🌟 Conférence 147

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Conférence de Pastor - 147

Thèmes

🔹 L'Enseignement 🔹 La Maturité 🔹 Je construis l'autre 🔹 Le jugement 🔹 La liberté ? 🔹 Le Libre Arbitre 🔹 Les pouvoirs psychiques 🔹 La communication 🔹 Venir, écouter avec son cœur 🔹 Qui sommes-nous ? 🔹 Trois Je Suis - Corps, Personnalité, Âme 🔹 La Trinité 🔹 Le Néant 🔹 Le manifesté 🔹 Se nettoyer 🔹 Le corps 🔹 La personnalité 🔹 Champ de conscience Divin - l'Âme 🔹 Trouver la stabilité 🔹 Étape de l'Âme 🔹 Maîtres incarnés et désincarnés 🔹 Le Royaume 🔹 Crée le meilleur dans l'autre ! 🔹 La blessure 🔹 Occasions de dépassement 🔹 Créer le mouvement 🔹 Dons et intentions 🔹 Soyez l'Amour ! 🔹

Question

Depuis des millénaires, les guides spirituels de l'Humanité ont communiqué et transmis aux humains, assez ouverts pour les recevoir, les règles du jeu cosmique. Les causes ou les raisons pour lesquelles l'Humanité se développe si lentement est pour une part dû au manque de foi et de volonté, et à une grande force d'inertie produite par l'éducation limitée aux phénomènes et aux Lois du Plan Physique.

Comment dans ces conditions envisager le destin proche ou lointain dans l'avenir des hommes ?

Réponse

Bonsoir,

Je vous souhaite à tous la bienvenue, mais comme en fait il n'y a ni commencement ni fin, que ce soit dans nos rencontres ou dans nos discours, il me semble que je n'ai ni à vous dire bonjour ni à vous dire bonsoir. Car tous ceux qui ont encore suffisamment éveillés, en fait, nous entendent depuis plusieurs années, depuis plusieurs incarnations, continueront de nous entendre même que l'on aurait cessé de parler, car cela n'a pas de fin.

C'est un processus qui, non seulement est naturel à la vie, naturel entre les différents graines, naturel aussi entre les hommes et les entités plus développées, ou bien les frères aînés ou les Maîtres, comme vous les considérez.

Il ne faut pas imaginer que le phénomène de la communication qui s'apparente d'un phénomène psychique, télépathique ou quelque chose de plus spirituel lorsque l'on pense que l'on communique depuis l'âme avec des entités. Le phénomène quel que soit le qualificatif, la communication en elle-même n'a rien ni d'extraordinaire ni de particulier ni de phénoménal.

L'homme voit du phénoménal à peu près partout. Pourquoi ?

Parce que pendant soit de nombreuses incarnations, soit même, s'il est prêt, pendant les quelques premières années de sa vie d'adolescent, voire même un petit peu la vie d'adulte, les énergies qui le composent sont en sommeil. Certaines fois les énergies spirituelles dorment d'une manière intentionnelle parce qu'elles veulent faire profiter la personnalité d'une plus grande extraversion, afin d'obtenir certaines expériences, afin de pouvoir comprendre un petit peu plus le mécanisme des Lois, du comportement Juste. Donc il y a tout un réseau d'énergie dite spirituelle qui, soit volontairement, soit involontairement à cause du manque d'évolution, dorment chez l'homme.

Cependant, une fois qu'un minimum de repères - et ces repères proviennent des expériences que l'on a en confrontation avec la vie physique, la vie professionnelle, la vie sentimentale, etc. - une fois qu'un certain nombre de repères est mis en place, les énergies spirituelles se mettent en état, soit d'action, soit de méditation, soit de guérison, soit de télépathie, peu importe ! Cela dépend de la nature de l'individu.

Donc on ne peut pas proprement parler d'un sommeil de l'âme comme si cela était la faute de l'homme, d'un homme pas suffisamment développé, d'un homme trop attiré par le matérialisme, d'un homme qui ne se soucie pas des autres, d'un homme trop égoïste, d'un homme qui n'a pas encore compris Dieu, d'un homme qui se laisse toujours piéger par le monde des phénomènes. Il y a volontairement, de la part de la Conscience, un sommeil, un manque de communication, afin qu'une aventure plus extérieure dans la vie physique ait lieu pendant un certain temps.

Il ne sert donc à rien d'accuser vos frères et sœurs qui sont un peu plus matérialistes pour l'heure. Il ne sert à rien de les juger, il ne sert à rien de les accabler, il ne sert à rien, même, d'essayer de les convertir à une plus grande spiritualité. La phase expérimentale est nécessaire.

C'est pour cela que l'enseignement en soi est une aberration. En fait, il faudrait un enseignement adapté non pas à chaque individu, mais à chaque groupe d'individus, à chaque niveau que l'on rencontre.

“Il faudrait un enseignement adapté non pas à chaque individu, mais à chaque groupe d'individus, à chaque niveau que l'on rencontre.”

 

L'Enseignement

Pour les jeunes âmes qui ont tout à expérimenter encore dans la matière parce qu'elles doivent vous construire certains feux, parce qu'elles doivent comprendre le mécanisme de certaines lois, il faudrait non pas parler de la spiritualité essentielle, mais parler d'une forme de spiritualité que l'on rencontre à l'intérieur de la vie, pendant l'expérience, pendant le mariage, pendant la profession, pendant le travail, pendant les échanges. À ce moment-là ce serait bien sûr toujours de la spiritualité, mais adapté à une vie concrète, à un art de vivre.

Une fois que cette première phase est conquise, comprise, intégrée, et que, donc, un certain nombre de feux se mettent en route et mûrissent, comme le chakra racine, le centre appelé le centre ara et le plexus solaire, alors là on pourrait passer à un enseignement, à des conseils d'une spiritualité plus essentielle. Où l'on commencerait à indiquer ce qu'est le processus du détachement et sa nature, sa nécessité. Où l'on commencerait à décrire la nature des feux supérieurs et avec qui l'on peut collaborer pour leur accélération. Les maîtresses pensées qu'il faut avoir afin de ne pas risquer d'abîmer les feux essentiels à ce moment-là éveillés et le comportement général que l'on doit offrir à ses frères et sœurs.

Puis viendrait une troisième phase où, en fait, l'on n'enseigne plus rien et où l'on reçoit afin de distribuer. Dans cette phase-là il est impossible d'expliquer, il est impossible de mentaliser, car, pour le disciple, il va s'agir justement de se trouver au-delà de l'endroit où le Mental peut s'activer, où l'on a besoin du Mental pour aligner un peu mieux la personnalité et capter certaines énergies et finir de construire certains feux. Il y a donc une grande part du discernement qui se trouve acquis et l'on n'a plus besoin de son activité. Une maturité est en place et cette maturité va faire fonctionner le disciple d'une manière que je qualifierais d'artistique. Il ne risque plus de se brûler, il ne risque plus de commettre des erreurs grossières, en d'autres mots il ne risque plus de se perdre. À partir de ce seuil, certain et confirmé, il n'y a plus d'enseignement. Et c'est pour cela qu'il nous est toujours difficile d'enseigner, parce que l'on sait fondamentalement que l'enseignement est une illusion.

En fait, dans notre effort il n'y a que l'envie de déposer en vous, dans votre mental et aussi dans votre cœur, des pensées maîtresses, de façon à ce que lorsque vous orientez votre vie, vos décisions depuis ces pensées maîtresses, vous ne risquez pas de contredire l'Évolution et vous allez vers toujours plus de maturité.

 

La Maturité

L'enseignement qui fait appel aux idées, au mental, même le mental le plus abstrait, n'est là que pour vous aider à construire plus définitivement une maturité. Cette maturité c'est ce qui s'installe dans votre cœur comme étant le grand choix fondamental dont je vous ai parlé très souvent et notamment à la dernière séance.

Une fois que cette maturité est en place - et j'insiste sur ce mot, le choix - le bon choix se fait à chaque fois. Des erreurs peuvent être encore commises mais ce ne sont plus des erreurs qui risquent de salir vos énergies, qui risque de vous faire faire des choses odieuses, contraire à la nature humaine, contraire au cœur humain, contraire au respect que l'on se doit les uns les autres.

Donc le discernement fondamental de “je sais qui je suis et j'aime mon frère”, ce discernement est installé.

Mais voilà que aimer mon frère n'est pas un acte facile, un état facile, et je ne comprends même pas l'abstraction que cela représente. Parce que je me situe toujours en dehors de mon frère, je situe toujours ses réactions par rapport au miennes, j'évalue l'endroit où je dois le rencontrer, j'évalue de quelle manière je peux l'accepter et à quel moment je ne l'accepte plus et je dois le lui faire sentir.

À la suite de toutes ces évaluations, je me retrouve, non plus en face d'un frère, mais je me trouve en face de quelqu'un que moi je construis.

 

Je construis l'autre

Je crois avoir identifié mon frère parce qu'il parle ainsi, parce qu'il réagit comme ceci, parce qu'en parlant il me signifie telle et telle pensée qui sont ses pensées maîtresses ou tel et tel sentiment qui mène sa vie et lui et le guide dans ses choix et je vois que ce n'est pas toujours très élevé. Je crois l'avoir identifié, je crois savoir qui il est et ainsi j'adapte ma propre identité à cette identité, dans la mesure où donc je vais accepter ou pas accepter telle ou telle chose.

En fait, je n'ai rien identifié à propos de mon frère. C'est moi qui ai construit mon frère, c'est moi qui ai cru qu'il a telle et telle pensée, tel et tel sentiment, telle et telle limite, telle et telle capacité et j'ai chaque fois tamponné le fait, certifié le fait, moulé le fait. Alors que dans dix minutes mon frère va changer quelque chose ou faire progresser la pensée que je lui reproche comme étant trop limitée pour l'heure. Je ne vais pas sentir cette légère progression, parce que mon frère ne va peut-être même pas pouvoir me l'expliquer, ou parce que la progression est trop sensible, il ne va pas encore pouvoir la rendre manifeste et évidente ! Et cependant je vais continuer à l'identifier à ce que j'aurai perçu dix minutes avant.

Ce qui ne veut pas dire que vous devez vous présenter aux autres avec des têtes vides, ne pensant rien et ne pouvant rien percevoir. Tout ce que je vous demande, c'est de regarder et de ne pas cristalliser, de savoir admettre, reconnaître quelqu'un dans ses limites, dans sa manifestation, mais de ne pas l'y enfermer. Et c'est toute la différence qu'il y a entre “je pose mon regard sur quelqu'un” ou bien “je juge quelqu'un”.

Cependant, quand je pose mon regard sur quelqu'un et que je constate telle ou telle limite ou qualité, c'est un acte que je commets, mais il y a dans le Mental une barrière à ne pas franchir, sinon ce constat deviendrait un jugement cristallisé. Et cette barrière, chacun la franchit allègrement, sans arrêt, en ignorant que c'est un crime total commis à l'encontre de l'autre, mais aussi à l'encontre de soi-même ! Parce que, de la même manière que l'on cristallise les autres, on se cristallise soi-même.

“De la même manière que l'on cristallise les autres, on se cristallise soi-même.”

On va s'identifier, croire ceci et croire cela. Ce qui fait que, même si l'on a un jour changé, que l'on s'est un jour libéré d'une attitude, on continue de s'y identifier. Et c'est comme cela que l'on s'aperçoit que les complexes, les traumatismes perdurent, alors que vous n'êtes plus un petit garçon, vous n'êtes plus une petite fille recevant des fessées, recevant des remontances, mais, pourtant, on porte toujours la faiblesse que l'on en a conçue. On appelle cela “traumatisme” et on y croit. On croit que c'est puissant, on croit que c'est inévitable dans la vie, on croit que l'on ne s'en remettra jamais, on croit qu'il faut un psychiatre, un psychologue ou un guérisseur, ou même la grâce de Christ pour pouvoir s'en remettre ! Non ! Un traumatisme, un complexe ne laisse de trace que dans la mesure où l'on a jugé la situation, où l'on s'est cristallisé. On s'est cristallisé soi-même autour de ce fait.

 

Le jugement

“Un traumatisme, un complexe ne laisse de trace que dans la mesure où l'on a jugé la situation, où l'on s'est cristallisé soi-même autour de ce fait.”

Cependant, entre temps on a grandi, entre temps on est devenu peut-être l'opposé de ce traumatisme, et on ne sait pas comment vivre, alors, ce conflit ! D'un seul coup, par exemple je vais être la générosité, sitôt après une grande méfiance et je ne vais vouloir me confier à personne ! Quand je serai cette grande méfiance, je vis la cristallisation effectuée quand j'étais petit ou adolescent, et quand je vis ma grande générosité, je vis l'état que j'ai atteint, développé maintenant. Alors puisque je l'ai atteint, développé maintenant, pourquoi est-ce que je traîne encore cette vieille casserole en provenance de l'enfance ? Aucune raison n'est-ce pas ?

Tout cela pourquoi ? Parce que dans l'esprit l'homme a franchi cette barrière du jugement. Et le jugement n'est pas, en fait, comme une méchanceté un mauvais sentiment ajouté à un constat fait par l'intelligence à propos de soi ou à propos d'un autre ; il n'est pas question de méchanceté, il n'est pas question de mauvais sentiment là-dedans, non. Le jugement est uniquement la cristallisation de la pensée sur un fait.

“Le jugement est uniquement la cristallisation de la pensée sur un fait.”

Si je cristallise ma pensée sur un constat, j'emprisonne l'énergie - qu'elle appartienne à l'autre ou qu'elle m'appartienne, ou qu'elle appartienne au monde ou qu'elle appartienne à un être spirituel que je rencontre et que je veux absolument identifier - j'emprisonne l'énergie ! Et cette énergie va continuer à tourner, à vivre, à m'animer s'il s'agit de moi et, s'il s'agit d'un autre, à animer l'autre dans son défaut !

Ce qui fait que tant que l'autre n'a pas conquis une réelle individualité, une réelle capacité à passer à l'effort et à se construire lui-même, eh bien tous les humains, quels qu'ils soient, par la puissance de cristallisation de la pensée font perdurer les défauts de leurs frères, de leurs sœurs, de leurs enfants, de leurs parents, des criminels, des politiciens qui ne sont pas toujours très bons et des industriels, des financiers, qui ne sont pas toujours très bons. Tandis que l'on ne donne pas d'énergie aux frères ou sœurs qui auraient quelque chose à faire dans le Monde, aux politiciens ou scientifiques qui pourraient faire avancer le Monde ! On renforce uniquement le Mal en quelque sorte.

Et ensuite on se plaint que les choses ne vont pas très vite, qu'il semble toujours que la puissance soit du côté du Mal, de la destruction ! Et pour cause ! Des millions d'hommes, ensemble, au même moment, de manière continuelle nourrissent la destruction, le Mal, la famine, les maladies, les crimes ! Et tout simplement en faisant quoi ?

