
Il se crée de plus en plus d'associations et de réseaux d'associations souhaitant se mettre au service du bien commun. Qu'auriez-vous à exprimer pour les aider dans leur initiative ?
Deuxième question.
Nous vivons actuellement un monde plein de contradictions avec à la fois une tendance à l'humanisme universel et de repliements nationalistes provoquant des tensions dans plusieurs coins du monde. Est-ce à penser que les Maîtres invisibles ont décidé d'instaurer l'Ère du Verseau ?
Bonsoir,
Laissez-moi juste encore quelques secondes, le temps de parfaire le cercle dont je vous parle si souvent tout autour de vous. Ce cercle qui a, non seulement le but de vous protéger sans vous isoler, mais en même temps de concentrer vos propres vibrations. Car il est vrai que sitôt que l'on se trouve à l'intérieur d'une forme ou d'un vêtement ou d'une forte pensée, il y a concentration de notre propre réseau vibratoire. Ce qui fait qu'en même temps l'on se rend plus fort en se protégeant.
Participez à cette construction pour ceux qui le souhaitent, qui en connaissent la procédure.
Très bien.
Les questions qui m'ont été posées sont très intéressantes et j'essaierai de les insérer dans mon discours. Quoi qu'il en soit, d'après les personnes ici présentes ce soir, je voudrais davantage aborder le sujet de l'aspiration.
L'Aspiration
Qu'est-ce que c'est qui fait que l'on va un jour se décider à chercher d'autres horizons, le sens de la vie ? Et comment se laisse fait-il que l'on se met à penser de cette manière-là ? Le sens que peut avoir la vie ? Comment se fait-il que l'on commence à soupçonner que les choses aient une raison d'être et doivent aboutir, par exemple, à un but précis et si possible à quelque chose de très valable ?
Qu'est-ce que c'est qui en l'homme va à un moment donné éclore et lui faire chercher des raisons supérieures d'exister, des valeurs supérieures, que ce soit à ses dépassements, à sa souffrance et au Mystère ? Vous êtes-vous déjà posé cette question ?
Si on ne prend pas l'interrogation majeure à la racine, on ne va pas savoir comment conduire même l'énergie qui d'un seul coup s'est éveillée en vous. Sitôt que l'on se mettrait à ne plus aussi bien se poser la question principale, eh bien on perdrait le fil pour répondre à toutes les autres petites questions.
Donc il est important, au moment où quelque chose se passe dans votre vie, au moment où une grande orientation se dessine, même si vous ne savez pas où cela va aller, il est important que vous soyez excessivement conscient de cette question fondamentale.
La Question Fondamentale
La plupart du temps on est comme légèrement mis en mouvement par la question : qu'est-ce que la vie ? Qu'est-ce que la mort ? Qu'est-ce que Dieu ? Est-ce que quelque chose existe de plus profond que ma sainte psychologie ?
Parce que l'homme ne s'arrête pas pour penser, même pas pour prendre conscience des mouvements majeurs qui ont commencé à avoir lieu en lui. Son regard est sans cesse attiré par une multitude d'autres petites expériences, sans doute beaucoup plus fortes car il y a un contact physique avec elle, mais moins important du point de vue de la destinée.
Donc il sera beaucoup plus préoccupé par son travail, par exemple, parce qu'il a une expérience physique, psychologique et morale avec, qu'il ne va être amené à approfondir d'un seul coup cette question qu'est-ce que c'est qui aujourd'hui me fait faire ce premier pas et de bien faire le tour de cette question. Car s'il pouvait faire bien le tour de cette question, eh bien en une seule soirée il aurait ainsi la réponse à une multitude d'autres petites questions. Comme, justement : qu'est-ce qu'il fait au travail ? Pourquoi il a été amené à faire tel et tel métier plutôt qu'un autre ? Qu'est-ce que c'est qu'il le fait durer dans telle ou telle relation avec telle autre personne ? Et ainsi le puzzle semblerait s'éclaircir un petit peu.
Alors que si je ne me rends pas complètement conscient des grandes questions qui m'habitent, parce qu'il se trouve que je crois ne pas pouvoir y répondre tout seul ou parce que je passe très vite à autre chose, il y a une multitude de raisons qui me font reculer ou devenir sourd et aveugle. Or il se trouve que tant que je ne me rends pas compte de ma question, je ne peux pas avoir les réponses.
Alors avant que je commence à discuter des réponses, rendons-nous ensemble complètement conscients de cette première interrogation qui a un jour éclaboussé votre vie. Que ce soit il y a dix ans, que ce soit il y a dix minutes ou que ce soit une question qui viendra dans votre cœur demain, essayons, avec tous nos sens, avec notre cœur, avec notre intelligence, essayons d'aller au profond de sa résonance comme lorsque l'on mettrait la tête profondément dans un tambour pour aller y écouter jusqu'à la dernière vibration parce que c'est là dedans que se trouve le secret du bruit et de la note.
Pourquoi ? Pourquoi à un moment donné je m'intéresse à autre chose ? Pourquoi j'aspire à connaître les mystères ? Pourquoi je les considère comme des mystères ? Et pourquoi, du fait que ce sont des mystères que je ne peux résoudre aujourd'hui et pas même depuis dix ans que j'étudie, pourquoi est-ce qu'ils me prennent toujours autant ? Sans passion mais avec un grand intérêt.
Qu'est ce que c'est qui crée ce mouvement en moi ?
Interrogeons-nous là-dessus.
Qu'est ce qui crée ce mouvement ?
De m'intéresser à Dieu, de m'intéresser aux énergies, de m'intéresser au corps astral, de m'intéresser à la méditation, même si depuis dix ans toutes ces choses-là que je fais ne marchent pas. D'où vient cette persistance ?
Allez essayez de rentrer profondément dans ce petit endroit de vous même où sort, comme l'eau jaillie d'une source, ce petit endroit d'où sort cette impulsion ! Allez on y va tous ensemble !
Si vous arrivez à mettre le doigt dessus, à mettre le coeur dessus, vous aurez trouvé un grand endroit pour vous régénérer, quelle que soit la somme de vos problèmes et quelles que soient les épreuves que vous devez endurer. Parce que l'endroit exact d'où vient cette impulsion, cette inspiration, si forte - qui sait se battre en plus contre vos propres intérêts parfois trop matérialistes - cet endroit exact c'est l'âme.
L'âme
Ce petit point de Lumière qui se situe aussi bien dans le corps physique que tout autour de vous comme une grande aura magnifique et qui s'appelle l'âme.
Dans le corps on peut situer exactement le point de l'âme, tout au fond du coeur et non pas du coeur physique mais du chakra du coeur, tout au fond tout au fond se trouve un petit éclat comme un éclat de vert très bleu qui peut d'ailleurs selon les expériences spirituelles selon que l'on est en train de rayonner ou de prendre de l'énergie tourner à différentes couleurs. Mais sa couleur latente est d'un beau bleu électrique comme le bleu d'un éclair dans le ciel. Cet endroit-là est l'endroit le plus matérialisé de l'âme, l'endroit le plus physique.
Mais en même temps on repère des éclats d'âme dans tout l'appareil physique, dans chacune de vos cellules. Eh oui, dans chacun de vos organes il y a un petit siège qui est d'ailleurs comme le moteur à la fois énergétique et spirituel de l'organe, qui fait que l'organe fonctionne, marche ou ne marche pas, selon que donc son éclat d'âme a une purification à faire ou bien est un peu malade parce que trop oublié, ou bien a été abîmé parce qu'ayant trop été suscité. Les trois exemples sont valables on les retrouve le long de plusieurs vies.
Mais voilà que l'on dispose de ces petits éclats d'âme, exactement le même qui se trouve dans le fond du coeur un peu partout même dans la cellule. Ce qui veut dire quoi ?
Eh bien, ce qui veut dire que votre corps entier non seulement est vivant, ça vous le savez, mais est vivant non pas du fait de la nature et de son exploit magnifique, mais du fait de la volonté de l'âme d'exister, de venir au monde, de se manifester et d'employer cette cuirasse pour accomplir son destin.
Ce n'est pas : tiens voilà une âme qui s'est faite piéger, qui est tombée dans la Matière, une Matière qu'elle n'a pas trop bien choisi parce qu'elle n'est pas encore parfaite, parce que la civilisation est ainsi, comme ceci comme cela. Non. Je suis au monde parce que je l'ai décidé, je suis dans l'incarnation parce que cela a été ma volonté à un moment donné.
“Je suis au monde parce que je l'ai décidé, je suis dans l'incarnation parce que cela a été ma volonté à un moment donné.”
Je ne suis pas au monde parce qu'un ange gardien ou un ange, qui avait peut-être un peu trop bu ce jour là, m'a donné un sérieux coup de pied aux fesses et m'a envoyé alors que je ne le souhaitais pas, non ! De la même manière qu'il ne m'a pas envoyé dans un endroit que je ne souhaitais pas, non ! Tout a été décidé dans un commun accord, ou, si mon évolution me le permet, de part ma seule et forte volonté.
Ce qui veut dire quoi ? Mais ce qui veut dire que si votre vie ne semble pas vous satisfaire, c'est que cependant vous l'avez choisie. Et que donc les repères de valeur, le jugement de l'entité que vous êtes de l'autre côté, ces jugements sont complètement différents de ce que, ensuite, vous construisez comme personnalité, des repères que vous allez, au fur et à mesure de vos plaisirs et déplaisirs, construire.
L'Expérience
Ce qui veut dire que pour l'entité que vous êtes profondément, le fait d'être riche ou pauvre n'est pas en soit un plaisir ou un déplaisir comme on a tendance à l'expérimenter après lorsqu'on l'envie la situation. Être riche ou pauvre est un instrument, soit par exemple pour avoir suffisamment pour donner, soit pour avoir suffisamment afin d'être libre et d'étudier ou de participer à telle ou telle activité. Soit, si je choisis la pauvreté c'est encore une fois non pas pour me charger de souffrance ou de douleur mais parce que c'est un instrument qui me permet d'expérimenter tel ou tel aspect de la nature humaine ou de l'esprit.
Les démonstrations que l'on peut faire à propos de l'état de riche ou de l'état de pauvre dépendent uniquement de la personne. C'est à dire que il n'y a pas une règle générale. Mais selon l'acquis avec lequel vous venez vous vous destinez à une richesse ou à un certain confort ou une certaine pauvreté. Et ceci non pas pour souffrir, encore une fois je le répète, il n'y a pas de souffrance qui soit choisie par l'âme, non. L'âme ne se dit pas : “Tiens moi qui suis impure encore trop jeune moi qui ai fait telle ou telles erreurs dans d'autres incarnations je vais me choisir de souffrir par telle maladie de souffrir en épousant tel mari ou en épousant telle femme qui va m'en faire voir de toutes les couleurs, ou en ayant dix gosses qui ne m'accepteront pas, qui me prendront tout mon argent et qui ne me remercieront jamais. Ou en faisant tel métier si difficile ou en choisissant telle époque parce qu'il y a la guerre parce qu'il y a la crise économique.” Non, non ! Pourtant c'est de la sorte que vous commencez à penser sitôt que l'on vous met au courant de la volonté de l'âme, du karma et de sa distribution.
Non. Ce n'est pas la quête de la souffrance qu'est venue faire l'âme dans la Matière. Pas du tout ! C'est l'Expérience.
“Ce n'est pas la quête de la souffrance qu'est venue faire l'âme dans la Matière. Pas du tout ! C'est l'Expérience.”
Et pour l'expérience tout devient possible, même d'endurer la pauvreté avec tout l'inconfort et les limitations que cela implique pour la personne.
Pour l'entité qui veut expérimenter certains aspects d'elle même, le déploiement de certaines de ses forces ou bien l'effacement de certaines de ses limites, cette entité-là décide que la pauvreté est la chose la mieux adaptée, et rien au monde ne la fera démordre ! Elle va choisir cela. Et ce n'est pas pour donc souffrir, c'est pour expérimenter.
Et à travers cette expérience il y a d'une part une sorte de création de force, d'autre part l'épuisement de certaines forces trop matérielles qui l'embêtaient, qui l'empêchaient par exemple de méditer ou d'accéder à la vraie notion de l'amour du partage ou qui entretenait de par trop ses vices, par exemple, et son égoïsme.
Ce qui ne veut pas dire que toute pauvreté se justifie par la volonté d'une âme qui a décidé d'en faire son alchimie quotidienne, pas du tout. Il y a aussi un certain nombre d'individus qui n'étant pas encore suffisamment à même de juger les meilleurs ingrédients pour aboutir à telle ou telle expérience, telle ou telle évolution, se contentent de peu tout simplement. Ils ne comprennent pas ce que l'on pourrait faire avec beaucoup d'argent et lorsque l'on se retrouve en tant qu'entité de l'autre côté ce que l'on pense a énormément d'importance.
Si même de mon vivant - il ya énormément de gens qui sont comme ça - si même de mon vivant je me dis : “Mon Dieu ! Mais en vérité en réalité qu'est ce que je ferais si j'avais tant et tant de millions ? Je ne saurais pas qu'en faire !” Si ceci est pensé de notre vivant, cela peut être pensé aussi lorsque l'on redevient cette entité de l'autre côté. Donc n'étant pas suffisamment motivée, voilà en grand nombre, des entités qui ne se choisissent pas une vie ni confortable ni riche. De la même manière qu'une multitude d'entités ne vont pas se choisir des parents capables de les mettre sur le chemin de l'école par exemple, ou capable de les mettre sur le chemin de l'art, ou de la médecine, peu importe, parce que cet intérêt n'existe pas dans la conscience de l'âme elle-même, de l'entité.
Donc délibérément on se choisit des parents qui ne vont pas nous apporter grand chose, si ce n'est sans doute et je l'espère un joli cocon familial un peu d'amour, beaucoup d'espérance, mais qui ne seront pas des agents, en tout cas, formateurs.
Il faut à peu près les mêmes choses dans le monde de l'âme que dans le monde concret dans lequel nous vivons, et la première exigence que ce soit dans le monde de l'âme ou dans le monde concret dans la société, la première exigence c'est : je dois savoir ce que je veux.
“La première exigence c'est : je dois savoir ce que je veux.”
Savoir ce que je veux
Tant que je ne sais pas ce que je veux, même d'une manière vague, tant que je ne sais pas ce que je veux, pour moi même, mon destin, mon avenir, il ne se passe pas grand chose.
Même lorsque je suis de nouveau cette entité de l'autre côté capable, avec toutes les cartes en main, de choisir un nouveau destin, eh ben voilà, voilà, il se passe que de nouveau je choisis la chose la plus rangée la chose la plus ramollie, la chose la plus inaperçue. pourquoi pourquoi ? parce que ma volonté n'est pas suffisamment en place. Et lorsque je commence, que ce soit parce que je le comprends quand je suis une entité de l'autre côté, ou que ce soit parce que je le comprends une fois que je suis incarné, peu importe, lorsque ma volonté commence à être en place mon destin change.
“Lorsque ma volonté commence à être en place mon destin change.”
Même, admettons que j'étais une entité un petit peu endormie, je ne m'étais pas choisi, mon Dieu, un destin où il se passerait grand chose, parce que je n'étais pas à même de réclamer, d'ailleurs, ces choses, je ne les réclame que maintenant que je les ressens que je ressens leur manque, que je ressens leur absence, absence et la tristesse qui va avec, eh bien admettons que j'ai été ce genre d'entité, admettons que je me sentirais cloisonné dans un destin un peu mou, du moment que aujourd'hui, maintenant - et je ne parle pas spécialement à cause de notre rencontre, non. Je parle d'aujourd'hui comme étant un moment décisif pour vous que vous allez vous accorder - aujourd'hui et maintenant, je prends ma décision, je réveille ma volonté, et je me prévois des buts, je fais éclater mon destin ! Absolument ! Je le fais éclater !
Alors viendront à la queue leu-leu ceux qui croient et trouvent à l'astrologie, ils me diront : “Oui, mais il y a tel planète qui fait ceci qui fait cela, oui mais je suis né avec tel cloison, je suis né avec telle chaîne, où je suis né avec telle et telle abondance !” Je te dis : le destin éclate à ce moment-là !
Il ne reste que les énergies majeures celles qui composent fondamentalement ton âme. Tandis que les autres, celles qui ont administré jusqu'à présent le fait que tu sois un petit employé, ou même un grand employé, qui sait que les décisions parfois bouleversent les choses que l'on n'attend pas, eh bien tout ceci se transforme.
Tu n'es plus dépendant de tes puissances, qui étaient d'ailleurs des puissances de sommeil à ta naissance, voilà que d'un seul coup tu passes la tête hors de l'horizon et qu'enfin tu te montres au Soleil !
Alors, crois tu qu'il existe une quelconque Loi, même la Loi des planètes, qui oserait te maintenir la tête sous l'eau encore plus longtemps ? Mais non ! Tout le monde est heureux de t'accueillir dans ce nouveau champ de conscience ! Et ce sont les planètes elles mêmes qui se déplacent pour pouvoir te faire de la place ! Tandis que, c'est vrai, dans ta cervelle, pendant encore un certain temps, tu penseras comme si tu étais encore conditionné par le passé, comme si tu étais encore marqué.
Le jour où tu rencontres, que ce soit par un texte une musique, une séance, une conférence, mais le jour où tu rencontres une véritable parole ou un véritable être spirituel, le premier effet de cette parole et de cet être ce n'est pas de te programmer davantage, mais au contraire de t'aider à retirer les anciens programmes qui se sont insinués, parce que tu étais en sommeil et que tu n'osais pas rivaliser avec les forces pour réclamer ceci, pour exiger cela dans ton destin. Et voilà !
