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Thème : La Condition Humaine
Je vous souhaite le bonsoir et la bienvenue dans ce nouveau dialogue.
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je dirai quelques mots, un petit peu pour les préserver des erreurs trop communes lorsque l'on est face à quelque chose que l'on ne peut voir et quelque chose qui est d'autant plus inconnu.
L'invisible
Il ne faut pas penser que tout ce qui est de l'autre côté est forcément mystérieux. Toutes les formes qui apparaissent dans la vie, toutes les formes qui se manifestent sur le plan physique sont en elles-mêmes des mystères encore plus grands. La Création, la manifestation est une merveille encore plus mystérieuse que tout ce qui reste caché et invisible à votre œil.
Il est un défaut dans l'homme et un défaut regrettable, c'est qu'il trouve merveilleux, mystérieux, intriguant, tout ce qui est caché, tout ce qui est dans l'autre plan vibratoire.
Il faut bien comprendre que l'invisible n'est pas mystérieux, pas plus qu'il ne peut être d'ailleurs mystique pour autant.
Et je vous le répète, il y a souvent plus de mystère à quelque chose qui est manifesté, qui est tangible, qui est visible, à quelque chose qui est caché.
Pourquoi est-ce que la manifestation est encore plus intrigante que sa matrice qui elle reste invisible, que ce soit dans le Plan Éthérique, dans le Plan Astral, ou dans le Plan Mental, où il y a l'instant de création, parce qu'amalgame des atomes ? Pourquoi ?
Tout simplement parce que le Plan Physique est non seulement l'endroit où miraculeusement la chose va prendre vie, exactement comme un enfant prend forme dans le ventre d'une femme, mais c'est en plus l'endroit où tout va pouvoir arriver. C'est un peu l'endroit, donc, où la création elle-même perd un petit peu de contrôle. Non pas au sens où elle ne contrôle plus ce qui est fait, mais au sens où sa propre création va la dépasser. La dépasser pour devenir meilleure.
Qu'est-ce que j'entends par là ?
Si on s'interroge sur la dialectique de ma phrase, et si je parle d'une création qui engendre une autre création qui a des chances de devenir meilleure et qui dépasse sa mère, sa matrice, je dis donc qu'il y a plusieurs créations qu'elles sont successives et que chaque création améliore la dernière. Et que donc chaque création va vers une perfection que l'autre n'avait pas pu atteindre.
Lorsque l'homme considère sa vie, une vie est une virgule.
L'homme n'a pas le souvenir de ses incarnations passées et il aura encore moins le souvenir des systèmes solaires précédents, encore moins le souvenir des cosmos précédents. Donc lorsque l'homme essaye de comprendre ce qui se passe, alors que sa propre vie n'est qu'une virgule et qu'il ne peut même pas se souvenir quelle était sa dernière incarnation, comprenez qu'il ait quelques difficultés à savoir où va l'Univers, à comprendre pourquoi un cactus a des épines, pourquoi l'odeur de la rose est ce parfum si caractéristique, pourquoi le requin a cette forme et pourquoi est-ce qu'il y a aussi des Christes et des Messies.
Il ne faut pas essayer de tout bien comprendre en une seule fois !
Et il faut bien comprendre que l'intelligence a ses étapes et que surtout l'intelligence ne pourra comprendre que l'étape dans laquelle elle vit, dans l'instant cosmique qu'elle est en train de vivre. Et l'instant cosmique que nous sommes en train de vivre est particulier.
Il n'est pas une éternité en lui-même.
Éternité
Beaucoup de gens s'imaginent que lorsque l'on atteint l'état de Bouddha, ou l'état d'un très grand Maître, d'un très grand illuminé, on a atteint une sorte de frontière, une sorte de douane d'où l'on ne reviendra plus une fois qu'on l'aura passé. C'est comme si l'on avait réussi à conquérir une éternité. Comme s'il y avait d'un côté le temporel, la Matière, cette imparfaite Matière, et de l'autre côté l'Éternité, le Parfait que l'on va pouvoir retrouver. Parce que l'on va faire des efforts, parce que l'on va accepter les incarnations, parce que l'on va accepter toutes les ascèses, et qu'à force de se dilater et de s'ouvrir, eh bien, on arrive à cette fameuse Éternité.
Dans cette éternité, il y a quelque chose de très égoïste, car le disciple qui la recherche, en fait, veut conquérir sa propre immortalité !
Alors celui qui trouve que le Cosmos est ainsi séparé en un temporel et un intemporel, en une zone de Matière où se succèdent les secondes qui nous font mourir, en une zone éternelle où chaque fois que l'on y retourne, on ne risque plus rien, ces personnes, je leur dis, ont vous trompé absolument.
Il n'y a pas d'éternité.
Au cœur même du Bouddha, il n'y a aucune éternité.
Même si vous vous placez dans l'endroit le plus divin de Dieu, vous ne trouverez pas cet instant d'éternité. Vous ne trouverez même pas l'immortalité.
Tiens, comme c'est embêtant !
Qu'est-ce que je suis en train de dire ?
Est-ce que je suis en train de ruiner les philosophies ? Est-ce que je suis en train de renier tout ce qui a déjà été donné ? Est-ce que je suis en train de détourner des pauvres brebis de la droite voie ? Est-ce que je suis en train de vous entraîner vers le fossé de gauche, là où l'on va vous désespérer pour mieux vous attraper ? Des fois que je voudrais vous faire roussir, n'est-ce pas ?
Qu'est-ce que je veux dire ?
J'essaye de vous montrer que l'Univers lui-même, aussi bien dans sa fonction, que dans son mouvement, que dans sa nature, est une succession de vagues de vie. Et que cet espoir, cette recherche de l'éternité n'a en fait rien à voir avec la vie et la nature de l'Univers dont vous êtes un composant.
Alors peut-être vous allez être énervé, agacé, déçu et me dire : “Mais alors, où est cette immortalité dont on me parle ? Cette immortalité qu'on me propose, si je deviens un moine, un prêtre, une nôme, si je deviens un grand initié, plus loin un Maître, si je vais en haut de la pyramide et qu'enfin je puisse être illuminé ! Si je ne gagne pas le gros que l'éternité, qu'est-ce que je gagne en fait à faire tout ça ?”
Hmm hmm ! C'est ce que tu vas me demander !
Eh bien d'abord, pour répondre à ta question, nous allons étudier le concept de l'éternité.
Et comme chaque fois, je vais essayer de te faire comprendre ce que toi, tu admets à propos de l'éternité, ce qu'il y a de vrai, ce qu'il y a de faux, et je vais essayer de te faire approcher à peu près ce que peut être la nature de la véritable éternité que tu pressens et que tu recherches.
Quand toi, tu penses à l'immortalité et à l'éternité, et que tu regardes le cosmos, et qu'avec les connaissances que tu as, tu essayes de découvrir ce qui, dans tout ce qui bouge, a une chance de ne pas bouger, parce que, là, il y a un centre bouddhique, un centre christique, un centre spirituel. Ce que toi, tu essayes de trouver, ou ce que tu estimes comme étant l'éternité, c'est l'endroit qui ne bougera pas.
L'endroit où tu as toujours existé, l'endroit où tu existes et où tu existeras demain.
Tu vas l'identifier aussi à ton Moi-Supérieur, à ton âme, tu vas l'identifier à tout ce que Dieu a pu déjà lui-même nommer lorsqu'il a voulu donner des enseignements. Et avec le cerveau bien rempli de ces différentes notions, tu vas juger que si tu médites, c'est pour construire ton immortalité ou la rejoindre, et qu'à l'instant où tu ne médites pas, tu es un peu comme un sablier qui commence à décompter les secondes de ta vie, et que donc tu t'approches de plus en plus vers la mort.
Ce qui fait qu'en toi, tu crées un conflit.
Les instants de ta vie profane sont des instants qui t'amènent vers la tombe, tandis que les instants de ta vie spirituelle sont un peu comme des barreaux d'une échelle que tu gravis pour monter vers le ciel et l'éternité, le repos nécessaire.
Le repos nécessaire.
Voilà un mot conjoint à l'idée d'éternité.
Dans l'éternité, l'homme cherche le repos. Encore une fois, donc le concept de non-mouvement.
Mouvement et non-mouvement
L'homme, en étant incarné, a l'impression de bouger. Et il bouge.
Il est sans cesse en état de création, que ce soit en train de créer des émotions, que ce soit en train de créer des gestes, des projets, des affaires sociales. Il a donc le sentiment intérieur d'un grand mouvement et d'une déperdition d'énergie. D'où la vieillesse qui s'installe et la mort qui arrive.
Lorsqu'il s'ouvre vers Dieu, il essaye en fait de faire le contraire. Un petit peu comme s'il essaie de faire marcher la locomotive à l'envers. Il essaye d'être dans un endroit où plus rien bouge.
Malheureusement, même après des années et des années de méditation, l'homme qui réfléchit un petit peu devrait être scandalisé par le fait que tout initié meurt, que tout Maître meurt.
Est-ce qu'il n'y a pas là une contradiction ?
Voilà des gens qui ont passé leur vie dans un état de méditation, qui ont passé leur vie à affranchir ces barreaux de l'échelle de l'immortalité. Et les voilà qui meurent ! Comme meurent les coquillages, les fleurs, comme cesse le vent, comme toi tu vas mourir.
Le fait que tout le monde passe la porte de la mort, cela devrait éveiller en toi quelque chose comme un soupçon de ce qu'est la nature véritable de l'immortalité, non ? Et tu devrais commencer à douter de ce que tu cherches.
Et peut-être, donc, ce qui fait que tu cherches Dieu, ce n'est peut-être pas le désir d'être immortel.
Parce que quand je te dirais que Dieu lui-même aussi éprouve une forme et une sorte de mort, tu auras tout compris.
Qu'est-ce que je veux dire par là ?
En effet, cela paraît contradictoire ! On associe à l'idée de Dieu, le Père Éternel. C'est ce qui est dans toutes les prières. Le Divin ne meurt pas ! Le Père, c'est la contrepartie du Fils qui, lui, meurt. Toi, tu meurs et Lui est Éternel. C'est ce que tu penses. Et du moins, c'est le schéma que tu espères.
Mais en vérité, Dieu meurt !
Essaye de comprendre !
Essaye de sentir !
Suis ma parole par ton esprit, par ton cœur !
Suis mon idée !
Essaye de voir le film ! Hmm ?
Un peu comme tu essayes d'éprouver une scène de théâtre qui se déroule dans tes yeux.
Imagine la scène !
Imagine le Dieu, le Dieu que tu supposes !
Ce grand être qui détient toutes les réponses, toutes les formes du Monde, toutes les causes. Ton Père semble mourir maintenant.
Qu'est-ce qui se passe en toi ?
Dans un premier temps, sans doute, tu ne me crois pas et tu te dis : “c'est peut-être un jeu intellectuel”, mais tu ne me crois pas.
Tu ne me crois pas pourquoi ?
Parce que tu as dans l'esprit des certitudes. Tout le Monde t'a dit que Dieu, c'était le Père éternel. Tous les enseignements te disent que l'âme, c'est la Lumière éternelle. C'est tellement sécurisant de savoir qu'en soi, il y a une Lumière qui perdure, n'est-ce pas ? C'est tellement rassurant de savoir qu'au Ciel, il y a un Père qui ne meurt pas. Mais pour moi, vois-tu, c'est le scandale !
Oui, c'est le scandale !
Comme je te l'ai déjà dit si souvent, s'il y avait un Dieu éternel qui fabrique des enfants qui meurent, pour moi, ce serait l'occasion de la révolte cosmique ! Je ne laisserai jamais en place un tel Dieu, fais-moi confiance ! Je t'amènerai sa tête sur un plateau pour que toi, tu vives ! Un tel Père est indigne d'être la source de la création, voyons ! Essaye de le comprendre !
Arrache de l'esprit cette idée d'un Père éternel ! Hein ! Allez, on fait un petit paquet, et un paquet plastique pour montrer que c'était une idée vieillotte, une idée usée et désabusée.
Le Père éternel, on l'oublie !
Qu'est-ce qu'il nous reste ?
Essaye de jouer un jeu avec ton esprit.
Le Père éternel, on l'oublie ! Toute la notion d'éternité dans l'Univers, on l'arrache, comme on arrache une feuille dans un livre.
Qu'est-ce qui reste ?
Il reste la vie.
Est-ce que tu vois ça ? Il reste la vie, son mouvement, son jaillissement, son énergie. Et qu'est-ce que tu vois dans cette vie ? Tu vois les formes, n'est-ce pas ?
Tu vois les planètes, tu vois les systèmes, tu vois les comètes, tu vois le dynamisme, tu vois tous les hommes, et dans les hommes, ce même feu qui jaillit et se perpétue.
Où est Dieu alors, d'un seul coup, dans tout ça ? Hmm ?
Le Père éternel que tu cherches, que tu aimes tant ! Où est-ce qu'il est maintenant ?
Eh bien, allons voir !
Avec un microscope, allons voir à l'intérieur de la condition humaine.
La Condition Humaine
Arrête de mettre le nez dans les étoiles avec un télescope ! Le télescope de la méditation, le télescope des mantras, le télescope des chakras, le télescope des visualisations. Et vas-y que je passe des heures au télescope pour voir si Dieu ne serait pas là-haut sur la planète ! Pour voir s'il ne serait pas dans la septième dimension, près du Bouddha Untel, à côté du fils X au Z, dans l'armée des anges Y.
Prends le microscope et regardons à l'intérieur de la condition humaine ce que la condition humaine elle-même va nous révéler à propos de Dieu !
Les étoiles ne te révèlent rien, même les étoiles philosophiques ! La preuve, il n'y a pas plus de triste qu'un philosophe. Il étudie, il étudie, il comprend, il comprend, puis un jour il s'assoit, il dit : "Ha ! Finalement je n'ai rien compris !”
Alors soyons de simples gens, comme dans la crèche. Soyons ces simples bergers, ces simples artisans. Et avec le peu de métier que nous avons, essayons d'aller voir dans la condition humaine ce qu'il y a de révélation et de Divin.
Comment allons-nous regarder ?
Pour regarder dans la condition humaine, il va falloir ce microscope, et ce microscope tu le possèdes.
Ce n'est pas une affaire intellectuelle que tu vas devoir développer. Ce n'est pas un instrument extérieur que quelqu'un t'apprendra à l'utiliser. C'est quelque chose que tu as déjà, c'est ton œil spirituel. Mais la plupart des disciples envoient l'œil spirituel là-haut dans les nuages pour chercher Dieu. Et quand on voit leur aura, on voit une forme très bizarre qui s'étire, qui s'étire et qui essaye, dans le haut de l'échelle, d'aller gratter là-haut le plafond de Dieu. Au lieu, au contraire, d'introvertir cette conscience et cet œil spirituel.
