
Peux-tu nous parler des processus de mort et de naissance et comment s'y préparer ?
Avant de répondre à la question qui est très intéressante, quand je vais l'intégrer à mon discours, je voudrais rappeler que ceux qui sont venus ici pour m'entendre ne doivent pas essayer d'écouter un enseignement. Ils ne doivent pas essayer d'écouter une bonne parole. Ils ne doivent pas tenter de l'approuver ou de la comparer à ce qu'ils savent ou à ce qu'ils sont ou à ce qu'ils estiment être juste. Comme je le dis à chaque fois, ce que j'espère durant une rencontre, c'est surtout l'échange de deux êtres intelligents. C'est-à-dire vous, considérés dans votre collectivité comme une seule âme, et puis moi.
Pourquoi est-ce que je veux parler d'homme à homme, d'esprit à esprit, d'intelligence à intelligence ? Tout simplement parce que si vous commettez l'erreur de venir puiser auprès de moi un enseignement, des indications pour vivre mieux votre vie, pour gérer mieux votre activité mentale ou vos émotions, eh bien, vous repartirez avec plus d'affaiblissement que d'enrichissement. Pourquoi ?
Tout simplement parce que les petites recettes du bonheur ou les petites recettes de la philosophie ou de la religion ne sont en fait que des bâtiments pour l'esprit où l'on incarcère l'esprit. À partir du moment où vous serez dans une situation nouvelle pour vous, vous ne pourrez pas avoir l'intuition, vous ne pourrez pas être capable d'une initiative. Vous aurez toujours besoin d'une référence à une méthode, d'une référence à celui qui a déjà vécu, qui a déjà traité le sujet et qui vous donne la solution. Or il se trouve que les temps changent très vite. Non pas parce qu'ils changent vraiment, parce qu'en fait ils ne changent pas. Mais disons que pour la psychologie, pour le manteau d'émotions, les situations sont nouvelles parce qu'elles vous demandent justement une évolution. Ce qui fait que pour l'appréciation humaine il y a l'apparence du mouvement, de la mutation. Bien que pour vous il y a tout simplement purification et élévation.
Donc les temps sont en train apparemment de changer. C'est-à-dire qu'ils vous demandent des élévations, des mutations, des purifications. Ce qui veut dire qu'il vous faut posséder une réelle force, une réelle intelligence. Et non pas avoir dans la tête des classeurs bien rangés ou des recettes bien rangées pour dans tel cas agir comme cela, dans tel autre il est préférable de faire autrement. Pour qu'un homme soit vivant, aussi bien dans sa vie professionnelle, vie affective, vie de couple, vie spirituelle, il faut qu'il devienne autonome.
Devenir autonome
Et cette autonomie passe par le développement de son intelligence. Développement de l'intelligence dit aussi une certaine maîtrise sur notamment les émotions et une certaine partie du mental.
À ce moment-là l'homme devient complet et il est plus à même de puiser dans sa force, dans ce mental maîtrisé, dans ses émotions clarifiées, il puise la force qui va pouvoir se transformer en un pont où vont circuler les intuitions quand il en aura besoin, les inspirations aussi, que ce soit pour son métier ou pour faire ses choix. Donc il est important que votre attitude soit neutre en fait.
Il est important que votre attitude soit neutre en fait.
Que vous ayez tout simplement l'impression de discuter avec quelqu'un qui ne fait aussi que discuter de sa propre histoire, de ce qu'il a rencontré sur le Chemin et qu'il ne vous impose pas comme étant la vérité mais comme étant simplement l'essence de son expérience qui se propose de devenir comme une pré-expérience pour vous afin que votre maturité s'accélère un petit peu.
En fait si j'ai accepté ce travail, si j'ai accepté de vous parler et de vous raconter quelquefois toutes sortes de sornettes, alors je suis un compteur très souvent.
Si j'acceptais ce travail ce n'est pas pour apporter de la spiritualité dans le monde. Hum ? Pas du tout !
Spiritualité ?
Les églises en apportent assez elles-mêmes ! Elles font assez de tapages pour cela ! Elles n'ont pas besoin même d'un nouveau messie ! Elles ont suffisamment fait des croisades, elles ont suffisamment baptisé, elles possèdent suffisamment pignon sur rue.
Si cependant chaque fois il y a des élèves, des disciples, des initiés plus loin des Maîtres, plus loin des Avatars qui viennent se responsabiliser vis-à-vis de vous, de cette Humanité, c'est uniquement pour vous apporter plus de maturité.
La spiritualité on s'en moque ! C'est un mot qui en fait ne me plaît pas du tout. Il est mal utilisé. Les concepts qui ont été dressés autour de lui sont complètement faux ! Sitôt que je dis le mot spiritualité, il y a des résonances dans vos esprits. À cause des concepts que vous avez soit bâtis vous-même, soit que vous avez acceptés en fréquentant des groupes ou des religions ou en lisant des livres. Et ce sont ces concepts-là dont je parle à chaque rendez-vous. Je ne vous donne pas l'accès à un enseignement, pas du tout ! En fait, si je pouvais, je partirais très vite à reculons et en sens inverse de l'endroit où je me trouve. Pourquoi ?
Parce que lorsque l'on connaît un petit peu les Lois, eh bien l'on sait très bien que dès qu'il y a enseignement, il y a responsabilité. Et donc je serais complètement fou de risquer ma responsabilité, de risquer de futurs engagements inévitables simplement pour attendre que vous ayez compris ! Car le mot que je vous dis aujourd'hui, s'il n'est pas intégré dans les temps voulus, eh bien il me faudra le répéter. Donc il faudra que je revienne. Et ce n'est pas toujours un programme alléchant, même si on aime l'Humanité et même si on en fait encore partie.
Il ne faut pas oublier que les Maîtres, tout en étant des Maîtres ou les initiés, tout en étant des initiés, appartiennent encore à l'Humanité. Ils sont encore captifs de ce cercle où l'Humanité existe, même s'ils en sont les points les plus avancés, les Lumières les plus ouvertes, les plus brillantes. C'est pour ça d'ailleurs qu'à un certain moment, le Maître ne peut pas s'empêcher de venir, soit en incarnation, soit en révélation. Parce que faisant partie de l'Humanité, eh bien ce sont ses propres cellules qu'il vient, là, essayer de rendre un peu plus mûres, de les réveiller ou de les rafraîchir ou de les guider, de les diriger dans d'autres endroits de son propre corps spirituel.
Donc même si on imaginait, si l'on pensait à un Maître qui ne voudrait plus rien avoir à faire avec l'Humanité, eh bien il se trouverait de toute façon chargé d'une certaine responsabilité puisqu'il fait encore partie de l'Humanité. Donc pour son propre bénéfice, pour son propre avancement, il est obligé à un moment donné de venir un petit peu reguider les brebis. Exactement comme un berger, de temps en temps, revient près de son troupeau et essaye de le réunir pour qu'il retourne au pâturage où il y a la meilleure herbe à brouter.
Donc lorsqu'il y a diffusion de paroles, de toutes sortes d'enseignements, votre position va être celle d'un homme debout, en intelligence et en esprit.
Pas de passivité ! Absolument pas !
Si vous vous rendez très passif pour recevoir l'enseignement, pour recevoir la réponse, comme une recette qu'ensuite vous allez appliquer parce que cela a été dit par le grand frère, le frère aîné ou par la Lumière, eh bien non seulement vous allez réduire mon effet, mais en plus vous allez faire tout le contraire de ce que j'espère !
Nous nous essayons de vous donner de la maturité.
Maturité
Pour mûrir une personne, il faut lui donner des instruments de développement.
Il se trouve que pendant les quelques heures où je vous parle, je ne peux que vous donner des instruments qui correspondent au mental et à certaines émotions. Je ne peux pas disposer de toute une journée pour vous emmener dans certaines situations, dans certains endroits, et vous faire éprouver jusque dans votre corps certaines choses. Donc c'est ensuite l'école de la vie et la vie de tous les jours qui vous prend en main pour vous faire appliquer ce que ensemble nous allons méditer pendant ce discours.
Car je veux que ce soit une méditation active.
Nous allons prendre un sujet, en extirper le thème principal - et nous verrons à quel point il est difficile de savoir exactement de quoi l'on parle à l'intérieur d'une question - nous allons ensemble approfondir les différents niveaux, et je vous laisserai la conclusion, comme je fais quelques fois. Et ensuite vous allez essayer d'appliquer ça dans votre vie, mais non pas comme une méthode pour vivre ou pour penser, mais plutôt comme une expérience que vous allez faire. Et si elle rapporte les fruits souhaités, alors à ce moment-là cela devient votre instrument. Si cela ne rapporte pas les fruits souhaités, alors laissez la chose de côté pendant un temps et essayez d'élaguer un autre problème qui est en vous et qui empêche sans doute que cette nouvelle maturité arrive ou que cette nouvelle façon de penser, de se comporter, puisse vous libérer d'une situation qui vous embête.
Lorsque l'on ne peut pas atteindre le troisième étage, cela veut dire que l'on n'a pas encore franchi le premier étage. Hein ? On ne peut pas passer du rez de chaussée au troisième étage ! Même si on prend l'ascenseur, lui-même il va passer par les différents niveaux. Donc lorsque l'on n'arrive pas à atteindre une chose, malgré tous les efforts même spirituels que l'on fait, cela veut dire qu'un autre problème qui fait obstacle n'a pas été remarqué et doit être réglé. Et c'est là qu'il faut avoir de l'analyse et du discernement pour pouvoir s'analyser soi-même, se connaître soi-même.
Se connaître soi-même
Or il se trouve que sur le Chemin, que ce soit de la vie de couple, de la vie professionnelle ou de la vie spirituelle, l'homme est très démuni quant à la compréhension qu'il a de lui-même. Il se conçoit très peu, il se connaît très peu, et non pas en tant que genre humain mais en tant que personne.
Moi, Paul, est-ce que je me connais ? Est-ce que je comprends pourquoi je dis ceci, pourquoi je fais cela, pourquoi j'ai toujours peur de ceci ou de cela ?
Si je ne vois pas ces choses, si je les laisse arriver dans ma vie tout simplement, en les oubliant un quart d'heure après, eh bien c'est certain, le but que je me fixe ou le projet que j'ai et qui me demande accès à certaines énergies, ce projet-là ne pourra jamais voir le jour parce qu'il sera toujours entravé par mon problème. Donc mon premier travail sera, non pas de concevoir extraordinairement mon projet et de le visualiser et d'y envoyer toutes sortes d'énergies, mais ce sera de voir ce qui, en moi, empêche l'énergie de couler.
Beaucoup de personnes pensent qu'en manipulant les énergies, on va pouvoir obtenir tout ce que l'on veut, faire tout ce que l'on veut, préfabriquer, comme une coque dans l'astral, tout ce que l'on veut faire ou devenir. C'est faux !
C'est faux mais je comprends que cette erreur soit largement commise parce qu'elle repose sur une certaine réalité, la réalité d'un certain plan qui est le Plan Astral. Le Plan Astral est un plan très modelable, modelable par les émotions et par la force de la pensée. Donc l'on peut penser arriver à un certain pouvoir avec cela. Cependant c'est faux parce que ce n'est que la réalité d'un plan.
Et pour avoir la maîtrise sur ce plan-là, il faut en fait être complètement dépouillé d'émotions. Et c'est là où la plupart des humains vont échouer puisqu'ils sont saturés d'émotions. Et que si justement ils ont recours à ce genre de procédés, c'est parce qu'ils veulent avant tout sortir de leurs émotions, de leur vie qui ne leur plaît pas, d'un mal-être qui ne leur conviennent plus.
Seulement voilà, puisqu'ils en ont des émotions, eh bien elles vont les gêner.
Il vaut mieux se demander pourquoi l'énergie qui peut tout, l'énergie que je suis et qui est l'Univers, pourquoi cette énergie ne coule pas à travers moi ? Pourquoi est-ce qu'elle ne s'exprime pas à travers moi ? Pourquoi est-ce qu'elle ne s'empoigne pas de moi pour faire de moi un destin sur la Terre ? Hum ? Pour que j'aie une destinée, mais non pas personnellement mais pour être un destin.
C'est cela qu'il faut étudier. Non pas les méthodes pour avoir accès à tel degré du Plan Astral. Non pas s'inquiéter de quelle couleur il faudra visualiser pour être sûr d'avoir des résultats plus rapides par rapport à l'autre couleur que l'on emprunterait pour faire la visualisation. Ne pas se soucier non plus des noms divins ou des noms sacrés ou des noms d'anges ou de dévas que l'on devrait associer à la visualisation de façon à ameuter tout le quartier céleste afin qu'il nous fabrique tout ce que l'on souhaite. Hein ? Quelle drôle d'entreprise !
Pensez aux milliards d'individus qu'il y a sur la Terre. Si tout le monde se mettait à ameuter le quartier de la sorte, chacun tirant la couverture de son côté, chacun voulant devenir plus beau, plus grand, plus maigre, plus gros, plus riche, changer de pays, de continents, de passeport... Pensez un petit peu à tout le travail qu'auraient les guides, à la désorganisation qui règnerait, à la cacophonie ! Pensez en même temps à la désorganisation qui aurait par rapport aux plans initiaux que l'âme a souhaité. Car si l'âme vous a propulsé, par exemple, pour naître en Inde ou en France ou en Italie, c'est qu'il y a une raison. Si ensuite vous devez changer de pays, le destin s'en charge ! Mais il ne faut pas appeler un déva pour qu'il vous fasse les entrées auprès d'un ministère quelconque, pour changer de passeport, par exemple !
Destin
Vous ne savez pas quel est votre destin, alors pourquoi l'improviser ?
Il est certain que toutes les improvisations seront soit maladroites, soit moindres que ceux qui vous attendent.
Alors vous pouvez me dire : “D'accord, c'est bien beau ! Je veux bien attendre que les sonnes cloches, que les crêpes me tombent sur la tête. Simplement cela fait 40 ans que j'attends et je n'ai toujours pas vu la chandeleur !”
C'est ici que je vous repose la question de tout à l'heure : qu'est-ce qui, en moi, fait obstacle à l'énergie cosmique que j'incarne, que je suis ? Qu'est-ce qui empêche cette énergie de m'empoigner pour faire de moi un destin ? C'est cela qu'il faut essayer de comprendre.
Et on s'aperçoit à ce moment-là que l'on n'a plus besoin d'être créateur de son destin, comme un apprenti sorcier qui façonne une poterie qui de toute façon sera mal décorée et mal cuite, alors que la poterie essentielle existe déjà en soi.
Nous allons simplement découvrir comment elle tourne, sur quel plan elle tourne, comment y avoir accès, ce qui se cache dans cette amphore, comment aller y puiser.
Ce que moi je vais fabriquer au niveau de ma personne ne sera même pas une réplique. Ce sera un petit monstre, voila ! Un petit monstre qui aura fait sa volonté, son gros caprice sur la Terre, un petit caillou dans l'espace. C'est ridicule ! Ridicule !
Le drame de l'orgueil
Je voudrais vous faire sentir ce drame de l'orgueil : c'est celui qui croit que parce qu'il va donner un ordre en croyant à un système, en visualisant, en invoquant un nom, il croit que cet ordre va être exécuté et que sa vie va changer. Mais justement parce que l'orgueil est si grand chez les humains, c'est une méthode que l'on aime, que l'on fait prévaloir sur la simple apparence de la vérité. On préfère une méthode plutôt que cette vérité.
Pourquoi ?
L'orgueil se met de la partie, comme je viens de le dire. Mais cet orgueil est alimenté par l'ignorance. On a l'impression, on le croit, on est persuadé, parce qu'on ignore les Lois, parce qu'on ignore en même temps les fondements de notre nature. Si l'on savait à quel point l'homme est un réseau superbe d'énergies, à quel point l'homme est l'Univers, à quel point il est une conscience cosmique, et même La Conscience Cosmique, il ne perdrait pas son temps, ni ses énergies physiques, mentales et astrales à vouloir des choses et à essayer de les créer !