Voilà qu'en même temps que l'on parle de force d'exigence de force de création de force d'accomplissement et que tu sens cette énergie prendre ton ventre - parce que tu voudrais d'un seul coup l'expérimenter et elle tourne en toi - voilà que, d'un seul coup, si tu es intelligent, tu as repéré la même chose que nous depuis des millénaires : qu'est ce qui, en moi, va vouloir ? Quel est l'élément psychologique l'élément émotionnel quelle est la part de moi qui va s'emparer de cette force et la manifester dans le Monde ?
Et, si je suis suffisamment sensible, je m'aperçois que lorsque je dis “en tant qu'entité je vais exiger ceci dans mon destin, vouloir cela dans mon destin”, j'ai peur de quoi ? Je me mets à pressentir, d'un seul coup, que je risque d'être orgueilleux, n'est ce pas ? D'avoir cette puissance de personnalité qui fait que même face à Dieu qui m'imposerait de vivre en sandales, je réclame des bottes en crocodile !
La peur d'être la volonté
Ce qui fait que si je suis animé depuis déjà pas mal d'années d'un certain tempérament religieux ou d'un certain tempérament mystique, je n'ose pas faire le pas vers cette force. J'ai peur. J'ai peur de moi, j'ai peur que ce soit de l'orgueil, j'ai peur de déplaire aux exigences du destin, j'ai peur de déplaire à ce qui est déjà prévu pour moi, j'ai peur d'aller à l'encontre de la pureté que réclame Dieu et tous ses saints - qui pourtant ont péchés autant que moi, soit dit en passant - j'ai peur d'être cette volonté.
Et la plus grande partie de l'Humanité se couvre dans le sommeil, se couvre dans l'inaction, parce que la plupart de l'Humanité a peur de faire ce pas vers cette énergie, de prendre en main cette énergie, cette volonté, et de se fabriquer un destin.
“La plus grande partie de l'Humanité se couvre dans le sommeil, se couvre dans l'inaction, parce que la plupart de l'Humanité a peur de faire ce pas vers cette énergie, de prendre en main cette énergie, cette volonté, et de se fabriquer un destin.”
C'est vrai, tu as raison, il y a une façon de le faire et une façon de ne pas le faire. C'est vrai, tu as raison, il ne faut pas faire cela avec trop d'orgueil et se vouloir se préparer par exemple pour la prochaine vie un corps somptueux magnifique qui attirera tous les regards simplement pour avoir le plaisir d'épater l'Humanité. C'est vrai, ce n'est pas la bonne raison de se prendre un beau corps. Mais qui t'empêche de vouloir un beau corps pour simplement le plaisir d'exister ? Qui t'empêche, comme un artiste, de vouloir créer un beau tableau pour le plaisir de créer la beauté ?
Est ce qu'un artiste qui se met à sa toile essaye de faire le tableau le plus laid possible pour respecter les règles de la pureté de l'humilité face à Dieu ? Est ce que l'architecte qui commence un plan pour construire une maison se débrouille, cherche au fond de lui, essaye de se creuser la cervelle, pour créer la maison la plus laide possible, pensant que s'il la faisait trop belle Dieu ne serait pas content ? Non ! C'est un jugement qui ne tient pas debout. Et pourtant c'est le jugement que tu articules toute la journée !
Sitôt que tu commences une aspiration spirituelle avec une tendance mystique, religieuse, partout respectueuse, c'est ce que tu fais. Tu es l'artiste qui se débrouille pour faire le tableau le plus laid possible, en pensant que c'est ainsi qu'il plaira au Seigneur. Tu es un architecte qui se débrouille pour faire une maison la plus laide possible, parce que c'est comme cela que l'on accueille le Seigneur, dans un temple horrible ! Non, cela ne va pas, il ya une contradiction profonde.
La pureté que tu recherches à l'intérieur du dépouillement n'est pas quelque chose qui doit aboutir à la laideur, alors exige la Beauté !
“La pureté que tu recherches à l'intérieur du dépouillement n'est pas quelque chose qui doit aboutir à la laideur, alors exige la Beauté !”
Mets cela dans ton crâne ici, maintenant ! de façon à ce que au moment où tu préparas ton prochain corps tu ne tolères pas ce que aujourd'hui tu ne tolères pas de ton présent corps. Tu veux des longues jambes fines ? Mets-le dans ton crâne ! Mais bien sûr que cela ne devienne pas une obsession, que cela ne devienne pas une quête démesurée, que cela ne devienne pas une passion. Car là je t'aurai plutôt donné des problèmes que les recettes du bonheur. Alors ne me fais pas commettre cette erreur s'il te plaît, parce que toute façon je renierai la responsabilité et tout retombera sur toi
je t'indique comment préparer l'avenir le mieux possible non pas pour que tu le vives, c'est vrai, au niveau de tes passions, alors mets dans ta tête
l'image de la beauté absolue et ceci pour que ton prochain corps y ressemble du mieux que la nature pourra créer la ressemblance
tu veux une belle voix ? pense, d'abord essaye de parler avec une belle voix.
La voix
Beaucoup de gens se plaignent de ne pas avoir une belle voix ou de ne pas reconnaître leur intérieur leur vie intérieure, leur richesse intérieure, dans la voix qu'ils expriment. La voix à une résonance particulière non pas par rapport au coeur que l'on a aux valeurs spirituelles entre notre fonds spirituel. la voix résonne avec une seule pensée très précise pas 36 une seule : ce que je pense de moi.
pourquoi ? pourquoi la voix résonne avec cette petite facette psychologique
parce que, par la voix, je m'entends moi même, je me vois mais surtout je me manifeste et je me donne aux autres. Et si parce que je pense des choses négatives à propos de moi, je pense que je n'ai pas de puissance pas d'autorité ou que j'ai des problèmes pour appliquer mon autorité, ou que mon autorité n'a aucune raison d'être ou que je n'ai pas encore à cause de l'âge ou du manque d'expérience ou du manque culturel ou je ne sais quoi d'autre, je n'ai pas le droit d'exprimer, l'autorité ou que mon autorité est diminué parce que l'autorité des autres est plus grande
tout ceci fait que au fur et à mesure l'opinion que j'ai de moi se rétrécit se love sur elle-même et la voix en fait de même
comme cette activité en relation directe avec ma pensée personnelle alors voilà que ces deux choses s'atroffient et qu'au fur et à mesure j'ai une voix de plus en plus petite, et que l'on aboutit, par exemple au bout de quelques années de ce genre d'état d'esprit, à ne plus avoir une véritable voix. ou alors cela se remarquera si on expérimente cet état jusqu'à notre dernier jour de cette vie-ci, voilà que l'on naîtra la prochaine fois avec une voix que personne n'entendra, et qu'on aura beaucoup de mal à faire prévaloir pendant une conversation.
Alors voilà que pour mieux organiser ma vie mieux organiser mon destin mais aussi ma spiritualité, il va me falloir travailler sur cette première facette :ce que je pense de moi
Ce que je pense de moi
qu'est ce que je pense ?
demain vous prendrez un papier un crayon vous ferez la liste vous ne le montrez à personne. De cette manière-là vous pourrez être honnête avec ce miroir. et regardez absolument tout ce qui s'y trouve. faites la liste de tout ce que vous pensez de vous bien de pas bien. et vous verrez, d'une manière étrange vous allez penser systématiquement de manière contradictoire. En même temps que vous allez penser “mais je ne vaux rien” quelques secondes vont passer et vous allez vous remémorer quelques événements, ou ressentir une partie de vous même, et vous allez penser “mais non je suis fort ! J'ai de la force. Je me souviens quand j'ai fait ceci, quand j'ai fait cela quand j'ai pris telle décision. quand j'ai enduré cette chose.” et vous allez voir qu'à la fin de la liste, c'est un peu comme lorsque l'on fait les factures à la fin du mois, il va se trouver autant de positif que de négatif.
et si vous êtes intelligent, à ce moment-là vous allez vous dire : “Mais alors en vérité qui suis-je ? Si je peux être un moment donné la faiblesse puis un autre moment donné la force, pourquoi penser systématiquement “je suis la faiblesse” pourquoi vous être identifié à cela ?
alors qu'allez vous penser ? Eh bien pensez le avec logique, tel que le papier vous le montre. Quelquefois je suis fort quelquefois je suis faible.
est ce que je dois m'identifier dire je suis cela, moi pierre paul ou jaques je ressemble à cela !” non
et c'est là le crime que vous ne devez plus commettre : c'est adhérer aux événements, adhérer aux décisions adhérer aux réussites et aux échecs que vous avez eu jusqu'à présent.
Vous devez les regarder, exactement comme un sportif regarde qu'à tel moment il a mis un but et à tel autre il ne l'a pas mis. il ne faut pas que vous vous identifiez à ces choses en pensant “je suis la force ou je suis la faiblesse” non ! tantôt tu as accès à la force tu sais te mobiliser tu sais te motiver tu sais la manifester et tantôt tu n'y as pas accès alors tu fais n'importe quoi, tu perds les pédales, tu perds le nord, et il ne sort rien de toi.
ne dis pas “je suis” non. à un moment donné tu as manifesté, à un autre moment donné tu n'as pas manifesté.
alors tu vas me dire : “mais finalement en tout cas pour mon cas personnel le plus souvent je suis dans le non manifesté, ce n'est pas vraiment souvent que je prends des décisions ou que je les mène jusqu'à leur manifestation, que je fais face ou que je me sens l'endurance, ou que j'arrive à sortir de ma dépression, ou de mon chagrin, ou de ceci ou de cela. donc le plus souvent je peux m'identifier à une faiblesse”
Bon d'accord d'accord depuis plusieurs années tu as choisi de ne pas manifester ta force, parce que tu étais aveuglé, parce que tu croyais que tel événement était plus fort que toi, parce que tu croyais que telle personne a pouvoir sur toi, parce que tu croyais que tel événement ne méritait pas l'investissement d'une partie de ta vie ou de ton travail. d'accord !
alors pour une suite de mauvais jugements, vas tu croire que tu n'as pas la force ? c'est une suite de mauvais jugements de mauvais discernements !
dans tel événement que tu regrettes avoir raté qu'en sais-tu si l'échec provenait de ce que de toute façon tu rates tout tout le temps, ou de ce que dix secondes avant tu n'as pas vu que plutôt que d'aller à parler à telle personne il valait mieux pas parler à telle autre ? parce qu'en fait c'était telle autre qui prenait vraiment la décision et qui avait besoin d'entendre le son de ta voix. La position que tu voulais occuper.
Le plus souvent les échecs sont dû à des erreurs de stratégie et non pas des destins lourds, karmiques, que l'on en a assez de traîner comme autant de vieilles marmites usées ! Non ! Non ! La plupart du temps c'est une erreur de stratégie. Eh oui ! Bien sûr il y a ces fameux grands événements, choisis par l'entité que vous êtes, qu'elle choisit de l'autre côté d'une manière inchangeable inamovible inévitable. ce sont ses choix, bien sûr ceci tu ne pourras pas le changer. Mais tu le sens dans ton destin, quand arrive un événement que tu ne peux que rencontrer et quand viennent tous ces autres événements qui sont simplement le fruit de la vie, le fruit de la rencontre avec son théâtre et que tu peux changer !
mais voilà ! Pour que tu puisses le changer crées-toi une identité ! Au lieu de créer des identifications avec tes réussites et tes échecs, crées-toi une identité.
!!!
c'est généralement toujours le contraire que l'on fait : s'il fait beau dehors je suis en joie ma joie dépend du soleil s'il pleut dehors je suis en tristesse ma tristesse dépend de la pluie. ma joie a pu être éteinte par les nuages qui passent. De la même manière si j'ai un amoureux ou une amoureuse je suis plus en joie, je suis même plus motivé à faire mon travail, même plus motivé à prier et à méditer je suis même, tiens, je suis même prêt à donner tout mon argent à la fin du mois à une bonne oeuvre. mais si cette même personne qui fait mon bonheur me quitte, à la fin du mois je ne peux plus travailler, je ne donne plus mon argent à une bonne oeuvre, je ne prie plus je ne médite plus. tous ces objets extérieurs sont les stimulants de ma vie, c'est ce qui d'une manière très physique et psychologique, créé mon plaisir ou mon déplaisir, puis, dans le domaine spirituel, créé mon aspiration ou ma léthargie.
Si aujourd'hui je rencontrais un être de lumière je n'aurai plus aucun problème pour avoir la volonté de méditer chaque jour, alors que jusqu'à présent il faut que je me motive, il faut que je brûle dix bâtons d'encens avant d'avoir l'impression d'être dans un ashram afin que cela me donne envie de méditer, ou il faut que je m'aide des Ave Maria et des Pater en tournedisque, pour pouvoir me sentir dans un état. Tandis que si je me sentais être en présence d'un Maître, d'un Être de Lumière c'est une motivation qui durerait jusqu'à la fin de ma vie ! pourquoi ?
parce que lorsque je suis une âme endormie, je dépends de l'extérieur et de ces simulations pour pouvoir, ne serait-ce que faire ma toilette, m'embellir, arranger la maison, aller à mon travail, donner un peu de moi aux autres et, plus loin, faire ma méditation, mes prières, et apprendre les fondamentales lois de l'univers !
si je n'ai pas une motivation il n'y a plus de vie. Et c'est un engrenage malsain car sitôt que je perdrais ce stimulant extérieur, je perds en même temps la force de vivre. et en tant qu'être humain dont le statut est Divin, je ne peux pas me permettre plus longtemps de dépendre des stimulants extérieurs aussi divins soient-il.
Je dois pouvoir aller faire ma toilette non pas pour plaire à telle fille ou à tel garçon, mais parce que je me sais un temple sacré et que je respecte fondamentalement ce don que m'a fait la Nature. Je dois arranger ma maison non plus parce que mes amis viennent et que je veux donner une bonne image de moi même, ou non pas parce que mon ou ma bien aimée vient et que je veux créer un nid d'amour, mais parce que j'ai le sens sacré de la vie et l'harmonie doit régner autour de moi, même si personne ne viendra le partager.
De la même manière, je dois pouvoir chaque jour entretenir un comportement spirituel, des idées spirituelles et savoir m'instruire, ceci non pas parce que j'ai été stimulé par un Maître et que je vais essayer d'être digne de lui pour aspirer à l'initiation qu'il me donnera d'ici quelques années, mais parce que de nouveau j'ai le sens du sacré. Et que donc j'accomplis. J'accomplis selon ce qui m'est demandé.
Qu'est ce qu'il t'est demandé ? c'est simple. À l'entité humaine qui a commencé d'exister sur la terre, à un moment donné a été confié une petite perle, une perle qu'on appellera l'âme. C'est à la fois un atome d'énergie, un atome de conscience, mais c'est aussi un trésor, Eh oui !
c'est pour cela que tu as parfaitement raison quand tu es pris par ton aspiration de penser que tu dois forcément être au monde pour quelque chose, que tu vis pour un but, tu as raison ! Parce que ce petit éclat de divinité qui t'a été confié est un trésor.
Imagine un enfant un nouveau-né, que tu aimes énormément, parce que tu aimes de voir par exemple le miracle de la vie qui se reproduit sans arrêt. Alors voilà que le nouveau-né arrive, il est le symbole de cette régénération de ce miracle, de cet absolu extraordinaire, et voilà qu'une loi cosmique le démembre, désolidarise chacune de ces cellules, le partage, et voilà qu'entre tous les membres qui étaient là dans l'assemblée une cellule de cet enfant est donnée, confiée, et voilà que l'ange qui préside tout ce travail dit à chaque homme à qui cela a été confié : “tu devras multiplier ce trésor en allant dans le monde, où des énergies te seront données, car Lui seul sait les donner, et tu multiplieras ce trésor.” car la vie en dépend ! que ce soit la nature de dieu lui-même ou que ce soit l'éternel recommencement de ce processus qu'on appelle l'univers et les Humanités et les Hiérarchies, toute la vie en dépend ! dépend de ce renouvellement
et voilà que chacun des assistants, conscients de la tâche, a accepté et est entré dans la Matière.
mais bien sûr au fur et à mesure que l'aventure montre ces zones de joie et ces zones de souffrance, commence à créer cet intermédiaire, qui ne dure pas longtemps mais qui dure quand même et qui fait faire des erreurs, ce petit intermédiaire que l'on appelle la psychologie.
!!!
car c'est dans la psychologie que l'on va retrouver la nature humaine. Sitôt que l'on déferait la psychologie, il y aurait simplement une âme, consciente de ses devoirs et qui se mettrait à accomplir. Et quel est le propre de la psychologie ? Eh bien non pas d'être positive absolument pas ! la psychologie est toujours négative ! négative !
ne pensez pas “tiens voilà cette partie du comportement humain cette partie de l'étape humaine qui s'appelle psychologie où il ya des complexes mais aussi des qualités, il ya des traumatismes mais aussi des qualités. ” Non ! la partie psychologique est la somme de tous vos problèmes et de toutes vos négativités
“”
Si vous avez une qualité ce n'est pas de la psychologie, c'est une énergie en provenance de l'âme. c'est bien compris ! Tout ce qui est positif ne peut pas venir de l'homme, cela vient de l'âme !
“Tout ce qui est positif ne peut pas venir de l'homme, cela vient de l'âme !”
Et ensuite, l'homme l'exécute, le manifeste, le restitue au monde, comme il peut, selon ses talents, selon son niveau initiatique, selon ses décisions.
