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## Conférence de Pastor - 152
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!!! Consécration
Construction du cercle
Bonjour,
Comme je vous l'ai demandé depuis quelques temps, nous allons procéder à la construction du cercle. En imagination, construisez le cercle tout autour de l'assemblée.
Encore.
Maintenant un point au centre.
Et depuis ce centre, la colonne pour l'ouverture, la vôtre...
Voilà.
Vous êtes impliqués dans cette figure. Il ne s'agit pas simplement de l'assemblée..
L'ouverture.
Quand je vous ai proposé cette figure, je vous l'ai proposée pour la pratiquer avec lenteur, concentration.
!!! La visualisation, un éclair
La prochaine fois, ou bien si vous en faites un usage quotidien dans votre vie, la prochaine fois que je vous verrai l'utiliser, je vous demanderai de l'utiliser avec rapidité. La visualisation doit être un éclair. On ne doit pas y perdre autant de temps. Il ne faut pas se perdre dans la visualisation que l'on est en train de faire ou de construire. Il faut que ce soit comme l'éclair !
Si l'on reste trop à regarder la visualisation que l'on essaye de construire, à ce moment-là, toute la puissance de la conscience que l'on avait développé dès le début de l'exercice va entrer dans un état plus profond de relaxation et ne plus être accordé au symbole lui-même ou à l'objet que l'on veut créer.
Alors il est important d'apprendre à penser à la vitesse de l'éclair, à construire avec une concentration absolue ce qui permet la vitesse de l'éclair.
Ce qui ne veut pas dire que vous ne devez plus passer que deux ou trois secondes ! Non, ne s'agit pas de cela ! Mais comme la nature humaine a tendance à s'endormir sur son ouvrage, alors je vous demande de ne pas rêver, de ne pas trop regarder en contemplation qui finirait en relaxation.
Alors on va s'y entraîner à la vitesse de l'éclair.
Pour être concentré de cette manière-là, vous verrez que vous devez être d'une concentration absolue. Alors que, dans le cas contraire, quand vous savez que vous avez dix minutes pour les faire, on s'assoit mollement. Quand on sait que l'on n'a que dix secondes, on s'assoit déjà d'une manière plus droite, on est déjà plus volontaire, plus précis !
Alors on y va !
Cercle !
Point !
Colonne !
Voilà !
Maintenant je vous écoute.
#### Question
Plusieurs questions :
Est-il opportun de créer des écoles ésotériques actuellement en Europe ?
Une autre question sur l'alimentation :
Est-ce que le passage par le feu est nécessaire ? Peut-on préférer manger les aliments comme la nature nous les présente ? Est-ce juste pour l'évolution ?
Il y a aussi une troisième question sur le karma.
##### Réponse
Bon, alors je tiendrai compte des questions tant que je le peux. Mais avant tout, sans vouloir absolument approfondir le sujet, je vais essayer de vous, non pas de vous parler ou de vous expliquer, mais de vous faire entrer petit à petit dans une substance, car c'est bien de cela qu'il s'agit quand on enseigne, il s'agit d'amener, petit à petit, un individu dans une substance.
!!! Entrer dans une substance
<a id="resistance"></a>
Et au milieu de cette substance, s'il a fait suffisamment l'effort d'ouverture, s'il a suffisamment rendu ses résistances - qui la plupart du temps ne sont dues qu'à l'ignorance d'ailleurs et pas du tout à des résistances de caractère - lorsqu'il se trouve dans l'endroit où on veut l'éveiller, il faudra ensuite l'amener à un moment de silence, qui n'est pas forcément d'ailleurs la méditation, afin qu'il prenne contact avec la substance environnante.
Ce qui fait que dans l'enseignement il y a deux mouvements. En admettant que l'individu soit libre de marcher, qu'il ne soit plus entravé trop par son ignorance et par ses résistances. Amener donc quelqu'un jusque vers une substance, une vérité, un fait, puis l'y éveiller.
Toute la partie de sensibilisation va être délicate.
Pourquoi ?
Parce que ce n'est pas par le discours que je vais y parvenir. La vie avec tout son paysage extérieur, toutes ses expériences, la vie va être nécessaire. Et je ne peux pas, en deux heures, vous mettre dans un état d'expérience.
Donc il vous faudra, à la suite de votre écoute, être profondément ouvert à la vie, ouvert à l'expérience, ouvert à ce qui vous fait souffrir, à ce qui vous embête, à ce qui vous nuit, même, pour ne plus vous en cacher, pour ne plus vous en protéger, mais aller au contraire y mettre le nez et le cœur, pour voir ce dont il s'agit. Pour voir exactement la nature du sujet, pour voir si c'est vraiment un sujet de préoccupation ou si ce n'est pas un caprice de votre part. Pour voir si ce sujet vous concerne vraiment ou est-ce que vous ne vous mêlez pas des affaires des autres. Car souvent l'on prend pour soi des ennuis qui en fait appartiennent aux autres. Cela se passe souvent dans la vie familiale, la vie amicale.
<a id="observation"></a>
Ce qui fait qu'il va vous falloir rester dans un état d'observation qui va vous demander bien sûr une certaine dose de courage, puisqu'il va falloir aller à la rencontre du fait, au lieu de vous en protéger comme d'ordinaire.
Vous venez ici juste pour écouter ce que je vous raconte. Nous allons simplement passer peut-être, pour celui qui m'aime, un agréable moment ensemble, mais en vérité je ne me déplace pas uniquement pour prendre le thé avec vous ! Donc il faut faire suivre cette rencontre par un travail d'observation.
<a id="confiance"></a>
Je ne vous parle pas d'un travail alchimique puisque je ne vous l'ai pas encore proposé à travers toutes ces années. Je vous demande au moins un travail d'observation, un travail de confiance aussi ! Car pour aller observer il est vrai qu'il faut avoir confiance.
!!! Confiance
Si l'on a peur du sujet que l'on va rencontrer, parce qu'il représente la perte de quelque chose, parce qu'il représente une douleur, parce qu'il représente une colère, parce qu'il représente un obstacle que, depuis des années, l'on n'arrive pas à résoudre. Lorsque l'on veut aller voir quelque chose, eh bien il faut avoir confiance !
!!!! “Lorsque l'on veut aller voir quelque chose, il faut avoir confiance !”
La grande question qui va se poser là : confiance en quoi ?
S'il y a quelque chose qui vous fait peur, qui vous agace, qui vous irrite, vous ne pouvez pas prétendre aller vers cet objet en ayant confiance en vous-même. Puisque s'il y a peur, s'il y a colère, s'il y a fuite, c'est parce que je ne me sens pas équipée pour régler le problème. Donc je ne vais pas y aller dans un deuxième mouvement en prétendant que je vais avoir confiance en moi. Ce sera faux ! Et si c'est faux, au bout de dix minutes, je vais de nouveau avoir peur. Je vais de nouveau fuir la situation, faire fuir le regard.
Donc il va falloir avoir confiance en autre chose que moi-même, puisque je connais trop mes limites, je connais trop mes échecs, mes précédents échecs justement dus à ce problème. Je vais donc placer ma confiance dans ce grand phénomène qu'est la Vie.
Tu vas me dire : “Oui mais c'est un peu trop vague, moi j'ai besoin d'avoir confiance en quelqu'un que je sais plus fort que moi. J'ai besoin d'avoir confiance en un Dieu que je sais bienveillant !”
Non, je ne vais ni te proposer d'avoir confiance en quelqu'un de fort, ni en un Dieu bienveillant. Car au moment où le sujet va te dépasser et de nouveau te faire souffrir, tu vas oublier ces deux repères ! Et c'est pour cela que je te propose d'avoir confiance dans le phénomène qu'est la Vie.
!!! Faire confiance dans le phénomène qu'est la Vie
Qu'est-ce que je veux dire ?
Ce n'est pas abstrait, ce n'est pas de la métaphysique, ce n'est pas de la philosophie. C'est simplement une Connaissance.
Nous sommes au monde pour expérimenter, pour accomplir et à travers cette expérimentation, cet accomplissement, nous grandissons. Le progrès est donc une garantie. Le progrès est notre but. Et si nous fonctionnons de manière toujours éveillée, observatrice, créatrice, le progrès lui aussi est garanti. S'il y a progrès, cela veut dire que les ennuis d'hier ne seront pas les ennuis de demain.
!!!! “S'il y a progrès, cela veut dire que les ennuis d'hier ne seront pas les ennuis de demain.”
Les problèmes que j'ai donc réglés hier ne vont pas se représenter à moi demain. Je peux en être sûr !
Ce qui fait que ce grand mouvement qu'est la vie et l'expérience de la vie est le seul point de repère suffisamment fort et vibratoire et objectif, le seul repère dans lequel je dois placer ma confiance.
Dieu, je ne le connais pas ! Et d'ailleurs je ne peux avoir confiance en lui que si je l'imagine bienveillant. Lorsqu'il donne un coup de trique, je me demande, Oh !, si ce n'est pas le Diable qui est passé avant lui. N'est-ce pas ? Comme celui-là, il passe avant généralement pour me tenter, pour m'éprouver.
Si j'ai confiance en quelqu'un, je peux perdre cette confiance, parce qu'un jour la personne change ou parce que je vois quelque chose que je ne connaissais pas à propos de la personne et voilà que, patatrac, tout s'écroule !
Confiance en moi, pas possible ! Je connais trop mes échecs et mes limites !
Confiance donc dans la Vie.
La vie qui est une grande roue où les énergies sont sans cesse en mouvement, sans cesse à votre disposition et sans cesse offerte pour vous aider ! Pour vous mûrir ! Pour vous grandir !
!!!! “La vie qui est une grande roue où les énergies sont sans cesse en mouvement, sans cesse à votre disposition et sans cesse offerte pour vous aider ! Pour vous mûrir ! Pour vous grandir !”
Pourquoi est-ce que je précise cela ?
Parce que trop souvent on est dans la position contraire. On a peur de la vie.
On a peur de ce qu'elle nous prépare, de ce qu'elle nous mitonne ! On a peur des éventuelles périodes de misère, des périodes difficiles de travail ou de chômage. On a peur d'éventuelles maladies, ruptures avec l'entourage. On a peur de devoir d'un seul coup s'expatrier. On sait que cela a existé. Alors on pense à la vie des autres et ce qu'ils ont dû endurer, ce qu'ils ont dû faire aussi pour régler leurs problèmes.
La vie est donc plutôt un épouvantail qui nous affole, alors que c'est le seul point réel dans lequel on peut placer sa confiance.
!!!! “”
Regarde comme tu renverses le sujet.
Tu as peur de la vie et tu places confiance en Dieu, cependant tu ne l'as jamais vu !
Ou tu places ta confiance dans les Maîtres et pourtant, même si tu m'en entends parler, après tout tu n'en as jamais rencontré, n'est-ce pas ? Aucun n'est venu en méditation ou en rêve ou sur son tapis volant. Personne ! Alors comment peux-tu croire, après tout, une chimère, un bavardage, un racontage, même si tu le crois vrai, parce que cela sort de la bouche de quelqu'un de confiance ? Ou même si cela est répété par quelqu'un qui a effectivement croisé un Maître, mais après tout, pour toi, ce ne sont des mots.
Alors pourquoi croire des mots, alors que la vie, tu la rencontres, elle, à chaque seconde ?
Ta réponse sera facile à imaginer. Tu vas me dire : “Oui mais la vie, celle que je rencontre, c'est justement celle qui me fait des problèmes ! Qui me fait souffrir, qui me crée des énigmes, qui me propose sans arrêt mes limites. Alors comment est-ce que je pourrais avoir confiance en cela ?”
Alors, c'est parce que tu ne sais pas ce qu'est la vie, ce qu'est l'incarnation et tu ne sais pas ces choses parce que tu ne sais pas ce que l'on est venu faire ici.
C'est la grande question : pourquoi je suis ici ? Pourquoi la vie ? Pourquoi la matérialisation ? Pourquoi l'incarnation ? Si tout est Divin, cela n'a qu'à rester Divin après tout. Pourquoi cela devient Pierre, Paul, Jacques, un dinosaure, une marguerite et un escargot ?
Tu pourrais te demander cette chose !
Après tout, pourquoi est-ce que cela en arrive à être un escargot, une limace ? Quand on prétend que tout est Divin, pourquoi se fatiguer à créer les limaces, je le demande ! Et les porcépics, tu as déjà vu un porcépic ? On se demande pourquoi il existe celui-là ! Pourquoi se fatiguer à créer un animal rempli d'épines ? Pourquoi se fatiguer à fabriquer des dinosaures, des crocodiles ? À quoi ils servent donc, ceux-là ? Ils ne sont même pas assez malins pour devenir autre chose qu'un crocodile ! Même si on les affiche sur les T-shirts, cela ne veut pas dire qu'ils ont évolué leur niveau de conscience. Ce n'est pas un crocodile qui est à la tête de la firme, malheureusement ! Pourquoi ? Des fois on peut se le demander ! Eh oui ! Ce n'est pas Monsieur Crocodile du Nil qui est devenu un créateur de mode.
Donc, on peut se demander pourquoi ce monde et toutes ses formes et pourquoi l'humain et pourquoi temps de couleur et pourquoi des yeux bridés et pourquoi des yeux ronds et pourquoi des cheveux et pourquoi des ongles et pourquoi boire et manger et se reproduire ! Où cela va tout ça ? D'autant plus qu'on n'est pas tranquille pour faire tout ça ! Parce qu'au milieu de tout ça, il y a les rumes, les varioles, les varicelles, les grippes, les maladies plus tristes et plus destructrices aussi. Les divorces !
C'est comme si tout était organisé pour le théâtre de la vie et que sans arrêt ce théâtre-là est interrompu par quelque chose. Pourquoi ?
Je comprends que si tu te poses ces questions-là de cette façon-là, si tu regardes le monde de cette manière-là, je comprends que tu sois dans une confusion totale. Parce qu'il est vrai que tout cela semble confus.
Si Dieu veut la vie, pourquoi est-ce qu'il ne se la fait pas plus belle ? Eh oui, je te comprends quand tu demandes cela !