Il essaierait de devenir de moins en moins humain. Il essaierait de se dépouiller de ses caractéristiques humaines pour devenir de plus en plus un Dieu. Et ainsi son destin apparaît. Comme une fontaine qui fait jaillir l'eau à ce moment-là, la vie fait jaillir le destin. Et l'homme a les forces pour assumer son destin. Cela lui est naturel ! Il n'a même pas à se demander ce qu'il va faire demain, même s'il ne le sait pas. Il s'en moque ! Parce qu'il sait que demain, quand il sera réveillé, il va voir ce qu'il a à faire.
Au fur et à mesure, comme un itinéraire qui s'improvise, il va comprendre, sentir ce qu'il a à faire. Les besoins de ses amis ou les besoins de sa [...] lui demanderont de faire telle et telle chose. Et il aura la compétence et la force pour l'assumer.
Mais cela veut dire que l'homme doit accepter différentes morts. Et c'est ici que je vais intégrer la question qui m'a été posée.
Différentes morts
Pour pouvoir évoluer, c'est la question que vous vous posez tous. Hum ? Parce que si vous êtes ici, c'est bien parce que vous voulez changer. C'est bien parce que vous voulez comprendre quelque chose à ce que vous avez lu, aux questions que vous vous êtes posées, aux séminaires que vous avez suivis. Vous en avez assez de voir Dieu comme un inconnu et vous voudriez bien aller lui palper le mollet un petit peu.
Allons voir qui est cette grande énigme ! D'autant plus que l'on me dit que j'en suis l'incarnation. Alors cela devient doublement une énigme parce que lorsque je me regarde ou dans le miroir ou par méditation à l'intérieur, eh bien je ne vois rien ! Alors je doute ! Alors on va ailleurs, encore ailleurs, toujours ailleurs, auprès de quelqu'un d'autre, pour avoir un petit coup de pouce ou pour approfondir la compréhension. Mais seulement on aura beau vous donner toutes sortes de détails et même par la magie des mots arriver à cerner au plus près la Vérité. Dieu vous restera toujours, comme en mathématiques, une inconnue tant qu'il n'y a pas la mort.
Alors nous allons parler de cette mort. Que l'homme doit opérer consciemment vis-à-vis de lui-même pour que Dieu, le Dieu qu'il est, ne soit plus l'inconnu de l'équation qu'est la vie.
Je ne dis pas que du jour au lendemain vous allez le rencontrer, le connaître, l'incarner, le devenir, non ! C'est un peu comme le bon vin. Hum ? C'est chaque jour un peu plus. Chaque jour, il y a un pas qui est franchi. Jusqu'à ce que définitivement, un jour, l'on soit redevenu Lui.
Mais du fait que chaque jour, il y a un pas franchi, chaque pas apporte une nouvelle conscience. Ce qui fait que même si l'on n'a pas vu Dieu dans son entier tout de suite, eh bien on a l'impression de L'avoir quand même approché. On peut mieux maîtriser sa propre vie. On se sent soi-même changer. On apprécie les choses différemment. Ce qui donne du courage pour continuer à supporter la cécité, cette surdité temporaire. De ce fait, on peut sûrement aller sur le Chemin !
Car lorsque l'on commence à avoir des premiers témoignages, on devient beaucoup plus patient et humble parce que l'on sait que l'on tient le bout. On ne sait pas de quelle longueur sera la corde, mais on sait qu'en tout cas, on tient le bout. Donc on est rassuré et on devient patient.
Alors on va essayer de rassurer tout le monde, de créer cette patience qu'il vous faudra, parce qu'il faut vraiment de nombreuses vies pour retourner à l'essentiel.
Ne soyez pas peinés parce que, entre temps, ça vous permet d'exister ! Entre temps, cela vous permet d'avoir des expériences, des formes de plaisir. Et quand je dis “entre temps vous existez”, il ne faut pas croire qu'un jour vous allez mourir définitivement. Là, je parle au Dieu qui est en vous et non pas à votre personne !
À ce Dieu qui est en vous, je lui dis : “Entre temps tu peux t'amuser ! Tu peux revêtir différents masques, tu peux voir les océans que tu as créés. Amuse-toi un petit peu !”
Donc, effleurons ensemble cette notion de la mort. Essayons de l'appliquer et apprenons à l'aimer surtout.
La plupart des gens détestent la mort. Ils en ont peur donc, ils la détestent.
Bien sûr, cela vise d'abord la mort physique, la disparition de leur personne. Puis plus loin, la mort de leurs habitudes. Cela aussi, ils détestent.
Regardez à quel point les individus n'arrivent pas à changer leurs habitudes ! Si bien que les habitudes s'installent de plus en plus et étant parfois de mauvaises habitudes, parce que cela va à l'encontre, par exemple, de la santé ou de la logique ou de la raison, eh bien on appelle cela des vices. Et pourtant, ce n'est qu'une affaire d'habitudes.
Pourquoi est-ce qu'un vice se perpétue ? Non pas parce que l'homme est vicieux, non pas parce qu'il est faible et sans volonté, mais parce qu'il a horreur de la mort. Eh oui, tout simplement !
Le fait d'avoir peur de la mort, horreur de la mort, cela lui donne en même temps horreur du changement ! Il sent bien qu'il y a quelque chose qui va s'évanouir. Et pour l'instant, cette petite existence de cette habitude qu'il a, compense une autre mort. Qu'il ne voit pas d'ailleurs, avec qui il essaie de vivre ! Mais c'est en fait de là que viennent toutes les peurs ! C'est sa propre mort, sa mort spirituelle !
Quelqu'un qui, par exemple, va collectionner toutes les habitudes. Hum ? Et toutes les mauvaises principalement. Quelqu'un qui fume, qui boit de l'alcool, qui dit des vilains mots toute la journée, qui est paresseux, etc. Imaginons le pire !
Quelqu'un qui a commencé à lire un petit peu quelques livres spirituels va commencer à le juger, se dire : “C'est un mauvais homme ! En tout cas, ce n'est pas un disciple ! Je me demande s'il peut y avoir de la graine du bon Dieu là-dedans ! À voir comment il se comporte, c'est étonnant ! Comment est-ce qu'un humain peut descendre aussi bas ? Il n'a pas de volonté ! Il doit sans doute avoir un très mauvais karma !”
Ça c'est ce que disent tous les disciples débutants !
Pour celui qui a un petit peu plus de connaissance, il n'y a pas un tel discours. On voit un homme qui a peur de la mort, donc peur de ses mutations. Mais il a peur de la mort parce qu'il est déjà mort. Alors il ne veut pas d'une seconde mort, ça c'est certain !
Il est déjà mort spirituellement, c'est-à-dire qu'il ne sait plus qu'il est Dieu et qu'il est une âme. - Ne parlons pas de Dieu, oublions cela ! Parlons au moins de l'âme. - Il a oublié qu'il est une âme qui survit, qui est une éternité, qui est une Lumière. Cette mort-là, elle est absolue pour lui, puisque chaque matin quand il se réveille, eh bien c'est dans la solitude intérieure. Il ne ressent pas la plénitude, il ne ressent pas la chaleur de la Kundalini. Ce n'est pas un petit déva à clochettes qui est venu le réveiller, c'est l'affreux réveil qu'il n'a payé que 30 francs et qui fait un bruit de tous les diables !
Celui-ci donc, chaque jour, transporte sa mort, sa mort de l'âme. Il a donc un besoin intense de se rassurer puisqu'il est mort. Il faut donc qu'il se prouve qu'il existe, hum ? Et il va essayer par tous les moyens de se le prouver.
Et ça va être une course effrénée vers les moyens d'existence comme les plaisirs par exemple, ou l'orgueil, c'est une façon de combattre cette mort spirituelle.
Celui qui est très orgueilleux c'est quelqu'un qui s'est révolté contre cette mort ou cet oubli qu'il a vis-à-vis de l'âme. C'est quelqu'un de très malheureux qui ne supporte pas d'être dans cette mort spirituelle.
Alors il se tape sur la table et il dit : “Mais moi j'existe et je vais tout faire pour ! Je vais devenir le plus grand, le plus fort, je vais devenir président de la République, ou un grand financier, ou un grand gourou !” Et il comble ainsi sa mort par une forme d'existence dont il n'empruntera les repères qu'à l'extérieur. D'où son impossibilité ensuite de changer, soit les habitudes, soit ses idées, soit de tempérament ! Puisque ses repères sont à l'extérieur et pour qu'il continue à exister il va falloir qu'il fige ses repères.
Par exemple, si je compense un malaise, dû en somme et après tout - car telle est la philosophie - à ma mort spirituelle. Mais disons que je n'arrive pas à identifier ce problème, je sens simplement qu'il y a un malaise. Si je comble ce malaise avec de l'alcool, eh bien je vais devoir figer l'alcool, le repère extérieur qu'il est. C'est à dire que je vais chaque jour avoir recours à l'alcool. Je vais chaque jour me débrouiller pour avoir l'argent pour me payer cet alcool.
Si je ne travaille plus du fait que je suis alcoolique et que personne ne me veut, eh bien je deviendrai un brigand. J'assommerai les vieilles personnes ou je cambriolerai les maisons ! Etc.
C'est ainsi que l'on voit toutes sortes de crimes physiques ou moraux ou affectifs s'effectuer sur la planète. Simplement parce que l'homme a le désir impératif de figer ses sources d'existence, ses repères d'existence. Comme ses repères sont extérieurs, il comprend bien que là il a un problème sérieux !
Par exemple, si je comble ma mort spirituelle par l'affectif. Et c'est ce que font la plupart des femmes. Elles veulent un mari extraordinaire, un mari qu'elles puissent admirer. Un homme qui soit toujours un prince charmant, qui fera la cour, qui sera toujours disponible. Mais il se trouve que le mari n'est qu'un homme et qu'au fur et à mesure des années, il perd de son brio, qu'il prend du poids, que finalement au travail il ne s'avère pas si intelligent que cela. Et même s'il voulait bâtir un château, il n'est arrivé qu'à bâtir une baraque. Là, l'épouse a un problème ! D'un seul coup elle ne peut plus remplir son existence avec ce repère fictif qui était son mari. Au contraire, le mari se met à jouer une autre pièce !
Le pauvre petit berger abandonné qui a besoin qu'on lui mette des pansements, qui rentre à la bergerie. Ce n'est pas le prince charmant sur son cheval blanc ! Alors que fait la femme à ce moment-là ? Eh bien elle commence à compenser. Soit elle se met à lire des romans où son histoire existe, soit elle se replie sur elle-même et se met à vivre dans un monde imaginaire. Soit elle court effectivement chercher ce prince idéal et là le mari en fait tous les frais, parce qu'il se met à devenir trompé et trahi. Et cela se passe très mal à la maison à ce moment-là.
Où est l'amour dans tout ça ?
Je vous pose la question. Hein ? Où est l'amour à ce moment-là ?
Alors les humains répondent : “Oui, mais l'amour ça passe !”
Il paraît que ça a été créé pour durer. Je vous le signale en passant. Dieu l'a créé pour que ça dure ! Pour que ce soit la seule essence cosmique qui dure, qui ne s'appauvrisse pas d'un premier jet au dernier jet de la Création, du premier jour au dernier jour de la Création, si on peut parler comme cela.
Donc si l'humain se met un seul coup à croire que l'amour ça passe, c'est que ce n'était pas l'amour qu'il a tiré. Mais bien la projection et surtout son besoin de combler un vide qui existe à cause de sa mort spirituelle.
Et ainsi toute la journée - tous les humains font cela, même les disciples - toute la journée on va essayer de conjurer ce mauvais sort qui est la chute dans la Matière, l'oubli de l'âme. C'est ainsi que le disciple va s'exprimer quand il va commencer à comprendre un petit peu la situation.
Et c'est là que j'interviens et que je lui dis : tu n'as rien compris ! Il n'est pas question de chute dans la Matière. Il n'est pas question d'oubli de l'âme.
En apparence, bien sûr, tout cela semble exister et cela devient une tragédie. Mais si on regarde l'histoire depuis le début, on s'aperçoit que si l'on commet toutes ces erreurs de jugement, c'est parce que l'on a une vision partielle. Donc il faut prendre l'histoire depuis le début.
Au début qu'est-ce qu'il y a ?
Hum ?
Au début était le Verbe. Au début il y avait Dieu, ou la Conscience Cosmique, ou la Conscience Universelle. Appelez cela comme vous voulez ! C'est cela qui existe.
Restez avec cela en tête quelques secondes !
Au début était Dieu.
C'est tout !
L'humain n'existe pas ! Le cristal n'existe pas ! La fleur n'existe pas ! Les soleils n'existent pas ! Rien !
Au début était Dieu.
C'est tout !
Quand on saisit ce début-là, on range automatiquement, et le cerveau va le faire tout seul sans que vous ayez à faire un effort. À partir du moment où vous lui donnez une information exacte, une information juste, de lui-même le cerveau va ranger toutes les autres informations qu'il possède. Et c'est là où vous sentez que dans votre tête tout va très vite et vous vous écriez : “Mais oui ! Mais c'est ça ! En une seconde j'ai tout compris !”
Où se place l'humain à ce moment là ?
Si je pense : “Au début était Dieu.”, je comprends immédiatement que la forme humaine est une transition de la Vie de Dieu. Et que donc tous les problèmes que j'imaginais avoir ne sont pas mes problèmes, les problèmes de l'homme, les problèmes de l'homme dans la Matière, mais ce sont des endroits de Création et de formation pour Dieu qui était là au début, qui reste là au milieu et qui sera là à la fin.
Seulement cette courte transition où l'Esprit devient un Homme, cette courte transition contient plein de douleurs parce que cet homme va exister.
Alors qu'est-ce qu'un Homme ?
Qu'est-ce que l'Homme ?
Pour comprendre la mort, pour comprendre Dieu, il faut essayer de comprendre ce qu'est l'Homme.
Qu'est-ce que l'Homme ?
L'Homme est une transition de l'état de Dieu, de la vie de Dieu.
Il est une étape, mais une étape tellement bien structurée qu'il commence à exister de par lui-même. Un peu comme la marionnette qui d'un seul coup va exister malgré le bois dont elle est faite. D'un seul coup on la voit qui s'anime, qui devient vivante, et pourtant le créateur n'a fait qu'une marionnette. Mais la voilà d'un seul coup qui devient indépendante, autonome. Elle choisit, elle veut, elle ne veut pas, elle se perd, on la retrouve... Un jour il lui manque une jambe, un autre jour il lui manquera la vue, le lendemain elle sera un grand président, un autre jour un triste mendiant. Et la marionnette, chaque fois, est déséquilibrée à chaque changement, on lui coupe les fils et elle n'aime pas ça !
Elle qui vient de trouver la vie, elle qui vient d'avoir le droit d'exister, elle ne veut pas qu'on lui coupe les cordes ! Et pourtant il n'y a que par ses cordes qu'elle est en vie. Et il n'y a rien d'autre que ses cordes qui font sa vie. La marionnette elle-même est complètement vide ! Elle n'est même pas assez intelligente, pas du tout ! Ce qui lui donne l'intelligence c'est cet Esprit insufflé en elle qui va passer à travers les cordes et qui va essayer, tant bien que mal, d'animer cette marionnette.
Mais qu'est-ce qui fait que cet Esprit insufflé a du mal à se faire ressentir, a du mal à guider sa marionnette ?
Tout simplement parce que la marionnette vivant sur un certain plan, c'est-à-dire le Physique, a besoin d'un minimum d'éléments qu'elle va elle-même contrôler parce que c'est son domaine. Et c'est ainsi que l'on a plusieurs sièges pour la conscience et l'intelligence.