En étant très bien habillé, en étant très bien parfumé, en ayant de beaux métiers, en ayant de soi-disant bonnes intentions, mais au moment où ils attendent, par exemple, l'autobus, ils n'arrêtent pas de dire : “Ha ! Untel est comme ceci, Unetelle est comme cela ! Il faudra que je prévoie telle et telle réplique la prochaine fois que je la rencontre, parce que ça ne va pas que l'on me traite comme ça ! Elle est stupide ! Il est mauvais ! Il est limité ! Il est complètement idiot ! Mais pour qui il se prend ?”

Tant que la personne que vous jugez n'a pas un contrôle et une individualité suffisante, par ce phénomène, vous agrandissez son mal. Et, à un moment donné, donc, pas étonnant, pas étonnant du tout qu'il finisse par vous attaquer ! Eh oui, eh oui !

Beaucoup de gens se plaignent du chômage - bien sûr je ne vais pas parler du chômage en tant que problème économique, c'est autre chose - mais il y a une multitude de mise à la porte qui n'ont rien à voir avec les problèmes et les troubles économiques d'un pays, ce sont simplement les cristallisations qu'un employé fait sur son patron.

Qui aime son patron ?

Je vous le demande !

Qui aime son patron ?

Pratiquement personne !

Tout le monde se plaint qu'il ne donne pas d'augmentation, tout le monde se plaint qu'il est intolérant, tout le monde se plaint qu'il vient de rentrer dans le bureau et qu'il vient de crier, de sermonner, tout le monde se plaint qu'un patron de toute façon c'est une bête noire que l'on ferait mieux d'éliminer, tout le monde se plaint que le patron a, en fait, comme créé l'obligation d'aller travailler ! Alors que c'est simplement la nécessité de la vie qui a créé le travail. Mais on focalise sur le patron la nécessité d'aller travailler, de se lever chaque jour et de le supporter.

Ce qui fait qu'en commettant ce jugement, l'individu sature, invisiblement, l'employeur de mauvaises intentions à son égard et à un moment donné, eh bien, cet employeur va déborder. Pour une toute petite chose qui n'a aucune valeur, pour une petite erreur, qui n'est pas si grande après tout, qui n'a pas d'importance, le voilà extrêmement intolérant et il vous donne votre congé. Ou bien il vous mène une vie infernale jusqu'à ce que vous-même vous partiez !

On croit à ce moment-là que la vie est difficile. Mais oui ! Elle est difficile ! Parce que vous ne connaissez pas les Lois, ou parce que vous en refusez l'évidence, ou parce que vous en refusez l'étude, ou parce que vous refusez de les appliquer en pensant que c'est quelque chose de trop spirituel pour vous !

Alors qu'est-ce que cela produit ? Votre mise à la porte !

Je ne dis pas que, dès demain, il faut que vous ayez de bonnes pensées envers votre employeur et que, dès lundi, vous lui envoyez des fleurs, que vous lui apportez le café, que vous lui serriez les chaussures et que vous lui allumiez un cierge à l'entrée du bureau ! Je ne vous dis pas cela ! Ne confondez pas la liberté de l'esprit avec une émotion mal comprise, mal gérée et maladroite. Il ne s'agit pas “d'aimer votre employeur”.Pas du tout.

Respectez-le ! C'est un être humain. Respectez-le. D'abord pour lui-même afin de donner la paix à un autre frère et aussi pour vous-même afin que invisiblement vous ne soyez pas en train de créer une tension qui tôt ou tard, comme un élastique, vous reviendra à la figure, que ce soit parce que l'on vous change de département en vous faisant chuter de responsabilité ou que ce soit en vous mettant à la porte. Faites-le aussi pour vous-même ! Ne pensez rien !

L'employeur arrive, il est de mauvaise humeur et aujourd'hui il va vous sermonner ? Je ne dis pas que c'est agréable. Je ne dis pas que vous devez même tolérer ou supporter. Laissez-le faire ! Je n'ai pas dit supporter et tolérer. Laissez-le faire ! Il ne le fait pas contre vous. Il le fait en fait contre lui-même. Il le fait parce qu'il doit le faire, parce qu'il n'arrive pas à contrôler son émotion, parce qu'il a du mal en fait à contrôler les responsabilités, parce qu'en fait il y a encore en lui quelque part un enfant qui préférerait aller aux champs plutôt que d'être aussi responsable. La tension est aussi grande chez lui parce qu'il est aussi encore un enfant exactement comme vous l'êtes ! Alors laissez-le faire !

Ne soyez pas hautain, ne soyez pas dédaigneux. N'ignorez pas sa colère non plus. Soyez présent. Comme un cierge est présent dans une église, soyez présent à vous-même. Et, comme l'enfant qu'il est, à ce moment-là, laissez-le se débattre. Lorsque vous ferez à mesure de ce genre de situation, il finit par, un jour, contacter votre présence. Vous verrez qu'il ne vous sermonnera plus.

Éventuellement, si vous faites une erreur, il en discutera avec vous, mais ce ne sera plus un sermon. Ce ne sera plus une dispute. Terminé.

Et toutes les relations humaines pourraient être arrangées par le même système. Que ce soient les difficultés qu'éprouve la mère pour élever un enfant difficile. Ne juge pas ton enfant en disant : “Mais celui-là il pleure tout le temps, celui-là est capricieux, celui-ci il a bien le caractère à son grand-père ou à son père ou je ne sais quoi d'autre !” Ne cristallise pas comme cela ! Tu enrages l'enfant ! Tu utilises le mécanisme des Lois Cosmiques pour aboutir à, peut-être, dans le futur un criminel ou un rebelle, un antisocial ! Tu l'auras créé toi-même ! Et un jour il te faudra le retrouver dans une autre vie et tu devras subir les constructions que tu auras bâties autour de lui et il te les renverra la figure ! Par exemple, il sera ton père ou bien ta mère et il te dira : “Tu es mauvais, tu es petit, tu es méchant, je ne t'aime pas !” ou il t'abandonnera quelque part !

On rencontre toujours, tôt ou tard, ces constructions, quelquefois d'une manière immédiate et quelquefois par l'intermédiaire de quelqu'un qui nous les ressert et qui tentera tout pour que l'on s'y identifie. Et comme l'on est fragile, on va s'y identifier et l'on va expérimenter ce que l'on fait expérimenter à l'autre.

“On va expérimenter ce que l'on fait expérimenter à l'autre.”

Donc, soyez soigneux avec votre pensée, avec vos jugements ! Sachez que vous maniez une épée dès que vous pensez, vous maniez une épée ! La pensée est une puissance ! Ce n'est pas simplement : “Voilà ! Ben moi je prends la liberté de penser ceci et cela !

On croit toujours qu'il y a la liberté de penser, comme il y a la liberté de presse. On pense que la liberté de pensée humaine correspond à une liberté de pensée sociale. Mais les lois qui animent une société n'ont rien à voir avec les Lois qui animent l'Univers, qui est sans cesse en résonance, qui est composée de substances qui résonnent les unes sur les autres !

On ne peut pas gratuitement s'exprimer, c'est impossible !

“On ne peut pas gratuitement s'exprimer, c'est impossible !”

Même l'acte que je suis en train de commettre maintenant, ce que je suis en train de vous dire avec intention et force, même cet acte-là commet déjà un impact dans la substance physique. Et pas simplement la vôtre, mais aussi tout à l'entour, dans la substance astrale et dans la substance mentale. Eh oui ! Je commets déjà un impact. Et vous, vous faites de même !

 

La liberté ?

Vous êtes libres !? C'est vrai, mon Dieu ! Tout le monde cherche la liberté ! Et plus on a souci de s'exprimer librement et en fait moins l'on communique, moins l'on fait d'une démocratie une démocratie et moins l'on fait du Monde un Monde où il y a la place pour vivre ! Parce que chacun prend sa liberté !

La quête de la liberté passe d'abord par une phase très égoïste et très égocentrique dans l'Humanité. Ce n'est donc rien à voir avec la liberté. C'est uniquement un égoïsme parmi tant d'autres. C'est une affirmation de soi. Donc l'on va commettre une multitude de constructions maladroites et négatives que l'on va rencontrer et qui vont nous demander leur paiement. Et en souffrant, l'on va s'apercevoir que la liberté c'est peut-être quelque chose d'autre.

Ce n'est pas forcément penser ce que je veux parce que j'ai envie, parce que je suis en démocratie. Faire ce que je veux parce que j'ai envie, parce que je suis en démocratie et qu'à la rigueur je me moque du Bon Dieu et des autres !

La liberté c'est d'abord une responsabilité partagée.

“La Liberté c'est d'abord une Responsabilité partagée.”

Et quand on comprend, grâce à une maturité acquise, que Liberté c'est une Responsabilité, alors non seulement on ne commet plus le Mal, mais on devient quelqu'un capable d'aimer, d'aider les autres. On devient un centre magnétique qui va servir de nourriture à quelques degrés que ce soit. Et l'on sent bien, à ce moment-là, que l'Univers n'est pas simplement une multitude d'étages où chaque règne vit sa petite vie en faisant ce qu'il veut, mais que tout est correspondance et qu'il faut savoir se passer le flambeau.

Que la chaîne de la Vie c'est ça, se passer le flambeau au fur et à mesure, et tout en le respectant, tout en l'aimant, tout en l'amplifiant de façon à ce qu'on le rende au prochain encore plus grand que ce qu'on l'a reçu.

La liberté est une illusion dans l'esprit des hommes à l'heure actuelle ! C'est la plus grande marque de l'égoïsme !

“La liberté est une illusion dans l'esprit des hommes à l'heure actuelle ! C'est la plus grande marque de l'égoïsme !”

Cependant on vous parle de “libre arbitre”, et même à l'intérieur de la spiritualité la plus essentielle on vous dit toujours : “Mais tu peux choisir ! Mais tu as la liberté, mais tu as le libre arbitre !”

 

Le Libre Arbitre

Alors qu'est-ce que cela veut dire ?

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Etudions cela ensemble et recevez-moi par le cœur et non pas par les oreilles.

Qu'est-ce donc ce Libre Arbitre, cette liberté dont on vous parle dans la spiritualité ?

Ce n'est pas la liberté comme celle animée dans une démocratie : “Je fais ce que je veux même le Mal !”. Non.

En fait, c'est un moment où ceux qui vous veillent, vos Frères Aînés, vos Maîtres, vous disent : “À toi de choisir et démontre nous ta fidélité, ta maturité, par le choix dont tu es capable !”

Tu n'as pas la liberté en fait, tu dois simplement nous démontrer que par ta maturité tu es capable du meilleur choix afin de rentrer chaque fois plus profondément dans le Temple, afin qu'il te soit confié chaque fois, plus grandement, un travail.

En fait, je ne te donne rien à choisir ! C'est toi qui dois prouver que tu as enfin choisi le camp de la Vérité, de la Réalité, de la Lumière et que tu t'es hissé au-delà de l'ignorance, au-delà de l'égocentrisme et de l'égoïsme !

“C'est toi qui dois prouver que tu as enfin choisi le camp de la Vérité, de la Réalité, de la Lumière et que tu t'es hissé au-delà de l'ignorance, au-delà de l'égocentrisme et de l'égoïsme !”

Est-ce que l'Homme est libre ?
Est-ce que les Initiés sont libres ?
Est-ce que les Maîtres sont libres ?
Est-ce que les Anges sont libres ?
Est-ce que Dieu en personne est libre ?

Pour répondre à cette question, je te dirais : élimine même la notion de liberté car elle est fausse !

Bien sûr, tu auras la possibilité du choix, rester dans tes limites ou faire un effort de discernement, de maturité, et entrer dans un autre état de conscience, mais ce n'est pas la liberté, c'est la capacité de faire un choix. Tu as compris ? C'est la capacité de faire un choix !

Est-ce qu'il y a de la liberté à rester dans tes limites ?

“Est-ce qu'il y a de la liberté à rester dans tes limites ?”

Bien sûr, tu peux le considérer que c'est ta liberté de manger du saucisson à l'ail tous les samedis soirs et d'avoir des gros boutons le lundi matin ! Tu peux trouver ça extrêmement intéressant, parce que c'est ton plaisir, parce que tu le veux, parce que tu le décides ! Bien sûr, bien sûr ! Cependant, le lundi matin alors que tu veux plaire à ta fiancée ou à ton fiancé, les boutons que tu as sur le bout du nez vont t'embêter énormément. Et peut-être que cela va même empêcher ton ou ta bien-aimée de rester plus longtemps avec toi. Parce que ton ou ta bien-aimée est comme toi. Il ou elle juge et elle ne voit que ce bouton sur ton nez. Elle ne voit pas ta Lumière, il ne voit pas ta générosité, les efforts que tu fais, il voit le bouton, l'acné ! Et comme chacun a besoin d'admirer son aimée, alors l'acné, vous pensez donc, c'est quelque chose qui refroidit tout de suite l'amour ! C'est normal dans le monde des hommes !

Alors est-ce que c'est une si grande liberté que cela, que de manger ton saucisson à l'ail le samedi soir ? Puisque le lundi matin tu perds ta fiancée et que tu te retrouves seul et qu'ensuite tu fais grosse dépense pour aller brûler des cierges à l'église afin que l'on t'en retrouve une autre !

Et voilà le cercle infernal, après l'on se plaint à Dieu : “Pourquoi est-ce que l'amour est si compliqué, pourquoi est-ce que l'amour est si difficile, pourquoi est-ce que les femmes sont si superficielles, pourquoi est-ce que les hommes sont si physiques ?” Et on prend le bon Dieu pour une agence matrimoniale et on lui demande : “Envoie moi un amour !”

Et puis on passe même des fois, carrément, la commande ! “Décide Pierre à m'aimer ! Décide Françoise à m'aimer !” Comme si l'on pouvait, ou comme si l'on avait le droit de programmer les hommes pour qu'ils vivent ce dont vous avez envie.

Donc, à la suite d'une des libertés hérétiques que tu prends, voilà une multitude de problèmes qui, en cascade, arrivent mais qui, en cascade, grossissent aussi ! Ce qui fait que tu pars le samedi soir avec un saucisson à l'ail, mais tu aboutis au bout de l'année avec un gros chagrin d'amour, une grande confusion métaphysique qui fait que tu ne comprends pas pourquoi Dieu rend la vie si difficile ou ne l'a pas prévue pour être plus agréable. Un tout petit événement le samedi, une grande confusion métaphysique au bout de quelques mois ! La dépression qui s'installe et puisque tu es dépressif, tu n'as pas l'esprit aussi vivant et alerte. Alors, voilà qu'au travail tu n'arrives pas à prendre les bonnes décisions, et voilà que tu n'arrives pas à gravir les échelons et que tu restes petit employé et que cela te pèse ! Ou voilà que tu déplais à ton employeur et que tu fais partie de ceux que l'on licencie. Ou voilà que tu assombris tellement ton aura, qu'effectivement, tu n'arrives plus à plaire à qui que ce soit et que tu passes ta vie tout seul ou toute seule.

