🔾 ConfĂ©rence 60

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Conférence de Pastor - 60

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Question 1

Nous observons qu’une masse grandissante de personnes, dĂ©sirant se tourner vers une spiritualitĂ© dĂ©barrassĂ©e des dogmes et des fausses interprĂ©tations, est prise dans les piĂšges de plus en plus nombreux de faux-semblants spirituels.

C’est-Ă -dire que ce qui est plus ou moins paranormal, comme par exemple les transformations de situation Ă  l’aide de mĂ©diums, d’atlantes ou de gourous inconscients, voyages astraux, ainsi que toutes sortes de messages, manipulations de chakras, rĂ©gressions dans les vies antĂ©rieures etc., est considĂ©rĂ© trĂšs souvent par ce public s’inspirant comme autant de voies spirituelles possibles.

Pourtant, si elles ne sont pas toujours nĂ©gatives, quant Ă  l’intention et mĂȘme aux rĂ©sultats immĂ©diats, elles ne rĂ©pondent pas aux nĂ©cessitĂ©s du plan divin.

Nous aimerions avoir des commentaires Ă  ce sujet.

Réponse

J’aurai du mal Ă  ajouter un mot aprĂšs tout ce que tu viens de dire. NĂ©anmoins je vais d’abord vous saluer.

Pour parler de la rĂ©surgence de la spiritualitĂ©, il ne faut pas commencer par dire oĂč la spiritualitĂ© n’est pas tout Ă  fait bien comprise ou bien vĂ©cue. Ce qui ne veut pas dire que nous pratiquons la politique de l’autruche et que nous Ă©vitons de voir oĂč la spiritualitĂ© ne connaĂźt pas la rĂ©surgence la meilleure et que nous nous intĂ©ressons que de lĂ  oĂč la spiritualitĂ© connaĂźt la meilleure rĂ©surgence.

Toutefois, sous le couvert de la bienveillance, ce qui engendrerait en fait de la mollesse et une trĂšs mauvaise tolĂ©rance, nous ne voulons pas non plus laisser fleurir n’importe quelle fleur, qu’elle soit au nom de la spiritualitĂ©, au nom du nouvel Ăąge, ou au nom de n’importe quel autre groupement spirituel. Nous ne voulons pas laisser fleurir n’importe quoi. Cependant ce qu’il faut savoir et connaĂźtre avant tout, c’est la grande libertĂ© d’expression de l’esprit humain, et j’insiste sur ce mot-lĂ , la libertĂ© d’expression de l’esprit humain. Ce qui ne veut pas dire que tous les actes sont permis Ă  l’homme, par contre Ă  son esprit toutes les expressions sont permises.Quelle est la diffĂ©rence ?

La subtile différence, bien sûr, de pouvoir juger à ce moment-là.
Donc si nous ne jugeons pas l’acte de l’individu, pourquoi pouvons-nous juger ce qui a Ă©tĂ© l’expression de son esprit ?
Les individus commettent des actes Ă  tort et Ă  travers sans toujours ĂȘtre conscients. Ce qui fait que l’on ne peut pas toujours reprocher des actes Ă  des individus qui les ont pratiquĂ©s dans un Ă©tat de semi-sommeil, dans un semi-coma en fait. Pour pouvoir les accuser, il faudrait les avoir mis dans un parfait rĂ©veil spirituel.

Pourquoi ne pouvons-nous pas non plus tout condamner ce qui est de l’ordre de l’expression de l’esprit ? Tout simplement, parce que si un esprit ne s’exprime pas, il ne peut pas avancer.
Et lĂ , on en vient Ă  se poser cette question, pourquoi Dieu, les MaĂźtres, n’ont-ils pas fait en sorte que ce monde-ci soit parfait, notamment lorsqu’il s’agit d’expression spirituelle, d’avancĂ©e vers un nouveau monde ?

Cela ne veut pas dire, parce que la situation est telle que vous la connaissez aujourd’hui, que les MaĂźtres n’Ɠuvrent pas. Cela ne veut pas dire que Dieu, ou ce que l’on pourrait appeler Dieu, n’existe pas ou n’essaye pas d’envoyer l’humanitĂ© vers le chemin de la perfection. Il faut comprendre les choses diffĂ©remment de ce que l’esprit humain les comprend aujourd’hui. C’est-Ă -dire qu’il n’y a pas Dieu d’un cĂŽtĂ© et les hommes ignorants de l’autre. Il n’y a pas Dieu d’un cĂŽtĂ© et le diable de l’autre, il n’y a pas la science et l’ignorance de l’autre. Ce ne sont pas des antagonistes qui se font la guerre et qui essaient coup aprĂšs coup de diriger l’homme, de diriger la sociĂ©tĂ©, de construire une civilisation qui un jour est matĂ©rialiste, le lendemain est spirituelle, ou qui essaie d’avoir le drapeau de la puissance.

Si l’on part avec cette vision dualiste du monde, non seulement l’individu ne comprendra pas l’évolution, mais lui-mĂȘme ne saura pas faire son choix dans l’évolution. C’est-Ă -dire qu’il ne comprendra jamais quelle voie il doit suivre et pourquoi il doit la suivre. Donc il ne connaĂźtra pas et ne soupçonnera pas toute l’alchimie qu’offrent les voies et l’alchimie qu’il doit produire en lui-mĂȘme.

Si l’on pense qu’un jour, Adam et Ève sont tombĂ©s du paradis sur la terre, de l’état d’esprit dans la matiĂšre et que maintenant, pĂ©niblement, tous leurs rejetons essaient de remonter le cocotier pour trouver un brin de soleil, si on part de cette idĂ©e-lĂ , on ne comprend pas l’existence de Dieu. Parce que s’il y a une possibilitĂ© de chute, cela veut dire que Dieu n’est pas aussi parfait que cela, et que lui-mĂȘme a encore beaucoup de perfection et de divinitĂ© Ă  acquĂ©rir.

Je ne veux mĂȘme pas prĂ©tendre dans mon discours, pour qu’il soit logique, que Dieu est parfait. Admettons mĂȘme qu’il soit une entitĂ© qui se dĂ©veloppe, qui n’en a pas fini de se dĂ©velopper, et que toute la matiĂšre, les hommes et les choses qui ont Ă©tĂ© créés dans son sillage, ne sont en fait que des productions, des auto-gĂ©nĂ©rations de sa forme et de son Ă©nergie. Restons en lĂ . Mais cela ne donne pas la solution qui permet d’admettre la chute de l’homme dans la matiĂšre.Donc si lĂ  n’est pas la solution, oĂč est-elle ?

Pour comprendre l’évolution, pour comprendre le dĂ©veloppement de la spiritualitĂ©, les Ăąges qui se succĂšdent Ă  travers les civilisations sur la terre, il faut quitter cette vision dualiste du monde. Il ne faut plus voir le blanc d’un cĂŽtĂ©, le noir de l’autre, le chaud d’un cĂŽtĂ©, le froid de l’autre, le diable et le Bon Dieu, le gourou et le profane. Il faut comprendre que toute unitĂ© de vie est une unitĂ© divine, que ce soit l’unitĂ© de vie du caillou, de la goutte de sĂšve qui coule dans la tige d’une fleur, de votre unitĂ© de vie ou de l’unitĂ© de vie de celui que vous appelez Dieu ou l’ange, c’est exactement la mĂȘme divinitĂ©.

À partir de ce moment-lĂ , la dualitĂ© n’existe plus, il n’y a qu’unitĂ©.

Pour comprendre maintenant ce que fait cette unitĂ© dans le champ de la dualitĂ©, car la dualitĂ© existe bien : le chaud et le froid, le jour et la nuit, la vie et la mort, l’ignorance et la connaissance, on ne peut pas rogner cette chose, mais pour comprendre ce que fait l’unitĂ© dans ce champ de dualitĂ©, il faut voir l’incarnation, la prĂ©cipitation de l’esprit dans la matiĂšre, non pas comme une chute, mais au contraire comme un moyen d’évolution.

Beaucoup de disciples arrivĂ©s Ă  un certain moment du chemin, baissent les bras, se sentent accablĂ©s, parce qu’ils se demandent pourquoi leur monade, leur Ăąme, leur moi suprĂȘme si vous voulez, a un jour, du haut de sa spiritualitĂ©, chutĂ© dans la matiĂšre et Ă  quel jeu malin il est en train de jouer maintenant pour remonter. ForcĂ©ment, tout ce ridicule dĂ©sarme lorsqu’il faut faire l’effort et c’est normal, car en restant Ă  cette vision des choses, elle dĂ©sarme, mais en plus, elle ne donne aucun courage parce qu’il n’y a pas de logique.

Il ne faut pas chercher la logique dans la vie et l’évĂ©nement qu’est l’univers. Car si l’on cherche une logique mentale Ă  la naissance et au pourquoi de l’univers, on n’y arrivera pas. Il faut simplement savoir que par la dualitĂ©, ou ce que l’on peut appeler la dualitĂ©, l’esprit obtient des forces et qu’en obtenant ces forces de manifestation, ces forces de vie, il va pouvoir devenir une puissance d’un esprit qu’il est Ă  l’état originel, et c’est lĂ  toute la diffĂ©rence.

Donc Ă  l’origine, certes, vous ĂȘtes tous des Dieux, mais des Dieux impuissants en quelque sorte, des Dieux qui se mĂ©connaissent, qui ne savent pas utiliser leur capital d’énergie, qui ne savent pas en fait brandir leur puissance. À travers l’expĂ©rience contre le champ de la dualitĂ©, l’homme apprend Ă  manipuler les puissances, Ă  s’octroyer les puissances, et c’est lĂ  le problĂšme. L’homme au fur et Ă  mesure de son dĂ©veloppement voit les puissances arriver vers lui, qu’on les appelle Ă©nergies, vibrations, rayons, peu importe, ce sont des puissances Ă  l’origine, et elles viennent vers lui au fur et Ă  mesure qu’il se dĂ©veloppe consciemment ou pas.

Son premier geste va ĂȘtre de se les octroyer, de les possĂ©der, un peu Ă  la maniĂšre de certains mages, de certains disciples dont l’égo est trop prĂ©dominant et qui veulent utiliser le pouvoir dans un sens nĂ©gatif ou dans un sens trop astral. Au fur et Ă  mesure, les expĂ©riences, le karma, toutes les guidances des MaĂźtres, vont faire en sorte de lui apprendre comment utiliser ces Ă©nergies et surtout lui enseigner leur nature et la nĂ©cessitĂ© de l’utilisation de ces Ă©nergies.

Car voyez-vous dans l’évolution et dans l’enseignement des MaĂźtres, il n’est question en fait que de vous enseigner la nature des Ă©nergies, la nature de la vibration qu’est l’ñme. Lorsque l’on vous dit : il ne faut pas pratiquer telle chose, il ne faut pas penser telle chose, il ne faut pas penser du tout, il faut arrĂȘter le mental, il faut vous fixer sur telle idĂ©e divine, sur telle pensĂ©e pure, il faut vous fixer sur tel son, l’homme qui ne se demande pas pourquoi on lui dit cela, il fait la chose, l’exĂ©cute mĂ©caniquement, mais sans connaĂźtre l’essence de la chose.

Or chaque fois que l’on vous donne un conseil, plutĂŽt que d’exĂ©cuter le conseil, moi je vous dis, il faut vous interroger sur le pourquoi de ce conseil donnĂ©. Et si vous arrivez Ă  connaĂźtre le sens du conseil que l’on vous a donnĂ©, vous avez dĂ©jĂ  dĂ©passĂ© le conseil et vous n’avez plus besoin de l’effectuer.

Lorsque le MaĂźtre vient vers vous et qu’il vous dit : il ne faut plus penser. Si vous cherchez pourquoi il vous dit cela, vous n’avez plus besoin de ne plus penser, automatiquement vous ne penserez plus, parce que vous aurez compris ce que cela voulait dire. En ayant compris, vous aurez dĂ©clenchĂ© en vous, l’état de conscience correspondant. Donc, appliquer le conseil de ne plus penser sera dĂ©jĂ  dĂ©passĂ© pour vous.

Mais comme le MaĂźtre sait que l’individu ne sait pas mĂ©diter de cette façon-lĂ  sur le cƓur des choses, le cƓur des conseils, alors il vous fait passer par l’exĂ©cution presque mĂ©canique de la chose. Le MaĂźtre sait que, de la mĂȘme façon que l’on peut imiter une chose venue de l’esprit, on peut aussi arriver Ă  impliquer l’esprit dans la matiĂšre en faisant imiter sa matiĂšre. Donc, Ă  force de vous empĂȘcher de penser, Ă  force de supprimer votre pensĂ©e, ou l’instinct, le mĂ©canisme de la pensĂ©e, un jour vous allez vous trouver dans cette zone oĂč la pensĂ©e est devenue pure.

Mais la pensĂ©e ne cessera pas pour autant, parce que l’homme n’est qu’une grande pensĂ©e. Le problĂšme, c’est que l’homme pense de maniĂšre infĂ©rieure. Lorsqu’il quitte la zone infĂ©rieure de la pensĂ©e, il dĂ©couvre la pensĂ©e pure ou bien l’idĂ©ation divine. Sa pensĂ©e n’arrĂȘte pas, mais elle est devenue Une avec l’univers, c’est lĂ  toute la diffĂ©rence.

Et lorsqu’à force de s’ĂȘtre contraint Ă  ne plus penser, l’individu dĂ©couvre cette zone de l’idĂ©ation divine, de la pensĂ©e pure, alors il n’a plus besoin de se forcer Ă  ne plus penser et il dĂ©couvre la raison du conseil donnĂ©.

Ce qu’il faut faire dans ces cas-lĂ , chaque fois que l’on vous donne un conseil, ou chaque fois que l’on vous donne une technique, ou que vous la lisiez dans un livre, ou que cela vous soit donnĂ© par hasard, ou mĂȘme par votre propre inspiration, avant de passer Ă  l’exĂ©cution, avant de faire la chose physiquement, ce qui est la façon la plus grossiĂšre d’exĂ©cuter quelque chose de spirituel, essayez de deviner, essayez de sentir, de pressentir, d’intuitionner, la raison profonde, l’esprit de la chose.

