☀️ Conférence 149

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Conférence de Pastor - 149

Thèmes

🔹 Consécration 🔹 Vouloir et Accepter 🔹 Forces abstraites 🔹 Mental et intellect 🔹 L'Être Humain 🔹 La sensibilité 🔹 L'Amour, la Science et la Volonté 🔹 Découvrir le plaisir d'être 🔹 L'Âme 🔹 Les Forces 🔹 Exercice pour étudier un élément, la terre. 🔹 La colère 🔹 Être à l'écoute 🔹 Suite de l'exercice, avec l'eau 🔹 Exercice avec l'air 🔹 Coquetterie 🔹 La respiration 🔹 Rencontrer la pensée 🔹 Le feu 🔹 Persister 🔹 Plus de colère 🔹 L'attente est bonne 🔹 Caprices 🔹 Réveiller les énergies 🔹 La tristesse 🔹 L'homme attend la protection. 🔹 Discernement et Acceptation 🔹 Forces cosmiques 🔹 Être bête 🔹

 

Consécration

(Construction d'un cercle)

[...] pour de cette assemblée, c'est une façon non seulement d'y concentrer l'énergie, mais aussi de sanctifier, de protéger, de purifier.

Voilà, c'est bien.

Maintenant, dans ce cercle, posez un point au centre, de façon à composer un point magnétique pour l'énergie.

Maintenant, depuis ce point, ouvrez vous, mais ouvrez aussi l'assemblée, ouvrez le point vers l'autre dimension.

Ce sont trois mouvements très faciles à exécuter, il n'est pas nécessaire d'être un magicien pour pouvoir y arriver, et cependant ce sont là des petits actes d'une magie bien pratique qui consiste en construction, consécration, purification et élévation, que l'on pourrait aussi appeler direction.

La direction que je vous ai proposée, c'est par exemple d'ouvrir le cercle vers une autre dimension, mais si le travail était tout autre, par exemple l'étude d'un livre, vous devriez au contraire ouvrir au livre.

J'ai souvent parlé de ces trois mouvements, et je les trouve très importants parce qu'il faut absolument, au fur et à mesure que vous voulez édifier votre vie - je ne parle pas de celui qui voudrait passer dans la vie comme on passe lorsque l'on est en vacances. Je ne parle pas de celui qui veut ne serait-ce que prendre des photographies dans la vie et qui, pendant tout le reste du temps, reste bien protégé dans ses principes, dans ses valeurs ou dans ses activités, entouré par la famille, les amis les plus proches ou les partenaires. Je parle pour celui qui veut édifier sa vie, qui veut la construire.

Automatiquement, il se trouve avoir comme un pied sur un chemin que l'on pourrait appeler la magie, mais qui en fait n'est pas authentiquement la magie cérémonielle, à la manière, par exemple, de ceux qui convoquent les esprits.

Il y a tout un aspect de la construction, construction de la vie, appel des énergies, confrontations face aux éléments, qui sont des confrontations et des appels très sains. Et il faut que l'homme offre à mesure qu'il accepte de s'éveiller, car il ne s'agit pas de vouloir, il faut accepter. Il y a une grande différence entre vouloir et accepter.

 

Vouloir et Accepter

Vouloir s'ouvrir aux énergies peut vouloir simplement dire : “J'en ai assez de la vie que je mène maintenant et j'en voudrais une autre.”

Cependant je n'accepte pas de m'ouvrir à la nature des choses telles qu'elles se présentent et donc je ne suis jamais à même d'édifier ma vie.

Lorsque je décide un peu soit par colère, soit par dévouement vers un futur qui me semble meilleur, lorsque je décide un beau jour que ce soit par colère ou autre chose donc d'édifier ma vie et de devenir un constructeur, à ce moment-là je m'aperçois que les anciens ont laissé avant moi et pour moi une multitude d'outils qu'il me suffit de reconnaître.

Mais encore une fois je précise que vouloir changer de vie et accepter la nature des choses et des éléments afin de pouvoir changer sa vie, ce sont deux positions totalement différentes !

“Vouloir changer de vie et accepter la nature des choses et des éléments afin de pouvoir changer sa vie, ce sont deux positions totalement différentes !”

Et il y a comme cela, que ce soit dans le domaine de la religion ou dans le domaine tout à fait nouveau que l'on appelle le Nouvel Âge, une multitude de personnes qui en ayant assez de leur vie présente veulent changer de vie. Simplement cela ne suffit pas. Et la plupart du temps, et aussi précieux que puisse être leur effort, aussi volontariste que puisse être leur demande, cependant cela ne suffit pas. Avant de changer de vie, il faut contempler les éléments tels qu'ils sont.

“Avant de changer de vie, il faut contempler les éléments tels qu'ils sont.”

Je finis mon introduction et ensuite je prendrais en considération les questions qui me sont posées ainsi que les vôtres que j'espère recevoir. N'hésitez pas à envoyer les questions, tel que je vous le demande à chaque fois. C'est une relation personnelle que j'entends détenir et entretenir avec vous. Ce n'est pas du tout la relation d'instructeur, comme je le dis aussi souvent, que je désire entretenir, mais plutôt la relation d'un frère, d'un murmure qui sans arrêt à vos oreilles vous indique ce qu'il y a de mieux.

Alors pour l'instant laissez moi vous murmurer, que ce soit au cœur ou à l'oreille, qu'il vous faut connaître les éléments qui constituent non simplement votre planète, non seulement la nature, mais aussi vous-même. Et vous-même non seulement sur le Plan Physique mais aussi en tant que force abstraite.

 

Forces abstraites

S'il me serait facile de parler de ces éléments en tant qu'éléments de la Nature, bien sûr, il me suffirait d'évoquer l'air, l'eau, le feu, la terre. Cependant, lorsque je vais vouloir décrire l'usage que vous devez en faire et de quelle manière ces éléments se rencontrent en vous pour donner lieu à votre vie, il va vous falloir transposer tous ces éléments d'une manière abstraite.

Et c'est là d'un seul coup où l'air n'est plus simplement l'air mais devient l'intellect et, plus loin, le mental.

Et c'est là où le feu n'est plus simplement du feu mais la puissance des désirs et, plus loin, l'exaltation qui ensuite doit donner lieu à la Lumière du Mental.

Et c'est ainsi que l'on s'aperçoit que l'homme, si on le prend véritablement en tant que chaînon dans l'Évolution Cosmique, et en fait l'aboutissement des quatre éléments qui, jusqu'alors, vivaient d'une manière ordonnée, certes par des hiérarchies créatrices, mais qui vivaient sans conscience, aussi performant que puisse être le monde minéral, le monde végétal, aussi performant que puisse paraître le vent, l'eau, parce que chacun remplit son rôle d'une manière bien précise et irremplaçable. Cependant, en tant qu'élément, ils n'ont pas la conscience et ils n'ont pas la possibilité que ce soit de méditer ou de percevoir l'Univers et la particule Divine qui est le prétexte de cet Univers.

À un moment donné de l'Évolution, lorsque bien des âges sont passés, pour que ces différents éléments aient eu le temps d'expérimenter pleinement leur état, il arrive comme une vague, à un moment donné, dans un endroit du Cosmos, dans un Système Solaire, il arrive une vague où ces éléments atteignent un degré capable de consciencisation. Et c'est à ce moment-là que cet élément, que nous allons appeler l'âme, va s'ajouter, un peu comme s'ajoute une goutte d'eau dans une terre qui jusqu'alors était sèche et cela devient une terre fertile et la petite graine qu'il y avait dedans commence à pousser. Il se passe exactement la même aventure.

Voilà que ces éléments, jusqu'alors ils n'étaient que des éléments mais les voilà arrivés à un certain degré de sensibilité, et ayant suffisamment servi pour que les humanités avant eux et aussi atteignent leur degré de développement, voilà qu'ils ont l'autorisation de passer à cette humanisation que l'on connaît et que vous êtes et que nous sommes.

 

Mental et intellect

À ce moment-là, pour faire la différence et pour que de ces éléments, qui ne sont en fait que des forces de la Nature mais, plus loin que la Nature, des forces aussi Cosmiques, pour que ces éléments aient l'accès à la conscience, il faut cet élément précieux que l'on va appeler le Mental. Et ce n'est pas n'importe quel mental dont je parle, ce n'est certes pas de l'intellect, par exemple, mais bien de cette capacité à se connaître soi-même et à dire “Je” et cette capacité ne vient que du Mental, cela ne provient pas de l'intellect.

L'animal a un certain degré d'intellect et, cependant, il ne se connaît pas lui-même. La fleur aussi a un certain degré d'intellect à sa manière, et cependant elle ne se connaît pas elle-même. Cette capacité donc de dire “Je suis cela” ou “Moi Je”, provient de ce que certains appellent l'étincelle du Mental, ce que certains aussi appellent un certain degré, un certain manteau de l'âme.

À partir du moment ou d'un seul coup ces quatre forces cosmiques qui se rencontrent à un moment donné, parce que le moment est venu à l'intérieur d'un corps humain, au même moment cet étincelle que l'on appelle le Mental ou que l'on appelle l'âme aussi vient s'insérer, exactement comme un diamant s'enchasse dans une bague, à ce moment là l'être humain apparaît pour la première fois et vient au monde.

 

L'Être Humain

À la suite de cela toute l'évolution typiquement humaine qui donne lieu ensuite à la lignée des disciples, des initiés et des Maîtres commence.

Mais avant cela on ne peut pas dire qu'il y avait véritablement Humanité. Il y avait de la Divinité, il y avait des forces cosmiques.

Vous allez me dire : “Mais c'est peut-être mieux alors que de devenir un être humain !” Bien sûr, on pourrait résumer que cela est mieux. Cependant lorsque les forces cosmiques on arrive à créer un monde comme une planète matérielle, de cosmique elles deviennent élémentaires et d'élémentaires elles deviennent ensuite incorporées dans tous les règnes que nous connaissons, minéral, végétal, etc. À ce moment-là la particule de divinité qui est à l'origine une force cosmique ne devient plus qu'un règne, un règne par exemple minéral ou végétal. Et pour redevenir une force cosmique mais plus qu'une force, une Conscience Cosmique puisque tel est le voyage, alors voilà qu'il faut passer par cette étroitesse qu'est l'être humain.

Mais même si cette étroitesse est un moment de difficulté - puisque je vais en même temps penser véritablement que je suis un être humain et non plus que je suis une force cosmique qui va redevenir une Divinité - malgré cette étroitesse, eh bien il y a une grande beauté à être un être humain.

Donc lorsque l'être humain prend conscience de son rôle, comme j'espère que vous allez en prendre conscience que ce soit aujourd'hui grâce à notre conversation, ou demain grâce à la conversation ou livre d'un autre, mon Dieu cela m'est égal ! Je ne prétends pas faire un travail utile, je prétends simplement le faire et ensuite on verra ! Partageons et ensuite discutons si le repas valait d'être mangé. Mais d'abord mangez !

Voilà donc que lorsque l'être humain prend conscience véritablement de son rôle, de sa destinée et de son potentiel, il n'a plus le droit simplement d'attendre que les vents soufflent, que les marées se lèvent, que le feu brûle apporté par la foudre qui descend, que la terre se mette à trembler parce qu'il y a une force tellurique. Non. Il a le droit, puisqu'il est un être humain puisqu'il l'est pleinement devenu, il a le droit de faire usage de ses forces.

Désormais puisqu'il est une conscience puisqu'on lui a apporté la conscience en lui donnant la possibilité de dire “Moi je”, cela veut dire qu'on lui a donné une volonté. Cette volonté en prenant de plus en plus conscience d'elle-même va devenir un certain pouvoir d'administration. Et d'administration de quoi ?

Lorsque la volonté ne se connaît pas encore véritablement elle-même et lorsque l'individu est encore trop jeune spirituellement, eh bien on le voit en train de vouloir diriger n'importe quoi. Et ce sont ces petits despotes qui, dès le plus jeune âge commencent à vouloir administrer ses frères et sœurs, commencent à taper sur la table, à vouloir ceci, à vouloir cela. Puis plus tard commencent à vouloir administrer une nation, non pour le bien et l'évolution de la nation mais simplement pour faire selon sa volonté, comme cela se trouve dans le cas de certaines dictatures. Cette volonté est simplement le produit d'un manque de maturité.

Et si on admet que l'évolution se faisant, cette volonté prend de plus en plus conscience d'elle-même et un jour aboutit à donner à un être humain capable de se connaître. Alors voilà que cette volonté ne sert plus à administrer et à obliger les autres hommes, mais bien à diriger les éléments qui sont en soi.

Ces éléments, ces forces qui vous composent sont exactement les mêmes éléments qui eux restent physiques à l'extérieur de vous et composent la nature mais aussi plus loin la force de la gravitation de la Terre, plus loin les forces magnétiques qu'entretiennent dans leur danse les planètes. Ce sont toutes les forces qui sont à votre disposition mais à la dimension humaine.

 

La sensibilité

Lorsqu'au fur et à mesure de votre développement, votre sensibilité s'affine...

Et votre sensibilité peut s'affiner de plusieurs manières.

Soit parce que de plus en plus vous développez une relation d'écoute et d'amour avec les autres et avec le monde.

Soit parce qu'à un moment donné, et ceci plus dû à des données physiologiques et physiques, vous développez des talents psychiques et vous mettez donc aussi de nouveau à l'écoute du monde et vous le ressentez.

Soit parce que vous décidez de vous instruire, et vous faites exactement selon la Loi qui est écrite dans les grandes traditions.

Donc vous avez en fait trois possibilités.

Ce sont trois grands cas majeurs bien qu'il y ait d'autres voies, mais même à l'intérieur de ces multiples voies, ce seront toujours ces trois tendances qui se présenteront à vous.

J'aime, j'écoute et je ressens. Ou bien je suis psychique, j'écoute et je ressens. Ou bien je ne suis pas psychique, je n'aime pas trop, je n'ai pas envie, ce n'est pas mon affaire, cependant, je connais la Loi, elle m'a été transmise, j'ai mérité cette transmission en adhérant à certains groupes d'occultisme ou d'écoles traditionnelles, je travaille sur mon tempérament pour être digne de cette transmission et j'applique, systématiquement, tout ce qui m'est enseigné.

Cette voie-là, bien sûr, ne réclame pas que vous soyez ni psychique, ni à l'écoute, ni rempli d'amour pour vos frères, ni même pour les baleines ou la chasse des phoques ou des castors, mais il vous faudra arriver à une maîtrise de vous qui dépasse souvent de loin vos envies et vos motivations pour l'instant. C'est-à-dire qu'en général, là où la volonté vous, vous ferait défaut, l'amour peut facilement remplacer.

 

L'Amour, la Science et la Volonté

Par exemple, si vous n'avez pas envie de tolérer telle ou telle action de la part de votre frère, si vous êtes un être de volonté et si vous en restez à cette relation-là : “non, je n'admets pas de telle et telle chose.” Simplement, si vous vous instruisez et qu'un peu plus tard vous apprenez qu'on peut se comporter comme il se comporte, considérant la nature psychologique, considérant la nature génétique, considérant son rayon, considérant la position de ses astres. Pour comprendre donc que votre frère est arrivé à lui laisser ce même espace où il peut faire, par exemple, sa crise, sa dépression ou autre chose, il vous faut connaître une multitude de sciences et la connaître au bon moment.

Cependant, si vous n'avez pas assez accès à ces sciences pour l'instant ou si vous n'avez pas envie de faire l'effort pour les connaître ou d'adhérer dans les différentes écoles pour les connaître, l'amour vous ferait faire exactement le même dépassement. Il y a des choses que je ne comprends pas pour l'instant mais, là où je suis ignorant, si je mets l'amour, si je mets la compassion, si je mets la tolérance, j'aboutirai exactement au même résultat.

