂ©prime, et dĂ©sĂ©quilibre psychologique, le jeu des images et de lâĂ©go etc. Une fois que vous ĂȘtes dĂ©pouillĂ©s de tous ces aspects, automatiquement tout le service vient sur vous, parce que câest lâacte naturel de lâĂąme. Cela, je veux que ce soit bien compris.
Il ne faut plus que rĂ©sonne dans le ciel des demandes comme il en rĂ©sonne en ce moment : utilisez-moi, je veux faire du bien pour les hommes, rendez-moi utile pour lâhumanitĂ©. Non, pas du tout. Je refuse. Rendez-vous dâabord utile envers vous-mĂȘmes et sans que je fasse quoi que ce soit, vous serez utiles Ă tous les hommes de la terre, parce que vous aurez un tĂ©moignage Ă apporter. Vous aurez une dimension que les autres nâont pas et quâil faudra les aider Ă acquĂ©rir.
Vous voulez travailler pour les MaĂźtres ? Câest trĂšs bien, et quoi que je vienne de dire, je suis trĂšs heureux que les rĂ©clamations arrivent aussi souvent. Prenons donc lâengagement, vous vis-Ă -vis de moi, moi vis-Ă -vis de vous, de travailler la main dans la main, mais avec mes rĂšgles, celles qui permettent justement au travail de sâeffectuer, pas celles qui font que lâindividu ne travaille pour moi que de huit Ă neuf, de cinq Ă sept, ou une fois par mois.
Ce quâil faut comme qualitĂ© premiĂšre pour entrer dans le service, câest avant tout lâengagement, la capacitĂ© de maintenir lâengagement. Câest cette stabilitĂ© qui fait que le disciple, malgrĂ© ses dĂ©fauts potentiels, malgrĂ© son manque de science, de maĂźtrise, de connaissance, va pouvoir ĂȘtre utilisĂ©, et que lâon va lâaider Ă accĂ©lĂ©rer son Ă©volution, parce quâil reprĂ©sente un moyen sĂ»r pour aider les autres.
Ă ce moment-lĂ oui, nous acceptons dâaccĂ©lĂ©rer son Ă©volution. Nous acceptons par exemple dâaccumuler son karma, de raccourcir les vies. Mais il faut quâil ait la force, pour accepter, en une seule vie, de nettoyer son karma que normalement lâĂ©volution longue et normale des autres hommes aurait diffusĂ© sur quatre ou cinq autres vies.
Câest pour cela que la premiĂšre vertu dâun disciple, câest lâengagement quâil prend lui-mĂȘme vis-Ă -vis des MaĂźtres et de son Dieu. Et cela, ce nâest pas le MaĂźtre qui va pouvoir vous le stimuler. Câest vous-mĂȘme, câest votre responsabilitĂ©, câest votre propre Ă©lan, câest votre propre foi. Cet engagement doit ĂȘtre entretenu constamment comme un feu, Ă chaque heure du jour et de la nuit dâailleurs, sans aucune baisse, parce que câest un feu.
Dâailleurs, câest pour cela quâautrefois, et encore aujourdâhui, lorsque les disciples entraient dans des temples, on leur faisait signer une prise dâengagement. Cela ne reprĂ©sentait que le symbole de lâengagement de lâĂąme, mais il fallait bien que lâindividu, mĂȘme sur un plan cĂ©rĂ©bral se rende compte de son engagement.
Donc, premiĂšre Ă©nergie quâil faut Ă©veiller en vous, lâengagement, devenir responsable de votre spiritualitĂ©, et devenir responsable de lâenvie dâĂȘtre utile qui bouge en vous. Une fois que vous avez pris conscience de votre engagement, vous obtenez les sept forces quâil faut pour accomplir les sept initiations, qui se prĂ©senteront au fur et Ă mesure au cours des initiations majeures.
Lorsquâun homme veut absolument, par un engagement total, sâasseoir comme le sphinx, dĂ©cider de servir les hommes et les Dieux, y investir toute son Ă©nergie, si le MaĂźtre se prĂ©sente et lui dit : ArrĂȘte de faire telle chose, lâĂ©nergie que je tâenvoie pour servir, pour guĂ©rir, pour aider, soulager, ne va pas avec cette activitĂ© trop basse que tu pratiques. Le disciple, qui a cet engagement inĂ©branlable du sphinx, trouve la force dâaccomplir ce sacrifice. Il regarde son MaĂźtre et lui rĂ©pond : Ceci est ta parole, ceci est lâexigence, alors cela devient mon exigence, et cela devient ma parole. Vice, Ă©loigne-toi de moi, tu nâexistes plus.
En fait, lâalchimie nâest pas plus compliquĂ©e que cela. Se dĂ©tacher des illusions, ce nâest pas plus difficile que cela. Mais ce qui fait que lâhomme trouve la chose douloureuse, compliquĂ©e et parfois mĂȘme inaccessible, câest quâil nâa pas soulevĂ© en lui cet ouragan de force, donc la conviction, la dĂ©termination qui font de son engagement une seconde nature, puis plus tard, une nature Ă part entiĂšre.
Je ne dis pas cela pour que chacun devienne le superman de la spiritualitĂ©, ni mĂȘme pour stimuler en vous des Ă©nergies comme la force, la volontĂ©, la dĂ©termination connue du monde profane. Absolument pas, ce ne sont pas les mĂȘmes Ă©nergies. Lorsque je fais ce discours, il est Ă parier et mĂȘme Ă jurer, que dĂšs demain, des individus vont utiliser leur volontĂ© pour accomplir cet engagement, et au lieu de se libĂ©rer, ils vont enfermer dans des placards les fantĂŽmes, les vices, qui vont continuer Ă hurler, Ă essayer de les hanter, Ă dĂ©visser la porte pour sortir. Il ne sâagit donc pas de la mĂȘme volontĂ©.
La volontĂ© du monde profane et la volontĂ© du monde spirituel ce nâest pas la mĂȘme.La volontĂ© du monde spirituel câest la force que comprend, quâĂ©veille un individu lorsquâil sait que tout ce quâil a Ă accomplir sur cette terre, câest la rĂ©alitĂ©, lorsquâil sait que ce quâil doit devenir sur cette terre, câest un Dieu incarnĂ©. Ce nâest donc pas une force, avec lâĂ©nergie que cela suppose, comme celle dâun taureau qui veut et qui se dĂ©termine Ă obtenir. Câest plutĂŽt, au contraire la force de lâoiseau qui dĂ©tient la seule force existante. Regardez-le dans son vol. Il monte et il Ă©tale ses ailes pour rester en altitude. De la mĂȘme maniĂšre lâhomme doit monter et Ă©taler son esprit pour garder lâaltitude atteinte, donc pour rester dans la RĂ©alitĂ©, dans la VĂ©ritĂ©. Câest cela la vĂ©ritable volontĂ©.
Bien sĂ»r, sur la terre, celui qui a Ă©normĂ©ment de volontĂ© personnelle va pouvoir aller plus vite que celui qui nâen a pas, mais au ciel, non, parce que ce nâest pas la mĂȘme Ă©nergie. Pour aller au ciel, il sâagit dâune volontĂ© intĂ©rieure alors que pour marcher sur terre, il suffit dâavoir une volontĂ© extĂ©rieure, qui est facilement comparable Ă lâĂ©nergie dĂ©gagĂ©e par des efforts musculaires.
Nous avons vu la premiĂšre qualitĂ©, lâengagement. Pour y rester un point focal dâĂ©manation dâĂ©nergie, comme il a Ă©tĂ© dit dans la question, il faut accomplir les heures de transformation. Câest Ă ce moment-lĂ oĂč chacun, en fait, se construit lui-mĂȘme, oĂč tout ne dĂ©pend que de vous, si vous ĂȘtes capables dâaccomplir toute lâalchimie dont votre niveau initiatique a besoin pour se surpasser.
Vous allez me dire, pris individuellement, nous ne savons pas qui nous sommes, nous ne connaissons pas notre niveau, nous ne savons pas qui est notre MaĂźtre, quel est notre rayon. Comment faire alors pour accomplir cette alchimie ?
Vous voyez comme vous vous perdez dans les dĂ©tails. Il ne faut pas rĂ©flĂ©chir en ces termes-lĂ , car les temples, les moyens initiatiques, les sagesses, les mĂ©ditations, ne vous ont pas Ă©tĂ© donnĂ©s pour vous saouler, comme avec une trop forte liqueur et vous perdre finalement dans un nuage. Vous devez accomplir ce que le destin vous envoie Ă accomplir. Donc, soyez vigilants, Ă lâĂ©coute et sachez recevoir.
Ă lâheure actuelle il y a dans le monde et presque dans chaque ville suffisamment de temples pour rĂ©aliser sa spiritualitĂ©. Mais les gens ne sont jamais contents, appartenant Ă un groupe et si Ă lâintĂ©rieur de ce groupe une personne porte des moustaches, alors quâils nâaiment pas cela, ils ne vont plus dans ce groupe. Il suffit quâils aient vu quelques mauvaises ou de trop bonnes maniĂšres, pour quâils se sentent complexĂ©s, et quâils quittent le groupe.
« Ce groupe ne me convient pas, je ne mây sens pas bien. Il me faut des gens comme ceci ou comme cela pour communier ». Et ainsi, malgrĂ© tout ce que les guides ont mis Ă disposition pour lâavancement des hommes, ceux-ci, se trouvant toujours une bonne raison, au fur et Ă mesure des siĂšcles, repoussent ces choses. Finalement, comme ils ont les poches vides et les pieds plats, ils viennent taper Ă la porte des Dieux : « Est-ce que tu ne pourrais pas crĂ©er quelque chose pour nous qui avons envie dâĂ©voluer ? »
Tout existe, les plats sont dĂ©jĂ prĂȘts. Alors ne faites pas la fine bouche et mangez les plats qui existent, et lorsque les plats seront finis, on pourra en amener dâautres. De la mĂȘme maniĂšre que fait la maman Ă lâenfant qui veut le dessert avant dâavoir mangĂ© la soupe, « mange lâentrĂ©e et ensuite tu auras le dessert. » Il sâagit de la mĂȘme chose. Il ne sert Ă rien, je vous lâaffirme, dâavoir une mĂ©ditation personnelle, un guide bien personnel pour surveiller vos couleurs ou vous faire des manifestations, si vous nâavez pas su contenir et communier avec toutes les Ă©nergies qui sont mises Ă votre disposition. Comment un MaĂźtre pourrait-il vous donner une Ă©nergie qui ne se soit pas encore manifestĂ©e ? Vous nâarriveriez pas Ă la contenir.Lorsque vous venez demander une nouvelle mĂ©ditation, de nouveaux renseignements, quâest-ce qui vous stimule ? RĂ©flĂ©chissez Ă la chose et vous comprendrez davantage votre nature. Lâhomme cherche toujours de nouveaux cultes, car Ă lâheure actuelle la mĂ©ditation devient un vĂ©ritable culte. Aujourdâhui on va Ă la mĂ©ditation comme autrefois on allait aux vĂȘpres. Et chacun veut la sienne, comme chacun recevait son hostie.