Commence par comprendre quelle est ta véritable liberté ! Et reconsidère un petit peu ton saucisson à l'ail le samedi soir, n'est-ce pas ? Regarde le mécanisme !

Bien sûr, si tu n'as pas de bouton le lundi matin, eh bien prends, je te le concède, mange, bois, ce que tu veux, fais ce que tu veux ! Mais si tu vois qu'en commettant un acte, en vibrant d'une certaine émotion ou en émettant une certaine pensée, si tu vois, par observation, que cela déclenche une multitude de catastrophes, alors je t'en prie ! Accepte de laisser tomber une de tes soi-disant libertés ! Ne te détruis pas toi-même à ce point !

La liberté est quelque chose que l'on revendique tant que l'on est profondément seul, tant que l'on n'arrive pas à une véritable communication avec les autres, tant que le cœur est sec, tant que l'on est suffisamment plongé dans l'ignorance, que l'on n'arrive pas à ressentir le frémissement des étoiles, par exemple, le passage d'un ange, la présence du Maître pendant la méditation. Alors, forcément, quand tu te sens si seul et si sec, tu réclames ton dû. C'est un effet très matérialiste d'une conscience qui n'a pas abouti à une communion.

Maintenant, imaginons que tu acceptes de reconsidérer la liberté.

Je ne vais pas te dire que pour réévaluer tes libertés, il va te falloir penser “discipline” : “Je ne mange pas de saucisson à l'ail, je ne fume pas, je ne bois pas, je ne deviens pas sexuel. J'essaye de prier, de méditer, d'élever mes pensées.”

Je ne dis pas que l'opposé c'est une discipline. Au contraire ! Tu vas aboutir à la véritable Liberté que tu interprètes si mal pour l'instant. Et cette Liberté va s'installer dans ton cœur comme étant non pas la possibilité d'agir et de penser avec folie et égoïsme et destruction, mais comme étant un état d'être. Eh oui !

La Liberté que tu cherches, c'est un état d'être.

“La Liberté que tu cherches, c'est un état d'être.”

Je ne suis plus soumis à l'ignorance, donc je suis libre. Libre de vibrer exactement et absolument avec la fleur de mon jardin (qui jusqu'alors m'était inconnue, donc j'allais boire de la bière parce que cela m'est impossible de rester aussi seul et aussi sec, alors il me faut des substances qui, coûte que coûte, m'excitent et par cette excitation, me donnent un semblant de bonheur).

Soudain, je peux ressentir l'influence d'une étoile rien qu'en la regardant !
Soudain, je ressens la présence de l'arbre, la présence de mon ami fidèle, que je n'avais jamais rencontré en fait et en vérité jusqu'alors !
Et soudain, je prends contact avec moi-même, absolument, entièrement !

Je ne suis plus mon propre étranger, je deviens l'endroit où le Bonheur s'épanouit. Et ce Bonheur s'épanouit dès que je ne suis plus dans le processus de destruction.

Ce qui veut dire que pour l'instant, vous ne pouvez pas imaginer, même par abstraction, ce qu'est le Bonheur. Vous ne pouvez pas conceptualiser le Bonheur dont je parle. Du fait que certains processus de destruction sont en cours en vous en cet instant même, même si vous n'en avez pas conscience, vous ne pouvez pas imaginer le Bonheur atteignable par la Liberté. La Liberté qui est le pas que l'on doit faire hors de l'égoïsme.

“La Liberté est le pas que l'on doit faire hors de l'égoïsme.”

Sitôt que mes intérêts ne se portent plus abusivement sur moi-même, je découvre, non seulement la communication dont je parle, la résonance, et qui n'a rien à voir avec un pouvoir psychique quelconque, je deviens simplement, naturellement, l'Homme qui a été construit par Dieu.

Je suis en résonance avec tout ce qui existe. Je découvre la véritable Liberté qui est en fait la Libération de l'Esprit hors de la Matière ignorante et je me remplis du Bonheur qui va avec.

“La véritable Liberté c'est la Libération de l'Esprit hors de la Matière ignorante.”

À ce moment-là, mourir n'est même plus un événement qui risque de m'arriver ! Quand mon temps d'expérience est fini, je sors du corps ! Et même cela ne signifie pas que je m'éloigne des gens que j'aime. Je continue d'être présent. Parce que comme je n'ai fait que sortir du corps, ma conscience éveillée continue à travailler, à inspirer tous ceux auprès de qui j'ai décidé de rester. Donc la mort même n'existe plus ! Et la mort est la plus grande ignorance qu'il faudrait absolument retirer de l'esprit humain.

“La mort est la plus grande ignorance qu'il faudrait absolument retirer de l'esprit humain.”

D'autant plus que l'on est égoïste et égocentrique, d'autant plus l'on aura peur de mourir ! Eh oui !

Ce n'est pas parce que voilà un vilain défaut qui amène une grande illusion. Je ne reproche pas ici un défaut. Mais l'activité même de l'égoïsme et de l'égocentrisme fait chuter la conscience dans les voiles de l'ignorance. Et on se met à croire, alors, tout ce qui est uniquement l'événement de la Matière : un corps périt, un corps n'est plus animé, donc il y a une perte.

“L'activité même de l'égoïsme et de l'égocentrisme fait chuter la conscience dans les voiles de l'ignorance.”

Tandis que si en cultivant de plus en plus la véritable Liberté, la véritable Sagesse, le véritable Partage, je m'instruis, par là même, de tout ce qui arrive exactement sur une planète et aussi dans ces cieux proches. Et je vois que des mécanismes comme la mort ne sont pas des événements. Il y a tout simplement des transferts d'un plan à un autre, qui ne limitent en rien la communion, la communication.

Mon ami n'a pas été expédiée de l'autre côté de la vie, ailleurs, dans un endroit étranger, comme sur la Lune, une Lune où je ne peux pas aller. Non ! Du fait que la Réalité s'est installée en moi, la vie s'est en même temps agrandie ! Son espace s'est agrandi et je peux facilement être en résonance avec ce que j'appellerai l'au-delà.

Et je ne suis pas en communication avec l'au-delà, c'est simplement que d'un seul coup il n'y a plus de limite entre la vie physique et cet au-delà. Tout devient un seul et même Royaume où je circule, où je rencontre, où l'on discute, où l'on partage !

 

Les pouvoirs psychiques

C'est pour cela que le monde psychique est quelque chose que je renie ! C'est pour cela que le développement des pouvoirs psychiques est quelque chose que je n'aime pas ! Que je voudrais absolument voir cesser sur cette planète ! Car l'activité psychique est trop en relation avec la masse d'ignorance, les fausses interprétations de l'être humain !

Le fait de penser que l'on doit disposer ou que l'on doit réveiller un pouvoir psychique afin de contacter le père, la mère, l'enfant décédé ou le Maître que l'on souhaite contacter est une erreur qui agrandit votre ignorance et votre séparativité !

Si vous enlevez l'idée du pouvoir psychique avec sa contrepartie qu'il contient, c'est-à-dire une barrière que je dois franchir grâce au pouvoir psychique pour communiquer avec ceux qui se trouvent de l'autre côté, si vous enlevez cette idée-là, vous verrez que spontanément vous allez être en relation, en communication ! Qu'il n'y aura plus à développer un chakra, qu'il n'y aura plus à se mettre à l'écoute intense grâce à un encensement, grâce à des chants, grâce à je ne sais trop quoi d'autre pour pouvoir recevoir !

Tous les règnes résonnent et vous allez vous enrichir.

Donc, éradiquez de votre esprit la notion de pouvoir psychique qui permet de passer une barrière ! Si vous n'acceptez pas de transformer cette pensée fondamentale, je vous souhaite le bonsoir maintenant et vous pouvez quitter cette salle ! Je ne peux plus rien vous apporter ! Vous pouvez partir, vous devez partir !

Faites votre choix, exercez votre liberté !

Si vous acceptez de gommer cette notion qui comporte son pôle opposé si dangereux de la barrière et de la séparativité, alors nous pouvons continuer le discours et je vous accueille dans mon Royaume ! Là où en fait tout est partage, là où tout est communication. Et pas parce qu'un homme est plus développé qu'un autre mais parce qu'un homme aime sans doute un peu mieux qu'un autre !

La véritable base de la communication n'est pas le pouvoir, si ce n'est le pouvoir de l'amour, rien d'autre !

 

La communication

Ne pensez pas que le pouvoir soit quelque chose en rapport uniquement avec l'énergie et la maîtrise de l'énergie, une transmission ou une initiation, ou quelque chose que vous dérobez dans un livre, comme une invocation, des signes et des grands maniements d'armes à savoir faire. Communiquer repose sur l'Amour.

“Communiquer repose sur l'Amour.”

D'abord, je dois aimer l'objet avec lequel je veux résonner.

Par exemple, je vais prendre la fleur que je préfère, une rose, une marguerite, une tulipe, peu importe ! Prenez la fleur ou l'objet que vous préférez et commencez à l'aimer ! Et lorsque vous êtes en cours d'émanation de cet amour, suspendez-vous comme se suspend le silence, l'éternité. Et vous verrez que l'objet en question va venir vers vous, comme une vague va sur la plage et va se révéler à vous. Pourquoi ?

Tout simplement parce que vous serez ouvert et qu'en étant ouvert, vous recevrez. En étant ouvert, vous recevrez.

“En étant ouvert, vous recevrez.”

Et de la même manière, quand vous ouvrez votre porte, recevez votre ami. Depuis l'Amour.

Bien sûr, la difficulté pour l'apprenti sera de constater qu'il veut résonner avec toute chose, qu'il le voudrait bien, mais qu'il ne peut pas. Qu'il y a des objets qu'il n'aime pas, qu'il y a des animaux qu'il n'aime pas et même qu'il craint, qu'il y a des hommes que, définitivement, il n'aimera jamais. Ce qui fait que la résonance, le pouvoir de communication, de relation repose sur une grande maturité à acquérir et une grande ignorance à effacer.

Qui sommes-nous ?

L'Amour est toujours blessé par ce mystère. Qui suis-je ? Qui sommes-nous ?

Si l'homme a si peu d'amour à offrir, ce n'est pas tellement parce qu'il est fondamentalement égoïste. Il n'est égoïste que parce qu'il ignore sa nature.

Qui sommes-nous ?

 

Venir, écouter avec son cœur

Essaye de venir vers moi avec ton cœur et pas avec tes oreilles ! Pas avec tes oreilles ! Sinon je vais les écraser sur la table, tu en es certain. Si je vois encore des oreilles se tendre et se pendre, il va y avoir des otites !

Avec le cœur, avec le cœur !

Ne te soucis donc pas tellement les mots, ni même de les comprendre. Sois simplement présent. Comme si tu avais beaucoup travaillé et que tu t'assois un après-midi au Soleil. Fais la même chose ! Assieds-toi tranquillement au Soleil et lasse-toi emporter par les idées, si une idée t'emporte ! C'est tout !

Donc, voilà que nous devons nous interroger sur ce mystère.

Qui sommes-nous ?

 

Qui sommes-nous ?

Et en développant cette connaissance, au fur et à mesure l'Amour s'installe.

Tant que je ne sais pas Qui Je Suis, je suis un criminel, contre moi-même et contre les autres.

Qui es-tu ?

Qui es-tu ?

Tu t'apercevras que si tu veux répondre à cette question toi-même, arrivent plusieurs réponses, comme plusieurs niveaux d'identité. Et que tu t'interroges à propos du corps, par exemple.

“Je sais à peu près qui je suis, je suis une âme, mais je me demande ce que l'âme fait en relation avec le corps, alors qu'il y a tellement de conflits ? Même si je sais ce que l'âme vient y prendre, quelle est l'identité alors du corps, de la personnalité et de l'âme ?”

Et l'on s'aperçoit ainsi qu'il y a comme, en tout cas pour commencer, trois “Je Suis”.

Je Suis ce corps.
Je Suis la personne avec ses réactions, ses pensées.
Je Suis l'âme.

Ce “Je Suis” total, nous allons le détailler pour voir de quelle manière utiliser le corps au profit de l'âme, utiliser la personne au profit de l'âme, afin de déclencher en toi le “Je Suis” de la Conscience. Car lorsque tu auras trouvé cela, non seulement tu n'as plus besoin de moi, mais en plus tu deviens mon frère et nous travaillons ensemble !

 

Trois Je Suis - Corps, Personnalité, Âme

Alors, quel est ce corps ?

Ce corps est l'endroit où des feux s'activent. Ce corps a une limite, tu t'en aperçois dans l'espace. Tu es franchement délimité. La peau a cette fonction de délimiter la périphérie du corps. Pourquoi cette délimitation ?

Alors qu'en fait la conscience n'est limitée, n'est englobée dans rien du tout, pourquoi cette délimitation du groupement des cellules ?

Tout simplement pour concentrer, concentrer, concentrer.

Pourquoi concentrer ?

Pour dynamiser, pour enflammer !

Cela veut dire quoi ? Eh bien, cela veut dire que le corps tout entier est à considérer comme un four. Un four ou le four des alchimistes.

L'endroit certain où, parce qu'il y a quatre murs, parce qu'il y a un toit et parce qu'il y a un fond et une porte, on va pouvoir activer le Feu Fondamental. Et ce Feu Fondamental est la mission de l'âme et la mission de l'homme.

“Le Feu Fondamental est la mission de l'Âme et la mission de l'Homme.”

L'Homme est ce Feu Fondamental. Mais comme je vous l'ai si souvent dit déjà, Dieu n'est pas éternel, il est perpétuel. Il se régénère en quelque sorte. Et sa régénération passe à travers vous. C'est votre mission. Et pour passer à travers vous, passe dans la Matière.

Le Feu de l'Esprit, ce que l'on peut aussi appeler, si l'on appartient à l'Église catholique, la Vierge Marie, le Saint-Esprit. C'est la même chose !

Le Feu de l'Esprit entre totalement dans la Matière, sans s'y confondre, pas du tout. Entre dans la Matière que le Feu compose lui-même tout en dégageant certaines particules et en les faisant vibrer d'une certaine façon. De façon à ce que la solidité, peu à peu, s'en dégage et apparaisse et manifeste le Monde.

Tandis qu'une partie du Feu va rester essentiellement le Feu. Une électricité extraordinaire et magnifique dont se servent les Grands Êtres pour communiquer, pour se déplacer dans le temps ou dans l'espace, pour aller à travers les planètes, les systèmes solaires, les galaxies, à travers les plans. Ce Feu est en même temps, dans l'Univers, le Grand Messager. C'est toujours le même Feu, la même servante. Celle qui dit au Seigneur : “J'accomplirai ce que tu demandes !”