ça veut dire quoi ? cela devrait vous encourager ce que je vous dis là, parce que cela voudrait dire que tout ce que vous pouvez compter en vous de positif ce sont les moments ou ce sont les forces qui sont déjà à disposition en vous depuis ce centre sacré qui est votre âme, et que, donc, vous n'êtes pas seul que vous ne pouvez pas dire : “tiens moi l'âme je ne connais pas !” vous ne pouvez pas dire “tiens moi l'âme j'ai jamais vu jamais senti jamais connu”
vous ne pouvez pas
car tous vos aspects positifs sont les manifestations de l'âme
ce n'est que lorsque vous manifester des aspects négatifs que vous êtes hors de l'âme, de son rayonnement et de ce qu'elle peut faire à travers vous. et que vous tombez dans un état humain, que l'on va appeler “la psychologie et ses traumatismes”.
alors maintenant fait la liste de tous les moments positifs de ta vie.
une fois que t'auras fait la liste des de ce que tu penses de toi et que tu verras ces deux colonnes, plus moins, plus moins, maintenant fais la liste de tout ce que tu sais et non pas simplement pense mais tout ce que tu sais être positif en toi, toutes tes victoires.
le fait qu'à 6 ans tu es osé donner un coup de pied à ton voisin qui te donnait des coups de pied tous les jours, c'est une victoire !
bien sûr tu vas dire “ce n'est pas mystique de donner des coups de pied !” ne juge pas ce qui est mystique de ce qui ne l'est pas ! sinon c'est le mien que tu vas avoir au derrière ! marque toutes tes victoires ! même si c'est bêtement la victoire à coup de poing sur un ami. ce que je te déconseille c'est de détester ton ami, bien sûr, mais si tu lui as donné cette sérieuse fessée avec joie, avec l'envie de te délivrer de sa bêtise, tout en l'accueillant encore le lendemain pour une nouvelle amitié, eh bien c'est magnifique. c'est une initiation que tu lui as donné ce ne sont pas des coups si tu savais à si je pouvais d'emmener dans les ashrams pour te montrer exorcisé ces pieux que tu as dans la tête qui identifie le bien le mal le mystique non mystique, si tu savais le nombre de coups de bâtons que donne les Maîtres dans les ashrams ! tu serais étonné ! si tu savais le nombre de fois où un Maître semble secouer avec une voix remplie de colère, un disciple. si tu savais combien de fois il l'insulte ! combien de fois il le laisse dormir dehors alors que c'est justement cette nuit-là qu'il pleut le plus et qu'il fait le plus froid. combien de fois il lui retire son bol de riz alors que ça fait précisément deux jours qu'il n'a pas eu le temps de manger. si tu voyais ces choses tu dirais que le Maître c'est plutôt le Diable, que ça ne joue pas avec les évangiles parce que bien sûr l'exemple de la beauté de la bonté du disciple, du Maître et du bon Dieu ce sont les évangiles !
Mais qu'est ce qu'on dit dans les évangiles : j'ai froid couvre moi j'ai faim donne moi en manger, voilà une pêcheresse ne la jugeons pas. toutes ces choses sont vraies toutes ces choses sont bonnes toutes ces choses je les défends. ne croyez pas que je renie les évangiles ! Mais je prétends que vous en faites une très mauvaise application ! Parce que vous avez peur. De quoi ? Vous avez peur de la force et vous avez peur d'appliquer cette force parce qu'il est vrai que vous ne savez pas encore vraiment comment l'appliquer.
vous savez bien qu'il vous manque l'intelligence pour faire le bon choix pour appliquer cette force, parce que vous savez très bien que demain, le coup de poing que vous allez donner à votre voisin, ce n'est pas pour lui dire “non maintenant ça suffit regarde je t'aime !” non. ce sera plutôt pour lui dire : “tu me casses véritablement les pieds ! je vais t'étrangler je vais te réduire je vais t'écraser je vais te tuer te faire disparaître !” et c'est cette haine qui est au fond de toi qui te fait peur, et qui fait que tu n'oses pas donner ce coup de poing, alors que seul un coup de poing pourra ramener la raison chez ton voisin.
Alors ? Est-ce qu'il vaut mieux ne pas donner ce coup de poing, dans la mesure où il est entaché par un peu de haine ?
Je te propose une chose : sois toujours conscient de tes mécanismes, comme je te l'ai proposé au début du discours. Quand tu ressens une émotion, sois conscient de cette émotion, pour aller la voir dans toutes ses raisons d'être et dans tous ses stimuli. Lorsque tu vois que tu es animé, par exemple, par énormément de rancœur et de haine, ne ravale pas ton coup de poing pour autant, travaille là-dessus ! Essaye d'administrer ce coup de poing, plus parce que tu vas essayer de créer un blanc dans la tête de l'individu afin qu'il entende ta proposition : “s'il te plait. À partir de maintenant, si tu m'adresses la parole, c'est en amitié ou plus rien.” Et que cela soit prononcé avec une réelle intention, de façon à ce que l'autre sente que c'est vrai, puis laisse-le faire son choix. Il préférera peut-être continuer à te détester, c'est son problème, ce n'est plus le tien ! Tu as ouvert ton cœur, tu as créé l'instant pour cela et tu étais sincère, après c'est la liberté de l'autre. Passe ton chemin ! Et la prochaine fois qu'il veut te redonner un coup de poing, défends-toi, mais jamais par haine.
Alors il est vrai que tu sens que tes motivations ne sont pas toujours spirituelles ou ni même tolérable par la spiritualité, cependant, lorsque les motivations deviennent de plus en plus élevées, alors on ne sait plus discerner l'action. Pour l'homme ignorant, voilà un homme comme un autre qui est en train d'en battre un autre. Et on te dira : “Mais tu n'es pas un disciple, car si tu étais un disciple tu aurais tendu la joue gauche après que l'on t'ait battu la joue droite, parce que c'est écrit dans le Livre !” Eh oui ! Et chaque jour on te remettra, soit en provenance de la Bible, soit en provenance d'un autre livre que l'on n'aura pas compris, même s'il est bien écrit, on te donnera une version de l'homme idéal que tu n'es pas, puisque tu as fait ceci, tu as fait cela...
Ce qui veut dire que dès demain, lorsque tu commenceras non seulement à être ta propre âme, mais aussi cette force d'action, eh bien on ne te comprendra plus ! Attends-toi à devoir donner beaucoup, sans, non seulement jamais recevoir - mon Dieu ça c'est le moindre des inconvénients ! - mais à devoir donner beaucoup sans même être compris. À devoir donner beaucoup en voyant que, même, on ne prend pas alors que tu sais que c'est ça qu'il faut pour l'autre ! Mais ta force s'est réveillée et ta force te donnera la patience, le courage pour endurer ces choses. La Joie Fondamentale qui fait que même si quelqu'un ne prend pas, même si quelqu'un te déteste, même si quelqu'un est du mal de toi, tu ne seras pas entamé dans ta détermination. Tu auras la joie de savoir ce qui est vrai. As-tu déjà éprouvé cette joie ?
Oh non, je sais bien ! C'est pour ça que je t'en parle ! As-tu déjà connu l'ivresse, la plénitude de Savoir Ce Qui Est Vrai ? Contre vents et marées, contre l'opinion générale, contre le système d'un groupe ou d'une société ? Tout cela contre toi et toi inatteignable, parce que tu baignes dans Ce Que Tu Sais Qui Est Vrai et ta Foi ne bouge pas.
Tu n'es pas comme un fou illuminé qui dit, contre vents et marées, “moi je sais, moi je sais !”, bien sûr ce genre d'illuminés il y en a beaucoup, je ne parle pas de cela du tout. Je ne te souhaite pas de le devenir d'ailleurs. Ce qui peut te garder d'être ce genre d'illuminé, c'est le discernement.
Le discernement
Chaque fois que tu vas commettre un acte spirituel, un dépassement, un sacrifice, parce que ayant bien réfléchi et ayant bien senti ce qui crée toutes tes motivations à l'intérieur, tu fais d'un seul coup le choix de l'argument le plus pur et le plus spirituel, à ce moment-là c'est la Vérité qui s'exprime par toi. Ce qui fait que même si tu dois battre ton ami, tu le bats. Ce qui fait que même si tu dois aujourd'hui donner la seule paire de chaussures qui te reste, tu la donnes. Tu ne discutes pas du volume du sacrifice, tu ne regardes que la nécessité que représente l'autre et l'impératif de ce mécanisme qui est la loi du destin qui passe à travers toi. Eh oui !
Parce que lorsque tu commences à réveiller l'âme et son processus, tu commences à devenir la réponse aux besoins des autres, la réponse aux mystères que n'ont pas réussi à résoudre les autres. Et tu ne pourras plus t'en empêcher.
“Lorsque tu commences à réveiller l'âme et son processus, tu commences à devenir la réponse aux besoins des autres, la réponse aux mystères que n'ont pas réussi à résoudre les autres. Et tu ne pourras plus t'en empêcher.”
Ce qui fait que l'ego que tu essaies de dépasser aujourd'hui parce que tu acceptes de faire un jour de jeûne par semaine, parce que tu fais ton chapelet tous les jours ou que tu fais trois heures de méditation par week-end et que tu sens bien que ton ego est toujours là, eh bien cet ego dont tu essaies de te débarrasser, petit à petit, gentiment, comme effacé par une gomme, il s'en ira parce que de plus en plus prendra place en toi le Plan.
Le Plan
Le Plan c'est quoi ?
C'est un peu comme une mécanique. Je suis une somme d'énergie en mouvement, puisque j'ai compris suffisamment pour commencer à être un peu mon âme, donc je suis une somme d'énergie en mouvement. Les énergies viennent du haut et je les rayonne vers l'extérieur. Et du fait de ce mouvement, je vais commencer à rencontrer des gens dont je dois stimuler le mouvement, ou accélérer le mouvement, ou améliorer le mouvement, ou arranger, réparer le mouvement. Ce qui fait que je ne m'appartiens plus à ce moment-là. Ce qui fait que cet ego commence à disparaître eh oui ! Je ne m'appartiens plus ! Je deviens celui qui doit répondre à la nécessité des autres. Et plus j'accepte ce mouvement, plus je commence à répondre à la nécessité des autres. Et plus la cause de la vie, la cause de ma vie devient prédominante. Et plus cette cause me prend et plus j'ai l'impression d'être habité par Celui que je vais appeler Dieu. Il n'y aura plus de doute en moi.
Parce que je vais bien voir que chaque matin ce n'est pas moi qui choisis mon destin. Mais je vois ce que je dois faire, je le comprends, je le sens et j'accomplis. Je vois ce que je dois dire, je le ressens et je le dis.
Alors où est passée cette grande volonté dont je parlais tout à l'heure ? Qui fait que je peux me choisir un destin comme ceci, un destin comme cela, d'être riche, d'être pauvre, d'être beau, d'être grand, intelligent, plutôt que bête et méchant ? Comment à ce moment-là identifier, vivre cette force du : “Je décide”, alors que de plus en plus je deviens un agent du Destin dans l'Humanité, un agent du Destin entre les hommes et le Plan ?
Eh bien c'est simple à comprendre ! Car la véritable Volonté n'est pas simplement je me veux des beaux et grands orteils, des grandes et belles mains, des grands beaux yeux, un grand et beau cerveau. Au début ça commence comme cela et c'est bien que tu l'articules de la sorte. C'est pour cela que je te le conseille. Mais au fur et à mesure tu vas déplacer l'endroit de ton exigence. Donc, dès demain, si tu décides de t'animer de ce feu de volonté dont j'ai parlé, dès demain tu vas, par exemple pour ta prochaine vie, exiger un beau corps, des beaux yeux. Ça je m'y attends, je connais l'histoire humaine. C'est normal et je te dis : fais-le ! Car de cette manière tu vas créer en toi, tu vas attirer les atomes et les flammes qui vont commencer à faire naître cette volonté sans laquelle, malheureusement, tu ne peux rien être. Je suis désolé. Alors que ce soit pour pouvoir devenir un marin, un grand chanteur, un top model ou tout simplement avoir un beau corps, quel que soit le prétexte, mon Dieu, prends ce prétexte du moment que tu me fabriques cette flamme de Volonté !
Et lorsque tu l'auras, la maturité s'installant au fur et à mesure des jours et des expériences, eh bien tu voudras, chaque jour, de plus en plus, quelque chose qui te concerne de moins en moins. Ce qui fait que de ta prochaine étape ce sera avoir un beau corps pour manifester la gloire de Dieu par exemple, comme le pensent les artistes. Les artistes un peu mystiques et un peu illuminés ils disent : “Seigneur, fais-moi peindre un beau tableau pour que les hommes y voient ta gloire et ta beauté !” Puis, tu réclameras un jour un beau corps pour que, non seulement il rayonne la gloire de Dieu, le talent de la Nature, mais pour que tu puisses attirer des gens afin qu'eux étant attirés par toi, ils entendent ta parole et qu'ils aillent plus vite sur le Chemin.
Puis, ta prochaine motivation sera de dire : “Peu importe le corps, du moment que mon âme est belle, Seigneur envoie-moi toutes les épreuves qu'il me reste à parcourir pour que je sois ce diamant éternel !”
Mais jusqu'à ce que tu sois capable de ce détachement complet, utilise tous les prétextes ! Et, s'il te plait, je t'en supplie, sois honnête avec toi-même ! Tu ne peux pas encore vivre selon ce détachement absolu. Ou du moins tu vas te l'imaginer, et c'est là le plus grand danger ! Tu vas imaginer être à ce point détaché. Tu vas imaginer, à ce point, ne pas vouloir que ce soit la beauté, la richesse et toutes les autres choses que peuvent offrir la Terre, la Terre et tous ses éléments. Cependant, tu n'as pas la force de les réclamer, parce que ta volonté n'est pas encore réveillée. Et voilà l'erreur que tu risques de commettre : c'est de penser que tu es déjà détaché alors que tu n'as pas encore commencé à t'attacher.
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Ne redoute pas de commencer à t'attacher !
Non ! Non ! Non ! Ne pense pas que ce n'est pas mystique ! Ou attention, j'ai promis mon pied au derrière, rappelle-toi ! Ne pense pas que ce n'est pas mystique !
Alors, pour que tu me suives, pour que tu acceptes cette version, essayons de définir ce qu'est la vie.
Qu'est-ce la Vie
Et pour définir ce qu'est la vie, arrache de ton esprit ces repères pesants qui sont pour mes pieds qui viennent se poser vers toi comme autant de tessons de bouteilles qui me coupent la chair.
“Le Bien, le Mal, le bien, le mal, le mal très vilain et le bien très saint...” Arrête !
Regarde plutôt comme un créateur, un éducateur et un alchimiste. Regarde de quelle manière quelqu'un qui, même si ce n'est que par orgueil, quelqu'un qui se prépare à gagner, par exemple, une étape sportive, une rencontre, un match. Même si ce n'est que motivé par l'idée de devenir le plus grand, le plus fort, d'être adulé et de pouvoir avoir toutes les femmes, regarde de quelle manière par ce prétexte il est en train de créer un centre de volonté plus fort que le tien ! S'il crée ce centre de volonté pour une raison trop vaine et illusoire, la Vie ensuite, le processus d'évolution va se charger d'orienter cet argument de la manière la plus spirituelle ! La Vie s'y emploiera ! Alors que toi qui ne développe rien, sous prétexte que tu es déjà très spirituel, eh bien, la Vie ne pourra même pas t'orienter, vers rien du tout ! Car tu n'existes pas ! Voilà ! Y'a y'a y'a y'a y'a... Y'a rien !
Alors ose ! Ose risquer d'être un être humain !
“”
Aie ce culot ! Aie ce courage ! Même si cela te semble être une insolence vis-à-vis de Dieu. Mais, mon Dieu, Il adore les insolents ! Ça c'est marqué dans la Bible, hein ? Toi qui me prends toujours la Bible pour me montrer ce que je dis de contraire à elle, alors là je prends quelque chose qui est écrit noir sur blanc dans le Livre que tu aimes tant. Qu'est-ce qu'il est marqué ?
“Dieu n'aime pas les tièdes, Dieu n'aime pas les tièdes.” “Dieu aime les violents”, même, il est marqué à un moment.
Les violents, les violents c'est quoi ?
Mais ce sont des insolents, ce sont des êtres qui vont d'abord aussi prendre pour eux, avant de savoir prendre en Dieu pour donner aux hommes.
Ose être un être humain !
Le malheur dans les groupes spirituels c'est qu'il y a une grande majorité d'âmes encore endormies qui prétendent, du fait de leur sommeil, être déjà très spirituelles. Et alors on ne peut les mener nulle part !
“Oh moi l'activité sexuelle vous savez, très peu ! Ou alors juste un tout petit peu ! Puis juste comme si j'étais pas vraiment là. C'est bien parce qu'il le faut pour mon mari celui-là.” Ou alors le mari le dira de sa femme : “C'est bien parce qu'elle y est encore très attachée, je me sacrifie Seigneur !”
Mais qui te dit que ton centre sexuel est assez réveillé ? Hein ? Tu ne connais peut-être même pas encore la sexualité ! Que vas-tu faire le jour où tu vas la connaître ? Ah ! C'est là où tu auras des problèmes, parce que tu auras lu déjà au moins une dizaine de livres sur l'énergie sexuelle et comparé à ta vie jusqu'alors, tu penseras : “Eh bien moi, par rapport à tout ce qui est décrit, je suis vraiment très détaché déjà ! Mon énergie doit être au moins dans le chakra cardiaque ! La preuve que c'est que des fois ça me fait mal dans le chakra cardiaque !”
Ou on te dira dans un certain livre, une certaine conférence, ce qui est le type psychologique d'un gourmand ou d'un buveur de bière, et tu diras : “Non, non, moi ! Ce n'est pas cela !” Et peut-être tu n'as pas encore expérimenté cette frénésie de la vie qui fait que tu veux tout ! Même la bière et même ces dix litres de bière ! Que feras-tu le jour où tu auras cette tentation ? Le jour où tu devras prouver que tu es, donc, vraiment vivant et que tu sais faire un choix ? À ce moment-là, tu seras étonné. Tu seras étonné parce que tu diras : “Finalement je suis comme les autres, voilà ! et je vais le cacher ! Parce que cela fait dix ans que je leur parle de telles choses, de telles méditations, de tels et tels trucs, que je leur démontre mon calme. Et finalement j'aime la bière et finalement je vais être sexuel et finalement je vais aimer être orgueilleux ! Je le sens !”