Dans votre dĂ©marche spirituelle, vous devez Ă©carter toutes les illusions et toutes les impulsions qui pourraient ne faire naĂźtre que des moments dâune ancienne nature. Il faut aussi les anĂ©antir. Lorsque vous voulez une nouvelle mĂ©ditation, ou votre mĂ©ditation, câest en fait, parce que vous voulez un culte. Rien quâĂ cause de cela, aucun MaĂźtre ne vous la donnera. Alors que si vous ne cherchez rien et que vous accomplissiez dĂ©jĂ comme vous le pouvez, mĂȘme si vous ne demandez rien, le MaĂźtre viendra vous donner votre mĂ©ditation. Le MaĂźtre est celui qui rĂ©pond Ă la rĂ©alitĂ© et non pas Ă la demande de lâillusion. Un MaĂźtre ne viendra jamais vous donner un enseignement ou une mĂ©ditation si dans votre esprit, ce qui stimule votre demande, est en fait une rĂ©action de culte. Il va dâabord tuer le culte.
Il ne peut pas donner son enseignement, la mĂ©ditation, si en fait, lâesprit est aussi ancien que lâesprit des pharisiens, aussi limitĂ© que lâesprit des gens du moyen Ăąge, et aussi apeurĂ© que sous lâinquisition. Il faut donc changer cet homme, pour quâil puisse ensuite, recevoir la mĂ©ditation. La nĂ©cessitĂ© actuelle est ainsi.
Lâhomme doit avant tout ĂȘtre nouveau pour recevoir quelque chose de nouveau. Rien nâarrivera de nouveau tant que lâhomme ne sera pas nouveau, sinon, le vieil homme ne comprendra rien Ă ce qui lui arrive. Et au pire, sâil comprend un petit peu, du moins sâil accepte, il effectuera cette nouvelle mutation avec lâancien entendement, et cela ne lâamĂšnera nulle part. Câest comme si vous mettiez au volant dâune trĂšs belle voiture de luxe, avec dâĂ©normes possibilitĂ©s de vitesse, un petit grand pĂšre qui nâa eu quâune deux chevaux Ă conduire. Quelle que soit la capacitĂ© de la grande voiture, ce grand pĂšre conduira lentement sur la route. Alors autant renouveler cet homme-lĂ , autant lui faire retrouver une jeunesse avant de lui donner ce nouveau vĂ©hicule. Faute de quoi, quâil continue dans son ancien vĂ©hicule, car en fait, câest celui-lĂ qui lui convient.
Ă lâheure actuelle, beaucoup de gens rĂ©clament Ă cor et Ă cri un nouveau culte. Ils mourront sans lâavoir, parce que cela nâest pas notre volontĂ©. Ă lâheure actuelle, la grande Ă©nergie qui sâabat sur la terre, est une Ă©nergie de libĂ©ration. Alors, tous ceux qui veulent encore de petites mĂ©ditations, de petits enseignements, de petits ceci, de petits cela, resteront dans leur petite boĂźte avec leurs petits ceci et leurs petits cela. Les autres vont ĂȘtre occupĂ©s Ă ouvrir de plus en plus leur boĂźte pour dĂ©couvrir lâimmensitĂ© existante. Le principe des hommes est de passer dâun cube Ă lâautre, dâune petite boĂźte Ă une autre petite boĂźte, dâune prison Ă une autre prison, dâune inquisition Ă une autre, dâun culte Ă un autre.
LibertĂ©, rien dâautre ne doit arriver aux hommes en ce moment, et pour obtenir cette libertĂ©, il faut vous ouvrir et commencer Ă vous ouvrir dâabord par ce centre que vous appelez le plexus solaire.
DâoĂč viennent les petitesses des hommes ?
Elles viennent principalement dâun plexus solaire complĂštement crispĂ©, Ă©touffĂ© par des problĂšmes, par des peurs, par des traumatismes, par les complexes, par ceci ou par cela.
Automatiquement les hommes ne reçoivent pas ce grand champ dâĂ©nergie. Le manque dâenvergure est la plus grande maladie des hommes. Car mĂȘme sâils nâavaient pas dâamour, du moment quâils en auraient lâenvergure, les hommes seraient encore meilleurs que ce quâils sont aujourdâhui.
Regardez ce qui se passe Ă lâintĂ©rieur dâun petit homme, qui nâa que de petites rĂ©actions, Ă cause de tel complexe, tel traumatisme, telle peur et telle phobie. Toutes ces choses ensemble font un caractĂšre, et lorsque cet homme vit, lorsquâil est en mouvement, toutes ses rĂ©actions vont ĂȘtre limitĂ©es par ce caractĂšre. Il ne restera rien de son Ă©lan Ă assumer, Ă ĂȘtre responsable, Ă aimer les autres. Si bien que lâĂȘtre qui est profondĂ©ment complexĂ©, lorsquâil va ressentir la nature de lâĂąme, lâĂ©nergie dâamour, le besoin de communiquer, il va se trouver amputĂ© Ă quatre-vingts pour cent de lâĂ©nergie que lui envoie son Ăąme, parce que toute sa psychologie va dire non : « Celui-lĂ , mâa regardĂ© de telle maniĂšre, il me sous-estime. De toute façon je sais que je ne suis rien, que je ne vaux rien. » Et si quelquâun a le malheur de le mal juger, il se trouve profondĂ©ment blessĂ©, et se met en colĂšre.
Et la liberté dans tout cela ?
Que peut faire la liberté dans tous ces drames humains ?
Car ce sont des drames humains, et le drame humain ne va pas plus loin que les illusions. Lâhomme se martyrise Ă cause de ses illusions.
Quâimporte que lâon dise du mal de vous. Lâautre a aussi le droit de penser cela de vous. Donnez-lui cette libertĂ©, et accordez-vous la libertĂ© de vous croire diffĂ©rent de ce quâil dit. Accordez Ă chacun cette libertĂ© et ainsi vous allez dĂ©couvrir que vous bĂ©nĂ©ficiez dâun immense champ de libertĂ©. Si vous ne lâaccordez pas Ă lâautre, comment pourriez-vous en bĂ©nĂ©ficier ? La tolĂ©rance commence ici.
Nous avons beaucoup parlĂ© de la tolĂ©rance. Il est dit que : la tolĂ©rance, câest accepter de ne rien dire lorsque lâon entend des propos avec lesquels nous ne sommes pas en accord, et que lâon aurait envie de contredire. Je suis tolĂ©rant, je ne dis rien.
Que se passe-t-il ensuite avec le temps ?
Lâindividu devient grognon, se renferme, devient agressif, et davantage avec ceux qui lui font du bien quâavec ceux qui lui font du mal. Et un jour, il finit par ĂȘtre malade, se dĂ©clenche des ulcĂšres, des calculs dans les reins, un cancer, la chute de ses cheveux, la baisse de sa vue, et il va accuser les Dieux de ne pas lui avoir fait un corps parfait et de ne pas sâoccuper assez de la structure sociale.
Les Dieux ne peuvent rien pour améliorer ce qui existe, parce que cela est parfait. Par contre, vous, vous avez tout à améliorer pour découvrir que tout est parfait.
AmĂ©liorez votre vision, au lieu dâavoir une demi-douzaine de lunettes sur le nez. Celle du traumatisme est rouge et fait tout voir en rouge, celle du complexe est noire, celle de lâambition est jaune et rend tout jaune. Ainsi, chacun se promĂšne avec une multitude de lunettes. Comment voulez-vous que lâĆil de lâĂąme puisse voir le paysage, tel quâil est, Ă travers tous ces verres de diffĂ©rentes couleurs et dĂ©formants en plus ? Impossible !
JusquâĂ ce quâau fur et Ă mesure des souffrances et des douleurs, lâhomme dĂ©couvre lâinutilitĂ© de ces douleurs et de ces souffrances, alors il enlĂšve une paire de lunettes. Il se dit : « finalement ce traumatisme, quâest-ce que jâen ai Ă faire ? Pourquoi est-ce que je lui permets de me gĂącher la vie jusquâĂ quatre-vingts ans ? Je lâenlĂšve. » Et automatiquement, sa vue sâamĂ©liore.
Et puis, il lui arrive un autre Ă©vĂ©nement, il comprend lâinutilitĂ© de la douleur, il se dĂ©tache, il devient sage, et il se dit : finalement ce complexe-lĂ nâexiste pas, câest moi qui lui accorde une existence, parce que je crois profondĂ©ment que je ne vaux rien, ou que je vaux Ă©normĂ©ment, et que lâautre est en train de vivre la mĂȘme comĂ©die, quâil est aussi prisonnier de ses fantasmes, de son dĂ©lire.
Donc, je nâai pas Ă vivre dans le regard de lâautre, puisque lâautre est tout autant perdu dans son dĂ©lire et sa comĂ©die. Sâil me croit inapte, ce nâest sans doute pas la vĂ©ritĂ©, puisque câest son dĂ©lire. Puis, il enlĂšve une autre paire de lunettes, et ainsi de suite, jusquâĂ ce quâil contemple de ses propres yeux ce qui existe, ce qui est. Ă ce moment-lĂ , il ne se trouve ni laid, ni beau, ni infĂ©rieur, ni supĂ©rieur, mĂȘme ces notions nâexistent pas. Il se contente de se trouver comme il est, câest-Ă -dire quâil est Dieu.