Comment allons-nous faire si nous voulons rencontrer Dieu, nous qui ne sommes que des hommes, des bergers, des artisans, comment allons-nous faire ?
Eh bien nous allons utiliser cet œil spirituel.
Et cet œil spirituel repose un peu partout dans les chakras, c'est vrai, mais il repose aussi au creux de la tête.
Et il y a un exercice très simple à faire pour dynamiser le centre de la tête qui n'est, non pas en haut du crâne comme est placé le chakra coronal, mais qui est réellement au creux de la tête, au creux du cerveau.
Il y a là-dedans un petit chakra, un chakra duquel dépendent les deux glandes, la pineale et la pituitaire. Et ce chakra reste invisible à l'œil du profane. Et ce chakra fait la différence entre l'illuminé et le profane, entre celui qui commence à soupçonner Dieu et celui qui ne connaît que la Terre. Lorsque ce petit chakra commence à se réveiller, on commence à avoir l'intuition que Dieu existe et on peut percevoir sa nature exacte. Et c'est très facilement que l'on interprète les notions de l'immortalité ou de la mortalité de Dieu, comme de la vôtre, de la nôtre.
Comment allons-nous déclencher ce petit feu central ?
Il y a tout d'abord une étape physique.
On ne peut pas pratiquer la méditation sans passer aussi par le corps.
Méditation pour énergiser le centre de la tête
Nous allons donc utiliser les deux yeux.
Nous allons renverser les yeux vers l'arrière, gentiment, et tout en ayant l'impression de les renverser en arrière, de les faire se rejoindre comme si on voulait loucher à l'envers et dans le fond du crâne.
Ceci doit être fait délicatement.
Le but n'est pas de forcer les yeux dans cet exercice. Les yeux ne sont pas concernés, mais seulement l'énergie qui s'échappe normalement des yeux.
L'énergie qui s'échappe des yeux, qui constitue aussi en eux-mêmes deux chakras, est une énergie qui provient de ce petit chakra dans la tête.
Pour donc introvertir cette énergie qui ordinairement s'échappe, la plupart des méditants ferment les yeux.
Dès que vous voulez adresser une prière, dès que vous voulez intensifier votre émotion lorsque vous écoutez une belle musique ou lorsque vous avez lu une belle poésie, de vous-même, vous sentez que vous devez fermer les yeux, comme s'il s'agissait pour vous de garder un univers bien à l'intérieur de vous.
En plus que de garder cette énergie, nous allons la diriger vers ce petit chakra au centre de la tête. Et ceci se fait en renversant les yeux et en les faisant se rejoindre. Mais encore une fois, je le précise, le but n'est pas de forcer les yeux ! Vous pouvez donc le faire très gentiment.
Vous restez une seconde, puis vous revenez, vous replacez les orbites droit devant vous, tout en gardant les paupières fermées.
Puis vous retournez de nouveau vers l'arrière. Deux secondes cette fois-ci.
Puis vous replacez les orbites devant... Et vous repartez vers l'arrière. Et vous faites ceci trois fois.
Et vous revenez, en plaçant les orbites devant. Et cette fois-ci, un petit moment, vous restez calme et vous observez ce qui se passe.
Restez à l'écoute des mouvements d'énergie qui sont en vous.
Il n'y a rien de plus terrible que de voir un disciple qui médite, qui médite, et qui n'écoute pas ce qui se passe en lui. Le jour où quelque chose se déclenche, le jour où ce qui se déclenche a besoin de votre coopération, eh bien vous restez complètement inactif !
Soyez à l'écoute de ce qui se passe en vous !
Sachez reconnaître les énergies ! Ne serait-ce que pour vous habituer aussi à ressentir et à repérer des énergies. Vous qui voulez devenir sensitif, eh bien entraînez-vous à l'intérieur de la méditation à lire ces mouvements d'énergie en vous.
Lorsque vous repérez donc certaines énergies qui circulent ou certaines pensées qui commencent à exploser ou qui s'éteignent, à ce moment-là, reprenez l'exercice tout gentiment et recommencez, une seconde, revenez, deux secondes, revenez. Et faites ainsi toute une première phase de la méditation.
Lorsqu'ensuite, de façon tout à fait naturelle, vous sentez que les yeux demeurent soulevés dans l'arrière de la tête. Restez !
Obéissez à cette pulsion, cette conduite, et vous verrez à quel point toutes les énergies de vos chakras convergent vers la tête et essayent véritablement de s'échapper par la cheminée, que représente votre colonne vertébrale, celle qui est physique et celle qui est spirituelle.
Et à ce moment-là, oui, vous qui avez voulu toujours sortir de votre condition humaine, monter au Ciel, là, oui, vous pouvez monter, c'est-à-dire que vous allez pouvoir vous échapper de votre condition.
Mais tant que l'on ne rassemble pas les énergies pour les mettre à l'endroit où il y a la rampe de décollage, eh bien, on est exactement comme un escargot qui s'imaginerait avoir des ailes ! Et l'escargot est collé au sol !
Combien de personnes sont déçues par leur méditation en pensant que finalement c'est peut-être la méditation qui ne va pas, n'est-ce pas ? Parce que tout simplement, ils ne ramassent pas les énergies. Ils ne les centralisent pas sur la rampe de lancement. Et ils ne savent pas mettre le feu à cette rampe de lancement.
Et c'est pour cela que les méditations prennent des heures, des heures, et que finalement même on s'y épuise à méditer ! Combien de disciples aussi sont épuisés par la méditation ? Ils la terminent plus fatigué que lorsqu'ils l'ont commencé ! Qu'est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire qu'ils ont essayé, en bons disciples bien obéissants, qui pensent et qui aiment un Dieu éternel, ils ont essayé très fort, exactement comme l'ont fait vrombir, chauffer un moteur, ils essayent de méditer, ils essayent de monter, ils essayent d'attraper la jupe de l'ange ! Et ils dépensent toute leur énergie éthérique à cela, toute leur énergie astrale ! Et ils arrivent au bout du rendez-vous, le cœur tout épuisé, et ils ne sont plus qu'un tapis sur lequel Dieu marche en se disant : “tiens, il n'est pas pure laine !”
Alors, pour éviter ces malentendus, ces déceptions, ces choses illogiques, rassemblons notre énergie !
Je respire ! Comme une planète qui rassemblerait tous ces éléments, tous ces atomes, je rassemble mes énergies ! Comme lorsqu'un volcan rassemble toute cette lave en fusion, afin de rentrer en éruption, je rassemble !
Et pour rassembler, je tourne mes yeux vers l'arrière.
Ce qui a pour but aussi d'intensifier l'énergie dans le centre cardiaque, plutôt que de mettre toute l'attention sur le centre cardiaque comme font tant de disciples : “Je médite sur mon centre cardiaque, je vois un beau lotus, je suis un bon jardinier, je lui brosse bien les pétales ! Je lui mets bien l'engrais du mantra et des bonnes visualisations ! J'y mets la tête à Bouddha, des fois qu'il faudrait lui dire, lui inspirer de venir dans ce chakra-là !”
Si bien que si l'on regarde l'aura comme on regarderait un mur dans vos villes, on voit des chakras remplis d'étiquettes. La tête à Bouddha sur un pétale, la tête de Jésus-Christ sur l'autre, Krishna sur une autre partie du chakra, et ainsi il y a plein de petits étiquettes collées. “Il vaut mieux en avoir beaucoup que pas assez !” se dit le disciple. Des fois qu'un des dieux ne serait plus à la mode, il vaut mieux avoir le dernier, le plus efficace. Et ainsi vous ressemblez à cet incroyant qui, de peur de ne pas être entendu du dieu qui existe le plus, se met à prier tous les dieux.
Il n'y a qu'une forme Divine vers laquelle l'homme doit aspirer, vers laquelle il peut se concentrer sans trop faire d'erreur. Et cette forme Divine ne doit pas être pensée, ni estimée, ni présupposée par des concepts comme Dieu d'éternité, de miséricorde, etc. On doit simplement estimer du bout du cœur qu'il y a là un feu révélateur.
Feu révélateur
Un feu qui, par sa combustion, peut apporter la révélation de tout ce que ensuite le mental va supposer : l'éternité, l'initiation, etc.
En fait, pour avoir une chance de méditer, pour avoir une chance de rencontrer Dieu, il faut commencer par ne plus penser à propos de Dieu, à propos de ce que l'on va rencontrer, comment on va le rencontrer, dans quelle couleur Dieu va apparaître, dans quel langage il va s'exprimer, et qu'il vaut mieux apprendre son mantra parce qu'il ne faut pas se rater pour un problème de langue, n'est-ce pas?
Car si c'est Krishna que j'invoque, il vaut mieux que j'apprenne le sanskrit ! Et c'est ainsi que des disciples se mettent à répéter des mantras en sanskrit !
Donc, pour avoir une chance de ressentir ou de laisser éclore Dieu depuis l'intérieur, il va falloir arrêter de penser à propos de Dieu. Donc, la première étape de votre méditation n'est pas je m'assois, je me calme, je respire, je vois Dieu, mais, au contraire, elle commence dès que vous vous levez le matin, dès que votre esprit commence à penser, là commence votre méditation.
Pour avoir une chance de ressentir ou de laisser éclore Dieu depuis l'intérieur, il va falloir arrêter de penser à propos de Dieu.
Observez votre pensée.
Observer sa pensée
Qu'est-ce qu'elle suppose à propos de Dieu? De quels vêtements elle entoure Dieu?
“Dieu le Père” : première erreur ! Tout le Monde s'assoit, tout le monde a tout faux !
Ensuite, “Dieu le Père éternel” : deuxième erreur !
“Dieu le Grand Initiateur” : troisième erreur ! Elle est plus sophistiquée celle-ci, mais c'est une erreur quand même.
“Dieu l'Être Cosmique dont je ne suis qu'un composant” : erreur !
Finalement, tout épuisé, l'esprit se dit : “Qu'est-ce que je vais encore pouvoir inventer ?”
L'invention
Eh bien, sache que, justement, ce ne sont pas des inventions !
Il est très bon d'inventer, on se sent bien sûr vivant, on se rassure ! L'invention n'est faite que pour rassurer l'ignorant !
Et lorsque je m'aperçois que, par toutes mes inventions, je n'arrive pas à créer le rendez-vous avec Dieu, il faut bien que j'admette que ce sont des inventions qui construisent un mur et qui me sépare de Dieu.
Et ce mur, c'est l'activité du mental. Mais pas simplement l'activité du mental, l'activité de la création des pensées, la création des suppositions, des différentes croyances dont nous habillons sans arrêt.
“Je crois que Dieu est un Père”, mais qui t'a dit ça ?
Si tu étais né dans un endroit où personne ne parlerait de Dieu, qu'aurais-tu imaginé à propos de Dieu ? Au moment où le concept de Dieu t'aurait effleuré, tu aurais peut-être pensé : c'est un grand arbre, ou c'est un grand lac, ou c'est une goutte d'eau, ou c'est le regard de ma mère quand elle me nourrit.
Mais qui t'a dit “Dieu le Père éternel” ?
On doit bien comprendre qu'il y a là la pression de l'église, d'une éducation, et qu'il y a toute la pression de la création des autres inventeurs qui ont inventé avant toi, et qui ont inventé quoi ?
Dieu.
Maintenant tu vas me dire : “Mais pourquoi alors est-ce que l'on invente Dieu ? Pourquoi est-ce que l'on crée Dieu ? Ou les idées à propos de Dieu ?”
Bien, je te dirais que c'est un mirage dont l'homme ne peut pas se passer, vois-tu ? Il ne peut pas s'empêcher de créer Dieu !
Il en est l'expression la plus miraculeuse, il en est l'expression aussi la plus révélatrice, il n'aurait qu'à se regarder dans le miroir pour voir ce qu'est Dieu, mais cependant, il s'amuse à inventer Dieu sans arrêt.
Et pourquoi ?
Je ne serais pas honnête de me moquer d'un tel sujet si je ne te disais pas pourquoi.
Eh bien, intéresse-toi à la psychologie !
Dans l'activité mentale, il n'y a pas simplement : tiens, je pense, la fonction de l'invention, la fonction de l'argumentation et de la spéculation, il y a aussi la psychologie.
La Psychologie
Et qu'est-ce que c'est la psychologie ?
Je dirais que la psychologie est une étape de la pensée qui regarde vers le bas.
Lorsque je crée des idées à propos de Dieu ou du chemin spirituel, de la constitution occulte de l'homme, je suis une pensée qui regarde vers le haut.
Et puis, lorsque je suis une pensée qui regarde vers le bas, c'est-à-dire qui prend en considération l'environnement humain, social et planétaire, de la manière dont je suis en relation avec la Nature, avec ces bouleversements, ces catastrophes, la manière dont je suis en relation avec mes amis, avec ma famille, ce qu'ils me font de bien, de pas bien, les souffrances qu'ils m'infligent, à ce moment-là, je deviens une pensée psychologique, une pensée de climat.
Ce climat, qui est un climat émotionnel, est la psychologie.
Et cette pensée psychologique, en confrontation avec sa pensée créatrice, la pensée qui invente, va essayer de trouver des compensations.
C'est un peu comme s'il y avait une pensée qui serait enfant, parce qu'elle souffre, parce que c'est la pensée qui est en relation avec le Monde, avec les autres, qui va avoir ou qui va s'apercevoir que le corps a froid et faim, qui va s'apercevoir que la gifle de la mère fait souffrir, affectivement, moralement et physiquement.
Cette pensée, qui est l'enfant, parce que en relation avec le Monde et en réaction avec le Monde et l'environnement, va essayer, donc, de créer des points de sécurité. Avec une pensée plus paternelle, parce que plus en sécurité, parce que uniquement en préoccupation avec les concepts philosophiques ou scientifiques.
Ce qui fait que l'on voit, dans la pensée elle-même, la création de deux entités, une pensée qui est au-dessus du Monde, et qui, par cette sécurité, pourrait s'appeler le Père, par exemple, et une pensée enfant, qui est complètement investie, qui va souffrir avec le Monde, et qui va risquer sa vie, en participant au Monde.
Et la relation entre ces deux niveaux de la pensée crée un être humain, et crée Dieu, et la religion, et le Chemin initiatique, et des souffrances encore plus profondes que les souffrances que le Monde inflige à l'individu.
On peut dire aussi que ces deux formes de pensée sont un peu comme deux frères.