Un siège qui appartient directement à la Matière, au corps physique et qui n'est pas soumis à l'intelligence de l'âme, qui appartient vraiment à la race. Ce qui veut dire que si l'on imaginait un corps qui pourrait fonctionner sans une âme, simplement par un jet d'énergie, eh bien, ce corps trouverait le moyen d'organiser sa vie parce qu'il dispose de cette intelligence due à la race et au Plan Physique et au corps physique.
C'est ce qui me permet de comprendre que si je m'approche du feu, ça brûle, donc je m'en éloigne ! Ce qui me permet de comprendre que dès que je sens des drôles de choses là, dans cette chose que je ne connais pas encore, puisque je suis un sauvage et que je n'ai pas encore tout identifié, cela veut dire que j'ai faim. Et puis lorsque je ressens une autre sorte de tiraillement d'inconfort, cela veut dire que j'ai soif. Etc, etc, jusqu'à aller à des comportements beaucoup plus complexes qui commencent à frôler déjà la psychologie plus développée. Comme par exemple l'instinct de survie que l'on applique au monde de la finance ou à la politique.
Quand on fait de la finance ou quand on fait de la politique ou quand on est responsable de bureau, mais depuis ce centre dû uniquement à la race, eh bien, il se trouve que l'on est en politique un gros menteur qui ne pense qu'à la gloire, dans les finances un gros voleur qui ne pense qu'à s'enrichir et dans le bureau un gros tyran qui ne pense qu'à dominer !
Parce qu'en fait c'est un instinct de survie qui va dicter le comportement, un instinct de survie assez développé puisqu'il va devenir une psychologie mais il ne constituera que les sous-plans, les plans les plus bas de la psychologie humaine.
Donc on voit bien que cette marionnette, parce qu'elle dispose d'une intelligence propre à son plan puisqu'elle va devoir aider l'âme à vivre sur Terre. Hum ?
Pour l'âme, la terre est un domaine non pas inconnu, puisqu'elle a même participé à sa création, mais c'est un domaine qu'elle ne peut maîtriser que si le corps physique est pleinement compétitif ! Donc il faut donner au corps une somme de forces, une somme d'intelligences qui lui permettra d'aider l'âme à survivre sur le Plan Physique et de là vient, petit à petit, la création d'une individualité.
Petit à petit l'homme va dire : “Tiens quand je mange ça c'est meilleur que ça, donc je vais préférer la crème au chocolat !”
Je vous cite un exemple très simple mais appliquez-le à tous les choix de la vie dans les divers degrés et vous aurez tout de suite la raison de tous les comportements humains. [...]
(et voilà ainsi) que c'est la marionnette qui d'un seul coup décide de faire des choses, veut telle chose, ne veut pas telle autre. Et cependant c'est cette marionnette-là qui est morte parce que étant remplie de son intelligence primaire, physique, elle ne se met pas à la disposition de recevoir l'intelligence de l'âme ou la Lumière de l'âme. Petit à petit, si la marionnette comprend qu'il faut, non pas passivement se mettre à disposition de l'âme, mais qu'il faut dans un premier temps élever ses volontés. Par exemple le choix entre la crème au chocolat ou la salade verte, etc. pour tous les autres niveaux de tous les choix. Quand petit à petit l'homme commence à élever ses volontés, il va avoir l'impression de devoir domestiquer ses désirs, mais en fait ce ne sont que des volontés à élever.
Le Désir
Le désir c'est une volonté ! C'est la volonté de l'âme, la volonté de Dieu descendue au niveau de tous les sens et de tous les plaisirs que l'on peut en tirer. Le désir n'est pas quelque chose qui existe en soi comme cela : “Tiens, Dieu en descendant dans la Matière, s'est prévu une petite plage de plaisir où il a marqué : ici désir ! Cependant, voilà le problème, il a oublié que dans la descente ce serait très intéressant, très jouissif, mais dans la montée, ou au moment de l'évolution, quelle catastrophe ! Parce qu'il faudra se débarrasser de ce plan-là.” Alors c'est là que le disciple s'aperçoit qu'il y a quelque chose d'illogique dans le système !
Et comme il n'arrive pas à résoudre cette chose illogique, il se met en colère et il se dit : “Mais le système est mal fait ! Et puis après tout qu'il se débrouille tout seul le bon Dieu ! Qu'il ne compte plus sur moi ! J'en ai assez ! Puisqu'il est descendu dans la Matière, pourquoi est-ce qu'il nous a donné un corps de désir, un mental qu'il faut contrôler ? C'est trop compliqué ! Il n'avait qu'a faire plus simple !” Un beau jour, c'est ce que s'écrie le disciple ! Et il a raison ! Puisqu'il est prisonnier d'une erreur et son erreur lui montre l'impasse. Et dans cette impasse, il meurt ! Encore une fois !
Alors il faut comprendre que le désir n'est pas une petite case comme ça dans l'Univers que Dieu aurait créé avant d'y envoyer ses marionnettes. Car si Dieu est intelligent, il sait bien qu'il va devoir s'en sortir, donc il ne va pas se compliquer la tâche ! Donc le désir a une autre nature et c'est une volonté, tout simplement.
Le désir est une volonté.
Pour vous en persuader, je vais vous prendre l'exemple suivant.
Quand on vous propose de faire un changement dans votre caractère, quand on vous propose de laisser tomber une vieille habitude qui est mauvaise pour vous, il vous semble qu'il vous faut faire un effort sur vous-même, n'est-ce pas ? Vous sentez bien, là, que la volonté est la réponse à cet engrenage, à cette mauvaise habitude ou ce mauvais caractère !
Et pourquoi est-ce que vous allez puiser dans la volonté ? Hum ? Interrogez-vous !
Vous pourriez aussi bien la puiser dans l'amour ! Hum ?
Pourquoi c'est la volonté qui vous est venue à l'esprit ?
Parce que la nature-même du désir, c'est de la volonté. Mais c'est une volonté inversée, c'est-à-dire que c'est une volonté qui a décidé de s'extravertir et de se projeter dans le monde et d'aller à la rencontre de tous les objets que le monde recélait.
Donc, lorsque je veux me débarrasser, soit d'une mauvaise habitude, soit d'une réaction qui ne fait pas plaisir à mon entourage et qui me vaut des ennuis, soit de changer un état d'esprit que j'ai pour m'en libérer, eh bien, si je veux m'assurer du succès, je ne dois pas regarder d'un côté mon problème et puis faire un effort sur ce problème. Je vais y arriver pendant trois jours, quatre jours, et puis le week-end, comme je fais relâche, eh bien, je ne serai plus capable de rien, ça c'est certain ! Donc en famille, de nouveau, tout ira mal !
Ce qu'il faut donc analyser c'est la nature du désir.
Analyser la nature du désir
J'ai une volonté tenace de penser comme cela, de juger la chose comme cela. J'ai une volonté tenace de boire ou de fumer ou de manger trop. J'ai la volonté de le faire ! Et c'est pour cela que le désir semble si brûlant et si intense, parce que toute ma volonté veut cette chose !
Alors après, comment est-ce que le cerveau va comprendre cette tragédie qui a lieu dans le disciple ?
Toute la volonté se jette sur cette crème au chocolat, puis le disciple retient son cerveau et lui dit : “Oulalalalala, je veux maigrir, ou bien je veux combattre mon acné, ou bien je veux devenir grand et translucide pour bien méditer, donc je ne veux plus manger cette crème au chocolat !” et, alors que j'ai lancé mes chevaux, les chevaux de la volonté pour aller dévorer cette crème, d'un seul coup je les retiens et j'essaie de les lancer ailleurs. Alors je pense à Koot Humi, ou bien à Bouddha ou à Jésus-Christ et je les supplie, je les supplie de me mettre à l'abri de cette tentation et je m'encense à coup de mantras pour distraire l'esprit, pour penser à autre chose.
Comment voulez-vous que le cerveau interprète cette chose ?
C'est impossible ! Il y a un court circuit !
Il se dit : “Comment ? Cela fait des années ou des générations que la volonté s'exerce vers les plaisirs, que la volonté s'exerce vers la nourriture et cette personne est encore dépositaire de cette volonté.” Et voilà que d'un seul coup et simultanément, on envoie une volonté pour manger la crème et on envoie une volonté pour ne pas la manger. Et il se passe à ce moment-là ce déchirement intérieur que vous connaissez tous, qui s'exerce comme une grande compression à l'intérieur de soi, où on a l'impression de se massacrer, et où on ne sait plus quel Saint appeler pour sortir de ce problème !
Il faut comprendre les mouvements d'énergies pour arriver très facilement à jeter cette crème au chocolat sans passer par tous ces états de compression, décompression, etc. C'est très simple !
D'abord, comprenez la nature du désir comme je viens de l'expliquer, c'est une volonté. C'est la volonté de mon Esprit qui depuis plusieurs vies s'extériorise dans la Matière parce que cela était sa mission. J'y reviendrai.
Donc, si je veux avoir maîtrise sur cette crème au chocolat, il faut que je dénature ma volonté. Comment vais-je m'y prendre ?
Il est certain que quand je vais rentrer à la maison, je vais avoir un appel pour cette crème au chocolat. Et c'est à ce moment-là que je dois intervenir. Ce n'est pas au moment où je me mets à penser très fort à ce chocolat et à le contrarier et à le contredire, c'est au moment où j'ai le premier appel. Je dois me rappeler que cet appel est une volonté de l'esprit qui va vers l'extérieur et que donc le chocolat n'y est pour rien, ça aurait pu être autre chose. Et d'ailleurs, c'est toujours autre chose. Car après, la crème au chocolat, c'est la cigarette, la bière, aujourd'hui la télévision, autrefois les jeux de cartes, et demain, Dieu sait quoi encore ? Donc il y a toujours autre chose, et autre chose...
Donc, lorsque je sens ce premier appel, j'identifie clairement la chose.
“Tiens, c'est ma volonté qui est là ! Ma volonté qui veut aller se jeter dans le chocolat, c'est de la volonté.”
Alors, il me suffit de la dévier sur autre chose et c'est à ce moment-là que je m'aperçois que, sans effort, je peux me détourner de mes habitudes, sans frustration non plus. Et je découvre une grande énergie en moi. Puisque j'ai pris cette volonté, que je l'ai réorientée, je découvre en même temps quelle est cette volonté.
Alors que si j'essaye de la tuer par une autre volonté qui s'identifie comme étant la vraie, eh bien je suis un être de plus en plus faible ! Parce que je me dis : “La vie est triste, très très triste parce que pour être un disciple, il faut ne plus fumer, ne plus boire, ne plus regarder les garçons ni les filles, ne plus compter l'argent et si possible ne pas en posséder, ne pas avoir de belles voitures, ne pas avoir de grandes maisons, ne plus avoir peur de la mort, ne pas faire attention aux rides ni aux cheveux blancs, se moquer de ce que l'on porte, ne plus être à la mode, accepter les vieux vêtements qui grattent, les vêtements qui ne sont plus à la mode et avec lesquels on a froid, etc, etc.” Et quand on fait la liste, il n'est pas étonnant que les églises se vident ! Parce que les gens s'exclament : “Mais c'est un suicide ! C'est vivre une vie qui n'a plus aucun sens !”
Et qui ne semble pas avoir le sens qu'à l'intérieur on pressent de toute manière, quelle que soit notre cécité. Car ce qui donne toujours l'impression que l'on est arrivé quelque part, que l'on a compris quelque chose, c'est le bonheur que l'on en tire. Et si en me privant de toutes ces choses j'aboutis à ne pas être heureux, je comprends très vite que ce n'est pas là la solution, ce n'est pas une façon de vivre, ce n'est pas la vie qui m'a été donnée. Si par contre en réorientant mes forces, je découvre, non seulement le courage, mais aussi le bonheur, alors je suis sûr, absolument, que ça c'est la voie !
Donc réorientons ces énergies !
Mais pour les réorienter il faut d'abord avoir bien compris le sujet, avoir bien saisi, profondément, que le désir c'est une volonté qui va vers le dehors, qui s'extériorise, une volonté qui s'est emparée de tous les objets qu'elle pouvait rencontrer sur la Terre. Mais que ce n'est pas un désir contraire à la divinité. C'est la même volonté que celle qui va dans deux minutes me permettre de méditer, me permettre de nettoyer les chakras, me permettre d'invoquer le nom d'un Déva ou de Dieu, c'est la même !
Quand j'ai réellement réalisé cela, d'abord intellectuellement mais pleinement réalisé, à ce moment-là le cœur se met en route ! Le chakra du cœur est comme inondé d'un discernement supérieur et il commence, tout seul, à réorienter cette énergie. Parce que d'un seul coup cette énergie est la sienne ! Il l'a à disposition. Il peut en faire quelque chose. Alors que tant qu'elle est consumée par le chakra solaire, là où, justement, on exprime la volonté sous forme de désir, eh bien cette énergie manque au chakra du cœur et il ne peut donc pas travailler, approfondir l'humain que vous êtes, vous dresser un nouveau destin, vous rendre plus beau, plus riche, moins ridé, etc.
Si vous réorientez l'énergie par la compréhension - j'insiste sur ce fait - par la compréhension juste et profonde, automatiquement l'énergie monte et le cœur s'en sert pour remodeler votre vie. C'est comme une eau de croissance qui d'un seul coup l'envahit et il va vous en faire profiter. Il va réorienter votre destin avec tout ça. Mais oui c'est certain, c'est la vérité !
Tandis que si l'énergie est utilisée en bas, eh bien la roue du cœur ne peut pas tourner !
La roue du cœur
La roue du cœur est comme une roue à aubes, elle a besoin des énergies qui la font tourner. Il faut la nourrir, il faut lui envoyer les énergies. Mais ces énergies n'y vont pas parce qu'on le veut, parce qu'on leur dit “vas-y !”, pas du tout ! Les énergies montent d'elles-mêmes dès que l'homme comprend leur nature, comprend le poids et la légèreté des attachements, de ces points de fixation dont je viens de vous parler. C'est une maturité à déclencher.
Des fois des maturités se déclenchent sans être passées par le processus intellectuel. Arrive un événement qui est tellement fort ou tellement tragique que l'émotion meurt d'elle-même. Plus jamais on a recours à cette émotion ! Parce qu'aujourd'hui on vient de payer la note très forte pour avoir vécu cette émotion, l'avoir menée jusqu'au bout. Étant donné qu'elle est un mirage, on se trouve accablé d'un grand malheur ou d'une très grande désillusion. À ce moment-là on se dit : “Bon, c'est terminé, ce mirage-là c'est fini ! On ne fera plus le coup deux fois !” Donc à ce moment-là on peut aussi réorienter une énergie, mais on ne va pas attendre tout le temps de rencontrer ces épreuves si fortes car vous n'arriverez pas à tenir ! Ou vous allez vous croire accablé par le destin, accablé par une vie infernale ! Une ou deux fois dans la vie avoir des coups très durs, comme vous dites vous-même, c'est supportable, mais si c'était tous les jours, tous les jours, tous les jours, non ! Vous ne tiendrez pas ! Donc on a recours à l'intellect, on a recours à son activité, à son intelligence, à la maturité qu'il permet lorsque une réflexion est bien menée, profondément guidée, longuement guidée avec patience.
“Bon ! Aujourd'hui j'ai compris comme ça, intellectuellement et superficiellement. Je ne l'ai pas encore senti, cela n'a pas encore encore voyagé dans mon être. Mais je continue quand même l'observation de cette idée, l'observation de cette force !” Et, petit à petit, la véritable compréhension va avoir lieu.
Il faut persister ! Persister ! Et ne pas attendre que les épreuves vous tombent sur la tête !