Donc voilà que ce Feu descend dans la Matière qu'il se prépare lui-même. Comme l'on trace un cercle - l'Univers est un cercle - comme l'on trace un cercle, le corps est un cercle, lui aussi. Sitôt qu'un magicien ou un constructeur dans l'Univers qui a la charge de construire une planète, une étoile, une Humanité, chaque fois que l'on construit, on trace un cercle. Et c'est par imitation de ce phénomène que l'homme a une peau qui délimite sa forme ! On trace le cercle.

Regardez comment cela se compose ! On enferme un bout d'espace, n'est-ce pas ? Si je gomme le cercle, j'ai soudainement un espace libre, étalé. Je trace le cercle, je concentre l'espace dans ce cercle. Automatiquement, je crée en même temps un centre.

Et ce centre devient le Dieu manifesté que tous les hommes cherchent, que tous les hommes veulent rencontrer. C'est le Dieu que l'on prie, c'est le Dieu de nos prières, c'est le Dieu de notre cœur, ce Dieu manifesté une fois que son Esprit a encerclé l'Univers.

Depuis ce point, qui existe aussi dans l'homme, mais qui se déplace suivant l'état de conscience de l'homme. Chez l'homme moyen, ce point dans le cercle est dans le plexus solaire. Et tout va graviter autour de ces préoccupations-là. Puis le cercle se déplace et son centre aussi. Et voilà que le centre se place dans le chakra du cœur, ou dans le troisième œil, et plus tard dans le centre coronal, et plus tard uniquement dans l'âme !

Qui, elle, à ce moment-là, défait le cercle, puisqu'elle redevient la substance de l'Espace et de l'Éternité. Elle compose un triangle !

Sitôt que l'on passe du cercle au triangle, on devient l'Initié.

En fait, l'homme commun est un cercle et toute magie commune qu'il y a pour but d'appeler d'abord une force physique, astrale et même mentale, on procédera par le cercle. Puis, sitôt que l'on veut soit manifester la puissance du cercle, manifester la puissance de l'Esprit, il faudra tracer le triangle.

Qu'est-ce que le triangle ?

Le triangle est la forme ultime, la forme la plus physique de l'Initié. Cela ne peut pas avoir lieu autrement. Même s'il est incarné, un grand clairvoyant regardant son aura ne verra qu'un triangle de Lumière. Pourquoi ?

Tout simplement parce que les trois feux fondamentaux qui sont dans l'homme se seront mis en manifestation et en mouvement et ces trois feux vont, automatiquement, dessiner un triangle. Ce Feu Fondamental dont j'ai parlé tout à l'heure, qui entre dans la Matière qu'il compose lui-même, est un triple feu. Mais il ne se manifeste triple que lorsqu'il est passé par l'étape que représente l'Homme, un homme mûr, un initié.

Tant qu'il est dans l'homme commun en train de dormir, il est un feu triple bien sûr, mais on ne peut pas le voir. On n'en sentira pas la manifestation. Ce n'est que par l'étape humaine qu'il développe ces trois aspects, rendant ainsi l'homme initié. Mais pour l'apprenti le travail est difficile, car, puisqu'il s'agit de développer une trinité, il va y avoir une complexité.

 

La Trinité

La trinité est exprimée par quoi ? Par la chose que vous n'aimez pas, cette fameuse dualité : le chaud, le froid et cette chose si difficile à comprendre qui est la synthèse des deux, qui est ce ni chaud-ni froid que l'on ne comprend pas tant que, à la manière de l'apprenti, on approche l'Univers par la compréhension au lieu de résonner avec lui.

“On ne comprend pas la synthèse lorsqu'on approche l'Univers par la compréhension au lieu de résonner avec lui.”

C'est pour cela que dégager la Lumière ou devenir la Lumière et la rayonner semble être une étape difficile, et l'on juge la spiritualité comme étant un mauvais quart d'heure à passer. Alors qu'il n'en est rien ! Il y a juste une petite complexité à résoudre, dans la mesure où tu n'utiliseras plus ta tête, tes pensées concrètes, ton analyse. À ce moment-là survient dans ton intelligence la capacité de la synthèse. C'est elle seule qui peut te permettre de comprendre la trinité en découvrant ce mystère : qu'est-ce qui, au-delà du chaud et du froid, représente les deux, les réunit et les manifeste en même temps ?

Et d'un seul coup, tu t'aperçois qu'il n'y a qu'une seule réponse.

Bien sûr, je vais te la donner, mais cela ne t'avancera à rien. Mais je te la donne parce que, tiens, je suis sympathique, n'est-ce pas ? Mais je te fais un cadeau empoisonné car il ne te servira à rien !

Ce que tu trouves, c'est le vide, le vide ! le vide ! ... C'est-à-dire quoi ?

Ce qui se trouve avant le cercle, avant le point, tu l'es, tu l'as en toi. Et c'est ce que tu dois rejoindre afin de comprendre ce qu'est le point, ce qu'est le cercle et ce que sont les bases du triangle.

Tu peux appeler cela Dieu si tu veux, bien que pour moi, Dieu ce n'est que la Lumière, le point, le manifesté. Donc ce n'est pas Dieu, cette Entité Ultime, cet état ultime, cette substance ultime, ce dont on ne peut rien dire ! C'est toute autre chose ! Le Dieu qu'aiment les hommes et que cherchent les hommes, c'est la Lumière.

Alors que moi, vois-tu ce que j'ai rencontré ? Ce n'est pas pour autant l'ombre, ce ne sont pas les ténèbres, je te rassure ! Mais c'est un Néant si total que la Lumière s'y est trouvée totalement absorbée.

 

Le Néant

Non pas parce qu'elle est rentrée dans l'ombre et que l'ombre était la plus forte, mais parce qu'elle a tout réintégré, y compris la Lumière. Et la Lumière est née d'elle-même !

Qu'est-ce que je veux dire ? Est-ce que je te promène dans les gratte-ciels de la métaphysique ? Non ! J'essaie de démonter ta pensée, de crever les pneus de ton véhicule conscient, pour que, enfin, en état de crevaison complète, tu puisses contacter ce Néant qui est en toi.

Alors, bien sûr, je pourrais essayer de t'inspirer à peu près, non pas ce qui est le Néant, mais la présence que cela peut manifester en toi.

Le Néant ce n'est pas la mort, vois-tu ? Comme tu me comprends mal, tu as pensé à la mort. Et tu as déjà pensé : “Tiens, la spiritualité finalement, ça n'aboutit qu'à nous trucider après tout le grand Service que l'on aura rendu à Dieu ! Voilà qu'il va nous absorber sans nous laisser plus de vie.” Ce n'est pas la mort !

Tu vois à quel point ton centre d'égoïsme fonctionne et te détruit ? Maintenant, voilà que tu identifies Dieu à la mort suprême !

Non, il ne s'agit pas de mourir. Il s'agit de ne plus exister. Dans le sens où exister est un mouvement qui s'extériorise. Si je m'extériorise, si je me manifeste, je vais devoir le faire grâce aux lois du triangle et du cercle.

Si je le fais par le cercle, cela veut dire que j'expérimente le chaos, le chaos des plans que je rencontre, parce que j'y suis investi et que j'en suis ignorant.

Si je me manifeste par le triangle ensuite, parce que je commence un petit peu à m'instruire et à méditer, j'ai cette difficulté à résoudre de la dualité et de cette autre chose que mon esprit de synthèse n'a pas encore découvert.

 

Le manifesté

Toute ma difficulté d'exister, de vivre, d'être heureux se trouve donc dans le manifesté ! Parce que c'est un endroit où, sans arrêt, je rencontre le chaud, le froid, le chaud, le froid et que mon ignorance ne me permet pas de le comprendre et de vivre heureux !

Alors, voilà que l'on me tend un pont, un pont qui va au-delà du cercle, au-delà du point, aller dans le non-manifesté, à l'endroit où Je Suis si totalement la Vie qu'elle n'a plus besoin d'exister, se manifester, aller dehors, dans la dualité dont j'ai parlé.

Alors tu vas me dire : “Mais si la Vie est cela, si cela la fait-on souffrir d'aller dans la manifestation qu'elle fabrique elle-même, pourquoi est-ce qu'elle la fabrique et pourquoi est-ce qu'elle y va ?”

Je viens de te le dire : il y a une nécessité, se perpétuer elle-même, ne jamais, jamais, jamais mourir !

Ce qui ne veut pas dire que la mort risque d'exister. Même à l'intérieur de Dieu, à l'intérieur de la vie la plus sublime. Il ne s'agit pas de la mort que connaît l'homme, la cessation de la vie, il s'agit de ce que certains ont appelé les phases de sommeil. Pour la Vie à l'état suprême, le sommeil ne peut pas avoir lieu. C'est un état d'inertie, de l'éthargie qui ne peut pas exister. La Vie doit continuer, sans cesse, tout le temps, elle doit donc se recycler.

Quand sa vibration atteint un certain seuil, elle va aller se recycler dans l'Univers. L'Univers la frictionne, l'Univers la réveille et elle retourne à elle-même, pareil à elle-même.

“Quel est l'Homme dans tout cela ?”, tu vas me dire. Eh bien, ne te pose pas la question ! Car pour l'instant tu n'as conscience pratiquement que de ton corps physique et de tes émotions. Tandis que quand tu seras à ce point, tu t'apercevras que tu es vivant, sans arrêt, dans le cercle du manifesté et puis après, dans cette profondeur qui est le non-manifesté. Et que tu as une vie bien particulière, bien à toi, si cela peut te rassurer.

Donc, voilà qu'au fur et à mesure, tu vas déplacer ta conscience pour répondre à ce “Qui Suis-Je ?”

Et je m'aperçois que je suis d'abord le corps physique pour reprendre mon explication depuis le début.

Ce corps physique est mon cercle de manifestation. C'est mon univers, comme l'Univers extérieur existe, mon univers c'est mon corps.

“Le corps physique est mon cercle de manifestation.”

Et tu le sais, il est construit exactement d'après les mêmes mesures, les mêmes Lois. Et si l'on savait mesurer exactement, eh bien l'on trouverait une mesure équivalente d'un membre à l'autre, d'un organe à l'autre, d'une cellule à l'autre. Comme il existe la même mesure d'une planète à une autre, d'un soleil à un autre, d'une galaxie à une autre. C'est exactement les mêmes proportions.

Si tu as ces quatre murs, ce cercle, ce n'est pas simplement parce que l'incarnation est un phénomène inévitable et qu'on décide que cela va se manifester ainsi, c'est parce qu'il faut un habitat. Et cet habitat est l'endroit où tu vas faire ta petite cuisine.

Toi-même tu te construis une maison pour pouvoir y dormir, y préparer tes repas, y recevoir éventuellement tes amis. Ce corps dont tu disposes a été fabriqué pour la même raison, pouvoir y demeurer et pouvoir y faire ta cuisine.

Quelle cuisine ? Une cuisine bien alchimique. Transformer les expériences que tu vis à l'extérieur en une multitude de petites étincelles puis de flammes, quand tu en seras capable, et d'apporter toutes ces flammes aux différents étages de ta maison afin d'illuminer ta maison complètement.

Et lorsque la maison est totalement nettoyée, totalement illuminée - pour reprendre une de vos phrases devenues célèbres - devine qui vient manger ce soir ?

Quand la maison est prête, Dieu apparaît !
Quand la maison est prête, Dieu vient s'y installer !

Alors quel est ton rôle ?

Eh bien ton rôle c'est de préparer cette maison. Prends soin de ton corps ! Prends soin de lui ! Honore-le ! Parce qu'il est non seulement la maison de Dieu mais aussi pendant quelque temps la maison où tu habites. Bien sûr, tu es le premier à y loger ! Sache le nettoyer correctement.

 

Se nettoyer

La plupart des êtres humains, même en Occident où l'on trouve tout le confort et où il existe la morale, la plupart des êtres humains ne prennent pas le temps de la toilette. Cette simple chose qui est le premier soin à apporter au Temple : la toilette.

Lave-toi ! Lave-toi !

Je ne te dis pas “enlève la crasse”. Je ne parle pas de cela ! Lave-toi !

En lavant ton corps, comme si tu nettoyais la maison - la tienne puis celle de Dieu - en lavant ton corps, tu te débarrasses non seulement de la poussière de la journée, mais aussi d'une multitude d'impuretés que certaines de tes émotions, que certaines de tes pensées ont littéralement fixées sur la peau, fixées dans le corps astral, fixées même dans le système nerveux ou sur les organes. En te lavant, d'une façon que je ne vais pas qualifier de rituel car je ne veux pas que l'on crée de système. Tu sais très bien que je n'aime pas ces choses. Je préfère utiliser toujours la résonance, la Connaissance, l'Amour. Mais en te lavant d'une certaine manière, avec un certain état d'esprit, tu purifies même ton aura. Et cela se passe tout naturellement.

Lave-toi !

Et quand tu te laves, chante ! Tu prépares ta maison pour le Père, pour ton âme, pour ton Dieu intérieur et le Dieu de l'Univers. Alors chante ! Comme tu mets des guirlandes dans ta maison, comme tu accroches les guirlandes à un sapin de Noël, comme tu prépares ta maison pour une fête, chante ! Que ce soit en chantant une prière, que ce soit en chantant une chanson, peu importe, mets-toi en joie !

Après cela, ouvre les fenêtres et respire ! Respire ! Ouvre les fenêtres de ta maison, mets le nez dehors et nettoie bien tes poumons.

La plupart des gens ne savent pas respirer.

Ils ne savent pas qu'après plusieurs heures passées dans le sommeil, la respiration suivant le rythme cardiaque qui tombe très bas, les poumons n'arrivent pas à se nettoyer, à se libérer des différents gaz qui s'y déposent.

Respire ! Dégage tes poumons de tous les résidus.

Puis mets en ta tête les pensées maîtresses de la sagesse antique.

“Mets en ta tête les pensées maîtresses de la sagesse antique.”

Décide, par exemple, de ne plus cristalliser ta pensée en jugeant les hommes, de simplement les regarder, mais de les regarder par transparence, sans que leurs limites ne soient plus une porte sur laquelle tu te cognes chaque fois, un mur sur lequel tu t'écrases à chaque fois et que tu rencontres jour après jour.

Passe à travers eux ! Quelqu'un est méchant avec toi, fais-le passe-muraille, passe à travers cette méchanceté ! Sois léger comme un souffle, léger comme une plume ! Au lieu de rester comme un lutteur de sumo, bien ancré dans ton centre de gravité très égoïste, et de dire : “On ne m'aime pas, on ne m'a pas reçu, on me rejette, on ne m'apprécie pas, on ne me comprend pas !” Et de construire des murs qui n'ont plus rien à voir avec le Temple, mais tout à faire avec la prison, l'asile.