Un frère qui n'a pas de chance, et qui est envoyé dans le Monde, et qui va devoir tout expérimenter, sans en avoir ni l'argent, ni la possibilité, ni toujours l'intelligence, et puis un frère qui est comme un prince, qui est fort nanti, et qui reste dans son palais bien au chaud, et qui donc a tout le temps de faire de la philosophie, de supposer ce que peut être Dieu, ce que sont les chakras, et de s'adonner à la méditation.
Mais voilà ! À l'instant de la méditation, il y a le petit charbonnier qui lui a sa misère, et qui vient frapper à la porte du royaume de cet autre frère qui est le prince, et qui est bien au chaud, et qui n'a aucune écorchure.
Et il lui dit : “On va faire des comptes mon grand, parce que ce n'est pas du jeu ! Toi tu es là haut à te faire faire les ongles par toutes les manucures célestes, et moi je suis comme un pauvre diable, les pieds en forme de sabot, à soulever toute la poussière du Monde, et à me faire crucifier sans arrêt ! C'est quoi cette histoire, hein ? Où on va comme ça ? Eh bien en plus, de temps en temps, tu m'ouvres la fenêtre pour me dire que si je suis dans un tel état, c'est parce que je n'ai pas la foi, que je n'aime pas mon père, que j'ai quitté mon père ! Tu as beau jour de parler de Dieu, toi qui en robe de soie ! Viens mettre mes sabots et tu verras si tu as un instant pour penser à Dieu, à Notre Père !”
C'est le discours que lui tient le petit charbonnier et le prince, que fait-il ?
Comme il est dans son royaume de création, comme il est dans son royaume où il ne risque rien, il a beau jeu aussi de penser que ce sont là les considérations de quelqu'un qui n'est pas assez évolué. Et c'est ainsi que les deux frères se font la guerre, alors qu'ils sont un seul et même homme !
Le conflit intérieur
Et voici un homme d'un seul coup qui est en souffrance, qui est en conflit, qui se sent tout autant attiré par la philosophie et qui l'exerce, tout autant qu'il se sent mourir dans la Matière et attiré par elle et par cette mort !
Et là de nouveau la psychologie joue son jeu, elle se dit : “C'est parce qu'il doit y avoir un côté profane, il y a l'ascendance de la Matière sur l'âme !” Et voilà que l'on crée après tout un système ! Et voilà qu'ensuite on va rechercher dans des vieilles sacoches l'idée du péché et que l'on va identifier la Matière, on va l'identifier à la Matière pêcheresse, la tentatrice, la tombe de l'esprit !
Ce qui est la tombe, c'est le conflit qu'il y a à l'intérieur de toi, entre ces deux aspects qui te composent.
C'est ce conflit qui est la tombe.
Ce n'est pas autre chose.
Et je veux que tu comprennes cela, je veux que tu admettes, je te fais violence, je te dis : je veux que tu admettes !
Pour une fois, c'est la première fois que j'utiliserai ce mot : Obéis-moi !
Obéis !
Ce ne sera qu'une seconde pour que tu vois le fruit qu'apporte cette obéissance. Ensuite, si tu veux me désobéir, libre à toi ! Je ne te retiens pas. Mais juste une seconde, obéis ! Casse et obéis !
Il n'y a que le conflit qui soit la tombe de l'esprit. Ce n'est pas la Matière qui est la tombe de l'esprit.
Je sais, on te l'a dit. Et quelque part, c'est un peu vrai ! Je dirais simplement que c'est un endroit où l'on va s'aveugler. Où l'Univers paraîtra un peu plus brumeux, c'est vrai ! Mais ce n'est pas la tombe de l'âme.
Ce qui est la tombe, c'est la guerre ! C'est le conflit qui vit en toi. C'est cette séparation qui est en toi. Et si la spiritualité a un certain but et une certaine valeur, c'est pour effacer cette séparation qu'il y a en toi.
Pour faire en sorte que celui qui se croit simplement être un charbonnier et un pauvre diable s'aperçoit qu'il a en même temps toute la poudre d'or qui recouvre les murs du palais de son frère qui est resté le prince. Et c'est aussi pour que tu ressentes que ce prince qui est cette autre partie de toi a grand souci du charbonnier que tu crois être.
Comment allons-nous développer ce sentiment, cette perception ?
J'en ai suffisamment raconté, en faisant fort théâtre, pour que tu comprennes maintenant qu'il y a en toi ce conflit. Et je pense que si tu m'as bien suivi, cela t'a révélé et cela a réveillé aussi ton propre conflit.
Maintenant, quelle perception est-ce que nous allons réveiller pour que tu sentes le lien profond qu'il y a entre ta partie spirituelle, le prince du royaume, et puis le charbonnier que toi tu vas appeler ta personnalité ?
Essayons avec confiance de rentrer dans cette perception !
Imagine que le petit charbonnier n'est charbonnier que par l'écorce ! Exactement comme un arbre est recouvert d'écorce.
À partir du moment où tu imagines que c'est une croûte, il va sans dire que ta pensée s'en va toute seule imaginer que ce qui est dessous c'est sans doute le prince.
Si, plutôt que de séparer, nous allons superposer les deux frères, on peut plus facilement déclencher la perception de l'Unité qu'il y a entre toi et lui.
Est-ce que tu le sens ?
Si tu imagines que ta personnalité est, par exemple, pas plus épaisse que ton enveloppe charnelle.
Imagine ça !
Réduis le volume de ta personnalité à la forme, à l'épaisseur de ta forme charnelle.
Fais ceci dans l'esprit !
Et maintenant, dans cette forme, comme tu glisses une main dans un gant, glisse le prince du royaume. Un peu comme si, sous la couche de l'épiderme, tu allais y glisser l'âme.
Et, très facilement, ton imagination peut te faire comprendre à quel point cette superposition déclenche le sentiment d'Unité.
Incarne le Prince du Royaume ! Laisse-le s'incarner !
Laisser le Prince du Royaume s'incarner
Pour le laisser s'incarner, c'est très facile.
Et en même temps, c'est ce qu'il y a de plus dur pour toi parce que tu vas penser que lui est là-haut et que toi, tu es là-bas.
Que toi, tu as tous les problèmes à résoudre tandis que lui attend la vapeur de l'ensemble des mantras et de la méditation.
La première séparation est dans la pensée. “Je pense donc, je sépare.”
Quelqu'un a dit : “je pense donc, je suis”. Il est plus juste de dire : “je pense donc, je sépare”.
La question que tu vas me poser, c'est donc : “Mais alors pourquoi est-ce que le jeu de l'Univers ou pourquoi est-ce que le Dieu créateur nous a fait de telle manière que l'on allait penser, qu'il y avait ce risque de la pensée et donc, de la séparation ?” En enfin, déçu et révolté, c'est ce que tu vas me dire. Et ta question est tout à fait logique et je vais y répondre.
Ce n'était pas par imperfection ou par manque de logique que l'action de la pensée a été menée, mais plutôt par nécessité.
Son usage immodéré devient ensuite un [...]
Si on regarde sa fonction cosmique, c'est au contraire l'endroit où toutes les énergies du prince vont pouvoir se cristalliser, vont pouvoir venir à la vie, parce que le prince que tu imagines, le prince auquel tu penses sans arrêt comme étant la partie de toi, Divine, parfaite, éternelle, qui sait déjà tout, donc que tu identifies aussi encore une fois à Dieu, et bien ce prince que tu imagines n'est pas encore né, vois-tu ? Pas du tout !
Tu te crois bien à l'abri parce que adombré par une grande partie de toi qui est depuis toute éternité divine, aujourd'hui divine et qui demain encore sera divine.
Mais je veux te donner la peur de ta vie et te dire que ce n'est pas le cas !
Tu es en formation, tu es en train de créer ta vie, tu n'es même pas immortel aujourd'hui !
C'est dérangeant, hein ?
J'adore te déranger !
À l'instant où tu es dérangé, si tu pouvais te voir tel que tu es dans l'aura, tu verrais un grand feu de vie, un grand feu d'affirmation qui s'élève. Et là est l'occasion pour toi de devenir immortel.
Ce ne sais pas quand tu es bien assis, confortable, dans tes croyances et dans tes constructions que tu es immortel et que tu construis ton immortalité, mais pas du tout ! Tu es mort !
Le croyant
Un croyant est mort !
Parce qu'un croyant ne fabrique plus rien.
Il est assis, il essaie le plus qu'il peut de tuer ses émotions, de tuer son mental et il n'a donc plus aucun pouvoir pour créer son immortalité.
Tu n'es pas immortel !
Alors tu vas me dire : “Mais écoute, la théorie de la réincarnation, d'accord, mais qui est-ce qui se réincarne ?”
Allez vas-y, réponds-moi ! Je t'attrape à ton propre jeu. Tu me poses des questions, maintenant je te les pose ! Qu'est-ce que c'est qui te réincarne, qui se réincarne ? Est-ce que tu le sais ?
Est-ce que tu supposes que la réincarnation est la réincarnation de ton âme ?
Tu vas me dire : “C'est sans doute quelque chose comme cela, l'âme revient.”
La Réincarnation
Et si je te disais que ce qui se réincarne, c'est juste un ensemble de données, une mémoire en quelque sorte, qui n'a plus rien à voir avec toi, ce que tu étais, qui te ressemble encore beaucoup bien sûr, mais qui n'est pas toi qui retourne à la vie. Pas du tout ! Pas du tout !
La réincarnation ce n'est pas l'assurance que tu vas revenir sans cesse à la vie. Je suis désolé de te faire cette déception, de créer en toi peut-être même cette peur, mais il faut que tu aies peur !
Pour être grand, pour être définitivement libre, pour commencer à créer ton immortalité là où elle se trouve vraiment, eh bien il faut que tu aies cette peur !
Il faut que tu arrêtes de croire que tu te réincarnes !
Tu meurs ! Meurs ! Maintenant, tout de suite, meurs !
La Mort
Comprend-le !
Tu meurs !
Il n'y a plus rien de toi qui revient à la vie ! Plus rien !
Si tu acceptes mon idée, je vais t'emmener au fond de la perception. Si tu ne l'acceptes pas, sors tout de suite ! Va-t'en ! Je ne veux plus te voir ! Nous ne pouvons plus parler, toi et moi !
Mais si tu acceptes ne serait-ce que de jouer le jeu, alors je vais pouvoir t'emmener.
Tu meurs !
Ressens-toi à cette mort !
Depuis peut-être des années, tu essaies de rassurer ta vie en lui disant : “Tu vas te réincarner, ne t'inquiète pas ! Que tu meurs d'accident, de maladie, de folie ou de suicide, tu reprends un souffle et tu reviens.” C'est faux !
Tu es la mort.
Et pas simplement parce qu'un jour, tu vas quitter ton corps, mais tu es la mort parce que tu ne construis pas encore ton immortalité. Tout simplement !
Ce qui fait qu'à chaque instant, tu es en train de mourir, même si ton corps perdure.
Et c'est d'ailleurs bien cela qui t'embête et qui te rend malheureux : tu sens bien qu'il y a un goût de mort chaque jour à ta vie.
Et c'est pour cela que tu essaies de te combler par toute sorte de plaisir, en courant après un bonheur et un Dieu. C'est bien parce que tu sens que tu meurs.
Et par quoi est-ce que tu repères cette mort ?
Par le fait que les choses t'échappent ! Par le fait que tu ne peux pas contrôler, ni le Monde, ni les événements du Monde, ni les événements de ta famille, ni même ton destin ! Et ce manque de contrôle sur toi-même, sur ta chair, sur ta pensée, sur ton destin, sur ta profession, sur le Monde, sur l'avenir, c'est ce qui te fait sentir que la mort, ça existe.
Et pas simplement le jour où tu vas quitter ton corps, mais ça existe tous les jours, à chaque seconde ! Et c'est t'embêtant !
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ce que j'essaie de te montrer, c'est que pour ton esprit, l'idée de la mort est liée au manque de contrôle, à l'impression de manque de contrôle sur les événements, la vie, le destin, les déroulements.
Donc le goût et l'impression de la mort est lié à l'impression que tu as aussi de ton manque de...
Réfléchis !
Un manque de quoi ?
J'ai dit le mot contrôle, tu devrais vite trouver, n'est-ce pas ?
Qu'est-ce que je veux dire ? Hmm ?
Cherche ! Un manque de quoi ? Hmm ?
Un manque de quoi ?
Réponds ! N'aie pas peur ! Réponds !
Si j'ai dit "manque de contrôle", quel prochain mot est-ce qu'il y a après celui-là ?
Réponds ! Je veux entendre ta voix.
Si tu as chaque jour le goût de la mort, c'est parce que tu as aussi le goût de ton manque de...
Voilà une réponse qui demande que l'individu soit sur le plan affectif.
Qu'est-ce que la confiance ?
Pousse ton idée encore plus loin !
Qu'est-ce que la confiance ?
La confiance c'est la racine psychologique de ce mot, de cette force que je veux te faire trouver.
Quand tu as confiance en toi, tu te sens comment ? Tu te sens comment ?
Réfléchis ! Et réponds !
Exactement !
Pouvoir !
Donc la mort, le goût de la mort, tu l'as en toi parce que tu as aussi ce goût à propos de ton manque de pouvoir. Tu te sens impuissant !
D'où en même temps, comme tu l'as révélé, il y a en toi le manque de confiance.
Manque de confiance
Comment avoir confiance dans un être qui ne rayonne pas un pouvoir ? Comment avoir confiance en toi-même si tu ne sens pas ton pouvoir ? C'est normal !
Donc je dirais que le manque de confiance est absolument naturel et issu de la nature même de la vie dans l'incarnation.
La mort n'est qu'un concept, ce n'est qu'un goût.
Ce n'est pas parce qu'un jour, tu quittes un corps que la mort existe. Mais par contre, elle existe constamment parce que c'est un goût qui est en toi.
Et ce goût vient de ton manque de contrôle, lui-même venant de ton manque de pouvoir.
C'est très bien que tu aies trouvé ! C'est très bien ! Ça veut dire que tu vas pouvoir finir la conférence toi-même ! Oui ! Tu vas pouvoir répondre à toutes les autres questions que je vais te poser. Hmm ?
Comment allons-nous percevoir ou établir ou former donc ce pouvoir ?
D'où viendra le contrôle ? D'où viendra la confiance en soi ? D'où va jaillir l'immortalité ?
Donc tu ne mourras plus jamais !
Comment allons-nous nous y prendre ?
On pourra s'exprimer de façon très religieuse et te parler d'illumination, de contemplation ou de façon plus ésotérique, te parler d'initiation.
Moi, vois-tu, je vais te parler des choses beaucoup plus naturelles, simples. Parce que je veux que dès demain, tu fasses ce point.