Vous verrez qu’en fait, en ayant mĂ©ditĂ© sur le conseil que l’on vous a donnĂ©, vous allez dĂ©passer le stade du conseil et vous allez pouvoir aller plus vite, plus loin. Parce qu’en mĂ©ditant sur des conseils, de mĂ©ditation en mĂ©ditation vous allez dĂ©velopper des Ă©tats de conscience, qu’il vous aurait fallu sans doute des annĂ©es pour les dĂ©velopper, en exĂ©cutant mĂ©caniquement, physiquement, les conseils que l’on vous a donnĂ©s.

Donc, si vous voulez Ă©voluer, si vous voulez rĂ©ellement faire un travail d’avancement, il ne faut pas toujours faire passer les choses par votre matiĂšre. Bien sĂ»r la matiĂšre est importante, bien sĂ»r il faut, puisque l’alchimie l’exige et que c’est une loi, il faut aussi anoblir la matiĂšre, faire passer des Ă©nergies d’une frĂ©quence chaque fois de plus en plus haute, pour la diviniser elle aussi. Mais il n’est pas besoin chaque fois de faire passer le conseil spirituel par la matiĂšre, je dis non, c’est une erreur. Et c’est le problĂšme et la manie de tout le peuple occidental de faire passer chaque fois, par l’exercice physique, ce qui peut ĂȘtre acquis ici, maintenant, tout de suite, par la concentration, par la rĂ©flexion, par l’introversion, par un petit peu de mĂ©ditation, donc par l’esprit.

Ce qui est de l’esprit doit ĂȘtre traitĂ© par l’esprit. Vous n’arriverez pas Ă  dĂ©crocher des Ă©tats de conscience, en faisant forcĂ©ment des postures de hatha yoga, en vous tordant les pieds derriĂšre le cou, en mettant les bras je ne sais pas trop oĂč et le nombril derriĂšre la tĂȘte. Essayez, vous n’y arriverez pas. Bien sĂ»r vous allez anoblir votre matiĂšre, c’est certain, et c’est nĂ©cessaire. Car le disciple ne peut pas aller vers les zones de l’esprit en ayant une matiĂšre trop lourde, trop grossiĂšre, trop rustre. Donc il faut, Ă  un moment donnĂ©, laisser passer l’énergie, la frĂ©quence, jusqu’au cƓur de la cellule, pour que la matiĂšre soit sur le mĂȘme accord que la note qui vibre dans l’esprit.

Mais je vous en prie, ne faites pas la confusion, ne faites pas l’erreur de croire qu’en ayant des postures abracadabrantes, et Dieu sait que je ne suis pas du tout contre certaines mĂ©thodes que l’on dit ĂȘtre du hatha yoga ou d’autre forme, il les faut et je les reconnais comme Ă©tant utiles, mais je demande Ă  votre esprit de ne pas croire que tout le pouvoir en reviendra Ă  la posture, c’est faux.

Si Ă  cĂŽtĂ© de cela votre esprit intĂ©rieur, votre vous-mĂȘme le plus profond, n’essaie pas de trouver par intuition, par mĂ©ditation, l’essence des choses, vous pouvez tout de suite vous pendre pour l’éternitĂ© dans la position du lotus, parce que c’est bien tout ce temps-lĂ  qu’il vous faudra pour devenir Bouddha, je vous le dis. Il faut faire avec l’esprit les choses de l’esprit, et avec le corps les choses du corps.

Que sont donc les choses de l’esprit et les choses du corps ?

Car c’est lĂ , la confusion qui rĂšgne en occident en ce moment. Les choses de l’esprit sont les clefs qu’il faut dĂ©couvrir et qui sont de l’ordre de l’état de conscience. Lorsque l’on vous dit, par exemple, de ne plus mĂ©dire votre voisin, de vous aimer les uns les autres, d’avoir une position ouverte vis-Ă -vis de la vie, vis-Ă -vis du nouveau monde, vis-Ă -vis des Ă©nergies, ces sujets-lĂ , sont de l’ordre de l’esprit profond, c’est votre esprit en tant qu’esprit philosophe, en tant qu’intuition, en tant que mental supĂ©rieur, qui est suscitĂ©, qui doit travailler le sujet et qui doit rĂ©pondre.

Maintenant, pour que cet esprit puisse aller plus vite, ou puisse aller vers des zones encore plus Ă©levĂ©es, s’il faut que sa matiĂšre se divinise, se subtilise, alors oui il faut faire les choses de la matiĂšre. C’est-Ă -dire que vous pouvez ajouter Ă  votre dĂ©marche spirituelle le hatha yoga, ou toute autre sorte de yoga, vous pouvez y ajouter l’ascĂšse, le jeĂ»ne, la suppression des drogues, des alcools, des pensĂ©es impures, etc., et Ă  ce moment-lĂ , vous divinisez votre matiĂšre en mĂȘme temps que vous divinisez votre esprit, vous subtilisez les deux en mĂȘme temps et l’alliance a lieu.

Mais celui qui fait l’un sans l’autre, ou qui attend que l’un dĂ©clenche l’autre, il n’y arrivera pas. Il ne faut pas croire que les choses de l’esprit passeront par la matiĂšre, c’est faux. Naturellement vous pourrez vous sentir mieux, ĂȘtre plus dĂ©tendu, plus relaxĂ©, donc ĂȘtre plus Ă  mĂȘme d’avoir une position positive dans le monde, d’avoir une dĂ©marche plus ouverte, par exemple, d’ĂȘtre moins agressif au volant de la voiture, ou vis-Ă -vis de votre voisin, ou lors des problĂšmes familiaux.

Cela ne veut pas dire que vous aurez dĂ©crochĂ© un Ă©tat de conscience, que ce qui vous Ă©nervait hier ne vous Ă©nerve plus aujourd’hui. L’état de conscience n’a rien Ă  voir entre les deux comportements. Un Ă©tat de conscience ne se voit pas Ă  la patience que dĂ©couvre quelqu’un, parce qu’autrefois il Ă©tait impatient. Un Ă©tat de conscience n’a rien Ă  faire des expressions caractĂ©rielles. Naturellement, le caractĂšre est toujours plus ou moins associĂ© Ă  l’état de conscience, mais ne croyez pas que la relaxation, qui induit chacun Ă  se comporter un peu plus fraternellement, va pouvoir signer chez vous un Ă©tat spirituel.

Si dĂšs demain lorsque vous ouvrez un livre il y a une phrase d’un mystique que vous ne comprenez pas, cela ne signifie pas que l’état de conscience n’a pas Ă©tĂ© atteint. Car lorsqu’un Ă©tat de conscience est atteint, cela ne veut pas dire que tous les secrets se dĂ©voilent, qu’il n’y a plus d’ignorance, qu’il n’y a plus de mystĂšre.

Lorsque le disciple, rencontre une phrase Ă©nigmatique, de prime abord, il la mĂ©dite et il arrive Ă  percer le cƓur. Car en fait dans l’enseignement, il n’y a pas de mystĂšre, il n’y a tout simplement que des clefs qui rĂ©vĂšlent les Ă©tats de conscience. Et c’est pour cela que le disciple n’arrive pas Ă  comprendre les textes sacrĂ©s, non pas parce que l’on parle de quelque chose qui est incomprĂ©hensible, mais parce que l’on parle de quelque chose que l’individu ne peut que sentir.

Lorsqu’un grand Saint parle de ce qu’est la vie, de ce qu’est le monde, de ce qu’est l’amour en rĂ©alitĂ©, cela ne vous sert Ă  rien de l’écouter ou de lire son texte. Parce qu’il parle d’une rĂ©alitĂ© qui n’est pas la vĂŽtre, il ne parle pas d’une dĂ©finition que vous devez apprendre, et qu’en l’apprenant, vous connaĂźtrez la vĂ©ritĂ© qui est Ă  l’intĂ©rieur. C’est pour cela que chaque fois que vous ĂȘtes face Ă  des textes sacrĂ©s, il ne faut pas essayer de comprendre, il faut en quelque sorte alchimiser, pour dĂ©clencher en vous-mĂȘme l’état de conscience Ă©quivalent que dĂ©crivent les mots, autant que cela se peut.

Pour revenir Ă  la question posĂ©e, la plupart des disciples de bonne volontĂ©, cela, je dois l’avouer, je dois le leur rendre, confondent trop la dĂ©finition de la chose et le cƓur de la chose, et c’est l’incomprĂ©hension qui se passe Ă  l’heure actuelle.
Lorsqu’un disciple Ɠuvre dans le sens de la question posĂ©e, c’est-Ă -dire en n’ayant pas toujours l’approbation du plan divin, ni de la connaissance divine, cela veut dire que lui-mĂȘme est prisonnier de l’erreur qu’il commet, et qu’il essaye davantage de dĂ©finir la chose, d’instruire Ă  propos de la dĂ©finition de la chose, plutĂŽt que d’apporter ou d’éveiller au cƓur de la chose. C’est la marque flagrante, la diffĂ©rence flagrante, qu’il y a entre tous ceux qui sont des techniciens de la spiritualitĂ© et ceux qui sont rĂ©ellement des gens spirituels.

Ce qui ne veut pas dire que dĂšs demain, il faut vous dĂ©tourner de tous les techniciens de la spiritualitĂ©, qu’il faut les juger en disant que se sont les moindres, qu’ils sont les plus petits, qu’ils n’ont rien Ă  dire, qu’il faut les Ă©viter, qu’il faut leur faire mauvaise publicitĂ©, qu’il ne faut plus qu’ils travaillent. Il ne faut pas avoir des rĂ©actions extrĂȘmes, jamais. Si cela ne vous convient pas, dĂ©tournez-vous, cela conviendra Ă  quelqu’un d’autre, et quand cela ne lui conviendra plus, Ă  son tour il se dĂ©tournera.

Comme je le dis souvent, il ne faut pas combattre une chose, il ne faut pas aller contre une chose, d’autant plus si elle est inutile. Il faut simplement pratiquer la chose utile, ou se consacrer Ă  la chose utile, et ainsi, celle qui est inutile s’évanouit d’elle-mĂȘme parce qu’elle n’a plus d’énergie pour la soutenir. Lorsqu’il n’y a plus d’énergie pour nourrir une chose, elle n’a plus de vitalitĂ©. Donc votre travail est d’investir l’énergie dans l’autre chose, celle qui est vraie, celle qui est vivante, celle qui est rĂ©elle, et ainsi ce qui est faux s’abaissera, s’affaissera tout seul, sans qu’il y ait eu aucun combat.

Il faut apprendre Ă  jouer avec les forces de la maniĂšre que la sagesse a elle-mĂȘme instituĂ©es.

En ayant créé le chaud et le froid, les MaĂźtres de la crĂ©ation, les Dieux de la crĂ©ation, si vous voulez, ou le Dieu suprĂȘme n’a pas créé deux forces pour qu’elles se confrontent et qu’elles se tapent dessus, non. Ces deux forces sont au contraire des nĂ©cessitĂ©s pour que l’une rĂ©vĂšle l’autre. C’est pour cela que le disciple ne doit jamais aller Ă  l’encontre d’une chose qui est fausse, Ă  l’encontre d’un obstacle. Il doit cultiver ce qui est vrai, ce qui est rĂ©el, ce qui est bon, et automatiquement l’énergie, mĂȘme nĂ©gative, ira vers lui pour l’enrichir, et c’est ainsi qu’en plus de sa propre Ă©nergie, le diable participera au travail.

Car en fait, aucune Ă©nergie n’est contradictoire l’une Ă  l’autre, et le diable n’est pas contradictoire au Bon Dieu, au contraire, il faut absolument, et ceci en des termes trĂšs allĂ©goriques, que le diable existe. Et lorsque je dis le diable, je ne cite pas un ĂȘtre qui essaierait en grattant les ĂȘtres humains de les pervertir. Je parle d’une Ă©nergie, d’un contre balancement en fait, qui n’est pas un feu contraire, mais qui est un feu complĂ©mentaire. Il est important de comprendre cela, le feu complĂ©mentaire de la flamme.

La flamme c’est en quelque sorte ce qui serait votre esprit, votre Ăąme ou votre monade et le feu serait, en apparence contradictoire, l’énergie qui va permettre Ă  la flamme de se constituer en tant que puissance. Autrement dit, le feu est la racine de l’arbre, le feu est la racine de la flamme.

Pour l’individu qui est encore dans la dualitĂ©, forcĂ©ment ces deux zones-lĂ  de la vie vont apparaĂźtre dualistes, mais en fait, l’une ne peut pas vivre sans l’autre. La flamme ne peut pas vivre sans le feu et le feu n’a aucune raison d’ĂȘtre, s’il n’est pas en train d’alimenter la flamme qui est au dessus.

Donc ne vous inquiĂ©tez pas pour ce qui surgit, ici, maintenant, Ă  l’approche du nouvel Ăąge. Cette explosion de gourous, cette prolifĂ©ration de guides de toutes sortes, de tout niveau, enseignant toutes sortes de techniques, rĂ©pandant toutes sortes d’idĂ©es, et cela allant depuis les idĂ©es de l’Atlantide qui ressurgit, jusqu’à l’idĂ©e de l’attente du Christ qui doit venir demain, ou aprĂšs demain, ou dans trois mois, car on n’en sait rien.

Il ne faut surtout pas vous faire de souci, et surtout ne pas croire que dans cette cacophonie les MaĂźtres en profitent pour essayer d’écrĂ©mer tous ceux qui ne seraient pas au point en quelque sorte, donc tous ceux qui n’auraient pas ce discernement. Ces gens-lĂ  ont droit Ă  l’expression exactement comme vous, comme vous avez le droit Ă  l’expression de confusion que sans doute vous ressentez au moment oĂč vous ĂȘtes face Ă  tout ce spectacle. Ce qui fait que cette confusion devient une torture, ou une douleur Ă  l’intĂ©rieur des individus, c’est parce qu’ils sont en recherche. Étant en recherche et allant vers l’extĂ©rieur pour trouver, ils ne savent plus Ă  quel saint se vouer, quel gourou croire, quelle technique exĂ©cuter.