Il y a beaucoup dâhommes, qui pour contre balancer un complexe dâinfĂ©rioritĂ©, vont crĂ©er, par la pensĂ©e quâils appellent positive, un complexe de supĂ©rioritĂ©, et un jour ils finissent par sâeffondrer.
Ce qui est Ă dĂ©couvrir ce nâest pas que vous ĂȘtes trop petits, ni que vous ĂȘtes trĂšs grands, ce que vous avez Ă dĂ©couvrir câest que vous ĂȘtes tout. Câest complĂštement diffĂ©rent. Lorsque lâon dit que lâhomme est Dieu, on ne dit pas de lâhomme quâil est trĂšs supĂ©rieur. Si vous avancez sur le chemin avec cette idĂ©e-lĂ , vous nâarriverez nulle part. Attention aux nuances qui font les gigantesques incomprĂ©hensions.
Vous nâavez pas Ă vous croire supĂ©rieur parce lâĂȘtre humain paraĂźt infĂ©rieur, donc Dieu est forcĂ©ment supĂ©rieur. Imaginez simplement que votre nature divine est tout, et ainsi vous aurez la nuance exacte. Ainsi, lorsque vous penserez Ă votre Ăąme, vous la penserez telle quâelle est vraiment. Elle est tout, elle est lâatome, elle est lâarbre, elle est le ruisseau, lâoiseau, elle est aussi les Dieux dans le ciel, elle est lâarc-en-ciel, elle est tout. Câest lâuniversalitĂ© qui doit ĂȘtre comprise, pas la supĂ©rioritĂ©.
Il est dâailleurs dommage de voir toutes les incomprĂ©hensions qui se bousculent dans le mental des jeunes disciples. Il faut voir toutes les notions absurdes quâils entretiennent, par la non-comprĂ©hension.
Pensez toujours et le plus possible, Ă la ligne droite tracĂ©e sur un ciel blanc, et rappelez-vous toujours que la plus belle et absolue expression de la divinitĂ© câest cela, une ligne droite dans un ciel blanc, sans superflu. Lâabsolu, ou comme vous dites vous-mĂȘmes : je ne veux ni ce quâil y a en bas, ni ce quâil y a en haut, donnez-moi le meilleur, et le meilleur câest lâabsolu. Il nây a rien Ă imaginer Ă son propos, parce que câest lâĂ©quilibre.
Alors tous ces disciples qui arrivent avec ces histoires de degrĂ©, de supĂ©rioritĂ©, de ceci, de cela, lorsquâils arrivent Ă la porte du temple, le MaĂźtre leur dit : « Ă©coute, arrĂȘte, quel est ce bruit que jâentends dans ta tĂȘte ? Va gommer toutes ces fausses dĂ©finitions. Retourne et revient avec un mental un peu plus calme. » LâĂ©quilibre, lâabsolu, la ligne.
LâhumanitĂ© va franchir un grand pas dans son Ă©volution dâici quelques annĂ©es. Est-ce que cela veut dire que tous les hommes le franchiront ? Que va-t-il advenir de ceux qui le franchiront et de ceux qui ne le franchiront pas ? Comment sây prĂ©parer et Ă©voluer dans ce sens ?
Tout ce que je voudrais dire en complĂ©ment, câest quâil ne faut pas que ceux qui imaginent ne pas faire partie des meilleurs de ce monde gĂ©nĂšrent une peur intĂ©rieure, la peur de ne pas pouvoir passer le cap du nouveau monde, passer la frontiĂšre de ceci, la barriĂšre de cela, de pĂ©rir dans les flammes, dans lâeau, et dans tous les problĂšmes.
Câest pour cela que je refuse absolument des discours qui visent justement Ă dĂ©partager les hommes entre les bons et les moins bons. Naturellement et inĂ©vitablement, ceux qui vont rĂ©ussir vont persister dans la vie et les autres sâen iront avec celle qui est en train de partir.
Mais en mĂȘme temps que je le sais et que je lâavoue, je veux le contredire et prĂ©tendre que tout le monde a le devoir de passer dans cette nouvelle vie. Je ne serais pas quelquâun qui vous aime, si je prĂ©tendais lâautre vĂ©ritĂ© qui est pourtant la seule.
Mon devoir nâest pas de dĂ©partager le bon du mauvais, nâest pas de dire attention aux gens de bonnes comprĂ©hensions et de bonne compagnie, nous sommes les meilleurs et nous persisterons. Non, au contraire, je veux ĂȘtre avec ceux qui ne vont pas persister. Donc, si vous ĂȘtes quelquâun de vĂ©ritablement instaurĂ© dans la hiĂ©rarchie, de vĂ©ritablement accompli dans lâĆuvre du bien, sachez que vous ne mâintĂ©ressez pas du tout. Mon travail ne vous concerne pas. Je ne vous regarde pas, vous ne mâintĂ©ressez pas.
DĂšs lors, je veux que les choses soient claires, nous ne sommes pas lĂ Ă parler entre gens de bonne compagnie parce que nous avons la mĂȘme Ăąme, parce que nous avons le mĂȘme destin, ou bien parce que vous mâavez reconnu et moi de mĂȘme, et quâon ira ensemble au ciel. Non, pas du tout Si je veux ĂȘtre ici et rester ici, câest parce que la seule valeur du travail rĂ©side dans la nĂ©cessitĂ© que concrĂ©tisent ceux qui nâont rien entendu, rien compris et qui rĂ©sistent Ă lâappel.
Donc, je veux absolument dĂ©truire ce nouveau snobisme qui est en train de naĂźtre : "Nous faisons partie des Ă©lus. Regardez-moi, je crois, je vais survivre, je ne risque rien, parce que moi je crois en Dieu, parce que jâaccomplis le bien, parce que je suis guĂ©risseur, voyant, parce que jâaide ma voisine et que je ne lui demande jamais un franc."
Celui qui accomplit toutes ces choses, qui croit quâĂ cause de cela il va survivre, sera le premier Ă mourir.
Nâoubliez pas ce quâa dit un de nos plus grands frĂšres :
« Si tu veux garder ta vie, tu la perdras, et si tu la donnes, tu la gagneras. »
Donc, moquez-vous de votre propre mort, moquez-vous de votre Ă©tat dâĂ©lu ou pas. Ce qui compte, ce nâest pas ce que vous ĂȘtes, puisque lorsque vous avez acquis, vous vous en moquez Ă©perdument. La chose acquise nâest pas une satisfaction. Comme je lâai dit tout Ă lâheure, elle est un Ă©tat naturel.
Donc, on ne contemple et ne sourit pas face Ă lâĂ©tat naturel que lâon a enfin dĂ©couvert. Lâhomme qui a cessĂ© dâĂȘtre un imbĂ©cile ne va pas crier sur tous les toits quâil est enfin devenu intelligent. Sinon, il avoue quâautrefois il a passĂ© sa vie Ă ĂȘtre un imbĂ©cile. Et celui qui affirme ĂȘtre un Ă©lu, ou bien qui chĂ©rit cette certitude au fond de son cĆur, nâa rien compris. LâĂ©lu nây pense mĂȘme pas, car il est dans un Ă©tat, pour lui, naturel.
Par contre, son seul souci, câest dâaller aider celui qui nâa pas compris le naturel divin qui existe en lui.
Je vous interdis de rĂ©pandre Ă travers le monde cette histoire : que ceux qui ne sont pas assez divins vont mourir, et que les autres vont persister. Je vous lâinterdis.
Vous ne faites pas mon travail en faisant cela. Vous faites le travail de celui qui est le contraire de moi. Parce que vous créez la peur, vous générez la peur, et il y a assez de peur dans le monde.
Savez-vous quâune peur peut complĂštement paralyser un jeune disciple qui est en train de naĂźtre. Cela peut couper tous ses efforts, toutes ses Ă©nergies et le rendre presque comme paralysĂ© et enfermĂ© dans une lĂ©thargie lâempĂȘchant de bouger.
La peur est un immense cancer. Câest le plus sĂ»r moyen dâattirer le diable. Câest dâailleurs ce qui fait que certains mages finissent par se faire croquer, parce quâils ont peur, et lâentitĂ© quâils viennent dâappeler trouve une porte gĂ©ante pour entrer en lui et le dĂ©truire.
La peur, sachez-le bien, câest lâannihilation de lâĂąme. Câest-Ă -dire que lorsque quelquâun est dans un Ă©tat de peur, il nâa plus recours aux Ă©nergies de son Ăąme, il est complĂštement coupĂ© de son Ăąme, il est pratiquement le contraire de son Ăąme. Câest pour cela, quâil ne faut pas gĂ©nĂ©rer la peur, et nous rĂ©glerons les comptes avec ceux qui la gĂ©nĂšrent, et ils reviendront pour purger ce compte nĂ©gatif.
Vous devez gĂ©nĂ©rer lâespĂ©rance, la force, tous les aspects positifs en un homme pour quâil puisse avancer. Ă quoi cela sert-il de dire quâil y aura tant de morts et tant de survivants ? Automatiquement, ceux qui auraient eu la chance de faire partie des survivants seront Ă coup sĂ»r parmi les morts, parce quâils nâoseront plus bouger, ils nâauront plus aucune Ă©nergie pour faire un quelconque mouvement.
La force, la capacitĂ© de devenir en fait un disciple leur sera coupĂ©e. Vous devez gĂ©nĂ©rer lâespĂ©rance, la force, mĂȘme si vous devez passer pour cela, pour des disciples un peu bĂȘtas. Quâimporte. Dieu vous connaĂźt, Dieu connaĂźt votre vĂ©ritable visage.
Les hommes disent: « Celui-lĂ est bĂȘta, il ne parle pas de catastrophes, il ne connaĂźt rien Ă la science Ă©sotĂ©rique, il ne connaĂźt rien Ă ce qui doit arriver sur la terre, en tout cas, il nâest pas inspirĂ©. Je vais aller Ă©couter, croire, suivre ou lire celui qui va me dire que dans tel endroit il va y avoir des tremblements de terre, quâĂ tel endroit une bombe atomique va exploser, quâĂ tel endroit des hommes vont sâĂ©gorger, que les femmes ne pourront plus avoir dâenfant.» Tout cela plaĂźt aux hommes.