Ce qui ne veut pas dire, lorsque je parle d'amour, j'essaye toujours de le décrire en long, en large et en travers, bien qu'il soit indescriptible et que je fasse de terribles erreurs en le décrivant, mais je ne veux pas que l'on pense que l'amour est le maximum de la tolérance, que l'amour c'est la permissivité, absolument pas, c'est la compréhension. Et dans la mesure où pour comprendre un individu la science vous fait défaut, alors faites confiance à l'amour !

Laissez-vous le temps en même temps de comprendre ou d'apprendre, que ce soit par l'exemple que vous propose votre ami ou que ce soit plus tard en allant voir dans des livres. Et ensuite, s'il est vrai qu'il aurait fallu être intransigeant, nourris de cette expérience dans le deuxième cas, face à un deuxième ami, vous pouvez être intransigeant, mais ce sera selon une justice et selon une expérience, et non pas le produit de votre intolérance. Et cela est totalement différent.

Donc, si vous voulez, d'une manière ou d'une autre, édifier votre vie, celle sociale, celle spirituelle, celle relationnelle, celle qui communique aussi avec les grandes intelligences - puisque cela vous fascine, si vous êtes ici c'est bien parce que cela vous intéresse - eh bien sachez que communiquer avec votre frère suit exactement le même processus que communiquer avec une intelligence extérieure, dans une autre dimension ou même sur une autre planète ! N'ayons pas peur des distances, allez on se paye un petit voyage !

C'est exactement le même processus :

Je suis en face de quelque chose. L'autre, mon ami qui est en face de moi, est une énigme, c'est une entité. Et cela pourrait très bien être une entité en provenance de Vénus, pourquoi pas, c'est une entité, c'est un monde en soi. Premier geste, donc, pour la communication, je suis en face et je prends bien conscience de cela. Je ne suis pas à moitié avec mes problèmes, en train de penser à ma facture d'eau, d'électricité, en train de penser à l'ourlet que j'aurais dû faire plus ou moins long, pour que le pantalon ou la jupe soit plus élégante, et ensuite un tout petit peu avec mon frère, non ! Totalement, complètement, je suis avec l'autre.

Je l'écoute. Quand je lui dis bonjour, je lui donne mon bonjour, ce qui fait que je suis avec l'autre.

Je ne dis pas seulement : “Bonjour, comment vas-tu ?” Et pendant ce temps, je pense au rendez-vous que j'ai dans une heure. Alors je ne dois pas traîner avec ce bonjour-là : “pourvu qu'il ne commence pas à me raconter sa vie celui-ci parce que je dois être à telle heure en ville !” Alors je ne vous dis pas, je ne vous conseille pas de mener désormais des vies complètement désorganisées et de donner votre temps sans discernement pour écouter ne serait-ce que des “Bonjour” et des “comment ça va ?”Je ne vous propose pas la désorganisation. Je vous propose simplement, dans la mesure où vous pouvez très bien donner deux minutes, je ne vous dis pas de donner une heure, mais donner deux minutes ou même si ce n'est que deux secondes, mais de les donner absolument.

Et quand je dis de les donner, je ne vous dis pas de nouveau, d'une manière très chrétienne et catholique : pense à ton frère qui est ton frère et donne-toi d'une manière charitable. J'aurais envie de vous parler de charité mais je sais que d'une certaine manière, c'est un mot qui vous fermera. Donc ce n'est pas celui que j'emploierai, cependant il est vrai, il s'agit de charité.

Mais seulement je sais que vous êtes fatigués, je sais que vous êtes usés, je sais que vous en avez assez, je sais que vous avez été trompé, je sais que vous-même vous sentez que vous ne pouvez pas faire confiance et que lorsque vous vous livrez, il y a toujours quelqu'un pour vous trahir. Comme j'ai conscience de cela, je ne vous dirai donc pas : va avec l'autre et va vers l'autre avec charité.

Je vais te proposer autre chose : quand tu dis bonjour, donne ton bonjour, exactement comme si tu donnais quelque chose de matériel, comme si tu offrais un café, une tisane, un verre d'eau, un pain au chocolat, donne-le ton bonjour.

Et ne fais pas plus, ne donne pas plus, retourne dans ta caverne puisque tu t'y sens bien et puisque être dehors cela fait si peur, puisque c'est risqué, puisque toutes tes expériences jusqu'alors le prouvent, que chaque fois que tu t'es donné, que tu as fait confiance, patatrac ! Tout est tombé et tout le monde a trahi. Je comprends !

Alors nous allons essayer d'inventer une stratégie, nous allons essayer de comprendre par quelle force et par quelle puissance, désormais tu vas être vivant, tu vas pouvoir aller à la rencontre de l'autre et de quelle manière tu vas pouvoir assumer même les trahisons. Parce qu'elles ne viendront, c'est inévitable ! Tu es un être humain et les autres aussi sont des êtres humains, il ne faut donc pas nous leurrer, les trahisons auront lieu.

Simplement il ne faut plus qu'elles soient capables de te détruire, de te priver de bonheur et de te déstabiliser.

“Les trahisons auront lieu, simplement il ne faut plus qu'elles soient capables de te détruire, de te priver de bonheur et de te déstabiliser.”

Donc nous allons essayer, autant que je le peux.

Si tu me suis, si tu acceptes de jouer le jeu, ne serait-ce que les quelques heures que nous passerons ensemble. Nous allons essayer de déterminer comment construire, non pas simplement ce “Moi, je” mais aussi la force d'exister, la force d'être. Et plus loin que la force d'un seul coup, tu vas découvrir le plaisir d'être.

 

Découvrir le plaisir d'être

Parce qu'au début c'est vrai, lorsque l'on va se construire et cela va pouvoir prendre peut-être une seconde chez toi, mais ton voisin va réclamer plusieurs minutes, l'autre voisin plusieurs jours, un autre plusieurs semaines, un autre plusieurs mois, un autre plusieurs années et pour un autre il faudra toute la vie ! Donc quel que soit le temps que tu dois utiliser pour cet ouvrage, sache qu'au début il va te sembler de voir faire des efforts, tu auras l'impression de devoir construire une force et c'est bien de cela dont nous parlerons.

Puis lorsque les premières bases auront été posées, lorsque cette notion de force aura été mieux comprise, tu vas totalement oublier la force et tu vas découvrir le plaisir d'exister.

Il ne s'agira plus pour toi de faire un effort quelconque mais, comme nous, comme tu me l'entends si souvent dire, de partager ta vie. Et on te coupera le doigt et tu diras : “C'est bien dommage, parce que ce que tu viens de faire là est une erreur qu'il te faudra comprendre, qu'il te faudra rembourser !” Et tu ne seras pas en train de pleurer sur ton doigt qui manque. Non pas que tu pleureras sur le karma comme l'on dit, ou sur la faute de l'autre non plus, tu seras désolé et tu espéreras pour lui qu'au moment de la leçon, il sera assez fort, rapide, lucide, intelligent pour comprendre et se libérer de ce point où l'illusion l'avait fait te couper le doigt.

De seul coup la vie n'est plus un effort, elle est un partage.

Bien sûr pour rester dans cet état de partage il semble qu'il faut aussi être fort.

Alors, bien sûr, tu pourras parler de force mais je pourrais aussi te parler d'amour, et tu auras quand même raison de parler de force parce qu'il faut d'une certaine manière être fort pour continuer à aimer. Cependant, à un certain moment, tout cela se mélange, le partage, la force, l'amour, tout ne devient qu'une seule et même chose et on ne se pose plus la question : tiens dans ce cas-là est-ce que je dois être fort, dans ce cas-là est-ce que je dois être l'amour, dans ce cas-là est-ce que je dois partager quand même ? Tout devient une seule et même chose, un seul et même état, cet état magnifique dont nous parlons depuis tant d'années et que nous essayons, petit à petit, de faire transparaître par des allusions, des métaphores et qui est l'Âme.

 

L'Âme

L'âme ne se demande pas si elle est la force, si elle est l'amour, si elle est le plaisir d'exister, le partage, elle est toutes ces choses. Elle EST, tout simplement. Elle EST. Et dans son triangle de forces l'on retrouve ces trois tendances mais elle n'y fait absolument pas de différence. Cela arrive et vous voyez exactement le même tourbillon d'énergie dans la nature, autant que vous y voyez la force, vous y voyez l'amour et vous y voyez la beauté donc le partage. Or le partage c'est de la beauté.

“Le partage c'est de la beauté.”

Regardez la fleur, il lui faut de la force, elle sort de terre, elle le pousse. Et voilà qu'il y a aussi l'amour, elle essaye de pousser dans sa catégorie pour être la plus belle possible, pour créer soit une couleur qui soit très belle, soit un parfum, mais de toutes les manières elle se laisse admirer par l'Humanité, elle se met au balcon. Et puis le partage, elle sait s'offrir, elle sait apporter sa petite part à l'édifice de la communion. Et, selon sa catégorie, elle peut apporter sur l'autel de votre prière, de votre méditation, une énergie d'amour, une énergie de calme, elle peut plus spécialement attirer telle ou telle hiérarchie angélique, selon sa couleur et son parfum. Elle participe et elle se donne à vous. Même que de l'avoir coupée, elle sait que cela aboutira à la mort, cependant elle continue de se donner, de s'épancher.

Et il y a donc ces trois mêmes forces dans la Nature et il y a ces trois mêmes forces qui doivent devenir des états en vous. Car je vous le répète, si l'on imagine un début je vous appellerai force cosmique. Ensuite par la création et notamment la création d'un système solaire, puis d'une planète, je vous appellerai les éléments. Puis plus tard l'être humain qui va faire de ses forces des états. Et parce que ses forces vont être des états lui qui est l'état, l'être humain va pouvoir employer ses forces, pour se rendre chaque jour plus Divin ou pour rendre son monde plus parfait. Car le monde dans lequel vous vivez s'il est parfait parce que chaque Loi arrive à s'exprimer, cependant la forme, le type de vie, l'oscillation, la vibration de la vie qui s'exprime à travers la planète est un ouvrage que l'on doit parfaire. Donc, vous devez vous y employer.

De quelles forces donc je parle ?

 

Les Forces

D'abord prenez quelques jours lorsque vous serez en vacances, que ce soit vécu de manière tout à fait personnelle et privée ou que vous vous réunissiez en petits groupes, ou que vous vous joignez à un autre grand groupe que peut-être vous ne connaissez pas, qu'importe ! Mais essayez de le faire. Prenez quelques trois à quatre jours si possible, le mieux serait une semaine mais je sais très bien que soit vous n'aurez pas le temps, soit, étant trop jeune d'âme, vous serez impatient et je ne veux pas que cette impatience brise votre prise de connaissance, surtout pas la première. Donc imaginons le voyage le plus court, sur trois jours.

Rendez-vous dans la nature, même si chaque soir vous devrez rentrer dans votre ville pour dormir que la journée se passe dans la nature. Et chaque jour étudiez un élément.

 

Exercice pour étudier un élément, la terre.

Par exemple le premier jour, étudiez la terre. Rendez-vous dans un endroit où il y a de la terre par exemple une prairie, une colline et toute la journée essayez de penser, de ressentir cette terre, cet élément, touchez-la, grattez-la. Je ne vous propose pas de faire une rêverie poétique à propos de la terre, absolument pas ! Je ne vous propose pas non plus un bain de boue salvateur. Je vous demande d'avoir un comportement intelligent et d'être à l'écoute tout simplement. Ne pensez à rien surtout pas à vos soucis, surtout pas à vos désirs ni à vos projets, essayez de ressentir la terre.

Alors, par exemple, asseyez-vous par terre ou allongez-vous par terre si la température du jour vous le permettra, allongez-vous et avec des vêtements les plus naturels, les plus légers possible mettez-vous en contact avec la terre. Et surtout mettez les deux paumes de vos mains en contact avec la terre. Et n'essayez pas de faire des grandes travaux alchimiques ou de rentrer dans des grandes transes psychiques ! Ce n'est pas du tout de cela dont je parle ! La plupart des travaux que je conseille, je les vois se développer chez la plupart des gens finissent par rater parce que les personnes ont un abord beaucoup trop psychique. Non ! Essayez d'être simplement vous-même, simplement à l'écoute, simplement en relation.

Alors voilà, je suis assis ou allongé par terre, mes mains sont sur le sol, j'écoute les bruits de la nature, peut-être même le bruit d'un engin agricole un peu plus loin et je touche la terre. Je la touche. Je la touche. Je ne laisse pas simplement mon corps reposer par terre, je ne laisse pas simplement mes mains reposer par terre, non ! Il faut que Je, le Je existe et que Je la touche. Et c'est parce que soudainement ce Je va exister du fait que je ne pense plus à mes projets, je ne pense plus à mes soucis, je ne pense plus ou je ne considère plus mes désirs et mes frustrations, je me mets à l'écoute du monde, des bruits ambiants, même des bruits mécaniques ou des bruits de la cité, si je n'ai pas pu m'éloigner énormément de la ville. Quel que soit donc l'atmosphère dans laquelle je me trouve, Je, et je crée d'abord ce Je, Je et J'écoute, Je touche.

À partir du moment où le Je n'est plus dispersé dans toutes ses considérations, frustrations, désirs, projets, petites colères ou joie extrême, projet d'aller au cinéma ce soir, ma vie continuera d'exister après l'exercice, après cette méditation, ma vie reprendra son cours, donc il n'est pas nécessaire que je continue à y penser pendant cet instant de recueillement et de rencontre. Je vais donc mourir à tout ce qui existe et pour pouvoir mourir à tout ce monde intérieur et ce monde extérieur, je vais souplement, délicatement, me concentrer sur les bruits et je les écoute.

Et quand je dis “me concentrer”, je dirais plutôt pour créer en vous l'état qu'il faut développer, je dirais plutôt : “recevez les bruits”. Je ne parle pas, hargnnn, d'une concentration sur les bruits, non ! Je vais moi même m'agiter dans cette tension et je vais créer un bruit intérieur qui m'empêchera de créer ce Je capable d'être à l'écoute. Je dois être concentré c'est vrai, mais cela doit être un vide en même temps. Donc, pour arriver à cette abstraction, je vous propose une autre idée, un autre jeu de mots : “recevez les bruits”.

Après avoir fait le vide de vos préoccupations, mettez-vous à recevoir les bruits, comme l'on reçoit une musique. Voilà je me laisse remplir par le bruit, même celui d'un moteur qui passe, je le reçois. Et je le reçois tout en me tenant à l'état d'écoute. Je ne me dilue pas dans ces bruits car si je me diluais, hop ! C'est terminé ! Ce point exact où se trouve ma conscience, ce moi, je, je l'aurai raté, je l'aurai loupé, l'autobus est passé, c'est terminé, je vais m'assoupir, je vais peut-être me relaxer, je vais peut-être tomber en ondes alpha ou tout ce que vous appelez aujourd'hui avec des mots fort scientifiques, cependant je n'aurai pas atteint mon état de conscience depuis lequel je peux être en relation depuis moi-même avec les éléments. C'est un état particulier, de vide en même temps que de totale existence, de vide en même temps que de complet éveil. Alors ne vous diluez pas dans les bruits ! Continuez à recevoir les bruits mais écoutez-les bien en même temps.