Le problĂšme n’est pas de savoir si le gourou untel a raison de dire telle chose, si celui qui fait le sĂ©minaire un tel a raison de pratiquer, de divulguer telle technique. Le problĂšme n’est pas de savoir si ces gens-lĂ  ont raison, le problĂšme c’est de savoir pourquoi, vous, vous avez besoin d’un autre pour savoir ce que vous devez faire. Pourquoi cherchez-vous toujours chez quelqu’un d’autre, ailleurs, hors de vous-mĂȘme, le conseil que seul votre moi intĂ©rieur peut vous donner ? Le problĂšme n’est pas l’autre, le problĂšme c’est le fond de votre quĂȘte, et lorsque vous remettez cela en cause, vous vous apercevez qu’à l’extĂ©rieur il pourrait y avoir mille faux JĂ©sus Christ, mille faux prophĂštes, mille charlatans, dans un grand Ă©clat de rire, vous iriez tous les embrasser en leur disant : mais oui tu as raison, ça te passera.

Vous ne seriez pas avec la douleur au ventre, la douleur dans la tĂȘte, en train de vous arracher les cheveux pour savoir quel gourou croire, aller vers quel saint, criant aprĂšs les MaĂźtres, aprĂšs JĂ©sus Christ, aprĂšs le Bon Dieu : « Pourquoi est-ce que tu laisses une telle pagaille rĂ©gner ? » Il n’y a pas de pagaille, il y a des ĂȘtres humains qui s’expriment, et au milieu, il y en a d’autres en appel qui cherchent de façon maladroite.

Donc qui corriger ?
Je ne peux pas aller corriger celui qui est soi-disant faux prophĂšte, faux gourou, faux sĂ©minariste, faux ceci ou faux cela. Car je sais que le problĂšme n’est pas lui, mais vous. Je ne vais pas lui dire : tais-toi, tu n’as plus le droit d’exercer, car tu dis des choses fausses. Je vais plutĂŽt me tourner vers vous et vous dire : les MaĂźtres ont parlĂ© et depuis dĂ©jĂ  fort longtemps, des milliers d’annĂ©es, ils vous ont dit ce que vous devez faire. Pourquoi aller vers des petites lanternes, alors que dĂ©jĂ  la grande flamme a Ă©tĂ© allumĂ©e et continue d’illuminer le monde.

Tout le monde va chercher le conseil Ă  l’extĂ©rieur. Celui qui n’aurait que sa bible, que ce livre entre les mains, admettons qu’il soit dĂ©pouillĂ© d’ésotĂ©risme, dĂ©pouillĂ© de systĂšme oriental, dĂ©pouillĂ© de connaissance orientale, de chakras, qu’il ne connaisse rien d’autre que la parole du Christ, prenons cet ĂȘtre-lĂ , s’il suit exactement la parole du Christ, s’il absorbe et mĂ©dite rĂ©ellement sur chacun des mots, chacun des conseils, des prĂ©ceptes exprimĂ©s, il peut aller plus loin ou aussi loin que celui qui court tous les samedis soir vers tous les sĂ©minaires avec sa valise Ă  la main, et qui fait ça pendant des annĂ©es.

ForcĂ©ment un jour ou l’autre il va tomber sur un saint, ou un illuminĂ© et il recevra quelque chose. Mais il aura perdu des annĂ©es Ă  courir n’importe oĂč, n’importe comment, Ă  Ă©puiser son esprit, Ă  risquer mĂȘme de se perdre, de se fourvoyer, de croire Ă  des choses illusoires, alors qu’il faut ici et maintenant commencer Ă  appliquer ce que la parole des MaĂźtres a toujours dit, depuis le commencement du monde.

Seulement voilĂ , il existe le mĂȘme problĂšme de relation entre les hommes et les MaĂźtres, qu’il en existe Ă  l’intĂ©rieur de la famille, entre le pĂšre et ses enfants. C’est-Ă -dire que les enfants vont plutĂŽt croire les copains, les amis, les compagnons de jeux, plutĂŽt que la parole du pĂšre. Parce que le pĂšre est quelque chose de trop lointain, de trop parfait, de trop diffĂ©rent : « Je ne peux pas te croire papa, toi tu as trente-cinq ans, moi j’en ai que douze, comment veux-tu que je croie ce que tu me dis, comment veux-tu que j’y pense Ă  chaque fois, comment veux-tu que j’adhĂšre, que je ressente, que je sois comme toi ? Je ne peux pas. »

C’est le mĂȘme problĂšme qu’a le profane ou le disciple naissant, vis-Ă -vis de la parole du MaĂźtre. « Toi tu es trop parfait, forcĂ©ment tu es dĂ©jĂ  arrivĂ©, c’est ton Ă©tat. Mais moi, je ne sais pas comment faire cette chose. Tu dis qu’il faut ĂȘtre amour, mais je ne sais pas ce qu’est l’amour en fait, et de l’ĂȘtre, je n’y arrive pas. » Alors parce qu’il ne peut pas ĂȘtre le pĂšre trop parfait, parce qu’il ne peut pas faire comme le pĂšre trop parfait, il va aller voir son cousin. « Tu sais, moi j’ai une technique. Pour ĂȘtre l’amour, il ne faut pas que tu mentes, il ne faut pas que tu triches, il faut que tu regardes bien droit dans les yeux et que tu tournes ta langue sept fois dans ta bouche, comme cela, tu es sĂ»r que tu ne diras jamais de mal. »« Mon cousin est un bon guide, il m’a donnĂ© des trucs, et maintenant en exerçant selon ces trucs, je vais pouvoir dĂ©couvrir ce que la parole du MaĂźtre me donnait Ă  connaĂźtre. »

Nous comprenons que ces Ă©tapes sont une nĂ©cessitĂ© dans la comprĂ©hension, le dĂ©veloppement des hommes. Croyez-moi, il n’y a aucune moquerie dans mon discours, plutĂŽt de la peine. Parce que ce n’est pas la solution d’aller copier le truc, la technique, qu’a trouvĂ© le cousin. Il faut faire ce qui est Ă  faire, mĂȘme si l’on ne sait pas ce que l’on est en train de faire, et il faut vous mettre bien cela dans la tĂȘte. MĂȘme si vous ne savez pas ce que vous ĂȘtes en train de faire, faites-le, parce qu’un jour Ă  force de le faire, vous allez dĂ©couvrir le sens de votre geste.

Lorsque l’on vous dit, qu’il faut ĂȘtre amour, ne vous demandez pas par quelle combine, par quel truc, par quel moyen, vous allez pouvoir vous obliger Ă  ĂȘtre amour. Simplement, demain, lorsque vous vous levez, soyez amour. Alors vous allez me dire que cela ne rĂ©pond pas Ă  l’énigme, cela ne donne pas de solution. Puisque je ne sais pas aujourd’hui ce qu’est d’ĂȘtre amour, demain matin, en me levant, je ne vais pas plus savoir comment ĂȘtre l’amour.

LĂ , je mets votre esprit en dĂ©faut, parce que l’on ne peut pas essayer de dĂ©velopper des qualitĂ©s, en comprenant ces qualitĂ©s. Un jour il faut s’engager Ă  ĂȘtre la qualitĂ©, et lĂ , est tout le problĂšme de l’esprit occidental. Il cherche Ă  comprendre la dĂ©finition de la qualitĂ©, le comment du pourquoi, comment y arriver, par quelle Ă©tape etc., alors que ce ne sont pas ces instruments-lĂ  qui permettent l’expĂ©rience.

Un beau jour vous vous engagez, et il faut redĂ©couvrir la puissance de l’engagement. Dans l’engagement il y a une vĂ©ritable initiation possible, et je ne dis pas des mots au hasard, je dis des mots puissants, dans l’engagement il y a une initiation Ă  dĂ©couvrir. Et l’occidental ne sait pas s’engager parce qu’il veut des dĂ©finitions, il faut qu’on lui explique, qu’on lui dissĂšque la chose et un jour en dĂ©couvrant presque par hasard la chose il s’y engage, alors que le processus est inverse.

Qu’est-ce que la puissance de l’engagement ?

Lorsqu’un ĂȘtre dĂ©cide que dĂšs demain il sera l’amour, il se dit Ă  lui-mĂȘme et fortement Ă  son esprit, que dĂšs demain, il ne se permettra plus aucune bassesse. C’est-Ă -dire que dĂšs demain, s’il croise quelqu’un qui lui veut du mal, il ne le jugera pas et il ne lui renverra pas du mal. Si demain il croise quelqu’un qui essaie de le frapper, parce que ses nerfs sont Ă  fleur de peau, il essayera plutĂŽt de le soulager que lui renvoyer des coups. Chaque fois il essayera donc d’ĂȘtre au-dessus de l’homme qui est pris dans son problĂšme, pris dans sa crise, pris dans sa douleur, pris dans son ignorance.

Celui qui veut ĂȘtre Dieu, sans faire l’effort d’ĂȘtre au-dessus de l’expression traditionnelle de l’homme, son expression profane, pourra employer tous les trucs, toutes les combines, toutes les techniques possibles, il n’y arrivera pas. Parce qu’un jour il faut s’engager, il faut se dire demain, je suis divin, mĂȘme si je sais que je ne le suis pas, parce que ce n’est pas en une nuit qu’on change, demain je suis divin, parce que je ne me permettrais plus d’ĂȘtre profane. Demain je trace ma ligne et je reste sur ma ligne, et en marchant sur cette ligne, je vais ĂȘtre la ligne, en imitant Dieu, je vais redevenir Dieu.

LĂ , est tout le problĂšme des hommes, ils ne comprennent pas la puissance de l’engagement. Mais pour s’engager, il faut avoir dĂ©couvert une autre force, qui n’est pas facile, c’est certain. C’est pour cela que ne s’engage que celui qui, dĂ©jĂ , a quand mĂȘme suffisamment Ă©purĂ© son ĂȘtre, parce qu’il faut aussi savoir Ă©normĂ©ment renoncer. Le renoncement est une Ă©nergie que l’on pourrait comparer Ă  une Ă©nergie nĂ©gative, puisqu’il faut dire non, et l’engagement est l’énergie qui sort de cette Ă©nergie nĂ©gative et qui est alors positive, parce qu’elle dit oui Ă  Dieu et Ă  toute la divinitĂ©.

Encore une fois, comme je vous ai dit tout Ă  l’heure, on retrouve la complĂ©mentaritĂ© des Ă©nergies . Il faut pouvoir dire non une fois, non Ă  la matiĂšre, non Ă  la trivialitĂ©, non Ă  la bassesse, pour pouvoir trouver l’énergie de dire oui, Ă  tout le positif, Ă  tout le divin, Ă  la lumiĂšre, on ne saura pas dire ce oui tant que ce non n’aura pas Ă©tĂ© prononcĂ©.

Alors celui qui va faire du yoga pour ceci, de la mĂ©ditation pour cela, et qui rentre chez lui, et continue Ă  ĂȘtre agressif envers sa femme, Ă  frapper ses enfants, Ă  ne pas comprendre ses collĂšgues de travail, Ă  manifester les dĂ©fauts les plus bas qui sont en l’homme, celui-lĂ  pourra mĂ©diter pendant mille ans, il n’y arrivera pas. Il pourra faire des postures de hatha yoga pendant mille ans il n’y arrivera pas non plus. Par contre, s’il ne fait aucune de ces choses-lĂ , mais simplement le matin lorsqu’il se lĂšve, s’il dĂ©cide d’ĂȘtre clair, net, alignĂ© avec son Ăąme, c’est comme s’il mĂ©ditait pendant mille ans, c’est comme s’il faisait du yoga pendant mille ans, immĂ©diatement, toutes les Ă©nergies se prĂ©cipitent en lui, et l’alchimie Ă  lieu.

Encore une fois, il ne faut pas pratiquer extĂ©rieurement la divinitĂ© ou la spiritualitĂ©, il faut pratiquer la spiritualitĂ© intĂ©rieurement. Actuellement, c’est parce qu’il y a un besoin, que cela suscite l’éclosion de tout ce que l’on vient de citer, de tous ces guides de ceci, ces guides de cela, le besoin qu’ont les hommes de trouver Ă  l’extĂ©rieur une rĂ©ponse et un Ă©tat qui n’est qu’intĂ©rieur.

Quel conseil je donne donc ?

Est-ce que je vais donner le conseil d’abandonner tous les sĂ©minaires, toutes les techniques, de ne plus aller voir des gens qui sont, somme toute, trĂšs intĂ©ressants puisqu’ils ne disent pas de bĂȘtises. Non, je ne vous dirais rien, je ne vous dirais pas ce que vous devez faire. Si je devais dire la vĂ©ritĂ©, je dirais tout simplement qu’eux-mĂȘmes doivent s’asseoir sur le mĂȘme fauteuil que vous et attendre eux aussi la divinitĂ©. Simplement lorsque vous allez pratiquer ces choses, ayez l’attitude juste. Tous les instruments peuvent devenir immensĂ©ment puissants, si vous allez avec une attitude juste. Et l’attitude juste, c’est de ne rien attendre de l’extĂ©rieur, mais de savoir toujours intĂ©rioriser les notions et de savoir toujours vivre profondĂ©ment dans votre intĂ©rieur.

N’attendez pas que la posture fasse quelque chose, vous libĂšre de tel traumatisme, de tel complexe, de ceci, de cela, de tel poids karmique, ou de je ne sais quoi d’autre encore. Vous-mĂȘme tout de suite libĂ©rez-vous, et c’est facile.

Des gens passent des annĂ©es de travail, dĂ©pensent des sommes Ă©normes d’argent en stages, sĂ©minaires, afin de se libĂ©rer d’un complexe ou d’un traumatisme. Un individu peut s’en libĂ©rer, mĂȘme lorsque ce complexe ou ce traumatisme est enfouis profondĂ©ment dans l’inconscient, si simplement un beau jour, il sort sa force et qu’il s’engage et dise non, je ne serai plus cette chose, je ne serai plus mon infĂ©rioritĂ©, je ne serai plus mon complexe, je ne serais plus ma timiditĂ©.