Si Dieu veut venir à l'incarnation par le règne qui est l'Humanité, pourquoi est-ce qu'il s'invente des maladies catastrophiques ? Pourquoi est-ce qu'il s'invente des accidents ?
Alors nous allons essayer, non pas d'expliquer toutes ces choses car je ne pourrai pas expliquer toutes ces choses en deux ou trois heures, ni même en des milliers d'heures ! Parce que le dire ne suffit pas ! Il faut que ta conscience s'éveille au fur et à mesure. Il y a des choses, donc, que je ne pourrai jamais te dire, que tu ne m'entendras jamais dire.
Je peux t'amener par les mots jusqu'au seuil, mais au seuil c'est à toi de voir. Et le fait de voir ne sera pas ma responsabilité ni ma création, mais uniquement la tienne !
!!!! “Le fait de voir ne sera pas ma responsabilité ni ma création, mais uniquement la tienne !”
Donc nous allons essayer un petit peu d'avancer pour pouvoir percevoir ou soupçonner, ressentir le pourquoi de toute cette grande vie et ses deformités et éclairer un peu la confusion dans laquelle tu te sens.
!!! Éclairer la confusion
D'abord laisse-moi te dire que la confusion à laquelle tu associes l'Univers, ce n'est pas une confusion issue des imperfections d'un Dieu qui ne serait pas logique avec lui-même. Et qui, tout en voulant créer, en même temps ne donne pas qualité à sa création et permet ainsi la maladie, les accidents, la mort, les déformations, etc.
<a id="evolution"></a><a id="progres"></a>
La confusion vient de ce que tu ne connais pas suffisamment le pourquoi de la vie et la notion d'évolution, la notion de progrès.
Quand on pense à Dieu, Dieu créateur d'autant plus, on se dit celui-là depuis 2000 ans et même plus, on nous dit qu'il est parfait, si donc c'est lui qui a créé l'Univers, cela doit en être une expression parfaite ! C'est ce que tu attends. De là ensuite toute la confusion, lorsque tu regardes le monde, ta vie, ton nez qui va de travers et tes jambes trop courtes, c'est ce que tu penses de toi. Là tu te dis qu'il y a quelque chose qui ne va pas, alors on se dit : “Si c'est quelque chose qui ne va pas puisque Dieu est parfait et qu'il a tout fait parfait, il y a forcément eu un diablotin qui est passé par là ! Qui a pris un certain plaisir à froisser tout ce qui devait être bien repassé, à déraciner tout ce qui devait être planté bien profond.” Et voilà que de seul coup pour faire son affaire, pour créer une philosophie qui apparemment tient debout, pour que l'édifice tienne, on s'empare d'un bon Dieu à qui l'on a flanqué un pauvre Diable ! Eh on se dit : “ Ma foi ça tiendra comme ça pourra mais en tout cas c'est compréhensible !”
C'est compréhensible dans une certaine mesure. Et puis, un beau jour, l'intelligence se réveille et on ne veut plus de cette philosophie contradictoire et stérile.
On ne peut pas faire avaler l'Univers à l'homme en lui disant que la face de l'hostie qu'il est en train d'avaler contient un envers et qu'à l'envers il y a le Diable. “Bah non je n'avale pas ça !” Et tu as raison de ne pas l'avaler, tu as raison de te dire athée, tu as raison d'être en colère, tu as raison d'être en révolte, tu as raison de vouloir que les éclairs tombent sur les églises pour qu'on n'entende plus les cloches. Tu as raison de vouloir aller défroquer tous les curés pour les mettre en blue jean ! Tu as raison ! Je te comprends ! C'est une colère peut être enfantine mais c'est une colère vraie, saine, objective et malgré tout intelligente.
Et c'est à ces moments de crise que l'intelligence véritable a des chances de s'épanouir si, en même temps que tu es dans cette crise et cette révolte, tu restes suffisamment ouvert pour aller t'instruire d'autres formules, d'autres affirmations, d'autres systèmes. Et, plus loin, pour que tu sois encore plus éveillé pour aller au cœur des formules et du système et y découvrir tout simplement la Vérité, celle que tu pourras prendre mais la Vérité quand même !
Si donc je ne prétends pas qu'il existe le Diable et le Bon Dieu et que je me moque de l'un comme de l'autre, il peut aller se rhabiller, se raser et inventer un nouvel Univers, je ne joue pas cette partie là ! Tu le sais très bien !
Si je prétends qu'il existe donc autre chose, il va falloir se sensibiliser à une autre notion, plus grande que la simple notion de Dieu qui crée les hommes et d'un Diable qui les chatouille pour gagner le paradis. C'est une monstrueuse, idiotique. Et après on me prétendra que Dieu n'est pas le plus grand des paranoïaques si on imagine un tel Dieu. Il est un grand paranoïaque, c'est certain ! Cependant, la Vérité est tout autre.
Mais si tu te construis avec ferveur, engagement, insistance, un tel Dieu, figure-toi qu'il va exister ! Eh oui, c'est là le piège ! C'est là le piège triste, malheureux ! Et c'est d'ailleurs pour cette raison-là qu'à travers les âges, tous ceux qui ont envie de venir parler, quel que soit le prix à payer, viennent enseigner et rappellent l'enseignement. Parce qu'il ne s'agit pas simplement de venir enseigner pour rappeler que midi est à 12 heures. Il s'agit d'enseigner pour rappeler cela afin que le midi qui est à 6 heures ne prédomine pas et ne se mette pas à exister d'une façon concurrentielle au midi qui est à 12 heures ! Parce que cela peut arriver.
Eh oui, l'homme est créateur !
Par sa pensée, par son ardeur, du fait qu'il vit dans la substance même qu'est la Divinité, du fait qu'il vit donc dans le magma même qui est la Source de tout ce qui vit et qui se crée au fur et à mesure et qui change ! Ce n'est pas figé l'Univers, cela change ! Il faut donc que le manteau d'atomes, de particules, ce manteau environnant soit donc une éternelle source de création pour que les choses puissent aller vers leur progrès, leur transformation.
En étant donc dans un tel manteau, vivant, obéissant à chaque ordre, à chaque programmation, lorsqu'à travers les millénaires et par groupes puissants, les hommes pensent à un Dieu, imaginent un Dieu, lui donnent des attributs et y croient et même créent des prières de façon à ce que chacun de ces attributs imaginés fonctionne effectivement. Et puis ce Dieu-là finit par exister.
Comment on l'appelle ?
Allez, cette fois-ci j'arrête mon cours et je te demande la réponse à toi !
Allez, comment on l'appelle ?
Allez, je t'ai donné suffisamment de renseignements-là. Allez, on réfléchit. Allez, je veux l'entendre !
Dis-le !
Oh, je t'ai donné suffisamment d'indices !
Allez, un Dieu que tu crées toi-même, qui est à 6 heures.
Allez !
Bon, je te donne encore un indice.
C'est celui qui vient avant. C'est celui qui vient avant celui qu'on attend.
Allez, tu le sais !
Dis-le-moi.
Allez, je veux l'entendre ! N'aie pas peur ! Parle fort ! Tu vois pas que je veux t'empêcher d'être timide ? Je veux que tu viennes au moins ici pour perdre ta timidité ! Allez, dis-le !
Dis-moi n'importe quoi.
- L'Avatar ?
Avant l'Avatar. Avant l'Avatar.
- L'Antéchrist.
Exactement ! Exactement !
C'est celui-là qui vient. C'est embêtant, n'est-ce pas ? C'est très embêtant ! Eh oui !
!!! L'Antéchrist
Parce que quand on imagine L'Antéchrist, on pense à quoi ?
Encore à ce diabolotin qui s'est échappé de la horde Divine et qui fait n'importe quoi ! Et qui va venir avant le Christ juste pour embêter l'Humanité. Où est-ce que l'on peut imaginer un tel scénario ? Il faut venir sur la Terre pour entendre des scénarios pareils ! Il n'y a qu'ici que l'on imagine de telles choses ! Il n'y a qu'ici !
D'abord, imaginer que dans l'Univers on laisse persister un tel Diable, d'une telle dimension capable de concurrencer la Divinité. Il n'y a que chez les humains que l'on entend de telles sornettes !
Par contre, il est vrai qu'avant la venue de la Lumière, la venue du Christ, il est vrai qu'avant cela, pour que chacun reçoive la venue, pour que la Terre accueille, mais aussi pour que, individuellement, chacun puisse voir. Il est vrai qu'avant la Loi, le karma, les forces du progrès, ces forces mettent l'homme en face de ses propres créations.
Tu ne peux voir la Lumière que si d'abord tu auras tiré tes doubles rideaux, puis tiré tes rideaux, puis ouvert la fenêtre. Mais il faut encore aller vers le rideau, le double rideau, le montant de la fenêtre, vers la poignée. Et aller vers toutes ces choses, eh bien, ce n'est pas comme aller vers la fenêtre de ta maison. C'est aller vers l'intérieur de toi, aller vers toutes tes constructions, tous tes principes !
Ce qui fait que l'Antéchrist, oui et non !
Oui pour ceux qui ont construit ce Dieu dont j'ai parlé, que j'ai décrit sommairement tout en me moquant un petit peu, mais qui cependant a été créé et qui cependant existe.
Non, l'Antéchrist ne viendra jamais, n'existera jamais ! En tout cas pas pour ceux qui n'ont jamais construit d'image de Dieu.
Ce qui veut dire que cette image que vous avez créée va un jour s'incarner, bel et bien. C'est la Loi !
Ne me regardez pas avec des grands yeux tout ouverts, avec des oreilles qui tombent par terre, ce n'est pas une mauvaise surprise ! Ce n'est pas non plus un châtiment ni une punition ! Ce n'est pas comme la crêpe que l'on lance au plafond et que le Guide ne retiendra pas, afin qu'elle ne vous retombe pas dessus. Ce n'est pas que nous n'allons rien faire pour cela. Mais nous ne pouvons pas empêcher vos créations, si savamment et ardemment construites à travers les âges, nous ne pouvons pas les empêcher de venir à la vie.
Nous pouvons faire tout notre possible pour vous faire comprendre pourquoi il ne faut pas penser de telle manière, pourquoi il ne faut plus penser telle et telle chose, pourquoi il faut oublier tel et tel principe. Parce que, effectivement, vous créez.
Quand vous créez surtout en masse, cela vient à la vie. Même si ce n'est pas de provenance Divine, cela viendra à la vie. Ce n'est que de provenance Astrale, mais cela viendra à la vie !
Et spécialement quand l'impact de la Lumière est attendu. C'est normal !
Et ce n'est pas dirigé par un grand ange du karma au dessus des cieux. C'est parce que toi-même tu ne pourras voir la Lumière que si tu te défais de ce qui va t'empêcher de la voir.
!!!! “Toi-même tu ne pourras voir la Lumière que si tu te défais de ce qui va t'empêcher de la voir.”
Et pour se défaire de ces obstacles il faut d'abord les regarder. Il faut ouvrir les yeux, il va falloir assumer cette vision. Et lorsque cela se passe dans le monde, il ne s'agit pas simplement de regarder, donc, un paysage, mais il va s'agir d'assumer des événements.
Alors, je renie le Diable, je renie le Bon Dieu et tu m'entends souvent critiquer l'un comme l'autre ! Ne crois pas donc que je suis en train de t'affoler et te prédire la venue de l'Antéchrist et te faire peur avec cette nouvelle. Sinon je créerais de nouveau le Diable, celui dont justement je veux me débarrasser. Et si je te crée trop ce Diable tu vas encore plus aller à l'église et continuer à construire le Bon Dieu dont je veux me débarrasser. Finalement je tournerai en rond et je n'arriverai nulle part.
Vois-tu qu'enseigner est délicat et difficile ? Attends-toi toujours à ce que l'on fasse le contraire de ce que tu demandes quand tu enseignes !
C'est pour cela que je dois préciser. Préciser que même si j'affirme au éclair l'incarnation d'une énergie qui sera mauvaise et qui cependant commencera comme une Divine incarnation. Si je l'affirme, ce n'est pas pour que tu ailles, désormais et dès demain, faire des sages pour devenir exorciste afin de protéger ta famille et tes biens ! Ce n'est pas pour que, dès demain, tu mettes dans toute ta maison des gousses d'ail partout ! Cela n'a jamais empêché la bêtise de rester dans ton crâne ! Car c'est bien de celle-là qu'il s'agit !
Si tu es un petit malin, tu vas me proposer de manger l'ail à grosses gousses matin et soir, mais cela n'empêchera pas la bêtise non plus ! Non.
Cette incarnation qui vient personne ne pourra l'empêcher. Ni la Lumière ni les hommes même s'ils changent radicalement maintenant ! Même si tous les millions et les millions d'individus qui existent se mettaient à penser différemment tout de suite ! Cela n'empêcherait pas la venue de cette créature.
Cependant cela permettrait à chacun d'en assumer la venue, d'en écourter les drames et de défaire cette création beaucoup plus vite. Cela, oui, ce serait faisable !
Mais quand je dis “créature”, je ne veux pas que tu construises de nouveau l'image de quelque chose qui a une vie en soi, une puissance en soi. Non ! Cela n'aura que la puissance que l'homme lui donne. Cela n'aura que la possibilité de nuire que l'homme lui offre.
De toute façon, elle est déjà là ! Donc, en vérité, je n'apprends rien, elle est déjà là.
Bien sûr, on voudrait l'adresse exacte, n'est-ce pas ?
Mais je sais pourquoi ! Pour éviter cette adresse-là, pour éviter d'acheter sa maison ou de planter son potager à côté de cette adresse-là ! Et puis, si je m'adresse à un président, pour aller bombarder cette adresse-là ! Mais ce n'est pas comme ça que l'on se débarrasse de mauvaises créations qui viennent à la vie. C'est en commençant à penser autrement. Et c'est en aimant aussi d'une manière différente.
La créature est déjà là !