De la mĂȘme maniĂšre que cela fait partie de leurs journaux, il faut que cela fasse partie du bulletin dâinformation de la hiĂ©rarchie cosmique. Attention, avis Ă tous les disciples, une bombe atomique va exploser. PriĂšre de vous dĂ©gager, priĂšre surtout dâavertir ceux qui vont mourir de faire leurs priĂšres.
Nous ne voulons pas travailler de cette maniĂšre. Nous ne cherchons ni Ă dire des choses utopiques, ni Ă cacher la vĂ©ritĂ©. La vĂ©ritĂ© arrivera de toute maniĂšre. Mais la vĂ©ritĂ© dĂ©pend toujours des hommes. La vĂ©ritĂ© dĂ©pend toujours du cĆur de lâhomme, mĂȘme si elle vient, mĂȘme si elle est dĂ©jĂ lĂ , mĂȘme si elle frappe la plupart des gens. Le fait de donner aux hommes un aspect dâespĂ©rance, va peut-ĂȘtre permettre Ă dix personnes de gagner le paradis. Est-ce que cela ne vaut pas lâeffort, est-ce que cela ne vaut pas le coup ?
Dans dâautres pays, ils ont une histoire que je vais vous raconter, pour que vous compreniez bien et que vous puissiez la transposer Ă tous les moments de votre vie, et pas simplement dans lâentendement des choses spirituelles.
Il y avait un pĂšre qui vivait Ă la campagne avec ses enfants dans une grande maison. Il allait chaque jour gagner sa vie dans un village Ă©loignĂ© et il laissait les enfants sâamuser tout seuls Ă la maison. Un jour, comme il rentrait du travail, ses enfants sont venus en courant et lui ont dit : « papa, il est temps que tu nous achĂštes des jouets, maintenant nous sommes grands et nous avons besoin de nous amuser avec les crĂ©ations du monde.»
Mais le pĂšre qui avait peu dâargent nâarrivait jamais Ă les satisfaire, et chaque soir il revenait et chaque soir les enfants couraient vers lui en lui rĂ©clamant des jouets et chaque fois il avait les mains vides.
Jusquâau soir oĂč le pĂšre en marchant sur le chemin qui le ramenait Ă la maison, a vu dans le lointain des flammes. Alors, pris de panique, il se met Ă courir, et il voit bien que câest sa maison qui est en flammes. Les enfants, Ă lâintĂ©rieur, ne sâapercevaient pas quâil y avait le feu, parce quâils jouaient, parce quâils riaient, parce quâils Ă©taient inconscients.
Le feu gagnait toute la maison et le pĂšre ne pouvait pas entrer pour les sauver, les enfants ne pouvaient quâen sortir.
Alors, il sâest dit, que vais-je inventer? Il se mit Ă les appeler : « Venez les enfants, jâai des jouets pour vous, jâen ai plein la charrette et de toutes sortes, de toutes les couleurs ». Alors les enfants qui nâĂ©taient pas conscients du danger du feu, ont entendu la voix du pĂšre et ils sont sortis de la maison. Lorsquâils ont vu le pĂšre sans jouet, ils nâont rien compris au mensonge, mais le pĂšre Ă©tait heureux dâavoir sauvĂ© ses enfants.
Il faut savoir quelquefois crĂ©er des petits mensonges, qui ne sont pas vraiment des mensonges, mais qui sont un moyen de sauver quelquâun. Ainsi, il faut crĂ©er de toutes petites vĂ©ritĂ©s pour que lâhomme puisse continuer Ă vivre dans la grande vĂ©ritĂ©.
Question :
Il nous est demandĂ© lâaction hĂ©roĂŻque, pour rĂ©aliser le grand service que les MaĂźtres rĂ©clament, en sachant que le pouvoir est sacrifice. Ils insistent aussi sur lâamour, le silence, la beautĂ©. Quelle est notre tĂąche future et comment lâaccomplir ?
Nous venons dâen parler longuement. De toute maniĂšre, celui qui est un disciple, au fond de lui, nâa pas besoin que je lui dise quoi que ce soit. Il reçoit ces informations depuis le haut, depuis son Ăąme, depuis son MaĂźtre et il sait ce quâil a Ă accomplir. Donc, nous devons parler pour ceux qui doivent devenir disciples et pour eux les exigences nâont pas changĂ©. Elles sont celles qui viennent dâĂȘtre rĂ©sumĂ©es et tout ce dont nous avons parlĂ© aujourdâhui et par les autres depuis les millĂ©naires.
La Bible nous parle des Ălohims. Ceux qui sont venus du ciel Ă©taient-ils des extraterrestres au sens oĂč nous lâentendons ? En ce qui concerne les extraterrestres, qui se dĂ©placent dans des engins spatiaux, quel est leur but ?
Il faut savoir si tu veux que je parle des Ălohims ou des extraterrestres, parce que les discours sont diffĂ©rents. Parlons des Ălohims.
Les Ălohims, en tout cas ceux qui sont dĂ©crits dans la bible, ne se rapportent pas du tout aux extraterrestres. Mais ils se rapportent Ă des esprits extraterrestres, ça, oui. Mais quâentendons-nous Ă ce moment-lĂ par extraterrestre ?
Donc, tout ce qui est hors de la terre et qui est trĂšs loin dans le cosmos, pas le voisin de lâautre planĂšte ou de la galaxie dâĂ cĂŽtĂ©.
Dans les diffĂ©rentes religions, dans les livres de sagesse, les Dieux qui ont participĂ© Ă la formation du monde et de lâhumanitĂ©, portent les noms que la langue et la culture de ces religions et de ces livres de sagesse pouvaient traduire et lâexprimer au mieux. Les Ălohims font rĂ©fĂ©rence aux grands Archanges de lâhumanitĂ©, qui veillent au dĂ©veloppement de lâhumanitĂ©. Mais Ă ne pas confondre avec les Archanges de la Bible, car câest autre chose.
Il faut bien comprendre, que dĂšs quâon essaie dâexpliquer Ă un ĂȘtre humain ce quâest une entitĂ© cosmique, automatiquement, toutes ces notions se mĂ©langent, car la nature de ces ĂȘtres est dâune telle envergure, quâon peut facilement les confondre avec des Archanges, Ă cause de ce que lâon imagine Ă propos de lâArchange.
Quâest-ce quâun Archange ?
LâArchange est un bĂątisseur, il exĂ©cute la construction. lâĂlohim est son pĂšre et le pĂšre dĂ©crĂšte le plan. LâArchange exĂ©cute le plan. Donc, lâĂlohim est en quelque sorte le pĂšre hiĂ©rarchique de lâArchange, mĂȘme du plus grand. Les Ălohims, comme je viens de le dire, sont les pĂšres architectes de lâhumanitĂ©.
Quâest-ce que cela veut dire, lorsque lâon prĂ©tend que Dieu est le pĂšre de tous les hommes et que Dieu a tout créé par son esprit, par lâĂ©nergie intelligente ?
Ce quâil faut comprendre, câest que le Dieu unique existe, ce quâaucune religion, ou culte ne peut nier. Il nây a que les esprits Ă©troits qui trouvent le moyen de nier son existence ou de le multiplier. Nâoubliez pas que la plupart du temps, les raisons de toutes ces argumentations, la racine profonde de tous ces petits problĂšmes, quâils soient intellectuels, moraux ou Ă©sotĂ©riques, viennent du manque dâenvergure et de comprĂ©hension des hommes qui discutent de cela.
Lorsque quelquâun affirme que lâĂlohim est ceci et que Dieu est cela, quâest-ce que lâĂlohim en a Ă faire et quâest-ce que Dieu en a Ă faire? Cela ne change pas leur nature, mais cela crĂ©e des problĂšmes immenses entre les deux hommes qui sont en train dâen parler.
Les Ălohims et les Dieux regardent ce que lâon fait Ă cause de leurs noms, regardent dans quelle bagarre les hommes se sont embrouillĂ©s Ă cause de leurs noms. Câest ce quâon appelle les guerres de paroisse, et cela continue depuis des siĂšcles et des siĂšcles et cela durera encore bien longtemps, tant que lâhomme nâaura pas acceptĂ© quâil doit ĂȘtre renouvelĂ©, ĂȘtre instruit, de se remettre constamment en question.
Alors il verrouille, il sâenferme, il met un toit, des murs et un plancher et il fait sa petite boĂźte, quel que soit le nom ou la religion, mais il est tranquille dans sa petite boĂźte. Il est bien au chaud, et il peint les murs avec ses convictions et son credo.
Vient un jour celui qui en a assez de le voir enfermĂ© dans sa petite boĂźte, parce quâil ne peut mĂȘme pas parler Ă son fils et Ă chaque Ăąge lui dire une vĂ©ritĂ© supĂ©rieure. Il sâapproche avec lâintention dâinstruire, avec lâintention dâaimer et avec lâĂ©pĂ©e, il coupe la boĂźte.
Alors, celui qui est dans la boĂźte se dit : « ce nâest pas le Christ, ce nâest pas JĂ©sus, ce nâest pas le prophĂšte, ce nâest pas le messie, câest un assassin, câest un destructeur. Il faut le tuer, il faut sâen dĂ©tourner, il faut le dĂ©truire. Est-ce quâil croit quâil va pouvoir casser comme cela ma petite boĂźte? » et il essaie de la recoller.
Mais voila, le messie a toute la patience du monde, il sâapproche une nouvelle fois et avec son Ă©pĂ©e, il coupe de nouveau.
Le petit homme qui est dans la boĂźte, fini par se poser des questions, la peur le ronge. Il se dit : « Tout sâen va, plus rien nâexiste, mĂȘme ma boĂźte sâĂ©tiole. Je nâai plus de conviction, je ne sais plus qui croire, quoi croire, oĂč aller, qui suivre et dans un grand dĂ©lire il se tient la tĂȘte dans les mains et il se met Ă hurler. »
Le Messie range son Ă©pĂ©e, croise les bras et le regarde. Et lorsque le petit homme a fini de crier, il le ramasse. Le petit homme tellement Ă©puisĂ© par sa peur et son dĂ©lire, ne sâaperçoit mĂȘme pas que le Messie est lĂ et lâa ramassĂ©, que lâĂ©nergie du Christ est lĂ . Ce nâest que bien plus tard, lorsque la main du Christ lâaura dĂ©jĂ reposĂ©, quâil sâapercevra quâil a Ă©tĂ© bĂ©ni. Ă chaque Ăąge, câest la mĂȘme histoire.