Si dès demain, tu n'es pas capable de faire ce point, eh bien, vois-tu, je fais mes valises et je vais faire un tour sur Uranus pour changer mes cours parce qu'il y a quelque chose qui ne va pas ! Donc, dès demain, je veux que tu puisses le faire !
Alors écoute !
D'abord, nous allons travailler sur l'idée que tu as du pouvoir.
Le Pouvoir
Comme je viens de te le démontrer, chaque fois que l'individu est séparé de quelque chose, ce n'est pas parce qu'il en est loin, mais parce qu'il va penser autre chose. Premier mur de séparation !
Qu'est-ce que je pense à propos du pouvoir ?
Première pensée la plus générale : le pouvoir, c'est donc “je suis capable de”.
Celui qui est un petit peu plus coquin, un petit peu plus magicien va dire : “je vais pouvoir créer des choses, je vais pouvoir avoir la maîtrise sur la matière, je peux faire pleuvoir, je peux soulever l'océan !”
Celui qui est un peu plus achimiste va penser : “eh bien, je vais monter Kundalini, cela veut dire que je peux ouvrir les chakras, ça veut dire qu'avec ma pensée je peux dilater tel endroit de mon être, faire entrer du prâna, ou cela veut dire que je peux projeter mes pensées et fabriquer une nouvelle vie, un nouveau destin !”
Toutes ces pensées sont liées à l'activité psychologique qui est en toi. Cela veut dire que tous ces points sont des points pour te rassurer, parce qu'effectivement tu t'aperçois que tu ne te sens pas capable et que tu n'es pas capable.
Tu t'aperçois que tu n'arrives pas à diriger tes chakras et à faire monter Kundalini et tu t'aperçois que tu ne peux pas préfabriquer ton destin, parce que tout simplement tu ne sais même pas ce que sera ton destin demain. Alors tu inventes tous ces points, tu m'as répondu dans ces termes parce que cela correspond à des manques en toi, mais uniquement au niveau de la psychologie.
Maintenant, poussons plus loin la nature du pouvoir !
Essaye de méditer un instant sur cette substance.
Qu'est-ce que le pouvoir ?
Dans une pensée supérieure à celle que nous venons d'évoquer, qu'est-ce que le pouvoir ?
Tu vas me dire : “Pouvoir égale Création. Le Monde n'est créé que par le Pouvoir de Dieu, son Pouvoir Créateur.”
C'est immédiatement, la pensée qui vient après les trois autres. Pouvoir égale Création pour toi. Ce n'est pas si mal ! Mais ce n'est pas encore ça.
Alors pousse un peu plus loin ta pensée ! Encore ! Étire-toi !
Allez, vas-y, pousse, pousse !
Pouvoir égale quoi ?
Ce n'était pas si mal ! Mais ce n'est pas encore ça.
Je vais t'orienter.
Pense à quelque chose - en même temps, la façon dont je vais t'aider, ça ne va pas t'aider, mais ça m'amuse - pense à quelque chose que tu n'aurais pas pensé.
Pour celui qui pense, il n'y a là aucune indication ! Mais pour celui qui me connaît un petit peu, tout vient d'être dit.
Dans son sens ultime, donc, qu'est-ce que le pouvoir ?
Pousse, pousse !
Grâce à ce que je viens de te dire, je te guide encore un peu : ne pense plus ! On arrête tout !
Qu'est-ce que tu trouves ?
C'est presque ça !
Vous tournez autour.
C'est chaud, c'est chaud, c'est chaud !
C'est le mot exact !
Il n'y a plus rien !
De ce rien, bien sûr, tous les mots que vous avez exprimés vont jaillir : Détachement, Paix, Amour... Toutes ces facultés, toutes ces forces vont pouvoir avoir lieu selon ce qu'elles vont rencontrer dans l'Univers.
Mais je dirais que - bien que l'idée ne soit pas juste, là - la racine du pouvoir, ou la matrice du pouvoir, ou la nature du pouvoir, c'est ce concept que l'on ne peut traduire que par le mot vacuité.
Vacuité
Emparez-vous de ce mot et essayez de percevoir le concept.
C'est très difficile d'essayer de percevoir le Vide, la Vacuité !
Voilà une histoire bien chinoise ! Et vous me dites : “Mais je n'y arrive pas ! J'essaye, mais je n'y arrive pas !”
Alors je te donne une indication.
Essaye de repérer avec quoi tu essaies, encore avec ta pensée, n'est-ce pas ?
La pensée ne peut pas percevoir le Vide. Impossible ! Elle est une construction.
Arrête de penser !
Stop !
Stop !
Stop !
Même si tu n'y arrives qu'une seconde, ou qu'une fraction de seconde, à ce moment-là, tu es dans l'immortalité, dans le pouvoir constructeur véritable ! Et tu peux redimensionner l'espace de ton destin.
Qu'est-ce que je viens de dire ? Qu'est-ce que je veux démontrer ? Où est-ce que je t'emmène ?
J'ai l'impression de te faire tourner en rond et tu ne sais plus maintenant où tu dois te diriger.
Qu'est-ce que je veux te démontrer par là ?
Je veux te démontrer que tu ne dois rien construire à propos du pouvoir !
Tu ne dois rien construire à propos du pouvoir !
Parce que le pouvoir lui-même, puisqu'étant une chose éminemment Divine, n'est pas quelque chose de construit. C'est un événement.
Le pouvoir n'est pas précréé, il est créateur une fois qu'il sort dans l'Univers. Mais avant sa sortie, il n'est pas lui-même créé par la dimension qu'il va donner aux choses, par sa pensée constructrice, par l'ordre qu'il va donner aux choses.
Sitôt que l'on imagine qu'un pouvoir est dimensionné, réfléchi, qu'il prévoit comment sera l'Univers, on fait référence là en fait à une pensée créatrice.
Il est vrai que dans le Cosmos, la pensée créatrice existe. Et heureusement qu'elle existe, sinon les êtres humains ne pourraient pas venir à la vie.
Ce sont les anges créateurs qui utilisent cette pensée créatrice. Ce sont les créateurs des hommes, les Dieux créateurs aussi, comme on les nomme. Et c'est un Plan éminemment élevé.
Mais pour aller au bout du concept, il faut avoir perçu cette notion de vide pour en fait en même temps complètement déshabiller le pouvoir des concepts de pouvoir constructeur dont vous l'habillez.
Je n'ai fait que vous faire travailler sur le Plan de la Pensée et du Cœur et uniquement cela.
J'ai essayé de déshabiller les constructions qui sont en vous, pour vous faire comprendre donc que le pouvoir ce n'est pas l'affaire d'efforts, le pouvoir ce n'est pas une affaire de contrôle, le pouvoir ce n'est pas un pouvoir, mais que c'est plutôt le mouvement de la vie, ce qui arrive dans la vie. Et que donc chacun va disposer de ce pouvoir, même les plus petits, même les plus faibles !
Chacun va pouvoir avoir recours à ce pouvoir.
Si je me sens faible et que j'imagine que le pouvoir créateur c'est cette fabuleuse capacité de contrôle et de création, je ne vais jamais pouvoir utiliser le pouvoir.
Même si je m'y efforce, même si je vais suivre des séminaires pour remonter mon esprit, pour devenir positif et créateur, je ne vais jamais y arriver ! Mais si je démystifie l'idée du pouvoir, si je lui enlève sa notion de force créatrice, je rejoins tout simplement Dieu. Et lorsque je suis avec Dieu, je vais pouvoir faire tout ce que Dieu peut faire.
Ce n'est pas moi qui vais essayer de manipuler le Pouvoir Créateur de Dieu et me préparer pour le recevoir.
Je suis avec Dieu. Donc avec le pouvoir.
Et parce que je suis avec Dieu, cette vacuité, je vais non seulement avoir le Pouvoir mais aussi l'Amour, le Contrôle, la Confiance, tout ce dont vous avez parlé ensuite et qui ne sont que des phénomènes.
Lorsque je comprends bien que ce que j'ai en fait à trouver en moi, c'est tout sauf ce que j'imagine, c'est tout sauf ce que je tire comme conclusion en lisant des livres. À ce moment-là, je peux immédiatement consommer cette rencontre avec Dieu, avec votre immortalité.
Rencontrer Dieu
Qu'est-ce donc rencontrer Dieu ?
Je voudrais mettre un point spécial sur ce concept.
Pourquoi est-ce que j'utilise même ce concept, rencontrer Dieu ?
Je vous ai parlé tout à l'heure de ces deux frères, celui qui se croit charbonnier et puis celui qui est dans son royaume. Et je vais donc ainsi créer l'idée que le charbonnier doit rejoindre le prince et qu'en étant vêtu du même manteau royal, les deux, ensuite, vont rejoindre le Père. C'est l'idée générale qu'on vous enseigne.
Je voudrais que vous conceviez cette chose de manière plus unitaire et non pas par étapes.
“Tiens, voilà un charbonnier qui a fort de descendre dans la mine, devient très gentil parce que le charbon, ça finit par rendre très blanc !” C'est ce que le disciple pense. En souffrant, je me purifie ! En méditant, je m'élève ! Je rejoins le prince, je mets et j'ai droit au même vêtement que lui, et étant ainsi bien habillé, je peux aller rencontrer Dieu et m'unir à Dieu.
Non ! Ça ne marchera jamais ton histoire ! D'ailleurs, ça fait des années que tu l'essayes et tu n'as aucun résultat ! Sois logique, sois sincère !
Cela veut donc dire que il y a quelque chose de faux dans cette démarche. Ce n'est pas toi qui n'es pas prêt. C'est la démarche morale, mentale, intellectuelle et émotionnelle, c'est tout cela qui est faux !
Parce que tu fais du Chemin un chemin à étapes avec un charbonnier, avec un prince qu'on va appeler l'âme, puis avec Dieu. Et voilà que la famille se retrouve et qu'on oublie tous les maléfices et que tout le monde est content !
Mais si tu es un fils intelligent parce que c'est ce que tu vas devenir en cours de route à force d'être au charbon, et bien le charbon, ça devient la lumière de l'intelligence. Parce que c'est celui qui s'enflamme ! C'est celui qui peut servir de chandelier à la flamme ! Alors ce charbonnier qui commence à brûler, en chaque charbon permet une lumière. Il va se dire : “Mais cette histoire est ridicule ! C'est moi qui suis au charbon et le Père est éternel. Et puis quand j'aurai bien été éprouvée et qu'il m'aura sélectionné parmi tant d'autres, je serai récompensé. Cette histoire est ridicule !” Et tu vas ainsi te révolter. Et d'un disciple qui avait commencé avec beaucoup d'amour vis-à-vis de son Père, tu vas devenir un magicien plein de colère qui va vouloir contrôler son destin puisque Dieu est un Père si abusif !
Et c'est ainsi que la psychologie dérape et que l'on a ensuite la création des mages gris ou des mages noirs, en tout cas des enfants de la rébellion. Et je les comprends tout à fait ! Ils ont raison !
Sinon je leur demande de ne pas rester là parce que ce n'est qu'une étape psychologique et non pas spirituelle !
Il ne faut pas penser en termes d'étape pour le Chemin ! Il faut dès le début penser en synthèse.
Synthèse
Je vous en supplie, de la synthèse !
Si vous ne faites pas synthèse, si vous n'intégrez pas tout jusque dans votre corps, y compris l'âme, eh bien vous n'arriverez à rien. Revenez me voir dans 50 ans si je suis encore là et dites-moi le chemin spirituel que vous avez parcouru, le développement dont vous avez été capable et vous verrez que vous allez me dire : “Je n'ai rien pu faire ! J'ai plein de rides, je vais mourir et je n'ai rien pu faire ! Je n'ai vu ni lumière, ni aura, je n'ai même pas réussi à devenir médium !”
Pourquoi ?
Parce que tout en travaillant à la Divinité, tu continues à séparer.
Synthèse !
Pense un peu à la méditation ou à la spiritualité comme à un grand spectacle.
Qu'est-ce que c'est qui fait un spectacle ? Hmm ? Prenons un opéra où il y aurait en plus de la danse. Qu'est-ce que c'est qui fait ce spectacle ?
C'est un corps, le corps de tous les comédiens, c'est une musique, c'est un livret donc une histoire et c'est un mouvement, le mouvement qui signifie l'histoire et le mouvement de la danse. Et tout ceci pour exprimer l'histoire. Et cette expression n'est reposée que sur la synthèse de ces différents ingrédients.
La spiritualité c'est la même chose, c'est une synthèse.
La spiritualité c'est une synthèse.
Alors je veux que dès demain, tu imagines que ton âme est dans tes bottes.
Je ne veux plus que tu dises, il y a la personnalité, il y a mon corps, il y a ma chair, il y a mon âme là-haut au troisième étage, coincé dans la pinéale qui voit du gris, qui voit du vert. Et puis plus loin, plus loin, là-haut, le grand chanceux, il y a le bon Dieu, mon Moi Supérieur, la Monade. Et puis toi qui essayes, entre les deux, de créer un ascenseur pour aller dans les différents étages. Pour essayer d'avoir un petit peu des informations de la part du bon Dieu ou de la part de l'âme.
Et c'est ainsi que l'on voit les gens s'efforcer d'être sensitifs ou télépathes ou médiums ! Le désespoir les conduit à tout ça !
Mais c'est un désespoir qui n'est créé que par la fausse conception et le manque de synthèse.
Inclus !
Inclus !
Fais comme le Monde !
Qu'est-ce que c'est qui crée le Monde ?
C'est sa force de cohésion.
S'il n'y avait pas cette force de cohésion, l'Univers n'existerait pas.
La planète serait complètement évaporée dans l'univers en une multitude de particules, de gaz, de petites explosions éparpillées de ci, de là ! Mais ce qui fait un Monde c'est la cohésion et la preuve que le Monde est tellement cohérent et tellement en état de cohésion, c'est qu'il y a la force d'attraction, la pesanteur !
Essaye de sentir en toi cette même force d'attraction ! Hmm ?
L'attraction terrestre que tu peux bien concevoir pour la planète parce que tu la vois chaque jour empêcher les choses de décoller. Essaye de sentir cette même force en toi et utilise cette même force pour sentir que ton âme est dans ton corps et pas quelque part là-haut. Hmm ?
Alors tu vas me dire : “Mais qu'est-ce que je vais faire maintenant lors de tous les Plans que j'ai appris ? Parce que moi on m'a appris très gentiment qu'il y avait le Plan A, le Plan B, les couches de ceci, les couches de cela, que le corps astral était à une certaine distance du corps physique et que le corps éthérique était entre les deux. Qu'est-ce que je vais faire avec tous ces valises ?” C'est ce que tu vas me demander.