L'on a un moyen, non pas de passer par dessus l'épreuve, mais on a le moyen de faire le travail avant que l'épreuve nous tombe dessus. Il faut se prendre en main, il faut observer les énergies, bien les connaître, bien méditer, bien réfléchir ! Il faut apprendre à se connaître, il faut apprendre aussi à se diriger !
Parabole du marin
Je ne parle pas de contrôle ! Tu parles de direction. Exactement comme on voudrait, avec une voile, diriger un bateau grâce au vent. Il faut savoir jouer avec le vent, jouer avec le volume du bateau, avec les courants. Celui qui mène un bateau n'arrive pas, là, avec un bateau en fer, avec une voilure en fer, avec une volonté de fer, avec un cerveau en fer, avec un vent en fer, avec une mer en fer, ça ne bouge pas tout ça ! Hein ? Pour bouger, puisque la vie c'est le mouvement, eh bien il faut les éléments très souples. Mais qui dit souplesse, dit intelligence ! Parce que le capitaine de ce bateau devra être très intelligent ! Il devra connaître le courant, connaître la mer, il devra connaître le bateau, connaître la voile, connaître le vent, connaître les étoiles ! Et il devra harmoniser tout cela, harmoniser ces différents ingrédients, ces différentes connaissances, pour faire un tout très savant qui devient une aventure, un voyage ! Et ainsi il va quelque part !
Si je n'ai qu'un morceau de la connaissance, par exemple la connaissance des courants, mais que je ne sais rien à propos de la voilure, ni des étoiles, ni du vent, ni même du volume de mon bateau, est-ce qu'il est submersible ou pas, etc. Si je ne sais rien à propos du reste, eh bien je ne vais pas aller bien loin ! C'est certain ! J'ai beau être un expert dans les courants, je n'irai nulle part avec mon bateau !
Alors qu'est-ce qui se passe ? Généralement, quand l'homme assez intelligent s'aperçoit de ça eh bien il saute du bateau ! Il met une bouée, il saute du bateau. Et ainsi, étant quelque chose de plus petit, les courants le transportent. Et après il dit aux gens : “Vous voyez ! Je suis allé quelque part, parce que je connais les courants ! Alors suivez les courants !”
Et c'est là que les gens, chacun sur son bateau bien sûr, les personnes se disent : “Mais, il est question de sauter du bateau, ça ne me paraît pas tellement logique ça !” Et c'est ainsi que des personnes étant entraînées dans certains groupes, ou religieux ou philosophiques ou politiques, s'aperçoivent bien que de toute évidence, bien sûr, l'homme a fait quelque chose, il est arrivé quelque part, il a peut-être même levé sa Kundalini, mais il y a quelque chose qui n'est pas logique : il faut sauter du bateau. Et ça ce n'est pas normal ! Alors on se retire.
Mais quelquefois les gens ne se retirent pas, ils se disent : “Il y est arrivé, je saute aussi ! Parce que peut-être le bateau est une illusion !” Alors on fait des visualisations, on fait des exercices de souffle pour faire monter Kundalini, et puis une fois que l'on a bien brûlé tous les circuits, on se dit : “Tiens c'est pas normal, c'est pas normal du tout ! Il y a quelque chose qui n'a pas joué. Ça a joué pour l'autre, pas pour moi ! Qu'est-ce qui se passe ?” Alors on se renseigne, puis on s'aperçoit que ça ne marche pas pour tout le monde et que ce n'est pas prudent d'avoir sauté du bateau. Qu'on arrive au même travail en restant dans le bateau mais en sachant lever les voiles ! “Ah seigneur ! Mettre les voiles ! Mais pourquoi on ne m'avait pas dit ça !”
Pourquoi on ne l'avait pas dit ? Parce que l'autre a sauté du bateau parce qu'il n'arrivait pas à lever les voiles, voilà pourquoi ! Ça c'est ce qu'on appelle par exemple les faux gourous. Ce sont des gens avec des bouées mais pas avec des voiles ! Alors moi je vous conseille une chose. Quand vous repérez quelqu'un qui peut-être surnage grâce à une bouée, arrivez avec des épingles ! C'est radical ! Vous avez tout de suite la solution ! Au cas où vous vous posiez la question.
Que se passe-t-il pour cet homme qui essaye de s'en sortir sur son bateau ?
Dans un premier temps c'est vrai on ne lui aura appris que les courants. Alors on lui aura dit : “Écoute ! Dans la vie il faut aller travailler, donc il faut apprendre un métier. Dans la vie, c'est plus confortable si on s'aime les uns les autres, en plus c'est Jésus-Christ qui l'a dit, alors en plus tu gagnes le paradis, etc, etc.” On donne aux individus des codes qui permettent de vivre dans la société, donc dans le courant. Puis, si on se développe un peu plus, si l'on cherche autre chose que la simple vie dans le courant, eh bien l'on se dit : “Mais, tiens ! Je suis sur un bateau, mais de quoi il est fait ce bateau ?”
Alors c'est là que, ensuite, on rencontre quelqu'un ou des livres ou des séminaires qui vont nous dire : “Eh bien, il y a le corps physique et dans le corps physique tout un réseau de chakras et d'énergie qui sont en fait les nids de l'âme, les points par lesquels l'âme a tendu des cordes et tient sa marionnette pour peu à peu s'incarner dans sa marionnette, l'illuminer et pour lui-même, ce Dieu qui est descendu, redevenir vivant.”
L'instruction est acquise, bien qu'on ne voit pas tellement où on va aller avec tout ça, parce que pour l'instant on ne connait vraiment que le courant, c'est tout ! Le bateau, bon, on veut bien croire qu'il s'agit d'une si belle histoire, mais après tout, on n'a pas la preuve ! Alors le disciple qui continue à évoluer dit : “Mais comment avoir la preuve ? Donne-moi les moyens d'obtenir cette rencontre, cette preuve !”
Et c'est là qu'on commence à l'enseigner à propos du souffle, de la voile. Et on lui dit : “Tu vois dans le fond de ta barre qu'il y a une bâche, tu la vois ? Soulève-la !” Le disciple la soulève et il voit qu'il y a une encoche, qu'il y a un mât. Mais un mât qui est décomposé, qui est tout en morceaux et qu'il y a une voile toute pliée, savamment pliée, comme par un professionnel, par quelqu'un qui savait très bien faire cette chose et il s'étonne. Il se dit : “Mais qui a pu plier cette voile de façon si belle, si méthodique, si scientifique ? Qui a su lover Kundalini de façon si magnifique ?” Et c'est ainsi que le disciple s'aperçoit qu'il y a forcément une intelligence au début de toute cette histoire ! Et encore, en ce moment même de l'histoire, c'est-à-dire en lui, et dans ce bateau, dans ce bateau où cependant il ne rencontre personne, il est tout seul, c'est sa conviction.
Et l'enseignement continue. Et il fait la remarque : “Mais tu me parles du mât, mais je vois que le mât est sectionné, qu'il est en plusieurs morceaux, comment je vais le réunir ?” Et l'enseignement continue à propos de l'emboîtage des différentes parties du mât.
D'abord on met la base. Ensuite on met, exactement comme on empile des vertèbres, on met toutes les autres parties jusqu'à atteindre le haut. Et, jour après jour, le disciple essaie d'emboîter les parties du mât, d'emboîter chacune de ses vertèbres, et c'est dur et c'est dur ! Parce que pour monter comme cela son édifice, il s'aperçoit qu'il doit faire des efforts sur lui-même.
Le premier c'est facile ! Parce que l'encoche est là, au ras du sol, au ras de ses pieds, c'est évident, il n'a qu'à poser.
Le deuxième c'est aussi facile ! C'est à la portée. Mais le troisième ça commence à être un peu haut ! Et le quatrième est encore plus haut et le cinquième encore plus haut ! Le sixième très haut ! Et le septième n'en parlons pas, on ne voit même pas où est-ce qu'il sera !
Et tout cela semble être une énigme en même temps que des efforts nombreux. Et des fois on s'arrête à la moitié du chemin, à la quatrième ou à la cinquième, on se dit : “Mais je ne pourrais pas monter plus haut ! Et puis, je vois que d'accord je monte, mais en même temps je m'éloigne du bateau ! Moi, c'est mon seul repère ! Et s'il y a des avis de courants en ce moment, s'il y a un avis de tempête, qu'est-ce que je fais en haut de mon mât ?” C'est ce que dit le disciple.
Et c'est là que le Maître lui dit : “Ne t'en fais pas ! À partir du moment où tu commences à ériger le mât, les courants sont avec toi, la météo est avec toi, le bon Dieu est avec toi ! S'il y a un peu de vent, ce n'est que pour recaler les vertèbres, pas du tout pour te faire tomber.” Mais le disciple, des fois, n'accepte pas cela, il doute, il se dit : “Mais, pourtant je vois bien le vent venir, il souffle ! Je vais tomber, je vais tomber !” Alors, vite, il redescend d'un cran, de deux crans, de trois crans ! Et il se met bien à l'abri dans sa coque, dans sa barque.
Et c'est à ce moment-là que la Hiérarchie ne pardonne pas ! Un gigantesque coup de pied au derrière ! Quitte à le mettre dans l'eau. Et hop ! Il faut le décoller de ce fond de la barque ! Quand on a commencé un effort, ce n'est pas pour s'arrêter au milieu ! Quand on a commencé un mât, ce n'est pas pour le laisser comme cela, sous le vent ! Parce que le vent va le casser, va l'user et ensuite c'est terminé ! On ne peut plus continuer à emboîter les autres pièces, elles ne tiendront pas ! Donc il faut continuer !
De temps en temps, on envoie des coups de pied ! Et c'est vrai que pendant quelques jours, eh bien, le disciple est à l'eau et commence à boire la tasse. Alors il crie : “Jetez-moi la bouée ! Saint-Pierre, Saint-Paul !” Et Saint-Pierre, c'est un brave garçon, il envoie la bouée et on remonte, et on se dit : “Bon ! Plus jamais je me ferai mouiller ! Pardonnez-moi Seigneur !” Et on voit le disciple remonter à son mât avec des forces nouvelles, puisqu'on lui a remis les idées en place. Et il continue à empiler et à empiler... Mais il s'aperçoit qu'à chaque fois qu'il empile un compartiment, il doit combattre des choses en lui. Il en a l'impression, et vous en avez tous l'impression.
Même si sur un certain plan cela paraît réel, c'est cependant une illusion. Ce ne sont pas des monstres qui vous habitent, les monstres des désirs, les monstres du corps, de l'attraction sexuelle, les monstres du désir de gloire, les monstres de la vanité... Ce ne sont pas des monstres, ce sont des volontés à organiser tout simplement.
Organiser ses volontés
Alors quand on a du mal à poser un compartiment, il ne faut pas se dire : “Tiens ! La nature humaine est vraiment mauvaise ! Tiens ! L'Univers a vraiment été mal fait ! Comme je dois lutter !” Il faut simplement organiser les volontés.
Il faut enlever l'idée du Bien et du Mal dans cette lutte, sinon on n'y arrivera jamais ! On n'y arrivera pas, pas du tout ! Parce qu'on se sentira accablé par le destin, et puis on se dira : “Mais après tout, si c'est Dieu qui a fait l'histoire comme cela, eh bien laissons-le se débrouiller !
Enlevons l'idée du Bien et du Mal et pensons en tant que organisation. J'organise ! J'organise mes volontés. Seulement, là encore dans les premiers temps on aura l'impression que cette organisation va aller à l'encontre des désirs que l'on a, on aura l'impression en fait de jouer la même histoire même si c'est avec un autre mot, on aura vraiment l'impression de devoir combattre un désir, on a simplement changé le mot et mis “organisation”. C'est faux !
Il est vrai que dans un premier temps on aura l'impression de devoir combattre quelque chose, mais c'est simplement la force de l'habitude. Ce n'est pas un enracinement dans le mal, un enracinement dans le vice, un enracinement dans la Matière, c'est uniquement la programmation de l'habitude ! Et cela a à voir avec l'activité du cerveau, tout simplement ! Pendant 20 ans j'ai programmé ce cerveau à boire, à manger, à fumer, à dire tel mot, à faire tel geste, alors lui il me ressert la carte chaque jour ! Sitôt que je vais vouloir vivre d'après une autre programmation, mes premiers efforts vont être d'effacer l'ancienne programmation. Et donc, pendant quelques temps, je vais devoir faire un effort d'impression, et pas du tout combattre un vice, combattre une mauvaise habitude, un effort d'impression.
La première fois c'est exactement comme une machine à écrire qui reviendra en arrière et qui ne pourrait pas réécrire sur le mot la première fois, on fait d'abord un premier jet de couleur blanche, mais apparaît encore, même si c'est de façon anodine, mais l'ancien mot apparaît encore en ombre chinoise. Alors on refait un retour en arrière, on remet encore une couche de blanc, il y a encore une petite ombre, on revient en arrière et là c'est vraiment clair, le mot est effacé. On revient en arrière encore une fois et là on imprime le nouveau mot. Il en va de même avec le cerveau et les habitudes.
Ce qui fait que les premiers temps on a l'impression de devoir lutter mais en fait si l'on veut bien déclencher la compréhension exacte, on aura qu'à faire l'effort d'une nouvelle impression. Si j'ai énormément d'amour soit pour moi soit pour l'autre, si j'ai énormément de volonté ou si j'ai énormément de compréhension à ce moment-là, des fois en un seul jet j'arrive à effacer et à réécrire. Mais il faut beaucoup d'énergie pour faire ça et la plupart du temps je ne dispose pas d'une telle énergie, puisque je gaspille mon énergie dans toutes sortes de problèmes : des problèmes financiers, des problèmes affectifs, dans toutes sortes de désirs, je la perds, je la gaspille cette énergie, elle n'est plus là ! Alors au moment où je dois refaire une impression, eh bien, je ne dispose que d'une encre claire, que d'une petite énergie. C'est pour ça que je dois revenir, revenir, revenir ! Mais si j'épargne mes énergies et que d'un seul coup je les rassemble, en une fois je refais ma programmation ! Mais oui !
Mais c'est là que l'on s'aperçoit qu'il faut rassembler les énergies et l'on se trouve face à un problème encore plus grand, plus complexe que la réimpression d'un seul code ! Parce que c'est, d'un seul coup, comme si on avait à recoder une multitude de fonctions pour rassembler ces énergies. Parce qu'est-ce que c'est qui gaspille mes énergies ? Eh bien c'est par exemple un traumatisme affectif, une idée fausse que j'entretiens parce que je suis un peu trop orgueilleux, alors je me retrouve en train de travailler au moins sur ces deux tableaux ! Alors que je voulais simplement m'arrêter de fumer, et je me retrouve en train de devoir travailler sur ma vanité et sur mon complexe d'abandon par exemple ! Ce qui fait que ma petite cigarette me devient d'un seul coup absolument indispensable ! Parce que je vois l'ampleur de mes problèmes, l'ampleur de l'effort qui est à faire, alors je me remets à fumer ! Et c'est normal !
C'est pour cela que généralement il vaut mieux utiliser la méthode progressive et accepter d'avoir la patience - on ne parle pas de force - d'avoir la patience de réécrire plusieurs fois, de gommer plusieurs fois. Ainsi, vous attaquez un problème après l'autre. Tout simplement !
Donc on voit ce petit homme dans sa marque à qui l'on apprend à monter les compartiments du mât, c'est à dire à édifier les différents Plans de Conscience avec les différentes qualités que ces plans contiennent, les différentes maîtrises qu'ils contiennent. Pour votre plus grand plaisir !
J'insiste ! Ceci est pour votre plus grand plaisir ! Pour votre vie ! Ce n'est pas pour faire de votre vie un enfer, un enfer initiatique ! Au contraire !
C'est au moment où l'individu aura commencé à mettre le dernier étage qu'on va lui donner le droit de déplier la voile. Il a su empiler les différents compartiments mais il ne les maîtrise pas tous, ça c'est certain ! Il a su les empiler mais il ne sait pas encore les diriger. Et c'est à ce moment-là qu'on lui enseigne le déploiement de la voile et la maîtrise des vents.