Et dès que vous arrivez à tenir ces deux tendances qui paraissent contraires mais qui sont cependant l'être humain absolu, vous êtes une conscience. Une conscience que j'appellerai sur-éveillée et c'est cette conscience-là qui va vous, qui va pouvoir vous mettre en relation, que ce soit avec des éléments, que ce soit avec votre propre intelligence ou que ce soit avec des intelligences classées supérieures, classées extraterrestres.

Et une fois que vous avez réussi ce parfait équilibrage du vide et du plein éveil ensemble, en même temps, à l'unisson, voilà que la porte s'ouvre. La porte sur mon existence, à ce moment-là J'existe en tant que âme, et la porte pour la communication avec toutes sortes d'éléments ou d'entités.

Donc voilà que pour le premier exercice je suis à l'écoute de la terre. Admettons que vous ayez réussi cet exercice comme je viens de le décrire, au moment où ce Moi Je, votre conscience super-éveillée commence à exister, votre main, vos mains étant au sol, de seul coup vous allez non seulement sentir la Terre comme une véritable entité. Comme une personne, même si son volume et la circonférence de son être est immense, vous allez la sentir comme une entité. Mais en plus vous allez sentir la pulsation de son énergie, cette fameuse énergie tellurique que l'on appelle dans certaines traditions aussi le dragon. Vous allez le sentir, vous allez le connaître, vous allez le sentir pour ce qu'il est. Une radioactivité puissante qui, non seulement continue de faire bouillir la planète, exactement comme une eau est en train de bouillir dans une marmite, mais qui aussi permet l'irradiation, en quelque sorte, des hommes afin que la vie continue d'exister, afin que la pulsation cardiaque continue d'exister, afin que la circulation du sang puisse se faire.

Lorsque je prends contact avec cette pulsation, alors je sais d'un seul coup qui est ma planète, quelle force est la Terre, et pour l'avoir connu, je renforce en moi l'élément terre. Et, d'un seul coup, toutes les énergies qui autrefois m'étaient inconnues, parce que en dessous du seuil de la conscience objective, d'un seul coup j'en prends conscience, et je sens un énorme centre de gravité s'installer tout autour et depuis le bassin. D'un seul coup le bassin devient exactement comme une porte, à un gond, devient un endroit charnière, un endroit depuis lequel je m'assois dans la vie, un endroit depuis lequel en m'asseyant dans la vie je rencontre les éléments, les obstacles et je peux leur faire face, ou bien je peux danser avec.

Alors dans certaines traditions il y avait connaissance de ce centre de gravité comme étant un centre important, que ce soit pour avoir confiance en soi, que ce soit pour être capable de lutter, que ce soit pour être fort, ou que ce soit, aussi, pour alchimiquement être capable de se transformer. Certains ont donc donné une grande importance au bassin et au centre hara, comme on l'appelle dans certaines traditions, mais en fait si le bassin peut avoir une telle importance c'est parce qu'un être que l'on dit assis, vous employez vous même cette expression dans la vie, veut dire que consciemment j'ai pris connaissance, j'ai créé une relation avec l'élément terre qui est en moi. Prenant connaissance de l'élément terre qui est en moi, je dispose, dès lors, d'un accès à l'énergie de la Terre elle-même, donc à ce tellurisme.

Et non pas simplement le mien à ce moment là, hein ? Prendre connaissance de ma propre terre me fait être en relation avec la Terre et je peux utiliser le tellurisme de la Terre, ce sont tout simplement des communications. J'ouvre une porte qui me donne accès à une autre porte qui me donne accès, à une autre porte, à une autre porte, et d'un seul coup toutes les portes s'ouvrent et je m'aperçois je suis dans un grand couloir où je peux aller venir, prendre à droite, prendre à gauche ! Mais il m'aura fallu ouvrir la première porte pour avoir accès à une autre porte puis une autre porte et c'est tout d'abord la terre, le Moi Je.

Alors ce Moi Je dont on parle tant, ce Moi Je qui est la pierre dont parlent tant par exemple les psychologues, tout thérapeute qui essaye de créer un individu, de l'aider à vivre, de l'aider à surmonter ses problèmes, ce Moi Je ne peut exister qu'au moment où je prends contact absolu avec ma terre, via la Terre.

Et pour prendre ce premier contact il faut parfois y passer des vies et des vies, pourquoi ? Est-ce que c'est si difficile ? Non. Il ne s'agit pas tant de difficultés mais plutôt d'incompréhension, de colère, de résistance. Pendant très longtemps, on peut résister à cette rencontre, on peut être en colère et ne pas vouloir y aller. Si l'on estime ne pas avoir eu assez d'amour.

 

La colère

L'Humanité, l'Humanité souffrante perd énormément de temps à être en colère et c'est là l'origine de la plupart d'ailleurs des traumatismes, des complexes, je ne dis pas de tous les complexes, de tous les traumatismes bien sûr, non. Mais une bonne partie, oui.

Je suis en colère, on ne m'a pas accepté, on m'a battu ou bien on m'a ignoré ou bien c'était toujours sur moi que tombait l'injustice, même la maîtresse d'école me punissait quand je n'y étais pour rien ! Ou alors je faisais tant et tant d'efforts mais ma timidité était la plus grande et face à chaque examen eh bien j'ai raté tout ce que j'aurais dû réussir, puisque j'avais travaillé !

Et je développe ainsi une colère contre quoi que ce soit, contre moi même, contre la famille, contre le gouvernement, contre le système qui est la vie, contre la nature humaine que je trouve trop faible, contre la vie que je trouve trop dure, contre le Bon Dieu qui se rapplique pas au moment qu'il faut, contre les anges qui ne sont jamais là !

Je suis en colère. Et depuis cette colère il va se passer le phénomène inverse de ce que l'on imagine que la colère devrait faire. On imagine que si je suis en colère je vais donc être par exemple buté, je vais donc avoir une force d'attaque dans la vie, eh bien non il se passe tout le contraire !

Le fait d'être en colère crée un centre de gravité et je tourne autour de cette colère, eh oui ! Toute ma conscience toutes mes forces vont tourner autour de cette colère pour nourrir, puisqu'il y a là un point magnétique ma conscience s'y est attirée et elle va se satéliser. Ce qui fait que je n'ai plus de force ou bien que je n'ai plus assez de force. Et que même si je me sais avoir de grandes ressources de par mon imaginaire, de par mes facultés intellectuelles que je me sais posséder ou de par mes projets, eh bien je n'arrive jamais à les porter à bien.

À un moment donné, voilà que tout saute ! À un autre moment voilà que l'idée qui aurait pu me sauver si elle était venue un quart d'heure avant puisqu'il s'agissait d'un examen et bien voilà que l'idée ne m'est pas venue elle me vient après, une fois que je suis dehors dehors de la salle et que je n'ai plus rien à faire sur la feuille !

Est-ce que le sort s'acharne après toi ? Non, il te manquait de l'énergie ! L'idée tu l'avais, la créativité tu l'avais, la performance tu l'avais, mais à quoi dépenses-tu tes énergies ? À être en colère, à être malheureux, à en vouloir à Untel, à en vouloir à la vie, à en vouloir à ceci, à en vouloir à cela. Et tu perds ton énergie ! Ce qui fait qu'au moment où tu dois effectivement remplir une performance, voilà que tu ne peux pas.

Et voilà que puisqu'un nouvel échec arrive, tu te renforces dans ta colère, tu te renforces dans ton isolement, tu te renforces dans l'idée que Dieu t'a abandonné, que finalement malgré toutes tes bénédictions, parce que tu vas à l'église ou parce que tu vas à un tel autre culte, eh bien ça ne sert à rien ! Et que peut-être même, ma foi, pourquoi pas, tu aurais le mauvais œil, et tu commences à chercher du côté des grands-pères, des grands-mères, des cousins éloignés ou quoi que ce soit qui pourraient t'en vouloir et qui sait, peut-être t'envoyer une de ces plumes de coque remplies d'un mauvais sort. Et voilà que tu vas dépenser le peu d'argent qui te reste pour aller vers l'exorciste. Un exorciste qui n'en est pas vraiment un et qui cherche la façon la plus facile de se faire de l'argent. Et comme il y a plein de gens en colère, il aura toujours l'occasion de se faire de l'argent. Mais il a bien raison ! Puisque tu es assez bête d'exister, il a bien raison de t'utiliser, moi je ne trouve aucun problème à ce que de tels individus existent ! Ils sont, au contraire, et finalement les moyens de se réveiller à un moment donné, même si le réveil te paraît un peu dur.

Souris, souris ! Ça ne fait rien. Tu t'es trompé, tu es en colère. Et cette colère prenait toute ton énergie, cette énergie qui aurait pu aussi te servir à mieux comprendre ton enfant, à mieux comprendre ton époux, ton épouse, un collègue de travail, dont le mot aurait suffi pour que tu puisses avoir une promotion.

Ne gaspille pas tes énergies !

“Ne gaspille pas tes énergies !”

Plus tu vas les gaspiller à tes rancœurs, moins tu deviendras créatif, moins tu seras performant, moins la chance semblera te sourire et plus tu vas t'isoler et mourir.

À la suite de ça, si tu essayes malgré tout de prier ou de méditer, tu croiras que Dieu lui-même t'a abandonné. Et tu rentreras dans un de ces profils psychologiques où l'on ne peut plus te joindre, même les Dieux ne peuvent plus te joindre.

Alors, dès le début, accepte cette Loi simple. Tu as des problèmes ? Nous le savons. La vie est difficile ? Nous le savons, nous y sommes passés avant toi ! Et non seulement avant toi mais aussi à travers toutes les morts que la vie, que l'incarnation propose ! Parce que nous ne sommes pas simplement morts d'avoir vécus. Nous sommes aussi morts d'avoir rencontré l'être humain et d'avoir voulu propager d'une manière ou d'une autre au long des époques la spiritualité. Et tu connais le sort que généralement on réserve à ce genre de volontaires !

Nous avons donc expérimenté toutes les souffrances, que tu pourrais m'accuser de ne pas connaître, par exemple. Cependant, je les connais, je t'assure ! Et c'est parce que je les connais que je te dis : le seul moyen, non seulement pour t'en sortir mais aussi le seul moyen qu'il existe pour exister, pour Être, c'est avant tout de ne pas gaspiller tes forces !

Observe dans une journée toutes les forces que tu gaspilles en t'agaçant pour ceci, en t'agaçant pour cela. Alors que cela n'a pas une véritable importance ! Et tu vas me dire : “Mais sinon on ne m'entend pas, sinon je ne suis pas pris au sérieux, sinon on ne fait pas cas de ma remarque !”

Alors je te demande de le redire, de le répéter avec la force de l'être. Et si on ne t'entend pas, si on t'oblige, si on continue à t'obliger à vivre parce que l'on ne t'a pas entendu de telle et telle manière, pars ! Fais-le, c'est ça la force d'exister ! Ce n'en va pas être la puissance de crier pour s'affirmer, ce sera, effectivement, de faire la valise et de partir ! Ce sera le choc qui réveillera, par exemple, ton partenaire, ton ami, ou s'il s'agit d'une relation de travail, ton collègue. Pars !

D'un seul coup le collègue va être à ton écoute : “Quoi ? Mais je ne voulais pas ça, mais tu prends les choses trop tragiques, mais je ne voulais pas dramatiser !” Et ensuite, puisque ton ami est enfin à l'écoute, alors discute : “Pour moi, vivre, c'est ceci, cela. Travailler, c'est ceci, cela. Faire ma part de travail, c'est faire ceci, cela.”

Et tu verras qu'ainsi, en ayant attiré l'attention, qui elle seule permet véritablement la communication, tu vas pouvoir garder, conserver tes énergies.

Bien sûr, tu vas me dire : “Ah oui, je comprends le système, ça y est, j'ai compris, grand frère ! Tout le secret est d'arriver à attirer l'attention !” Et vous allez me dire : “Ce n'est pas facile !” Je sais bien que ce n'est pas facile. Et c'est pour ça que cela fait des années que je discute. Et que malgré toutes les paraboles, toutes les histoires que je vous raconte, il faut que j'en raconte encore, parce qu'à un moment donné, je n'aurais pas su attirer votre attention.

[...] vous éveiller. Je le sais. J'ai le même défi à remplir vis-à-vis de vous : attirer l'attention. Mon Dieu ! Eh oui, là est un grand secret !

 

Être à l'écoute

Le monde ne communique pas, le monde ne se parle pas. Le monde s'ignore, le monde se trucide. Le monde s'exploite. Pourquoi ? Parce que, au départ, le monde, les gens, les organisations, les institutions, les regroupements, ne sont pas à l'écoute les uns des autres.

Alors, on peut facilement s'exploiter parce qu'on ne sait pas ce que cela veut dire pour l'autre. Ou bien, intellectuellement, si on est suffisamment développé, on le suppose, mais on ne ressent pas ce que cela veut dire, puisque l'on n'a pas écouté la souffrance, ou l'on n'a pas écouté son propre propos.

C'est un peu comme dans les réunions politiques, tout le monde se réunit mais personne ne veut écouter l'autre. Chacun est déjà très sûr de ce qu'il va essayer d'imposer, ce qui fait que l'on ne s'écoute pas. On fait plus ou moins du marchandage, mais issu des rapports de forces, des rapports d'intérêt. Et jamais parce qu'il y aura eu une véritable écoute.

C'est de l'écoute que provient cette magie que l'on va appeler ensuite l'Amour, la Tolérance, le Pardon.

Ce n'est pas parce que je vais faire l'effort de pardonner que le pardon existe. L'effort est quelque chose que je n'ai pas à produire si j'écoute. J'écoute et il se passe une alchimie extraordinaire, que ce soit dans mon corps, tout à fait physique, puis plus haut dans mes états, mes états de conscience.

Si j'écoute, je ressens. Si je ressens, l'autre d'un seul coup le sait. Il se met à m'aimer, à me faire confiance. Il se livre davantage. Les concessions qu'il ne voulait pas faire un quart d'heure avant, il se met à vouloir les faire. Ce qui fait que moi je n'ai plus que la moitié des concessions prévues à faire.

Mais sans qu'il y ait cette écoute, il n'y a pas un travail en commun ! Et c'est pour cela que généralement les rencontres politiques n'aboutissent pas à grand chose, ou si elles aboutissent à quelque chose, ce n'est que par les rapports de forces. On est 12 à penser telle chose et on l'impose ! Ou bien on est 45 à penser telle chose et on l'impose ! Mais ce n'est pas une écoute.

Car dans l'écoute, l'autre miracle qui peut avoir lieu, c'est que la proposition de l'autre, de l'adversaire, s'efface complètement. Face à une authentique écoute, l'adversaire n'en est plus un.

“Face à une authentique écoute, l'adversaire n'en est plus un.”

Il se dit, tiens, mais je suis face à quelqu'un qui est authentiquement un être humain, qui est bon, qui est honnête. Et ça va lui donner envie d'être aussi honnête. Il va commencer à se juger lui-même. Et la plupart du temps, si l'homme est bon, si l'homme a une bonté fondamentale, lui-même va retirer sa proposition.

Bien sûr, si l'homme n'a pas une bonté fondamentale, il y a ce genre d'écervelés, c'est vrai. À ce moment-là, il vous faudra reprendre force et justice. Mais il est quand même relativement rare de rencontrer quelqu'un qui n'a plus aucune bonté. C'est très rare ! Il existe toujours, quelque part, encore un peu de cette bonté. Mais pour aller la chercher, pour faire en sorte que l'autre s'en retrouve soudainement réempli, il faut écouter, écouter, écouter.

 

Suite de l'exercice, avec l'eau

Alors, voilà que j'admets que tu écoutes la terre le premier jour et que tu ressens cette force qui est la Terre et qui est la terre en toi. Et que d'un seul coup, ce centre de gravité existe en toi.