Mais au lieu, une bonne fois pour toutes, de prendre ses forces et de dire non, ou de dire oui, il attend que le docteur le soigne, il attend que la plante le soigne, il attend que les autres soient plus favorables, que les autres lui passent son complexe en crĂ©ant le complexe inverse, « si je suis infĂ©rieur il faut que l’on me dise que je suis trĂšs grand, comme cela, je serais soignĂ©, et enfin je pourrais dĂ©couvrir un Ă©quilibre, » erreur.

On ne va pas d’un complexe d’infĂ©rioritĂ© Ă  une psychologie Ă©quilibrĂ©e par des compliments que l’on entend. Cela ne rĂ©pare jamais, cela ne fait que mettre une illusion sur l’autre. Parce que l’on vous dit que vous ĂȘtes trĂšs beau, ou trĂšs intelligent, vous ne pouvez pas croire que soudainement vous n’ĂȘtes plus ce que vous pensez de vous-mĂȘme, c’est-Ă -dire trĂšs laid, trĂšs bĂȘte, ou alors, c’est que vous ĂȘtes encore plus bĂȘte que ce que vous pensez.

Si vous ĂȘtes capable de croire que vous ĂȘtes idiot, et le lendemain que vous ĂȘtes trĂšs intelligent, il y a quelque chose qui ne va pas du tout. On ne rĂ©pare pas un complexe par un autre, qui serait celui de la supĂ©rioritĂ©. On n’enlĂšve pas une illusion avec une autre illusion. Un beau jour il faut casser l’illusion, et c’est lĂ  aussi tout le dĂ©fit lancĂ© Ă  la psychiatrie au passage de la nouvelle Ăšre.

La psychiatrie est quelque chose de trĂšs utile, une science primordiale dans la comprĂ©hension de l’homme, mĂȘme dans sa dĂ©finition occulte pour l’avenir. Mais dans sa thĂ©rapie, la psychiatrie est pour nous et dans notre estime relativement nulle, car elle s’empare d’une illusion pour ĂŽter une autre illusion. Ce qui fait que l’individu ne peut pas ĂȘtre soignĂ© et qu’il a toutes les chances mĂȘme d’empirer. Car dans les illusions, d’une illusion Ă  une autre, la psychĂ© humaine ne peut pas tenir, ne peut pas se faire une santĂ©. Un jour elle s’écroule, et gĂ©nĂ©ralement s’écroule encore plus fort, mĂȘme s’il faut pour cela des annĂ©es, mais un jour tout s’écroule. Parce que l’homme a besoin de vĂ©ritĂ©, et tout le dĂ©fi de la psychiatrie moderne, la psychiatrie qui viendra avec cette Ăšre du verseau, sera de s’établir dans le rĂšgne de la vĂ©ritĂ©, et de ne plus utiliser des illusions pour en masquer d’autres.

Donc de psychiatrique, la psychiatrie doit devenir en fait ce que l’on pourrait appeler la psychologie Ă©sotĂ©rique. Il faudra pour cela admettre l’existence de l’ñme, des forces de l’ñme, ce que nous nous appelons donc le rĂ©el.

Pourquoi la psychiatrie ne peut-elle plus ou ne pas soigner à l’heure actuelle ?

Parce qu’elle utilise d’autres illusions pour masquer les illusions, et parce qu’elle n’a pas d’autres instruments, parce que n’étant pas Ă©sotĂ©rique, elle ignore les forces de l’ñme. Or un individu peut soigner toutes les maladies qui sont en lui, en utilisant les forces de l’ñme. Mais pour connaĂźtre les forces de l’ñme, il faut croire Ă  l’existence de l’ñme, et il faut dĂ©finir ce qu’est l’ñme, et la nature de l’ñme. Donc il faut complĂštement sortir du domaine religieux pour enfin une bonne fois pour toutes devenir Ă©sotĂ©riste.

Dans le futur, les Ă©coles initiatiques apporteront une grande possibilitĂ© d’avancement Ă  toutes les sciences, les scientifiques verront bien qu’ils tournent en rond avec leurs dĂ©finitions, et ils en viendront Ă  conclure l’existence en fait des Ă©nergies pures. Aujourd’hui on admet l’existence des Ă©nergies grossiĂšres qui viennent du plan physique, l’électricitĂ©, la force d’attraction, mais on en viendra Ă  conclure sur l’existence des Ă©nergies pures, venant de l’esprit.

À partir de ce moment-lĂ , la dĂ©finition de l’ñme va ĂȘtre une bonne fois pour toutes donnĂ©e Ă  l’homme.

Qu’est ce que l’ñme alors ? Si ce n’est pas l’ñme dont parlent les religieux, si ce n’est pas l’ñme dont parlent les mystiques, si ce n’est pas cette boule de lumiĂšre qui serait Ă  moitiĂ© divine et Ă  moitiĂ© humaine, qu’est ce que c’est ?

On peut dĂ©finir l’ñme en thĂ©orie, mais ce qui serait le mieux en fait, c’est de pouvoir sentir l’ñme et l’ñme des choses. LĂ , est le dĂ©fi le plus fort lancĂ© Ă  l’humanitĂ©, connaĂźtre l’ñme des choses. En connaissant l’ñme des choses, vous arriverez Ă  connaĂźtre votre propre Ăąme, l’essence de la vie. Il ne faudrait pas dĂ©finir l’ñme autrement que l’essence de la vie, parce que c’est une dĂ©finition qui permet de passer aussi bien dans le domaine de la science que de rester dans le contexte Ă©sotĂ©riste. Lorsque l’on parle d’essence, nous ne sommes pas obligĂ©s de faire des clichĂ©s de la divinitĂ©. En tant qu’essence nous pouvons imaginer ce qui est d’une expression supĂ©rieure.

Autrement dit qu’est ce que l’ñme ?

C’est la forme supĂ©rieure de la vie. Quelle vie ?
Celle que vous connaissez Ă  l’heure actuelle, celle de votre vie physique. Donc l’ñme est l’expression, la forme de vie supĂ©rieure Ă  l’expression physique. Elle est donc une expression en tant qu’esprit. Si l’on essaie de comprendre l’ñme comme Ă©tant une forme d’expression, on quitte le terrain des mystiques, on quitte le terrain religieux, et l’on peut s’acheminer vers une dĂ©finition scientifique, qui peu Ă  peu, en devenant de plus en plus subtile, rejoindra les dĂ©finitions Ă©sotĂ©riques.

Tous les scientifiques sont d’accord Ă  l’heure actuelle pour comprendre et admettre qu’il existe une essence Ă  la vie. On peut l’appeler Ă©nergie, vibration, frĂ©quence, ou Ăąme solaire, mais il existe une essence Ă  la vie. Ceci n’est pas donnĂ© par la recherche nuclĂ©aire, mais Ă  force d’étudier les forces de l’univers par la physique, l’homme se rend bien compte qu’il existe un mouvement derriĂšre la force, et donc que la force qui existe dans l’univers, par exemple la force d’attraction des planĂštes, n’existe pas par elle-mĂȘme et d’elle-mĂȘme, mais qu’il y a, sous-jacent, une autre force ou un mouvement primordial et c’est ce mouvement primordial qui est maintenant le but de la recherche scientifique.

C’est ce qui donnera en mĂȘme temps l’accĂšs Ă  la comprĂ©hension de la notion espace-temps, qui est si difficile Ă  comprendre pour les humains, alors qu’en fait, la notion n’existe pas. Ce qui ne veut pas dire que le temps n’existe pas, que la distance n’existe pas, c’est l’approche mentale de la notion qui n’existe pas. Le temps existe, parce que les cycles existent, le soleil n’est pas nĂ© n’importe quand, il y a eu un moment pour sa naissance. L’homme n’est pas nĂ© n’importe quand, il y a eu un moment pour sa naissance. Donc le temps, une forme de temps, ce que nous nous prĂ©fĂ©rons appeler les cycles existent.

Les Hindous avaient d’ailleurs une meilleure apprĂ©ciation de la chose, lorsqu’ils parlaient des respirs de la divinitĂ©. Et ainsi lorsque la divinitĂ© expire ou inspire, des cycles de crĂ©ation et de manifestation ont lieu, donc des cycles de mouvement. Car le temps ou le cycle n’est rien d’autre en fait, qu’un mouvement de la manifestation qui est sorti, qui se dĂ©roule et qui revient. Et ce cycle-lĂ , donc ce mouvement, c’est ce que vous vous appelez le temps, mais ce n’est pas du temps, c’est un mouvement dans l’espace.

Lorsque vous voulez approcher la spiritualitĂ©, il ne faut mĂȘme pas chercher Dieu, c’est une erreur je vous le dis.

Je ne vous dirais pas que Dieu se moque que vous le cherchiez, mais vous savez c’est un peu cela en fait. Et je ne dis pas cela parce que Dieu est au-delĂ  de tous les hommes, et qu’il est heureux dans son nirvana, et que plus rien ne compte. Dieu que vous aimez, ou que vous imaginez comme Ă©tant Dieu, ce Dieu-lĂ  a connu des millions et des millions d’humanitĂ©s Ă  travers lesquelles il s’est incarnĂ©, et qu’il sourit lorsque l’homme le cherche, parce que l’homme ne sait pas qu’il est une partie de la divinitĂ©.

Lorsqu’un individu veut aller sur le chemin initiatique, et qu’il y va en se sĂ©parant dĂ©jĂ  de la divinitĂ©, en pensant qu’il est simplement un disciple, qu’il est simplement monsieur X, ou madame Z, en train d’essayer d’obtenir l’initiation Y, il met des obstacles sur son chemin, et il n’a presque aucune chance d’obtenir l’initiation qu’il cherche.

Ce qu’il faut dĂšs demain, pour que votre spiritualitĂ© s’accĂ©lĂšre ou qu’elle naisse, il faut penser que vous n’ĂȘtes pas diffĂ©rent de l’objet que vous cherchez, c’est-Ă -dire Dieu ou la perfection ou la lumiĂšre. Et que puisque cet objet est dĂ©jĂ  vous-mĂȘme, il vous faudra donc vous efforcer simplement de ne plus ĂȘtre ce qui empĂȘche cette lumiĂšre d’ĂȘtre.

Donc, si vous ĂȘtes dĂ©jĂ  cette lumiĂšre, et que vous ĂȘtes jaloux, il ne va pas falloir courir les psychiatres, ou les radiesthĂ©sistes, ou je ne sais quel mĂ©decin de l’ñme pour vous empĂȘcher d’ĂȘtre jaloux. Il faut que dĂšs demain vous ne soyez plus jaloux, et ceci non pas parce que vous ne devez plus ĂȘtre jaloux, mais simplement pour pouvoir ĂȘtre votre propre lumiĂšre. La dĂ©marche est complĂštement diffĂ©rente, et vous empĂȘche d’ĂȘtre en conflit avec vous-mĂȘme.

Combattre un dĂ©faut n’est pas facile et c’est mĂȘme quelque chose d’inutile. Je ne favorise jamais le combat contre les dĂ©fauts, parce que les dĂ©fauts ne sont pas importants. Alors pourquoi leur donnez-vous de l’importance en les combattant ? Il ne faut pas. Être jaloux est quelque chose de complĂštement illusoire, cela n’a aucune importance, aucune rĂ©alitĂ©, alors pourquoi donner de l’importance Ă  cette illusion, en la combattant.

N’oubliez pas, comme dit un certain dicton, que l’indiffĂ©rence est souvent la meilleure des rĂ©ponses. Cultivez cette force, l’indiffĂ©rence, qui est en mĂȘme temps la puissance du renoncement. N’allez pas contre votre dĂ©faut, ne vous obligez pas Ă  ne plus ĂȘtre jaloux. Simplement dĂšs demain, lorsque vous sentez la jalousie naĂźtre en vous, ou n’importe quel autre obstacle Ă  votre lumiĂšre, ne croyez plus en sa puissance. Si vous croyez en la puissance de la chose, vous allez lui en donner et vous n’en sortirez pas. Si vous ne croyez pas que la chose existe, vous vous en libĂ©rerez.

De quelle maniĂšre est-ce que l’on peut ne plus croire Ă  l’existence d’une jalousie que l’on Ă©prouve ? Car c’est difficile, il ne faut pas se leurrer non plus.
Il ne faut pas se tordre de jalousie et se dire : « Mais non je rĂȘve, je ne le suis pas, c’est un cauchemar, en fait je ne sens rien ». Il est certain qu’il ne faut pas se jouer de comĂ©die.Mais de quelle façon authentique dĂ©passer cette jalousie ?

Lorsque vous sentez la montĂ©e de cette vibration, vous vous asseyez, vous ne faites plus rien, que vous soyez au volant de votre voiture, en train de faire la cuisine, que vous soyez Ă  votre travail, ou Ă  n’importe quoi d’autre, arrĂȘtez tout et allez profondĂ©ment dans cette vibration, laissez-vous presque emporter, entraĂźner par cette vibration en entrant profondĂ©ment en elle, et vous allez dĂ©couvrir sa vĂ©ritable nature.

Vous allez voir que ce n’est qu’un diable complĂštement Ă©tranger Ă  vous, extĂ©rieur Ă  vous, qui n’a rien Ă  voir avec votre nature et qui s’amuse Ă  vous piquer, Ă  vous chauffer et qui se nourrit, qui vous vampirise et qui vit Ă  vos frais.

Lorsque vous aurez compris que c’est une Ă©nergie parasite, qui n’a rien Ă  voir avec votre nature vĂ©ritable, automatiquement vous allez dire : « Mais qu’est ce que je suis en train de faire, Ă  quoi est ce que je perdais mon temps, mes Ă©nergies, ma santĂ© et ma vie. Je perdais mon temps Ă  ĂȘtre jaloux. Je perdais l’énergie de mon cƓur, de mon Ăąme Ă  nourrir cette jalousie. Je devenais presque fou ou folle, en croyant Ă  cette illusion ». À ce moment-lĂ  vous allez lĂącher.