C'est la première fois que tu m'entends parler de la sorte ! Oh ! Non pas que je ne voulais pas en parler avant, mais c'est parce qu'en parler avant, sans avoir d'abord présenté de fond en comble mes positions, la philosophie qui construit ma vie et qui supporte mon flambeau, sans avoir fait cette longue présentation, à travers les années d'abord, sitôt que je t'aurais parlé de cette créature, de cette incarnation, de cette vibration, que tu as créée. J'aurais tout simplement donné de l'énergie au Diable. Et j'aurais fait de toi un appeuré. Et ça, je ne pouvais pas me le permettre !
De la même manière, je ne veux pas que désormais tu prévoies un plan de bataille, à coup d'encensoirs, de méditations, et de pensées positives. Occupe-toi de ta vie, de la vie de tes proches. Occupe-toi de ton progrès. Occupe-toi de penser différemment, d'aimer différemment.
Et laisse la création se défaire au fur et à mesure.
N'aie pas peur ! Car si je vois, dans les heures et les jours qui suivent, que ce commentaire que je viens de faire, cette affirmation que je viens de faire, donne lieu à des cristallisations de peur. Je te promets, je te l'assure, que quel que soit le nombre d'années durant lesquelles je vais encore travailler et discuter, si jamais je tiens ma promesse, je ne te ferai plus aucune affirmation, je ne te ferai plus aucune révélation. Ce sera terminé !
Comment veux-tu que je te parle de choses encore plus impressionnantes, si tu n'arrives pas à négocier cette simple affirmation dont on parle de toute manière beaucoup. Donc ce n'est même pas une nouvelle ! Alors comment réagiras-tu aux choses qui sont nouvelles et dont tu n'as jamais entendu parler le jour où je voudrais en parler ? Ce serait de la catastrophe ! Alors, pour qu'il n'y ait pas cette catastrophe, je vais observer vos réactions dans les jours qui suivent.
Je vais surtout voir si par votre peur et vos impressions, vous n'allez pas donner de l'énergie à cette construction négative ! Et si je vois que des énergies se dirigent vers cette construction, alors je remettrai en cause même l'utilité de mon travail et ne sois pas étonné que je décide même, peut-être, de ne plus parler du tout.
Donc sois précis dans l'évaluation ! Sois précis !
Précis !
De quoi il s'agit ici ? Il s'agit de parler d'une construction. Une construction que les hommes ont solidifié à travers les siècles, en pensant, en animant, en priant un faux Dieu à qui l'on a donné des attributs imaginés uniquement par la petitesse et l'ignorance et parfois la méchanceté des hommes.
!!!! “L'Antéchrist est une construction que les hommes ont solidifié à travers les siècles, en pensant, en animant, en priant un faux Dieu à qui l'on a donné des attributs imaginés uniquement par la petitesse et l'ignorance et parfois la méchanceté des hommes.”
Je n'ai donc pas parlé d'un Diable, d'un Lucifer ! Je n'ai donc pas parlé d'aller te faire exorciser ! J'ai bien parlé d'une Divinité, n'est-ce pas ?
Alors n'aie pas peur ! J'ai bien parlé d'un Dieu que tu as construit ! Je n'ai pas parlé d'un Diable. Seulement pour moi, oui, c'est un Diable, bien sûr ! Puisque c'est un Dieu d'illusions, de mensonges et de cauchemars !
Un Dieu que tu imagines coléreux ! Un Dieu que tu imagines t'envoyer sans arrêt des épreuves torturantes ! Un Dieu que tu imagines te placer sans arrêt sur la croix du cancer, la croix du sida, la croix de la peste, la croix de la misère, la croix du chômage ! Mais quel Dieu est-ce là ?
Pour moi ça c'est le Diable ! Et pour toi c'est Dieu ! Un Dieu qui te teste, un Dieu qui t'éprouve. Mais c'est celui-là, justement, que tu vas rencontrer ! Et, là, quand tu l'auras objectivement en face de toi, tu vas crier : “Mais c'est le Diable qui arrive !” Eh oui, bah il sera bien temps que tu le nommes par son vrai nom, justement ! Il sera bien temps de t'en apercevoir ! “Au secours, au secours, à moi l'aide ! Aux Saints ! Aux Anges ! Venez nous sauver !”
Ça fait des milliers d'années que l'on te répète la même chose !
Arrête d'imaginer Dieu !
Arrête de donner des attributs à Dieu !
Arrête de lui demander ceci à coup d'encensoir et cela à coup d'hostie !
Arrête de le supplier pour qu'il aille rendre telle femme stérile afin que l'homme s'en sépare et que tu puisses l'épouser !
C'est ce qui se passe ! Et l'on voit des cierges brûler jour et nuit pour cette grande requête !
On veut toujours mêler Dieu à nos petites histoires, nos petites salades et, à force de le mêler à tout cela, à force de le supplier, à force d'y allumer des bougies, des cierges, des encens, d'y faire des sacrifices - “Je marche sur les genoux jusqu'à tel endroit pour qu'il arrive ceci, ceci, cela.” - Eh bien, voilà que la Divinité à laquelle on pense, à qui l'on demande toutes ces insanités, finit par exister ! Et elle va faire exactement ce que tu lui demandes ! Exactement !
Tu vas me dire : “Oui, c'est un peu tard ! Parce que je voulais épouser Untel quand j'avais 20 ans, pas à 80 ans !”
- *Rires*
Parce que c'est ce qui va arriver ! Et à 80 ans, eh bien, cet amant Paul que tu voulais tant viendra vers toi, effectivement, mais ce sera pour manger toute ta retraite ! Parce qu'entre temps il n'aurait pas été assez malin, il aurait passé une vie au chômage, car tu n'étais pas sa seule maîtresse et il n'allait pas au travail pour voir ses maîtresses. Donc, effectivement, tu l'auras le Paul pour lequel tu as brûlé tant de cierges, que tu as tant réclamé au Seigneur ! Mais ce ne sera pas le Paul que tu as imaginé, c'est le Paul qui existait. C'est vrai ! Là il n'y a pas de mensonge ! Le Paul qui t'arrive à 80 ans est le même ! Mais ce n'est pas celui que tu imaginais dans ton rêve de jeune fille, lorsque tu brûlais les cierges !
Alors tu vas me dire : “Oui mais alors, si on écoute la logique, puisque je créé, je m'imaginais un Paul fantastique, travailleur, très amoureux, blanc aux yeux bleus, alors que je ne voyais pas qu'il était frisé aux yeux noirs. Pourquoi est-ce que ce n'est pas donc le Paul que j'imaginais qui est venu ?”
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Eh oui, mais voilà, il y a un autre article à la Loi de la Création ! Même si tu rêvais idéalement à propos de Paul, Paul existait déjà ! Et tous tes désirs, même s'ils étaient rêvés et étaient en train de construire un Paul imaginaire, tous ces désirs étaient quand même accrochés à un Paul qui existait bel et bien !
Et comme la création se passe toujours comme la perle, n'est-ce pas, autour d'un petit grain de sable qui, lui, existe bel et bien, qui est objectif, exactement comme dans un atome il y a un noyau, tous ces désirs gravitaient autour d'un Paul qui existait bel et bien, même si tu ne voyais pas le véritable Paul. Eh bien c'est ce noyau, c'est ce grain de sable qui va venir à toi. Ce n'est pas celui auquel tu rêvais, c'est celui autour duquel tu faisais graviter tes désirs !
[...] ton livre d'Alchimie, en me regardant dans le bleu du ciel et en me disant : “Tu vois Seigneur, tout le temps que je passe à essayer de comprendre ce livre, tu ne vas pas dire maintenant que je ne fais pas d'effort !” De la même manière, tout ce que tu penses avec ardeur, tout ce que tu imagines avec ardeur, tout ce qui soulève une intensité en toi, tout va fonctionner par cette Loi de Création.
Ce qui fait que l'on va retrouver ses créations dans la loi du travail, dans la loi de la santé, dans la loi du mariage, dans la loi de l'amitié, toutes les expressions vont suivre cette loi. Le petit grain de sable n'est pas du tout ce que l'on imagine !
C'est pour cela que la deuxième complication à propos du faux Dieu que tu es en train de construire et qui va te revenir, c'est qu'il va falloir forcément le grain de sable.
Toutes ces pensées que tu as à propos de ce faux Dieu - puisque pour moi il s'agit d'un faux Dieu - toutes ces pensées que tu as nourries à travers tant de siècles, ces pensées vont prendre vie autour d'un grain de sable qui existe bel et bien ! Ce qui fait qu'effectivement tu pourras en localiser l'incarnation. Simple à comprendre !
Ce qui ne veut pas dire que tout va se résumer à un seul être, un seul homme, que l'on pourrait vite repérer et vite détruire. Non ! L'homme en question ne sera pas incarné physiquement. Le plus fort ne viendra pas à naissance physique. Il restera, comme tous les mages noirs, bien tranquille dans le Plan Astral où il a tout le loisir de travailler sans l'inconvénient de te rencontrer.
Par contre, la horde sera physique, sera incarnée, dispersée à travers le monde, dispersée dans toutes les expressions de la vie ! Que ce soit dans l'économie, que ce soit dans la religion, que ce soit dans la sociologie, l'enseignement, et l'enseignement spirituel, comme l'enseignement national des lycées, des écoles maternelles... La horde sera partout !
Et cette horde-là, tu ne pourras pas l'attaquer ! Parce que ce sera peut-être ton frère, ton père, ton oncle, ton époux, ton épouse ! Et tu ne peux pas tuer sous prétexte de purifier, n'est-ce pas ? Sinon, tu te mets à appartenir à la horde, toi aussi !
C'est pour cela que tu n'auras véritablement que le recours à ta pensée, afin d'appauvrir la créature qui, elle, va rester sur le Plan Astral, l'hommage noir qui commanditera tout cela depuis le Plan Astral. Tandis que tu devras dépenser des énergies et des efforts et des gestes d'éducation, de patience et d'amour envers ceux qui, sur le Plan Physique, n'en seront que les exécutants aveugles et désordonnés. Car ils ne se connaîtront même pas entre eux. Et c'est d'ailleurs la grande force de ce dieu diabolique que tu as créé depuis tant de siècles ! C'est qu'il fait en sorte que chacun se sente animé d'un bon sentiment ! Il est coquin, il est malin véritablement !
Il sait que la seule manière de faire marcher les humains, c'est de leur faire croire qu'ils travaillent pour sauver leur âme ! Qu'ils travaillent pour sauver l'âme des autres, pour faire tourner la terre encore plus rond, pour faire les arbres plus verts et l'oxygène plus pur ! Ce qui ne veut pas dire que les écologistes font partie des hordes de ce faux dieu, ne tirez pas des conclusions actives !
Je dis simplement que ce souci de perfection, de purification, sera une des expressions fondamentales de toute personne en communication avec l'égrégores de ce faux dieu, qui pour moi est le véritable Diable et qui, nécessairement, d'après la Loi ne peut que s'appeler l'Antéchrist. Vos constructions ténébreuses avant la révélation de la Véritable Lumière.
Est-ce que vous m'avez bien compris ? Je ne parle pas d'un Diable, je ne vous parle pas de châtiment, je ne vous parle pas de hordres sauvages qui vont rentrer dans vos rues et tuer filles, femmes, enfants, créer le chômage, créer des inondations, amener les sauterelles partout sur les champs de blé, juste une seconde avant la récolte ! Je ne vous parle donc pas de ces choses ! Et c'est pour cela que l'observateur qui n'a pas suffisamment de connaissances peut être dans un grand état de confusion et de terreur parce que tout aura lieu en même temps ! Eh oui !
La confusion due à ce faux dieu mais aussi la confusion due au véritable point de purification, amené par ceux que - allez ! - l'on va appeler les anges du karma, ce qui fait que le tremblement de terre sera peut-être associé à une manœuvre du faux dieu, alors que ce sera uniquement une élévation de la Kundalini de la Terre. Et ça c'est à assimiler dans ce que j'appellerai, pour faire plus simple, le karma positif.
Cependant, tout va tellement se mélanger que même un berger n'y reconnaîtra plus ses moutons et ses brebis ! Alors n'essaye pas de comprendre ! N'essaye pas de comprendre mais par contre essaye de penser toujours de la manière la plus juste.
!!! “N'essaye pas de comprendre.”
Ne te demande pas pourquoi telle et telle chose arrive et s'il faut la classer dans les actions du mâlin, du faux dieu ou dans les actions du karma positif de purification, tu vas y perdre ton latin ! Contentes-toi de maîtriser ta propre sphère émotionnelle et mentale. Aime, de façon juste ! Pense, de façon juste ! N'alimente plus par tes peurs et tes mesquineries ce faux dieu ! Plus !
Alors observe-toi courageusement !
!!! Observe-toi courageusement
Observe tout ce que tu demandes au Bon Dieu.
Et d'abord pourquoi tu lui demandes toutes ces choses ? Jésus te l'a pourtant déjà dit ! Dieu sait ce dont tu as besoin.
Alors tu vas secouer la tête et tu vas me dire : “On ne dirait pas ! On ne dirait pas du tout, hein ! Pourtant depuis le temps que l'Univers existe il aurait dû remarquer qu'on a besoin de boire, de manger, donc de travailler. On dirait qu'il a fait tout le contraire comme s'il ignorait nos besoins ! La preuve même, on a dû développer nous-mêmes une science qui développe des médicaments, parce qu'il n'a même pas compris que pour être vivant il faut être en bonne santé ! Il nous a fabriqué des microbes et des virus dont il ne nous a même pas donné la clef ! Ce qui fait que l'on a bien dû se débrouiller sur notre planète. C'est bien nous qui avons inventé l'aspirine ! Ce n'est pas le bon Dieu qui avait prévu, là, quelque part à côté d'une petite source bien marquée en gros ici mine d'aspirine au cas où microbe untel attaque !”
C'est comme ça que tu aimerais l'Univers. Et je te comprends, je te comprends, je te comprends ! Mais oui j'ai fait les mêmes réclamations ! La seule connaissance à laquelle je suis arrivé entre temps, durant mes incarnations, c'est que l'aspirine, sous quelque forme qu'elle soit, n'aide pas à combattre les microbes.