Le lendemain, que ce soit en te rendant au même lieu ou dans un autre lieu, varie. La fois que tu es une jeune âme, tu peux être très impatient, alors varie les lieux, et jette la corde.

Essaye de rencontrer l'élément qui est l'eau. Et de la même manière, mets-toi près de la fontaine, près du cours d'eau, près de l'étang, près du lac, peu importe. De la même manière, relâche tes préoccupations, tes projets, tes désirs, tes problèmes. Mets-toi dans cette écoute que je t'ai décrite. Et au moment où tu sens que tu existes et que tu écoutes, touche l'eau, touche-la et laisse-la venir à toi.

Et ressens ce qu'elle est, perçois, laisse affluer en toi que ce soit les impressions ou les images. Plus loin si tu entres véritablement dans le phénomène, laisse-la te purifier. Pleure si tu as envie de pleurer. Laisse venir à toi les images de l'enfance, les images des moments où tu étais battu. Laisse venir toutes ces choses et laisse-les couler dans le courant d'eau.

L'eau est une mer et elle emportera tout ça ! Elle nettoie ton esprit, puisque tu le lui as livré.

En même temps que tu prends, donc connaissance, des relations de cet élément, tu nettoies en toi tout ce qui, au niveau des émotions, des désirs, des frustrations, des projets avortés qui étaient en toi très ardents. Tu nettoies tout ce petit monde-là. Livre-le à l'eau et laisse l'eau l'emporter !

Et c'est là que tu t'aperçois que tu montes d'un cran, tu n'es plus dans le bassin, tu te trouves dans l'abdomen. Et cela peut être dérangeant parce que c'est là l'endroit où tu auras, soit emmagasinées, soit enfermées, jusqu'à un passé très récent, les choses désagréables. Ces choses vont donc remuer.

Autant le premier rendez-vous avec la terre te semblera une construction de toi-même, autant le deuxième peut te sembler une déstabilisation totale. Tu peux pleurer, tu peux, d'un seul coup, ne plus savoir qui tu es. Tu peux rentrer chez toi sans arriver à te débarrasser de cette impression de mélancolie, de détresse, et continuer à pleurer même pendant toute la nuit. Laisse faire !

Remets-toi-en à l'élément et laisse faire ! C'est un exorcisme qui a lieu. Laisse faire ! Cela ne veut pas dire que tout sera nettoyé non plus en une fois. Laisse faire !

Ta peur retient les éléments. Mais laisse faire !

 

Exercice avec l'air

Et voilà que j'imagine qu'il existe un troisième jour.

Et voilà que je te propose d'aller à la rencontre de l'air. De l'air. De la même manière, défais-toi de tes préoccupations.

Bien sûr, je connais quelques petits plaisantins qui vont me dire : “Oui mais alors si c'est un jour où il n'y a pas de vent, comment je vais faire ?” Il y a toujours un peu de vent quelque part. Si pour mieux ressentir cet élément, tu veux des rafales d'air pur, eh bien va dans une forêt. Il y a toujours des courants d'air dans une forêt. Ou si tu n'as pas besoin de sentir des rafales d'air et que l'air ambiant te suffit, eh bien va simplement dans la campagne.

Et au moment où tu actives ce Moi Je et que tu es à l'écoute, de tout ton être, avec les paumes tournées vers le ciel, que tu sois assis ou allongé, respire !

Ressens l'air toucher ta peau, toucher tes mains, le creux de tes mains, passer à travers tes narines et dirige l'air et tout le prana qu'il contient vers la tête, vers le cerveau.

Chaque fois que tu inspires, au fur et à mesure que tu inspires, tu ressens l'air par tout ton corps. Et puis lorsque tu arrives dans les derniers moments de l'inspiration, envoie l'air par ton imaginaire, par ta visualisation, vers le cerveau. Retiens ton souffle un petit moment et laisse le cerveau s'imprégner de tout ce prana qui a été conscientisé.

Tu veux travailler avec les énergies ? Tu veux travailler avec les forces de la nature ? Travailler donc avec les pranas ? Très bien ! Ces pranas deviennent opérationnels lorsqu'ils sont conscientisés.

Toute la journée tu respires. Est-ce que tu deviens plus intelligent, je te le demande ? Non ! Apparemment pas ! Tu te plains toujours d'avoir autant de problèmes. Tu te plains toujours d'avoir besoin du gros dictionnaire pour les mots croisés, n'est-ce pas ? Tu te plains toujours de tes défauts de mémoire ou d'autres choses. Le cerveau est quelque chose qu'il faut entretenir ! On a la douche pour nettoyer le corps, nettoyer la peau. On mange parce que l'on sait que ça entretient l'organisme. Et le cerveau alors ? Qu'est-ce qu'on fait pour lui ?

Bon, on sait que certaines particules dues aux aliments proviennent jusqu'au cerveau. On sait que l'oxygène va jusqu'au cerveau, que certains gaz provenant de la respiration vont jusqu'au cerveau. Cependant tout cela se fait mécaniquement et cela ne devrait pas avoir lieu.

Si tu veux te développer du mieux que tu peux, je ne dis pas que dès demain parce que tu vas respirer 5 minutes par jour de manière consciente, tu vas devenir un grand créateur, un grand penseur, un grand philosophe, un grand peintre. Tu seras toujours toi-même, mais tu seras au maximum de ta performance au lieu de rester dans les moyennes et petites performances.

Et c'est d'ailleurs cela qui fait que tu peux avoir des crises de fierté et des crises d'orgueil terribles, parce que l'on t'accuse de ne pas être assez performant ou performante. On t'accuse de ne pas avoir assez de volonté. On t'accuse de ne pas savoir assez bien faire ceci cela ! Et pourtant, au fond de toi, tu sais très bien que tu peux mieux faire. Alors tu te défends, tu dis “non !” Et en même temps tu sais bien que tu n'as pas de quoi prétexter le contraire parce que tu n'as pas encore fait de ton mieux. Et tu te demandes : “Mais qu'est-ce que c'est qui m'empêche de faire de mon mieux alors que je sais, je sens que je peux faire ?”

Rends la machine fonctionnelle ! Et tu verras que tu n'auras plus ces manques de performance qui ensuite pour ta protection donnent nu à des accès d'orgueil et de fierté voire d'agressivité, qui font que l'entourage réagit et te traite de n'importe quoi. Tout ce malentendu d'un seul coup s'efface si tu rends la machine fonctionnelle.

On n'habite pas le corps comme on rentre dans une voiture ! Et encore vous prenez davantage soin de la voiture que de votre corps. Vous vérifiez qu'il y ait bien l'essence, l'huile, vous faites les vidanges tant qu'il faut. Pourquoi vous êtes si précautionneux ? Parce que vous savez que le jour où vous cassez votre voiture, il vous coûte très cher de la remettre en état et cet argent il vous faut le travailler. Donc vous êtes précautionneux.

Mais le corps ? Mais le corps ? Bof, on est malade, c'est vrai, ça coûte cher mais il y a la Sécurité Sociale. Et puis il reprend toujours le dessus jusqu'au jour où, finalement, il ne reprend pas le dessus. Parce que c'est le cancer. Parce que c'est des maladies graves. Ou parce que même si elles ne sont pas graves, pour moi elles deviennent graves et personne ne s'explique pourquoi.

Prenez soin de ce corps.

 

Coquetterie

Non pas parce que je veux dès demain que vous passiez votre temps à vous limer les ongles, à vous enlever les peaux mortes. Il ne s'agit pas de ce soin-là. Il ne s'agit pas de coquetterie, bien que je vous engage aussi à être coquet et coquette. Il le faut ! Non pas parce que c'est un devoir mais parce que c'est un chant ! C'est une invitation à l'autre et pour l'autre.

C'est une invitation et de la même manière que vous recevez un ami dans une maison propre, et bien présentez-vous d'une manière belle pour être un beau temple. Pour votre propre confort mais aussi comme un champ de gloire dans l'Univers.

Toutes les fleurs sont belles, d'une manière ou d'une autre, même celles qui vous paraîtraient les moins belles. Toutes les fleurs ont, par leur volume, leur géométrie, leur couleur, leur parfum, toutes les plantes ont une beauté ! Pourquoi est-ce que vous devriez négliger la vôtre ?

Qu'elle vous soit personnelle, et qu'elle ne soit pas admise comme étant la beauté par le jugement de tout un chacun, je vous l'accorde. Mais déterminez votre propre beauté, entretenez-la et montrez-la ! C'est extraordinaire ! Ne vous gâchez pas !

Celui qui ne s'entretient pas, qui n'essaie pas, à sa propre manière et selon ses propres formules, d'être la beauté, d'une manière ou d'une autre, est un être en colère. S'il est en colère, il gaspille ses énergies. S'il gaspille ses énergies, il n'arrivera jamais à rien !

Donc, habitez dans votre corps et prenez soin de votre corps.

“Habitez dans votre corps et prenez soin de votre corps.”

Prenez soin de l'éveiller aux éléments dont je suis en train de faire la description. Et prenez soin de sa respiration.

 

La respiration

La respiration est la conscience.

C'est ce qui vous permet de dynamiser les éléments de la nature.

En effet, lorsque vous respirez d'une manière consciente, ce n'est plus simplement de l'oxygène ou ce n'est plus simplement du prana. D'un seul coup, ce prana se réveille. C'est un peu comme si le prana ne pouvait devenir effectivement du prana, qu'au moment où vous cassez par votre degré de conscience éveillée, vous cassez son enveloppe.

Toutes les particules qui arrivent en provenance du Soleil, des planètes, de la Terre elle-même, de la Nature, donc, toutes ces particules sont enchâssées dans une robe. Une petite robe qui pourrait ressembler à de la ouate. Cela est produit de la sorte. Cela n'est pas fait exprès pour embêter les hommes afin qu'ils n'aient pas accès au cœur réel du prana. Cela est fait de la sorte. Et cela est un phénomène que j'appellerai électromagnétique.

Lorsque cette particule entre en vibration, il y a, exactement comme lorsque vous respirez dans votre voiture ou dans une petite pièce, alors qu'il fait très froid, s'il y a des miroirs, s'il y a des vitres, il va y avoir condensation. C'est ce même phénomène qui existe lorsque le prana, la particule est créée et lancée à travers l'espace ou à travers l'espace naturel quand il s'agit du prana de la nature. Ce n'est donc pas de la condensation qui se passe, c'est un phénomène électromagnétique qui crée une sorte de ouate.

Cette ouate fait un isolement et le seul moyen pour vous de véritablement bénéficier des particules en tant que prana, en tant qu'énergie, en tant que trésor, c'est de briser cette petite peau. La noix est cachée dans sa coquille, l'amande est cachée dans sa coquille, la particule de prana aussi est cachée dans sa ouate et la seule chose qui permet de dégager cette ouate, ce n'est pas grand chose ! C'est une conscience éveillée qui va respirer consciemment, qui va parler consciemment, qui ne va pas se disperser, à moitié dans ses problèmes de factures, à moitié dans ses frustrations sexuelles, à moitié dans ses frustrations affectives, à moitié dans ses désirs d'espace et d'extraterrestres, et puis un tout petit peu en tant qu'être humain.

Si vous pouviez ressentir voir l'être humain tel que nous le percevons, vous verriez qu'il est très rarement un être humain. Il est simplement, par exemple, 15% de ses factures : c'est un disque qui joue sans arrêt dans l'individu. Là, une grande énergie est envoyée, une énergie de vie et ce sont les factures qui vivent exactement comme des formes-pensées vivent.

Je vous demande : mais quelle importance est-ce que cela ?

Est-ce que ces factures sont si importantes ?

Vous allez me dire : “Oui ! Et ce n'est pas parce que toi, grand frère, désormais tu n'as plus de notes de téléphone à payer que cependant les factures n'existent plus !” Je sais. Tu pourras aussi me rétorquer que du moment où je vivais sur Terre, il n'y avait peut-être pas les PTT, c'est vrai, cependant il y avait toujours un certain commerce et un certain marchandage. Cela a toujours existé et sur quelques planètes que vous alliez, il y a toujours une mesure et une forme de monnaie d'échange. Donc ne dites pas au Seigneur, ne dites pas aux frères qu'ils ne connaissent pas les difficultés de l'existence et des factures.

Ce que je vous demande, c'est de ne pas donner vie à ces choses qui ne sont que papier, à ces vies qui ne sont que des formules sociales. Ce n'est pas de la vie ! N'y mettez donc pas votre vie !

Sachez que chaque fois que vous faites un souci extrême pour une facture, vous ne vous faites pas simplement du souci. Vous n'êtes pas simplement conscients, objectivement conscients et plus responsables qu'un autre être humain de vos factures. Non ! Non ! Loin de là !

Vous savez ce qui se passe ?

Au moment où vous faites cela, vous donnez une trop grande importance, par votre souci, votre anxiété. Sachez que c'est exactement la même chose que si vous alliez dans votre cuisine, si vous preniez un couteau et que vous ouvriez les veines et que vous laissiez couler un litre de sang. Comment vous êtes après cela ? Vous êtes malade, n'est-ce pas ? Vous n'êtes pas bien du tout, n'est-ce pas ? Eh bien, vous faites la même chose !

Simplement, vous ne vous en rendez pas compte, parce que vous n'êtes pas suffisamment sensible, sensitif, psychique, comme le diraient certains. Et vous ne vous rendez pas compte à quel point vous vous assassinez, à quel point vous écourtez sans doute votre vie de quelques années parce que vous serez fait du souci pendant toute votre vie d'adulte à propos des factures, des factures, des factures...

Sais-tu que tu peux écourter ta vie ? Ne crois pas en te rassurant que l'avenir, puisqu'il est décrit dans les étoiles, il délimite en même temps l'heure et le jour de ta mort et l'année de ta mort, comme si c'était une sorte de sécurité. “Oh, je peux faire et penser ce que je veux, je ne mourrai qu'à tel âge et pas avant !” Non ! Ça, ce n'est pas sûr du tout ! Pas sûr du tout ! Tu peux très bien mourir avant, si tu dilapides l'énergie de ton existence ! Et que par tes pensées mal éduquées, mal orientées, tu te mets dans des situations dangereuses où des accidents peuvent arriver.

Sitôt, donc, tu n'es plus un être humain, tu redeviens un être collectif. Et là, tout ce qui arrive dans une collectivité peut arriver, y compris les accidents.

Donc, ne pense pas que tu es né, tu vas vivre et mourir le jour prévu. Tu peux très bien abréger tout cela, alors prends-y garde !

Imaginons donc que tu es arrivé ainsi avec tes trois jours à te défaire de ces différents éléments perturbateurs qui sont en toi, que tu arrives à te purifier et que tu arrives à ce jour où, donc, tu vas véritablement rencontrer la pensée, parce que tu entres en relation avec l'élément air.

 

Rencontrer la pensée

Alors d'abord, ça va être par une respiration consciente. Ensuite, tu vas sentir que tu rentres en méditation et que l'élément air qui se trouve à l'extérieur de toi, par la respiration qui se transforme en toi, devient la pensée.

Une pensée qui n'est pas simplement l'intellect, la pensée en tant que Grand Témoin de l'existence, la pensée en tant que moyen de rencontre avec les Grandes Vérités.

De ce moment de paix, de ce moment d'absence, tu pourras en ramener une intuition, une inspiration ou une force. La force d'aller dire telle et telle chose à ton conjoint ou à ton épouse. Ou bien de décider telle et telle chose pour tes enfants. Ou bien d'aller finalement faire ce stage. Ou bien d'aller finalement apprendre tel et tel métier. Quelque chose aura lieu dans ta pensée.