Si en vous, par un fait rĂ©el, votre jalousie a Ă©tĂ© inspirĂ©e comme cela se passe souvent Ă  l’intĂ©rieur des couples, la tromperie, ou je sais quoi d’autre, Ă  partir de ce moment-lĂ  vous allez rĂ©gler votre vie de couple ou votre relation avec l’autre. Si toute cette jalousie vous a Ă©tĂ© suscitĂ©e parce que votre compagne ou parce que votre compagnon se trouvait toujours en plus agrĂ©able compagnie ailleurs, votre vie de couple va se rĂ©gler.

C’est-Ă -dire que du jour au lendemain vous n’allez plus supporter, non pas, que votre mari ou que votre femme vous trompe, mais vous n’allez plus supporter d’ĂȘtre avec quelqu’un dont les prĂ©occupations sont bien en deçà des vĂŽtres. Et ceci pas avec mĂ©pris, « Regarde oĂč tu en es encore, tu ne penses qu’aux femmes, moi j’ai dĂ©passĂ© cette chose, j’ai mĂȘme vaincu ma jalousie, j’ai compris que finalement tu es trop bĂȘte et trop bas pour t’intĂ©resser Ă  autre chose qu’aux femmes. » Il ne faut pas faire cette erreur, car alors, vous, vous allez vous enfoncer encore plus, car c’est une illusion que vous venez de soulever, ce n’est pas du tout la rĂ©alitĂ©. Lorsque vous allez comprendre cette diffĂ©rence entre votre conjoint et vous-mĂȘme, cela ne devra pas ĂȘtre suscitĂ© par le mĂ©pris de l’autre. Au contraire, avec grande compassion, vous allez essayer de l’enseigner pour qu’il dĂ©passe cet Ă©tat de conscience dans lequel il est, ou elle est, et ce sera la marque vĂ©ritable du dĂ©passement de votre jalousie, qu’elle ait Ă©tĂ© justement suscitĂ©e ou pas, cela n’a pas d’importance Ă  ce moment-lĂ . Vous aurez vĂ©ritablement dĂ©passĂ© cette zone oĂč la nature humaine Ă©prouve des Ă©nergies grossiĂšres.

Il est certain qu’il est douloureux pour les couples de se voir ĂȘtre trompĂ©s, ou de ne pas se sentir tout Ă  fait aimĂ©s et de connaĂźtre cette relation et cette vibration qu’est la jalousie. C’est sĂ©rieux, cela peut-ĂȘtre souvent dramatique, parfois mortel. Mais en mĂȘme temps, c’est tellement illusoire, c’est tellement faux, c’est tellement irrĂ©el. Quel mal y a-t-il Ă  ce que l’autre se trompe en allant vous tromper ? Car il ne vous trompe pas, c’est lui qui se trompe. Il se trompe de monde, il se trompe de vie, il se trompe de rĂ©alitĂ©. Je ne dis pas faites une croix dessus, pardonnez-lui avec un grand sanglot. Non. Il faut que vous ayez la comprĂ©hension juste, sinon votre pardon ne sert Ă  rien, parce qu’il n’est pas nourri par la rĂ©alitĂ©, par la comprĂ©hension vĂ©ritable..

Comprenez que l’autre vit dans un monde illusoire, qu’il se trompe de monde, qu’il se trompe de vie, qu’il se trompe de rĂ©alitĂ©, et que le plus perdu, ce n’est pas vous avec votre souffrance, c’est lui avec sa bĂȘtise, ou c’est elle avec son erreur. Alors s’il vous reste un peu d’amour, un peu de compassion, un peu d’humanisme en vous, si tout n’a pas Ă©tĂ© Ă©puisĂ© par son comportement, essayez de le faire dĂ©coller de cet Ă©tat de conscience, sinon, partez tout simplement, faites votre chemin.

Question 2 (retour liste 👆)

Il est dit que la vie post mortem se passe dans un premier stade sur le plan astral, et ensuite sur le plan mental. Nous voudrions savoir si toutes les personnes sans exception sont conscientes sur le plan mental aprĂšs la mort. Cela exige-t-il une vie consciente sur le plan mental infĂ©rieur ou supĂ©rieur durant l’incarnation qui a prĂ©cĂ©dĂ© la mort ?

Réponse

Nous changeons donc de sujet tout en restant en fait dans le mĂȘme puisqu’il s’agit toujours de la conscience. Pour rĂ©pondre Ă  la question, je dirais que vous mourez de la maniĂšre dont vous avez vĂ©cu. C’est-Ă -dire que si vous avez vĂ©cu sans conscience, vous serez un mort sans conscience. Si vous avez Ă©tĂ© un disciple actif, si vous avez Ă©tĂ© quelqu’un qui essayait de dĂ©velopper l’éveil de sa conscience, lorsque vous allez quitter la matiĂšre, automatiquement vous allez ĂȘtre quelqu’un avec cet acquis et vous allez pouvoir travailler avec les zones de conscience obtenues grĂące aux expĂ©riences dans la matiĂšre.

On ne peut pas dire ce qu’est la mort, parce qu’en fait, lorsque l’on se place dans la vision des guides, dans la vision de la vĂ©ritĂ©, il n’y a pas de diffĂ©rence entre l’état qu’octroie la vie physique, et l’état qu’octroie ce que l’on peut appeler la mort. La seule diffĂ©rence, c’est qu’un jour vous avez un vĂȘtement, et le lendemain vous n’en avez plus, mais la conscience reste exactement la mĂȘme, exactement en symbiose avec ce qu’elle a Ă©tĂ© par son expĂ©rience dans la matiĂšre.

Donc il n’y a pas en fait un Ă©tat de conscience d’avant la vie, un Ă©tat de conscience pendant la vie et un Ă©tat de conscience aprĂšs la vie, donc Ă  la mort. Toute la conscience est exactement la mĂȘme du dĂ©but Ă  la fin, non seulement de son passage dans la matiĂšre et son dĂ©part, mais en plus, depuis son moment d’extĂ©riorisation, sa premiĂšre incarnation jusqu’à sa derniĂšre.

Quelle est la seule différence ?
C’est que la note d’auto-conscience n’a pas forcĂ©ment retrouvĂ© toutes ses sonoritĂ©s. Ainsi, lorsque l’esprit qui est unitĂ©, comme je le disais tout Ă  l’heure, qui a tout sans le savoir, lorsqu’il passe dans la matiĂšre et Ă  travers toutes les incarnations, il ne fait que redĂ©couvrir l’acquis qu’il possĂšde. C’est pour cela qu’on ne peut pas dire que l’homme meurt, ou que l’homme connaĂźt une conscience diffĂ©rente pendant sa vie ou pendant sa mort, c’est exactement la mĂȘme conscience, la conscience acquise avec le niveau initiatique.

Maintenant ce qui serait intĂ©ressant de savoir, c’est que faire pour ceux qui sont passĂ©s et que l’on savait ne pas avoir un grand Ă©tat de conscience, soit pour ceux qui sont en train de passer et qui ont un Ă©tat de conscience ?

Comment Ă©viter de rester trop longtemps dans cet entre-deux mondes que l’on appelle le passage dans l’astral ?

Tout le monde le connaĂźt de toute maniĂšre, il demande trois jours Ă  tous les disciples, Ă  tous les initiĂ©s, et au-delĂ  de ces trois jours, on peut, soit revenir dans la matiĂšre comme l’a dĂ©montrĂ© JĂ©sus adombrĂ© par le Christ, soit partir vers le divin comme l’on fait d’autres initiĂ©s aprĂšs leur mort.

Ce qu’il faut donc savoir, c’est comment accĂ©lĂ©rer cet Ă©tat, pour pouvoir continuer Ă  agir, soit sur un plan physique et rester prĂšs des hommes, mĂȘme si l’on n’a plus d’enveloppe charnelle, ou comment devenir trĂšs actif au sein de la hiĂ©rarchie, ou d’une des hiĂ©rarchies qui existent dans le monde, car en fait il y en a plusieurs.

On parle toujours de celle qui a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e en occident par le MaĂźtre Koutoumi, car c’est lui qui a pris la charge et la responsabilitĂ© de cette rĂ©vĂ©lation, de cette extĂ©riorisation, mais il existe douze hiĂ©rarchies, et Koutoumi ne reprĂ©sente qu’un des chefs. Ces douze hiĂ©rarchies sont toutes maĂźtrisĂ©es, chapotĂ©es, dirigĂ©es en quelque sorte, par la hiĂ©rarchie solaire, qui n’est pas constituĂ©e par des entitĂ©s, mais tout simplement par l’ĂȘtre solaire.

À lui seul, il a diverses facettes, plusieurs aspects, il constitue toute une hiĂ©rarchie. C’est pour cela que dans certains textes sacrĂ©s hindous, on parle d’un Dieu ayant une multitude de visages, une multitude de mains, une multitude d’yeux. Il voit, il entend dans toutes les directions, il bouge dans tous les sens. Il est fait allusion Ă  cette entitĂ© solaire, qui est l’athma vĂ©ritable, l’athma de tous les ĂȘtres. L’athma que vous devez arriver Ă  ĂȘtre vous aussi un jour ou l’autre, c’est-Ă -dire et autrement dit, un ange solaire.

Que doit faire le disciple lors du passage de la mort pour qu’il puisse devenir utile trùs vite sans attendre ?

Car dans l’attente, quelques fois, il y a des pertes d’énergie. Attendre trois jours ce n’est pas long, trois jours ne sont rien dans le temps qui se passe lĂ -haut, au-delĂ  du plan physique, mais ces trois jours sont trĂšs importants, parce qu’à l’occasion de cette attente des pertes d’énergies ont lieu, des pertes Ă©normes. Ce qui fait que le disciple, pour ĂȘtre utilisĂ©, doit remonter dans son sein initiatique, lĂ  oĂč il trouve la correspondance vibratoire, ses frĂšres, son guide spirituel, et il doit ĂȘtre renforcĂ©, renouvelĂ© en quelque sorte, donc il renaĂźt sur ce plan-lĂ .

De la mĂȘme maniĂšre qu’il a dĂ» naĂźtre sur un plan physique, il est obligĂ© de renaĂźtre sur son plan spirituel. Et pour Ă©viter le passage de cette renaissance, qui demande encore adaptation, Ă©ducation, renforcement etc., il faut pouvoir passer en pleine conscience. C’est pour cela que cette mort ne peut-ĂȘtre vĂ©cue et opĂ©rĂ©e que par des disciples ayant longuement mĂ©ditĂ©, ayant longuement pratiquĂ© la science de la concentration.

Pour mourir avec l’acquis total de ses Ă©nergies, il faut mourir en mĂ©ditant. C’est-Ă -dire qu’au moment oĂč vous sentez que vous allez mourir, et tout le monde sait exactement lorsque son heure a sonnĂ©, tous ceux qui meurent en tout cas avec la capacitĂ© mentale, tous ceux qui meurent hors accident, et mĂȘme je dirais qu’à cette occasion-lĂ  on peut encore le faire, pour celui qui est vĂ©ritablement entraĂźnĂ© Ă  la concentration, il lui suffit de trois secondes pour s’aligner avec son Ăąme et partir en pleine conscience.

La concentration est quelque chose qui est aussi rapide que l’éclair, il n’y a pas besoin de commencer par allumer la bougie, se desserrer la ceinture, se ranger les cheveux, se laver les mains, s’asseoir, compter jusqu’à dix et puis attendre que la tĂȘte tombe. La concentration est quelque chose qui peut s’opĂ©rer immĂ©diatement et qui doit s’opĂ©rer instantanĂ©ment, sinon ce n’est pas de la concentration, c’est de la divagation.

L’homme Ă©parpille ses Ă©nergies, et en Ă©parpillant ses Ă©nergies, un Ă©puisement arrive, le mental cesse, une partie en tout cas de la pensĂ©e peut cesser, par manque d’énergie. Il semble que l’individu mĂ©dite, il lui semble ĂȘtre dans un Ă©tat trĂšs favorable en tout cas. Mais ce n’est pas un Ă©tat de conscience, un Ă©tat de mĂ©ditation, ni un Ă©tat de concentration, c’est tout simplement un Ă©tat de dispersion dans lequel ses Ă©nergies sont tombĂ©es, et il n’y en a plus pour alimenter le mental, ou les Ă©motions.

Ceci est un Ă©tat proche de la transe. La transe n’a jamais amenĂ© Ă  un Ă©tat de conscience ou Ă  une mĂ©ditation. La transe amĂšne Ă  la transe, ouvre les portes sur l’astral, et l’astral ouvre les portes sur les entitĂ©s nĂ©fastes. Alors, toutes les personnes qui pratiquent la mĂ©ditation en se laissant aller, en se laissant chuter, en se laissant petit Ă  petit endormir, et qui s’approchent de la transe, s’approchent du danger. Du danger d’ouvrir leur corps astral aux entitĂ©s astrales et de se faire parasiter, de se faire vampiriser.

La concentration est quelque chose de dynamique, ce n’est pas du tout quelque chose oĂč l’on fond comme un sucre d’orge au soleil. Non, la mĂ©ditation est une volontĂ©. Le feu qui est dĂ©clenchĂ© pendant la mĂ©ditation est le feu de la kundalini, il ne faut pas l’oublier, et la kundalini est le rayon un de l’univers, c’est le pouvoir.

Donc la mĂ©ditation, est un acte de pouvoir, ce n’est pas : « venez Ă  moi les pĂąquerettes ». Non, il faut absolument s’aligner, se concentrer, vouloir mĂ©diter, et Ă  ce moment-lĂ , ĂȘtre la volontĂ©. Celui qui ne connaĂźt pas la volontĂ©, ou ne serait-ce qu’un petit soupçon, ne peut pas mĂ©diter. Et je ne parle pas de la volontĂ© que l’on pourrait associer Ă  l’entĂȘtement, Ă  ce vouloir qui est typique en l’homme, et qui dit : « je veux telle chose et je l’aurais et tant que je ne l’aurais pas je m’accrocherais. »

La volontĂ© ce n’est pas cela. La volontĂ© c’est la puissance, c’est la capacitĂ©, comme cela est dĂ©montrĂ© dans la vie de l’univers, de connaĂźtre une loi et de tenir cette loi. Parce que le rayon un, c’est la loi.