“Comment je vais régler ce problème ?”
Ne le règle pas ! Ne le règle pas s'il te plaît ! Ils vont dire toutes sortes de mauvaises choses sur toi. Essaye ! Là, oui, fais un effort de foi, oui, essaye de ne pas entendre. Bois ta bière ! Va dans tes boîtes de nuit ! Prends ton ou ta fiancée, sois orgueilleux, mais sois conscient ! Au moment où tu fais toutes ces choses, je t'en supplie, le seul acte de spiritualité que je te demande c'est d'être conscient et de regarder quels sont les mécanismes qui se passent, quel réveil d'énergie se passe, et prends ça, très vite, prends ce réveil d'énergie ! Et, très vite, c'est vrai, après jette le reste, tu n'en as plus besoin. Il ne serait plus sage de continuer à être, par exemple, sexuel plus longtemps ou orgueilleux plus longtemps, après c'est vrai ce serait un défaut. Mais ose rentrer dans ce moule, dans cette expérience, de façon à ce que l'énergie arrive.
C'est un peu comme dans certaines de ces histoires où on voit l'aventurier piégé. Les murs sont mécaniques et commencent à avancer, même le plafond est mécanique et commence à descendre et on sent que l'aventurier va être broyé. Eh bien la vie et tous ces événements et même ces défauts c'est cela. Mais dans le broyage de cet aventurier, il y a le déclenchement d'une énergie extraordinaire qui est ton avenir. Et qui est peut être la seule énergie qui fera que dès demain tu seras un guérisseur.
Mais personne, aucun homme de Dieu, aucune grenouille de bénitier ne voudra me croire ! “Voilà qu'il a passé quinze jours terribles à faire une crise d'orgueil insupportable et voilà que le lundi matin il devient guérisseur ! Non ! Ce n'est pas possible Seigneur ! Il y a quelque chose qui ne va pas dans ta logique, moi ça fait mille ans que je prie et je n'arrive même pas à me faire partir cette verrue !”
Pas étonnant, pas étonnant ! Tu pries dans la mollesse, tu pries dans la peur, tu n'oses pas être un être humain, tu n'oses pas montrer ton corps tout nu, tu n'oses pas empoigner ton sexe et le montrer au monde en te disant : “Eh bien oui ! C'est la Nature qui l'a fait ! Eh bien faisons quelque chose avec, mais faisons le gaiment !”
Tu caches, tu caches, tu caches, tu caches ! Alors, comme la voix dont je t'ai parlé tout à l'heure, à force de cacher, de cacher, de cacher, de penser que c'est mauvais, négatif, de cacher, de cacher, tu castres, tu castres !
“Je n'ai plus de voix ou je n'ai plus ce qu'il faut pour opérer les plaisirs sur la Terre, que je sois un homme ou une femme, je n'ai plus de puissance, je n'ai plus rien !”
Pourquoi ?
Parce que je n'ose pas être un être humain !
Alors je te le demande, si je ne t'aurais apporté que cela ce soir, je serais content.
Ose être un être humain !
Ce qui ne veut pas dire que dès demain tu vas sortir de ta voiture et au premier feu rouge aller casser le pare-brise de celui qui t'aura fait une queue de poisson ou quelque chose de sinistre ! Je ne te dis pas que tu dois dès demain prendre l'ascenseur, monter dans le bureau de ton employeur et le secouer en lui disant : “Imbécile, voilà, au moins deux ans que j'attends mon augmentation, alors maintenant c'est où tu passes par la fenêtre ou je l'ai !”
Bien sûr il y aura grâce à ton intelligence, à ton discernement, une multitude de façons d'adapter et de faire et de réclamer toutes ces choses. J'espère pouvoir te faire confiance ! Si je ne peux pas te faire confiance, eh bien demain j'aurai un supplément de Karma, tant pis, ce n'est pas la première fois. Je vais devoir cotiser aux assurances pour rembourser tous les pare-brise qui auront volé en éclats, tout ça parce que mes petits loups s'essayent un peu les dents. Tant pis ! Mais essaye d'être vigilant, essaye d'être conscient et tu verras que au moment où, par exemple, tu diras “non” à quelqu'un mais cette fois-ci avec ta fierté.
N'aie pas peur d'utiliser ta fierté ! Tu veux voir la mienne ? Bien sûr elle est assez différente mais elle existe, elle est celle qui me permet de dire aux éléments : “Lève-toi !” Bien sûr elle n'est pas orgueilleuse mais elle est cette Volonté puissante qui fait que, moi face à un événement, moi face à un obstacle, moi face à un homme, je sais dire “non” ou je sais dire “j'ordonne !”.
Alors développe, non seulement cette même confiance en toi, cette identité, cette fierté, mais aussi laisse-la sortir de toi ! Car la plupart du temps elle est déjà là, je le sais. C'est pour ça que de temps en temps tu réussis quand même, malgré tout, eh oui ! Ça finit par sortir de toi ! Mais ose-la manifester constamment !
Alors demain, voilà qu'il existe dans ton environnement, soit un ami, soit un voisin, soit un collègue de travail, n'importe qui, voilà quelqu'un qui depuis dix ans te prend sérieusement pour un ou une imbécile, qui, de façon régulière, te le fait comprendre et s'amuse à t'humilier devant tout le monde. Et voilà dix ans que tu ne dis rien, voilà dix ans que, en plus, tu te sers de l'événement pour prouver ton humilité àààà Dieeeu, alors que tout ce que tu fais c'est ravaler ta blessure et ta souffrance.
Alors demain, ce que tu dois faire face à ce personnage, c'est une bonne fois pour toute, avec calme, contrôle. Parce qu'il s'agit d'extérioriser ta puissance, pas d'extérioriser ta crise de nerf, attention ce n'est pas la même chose ! Tu dois extérioriser ta puissance, c'est pour ça que dès demain, au feu rouge, tu ne vas pas casser les pare-brises des autres conducteurs. C'est ta puissance que tu contrôles, que tu vas faire sortir.
Dès demain, tu vas regarder cet ennemi, cet obstacle dans les yeux. Tu vas composer avec ton corps. Place-toi bien dans ton corps, comme si tu te placais à l'intérieur de quelque chose que tu te mets à bien ressentir, comme quand tu rentres à l'intérieur de ta voiture. Mets-toi bien dans ton corps. S'il le faut pour cela, joue avec ton corps. Par exemple, plante les deux pieds, les deux jambes bien droites, un peu écartées, comme prêtes à l'attaque en fait. Ou bien si tu es assis, pose tes deux jambes bien droites, en faisant contact avec la Terre. ton dos, bien droit lui aussi, de façon à ce que tu l'impressionnes de pouvoir rayonner, comme un éclat d'obus, tout ce que tu vas dire et penser. Et dans cette assise physique, dans cette certitude morale, tu dis : “Maintenant, c'est terminé !
Contrôles ta voix ! Je te dis il n'est pas question de faire un éclat, de faire une dépression, de faire une crise de nerfs. Il s'agit d'affirmer ta puissance. Alors retrouve cette voix que tu as perdu et qui te permet de dire “Non ! Maintenant c'est terminé !”
Comment retrouver une voix qui soit une voix de puissance ?
Écoute ce que j'ai dit.
“Non, maintenant c'est terminé !”
Qu'est-ce qu'il y a ?
Il y a la prononciation.
Tu appuies ! C'est le signe de ta puissance. Tu appuies !
“Non ! C'est Ter Mi Né !”
Et en même temps tu mets un ton sur chaque syllabe. Comme si tu devais, en fait, chanter ta phrase et par ta chanson démontrer que c'est un “Non” catégorique qui ferme.
Au lieu de dire (voix légèrement appeurée et fatiguée): “Oh ! Non... S'il te plait arrête ! Oh, non c'est terminé, j'en peux plus, j'en peux plus !”
Non, tu es la puissance !
“Non ! C'est Ter Mi Né !”
Et tu n'es pas obligé de hurler pour faire passer ce message. La puissance se fait sentir encore mieux dans le calme, parce qu'elle est la détermination.
Si tu commences à crier, ce n'est pas la puissance. Cela devient de nouveau une énergie astrale. Tu n'es plus dans ton corps. Tu t'es polarisé dans ton énergie astrale où il y a le problème, et voilà que tu es de nouveau pris par l'émotion. Et tu ne vas pas pouvoir contrôler l'impact de ton énergie. Non ! Tu pourras à la limite influencer l'autre en lui faisant pitié. Mais s'il n'est pas capable de pitié, il va au contraire voir qu'il va pouvoir encore te dominer ! Parce que tu es faible, parce que tu es dans ton corps astral.
Alors s'il te plait, chaque fois que tu dois faire prévaloir ton avis face à quelqu'un qui n'a pas l'habitude de te respecter, ou face à quelqu'un dont il est dur d'attirer l'attention, ou face à quelqu'un qui a pris l'habitude d'être ton ennemi, d'abord, prends conscience de ton corps physique. Ancre-toi dans le physique pour faire masse avec les énergies de la Terre de façon à ne pas risquer de te diluer dans le corps astral, parce que là serait la faiblesse.
Compose un certain personnage, si tu en as besoin. Comme de poser tes jambes à même le sol comme un soldat. Et puis administre ta phrase en contrôlant ta voix. Apprends à jouer ce rôle !
Bien sûr, je ne te propose pas, dès demain, de devenir quelqu'un d'impossible qui va désormais imposer sa volonté sans arrêt. Il ne s'agit pas de cela ! Tu devras aussi apprendre quand il s'agit pour toi d'accepter la volonté de l'autre. Parce que l'autre a droit à cet espace, a droit à ce sacrifice de ta part. Après donc, commence des pourparlers avec l'environnement. Et c'est là où ton discernement est suscité. C'est là où tu vas t'apercevoir que, bon, deux, trois fois une colère, deux, trois fois ces éclats de voix, deux, trois fois ces déterminations, mais il ne faudrait pas une quatrième, parce que c'est vrai, ce serait du pur égoïsme dans tel et tel cas. C'est là où ton acte doit devenir spirituel et reconnaître le cas dans lequel c'est un pur égoïsme et t'empêcher de le commettre.
Alors que, dans la plupart des autres cas, je te le répète : empoigne cette énergie ! Affirme toi ! Ose ! Risque la fierté, l'orgueil, la colère ! Ose être un être humain !
L'histoire de l'homme, c'est comme l'histoire de cette petite larve qui rentre dans le cocon et qui devient un papillon. Et il y a un grand nombre de petites larves qui sont dans le cocon protecteur, où il ne se passe pas grand chose, qui croient être déjà des papillons. Parce que la vie est si calme, parce qu'on se dit : “Ah mais moi j'ai bon cœur. J'ai bon, cœur parce que j'ai tel et tel ami qui fait toujours des éclats de voix et je ne dis rien, j'ai la patience, j'attends que ça passe ! J'ai bon cœur, parce que mon mari ou ma femme ont des sacrés caractères, mais je ne me dispute jamais, je ne dis rien.”
Et pour cause ! Tu aurais trop peur de te disputer. Tu aurais trop peur qu'il y ait le divorce parce que tu ne veux pas aller travailler ! Et l'on voudrait me faire croire que c'est du détachement, de la tolérance. C'est la peur du chômage la plupart du temps ! Ce ne sont pas des ailes de papillon, c'est une belle tapisserie que l'on s'est mise à l'intérieur du cocon !
Je ne dis pas ces choses pour te critiquer et pour te montrer que la plupart du temps tu n'es encore qu'une chrysalide dans le cocon, attendant le jour de la transformation. Non, mon Dieu ! Je ne dis pas cela pour te critiquer. Je veux te faire comprendre que la plupart de ce que tu considères aujourd'hui comme “tes détachements” sont tout simplement des activités que tu n'as pas encore rencontrées, dans lesquelles tu n'as pas encore été éprouvé et c'est pour cela que tu n'en as aucune attirance.
Par contre, si en parlant d'une chose, tu saurais, par une conversation, développer le pourquoi et le comment de ton manque d'attraction, de ton manque d'intérêt. À ce moment-là, on pourrait dire : “Oui, tu as fait l'expérience, tu t'es mouillé dans cette expérience, tu as tiré tes conclusions et tu en as déduit un détachement.” Mais tant qu'on est détaché comme ça, parce qu'on ne sait pas bien pourquoi, alors c'est que l'âme ne s'est pas encore enfoncée dans l'expérience.
Alors dès demain, je te demande d'être absolument vivant !
Va dans toutes les ex-pé-riences !
Vas, vis !
J'en ai assez de voir des gens dans leurs cocon ! J'en ai suffisamment parlé la dernière fois que je vous ai rencontré. J'en ai assez de voir des gens dans des cocon !
Maintenant, tu fais un petit trou à gauche, tu fais un petit trou à droite, tu sors les bras ! Un petit trou en bas, à gauche, un petit trou en bas, à droite, tu sors les jambes ! Et même si pendant encore un certain temps, le cocon sera tout autour de toi et autour de ta tête, mon Dieu, mais vis !
Va !
Ose dire les choses ! Quelqu'un te répond mal ? Risque, risque !
Tu vas dire que tu ne connais que par exemple des grands initiés qui savent tout autour de toi et que donc tu ne sais pas prendre part à la parole. Prends part ! Dis la chose ! Même si elle serait bête ! Tu ne veux pas risquer que l'on se moque de toi ? Eh bien, je te dirai : prends le risque de dire cette bêtise ! Non seulement pour toi-même, pour apprendre à parler en face de tous ceux-mêmes que tu considères comme plus grands que toi, ce qui mécaniquement équivaudrait à t'aider à développer cette flamme de ton identité, de ta force. Mais en plus, cela servira d'épreuve de tolérance à ceux qui se disent avoir déjà développé leur flamme. S'ils se moquent de toi d'une manière trop injuste, c'est qu'ils sont encore dans leur cocon ! Bien sûr, dans leur cocon, il y a peut-être une plus grande bibliothèque que dans le tien, mais ils sont dans un cocon quand même ! Et ainsi, tu verrais, tu verrais quelle Humanité est l'Humanité et cela te déculpabiliserait énormément. Tu ne serais plus là en train de te dire : “Ah mon Dieu, moi je ne sais pas ceci, ah mon Dieu, moi je ne sais pas cela, ah mon Dieu, je n'ai rien compris à telle chose !” Alors que même celui qui croit pouvoir tout expliquer à propos des mystères qui t'accablent, en sont encore à commettre les erreurs de la moquerie, de l'intolérance !
Il y a deux sortes de connaissances, vois-tu, pour mon cœur. Mais surtout ce dont je te parle là, ce sont mes valeurs. Tu n'es pas obligé de les prendre et de les faire tienne absolument pas ! Tu n'es pas obligé de devenir mon ami ! Seulement si tu es là, c'est bien pour que nous en parlions, alors ma foi, eh bien je t'en parle !
Pour moi, il y a deux sortes de connaissances. Il y a celles que l'on peut acquérir, que ce soit en écoutant les plus avancés ou que ce soit en lisant ou en développant des dons psychiques soi-même qui nous permettent de comprendre ce qu'est le feu, ce que sont les planètes, ce qu'est le pouvoir des couleurs, le pouvoir des sons, le pouvoir des cristaux... Il y a toute une connaissance, donc, qui va correspondre à une multitude de mystères, mystères cosmiques. Et puis il y a l'autre connaissance, celle que je chéris au-delà de tous ! La seule qui fasse que lorsque je rencontre un homme, il est mon frère et non pas un homme de science. La seule substance qui fasse que lorsque je rencontre ce frère, on puisse fusionner et communier. Et ces connaissances-là, ce ne sont pas les connaissances de ce qu'est le feu, ce qu'est le sel, ce qu'est le souffle, ce qu'est la pierre philosophale, ce que sont les dévas, ce que sont les Hiérarchies, ce qu'est le Soleil, combien d'années a le système solaire, à quelle date précise l'univers s'éteindra...
Pour moi, la connaissance, c'est j'ai en face de moi un ennemi et je l'aime. Et je sais pourquoi je l'aime. Pas simplement parce que je veux plaire à la croix chrétienne qui a guidé ma vie jusqu'à présent, et je veux faire une performance vis-à-vis de Dieu, lui dire : “Voilà, tu m'envoies un ennemi, eh bien tu vois, je peux, je peux, je l'aime, je l'aime ! Regarde, regarde ma victoire !”
Non, je l'aime et je sais pourquoi je l'aime. Parce que je vois son âme. Et je sais que sur ce niveau-là, lui et moi, nous ne sommes qu'Une seule âme. Comment pourrait-il donc y avoir un ennemi ?
Lorsque non seulement nous sommes tous les deux l'âme, mais en plus une seule et même âme. As-tu déjà vu des feuilles en train de scier la branche sur laquelle elles se trouvent ? Non ! Les feuilles savent qu'elles viennent de la branche, que la branche vient du tronc, que le tronc vient de la racine. Et que la racine vient de ce mystère qui est la graine.
Si la feuille est endormie elle va se dire : “Il y a moi, la feuille et puis toutes les autres feuilles et puis elles m'embêtent ! Parce que voilà qu'il a plu un peu et voilà que les autres feuilles se secouent et puis moi qui venais juste de me sécher, je suis de nouveau toute mouillée ! Et puis voilà qu'il y en a une qui tombe et qui me tombe juste pile dessus, qui m'empêche de bronzer, c'est dommage !”
Et puis il y a la feuille qui ne peut plus développer, qui se dit : “Moi la feuille et l'autre feuille, nous sommes sur la même branche, nous sommes donc deux sœurs.”
Et puis sa vision se développe : “Moi la feuille, sœur de l'autre feuille, par la branche qui nous unit, je suis la branche. La branche qui se termine par une multitude de feuilles.”