Tu vas me prouver, tu vas me dire que “oui”, et cependant ils reviennent !
Alors tu vas me dire : “Ce sont des aides passagères !” Non une aide c'est une aide ! Elle est là éternellement, elle ne peut pas être passagère ! Ce n'est pas cela de l'aide !
L'aide, c'est quand une Lumière a été installée en toi qui, définitivement, devient ton épée, ta force, et tu n'as plus besoin même de combattre. L'autre voit la Lumière, voit l'épée, voit la force et il se taille ! Et, comme vous dites vous même : pas moyen de rentrer dans cette aura-là, pas moyen de rentrer dans ce corps-là, pas moyen de rentrer dans cet esprit-là !
C'est pour cela que lorsque vous observez les habitudes, les principes des ordres très anciens - bien que, en vérité, vous ne sachiez que peu de choses à propos des ordres anciens car tout était tenu dans un grand secret - mais le peu que vous arrivez, si vous êtes intéressé suffisamment par les anciennes religions, les ordres anciens ou simplement par la culture et que vous faites l'effort d'aller lire ces traces historiques, vous apercevez qu'il y a tout de suite énormément de rituels, que l'on n'emménage pas dans une maison comme cela simplement parce que l'on a la clef. Que l'on ouvre la porte, que l'on faisait venir un représentant de l'ordre pour nettoyer que ce soit par invocation, incantation, par encens ou par dépôt de cendres sacrées, mais il y avait un nettoyage, une consécration. Aujourd'hui tu te moques de tout cela et tu vas acheter l'aspirine à la pharmacie !
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L'aspirine n'a jamais nettoyé la mémoire des murs ! Pas même la tienne, pas même la tienne !
!!! En couple
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Autrefois on s'apercevait que quand deux êtres se rencontraient et voulaient vivre ensemble, pratiquer ce mariage dont vous parlez si souvent, il n'y avait pas simplement le vœu et la promesse. Il y avait, comme lorsque l'on rentre dans les ordres, dans un temple, toute une cérémonie qui pouvait durer jusqu'à sept jours avant le véritable “oui”. Une cérémonie durant laquelle les individus étaient séparés et étaient testés, respectivement, dans leur capacité à communiquer, rester chaste, maîtriser leur gourmandise, et plusieurs autres petites choses qui, si elles ne sont pas dans un premier temps rencontrées par les jeunes gens, maîtrisées, deviennent des causes de grandes séparations ensuite au fur et à mesure de la vie de couple.
Car l'on découvre, ensuite, au fur et à mesure, les choses et l'on se repose sur l'autre pour essayer de les résoudre. Alors qu'il aurait fallu les rencontrer avant pour en avoir l'expérience, pour en avoir le ressentir et apprendre à les maîtriser par soi-même. Enormément de problèmes de couple proviennent de ce que face à un obstacle, une peur, une limite que l'on ressent en soi et que l'on va transformer tout de suite en fuite. Le problème c'est que lorsque l'on va rencontrer, donc, ces choses, on va aller se reposer sur l'autre pour pouvoir se rassurer. Ou on va aller demander à l'autre de le résoudre avec ses propres forces.
Mais l'autre est aussi en train, dans son propre univers, son propre cadre intérieur, de faire ces mêmes rencontres. Peut-être avec des sujets différents mais il est en train de faire ces mêmes rencontres et il vient vers l'autre, qui n'existe plus à l'endroit où il se trouvait puisqu'il est allé vers l'autre. Et ainsi vous ne vous rencontrez pas ! Vous parlez, vous dormez ensemble mais vous ne vous rencontrez pas !
Parce que, par exemple, je vais prendre le cas de Paul et de Jeanne. Jeanne a peur d'aller au travail. C'est son premier emploi, elle sait qu'elle devrait reprendre le travail pour plus de facilité dans le foyer. Mais elle a peur. Elle lit même le journal tout en ayant peur de trouver une annonce qui lui conviendrait. Elle a peur pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'elle n'aime pas trop se lever tôt. Ensuite parce qu'elle est très timide et qu'elle a peur de faire face à un univers où il n'y aurait sûrement que des hommes. Ensuite parce qu'elle a peur de rencontrer ses limites : “il y a tellement longtemps que je n'ai pas travaillée. Il y a tellement longtemps que je sais que je suis une imbécile. Il y a tellement longtemps que je n'ai plus tapé à la machine. Il y a tellement longtemps que ma génération faisait autrement, etc.” Et lorsque Jeanne lit son journal en prenant son café le matin, elle pense à tout cela en lisant l'annonce.
Ce qui fait que, d'après, non seulement la Loi de l'Univers, mais aussi tout simplement d'après la simple logique du cerveau, on ne va pas voir les annonces où il y aurait effectivement un emploi possible ! Eh non ! Eh non ! On va être accablé de ce que j'appellerai une cessité passagère, mais bien réelle. On ne voit pas !
Je peux te prendre comme cela une multitude de cas, réels, objectifs. La personne ne voit pas. Elle va te prétendre avoir lu chaque ligne des petites annonces. Mais à une certaine annonce, elle sera partie dans la Lune. Elle n'aura pas pensé, par exemple, au pâté de foie, mangé l'hiver dernier, à ce qu'elle aurait dû répondre à tel et tel voisin, à ce qu'elle devrait écrire à la banque pour prolonger le prêt. Ce qui fait qu'elle lira de manière automatique sans même s'apercevoir du contenu. Et hop ! Cela passe !
Et puis voilà qu'arrive le samedi soir. Paul vient de tondre la pelouse, il allume sa cigarette, il croit passer un bon moment, mais, sans trop vouloir d'ailleurs accuser son épouse, mais juste pour savoir un peu ce qui se passe. Il dit : “Est-ce que tu as lu les petites annonces dans la semaine ?” Mais ce n'est pas n'importe quelle question. C'est la question qui va créer, pour tout le dimanche, la tension et la colère dans le couple. Pourquoi ce n'est pas n'importe quelle question ?
Parce que Jeanne n'entend pas, Paul lui demander : est-ce que tu as lu les petites annonces ? Jeanne voit venir vers elle toutes ses peurs et son mari, qui la pousse vers ses peurs, par cette simple petite phrase. Elle croit que son mari, la force aller trouver un travail. **D'autant plus qu'elle croit à ses peurs, elle va croire à la force de contrainte de son époux.** Alors que son époux, finalement, ne lui demande cela que pour savoir ce qui s'est passé dans la semaine. Et si pour compliquer la situation, par hasard et par malheur, effectivement le couple est dans une telle situation que le mari veut que la femme retourne au travail. Alors là le poids de la contrainte est double voire triple ! Ce qui fait que Jeanne explose ! Et qu'est-ce qu'elle va faire ?
Jeanne ne va pas dire : “Écoute mon chéri, chaque fois que j'imagine retourner travailler j'ai peur de ça et ça et ça. Et quand tu m'en parles, eh bien tu sais ? Ça me donne encore plus peur ! Essayons de comprendre ensemble ! Aide-moi ! Guéris-moi ! Dis-moi comment toi tu travailles ! Comment tu as fait à dépasser tes propres peurs ? Comment ça s'est passé pour toi ?” Non, elle ne va pas dire ça. Elle est attaquée. Alors Jeanne va regarder son mari et lui dire : “Le travail ! Le travail ! Si j'avais su que tu devais m'épouser pour me faire travailler, eh bien j'aurais épousé Jean-Charles ! Lui au moins il est devenu riche ! Tu l'as vu passer avec sa porche la semaine dernière ? Et puis lui il reste mince ! Alors que toi, regarde le ventre que tu as ! Tu sers de bouée à tous les enfants quand on va en vacances à la mer !” Elle va contre attaquer.
Et Paul, qui était là, tout gentiment, après avoir tondu la pelouse en allumant sa cigarette. Et il demandait, tout simplement, si en fait tout allait bien dans la maison. Et le voilà, qu'il découvre qu'il est gros, nul, incapable et raté ! Pour un samedi, c'est un samedi !
- *Rires*
Que va faire Paul ?
Il se dit : “Je ne savais pas que j'avais passé tant d'années avec quelqu'un qui me fait tant de reproches !” Lui aussi vient d'être attaqué et profondément, sévèrement, il est blessé, blessé à mort ! Alors il va lui dire : “Dis donc je ne te dis rien, je ne te dis rien, je sais très bien, je les ai senti toutes les poils aux jambes ! Je sais très bien que tu ne t'épiles qu'une fois par mois et je ne dis rien depuis tant d'années ! Et ça me gratte pourtant ! Et est-ce que je t'ai dit moi d'aller changer de coiffure ? Tu crois que ça me plaît cette coiffure ? Ah ! Ça se voit que tu n'as jamais remarqué Unetelle !”
Prenons Rosalie. Rosalie, bien sûr, a 25 ans de moins que sa femme, donc que Jeanne. Et c'est à cause de cela, puisque Rosalie est plus jeune, qu'il en donne l'exemple. Il est sûr de blesser sa femme qui a 25 ans de plus ! Et Jeanne reçoit la blessure ! Car dans ce jeu d'imbéciles, forcément chacun est blessé !
Ce qui fait qu'elle va répondre :
- Mais si tu me donnais de l'argent, mais moi aussi je passerai mon temps dans les salons de beauté ! Moi aussi je m'appellerai Taylor, ou Rachel Welch ou Jane Fonda !
- L'argent, toujours l'argent ! C'est donc pour ça que tu m'as épousé !
- Mais non, puisque tu es pauvre !
Et voilà pourquoi les couples parlent toujours d'argent. Ce n'est pas parce que l'argent est la difficulté du ménage. Ce n'est pas parce qu'il faut tant d'argent pour vivre. C'est parce que, finalement, dans la relation de pouvoir qu'il y a dans ce genre de conversations idiotes. On en revient toujours à l'argent. Parce que c'est l'argent qui donne apparemment accès à tout ! Accès à la beauté, accès à la porche, accès à l'entretien de la féminité, grâce au salon de beauté. Et comme, bien sûr, la plupart des hommes ne sont pas riches, alors c'est très facile de tourner une de ces conversations. Une conversation sur l'argent que le mari ne gagne pas.
Si vous alliez chez ces couples qui, au contraire, sont pleins d'argent, de quoi l'on parlerait ?
Du sexe ! Eh oui, du sexe !
La femme ne dirait pas : “As-tu vu passer Untel avec sa porche, lui au moins il a réussi !” Puisque son mari a même une Rolls Royce, elle ne pourrait pas faire ce genre de reproches !
Alors elle lui dirait qu'avec toutes les femmes qu'on connaît à Jean Bernard, on ne peut que lui donner une réputation ! De grand séducteur, très connaisseur de l'anatomie féminine ! Alors que toi, mon pauvre Paul, depuis les années que je vous pratique, vous ne m'avez fait voir aucun Lotus dans aucun Nirvana !
- *Rires*
Mais c'est la même tristesse ! Que ce soit pour l'argent ou pour le sexe, c'est la même tristesse ! Le mari de nouveau apprend que voilà 30 ans qu'il fait ses devoirs conjugaux sans finalement avoir réussi une quelconque victoire ! Alors lui ne se sent pas gros, raté et nul, il se sent carrément castré ! C'est peut-être encore plus dérangeant.
Alors il part dans sa Rolls et il va essayer de prouver à tout le monde qu'il est fort. Il va distribuer son argent partout ou il va aller au casino jouer, miser son argent, le perdre même ! Et ce sera une façon de prouver sa virilité.
Ta virilité n'est pas en cause ! De même que ton porte-monnaie ou le métier que tu as choisi d'exercer n'est pas en cause ! C'est parce que vous ne savez pas communiquer, vous ne savez pas parler ! Vous faites de toutes les conversations des arcs de pouvoir ! Des arcs de pouvoir !
Et c'est à celui qui va le plus blesser l'autre pour affirmer son point, pour ne pas se laisser faire, pour ne pas se laisser contraindre ! En fait, tout ce qu'elle voulait, Jeanne, c'est un mari qui lui dise, parce qu'il la voit par transparence et clairvoyance : “Chérie, je vois bien que cela t'embête. Eh bien peu importe ! Écoute, on n'ira plus au restaurant. On va diminuer la cotisation à telle et telle assurance. On n'ira plus à tel endroit pour les vacances. Et jusqu'au dernier jour de ta vie, je te garantis que tu seras comme en vacances ! Tu n'auras jamais à aller travailler !”
C'est ce que Jeanne veut entendre. Mais elle croit que son mari est clairvoyant. Elle croit que son mari lit les auras et les pensées. Mais Paul ne sait pas !
Alors une bonne fois pour toutes, parlez-vous ! Mais en vous avouant les uns aux autres le pourquoi réel de votre malaise ! Et si vous ne voulez pas avouer votre malaise à quelqu'un, alors au moins ayez le point d'équilibre et de lucidité nécessaire pour ne pas contre-attaquer puisqu'en vérité il n'y a pas d'attaque ! Simplement dites “non”, même s'il n'y a pas d'explication à donner, dites “non” et prévenez : “Je dis non mais je ne donnerai pas mes raisons. Je te prie de l'accepter.”
!!!! “Parlez-vous ! Mais en vous avouant les uns aux autres le pourquoi réel de votre malaise !”
Sachez parler et discuter avec une certaine grâce et une certaine classe ! Comme vous dites vous-même puisque c'est le mot à la mode maintenant.
Vous parlez et vous vous parlez les uns aux autres comme de véritables charetiers ! Vous vous envoyez les choses à la figure ! Vous vous envoyez les affirmations, les uns contre les autres ! Mais pas étonnant qu'il y ait des réactions, c'est normal ! Crois-tu que l'autre a envie de recevoir quelque chose de simple d'une manière si compliquée, si agressive ? Lui aussi a sa complexité donc il va même ajouter sa complexité à ta complexité.
Ce qui fait que si tu dis une telle et telle chose, Jacques va l'entendre à travers son propre univers et en ajouter : “Tiens, le ton de voix ne me paraissait pas très doux ! Je suis très sensible moi, je suis délicat. Alors si on me dit telle et telle chose sans que ce soit doux, je crois qu'on me veut du mal !”