Petit à petit on lui dit : “Déplie le premier quartier !” Et pour cela le disciple doit retourner dans la barque. Alors que jusqu'à présent il fallait le faire monter le long du mât, cette fois-ci il faut le faire redescendre dans sa barque au niveau du pied. On lui fait faire le tour de cette voile et on guide sa main pour chaque coin qu'il va déplier. On lui apprend comment petit à petit la hisser et surtout comment la hisser en rapport au vent qui souffle. C'est à dire comment faire certains exercices respiratoires de contrôle du souffle. Mais pas uniquement le souffle que vous respirez par le nez, le souffle de chacun des corps.
La respiration des corps
Chaque corps respire. Eh oui ! C'est beau, c'est très beau ! Si vous pouviez voir ça c'est magnifique, c'est comme un fond sous-marin qui se dilate ! Il y aurait à gauche des roches qui se dilateraient, plus loin les poissons qui sembleraient se dilater, tout simplement parce qu'ils nagent. Puis les algues qui, souples, danseraient et tout cela donnerait l'impression d'un respire commun et d'un respire individuel en même temps. Chacun est animé par un souffle mais chacun à son rythme et ainsi les fonds des océans deviennent magnifiques parce que tout danse, alors que sur terre tout est lourd et on tombe !
Pour l'homme c'est la même image. Chacun de ses corps respire ! Son corps physique se soulève et prend l'air des vents.
Donc au fur et à mesure que l'on va lui apprendre à déployer sa voile, on va lui apprendre de quelle manière souffle chacun des compartiments qu'il a patiemment empilés et qui constituent le mât.
Un grand vent semble venir de l'extérieur, ça c'est vrai, c'est le vent de Dieu ! Le vent de ce que certains appellent le Grand Architecte ou le vent de ce que d'autres imaginent être l'Ange Solaire ou la Hiérarchie Planétaire, ou Dieu, peu importe ! C'est le grand vent qui souffle dans l'Univers, qui vient de Dieu et qui rappelle toutes ses brebis pour entrer à la bergerie. Mais ce vent passe à travers les compartiments qui ont été empilés. Et c'est comme cela que le Son est produit aussi, un peu comme une flûte. Et c'est ce qui va sortir de chacun de ces compartiments que l'homme aura à contrôler.
Cela veut dire qu'il va lui falloir poser son compartiment de façon juste, l'encastrer solidement, suivre une ligne directrice et ainsi, quand le vent va souffler, ce sera pour faire une musique et non pas pour faire céder le mât. Et ainsi la voile sera gonflée et l'homme fera son voyage.
Pourquoi je vous ai raconté cette petite histoire ?
Je ne suis pas un marin et je n'ai jamais eu d'incarnation dans la marine. Ça non ! Je ne fais pas appel à une de mes vieilles incarnations. Cependant je veux que vous gardiez cela à l'esprit. Chaque fois que vous aurez à réfléchir, chaque fois que vous vous sentirez désespéré quand vous aurez l'impression de devoir faire un effort que vous n'arrivez pas à faire.
Pensez à ce bateau, ces courants, ces compartiments, cette voile, ce grand vent qui se démultiplie en sept vents qui sont les vôtres et qui attendent de souffler.
En faisant appel à la partie abstraite qui est en vous, vous régénérez vos forces.
En faisant appel à la partie abstraite qui est en vous, vous régénérez vos forces.
Quand toute votre partie objective et concrète n'a pas réussi, soit à changer, soit à faire l'effort, ne baissez pas les bras ! Faites appel à votre partie abstraite ! Pensez en images, pensez en symboles, pensez en paraboles ! Et vous verrez qu'à ce moment là l'autre partie de votre âme, l'autre partie de votre être va vous envoyer des énergies nouvelles. Pour l'instant vous viviez sur les énergies de la partie concrète mais des fois on a besoin de la collaboration des autres énergies.
Alors pensez à ce bateau et au bout d'un quart d'heure, vous verrez que vous aurez de nouvelles énergies pour faire vos efforts.
Que devient la mort dans tout cela ?
Eh bien, la mort elle est à chaque pas. À chaque moment où le disciple entasse ses compartiments, à chaque moment où il sera pris par la paresse ou la peur, à chaque moment où il sera en train de déployer la voile et de mesurer les vents, de les comprendre, la mort est là et réclame son dû !
Qui est la mort ?
Qui est la mort ?
Qui est elle ?
Est-ce ce monstre qui m'empêche de vivre ? Pas tellement, hein ?
Qui est la mort ?
Elle n'existe pas !
La mort n'existe pas.
Non pas parce que je vais vous gaver d'éternité et d'immortalité. Pas ça du tout ! Je vais même vous faire peur. Je vais vous dire que vous n'êtes pas encore immortel. Mauvaise nouvelle, hein ?
Je ne vais donc pas vous vendre une immortalité potentielle, pour vous faire croire que la mort n'existe pas. Je ne vais pas laisser ce fantôme en vous en le compensant par un grand prince qu'est l'immortalité. Tant qu'il y a le fantôme, le prince va tomber de son cheval, ça c'est certain ! Et le disciple va se moquer et aller prier un autre dieu, celui de la Matière, celui de l'argent, de la vanité... Il va se dire : “Là-haut c'est Divin mais il n'y a rien qui tient debout !”
Pourquoi ça ne tient pas debout ? Parce qu'en moi il y a des fantômes ! Eh oui ! Et que les fantômes eh bien ça a un certain pouvoir ! Surtout sur les croyances ! Parce que les croyances c'est des faux princes ! Alors on peut les faire tomber !
“L'immortalité ? Hum ! Quelle peccadille ! C'est encore une illusion, l'immortalité ! Pourquoi est-ce que je ferai d'un côté la mort et de l'autre côté l'immortalité ? Comment est-ce que je peux, dans mon cerveau, faire cohabiter ces deux notions ? Il y a forcément un système qui ne va pas ! Même si j'essaie de m'arranger avec une sauce tirée d'un ésotérisme plus ou moins bien compris pour me dire : “bon, ben là-haut on ne meurt pas, il n'y a qu'ici.” Par malchance je suis tombé dans le mauvais camp cette fois-ci ! Si j'avais su, je serai pas venu !”
C'est ce que pensent les gens, pour essayer de s'arranger face à toutes les choses illogiques qui ensuite s'élèvent dans leur esprit.
Il n'y a ni les mortalités, ni la mort. Pensons qu'il n'y a rien du tout. On ne s'occupe pas de ces deux frontières ! On va regarder simplement ce qui fait fonctionner la vie.
La Vie
Est-ce qu'elle est immortelle ? Est-ce qu'elle meurt ? Je ne m'en occupe pas pour l'instant !
La preuve est que quand même elle semble durer. Parce que des gens ont existé avant moi et que donc s'ils ont existé avant moi, ils vont aussi exister après moi et que donc la vie semble être quelque chose qui se perpétue.
Je vais m'arrêter à cette idée.
La vie dans son fonctionnement semble être quelque chose qui se perpétue.
Qu'est-ce que c'est qui la perpétue ? Quel est ce mouvement qui la perpétue ?
Je vais commencer au ras du sol.
Qu'est-ce que c'est qui perpétue ma vie ? Hum ? Réfléchissons ensemble !
Pour perpétuer ma vie, je fais quoi ?
Je respire, je bois, je mange.
Dans les aspects les plus élevés de ma personne, je suis aimé et j'aime. J'agis, j'ai un destin et je m'épanouis.
Ceux qui ne sont pas aimés peuvent en construire de graves problèmes et se suicider. Ceux qui n'ont pas de destin peuvent aussi en construire de graves problèmes et devenir des mendiants, des pauvres d'esprit, et même certaines fois, selon le type de vanité, cela peut aller jusqu'au suicide. Donc l'amour et l'action font partie aussi de mes nourritures très physiques.
L'Amour et l'Action font partie de mes nourritures très physiques.
L'Amour et l'Action
Lorsque je n'ai pas de destin, en fait, ce que je mange n'a pas de goût. L'air que je respire, je m'en fous. C'est automatique. Je respire pour respirer mais je ne m'en aperçois pas. Ce que je bois, ça ne me fait pas plaisir !
Dès que j'ai un destin, tout se met à prendre du goût.
Quand je ne suis pas aimé, de nouveau, la nourriture, ça ne compte pas ou ça se met à trop compter. Je mange beaucoup mais finalement, ça n'a pas de goût. Je respire de nouveau par automatisme...
Et sitôt que je suis aimé, tout prend du goût !
Je dirais que dans les nourritures très terrestres, comme la respiration, la boisson et l'alimentation, ce qui fait le petit grain de sel et de poivre que vous ajoutez à vos plats, c'est l'Amour et l'Action. Tout devient un seul coup bien meilleur !
Donc cette vie semble être un fonctionnement.
Pour l'instant, moi qui suis aveugle, je ne peux que voir et sentir, jusque dans mon corps, le fonctionnement de cette vie, cette roue qui tourne. Et pour la faire tourner physiquement, comme je viens de le dire, il faut des aliments.
Puis, lorsque je m'interroge sur des Plans un peu plus supérieurs : qu'est-ce que c'est qui fait tourner la vie, là-dedans, dans ma tête ?
D'un seul coup, je m'interroge, tiens, pourquoi une rose est une rose ? Qu'est-ce que c'est qui a fabriqué les rochers ? Et l'eau, d'où elle tombe, cette eau ? Et le soleil, pourquoi il brille ? Et le nuage, pourquoi est-ce qu'il circule ? Et le vent, d'où il vient ? Et moi, d'où je viens ? Etc.
Et je m'aperçois qu'il me faut une nourriture qui est à ce moment-là intellectuelle et morale. Et c'est ainsi que je me plonge dans les livres. Donc ma vie d'un seul coup, pour fonctionner, en plus des aliments terrestres, a besoin d'une nourriture intellectuelle et morale.
Puis, je me perfectionne dans ces connaissances. Et je me dis : “Mais finalement, la vraie question c'est : Qui Je Suis ? Mais, moi en tant que Dieu, puisqu'on m'a dit que je suis Dieu.”
[...] (Et c'est pour cela) que devient pour moi nécessaire d'obtenir une nourriture spirituelle et je la cherche partout.
Et comment me nourrir cette fois-ci ?
Eh bien, on me dit qu'il faut méditer. On me dit qu'il faut rentrer en soi, parce que la nourriture y est déjà. Je suis arrivé avec une miche de pain grande comme ça ! Tout le pain de Céleste m'est déjà donné ! Je n'ai donc qu'à rentrer mon être pour aller mordre dans ce pain Céleste. Et on m'enseigne comment faire.
Alors moi qui suis un observateur, je me demande comment la vie fonctionne, eh bien, je m'aperçois qu'il y a en fait trois degrés et trois sortes de nourriture. Et, uniquement lorsque j'ai compris qu'il y a ces trois degrés, ces trois formes de nourriture, je peux commencer à me demander ce que représente, à ce moment-là, le concept qu'entre temps j'ai rencontré dans les livres ou dans les conversations et que les autres appellent la vie, la mort, l'immortalité.
Comment je vais les caser dans ce système ?
Si vous avez bien suivi mon raisonnement, si vous avez bien suivi mon flot, eh bien vous ne vous posez plus la question, parce qu'il n'y en a plus !
Il n'y a pas une mort et une vie, une mort et une immortalité, il y a un mouvement.
Le Mouvement
Un mouvement avec des nourritures. À chaque auberge, il y a des chevaux frais. Et chaque fois qu'on a des chevaux frais, cela annonce une nouvelle étape.
Est-ce que ça commence un jour ? Est-ce que ça finira un jour ? Hum ?
Puisque j'ai dit que la question n'était pas à se poser, va-t-on se demander s'il y a un commencement et une fin ?
Alors on va me dire : “Mais peut-être l'Homme n'a pas de commencement et pas de fin. Mais les planètes, l'Univers, lui qui est solide, est-ce qu'il commence un jour et finit un jour ?”
Alors là je te dis : la question est bonne. Mais maintiens ton esprit à l'endroit où il n'y a ni début ni fin ! Ne le fais pas tomber, sinon tu ne comprendras plus rien ! Reste en l'air et suis-moi un petit peu !
D'accord, le monde est physique, donc il va subir des Lois physiques, mais il est aussi spirituel comme toi, donc il a aussi des Lois spirituelles. Donc, apparemment, il commence un jour et finit un jour, sur un certain plan, mais sur un autre plan, comme toi, il n'a ni début ni fin. Dans son âme, il n'a ni début ni fin ! Il n'y a que le Mouvement.
Un jour il tourne, un jour il s'arrête.
Un jour il y a la nuit, un jour il y a le jour.
Un jour il y a la création, un jour il y a le repos.
Est-ce que c'est un début et une fin ça ?
Je te pose la question ! Réponds-moi !
Est-ce que c'est un début et une fin ?
Si tu me réponds oui, tu n'auras pas de bon point ! C'est que tu es retombé ! C'est que tu n'es pas resté sur le mât ! Hein ? On est retombé dans la barque, on est en train de pêcher !
On ne peut rien pêcher ! Ou du moins si tu pêches, tu verras que les poissons ont des arêtes. Ce n'est pas facile à digérer les arêtes. Hein ?
Alors remonte sur ton mât ! Remonte vers ton intelligence, vers l'abstrait ! Allez remonte ! Remonte !
Ni début, ni fin, on est tout souple, tout léger, ni mortel, ni immortel, on est rien !
Tout s'arrête, tout est comme éternel déjà !
Les mondes ont une âme !
Tu la vois cette âme ?
Comprends-moi !
Les mondes ont une âme, comme toi tu as une âme.
L'Âme des mondes
Qu'est-ce que l'âme des mondes ?
C'est la tienne !
Toi et ta planète, vous ne faites qu'un !
Toi et ta planète, vous ne faites qu'un !*
Absolument !
Ton corps n'est pas simplement une marionnette qui marche sur la surface. Ton corps n'est pas dissocié de la planète parce que tu as l'impression de pouvoir lever ton pied, parce que tu peux prendre un avion et t'élever du sol, parce que tu peux prendre une fusée et aller sur une autre planète et quitter ta planète. Même si tu vas des années-lumière de ta planète, tu continueras à appartenir à ta planète et tu en recevras encore le rayonnement.
Pourquoi ?
Parce que ton corps est la planète. Eh oui !
Bien sûr, tu n'es pas enraciné comme le sont les fleurs, les arbres, tu es libre ! Parce que tu es un règne dit supérieur, un règne dit d'individualité, donc tes jambes sont libres ! Et, à cause de cette liberté, tu crois que tu n'appartiens pas à la planète.
Comme tu ne connais pas Dieu, il te semble que tu n'appartiens donc à rien du tout et que tu peux tout inventer, tout refaire ou tout détruire... Cependant, si tu avais l'œil pour voir cette chose, eh bien tu t'apercevrais que ton corps est, d'une certaine manière, enraciné dans la planète par le corps éthérique. Eh oui !
Qu'est-ce que le corps éthérique ?
Le Corps Éthérique
Tu crois qu'il est à toi ?
Encore une erreur ! Décidément, on ne t'enseigne que des bêtises ! Hein ? Il faudra rectifier tout ça !
À qui est ce corps éthérique ? À toi ? Pas du tout !
Bien sûr, il finit par ressembler à toi, puisqu'il s'enroule autour de toi comme un gant. Alors il devient malléable.
Ce que tu penses, il va le rayonner. Si tu penses mal, il va commencer à clignoter. Et si tu continues à penser mal, alors là, signal de détresse, gros problème ! Et quelquefois maladie ou grosse migraine ou articulation coincée quelque part, etc.