Puis sa vision s'approfondit et : “Moi la feuille qui suis sœur avec l'autre feuille et qui suis la branche, je suis le tronc.”
Et ça s'approfondit et elle dit : “Je suis aussi la racine.”
Et ça s'approfondit et elle dit : “Je suis la graine.”
Et au moment où elle prend conscience de cela, “je suis la graine”, l'arbre disparaît.
Parce qu'il faut que je vous explique. Au moment où une feuille devient capable de prendre cet état de conscience, cela veut dire que d'autres feuilles le peuvent aussi, ce sont des cycles. D'autres feuilles ont eu suffisamment d'expériences pour pouvoir le faire aussi. Et c'est donc ensemble que d'un seul coup l'arbre disparaît et redevient cette étincelle.
Donc, je te demande, absolument, dès demain, de prendre tous les risques de tes expériences.
Même si admettons que tu fais un mauvais choix et pendant quelque temps tu t'abîmes un petit peu dans quelque chose de trop matériel, du moment que tu le fais avec conscience, je t'assure, en fait tu transformes l'élément en élément spirituel. Ce qui fait que même ce qui aurait risqué d'être trop matériel devient un enrichissement spirituel pour toi. Le fait que tu fasses la chose consciemment est comme la baguette magique d'une fée.
“Le fait que tu fasses la chose consciemment est comme la baguette magique d'une fée.”
Une citrouille devient un élément magique. Une simple petite rivière devient un grand océan. Une simple petite graine devient un grand fruit.
Tandis que si tu fais les choses sans conscience, sans donc aller y puiser un enrichissement, un discernement, une expérience, eh bien même les choses spirituelles, déjà de nature spirituelle que tu pourrais faire, restent vaines. C'est un fruit pourri qui ne te mène nulle part ! Et c'est comme cela que tu fais des heures et des heures de méditation qui ne mènent à rien sinon à te dilater quelquefois le corps astral ! Ce qui fait que tu sors de là encore plus énervé qu'au début ! Encore plus sensuel qu'au début !
Comment ça se fait ?
“Ouah ! Pourtant je n'ai fait que méditer.” Eh oui ! Mais je l'ai fait sans conscience. En attendant que la méditation me tombe dessus. Et à ce moment là, les énergies circulent, s'intensifient à l'endroit où je vibre le plus fort. Et si c'est dans mon corps astral, et bien voilà que mon corps astral se dilate.
Alors que si je fais tout avec un acte de présence, de conscience, j'avance ! J'avance ! Même à l'intérieur de la chose la plus matérielle, j'avance ! Ce qui fait que, non seulement tu peux avoir droit, de ce fait, au bonheur, mais aussi à l'amour. Car dès lors, l'amour n'est plus quelque chose qui n'appartiendrait que à l'activité sexuelle, à l'activité romanesque, à l'activité profane. Cela devient un instrument de fusion qui intensifie ta propre spiritualité, qui intensifie, voire, ton travail, et qui peut devenir le prolongement de ton âme.
Alors que si tu n'ajoutes pas la conscience à toutes ces choses, tout est séparé. Alors effectivement, de seul coup, tu as raison. Le monde est séparé en ce qu'il y a de bon et ce qu'il y a de mauvais. Alors c'est vrai, à ce moment-là, le sexe c'est pas bien. C'est vrai à ce moment-là, la gourmandie c'est pas bien, la fête c'est pas bien, les désirs c'est pas bien, la richesse c'est pas bien ! C'est vrai, tu as raison, ce monde-là existe ! Mais il existe pourquoi ? Parce qu'à un moment donné, tu as cessé d'être conscient, tu as cessé de t'enrichir par ton expérience. Tu as cessé de tirer des conclusions, de faire quelques petites analyses. Tu as cessé de trouver le prétexte pour intensifier cette volonté, cette flamme. Ce qui fait que c'est vrai, tu as raison, il faut te garder absolument, de faire telle et telle chose ! Mon Dieu ! Ah aah ! Ah ! Tu as raison, il faut t'en garder !
Mais si tu veux travailler avec moi, il faut faire tout le contraire !
Il faut reprendre ton insolence, il faut retrouver ce culot qui est propre à l'être humain. Il faut aller dans toutes les expériences dites interdites ! Moi je te les accorde. Simplement, fais-les de la manière que je te l'ai demandé. Car sitôt que tu la ferais uniquement pour ton égoïsme, alors là c'est vrai, toutes les énergies seraient contre toi. Pas simplement moi, toute, même ta propre âme, et tu serais broyé ! Que ce soit dans la dépression, la malchance, peut-être une ou deux maladies et tu serais broyé.
Donc tu vois, même au pire en fait, il y aurait toujours un petit signe qui t'indique quelle est la voie. Alors puisqu'il y a toujours ce petit signe qui t'indique, je t'en prie, j'espère que je t'aurai suffisamment motivé en insistant autant sur le sujet :
Va dans l'expérience ! Demain, sors de chez toi ! Va dans les groupes ! Parle avec les gens ! Invite-les ! Laisse-toi inviter ! Inscris-toi à tel club ! Même si ce n'est que pour faire de la voile ! Mon Dieu, tu ne peux pas savoir combien de choses l'on apprend rien qu'en faisant de la voile, ou du hockey sur glace ou du basket, comme vous dites ! Ou même ne serait-ce qu'en allant jouer au tiercé ! Ce n'est pas mystique ! Eh oui ! Mais on en apprend des choses. Mais si tu y vas de manière consciente !
Tiens, prenons cet exemple. Prenons notre petit Paul qui va vers le bar-tabac pour jouer au tiercé. Qu'est-ce qu'il y a à prendre là-dedans ? Eh bien, tu dois être conscient de ce qui t'amène au bar-tabac. Pourquoi tu veux jouer au tiercé ?
C'est cela, être conscient. Poses-toi la question : pourquoi je veux jouer au tiercé ?
Et regarde en toi toutes tes raisons. Une par une. Prends en conscience !
Élimine celles qui sont uniquement une illusion, prends celles qui auraient une chance de devenir une réalité, et regarde si c'est le tiercé qui peut répondre le mieux à leurs manifestations. Et regarde s'il n'y a pas une autre solution, peut-être plus sûre que le tiercé.
Regarde si, pour acquérir ce que tu veux acquérir, il n'est peut-être pas plus judicieux d'inventer telle ou telle chose, de changer de travail, de te mettre à économiser un peu pour pouvoir fonder une entreprise. Et c'est là que, d'un seul coup, en t'interrogeant, en étant conscient, sincèrement, à propos d'une simple chose comme le tiercé, tu prends conscience de ce que tu peux faire, demain, pour pouvoir obtenir par des moyens, non pas plus spirituels mais plus vrais - car la chance ne va pas forcément tomber sur toi - obtenir par des moyens les plus vrais, que tu peux contrôler, parce que tu les décides et que tu les organises, l'élévation sociale que tu souhaites.
Seulement voilà ! Bien sûr ! Il faut arrêter de rêver ! Il faudra arrêter de rêver. Il faudra concevoir que, dès demain, et pendant toute une année, j'économise pour pouvoir créer mon entreprise, de façon à pouvoir être crédible vis-à-vis d'une banque et demander un prêt. Donc, en même temps que je te demande de participer à toutes ces expériences de façon concrètes, de façon consciente, tu vas voir que le taux de conscience avec lequel tu participes à l'expérience va détruire tes illusions. Et tu verras que, dans chacune de tes activités ou chacun de tes retraits, de tes reculs, tu étais animé par une illusion. Une illusion !
Et que c'est ça que je veux arrêter ! C'est ça que je veux détruire !
C'est ce qui m'empêche de venir te serrer la main ! C'est tant qu'il y a ce rideau qui s'agite sans arrêt entre toi et moi !
Alors vas-y, paf ! On l'enlève !
Et pour cela, eh bien, quelquefois, rentre dans l'expérience !
Tu ne peux pas savoir combien d'énergie tu réveilles en appartenant tout simplement à un club sportif. Eh oui ! Ça paraît tellement banal d'y appartenir et pourtant, et pourtant ! Tu mets là à l'épreuve le sens de ta fraternité. Le sens de la coordination, ce qui est une activité importante pour le cerveau entre autres. Tu mets à l'épreuve le sens de ta disponibilité. Est-ce que quand je rentre dans le club, je dis bonjour à tout le monde et je souris ? Ou est-ce que j'attends que l'on vienne me saluer ? Ou est-ce que je ne dis rien même si on me salue ? Et ainsi, en observant mes réactions à l'intérieur du groupe, je peux, si je fais cela d'une manière consciente, prendre le groupe comme un miroir et voir où sont mes problèmes.
“Tiens, je n'ose pas moi tout de suite et tout seul aller dire bonjour. Il faut que quelqu'un m'ait d'abord rassuré, au moins un seul, en me disant en premier bonjour. Alors ça me rassure, je me sens accepter, alors ensuite je vais dire bonjour à tout le monde.”
Là le groupe est magnifique, il te montre où est ton problème. Et ce n'est qu'un club de foot, de basket ou de bridge ! Et il te montre éminemment mieux qu'un curé, mieux qu'un psychiatre, mieux qu'un swami qui n'a pas le temps de te parler. Il te montre où est ton problème.
Pourquoi te replies-tu comme cela sur toi-même ? Pourquoi faut-il qu'on fasse toujours le premier pas vers toi pour te faire le signal, ainsi, que tu es accepté, ainsi tu te mélanges à nous comme le lait accepte de se mélanger enfin au café ? Pourquoi es-tu replié sur toi-même en pensant “je suis différent, je suis différente, je ne suis pas forte” ?
[...] une bonne fois pour toutes. Et quand tu rentres dans ce club, rentre en ouvrant la porte comme si tu ouvrirais les portes battant d'un salon et dire : “Bonjour !” Bien sûr cela va étonner tout le monde, ça fait 6 ans que tu ne dis rien !
Ne sois pas étonné à avoir l'air bête et que tout le monde te regarde avec des gros yeux ! Tu t'attendrais bien sûr à une première réaction toute différente, mais forcément les gens seront étonnés ! Seront tellement étonnés qu'ils ne répondront pas ! Ils vont dire : “Tiens, il se passe quelque chose, d'habitude il ne dit rien, il faut laisser tranquille ! Qu'il se retrouve...” Alors, le deuxième jour tu y retournes, tu mets bien tes baskets et quand tu laces ces lacets, pense que tu es déterminé, que tu veux te montrer, que tu veux leur donner, que tu veux partager, que ce sera au nom de Dieu cette fois-ci que tu vas jouer ta partie de basket ou de handball ou je ne sais quoi d'autre. Et de nouveau tu rentres et tu fais battre ses portes de saloon : “Bonjour !”
Et là, les gens vont comprendre que cette fois-ci c'est le Soleil qui rentre ! Que cette fois-ci tu as changé, que tu t'es ouvert, que tu es là, avec eux ! Et tu vas voir de quelle manière ils vont t'accueillir, de quelle manière ils vont te dire : “Mais tu as des nouveaux baskets ?” “Mais non, ça fait 6 ans que j'ai les mêmes !” Mais, tiens ça c'est drôle alors ! Tout va être nouveau pour eux. Tout ! Tout ! Et lorsque tu vas jouer avec eux, ils vont plus te passer la balle parce que tu es vivant, tu es un joueur, ils vont compter sur toi ! Alors que tant que tu étais une forme, mon Dieu, une forme !
Ose ! Ose assumer la vie ! Ose être vivant ! Et de partager ce grand cri et ce grand mouvement ! Vas-y ! Vas-y !
Je veux te motiver ce soir ! Parce que si demain lorsque je vous passerai tous en revue comme je le fais à chaque fois, si j'en vois un qui, de nouveau, va dans la vie timidement, attendez-vous à certaines réactions ! Attendez-vous à cela.
Je passe tout le monde en revue, tout le temps, oui ! Et c'est pour cela que quelquefois je vous avoue être si triste. C'est pour cela que, des fois, je vous avoue ne plus vouloir continuer. Parce que je vois. Je vois que vous ne faites pas, je vois que je parle dans le désert. C'est normal, c'est normal, je le sais ! C'est écrit dans la Bible, même ! Mais, de temps en temps, je voudrais qu'au moins ceux qui sont prêts et proches de faire le pas, osent le faire. Ceux qui me blessent, ce ne sont pas ceux que je sais qui ne bougeront pas encore, ce sont ceux que je sais qui pourraient bouger s'ils le voulaient, parce qu'ils sont proches. Ils ont déjà tout entre les mains, les jambes déliées, les chaussures aux pieds, l'énergie en place et il reste simplement une part de cette illusion et de ce sommeil qui traîne, qui traîne, qui traîne ! Et qui a besoin de ta décision pour partir et te libérer ! Alors prends cette décision ! Dès demain, sois un homme vivant ! Vivant ! Absolument !
“”
Tu vas me dire : “Mais ce n'est pas facile dans mon travail ! C'est plutôt un travail qui m'endort, la preuve je m'endors toujours sur le cours de dix heures et demie et pour de vrai ! Parce que je tape à la machine, parce que je tape à la machine, parce que je tape à la machine... Parce que je n'ai qu'à faire des comptes et que je ne vois personne ! Comment apporter la joie, alors, dans ce genre de travail ?”
Je te comprends et je connais toutes ces situations. J'observe suffisamment l'Humanité pour me rendre compte des difficultés du système, du manque de souplesse de la société que l'homme expérimente du côté occidental. Mais je peux te dire quand même cette chose : partage avec tes chiffres ! Joue avec tes colonnes de chiffres ! Anime-les, anime-les, comme si elles se trouvaient vivantes ! Et fais tes colonnes de chiffres avec joie, de façon à ce que lorsque dans le couloir, les responsables passeront, ils sont attirés et se disent : “Mais ? Je n'ai rien à faire dans cette pièce. Je n'ai rien à dire à cette personne, parce que c'est un ou une petite employée, mais je ne sais pas pourquoi j'ai envie d'aller lui dire bonjour aujourd'hui ! Voilà !” Et voilà que ton responsable entre ou qu'un visiteur d'une autre entreprise, qui cherche justement une autre employée entre, là, justement, sans aucune raison, il ne peut pas se l'expliquer. Et voilà que c'est le coup de foudre ! Toi qui joues, qui jongle avec les chiffres avec joie et la secrétaire de bonne humeur qui cherche désespérément, depuis 25 ans, pour son entreprise et voilà que vous vous rencontrez. Tu sors de ton trou et il intègre quelqu'un qu'il cherchait désespérément. Et voilà un beau mariage ! Et tout ça par les chiffres ! Des chiffres qui dansaient sous ta plume, dans ton esprit, des chiffres qui rayonnaient et qui faisaient de ton petit bureau une pièce attractive. Que quelqu'un d'intuitif a remarqué et où il n'a pas pu s'empêcher d'entrer.
De la même manière, si tu es cuistot au fin fond d'une vieille auberge qui ne ramène plus comme le client que plutôt l'âne et le cheval du paysan d'en face, peu importe ! Épluche tes pommes de terre, épluche tes carottes, prépare ta salade, comme si tout cela était des éléments de joie ! Bien sûr, tu vas me dire : “Ça ne semble pas très réel ! Moi, je suis réaliste ! Moi, pour être content il ne me faut pas une carotte, il me faut être au Service de l'Humanité !” Un autre me dira : “Je suis réaliste ! Moi, pour être content, il ne faut pas que j'imagine des colonnes de chiffres qui dansent et qui me rendent heureux et que je rends heureux. Il me faut être dans un métier où je m'épanouis, où il y a du contact, de l'animation, de la création !” ou “Il me faut être bien marié”, ou “il me faut avoir cet enfant que je veux désespérément !” ou “Il me faut réussir cette méditation que je fais depuis dix ans !” ou “Il me faut rencontrer Koot Humi parce que je l'ai décidé !” Et voilà !
Qu'est ce qui nous empêche d'être heureux ? Les programmes que l'on se fait ! Les recettes que l'on exige ! Les limitations, donc, que l'on crée à notre bonheur. “Moi pour être heureux il me faut ça ! Moi pour être heureux il me faut ceci ! Moi pour être heureux il me faut être cela ! Il me faut quoi ? Être le disciple de Koot Humi, sans ça pas de bonheur !”
Mais comment veux tu devenir le disciple de Koot Humi ou de quelqu'un d'autre, si tu n'es pas d'abord le bonheur ? Si par cette joie, par ce feu, tu n'accomplis pas tout ce qu'il faut accomplir pour devenir le disciple de Koot Humi ou d'un autre ? Voilà l'effort que je te demande ! Voilà la seule foi que je te demande ! Je ne te demande pas la foi en Dieu, ni la foi dans les Maîtres, ni la foi dans toutes les Hiérarchies qui existent ! Je te demande une seule foi, précise, forte, miraculeuse, dans l'adversité, environné par toutes les choses qui ne te plaisent pas et ne te plairont jamais ! Sois la Force ! Sois la Joie ! Et Dieu viendra !
“Sois la Force ! Sois la Joie ! Et Dieu viendra !”
Car Dieu est cette chose miraculeuse et incompréhensible qui arrive, lorsque, malgré tout et contre tout, on reste la Force et la Joie.