Et bien je te propose encore une fois de travailler au niveau de ta pensée et de redimensionner toutes ces choses avec la notion de synthèse.
Vois ton corps éthérique dans ton corps physique et dans ton corps astral, et ton corps astral dans ton corps éthérique et dans ton corps physique et ton corps bouddhique aussi, de façon à ce que tous ces corps s'interprètent et pénètrent sans plus jamais aucun divorce, plus jamais, plus de séparation. Donc plus de pensée !
Je ne pense plus !
Parce qu'à l'instant où tu vas essayer de créer cette notion, ce goût de synthèse, tu vas t'apercevoir que ta pensée est obligée de s'arrêter. Et c'est un exercice qui te sera difficile, parce que rester dans un état où tu ne penses plus, où tu n'es donc plus que témoin, où tu n'es plus qu'un regard qui ressent la vie qui est installée en toi à ce moment-là, tu verras que c'est très difficile ! La pensée va essayer de penser.
Mais elle essaiera de penser non pas comme si elle était un ennemi qui va essayer de te combattre pour t'empêcher d'être le bon disciple. Non ! Cette pensée va se remettre à penser parce que, au moment où tu vas la suspendre, elle devient un peu comme une énergie qui n'est plus dirigée. Alors elle se permet de se diriger elle-même.
C'est pour cela, en fait, que les sages ont distribué des mantras à travers les siècles. Parce qu'ils voyaient que la pensée, à partir du moment où elle était mise de côté, se permettait de se diriger elle-même et de recommencer l'activité mentale. Et donc, pour tous ceux qui se dédient à la méditation, il était important d'occuper cette pensée, pendant qu'eux-mêmes avaient l'impression de se centrer sur l'observation de la vie épanouie en eux.
Le principe n'est pas faux, mais il concerne les débutants. Et comme tout le monde est débutant sur la planète, alors cela concerne tout le monde.
Qu'est-ce que l'on va faire avec cette pensée qui d'un seul coup se retrouve sans maître ? Parce que le maître est tout absorbé. Cette pensée va donc venir déranger son maître. Alors pour ne pas contrôler la pensée, avoir le pouvoir sur la pensée ou dissoudre la pensée, nous allons tout simplement l'occuper dans l'espace et dans le temps.
Exactement comme lorsque vous possédez un chien qui aboie trop lorsqu'il est à l'intérieur, vous le lâchez dans le jardin parce qu'il a tellement d'espace pour se dégourdir que là, il n'aboie plus.
Qu'allons-nous donner à la pensée ? Il s'agit là de la pensée inférieure, bien sûr !
Eh bien, si nous y sommes déjà entraînés, nous allons répéter les mantras bien connus. Mais sans en faire une activité mentale, car, toute la subtilité, tout le pouvoir de cette chose repose sur, une fois de plus, la juste compréhension. Il ne faut pas faire de la répétition du mantra une occupation mentale. Il faut, tout en répétant le mantra, être en même temps détaché du mantra. Eh mon Dieu que c'est difficile ! De quoi je parle là ?
Les rêveurs vont me dire : “Mais moi j'y arrive ! Je trouve ma pensée qui répète le mantra tandis que je suis en train de penser déjà aussi à autre chose !”
C'est pas la même chose, ça c'est la rêverie. Parce que la pensée est très maligne, elle se dit : “on m'occupe d'un côté, je vais essayer de filer de l'autre !” Et c'est ainsi qu'elle crée des petites sœurs et que l'on se trouve avec une certaine partie du cerveau en train de répéter le mantra et avec l'autre partie en train de penser à ce que l'on aura à table ce soir ou qu'est-ce que l'on dira à Dorothée pendant la surprise-partie de samedi soir ! C'est là que l'on s'aperçoit aussi que l'on a plusieurs cerveaux en fait.
Donc, comment allons-nous faire ?
Eh bien nous allons commencer la répétition du mantra avec observation. Donc avec une attention extrême. Je ne dis pas concentration, je dis observation, attention extrême.
Je répète le mantra avec toute ma tête.
Comme si j'étais en train de lire quelque chose qui allait préserver la sécurité du Monde. Un peu comme si l'on essayait de décoder quelque chose qui permettrait d'arrêter l'explosion d'une bombe capable de détruire le Monde. Cette même attention va être portée à la répétition du mantra dans la première étape. Puis lorsque j'ai bien irrigué toute ma pensée, mais aussi toutes les petites sœurs de ma pensée, lorsque je les ai bien occupées par ce grand film et que la grande et les petites sœurs sont bien en place à observer ce mantra et qu'elles le répètent, à ce moment-là je vais m'éloigner du mantra.
Ce qui veut dire que je vais répéter le mantra et qu'en même temps quelque chose, comme un ballon qui monte, commence à s'éloigner pour aller se placer dans les chakras supérieurs. Et à ce moment-là je me trouve en train de répéter le mantra avec ma pensée inférieure et en train de contempler Dieu par mon cœur et toutes mes énergies déployées.
Mais pour que arrive cet instant où la pensée répète, tandis que l'être expérimente sa Divinité, il faut que dans un premier temps j'ai répété le mantra avec observation.
Observation
Pour ressentir et créer cette observation que je réclame, l'homme va s'apercevoir qu'il y a plusieurs obstacles.
D'abord, il va estimer son envie réelle de méditer ou pas.
Pour créer une telle attention vis-à-vis de la répétition du mantra ou d'un mot sacré quelconque ou d'un mot que vous choisirez vous-même, vous allez être face à votre résistance à la méditation.
Si je m'assois, comme s'assoient beaucoup d'individus pour méditer, en attendant que finalement, au bout d'un moment, la méditation leur tombe sur le coin de la figure, comme par usure de la pensée, usure du système nerveux, eh bien ces gens-là ne vont pas s'apercevoir d'une résistance.
Tandis que celui qui sent se forcer à la méditation, mais qui tout simplement s'engage dans une observation et une attention de la répétition du mantra, qui est donc une activité mentale très intellectuelle, eh bien, chez celui-là il va y avoir toute l'élévation de la résistance à la méditation. Et c'est ainsi que l'homme va lire très clair en lui-même. Il va s'apercevoir qu'il y a en lui des énergies qui veulent courir dehors, qui veulent aller voir la télé, des énergies qui veulent faire des voyages, et on va ainsi se mettre à penser à l'Inde ou au Japon ou au Cosmos ! On va se voir devenir cosmonaute ou plongeur ! Qu'est-ce que cela veut dire ?
Celui qui est négatif va dire : “Oaf ! Je suis un mauvais méditant, je ne suis pas vraiment prêt, alors il faut que je me traîne pour méditer !” Mais pour nous ça veut dire toute autre chose.
C'est la démonstration que l'individu a encore un certain nombre d'expériences à faire.
Il reste des expériences à faire
Tant que tes énergies vont vers l'extérieur, tant qu'il y a cette force moteur qui t'envoie à l'extérieur, cela veut dire que tu n'as pas fini d'aller dehors pour expérimenter et ramener des informations, ramener des compréhensions, ramener des équilibres, ramener des transformations.
Ce n'est donc pas que tu es un imbécile et un incapable, tu es en train pour la première fois de ressentir puissamment quel est le moteur même de ton incarnation.
Tu es en train de sentir l'énergie même qui t'a propulsé dans la naissance ! À l'instant où tu sens la résistance à méditer, où tu sens ce flot, ou chaud, ou froid, mais en tout cas contrariant, eh bien, tu es en train de sentir la puissance de la naissance !
La puissance qu'a utilisé ton âme pour se propulser dans la Matière.
Et toi, tu voudrais détruire ça ?
Encore une fois, on ne t'a rien enseigné de bon !
Tu voudrais casser cette énergie magnifique, ce pouvoir, cette vie, cette raison de l'âme ?
Prends connaissance ! Touche cette énergie ! Ressens-la !
Ne sois pas en face, les bras croisés comme tu serais face à un ennemi !
Ressens-la pour que tu sentes en même temps toute la puissance de vie et d'incarnation qui est en toi.
Et essaye de voir vers quoi cette pulsion t'emmène ! C'est-à-dire : lis sans honte et sans recul le désir qui t'anime à ce moment-là !
Est-ce une pulsion sexuelle ? Est-ce l'envie d'aller te distraire ? Est-ce l'envie de manger ? Est-ce l'envie de faire des voyages ? Est-ce l'envie de te lever d'aller gagner de l'argent ?
Aie le courage de lire le désir, l'information qu'il y a là-dedans !
Et ainsi, tu sais exactement ce que demain tu dois faire, là où il te manque de l'expérience !
Le désir que tu as, ce n'est pas simplement ce désir maladif de l'homme qui est captif de sa Matière ! Arrache cette idée de ton esprit ! Si tu ne l'arraches pas tout seul, je vais venir ! Et tu sais ce que ça coûte !
Alors enlève-la toi-même, gentiment ! Enlève...
Et fais-moi encore suffisamment confiance pour me croire quand je te dis que les désirs que tu vas lire en toi, ce ne sont pas ces vilaines verrues de ton plan astral ou de ta pensée diabolique, c'est le message exact du nombre d'expériences que tu as encore à faire.
Le Désir
Donc, si tu veux avoir une chance de faire quelque chose de spirituel, une fois que tu sais vers quoi tu dois encore te tourner, vers quel terrain d'expérience tu dois encore aller, par cette lecture maladroite qui s'appelle le désir, eh bien là tu as la chance d'incorporer à cette nécessité qu'est l'expérience, qui est ce désir, tu as la chance d'incorporer ton âme.
Tu as la chance de devenir donc le Maître et de faire la chose avec Beauté !
Quand tu fais la chose sous l'impulsion seule du désir qui ne se connaît pas lui-même, c'est là que tu fais les choses avec l'aideur et c'est là que tu inventes en plus la notion de péché. Et si on mettait le Diable de la partie pour épicer le tout ? Il n'est pas nécessaire que tu vois les choses de façons si noires ! Tu as assez de problèmes !
Ce qui fait qu'il te semble des fois être laid, ce qui fait que ta pensée émet la notion de péché, c'est que tu es en train de suivre une extériorisation qui se manifeste sous la forme d'un désir qui ne se connaît pas lui-même.
Qu'est-ce que je veux dire en résumé ?
Tu es victime d'une pulsion.
Pulsion
Une pulsion, c'est quoi ?
C'est un désir qui ne se connaît pas lui-même.
Un désir qui ne se connaît pas lui-même, c'est quoi ?
C'est une information pour une expérience que ta conscience n'a pas réussi à lire.
Alors la pulsion de la vie, cette grande pulsion que tu ressens et que tu identifies comme étant la résistance à la méditation, cette pulsion t'envoie, te propulse dans l'expérience et toi tu n'y comprends rien.
Tu te dis, je suis le dindon de la farce : “J'ai mon sexe qui se brandit chaque fois qu'il voit une jolie fille, ou la fille se dit, j'ai chaque fois des envies érotiques quand je le vois, ou bien je sens que mon estomac se dilate à la vue des gâteaux, ou bien je veux tout de suite m'acheter la plus belle voiture !” Et tu te sens ainsi envahi par un tas de pulsions. Et tu as l'impression au bout d'un moment d'être victime de tes émotions, victime de la chair, victime de la pensée !
Victime ! Victime ! Victime ! Coupable ! Coupable !
Dès qu'on est victime, on est coupable ! Et quand on est coupable, pas étonnant que l'on invente un Dieu qui sélectionne les meilleurs ! Parce que, parmi tant de coupables, il faut trouver celui qui est le juste !
N'appelle-t-on pas les initiés, les justes ? Autrefois, c'est ainsi qu'on les nommait. Et l'on voyait ainsi la larve de cette pensée déformée et nuisible à l'Humanité. Dès que l'on appelle un illuminé un juste, on fait de tous les autres des coupables !
Victime ! Mais victime de quoi, je te le demande ? Victime d'un Dieu qui t'a envoyé dans la Matière ?
Si tu es intelligent, tu diras : “Non, je ne joue pas ce jeu. Si je suis dans la Matière, si c'est en plus Dieu qui m'y a envoyé, et si en plus il me culpabilise, je me révolte !” Et je me révolte avec toi. On fait un club. Et c'est le club de quoi ?
Je vais voir si j'ai parlé pour quelque chose, si j'ai réussi à développer ton intelligence. Parce que moi, je vais être notée après : bon enseignant, moyen, passable... Et je n'ai pas envie de retourner à l'école parce que vous êtes de mauvais élèves !
Ce n'est pas ma faute ! Moi, je ne joue pas le jeu de la culpabilité comme vous ! Je lui dirai : “Ils sont mauvais élèves, ce n'est pas ma faute !”
Mais revenons à notre sujet.
Pourquoi ?
Coupable, victimes. La moralité
Pourquoi l'homme va se sentir coupable, victime ?
Tout simplement à cause d'une pensée complètement fausse, qui est le véritable Diable. Le Diable qu'a créé l'homme, l'homme vis-à-vis de lui-même, chaque fois que l'homme est un loup pour son frère !
Chaque fois qu'un enseignant n'enseigne pas bien. Chaque fois qu'un enseignant écrit ou parle et qu'il n'arrive pas lui-même à comprendre que l'incarnation [...]
La moralité, c'est le Diable !
Alors on peut dire que la plupart des enseignants sont des êtres diaboliques ! Et c'est vrai !
Et qu'est-ce que je veux dire, est-ce qu'ils viennent du Diable ? Non ! Pire que cela ! Pire ! Parce qu'ils étouffent votre pouvoir !
Au moins les magiciens noirs développent leur pouvoir, même si c'est pour faire sauter la planète, mais au moins ils développent quelque chose, ils deviennent vivants !
Tandis que que font les autres ? Ils tuent les hommes !
Ils leur disent : “Il faut obéir au Père ! Le désir est une pulsion vile ! Il y a le péché ! Ne pèche plus !” On invente après cela l'ascétisme, les bols de riz complets, les méditations sur la tête !
Et Dieu ne sait même plus où sont les yeux de son enfant. Il se dit d'un seul coup, face à deux orteils : “Je ne me rappelais pas avoir créé un individu de la sorte !” Et quand le disciple lui dit oh oh coucou chien, il se dit : “Mais quelle drôle de façon ! La Création a des surprises !” Et vous finissez toujours par surprendre le bon Dieu.
Donc nous allons jeter toutes ces vieilles idées !
Ça vous embête, hein ? Parce que vous aviez confiance ! Eh oui, on avait confiance !
On avait confiance dans ceux que l'on avait identifiés comme étant meilleurs que nous. Voilà, meilleurs que nous, n'est-ce pas ? Moins coupables que nous, plus avancés que nous, plus illuminés.