Mais ce n'est pas fini, ce n'est qu'un début !

Car à ce moment-là, la pensée qui commence à naître va réclamer de plus en plus d'activités, de plus en plus de nourriture, de plus en plus de sagesse.

Et c'est là que, d'un seul coup, toi qui n'étais pas intéressé par la philosophie, tu peux devenir très intéressé par la philosophie. Tu vas essayer de lire des livres ou de rejoindre des groupes. Ou bien toi même, tu vas essayer de pousser chaque fois ta pensée plus loin. Un mécanisme aura été créé en toi qui va t'obliger à penser davantage plus loin, plus précis, plus juste.

Et d'un seul coup, tu t'aperçois de quoi ?

Admettons qu'il y ait des courageux et que l'on fasse un quatrième jour. Que tout cela se transforme en feu.

 

Le feu

Que ce soit la terre, que ce soit l'eau, que ce soit l'air, tout cela d'un seul coup se transforme en un feu gigantesque, une flamme !

Une flamme qui est jaune dans le monde et qui brûle et qui est chaude.
Une flamme qui est blanche et qui est froide, électrique à l'intérieur.
Et qui est la Lumière exacte, le reflet exact de ton âme.

Alors immerge-toi dans cette flamme blanche, ce feu blanc et rencontre ton âme à ce moment-là !

Bien sûr, tu vas me dire : “C'est un beau programme mais je suis sûre que même si je fais quarante jours, je n'y arriverai pas !” Il y en aura toujours un pour penser ne pas y arriver. Il y en aura toujours un autre pour faire l'effort et ne pas y arriver. Il y en aura toujours un autre pour récidiver l'effort et ne pas y arriver quand même. Alors ensuite, ces trois compères se retournent vers les Hiérarchies, vers les guides, se plaignent et disent : “Mais enfin j'ai fait, j'ai refait, j'ai re-refait, il ne s'est rien passé ! Alors où est-ce qu'il y a le problème ?”

 

Persister

Je te demande de persister !

Les effets existent. Simplement, dans les premiers temps, sans doute, tu ne les perçois pas. Et je veux bien marquer le point là-dessus. Je veux que ce soit net et clair et si tu n'as retenu que cela de tout mon discours, peu importe !

Je vois des êtres humains, par milliers, ce soit ceux qui sont venus vers moi ou ceux que je vais simplement voir parce que je me sens tout simplement en état de travail, de relation, à travers tous les autres cultes et toutes les autres démarches, je vois des milliers de gens faire des efforts et être déçus parce qu'ils disent ne pas avancer.

Cependant, je te garantis que chaque geste que tu fais, chaque effort que tu fais, chaque technique que tu appliques, chaque moment où tu auras prié ou médité est un sou que tu auras mis à la banque !

“Cependant, je te garantis que chaque geste que tu fais, chaque effort que tu fais, chaque technique que tu appliques, chaque moment où tu auras prié ou médité est un sou que tu auras mis à la banque !”

Simplement tu ne le sais pas. Tu n'es pas encore assez éveillé pour sentir en toi les mouvements d'énergie qui ont été entamés. Tu n'es pas assez subtil pour sentir les énergies que tu as reçues. Et de nouveau pas assez subtil pour sentir les connexions qui ont commencé avec des forces extérieures et des intelligences extérieures.

Alors parce que tu ne vois pas, parce que tu n'entends pas, parce que tu ne sens pas, tu te dis : “Il n'y a rien !”

C'est faux ! C'est faux !

Et souvent tu arrêtes au moment où effectivement tu aurais pu recevoir un témoignage ou bien sentir une amélioration en toi.

Mais d'où vient toujours que tu es en colère ? En colère parce qu'on ne t'aime pas. En colère parce qu'il n'y a pas assez d'argent. En colère parce qu'il y a des factures ! En colère parce qu'il n'y a pas assez de résultats tonitruants lorsque tu médites ! Pourquoi toujours la colère, la colère, la colère ?

Arrête ! Arrête ! Arrête ! Plus de colère !

 

Plus de colère

Remplace toute cette irritabilité, toute cette frustration, tout ce désir malsain, par une fidélité, une persistance dans la tâche.

Le fait que tu te mets en colère si souvent et pour autant de choses, c'est parce que tu as trop de désir. Tu fais les exercices de méditation mais tu désiiiires un contact. Ou bien tu vas désireeer une transcendance.

Je désire, je désire, et comme cela n'arrive pas, mon désir est frustré. Il se retourne à l'intérieur de moi-même comme un fœtus. Et lui qui ne voulait que rencontrer l'objet de son désir se retourne contre moi et il m'attaque. Alors je deviens grincheux, je deviens grognon.

Remplace le désir de Dieu, le désir de l'argent, le désir de la beauté, le désir de la santé, par la fidélité, la cohérence et la persistance.

Je veux la santé et est-ce que je suis cohérent ? Je suis grognon, je suis en colère, sitôt que ma santé s'enfuit ! Mais ai-je été cohérent ? Ai-je fait tout ce qu'il faut pour être en santé ? N'ai-je pas commis quelques erreurs ? Même ne serait-ce que par amusement ? N'ai-je pas commis quelques erreurs ? Alors il n'est pas nécessaire d'être en colère.

“Je veux de l'argent !” et je te l'accorde. Si je pouvais, je ferais de chaque être humain un millionnaire, ce serait mon plus grand plaisir. Seulement es-tu cohérent pour avoir de l'argent ? Travaille-tu suffisamment ou bien as-tu investi suffisamment de temps pour effectivement apprendre un métier qui te permette de gagner de l'argent ? Ou bien si tu gagnes de l'argent, ne passes-tu pas ton temps à le dépenser à des choses inutiles ? Ce qui fait qu'il t'en manque toujours pour les choses importantes.

De la même manière, tu désires Dieu ou bien la communication avec des intelligences, ou simplement tu dis : “Je ne suis pas gourmand ! Juste la communication avec les petits anges de la nature dans mon jardin. Tu sais la petite fée qui est assise sur le coquelicot de droit juste à côté du lilas ?” Oui, j'entends toutes sortes de choses ! Et cela me plaît, cela me plaît que l'on me parle sincèrement comme cela. Et c'est parce que l'on me parle que je peux rectifier, donc aider.

Tu as le droit de demander la communication, pas simplement avec la fée du petit coquelicot, mais avec Dieu en personne si tu le veux, tu as le droit, tu peux le faire ! Alors sois persistant, persistant, persistant !

Chaque jour, fais ton travail ! Centre de gravité, purification, élévation de la pensée, immersion dans la flamme. Et refais-le, refais-le, refais-le !

Un jour, même si c'est 7 ans après, qu'importe, qu'est-ce que c'est 7 ans ?

Tu vas me dire : “Ah bah c'est long quand on est un être humain et qu'on est déjà ridé. Ça se voit que ce n'est pas toi qui attends !”

Quand sais-tu de mes attentes ? Quand sais-tu de mes attentes ? Sais-tu combien de temps l'on m'a fait attendre pour passer les différents degrés ? Tu serais étonné, je ne vais même pas te le dire ! Parce que ce ne serait pas une information, ce serait de la mélancolie. Et tu ne ferais même pas le peu d'efforts que je te conseille de faire.

L'attente est bonne ! Ne la vois pas comme un ennemi !

 

L'attente est bonne

Tu vois ? De nouveau tu t'imagines qu'il y a des obstacles, qu'il y a des ennemis, des empêcheurs de tourner en rond, qu'il y a des matières sourdes dans lesquelles on t'enferme et puis dont on te demande ensuite de t'extirper. Et tout cela n'a aucun sens pour toi et tu te mets en colère !

On se calme, s'il te plaît !

L'attente est bonne, elle est bonne !

C'est pour ça qu'elle existe, c'est pour ça qu'elle dure.

Elle n'est pas simplement ce trou, ce gouffre trop large entre toi et ton but, toi et ton projet, toi et ton Dieu, toi et ton guide, toi et ta créativité. Elle est tout un enfantement.

Lorsque tu déclenches des énergies - crois-moi ! s'il te plaît ! - lorsque tu déclenches des énergies, tu prends conscience de quelque chose et que tu te mets à répéter ne serait-ce qu'une prière, un mantra, à aller à des cultes, que ce soit la messe ou des cultes bouddhistes ou hindouistes ou autres, ou que ce soit la méditation, lorsque tu déclenches toutes ces énergies, sans que tu en aies conscience, il se passe toute une alchimie. Il y a, à l'intérieur de ton corps physique mais aussi de ton aura, une multitude de particules tout aussi vivantes que toi, que toi qui sais dire Moi Je. Et chaque fois que tu fais une prière, c'est comme si tu envoyais un morceau de travail à ces particules du foie ou du pied ou du chakra plexus solaire ou du chakra base de la colonne vertébrale ou du chakra du cœur. C'est chaque fois un monceau de travail que tu leur envoies et qu'ils doivent exécuter ! Tous ces petits ouvriers savent comment exécuter ce travail mais laissent-leur le temps !

Si tu leur laisses le temps, cela se fera bien.

Ton seul travail à toi en tant que particule qui dit Moi Je, est d'envoyer chaque jour aux ouvriers dans les galeries le monceau de travail à exécuter, le monceau d'énergie pour aussi l'exécuter. Et d'un seul coup tu as l'impression d'être comme une mine avec différentes galeries. Et chacun a son petit travail, chacun a sa raffinerie, chacun a son exploitation. Et toi tu es un peu comme au-dessus et tu arrives à diriger.

Tu n'as pas à t'occuper de toutes ces transformations internes ! Tu n'as qu'à y envoyer les ordres, y envoyer le matériel, y envoyer l'énergie !

Donc il faut du temps !

Pendant ce temps tu t'impatientes. Pourquoi ?

Si je pouvais t'attraper, je te ferais connaître ce qu'est vraiment l'impatience. Et crois-moi je te ferais la goûter dans son goût le plus amer ! De quelle manière ? Je te prometterai par exemple une rencontre. Je te prometterai un contact pour toi. Tout à toi, bien à toi, bien bien à toi ! Et au moment où tu viendrais vers moi, où tu t'assierais en face de moi, je ne parlerai pas pendant trois jours. Et comme tu soupçonnerais que d'un moment à l'autre, peut-être, je me mettrais à parler. Tu n'oserais jamais partir. Et effectivement pendant trois jours tu serais là, à attendre, à ne pas savoir si tu peux effectivement aller aux toilettes. Qui sait ? Peut-être est-ce ce moment-là que Pastor va choisir pour parler ?

Et là tu connaîtrais vraiment la nature de l'impatience, sa douleur, le broyage que cela crée dans ton être à l'intérieur. Et de seul coup tu en serais débarrassé. Pour l'avoir connu, tu t'en départirais totalement pour l'éternité !

C'est parce que tu ne vas pas au bout de ton impatience que tu te permets de continuer à être impatient.

“C'est parce que tu ne vas pas au bout de ton impatience que tu te permets de continuer à être impatient.”

En fait, ce n'est pas véritablement de l'impatience, c'est des caprices !

 

Caprices

“Je veux !!! Je veux mes résultats !! Tout de suite ! Je veux mon chakra ouvert ! Maintenant ! Maintenant ! Maintenant ! Maintenant ! J'ai donné mes coups d'encensoir ! J'ai répété mes Ave, mes Pater ou mes Om Nama Shiva Ya ! Il faut que ça s'ouvre ! Il faut que ça s'ouvre ! Je l'ai demandé au Seigneur ! Je l'ai demandé aux Hiérarchies ! Maintenant ! Maintenant ! Maintenant ! Maintenant !” Tu fais exactement la même chose quand tu avais deux, trois ans et que tu voyais des sucres d'orge, des barbes-à-papa, des poupées de porcelaine ou des camions en plastique, des gros camions rouges, des gros camions de pompiers. “Je le veux, je le veux, je le veux !”

Tu ne peux pas être capricieux en spiritualité, tu ne peux pas !

“Tu ne peux pas être capricieux en spiritualité.”

Parce que d'abord, le caprice n'est pas une véritable force, au contraire, cela dilapide la force. Mais aussi parce que c'est faire preuve d'ignorance. Tu ignores les temps de gestation qu'il faut pour certaines énergies, puis les temps d'épanouissement.

Et entre nous, je t'assure, que si tu étais conscient du travail, des responsabilités, des obligations, qu'implique l'ouverture de tel chakra, qu'implique la connaissance de tel principe, telle vérité, l'ouverture sur tel état de conscience, tu te délecterais dans ton petit univers de paresse !

Parce qu'effectivement, il est beau et bon de savoir, effectivement, tu ne peux pas t'empêcher de progresser, parce que tu es l'incarnation du progrès. C'est donc ton devoir de progresser ! Mais il faut aussi savoir que si tu te précipites trop vite, ou si tu souhaiterais y aller trop vite, tu n'en tirerais rien de bon. Car chaque fois que tu découvres quelque chose, c'est une responsabilité et une solitude !

Et si tu n'es pas suffisamment mûr pour rencontrer cette responsabilité, cette solitude, alors on aura beau t'avoir aidé, t'avoir hissé à l'endroit où effectivement tu rencontres telle et telle vérité. D'un seul coup, tu pleures ! D'un seul coup, tu repars ! Et tu ne veux plus entendre parler de quoi que ce soit ! Je te le dis !

Je te le dis parce que c'est arrivé !
Je te le dis parce que cela arrive !

Il faut être mûr !

La Vérité implique ces deux aspects de la vie : Responsabilité et Solitude.

“La Vérité implique ces deux aspects de la vie : Responsabilité et Solitude.”

Pour l'instant, peut-être, tu ne comprends pas très bien ce que je veux dire. Cependant, lorsque tu mûriras, tu comprendras et tu souriras. Mais la solitude dont je parle n'est pas quelque chose dont on peut se plaindre. Car comme je l'ai dit tout à l'heure, avant tout, la vie, pour nous, est un partage.

Mais c'est un partage qui quelquefois malheureusement ne peut pas avoir lieu. L'autre ne veut pas recevoir, ou l'autre rejette, ou l'autre te tue ! Ça dépend des civilisations, ça dépend des cultures, ça dépend des époques, ça dépend des moments. On peut te tuer très vite !

Donc tu es le partage, tu as ce partage, et voilà qu'on ne le reçoit pas.

 

Réveiller les énergies

Imaginons donc que tu as fait ces rencontres avec les éléments. C'est un premier pas.

Le deuxième pas, quand tu es un peu plus mûr, un peu plus tard, c'est de savoir réveiller en toi, sitôt que tu en as besoin l'énergie de la terre, l'énergie de l'eau, l'énergie de l'air, l'énergie du feu, et de te sentir véritablement ce point d'alchimie, où ils se rencontrent tous, se transforment, s'éthérisent soudainement tous ensemble pour devenir ta force d'âme.

Alors voilà qu'il existe un obstacle.

Par exemple, tu dois affirmer un avis, ou tu dois aller réclamer quelque chose à ton employeur ou à un collègue, ou tu dois faire face à quelqu'un que tu crains. À ce moment-là, utilise l'énergie de la Terre et de ta terre qui est en toi.

De quelle manière ?

Tu as pris contact avec elle dans la nature, tu la connais, tu sais donc l'impression que cela fait. Eh bien, recrée, par l'imaginaire d'abord, mais va suivre, sitôt après l'imaginaire, la véritable énergie.