Qui est le corps éthérique ?
C'est le corps de la planète.
C'est le plus sûr moyen d'ailleurs de composer une Humanité, c'est de lui donner un corps éthérique commun. Sinon, c'est vrai, les hommes partiraient tous comme cela dans l'Espace. Et je dirais encore plus que le phénomène d'attraction, d'apesanteur se fait par l'intermédiaire du corps éthérique.
Qu'est-ce que la force d'attraction de la planète ?
C'est avant tout un immense magnétisme. Le corps physique, en soi, n'est pas équipé pour recevoir ce magnétisme. S'il n'y avait pas les courants d'énergies fabriqués par le corps éthérique, il n'y aurait aucun moyen au magnétisme de la planète de circuler en vous, de vous régénérer d'une certaine part, de vous faire obéir aux Lois de la Nature d'autre part et de vous tenir sur le sol par cette Loi d'Attraction.
Ce magnétisme circule en vous et se distribue sous une forme d'ailleurs de prâna terrestre. Et lorsque l'on est bien rempli de prâna...
Je vais vous faire la démonstration de ce que je dis, parce que des fois lorsque je parle on dit : “Oui, c'est peut-être une théorie...” Mais je vais vous faire la démonstration de ce que je dis.
Lorsque vous allez dans la nature et que vous vous saturez de prâna, il vous semble d'un seul coup que vous êtes aligné, équilibré et il vous vient souvent un mot à l'esprit où vous dites : “Je suis bien, bien dans ma peau, très vertical. J'ai l'impression d'avoir bien les pieds sur la Terre.” Cela veut dire que cette force d'attraction, ce magnétisme ayant été bien déployé en vous par votre méditation ou par vos exercices respiratoires ou par votre foi, votre amour de la nature, ce magnétisme vous a, c'est vrai, d'une part permis de vous aligner et d'autre part de vous planter bien comme il faut sur la Terre.
Et c'est important. Parce que les racines éthériques que vous possédez, elles ont besoin d'être bien plantées dans la Terre, dans le corps éthérique et le corps physique de la Terre. C'est important, parce que de là vous tirez une force qui ensuite est transformée pour devenir une force spirituelle, une force de volonté, une force qui va servir à l'irrigation du mental, pour développer l'intelligence, pour apprendre des langues ou pour s'instruire en spiritualité, peu importe !
Un homme qui ne reçoit pas suffisamment les forces de la Terre est appauvri en intelligence, en puissance mentale, en puissance affective. Il est affaibli et il devient petit à petit débile !
Sitôt que ses racines se redéploient et comme un arbre s'enfoncent dans la Terre, à ce moment-là l'homme se verticalise, il devient fort et tout lui devient possible, parce qu'il a la force. Et d'où vient cette force ? Hum ?
Il peut penser une seconde que cela vient de lui. Ah ah ! Rien ne vient vraiment de lui ! En lui réside uniquement le pouvoir d'organisation. Toutes les forces appartiennent à l'Univers et aux planètes. L'homme, lui, ne possède aucune force.
Par contre, en tant qu'individu, en tant que personne, ce que vous êtes vous en ce moment, en tant que personne, votre devoir, votre pouvoir, c'est l'organisation.
Votre devoir, votre pouvoir, c'est l'organisation.
Pour organiser, il faut un peu connaître.
C'est pour cela que ne peuvent s'organiser en fait que ceux qui ont commencé un chemin spirituel. Ou, même s'ils sont assez profanes, du moment qu'ils ont eu, par leurs expériences, des compréhensions qui les font s'assimiler au monde spirituel. Il faut savoir certaines choses, il faut les comprendre.
Donc, au fur et à mesure, je m'enracine dans la Terre et je m'élève vers le Ciel comme un arbre. C'est la même histoire !
S'enraciner
Si je ne m'enracine pas, je ne m'élève pas ! Pas moyen ! Il me manque une énergie et je le sens bien.
J'ai beau me construire des châteaux en Espagne, dès qu'il y aura un brin de vent, tout sera ravagé. J'ai beau me dire que je suis un grand initié, que je dilate tous mes chakras, que je parle avec tous les Maîtres du monde. Cependant, au moment où je devrais faire un réel effort, je ne pourrai rien faire. Et très tôt, je deviens fou, malade !
Comment est-ce que je vais m'enraciner ?
Pour m'enraciner, il ne faut plus que j'aie peur.
Pour m'enraciner, il ne faut plus que j'aie peur.
Qu'est-ce que c'est qui retient mes racines tout près de moi ? Le moi que je suis en tant que personne, personnalité. Qu'est-ce que c'est qui les retient ? C'est que j'ai peur. Hein ?
Je ne sais pas dans quoi je vais m'enraciner. D'abord, c'est une nouvelle idée. Je ne la connaissais pas il y a deux heures. Hein ?
Dans quoi je vais m'enraciner ?
Au fur et à mesure que je commence à vouloir déployer mes racines, je m'aperçois qu'il faut que je fasse confiance. Parce que je ne sais pas dans quoi je m'enracine. Je peux imaginer que c'est la Terre, d'accord ! Mais je ne sais pas.
Et pour faire ce relâchement, je m'aperçois que je dois avoir confiance. Et c'est à ce moment-là que je vois tout ce qui en moi a peur. Tout ce qui en moi frissonne et tremble de peur ou d'insatisfaction ou de colère. Et d'un seul coup, comme un escargot que l'on a touché et qui se rétracte dans sa coquille, mes racines, rouf !, rentrent dans ma personne. Et de nouveau, dans mon petit coin, il fait froid. Et de nouveau, je commence à compenser. De nouveau, je me mets à boire ou à fumer ou à faire des séminaires pour rencontrer des gens plus heureux que moi, parce que leur spectacle me réchauffe, etc.
Mais si je me donne le droit, si je m'offre ce courage, ce beau cadeau, de décrisper, de relâcher et d'enfoncer ces racines, et de ne pas avoir peur de tous les fantômes qui vont monter à ce moment-là, de toutes les peurs, qui sont les miennes, que je vais voir, de tous ces frissons que je vais avoir et éprouver. Je ne dois pas avoir peur. Ce sont des mirages, ce sont des souvenirs qui se sont entassés, comme dans un album photo. Et il faut que les photos s'effacent ! Et pour qu'elles s'effacent, il faut que les pages tournent ! Et bien sûr, je ne suis pas aveugle, alors je vais les voir, ces photos ! Mais il ne faut pas avoir peur !
Ce ne sont que des souvenirs et cela doit partir ! Cela doit sortir !
Mais juste par le regard. C'est tout !
Il faut laisser passer la chose, même si elle dure une heure, même si elle dure une semaine, certaines émotions peuvent durer assez longtemps. Il faut les regarder comme on regarde des cartes postales. Car après elles disparaissent. Et c'est à ce moment-là que je m'aperçois qu'une énergie arrive en moi, une énergie que je ne soupçonnais pas, que je ne pouvais pas inventer, que je ne pouvais pas visualiser. Cette énergie qui provient de la Terre, parce qu'elle est ma Mère et qu'elle me l'envoie, parce qu'elle veut que je réussisse ! Alors à son enfant, elle envoie tout le sérum vital qu'elle peut lui offrir !
Et par les pieds, les pieds physiques et les pieds spirituels, elle irrigue son enfant, qui ensuite n'a qu'à s'ouvrir comme un parapluie, comme un arbre au printemps. Et à ce moment-là, pour l'enfant, c'est très facile de travailler.
Maman est en bas, qui tient le foyer. Le Père est en haut, qui tient le pouvoir. Et l'Enfant, en allant d'une flamme à l'autre, finit par se construire.
Et ce qui le fait éclater de rire un beau jour, c'est de s'apercevoir que cette Mère ce n'est pas simplement la Mère, la Terre, l'autre. Cette Mère, c'est une part de lui, c'est lui. Et ce Père, ce n'est pas un Dieu qui était en haut, c'est une autre partie de lui.
En fait, qu'est-ce qu'il était en train de bâtir ? Lui qui avait l'impression de n'être qu'un enfant veillé par le père et la mère en bas. Il avait vraiment l'impression d'exister en tant que fils. Et s'il avait l'impression d'exister, c'est qu'il avait une mission à travers ce rêve, cette étape.
Qu'est-ce qu'il doit construire ?
Le Fils
Réfléchissons bien au symbole du Fils.
L'Homme est un Fils.
Ça veut dire quoi ?
Voyons la Mère, voyons le Père, voyons le Fils. Il se trouve le Fils ?
Au milieu.
Puisqu'il est le produit et la synthèse des deux. Il est donc au milieu, comme le fruit.
Réfléchissons encore ! Parce que je veux que vous puissiez trouver avant que j'explique tout systématiquement. C'est plus enrichissant pour vous.
La Mère, le Père, le Fils au milieu.
Qu'est-ce que l'on peut comprendre là ?
Faisons un petit effort !
Si on reprend la constitution occulte de l'Homme, tel que c'est enseigné dans les grandes traditions, on s'aperçoit qu'il y a le Plan Mental Inférieur, le Plan Mental Supérieur, plus haut les vêtements de l'âme et pour relier tout cela, ce que certains appellent l'Antakarana, c'est-à-dire un moyen de communication entre les Plans Inférieurs et les Plans Supérieurs, soit les Plans de l'Âme.
Si l'Homme existe et s'il est un Fils, c'est parce qu'il est ce pont entre sa Mère et son Père.
Maintenant, qui est la Mère dans l'Homme ? Non pas sa mère, celle qui l'aurait enfanté même spirituellement, mais sa Mère intérieure, dans sa Trinité.
Qui est la Mère en l'Homme ? Quel est ce principe ?
On s'aperçoit que la Mère en l'Homme, c'est toute sa partie physique, intellectuelle et affective. Ça c'est toute la Mère, donc la Matière Inférieure et la Matière Supérieure desquelles on parle d'intellect et d'émotion.
Qui est le Père en l'Homme ?
Eh bien, c'est toute la Lumière, tout ce que l'on associe à la Divinité, au Pouvoir, à l'Esprit, à l'Âme.
Et qui est le Fils ?
On s'aperçoit que c'est ce drôle de rejeton qui se dit : “Je connais assez bien ma mère, mais je ne connais pas vraiment mon père. Dieu sait avec qui elle m'a fabriqué ! Est-ce que je ne serai pas un enfant de père inconnu ?”
Et c'est bien comme cela que je me sens comme un orphelin. Et c'est pour cela que les disciples pleurent autant pendant les prières et les méditations parce qu'ils se sentent orphelins. “Mon Dieu, je ne te connais pas ! Mon père, je ne t'ai jamais vu ! Apparaît ! Viens me voir !”
Je connais bien ma mère, donc je ne l'appelle pas. Qui appelle sa Mère ? Qui appelle sa Matière ? Personne !
Au contraire, on se dit : “J'ai une mère au foyer qui est complètement désaxée.”, dans le cas où je fume, où je bois, où je dors tard. Ou bien : “J'ai une mère au foyer qui est beaucoup trop disciplinée, alors cela m'ennuie à 10 heures tous les soirs au lit, jamais d'alcool, jamais de cigarette, jamais de cayenne, jamais de curry, que de la salade verte et de l'huile d'olive ! Alors cette mère-là, je la connais bien !”
À quoi sert ma Mère ? À quoi sert mon Père et pourquoi est-ce qu'ils se sont mariés ces deux-là ? Pour faire quelle histoire ? Hein ?
Une histoire que je dois vivre ensuite tout seul parce que ma mère me dit : “Écoute, maintenant tu es majeur, tu as un cerveau, tu es un humain. Tu es majeur donc tu vas te débrouiller tout seul ! Je bichonne les arbres, je bichonne les fleurs, je bichonne les animaux. Mais toi maintenant tu es majeur, tu avances tout seul avec ta volonté et ton discernement !”
Mais le Père se dit : “Il n'est pas encore assez mûr, il a encore besoin d'un peu d'expérience. Alors je ne me montre pas tout de suite.”
C'est cette transition inconfortable que vit l'homme. Il se dit : “On m'a jeté du foyer, je ne sais pas encore bien vivre la vie. Je ne sais même pas ce qu'est vraiment la vie et il n'y a personne pour me l'apprendre. Heureusement j'ai des parrain !”
Et c'est là que la Hiérarchie arrive sur des beaux chevaux blancs avec des grandes trompettes et des grandes drapeaux ! Voilà le premier Messie qui passe, le deuxième Messie, le troisième Messie avec ses hordes de disciples et d'initiés avant et après ! Et tout le monde tape sur le même tambour !
“Tu es le fils de Dieu, tu es le fils de Dieu !”
Et moi, qui ne suis que ton parrain, je te dis : fais ceci, fais cela, comprends ceci, comprends cela ! Mais nous ne sommes que des parrains. C'est pour cela qu'il ne faut pas nous aimer autant, nous prier autant ! C'est un abus de confiance !
Nous créons des abus de confiance en soulevant un tel amour. Parce que cet amour ne doit aller qu'à vous-même ou au Dieu qui est en vous. Nous ne sommes que des parrains, rien d'autre !
Alors, revenons à cette Mère.
Qui est cette Mère en l'Homme ?
C'est toute votre partie, non seulement matérielle mais aussi psychologique, morale et affective.
Alors vous allez me dire : “mais pourquoi cette Mère elle existe ? Pourquoi est-ce que le Père l'a prise pour épouse et pour la prendre pour épouse, pourquoi est-ce qu'il l'a créé ou pourquoi est-ce qu'il l'a contenu ou pourquoi est-ce qu'il l'a regardé et qu'il a été attiré ?”
Il faut comprendre, comme l'exercice que je vous ai fait faire tout à l'heure, à propos du début et de la fin, il faut comprendre que le concept de Père-Mère en l'Homme est un concept qui n'est non pas séparé en un Père masculin et une Mère féminine, mais c'est un seul et même être.
Alors, je sais que beaucoup d'intellects vont se dire : “Je vais arranger la sauce et pour comprendre, j'imagine un grand cercle, un seul et même être et puis je le coupe en deux, en haut le Père et en bas la Mère !”
Je vous demande de faire un effort supplémentaire et de ne pas avoir recours à cette simplification, sinon vous ne me comprendrez pas, vous n'arriverez pas à méditer !
Voilà, je vous demande de faire un petit exercice pour vous mettre en état d'appesanteur.
Père-Mère, non pas comme deux parties d'un cercle, comme deux moitiés d'un cercle, mais imaginez une spirale ! Hum ?
Une spirale qui tourbillonne et elle tourbillonne tellement vite, de manière tellement serrée qu'on ne voit pas la différence entre le blanc et le noir. On voit des éclats de lumière, d'un coup, un blanc, un noir, et cela crée des choses, mais on ne peut pas dire où est le blanc et où est le noir dans la spirale. On ne peut même pas dire s'il y a vraiment une couleur. Tout va tellement vite que finalement on ne ressent que de l'énergie et, d'un seul coup, quand la vitesse est au maximum, apparaît une brillante lumière !
C'est le Fils et celui-là n'a pas de couleur, aucune couleur !
Il n'est pas positif ou négatif, il est les deux en même temps et rien de tout cela !
Et être un Fils est la plus grande des énigmes. Et c'est pour cela que votre vie vous semble si difficile et à vivre et à comprendre, parce que vous arrivez à identifier le Père et la Mère, le plus et le moins, la mort et la vie, mais vous, votre nature, votre position, c'est la réunion de tout cela et par la réunion, la disparition de tout cela !
Le Fils.
Et qu'est-ce qu'il fait ce Fils ?
Eh bien, par sa compréhension progressive, par son évolution progressive, il finit non seulement par construire une communication entre ses Plans Inférieurs et ses Plans Supérieurs, entre le Plan Inférieur de Dieu et le Plan Supérieur de Dieu, de Dieu lui-même. Mais, en même temps, il devient le Repos de Dieu. Le Repos de Dieu qui a fini d'exister en masculin et en féminin et qui redevient lui-même. Un endroit où plus rien ne va bouger. Où on ne pensera même plus à l'immortalité parce que l'on n'a jamais imaginé la mort. On Est tout simplement.