Et qu'est-ce que l'on voit dans les rues ? On ne voit pas des hommes qui se rencontrent, des hommes qui se croisent. On voit des hommes qui portent d'une manière acharné leurs quatre murs, et ces quatre murs se tamponnent sans arrêt. De temps en temps, on ouvre un peu la fenêtre pour voir qui nous a tamponné, afin de mieux lui balancer un pot de fleurs ! Tandis que l'autre, tout courroussé, ouvre aussi son Vélux pour nous envoyer des clous ou du poil à gratter ! En pensant que ce sera très drôle, si, en me grattant, je perds toutes mes tuiles ! Et ainsi, l'on voit sans arrêt des cloisons, des cloisons qui se tamponnent et qui n'arrivent pas à vivre !

Et il y a les super-champions du cloisonnement. Ce sont les collecteurs d'assurance. Vous savez que, particulièrement, je n'aime pas cette profession, parce qu'ils développent toujours davantage la peur ! “Attention, vous risquez ceci ! Attention, vous risquez cela ! Avez-vous pensé à ceci en cas de cela ?”

Ce qui fait que, non seulement ils ajoutent une épaisseur supplémentaire à vos murs, mais ils vous font croire qu'en plus, que l'on va pouvoir tapisser cela et être heureux en contemplant la belle tapisserie que l'on aura mise tout autour des murs. Alors que si l'on épaissit le mur, on réduit son espace vital ! Et que si l'on réduit son espace vital, on manque d'air ! Et que si l'on manque d'air, on meurt !

Et celui qui aura été votre plus grand assureur sera, en même temps, celui qui vous enterre le plus vite ! Tellement il aura dynamisé en vous vos peurs ! Vos peurs ! Et la peur ultime qu'est la mort !

As-tu pensé à ce que tu risques si tu te tords le pied en descendant du bus ? Après, l'on a peur de prendre le bus, parce qu'il y a un escalier pour monter dans le bus !

Et moi je te dis : as-tu pensé à ce que tu risques de rater si tu entretiens plus longtemps ces peurs, ces peurs affreuses qui t'éloignent de Dieu, de la Lumière ?

Éclate ces murs ! Éclate-les !

Et ceci se fait facilement. Non pas, dès demain, en rompant ton contrat d'assurance, ça ne servirait à rien ! Mais dès demain peut-être même en grandissant ton contrat d'assurance, mais plus pour toi, pour tes enfants, pour ton épouse ou pour ton époux, pour les mettre à l'abri. De façon à ce que ce ne soit plus un acte commis avec peur, crainte et par égocentrisme, mais que ce soit une générosité que tu partages avec les autres. À ce moment-là, même un collecteur d'assurance peut devenir mon frère. C'est vrai !

Donc, Qui Suis-Je ?

Nous allons développer autant que nous le pourrons ce mystère.

 

Le corps

Je suis d'abord dans mon corps et par mon corps le Temple, le four.

Le four qui, grâce à ses membres, grâce à sa pensée, grâce à ses émotions, va pouvoir aller s'agiter dehors, faire des expériences et ramener à l'intérieur différentes flammes, qui auront, plus tard, le rôle d'animer le Feu Fondamental dont je vous ai parlé.

Mais voilà que s'éveille au fur et à mesure de mes expériences physiques une sorte d'autre moi. Un moi plus psychologique, plus subtil, plus émotionnel qui commence à penser aussi et que l'on va appeler la personnalité.

 

La personnalité

Cette personnalité a des ambitions, des buts, des motivations, des aspirations. Elle peut même être créative, artiste, visionnaire, peu importe !

Et l'on s'aperçoit que la personnalité dispose d'un petit-moi, plus ou moins Divin, dont elle va se servir pour accomplir une multitude de tâches. Car son expression vient uniquement de ce qu'une graine Divine lui permet la vie.

Et, comme par prolongement, on va voir que toutes les activités humaines sont le reflet des grandes activités Divines.

Fonder une famille par exemple, d'où cela vous vient ? Vous vous êtes posé la question ?

Est-ce que c'est uniquement dans le but de procréer la race ? Pas forcément, pas uniquement ! On pourrait procréer et puis abandonner les enfants. Or on n'abandonne pas les enfants, on crée une famille.

De nouveau, imitation du cercle. On crée un cercle, on crée la famille.

Et dans cette famille, il se passe des échanges. On s'aperçoit que par exemple, l'époux stimule mon intelligence. Ou l'épouse stimule l'intelligence du mari. Ou l'enfant, par les questions qu'il pose, les problèmes qu'il amène dans le cercle, l'enfant stimule l'intelligence des parents, qui, d'un seul coup, doivent travailler à un certain sujet. Et on s'aperçoit que le niveau des expériences n'est plus simplement d'ordre physique, il fait chaud, il fait froid, j'ai faim, je dois aller travailler. Mais que cela devient un petit peu plus psychologique. Ce que l'on appelle la psychologie et qui est tout simplement un acte de création de la pensée.

C'est les premières étapes de la recherche, du Qui Suis-Je ? On commence à répondre à certains petits mystères.

Puis, lorsqu'au fur et à mesure, on développe cette personnalité. Et qu'elle prend conscience de la barrière que crée son égoïsme. L'entité commence alors à développer un champ de conscience Divin.

 

Champ de conscience Divin - l'Âme

Et qui se met à résonner avec le Divin le plus profond, ce Néant dont je t'ai parlé, au creux de ton cœur. À ce moment-là, l'entité qui existe et que l'on va appeler le disciple ne sait plus qui il est. Tantôt il se sent physique, demain il va se sentir psychologique, puis, pendant un bon moment de méditation ou d'aspiration, il va se sentir être cette chose bizarre que d'autres appellent l'âme. Et il se plaint de ce qu'il passe sans discernement d'un plan à l'autre et qu'il y commet parfois des erreurs. Et il cherche un point de stabilité.

Comment être l'âme de façon à ce que l'âme me fasse vivre ma vie psychologique et émotionnelle de la manière la plus radieuse et sans erreur ? Comment être l'âme de façon à ce que l'âme me fasse vivre mon corps physique de la manière la plus radieuse et sans erreur ?

On sent que le disciple cherche un point de stabilité. Exactement comme un navigateur cherche à monter au point le plus haut pour pouvoir à la fois maîtriser le bateau, comprendre la mer, donc la maîtriser, et voir la terre, ce continent merveilleux que l'on appelle le Royaume ! Trouver la direction, ne serait-ce que parce qu'on a vu un point et que l'on s'y dirige.

Et chaque fois le disciple cherche tout en se plaignant de retomber.

Il est normal de retomber de temps en temps. Non pas parce que l'on tombe mais parce qu'il faut des fois retourner dans certains endroits pour bien nettoyer parce que l'on n'a peut-être pas correctement passé l'éponge dans ce petit angle. Ou que l'on a un peu démis une dalle et qu'il faut refaire le joint. Ce ne sont pas des chutes, ce sont des travaux que l'on a à accomplir.

Cependant il est juste de vouloir trouver un point stable, élevé, en haut du mât !

 

Trouver la stabilité

Et cela se fait comment ?

Non pas parce que d'un seul coup tu changes d'état de conscience et que tu deviens un disciple accompli. Cela peut s'accomplir même si tu es un débutant.

Non pas parce que d'un seul coup tu vas être très discipliné et que donc tu seras inspiré. Cela peut se faire même si tu manques un peu de discipline. Non pas parce que tu auras un amour total pour les Maîtres et Dieu. Cela peut se faire même si tu as encore quelques doutes dus à ton ignorance et ton manque de perception. Alors comment on accomplit cette chose ?

En étant de moins en moins et le moins que possible égoïste.

Ce qui te ramène sans cesse, lourdement et avec erreur et non pas simplement pour le travail, ce qui te ramène sans cesse en bas, c'est l'égoïsme, l'égoïsme, l'égoïsme !

L'égoïsme c'est quoi ?

C'est comme une encre jetée au fond de l'océan. Si tu te jettes avec l'encre et bien tu vas au fond de l'océan, logique !

Ce point de stabilité que tu cherches, ce point de l'âme que tu cherches, c'est tout un mouvement contraire. C'est le navigateur qui monte au mât le plus haut et il s'y tient.

Alors ? Te jettes-tu avec l'encre au fond de l'océan ou vas-tu monter en haut du mât ?

C'est un choix.

Ton illusoire liberté t'interroge, là !

Comment faire ce choix ?

Tu vas me dire : “C'est peut-être en discernant chaque jour le comportement le plus juste.” Bien sûr, il y a une part de cela. Mais admets que tu rencontres une situation que tu n'arrives pas à comprendre, que tu n'arrives pas à évaluer, que donc tu ne sais pas comment agir. Alors ? Alors ? Comment vas-tu faire pour ne pas risquer de te jeter avec l'encre au fond de l'océan ?

Et c'est bien la question que tu nous poses sans arrêt ! “Guide-moi ! Inspire-moi ! Dis-moi ce que je dois faire ! Transmets-moi la réponse ou par un médium ou par un rêve ou par mon pendule !”

Comment faire ?

Il y a une multitude de situations où tu n'arrives pas à te situer. Alors, je te donne le seul moyen de te situer le plus justement du monde !

D'après les codes des Lois les plus Cosmiques, n'agis pas avec égoïsme !

“D'après les codes des Lois les plus Cosmiques, n'agis pas avec égoïsme !”

Même si dans ces premières étapes, la situation te paraîtrait quelque chose qui finalement appartient au monde émotionnel ou au monde du rêve totalement, une illusion, dans la mesure où tu y vas sans égoïsme, ce n'est plus une illusion. Tu t'enrichis d'un événement qui existe et que tu sublimes ! Et par cette sublimation, tu te grandis.

En fait, il n'y a aucune situation que l'on pourrait qualifier de physique, d'émotionnel, de mental ou de spirituel. Ce qui va faire qu'une situation va devenir physique d'une manière négative, c'est l'égoïsme ! Ce qui va faire qu'une situation va devenir astrale d'une manière négative et représenter ta chute, c'est l'égoïsme ! De la même manière dans le monde de la pensée.

Par exemple, et prenons un exemple très connu et expérimentée tous les jours, les couples s'accouplent. Et pour que l'expérience ne soit pas uniquement de l'ordre du monde physique, il ne faut pas qu'il y ait l'égoïsme du corps. L'égoïsme du corps affamé qui ne prend le plaisir que pour lui-même, égoïstement ! Il faut prendre l'expérience et l'apporter le plus loin possible dans l'état de conscience dont vous êtes capable.

L'offrir comme une communion à l'autre, le transformer en un point de rencontre avec l'autre et s'y perdre totalement !

Puis, plus tard, quand vous en serez capable, l'offrir au Cosmos afin qu'une grande âme puisse s'y incarner !

Ce qui fait que de grandes âmes peuvent encore prendre des corps, c'est qu'il existe des hommes et des femmes capables de vivre l'accouplement d'une manière que je dirais spirituelle. Parce que ce n'est plus uniquement pour leur plaisir, même si cela va commencer par leur plaisir. Ce n'est plus uniquement pour fusionner dans leur amour réciproque, bien qu'à un moment donné cela va passer par cela, il faut bien que l'énergie passe les étapes, monte les étages. À un moment donné cela aboutit dans leur esprit à une grande communion cosmique.

À ce moment là, la Matière est spiritualisée. Le fœtus n'est plus simplement un amas d'atomes et de cellules, c'est un véritable calice, c'est un véritable graal ! Et l'âme la plus pure peut encore trouver un intérêt pour ce genre de Matière et s'y incarne, car elle entre dans un calice et pas simplement dans un amas de chair !

Et, de la même manière, vous pourriez accueillir les jeunes âmes, et ce serait une bonne chose ! Même si elles ne sauraient pas forcément utiliser une matière si spiritualisée, cela leur apporterait une plus grande spiritualité. Un peu comme un code génétique transporte ses informations, on pourrait transmettre une spiritualité de cette manière-là.

Qui Suis-Je ?

Lorsque j'ai mis le propre dans ma maison physique, lorsque j'ai vécu dans toutes mes émotions et le monde de ma psychologie sans plus d'égoïsme, je n'arrive toujours pas à comprendre Qui Suis-Je ? Mais en tout cas, je ne [...] le Je ne suis pas, les ténèbres, la chute.

Je te demande de persister, même si tu ne sais pas encore qui tu es !

Et allons ensemble à la rencontre de la troisième étape.

 

Étape de l'Âme

Parce que j'ai mis de l'ordre dans mon corps, de l'ordre dans ma vie relationnelle, parce que je n'ai plus d'égoïsme. Et que dans mes pensées, il n'y a plus non plus la trace de ce même égoïsme qui fait qu'une pensée est trop analyste, trop concrète, qu'elle cristallise l'Univers et les Dieux et les Hommes.

À ce moment-là, pendant les moments de méditation, les moments de silence, les moments de prière, étant donné que je suis comme un oiseau libre, je vais à la rencontre de mon essence.

Qui va à la rencontre de qui ?

Cette petite conscience développée, au fur et à mesure, comme une servante en fait, la servante qui doit entretenir le corps, se séparer de l'égoïsme et ne pas cristalliser les pensées. Cette servante que je crois être va petit à petit à la rencontre de la reine, qu'elle s'aperçoit être ; du roi qu'il s'aperçoit être. Et que donc, il y avait juste, pendant un petit instant, exactement comme dans le Cosmos, une petite séparation pour l'animation de différents rôles. Mais qu'en fait, tout cela n'était vécu et animé que par une seule et même Vie que l'on découvre : l'Âme !

L'Âme ! L'Âme qui est Dieu manifesté, la Lumière de Dieu, qui, Lui, reste non-manifesté dans son silence.

L'Âme est le porte-flambeau.

C'est pourquoi quand vous rencontrez quelqu'un d'énormément éveillé au niveau de l'âme, vous êtes attiré, comme magnétisé. Vous voulez comme vous en nourrir. Tout simplement parce que cette électricité, ce Feu Fondamental, circule. Alors que le vôtre est endormi, il cherche à se frictionner à celui qui est éveillé afin de devenir vivant.

Et c'est, en même temps, toute la base de l'aspiration, la base de la Foi, la base de la Quête. Je cherche quelque chose contre quoi me frotter pour déclencher le Feu.

Ce frottement et ce Feu, c'est ce qui est aussi à la base de la sexualité. Par le frottement des deux organes, le Feu de la Création est déclenché. On trouve là, de nouveau, une imitation de la création du Cosmos, aussi de la création des Feux de l'Âme, de la Conscience.

Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Alors observez et vous vous instruirez tout seul. Observez simplement !

Qui Suis-Je ?

Sans avoir ouvert, donc, quoi que ce soit sur la réponse, j'ai essayé de te démontrer qui tu es pour l'instant, le serviteur, la servante qui doit mettre de l'ordre dans la maison.

Veillez à ce que l'égoïsme ne soit pas la base du jugement et des décisions ! Et à ce moment-là, lorsque la servante a fait correctement son travail, elle se transforme en Reine ou il se transforme en Roi.

 

Maîtres incarnés et désincarnés

Et il n'est plus besoin d'un serviteur à ce moment-là. La Lumière assume d'elle-même les ouvrages de l'ancien serviteur. C'est automatique. Et c'est même comme cela que certains grands Maîtres qui décident de rester plus longtemps en incarnation, plus longtemps que le code génétique d'une race ne le permet à un moment donné. C'est comme cela qu'ils arrivent à prolonger leur vie jusqu'à un grand siècle, voire, s'ils sont généreux envers l'Humanité deux bon siècle. Et il y en a même qui n'hésitent pas à rester trois siècles ! Ça existe ! Ne me regardez pas avec des yeux tout ronds et avec des grandes oreilles ! Ça existe !

Ça existe tellement que vous les avez déjà croisés sans le savoir, obligatoirement ! Car ces êtres qui décident de rester incarnés à travers les siècles sont des entités actives qui prennent des risques dans le Monde et qui transforment en même temps les grandes institutions qui animent le Monde. Ils ne restent pas dans un corps juste pour servir de réverbère spirituel ! C'est parce qu'ils y travaillent !

Tandis que ceux qui y travaillent moins activement, moins politiquement, moins institutionnellement, donc plus au niveau de la pensée-semence, ceux-là se retire une fois que le corps est arrivé à expiration. Et ils ne cherchent d'ailleurs pas à reprendre de corps physique, loin de là ! Ils s'en éloignent à toute vitesse !

Car plus ils se trouvent éloignés, plus ils se trouvent dans une substance éthérée et plus ils peuvent accomplir leur travail.

Donc, il y a, et ceci n'est pas un schéma absolu car il y a une multitude de départements, mais, pour votre compréhension, je dirais qu'il y a deux grands types de Maîtres : les incarnés et les désincarnés.

Parce que les uns travaillent directement sur la Matière et dans les affaires humaines. Et parce que les autres travaillent uniquement sur la substance éthérique et mentale de l'Humanité, donc il leur faut se tenir sur ce plan-là et planter les graines à ce niveau-là.

De ce fait, vous pouvez rencontrer des Maîtres sur le Plan Physique ! Ce qui ne veut pas dire que vous allez les reconnaître. Ce qui ne veut pas dire qu'ils vont vous prendre pour disciples. Car si vous ne correspondez pas à leur activité, ils ne sont donc pas vos Maîtres. Peut-être vous dépendez davantage d'un Maître qui va rester sur le plan éthérique afin d'y travailler.

Donc ne vous plaignez pas de ce que vous le rencontrez ou ne le rencontrez pas ! Faites votre travail et cherchez avant tout à rencontrer votre Dieu intérieur ! Un point, c'est tout !

Ces Maîtres incarnés qui restent pendant deux, trois siècles, généralement. Et ceci non pas parce qu'ils ne peuvent pas aller plus loin que trois siècles, mais parce que généralement, une institution créée, une pensée semée, un mouvement extériorisé, met généralement trois siècles pour arriver à une certaine maturité. Et comme ils sont responsables de ce qu'ils ont donné, ils doivent rester là pour surveiller tout le développement.

Ce qui n'empêche pas les aberrations. Mais les aberrations ne sont pas de leur responsabilité. Ils n'ont que la responsabilité d'amener un grand nombre à la plus grande compréhension. Mais ils ne feront rien contre celui qui délibérément décide d'en exploiter le point le plus égoïste et le moins métaphysique.

Ils sont le plus souvent à la tête des institutions et ils ressemblent à des hommes. Certains s'habillent de responsabilités politiques et vous ne pouvez pas discerner d'un homme politique à un autre. Qui est le Maître ? Le pouvez-vous ? Non !

Et n'essayez pas avec votre pendule, vous n'y arriverez pas ! Pourquoi ? Parce qu'il y a un écran. Du fait que le Maître physique s'occupe des affaires humaines, des institutions. Il ne prend que très peu de disciples pour s'occuper, en fait, du plus grand nombre à travers une institution ou un schéma. Et pour être à l'abri de la sensibilité, de l'intuition de ceux qui pourraient le reconnaître et qui ne correspondent pas à sa responsabilité, il doit se voiler. C'est un voile qu'il entretient par la force de la pensée et qui fonctionne parfaitement.

Car aucun homme, même doué, ne peut passer au-delà de ce seuil sans que le Maître ait ouvert la porte pour l'accueillir, le recevoir. C'est donc une intention qui provient de ce Maître et non pas du talent psychique ou spirituel du disciple qui le rencontre.

Il se voile de façon à pouvoir travailler dans la Matière et l'institution et ne pas devenir, par exemple, le gourou d'une nouvelle religion, le gourou d'un nouveau rassemblement spirituel, puisque ce n'est pas cela qu'il doit faire, il doit travailler au sein de l'institution.

Mais généralement, un Maître qui s'incarne pour assumer un poste à responsabilité dans une institution ou dans la politique peut, d'une certaine manière, être reconnu. Et je le dis de façon à ce que vous l'aidiez et non pas pour que vous le reconnaissiez et que vous lui demandiez : “comment l'on médite ? Donnez-moi un mantra et travaille sur mes chakras !” Je vous le donne pour que vous alliez l'aider, c'est tout différent.

Il se reconnaît par son discours complètement dépourvu d'égoïsme. Il se reconnaît par son discours qui cite toujours la vision du futur, du futur ! Et pas simplement du futur immédiat ou de la comptabilité d'une nation ou des rapports de force qui existent entre les nations. Ce qui fait que, généralement, il ne se trouve jamais à la tête de l'État, car c'est un poste qui est trop rempli de compromis et qui ne peut donc pas permettre un véritable travail de transformation.

Ne regardez donc pas du côté des présidents, en tout cas pas pour les générations qui viennent. Mais dans les cabinets, ça oui ! Les différents cabinets ministériels, ça oui ! Selon le mérite du pays et le mérite de la population, il peut y en avoir un. Oh ! Je ne dis pas deux ni trois, je n'ai dit qu'un ! Et que pendant un certain temps, mais il marque son passage, il transforme une nation.

Bien sûr, lorsque l'on voudrait, par exemple, les repérer en étudiant les biographies de chacun des grands personnages qui ont marqué les nations, on ne verrait pas de différence. Chacun a ses passions, chacun aura ses colères. Et là est un grand problème pour le disciple, le problème du discernement. Quelle est la nature de la colère d'un Maître ? Et la nature de la colère d'un simple ministre ou député qui n'est pas un Maître ? La différence est uniquement dans l'intention et le but qui est défendu. Et cela ne peut pas se percevoir au pendule ou dans une biographie. Il sera simplement écrit : “Il a tapé sur la table !”

“Tiens ? Capable de colère, c'est donc pas un Maître !”

Mais sa colère n'était pas la même ! C'était de l'autorité, de l'insistance. Donc en même temps que je vous l'indique, vous ne saurez pas discerner. Comme quoi, l'on dévoile et l'on revoile. Mais c'est à vous de savoir retirer le voile après coup avec le matériel qui a été donné. Ou de le brûler le voile, par la Lumière de votre Esprit.

Je ne vous donne pas toutes ces informations pour que vous en fassiez un bel oreiller cosmique. Un bel oreiller de paresse en fait ! En pensant que tout le monde va bien, puisque certains Maîtres sont même aux postes clef des nations.

Je vous dis ces choses pour développer en vous la responsabilité et le sens du travail. Si l'on vous parle de l'existence des Maîtres, c'est pour vous motiver à en devenir un ! Et non pas pour vous dire : “Écoute, il y a une superbe barque qui te porte alors arrête de ramer !”

Non ! Rame !

Dix fois plus fort que ce que tu ramais quand tu voulais simplement conquérir ton bonheur et ton bien-être. Rame !

Parce que tu ne rames plus que pour toi ! Tu t'aperçois que tu rames pour tirer deux, trois autres pirogues où les gens sont encore endormis. Et qu'il faut bien que tu fasses ta part de travail, comme le Christ tire toute l'Humanité vers le point le plus ultime de la Conscience en attendant que chacun puisse ramer de lui-même !

Et puis tu t'aperçois que tu ne tires pas simplement deux, trois pirogues endormies, mais que, par ce mouvement, tu fais avancer la planète dans l'Espace. Et que cet Espace avance dans la Loi. Et que la Loi, ainsi satisfaite, rend Dieu à lui-même. Tu n'es qu'un petit homme et tu as rendu Dieu à lui-même !

Pense donc à la puissance qui existerait sur cette planète si tous les hommes s'éveillaient à leur véritable nature !

“Pense donc à la puissance qui existerait sur cette planète si tous les hommes s'éveillaient à leur véritable nature !”

S'ils se rassemblaient pour travailler ensemble, ne plus cristalliser, ne plus faire des décisions sur la base de l'égoïsme. Imagine ce que serait le Monde !

 

Le Royaume

Je ne veux pas dire que tu peux changer le Monde entier dès demain. Mais, à côté du monde des égoïstes, peut exister le monde des révélations, peut exister le Royaume. Et d'une manière tangible et physique parce que chacun des hommes de Bonne Volonté l'incarnerait. Ce qui fait que, le temps passant, il y aurait de moins en moins d'hommes égoïstes, simplement par l'effet de la Lumière du Royaume que transportent les autres.

Et au lieu d'attendre, péniblement et lamentablement, que chacun ait compris son égoïsme, par une sorte de maladie contagieuse que l'on appellerait la Bonté Retrouvée, les hommes s'initieraient, les uns les autres, à l'essence, à la spiritualité.

Cela peut se passer exactement comme le code génétique transporte physiquement, tangiblement, une information dont va être accablée l'enfant qui s'incarne. Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Les mêmes Lois prévalent dans le monde spirituel comme dans le monde physique et vice versa ! Pourquoi ?

Parce que tout est résonance ! Tout est résonance !

“Tout est résonance !”

Eh oui ! Et puisque je résonne, je vais modeler. Et si je modèle, je vais faire vivre quelqu'un de telle et telle manière.

Lorsque je comprends cela, je deviens plus responsable de moi-même. Je sens que je peux me créer moi-même et me décréer aussi. Et que je peux créer aussi le meilleur dans l'autre ! C'est ce que je te demande de faire depuis que j'ai commencé mon discours.

 

Crée le meilleur dans l'autre !

Je ne veux pas te quitter aujourd'hui sans te rendre sensible à cette responsabilité.

Bien sûr, tu ne vas pas transmettre l'initiation à l'autre, le transfert des feux. Ceci est un travail que chacun va devoir accomplir. Cependant, tu peux installer, comme une maladie contagieuse, la Bonté et l'Amour dans le cœur des hommes. C'est un acte que tu peux faire.

“Tu peux installer, comme une maladie contagieuse, la Bonté et l'Amour dans le cœur des hommes.”

Mais pour que tu deviennes ce virus magnifique, il faut que tu sois toi-même l'Amour. Sans plus douter, sans plus te demander comment tu vas t'y prendre ! Sans plus douter !

Comment vas-tu être cet amour sans plus douter ?

Allez, écoute-moi avec ton cœur !

Comment vas-tu être cet amour ?

Sois transparent ! Fais le passe-muraille.

Tu ne peux pas être cet Amour si, de nouveau, pour la x-ième fois, ton voisin te critique et que tu entends et reçois sa critique. Tu vas cristalliser, tu vas concevoir une réaction. Et même si tu essaies d'être tolérant et que tu fais un effort spirituel pour le pardonner, fondamentalement, tu n'y arriveras pas. Et tu le sais très bien.

Comment donc créer le miracle, celui de l'Amour ?

Tout simplement en étant transparent !

“Comment donc créer le miracle, celui de l'Amour ? Tout simplement en étant transparent !”

Ton voisin t'attaque, tu es transparent, tu es gélatineux. Laisse passer ! Laisse passer le mot, laisse passer sa vibration, laisse passer son ignorance, sa bêtise... Laisse passer !

 

La blessure

Tu vas me dire : “Je n'y arrive pas parce que, d'une certaine manière, cela me blesse au passage.” Tu vois comme tu es entêté ? Ce n'est pas que cela te blesse au passage, c'est parce que l'égoïsme existe encore en toi. L'égocentrisme existe encore en toi. Et cela ne flatte pas ton égocentrisme ! Donc cela te déplaît ! Donc cela te blesse ! Donc tu en fais une crise de nerfs ! Donc tu as un ennemi ! Donc tu n'arrives pas après à pardonner ! Si, au milieu de tout ce grave malheur, tu décides d'être en plus spirituel ! Là, tu as des problèmes !

Chaque fois que l'on t'attaque et que cela te blesse, on te montre ton égocentrisme ! On te montre ce point dont tu dois te détacher.

“Chaque fois que l'on t'attaque et que cela te blesse, on te montre ton égocentrisme ! On te montre ce point dont tu dois te détacher.”

Alors accueille joyeusement la critique ! Dis-lui : “Merci mon voisin, mon Dieu que tu as raison !” Embrasse-le ! Il ne comprendra plus rien, tu verras ! Il sera dérouté !

  • Rires

Et il ira voir dans ton jardin si tu ne cultives pas du haschich ! Soupçonnant que de temps en temps tu fumes et que cela t'a complètement désaxé ! Car forcément, si tu deviens si différent, c'est que tu commets quelques crimes, comme l'hérésie, la drogue ou la sorcellerie !

Peu importe ! Avec le temps tu seras tellement démonstratif du bonheur que tu vas le contaminer. Et il deviendra aussi fou que toi. Et ensemble vous vous rappellerez d'un temps préhistorique où deux hommes ignorants se grattaient le nez et s'arrachaient les oreilles sans aucune raison, alors que les étoiles chantent les louanges. Et vous regretterez qu'il y ait encore des hommes ignorants qui s'attachent à ce spectacle, alors qu'il est si facile de chanter avec les étoiles !

Mais sois transparent !

Et si cela te blesse, sois heureux que l'on te démontre ton égocentrisme ! Sois heureux !

“Sois heureux que l'on te démontre ton égocentrisme !”

Et si, puisque tu deviens heureux que l'on te montre ce que tu dois détruire, alors il t'est facile d'être transparent et de pardonner, puisque tu vas prendre l'attaque de l'autre comme un bonheur ! Un bonheur.