Revenons Ă nos Ălohims.
Ils sont les pĂšres constructeurs de lâhumanitĂ©, ils sont les diffĂ©rents aspects du visage de Dieu. Ce quâil faut comprendre, câest que le Dieu qui vous est le plus accessible, câest-Ă -dire, celui qui continue Ă habiter votre univers local, ce Dieu solaire, pour pouvoir en quelle que sorte accomplir son acte crĂ©atif, et surtout remplir sa responsabilitĂ© de porter la vie jusque dans le plan le plus bas, se divise en plusieurs aspects, en plusieurs faisceaux, en plusieurs visages, en plusieurs rayons.
En mĂȘme temps que ces aspects crĂ©ent une unitĂ©, chacun de ces aspects vit de maniĂšre individuelle, assume sa spĂ©cialitĂ©, et crĂ©e Ă son tour une hiĂ©rarchie dâĂȘtres. Câest cette petite hiĂ©rarchie dâĂȘtres, de lâĂlohim le plus grand au plus petit esprit de la nature, qui crĂ©e un plan physique. Câest pour cela que vous voyez autant de diversitĂ©s dans la nature, dans les formes, dans les animaux, comme dans les ĂȘtres humains. Câest pour cela, par exemple, que vous voyez des guĂȘpes et des abeilles, des fourmis rouges et des noires, des dauphins et des requins.
Pourquoi toutes ces choses ?
Parce que chaque Ă©lĂ©ment, chaque dĂ©partement en quelque sorte de cette hiĂ©rarchie a son droit de crĂ©ation et assume ce droit de crĂ©er, mais chacun ne crĂ©e que dâaprĂšs sa nature.
Un artiste ne va pouvoir crĂ©er que dâaprĂšs ce quâil est dans lâesprit, dans le cĆur et dans le ventre. Sâil est un artiste torturĂ©, son Ćuvre sera torturĂ©e, sâil est un artiste noir, son Ćuvre sera noire, sâil est un artiste libĂ©rĂ©, il va crĂ©er la libertĂ©.
Ainsi dans la hiĂ©rarchie, Ă©tant donnĂ© que du plan physique tout sert de projection Ă toutes les entitĂ©s restĂ©es dans le non manifestĂ©, ces entitĂ©s vont crĂ©er en Ă©gale mesure avec leur aspect intĂ©rieur, leur capacitĂ©, leur forme, leur entendement, leur vibration. Mais, puisque telle est la loi dans lâunivers, la loi du karma, câest-Ă -dire que lâon est responsable et que lâon doit assumer ce que lâon fait, chacune de ces crĂ©atures doit sâincorporer dans sa crĂ©ation, lâinfiltrer, veiller Ă son dĂ©veloppement, veiller Ă ce que son plan se poursuive Ă travers les saisons, les siĂšcles, lui insuffler le prana propre Ă perpĂ©tuer sa vie et ainsi, sa crĂ©ation devient son corps. Dans la nature, vous connaissez lâexistence des esprits de la forĂȘt, de la terre, de lâeau, et du feu.
Les entitĂ©s qui se manifestent Ă travers le feu, lâeau, lâarbre, la terre, lâair, sont des entitĂ©s qui existent Ă lâĂ©tat non manifestĂ©, et si vous pouvez les voir pour ceux qui sont clairvoyants, câest parce que lâeau, la flamme, la terre, servent de corps de manifestation Ă ces ĂȘtres-lĂ .
Alors, il est normal de se poser la question : On parle des entitĂ©s du feu, mais je ne comprends pas oĂč sont ces entitĂ©s du feu, puisque tant quâil nây a pas la flamme, ces entitĂ©s ne sont pas visibles, ne sont pas manifestĂ©es. Je comprends quâil y ait lâesprit de la terre, lâesprit des arbres, parce que lâarbre est lĂ , il pousse, il reste, donc lâesprit arrive, demeure, mais lâesprit de lâeau, il faut bien que la pluie arrive, pour la flamme, il faut bien que quelquâun ait allumĂ© le feu.
Il y a une armĂ©e dâĂȘtres invisibles, immense, Ă©norme, inimaginable aux alentours. Si vous pouviez sentir un seul instant la population invisible qui existe autour de vous, vous seriez Ă©tonnĂ©s. Ce qui fait, quâimmĂ©diatement sur le plan physique, lorsque sâanime une petite flamme, tous les esprits du feu en profitent pour jouer avec, pour sâincorporer en elle, parce que câest le moyen pour eux de sâincarner, de se projeter, de sentir la matiĂšre et dâacquĂ©rir, mĂȘme si ce nâest que pendant une seconde une Ă©volution. Il en est ainsi pour tous les esprits de la nature et des diffĂ©rents rĂšgnes.
Ă force dâacquĂ©rir de lâĂ©volution par la manifestation, ces ĂȘtres invisibles font en mĂȘme temps Ă©voluer les corps Ă travers lesquels ils se manifestent. Ce qui fait que la plante carnivore, vĂ©nĂ©neuse qui existait Ă lâĂšre prĂ©historique, ne se manifeste plus, nâexiste plus, a disparu aujourdâhui.
Naturellement tous les scientifiques vont verser une larme. Pauvre plante, pauvre richesse de la nature, elle nâest plus, quel dommage, câest un trĂ©sor perdu pour lâhumanitĂ©, pour la recherche, pour la science, et la connaissance de lâhomme et de la terre.
Au contraire il faut crier de bonheur, parce que cela prouve que lâhomme avance, que lâĂ©volution gĂ©nĂ©rale de la planĂšte avance. Et ainsi les esprits des plantes ont acquis suffisamment dâĂ©volution pour ne plus se manifester Ă travers des plantes carnivores ou vĂ©nĂ©neuses, parce que cet Ă©lĂ©ment-lĂ ne leur convient plus, ne rĂ©pond plus Ă leur degrĂ© vibratoire et Ă leur degrĂ© dâentendement.
Que se passe-t-il maintenant ?
Il y a des roses, des marguerites, de belles fleurs bien odorantes. Et que voit-on Ă travers ces belles fleurs ?
On voit de jolies petites fĂ©es, fines, belles, heureuses, pleines de joie. Mais Ă lâĂ©poque oĂč ce mĂȘme esprit habitait une plante carnivore, la petite fĂ©e ressemblait Ă la carabosse. Ainsi, il nây a pas que lâhomme qui a droit Ă la vie et Ă lâĂ©volution. Toute la hiĂ©rarchie invisible trouve un corps sur la terre pour Ă©voluer, tous ces petits ĂȘtres ont droit eux aussi Ă la manifestation et Ă lâĂ©volution.
Que fait lâhomme au milieu de tout cela ?
Il commence par ne rien comprendre, ensuite il veut faire sa loi et enfin dĂ©truire. Ce quâil ignore, câest que toutes les hiĂ©rarchies sont nĂ©cessaires les unes aux autres, et quâun homme ne peut pas vivre sans la hiĂ©rarchie des petits DĂ©vas de la nature, câest impossible, comme la hiĂ©rarchie des DĂ©vas de la nature ne peut pas vivre sans la prĂ©sence de la hiĂ©rarchie des hommes. Ils ont besoin de communication et de transfert de lâĂ©nergie des uns envers les autres. Que ferait un homme sur la terre sâil nây avait que cailloux et terre sĂšche ?
Il mourait trĂšs vite, parce que le prana, la vitalitĂ© de la nature nâexisterait pas, son corps ne serait pas alimentĂ©, et il mourait.
Pour vivre, lâhomme doit cohabiter avec toutes ces hiĂ©rarchies. Mais il nâaccepte pas de vivre Ă cĂŽtĂ© de son voisin qui manque de spiritualitĂ©, qui a de petites rĂ©actions. Il nâadmet pas non plus de vivre, de collaborer avec les petits esprits de la nature qui ont le mĂȘme problĂšme que son voisin, et qui, au lieu de se manifester par de belles roses ou par de beaux lĂ©gumes, se manifestent en parasite de la fleur et du lĂ©gume.
Alors, il se dit : Dieu imparfait qui a créé un monde imparfait, je vais corriger tes erreurs, je vais créer les insecticides et il en met sur les légumes, sur la fleur, au risque de se rendre malade et de faire dégénérer toute une race.
Lâhomme sâaperçoit que cela ne rĂšgle pas le problĂšme, que le parasite se transforme, quâil sâen crĂ©e de nouveaux, ou quâarrive une plus grande catastrophe. Câest Ă cause de la cohabitation des hiĂ©rarchies.
Ainsi, lorsquâil arrive, par exemple, une grande inondation, naturellement, lâagriculteur qui a tout son champ ravagĂ© par lâinondation, nâest pas heureux. Mais il faut comprendre que, de la mĂȘme maniĂšre que lâhomme fini par taper sur les nerfs des DĂ©vas de la nature, parce quâils maltraitent celle-ci, parce quâils en ignorent les lois, eh bien, de temps en temps, les DĂ©vas, avec la mĂȘme insouciance, crĂ©ent les mĂȘmes problĂšmes dans la vie des hommes. Lorsque lâhomme crĂ©e le problĂšme dans la vie des DĂ©vas il sâen moque, mais lorsque le DĂ©va crĂ©e le problĂšme dans la vie de lâhomme, lâhomme crie aprĂšs tous les diables et les Dieux.
Ce qui compte pour avoir une vie harmonieuse, câest une parfaite collaboration dans la cohabitation. Si vous allez auprĂšs de la nature, si vous la traitez nâimporte comment, le DĂ©va va se sentir attaquĂ©, autant que votre voisin si vous vous prĂ©sentez le matin Ă sa porte et que vous lui donniez des gifles. Câest ce que ressent un DĂ©va lorsque vous saccagez la nature, lorsque vous ne vous souciez pas de ses lois, qui sont : comment abattre un arbre, comment cueillir un fruit, comment cultiver un champ.