Alors, de quelle maniÚre connecter la volonté avec la méditation ?

Lorsque vous vous asseyez, vous devez ĂȘtre absolument rigide avec vous-mĂȘme, mĂȘme si les premiers temps, cela doit vous faire des douleurs physiques tellement vous voulez vous construire dans la rigiditĂ© et la volontĂ©. Peu importe, cela ne durera pas, parce qu’avec le temps, vous comprendrez ce qu’est l’expression rĂ©elle de la volontĂ©. « Je veux mĂ©diter, je m’assois, je fais ma mĂ©ditation et je suis ma mĂ©ditation ».

Acte un, c’est le pĂšre qui crĂ©e l’univers, qui dit Ă  la lumiĂšre soit et la lumiĂšre est. Lorsque vous mĂ©ditez, c’est pareil, vous faites le mĂȘme acte, vous ĂȘtes le pĂšre qui dit : que la lumiĂšre soit, et la lumiĂšre doit ĂȘtre.

Acte deux, lorsque vous avez Ă©tabli votre loi, vous devez animer cette loi et aimer cette loi. Vous devenez et vous devez sentir l’amour, tout l’aspect christique de l’univers, toute cette volontĂ© s’alchimiser sans disparaĂźtre, s’alchimiser et se transformer en grand feu, en grande explosion d’amour, en naissance, en vie, en vitalitĂ©. Vous ĂȘtes la nourriture de votre mĂ©ditation. C’est-Ă -dire que vous devez laisser passer l’énergie, que vous devez accepter l’énergie et vous ouvrir Ă  toutes les Ă©nergies qui vont passer.

Dans un premier temps vous avez dit : « je mĂ©dite, je suis la loi, je suis la volontĂ© ». C’est vous qui accomplissez, et dans un second temps, vous devez laisser tomber tout ce vouloir, pour ĂȘtre absolument ouvert et accepter toutes les Ă©nergies qui viendront.

Dans un troisiĂšme acte, vous devez fabriquer.
C’est lĂ  que l’on retrouve le Saint-Esprit ou le troisiĂšme rayon. Vous devez fabriquer. C’est-Ă -dire qu’avec la loi et avec la substance, vous allez fabriquer le nouvel homme. Vous laissez l’alchimie opĂ©rer en vous. Lorsque vous cessez de mĂ©diter, vous ĂȘtes encore dans l’action du rayon trois, ou du Saint-Esprit, de la fabrication en quelque sorte, vous continuez Ă  l’intĂ©rieur de votre vie quotidienne, vous continuez l’alchimie. Et lorsque vous ĂȘtes suscitĂ©s Ă  droite, vous rĂ©pondez correctement. Lorsque vous ĂȘtes suscitĂ©s Ă  gauche, vous accomplissez correctement. Lorsque vous recevez une Ă©preuve, vous essayez de votre mieux de la contenir, de la comprendre et de la dĂ©passer.

Donc chaque fois qu’il vous semblera que quelqu’un autour de vous est proche de mourir, ce que vous avez de mieux Ă  faire sur lui, si la personne n’est pas capable d’admettre le spirituel, d’admettre la concentration et la mĂ©ditation, ce que vous devez faire c’est mĂ©diter pour lui, au moment prĂ©cis, pour lui envoyer des Ă©nergies. OpĂ©rez en fait ce que les prĂȘtres autrefois pratiquaient.

Lorsque quelqu’un Ă©tait mourant, on appelait le prĂȘtre. Le prĂȘtre passait, recueillait la confession, donnait l’absolution, c’est l’acte vibratoire par excellence. Ainsi, il ne nettoyait pas l’individu des pĂ©chĂ©s qu’il avait commis, il ne lui donnait pas l’absolution pour pouvoir aller au paradis, mais il donnait un apport vibratoire qui permettait Ă  l’individu de se dĂ©coller du plan profane, c’est-Ă -dire de ne pas rester dans l’astral au moment de la mort.

L’astral, oĂč justement beaucoup trop de profanes errent aprĂšs leur passage, et oĂč il leur faut parfois des annĂ©es de temps terrestre pour Ă©cumer leur attache et pour pouvoir partir.

Donc lorsque vous connaissez quelqu’un de profane qui doit mourir, premier rĂ©flexe, mĂ©ditez pour lui, priez pour lui et envoyez directement par visualisation l’énergie sur lui, pour remplacer le prĂȘtre que votre sociĂ©tĂ© n’accepte plus aujourd’hui.

Si vous-mĂȘme, vous ĂȘtes Ă  l’instant de mourir, que ce soit au volant de votre voiture, que ce soit dans n’importe quelle circonstance ou tout simplement dans votre lit, que vous sentez trĂšs bien que c’est le moment, concentrez-vous immĂ©diatement, mĂȘme si ce n’est que trois secondes je vous le dis, cela fonctionne aussi. Concentrez-vous, alignez-vous avec votre Ăąme et dites-vous « je suis cela, je suis l’esprit, je suis l’ñme », et vous allez voir, qu’au moment du passage, il va vous sembler non pas mourir, mais simplement vous dĂ©faire de l’enveloppe qu’est le corps.

Et automatiquement, dans la zone de conscience supérieure que vous allez découvrir, votre guide sera là et vous donnera immédiatement du travail à accomplir.

Quel travail ?
Par exemple, participer à la nouvelle Úre, à la construction de nouvelles méthodes de guérison, à la construction de nouveaux édifices, pour inspirer les architectes, inspirer ceci, inspirer cela, ou travailler à des transformations énergétiques, le travail ne manque pas.

Mais la mort n’est mĂȘme pas un passage, mĂȘme si l’on ne croit pas Ă  la mort et que l’on se dit que c’est tout simplement le passage de la matiĂšre Ă  l’esprit, mĂȘme cela est faux, ce n’est pas un passage. Il y a tout simplement un moment oĂč il existe un vĂȘtement et un moment oĂč il n’existe plus. Le passage n’existe pas lĂ , parce que ce passage, ce que l’on pourrait appeler passage, il existe Ă  toute heure. Si l’on croit qu’il existe pendant la mort, il faut croire qu’il existe aussi pendant la vie, et imaginer le processus en sens inverse et avoir peur autant de naĂźtre, que de mourir, et avoir la douleur autant de naĂźtre que de mourir.

Pensez Ă  cela. Si vous croyez Ă  un passage, je ne veux pas vous retirer l’image, pensez aussi que vous ĂȘtes venus par ce mĂȘme passage, mais je vous dis qu’il n’existe pas de passage. C’est l’esprit qui s’amuse, qui prend un gant et qui le laisse, qui en prend un autre et qui le laisse tomber. La peur est tout simplement un phĂ©nomĂšne psychologique, et la peur sera traitĂ©e plus tard comme un problĂšme psychiatrique d’ailleurs.

On verra plus tard que beaucoup de comportements que l’on dit aujourd’hui ĂȘtre psychoaffectifs, ne sont que des donnĂ©es psychiatriques profondes et graves qu’il faudra soigner. On remettra en cause la notion de la raison et de la folie. On lĂšvera un peu plus haut la barriĂšre de la raison, et l’on dira que finalement sur cette terre, dans le passĂ©, il n’y avait pas tant de gens raisonnables que cela.

Mais je ne veux pas entamer le discours maintenant sur ce qu’est la raison, sur ce qu’est la folie, cela nous mùnerait sans doute trop loin. Et je ne veux pas aborder ce sujet ce soir, simplement restons dans tout ce qui est la conscience actuelle.

Question 3 (retour liste 👆)

Depuis quelques annĂ©es l’ésotĂ©risme fait recette, un nombre sans cesse accru de personnes est Ă  la recherche d’un enseignement dit Ă©sotĂ©rique. Beaucoup de personnes pensent en toute bonne foi, qu’en accumulant un savoir dans ce domaine, elles ont nĂ©cessairement Ă©voluĂ© spirituellement. N’y aurait-il pas une nĂ©cessitĂ© supplĂ©mentaire et interactive pour une authentique Ă©volution de la conscience.

Réponse

Naturellement j’ai rĂ©pondu en grande partie au sujet de cet Ă©noncĂ©. Mais je voudrais, Ă  l’occasion de la question, donner quelques prĂ©cisions Ă  propos de ceux qui, comme cela est dit dans le texte engrangent, engrangent, engrangent la connaissance, qu’elle vienne de Dieu, des MaĂźtres, ou de la voie initiatique, il n’y a pas de mal ou pas de contradictions Ă  ce que l’homme apprenne et soit un connaissant.

L’erreur qu’il ne faut pas commettre, c’est de prendre l’instrument pour le but. L’instrument, qui est la connaissance, n’est pas le but de la vie de l’homme ou de l’évolution de l’homme, c’est un instrument c’est tout, et un instrument doit ĂȘtre utilisĂ© comme tel. Tous les instruments sont utilisĂ©s sur le plan mental, et justement visent Ă  dĂ©velopper le plan mental. Lorsque l’on parle de connaissance et que l’on se moque de ceux qui ont trop de connaissance, on ferait mieux souvent de se regarder soi-mĂȘme et de conclure que si on avait au moins cette connaissance, on aurait sans doute pas fait la bĂȘtise d’hier Ă  midi ou d’avant-hier soir.

Car il est Ă  la mode Ă  l’heure actuelle de se moquer de celui qui est une vĂ©ritable bibliothĂšque vivante et ambulante, et de penser qu’il est trop mental, qu’il n’a que des livres dans la tĂȘte et qu’il n’a pas d’état de conscience, il n’a mĂȘme pas d’amour dans le cƓur, il n’a pas de flamme, ce n’est pas un ĂȘtre spirituel, il se trompe, il s’égare sur le chemin.

Tous les instruments sont des Ă©tapes nĂ©cessaires Ă  celle qui est aprĂšs. C’est-Ă -dire que l’on ne va pas pouvoir parler d’un Ă©tat qui se trouve aprĂšs le plan mental, sans ĂȘtre d’abord passĂ© par le plan mental. On ne va pas pouvoir non plus aider les hommes Ă  se sortir du plan astral, sans les impliquer dans une Ă©tude, ou une approche du plan mental. Ce qui ne veut pas dire que l’homme doit devenir mental et que tous les hommes doivent avoir des cerveaux aussi immenses que des bibliothĂšques, et connaĂźtre toutes les dĂ©finitions de l’ésotĂ©risme pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un initiĂ©. Absolument pas.

En fait, il n’y a pas deux voies, elles sont multiples. Il existe autant de voies qu’il existe d’hommes, mais il y a deux grandes tendances. Il y a ceux qui se canalisent dans la tĂȘte, il y a ceux qui se canalisent dans le cƓur.

Ceux qui se canalisent dans la tĂȘte, ne sont pas forcĂ©ment des gens qui vont ĂȘtre incapables d’intuition, d’amour ou de spiritualitĂ© en substance. Ce sont des gens qui ont plutĂŽt des affinitĂ©s avec ce que l’on pourrait appeler le mental divin, la loi divine.

Ceux qui se canalisent dans une expression par le cƓur sont ceux qui ont une affinitĂ© avec l’amour divin, avec la substance divine.

L’ĂȘtre parfait est l’union des deux, car un jour ou l’autre, celui qui se canalise dans le mental devra rejoindre les rĂ©gions du cƓur, et celui qui se canalise dans le cƓur devra rejoindre les rĂ©gions de la tĂȘte, pour devenir un ĂȘtre total.

Mais avant qu’il y ait cette grande unitĂ©, avant que les deux pĂŽles soient rĂ©unis, il faut avoir la patience et la tolĂ©rance que les autres puissent ĂȘtre sur un plan mental, que d’autres puissent ĂȘtre sur un plan d’expression complĂštement cardiaque. Je ne dirais pas qu’il faut s’accepter et ne pas voir chez les uns les autres les dĂ©fauts criards, il faut au contraire s’entraider. À celui qui a trop de mental, il faut lui rappeler qu’existe la substance, qu’existe l’intuition, qu’existe l’amour, et Ă  celui qui serait trop amour mais avec encore trop d’émotionnel, il faut lui rappeler qu’existe la tĂȘte, pour que cet amour soit juste, pour que cet amour ait du discernement, pour que cet amour soit divin et plus humain.

Mais on ne peut pas empĂȘcher la grande sĂ©paration entre ces ĂȘtres et leur existence. Il faut simplement laisser aller les initiations, les incarnations, pour que chacun dans sa diffĂ©rence arrive Ă  dĂ©couvrir la mĂȘme unitĂ©. Et mĂȘme Ă  l’intĂ©rieur de l’unitĂ© qu’est l’esprit, il existe toujours la diffĂ©rence. MĂȘme le jour oĂč chacun se dĂ©couvre comme Ă©tant du mĂȘme esprit, de la mĂȘme unitĂ©, de la mĂȘme divinitĂ©, etc., il existe quand mĂȘme encore une diffĂ©rence, c’est la diffĂ©rence des rayons. Ce qui veut dire encore une fois, qu’il ne faut pas aller vers une vision du monde dualiste, une vision de l’homme dualiste, mais il faut comme je l’ai dĂ©jĂ  dit si souvent, admettre les paradoxes, et arriver Ă  jouer avec les paradoxes.

Si vous voulez comprendre Dieu et l’univers, il faut absolument vous habituer aux paradoxes.

Tout en Ă©tant multiple, la vie est une, et qu’à l’intĂ©rieur mĂȘme de son unitĂ©, elle est toujours multiple. ForcĂ©ment lorsque l’on essaie d’admettre les deux en mĂȘme temps, cela paraĂźt contradictoire, donc l’esprit refuse ou n’arrive pas Ă  admettre et Ă©prouve de la douleur. Il se dit : je verrais ça lorsque je serais plus ancien, pour l’instant je suis avec mon rayon, je suis avec ma technique, je suis avec ma vision et je travaille.