D'abord, je dois la créer, un peu comme une intention, mais l'intention est à ce moment là comme un phénomène d'aspiration, un phénomène magnétique. Sitôt que j'ai créé, parce que je me rappelle, je me rappelle l'expérience, je me rappelle comment cela était, ce que cela évoquait en moi, sitôt que je recrée, effectivement j'appelle la véritable énergie et je n'ai plus besoin de l'imaginer, elle est là.

Et c'est là que, d'un seul coup, je sens puissamment le bassin, je me sens construit, je me sens assis, et c'est avec assise que je vais parler à mon collègue.

Je ne dis pas que je vais arriver et puis que je vais mattraquer des coups de poing sur la table et affirmer mon fait ! Il ne s'agit pas de cela, pas du tout. Il s'agit d'y aller avec assise, comme si ma colonne vertébrale était maintenue par un fil à plomb où pendrait au bout un grand poids, qui me permet de me sentir bien droit et qui en même temps me fait sentir très sûr de moi.

Et cela provient de mon élément terre, cela provient de mon bassin, cela provient de la force tellurique et cela provient de ce Moi Je que je construis, lorsque je ne perds plus mes énergies en étant en colère après les choses qui sont de toute manière passées, dépassées.

Tu as des colères actuelles ? Me diras-tu. Eh bien ne les perpétues pas ! Tu es en colère maintenant ? Sois en colère dix minutes et puis arrête, arrête ! Ne la perpétues pas. Si tu la perpétues, automatiquement tu t'affaiblis. Tu affaiblis ton bassin, tu fais rentrer ton bassin dans la Terre, et ceci de manière inconsciente et vous vous perdez l'un l'autre.

Alors à la suite, tu t'aperçois qu'il faudra toujours être en colère pour t'affirmer, toujours être en colère pour te motiver à aller à tel et tel travail, pour faire tel et tel effort. Si bien que tu t'aperçois que pour faire tel et tel effort, tu y arrives sans aucun problème si, sur le passage ou bien si lors de ton déplacement, quelqu'un te met en colère. Soit parce qu'on te bouscule à la gare, soit parce qu'un de tes camarades t'insulte d'une manière ou d'une autre et tu sens que par cette colère, il y a comme un coup de fouet - comme tu dis toi même - qui vient, qui te ranime et qui te donne l'énergie pour faire tel et telle chose.

Éloigne-toi de ce système-là ! Éloigne-toi ! Car il est un système de mort, cela ne t'épanouit pas.

Tu vas me dire : “C'est difficile d'être vivant tous les jours ! Je ne sais pas où aller chercher la vie ! Bon, je veux bien respirer mais je respire déjà et même si je respire et je respire en méditation, je t'assure frère Pastor, et même si je respire de telle et telle manière, je n'ai pas l'impression de me renforcer ! Je n'ai pas l'impression d'arriver à ce point d'existence où je suis Moi Je, et je peux ainsi créer et dire non, mais aussi dire oui au moment des sacrifices.”

Alors je te demande d'observer autre chose. Tu me dis déjà à accomplir ces choses. Je te demande d'observer si, par hasard, et dans une quelconque mesure tu ne serais pas triste.

 

La tristesse

Tu veux bien faire toutes ces choses, tu les pratiques déjà, peut-être même d'une certaine manière comme je viens de le décrire. Cependant, si tu es triste pour une quelconque raison. Parce que tu as fini d'être en colère, cela ne n'amène à rien, ou bien ce n'est pas ta nature, ou bien tu es maintenant trop vieux, ou trop vieille, ou trop fatigué, tu n'as plus d'espoir, tu n'es plus donc capable d'être en colère, simplement la colère a laissé la place à la tristesse.

Ce qui fait que, même si tu fais tes exercices, tu n'as pas l'impression de te renforcer ni d'aller quelque part.

Oui, je te comprends ! Et là est un point plus délicat à décrire et à discuter que le point qu'était la colère.

Effectivement, tu as besoin de plus d'amour à ce moment-là que les autres. Effectivement, tu as besoin de plus de soin que les autres. Si tu disposes d'un entourage capable de t'apporter ces deux éléments, avec confiance remets-toi entre leurs mains, fais tes exercices et attends que le temps apporte ses fruits !

Si tu n'es pas dans un milieu capable de t'apporter ce réconfort, je te demande de ne pas te laisser aller à la tristesse plus longtemps pour autant. Comment vas-tu faire ?

Eh bien remets-toi aux éléments, comme je viens de t'en parler. Tu as besoin de t'y remettre plus de deux fois, plus de trois fois, plus de quatre fois. Remets-toi-en aux éléments jusqu'à ce que les éléments aient nettoyé totalement ton aura, totalement ta mémoire, totalement ta chair, pour faire de toi une personne saine et de nouveau capable de dire “Oui” à la Vie et à la Joie qu'elle contient.

La tristesse est un des points les plus difficiles à combattre, parce qu'effectivement on ne raisonne pas la tristesse. Effectivement on se trouve loin, comme inaccessible.

Alors soigne-toi ! Tu sens que tu es comme au fond d'un trou où l'on ne va pas te chercher, ou peut-être même tu ne veux pas que l'on vienne te chercher, tu voudrais simplement la main des Dieux et pas celle des humains qui t'ont tant trahi, qui t'ont fait en arriver là. Eh bien attends, tu le peux, tu peux attendre ! Soigne-toi ! Va vers les éléments, fais leur confiance ! Soigne-toi de la manière que je t'ai décrite. Chaque jour avec persistance, avec confiance, confiance, confiance ! Et tu verras qu'en quelques semaines tu te sentiras mieux.

Si ta tristesse n'était pas trop ancienne, en quelques jours tu peux te sentir mieux. Mais si elle était vraiment ancienne, laisse quelques semaines et pendant tout ce temps, aie confiance ! Confiance dans le processus, confiance dans les Hiérarchies, confiance dans l'alchimie qui se passe, dans les mécanismes de la Nature. Tu ne fais pas quelque chose qui peut ne pas marcher ! Tu fais quelque chose qui, mécaniquement, a commencé d'exister. Donc, cela ne peut qu'aboutir !

Je veux que tu comprennes cela, je veux que tu en sois persuadé, je ne veux pas grand chose ! Tu remarqueras, si tu viens de temps en temps m'écouter, je ne suis pas celui qui dit “fais ceci, fais cela !” Pourtant aujourd'hui je veux quelque chose de toi, pour toi ! Je veux que tu crois cette simple vérité !

Quand tu commences un exercice, tu déclenches une mécanique, une alchimie, qui est une mécanique appartenant à la nature, à la planète, au Cosmos et cela a lieu en toi, cela se passe en toi. Donc si tu le déclenches, il arrive, ce fruit ! Il arrive un jour ou l'autre !

“Quand tu commences un exercice, tu déclenches une mécanique, une alchimie, qui est une mécanique appartenant à la nature, à la planète, au Cosmos et cela a lieu en toi, cela se passe en toi. Donc si tu le déclenches, il arrive, ce fruit ! Il arrive un jour ou l'autre !”

Je veux que tu sortes d'ici avec en toi, pas simplement la confiance mais la certitude que tout travail que tu vas effectuer aboutira. Si, bien sûr, en premier tu commences les travaux et qu'en second tu persistes dans tes travaux.

Je voudrais avoir face à moi des groupes, une humanité persistante, déterminée ! Je voudrais en finir avec ce problème de l'aveuglement !

“Ah parce qu'on ne voit pas les énergies, parce qu'on ne sent pas les énergies, alors on fait un petit peu de ceci mais ça n'a pas l'air très probant ! Alors on arrête et puis après on fait un petit peu de cela, ça n'a pas l'air très probant ! Alors on retourne à une vie normale mais on n'y est pas très bien, alors on retourne à faire un petit peu de ceci mais c'est pas probant ! Alors on retourne à faire un petit peu de cela !”

Tu n'y arriveras pas, tu vas t'y épuser, tu vas terriblement en colère après moi et tous les autres et tu vas nous abandonner ! Mais sache que quand tu nous abandonnes, tu t'abandonnes et ta colère devient encore plus grande !

“Sache que quand tu nous abandonnes, tu t'abandonnes et ta colère devient encore plus grande !”

Alors, alors dès le début, même si tu ne vois pas, même si tu ne sens pas ces énergies, fais moi confiance ! Elles existent, elles entrent en résonance, elles entrent en toi !

Poursuis ! Poursuis ! Poursuis !

Tes difficultés n'arrêtent pas. Bien sûr, tu continueras à avoir tes problèmes de facture, bien sûr une nouvelle épreuve même risque d'arriver dès demain. Tu te croyais enfin un petit peu hors de l'eau et voilà que, patatrac, de nouveau un problème de santé, voilà un quist par ci, un quist par là, ou bien patatrac, un divorce ou pire une trahison ! Et bien sûr tu vas immédiatement penser à ce que je t'ai dit et tu vas comparer ce que je t'ai dit avec ce que tu reçois et tu vas dire : “Mmmm. Pastor à mon avis, la cigone s'est trompée de paquet ! J'attendais des progrès, on n'envoie que des tuiles !”

Comment ça se fait ?

 

L'homme attend la protection.

Le grand problème de communication entre nous et vous, le grand problème de compréhension, le grand problème de confiance entre vous et nous, c'est que, systématiquement, l'homme attend la protection, l'homme attend d'être couvé, l'homme attend d'être épargné, l'homme attend d'être choyé, l'homme attend d'être plus particulièrement surveillé.

Cela va peut-être te déplaire mais je vais te dire cette chose-là. Non seulement nous n'avons pas le droit, comme cela, de distribuer ce genre de protection que tu demandes, mais en plus cela ne convient pas ni au progrès spirituel ni au Plan d'Évolution. Ce qui veut dire que tu dois repenser, retravailler la notion d'obstacle, la notion d'épreuve, la notion de difficulté, la notion de peur, la notion de colère.

La vie n'est pas simple pour toi, je le sais bien. Elle n'est pas facile, je le sais bien. Cependant, d'une manière ou d'une autre, il te faut comprendre certaines choses pour arriver à vivre la vie, alors faire en sorte de les comprendre le plus vite possible ! Le plus vite possible !

Tu vas me dire : “Alors explique-moi !” Quelquefois ma difficulté pour expliquer les étapes de la vie, ces difficultés se logent dans le développement du discernement.

 

Discernement et Acceptation

Quelquefois je veux t'expliquer quelque chose et je vois bien que tu ne comprends pas, que tu n'acceptes pas. Et si tu n'acceptes pas, si la chose te semble irrecevable, comme par exemple la protection que je ne peux pas t'accorder de la manière que tu réclames, t'accorder la protection que tu imagines. Cela te paraît irrecevable. Pourquoi ?

Parce que ton discernement, ta sagesse ne se sont pas encore suffisamment développés pour comprendre la nature des épreuves.

Ce qui fait que lorsque je te renvoie à ton épreuve, tu penses simplement que je suis un dur, que je sélectionne les plus forts, que j'obéis à la Loi de Dieu qui a décidé d'être un dur lui aussi et que, décidément, bien que l'on prêche l'Amour, il semblerait qu'il n'y en ait pas beaucoup dans le Cosmos et surtout pas dans la voie spirituelle !

Je ne suis pas un dur. Je n'ai pas envie de l'être. Je ne l'ai jamais été et ce n'est pas demain que je vais l'être !

Simplement je sais, pour y être passé, je sais, je sais aussi la souffrance que cela implique et je suis mort, je te le répète, mille fois, comme toi, d'avoir simplement souffert, trop souffert de quelque chose ! Car c'est vrai, quelquefois on ne comprend, quelquefois on ne se détache d'une chose, quelquefois on ne comprend une chose que par l'extrême souffrance.

“Quelquefois on ne comprend une chose, on ne se détache d'une chose que par l'extrême souffrance.”

J'aurais beau être suffisamment intelligent pour comprendre la chose, cependant j'y reste attachée, c'est le drame de l'existence. Ça c'est le vrai drame !

Tant que je ne comprends pas parce que je ne suis pas assez mûre, pas assez intelligent, ce n'est pas tellement grave. À la limite peut-être je ne suis même pas tout à fait conscient de ma souffrance. Mais quand je suis assez intelligent pour comprendre que là est un attachement, que là je ne devrais pas penser de telle manière, que là je ne devrais pas aimer de telle manière, que là il y a tel et tel risque en faisant telle et telle chose et que j'y vais quand même. C'est ça le drame de l'être humain ! C'est ça le drame d'être, d'être humain et d'être Dieu !

Je suis un humain je vais vouloir des choses ! Je suis un humain je vais aspirer à certaines expériences ! Je suis un humain et même face à Dieu je vais prétendre vouloir et je vais défendre ma volonté ! Et je vais dire à Dieu : “Attends-moi cinq minutes ! Je veux cette expérience ! Repasse au prochain virage, je veux vivre ceci, je veux vivre cela !” Et tu as parfaitement le droit, oui, tu as le droit d'être un être humain, de prendre le temps pour vivre ceci, pour vivre cela. Seulement, ce que tu n'as pas le droit de faire, c'est de reprocher la souffrance que cela implique, de reprocher les échecs éventuels vers lesquels tu cours, je dis bien “éventuellement”.

Tu veux tel et telle expérience, tu veux tel et telle chose ? Tu es un être humain, tu as le droit, va, va ! Mais ne reproche pas à l'eau de te mouiller ! Apprends à te sécher tout seul, apprends à te déplacer avec une serviette de façon à te sécher tout seul sitôt que tu sors. Donne toi les moyens, encadre toi et encadre ton expérience, de façon à ce qu'elle soit vécue de la manière la plus intelligente possible !

La plupart du temps tu veux faire ce que tu as envie et puis tu y vas n'importe comment alors, patatrac, catastrophe, dépression, suicide.

Tu veux ton expérience ? Je te le répète tu y as droit ! Mais alors pense-là, encadre-là, mets-toi des verrous de sécurité : “je vais jusque là”. Ou bien si tu décides d'aller jusqu'au bout, vas-y ! Mais de nouveau prends des éléments qui vont t'encadrer et ainsi tu t'aperçois que tu peux être un homme et être Dieu et que parce que tu oses pleinement être un homme et prendre des risques d'être un homme, tu emmènes en même temps une richesse incroyable à Dieu. Car effectivement si tu es capable de prendre de tels risques, de les vivre, d'aller jusqu'au bout, ce n'est plus simplement alors faire un caprice. Vivre une expérience parce que tu as envie de la vivre, cela devient tout au bout un enrichissement, tu développes soit plus de force et d'un seul coup cela devient un élément spirituel, alors qu'au départ cela ne l'était pas et ça le devient, et tu apportes une richesse à ta Divinité.

C'est pour cela que nous n'avons pas le droit, et c'est pour cela que nous ne voulons absolument pas t'empêcher de vivre tes expériences, même si, dans un premier temps, cela paraît être tout simplement un désir. “Je désire faire tel voyage ! Je désire faire telle chose ! Je désire faire telle chose !” C'est très bien, vas-y ! C'est peut-être l'occasion de t'ouvrir sur des aventures, sur des prises de conscience, sur des ouvertures de chakras. Mais alors, encadre-toi, je te le répète, encadre ton expérience et à ce moment-là tu deviens le grand aventurier de la terre et du ciel.