Alors le petit peu de contre-attaque que tu faisais pour replacer l'autre, qui d'ailleurs n'a jamais quitté sa place mais tu l'imaginais. Le petit peu de contre-attaque que tu faisais avec le beaucoup de sensibilité qu'a Jacques. Il croit d'un seul coup que tu lui veux énormément de mal et tu es l'ennemi, tu es l'ennemi ! Il va t'éviter de se lever une heure plus tôt même le matin pour ne pas être dans le même bus que toi. Et c'est comme cela qu'il attrapera une pneumonie, parce qu'en plein hiver, quand il fait encore très nuit, se lever si tôt, c'est s'exposer à des grands froids !
Donc essayez de vous parler les uns les autres !
Non pas peut-être avec psychologie, je ne me rêve pas donc je ne vous le demanderai pas !
Mais au moins avec grâce, avec politesse, avec un respect mutuel ! Un respect mu-tu-el !
Au lieu d'être sans arrêt en train de régler des comptes sur des attaques ou des contre-attaques supposées.
Alors tu vas me rétorquer : “Oui mais bien souvent c'est véritablement une attaque ! Je le sais, tu ne peux pas me dire le contraire grand frère ! Untel m'a dit cela, c'est une attaque, c'est même une offense, il se mêle de ce qui ne le regarde pas et d'une manière si puissante ! Si tu savais ! Alors comment est-ce que je pourrais ne pas contre-attaquer ?”
Ok. Tu cites ce cas là ? C'est très bien ! C'est vrai que des fois le frère t'envahit, te commande, te noie, t'humilie, veut t'obliger. Ce n'est pas une raison pour contre-attaquer.
Est-ce que je te propose de tendre l'autre joue ?
Non. Et j'aimerais bien qu'avant que je te la donne, tu la trouves toi-même cette solution. Ce n'est pas bon de sans arrêt donner, donner, donner, donner. Le dialogue c'est un exercice. Alors essaye de comprendre par toi-même comment tu dois réagir.
Tu es face à une réelle humiliation, à un réel esprit de commandement, qui n'est pas du tout justifié. Je te propose de ne pas contre-attaquer.
Comment vas-tu t'en sortir, sans que, pour autant, tu tendes l'autre joue ? Sans que pour autant, donc, tu te soumettes ?
Allez réfléchis, exerce-toi ! Va un petit peu dans le Moyen-Âge ! Alors je vais te donner quand même des indices.
Alors au Moyen-Âge, qu'est-ce qu'il y avait au Moyen-Âge ? Allez dis-moi, qu'est-ce qu'il y avait au Moyen-Âge ? Quand je te dis Moyen-Âge, quelle est la première image qui vient à ton esprit ? Qu'est-ce qu'il y avait dans les châteaux ?
- Des chevaliers.
Des chevaliers, voilà !
Alors voilà ce que je te propose : la chevalerie. Sois chevaleresque !
!!! La Chevalerie
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Une grande partie du désordre, de la misère morale spirituelle que l'on rencontre aujourd'hui, dans la société d'aujourd'hui, provient de ce que la chevalerie n'est plus vivante. La chevalerie n'est plus transmise, démontrée, enseignée.
Pourquoi ?
Ça, ça n'a pas été voulu par une quelconque roue de la vie : “Les chevaliers disparaissent, on n'entend plus parler, et puis l'on devient laïc, et voilà une société nivelée, sans plus de castes.” Oh je ne désire pas, ni l'existence, ni le retour des castes ! Mais la chevalerie est une expression de moralité, de culture, de spiritualité, et de beauté humaine que l'homme aurait dû conserver à travers les âges !
Même si cette chevalerie aurait dû passer entre les mains de gens simples ou considérés comme simples parce que n'appartenant qu'au peuple et non pas à la noblesse, la chevalerie n'a jamais été constituée pour n'appartenir qu'aux nobles, aux sang bleus, absolument pas ! La chevalerie a été, à travers les âges, plus favorablement servie par les nobles, puisqu'ils ne se passaient la culture qu'entre eux, tandis qu'ils laissaient le travail des champs qui prenaient tout le temps aux autres, donc il ne leur restait plus de temps pour apprendre à lire et à écrire, et ils étaient tellement fatigués qu'ils n'avaient plus le temps de penser, fatigués qu'ils étaient, harcelés qu'ils étaient, exploités qu'ils étaient, ce n'était pas le meilleur de la nature humaine qui ressortait, mais bien la pire, puisqu'àprès ils se révoltaient et tuaient.
La chevalerie donc ne devait pas appartenir à une caste quelconque, les simples ou les nobles. La chevalerie est un vent libre qui devait, simplement, être connue afin de se déposer chez l'homme qui en était le plus digne ! Chez l'homme qui tout simplement, en rencontrant la chevalerie et les idées chevaleresques, se disait : “Oui, cela me plait, cela me convient et je vais cultiver la chevalerie.”
Mais en gardant la chevalerie pour une caste - comme toute religion garde son Dieu pour elle-même - en gardant l'accès à la culture pour une caste, il est certain que telle caste allait perdre même sa chevalerie !
Pourquoi c'est un état d'esprit qui aurait mérité de perdurer ?
Parce que, tout simplement, au-delà de la culture d'une société, de la culture que donne une science à un moment donné lorsqu'elle existe de façon concrète, la chevalerie est ce qui permet de réagir, en tout lieu, toutes circonstances, de la manière la plus Divine.
!!!! “La chevalerie est ce qui permet de réagir, en tout lieu, toutes circonstances, de la manière la plus Divine.”
Car si je m'en remets au savoir de la science concrète, si je m'en remets au savoir de la culture de l'instant de mon pays, si je m'en remets au savoir ou celui que l'on peut acquérir de la science ésotérique de mon époque, je n'ai cependant pas réponse ni à tous les sujets, ni à toutes les circonstances que je vais rencontrer. Donc dans tel et tel événement, je vais me dire : “Tiens, ça c'est pas marqué dans tel livre, ça c'est pas marqué dans telle religion, ça c'est pas marqué dans tel truc, ni dans le livre de recette de ma mère ! Comment je vais faire ?”
La chevalerie donnait réponse à cela, non pas en te disant : “tu vas faire ceci comme cela”, mais en ayant fait fructifier en toi les plus grandes attitudes de la noblesse et de la beauté humaine. Donc, automatiquement, face à telle situation que tu ne connais pas, tu ne sais pas du tout comment réagir, en ayant recours à ta chevalerie, tu essaies d'agir au mieux ! Et ce mieux-là, surtout s'il est guidé par la spiritualité, par ces grands principes, ce mieux-là devient forcément la seule réaction possible, la vérité !
Sans que pour autant tu arrives à l'intellectualiser et à savoir ce que tu dois faire. Tu te retrouves en train de le faire, puis, après coup tu arrives à lui donner un nom. Parce qu'étant passé dans l'expérience, tu as ressenti, tu as mesuré, tu as dépassé, alors tu arrives à la nommer, et après tu peux conseiller en nommant la chose !
Mais toi même en le faisant, tu ne sais pas ce que tu es en train de faire.
Sois chevaleresque ! Sois chevaleresque !
!!! Sois chevaleresque !
Ça veut dire quoi ?
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En chevalerie, l'on fait toujours prédominer les grandes attitudes humaines, qui se confondent d'ailleurs avec les grandes qualités spirituelles que l'on demande au disciple : le sacrifice de soi au profit d'un plus grand nombre.
Donc dans la chevalerie, l'on tente de détruire l'égoïsme, l'égocentrisme. La même chose en spiritualité !
Dans la chevalerie, pour accomplir ces dépassements-là, l'on cite le courage ! La même chose qu'en spiritualité !
Car au moment où tu prends conscience de quelque chose que tu aimerais pour toi, que tu vas devoir sacrifier parce que c'est soit quelque chose pour les autres, soit parce qu'il vaut mieux que tu ne l'acquiers pas maintenant, afin que les autres puissent profiter de telle ou telle situation, telle ou tel bénéfice. C'est cependant quelque chose que tu voudrais ou qui, même plus loin, t'est nécessaire ou te ferait du bien. Pour donc passer par-dessus ce point d'égoïsme, il va te falloir être courageux !
Mais ce courage ne provient pas d'une violence que tu vas faire à l'encontre de toi afin d'être digne de l'épée que tu portes et du Dieu que tu sers, etc., etc. ! C'est de l'orgueil ! Ce n'est plus de la chevalerie, c'est de l'orgueil ! Associé à la chevalerie, mais ta cuirasse devient d'un seul coup très raide et tu ne peux plus bouger. Grand chevalier, oui, mais il est coincé près de la cheminée et il ne sort plus ! La chevalerie peut très vite s'évrer, déborder en une grande panoplie d'orgueil ! C'est pour cela que la noblesse l'a perdue.
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Tout ne servait que son orgueil, on était noble que pour être mieux que l'autre, pas pour servir le peuple ! Or la noblesse n'a été faite que pour cela ! Pour servir la nation ! Pour porter toute la conscience d'une nation vers chaque fois plus de progrès et un progrès veillé et assuré ! Pas un progrès en débandade, au hasard des découvertes !
Le roi avait une origine sacrée. Lorsque l'on remonte, petit à petit, dans la nuit des temps... Faisons ce voyage ensemble en bande dessinée ! On tourne les pages et l'on va à ce temps où existaient les premiers rois du monde.
!!! Les premiers rois du monde
C'était un temps où les hommes n'avaient pas l'apparence qu'on leur connaît aujourd'hui, ils avaient la peau rouge, certains étaient même fortement bleus, ils sont devenus noirs ensuite, mais à l'origine ils étaient bleus. La plupart des hommes étaient rouges, bien sûr on va me demander : “Quel rouge ?”
Je ne te parle pas du rouge des cerises, certainement pas ! Mais du rouge du coucher du Soleil, celui qu'on voit, du moins, dans certaines régions. Un cuivre chaud, avec par moments selon l'angle de butée de la Lumière des reflets dorés ! C'était une peau fantastique qui permettait à l'homme de supporter le Soleil qui brillait à cette époque. Car la Terre ne disposait pas encore de toutes les couches d'atmosphère qu'on lui connaît aujourd'hui. Et les rayons du Soleil étaient beaucoup plus forts, parce qu'ils passaient sans être retenus comme ils sont retenus aujourd'hui. Il fallait donc des peaux foncées.
Les races ont éclairci petit à petit, le bleu marine est devenu noir, disons plutôt marron, café au lait, ce qui est un éclaircissement. Puis les races sont devenues blanches, même la race au jaune se rapproche de la race blanche et de plus en plus. Tout simplement parce que l'atmosphère constitue de plus en plus de couches de protection. Et cela n'arrêtera pas. L'homme ira même vers une totale transparence. Avec les millions d'années, c'est ce qui se passera, une totale transparence !
L'atmosphère se densifiera de plus en plus, ce qui empêchera la plupart des rayons du Soleil de taper directement sur tout ce qui vit à la surface. Mais, en se démultipliant et en se densifiant de plus en plus, cette atmosphère arrivera aussi, un jour, à un seuil de cristallisation tel que cela aura l'effet non plus protecteur mais destructeur. Et c'est comme cela qu'une planète arrivera à la fin de son existence - et je vous rassure car une planète ne rentre dans son cycle de dissolution qu'au moment où l'Humanité n'a plus besoin, en masse, de venir dans l'incarnation physique et peut désormais vivre totalement sur le Plan Éthérique ou Spirituel pour les plus chanceux. Ce qui veut dire que donc l'Humanité ne souffre pas de cette destruction. L'Humanité d'ailleurs aura depuis longtemps refusé l'incarnation, n'y trouvera plus aucun intérêt, il n'y aura plus de raison. Il n'y aura plus que quelques rares animaux, d'ailleurs pas très contents d'être tout seuls. Peut-être quelques végétaux, les derniers ceux qui n'auront pas réussi une complète transformation et qui n'auront pas pu suivre l'Humanité dans sa phase supérieure d'expression.
Et voilà que, petit à petit, l'atmosphère va se resserrer, se densifier et priver, finalement, de toute atmosphère ce petit univers qui se rétrécit. Ce qui fait que la planète ou l'expression, la vie physique s'amoindrit et meurt. Puis d'un seul coup, dissolution !
Comme il n'y a plus de vie, à un moment donné, il n'y a plus rien non plus pour entretenir l'atmosphère en question, ce qui fait que l'atmosphère se dissout dans l'espace ! Et ensuite l'on vient sur la Terre comme l'on vient sur la Lune ! Sans rencontrer le manteau de l'atmosphère !
Mais avant cela, il y a encore beaucoup de travail ! Et revenons à nos rois !
En ce temps-là donc, le Soleil était plus franc, parce que la planète avait moins de voile et les hommes étaient donc plus durs. Plus durs non pas simplement de tempérament mais plus durs de constitution, plus résistants et c'est pour cela que l'on vivait plus vieux !
Pourquoi crois-tu que l'on vivait ces âges écrits dans la Bible ? Parce que la constitution était meilleure donc elle durait, automatiquement ! Aujourd'hui pour vivre la durée écrite dans la Bible, il faudrait être un alchimiste, alors qu'autrefois c'était naturel. Et pas simplement naturel à l'homme mais naturel à l'animal, à la plante, au poisson, à tout ce qui existait à l'époque.
Mais si la planète et l'Humanité étaient jeunes cela voulait dire en même temps qu'elle était, paradoxalement, plus spirituelle qu'aujourd'hui. Pourquoi ?
Tout simplement parce que les différentes identifications ne s'étaient pas encore produites. L'Humanité en général ne croyait pas que de par la Matière. L'Humanité en général se savait par clairvoyance, perception intérieure, se savait profondément fille du Divin. Et chaque individu connaissait Dieu. Non pas à cause d'une ligne directe avec Dieu mais parce que la perception de la propre âme de chaque individu était un état naturel.