Il est normal, puisque lâhomme ne se soucie pas des DĂ©vas, que ceux-ci en viennent Ă vivre leur vie sans se soucier des hommes. Et dâun seul coup, parce que cela est leur humeur, parce que cela est aussi dans lâalchimie de leurs vibrations, les DĂ©vas des eaux se mettent Ă gronder dans un lac ou dans une riviĂšre qui dĂ©borde. Lâhomme ne comprend pas, et se dit : quâest-ce que la vie est dure.
Sâil connaissait les DĂ©vas de la nature, la collaboration possible avec cette hiĂ©rarchie, il nâaurait pas besoin de cultiver la terre comme je lâai dit mille fois. Il nâaurait pas besoin de faire attention aux fruits sur lâarbre. Automatiquement, les DĂ©vas, pour aimer lâhomme, et par amour pour lâhomme, pour lui plaire, feraient en sorte que ses fruits soient les plus gros et les plus mĂ»rs possible.
Mais pour cela il faut de lâamour, il faut participer au rĂšgne de la nature. Mais cela vient. Bien sĂ»r, il y a des cycles dâobscuritĂ© et des cycles de connaissance. Lâhomme arrive Ă un certain moment dâĂ©volution oĂč cela devient possible pour la masse des hommes. Donc, il ne sert Ă rien que je vous le reproche, car on ne peut pas reprocher Ă un aveugle de ne pas voir, ni Ă un sourd de ne pas entendre. Je vous parle de la rĂ©alitĂ© des choses, sans aucun reproche.
Mais je vous dis, cela va cesser, car de plus en plus, lâhomme, en Ă©voluant, va retrouver le respect de la nature. Je ne vous parle pas de la grande vision des DĂ©vas, mais simplement du respect pour tout ce qui vit, parce que tout vit. Lorsque vous cueillez un fruit sur un arbre et que finalement, puisquâil nâest pas assez mĂ»r, vous le jetez, vous commettez un crime.
Naturellement, je ne veux pas vous accabler de crimes alors que vous avez droit Ă lâinsouciance et lâignorance, mais pensez Ă respecter, Ă vivre en adultes et en disciples responsables. Si vous dĂ©sirez un fruit, vous pouvez simplement le tenir et constater, par lĂ mĂȘme, sâil est mĂ»r sans avoir Ă le dĂ©crocher.
Tout vit, et si vous commencez à respecter la vie en toute chose, automatiquement, les milliers de Dévas de la nature vont commencer à vous aimer et à collaborer à votre bonheur. Ils vont arranger la nature comme des enfants disciplinés et heureux, soucieux de faire plaisir à leurs parents. Ils rangent leur chambre, font leurs devoirs, parce que le Déva est comme un enfant.
Le DĂ©va nâa quâun souci, câest plaire, aimer et faire du bien. MĂȘme si dans sa grande ignorance, avec de grands pieds maladroits, il finit par causer des catastrophes, parce quâil a droit Ă son ignorance. Mais sa pulsion profonde est dâaimer, faire le bien. Il est le plus grand collaborateur des hommes, mais ne le connaissant pas, lâhomme renonce Ă son meilleur ami.
Maintenant câest lâheure de le reconnaĂźtre. Câest par des disciplines comme lâĂ©cologie, la diĂ©tĂ©tique et toutes ces autres activitĂ©s, qui sont arrivĂ©es en fait dans lâesprit des profanes, donc, câest en redĂ©couvrant lâamour pour la nature, le respect pour tout ce qui vit, que vous allez devenir alliĂ©s avec ces esprits, et vous aurez beaucoup moins de difficultĂ©s Ă vivre, Ă ĂȘtre en bonne santĂ©.
Parce que la collaboration et la proximitĂ© ou non des DĂ©vas provoquent la mort ou la santĂ© de lâhomme. Lorsque toute une race dĂ©gĂ©nĂšre, câest quâelle nâa plus la faveur des DĂ©vas. Câest que les DĂ©vas de la nature sont allĂ©s ailleurs et ne sâoccupent plus de ce corps-lĂ .
Il y a une chose que vous devez savoir, câest que vous nâĂȘtes pas le seul Ă habiter votre corps. Il y a vous-mĂȘme, votre Ăąme, et il y a une sorte de DĂ©vas, que nous nommons un Ă©lĂ©mental de vie. Cet Ă©lĂ©mental est incorporĂ© Ă vous de la mĂȘme maniĂšre que vous ĂȘtes incorporĂ©s Ă votre corps. Câest cet Ă©lĂ©mental qui lui donne lâintelligence.
Câest cet Ă©lĂ©mental qui fait quâĂ tel moment vous nâavez pas envie de manger telle chose parce quâelle ne vous convient pas. Ce nâest pas la cellule du foie qui vous donne cette science. La cellule du foie est complĂštement amorphe en taux de conscience, elle ne sait pas quâelle est vibrante, quâelle est vivante, elle fait son travail comme une locomotive tire ses wagons.
Par contre ce qui fait que la locomotive tire ses wagons, câest le chauffeur. Ce qui fait lâintelligence du corps, câest lâĂ©lĂ©mental de vie, qui sâincarne en mĂȘme temps que vous. Lorsquâune race commence Ă faire trop dâactes contraires aux lois de la nature, lâĂ©lĂ©mental de vie se retire du corps, puisquâil nâa plus droit Ă la parole, et va plutĂŽt dans la nature servir une belle fleur, une belle tomate, ou une belle courgette, parce quâil sera en meilleurs termes avec ces lĂ©gumes-lĂ .
Lorsquâun homme voit son Ă©lĂ©mental de vie le quitter, il devient mort, mĂȘme sâil vit encore. Vous touchez son pouls, il reste faible. Vous essayez de sentir sa vitalitĂ©, elle est nulle, et vous vous demandez comment survit-il ?
Donc, aussi bien pour son confort, sa survie, que pour sa santĂ©, lâhomme doit collaborer avec les DĂ©vas. Il est un grand honneur pour un DĂ©va de cette catĂ©gorie, cet Ă©lĂ©mental de vie, de cohabiter avec un homme dans un mĂȘme corps. Pour lui, câest un moyen dâaccĂ©lĂ©rer son Ă©volution, câest un moyen foudroyant dâaller plus vite. Donc il cherche des corps, comme des enfants sages, il demande au guide qui vous a permis la rĂ©incarnation : est-ce que je peux aller aider ce corps Ă vivre, est-ce que je peux aider cet homme Ă vivre, est-ce que je peux avoir cet honneur?
Hors de cette possibilitĂ©, il ne peut pas sâincarner en tant quâĂ©lĂ©mental. Il lui faudrait attendre des cycles et des cycles avant dâavoir suffisamment dâentendement, dâintellect, dâĂ©motions, de quoi ĂȘtre apparemment humain en fait, et pouvoir vĂ©ritablement se servir du corps et surtout du cerveau et des diffĂ©rents chakras.
Parce que les MaĂźtres ne gaspillent pas les corps pour les donner Ă nâimporte qui. Ils ne les donnent quâĂ ceux qui savent sâen servir, donc quâĂ ceux qui savent utiliser un systĂšme cĂ©rĂ©bral, un systĂšme glandulaire, nerveux, et Ă©motionnel. Ă lâĂ©lĂ©mental, il ne lui reste que les courges, les tomates et les fleurs, et quelquefois, lorsque cela lui est permis, lorsquâil est arrivĂ© Ă une certaine Ă©lĂ©vation dans la conscience, Ă une certaine bonne volontĂ©, alors il peut contribuer Ă la santĂ© dâun homme, Ă la survie de son corps, et il sâincarne en lui.
Câest lui qui constitue le corps Ă©thĂ©rique, ce nâest pas vous, ce nâest pas votre Ăąme. Votre Ăąme a sa lumiĂšre et elle ne descend pas plus bas que le corps mental.
Ce qui constitue le corps vital, câest justement ce petit Ă©lĂ©mental. Mais ce petit Ă©lĂ©mental est quelquâun qui obĂ©it. Ce qui fait que, si lâhomme commet des erreurs, quâelles soient alimentaires, ou de lâordre de la pensĂ©e, de manque de comprĂ©hension dans lâalchimie des Ă©nergies, automatiquement le petit Ă©lĂ©mental va copier la dĂ©formation ou la carence, alors quâil serait capable de tenir le corps Ă©thĂ©rique beau, rayonnant et fort, il va copier, parce quâil obĂ©it, comme un muscle obĂ©it Ă lâordre du cerveau, aux pulsions de la personnalitĂ© avec laquelle il collabore.
Ce qui fait que, pour une raison X, lâhomme se prive de telle ou telle Ă©nergie en verrouillant un certain circuit, le petit Ă©lĂ©mental va verrouiller le circuit. Il ne sait pas pourquoi, il ne faut pas le lui demander, il ignore comment cela fonctionne, parce quâil est infĂ©rieur Ă lâhomme et quâil obĂ©it Ă lâhomme.
Par contre un grand guĂ©risseur, capable de parler Ă lâĂ©nergie, et non pas simplement en venant avec sa volontĂ© et imposer les mains, mais qui parle Ă lâĂ©lĂ©mental de vie, peut lui ordonner de se rĂ©tablir. Ce nâest pas lâĂąme qui peut ordonner, ce nâest pas non plus le corps, ni lâun ni lâautre ne sont concernĂ©s. Ce guĂ©risseur ne peut parler quâĂ la seule intelligence capable dâeffectuer lâordre, et câest lâĂ©lĂ©mental de vie.
De la mĂȘme maniĂšre, on chasse le mauvais esprit. Comme lâĂ©lĂ©mental de vie nâa pas de discernement et de connaissance, parfois, il trouve que la cohabitation devient trĂšs serrĂ©e et quâil y a quelquâun dâautre. Il ne sait pas trĂšs bien qui, il ne se dĂ©fend pas. Il se dit : si le patron tolĂšre la chose, eh bien, moi aussi, je nâai rien Ă dire.
Câest ainsi quâil tolĂšre la cohabitation avec des esprits, des entitĂ©s trĂšs basses de lâastral selon les endroits oĂč vous allez, selon votre nature profonde, ce que vous faites, le vice que vous exercez, selon que vous fassiez de mauvais rituels, de la mauvaise magie, si vous ĂȘtes mĂ©chants. Par ces degrĂ©s vibratoires vous attirez des entitĂ©s de lâastral, et lâĂ©lĂ©mental de survie ne peut rien faire pour combattre. Il nâessaie mĂȘme pas, car il nâa pas de libre arbitre.