À un moment donnĂ©, il faut que le mental rentre en jeu. On ne peut pas faire de spiritualitĂ© sans le mental, c’est impossible. Au dĂ©but, les premiĂšres initiations qui sont en fait les plus importantes, parce qu’il est toujours plus important de commencer que de s’acheminer par la force de l’élan acquis, ces premiĂšres initiations s’acquiĂšrent par le phĂ©nomĂšne de la comprĂ©hension, et cette comprĂ©hension dĂ©clenche des Ă©tats de conscience.

Cela, vous pouvez l’expĂ©rimenter, vous avez sans doute dĂ» dĂ©jĂ  l’expĂ©rimenter dans votre vie. Quelque chose qui vous Ă©tait incomprĂ©hensible devient d’un seul coup comprĂ©hensible. Automatiquement vous lĂąchez l’erreur, vous lĂąchez l’illusion que vous pratiquiez. Pourtant cela est passĂ© par le mental. Étrange non ? On croyait le mental ĂȘtre une barriĂšre. C’est vrai que le mental est une barriĂšre si l’individu passe systĂ©matiquement et toujours par ce filtre, car c’est un filtre et c’est pour cela qu’en mĂȘme temps on le dit impur.

C’est un filtre impur lorsque l’on veut aller du haut en bas, mais pas lorsque l’on va du bas en haut. Lorsque l’on va du bas en haut, c’est-Ă -dire lorsque la personnalitĂ© essaie de monter vers son esprit, vers son Ăąme, ce filtre est absolument nĂ©cessaire, parce qu’il va permettre de filtrer, de nettoyer toutes les grossiĂšretĂ©s qui viennent de la personnalitĂ©, qui viennent du mental infĂ©rieur, qui viennent des suppositions, des doutes, des complexes, des traumatismes, tout ce qui vient justement de la psychologie.

Mais lorsqu’on essaie un branchement inverse, lorsque donc la vie de la monade essaie de descendre dans la matiĂšre, Ă  ce moment-lĂ  le mental va devenir une limite. L’ñme descendant, s’approchant de la matiĂšre, de sa personnalitĂ©, rencontrant le filtre du mental, va nĂ©cessairement ĂȘtre diminuĂ©e, et ce qui restera dans la personnalitĂ© sera peut-ĂȘtre les trois quarts ou la moitiĂ© de l’expression de l’ñme.

Encore une fois il faut que l’homme apprenne Ă  jongler, Ă  se servir de ces aspects, et non pas se dire je choisis cette chose-lĂ  et je l’exĂ©cute, comme l’on fait d’un grand coup de hache sur la bĂ»che. Il faut ĂȘtre souple et savoir que l’homme est une magnifique et une subtile mĂ©canique, je ne parle pas que du corps, je parle de tous ses corps.

Lorsque vous ĂȘtes en train de penser, il faut savoir que vous activez votre corps mental, mais que ce n’est pas vous, vous activez une partie de vous, un automatisme en vous, une mĂ©canique en vous, exactement comme lorsque vous mettez en marche votre voiture.

Lorsque vous Ă©prouvez des Ă©motions, il ne faut pas croire que cela est vous, il faut comprendre que vous activez votre corps astral, que vous Ă©prouvez par le corps astral, exactement comme lorsque vous appuyez sur l’accĂ©lĂ©rateur de votre voiture. Ne vous identifiez pas Ă  vos enveloppes. S’identifier Ă  l’enveloppe physique c’est le moindre leurre. Tout le monde voit le corps physique, et tout le monde sait qu’à l’intĂ©rieur du corps physique il y a ce petit moi, que ce soit le petit Ă©go des psychologues, des psychiatres ou le grand moi des spirituels, il y a quand mĂȘme le petit moi, on le sent parce qu’on se sent vivre.

C’est l’illusion la plus grossiĂšre et la moins dangereuse. Mais il y a d’autres illusions plus difficiles Ă  dĂ©celer, car vous ne voyez pas votre corps astral, votre corps Ă©motionnel, vous ne voyez pas votre corps mental, et tout ceci se confond Ă©tonnamment avec cet ĂȘtre que vous sentez comme Ă©tant Ă  intĂ©rieur de votre corps physique.

Or, le corps mental, le corps Ă©motionnel est aussi diffĂ©rent de vous, de votre essence, que peut l’ĂȘtre votre corps physique vis-Ă -vis de votre essence. Lorsque vous aurez compris cela, vous arriverez beaucoup mieux Ă  utiliser les instruments que sont, le mental et l’émotionnel purifiĂ©s. Car quoi que l’on en dise, le corps astral est quelque chose de trĂšs utile, de trĂšs important, mais il faut savoir le purifier et le vivre dans ses aspects les plus purs, et Ă  partir de ce moment-lĂ , il devient un moyen immense de purification sur les autres.

C’est justement cette partie-lĂ  d’eux-mĂȘmes que doivent dĂ©velopper de plus en plus les futurs guĂ©risseurs. C’est en fait par le corps astral qu’ils vont Ă©normĂ©ment guĂ©rir, par leur propre corps astral. Mais quel corps astral ?

Pas le vĂŽtre, pas celui qui est en cahot, sous l’emprise de la jalousie, pas celui qui est justement tout ficelĂ© parce qu’il n’en peut plus d’éprouver des colĂšres et des crises et des ceci et des cela. Mais par le corps astral de celui qui est complĂštement dans l’expression supĂ©rieure de cette zone de l’individu. C’est pour cela que les guĂ©risseurs du nouvel Ăąge l’utiliseront Ă©normĂ©ment.

Par le corps astral on peut faire passer les Ă©nergies directement du cosmos dans la matiĂšre, ce n’est pas par un autre corps, cela n’existe pas. La seule Ă©cluse qui existe entre la matiĂšre et le cosmos c’est l’astral. C’est pour cela que c’est dans l’astral que se prĂ©conçoit la matiĂšre, l’humanitĂ©, les races, les civilisations. C’est pour cela que tout magicien un peu malin sait trĂšs bien que s’il veut produire de la magie, il doit d’abord construire dans l’astral la matiĂšre qu’il veut voir s’exprimer sur un plan physique. Parce qu’une fois que cela se trouve dans l’astral, il ne faut pas tellement de temps pour que cela s’exprime sur un plan physique.

Donc, les guĂ©risseurs du futur, et cela n’est pas si loin en fait, car vous pouvez ĂȘtre demain un guĂ©risseur de ce type-lĂ  si vous purifiez votre corps astral, les guĂ©risseurs de cette sorte-lĂ  vont ĂȘtre des canaux, des intermĂ©diaires entre l’énergie cosmique qui viendra plus prĂ©cisĂ©ment du prana solaire et de la cellule physique.

Car l’individu qui est malade, qui a des problĂšmes avec sa cellule physique, ne peut pas directement recevoir le prana solaire, mĂȘme si le prana est absorbĂ© par la rate, par d’autres chakras, par la respiration etc. C’est un autre aspect du prana qui est assimilĂ© Ă  ce moment-lĂ . C’est ce que l’on appelle les globules de vitalitĂ©, et cela n’a rien Ă  voir avec le vĂ©ritable prana solaire.

Le vĂ©ritable prana solaire est l’énergie qui est comparable Ă  ce que les ondes de forme essayent d’attraper, comme les pyramides par exemple. Et lĂ , il y a une grande confusion, parce que l’on dit que les ondes de forme attirent une Ă©nergie du plan Ă©thĂ©rique.Alors que vient faire le prana solaire au milieu ?

Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’énergie Ă©thĂ©rique, ou les globules activĂ©s sur le plan Ă©thĂ©rique et le prana solaire sont une seule et mĂȘme chose. Il ne peut pas y avoir de plan Ă©thĂ©rique sans le prana solaire. C’est en fait le prana solaire qui compose cette zone de l’univers que l’on appelle le plan Ă©thĂ©rique, et dans cette zone l’homme tire son propre plan Ă©thĂ©rique ainsi que toutes les choses.

Le guĂ©risseur du temps futur, ce guĂ©risseur moderne, sera capable, par son corps astral purifiĂ©, de prendre les globules du prana solaire pour les prĂ©cipiter dans la matiĂšre, chose que l’on ne peut pas faire depuis le plan Ă©thĂ©rique, que l’on dit ĂȘtre plus prĂšs de la matiĂšre que le plan astral, mais en fait c’est faux.

S’il est plus prĂšs de la matiĂšre que le plan astral, ce n’est pas parce que le plan astral est moins dense et que l’éthĂ©rique est plus dense, c’est parce qu’il est primordial Ă  la matiĂšre, et c’est pour cela qu’on le trouve si proche de la matiĂšre, si infiltrĂ© dans la matiĂšre. Sans lui la matiĂšre ne peut pas avoir lieu, ne peut pas avoir de vitalitĂ©.

Sans son corps Ă©thĂ©rique un homme ne peut pas vivre, son corps ne peut pas ĂȘtre, l’intelligence de son corps ne peut pas fonctionner, les automatismes ne peuvent pas avoir lieu. On trouve au dessus le plan astral, non pas parce qu’il est supĂ©rieur au plan Ă©thĂ©rique, mais parce que lui commence Ă  ĂȘtre un peu un plan de conscience, alors que le plan Ă©thĂ©rique ne l’est pas, il est un plan de vitalitĂ©. Le plan astral est une zone de feu cosmique, d’énergie. C’est Ă  l’intĂ©rieur du plan astral que l’on peut prĂ©crĂ©er des choses.
Qui dit plan de conscience, dit dans une certaine mesure : mental ou pensĂ©e. Car comme je l’ai dit tout Ă  l’heure, mĂȘme lorsque l’homme arrĂȘte de penser, il est encore une pensĂ©e.

La conscience en fait est une pensĂ©e, mais une pensĂ©e pure, une idĂ©e, plus exactement une idĂ©e divine. Lorsque l’homme arrive au point de ne plus ĂȘtre une idĂ©e mĂȘme divine, alors il n’appartient plus du tout au cycle des manifestations, il se retire de la manifestation. Il dĂ©passe ce que l’ésotĂ©riste appelle la huitiĂšme initiation majeure. Il est ce que le Bouddha a appelĂ© le nĂ©ant.
Je ne veux pas parler du nĂ©ant ce soir, j’en ai dĂ©jĂ  longuement parlĂ© et je ne veux pas dĂ©vier sur ce sujet-lĂ . Sachez simplement qu’il retourne Ă  ce moment-lĂ  au non manifestĂ©.

Lorsque l’on veut approcher correctement toutes les choses de l’esprit, il faut non seulement comme je l’ai dit, savoir jouer avec les paradoxes, connaĂźtre la constitution occulte de l’homme, mais en plus il faut avoir la vision juste. Savoir que si vous avez un corps astral, si vous avez un corps mental, si vous avez un corps ceci, un corps cela, c’est trĂšs bien, mais vous les possĂ©dez en tant qu’instruments, ce ne sont pas des identitĂ©s, ce ne sont pas des rĂ©fĂ©rences, ce ne sont pas des indications sur votre nature vĂ©ritable.

C’est comme lorsque vous faites le compte des options qu’a votre voiture. Vous avez ceci, vous avez cela, mais ce n’est pas la voiture, car la voiture c’est avant tout vous-mĂȘme, le pilote. Vous pouvez avoir des tas et des tas d’options, cette voiture, si elle se comporte bien sur la route, cela ne va dĂ©pendre de ses options, mais du pilote.
Donc quelles que soient les options que vous avez eues de la part du Bon Dieu, c’est-Ă -dire un corps astral, un corps mental, un corps bouddhique, dites-vous « c’est trĂšs bien, comme cela, je vais pouvoir travailler, je vais pouvoir aller trĂšs loin avec ces options, mais ce n’est pas mon image vĂ©ritable. »

Votre image vĂ©ritable c’est le moi suprĂȘme, c’est l’ñme, c’est la monade, c’est cela la vision que vous devez avoir. Parce que tant que vous n’avez pas la vision juste, vous n’allez pas savoir utiliser vos instruments et vous allez vous embourber avec vos instruments, et toutes les Ă©preuves viendront. Celui qui est coincĂ© sur le plan mental va devoir ĂȘtre Ă©prouvĂ© pour qu’il se dĂ©coince du plan mental. Celui qui est enfoncĂ© dans son corps Ă©motionnel va devoir ĂȘtre Ă©prouvĂ© pour pouvoir acquĂ©rir le discernement et se dĂ©coincer de son corps Ă©motionnel. Alors que c’est inutile si l’on comprend que toutes ces choses ne sont que des options du vĂ©hicule et que ce que vous ĂȘtes c’est l’ñme qui joue avec ces options-lĂ .

Question:
Nous vous remercions vous avez rĂ©pondu Ă  toutes les questions essentielles qui Ă©taient prĂ©vues ce soir, mĂȘme Ă  celles qui Ă©taient non formulĂ©es, et nous sommes arrivĂ©s maintenant Ă  la conclusion de cette communication.

Sur un plan technique, je voudrais simplement dire, en ce qui concerne la rĂ©alitĂ© des Ă©nergies, la rĂ©vĂ©lation des Ă©nergies, que tout ce monde-lĂ , le monde des vibrations, ne doit pas ĂȘtre confondu avec le monde de l’ñme et que donc lorsque la technique, lorsque la science, dĂ©couvrira le monde des vibrations, il faudra aux disciples ne pas confondre encore une fois cette nouvelle zone de dĂ©couverte avec lui-mĂȘme. Parce que mĂȘme en ayant dĂ©couvert d’autres zones de la vie, plus subtiles parce qu’invisibles, cela ne veut pas dire que la rĂ©alitĂ© se rĂ©sume Ă  cela.