Au fur et à mesure que la planète se densifiait et faisait ses voiles dans l'atmosphère, l'homme aussi se densifiait et faisait ses voiles psychologiques autour de lui. Ces rois qui existaient à cette époque-là n'étaient pas tout simplement des humains issus de cette Humanité bien terrienne et encore jeune. Ils n'étaient pas de ce système-ci, ils venaient d'ailleurs !
À cette époque-là on ne doutait pas d'ailleurs de leur provenance, qualifiée de Divine, mais non pas au sens où ils étaient les fils de Dieu mais au sens où ces êtres étaient en relation perpétuelle, en perception perpétuelle de leur propre Divinité.
On les disait “Fils Divins” pas parce qu'ils étaient créés par Dieu mais parce qu'eux-mêmes vivaient cet état, où, connaissant leur Divinité, ils ne s'en séparaient jamais et œuvraient sans arrêt dans le sens du Service à cette Divinité.
Aujourd'hui on les appellerait donc simplement des Maîtres. Et ils étaient celà.
Pourquoi sont-ils venus pour organiser ?
On ne lance pas comme cela un programme de vie, un programme d'Humanité, un programme d'évolution, un programme initiatique, un programme ésotérique sans venir se responsabiliser vis-à-vis de cette création et poser un certain nombre de pierres !
C'est pour cela que la confusion que tu entretiens dans ton esprit à propos d'un Dieu qui crée comme on joue au golfe et qui s'en désintéresse, qui fait sa sieste, qui laisse le Diable changer les trous, saboter les balles, pendant que toi tu dois essayer de gagner ta partie de golf afin d'atteindre le Divin... Cette confusion-là n'a aucun sens ! Il faut que tu t'en débarrasses !
La responsabilité a été prise et assumée dès le début et pour cause ! Une création ne peut pas avoir lieu autrement ! Une Humanité ne peut pas exister même physiquement autrement que par la venue réelle physique incarnée du collège lui-même ! Du collège qui lui-même va être là, créer, mettre en place, sur chaque point du globe, les écoles initiatiques nécessaires pour le futur même ultra lointain de ces humanités-là ! Tout a été prévu, tracé !
Tout a été prévu ! Oui et non. Le fait que tu te maries n'a pas été prévu à l'origine du monde. Le fait qu'il y aura peut-être telle ou telle autre guerre n'a pas été prévu. Mais les grands axes du progrès, les grandes crises du progrès, les grands moyens d'évolution, tout a été prévu, tout a été donné ! Afin que, justement, tu puisses faire.
Alors que dans le scénario que tu te joues, tout t'es retiré afin que tu puisses faire sans que Dieu ne t'ait donné aucun outil, comme s'il te fallait pouvoir et devoir tout fabriquer toi-même ! Faux !
Tout a été donné et tout est encore même marqué !
Simplement tu es paresseux, tu es paresseux ! Tu préfères aller chercher du pétrole ! Au lieu d'aller chercher dans les grottes profondes des rouleaux secrets ! D'amener l'électricité dont tu disposes aujourd'hui dans les gorges profondes de certaines grottes pour aller voir marqué sur la pierre, car c'est marqué sur la pierre et ce n'est pas une petite histoire que je te raconte ! Ce n'est pas un rêve que je te donne à rêver afin que tu respires mieux dès demain ! C'est la vérité ! C'est marqué dans la pierre du monde !
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Quand il a dit : “Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église !”, crois-tu qu'il parlait à Pierre, le pécheur ? Mais non ! Il évoquait là la tradition ancienne, lointaine et magnifique des premiers frères qui ont tout marqué dans la pierre ! Afin que ces vibrations, les vibrations de cette langue, les vibrations de ces grandes idées, ces grands principes, qui ont été écrits par une personne vivante, consciente de ce qu'elle écrivait, rayonne à jamais comme une Lumière rayonne et dirige le progrès. Maintiennent les énergies du progrès et de la vie malgré toute la confusion qui règne.
“Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église !”, il ne s'agissait pas de l'homme et du pécheur pierre. À tout hasard, il aurait pu fabriquer, si on avait inventé à l'époque de l'inox et de l'aluminium, fabriquer toute une série de boîtes de sardines où il aurait marqué son nom. Mais il ne s'agissait en tout cas pas du nom de l'Église, ni de l'Église de Pierre, pas plus que de l'Église du Christ. Des boîtes de sardines, ça oui, peut-être !
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!!! Échec de l'Église
Tu m'entends souvent me moquer de l'Église, n'est-ce pas ? Ne pense pas que je sois contre l'Église, je suis contre la bêtise exportatrice de l'Église. Car l'Église n'a jamais évangélisé ! Elle a raté complètement son but. Et elle n'a jamais évangélisé pourquoi ?
À cause du sexe qu'elle s'est bloqué ! Crois-tu que l'on est un chef ou un capitaine ou un lieutenant normal lorsque l'on empêche la nature de s'exprimer ? Tout le problème de pouvoir qui existe dans l'Église, le problème du fanatisme et de cette évangélisation ratée, qui a tout simplement tourné au dogme abusif, dont plus personne ne veut mais n'ose pas se débarrasser, provient uniquement de ce qu'ils ont bloqué l'énergie sexuelle de leurs serviteurs ! Et Jésus ne leur a jamais demandé cela !Jamais ! Jamais !
L'homme l'a inventé. D'abord par économie, ainsi il s'agissait de dépenser moins d'argent pour faire vivre les moines car désormais l'on n'avait plus à assumer leur famille ; il n'y avait qu'un seul moine à assumer, un point c'est tout ! Ensuite par idées de purification ! Pour faire mieux que tous les autres qui ont encore femme dans la couche. Et ensuite par bêtises totales et absolues, en continuant de croire à ces idées, alors qu'elles n'apportaient que malheur et désolation et maladie.
Les regroupements religieux, surtout très structurés et structurés comme une religion, ce vœu de l'être, ne doivent jamais toucher à l'énergie sexuelle. Si elle ne sait pas travailler avec, qu'elle n'en parle pas ! Mais qu'au moins elle ne la bloque pas ! Car il est sûr qu'en quelques générations l'on constitue ainsi tout un réseau d'individus fanatisés, près à tout, même à mettre ses frères sur le bûcher !
Alors on oublie très vite ce qu'il a dit, et qui est encore plus fort que la sainte purification, il a dit : “Vous êtes tous frères les uns les autres !”
Ah mais, on est frère que si on croit dans le même Dieu n'est-ce pas ? On est frère que si on croit à la même croix ! Sinon l'on n'est pas frère, donc on a le droit de brûler ! Et d'une manière ou d'une autre cela continue encore aujourd'hui. Oh !Certainement plus dans les églises, mais dans les autres regroupements religieux, ésotériques, même dans les regroupements de la science, dite objective et concrète, bien terre à terre, ils se battent comme de véritables inquisiteurs ! Même dans les groupements politiques on revoit le même schéma !
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Donc il faudrait d'abord voir que c'est un mécanisme qui est à l'œuvre et s'en débarrasser. Ainsi vous deviendriez plus intelligent. Pas parce que vous allez avoir accès à de grands livres et de grandes formules ésotériques, intelligent par noblesse, intelligent par bonté, intelligent par chevalerie !
!!! Extraterrestres
Voilà que donc ces rois en provenance d'évolution ancienne, avant celle demandée à la Terre. C'est pour cela qu'on les dit venir d'autres planètes. Mais viennent-ils de la surface d'autres planètes comme un extraterrestre arrive dans sa combinaison ? Non !
D'autres sphères, oui, mais de sphères qui avaient déjà constitué une essence, dont l'humanité ne vivait plus que sur le Plan Éthérique pour les plus jeunes élèves encore, les plus paresseux, les plus lents, et déjà sur le Plan Spirituel pour les plus avancés.
Donc il ne s'agit pas d'accueillir un roi extraterrestre et de décider, dès demain, que nos ancêtres étaient des extraterrestres. Car ce que l'on va mettre dans ce concept-là rendrait l'idée complètement fausse !
Ils étaient en avance en provenance d'autres sphères, de l'essence d'autres sphères et il leur fallait, à chacun, très précisément, donner non seulement un tempérament particulier afin qu'il y ait une diversité, non pas d'humanités, mais une diversité d'expériences. Afin que tu puisses joyeusement et en toute liberté aller dans tel type d'expérience possible grâce à telle et telle culture, tel et tel environnement de la nature.
Si tu veux te balancer aux lianes, eh bien, il faut une forêt tropicale, n'est-ce pas ? Je ne vais pas t'envoyer au pôle nord où tu ne peux chevaucher que les ours blancs et les phoques ! Donc si tu veux à un moment donné tel et tel genre d'expérience, il va falloir, en plus d'une culture, un environnement.
Et c'est pour cela que cette diversité est observée dans la composition des races, l'habitat des races. Car la race aurait pu habiter en un seul endroit de la planète et elle aurait pu vouloir déserter à travers les générations certaines régions. Or il y a comme une force magique qui fait que la Terre est à peu près habitée un peu partout. Je dis bien “à peu près”, car il est vrai que certains endroits sont vraiment trop inhospitaliers.
Qu'est-ce que c'est qui pousse l'homme ainsi à habiter partout, même dans les endroits difficiles ? Parce qu'il n'y a que de la roche par exemple, qu'il est difficile d'en tirer une pomme de terre ! Parce qu'il y a là une expérience que tu ne peux pas faire si tu es au bord d'une rivière, au bord de la mer ou en pleine forêt tropicale.
Ce n'est pas uniquement l'expérience de la dureté à cultiver le sol et à tirer ta patate. Mais ce sont aussi les créations des grands moments de fusion, contemplation avec la Nature. Il y a un certains grands sentiments que tu ne vas pouvoir éprouver que si ton œil contemple les grands sommets enneigés. Tu n'auras pas le même sentiment si tu es au milieu de la forêt tropicale.
Bien sûr, si tu es un être suffisamment développé pour que tu sois dans ces grands sentiments, dans ces grands états intérieurs, même si tu te trouves dans un tombeau, tu n'as pas besoin de cette diversification d'humanités ou d'environnements. Simplement avant que tu sois ce grand être qui découvre en lui, qui vit à partir de lui et qui crée aussi à partir de lui, eh bien il va falloir que tu sois l'endroit où les choses se créent et où les choses vont être révélées.
Tu es l'endroit de la crise et de la contracture ! Il va falloir que tu découvres quelque chose pour découvrir, en toi, un état.
Une fois que cet état a été ressenti, que ce soit un grand sentiment ou un état de conscience, tu y as été comme initié. L'ayant ressenti, tu le connais. Il est monté à la surface du jour, ton jour, le jour de ta conscience objective. Et alors après tu sais le reproduire à plaisir, tu sais le refabriquer. Et puis, un peu plus loin dans l'évolution, tu sais y demeurer !
Ce qui fait que pour quelqu'un qui vit dans la montagne, il peut y avoir une raison très spirituelle. Imaginons une âme sensible, un être sensible, relativement artiste. Le voilà qu'il passe toute sa vie à tirer quatre patates du sol. Tout le monde lui dit : “Mais enfin descendre ta montagne ça n'a aucun sens ! Tu pourrais avoir une vie tellement fantastique dans la vallée !”
Non, non, non il ne veut pas ! Il ne sait même pas pourquoi il ne veut pas. Une force le contraint à rester là. Puis un beau jour il sait. Un beau jour qu'il est vieux. Un beau jour qu'il commence à observer ses pensées, qu'il commence à comprendre qu'il est l'endroit d'une création, comme un four et l'endroit où l'on va créer le pain. Il se dit : “Voilà c'est pour ça que j'ai passé toute ma vie ici. C'est pour devenir conscient de ce sentiment que je ne découvre que lorsque je regarde le coucher du Soleil derrière ma montagne !”
Car ce sentiment qui s'élève en cet homme à ce moment-là, n'est pas simplement le sentiment d'émerveillement face à la beauté de la nature et du soleil qui se couche sur la montagne. Certainement pas ! Cela va plus loin. Cela commence comme cela. Puis avec les années cela devient un véritable moment de méditation. Il ne va pas y mettre le mot dessus. Il ne sait pas. Il n'a jamais entendu parler ni d'ésotérisme, de spiritualité, ni de méditation, il ne connait que la peau des patates. Simplement c'est dans cet état-là qu'il va être transporté. Et il va se dire : “Tiens, ça c'est différent. Ça c'est quelque chose qui est comme le parfum de l'âme. Comme le parfum de la vie.”
Et les autres en bas dans la vallée ne le savent pas ! En admettant qu'il soit bien courageux, il va descendre dans la vallée et il va essayer de le dire : “En regardant le coucher du soleil tant et tant d'années, j'ai fini par sentir ceci, puis cela et puis un soir... Ah ! Tiens, je te le dis puisque tu es mon frère ! Il m'a semblé rencontré Dieu !”
Et tout le monde va rire en trinquant. Tout le monde va dire : “Eh bien cela ne t'as pas servi de vivre tout seul dans la montagne ! Le soleil a fini par te taper sur la tête ! Tu ne l'as pas que regarder le coucher du soleil. À mon avis tu l'as aussi laissé te frapper et maintenant tu es dérangé !”
Mais il sait bien qu'il a découvert la vie. Alors il va encore plus profondément dans la vallée. Dans ces endroits où il y a les villes épaisses et puis encore plus profondément dans la ville, à ces endroits où il y a des mauvais quartiers. Il prêche et il prêche et il prêche ! Parce qu'il a découvert quelque chose que seule sa solitude et la beauté pouvaient fixer en lui plus sûrement que des séries de prières et de méditations dans les couvents ou dans les monastères de la plaine.
Ce qui ne veut pas dire que les couvents et les monastères sont inutiles et que je m'en moque et que je leur donne des coups de pied, comme on donne des coups de pied à une fourmilière ! Ne croyez pas cela du tout ! Simplement quelquefois un paysan va plus loin qu'un prêtre. Un paysan ne brûlera jamais un autre paysan. Il brûlera les mauvaises herbes, le petit bois, mais jamais un autre paysan. Il crée même un refuge dans la montagne où il laisse à manger, pour que le prochain paysan qui passe ne risque pas de mourir de faim dans la tempête. Trouve-t-on cela dans les églises ? Les églises sont fermées ! Il n'y a parfois même plus d'eau dans le bénitier. Le curé n'est même plus là à la place où il devrait être pour t'écouter quand tu as du malheur, comme tu dis.