Et c'est pour cela qu'être un Fils est si important ! C'est le seul moyen par lequel Dieu retourne à lui-même.
Être un Fils c'est le seul moyen par lequel Dieu retourne à lui-même.
Quand il est le Père, il est le Père ! Quand il est la Mère, il est la Mère ! Et il vit dans cette apparence de début et de fin, de mort et de renaissance. C'est son apparence mais cependant il la vit. C'est votre apparence et vous la vivez, vous l'éprouvez ! Et il vous semble que cela existe vraiment. Même si je vous dis que c'est une illusion, cependant vous la vivez vraiment !
Et pour Dieu c'est pareil, il meurt et il renaît aussi. Aussi bien dans l'Espace, par les étoiles, les planètes, que en vous, par vos différentes personnalités.
Cependant il y a pour lui un moyen d'échapper à cette illusion. D'échapper à ces morts et ces renaissances illusoires.
C'est le Fils.
C'est son seul passeport pour l'éternité. Et c'est vous !
Ces hommes qui semblent anodins. Eh oui ! Ces hommes dont on se moque. Ces hommes que l'on massacre volontiers. Que l'on affame sans se faire trop de soucis. Que l'on exploite. Que l'on ne tolère pas. Que l'on critique. Eh oui ! C'est ton voisin, c'est toi, c'est ta famille, c'est ton peuple ! C'est tout ça !
Alors d'un seul coup les valeurs changent !
Il n'y a plus un Dieu en haut que je vais essayer d'attraper ! Parce que le Dieu qui est en haut c'est le Père. C'est ce masculin. Et il n'a pas besoin de moi. Il existe dans l'Espace.
D'un seul coup, je m'aperçois que je n'ai plus une Mère divine à aller rejoindre. Parce que cette Mère, elle existe. Elle a fait la nature. Elle s'exprime à travers la nature. Après tout, elle n'a pas besoin de moi ! Elle arrive à s'exprimer quand même.
Par contre, les deux ensemble ont soudain terriblement besoin de moi pour se sortir de cette histoire qu'est l'Univers. Je suis leur seule porte de sortie.
Grâce à mon intelligence, grâce à mon individualité, grâce à ma volonté, même si au début je suis maladroit, même si je fais des bêtises, même si je suis grossier, c'est cependant moi la porte de sortie de cette histoire !
Alors d'un seul coup, je ne vais plus chercher Dieu, ni les Maîtres !
Mon Maître est partout ! Mon Dieu est partout ! Ma mission est partout !
Et elle est d'abord en moi : me sauver chaque jour.
Comment je vais faire pour me sauver chaque jour ?
Pour être chaque jour “ce Fils qui est la résurrection et la vie.”
Il vous l'a dit ! En fait, je ne fais que répéter des lieux communs. Mais est-ce qu'on l'a compris ? Non !
Quand il dit : “Je suis la résurrection et la vie.”, à quoi pensent les gens ?
“Tiens, c'est celui-là qui, en me baptisant, va m'empêcher de mourir ou de brûler en enfer. Il va me ressusciter !”
Jésus-Christ n'a pas parlé ni pour lui-même, ni pour le travail qu'il accomplissait. Il a parlé à vos principes et de vos principes intérieurs.
Donc “Je suis la résurrection et la vie.”, quand Jésus le dit, c'est vous qui devez le dire et sentir que vous êtes cette résurrection et cette vie qui est Dieu. Dieu sorti de la Matière, de la matrice de la Matière.
Maintenant, vous allez me demander mais pourquoi est-ce qu'on y va ? Pourquoi toute cette histoire ? Pourquoi est-ce que le Père qui est aussi la Mère, pendant un certain temps, se sépare apparemment en deux ? Qu'existe un Fils qui doit sauver ses parents ? Pourquoi tout cela ?
Comme je vous l'ai déjà expliqué et comme je voulais démontrer au début : la vie est un mouvement.
Dieu est un mouvement.
Quand je dis mouvement, je ne parle pas des choses qui bougent, des atomes qui bougent.
Quand je dis mouvement, je dis qu'il recommence sans arrêt.
Il se perpétue sans arrêt.
Alors bien sûr, la question prochaine, la logique qui arrive, s'il se perpétue sans arrêt, qui est Dieu ?
Qui est Dieu ?
“Je le croyais éternel ! On m'a dit : il est éternel, il est l'immortalité, il est le non-mouvement. Qui est Dieu alors ?”
Si vous voulez que je vous amène tout doucement vers ce précipice où peut-être vous comprendrez la nature des choses, il faudra être très souple.
Pour l'instant, vous me posez la question : Qui est Dieu ?
Et c'est pour cela que vous n'avez pas de réponse. Parce que vous avez prononcé le mot et le concept de Dieu.
Il n'y a pas un Dieu qui existe, ensuite son Univers et ensuite ses enfants et ensuite ses différents règnes. Le concept de Dieu est une idée qui ne va nulle part. Si je pense à propos de Dieu, je vais penser, donc je deviens humain et Dieu m'échappe, la Vie m'échappe !
Si je ne pense pas à propos de Dieu, c'est-à-dire que je ne construis aucune croyance, aucun principe, si à la limite je ne crois même pas en Dieu, je n'imagine plus rien, Dieu n'existe plus...
À ce moment-là se déclenche dans l'être une zone que vous ensuite, quand vous en reviendrez, vous l'appellerez Dieu.
C'est simplement un autre endroit de la vie, mais une vie tellement extraordinaire, tellement belle, tellement riche, que quand l'humain la frôle et quand il en revient, il se dépêche de dire : “Si c'est si beau, si riche, si supérieur à moi, c'est que c'est Dieu !”
Et cependant ce n'est que toi, sans arrêt et encore toi, toujours que toi, mais un autre aspect de toi !
Où est Dieu là-dedans ?
Hm ! C'est une idée !
Tu vas me dire, mais est-ce qu'il est quand même correct d'aimer Dieu ?
On a tellement peur d'être orphelin, pas vrai ?
On a tellement peur d'être tout seul, tellement peur de ne pas bien faire, tellement peur de ne pas être un bon disciple. Quand même, l'amour, mais oui l'amour, c'est sûr l'amour, bien sûr l'amour ! Pour Dieu si tu veux ! Tant pis si tu retombes, aime-le au moins, au moins ça de gagné !
Mais si tu me suis suffisamment, tu comprends dès lors que l'Amour, c'est comme la Lumière de ce pays que tu as rencontré et qu'ensuite en revenant tu appelles Dieu, mais que l'Amour ce n'est que cette Lumière, toute cette Lumière, mais simplement la Lumière !
Alors pourquoi vas-tu accaparer cette Lumière ou une fraction de cette Lumière pour en faire un phénomène affectif et la renvoyer ensuite à ce pays qui est en toi et que tu appelles Dieu ? C'est un mystère pour moi !
Pour vous Dieu est un mystère, mais pour moi le plus grand ésotérisme c'est de comprendre la complexité des réactions humaines !
L'humain est un grand mystère
Pourquoi est-ce qu'il se fabrique Dieu ?
Pourquoi est-ce qu'il se fabrique de la dévotion, de l'adoration ?
Pourquoi est-ce qu'il trouve cela indispensable ?
Pourquoi est-ce qu'ils en font de véritables voies d'évolution ?
C'est très bizarre !
Il faudra qu'un jour tu m'apprennes ces choses ! Hein ? Tu feras une conférence ! D'accord ? Cette fois-ci j'écouterai !
Je sais ce que tu vas me dire.
Tu vas me dire : “Moi, Dieu, je ne le connais pas ! Je me sens tout seul ! Mais comme il paraît que Dieu existe, et comme il me semble quand même qu'il doit exister, si je suis un peu mon intuition et mon pressentiment, eh bien, comme il est correct d'aimer son Père et comme les anciens avant moi l'ont dit aussi, eh bien il me semble correct d'obéir et de le faire ! Et je me sens bien quand je le fais !”
C'est bien ! Si tu te sens bien, je suis content ! Mais seulement tu ne vas pas passer ta vie à être bien ! Un jour tu ne seras pas bien ! Alors que feras-tu de ton amour ? Hein ? Tu l'auras transformé en énergie de colère pour une situation que tu ne contrôles pas ! Et l'amour pour ton Dieu à ce moment-là, disparu ! Tu ne pourras pas faire ton office ce jour-là !
Et de là commence alors la culpabilité. Alors il y a les jours sans et les jours avec. Les jours où l'on prie, les jours où l'on ne prie plus. Puis on dit au bon Dieu : “Mais tu m'as fait la vie si difficile que c'est normal que je ne puisse pas te prier tous les jours ! Trouve-moi un bon emploi, trouve-moi un bon mari ou une bonne épouse, des enfants corrects et tu verras je te prierai tous les jours !”
Et on aboutit ainsi à des comportements complètement stupides et infantiles !
Pourquoi ?
Parce que l'on crée l'idée de Dieu.
Voilà ! Tout simplement !
Au lieu de voir la vie.
Et si l'on veut utiliser l'Amour, je dirais d'aimer la Vie.
Si l'on veut utiliser l'Amour, je dirais d'aimer la Vie.
Mais comment est-ce que l'on va imaginer cette vie et aimer cette vie ?
C'est là qu'on s'aperçoit que l'idée de Dieu n'est pas tout à fait partie mais qu'à ce moment-là, elle devient bonne, qu'elle est élevée, qu'elle a changé en une beauté très grande. Cela devient le sens du Sacré. Eh oui !
Quitte ton Dieu ! Je t'en prie ! Quitte ton Dieu !
Quel que soit le Dieu que tu aimes, quitte-le ! Ce n'est qu'une idée !
Par contre, remplis-toi du sens Sacré vis-à-vis de la vie, vis-à-vis des étoiles, vis-à-vis de tous les humains, vis-à-vis de toutes les planètes, vis-à-vis de tous les plans de l'Univers que tu ne connais pas. Et le dernier, c'est celui que, maladroitement, tu imagines être Dieu et que tu appelles cela Dieu.
Mais c'est un Plan !
Et quand je dis c'est un Plan, je ne veux pas te refroidir et réduire les choses à des simples couches de l'Univers. Ce n'est pas cela mon intention !
Je te dis : au début, il n'y a que Dieu. Et Dieu est un Royaume. Et quand tu retournes à ce Royaume, tu deviens le Royaume.
Le Royaume
Tu ne te dis pas : “Tiens, j'ai rencontré Dieu !”
Ah ah !
C'est quand tu redeviens un homme ! Il y a des gens qui frôlent Dieu et redeviennent ensuite des hommes. Alors ils se disent : “J'ai vu Dieu.” Non, ils sont simplement allés dans le Royaume. Mais avec la manie qu'a le cerveau, avec la manie qu'à l'intellect, de poser un nom sur chaque chose, d'identifier chaque chose, le Royaume devient Dieu. Voilà ! Alors d'un seul coup, l'homme reste un homme. C'est normal !
Si je me dit ceci : je pense Royaume. Et je me dis : moi, je suis ce Royaume. D'un seul coup, j'arrête la suite logique des pensées qui m'identifie aussi à être un homme. Parce que je ne me sépare plus.
Je suis le Royaume et le Royaume a différentes régions.
Il y a des régions matérielles, la mine, le plan physique, et des régions de plus en plus étherées jusqu'à arriver au Royaume de Lumière.
Et imagine toutes les morts qu'il va te falloir endurer si tu ne comprends pas ce que je te dis. Hmm ?
Imagine le nombre de fois où tu vas souffrir parce que tu vas vouloir te contrôler, te maîtriser au lieu de simplement te réorganiser.
Alors fais un tout petit effort de compréhension !
Je ne demande pas d'actes de foi.
Je ne demande pas de grandes méditations.
Je ne demande pas des régimes spéciaux pour obtenir un corps pur et tellement transparent qu'on verrait les arbres fruitiers à travers.
Je ne demande rien de tout cela.
Je te laisse même tes cigarettes.
Je te laisse même ton verre de vin rouge tous les soirs.
Je te laisse même tes attractions sexuelles.
Tout ça, c'est cadeau ! Ben oui, prends ! C'est cadeau, je t'assure !
Je ne te demande qu'une chose : fais un effort de compréhension !
Travaille la profondeur et la justesse des pensées !
Et pour cela, il n'y a qu'un seul moyen pour toi. Pour cela, enlève le concept de Dieu !
Dieu ne t'intéresse plus !
Tu ne sais pas qui est Dieu. Donc tu ne sais même pas si tu dois l'aimer, le prier, le visualiser en vert, en rouge, avec une tête d'éléphant ou une tête d'Égyptien. Et comme les modes passent, qui sait si demain il aura la même tête que celle d'aujourd'hui ! Hein ? N'essaye rien.
Dieu, c'est ce qui va t'arriver. C'est tout.
Si tu acceptes de faire ce que je dis, tu vas t'apercevoir que la peur de la mort va rejaillir en toi.
Parce que, en acceptant que Dieu soit quelque chose qui va t'arriver un jour, et que tu ne sais pas de le faire arriver aujourd'hui, tu ne sais pas de t'en entourer aujourd'hui comme d'une protection contre les intempéries, contre la malchance, contre les envoûtements, contre la mort ! Hum ? Dieu, ce n'est pas une assurance tout risques ! C'est ton paradis !
Donc, lorsque tu vas ne plus penser à Dieu, mais simplement donner un sens Sacré à toute chose, tu verras que tu te sentiras dans un état d'insécurité. Parce qu'aujourd'hui, l'amour que tu as pour Dieu n'est motivé que par la peur que tu as de mourir définitivement, et dans ton corps, et dans ton âme. Mon Dieu, que ce serait embêtant !
Très embêtant, très douloureux ! Et je te comprends ! Ce ne serait pas joli du tout !
Simplement, je te dis : sois honnête ! Très honnête, et avec toi, et avec ton paradis ! Ne crée pas des intermédiaires qui deviendront peu à peu des obstacles.
Tu n'as plus peur de la mort, tu n'as donc plus besoin d'aimer Dieu.
Aime tout !
Aime tout !
Pas spécialement Dieu. Aime tout !
Les hommes, les vaches, les algues, les étoiles, tout !
Et tu t'aperçois que d'un seul coup, tu n'as plus peur de mourir.
Quand tu aimes tout, tu n'as plus peur de mourir.
Quand tu aimes tout, tu n'as plus peur de mourir.
Pourquoi ?
Parce que ta conscience s'élargit, et tu t'aperçois que ta propre vie est dans toutes ces choses. Qu'une part de toi est la fleur, qu'une part de toi est l'éléphant, qu'une part de toi est ce politicien véreux qui n'arrête pas de massacrer des gens, ou ce financier qui n'est qu'un escroc, ce monde complètement fou, qui a la boule à l'envers, comme tu dis toi-même, c'est une part de toi, donc tu n'en as plus peur, parce que tu sais que cela ne peut pas mourir. [...]
Mais comme tous les codes, cela devient vieux, cela devient périmé et il faut les retirer, en toi qui es le Fils. Ne sois pas attaché ! Ne retiens pas, car, pour sûr, là tu en mourrais ! Et spirituellement cette fois.
Donc où est ta mort ?
Nulle part ! Elle n'est que la transformation de tes Plans.
Où est ta vie ?
Partout.
Qui est Dieu ?
Ton Royaume.
Qui est ta Mère ?
Ton Royaume aussi mais celui de la Terre, la civilisation, la chair, les atomes, etc.
Et où va tout ça ?
Vers le Bonheur !