Ce que la science pourra dĂ©couvrir, pourra dĂ©tecter mĂȘme sous peu, mettre en musique, rendre audible, ce sont les sons de l’astral. Lorsque l’homme Ă©coutera les sons de l’astral, il ne faudra surtout pas qu’il croie que l’astral est quelque chose qu’il doit cultiver, quelque chose vers quoi il doit aspirer, parce que mĂȘme dans le monde astral, il y a encore des Ă©tapes Ă  parcourir et que l’on n’est pas dans une rĂ©alitĂ© plus grande en faisant entendre l’astral.

Ceci est une mise en garde qui ne peut pas ĂȘtre appliquĂ©e tout de suite, puisqu’il va falloir encore quelques dĂ©cennies pour que l’on arrive Ă  Ă©couter les sons de l’astral, mais je voulais simplement dire ces mots Ă  ceux qui sont dĂ©jĂ  capables par une oreille naturelle d’écouter les choses de l’astral, ou voir les choses de l’astral. Il est une grande mode Ă  l’heure actuelle de s’intĂ©resser Ă©normĂ©ment Ă  l’astral, et je ne veux pas que les gens confondent mĂȘme l’aspect supĂ©rieur de l’astral avec la rĂ©alitĂ©, avec le monde divin. Pourquoi ?

Tout simplement parce que ce n’est pas encore la rĂ©alitĂ© et que mĂȘme si c’est une forme avancĂ©e et plus parfaite que la forme physique, mĂȘme si c’est une forme avancĂ©e de la vĂ©ritĂ©, ce n’est pas encore la vĂ©ritĂ©. L’homme honnĂȘte avec lui-mĂȘme, authentique dans sa dĂ©marche spirituelle, ne doit pas se contenter d’une vĂ©ritĂ© approximative, ne doit pas se contenter d’une vĂ©ritĂ© presque parfaite, il doit chercher la vĂ©ritĂ©. Il ne doit pas Ă©carter avec force les vĂ©ritĂ©s presque parfaites, il ne doit pas les combattre, il doit investir ses Ă©nergies vers ce qui est absolu, jamais de combat, toujours de la concentration.

Lorsque vous combattez, vous vous dispersez, vous n’avez plus d’énergie, mĂȘme si la vĂ©ritĂ© est lĂ  et qu’elle vous tombe sur la tĂȘte, vous ne pouvez pas la voir. Il faut donc toujours ĂȘtre concentrĂ© vers le but, vers l’ultime, vers le vrai et automatiquement vous ne dispersez pas les Ă©nergies dans un combat inutile, au contraire vous vous prĂȘtez Ă  l’écoute et vous vous rendez prĂȘt Ă  la rĂ©vĂ©lation.

Il faut donc que chaque jour vous soyez prĂȘt Ă  rencontrer la vĂ©ritĂ©. Si vous ĂȘtes en train de vous battre contre une erreur, vous n’ĂȘtes pas prĂȘt Ă  rencontrer la vĂ©ritĂ©, parce que vous ĂȘtes en train de vous battre. Toutes vos Ă©nergies, tout votre esprit est occupĂ© Ă  se battre. Lorsque la vĂ©ritĂ© passe, il faut pouvoir la saisir, il faut avoir la porte ouverte.

C’est comme le yogi qui mĂ©dite dans sa case et qui se dit : « À l’extĂ©rieur, il y a le soleil de la vĂ©ritĂ©, mais il y a aussi le vent de la folie, le vent de l’erreur, le vent de tous les faux prophĂštes et de tous les mensonges. Alors, chaque fois que j’entendrais un bruit, chaque fois que j’entendrais ce vent je me prĂ©cipiterais Ă  la fenĂȘtre pour fermer les volets, fermer ma porte Ă  double tour pour ne faire passer que la vĂ©ritĂ©, et le jour oĂč elle frappera, je serais prĂȘt. »

Le yogi ou le disciple qui est enfermĂ© si hermĂ©tiquement dans son cube, le jour oĂč la vĂ©ritĂ© passe, elle voit que tout est fermĂ©, elle se dit : « Tout est fermĂ©, je n’arriverai pas Ă  passer. MĂȘme si je frappe il ne m’entendra pas. Je repasserais une autre fois. » Et le yogi passe du temps et du temps Ă  combattre, passe du temps et du temps Ă  fermer les portes et les fenĂȘtres qui s’ouvrent chaque fois, parce que le vent de l’illusion a trouvĂ© quelqu’un avec qui s’amuser, et il souffle encore plus fort.

Le yogi qui essaie de combattre cette illusion devient fou. Jusqu’au jour oĂč il a tellement combattu qu’il tombe d’épuisement et dit : « soufflez, soufflez, vous les illusions, je n’en ai plus rien Ă  faire, emporter le toit, les murs, emportez-moi aussi, je n’en ai rien Ă  faire, je suis fatiguĂ©, je veux mourir. » Et au moment oĂč il renonce Ă  tout, mĂȘme au combat contre les illusions, au moment oĂč il dĂ©sire cette mort absolue de l’esprit, la vĂ©ritĂ© passe « Tiens aujourd’hui la porte est ouverte » et elle rentre. Le yogi est tout Ă©tonnĂ© de la voir entrer « Je viens de me battre comme un fou, je viens de livrer le combat le plus acharnĂ© et c’est maintenant que je ne peux mĂȘme plus me tenir debout pour t’accueillir que tu arrives ». La vĂ©ritĂ© sourit : « Mais je suis passĂ©e tous les jours, mais tu Ă©tais enfermĂ© ».

Il faut penser Ă  cela, il ne faut pas vous enfermer dans des combats contre ceci, dans des idĂ©es pour cela ou contre cela, simplement prĂ©parez-vous et en vous, laissez une ouverture pour que la vĂ©ritĂ© entre. S’il y a en vous cette petite ouverture, que vous cultivez par la mĂ©ditation, que vous cultivez par une discipline, par le discernement, par une attitude juste et par l’application des paroles de lumiĂšre des MaĂźtres, automatiquement par cette petite brĂšche, mĂȘme si elle est infime, la lumiĂšre va passer et vous n’avez besoin d’aucun MaĂźtre, parce que vous rencontrez votre MaĂźtre.

Il n’existe pas d’autre MaĂźtre que la lumiĂšre, un point c’est tout. Et lorsque je dis cela, je ne veux pas dire que le rĂŽle de tous les MaĂźtres de l’humanitĂ© est illusoire. Il est absolu, il est nĂ©cessaire. Mais je dis simplement que la vision de l’homme Ă  propos des MaĂźtres est complĂštement fausse. Le MaĂźtre n’existe pas pour faire obĂ©ir son disciple, le MaĂźtre n’existe pas parce qu’il existe un disciple.

Le MaĂźtre, en lui-mĂȘme, n’existe pas vraiment, il est un ĂȘtre qui est arrivĂ© Ă  une pleine rĂ©alisation, une pleine libĂ©ration, et il aide Ă  se libĂ©rer d’autres qui sont encore prisonniers. Maintenant ceux qui sont prisonniers, s’ils veulent croire que le MaĂźtre existe, que l’obĂ©issance est nĂ©cessaire, que ceci, cela est nĂ©cessaire, c’est de leur responsabilitĂ© de croire Ă  ces choses, c’est leur choix personnel, c’est leur idĂ©e, mais ce n’est pas la vĂ©ritĂ©.

Le disciple authentique ne se soucie mĂȘme pas de l’existence des MaĂźtres, il en est convaincu. Il ne se dit pas : je voudrais rencontrer mon MaĂźtre, je voudrais croire dans l’existence des MaĂźtres, ou bien, je veux absolument que mon MaĂźtre me fasse signe, qu’il m’envoie au moins une mĂ©ditation, ou qu’il m’envoie une petite lumiĂšre, ou un rĂȘve, mais quelque chose, un signe. Le vĂ©ritable disciple est convaincu, il sait que le MaĂźtre existe, que Dieu existe Ă©ventuellement, que son MaĂźtre est avec lui, qu’il n’est pas sĂ©parĂ© de lui, et qu’il n’est pas diffĂ©rent de lui, et que le MaĂźtre qu’il verra Ă  l’extĂ©rieur, qu’il s’appelle Moria, Koutoumi, Bouddha, Chrisna, ou qui que ce soit, ce n’est en fait que lui-mĂȘme, mais avec un petit plus d’avance.

C’est-Ă -dire que si un jour vous rencontrez Koutoumi ou Moria, vous ne rencontrez pas Koutoumi, vous ne rencontrez pas Moria, vous vous rencontrez vous-mĂȘme, ce que vous pouvez ĂȘtre, ce que vous serez plus tard, si vous vous en donnez la peine.

C’est pour cela que, lorsque l’homme se met Ă  adorer le MaĂźtre, le MaĂźtre sourit, parce que c’est en fait comme si vous vous adoriez vous-mĂȘme, mais vous ne le comprenez pas. Au lieu de perdre du temps Ă  vous adorer, Ă  adorer cette image future, qu’elle s’appelle Koutoumi, ou Moria, au lieu de perdre ce temps Ă  adorer quelque chose qui est dans le futur, qui n’est pas encore fait, donnez-vous la peine de faire ce qu’il faut pour que vous soyez cette chose que vous adorez et que vous considĂ©rez comme Ă©tant extĂ©rieur. Et vous verrez qu’à partir de ce moment-lĂ , non seulement le MaĂźtre que vous cherchez Ă  l’extĂ©rieur deviendra une prĂ©sence rĂ©elle autour de vous et en vous, mais qu’en plus vous apprendrez vous-mĂȘme Ă  devenir un MaĂźtre.

Ce n’est pas de l’orgueil de dire cela, de croire, ou de savoir cette chose. Si vous pensez que vous n’ĂȘtes pas en train de travailler Ă  devenir un MaĂźtre, cela prouve que vous n’ĂȘtes mĂȘme pas disciple. Parce que cette grande humilitĂ© n’est pour nous que la marque d’un orgueil renversĂ©. Celui qui ne veut pas se croire un MaĂźtre, celui qui ne veut pas croire qu’il travaille Ă  devenir un MaĂźtre et ceci avec le discernement juste, c’est qu’il ne sait pas ce qu’est rĂ©ellement le MaĂźtre.

Il imagine des choses Ă  propos du MaĂźtre, et c’est pour cela qu’il rĂ©agit et qu’il ne veut pas croire. Celui qui sait exactement ce qu’est le MaĂźtre, n’a aucune honte, ne se sent pas du tout accablĂ© de folie en pensant qu’il travaille Ă  devenir un MaĂźtre. Au contraire, il est encore plus vigilant, plus exigeant envers lui-mĂȘme, encore plus critique vis-Ă -vis de lui-mĂȘme, parce qu’il ne se passera rien.

Tandis que l’autre qui ne veut pas croire qu’il travaille Ă  devenir un MaĂźtre, qui ne veut pas avoir cette folie, cet orgueil, qui ne veut pas ĂȘtre prĂ©tentieux, celui-lĂ , dĂšs qu’il sera sorti de sa maison, va dire du mal de son voisin, dĂšs qu’il sera Ă  l’intĂ©rieur d’un groupe, va chercher Ă  critiquer ce qui ne va pas au lieu de prendre avec amour ce qu’on lui donne, mĂȘme si ce n’est pas parfait. DĂšs qu’il sera au milieu d’une situation critique, au lieu d’essayer de calmer, il va au contraire empirer la chose, en y mettant sa colĂšre, en y mettant son manque de connaissance.

Celui qui sait, ne s’amuse plus Ă  ces comportements-lĂ . Il ne se permet plus d’ĂȘtre bas, d’ĂȘtre faible, d’ĂȘtre abject, d’ĂȘtre matĂ©riel, d’ĂȘtre profane. Il ne se permet plus d’ĂȘtre quelqu’un qui va trahir la parole des MaĂźtres, il va au contraire se sentir responsable de l’authenticitĂ© qu’il vĂ©hiculera Ă  propos de la parole des MaĂźtres. Et voulant ĂȘtre la preuve et le tĂ©moignage de l’authenticitĂ© du message des MaĂźtres, il fera tous les efforts pour se dĂ©passer, pour combattre sa nature humaine, pour ĂȘtre un tĂ©moignage pur et dĂ©pouillĂ©.

Alors Ă  ceux qui sous le couvert de l’orgueil ne veulent pas devenir des MaĂźtres, je les laisse, en espĂ©rant pouvoir leur dire Ă  bientĂŽt bien sĂ»r. Mais par contre je serre la main et je serre trĂšs fort dans mes bras tous ceux qui veulent dĂšs demain devenir des MaĂźtres, et je leur dis trĂšs bien, vous n’attrapez pas la grosse tĂȘte les enfants, mais beaucoup de travail vous attend, et si vous voulez le faire nous serons lĂ .

Alors dĂšs demain osez vous dire : je travaille Ă  devenir un MaĂźtre. Mais soyez logique, soyez authentique avec la parole des MaĂźtres. C’est tout ce qu’il vous faut pour imiter et ĂȘtre comparable aux MaĂźtres. Le dire, le prĂ©tendre, le vouloir ne suffit pas, il faut le faire. C’est dans ce combat-lĂ , si combat il y a, que je vous engage fortement dĂšs demain.

J’apprends Ă  devenir un MaĂźtre, je ne cherche plus mon MaĂźtre, je n’essaie pas d’ĂȘtre un bon disciple, je n’essaie pas d’obtenir la premiĂšre, la deuxiĂšme, la quatriĂšme ou je ne sais quelle initiation majeure. À l’heure actuelle il y a une mode, tout le monde veut connaĂźtre son initiation, comme l’on connaĂźt son matricule, parce que l’on veut obtenir celle qui est au-dessus. Ne cherchez plus ces choses, dĂšs demain apprenez l’absolu, et l’absolu ce n’est pas d’ĂȘtre Ă  la deuxiĂšme, Ă  la troisiĂšme, ou Ă  la quatriĂšme initiation majeure, c’est d’ĂȘtre l’absolu, c’est d’ĂȘtre le MaĂźtre. Quel que soit le niveau sur lequel vous vous situez maintenant, dĂšs demain vous pouvez avancer Ă  pas de gĂ©ant si vous prenez cet engagement.

Je vous salue.

(Date de la conférence : 15 05 1988)

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