Alors voilà que nos rois, qui venaient d'autres sphères, sont venus et ont dirigé, petit à petit, la planète vers ses premiers pas spirituels mais aussi technologiques, scientifiques. Eh oui ! Ce qui veut dire que les origines de la planète étaient fortement spirituelles mais aussi technologiques. Bien sûr, la technologie, le genre de technologie que l'on peut imaginer, fabriquer, manipuler, lorsque l'on est une race jeune, tout animée encore de Divinité et équipée du troisième œil, ce n'est pas la même technologie que celle d'aujourd'hui. Donc n'imaginez pas des avions à réaction, des trains à grande vitesse. N'imaginez pas l'exploitation du gaz, du pétrole. La seule énergie qui était utilisée était l'énergie de la Lumière !
!!! Énergie de la Lumière
Pourquoi utiliser autre chose lorsque l'on a le troisième œil suffisamment ouvert pour voir tous les circuits de l'énergie en ricochés à travers les pierres, à travers les pensées, à travers le réseau de toute la nature, voir par quel règne, par quelle chose, par quel objet qui est raffiné de telle ou telle manière ou modifié de telle ou telle manière est amplifié ? C'est pour cela que seule la Lumière était utilisée. Une Lumière que l'on savait d'ailleurs suffisamment transformée pour ressembler un petit peu à l'électricité d'aujourd'hui sans qu'on puisse la comparer à l'électricité. Parce que cette Lumière-là pouvait traverser l'homme sans l'électrocuter. Cette Lumière pouvait aussi être modifiée par la puissance de la pensée des plus initiés d'entre les hommes. Et c'est pour cela que cette même Lumière était utilisée pour les besoins ménagers, les besoins des moyens de transport, mais aussi les besoins de la santé. Une seule et même énergie suffisait à tous les besoins.
On appelait cela plus tard de la magie mais en fait cela n'en est pas. Lorsque systématiquement l'on parle de l'Atlantide, donc car c'est bien de cela qu'il s'agit, on les traite de mages, de magiciens, de sorciers, mais en fait ce n'était pas la magie qui était enseignée. Pas du tout !
Est-ce que l'on peut vous traiter de magiciens parce que vous faites fonctionner une voiture avec de l'essence ? Non, tu vas me dire : “C'est de la technologie. Et il y a toute une industrie qui a été bâtie autour de ça et pour ça.”
Alors quand l'Atlantide faisait fonctionner son moyen de transport grâce à la Lumière, grâce à des aimants, n'allez pas y voir là de la magie ! Car à la suite de cela il y a une autre bêtise que vous allez faire, c'est que vous allez acheter les mêmes aimants, vous allez acheter les mêmes pierres, les mêmes quartz, les mêmes métaux et vous allez essayer de faire la même chose et de rentrer en lévitation en vous posant sur un coussin de quartz et d'aimants !
Mais il ne s'agit pas de cela ! Pas du tout ! La spiritualité est restée la spiritualité depuis le début, en passant par vous et en imaginant la fin, cela restera toujours la spiritualité ! Qu'il y ait des quartz, des aimants, des mantras ou quoi que ce soit d'autre !
Quand, donc, ils sont venus, ils ont établi un ordre.
!!! L'Ordre renié par l'homme
Ils n'entendaient pas que cet ordre soit éternel à travers les générations, ils savaient bien que cela changerait et que cela devait changer pour servir des expériences différentes. Simplement la forme sous-jacente devait rester et c'est ce que l'homme a renié.
L'homme renie systématiquement le plus Lumineux que lui. De là lui est venue l'habitude assez systématique de renier le Guide alors qu'il l'appelle sans arrêt, de renier le Maître alors qu'il l'appelle sans arrêt et de crucifier, de pendre, d'étrangler ou d'empoisonner tout Messie qui vient alors qu'il le réclame aussi sans arrêt ! Une habitude ! Une triste habitude !
Si l'on imaginait une Terre relativement plus disciplinée que la vôtre, on verrait les mêmes problèmes, les mêmes crises psychologiques, mais sans cette obstination à refuser celui qui parle, celui qui parle de la Lumière notamment. Ça c'est un entêtement spécialement terrestre ! Et si l'on peut parler d'un certain point de crise, on devrait noter celui-là !
C'est même un risque d'échec pour la plupart des personnes qui ne sont pas véritablement dans le Chemin du disciple, qui n'ont pas encore fait un vrai choix. Ils peuvent, comme cela, accumuler une série d'incarnations absolument pas nécessaires, simplement parce qu'ils sont dans cette logique du refus, du refus, du refus...
Essaye ! Juste pour voir au moins ! Juste pour voir ! Comme quelqu'un dans un laboratoire, juste pour voir ! Et, après, tu décideras.
Mais ne refuse pas systématiquement ! Ne commets pas cette même erreur de l'Atlantide ! Systématiquement le refus !
Pourquoi cela s'est passé ainsi ? Oh ! Non pas parce que les choses étaient trop bien rangées et que cela dérangeait, non pas parce que tout était trop discipliné et que cela empêchait l'école buissonnière.
Il a suffi d'un homme, d'un seul ! Eh oui ! Pour gangrener d'un seul coup tout un continent. Un seul homme qui avait développé, plus particulièrement et plus précisément qu'un autre, l'orgueil.
Il s'est dit : “Lui est initié, alors il est un chef dans notre société ! Lui est initié, alors il a le droit de prendre des décisions dans notre société ! Tel autre est initié, alors il a le droit d'être médecin ! Tel autre est initié, alors il a le droit d'administrer, de gérer les affaires sociales, politiques du pays. Moi j'ai raté mon initiation ! Alors je ne peux plus être rien que leur serviteur ! Je veux décider moi aussi ! Je veux dire ! Je veux commander moi aussi !”
Il a suffi de ce simple homme obstiné, têtu, qui a décidé de faire même s'il ne savait pas comment l'on devait faire, qui a décidé de gérer son village même si l'on ne sait pas comment l'on gère, puisque l'on ne s'est pas éveillé, par perception, aux besoins véritables des autres hommes. Et c'est pour cela que seuls ceux qui étaient dûment initiés dans le temple avaient le droit et l'accès aux postes principaux de la société, de l'éducation, de la médecine, de la politique, etc., etc., et même de la science et de la recherche scientifique.
Cela pouvait ressembler à un système mais en fait cela n'était pas un système !
Vous avez de toute manière repris le même système. Vous nous donnez, la plupart du temps - bien que des fois il y a exception - vous nous donnez des responsabilités qu'à ceux qui ont étudié pour, n'est-ce pas ? Donc en vérité vous reconnaissez la valeur de ce système mais, mais, mais, mais...
Mais voilà qu'il y a eu ce frère !
Dont le nom d'ailleurs commence par “AN”. Je ne vous en dirai pas la suite car vous le répéteriez. Et vous en feriez soit un sujet de reproches, de moqueries, et vous consolideriez encore une forme-pensée et vous créeriez de nouveau quelque chose autour de ça.
Il s'appelait “AN” quelque chose et il était le plus orgueilleux. Mais bien sûr cela se savait. Le risque était certain. On a bien essayé de le limiter d'une manière ou d'une autre. Quand je dis “On”, cela ne veut pas dire que je faisais partie de l'équipe, absolument pas ! Simplement, à un moment donné, on ne peut pas, nous n'avons pas le tempérament des hommes de ce monde. On ne peut pas mettre un de nos frères sur le bûcher ! C'est impossible ! Cela nous est impossible ! Nous connaissons trop la vie, nous connaissons trop ce qu'est la vie. Et nous ne pouvons pas tuer ! Car c'est ce qu'il aurait fallu faire ! Nous ne pouvons qu'accélérer certains processus pour que l'homme en arrive à sa propre mort. Soit par la main des autres, soit par la circonstance, soit par son propre suicide. Mais nous ne pouvons pas tuer de par notre propre projet et notre propre initiative.
Mais voilà que, comme cela correspondait à une époque où les âges ayant passé, la planète se faisant de plus en plus des voiles dans l'atmosphère et l'homme intégrant de plus en plus une personnalité, qui est nécessaire pour les expériences mais qui donnait en même temps sujet pour des rêveries, des fausses interprétations, voilà qu'il a réussi à séduire, séduire, séduire, séduire ! Et constituer une véritable armée, armée, armée ! Et c'est là que l'Atlante a commencé à tuer l'Atlante, que le frère a commencé à tuer le frère, la sœur a tué la sœur et le commerçant a tué l'autre commerçant et l'homme a tué son roi !
Quand les rois ont commencé à être tués, les rois ne sont plus revenus. Ils ont dit, en grand conseil, en grande réunion, avec tout ce que vous appelez aujourd'hui la Hiérarchie, ils ont dit : “Il est temps de se retrancher légèrement. Oh ! Pas très loin, ne quittons pas la Terre ! Nous ne nous vengeons pas car nous ne leur envoulons pas. Simplement cela ne sert à rien, ni d'être incarné, ni de se faire tuer. Alors reculons juste un tout petit peu, juste pour qu'ils ne nous voient pas. De façon à ce que l'on puisse continuer à travailler quand même, mais qu'ils ne puissent pas prévoir de riposte pour ne pas empêcher notre travail !” Et c'est là que toute la Hiérarchie, tous les rois, tous les éveillés ont commencé à squatter littéralement le Plan Éthérique. Chose qui, autrefois, ne se faisait pas car l'on pouvait passer du Plan Spirituel et ses sous-plans au Plan Physique, il y avait l'accueil et on pouvait y vivre. Et voilà que le Plan Physique devenu inospitalier, donc il ne restait plus qu'à habiter dans le Plan Éthérique.
D'où maintenant votre plainte !
“Mais si Dieu existait, on le verrait ! Et pourquoi je prie tel maître et il ne vient jamais ? On parle d'eux et jamais ils ne se montrent ! Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?”
Parce qu'ils sont restés dans le Plan Éthérique. Non pas parce qu'ils manquent de courage et qu'ils s'y protègent. Ils y restent parce que leur mort ne sert aucun but ! Et ils ne sortent que au moment de certaines crises de conscience en risquant, là, et en acceptant, là, effectivement la mort, même la plus cruelle que tu puisses me réserver. Parce que cela sert la croissance de la conscience. Mais avant ça sert à quoi ?
Alors, bien sûr, il y a ceux qui, ayant connu la Vérité et la Lumière à une époque relativement jeune de leur vie, continuent d'exister sur la Terre et à vivre sur la Terre dans leur corps physique. Ceux-ci tu peux les croiser mais ils ne se révéleront pas. Il n'y a que si tu as le cœur pour le reconnaître que tu peux les voir. Sinon ils sont à côté de toi, assis dans le bus ou le train ou au restaurant et puis tu ne sens rien, tu ne vois rien, tu ne reconnais rien. Sa mort ne servirait à rien ! Donc il ne se montre pas.
Ces rois-là fonctionnaient non pas par domination, discipline, qu'ils attendaient voir systématiquement suivie et exécutée. Ils fonctionnaient par les pouvoirs de l'Ordre. Et c'est complètement différent.
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!!! Les pouvoirs de l'Ordre - le Plan
Les pouvoirs de l'Ordre sont des énergies, des lois. L'Ordre c'est ce que d'autres appelleraient le Plan.
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Je connais la cause du monde. Je connais la cause de la Terre. Je connais la raison de son Existence, de sa venue à la Vie, de sa venue dans l'Univers. Je connais la direction. Je sais ce que son Humanité et tous ses règnes doivent accomplir et pourquoi et donc je maintiens cette direction. Les rois ne faisaient régner que ce Plan-là, que cette connaissance-là de la raison de la vie, du pourquoi de la vie, le Service.
Et remarque dans quelle confusion tu te trouves aujourd'hui parce que, même si tu es spirituel, tu n'arrêtes pas de nous demander : “Mais quel est le Plan ? Quel est le Plan ? Quel est le Plan que je dois suivre ? Mon propre plan, le plan de la Terre, le plan de Dieu, le plan du Monde ?”
Le Plan était connu, c'était même un sujet de causerie quotidienne ! Aujourd'hui tu ne parles plus que de ce qu'a fait Pierre, Paul ou Jacques. À ces époques-là on se demandait comment le mieux servir l'évolution, par exemple, de tel animal. Par perception ou par observation, purement scientifique, en mettant un certain nombre d'animaux dans tel genre de situation, dans tel endroit de la planète, on voyait de quelle manière ils avaient évolué et ce qui servait le mieux leur évolution suivant leur rayon, leur type de conscience et surtout le résultat qui était attendu d'eux. De la même manière, cela se passait pour les végétaux. Les végétaux dont on se nourrit ou ceux dont on décore simplement la planète.
Tout était veillé, l'homme était non seulement un guide pour tout ce qui avait vie mais il en était aussi le jardinier, l'illuminateur et aujourd'hui tu ne sais même plus te guider toi-même !
Alors, quand je te reproche ces choses, ce n'est d'abord pas une véritable reproche mais en plus ce n'est pas la moquerie que tu soupçonnes. Cela en est arrivé à ce point à cause d'un moment de crise, à cause d'un moment de rébellion totale contre tout ce qui te semblait autorité !
Alors tu pourras me rétorquer : “Mais depuis le temps que cela s'est passé, depuis le temps de cette grande rébellion, est-ce que l'on n'aurait pas pu faire revenir les choses dans l'ordre ?”
Mais oui ! Mais cela a été tenté ! Crois-tu que les grands de ce Monde, les grandes âmes de ce monde n'ont pas essayé ? En chaque point du globe cela a été tenté ! Et chaque fois, systématiquement, cela a été détruit !
Parce que cette idée était née chez “An” quelque chose et que c'était devenu une habitude chez tous les hommes et ils répétaient le même processus. Et cela va se passer encore la prochaine fois !