Tu t'en moques, vers où cela va. Moques-toi du sens de l'histoire ! Même si en fait on peut en trouver un. Le Bonheur, c'est la seule histoire qui serait à vivre.
Le Bonheur, c'est la seule histoire qui serait à vivre.
L'Histoire de la Vie
C'est l'histoire d'un Dieu qui n'arrête pas de se retourner sur lui-même, qui un jour donc déploie sa peau à l'envers et montre le monde et vit le monde. Et puisqu'il vit le monde, il essaie d'y trouver du Bonheur. Mais comme son plus grand Bonheur c'est quand même d'être lui-même donc Dieu, donc d'être un paradis, alors il ressort de son Univers et il retourne à son paradis. Et c'est là que sa peau se retourne sur elle-même encore une fois et que tout ce qui était dans son ventre rerentre dans un centre, dans un sac. Et apparemment il n'y a plus rien. Et le serpent dort encore sur lui-même pendant un âge qu'on appelle le Grand Sommeil. Et puis il se redéploie en se retournant à l'envers. Et là il y a la Vie.
Et cela, cela continue. Et cela continuera.
Et imaginez, à ce moment-là du discours, un concept de continuité. Et c'est briser en fait l'éternité qui caractérise le Royaume.
On ne peut pas imaginer qu'un jour cela ait commencé, même si on pense que cela va durer toujours. Le concept même de la durée est le piège qui va nous faire ensuite penser : “Mais quand est-ce que cela a commencé ? Comment cela se perpétue ? Quand est-ce que cela va finir ?”
Donc il va falloir que je pense avec un autre concept et oublier le phénomène de durée. La durée c'est uniquement ma montre. C'est une pratique sociale pour savoir à quelle heure je prends l'avion. Parce que l'avion, il part à une heure précise, c'est tout ! Il n'y a que sur ce plan-là que la durée existe. Ailleurs c'est terminé ! Ailleurs il n'y a que des transformations, des retournements du serpent dans sa peau ou en dehors de sa peau et c'est tout.
Alors, automatiquement, moi qui suis un homme, je vais penser que ma propre durée n'a jamais commencé et ne finira jamais et bien sûr et là tu as raison ! Apparemment tu es entre parenthèses, juste le temps d'être le Fils, de construire ce pont, mais ce n'est qu'une apparence.
Conclusion
Alors que vas-tu retenir de ce soir ? Et ensuite je te laisserai regagner ton foyer.
Que vas-tu retenir de ce soir ?
Eh bien, je veux que tu retiennes cette chose qui, à mon sens, est essentielle.
La mort n'existe pas.
Et non pas parce que l'immortalité la contrebalance, mais simplement parce que la mort n'est qu'un phénomène de transformation.
Donc si mon intelligence me dit “les choses meurent, et je meurs, mon corps meurt”, je dois essayer de le voir un cran plus haut comme phénomène de transformation.
Si je contrebalance en pensant : “Je suis immortel dans l'âme”, je vais quand même avoir peur de la mort et tu le sais très bien.
Tu es sûr que ton âme est immortelle parce que tu crois les Maîtres, mais dès que tu penses à ta propre fin, ça t'embête, ça t'embête ! Ça t'embête terriblement ! Donc ça ne sert à rien de contrebalancer, il faut penser en transformation et ainsi le véritable concept, la véritable idée de l'immortalité petit à petit se fera jour parce que tu verras cela comme un mouvement très long et éternel et non pas comme quelque chose qui contrebalance une dure réalité qui serait la fin et la mort.
Retiens ceci !
Retiens aussi que quand tu veux changer quelque chose en toi ou dans ta vie, tu n'as pas à faire un effort, tu n'as pas à te contrôler, à te maîtriser, tu n'as qu'à réorganiser tes volontés, c'est tout !
Et quand tu veux faire un gros effort sur toi-même ou que tu es fatigué ou que tu as beaucoup de travail, qui donc te prend beaucoup d'énergie, eh bien délaye un peu ta transformation. Prends quelques jours de repos, refais tes énergies et tu verras qu'à ce moment-là, avec toutes les énergies nouvelles que tu as déployées, en un clin d'œil tu fais ta transformation !
Sache donc te mesurer, t'organiser !
Autre chose que je veux que tu retiennes, c'est l'histoire du petit marin qui doit monter son mât et monter sa voile petit à petit.
Lorsque toutes ces choses concrètes ne fonctionnent plus, fais appel à ton côté abstrait ! Là il y a en réserve de puissantes énergies et tu peux y avoir accès.
C'est d'ailleurs à ces énergies que tu as accès lorsque tu pries, lorsque tu as la foi et que tu pries vraiment. Tu t'aperçois que d'un seul coup des énergies viennent sur toi. Et tu crois que Dieu t'a répondu n'est-ce pas ? Ce n'est pas faux, c'est vrai que Dieu d'une certaine manière t'a répondu, mais Ton Dieu intérieur, l'autre partie de toi, ton Royaume !
Je veux que tu transformes aussi ta pensée, que tu ne penses plus à un Dieu qui est dehors mais à un Dieu qui est dedans, qui est toi et qui est tout et que tu donnes à chaque chose le sens Sacré auquel elle a droit.
Et c'est ainsi que tu ressembleras de plus en plus à un membre de la Hiérarchie de Vénus.
Hiérarchie de Vénus
Sur Vénus, vois-tu, on n'aime pas Dieu, on ne sert pas Dieu, on n'imagine pas Dieu. Ils regardent l'Univers, ils regardent les planètes et ils voient des flammes, toutes sortes de flammes, des petites, des grandes... Et comme ils ne sont plus prisonniers de ce mirage qu'est l'idée de Dieu, ils aiment ces flammes et ils essayent de les sauver.
Ainsi ils sauvent Dieu et pourtant jamais dans leur esprit vous ne lirez la pensée de Dieu. Il y a simplement un Grand Amour qui sort et qui veut aller aider ces flammes qui sont dans les mondes, dans les hommes. Libérer ces flammes pour qu'elles deviennent un grand feu et ce feu-là, s'il faut l'appeler Dieu, bon peut-être, mais ils n'y consentent jamais.
Ce n'est que lorsqu'ils parlent avec les humains que de temps en temps ils se pincent la langue et se disent : “Zut, il me faut utiliser ce mot, mon Dieu, quelle horreur !” Et c'est parce que ces êtres aiment tant les flammes et la flamme de la Terre, qu'ils sont venus sur la Terre il y a bien longtemps, très physiquement. À un moment de leur histoire où ils étaient encore sur le seuil physique, juste avant de rebasculer dans le corps spirituel qui est le leur aujourd'hui.
Ils ont envoyé les derniers d'entre eux, bien sûr ils étaient très évolués, mais les derniers d'entre eux qui étaient encore dans le seuil physique et ils ont fondé la Hiérarchie que l'on appelle aujourd'hui la Hiérarchie Planétaire. Ils ont mis en place les différents postes, tels que ceux-là existent dans leur système Vénusien. Normalement chaque planète a son système, bien que les Lois soient un peu les mêmes partout, puisqu'il y a une cohésion de l'Univers, puisque c'est Dieu qui est partout, c'est le Royaume qui est partout. Mais selon les tempéraments, la spécificité des planètes, il y a des constitutions un peu différentes.
Sur la Terre, les Vénusiens ont instauré exactement la même Hiérarchie que sur Vénus et c'est pour cela que lorsque l'on aboutit à des connexions avec la Hiérarchie Planétaire Terrestre, on peut très vite aboutir à des connexions avec la Hiérarchie Planétaire de Vénus. Parce que c'est la même chose, parce que ce sont nos ancêtres, parce que ce sont eux qui ont tout inventé, tout fait sur la Terre, tout appris aux hommes.
On se demande toujours d'où vient l'astrologie, d'où vient la médecine, d'où vient l'écriture, d'où vient la grammaire, d'où vient le chant, d'où vient ceci, d'où vient cela. Hum ? Cela vient d'eux ! Ils ont tout apporté.
Exactement comme un père donne tout à son fils, la maison, les clefs de la maison, ce qu'il y a dans le grenier, plus ses combinaisons génétiques. Parce qu'à ce moment-là, ils se mélangeaient avec les humains qui existaient et qui étaient typiquement de la Terre. Et ils ont ainsi transfusé énormément de leurs données génétiques.
Donc on peut dire que l'on a été doublement gâtés ! Et par le sacrifice de leur sang, et par le sacrifice de leur esprit, de leur intelligence qui a tout créé.
Bien sûr, à un moment donné, ils ont dû se retirer. Et non pas parce qu'ils ont voulu nous laisser seuls. Non pas parce qu'il était temps que l'on se débrouille tout seuls. Simplement parce que eux-mêmes, ayant accompli sur la Terre le dernier seuil de leur évolution par le Service qu'ils ont accompli vis-à-vis des Terriens. Eux-mêmes se sont mis à franchir le seuil du Plan Subtil et ils ne pouvaient plus se maintenir dans le corps physique. Sitôt qu'ils essayaient même par la pensée de compacter les atomes, les cellules, plus rien n'obéissait. Parce que tout simplement, leur degré de conscience se plaçait sur un autre plan. Et ils ne pouvaient plus descendre.
C'est un peu comme un plongeur. Celui qui ne sait pas de quelle manière on plonge pour aller profond, eh bien celui-ci reste coincé à un certain plan de l'eau. Pour l'esprit, c'est la même chose.
Alors vous allez me dire : “Mais qu'en est-il de ces Grands Esprits qui descendent cependant en incarnation, qui sont les avatars, nos Messies, etc. ?”
Ceux-ci correspondent à des heures cosmiques, à des heures planétaires, à des heures initiatiques. Et ils sont aspirés ! Cela je l'avais déjà décrit.
C'est comme des roues. Petites roues que sont les humains, plus grandes roues que sont les nations, plus grandes roues qu'est l'Humanité, avec des grandes roues que sont les Maîtres, ou une grande roue qui est un Avatar. Toutes ces petites roues ont une encoche.
La toute petite roue de l'homme roule vite. Les autres roues roulent lentement. Ce qui fait que les encoches sont pendant un certain nombre de tours complètement désorganisées. Et puis il y a une heure miracle, où un certain nombre d'encoches sont dans un alignement parfait. Et certaines fois, de la première jusqu'à la dernière, elles coïncident toutes. Et c'est à ce moment-là qu'il y a l'incarnation d'un de ces Grands Êtres.
Pourquoi ?
Parce qu'il y a le canal, il y a l'ouverture. D'un seul coup, la Terre et le Ciel se rejoignent ! Il n'y a plus de Plan ! Il n'y a qu'un seul grand couloir et tout se mélange et un Grand Être apparaît.
Ces heures sont connues par les plus illuminés de la Hiérarchie. Et celui qui est le prochain se prépare ! Chaque fois, celui qui est le prochain se prépare parce qu'il connaît son heure ! À cause de ces alignements. Cela se voit dans les étoiles, mais plus loin que les planètes du système planétaire. Cela se voit aussi dans les constellations. Parce que chaque encoche, chaque plan doit s'aligner.
Donc ces êtres nous ont tout donné, absolument tout. Mais à un moment donné, ils ne pouvaient pas faire autrement que de disparaître. Comme une eau s'évapore, elle devient un nuage. Mais un nuage, si on peut le voir, un Maître qui est un nuage, on ne le voit pas.
C'est alors qu'on se sent seul et qu'on se dit ce grand Ciel où il n'y a rien ! Ce grand ciel de mon âme où je ne vois rien ni personne !
Et pourtant le Ciel de ton âme est rempli de tous ces êtres qui sont Dieu mais qui existent en tant que êtres pendant encore un certain temps.
De temps en temps tombe la pluie. C'est vrai !
Alors à l'occasion d'une méditation, à l'occasion d'une prière, ou à l'occasion d'un moment suspendu que tu connais, en regardant une fleur ou une jolie scène de la vie, tu as l'impression de recevoir toute cette pluie. Tu as l'impression de ressentir toutes ces présences. Et d'un seul coup, tu es en même temps très proche de toi-même. Parce que tout cela, c'est l'Univers. Même si apparemment il se décompose en une multitude d'êtres, de plans, de planètes et de soleils.
C'est toi !
Tu vois comme ton corps va très loin ? Une part de toi est dans le Soleil et une part du Soleil c'est toi !
Et non pas simplement dans l'imaginaire, non pas simplement parce que c'est poétique, c'est joli, c'est philosophique ! C'est du concret, c'est du réel !
Il y a une part de toi dans toutes les constellations, même si elles sont très très loin. C'est toi !
Tous les Plans sont toi !
Alors dès demain, qu'est-ce que tu vas faire ?
Eh bien dès demain, tu vas te dire : “Aujourd'hui c'est un nouveau jour. L'idée de Dieu, je ne m'en occupe plus. L'idée de mes vices, de mes habitudes, je les transforme en volonté réorganisée et dirigée. L'idée de la mort, c'est terminé ! Ce n'est que de la transformation. L'idée de l'immortalité, c'est terminé aussi ! Puisque toute chose est de la même nature. Dieu est, le Royaume est.”
Si j'appelle ça l'immortalité, tant mieux, mais c'est dommage que je réveille l'intellect à ce moment-là. Restons dans le cœur !
Arrêtons tout !
Suspendons tout !
Et ainsi naîtra la méditation !
Tu auras pourtant les yeux ouverts et tu regarderas dehors à travers la clarté de ta fenêtre. Tranquillement, assis dans ton fauteuil, tu n'invoques personne, tu ne pries personne, tu ne te consumes dans aucun amour pour personne. Et d'un seul coup, l'Univers est là, à ta rencontre, et tu le vois, et tu le deviens !
Devenir l'Univers
Comment l'expliquer ?
C'est très simple ! Et je te quitterai là-dessus.
Prends l'Univers comme je prendrai l'image d'un grand océan. Dans cet océan, tu mets des compartiments.
Ce qui fait qu'au fur et à mesure, tu crées des mers intérieures, des canaux. L'homme est un petit centre, donc une petite mer intérieure.
Et il se dit : “Mais, on me dit que Dieu c'est moi, que moi je suis Dieu, que moi je suis l'Univers. Ça m'est difficile de le croire !”
Pourquoi ?
Parce que tu regardes cette réalité depuis l'intérieur de l'enceinte où tu te trouves, depuis ton contenant dont tu es le contenu.
Enlève ce premier récipient !
Et d'un seul coup, tu doubles ta surface ! D'un seul coup, tu deviens l'équivalent de deux mers intérieures ! Et tu prends confiance en toi ! Tu es un plus grand contenu, mais tu as toujours un contenant.
Enlève encore ce contenant et tu triples ta mer intérieure !
Enlève encore un et tu quadruples et tu quintuples ! Jusqu'à ce que finalement il n'y ait plus aucun contenant.
Et c'est à ce moment-là que l'océan seul existe !
L'histoire de la vie, c'est la même chose.
Il y a un grand océan qui est le Royaume ou qui est Dieu et puis il y a des compartiments, les différents règnes. Et chaque compartiment, chaque règne, pense exister parce qu'il est dans le centre de sa fortification. Puis lorsque les murs tombent, eh bien, c'est l'océan qui commence à apparaître. Et c'est lui finalement qui apparaît complètement !
C'est ce que je te souhaite !
C'est ce que je veux vraiment pour toi !
Si j'ai servi à quelque chose, je veux que ce soit uniquement à ça !
Je te souhaite de bonnes réflexions avec la méthode que je t'ai démontrée !
Je te souhaite de mourir très souvent mais cette fois dans la joie !
Je te souhaite de vouloir ta mort pour une plus grande évolution !
Je ne te souhaite pas de mourir physiquement demain. Je veux que tu meures dans ta tête, dans ton cœur qui est trop étroit !
C'est toutes ces morts-là auxquelles je tiens.
En attendant, vis une belle vie !
Je te salue.
(Date de la conférence : 27 09 1991)