Donc, aimez la nature, je ne vous dis pas dâavoir un cĆur gros comme ça et demain dâaller caresser tous les cailloux qui seront sur votre chemin. Le respect de la vie est une chose neutre. Il existe la mĂȘme diffĂ©rence dans lâaction dâun homme qui en fait trop parce quâil a peur quâon ne lâaime pas, et lâaction dâun homme qui sait ce quâil doit faire parce que cela est juste.
Lorsque vous ĂȘtes vis-Ă -vis avec la nature, vous ne devez pas avoir un cĆur immense qui se dilate et qui palpite: « Ah ! Mon chĂȘne, mon chĂȘne chĂ©ri, tu vaux mieux que mon mari ». Le DĂ©va du chĂȘne ne va rien comprendre Ă cette histoire.
Par contre, si vous allez vers le chĂȘne en considĂ©rant que la vie existe en lui, aussi bien quâelle existe en vous et que vous la saluez, alors le DĂ©va va vous comprendre, va collaborer avec vous et vous transmettre toute son Ă©nergie, il va ĂȘtre heureux, il va devenir dix fois plus fort et vous donner de lâombre tout lâĂ©tĂ©.
Le respect, câest cela qui compte. Câest cela la vĂ©ritable nuance de lâamour, car on se trompe souvent Ă propos de ce quâest lâamour. On se dit : lâamour, câest faire battre son cĆur pour, câest se priver pour, se sacrifier pour. Non, lâamour câest communier avec chaque chose, respecter et accorder la libertĂ© Ă chaque chose.
En fait, câest reconnaĂźtre le sacrĂ© de la vie « UNE » manifestĂ©e dans tous les aspects de la vie et en chaque chose. Ainsi, vous aurez la vĂ©ritable interprĂ©tation de ce quâest lâamour. Si vous aimez votre voisin parce que telle est lâĂ©motion qui enflamme votre cĆur, vous ne lâaimez pas, vous ĂȘtes Ă©pris de votre voisin, vous ĂȘtes sous le charme de celui-ci, mais vous ne lâaimez pas.
Si vous lui donnez simplement une rĂ©sonance sacrĂ©e, parce que tel est le Dieu qui vit en lui, alors, vous lâaimez vĂ©ritablement. Câest cela qui permet Ă lâinitiĂ© de se sacrifier. Sâil devait se sacrifier Ă cause dâun cĆur qui palpite trĂšs fort, en mĂȘme temps quâil serait trĂšs portĂ© Ă se sacrifier pour le bien des hommes, il pourrait ĂȘtre susceptible dâavoir peur, car sa dĂ©marche serait Ă©motionnelle. La peur nâest que de lâĂ©motion.
Si lâinitiĂ© a la vision juste, quâil voit le sacrĂ© et lâĂ©quilibre manifestĂ©s en toute chose, alors il nâa pas peur et il ne souffre pas. Il entre en lui-mĂȘme, ramasse tout ce quâil possĂšde et sort tout pour donner, que ce soit son sang ou autre chose. Câest cela le vĂ©ritable amour.
Pensez-y et essayez de crĂ©er en vous cet Ă©quilibre, mĂȘme lorsque vous regardez votre enfant. Les mĂšres ont trop tendance Ă aimer leurs enfants avec un cĆur Ă©motionnel, et dĂšs que lâenfant se dĂ©tourne de la mĂšre, la mĂšre souffre. Ou bien, si lâenfant ne rĂ©pond pas aux aspirations de la mĂšre, la mĂšre se dĂ©tourne de lui. Elle se dit : je ne sais pas Ă qui ressemble cet enfant, en tout cas pas Ă moi, et la mĂšre ne supporte plus son enfant.
Alors que, si elle ne voyait dans son enfant que lâĂąme ouverte et Ă©panouie, dont elle est responsable jusquâĂ ce quâil soit capable de vivre dâaprĂšs son propre entendement, elle pourrait donner tout lâamour Ă son enfant, et il ne pourrait jamais tarir. Son enfant pourrait ĂȘtre un grand ingĂ©nieur, un grand savant, un grand assassin, elle saurait lâaimer tel quâil est, et pour ce quâil est, une note de la symphonie de la vie, il nây aurait ni honte, ni fiertĂ©. Et ainsi, elle lui accorderait la pleine libertĂ©.
Quelquâun qui ne sait pas accorder la libertĂ© Ă lâautre, ne lâaime pas. Comme je lâai dit tout Ă lâheure, celui qui se vexe et qui contre-attaque, critique, cet ĂȘtre-lĂ nâest pas capable dâamour, parce quâil nâa pas Ă©tĂ© capable de donner la libertĂ©.
Lorsque vous ĂȘtes face Ă quelquâun qui vous critique, qui vous impressionne, vous ne pouvez pas lâaimer. Il nâest pas question de tolĂ©rance, de pardon pour essayer dâenlever cette barriĂšre. Tout cela est affaires dâĂ©glise. Accordez simplement le mot de passe magique qui peut changer votre vie, accordez la libertĂ© aux autres.
Vous ĂȘtes face Ă quelquâun dâimmensĂ©ment orgueilleux, et qui vous Ă©crase, regardez-le et accordez-lui la libertĂ© dâĂȘtre orgueilleux, comme vous accordez Ă un enfant de faire joujou avec son yo-yo. Accordez la libertĂ© Ă lâautre. Accordez-lui la libertĂ© de vous voir difforme, malhonnĂȘte, voleur ou quoi que ce soit dâautre. Sachez qui vous ĂȘtes, et ne jouez pas le jeu. Ainsi vous serez capables de dĂ©couvrir la libertĂ© dâĂȘtre, et de ne plus croire ce que lâon dit de vous, qui est forcĂ©ment faux, puisque lâautre ne fait quâinterprĂ©ter ce quâil imagine de vous-mĂȘme.
Si, par exemple, quelquâun vous trouve petit, mesquin, ou avare, quâimporte laissons de cĂŽtĂ© si cela est vrai ou pas, mais analysons la relation de ces deux psychologies. Si quelquâun vous juge de la sorte, câest avant tout peut-ĂȘtre, quâen lui-mĂȘme existe le mĂȘme dĂ©faut, et quâil est vrai que lâon ne voit pas la poutre qui est en soi, mais que lâon voit la paille qui est chez lâautre. Si lâon peut voir la paille qui est chez lâautre, câest avant tout, quâen soi, il y a une poutre.
Autrement dit, tout nâest que projection. Lorsque vous voyez chez lâautre un dĂ©faut, câest parce quâil en existe encore en vous-mĂȘme, sinon vous ne pourriez pas voir le dĂ©faut de lâautre.
Alors, vous allez me dire quâavec cette thĂ©orie, on arrive, lorsque lâon est initiĂ©, Ă dire que tout le monde est beau, tout le monde est gentil, parce que moi je suis parfait. Non, ce nâest pas du tout cela. Vous vous rendez compte des limites des autres, mais vous ne les interprĂ©tez plus comme des dĂ©fauts. Vous ne dites plus en confidence Ă votre ami, si tu savais comme celui-lĂ est avare, il nây a pas moyen de le rendre gĂ©nĂ©reux. Vous nâavez plus cette dĂ©marche, vous ne le qualifiez plus de la sorte, vous ne le qualifiez plus comme quelquâun ayant un dĂ©faut.
En tant quâinitiĂ©, vous vous dites : « cet homme a peur de donner, » câest complĂštement diffĂ©rent. Ătre avare et avoir peur de donner ce nâest pas pareil. Lorsque vous dites Ă quelquâun quâil est avare, vous lui envoyez une Ă©nergie qui va contribuer Ă le perpĂ©tuer comme un avare et qui ne va pas lâaider Ă devenir meilleur. Par contre, si vous vous dites celui-lĂ a peur de donner, il a un problĂšme avec le geste dâamour, alors vous nâĂȘtes pas un juge, mais vous ĂȘtes un frĂšre qui va pouvoir lâaider.
Câest pour cela quâil a dit : ne vous jugez pas les uns les autres.
Vous devez vous initier les uns les autres, vous devez vous enrichir les uns les autres. Alors, ne regardez plus les défauts des hommes, regardez depuis cette ligne droite tracée dans le ciel blanc, regardez toute chose avec équilibre et science.
Ne dites plus : il a tel dĂ©faut. Dites : il a tel problĂšme, il a telle incomprĂ©hension, je vais lâaider. Et mettez-y tout votre cĆur. Seulement sâil nâaccepte pas votre aide, alors oui, vous avez le droit de vous retirer et de vous dĂ©tourner de lui, de ne plus penser Ă lui, mĂȘme Ă lâinstant de sa mort, parce que vous aurez fait votre travail et que lui doit faire le sien.
Si chaque homme travaillait dans cet esprit-lĂ , la terre avancerait beaucoup plus vite dans lâĂ©volution et il nây aurait pas tous ces problĂšmes psychologiques que les individus traĂźnent de vie en vie, comme des boulets et qui leur gĂ©nĂšrent du karma, qui coincent leur Ă©volution, qui gĂ©nĂšrent des suicides, des peurs.
Si bien, que le problĂšme dâune personne, dĂ» Ă une de ces incomprĂ©hensions, devient un karma de la masse, un karma collectif comme vous dites. Ce qui fait quâune personne qui se suicide devient la faute collective de tous les gens qui, dans cette vie et dâautres, ont contribuĂ© Ă ce quâelle se sente de plus en plus infĂ©rieure, de plus en plus dĂ©sĂ©quilibrĂ©e.
Au lieu de nettoyer devant sa porte, lâhomme accuse Dieu dâĂȘtre en retard, de ne pas lui donner sa mĂ©ditation, son message personnel. Nettoyez votre porte et Dieu qui, de toute maniĂšre, est dĂ©jĂ lĂ , vous sera apparent. Il nâest pas un moment oĂč vous ĂȘtes sans Dieu et oĂč il est loin de vous. Il nây a que des moments oĂč vous ĂȘtes tellement surchargĂ©s de poussiĂšre que vous vous sĂ©parez de Dieu ou de sa divinitĂ©.