Sans ces deux éléments, on devient captif, non seulement de la négativité, mais de tous les plans inférieurs à cause de cette négativité. Donc, à la suite, on va s'abîmer. Puisque l'on est malheureux, on va chercher des compensations. Et des compensations qui ont des décharges vibratoires très fortes pour compenser tout le malheur que l'on éprouve. Et là on s'abime ! Et là on devient un buveur de bière, non pas à la gloire de Dieu, mais à cause du malheur que l'on a et que l'on veut fuir. On devient un grand fumeur, mon Dieu, pas parce que c'est un éclat de joie dans un ciel d'été, mais parce qu'on veut fuir ses peines, ses angoisses. Et là, tu es inatteignable, personne ne peut aller te chercher ! Il faut un autre être humain comme toi, qui puisse te toucher, qui soit tangible. Parce que, dans le fond de ce trou, tu ne peux plus avoir la foi, que ce soit en un Maître qui reste sur le plan invisible, ou que ce soit en un Maître, même incarné, mais qui se trouverait en Inde ou ailleurs. Il te faut quelqu'un qui est là, comme toi, qui te touche, et qui, progressivement, rebâtit ton énergie. Depuis le Plan Physique, en te touchant, depuis le Plan Émotionnel, en focalisant tous tes espoirs, sur le Plan Mental, en focalisant tes efforts pour te maintenir de nouveau stable. Puis, après, il peut te relancer dans la vie. Tu peux de nouveau avoir foi en ce que tu ne vois pas.
Je te demande cette foi-là ! Pas la foi religieuse ! Tu auras remarqué toi même que, quelquefois, au milieu de tes problèmes tu auras prié, et parce que tu ne pouvais plus animer ton cœur avec cette ardeur, tu as simplement parlé à quelqu'un, que tu disais : “Ben, ma foi, on ne sait jamais ! Si après tout Il existe, Il m'entendra !” Mais tu ne pouvais plus prier avec l'ardeur. Donc je ne te demande pas la foi en Dieu. Ce qui te permettrait de continuer à voir l'ardeur, c'est si, au milieu de l'adversité, je te le répète, tu gardes la Force et la Joie !
Alors, même dans un gros problème, après, par exemple, une première crise de désespoir qui serait une attitude tout à fait normale et excusable, une première crise de désespoir, de larmes, voilà que tu reprends ton épée, voilà que tu reprends ta coupe, et voilà que tu peux de nouveau, soit servir Dieu ou être servi par Dieu. Car il sait quand tu as besoin de lui.
“Dieu sait quand tu as besoin de Lui.”
En fait tu n'as pas besoin de le prier, tu n'as pas besoin de lui demander, de lui rappeler que tu as mal, que tu n'es pas bien, qu'il faudrait changer ceci, qu'il faudrait changer cela, qu'il faudrait qu'il te fasse rencontrer Untel, Unetelle... Il le sait ! Il le sait très bien ! Seulement, quelquefois, tu ne te disposes pas toi même à être servi par Dieu. Eh non ! Pourquoi ?
Parce que tu es plein d'exigences ! Comme je viens de te le dire, tu dis à Dieu : “Je ne me contente pas d'une salade ! Moi, il faut que je sois, par exemple, un grand Serviteur ! Alors ça me donne un destin extraordinaire, mon coeur s'illumine, mes yeux te voient et hop !, il n'y a plus de problème !”
Et souvent, avant d'être un serviteur, il faut être un bon éplucheur de salade ! Pourquoi ? Pourquoi ?
Parce que là est l'épreuve de la vraie Foi ! La preuve pour voir si tu vas garder le courage, la preuve pour voir si tu vas garder cette joie fondamentale. Parce qu'une fois que tu seras au Service, face aux ennemis, face aux gens qui essaieront de te détruire, face à ceux qui te comprendront à un moment et puis se détourneront de toi, alors que tu auras commencé à y placer ton amour, face à toutes les montagnes qu'il y aura à soulever, face aussi à toi même qui d'un seul coup ne pourra plus aller plus loin, à cause de la fatigue, à cause du désespoir, à cause de la nature humaine, il te faudra avoir, bien ancré, en toi, grâce aux salades que tu as épluchées dans la tente, cette Force et cette Joie ! Il la faudra ! Alors ne va pas trop vite !
Si tu remarques que pour l'instant ta vie c'est l'antichambre du service à cause de l'épluchage des légumes, à cause qu'il te faut servir le thé et que c'est toujours sur toi que cela tombe, c'est toujours à toi que l'on fait faire les services domestiques, peu importe ! Ne dis rien ! Fais ces choses avec force, avec joie. Et, le jour où tu auras développé la vraie Force, la vraie Joie, tu verras, un miracle va se passer.
Comme d'habitude, le groupe te dira : “Allez ! Va nous faire une tasse de thé !” Puis, d'un seul coup, ensemble ils se regarderont, ils seront pâles, ils éprouveront la honte dans leur cœur et ils te diront : “Mon Dieu ! Mais excuse nous ! On ne savait pas depuis tout ce temps qu'on te donnait cet ordre d'une manière si méprisante ! Maintenant c'est nous qui allons te servir le thé !”
Et s'ils font ce revirement, ce n'est pas parce qu'ils comprendront que, voilà six mois, que voilà dix ans qu'ils te réclament le thé. Ils vont vouloir te servir le thé parce qu'ils sentiront que tu es une identité, que tu es une personne vraie avec un rayonnement vrai et ils voudront te servir. Car à l'instant où tu commences à être le rayonnement, les hommes te reconnaissent et ils te servent. Les hommes te reconnaissent et les plus sensés d'entre eux veulent te protéger. Les hommes te reconnaissent et les plus intelligents d'entre eux t'aident dans ton travail. Les hommes te reconnaissent et les plus grands d'entre eux se font même tuer pour toi, s'il le faut. Parce que ce n'est plus simplement pour toi un être humain qu'ils adorent, c'est à travers toi, pour Dieu, pour les hommes, pour cet idéal qu'ils vivent eux aussi. Et tout cela a commencé avec quoi ? Avec l'épluchage des légumes, dans le silence, dans l'antichambre. Cette antichambre est le meilleur endroit pour galvaniser tes forces. Je te le demande.
Alors. J'en ai terminé avec mon discours. Je vais répondre brièvement à la question qui m'a été posée.
Des groupes se forment, il semblerait qu'il y ait des tendances beaucoup plus humaines dans l'Humanité, par des organismes tels que l'entraide entre les peuples, et d'un autre côté il y a des cloisonnements politiques, les séparations des nations. Ceci j'en ai déjà parlé. Le problème provient de ce que l'Humanité, en majorité, ne connaît pas la communication.
La Communication
Alors ceux qui au fur et à mesure de leurs expériences se sont développés pour commencer à comprendre ce qu'est la communication. Et dans la communication il y a aussi le don de soi, il y a aussi ressentir le besoin de l'autre : il a besoin d'un bol de riz, il a besoin d'une couverture. Alors il y a un grand nombre de ces êtres humains qui savent ce que la communication est communiquer et être à l'écoute, alors ils constituent ces divers groupes pour aller aider, pour aller instruire, pour aller soulager. Et puis, il y a les autres, ceux qui face à l'évolution sont restés un peu comme dans un état d'échec et qui, donc, manquent complètement des moyens de communication.
Et, je vous l'ai dit, la politique sera l'endroit où cet échec sera ressenti le plus durement. Pourquoi ? Parce que pour l'instant c'est la politique qui gère en grande partie la relation humaine, la relation sociale. Donc, tous les secteurs et tous les endroits, en l'homme, mais aussi dans les systèmes, où les hommes qui détiennent les clefs de ces systèmes n'auront pas réussi à comprendre la communication, tous ces secteurs seront en crise et en guerre s'il le faut. Mais cela ne provient pas de ce que “tiens, voilà des hommes qui n'ont pas suffisamment évolué, sont restés à un stade très rétréci, très opaque, ils se battent encore comme des bêtes !”, ce n'est pas la conclusion qu'il faut tirer. C'est que leur manque de communication, leur défaut, les amène forcément à la violence. Car dès qu'il n'y a pas communication, il y a violence, c'est inévitable !
“Dès qu'il n'y a pas communication, il y a violence, c'est inévitable !”
Et c'est pour cela que dans les familles, la communication si elle est malade peut aboutir à de telles violences de la part du père qui va battre son fils, pour finalement imposer sa loi. Ou du fils qui va tout casser dans la maison chaque fois que le père va lui dire comment faire ceci et comment vivre sa vie. Ou de la violence qu'il développera dans la rue, à l'extérieur, en frappant tous ses amis ou en cassant des voitures. Parce que la communication, la vraie, n'existe pas dans sa famille.
Une grande part de l'équilibre dans l'être humain - et aussi dans le Monde, puisque l'homme crée le Monde - une grande part de son équilibre vient de la qualité de communication qu'il peut avoir avec les autres.
“Une grande part de l'équilibre dans l'être humain - et aussi dans le Monde, puisque l'homme crée le Monde - vient de la qualité de communication qu'il peut avoir avec les autres.”
De la qualité de communication avec l'autre, il en construit une qualité de communication avec lui-même et son monde intérieur. C'est donc très important.
Et si, donc, je n'ai pas les moyens de communiquer, tant que je suis une jeune âme je vais violenter le monde. Ce sera pour moi comme un exorcisme, comme un moyen de me faire voir, de prouver au monde que, malgré sa bêtise je suis encore vivant. Et c'est pour cela que la violence fait partie du processus, parce que je veux prouver au monde que je suis vivant, que je suis là ! Mince !, que l'on m'écoute un peu ! Bien sûr, ce qui est dommage généralement, c'est qu'après le déclenchement de ce processus de violence, l'individu qui expérimente la violence est hors de la possibilité de communiquer. Il n'entend plus. Il est rentré dans la violence et on ne peut plus discuter avec lui, on ne peut plus communiquer avec sa substance. Même si à ce moment-là on se mettrait complètement à sa portée. Il faut du temps, et quelquefois il faut tout simplement une autre vie.
Donc communiquer fait partie d'un processus non seulement vital pour l'homme, vital entre les hommes, vital dans la relation entre l'homme et Dieu, mais c'est aussi, à part entière, un cheminement spirituel. Et c'est pour cela que j'ai intégré la question, parce que cela me permet de prolonger le discours que je viens de faire.
L'homme ne communique pas. Pourquoi ?
Parce que c'est un risque ! De nouveau il n'ose pas prendre le risque !
Il a des repères, il sait que dans telle et telle partie de la société, il est bon de ne pas dire “Ah ! J'ai mal au dos”, il est bon de ne pas dire “j'ai mal à la gorge, j'ai mal au ventre”. Il sera de très bon ton ventre, de dire : “je n'ai rien du tout très cher !”, mais, par contre, n'est-ce pas, j'ai dépensé dix mille francs pour ma nouvelle jupe !”, ou bien : “J'ai commandé du homard chez monsieur Untel pour mes invités de samedi soir, où il y aura monsieur le comte ! N'est-ce pas ? Vous n'avez pas oublié, vous y serez ?” Et on ne dit pas “j'ai mal au ventre, j'en ai rien à faire du caviar, j'en ai rien à faire de ta jupe, j'ai mal au ventre !” Non ! On s'est fait des repères, l'homme a construit dans la société une multitude de systèmes avec ses repères, avec ses jeux, avec ses compositions, ses rôles ! Qu'est-ce qui se passerait si, au milieu d'une réception de la sorte, d'un seul coup la maîtresse de maison, toute de grands noms vêtue, toute de grands noms coiffée, s'exprimait : “Mes amis ! Aidez-moi ! J'ai mal au ventre !” ? Tout le monde dirait : “Mais quelle faute de goût ! Quel manque d'éducation ! Étaler la vie de son ventre comme cela, devant tout le monde ! Mon Dieu, je ne reviendrai plus !”
Pareil dans un autre milieu, où alors là on parle trop du mal au ventre, et où jamais l'on essaye de s'intéresser à un vers d'un poète, où jamais l'on essaye de faire un petit peu de la beauté dans la maison, il n'y a que le mal au ventre qui compte, et de manière égocentrique ! Si bien que le mari qui va avoir mal au ventre va gâcher la vie de sa femme qui, elle, n'aura pas le droit d'avoir mal au ventre, parce qu'il faudra qu'elle aille sans arrêt soigner le mal au ventre de son mari ! Qui n'aura pas le temps d'aller lire quelques vers d'un poète pour élever ses pensées, parce qu'il faudra s'occuper du mal au ventre de son mari : courir à la pharmacie pour prendre des cataplasmes, revenir à la maison, lui faire les cataplasmes, rester au bord du lit parce qu'un cataplasme avec les mains dessus ça marche toujours mieux !
Ce qui fait que voilà un monde où l'on n'essaye pas de devenir meilleur et où l'on s'y abime ! Et voilà un autre monde où l'on tente trop de devenir meilleur au dessus de soi-même et où on n'y arrive pas !
Il faut un juste équilibre.
Voilà un homme ou une femme ayant de la classe : quand on a l'équilibre ! Il faut pouvoir dire et avouer avec simplicité, partage, “J'ai mal au ventre”, et en même temps savoir se détourner de son mal de ventre pour pouvoir partager avec des amis un tableau, un poème, une musique. Les deux en même temps. Et, généralement, c'est parce que l'on va pouvoir faire les deux en même temps que l'un va être la réponse à l'autre. C'est ce qui fait qu'une musique va pouvoir calmer votre douleur, c'est ce qui fait que la voix de votre ami qui est en train de déclamer les quelques vers tout en posant sa main sur votre ventre où vous avez mal, va faire effacer la douleur. Il ne sera pas guérisseur pour autant, ce n'est pas un miracle, c'est parce que lorsque l'on vit sur les deux plans en même temps, je communique et je donne en même temps, je communique et je prends en même temps. Je fais tout simplement circuler les énergies d'un plan à l'autre ! Et la beauté qu'il y a dans le poème que mon ami est en train de lire, la beauté c'est une énergie, eh oui ! C'est une énergie !
“la beauté c'est une énergie.”
Une énergie d'autant plus vivante que je m'en rends conscient par la lecture, d'autant plus vivante que tous mes amis qui sont en train de l'écouter avec moi sont en train de vibrer par cette beauté et voilà que en même temps et juste avant j'ai dit à mes amis : “J'ai mal au ventre, j'ai besoin de vous aujourd'hui.” Voilà que cette énergie rendue vivante va pouvoir entrer en moi, parce que j'ai avoué, j'ai partagé, j'ai pu prendre, Dieu a pu me Servir à ce moment-là.
Tandis que si je me referme, si je cache, même un guérisseur ne pourra rien pour moi ! Eh oui ! Alors que je vais le voir pour ça, alors que je lui dis : “Sauve moi ! Je n'en peux plus !” Il ne peut rien ! Alors qu'il est bon avec tout le monde, il ne peut rien pour moi ! Pourquoi ?
J'ai caché, toujours caché ! Je suis en colère, je le cache ! Je suis jaloux, je le cache ! Je voudrais devenir très riche, je ne l'avoue jamais parce que ce n'est pas spirituel. Je voudrais passer la nuit avec telle femme ou avec tel homme, je le cache. J'ai tel et tel autre désir, je le cache. J'ai mal, je le cache. Ou alors tout en l'avouant, je le cache parce que je dis avoir mal pour d'autres raisons. Je me dis : “Enfin, c'est peut-être les chakras, non ce n'est pas parce que chaque soir je mange trop de chocolat.” Et je mange trop de chocolat parce que je ne peux plus me supporter dans cette boule dans laquelle je m'enferme parce que je cache tout ! Même quand je vais dire “j'ai mal au foie”, ce ne sera pas en avouant : “Mais je mange trop de chocolat parce que j'ai quelques ennuis. C'est bête je sais mais j'en suis là malheureusement. Aide-moi !” Non, je vais dire : “Je reçois sans doute trop de prana, alors ça brûle la rate donc ça dérange un peu le foie !”
S'il y a bien une chose qui rend tout à fait impossible la main de Dieu sur vous, tout à fait impossible la grâce de Dieu sur vous, qui vous rend complètement imperméable à la grâce de Dieu, c'est le mensonge !
Mais dès demain lorsque vous allez faire cette liste dont je vous ai parlé, à propos de ce que vous connaissez de vous, de bien, de mal, de raté et de réussi, vous verrez que vous allez voir vos mensonges ! Eh oui ! On s'entoure d'une multitude de mensonges. Oh ! Je ne te critique pas en disant cela, non ! Non, reste tranquille, n'aie pas peur de moi ! Non, je ne te critique pas !
Ses mensonges
On a tous plein de mensonges, on les fabrique, on les anime, on les montre aux autres, c'est pratiquement le seul moyen par lequel on est en relation avec l'autre : mon mensonge avec le tien.
“Ah tout va très bien !”, “Oh ben moi aussi !”, et puis deux minutes après tout le monde pleure ! Mon mensonge a rencontré ton mensonge. Et que ce racontent deux mensonges quand ils se rencontrent ? Des histoires de mensonges ! Et avec cela on fait même de la spiritualité ! “Tu vas bien ?”, “Oh ! Oui, oui, je médite tous les jours !” En vérité peut être une fois par mois !
Ce qui ne veut pas dire que vous devez raconter votre vie, non ! Ce qui ne veut pas dire que vous devez avouer tout ce que vous êtes, même les choses les plus malsaines et les plus basses, non ! Gardez votre pudeur, gardez votre vie privée ! Ne la cachez pas ! Ça c'est autre chose. Le mouvement vibratoire qui se passe dans votre être et dans votre psychologie est complètement différent.
Si quelqu'un vous pose une question, vous ne voulez pas y répondre, ne fabriquez pas un mensonge, dites lui simplement : “C'est mon secret.” Dites lui : “C'est ma vie privée.” Dites lui : “Pour encore quelques temps et pour une raison que je ne peux pas t'exprimer, ça reste mon affaire. Après on en parlera je te promets, on verra.” Signifiez que c'est votre secret, votre vie privée. Alors que si vous donnez une raison détournée, alors que si vous créez un petit mensonge, qui apparemment pour vous ne semble pas être un mensonge, c'est juste “une diplomatie dans la relation humaine”, vous ne pouvez pas vous imaginer l'impact vibratoire que cela a dans votre aura, dans votre esprit, sur vos chakras. Le mensonge n'est pas tolérable, sous aucun prétexte ! Vous m'entendez ? Sous aucun prétexte ! Ne dites rien, mais ne dites pas un mensonge !