Il y a beaucoup de gens qui décident de retourner à Dieu avec le moins de risque possible. Alors il ne reste que l'aventure céleste, ils décident très tôt de se détacher de ceci, se détacher de cela, ils suivent les conseils des anciens, ils suivent un peu leur intuition et ils essayent, même si cela leur coûte beaucoup, de se détacher énormément et tout de suite. Mais il y a d'autres individus qui veulent vivre, qui ont un appétit incroyable ! Alors je te le dis, tu n'es pas antispirituel pour autant, ne pense pas que tu remets Dieu à plus tard pour autant, tu peux être éminemment spirituel tout en réclamant le droit à tes expériences, tes aventures, etc. Mais, je te le répète, j'insiste parce que je veux vraiment que cela rentre dans ton crâne : fais de ton aventure terrestre une aventure cosmique en prévoyant un certain encadrement, en pensant un petit peu à ton expérience, en prévoyant donc un petit peu le pire de l'expérience.

Si tu prévois, si tu penses au moment où l'expérience risque de dépasser le seuil d'une douleur que tu ne pourrais plus supporter, le fait que tu aies déjà prévu, le fait que tu aies déjà enregistré par prévoyance un élément de sûreté, une borne, te permet de revenir dans un point de sécurité, à un seuil de sécurité. C'est un élément psychologique qui paraît banal, qui paraît n'avoir aucune importance et pourtant il est très important !

Le fait qu'il ait été planté à un moment donné, comme le bon conseil, te permet d'y revenir au moment où tu te sens souffrir. Si tu ne le plantes pas, tu risques de t'enfoncer trop fort dans une trop grande souffrance et de t'y perdre !

Comme tu peux très bien aussi ne pas avoir besoin de ça ! Je parle de tous les cas possibles de réactions et Dieu sait que vous êtes variés, c'est pour cela que mes discours peuvent être fort longs ! Mais j'espère que chacun, comme ça, se sentira concerné et repartira avec un élément.

Donc voilà que d'un seul coup, en admettant que tu aies un peu suivi mon discours, voilà que d'un seul coup, tu connais les éléments, tu les ressens et tu prends conscience que tu es toi-même, ces 4 éléments. Et le fait d'en prendre conscience et de le sentir te donne une force extraordinaire ! Exister dehors, exister dedans, pour toi cela n'a plus vraiment d'importance, tu Es, tu Existes. Et d'un seul coup tu comprends les symboles, comme la pyramide à 4 faces, tu comprends des rituels où l'on allume 4 bougies, tu comprends des constructions où il y a 4 couleurs, d'un seul coup ce chiffre 4 commence à te parler. Puis d'une perception physique, tu comprends par extension qu'il s'agit de forces cosmiques, de ces mêmes forces qui construisent les atomes, maintiennent les atomes, dirigent les atomes, constituent l'univers qui nous entoure.

 

Forces cosmiques

Qu'est ce que c'est qui fait qu'un atome est en état de vibration ? Qu'est ce que c'est qui crée une molécule aussi ? Qu'est ce que c'est qui fait que des particules s'approchent les unes des autres pour donner un tel atome, une telle molécule ? D'où vient cette force, d'où vient qu'il y a des forces qui compriment, qui font se rencontrer les éléments, d'où vient qu'il y a des forces qui éloignent, rejettent, qui font s'éloigner, d'où vient qu'il y a des forces qui s'insinuent, qui courent ? Toutes ces forces sont des forces cosmiques. Cela ne devient des forces de la Nature que lorsqu'une planète se met à exister, se manifeste physiquement. Avant cela c'est cosmique et puisque c'est cosmique cette force est quoi ?

Une Intelligence.

Si c'est une Intelligence tu ne seras pas loin de l'appeler une Entité et si c'est une Entité et que tu t'es déjà renseigné dans certaines traditions, tu n'es pas loin d'appeler cela les Anges.

Et oui quand je te parle de ta Terre qui est en toi puis de la Terre qui est autour de toi puis de la force Terre qui est, au-delà du seuil physique, une force cosmique, nous aboutissons bien à un Ange et il porte un nom. Et si tu le connaissais tu saurais immédiatement appeler cette force Terre, mais dans son état cosmique et tu pourrais faire des choses extraordinaires.

N'attends pas que je te dise son nom parce que je ne veux pas te proposer des éléments de magie ! Je voudrais d'abord que tu te renforces, que ton acte magique se porte sur toi, à créer ce Moi Je et si ensuite depuis ce moi-je constitué tu es capable d'être un magicien alors tu seras amené à rencontrer les gens qui vont te donner les éléments de la magie. Car la magie existe, elle est peu discutée c'est à dire la magie dont vous pouvez prendre connaissance dans les livres, dans les librairies d'aujourd'hui c'est une magie bien enfantine. Les véritables lignées de magiciens existent mais ils ne se font pas connaître car cela ne peut pas être connu. C'est impossible ! C'est réservé lorsque on a suffisamment d'existence et de maturité et lorsque c'est aussi votre chemin d'évolution.

Donc voilà que lorsque je te parle aussi de l'élément où qui est en toi puis autour de toi puis plus loin que le plan physique une force cosmique je te parle bien d'un ange et il a un nom et tu peux le nommer. Et si tu savais le nommer tu ramènerais sa force cosmique dans le manifesté et tu ferais de grandes choses.

De la même manière pour chaque élément les grandes traditions connaissent ces noms, connaissent les éléments, connaissent les couleurs, connaissent les sons, puis lorsqu'ils ont un peu plus sophistiqué le rituel, ils y ont apporté les fleurs qui correspondent, les métaux qui correspondent. Tout cela pour te faire prendre conscience que tu es un fantastique carrefour, fantastique carrefour de vie, de force cosmique, planétaire, humaine. Mais que tu es aussi l'endroit de la communication. Et que si tu arrives, par ta persistance à créer ce Moi Je et à exister, à ce moment-là la communication avec les plus grands, comme les éléments cosmiques, les anges, cette communication peut avoir lieu. Ce n'est plus un privilège, c'est tout simplement une réalité.

Tu ouvres la porte de ta maison tu te trouves dehors, c'est une simple réalité ! De la même manière, tu commences à exister, tu pratiques certains exercices, tu ouvres la porte et la communication existe ! C'est la même simplicité.

Mais avant que cette grande simplicité existe en toi tu passes par une complexité terrible !

La complexité de tes désirs qui ne sont pas des volontés, donc tu dois apprendre à les voir comme des désirs et à identifier comme il faut la volonté.

Tu dois en même temps voir tes colères qui ne sont pas des forces mais des pertes d'énergie, mais tu vas te défendre pendant longtemps. Tu voudras être en colère ! Tu voudras ! Tu voudras ! Tu vas me dire : “Mais tu ne sais pas, toi, grand frère ce que c'est que de rentrer tous les jours à la maison et d'être frappé ! Et cela a duré toute mon existence ! J'ai été frappé par mes parents ! Je me suis marié et voilà comment mari a continué et qu'il me frappe lui aussi ! On voit que tu ne sais pas ce que c'est ! Comment veux-tu que je ne sois pas en colère ?”

Tu vois, tu persisteras à être en colère, parce que tu le voudras. Parce qu'à ce moment-là être en colère sera ta vengeance. Et comment est ce que je peux te le prouver ? Tu penseras simplement que je suis un dur des durs, encore plus dur que la dureté de la dernière fois, et que décidément il n'est pas, il n'y a aucun moyen pour que je te comprenne et que je t'accorde un oasis de repos, et de compassion que j'ai toujours un mot plus dur que l'autre. C'est ce que tu me reprochera.

Mais sache une chose, c'est que dans mon coeur je te reçois, je te console, je te tiens dans mes bras. Si je le pouvais je te prendrai dans les bras. Mais pour ta compréhension, ce qui est autre chose, je suis obligé de te dire :

Attention ! Être en colère plus longtemps ne t'avance à rien ! C'est de la vengeance ! Et c'est pour cela qu'ensuite tu te trouves dans une spiritualité qui est une voie sans issue ! Parce que tu te venges. Quel est mon conseil ? Pars ! Va-t'en ! Qui te demande de retourner au foyer ? Va-t'en ! Seulement tu vas me dire et tu t'apercevras alors qu'il est nécessaire que tu continues à être en colère pour continuer à supporter, parce que tu vas me dire : “Mais toute seule je n'aurai pas assez d'argent pour vivre ! Je n'ai pas de métier ou bien mon métier n'est plus à la mode !” ou bien tu vas me prétexter les deux enfants, les enfants ont souvent bon dos ! Va-t'en ! Du jour au lendemain, prends tes habits, prends ta savonnette, prends ta brosse à dents, prends tes enfants, va-t'en !

Tu vas me dire : “Mais je ne sais pas où aller !” Tu vas savoir ! Mais déclenche le mécanisme ! Ce que je t'expliquais tout à l'heure pour les forces spirituelles, c'est aussi valable pour les forces physiques, pour les forces relationnelles, pour les forces de la société. Tu déclenches quelque chose, à un moment donné ce quelque chose se met à vibrer et t'apporte des ouvertures, des fruits, des éléments.

Tu t'en vas, tu vas te trouver dans la rue, tu vas marcher, tu n'auras vraiment peut-être pas d'endroit où aller tu ne sais pas qui contacter ou tu n'oses pas contacter, mais tu crois en ton départ. Tu sais que tu le fais pour ton bien, ou pour le bien de tes enfants et il y aura quelqu'un qui va te croiser qui aura un regard sur toi, qui va te sentir, qui va te comprendre. Qui va te dire : “Madame, venez chez moi !” ou bien “Madame, je connais une institution qui pour quelques nuits pour vous abriter et qui vous donneront assistance, qui vous donneront avocat, qui vous donneront tout.” Seulement il est vrai que ce quelqu'un ne va pas venir chez toi frapper à ta porte. Il va pas te dire : “Ah, je sais que tu es une femme battue. Alors je connais ton système, je sais ce que tu endures, je sais dans quel danger tu te trouves, je connais telle et telle institution, viens avec moi !” C'est ce que tu attends pour partir, n'est ce pas ? C'est ce qui te ferait partir. Mais c'est ce qui n'arrive pas ! Il te faut faire le pas ! Il te faut aller dehors !

Deuxième remontrance que tu pourrais me faire. C'est qu'effectivement tu fais tes valises effectivement tu vas dehors et effectivement ça fait déjà deux heures que tu es sur le trottoir et que rien ne passe parce que tu es en rase campagne et qu'il n'y a personne ! Alors tu vas me lever les mains au ciel tu vas me dire : “Mais Pastor ! Tu me l'avais promis ce regard plein de compassion ce petit ange qui m'envoie de cet être bienveillant mais je suis en race campagne ça tu pouvais pas le prévoir, n'est ce pas , dans ton discours ! il ya qu'un bus par semaine je te signale !”

Je sais que l'on m'inventera toutes sortes de scénarios qu'il faut que je prévois des repostes pour chaque scénario possible, alors je t'ai dit tout à l'heure tu fais une expérience, donne toi les moyens de l'expérience, encadre toi. tu es en race campagne il ne passe qu'un tracteur par semaine et bien débrouille toi pour partir ce jour-là ! s'il passe le samedi ne part pas le mardi matin ! c'est certain ! c'est certain ! sinon après tu pourras reprocher aux anges au bon dieu toutes sortes d'incohérences, mais ce sera ton incohérence ! Et dans cette incohérence un seul coup on ne pourra plus parler. tu n'auras plus confiance en nous, plus en Dieu, plus en rien, c'est terminé ! parce qu'en plus d'avoir fait ta valise, tu es sur le bord du chemin, en plus c'est le jour où il pleut, c'est le jour où tombe la foudre, et devine où elle tombe ? Et tu penseras que, décidément, quand le tracteur passera samedi ce sera pour te jeter dessous et c'est ce que tu feras.

et tout ça parce qu'en chaîne et en cascade tu auras accumulé des incohérences des incohérences des incohérences des incohérences...

Tu es, tu existes, tu penses, tu décides, tu prévois, tu t'encadres et tu fais. Et tu verras que, comme par miracle, non seulement puisque toute chose sera cohérente non seulement puisque toute chose sera bien pensée que donc tu auras fait ta part de travail le bon dieu à son moment là pourra insuffler son énergie et faire sa part de travail.

Comment veux-tu que l'eau coule alors que tu ne creuse pas de rivière que tu ne creuse pas de gorge ? ton travail en tant qu'être humain c'est de creuser la gorge, et ensuite le bon dieu envoie les grandes eaux ! s'il envoyait les grandes eaux avant que tu aies creusé de gorge tu vas crier : “à l'inondation l'inondation j'ai les pieds qui trempent !” au lieu que ce soit une rivière fertilité fertilité à boire et à manger parce que de quoi pêcher.

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c'est peut-être ton travail le plus difficile arriver à être sage, arriver à cette cohérence, arriver à cette pensée simple mais logique, logique et sage.

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Alors dès demain, fais ta valise, pars, vérifie que ce soit le jour du bus ou bien situé en pleine ville et que donc il y a des centaines d'individus, va vers l'endroit qui te parle le plus que ce soit une place, une église, un café de gare, peu importe, un endroit qui te parle. Et là attends, attends.

Bien sûr tu es impatient et attendre des heures, ça va te sembler insupportable pendant ce temps tu vas dramatiser ta situation, tu vas avoir peur et tu vas peut-être retourner à la maison. Mais il y a toujours là où tu te trouves, si tu y vas depuis un point de conscience éveillée, si tu y vas pousser par une suite d'actes et de décisions cohérentes, il y a toujours quelqu'un pour t'aider. Eh oui ! Aucun être humain n'est laissé à lui-même à part s'il se place en des situations totalement incohérentes où plus personne ne peut aller le rattraper, parce que de seul coup tu t'es mis dans un univers, en rapport avec des groupes qui ne correspondent pas du tout à tes vibrations, donc pas du tout non plus aux vibrations de ton ange gardien. Donc comment est-ce que ton ange gardien pourrait influencer des gens qui ne correspondent, ni à tes vibrations, ni à celles de ton destin, ni à ses vibrations à lui ? Impossible ! Et c'est pour cela que tu auras pu déjà commettre des décisions, tu auras pu déjà commettre des départs, ou bien tenter des choses, tenter des projets, des créations, qui n'ont pas du tout marché.

La réussite provient de ce que, les unes derrière les autres, des énergies capables de résonance, de communion, de ressemblance, arrivent à s'accumuler les unes derrière les autres, jusqu'à constituer d'un seul coup un énorme réservoir qui déclenche la réussite, la créativité, le coup de chance.

tout cela est profondément alchimique et c'est cependant ce qui arrive. Alors plus vite tu te mets à étudier la cohérence et plus vite tu vas, non seulement travailler même dans la main avec ton ange gardien qui va pouvoir davantage te guider et te protéger, mais tu vas aussi pouvoir mieux décider les éléments de ta vie.

cohérence

la cohérence va te demander des efforts. un effort d'intelligence d'abord, Eh oui ! il faut être intelligent pour être cohérent c'est vrai c'est vrai, donc fait un effort d'intelligence, donc de raisonnement.

deuxièmement la patience. car comme je te l'ai dit si le bus ne passe qu'une fois par semaine dans ta campagne et bien ne part pas le mardi quand tu as cette terrible envie de partir parce que tu as reçu une gifle de plus. Attends samedi ! tu vas me dire : c'est très dur d'attendre et te dire c'est très dur de partir quand il n'y a pas le bus qui passe !” alors attends. attends.

donc tu vas devoir faire un effort d'intelligence un effort de patience et un effort d'acceptation. car ensuite étant conscient et lucide du choix qui est à faire, il va falloir effectivement que tu l'assumes. et tu risques d'avoir peur. peur de faire mal, peur d'être méchant, peur que tout le monde t'en veuille, même si tu sais que tu ne peux plus supporter la situation, même si tu sais que c'est ce qu'il y a de mieux à faire, peur de changer ta vie de fond en comble, peur de manquer d'une multitude de choses pendant quelque temps, peur, peur, peur... Tu auras peur c'est ta nature, c'est inévitable même ! alors je te demande cette chose précise je ne vais pas te dire : Aie la foi tu n'auras pas peur  ! je vais pas te dire soit fort et tu n'auras pas peur ne soit plus bête et tu n'auras plus peur non c'est inutile que je te dise cela, parce que c'est faux.

tu auras peur parce que c'est ta nature parce que c'est l'être humain parce que la vie est difficile et parce que la vie est affolante. alors au moment où tu as peur quand tu es trempé dans ta peur, que tu tremble de ta peur, je te demande simplement cette choslà : malgré toute la peur que tu sens et qui t'étreint garde un petit coin en toi qui fait encore confiance confiance en toi confiance en dieu confiance dans la force du destin, mais garde un petit point où tu as encore confiance, où tu es indestructible. Pleure ! crie ! tape ! la colère, ton désespoir, ta peur ! mais garde au fond de toi ce petit point indestructible et si tu le gardes, alors que tout autour de toi, alors que toute ta périphérie toute la périphérie de ton être est agité, tremble, regarde ce qui se passe et lorsque tu auras vidé tout tes pleurs tu vas aller t'immerger tout naturellement dans ce centre indestructible. et après être beaucoup vidé, tu vas beaucoup te remplir de cette force, et garde-le. Comme un bien précieux, comme une pierre précieuse qui te viendrait de l'être le plus cher au monde ou de dieu en personne. Garde-le.