Donc, ne cherchez pas quelque chose qui est Ă lâextĂ©rieur, nettoyez votre intĂ©rieur pour que ce qui y est se rĂ©vĂšle. Faites cet effort, et toutes les comprĂ©hensions vous viendront de maniĂšre naturelle, tous les comportements vous viendront comme le parfum sur la fleur, comme un prolongement de sa vie, un prolongement de ses pĂ©tales et de sa beautĂ©.
La science nâest pas quelque chose Ă acquĂ©rir. Si vous essayez dâacquĂ©rir la science, la comprĂ©hension, cela veut dire que vous essayez dâavoir une petite boĂźte un petit peu plus grande que celle dans laquelle vous ĂȘtes. Mais câest toujours une boĂźte. Cela veut dire que vous essayez dâavoir un rideau un peu plus beau que celui que vous avez, mais câest toujours un rideau qui vous sĂ©pare de votre Ăąme. Nettoyez et ainsi lâentendement peut avoir lieu, et automatiquement lâĂąme vous dit tout ce quâelle a Ă dire.
Naturellement, il faut toujours apprendre, mais de quelle maniĂšre ?
Une fois que lâentendement et cette beautĂ© naturelle sont acquis, vous devez vous instruire, Ă la maniĂšre dâun disciple, qui apprend auprĂšs de son MaĂźtre comment manier les Ă©nergies.
Regardez ce que font les hommes Ă lâheure actuelle. Ils essaient dâacquĂ©rir la science pour comprendre ce quâest Dieu, le rayonnement de Dieu, pour savoir Ă quel degrĂ© existe ceci, cela. Ils passent leur temps Ă Ă©tudier pour comprendre, alors quâils peuvent dĂ©jĂ comprendre en Ă©veillant lâentendement. Donc, ils ne sont pas en train dâacquĂ©rir une science valable, puisquâils sont en train dâacquĂ©rir, par un moyen mĂ©thodique et rationnel, ce que seule une ouverture de lâĂąme peut leur faire acquĂ©rir.
Par contre, lĂ oĂč ils doivent sâinstruire, câest un fait et câest une nĂ©cessitĂ© pour obtenir les initiations, câest la connaissance des Ă©nergies qui donne la manipulation des forces. Câest pour cela quâĂȘtre disciple dâun mage, vaut mieux quâĂȘtre disciple dâun philosophe, parce que le philosophe ne fait que brasser de lâair. Il ne vous apporte rien, puisque vous avez dĂ©jĂ tout, alors que le mage peut vous apporter quelque chose que vous nâavez pas encore : la manipulation de ces forces et la cohabitation avec elles.
Le disciple est en fait indissociable de lâaspect mage de chaque homme. Il est indissociable de lâalchimie. Celui qui se dit disciple parce quâil a dans la tĂȘte des philosophies immenses et quâil pourra trĂšs bien parler de lâamour en citant des proses et des auteurs, ne saura pas forcĂ©ment manipuler la force.
Ce qui fait la diffĂ©rence entre un vrai et un disciple dĂ©butant, câest que celui qui est vrai va savoir utiliser la force, alors que lâautre va connaĂźtre tous ses degrĂ©s, ses stades de dĂ©veloppement, il va pouvoir faire des dessins, des graphiques, des estimations de chaleur, mais dĂšs que la force sera face Ă lui, il va sâĂ©crouler de terreur.
Câest pour cela que pour celui qui sait, il est absolument impĂ©ratif dâappliquer, de mĂ©diter et de se transformer. Sinon, il devient risible. Certes, il nâest pas petit, il est diffĂ©rent des autres hommes et beaucoup mieux intentionnĂ©, il sert davantage. Mais dâaprĂšs les rĂšgles rĂ©elles, et dâaprĂšs les exigences rĂ©elles pour obtenir les initiations, il nâest pas meilleur que les autres. Il faut, en mĂȘme temps, quâil mette en jeu les Ă©nergies, quâil sache les manipuler, les utiliser.
Ainsi celui qui parle du dĂ©tachement sans mĂȘme pouvoir se dissocier de quelques habitudes et quelques illusions, ne sait pas de quoi il parle, car il ignore lâalchimie que cela rĂ©clame, il ignore le feu que cela met en route et tout ce que lâon peut acquĂ©rir par cela. Donc, sâil parle, sa parole est vide et personne ne le croit.
Alors que si lâhomme accomplit son dĂ©tachement, mĂȘme sâil ne dit rien, lorsquâil voit une personne effectuer la mĂȘme bĂȘtise que celle quâil faisait, il lui met simplement la main sur sa main, il le regarde et il lui dit : non. Ă ce moment-lĂ , lâautre comprend que câest une vĂ©ritable nĂ©cessitĂ©, et que la seule vĂ©ritĂ© est de sâarrĂȘter.
Le disciple est aussi un ĂȘtre alchimique. Ne dissociez jamais le disciple de lâalchimie. Ce qui fait, quâen mĂȘme temps, vous devez apprendre et vous Ă©lever de plus en plus sur un plan vibratoire, donc vous dissocier de toutes les mauvaises habitudes et tous les mauvais rĂ©flexes, et surtout, vous devez mĂ©diter, faire en sorte de capter lâĂ©nergie pour quâelle vous transforme, quâelle vous lave, vous purifie, vous aĂšre, vous rendre rayonnant.
De ce fait vous devenez des alchimistes, vous savez comment faire avec lâĂ©nergie qui se rĂ©veille Ă tel moment de la mĂ©ditation, vous la reconnaissez, et lâentendement de lâĂąme, qui a Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©, sait vous dire ce que vous devez faire avec cette Ă©nergie, et ceux qui rĂ©clament une mĂ©ditation personnelle lâobtiennent. En fait, toutes les mĂ©ditations sont personnelles, mais vous la rĂ©clamez tant que vous ne pouvez pas lâobtenir.
Nous vous remercions, vous avez abondamment répondu à toutes nos questions et nous sommes arrivés à la fin de cette communication :
Je conclurais avec la peur dont nous avons un petit peu parlĂ©. Je ne veux pas crĂ©er de climat de peur. Ce qui est Ă©crit, est forcĂ©ment Ă©crit, mais ce qui est encore plus vrai, câest que lâhomme a lui-mĂȘme le pouvoir de lâĂ©criture et le pouvoir de faire en sorte quâune vĂ©ritĂ© se transforme.
Nâacceptez pas de vivre dans la fatalitĂ© de ce qui est Ă©crit, parce que la masse des gens accepte et nâeffectue que ce qui est Ă©crit. Soyez des disciples libres qui crĂ©ent chaque jour leur propre Ă©criture sur la page blanche de la libertĂ©.
Câest cette force-lĂ que je veux Ă©veiller et celle-lĂ que vous devez porter, parce que si vous ne le faites pas, vous ne mâaimez pas, vous ne mâaidez pas. Alors, ce nâest pas la peine que nous nous revoyons. Il faut que nous collaborions. Cela ne sert Ă rien de parler ensemble, il faut travailler ensemble.
Lorsque je vous dis quelque chose ne vous dites pas : que câest gentil dâentendre ces paroles, comme câest poĂ©tique, comme câest rassurant. Non. Ne jugez pas, agissez. Ne pensez pas, accomplissez. Câest dans ces termes-lĂ que jâentends entretenir des relations avec lâhomme, avec chacun dâentre vous, ce nâest pas dans une grande relation dâamour, de tendresse, dâaffectivitĂ© et dâacceptation que vous faites de moi. Je vous lâai dit mille fois, je mâen moque.
Par contre, si vous nâessayez pas de mâaimer, si vous ne dites nulle part que jâexiste, si vous ne dites nulle part que cela est bien, mais que demain vous faites selon ce qui a Ă©tĂ© dit, et que vous accomplissiez le bien, la libertĂ© et la vĂ©ritĂ©, vous serez pour moi plus important que si vous veniez Ă chacun de mes messages, et que vous disiez du bien de moi.
Accomplissez. Mon rapport avec vous est mental. Votre rapport avec moi doit ĂȘtre mental. Je nâai rien Ă faire avec lâamour des hommes, car tant que les hommes vivront avec lâamour quâeux entendent et admettent, ce ne sera pas de toute maniĂšre lâamour, et la vibration ne sera quâastrale. Donc on ne pourra jamais accomplir le nouveau monde avec le rĂšgne astral, parce que câest celui-lĂ qui doit pĂ©rir, qui doit ĂȘtre abandonnĂ© et qui sera enseveli. Le nouveau rĂšgne sâeffectuera depuis le plan mental.
Quâest-ce que le plan mental ? Câest le rĂšgne de lâintelligence.
Quâest-ce que lâintelligence ?
Ce nâest pas lâaspect cĂ©rĂ©bral dâune personne, ce nâest pas lâaspect logique et froid des ĂȘtres qui paraissent mentaux. Le mental nâa rien Ă voir avec le cĂ©rĂ©bral. Le mental comme je lâai dit tout Ă lâheure, câest lâintelligence de lâĂąme.
Aimer câest quoi ?
Aimer, câest un acte qui va depuis la science contenue dans la tĂȘte, dans le rayonnement des centres de la tĂȘte, et qui passe par la chaleur du cĆur.
Donc, quâest-ce que lâamour ?
Avant tout il est intelligence et ensuite il est du feu.
On parle de chaleur humaine lorsque lâon parle de tendresse, dâaffection, câest le meilleur synonyme pour lâamour : La chaleur. Chauffez les autres qui ont froid, qui sont enfermĂ©s dans leurs problĂšmes, recroquevillĂ©s dans les peurs qui les assaillent. Ne leur donnez pas de votre astral, chauffez-les. Faites descendre lâintelligence vers la chaleur du cĆur.
Pour travailler avec moi, il faut procĂ©der de la mĂȘme maniĂšre. FaĂźtes descendre votre intelligence Ă votre chaleur, et allez rĂ©pandre dans le monde tout ce que vous pouvez rĂ©pandre. Ne vous dites pas je ne peux pas faire ceci, je ne peux pas faire cela. Faites-le, mĂȘme si vous le faites maladroitement. Rien nâest plus beau que de voir un enfant qui commence Ă marcher. Câest encore plus beau que de voir un coureur devenir un hĂ©ros parce quâil bat tous les records. Apprenez Ă marcher, osez, et incorporez cette beautĂ©.
Je vous salue.
Date de la conférence : 17 10 1987
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