“Le mensonge n'est pas tolérable, sous aucun prétexte !”
Avouez que vous ne direz rien, jamais, mais ne dites pas un mensonge ! C'est un des plus grands crimes que vous pouvez commettre contre votre propre spiritualité.
Dès qu'il y a un mensonge il y a quoi ?
Le repli d'une énergie.
Non pas par punition, non pas par châtiment, non ! Le mensonge n'est pas une chose punissable, pas du tout ! C'est vous même qui avez honte ! C'est vous même qui, en sachant que vous êtes en train de commettre une chose illégale dans la relation avec l'autre, dans la limpidité qui devrait exister avec l'autre, c'est vous même qui vous rétrécissez. Il y a une honte éprouvée au même moment. Même si elle ne dure qu'un quart de seconde, c'est suffisant !
Comme il y a une multitude de mensonges au cours de la journée, au cours de l'année, ce petit quart de seconde devient peut-être en somme toute une semaine ou un mois. Imaginez la même forme pensée que vous développeriez sans arrêt nuit et jour pendant une semaine, vous la verriez à l'oeuvre automatiquement dans votre vie. Eh bien là c'est pareil, avec les années cela finit par se concrétiser, et hop !, il y a tout un chakra qui se referme, ou toute une partie de votre chakra qui se referme.
Et après on se demande pourquoi on est malade, pourquoi alors que maintenant on commence la spiritualité, on n'arrive pas à méditer ? Pourquoi alors ce qu'il semblerait que l'on ait un don de guérison, on n'arrive pas à faire passer complètement l'énergie, pourquoi ?
“Pourtant je suis un guérisseur, c'est marqué dans mes étoiles ! Pourtant je suis un guérisseur, j'arrive à diagnostiquer ce qui ne va pas chez l'autre. Je suis un guérisseur, je sens de l'énergie passer, mais pas assez, pas assez !” Sitôt que tu te dis : “Je suis, mais pas assez”, regarde les mensonges. Non pas pour t'en faire reproche, mais pour voir par quel système tu as replié ton aura, tu as refermé tes chakras, et fait sauter ce bouchon !
Désormais ne dis plus rien, si tu ne veux rien dire, mais ne dis pas un mensonge, et tu verras que l'énergie va couler, comme de bien entendu ! Que cela va sortir de toi ! Pourquoi ? Parce que tu es un être ouvert, plus coupable, tu peux te montrer au grand jour. Tu as tes secrets qui ne regardent que toi, mais même tes secrets tu ne les caches pas, tu n'en parles pas, un point c'est tout ! Ce n'est pas les cacher, c'est ne pas en parler ! Est-ce que tu sens, est-ce que tu sens dans tes processus psychologiques la différence qu'il y a ? Est-ce que tu sens le mouvement qui se passe dans ton cerveau : “j'ai des secrets, mais je n'en parle pas”, est-ce que tu sens comme tu restes ouvert, libre, bien face à l'autre ? Alors que “j'ai des secrets, je les cache”, est-ce que tu sens de quelle manière tout descend dans ton ventre, est-ce que tu sens de quelle manière ton ventre se replie, devient lourd, lourd ! Et après tu me demandes pourquoi tu as des problèmes, pourquoi le sang ne circule pas bien.
Tout le monde se plaint pratiquement, pratiquement une majorité, se plaint d'une mauvaise circulation du sang. Pourquoi ? Pourquoi ? Réfléchis ! Et ne va pas me chercher comme avec la Bible, la Bible de la science actuelle en parlant de génétique ou d'autres choses ! Bien sûr, ces facteurs ont une incidence, mais ces facteurs ne deviennent déterminants que quand toi tu te mets à commettre la faute majeure, qui est le mensonge. Je me mens à moi-même en me mentant aussi aux autres, donc je brouille les cartes ! Si je brouille les cartes, je brouille les circuits ; si je brouille les circuits, il y a des endroits où rien ne passe. Et tout ce qui se passe dans mon corps éthérique se passe dans mon corps physique.
“Tout ce qui se passe dans mon corps éthérique se passe dans mon corps physique.”
Si les énergies ne circulent pas bien dans mon corps éthérique, le sang ne circulera pas bien dans mon corps physique, tout simplement !
Alors si tu te sens accablé par ce genre de choses que je viens de décrire, voilà comment dès demain t'en libérer, redevenir un ange libre, aux ailes larges ouvertes, grand, beau ! Qui aura aussi ses secrets. On ne peut pas tout dire et de toute façon l'on n'a pas à tout dire. Mais qui aura ses secrets par pudeur, non plus par lâcheté. Alors voilà ce que tu fais :
Dès demain, peu importe le passé, dès demain tu vas créer ce mouvement dans ton cerveau qui va libérer ton aura. Chaque fois que l'on va te poser une question, tu vas soit dire la vérité, soit dire “pour des affaires personnelles, je ne répondrai pas”. Et au fur et à mesure que tu vas dire ces affirmations, tu vas décrisper tout ce qui s'était crispé dans ton aura, eh oui ! Tu vas déployer tout ce qui s'était replié et à la fin de la journée, si tu as la chance qu'on te pose des questions indiscrètes au moins une dizaine de fois, à la fin de la journée, ton aura peut être de nouveau libre et ouverte. Mais ne dis plus jamais un seul mensonge, car l'aura se refermerait d'autant plus pesamment cette fois !
Je te le répète : tu as le droit de ne pas parler. Comme cela est d'ailleurs écrit dans votre loi : “vous avez le droit de rester silencieux, tant que vous n'avez pas pris un avocat”. Eh bien là, dans ce cas-ci, vous avez le droit de rester silencieux, parce que votre vie ne regarde pas tout le monde !
Donc, lorsque l'on arrivera à redéterminer comme cela, dans le respect de ce que l'on veut dire et de ce que l'on ne veut pas dire, dans le respect de ce que l'on doit demander à l'autre et ne pas lui demander, lorsque l'on redéterminera la communication, ce grand fléau que vous appelez la guerre pourra disparaître. Autrement cela ne pourra pas disparaître.
La guerre
Mais je vais vous rassurer sur une chose, c'est que les causes d'entrée en guerre sont très différentes d'un peuple à l'autre, fondamentalement il y a ce manque de communication, puis viennent se surajouter les intérêts. Mais il faut savoir que les pays qui dans le futur entreront en guerre, seront des pays dont la communication est faible, c'est certain.
C'est pour cela que l'on voit aujourd'hui les pays qui ont anciennement été couverts par cette glace, qu'était la dictature, où donc la communication n'était pas possible. Donc pas étonnant que dès qu'ils peuvent commencer à parler, ils ne savent pas comment on parle, ils ne savent pas de quoi on parle et ils parlent de tout en même temps, sans pouvoir s'entendre et donc il y a des éclats !
Donc les prochaines guerres seront dans les pays dont la communication est faible, tenus sous couvert que ce soit par la religion, une dictature, ou aussi par, et malheureusement, un système économique trop prédominant, comme par exemple dans certains pays où la production devient l'argument même de ta vie.
Et je cite donc là au premier plan un pays comme le Japon, où produire, être rentable est la raison de ta vie. Je ne veux pas dire que le Japon va rentrer en guerre, non ! Il aura sa propre guerre. Mais il y aura des immenses remous dans le civil, des grosses crises dans la jeunesse.
La jeunesse est malade au Japon ! Non seulement on pourrait le voir en consultant le quota de ses suicides, le quota de ses drogués, le quota de ses prostitués, mais c'est une maladie qui gagnera même les plus équilibrés, les plus rangés. Ils vont se révolter sans savoir vraiment contre quoi au début, mais ils se révolteront. Et tant que cette révolution n'est pas faite, notamment dans ce pays-là, la communication ne peut pas avoir lieu.
Tous les pays où un fléau quelconque empêche les hommes de circuler, de communiquer, de se rencontrer, une forme de guerre ou une autre aura lieu.
Ce qui veut dire que tous les pays qui, depuis des siècles, ont préservé, privilégié la communication, au risque même que cela aboutisse à des exagérations, comme trop de paroles équivaut à du chaos, trop de paroles ou trop de prise de position du peuple équivaut à une instabilité politique. Tous ces pays qui auront privilégié la communication - bien sûr ce n'est jamais d'une manière parfaite, ni d'une manière reconnue par les différents systèmes, mais c'est une intention qui habite suffisamment le cœur des peuples - ces pays-là seront non seulement épargnés pour cette génération-ci, mais pour toutes les générations à venir.
C'est comme un flambeau qui est dans une pièce. L'obscurité ne pourrait y rester puisque le flambeau est là qui éclaire. La communication est là, c'est une lumière et cela protège de la guerre.
“La communication est là, c'est une lumière et cela protège de la guerre.”
Donc tous les pays où le peuple a droit de parole, où le peuple a droit directement d'élire ses responsables, où le peuple a droit d'aller chez un imprimeur et d'imprimer, où le peuple a droit de descendre dans la rue et de hurler, même s'il se trouve des grossièretés, où le peuple a droit de prendre les médias et les moyens de communication pour dire, même s'il se trouve des grossièretés, tous ces pays-là passeront, tels que, d'un bloc, dans ce que vous appelez l'Ère du Verseau, les autres non.
Non seulement ils n'y passeront pas maintenant, mais ils n'y seront pas même quand l'Ère du Verseau aura sonné. Ils expérimenteront encore la leçon qu'ils n'ont pas réussi à intégrer qui appartient uniquement à l'Ère des Poissons, que l'on vient d'expérimenter. Est-ce qu'on peut les qualifier d'échecs ? Est-ce qu'on peut penser qu'il y a des échecs dans l'évolution, qu'il y a des régressions ? Mon Dieu ! Mon Dieu ne commencez pas avec ces choses si négatives !
Il y a dans une classe des élèves au premier banc, des élèves au deuxième banc et des élèves au dernier rang, mais ils suivent tous le même cours ! Le jour de l'examen, ils répondent tous aux mêmes questions. Seulement il y en avait qui étaient un peu plus au fond de la classe et qui devaient travailler un peu plus pour essayer de suivre la leçon. Et puis surtout, en même temps qu'ils essayaient d'apprendre la leçon du jour, ils étaient obligés de réviser la leçon d'hier ! Car c'est l'échec dans leur leçon d'hier qui a fait qu'ils ont été placés au dernier banc. Donc voilà qu'ils ont double le travail : la leçon d'hier, la leçon d'aujourd'hui. Mais l'examen aujourd'hui est le même pour tout le monde. La leçon aujourd'hui est la même pour tout le monde, même pour un aborigène qui est encore à l'état tribal, au fin fond de l'Australie, pour lui, il s'agit aujourd'hui de savoir intégrer les énergies de l'Ère du Verseau ! Eh oui ! Et cependant il vit encore non seulement avec les énergies de son temps, au moment où sa race s'était bonne et belle, mais aussi avec les énergies de l'Ère du Bélier, mais aussi avec les énergies de l'Ère du Poisson. Il a beaucoup de travail, donc, à rattraper ce pauvre homme ! Et il fait comme il peut et il y arrive ! L'important c'est qu'il arrive à faire le minimum de points réclamés pour passer dans l'Ère suivante. Et ce n'est pas si monstrueux que ce que vous le pensez. Ce n'est pas si difficile que ce que vous le pensez. Non, pas du tout !
Alors, voilà que ces pays un peu retardataires auront en fait deux Ères à couvrir. Et c'est comme cela qu'on les verra avoir du mal à se départir de leur passé. Qu'ils voudront retourner aux origines. Qu'ils voudront retrouver, par exemple, les valeurs qu'incarnait un de leurs grands personnages.
Chaque fois que dans un pays on exume un grand personnage, on va rechercher, je ne sais pas moi, je vais vous dire n'importe quoi pour dire quelque chose. On va rechercher l'exemple qu'était Gengis Khan, l'exemple qui était Bonaparte, l'exemple qui était je ne sais quel autre personnage historique. Le groupe qui fait cet acte ou la nation, s'il s'agit d'un peuple tout entier malheureusement. Le groupe qui commet cet acte, c'est un groupe qui, justement, n'a pas réussi à intégrer les énergies de l'Ère dans laquelle il vit ou les énergies de l'Ère qui va venir, comme il se trouve maintenant que l'on est à un point où une Ère va venir. Ce sont des gens qui vivent encore en correspondance avec l'Ère qu'incarnait cet homme, les énergies qu'il avait le devoir, la mission d'irradier à ce moment-là. Il n'était pas forcément plutôt bon et très chrétien mais l'époque était ainsi. En fait, il faudrait les laisser faire mais quand il s'agit d'un responsable politique qui exume, comme cela, un exemple du passé, c'est très délicat. Parce que si cela correspond à son besoin et au besoin de ses fidèles, soit en religion ou ses participants, que ce soit dans un groupement politique, ça ne correspond pas à la nation. Et c'est là où le peuple doit être suffisamment fort, doit suffisamment privilégier la communication pour savoir dire “Non”.
Dans les pays où la communication est véritablement installée, vous remarquerez que l'on parle toujours de futur, que l'on tend toujours vers l'avenir, que si l'on fait référence au passé c'est par coquettrie intellectuelle, comme pour mieux se poudrer le nez et savoir un petit peu qui étaient nos ancêtres et savoir à qui l'on doit cette beauté littéraire, artistique ou scientifique d'aujourd'hui, ce n'est en aucun cas une façon de vivre. Les pays qui vous parlent donc toujours du futur et de l'avenir sont les pays chez qui la communication est le mieux installé.
Pourquoi ?
Parce que, justement, une bonne communication, c'est une joie ! C'est ce feu, c'est cette volonté qui fait que l'homme a la vision de ce qui pourrait être encore mieux demain, de ce qu'il doit laisser comme trace pour les futures générations, de ce qu'il doit créer pour ses enfants afin que demain soit un meilleur monde.
Celui qui ne communique pas est très égoïste. Non seulement il n'a pas la vision de l'avenir, mais en plus il se moque complètement de l'avenir, de ses enfants, des générations qui vont suivre. S'il est un industriel, il va polluer sans aucune honte ! S'il est un religieux, il va faire l'inquisition sans aucune honte !
Donc, et je terminerai là-dessus, il est important que ce soit en tant qu'homme, que ce soit en tant que pays, que ce soit en tant que planète, d'apprendre à raisonner. Par cette raisonance, je communique, par cette communication, tout ce que j'attribuais au monde de la spiritualité, au monde de l'inspiration, entre en moi.
Si je communique, je suis comme une aube mouillée, fertile, qui va faire éclore tous les boutons qu'il y avait dans mon jardin. Si je ne sais pas communiquer, je vais être une aube sèche où le Soleil est trop fort et le vent trop brûlant et je vais faire périr tous les boutons et même les fleurs qui étaient nées dans mon jardin.
Comment communiquer ?
Comment communiquer ?
Pas de mensonge, je viens de t'expliquer pourquoi.
Ose, prends le risque ! Donc, tu devras faire face à ta bonne conscience et à ta force.
Prends le risque !
Prends le risque des expériences !
Prends le risque d'entrer dans l'eau !
Prends le risque de plonger dans la vie !
Prends le risque d'aimer quelqu'un !
Prends le risque de rejeter quelqu'un !
Fais selon ta bonne conscience et prends le risque de ce que te dit ta bonne conscience.
Bien sûr, tu n'es pas à l'abri des caprices que tu prendras pour les intentions de ta bonne conscience. Eh bien, tant pis, prends le risque de tes caprices !
Mais comme je te propose un programme de vie où tu es éminemment conscient, au moment où tu commets ton caprice, si tu le fais en toute conscience, tu le reconnais et tu le défais ! Et donc il n'y aura aucun problème à ce que tu sois vivant.
Prends le risque ! Va dans la vie ! Je te le répète !
Comment aider tous ces groupes ?
Eh bien, si l'on se trouve dans un groupe où il semble qu'une certaine vérité spirituelle existe, qu'une certaine communication existe, qu'il n'y a pas un illuminé, donc, à la clef. Et quand on voit la difficulté que le groupe peut avoir à aider les autres, ou à aider la nation, ou à aider les souffrances des autres peuples, comme dans le cas où je veux aller soulager le peuple qui a subi un tremblement de terre. Quand je vois la difficulté que j'ai même à être accepté par celui que je viens aider et qui me reçoit d'une manière trop fière, trop déterminée. Voilà que mon cœur qui était chaud, plein d'ardeur, se refroidit. Même si je me sais soutenu par un bon groupe, ou par un bon idéal, ou par l'intention du Maître, dont je prétends être le disciple. Qu'est-ce que je dois faire ?
Eh bien, dans un premier temps, je dois faire ce qui se trouve dans ma bonne conscience. Je te le répète ! Fais selon l'intention de ton cœur !
“Fais selon l'intention de ton cœur !”
Et si cela n'est pas reçu, donne à celui qui se trouve à côté, qui aura sans doute forcément autant besoin et qui saura apprendre.
Tu me dis : “ Mais celui d'à côté ce n'est pas celui qui a subi le tremblement de terre !” C'est peut-être mon voisin qui a déjà tout, même la couverture électrique, mais à qui il faut que j'accorde, simplement, ce soir un peu d'écoute, parce qu'il vient de divorcer et qu'il a mal. Ne sois pas étonné que donc, en ayant prévu de sauver quelqu'un de la noyade, tu trouves que le véritable service pour toi aujourd'hui, c'est d'aider une grand-mère à traverser la rue. C'est d'écouter ton voisin qui a des peines de cœur, que tu trouves cela pas tellement spirituel. Mais pourtant c'est important, sinon ce soir à minuit il se suicide. Ou sinon ce soir à minuit, en ayant des énergies trop fortes, il déclenche un cancer. Ou sinon ce soir à minuit, ayant fracassé trop ses émotions, il décide, pour l'éternité, de devenir sans cœur et sa prochaine incarnation sera dans la criminalité.