Mais qu'est-ce que cela veut dire lorsque l'on croit que quelqu'un est plus illuminé ? Est-ce que tu le sais ? Non !
Tu ne peux pas sentir son illumination.
Alors que crée ton mental ?
Il se dit : “Il est meilleur que moi !”
Et donc une appréciation tout à fait morale, qui vient de cette racine de culpabilité, de victime !
Pourquoi cette victime ?
Parce que depuis des millénaires, on construit la victime.
Les enseignants construisent des victimes en ne délivrant pas la vie et en n'expliquant pas ce qu'est la pulsion, ce qu'est la lecture du désir.
Qu'est-ce que le désir ? Hmm ?
Le Désir
Le désir ce n'est pas la pulsion de ta chair, la pulsion de ton ambition, la pulsion de tes autres défauts. C'est l'indication que tu dois aller expérimenter telle ou telle activité.
Le désir c'est l'indication que tu dois aller expérimenter telle ou telle activité.
Alors, bien sûr ! Si tu ne connais pas ton désir, si tu es une conscience endormie et que tu ne fais que subir l'élan, alors, bien sûr, tu vas créer une multitude de défauts ! Ce qui fait que lorsque sortira de toi l'information, l'énergie, le mouvement pour aller expérimenter, par la profession professionnelle, certaines qualités, y développer certaines particularités de l'âme, eh bien toi, si tu ne connais pas ton désir - si tu es un désir qui ne se connaît pas lui-même, j'insiste sur l'idée - eh bien c'est vrai que tu seras simplement ambitieux. Et tu écraseras tout le monde pour pouvoir obtenir le poste que tu chéris !
C'est vrai que lorsque la vie qui est en toi va vouloir te faire expérimenter, par exemple, quelque chose qui est toujours ton problème - mais je voudrais que demain ce n'en soit plus un - et qui est la sexualité, eh bien si tu es un désir qui ne se connaît pas lui-même et qui ne connaît pas la fonction de cette rencontre, ni même la fonction de ce mouvement et de cette descente dans la Matière du corps de l'autre et dans l'aura de l'autre, à ce moment-là tu n'es, c'est vrai, qu'une pulsion sexuelle, un désir animal. C'est juste ! Et c'est parce qu'il y a ce tout petit peu qui est juste, que les religions tiennent tellement debout et arrivent à te culpabiliser ! Mais parce que quelque part, oui, tu le sens que c'est juste, tu le sais, que cette énergie sexuelle d'un seul coup est sortie de toi, a voulu satisfaction et que “tu n'arrivais pas à contrôler”, c'est ce que tu dis.
Travaillons cette idée de contrôle par rapport au sexe.
Sexualité
Qui te dit que le sexe ça se contrôle ?
Je te pose la question ! Qui c'est qui t'a encore enseigné ça ?!
Ça doit être sans doute dans les paquets de lessive que tu as trouvé ça !
Tu vas me dire que de grands personnages ont écrit là-dessus et je ne veux pas me moquer d'eux, je ne veux pas renier la vérité et le fondement de leur histoire ! Je ne suis pas venu pour casser d'un seul coup tout ce qui existe sur la Terre, sinon je n'arriverai pas à discuter bien longtemps.
Je veux simplement dire qu'il y a une dialectique, c'est-à-dire il y a un sens à certains enseignements qui détruisent l'enseignement lui-même, même si l'enseignement est bon. C'est pour ça que l'on dit toujours : “Oui, mais il y a des niveaux d'interprétation !” Et ainsi on règle tous les problèmes et on se dit, bien ceux qui sont bêtes, ils prendront le premier niveau, mais les très intelligents, ils le prendront au niveau supérieur, ils s'en sortiront, ils arriveront à faire avec ! Et de nouveau, on sépare les hommes en bêtes et intelligents. C'est une horreur !
Les enseignants
Et quand cela vient de la part des enseignants, c'est abominable ! Et les enseignants sont ceux qui ont le plus grand karma ! Je vous assure ! Rien n'est plus terrible que le karma d'un enseignant qui n'a pas su déclencher le concept exact qui habite derrière les mots, derrière l'idée, derrière l'enseignement, la vérité. Celui-ci se trouve ensuite captif de toutes les souffrances ! Toutes les souffrances qu'il a créées chez les autres en les envoyant dans des concepts et vers des conclusions fausses !
Connaissez-vous le karma des enseignants qui ne sont pas encore capables d'enseigner ? C'est terrible !
Un seul coup, même, ils ne sont plus enseignants, ils deviennent infirmes ! Ils deviennent abétis, ils ont un niveau intellectuel moindre que celui qu'ils avaient dans l'autre vie.
Est-ce le châtiment ? Non ! Ne réagissez pas encore avec vos neurones de coupables ! C'est tout simplement le poids de la souffrance des autres qui vient les alourdir et qui les redescend et qui les embrume ! C'est le poids de la souffrance des autres, uniquement cela.
Comme quoi enseigner est un risque et qu'il faut savoir exactement de quoi on parle, sinon on se promet des vies bien tristes.
Enseigner est un risque et il faut savoir exactement de quoi on parle, sinon on se promet des vies bien tristes.
Donc si vous voulez, en tant qu'enseigné, avoir une action de miséricorde eh bien pardonnez à ces enseignants qui ont créé des concepts erronés, ainsi, par cet acte d'amour, vous diminuerez le poids de la souffrance qui les feront tomber dans un peu plus d'abétissement et de Matière et ce sera très beau !
Mais reparons de notre sujet.
Se libérer des notions de victime et de culpabilité
Pour qu'un individu arrive à se sentir complètement libre face à des notions de culpabilité, de victime, comme je viens de l'expliquer, il faut qu'il conçoive d'abord que sa dimension est cosmique et non pas humaine, charnelle.
Lorsqu'un individu a une pulsion comme la pulsion sexuelle, qu'est-ce que cela veut dire ?
Si l'on est déjà tout programmé par la culpabilité des siècles et les mauvais enseignants, eh bien on va se dire : “C'est la chair grossière qui m'entraîne dans des activités coupables et demain je dois manger mon bol de riz pour purifier !”
Alors que si j'ai quelques peu, quelques idées essentielles, qu'est-ce que je vais comprendre dans cette pulsion ?
Quand la pulsion arrive, je vais essayer de la sentir complètement. Au lieu de : vite ! vite ! aller me cacher !
Que font les individus lorsqu'ils ont la pulsion sexuelle ?
Ils la ressentent et en même temps qu'ils la veulent terriblement, c'est-à-dire qu'ils veulent se satisfaire, ils veulent s'en éloigner en même temps. Ce qui fait qu'ils deviennent d'autant plus voraces dans l'acte sexuel, d'autant plus même bestials ou dévoyés, parce qu'il n'y a plus le témoin de la conscience, qui permettrait ce contrôle qui fait de l'acte une beauté et une alchimie.
C'est d'autant plus que je me dis : “Oh je suis encore bien embêtée, mais je le veux, je le veux tellement, oh mais il ne faudrait pas, bon ben je regarde de l'autre côté, je n'ai qu'un œil qui regarde !Je laisse simplement aller mon corps tandis que ma conscience coupable essaye de s'arranger avec le bon Dieu !” À ce moment-là, j'ai tous les risques de devenir, c'est vrai, un animal puisqu'il n'y a pas ma conscience au moment de l'acte sexuel. Alors je suis un animal ! C'est vrai ! Et tu as raison de t'identifier à ça et d'en avoir honte.
Bien que là, même encore, il n'y ait pas de honte, il n'y a que souffrance, parce que tu as encore séparé la vie, Dieu et toi.
Alors, qu'allons-nous comprendre de cette pulsion sexuelle ?
Cela veut dire quoi ?
Eh bien il faut savoir que la pulsion sexuelle ne dépend pas de toi, ne dépend même pas de ta chair, ne dépend pas de ton sexe qui est vicieux et qui veut absolument rencontrer le sexe opposé - le gros vilain !
La sexualité, si elle était ainsi sur la Terre telle que tu l'imagines, cela veut dire qu'elle serait une vérité aussi au ciel et que donc le bon Dieu serait un joyeux coquin ! Seulement il se trouve qu'entre le bon Dieu, que l'on imagine très chaste - parce qu'il a toutes les qualités n'est-ce pas - son fils qui lui est un peu plus coquin, il y a quoi ? La Nature.
Comment allons-nous résoudre cette équation ?
Un Dieu chaste, un fils sexué et sexuel, la Nature. Cela veut dire quoi ? Vers quoi je veux t'emmener ?
Eh bien je veux te démontrer que la sexualité, la pulsion sexuelle est avant tout un code qui est dans la race humaine et que l'origine de la pulsion n'est même pas dans ton désir d'avoir du sexe et de la satisfaction sexuelle. Le code, la pulsion, viennent de la génétique, tout simplement.
Toutes les espèces doivent se reproduire. Regarde le Monde des fleurs, des animaux, des hommes, même le Monde des étoiles ! Il y a de la reproduction partout et c'est là l'origine exacte de ta pulsion sexuelle ! C'est une sorte de commandement qui est dans les gènes de l'Humanité pour que l'Humanité puisse se perpétuer.
Si donc on imagine religieusement un Dieu qui tamponne chaque gène avec la pulsion sexuelle et qui ensuite réclame que l'on n'exerce pas cette sexualité, voilà quelque chose de problématique ! C'est un Dieu risible ! Un Dieu saltimbanque qui ne sait pas ce qu'il fait, qui a mélangé toutes ses cartes !
Et voilà pourquoi les gens ne croient plus en Dieu. Les gens intelligents ne croient plus en Dieu, parce qu'ils voient toutes ces contradictions. Et ils ont raison ! Parce que tout simplement l'histoire du Bon Dieu, ça ne tient pas debout !
La pulsion sexuelle est un code imprimé en chaque gène, dans tous les règnes de la Nature et de l'Univers pour se reproduire. Et pourquoi est-ce qu'il y a ce code, cette donnée, cette pulsion ?
Il y a là l'indication d'un grand mystère et en même temps d'une grande révélation et qui rejoint le début de mon discours.
Tout simplement parce que la vie n'est pas éternelle ! Elle doit se perpétuer chaque fois ! C'est pourquoi il est indispensable qu'il y ait sans arrêt un mouvement non pas créateur mais procréateur.
Une fois que je comprends cela, j'enlève la plus grosse part de ma culpabilité.
Ce n'est pas moi le fautif. Ce n'est même la faute à personne ! Même pas un système qui aurait été mal pensé ! C'est tout simplement le mouvement de la vie qui est ainsi et qui passe par la création, recréation.
Ce n'est pas ma faute. Je ne suis pas vilain ! Je n'ai pas besoin d'aller le hacher en petits morceaux en rentrant chez moi. Je peux le garder là, bien au fond, mon sexe. Je ne suis plus en guerre !
Quel est ensuite l'autre niveau de la pulsion ? Car ça, c'est ce qui sera le détonateur.
Ce qui sera donc ensuite le deuxième niveau de la pulsion, c'est que, puisque je suis un être sensible - l'individu arrivé au niveau humain est un être sensible - je vais donc lire avec ma sensibilité cette pulsion sexuelle et ce qu'elle apporte par son exercice. Cette lecture va être prise en connaissance par ma pensée. Ma pensée, qui est à moitié, elle aussi, enracinée dans l'émotion, se dit :
“Tiens, ce n'est pas si mal. Il y a là une évasion. Il y a là un moyen d'être plus heureux. Un moyen d'oublier que je suis petit, que je suis laid, que je suis méchant. Il y a là un moyen de sentir tout l'amour que l'autre a pour moi. Il y a là aussi un moyen de m'oublier complètement dans le Cosmos, c'est ce que se disent certains.”
Et ainsi, la pensée, en identifiant la fonction et les effets de la fonction, sur le corps émotionnel, va vouloir répéter la circonstance. Ce qui fait que l'individu va ensuite chercher le sexe.
Après donc, ce n'est plus une affaire de désir, à l'état aussi naturel que la première fois, ce dont j'ai parlé avant. Ensuite, il y a un désir qui est beaucoup plus mental et qui fait partie de ce mental en relation avec l'émotion et la sensibilité.
C'est de là ensuite que viennent aussi tous les fantasmes, que l'on va chercher des formes d'amour très différentes et que l'on va chercher de plus en plus des vibrations fortes dans l'acte sexuel en diversifiant les formes de l'amour. Mais après, ce n'est qu'une façon pour la pensée créatrice de diversifier la fonction.
Et c'est à ce moment-là où tu te sens encore plus coupable, parce que tu vois bien que tu es créateur de ton désir à ce moment-là. Parce que tu y penses en te souvenant que c'est bon, eh bien ça vient. Tu recrées, tu redynamises la fonction sexuelle. Et à ce moment-là tu te dis : “Je suis coupable. C'est moi qui ait envie.” Et c'est là que l'on se met à considérer le "moi" là-dedans, par rapport au plaisir.
Qu'est-ce que tu vas donc faire avec ça ?
Par rapport à tout ce que je viens de dire, celui qui est un peu philosophe va pouvoir conclure lui-même.
Qu'est-ce que je vais faire avec cette pulsion sexuelle, ce plaisir et ce désir sexuel ?
Étant donné que c'est inscrit dans la race et que je suis encore quelque peu identifié à la race, puisque la pulsion de vi - dont j'ai parlé tout à l'heure et qui fait la résistance à la méditation - puisque cette pulsion de vie m'envoie dans l'expérience de la Matière, m'envoie vers tous les champs d'expression que je trouve dans la matière, je risque d'avoir un désir très serré par rapport au code qui est marqué dans la génétique. Je vais donc lire très souvent ce code, cette information qui est dans la génétique. Ce qui fait que le désir va devenir continu.
Au moment où je veux travailler spirituellement sur cette fonction sexuelle, je dois dans un premier temps, comme je viens de vous le faire, dépouiller la pensée de tout ce qui est faux à propos de la pulsion.
Et dans un deuxième temps, puisque je fais partie de la vie et que j'en suis au moment de l'incarnation et que j'ai donc toutes ces énergies qui poussent vers les expériences et que je ne vais pas pouvoir faire autrement que d'expérimenter, puisque c'est ma fonction en naissant, alors il faut que j'expérimente en étant éminemment témoin de mon expérience. Et c'est ainsi que je mets la Beauté à cette expression, parce que je mets la conscience. La conscience est un joyau et lorsque ce joyau est posé sur une action, toute l'action s'embellit.
La conscience est un joyau et lorsque ce joyau est posé sur une action, toute l'action s'embellit.