Et c'est depuis cette pierre là indestructible que les forces de destinés comme les rayons depuis un moyeu sortent et constituent la roue, depuis ce centre-là les forces de destinés vont pouvoir continuer à jaillir hors de toi, et te préparer ta journée, ou te préparer ta semaine, ou te préparer pour rencontrer dans dix jours dans un mois l'individu clef qui va transformer, alléger, et pacifier ton destin. mais garde ce centre indestructible sinon les rayons de destinés ne peuvent pas rayonner, aller construire, aller inspirer Untel, aller réveiller un tel aller dire à tel autre ange “ça y est il est prêt ça y est elle est prête envoyez le destin ! ouvrez les portes !”

tu vas pouvoir me reprocher qu'éternellement c'est un discours pour l'effort et je te renverrai éternellement que si tu n'es pas fort de toute façon tu meurs !

alors pleure si tu as peur pleure personne ne se moquera de toi ! et les anges seront fort soucieux ils n'arrêteront pas de tournoyer autour de toi mais tu n'arriveras pas à les sentir ! Pleure ! Mais garde ce petit point très fort. Aie confiance  !d'une manière ou d'une autre Aie confiance !

voilà pour les choses que je voulais aborder maintenant. j'écoute vos questions.

Questions

Ce sont des questions de la salle, il y en a trois.

Si un groupe multiplie l'énergie, comment vivre le groupe sans renforcer l'illusion qu'il y a un chemin d'évolution et qu'une technique de méditation va nous y conduire sans renforcer l'ego qui se croit sur un chemin spirituel ?

Est-ce que le Maître qui nous guide vers le Maître intérieur est nécessaire pour éviter les pièges de l'ego et pour évoluer ?

Eest-ce qu'un Maître peut nous faire changer de plan de conscience donc nous faire évoluer ?

Réponse

[...] qu'elle vaut son pesant d'or. Qu'est ce qu'elle a fait ? Elle a fait ceci, elle a fait cela, elle a sauvé untel, elle a prédit telle chose, qui a sauvé unetelle, elle a devancé tel et tel problème en avertissant untel. Elle a médité, participant ainsi à la création d'une forme pensée pour un meilleur monde. Tout cela prend du poids, du poids !

Un poids qui est une légèreté. Quand je dis poids, cela veut dire maturité, existence.

Et lorsque l'on te pèse et que l'on voit que tu pèses lourd, que ton existence est là, alors tu es un frère !

Tu n'es plus quelqu'un à guider, peut-être un peu à surveiller puisque tu ne sais pas encore tout, même si tu es très éveillé. Mais tu n'es plus à guider, tu sais te guider toi-même ! Et si tu nous rencontres, c'est à titre d'égalité. Et c'est moi qui t'écoute et je te dis : “Tiens, ta société est différente de celle que j'ai pu rencontrer, raconte-moi comment cela se passe !” Et ainsi, tu m'apprends, tu m'apprends comment je dois te parler, tu m'apprends comment je dois m'exprimer pour que tu puisses avancer.

Apprends-moi !

Tu vois, je n'ai pas peur de ne pas savoir ! Pour moi, c'est un grand espace qui s'ouvre ! Quand je rencontre quelque chose que je ne sais pas encore, c'est un grand champ de liberté qui s'ouvre ! C'est un grand champ de découverte et d'exploration et d'un seul coup, l'Univers s'ouvre ! Je suis content, je suis content !

C'est comme si je te proposais, pour toi, un ticket pour faire un grand voyage en Amazonie, dans les régions les plus sauvages et inexplorées ! Tu aurais ce sentiment d'ouverture, de découverte, cette palpitation ardente ! Eh bien, pour moi, c'est la même chose quand il y a quelque chose que je ne sais pas et que je dois aller ressentir, percevoir, chercher !

Alors que toi, tu transformes cela en linceul, le linceul de l'ignorance, le linceul de la bêtise. Et tu fais, en fait, de toutes ces petites ignorances, tu en fais des cas de fierté. Eh oui ! C'est pour cela que ton ignorance te blesse et que tu te plains et que tu veux vite y arriver à ton initiation, à ta libération.

Parce qu'en vérité, ton ignorance, tu en fais un cas de fierté ! Tu dis : “Ce n'est pas beau d'être ignorant !”

Comme tu te trompes, comme tu te trompes ! N'en fais pas un cas de fierté, ce n'est pas laid !

Laisse les gens dire “que tu es bête !”. Ils sont bêtes de dire que tu es bête. Ils sont méchants, eux, ils sont laids ! Parce qu'ils ont pu identifier que tu ne sais pas quelque chose, ils te le reprochent et ils t'accusent d'être bête. Laisse-les être bêtes !

Tu vas me dire : “Oui, c'est bien beau de parler comme ça ! Mais en attendant, ce n'est pas toi qui supportes l'humiliation, l'isolement qu'implique la bêtise, le fait de ne pas pouvoir partager des grandes choses alchimiques ou ésotériques avec ceux qui les étudient, et bien, systématiquement, écartés et classés de bêta.”

Mais si je sais ce que tu endures, je sais ! J'y suis passé moi-même, mais aussi je te vois vivre, je sens ce que tu vis, je sais ! Et en même temps, je te dis : sois fort, sois fort ! Laisse les bêta être des bêta, même s'ils sont déjà assez intelligents pour étudier la cabale et toutes sortes de choses. Ils sont bêtes, en vérité ! Ils ne le savent pas, je devrais le leur dire ? Je n'arrête pas de le leur dire, mais ils ne veulent pas entendre ! Ils pensent toujours, c'est le cabaliste à côté. Ce n'est pas moi.

 

Être bête

Parce que pour quelqu'un d'intelligent, c'est très difficile d'admettre, d'être bête. Parce qu'on ne va pas identifier la bêtise de la même manière. Pour un être intelligent, être bête, cela va être la conséquence d'une ignorance. Pour un être intelligent, être bête, ce ne sera jamais l'expression d'un manque d'amour, d'un manque de tolérance, d'un manque de patience. Et pourtant, pour nous, c'est ça la bêtise et pas autre chose !

Pour nous, la bêtise, ce n'est pas ignorer que la Terre est ronde ! C'est manquer d'amour, manquer de compassion, manquer d'esprit d'entraide, manquer d'ouverture, manquer d'écoute, manquer de tolérance, manquer de patience.

Ce qui fait que même si tu en es encore à penser que la Terre est plate, même si on a pris toutes sortes de photos, depuis les sondes, depuis les appareils des cosmonautes et que l'on te les montre et que, preuves à l'appui, tu dis non, ma Terre elle est plate, un point c'est tout. Selon notre jugement, tu n'es pas bête, tu es simplement en train de croire que la Terre est plate. C'est ton choix. Et si à côté de cela, tu as l'amour, que tu te lèves tôt le matin pour aider ta voisine à amener ses enfants à l'école, sa voisine n'a pas la voiture et tu es la seule ou le seul à avoir la voiture, alors tu te lèves tôt, alors tu pourrais très bien dormir jusqu'à 8 heures, mais tu te lèves à 6h30 pour emmener les enfants à l'école. Pour nous, tu es une âme vivante. Pour nous, tu es aussi précieux qu'un initié ! Parce que tu fais quelque chose, parce que tu aimes, parce que tu sacrifices sur ton confort pour aider quelqu'un. Alors qu'ensuite la Terre soit plate pour toi, mais mon Dieu, je la rend plate dès demain pour toi, pour que tu aies raison ! Et pour prouver à tous les autres, les intelligents, qu'ils ont tort de tourner en rond sur une planète qui tourne en rond et de ne pas aimer leur frère ! Je te donnerai raison ! La Terre s'aplatira pour toi, pour que tu aies raison !

Alors n'aie pas peur de ton ignorance ! Mais c'est vrai, donne tout ton cœur à l'amour, à l'écoute, à l'action fructueuse.

Et ne le laisse pas être blessé, sitôt que tu pourrais penser : “J'ai aimé et je n'ai pas reçu un retour. J'ai aidé et la personne que j'ai aidé est en train de me trahir, dit dans tout le village que je suis une mauvaise personne.”

Ne rentre pas dans ce jeu-là ! Aime, aide, stop !

N'attends pas un échange ! N'attends pas un retour ! Aime, aide, stop !

Si l'autre n'est pas capable de prendre, change, aide quelqu'un d'autre, aime, aide, stop !

La personne est capable de prendre, continue. Elle n'est pas capable de prendre, change, aide quelqu'un d'autre.

Sois cette puissance et tu verras que tu n'auras plus cette impression que la vie est difficile à vivre, elle est peut-être difficile à comprendre. C'est vrai, c'est vrai qu'il faut des expériences et des expériences. Mais un jour tu finis toujours par la comprendre.

Et puis, tu sais, pour terminer mon discours, je te dirai que tu n'es pas obligé de rentrer dans toutes les expériences. Tu n'es pas obligé systématiquement de t'intéresser à tout ce qui existe. Interesse-toi à ce qui peut être un développement pour toi et à ce qui te construit !

Si tu es de nature sensible, ne va pas dans les hôpitaux visiter les mourants ! Car c'est vrai, tu en reviens totalement détruit, totalement déstabilisé. Si tu n'as pas la force, si tu n'as pas la nature de faire ça, attends, attends de construire cette force ! Et va d'abord vers les vivants ! Apporte ton aide aux enfants, dans les maternelles, d'abord, dans les garderies. Et lorsque tu seras fort, si vraiment tu as envie d'aider l'humanité la plus souffrante qui soit, après, va vers les mourants. Mais d'abord, et souvent, commence parmi les vivants et parmi les enfants.

De la même manière, tu sais que le monde est politique, mais tu ne comprends rien en politique. Ou bien la politique dégage des forces qui te sont complètement contraires parce qu'il y a le mensonge, l'hypocrisie, et tu ne sais pas, tu ne veux pas de cela ! Pourtant quelque chose te pousse à y aller, ne serait-ce que pour ton village, ou ta ville, ou une idée que tu veux défendre pendant quelque temps. Alors, je te propose de te faire d'abord des forces pour affronter l'hypocrisie, le mensonge, pour savoir faire des ronds de jambes, comme on doit en faire dans ces milieux-là. Pour savoir présenter par une dialectique précise ce que tu veux présenter et défendre.

Alors avant de te lancer à l'assaut du député de ta région, ou de penser monter au gouvernement, commence à discuter en famille. Commence à organiser ton discours par la contradiction que tu rencontres dans le discours familial, puis dans le discours avec le voisinage, puis à la mairie, puis, plus loin que la mairie, avec le député, etc. Mais forme-toi à la chose !

Beaucoup de bonnes volontés sont dilapidées dès leur premier mouvement, dès la première sortie, parce qu'ils ne se sont pas organisés. Voilà ! Ils ont une bonne idée et hop, on monte à Paris pour la faire prévaloir !

Ou bien je veux être guérisseur et voilà que j'ai un peu de magnétisme, mais que je me lance tout de suite à vouloir guérir les cancers, les tuberculoses et le SIDA. Et puisque j'échoue, alors je me plains, alors je dis que je n'ai pas de pouvoir et je laisse tout tomber. Commence d'abord par soigner ce qui va d'abord pouvoir recevoir ta vibration, mais qui dans un second temps, parce que tu le réussis, constituer ta force, ta confiance. Et sur ta confiance, un plus grand rayonnement et sur ce plus grand rayonnement, une plus grande collaboration avec les esprits guérisseurs. Alors commence par les migraines, par les chevilles foulées, par les cicatrices, il n'y a pas de sot métier. Mais tant que tu seras fier au point de refuser, un, l'organisation, deux, l'abcédaire, trois, la confrontation avec l'esprit de contradiction, tu ne pourras aller nulle part.

Et tu deviendras en quelques générations, soit dans ta vie prochaine, un de ces individus que l'on dit qui prétend sans arrêt et qui ne fait rien. Car toutes ces bonnes volontés continueront d'exister, seront des grands projets mirifiques qui n'aboutiront jamais ! Tu n'auras ni l'organisation, ni le sens pratique, ni le verbe, ni l'énergie, ce sera toujours que du rêve ! On te tratera de rêveur, personne ne collaborera à tes projets et tu mourras dans un coin, en pensant que même Dieu ne veut pas de ceux qui sont prêts à travailler pour lui. Et j'entends souvent cette phrase-là !

Souvent, j'entends cette remontrance, oui !

“Eh bien quoi, Seigneur ? Je me propose corps et âme et tu ne veux rien faire de moi ? Alors que les autres ne pensent qu'à boire, manger, faire la guerre, vendre des armes, se droguer. Ils ne se proposent pas pour le travail, eux ! Moi je me propose et il ne se passe rien !”

Pour qu'il se passe quelque chose, creuse la rivière dont je t'ai parlé tout à l'heure. Cohérence, sens pratique, n'aie pas peur de la conversation contradictoire, prépare ton esprit, prépare tes armes !

Et maintenant que je t'ai dit comment faire, fais-le !

Et la prochaine fois ce n'est pas moi qui m'assois là, c'est toi ! D'accord ?

Mais oui, n'aie pas peur ! Tu dois pouvoir défendre tes idées, si tes idées sont bonnes.

Je te parlerai encore volontiers pendant des heures mais j'ai conscience que je dois te laisser aller à tes occupations. Et surtout cela ne servirait à rien d'en dire plus. Cela nous faudrait changer de sujet. Je veux que tu restes avec ce dont je viens de parler.

Cohérence.

Construction de ton Moi Je, qui est un centre indestructible que tu dois garder indestructible. Pleure si tu as envie de pleurer mais garde ce centre intact.

Construis ton esprit par la confrontation avec l'opposition, la contradiction. Et lorsque tu es ainsi existant et construit, tu peux parler, tu peux défendre, tu peux créer, tu es le serviteur. Et crois-moi à ce moment-là, tu ne passes pas longtemps sans qu'un ange te remarque, qu'un guide te remarque, qu'un frère te remarque et t'emploie aussitôt. Et c'est toi qui dis : “Stop, stop, il y a trop de travail ! Je n'en peux plus, je n'en peux plus !”

Fais toutes ces choses et le reste arrivera !

Je te salue.

(Date de la conférence : 16 05 1993)

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