Qu'en sais-tu ? Qu'en sais-tu si servir celui qui est près de toi, ce n'est pas plus important ?
Et après, après fais aussi pour ceux plus loin que toi. Plus loin hors de ta région, plus loin hors de ton pays, plus loin hors de ton continent. Mais commence par faire ce qui est proche de toi, afin d'entraîner ton discernement ou d'entraîner ta force. Car plus tu voudras aller aider des gens qui sont loin de toi, différents de toi, de par leur continent, de par leur culture, plus il te faudra être fort. Parce que vous n'allez pas vous comprendre, vous n'allez pas pouvoir communiquer tout de suite, justement ! Donc tu ne vas pas savoir s'il lui faut un puits, un matelas, des médicaments, ou de l'amour. Pour savoir ce qu'il faut à telle tribu, il faut savoir communiquer. Pour savoir communiquer, il faut que tu ailles avec ton voisin apprendre la Force, le Discernement, la Patience.
Alors tu pourras l'apprendre en trois jours, en trois mois, en trente ans, peu importe ! Mais le jour où tu le sauras, tu sauras comme tu as envie de faire. Tu sauras comme tu as envie de servir.
Alors si aujourd'hui tu veux aller servir en Afrique, tu serviras en Afrique. Si tu veux aller servir en Inde, tu serviras en Inde. Si tu veux aller servir sur la Lune, tu serviras sur la Lune, peu importe ! Mais si aujourd'hui, voulant servir en Afrique, tu n'as aucun moyen d'y aller, c'est parce qu'il te faut servir ton voisin et apprendre auprès de lui les forces préliminaires. Car tu irais en Afrique et tu en reviendrais en courant, en pensant méchamment : “Cela ne vaut pas le coup.” C'est ce que tu penserais méchamment. Pourquoi ? Parce qu'avant tu n'as pas appris ni la force, ni les moyens de communiquer. Et la patience pourrait endurer la méthode de communication, qui est complètement différente là-bas !
Alors pour que tu reviennes de l'Afrique en disant : “Merci Seigneur, j'ai pu offrir énormément, ce peuple est bon.” Sers ton voisin, sers ton enfant, sers ton mari, sers ta femme, sers ton groupe, sers tes amis, sers ton église, n'importe quoi mais près de toi !
J'espère t'avoir suffisamment convaincu.
Ce n'est pas pour refroidir et tiédir les intentions, absolument pas ! C'est pour les canaliser afin que même si seulement 10 personnes, au bout du compte, continuent à vouloir aller en Afrique, ces 10 personnes puissent changer l'Afrique. Alors qu'aujourd'hui il y en a des milliers qui y vont et l'Afrique ne change pas.
Parce qu'ils ne communiquent pas !
Parce qu'ils ne peuvent pas comprendre ce qui est nécessaire.
Parce qu'ils ne sont pas à l'écoute.
Parce qu'ils n'ont pas la force pour rester à l'écoute.
Parce qu'ils n'ont pas la patience.
Parce qu'en fait, en vérité, ils n'ont pas l'Amour ! Non !
Ils ont une émotion, ils ont une pitié, mais ils n'ont pas l'Amour. C'est l'Amour qui ferait que ce pays, ce continent, changerait. Et non pas changerait parce que le voilà mal et il deviendrait bien. Changerait dans le sens où il pourrait intégrer l'acquis de ce que les Ères précédentes ont développé dans les pays pour qui c'était l'heure. Et il découvrirait son propre développement en intégrant le reliquat des autres.
Il ne deviendrait pas Européen, ce continent ne deviendrait jamais Européen. Il deviendrait lui-même une Afrique que l'on ne conçoit pas, que l'on n'imagine pas. L'Afrique de l'Ère du Verseau - si l'Afrique passe la limite, franchit le pas, comme je l'ai dit tout à l'heure - c'est une Afrique qui sera magiquement beaucoup plus opérationnelle que l'Europe, que tout le monde occidental. C'est un pays chez qui on ira puiser l'abondance, l'énergie. Et pas simplement les petites magies tribales que l'on connaît déjà. Mais la magie par rapport à la Matière. Ce sera là-bas que vivront les plus grands guérisseurs. Eh oui ! Ce seront à eux que seront donnés ces pouvoirs : transformer la Matière, équilibrer la Matière, s'ils passent le cap. Sinon ils essaieront, en plus que d'intégrer l'énergie des Ère précédentes, l'énergie de l'ÈRe présente, et ce n'est que d'une manière boiteuse que petit à petit ils vivront leur identité. Mais elle sera malade !
Même si pour l'instant énormément de courants semblent soutenir, alimenter, inspirer et tenir droit à tout l'Occident, l'Occident n'est pas à l'abri de la chute non plus ! Car il suffirait que la communication diminue, parce que le peuple ne la défend pas assez, parce que voilà que vient un politicien qui commence à la mettre en sourdine et que le peuple, qui dort, ne pense pas la défendre. Eh bien l'Occident ne semblerait plus une place de choix comme ça l'est à l'heure actuelle !
Quels sont les défauts majeurs que pourrait développer l'Occident ?
La dictature absolue ! “Je te dis ce que tu dois penser et tu y crois.”
Donc le genre de chute qui guette l'Occident, si le peuple ne veille pas, si individuellement les hommes ne défendent pas leur communication, ne l'instruisent pas aux autres, ne la communiquent pas aux autres, ne la distribuent pas aux autres, n'en mouillent pas les autres, il se passera que, de plus en plus, que ce soit dans les fractions politiques, que ce soit dans les groupes religieux, que ce soit dans les groupes du Nouvel Âge, que ce soit dans les groupes d'écologie, que ce soit dans les groupes apparemment humanitaires, parce que faits pour sauver les pauvres, pour sauver les animaux, il y aura de plus en plus de cloisonnement et chacun tentera d'imposer sa dictature. Jusqu'à ce qu'une dictature finale et absolue mette un couvert sur toutes ces petites dictatures locales et qui sera une dictature politique. Et à ce moment-là on enrera de nouveau dans une Ère de grande obscurité où l'homme devra retourner à la racine pour réapprendre ce qu'il se sera permis d'oublier trop vite.
Je ne mens pas, je suis à l'écoute, je raisonne et donc je distribue. Et dans cette distribution il y a le partage et dans le partage il y a l'évolution, tout ce que l'on cherche à faire, soi-disant en priant Dieu. Cela se fait en communiquant !
Et croyez-moi, souvent il y a bien plus d'énergie spirituelle dans un groupe qui partage avec joie un bon repas, même s'il est arrosé, qu'il y en a dans une église où tout le monde est venu d'une manière rangée, disciplinée et très spirituelle pour prier ensemble, méditer ensemble.
Apportez-moi un peu de joie dans les églises, s'il vous plaît !
Apportez-moi un peu de joie dans vos séances de méditation, s'il vous plaît !
Combien de gens vont dans les groupes de méditation en trainant la jambe, en disant : “mais j'en n'ai pas envie, je préfère être ailleurs, mais j'en n'ai pas envie, mais qu'est-ce que je fais là ? Heureusement que c'est fini dans un quart d'heure !”
Comment est-ce que je peux faire avec cette énergie ? Comment est-ce que nous pouvons faire quoi que ce soit avec cette énergie ?
Mets ! Un peu ! De joie !
Tu n'as pas envie maintenant ? Eh bien, sois authentique ! N'y vas pas ! N'y vas pas ! Je te le demande !
Alors bien sûr, les plus ésotéristes des gens vont me prétendre que si on ne se fouette pas un petit peu, si on ne se force pas un petit peu, eh bien on n'arrive à rien ! C'est vrai ! Mais encore faut-il savoir s'efforcer de la bonne manière, encore faut-il savoir se fouetter de la bonne manière. Et non pas avec la culpabilité de se dire : “Mais mon Dieu ! Si je montre que je n'ai pas envie et que j'obéis à mon désir, tout le monde va me prendre pour un non-initié, pour un idiot qui a une faible volonté, qui est animé par ses désirs.”
En fait, c'est ça qui te fait aller malgré tout à la prière ou à la méditation ! C'est ce que tu as peur de ce que l'on va penser de toi, c'est ce que tu crains que l'on va dire de toi qui te motive. Ce n'est en aucun cas l'envie de progresser, de faire un effort sur ta paresse ! Car, c'est vrai, tu peux te forcer à aller à la méditation quand même ou à la prière quand même ou à la messe quand même, du moment qu'au moment où tu t'efforces, c'est en voulant atteindre le bon Dieu, en voulant atteindre ton âme, en voulant faire un effort sur ton inertie, que tout le monde a. Nous avons tous cette inertie.
“Je n'ai pas envie de prier mais à la fois je ne suis pas à dire pourquoi, mais je n'ai pas envie de prier. Voilà, un point et c'est tout ! Je me sens lourd, je me sens pesant, je n'ai envie que de faire des choses faciles, aller à un spectacle, promener, fumer, boire ! Je sens que je ne peux pas dilater mes vibrations, les faire monter comme il faudrait que je les fasse monter pour la prière ou la méditation.”
Alors, cette inertie est tout à fait normale. Mais si tu vas au groupe, si tu vas à la prière, je te demande d'être conscient, commettre cet acte pour dépasser ce point d'inertie. Et pas parce que tu as peur d'être rejeté du groupe parce que voilà la quatrième fois que tu ne vas pas dans le groupe. Tu n'as pas peur de ce que va penser le groupe, et même tu serais prêt à assumer le fait qu'on te juge comme un non initié, peu importe ! C'est leur problème s'ils ont de si mauvaises pensées, ce n'est pas le tien ! Cela ne doit en rien entamer ton identité et ton état.
Demande
Je voudrais, en sortant d'ici, tout de suite, non seulement tu accomplisses ces choses mais que tu les mettes en part très active dans ta vie quotidienne. Je te le demande ! Et si je te le demande ce n'est pas parce que je veux simplement du bien pour toi. Je te le demande parce que, comme je te l'ai déjà dit, si maintenant tu ne commences pas un programme actif à l'issue de mes conseils, je ne viendrai plus, je ne viendrai pas et je ne reviendrai pas là-dessus.
Pourquoi je décide de cela ?
Non pas parce que : “Tiens, voilà que frère Pastor fait des caprices !” Non pas que me voilà en train de ruser avec votre psychologie, en vous faisant peur quand à mon départ, s'il se trouve que vous me voudriez toute votre vie près de vous. Ce n'est ni une ruse ni un caprice, c'est un fait, des Lois, des vibrations.
Voilà sept ans que je vous parle, voilà sept ans que je vous donne des conseils, voilà sept ans que j'essaye de vous inspirer, plutôt que de vous rendre instruits et intelligents. C'est un cycle en soi. Voilà sept ans. Tous ceux qui connaissent un peu l'alchimie savent très bien ce que cela veut dire et au bout de sept ans il faut faire une preuve.
Je ne peux moi-même, même si je le veux, même si j'y aspire, je ne peux moi-même pas rester plus longtemps sans que vous fassiez une preuve, de façon à ce que je reste encore sept ans et qu'ensemble, alors, nous parlions d'autres choses, non plus de ces choses vers lesquelles j'ai tenté de vous pousser pendant sept ans, parce que c'était les choses pour vous les plus faciles à intégrer. Les plus complexes, parfois, mais j'en parlais de la manière la plus facile à ressentir, la plus facile pour créer les changements.
Sept ans.
Il faut que vous me donniez une preuve maintenant.
Avec cette preuve, j'aurai comme un visa pour continuer sept ans de plus. Avec ce visa, je vais aller au conseil.
Chacun d'entre nous qui s'est engagé pour un travail, que ce soit public ou semi-public avec des petits groupes, chacun d'entre nous rend des comptes. Oh ! Non pas parce que l'on a un supérieur et qu'il se mêle de tout ! Mais parce que nous créons l'évolution ensemble et que nous devons, d'une stratégie commune, créer cette évolution. Donc nous nous réunissons quel que soit l'endroit où l'on vit sur la planète ou dans le Plan Astral ou dans le Plan Éthérique ou dans le Plan Mental. Il y a un endroit précis où l'on se rencontre et où chacun amène sa part de résultat. Et, selon la part de résultat, le groupe ensemble détermine d'un autre moyen d'action. Et quelquefois, si le résultat n'a pas été bon par le frère Jacques, on efface son département ! Et tous ceux qui étaient en relation avec le frère Jacques ne le sont plus d'un coup, car frère Jacques, son département, n'existe plus ! Frère Jacques est allé travailler ailleurs, avec d'autres.
Alors, pour que ce département continue, il faut que j'amène un résultat. Ce résultat, il est visible dans vos auras, dans vos couleurs, dans vos pensées, dans vos motivations, dans les choses que vous créez, dans le bien que vous faites. Grâce à ce visa, je pourrait aller au conseil, qui se passera peu avant la Noël. Et je pourrais montrer, si oui ou non, ce département mérite de continuer d'exister, par mon animation. Bien sûr, le département communication continuera d'exister, mais ce ne sera plus avec moi, ce sera avec des autres, mais plus avec moi.
Si j'ai ce tampon que vous vous allez me donner, alors le conseil me donnera un autre tampon : “Bon encore pour sept ans !” Mais cela veut dire, en même temps, que l'on partira sur d'autres bases. Cela veut dire que l'on pourra enfin, puisque la première leçon de sept ans est apprise, commencer des travaux beaucoup plus vibratoires. Que l'on essaiera ensemble de s'approcher de l'âme, par la méditation. Que l'on essaiera ensemble, et en se tenant la main, d'aller dans le fin fond de la Terre, de l'être humain, et d'y voir toutes les forces qui y demeurent.
Je ne vous dis pas cela pour que, très vite, dès demain, tout le monde me tamponne le visa. Je ne suis pas un dépliant publicitaire qui essaye de vous allécher ! Non, cela j'en ai déjà parlé. Mais comme j'en parle d'une manière trop discrète, il semble que l'on ne m'ait pas entendu. Alors aujourd'hui je le dis : pour moi, pour vous, pour nous tous ensemble, si vous voulez que l'on continue, passez à l'action !
Dès demain appliquez mes conseils, dès demain appliquez mes valeurs. Pas parce qu'elles sont les miennes, elles sont celles de l'Univers ! Et c'est ainsi que vous me retrouverez.
Sinon, comme je l'ai déjà dit, même si un programme est prévu, même si des dates sont arrêtées, même si les salles seront louées et qu'il faudra payer pour cela, je ne viendrai pas. Je mettrai toute mon équipe dans tous ces problèmes pour que vous soyez dans cet état, que vous réalisiez que c'est parce que vous n'avez pas assez travaillé que je ne suis plus venu. Et quelquefois c'est en trouvant une maison vide que le mari décide de ne plus tromper sa femme, qu'il décide de devenir un bon époux, qu'il décide de rentrer chaque soir et de ne plus passer une seule nuit dehors et de quitter sa maîtresse !
Peut-être je vais être cette épouse qui va faire ses valises et qui va partir quelque temps ! Tout en ayant au fond du cœur cet ardent désir de revenir, de revenir, de revenir, de revenir ! Mais c'est à toi cette fois-ci d'aller me prendre la main et de me dire : “Viens, parce que je vais vivre avec toi, comme toi, on sera ensemble !”
C'est ce que je vous demande.
Je ne veux pas créer de nostalgie dans vos cœurs, je ne veux pas créer non plus de tiraillement, de peur, de soucis en vous, car tous ceux qui seraient prêts à une communication intérieure, si je disparais, ils auront cette communication, non pas avec moi, mais avec un principe, que ce soit un guide, que ce soit leur propre âme ou que ce soit l'intelligence de la Nature. Sitôt que je devrais me retirer, la Loi m'obligerait à les connecter avec quelque chose de beaucoup plus privé qui les aiderait en attendant de trouver quelque chose d'autre.
Allez ! Et je ne veux pas vous quitter sur une note nostalgique. Ça, il n'en est pas question ! Car pour l'instant nous sommes ensemble, pour l'instant il nous reste encore quelques rencontres. Pour l'instant nous devons penser à l'effet que nous avons l'un sur l'autre.
Moi, qui essaye de vous inspirer, et vous qui me permettez d'aggrandir ma Lumière en travaillant pour vous. Car il est un fait que par ce travail que j'accomplis grâce à vous, j'approfondis ma conscience, j'approfondis mon initiation. Car il y a bien des initiations ! Même si le niveau que j'ai atteint pour vous aujourd'hui fait votre admiration, il y a cependant encore plein d'initiations pour lesquelles je dois me préparer, pour lesquelles mes frères aussi se préparent.
Le Chemin
Le Chemin est long ! Quand on est au début cela nous désespère, mais quand on est au milieu cela nous remplit de joie ! Parce qu'on se dit : “Tiens, et bien il y a encore une aventure à vivre ! Tiens il y a encore cet espace que je ne connaissais pas, qui est nouveau, que je vais aller rencontrer, c'est merveilleux !”
Moi, quand je vois encore toutes les initiations qu'il me reste à accomplir, je ne vous dis pas “le chemin est long et difficile”, non ! Ce sont comme des ivresses, parce que tiens, voilà encore des mystères, des beautés, des planètes inconnues, des galaxies inconnues, des entités inconnues ! Avec lesquelles j'aurai la joie de la première rencontre ! et de la recherche de la meilleure communication possible ! Ensuite, la longueur du chemin devient une richesse ! Une richesse !
Allez viens, partage cette richesse avec moi, allez viens tout de suite !
Et pour que cela ait lieu, accomplis, selon mes conseils, je te le demande.
Je te salue
(Date de la conférence : 15 11 1992)