Je ne risque pas de commettre quelque chose de lait puisque je le fais consciemment et que, puisqu'en le faisant consciemment, je vais donc y mettre tout mon cœur, tout mon partage, et que dans cette expression, même si elle est très physique, je vais y voir un déroulement cosmique.
Ce n'est pas simplement un jeu intellectuel que je vais me jouer : “Tiens, puisqu'on ne peut pas faire autrement, faisons-le cosmiquement !” Ce n'est pas ce jeu-là dont je vous parle ! J'essaye de vous montrer que puisque l'homme est un homme et que son niveau d'expérience est au niveau de l'expérience dans la Matière, accepte cela sans honte ! Et sans te dire que la chose est embêtante, inférieure ! Accepte ce rôle, remplis ce rôle ! Mais remplis-le avec conscience !
La conscience ajoute la Beauté et la Beauté grandit l'espace face à ce que tu es en train de faire. Et dans cet espace qui est agrandi, eh bien tu y trouves une régénération. Et par cette régénération, tu te grandis et tu te sors de l'imprégnation dans la race.
D'un seul coup, ta conscience va se mettre à lire des codes plus subtils, des codes qui ne sont plus simplement au niveau de la Matière, qui commencent à être au niveau des corps subtils. Et c'est ainsi que petit à petit, tu vas t'apercevoir que ton désir sexuel disparaît. Mais ce n'est pas parce que tu as maîtrisé ton sexe, c'est parce que, en ayant fait les choses avec une conscience remplie de Beauté et d'amour, tu t'es élevé, par transformation, au-dessus de la lecture horizontale de la génétique humaine, de la génétique physique. Et tu commences à lire des codes dans les corps subtils.
Ce qui fait que ta vie, en commençant à lire les codes, les informations dans des corps subtils, toute ta vie va s'orienter vers ces codes-là ! De la même manière que tu as été orienté vers les codes physiques qui t'a mené à l'expérience physique et la procréation.
Et c'est ainsi que, tout naturellement, et sans plus jamais sentir de résistance, eh bien, tu t'aperçois que tu veux méditer, que tu aimes méditer, que tu médites dès que tu es debout le matin ! Que tu n'as plus besoin de te contraindre à la chose, de te comprimer dans cet acte et d'assommer ton sexe avant d'y passer !
De la même manière, si pendant la méditation, lorsque tu lis toutes les résistances qui se réveillent, tu sens que tu as envie d'aller manger un gros gâteau. Qu'est-ce que cela veut dire, là ? Hmm ? Qu'est-ce que tu dois comprendre de cette pulsion ?
J'ai longuement expliqué la pulsion sexuelle, maintenant venons-en à ça. Parce qu'après le sexe, il y a la bouche, la nourriture.
Une fois que j'ai fini de satisfaire le sexe, la plupart des gens ont envie de satisfaire la bouche. Ou ceux qui ne sont pas suffisamment satisfaits sexuellement satisfont la bouche et le plaisir de manger.
Parce que les chakras, ces deux-là, sont fortement reliés. Parce que ce sont deux expressions créatrices.
Je crée la Matière avec mon sexe et je crée la magie avec le Verbe. À ce moment-là, par le Verbe, je précrée d'ailleurs la Matière. Cette précréation tombe ensuite dans une Matière plus lourde, va devenir Matière.
Donc dans la méditation, lorsque je lis : "Ha ! J'ai un puissant désir d'aller manger un super repas !”, qu'est-ce que je dois comprendre ? Je dois comprendre que l'extériorisation, mon expérience par les sens n'est pas terminée. Et que si j'ai cette pulsion au moment de la méditation, ou même tout au long de la journée, si cette information vient vers moi, cela veut dire que je n'ai pas jusqu'à présent expérimenté mes sens de manière sensée, de manière adulte, de manière noble, de manière digne, avec une totale conscience de la chose. Mais que j'ai toujours essayé de fuir mes sens ! Que ce soit pour des raisons d'éducation, des raisons religieuses, ou parce que tout le monde m'a toujours coupé l'herbe sous les pieds chaque fois que j'avais l'occasion de goûter quelque chose !
Et ainsi, les femmes qui n'arrivent pas à la jouissance sexuelle sont énormément obsédées par le sexe. Sans qu'elles soient pour autant de véritables obsédées, mais c'est parce que chaque fois on les a privées de cette expérience. Donc, la lecture de l'événement ne s'étant pas faite, il y a une obsession qui se déclenche.
Lorsque j'ai fui l'énergie qu'il y a dans l'accomplissement de ses sens, que ce soit pour des raisons d'événement, pour des raisons morales, d'éducation, de religion, eh bien en fait, je n'ai fait que refouler l'énergie de ce sens. Et en étant refoulé, exactement comme une roue à aubes va tourner intensément parce que sans cesse alimentée, eh bien, le sens va sans cesse se manifester. Et comme j'ai une idée complètement fausse, je pense que je dois le refouler. Eh bien, automatiquement, je vais le perpétuer !
Plus je le refoule, plus je le perpétue !
Ce qui ne veut pas dire que la libération est dans la satisfaction absolue et très physique, très primaire de toutes ces choses. Ne confondons pas !
Je dis simplement que puisque vous êtes des gens de la Nature, avec un corps qui appartient à la Nature, et que la Nature a elle-même une fonction - non seulement planétaire mais aussi cosmique - si vous en êtes à lire les informations provenant de la Nature, puisque là est le degré de votre réincarnation, faites-le en y mettant toute votre conscience !
Par cette conscience, il y aura l'amour, la générosité, le partage, la Beauté ! Et, par toutes ces choses, la transformation !
Regardez un individu qui, pour en revenir à la nourriture, mange de manière goulue, sans prendre le temps de sentir exactement la nourriture, pour raffiner le sens du goûter et de la saveur. Celui-ci va se remplir la panse énormément, jusqu'à ce que l'estomac n'en puisse plus !
Et lorsque l'estomac est absolument rempli, il y a des fonctions physiologiques qui envoient aussi le sentiment de satisfaction à l'individu, au cerveau notamment. Si le cerveau est content, tout le monde est content !
La Satisfaction
Cependant, on pouvait s'arrêter bien avant de manger, tout simplement en arrivant à saturer de satisfaction. Et quand je dis satisfaction, il ne faut pas penser à une jouissance primaire de la chose. Par satisfaction, j'entends que l'on se remplit complètement.
Je vais lire absolument et complètement l'information qui me vient de la mastication. Quand je mâche du chocolat, les informations vont circuler à travers ma sensibilité. Et je dois me remplir complètement de cette lecture. En lisant ces choses, je crée ce qu'on appelle la satisfaction.
Si on regarde les choses du point de vue primaire, on ne peut pas l'appeler autrement.
Mais si on regarde les choses d'un point de vue plus développé, nous dirons que nous accomplissons une expérience.
Vous allez me dire : “Quelle expérience spirituelle il y a à masticer du chocolat, à manger une pomme !”
Cela prouve que vous êtes bien ignorant si vous faites cette remarque ! Hein ? Très ignorant !
Cela prouve que les individus ne connaissent pas la fonction des sens, la richesse des sens, et ce que les sens sont capables de transformer comme énergie afin de nourrir l'âme. Les sens sont des transformations d'énergie. C'est pour cela qu'ils existent.
Les Sens
Tous les gens à la pensée religieuse attardée vont dire : “Les sens sont l'épreuve que Dieu impose aux hommes !” Je t'ai dit que de ce Dieu-là, je n'en veux pas ! Si tu en es un adepte, sort d'ici ! Tu ne peux rester que si tu admets que ce Dieu-là n'existe pas !
Donc nous allons concevoir les sens autrement, non pas comme des pièges, non pas non plus comme les dimensions d'une épreuve spirituelle, mais comme des transformations d'énergie.
Quelle énergie ? En provenance de quoi ?
Allez, réponds ! Allez, reprends le dialogue !
Les énergies en provenance de quoi ?
Parce que j'expérimente quelque chose par mes sens, je suis en contact avec quoi ?
La vie, la matière, c'est juste !
Cela veut donc dire que mon incarnation prend une raison d'être à ce moment-là. Mes sens ne sont pas des pièges de l'Esprit ni des épreuves spirituelles, ce sont des réseaux transformateurs pour l'Esprit qui va chercher dans la Matière sa régénération, non pas son immortalité, sa perpétuité. C'est en se perpétuitant d'ailleurs qu'il est éternel. C'est en arrivant à cette perpétuité qu'il jouit d'une immortalité.
Alors, tu vas me dire : “Mais pourquoi c'est la Matière qui offre ça ? Pourquoi est-ce que l'Esprit ne pourrait pas se débrouiller autrement, aller prendre des énergies ailleurs ou d'une autre manière ? Pourquoi est-ce que c'est par la Matière que ça se passe ? Et qu'est-ce qu'elle a la Matière de si bizarre pour que ça se passe par elle ?”
La Matière
La question est très logique. C'est très bien d'y avoir pensé ! Quand un esprit devient logique, il peut commencer à penser de par lui-même. Très vite, tu n'as plus besoin de guide.
Pourquoi est-ce que c'est la Matière qui est le lieu de cette régénération ? De quoi est composée donc la Matière ?
Prenons le microscope et allons voir ce qui se passe dans la Matière.
Les églises vont dire que la Matière, c'est le piège, c'est ce qui est compact, dur, c'est ce qui sépare de Dieu. J'ai dit qu'il faut oublier ces significations !
Vers quelle signification je veux t'emmener ?
Commence à penser par toi-même avant que je le dise !
Qu'est-ce que la Matière ?
Je m'aperçois que, par sa densité, la Matière est un endroit extraordinaire de vibration. En même temps, grâce à sa densité, c'est l'endroit de la friction.
Pour créer la densité de la Matière, il faut en même temps créer la différence. On ne peut pas créer une densité, par exemple un bloc de pierre qui se voit bien et qui est bien physique. On ne peut pas créer un bloc de pierre si on ne crée pas des différences.
De là, la création de ce qui te désespère et qui est le chaud et le froid, le noir et le blanc.
Ce n'est pas : “Tiens, Dieu, a pensé à faire une création amusante avec le chaud et le froid pour qu'on soit ennuyé, pour trouver le tiède !” On ne peut pas faire de la densité sans faire des plans différents comme le chaud et le froid.
Et plus exactement, qu'est-ce que ça veut dire ?
Sans faire donc un centre qui soit creux, la vacuité dont on parlait tout à l'heure, et une périphérie qui soit pleine. À ce moment-là, par leur aspect contraire, une énergie extraordinaire se déclenche qui est la force de cohésion. Plus on est différent, plus on s'attire !
Force de Cohésion
Dès qu'il y a la cohésion, la densité va pouvoir apparaître. Le bloc de pierre va exister, toute la Matière va exister. Et par cette densité, par cette différence, il y a, dans la cohésion et depuis la cohésion, la friction. Et c'est cette friction qui est l'endroit de régénération pour l'Esprit, qui est l'endroit de régénération de Dieu. Ce pourquoi vous êtes au Monde !
Vous n'êtes pas simplement les enfants de Dieu qui essayent de faire plaisir à Papa Bon Dieu, qui essayent de devenir le meilleur fils pour gagner des galons et un bel habit d'éternité ! Si l'on s'acharne à tant vous éduquer, si l'on s'acharne à être si présents auprès de vous et que l'on pardonne même toutes les croix sur lesquelles vous mettez systématiquement les meilleurs enseignants, nos meilleurs frères, c'est bien parce qu'il ne s'agit pas simplement, tiens, d'aller aider les humains de la Terre, d'aller aider les petits ignorants par amour, par compassion ! Si ces ignorants sont des assassins, on vous déserterait depuis longtemps ! On irait voir ailleurs s'il y a mieux et on vous laisserait vous débrouiller tout seul !
Or il se trouve que nous avons tout cet épanchement, cette compassion, tout cet intérêt entêté ! Et ça veut dire quoi ? Qu'est-ce que tu peux comprendre tout seul là-dedans, dans cet entêtement ? Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que ce n'est pas simplement pour des terriens, qui en plus n'en ont rien à faire, qui vont s'éveiller quand le petit plaisir leur prendront, leur traverseront la tête. Cela veut dire que tu es plus que cela ! Et si nous sommes à ton Service, si nous sommes capables de supporter tes ricanements, ton indifférence, si nous sommes capables de nous laisser clouer sur des croix, si nous sommes capables de nous laisser assassiner, c'est parce que tu n'es pas simplement un homme !
Tu es celui par qui nous vivons, pour qui nous vivons, et que nous essayons de ramener à sa propre vie et à sa propre dimension. Qui je nomme là ?
Dis-le !
À qui je fais allusion ?
Qui es-tu ?
Dis-le !
Si tu savais déjà la réponse, je me demande pourquoi je fais des conférences ? Je voudrais que tu le sentes !
Je n'aimerais pas simplement que ce soit ton intelligence qui trouve cela ! Parce que tu l'as déjà tellement entendu !
Tu es Dieu.
Mais pas simplement parce que tu as eu le bonheur d'être engendré par Dieu le Père, qui t'a mis sur une drôle de planète, dans des drôles d'ennuis, mais qui t'a fait un petit paquet cadeau à l'époque. “Tu es semblable à moi. Si tu es bien sage, tu arriveras même à faire comme papa !”
Tu n'es pas comme lui. Tu es lui.
Et si nous nous efforçons de te le faire comprendre, de te faire vivre un petit peu plus librement, en pouvant ainsi contrôler ta souffrance, c'est parce que tu es donc celui que nous aimons et que nous servons. Et notre Service n'est pas simplement dirigé à la verticale, vers l'endroit où tu demeures dans ton royaume. Notre Service va aussi au plus profond de l'endroit où tu te trouves, jusque dans la matrice où tu dors encore ! Et où je me propose d'être ton parrain.
Parrain
Parrain. C'est ce que sont les guides des parrains.
Et c'est d'ailleurs pour cela que l'église a repris le système du parrainage. Dieu merci, il y a quand même des vérités dans les dogmes de l'église ! Les guides sont des parrains.
Je veux que tu conçoives bien que tu es, non pas le fils de Dieu, mais que tu es l'instant de la recréation de Dieu. Que tu es l'endroit de la régénération de Dieu. Et que tu sentes bien que ton rôle est important.
Il n'est pas simplement question que toi tu deviennes immortel ! Il faut que Dieu, qui est en toi, qui est toi, mais que tu ne connais pas et qui ne se connaît pas, qu'ensemble, vous puissiez redécouvrir votre véritable dimension.
Tu es le seul endroit où Dieu a une chance de survivre !
Je voudrais que tu reçoives cela dans ton cœur !
Tu es le seul par qui Dieu a une chance de survivre.