Alors que si dans un premier temps tu le prends comme un malheur et que dans un deuxième temps tu essayes, puisque tu te rappelles ma parole, d'en faire un bonheur et une acclamation, cela ne fonctionnera pas.

Tout de suite, quoiqu'il t'arrive, prends-le comme un bonheur !

Quelqu'un est passé dans la rue, a crevé tes pneus ? Chante ! Chante !

  • Rires

Qui sait ?

Peut-être le Gardien du Seuil voulait voir si tu serais capable de chanter. Et si tu es capable, dès demain il te fait gagner à la loterie pour pouvoir gagner une Rolls-Rolls ! Car tu l'auras mérité. Ou, dès demain, il s'arrangera pour que tu reçoives des énergies ou que tu rencontres le bon médecin ou le bon guérisseur pour soigner ta maladie. Et tout ça dépend de toi à un moment donné.

Capable de chanter devant un pneu crevé ! Un pneu n'a rien d'initiatique et pourtant ! Et pourtant ! Dieu teste ses enfants par les moyens les plus inattendus ! Parce que ainsi tu ne peux pas mentir, tu ne peux pas tricher.

“Dieu teste ses enfants par les moyens les plus inattendus !”

 

Occasions de dépassement

Alors que si l'on faisait une longue cérémonie dans un temple dont tu t'es déjà renseigné à propos du rituel et des habitudes, tu saurais que l'on essaierait de te faire peur, que l'on te ferait basculer dans le vide et que l'on te brûlerait et que l'on te mouillerait. Tu es sur tes gardes, tu es intelligent, tu es capable de préparer une multitude de réactions ! Et en fait ce n'est jamais toi-même, c'est un personnage.

Tandis que quand tu sors de cet endroit même du rituel, et que tu chantes et que tu ris face à ton pneu crevé, là est l'endroit où l'Initiateur que tu comptais rencontrer pendant le Temple, pendant le rituel, là est l'endroit près de ta voiture où il se trouve et où il t'attend. Là est la véritable épreuve, car là tu ne peux pas mentir, parce que là tu ne penserais pas que Dieu t'attend et que le Maître te regarde !

Alors, sois vigilant ! Tout peut être une occasion de dépassement. Surtout ce qui semble ne pas avoir de relations avec le spirituel.

Ah ! C'est facile de faire des longues queues dans les ashrams ! C'est facile de répéter le mantra et de s'asperger d'eau bénite et d'avoir des grandes têtes de saints tout délavés. C'est facile ! On rentre dans une église pour ça, on rentre dans un ashram pour ça et on sait déjà composer le personnage.

Et que se passe-t-il à la station d'essence ? Que se passe-t-il après au restaurant ? Que se passe-t-il dans le métro ? Que se passe-t-il au travail ? Un ogre ! Un égoïste affreux qui ne rayonne de l'encensement qu'il a reçu de la part d'un initié que des relents fades et aigres, comme s'il avait mangé du poisson faisandé !

Est-ce de cette manière que l'on restitue la Lumière ? Tu restitues des ténèbres, oui ! Le plus souvent ! Entre temps, tu as engouffré la Lumière dans tes noirceurs et il ne reste plus rien. Alors, ne vas pas à l'église ! Je te le demande dans ce cas-là. Ça ne nous sert à rien de voir ces longs visages délavés. Ne vas pas dans les ashrams ! Je te le demande dans ce cas-là ! Fais-moi grâce, s'il te plaît ! Car à ce moment-là, c'est comme un coup de marteau que tu me donnes sur l'orteil et il commence à enfler.

Par contre, quand tu attends l'autobus, quand tu es bloqué par un embouteillage, quand tu attends un feu rouge, chante ! Chante ta gloire, chante ta sagesse ! Chante pour asperger le monde de ta splendeur, de ta compréhension, de ta liberté ! Au lieu d'en rajouter : “Mmmrrh ! Les embouteillages ! Une fois de plus !” Et tu embouteilles davantage la ville ! Pas étonnant qu'elle soit si engorgée ! Tout le monde ne pense qu'à cela !

Sois vigilant, car Dieu t'attend où toi tu ne l'attends pas. Là est un des grands secrets de l'initiation. Il t'attend où tu ne l'attends pas !

Alors tu ne sais pas le reconnaître. Tu ne sais pas le voir. Et il doit te lâcher.

Sais-tu ce que ça nous coûte ?

C'est comme si tu te trouvais sur un bateau, alors qu'un autre bateau, au loin, vient de couler. Tu rames, tu rames pour arriver jusqu'au naufragé. Tu réussis à en attraper un. Et la seule condition pour lui sauver la vie, c'est qu'il accepte de resserrer sa main autour de la tienne. Parce qu'il a senti ta main, parce qu'il t'a vu et reconnu comme étant son sauveur. C'est la seule condition !

Et très souvent, le naufragé ne sait pas reconnaître, ne sait pas voir et ne sent pas que l'on l'a empoigné ! Et il devient de plus en plus lourd, de plus en plus lourd ! On ne peut pas le retenir. On ne peut pas non plus aller avec lui dans l'eau. Non pas parce que l'on ne veut pas se noyer nous-mêmes, ce n'est pas le problème ! On ne lui servirait à rien ! Il est devenu une encre et on ne peut plus rien !

Sais-tu ce que cela fait ? Te laisser aller ainsi à la noyade, celui que l'on a pu pendant un temps effleurer ? Celui en qui on a mis des espoirs, celui pour qui on avait déjà tout préparé afin de l'accueillir dans le Temple. Sais-tu ce que ça coûte ?

Alors, fais ce petit effort !

Et non pas parce que, dès demain, tu vas être soucieux de chacun de tes gestes et que tu vas soupçonner Dieu même derrière les armoires et derrière les portes ! Mais parce que, dans ton cœur, sans arrêt, tu vas lui tenir la main. Tu vas être Son Fils. Tu vas être comme Il est Lui-même, sans égoïsme, sans égocentrisme. Une Présence qui accomplit dans la Matière le pèlerinage voulu, nécessaire. Mais sans égoïsme, fais ces choses !

Et si je m'arrêtais maintenant de discuter, je t'aurais donné suffisamment pour que tu travailles. Cependant, je vais te raconter encore quelques petites histoires pendant un petit moment. Puis, je te laisserai.

Je voudrais que tu te penches spécialement sur la notion de l'âme et que tu essayes, non pas de comprendre et d'intellectualiser le concept en allant lire les définitions dans des livres, mais que tu essayes, petit à petit, de la mettre en mouvement. Je ne te demande pas de la connaître. Je te demande de créer le mouvement.

 

Créer le mouvement

Faire comme si tu étais l'Âme, même si tu ne la sens pas.
Faire comme si tu étais l'Âme, même si tu ne la connais pas.

Même si tu ne réussis pas suffisamment tes méditations, pour l'avoir ne serait-ce qu'un petit peu reniflé. Fais comme si !

Tu vas me dire : “Mais que fait l'Âme ? Comment elle vit ? Comment elle réagit ? Qu'est-ce qu'elle ferait si elle seule se manifestait ?”

C'est ce que je viens de te dire dans mon discours. À l'intérieur de n'importe quelle situation, action, fais-le en toute pureté, fais-le sans égoïsme !

“À l'intérieur de n'importe quelle situation, action, fais-le en toute pureté, fais-le sans égoïsme !”

Pour toi, il y aura une difficulté à comprendre ce que veut dire “sans égoïsme”. Dès demain, tu risques de donner tout ton argent, tous tes habits, ta maison et toutes les tuiles qui vont avec. Tu verras un clochard, tu lui donneras ta voiture, sans te soucier si tu en as besoin demain pour aller au travail. Et tu t'apercevras qu'il est difficile d'être l'Âme parce qu'il faudrait comprendre comment l'on est l'Âme, dans quelle mesure, n'est-ce pas ?

Alors, je vais te donner ce seul repère. Bien que ton interrogation soit fausse, mais pour que tu ne commettes pas d'erreur qui refroidirait ton cœur, je te donne ce simple repère.

Sois responsable de toi-même !

Tu as besoin de ta voiture pour aller travailler, alors ne la donne pas !

Sois responsable de ta famille !

Tu as besoin de ton salaire pour faire manger ta famille, habiller ta famille, offrir un peu des plaisirs à ta famille, un peu de culture. Garde ton salaire !

Sois responsable ensuite des autres et ceux qui te restent quand tu auras été responsable de toi, responsable de ta famille, responsable de tes amis les plus proches. Donne-le au monde !

À ce moment-là, ce que tu donnes, même si ce n'est qu'un pantalon, une paire de pneus, 10 francs, c'est comme si tu donnais 100 pantalons, 10 000 pneus, 1 million de francs. C'est la vérité ! Ce n'est pas simplement une petite histoire ! Ce même franc que tu vas donner va se multiplier. De quelle manière ?

Certes, il n'y aura pas des matérialisations, c'est sûr. Quand tu vas donner un franc à un organisme international, ils ne vont pas se démultiplier. Cependant, ce franc-là va être particulièrement respecté, de façon à ce qu'il aille faire le plus grand bien et le plus efficacement possible à une personne, à une famille, à une nation.

Alors que tu pourrais donner 10 000 francs, si ce n'est pas avec cette intention du cœur, ils seront gaspillés ! Eh oui ! Ils seront gaspillés car ce n'est pas de l'Amour, c'est juste du fer. Les hommes qui le récupéreront, cet argent n'auront pas de respect ! Ils penseront plutôt à acheter du matériel qui n'est pas véritablement utile, à acheter des locaux alors qu'ils pourraient très bien s'installer dans des endroits moins chers. Ils ne respecteront pas !

Tout ce que tu touches colporte et émane ton intention.

“Tout ce que tu touches colporte et émane ton intention.”

 

Dons et intentions

Si c'est de l'amour, cela transforme l'utilisateur qui le touche, cela lui donne le respect et il en est fait un bon usage. S'il n'y a pas d'amour, alors tu donnes pour rien et c'est ce qui se passe le plus souvent.

Regardez les collectes. Je sais que cela vous déplaît, que cela vous fait réfléchir quant à l'action, la vérité, le fondement de la bonté et du partage. Vous faites des collectes, de quoi que ce soit, vous envoyez dans les pays qui en ont besoin et ces collectes sont généralement bloquées, détournées pour devenir du marché noir afin d'acheter des armes alors que vous envoyez du pain. Et vous pensez que les hommes pour lesquels vous avez collecté, les hommes pour lesquels vous vous sacrifiez sont finalement peut-être uniquement des bêtes et qu'il vaut mieux les laisser s'entretuer, n'est-ce pas ? Et vous réfléchissez à la grande bonté que vous avez eue et au peu que cela apportait. Et vous remettez en cause la Parole de Dieu qui vous dit “partagez, donnez, car quand vous donnez à un frère, c'est à moi que vous donnez pareillement.” Et vous ne savez plus s'il faut être bon, s'il faut être intransigeant, s'il faut être bon, s'il faut être la justice. Et en attendant d'y voir clair, vous promettez de ne plus rien faire !

Alors je vous dis cette chose. N'envoyez qu'un paquet de riz, mais mettez-y tout votre amour ! Et vous verrez que celui qui voudrait détourner le paquet de riz ou le bloquer, il ne pourrait pas ! Il lui arriverait quelque chose, eh oui ! Soit s'il est par exemple l'être responsable capable de bloquer le convoi quelque part, soit il lui arriverait une grave dysenterie et il ne pourrait pas signer les papiers, il serait sans arrêt à la selle ne pouvant même pas se montrer pour distribuer les ordres et le convoi passe ! C'est facile de créer une dysenterie, bien sûr ! Il suffit d'envoyer une toute petite vibration dans le foie et la bile se met en route et voilà que ça commence ! C'est facile !

Bien sûr ce n'est pas nous qui envoyons cette chose et qui la décidons. Nous délégons les activités à une multitude d'intervenants, d'anges gardiens comme vous les appelez, qui, eux, savent très bien activer certains endroits pour provoquer certains effets. Et ces anges gardiens viennent sur votre commande, sitôt que par amour vous commettez un acte.

Ce qui fait que quand vous donnez un kilo de riz, ce kilo de riz va arriver parce que votre amour magnétique va attirer un ange gardien et c'est l'ange gardien qui le transporte le plus sûrement du monde ! Et l'ange gardien va défendre ce kilo de riz de toutes les manières, en créant un zona chez le responsable, une dysenterie ou bien en l'attirant dans les bras d'une prostituée, qui pour une fois fera bien son travail. Tous les moyens seront mis en œuvre et exploités selon la nature de l'individu. Ou bien voilà que l'ange gardien n'arrive pas à se faire entendre, qu'il ne sait pas paralysé le chef en question et le barrage s'établit. Alors le pouvoir sera donné au chef du convoi, celui qui conduit. Une grande Lumière sera déposée dans son cœur et dans ses yeux de façon à ce qu'il puisse convertir le chef qui voulait tout bloquer.

Vous ne croyez pas aux miracles, n'est-ce pas ? Et c'est bien dommage ! Car c'est la seule Réalité, la seule en laquelle vous devriez croire ! Mais comme vous ne voyez pas tous ces petits anges gardiens, comme vous n'avez pas l'amour suffisant pour les magnétiser et leur distribuer du travail, alors vous croyez que la vie est méthodiquement froide, cruelle et toujours dans le camp du plus froid et du plus noir et du plus fou !

“Les miracles sont la seule Réalité, la seule en laquelle vous devriez croire !”

Un fou n'est rien pour un ange gardien ! Surtout si, en plus, ils s'y mettent à plusieurs pour le défier ! Un ange gardien peut de cette manière saturer l'aura d'un homme politique qui voudrait déclencher une guerre et l'homme ne peut plus déclencher la guerre. Mais il faudrait que le peuple entier soit capable d'Amour, que chaque parent aime ses enfants et soit un tant soit peu spirituel, que chaque voisin aime son autre voisin, que chaque ami aime son ami. À ce moment-là, même si par une faille, une faille du pouvoir, un fou venait à la tête, il ne pourrait rien faire !

On verrait qu'il quitterait régulièrement son poste pour aller à la selle et on se dirait “un tel président qui ne connaît pour tout trône que les toilettes, il faut absolument le remplacer !” Ce serait inévitable !

Faites ces choses ! Et vous verrez que, dans votre quartier, vous pouvez changer la vie !

 

Soyez l'Amour !

Si vous vous réunissez pour être cet Amour. Ne parlons pas simplement de méditation. Réunissez-vous pour prendre le thé, partager quelques gâteaux et soyez, entre vous, le plus possible l'Amour !