Sinon tout disparaîtrait, vois-tu ?
Les Bouddhas, les Christs, les étoiles, les dimensions, c'est comme un Univers qui s'écroulerait sur lui-même. Un trou noir qui absorberait tout.
Et puisque l'homme est là, la mort n'existe pas ! Et toi, tu penses tout le contraire !
Tu dis : “Je meurs, j'ai peur de mourir !” Alors que Dieu se dit : “L'homme est là, alors la mort est vaincue ! Ma mort n'aura pas lieu et la leur non plus !”
Ta mort, la tienne, n'existera pas non plus !
Essaye de comprendre toutes les choses à l'envers. Le véritable initié a la tête tout à l'envers des autres.
Où il y a la mort, il met la vie.
Et où il y a la vie, il met la mort.
Tu es l'endroit de l'immortalité à cet instant même, non pas parce que toi tu serais immortel, mais parce que tu es l'endroit où Dieu arrive à reconquérir son éternité.
Je veux que, lorsque tu vas sortir d'ici, que tu te sentes complètement régénéré par cette mission, que tu te sentes comme étant une matrice vivante, entière ! Où il n'y a pas simplement question d'une personnalité, d'une âme qui essaye d'attraper une monade et des initiations en passant par Shambhala. Arrête avec tout ça ! Arrête !
Commence par considérer que tu es non seulement Dieu, mais qu'en tant qu'homme - puisque tu n'arriveras pas à penser que tu es Dieu toute la journée et d'arriver à avoir la force de croire cela toute la journée - pense alors que tu es un homme qui est l'endroit de régénération de Dieu.
Et sans toi chaque jour responsable de cette grossesse !
Tu portes Dieu et tu vas le faire vivre, revivre !
Qu'est-ce qui va arriver ensuite de toi ?
C'est ce que ton ego crée comme pensée, il va dire : “Et puis moi alors, dans l'histoire, qu'est-ce que je deviens ?”
Eh bien toi, tu vas ensuite t'apercevoir que le moi est une illusion et qu'en fait la pensée qui te fait penser, “et moi alors, qu'est-ce que je deviens dans l'histoire”, n'est qu'un voile, uniquement un voile psychologique, le voile de la pensée. Et qu'en fait, à travers toutes ces expériences, sans arrêt tu n'es été que Dieu qui vient frotter le feu de la Matière pour redynamiser sa vie et se parfaire sans arrêt, sans arrêt. Au fur et à mesure des systèmes solaires qui sont pour lui ses incarnations, comme ton corps est ton incarnation.
Lorsque tu comprends cette magnifique mission ! Cette magnifique dimension qu'il y a à ta vie, et à chaque pulsion de ta vie ! [...]
[...] qui est très beau et je vais te le donner et je veux que tu partes avec cela en tête.
De ce mot, on a dérivé le prénom Christophe et le mot exact est Christophore : “Qui porte le Christ.”
Vous êtes tous des Christophores. Mais qu'est-ce que le Christ à ce moment-là ?
C'est l'Enfant Dieu.
C'est Dieu qui se trouve tellement diminué par rapport à sa dimension cosmique qu'il est tout aussi fragile qu'un enfant. Et c'est là en même temps tout le sens de la crèche pour votre Noël.
L'Enfant Christ. L'Enfant Christ symbolise la condition humaine, ce qu'est véritablement l'homme.
C'est-à-dire un Dieu qui ne se connaît pas encore, qui va têter sa mère, la Nature et sa mère la planète. Et qui va essayer d'être éduqué, de recevoir l'éducation du Père. Le Père que sont les guides, par exemple, les autres initiés. Tout ceci pour développer un Christ qui, une fois debout à 30 ans ait conscient de son Père et puisse dire : “le Père et moi sommes un !”
À ce moment-là, Dieu a fini de grandir à travers l'illusion que tu as de toi en disant : “Moi j'existe, je suis Pierre ou Paul !” Ce cocon à cessé d'exister et il n'y a plus qu'un Dieu qui remplit un espace que tu ne connaissais pas parce que tu t'identifiais à ce cocon, ce cocon de Matière qui est ton corps, qui est ta personnalité.
Je n'ai pas du tout abordé la question qui avait été posée. Elle était intéressante et je pense que je la traiterai un jour dans une autre séance.
Maintenant que je vais vous quitter, je voudrais encore créer un sentiment en vous pour que vous partiez avec ce sentiment.
Et j'insiste absolument sur le fait que la méditation, si elle n'est pas encore pour vous l'endroit où vous pouvez rencontrer Dieu, c'est l'endroit où vous pouvez vous réconcilier avec votre Matière et avec la vie, en lisant les impulsions telles que je vous les ai décrites.
Donc c'est un moment de psychanalyse, pour employer un mot moderne !
Psychanalise
Toutes les résistances qui viennent, j'en prends connaissance et donc je sais immédiatement ce qui ne va pas en moi. Et ensuite lorsque je vais me lever et poursuivre ma vie, eh bien, je vais essayer de résoudre ces conflits que j'ai créés, que ce soit par mauvaise éducation, par refoulement ou par antécédent de mauvaise habitude dans mes autres incarnations.
La méditation dans sa première étape vous montre tout ce qui ne va pas chez vous, toutes les constructions erronées et tout ceci remonte en tant que résistance !
Soyez votre propre psychanalyste ! Et, à ce moment-là, traitez l'information de façon sage comme je viens de vous l'indiquer.
Premier point.
Second point, je veux que vous sortiez d'ici en ayant à l'esprit cette seule idée.
Porteur de Dieu
Non seulement je suis Dieu, mais en plus je suis l'endroit de la grossesse de Dieu.
Et ma mission en tant qu'être humain, ce n'est pas de devenir un jour un prophète, un grand guérisseur, un grand écrivain, mais c'est avant tout de nourrir ce Dieu que je porte et qui en même temps qui est mon enfant est aussi mon essence. Ma mission de chaque jour est cela, assumer cette grossesse spirituelle.
Si vous travaillez uniquement au niveau de cette idée, tout ce qu'ensuite vous pourrez lire ou comprendre de par vous-même sera un moyen de vous dilater dans l'espace et la vraie méditation.
Tout va être enrichi alors que pour l'instant, même si vous accumulez des livres et des méditations et des méditations, vous n'aboutissez nulle part parce qu'il vous manque cette conviction, cet acte de foi premier, cette reconnaissance indispensable ! Qui n'est pas simplement : “Tiens je crois en un Dieu qui existe parce que c'est ma seule façon d'être sauvé !” Hein ?
Je sais que je suis l'endroit où Dieu renaît et ma responsabilité, ma mission dans le cosmos, c'est d'assumer cette grossesse !
Si de toute mon expérience, de toute mon extériorisation, je ne vous apporte que cette conviction, eh bien j'aurais fait mon travail.
L'enseignement, ce n'est pas ma partie. Je refuse d'enseigner les hommes tant qu'ils ne connaissent pas cette vérité première qui est la racine de la Foi, la vraie Foi.
La Foi
Qu'est-ce que la foi ?
Posez-vous cette question ! Travaillez le sujet pendant tous les jours à venir.
Mais qu'est-ce que la foi ?
Vous allez voir que dans sa première étape, la foi c'est la superstition. “Tiens, j'ai peur. J'ai peur de mourir. J'ai peur que puisque l'on parle d'un Dieu et d'un Diable, en ne croyant pas en Dieu, de tomber dans le camp du Diable et de griller pour l'éternité !”
Et vous verrez les différents développements de la Foi.
Ensuite, j'ai la Foi parce que je suis plein d'espoir, ce qui prouve que l'homme est un aspirant. Alors Dieu est comme son inaccessible étoile ! Il s'étire de toute son âme vers cette étoile ! À ce moment-là, cette Foi est une foi religieuse. Et la foi religieuse est la foi de l'aspirant.
Il est encore un homme. Il a encore plein de problèmes pour apprécier la Matière, savoir négocier avec elle, connaître sa véritable nature. Mais, il aspire à Dieu, et cette élongation devient sa foi. Et c'est en même temps une source de conflits énormes.
Puis il y a l'autre Foi, celle du disciple accompli.
Il n'espère plus rien. Il n'a plus besoin d'espérer, il Sait. Et sa foi est donc un acte de connaissance et un acte de responsabilité. Pour un disciple accompli, ne pas faire sa méditation quotidienne, c'est manquer, non pas à la dévotion, c'est manquer non pas à son service à Dieu ou à l'Humanité, c'est manquer à son devoir. À son devoir qui est d'enfanter, de régénérer Dieu. Ce Dieu qu'il est lui-même.
Donc en même temps, il peut penser qu'il se régénère lui-même, qu'il développe et crée son immortalité.
Inventez le jeu intellectuel que vous voulez, ça n'est égal !
Connaissance égale Foi, égale responsabilité.
La Résponsabilité
Et c'est pour cela que la responsabilité est ce qui est le moins partagé dans le Monde. Parce que nous avons affaire à des hommes qui ne se connaissent pas eux-mêmes et qui sont ignorants. Alors la responsabilité, on s'en fout ! On est capable de faire n'importe quoi ! Si l'on a des enfants, on ne s'en occupe pas, on n'est même pas responsable de soi ! Pourquoi est-ce qu'on serait responsable de soi ? On ne s'aime pas, on n'est pas beau, on commence à vieillir, on est incompétent, inefficace ! Mal aimé par papa, battu par maman, inapprécié par les professeurs ! Donc quelle responsabilité est-ce que l'on développerait vis-à-vis d'un tel amas ?
Pas étonnant que les hommes ne soient pas responsables !
Pour être responsable, il faut aimer !
Comment est-ce que l'on pourrait s'aimer si l'on se fait tant de reproches, si l'on se trouve si laid, si inefficace, si incompétent ? Sentiment, d'ailleurs, que l'on rétablit très vite et que l'on compense très vite par l'orgueil.
L'orgueil c'est quoi ?
L'Orgueil
C'est la réaction de celui qui ne s'aime pas et qui se dit : “Si je suis logique avec moi-même, au point où j'en suis de ma haine vis-à-vis de moi-même, il faut que je me tue !” Mais il y a cette fameuse pulsion dont j'ai parlé tout à l'heure qui fait qu'on veut vivre. Donc coup de rein de la psychologie. “Je ne m'aime pas, je veux me détruire. Mais en même temps, si je veux vivre, je vais compenser, m'imaginer, être un autre personnage et je vais l'imposer à tous les autres ! Ce qui fait que l'on me doit le respect ! À moi, il faut me parler d'une certaine manière, avec condescendance, avec grâce, en tournant trois fois le talon !”
Et ainsi, on va imposer aux autres une multitude d'actions, de paroles et l'on appellera cela les conventions humaines, les relations humaines, les relations sociales. Chacun en fait, étant, de par son orgueil, face à l'orgueil de l'autre.
Comment est-ce que mon orgueil va pouvoir apprivoiser l'orgueil de l'autre ?
Eh bien, je vais le flatter, je vais dire qu'il est beau, qu'il est gentil ! Il n'a pas réussi cette fois-ci, il réussira l'autre fois ! Ce sont deux orgueils qui s'apprivoisent ! Afin que s'étant apprivoisés, ils se flattent largement l'un l'autre et se rassurent l'un l'autre.
Et c'est ce qui écroule aussi les mariages ! Parce que lorsque l'épouse voit que finalement son mari ne réussit pas la deuxième fois, ni la troisième fois, ni la cinquantième fois ! L'époux en voyant que sa femme ne réussit pas non plus elle-même, ni la cinquième fois, ni la vingtième fois. Eh bien ces orgueils-là n'arrivent plus à se nourrir ! Ils commencent à se détruire, à se trouver toutes les faiblesses du Monde ! Et le couple se dissout parce que ces deux orgueils ne peuvent plus se nourrir, se rassurer, ni se flatter. Ils sont en train de se détruire ! Et cette destruction, c'est un climat que les époux ne supportent pas, alors ils se séparent.
Se sentir Responsable
Donc, pour revenir à ma conclusion, je veux que tu sortes d'ici en te sentant responsable, en ne te cherchant plus d'autre destin ni mission que cette responsabilité.
Le fait que tu sois un être humain te donne déjà un destin extraordinaire !
Tu n'as pas besoin, ensuite, de devenir guérisseur ou prophète. C'est ton égo qui parle à ce moment-là ! C'est ton besoin de gloire ! C'est de nouveau cet orgueil qui veut se frotter à l'orgueil du Monde !
Assume ta mission quotidienne ! Celle qui est partagée même par les plus grands Maîtres de la Hiérarchie, et qui est de porter le Christ. De faire renaître Dieu à lui-même et, pour cette renaissance, de lui apporter toutes les énergies du Monde, le Monde qui est sa mamelle et sa nourrice.
Toi, entre cette mamelle, cette nourrice qui est le Monde et ce Dieu qui est en toi et qui va têter le Monde, tu es quoi ?
Tu es la force de succion et c'est ça qui t'embête ! C'est ça que tu appelles l'essence et la puissance des sens, c'est cette force de succion. Mais dès que tu sais que ce n'est que la force de succion et que tu n'es qu'un intermédiaire, eh bien tu deviens un Dieu qui va se nourrir du Monde.
Comme je te l'ai décrit tout à l'heure, dès que tu ajoutes la conscience à ton sexe, la conscience à ta bouche, la conscience à ta pensée, tu ajoutes Dieu à toutes ces choses et tu les fais pour régénérer Dieu !
Et lorsque Dieu a fini de se régénérer sur un plan physique, il quitte la pulsion des sens physiques et il te fait lire d'autres pulsions, d'autres sens dans les corps subtils. Parce qu'il commence sa régénération sur d'autres plans que l'on appellera le Plan Mental, que l'on appellera le Plan Bouddhique, etc. Mais il faut lui laisser l'occasion de finir de se régénérer sur le Plan Physique aussi !
Cela voudrait dire que Dieu est aussi en partie physique, n'est-ce pas ? Eh oui !
Le feu de Dieu, c'est pour lui le Corps. Et ton corps est d'ailleurs, pour suivre cette Loi, terriblement chaud.
Sois conscient de cette grossesse dont tu es responsable !
Promets-moi de ne jamais l'oublier, même si tu ne viens plus m'écouter ! Même si tu ne liras plus jamais rien à propos de quoi que ce soit, n'oublie pas cela ! Et chaque jour, comme le disent les religieux, rends grâce !
Et comme je te l'exprime moi : remplis ta mission ! Gonfle ton ventre ! Sois cette force de succion entre la mamelle, le Monde, la Matière et le Dieu qui est en toi et qui se nourrit.
Je te salue.
(Date de la conférence : 05 05 1991)
17-12-25 22:00