Parlez de votre vie, mais de la manière dont je vous ai parlé. C'est-à-dire en chantant quand vous décrivez la crevaison de votre pneu ! Ne vous servez pas de vous pour dire, “je me suis en plus bloqué une vertèbre pour pouvoir changer ma roue. Quelle histoire !” Voilà un groupe négatif ! Voilà un endroit où les forces négatives peuvent entrer et envahir un quartier ! Et que font sans arrêt les gens qui se réunissent pour prendre le thé, pour manger des gâteaux, manger des crêpes ? Ils ne racontent que leur malheur ! Et ils ne racontent que le négatif de leurs expériences. Et en plus ils mangent ne sachant pas qu'ils saturent leur nourriture de cette même négativité qu'ils sont en train de décrire. Et ensuite on se demande pourquoi le repas est lourd, pourquoi le foie est bloqué, pourquoi les intestins ne marchent pas, pourquoi ça coince dans les rotules !

  • Rires

Systématiquement, à chaque repas, on décrit ses malheurs !

Est-ce que vous viendrez à l'idée de chanter, une fois, pendant un repas ? Hein ? Et vous verrez que vous intégrerez ainsi une nourriture chargée de positif et que tout se passera mieux dans l'après-midi !

De la même manière, si tu n'as personne à qui parler et que tu te trouves tout seul pour ton repas, ne rumine pas tes problèmes ! De nouveau, tu vas engendrer dans ta nourriture la mort, le négatif, et le foie a horreur de ça !

Eh oui ! Le foie est un grand gardien. Exactement comme il existe le gardien du seuil dans les plans spirituels, dans le physique, le gardien du seuil, c'est lui, le foie. Il te renvoie tes problèmes !

Il dit : “Non, non, moi je ne digère pas cette histoire ! Tu as beau m'envoyer sans arrêt les choses à digérer, je n'en veux pas, je te les redonne !” Et voilà comment, petit à petit, on se trouve avec un foie faible. Ce qui, à la suite de cela, rend le pancréas complètement euphorique. Parce que lorsque l'on a un gardien du seuil un peu boiteux, cela fait rentrer en délire le pancréas. Qui, lui, se met, puisqu'il est en délire, se met à vouloir faire la fête tous les jours et sans arrêt. “À moi les gâteaux, à moi les glaces, à moi le sucre !”

Et lorsque le pancréas entre en délire, c'est les intestins qui se ramollissent. Il n'y a plus rien qui va, ils deviennent mous, mous ! Non pas simplement parce qu'ils ne bougent pas, mais parce qu'ils s'affaissent sur eux-mêmes, eh oui ! Les intestins devraient être des jolis tuyaux, bien droits, bien fiers de leur travail. Et voilà qu'ils s'affaissent, inconscients, endormis ! Parce que tout est déréglé !

“Un fait complètement la tête, l'autre est dans une crise de délire. Alors pourquoi est-ce que moi, l'intestin, je travaillerai ? J'attends qu'il y ait de l'ordre dans la maison et puis je me réveillerai de ma sieste à ce moment-là !”

Et ainsi on voit quelqu'un qui n'arrive plus à apprécier son repas, qui a toute sorte d'ennuis. Qui, à la suite, de cela se répercute sur le tempérament, sur la vue, qui est la première touchée, sitôt que les intestins ne vont plus.

Petit à petit, on va apprendre à mettre de l'ordre. Petit à petit, on va apprendre à mettre de l'Amour partout. L'Ordre, c'est l'Amour.

“L'Ordre, c'est l'Amour.”

Et non pas parce que c'est l'épée, mais parce que c'est l'endroit magnétique. Par ce magnétisme, on attire les lois qui sont la force, la structure de l'Univers. S'il n'y a pas ce magnétisme pour attirer la structure et la loi, on ne peut rien ordonner. C'est pourquoi l'Amour est la pierre fondamentale, non seulement de l'Être mais de l'Univers.

“L'Amour est la pierre fondamentale, non seulement de l'Être mais de l'Univers.”

C'est pourquoi tu as tellement besoin d'amour, c'est pourquoi désespérément tu cherches l'amour, parce que tu le sais, même si c'est inconscient, que c'est la pierre fondamentale. Et c'est pour cela qu'après le point dans le cercle, c'est le Feu qui a jailli, le Feu que l'on a appelé le Fils et qui est l'Amour et le Sacrifice de l'Amour. Car lui seul pouvait ordonner cet Univers et faire en sorte que les Lois s'exercent dans l'Homme, dans la Matière, dans l'Univers, par son magnétisme, par son pouvoir d'attraction.

Alors, redéfinis ton comportement et ne te sois pas affolé en pensant que l'Amour est une trop grande notion pour toi, un mystère que tu ne sauras pas découvrir d'ici deux minutes ou en cette vie, ou que c'est un effort trop grand que l'on te demande. Si tu me dis cette chose, tu me blesses ! Et là, c'est moi qui ne sais pas être transparent !

Essaye ! Je ne te dis pas de réussir, je te demande d'essayer ! Je ne te dis pas d'être parfait ! Je te demande de commencer le mouvement et en le commençant, tu le goûteras ! En le goûtant, tu vas le connaître. En le connaissant, il ne sera plus un mystère ! Et donc, le lendemain, tu pourras le recommencer ! Et cette fois plus grand ! Et puisque tu le fais plus grand, il va te montrer une autre partie de lui-même ! Et tu y seras initié, ce sera connu.

Le problème, ce n'est pas que les mystères sont épais, ce n'est pas que les mystères sont gardés comme des secrets dans les temples, sous des grands sceaux, par des Maîtres très intransigeants. Le problème des mystères, c'est que tu es face à lui et que tu ne passes pas à l'action !

“Le problème des mystères, c'est que tu es face à lui et que tu ne passes pas à l'action !”

Un mystère n'a pas besoin de plus que cela pour rester un mystère, il suffit que tu sois paresseux. Et le mystère reste total !

C'est la mise en mouvement qui fait que, hop !, un par un, tu soulèves les voiles, parce que tu avances dans la substance du mystère et en avançant, tu le rencontres, donc tu le connais.

Tu veux être l'Amour.

Ne dis pas “C'est difficile !”, ou tu vas m'obliger à utiliser une massue pour arrêter ta pensée négative ! Je t'ai dit de ne plus être négatif !! Tu penses que l'Amour est difficile ? Eh bien chante !! Je viens de te le dire !

Ton pneu est crevé ? Chante !
Tu imagines que quelque chose est difficile par rapport à ta capacité ? Chante !

C'est là que je t'attends !

Si tu t'assois, lourd, rempli de tes préjugés nauséabonds, qu'est-ce que tu veux que je fasse pour toi ?

Chante ! Allez ! Comme un jeune tambour qui va t'en guerre. Chante ! Positif ! Et mets-toi dans le mouvement !

Voilà ! Dès demain, sois d'abord une unité avec, par exemple, ton jardin. Et si tu n'as pas de jardin, avec la seule plante verte qui se trouve chez toi. Et si tu n'as pas de plante verte, mon Dieu !, alors va chez la voisine et emprunte-lui son caoutchouc, s'il te plaît ! Ce sera peut-être la seule fois d'ailleurs, et la première fois depuis dix ans, que tu vas voir ta voisine et que tu lui dis : "Bonjour ! Comment ça va, j'ai besoin d'une plante verte !” - “Mais comment ça, vous avez besoin d'une plante verte et pourquoi ?” - “Je vais essayer quelque chose d'immense ! Trop grand pour moi. Mais si je réussis, vous serez récompensée, parce que dès demain, ce sera vous que j'aimerais !”

Bien sûr, la voisine va te prendre pour quelqu'un d'un peu spécial, mais dès lundi dans l'ascenseur, elle verra la totale différence.

Et elle va te dire : “Mais non seulement garde mon caoutchouc, mais en plus, permets-moi de déménager, de venir habiter chez toi, parce que je ne peux plus te quitter ! Je ne sais pas comment tu as fait, mais tu es devenu un soleil et j'ai besoin de cette nourriture !”

Alors, en admettant que tu as cette plante verte ou ce jardin, mets-toi en face de l'objet ! Ne cherche rien ! En fait, tu as déjà trouvé !

Ne cherche rien ! Tu m'entends ? Ne cherche rien !

Ni à ouvrir une antenne psychique, ni à faire tourner un chakra pour pouvoir ressentir la plante, ni à activer ton coronal pour pouvoir résonner avec Dieu... Ne cherche rien !

Et dans ce lâcher-prise total, regarde !

Regarde la plante, mais regarde-la exactement, et pas par analyse et observation. Regarde. Regarde la tige. Suis avec ton regard comme si ton regard était un doigt et caresse de ton regard toute la forme de la plante.

Suis la feuille, bien dessous, bien dessus, reviens à la tige. Suis une autre feuille et va jusqu'au sommet. Et là, ensuite, totalement de ton regard, touche, caresse la plante. Et, de nouveau, n'attends rien !

N'essaye pas de t'efforcer à produire quelque chose, un contact télépathique ou autre. N'attends rien ! Caresse, caresse ! Sans exaltation émotionnelle non plus ! Disponible, présent, ouvert !

Et tu verras qu'en quelques secondes, toute la plante va se déverser en toi, et plus loin que la plante, ta propre âme.

Ensuite, fais la même chose avec l'Archétype qui est en toi. Lâche prise.

Et de la même manière qu'avec le regard, tu caresse cette plante, avec le silence de ta méditation ou ta prière, monte, monte ! La caresse devient de l'Amour, et cet Amour, d'un seul coup rencontre l'Archétype.

Et puisqu'il y a le pont, l'Archétype vient jusqu'à toi ! Et toi jusqu'à lui. Et, au milieu du pont, vous vous rencontrez.

Et c'est là que tu sens ton chakra coronal s'activer, la pinéale chauffer. C'est le milieu du pont ! L'endroit où l'archétype vient et où toi tu montes un peu !

Et quand les deux se rencontrent, la Trinité commence d'exister, parce que les deux ne sont pas deux. Ils se rassemblent et ils forment cette synthèse magnifique, ce triangle.

Et après, c'est toi qui seras à ma place, en train, désespérément, d'essayer de convertir une triste Matière à son rôle de reine spirituelle, un homme égocentrique à son statut de roi magnifique qui pourrait changer le Monde.

Et tu utiliserais toutes les paraboles possibles en sentant que chaque fois les mots ricochent sur des cloison. Et tu essaierais de défaire les joints des briques. Et tu t'apercevrais que sitôt que tu grattes derrière, l'homme est déjà en train de colmater !

Alors tu déciderais de mettre une bombe pour définitivement, au moins pendant quelques secondes, rencontrer ces hommes. Et tu serais le Christ !

C'est ça, le Christ, c'est une bombe dans le Monde.

“Le Christ, c'est une bombe dans le Monde.”

Et que font les hommes ?

Les moins bien intentionnés sont brûlés ; les autres, initiés ; certains autres, aveuglés. Et parce qu'ils sont aveuglés, ils se dépêchent de reconstruire des murs, que la bombe essaye de nouveau de détruire, mais que l'homme refabrique.

Je voudrais, non seulement que tu accomplisses ces choses, mais pas simplement parce que je les ai données et qu'il faudrait compenser un effort, ou qu'il faut obéir à une parole. Je voudrais que tu te respectes suffisamment toi-même ! Que tu aies tellement envie du Bonheur auquel tu as droit, que dès demain, tu appliques toutes ces choses.

En vérité, ce n'est pas parce que c'est mon travail, ce n'est pas parce que c'est mon devoir que je te parle. C'est parce que tu cries sans arrêt ton malheur. Tu cries sans arrêt que tu en as assez de mourir, d'être torturé, d'avoir peur et d'être ignorant ! Alors on vient ! Que ce soit nous, que ce soit d'autres, on vient ! Plus les cris sont profonds et plus nombreux nous venons. Mais à la suite de cela, il faut que tu travailles ! Car sinon, il ne te sert à rien que l'on t'ait montré le chemin, tu restes malheureux !

Alors accomplis !

Et accomplis, je te le dis, pour toi-même !

Pas pour plaire à Dieu, pas pour m'obéir, pas pour devenir spirituel. Pour toi-même !

Essaye de conquérir ton Bonheur et après nous le partagerons.

J'aurais encore une multitude de choses à te dire, mais je dois te quitter. Mais avant de te quitter, je te précise cette chose. Il se trouve que je ne parlerai plus pendant les mois d'hiver. Ce qui ne veut pas dire que nous ne pouvons pas communiquer. Si tu accomplis les divers devoirs dont je t'ai parlé, la communication ne s'arrêtera jamais. De quelque manière que ce soit, de quelque talent dont tu sois capable, la substance continuera de passer. Les liens continueront de vibrer. Et, quel que soit le Temple auquel tu appartiens, tu te rapprocheras encore plus de tes frères.

Tu le sais. Tu as suffisamment lu pour le savoir. Tout individu, même encore dans les limbes et dans le sommeil, appartient à un Temple. Ta place est dans ce Temple. Exactement comme un dortoir contient le nombre de lits. Avec, sur chaque lit, le nom inscrit. Ce lit, cette chaise, t'attend.

Ce qui veut dire que toutes les âmes sont répertoriées, connues. Toutes les âmes sont couvées. Celles qui n'arrivent pas à destination créent ce destin de leur propre choix. Choix inspirées par leur ignorance et leur égoïsme, brutal, sévère. Et nous n'arrivons jamais à nous résoudre, à retirer une chaise et à effacer un nom. Jusqu'au dernier moment possible, nous attendons et nous espérons ! Et peut-être encore plus fort pour celui qui se fait attendre et qui tarde dans la souffrance, que pour celui qui arrive et que l'on voit sûrement marcher sur le Chemin.

C'est pour cela que Jésus a dit qu'il irait rechercher toutes les brebis, même la plus égarée, même tombée au fond du ravin. Mais, bien sûr, encore faut-il que la brebis accepte que Jésus l'emporte ! Et toute la différence, à ce moment-là, c'est l'égoïsme !

Si j'accepte un tel Être, un tel événement dans ma vie, c'est parce que, d'un seul coup, je lui abandonne tout mon égoïsme, toute mon ignorance, toutes mes ténèbres ! Et il me remplit de sa Lumière. Alors je suis sauvé.

Dis ce grand “Oui”, comme je te l'ai demandé la semaine dernière !

Dis ce grand “Oui” fondamental, que ce soit à Jésus si tu l'aimes, que ce soit aux autres Maîtres dont tu connais les noms ou pas, que ce soit à Dieu, que ce soit simplement à cet empire qu'est la Sagesse, mais dis ce “Oui” fondamental ! Et demain sois transparent afin d'être l'Amour !

“Dis ce grand “Oui” fondamental et demain sois transparent afin d'être l'Amour !”

Et prends le risque de rire et de chanter chaque fois qu'on te crève un pneu.

Allez accomplis ces choses ! Ainsi nous ne serons jamais séparés. Jamais !

C'est une promesse.

Je te salue.

(Date de la conférence : 28 11 1992)

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