Car même si tu atteins la Lumière, même si tu n'arrêtes pas de réclamer le retour du Christ, comme s'il était parti, n'est-ce pas ? Malgré que tu n'arrêtes pas de réclamer cette objectivité de la Hiérarchie, du Christ, de Dieu, sur tout nom, quel que soit le nom, au moment où cela va se révéler, tu vas le refuser !
!!!! “Malgré que tu n'arrêtes pas de réclamer cette objectivité de la Hiérarchie, du Christ, de Dieu, sur tout nom, quel que soit le nom, au moment où cela va se révéler, tu vas le refuser !”
Et c'est pour cela que nous parlons, ce n'est pas pour autre chose !
Ce n'est même pas véritablement pour t'aider à identifier tous les phénomènes qui seront dûs au faux Dieu et pour que tu t'en protèges, c'est plutôt pour que tu puisses dire “Oui” à la Lumière qui vient. Tous ceux qui parlent avant, c'est pour que tu aies la chance de dire “Oui”.
Tu prétendras que, puisque tu es au moins ici, c'est que tu es assez ouvert, intelligent et spirituel pour dire “Oui” à la Lumière qui vient ! Eh bien, non ! Justement parce que tu es là !
Tu vas dire que c'est impossible, c'est contradictoire, que cette fois-ci je vais trop loin, que je me moque de toi ! Non, je ne vais ni trop loin ni je me moque de toi, c'est la vérité !
D'autant plus que l'on aura commencé à penser, créer des principes, créer des avis sur la spiritualité, sur ce qu'est un Messie, comment il doit être, de quelle couleur, avec quel fond d'œil il doit se présenter, Avec ou sans attaché-case, souliers vernis ou je ne sais quoi d'autre, quand effectivement arrive la Lumière, eh bien tu es celui qui est le plus loin de la Lumière !
Alors que celui qui n'a jamais réfléchi à ça, qui te semble pour l'heure le plus grand des profanes, celui-là ne sera pas si compliqué au jour de la venue de la Lumière. Il ne dira pas, parce qu'il n'aura pas pensé, parce qu'il n'aura pas lu, parce que même s'il est un athée total et il se moque de ce qu'on déjà dit, de ce qu'on déjà pensé les autres, et même il est contre cela ! Ce qui fait que lorsqu'il verra la Lumière, il dira : “Tiens ! Un, ça brille ! Deux, ça soigne ! Trois, ça dit des choses vraiment logiques et intéressantes ! Quatre, chaque fois ça m'élève ! Ces quatre vérités, pour moi, c'est signé, c'est Lui qui revient !”
Et qu'il soit un enfant athée, un enfant ayant commis même énormément de crimes ou de péchés. À partir du moment où il est capable de faire cette observation et de faire cette conclusion, il est illuminé !
Alors que toi, qui auras passé tant d'heures à la méditation, à la prière, à rouler ton mantra, à lire les livres saints, à chercher les formules caballistiques et alchimiques, à aller dans tous les hauts lieux de pèlerinage, à te sacrifier même pour que telle ou telle chakra s'ouvre ! Eh bien tu t'apercevras que, malgré toutes ces années de régime, le jour où arrive la Lumière, tu arrives avec tout ton programme et tu dis : “Non non, alors à moi on ne la fait pas ! Alors, je suis équipé, je suis intelligent, je suis enseigné, renseigné, alors on ne la fait pas. Tu arrives là avec ton crâne qui a telle forme, avec tes yeux qui ne sont pas si bleus. Puis tu as une cravate ! Tu as même une bague aux doigts, ou tu as des souliers trop vernis, ça ne sent pas le Messie ça !”
Et pourquoi pas ? Et pourquoi pas ? Je te l'ai déjà dit, je te l'ai déjà annoncé : pourquoi est-ce qu'il ne serait pas en complet veston avec un attaché-caise ? Le monde d'aujourd'hui a le droit de recevoir un Maître de la sorte ! Pourquoi est-ce qu'il n'y aurait, pourquoi est-ce qu'il n'y aurait une telle séparation entre le Maître et les hommes et la société ? Pourquoi est-ce qu'il faudrait que systématiquement le Maître soit vêtu d'un pâgne ? Est-ce que tu crois qu'il y a une mode lorsque l'on est un Maître ? Est-ce que tu crois vraiment qu'il y a une mode ?! Non !
Le Maître qui devra apparaître dans le tien de monde, ton monde, il sera vêtu comme toi, il parlera comme toi. Ou bien sûr un peu mieux mais il parlera avec tes mots. Il aura la même coupe de cheveux que toi. Il mangera ce que tu manges, il prendra le bus. Il ne faudra pas que tu lui demandes de voler au dessus des bus, c'est fini ça ! Mais il est certain que ce bus-là n'aura jamais d'accident, ça, ça reste le miracle !
Pourquoi donc imaginer toujours quelque chose ? C'est le plus sûr moyen de ne pas rencontrer la chose ! Alors arrête ! Arrête les fausses pensées et commence à penser véritablement !
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!!! Penser véritablement
Qu'est-ce que penser ?
Je pense quand, certes, je réfléchis à un sujet, mais lorsque, au lieu d'y penser pour faire converger toutes mes observations vers un avis préconçu, concocté par mes générations antérieures, lorsque je me suis débarrassé de ce processus-là, j'en arrive à observer, regarder et tirer une essence.
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!!! La mauvaise foi
Si tout au long du processus de ma réflexion je suis de mauvaise foi, car c'est la plupart du temps le cas, tout homme est animé de mauvaise foi et c'est ce qui fait de graves distorsions dans l'enseignement. C'est que je ne te parle pas à toi, ce n'est pas toi qui m'écoute, c'est ta mauvaise foi qui est en train de m'écouter ! T'es en train de peser, de sous-peser, de contourner, de dévier, d'arranger, de prévoir telle ou telle interprétation, afin que cela vienne soit confirmer ce que tu sens ou prévois déjà, ou que, du moins, cela ne détruise pas trop ce en quoi tu croyais.
Laisse-moi rentrer ! Fort et clair ! Comme un ouragan ! Laisse-moi rentrer ! Ne pense plus ! Parce que tu n'as jamais véritablement pensé ! Tu n'as fait que suivre ce que les autres pensaient, parce que ça t'a arrangé, ça t'a arrangé tes peurs, ça t'a arrangé ta lâcheté, ça t'a arrangé le fait que tu voulais te marier avec Unetelle ou Untel, ça t'a arrangé toute la société, afin que tu paraisse pour monsieur ou madame de bonne famille, de bonne conscience, de bonne vertu, cela t'a arrangé afin d'accéder à tel et tel poste, cela t'a arrangé pour avoir du pouvoir, cela t'a arrangé pour ceci, pour ceci, pour cela, pour cela, pour cela ! Et Dieu, dans tout ça, tu lui as demandé son avis ?
Non.
Et c'est pour cela qu'à un moment donné tu ne sais plus qui est Dieu, où est Dieu, et comment tu dois vivre pour t'accrocher de lui.
Tu vas me rétorqué : “Oui, mais j'ai fait sans doute toutes ces choses puisque tu me le dis, mais alors je n'en étais pas conscient ! J'ai vraiment eu l'impression, je t'assure grand frère, d'avoir pensé de par moi-même depuis le premier jour où j'ai réalisé que j'avais un cerveau et que je pensais !”
Il est vrai ! Il est vrai qu'il y a une part de toi qui a été construite par un authentique effort de penser par toi-même. Mais comme cela n'était pas l'entier de ta raison d'exister, l'entier de ton mouvement, alors tu t'es fait rattraper par les mécanismes et la mauvaise foi, sans peut-être même t'en apercevoir.
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Le disciple est un homme coléreux ! Coléreux !
Depuis cette grande erreur de l'Atlantide où l'on a refusé l'Ordre, où l'on a refusé le Roi, le seul moyen pour l'homme de s'en sortir sur cette planète est de devenir coléreux !
!!!! “Le seul moyen pour l'homme de s'en sortir sur cette planète est de devenir coléreux !”
Le même point de colère qui a fait que l'on a refusé tout ce qui était vrai est le seul point par lequel, maintenant, tu peux refuser tout ce qui est faux, afin de t'ouvrir à ce qui est vrai.
Mais voilà que ne pouvons pas vivre ou survivre avec des rêves et des chimères ou ne pouvons vivre que par moitié. Tu as constitué petit à petit des principes religieux, spirituels et c'est là l'endroit où je veux te rencontrer. C'est de cela dont nous devons parler. Afin que effectivement le jour où dans ta vie ou dans ta prière ou ta méditation, en haut de ta montagne, tu rencontres un état, tu rencontres une substance, une vérité ou un être, tu ne fasses pas cette colère déplacée face à la vérité !
Essaye, essaye !
Si tu n'as pas tout le matériel pour juger de faire un oui total et véritable, je te demande simplement de t'amuser avec ce que tu viens de sentir ou de découvrir. Essaye ! Et tu verras le résultat ! Laisse le résultat t'indiquer la solution !
Tu vas me dire : “Ah ! Oui mais alors il faut du temps !” Eh oui, il faut du temps ! On ne va pas vers la vérité comme cela en deux minutes. Il faut du temps, se donner du temps pour aller vers les expériences.
Toi, tu te donnes du temps pour rester dans ton fauteuil, pour regarder la télévision, tu te donnes du temps pour aller au cinéma, pour partir en vacances, pour apprendre à nager ! Mais tu ne te donnes pas du temps pour aller dans les expériences.
Oh non, aïe, ouïlle !, ça fait mal ! Aïe, aïe ! On n'y va pas ! Aïe, ouïlle, aië, aïe, je n'y vais pas !
Aller dans tel endroit où se trouvent des gens qui ne t'aiment pas. Ouïe, aïe ! Non, je ne risque pas d'y aller !
Je vais avec Untel parce qu'il m'aime bien. Je vais avec Unetelle parce qu'elle me fait toujours des grandes félicitations ! Aller vers celui qui me déteste ?
C'est le seul temps qui, justement, va compter, ce temps que tu vas passer, là, avec ton ennemi, ce n'est pas ailleurs. Ce n'est pas le temps où tu vas passer à lire et relire et relire un grand livre d'alchimie, en me regardant dans le bleu du ciel et en me disant : “Tu vois Seigneur, tout le temps que je passe à essayer de comprendre ce livre, tu ne vas pas dire maintenant que je ne fais pas d'efforts !”
Mais je vais te dire, oui tu prends du temps pour lire, mais ce matin, quand tu t'es levé pour tailler ta haie dans ton jardin, dès que tu as vu le voisin sortir, celui qui te fait toujours des ronchonnades, tu as vite changé de côté ! Tu as vite commencé à tailler la haie qui est au nord pour éviter ton voisin ! Alors, maintenant que tu te mets à lire ce grand livre plein de secrets, ne sois pas étonné qu'il te reste secret ! Tu n'auras pas l'œil, ni l'ouverture, tu n'auras pas la perception, tu l'as bloqué dès le matin en te refermant à ton voisin !
Et surtout, le plus grave, c'est que tu ne t'es pas simplement refermé à ton voisin ! Car ce n'est pas de cela que je te parle, en vérité. Bien sûr, je voudrais bien que tu aies cet amour qui te fasse aller vers ton voisin, celui qui ronchonne sans arrêt. Je voudrais, bien sûr, cela réglerait le problème. Mais ce n'est pas de l'amour dont je te parle, non !
Il ronchonne, cela t'est désagréable. Soit tu es fort et tu considères que c'est un imbécile, soit tu es faible et tu considères que chaque fois il te dérange, qu'il te perturbe, donc il te fait peur. En refusant de le regarder ce matin, de lui parler, en changeant de côté comme tu as fait, tu as, non pas simplement renié l'amour que l'on doit avoir entre être humain, mais tu as surtout donné de l'énergie à ta peur ou à ton orgueil, selon que tu es un faible ou un fort. Et c'est ça qui va empêcher ta perception de t'éclairer au moment où tu vas lire un livre d'alchimie !
Si je suis orgueilleux, comment est-ce que le cœur spirituel pourrait me donner la clairvoyance, la perception, l'intuition ? Si je suis rempli de peur, comment est-ce que le cœur spirituel pourrait vibrer, comment pourrais-je l'entendre afin qu'il me donne l'intuition des choses ? Impossible !
Alors pour te libérer de cette peur, pour te libérer de cette limite, pour te libérer de cet orgueil, je te propose d'aller serrer la main de ton voisin qui ronchonne !
Il ne s'agit pas simplement d'amour, époussette-moi cette vieille guimauve que tu me resserres à chaque fois que je te parle d'un comportement fraternel, s'il te plaît ! Ne pense pas tout le temps que je te parle de guimauve et de réglisse, ou de barbe-à-papa, ou de crème aux cassis pour qu'on en mange tous ensemble autour d'une grande table !
L'amour, bien sûr, j'en parle ! L'amour, bien sûr ! C'est la Lumière, c'est ma Lumière, c'est mon flambeau, c'est celui que je voudrais que tu donnes à l'autre ! Mais ce n'est pas que cela dont il est question !
Repère tous ces blocages qui sont en toi.
Pourquoi tu ne fais pas telle chose ?
Et ne sois pas de mauvaise foi. La mauvaise foi, c'est le Diable ! Effectivement, ne sois pas de mauvaise foi. Regarde véritablement. Pourquoi tu ne fais pas telle chose ? Pourquoi tu te détournes de telle autre ? Pourquoi tu ne dis pas simplement telle et telle chose ? Pourquoi tu te trouves d'autres raisons, au lieu de simplement dire non, ou dire oui, ou ne rien dire du tout en disant : “Eh bien, je ne dis rien parce que je ne pense rien”, tout simplement ?
Pourquoi est-ce qu'il faut que tu aies un avis sur tout ? Pour être très intelligent ? Pour faire conversation ? Parce qu'à travers la conversation, tu fais fraternité ?
Mais tu fais fraternité pour quoi de cette manière-là ? Non pas parce que la fraternité t'intéresse, parce que tu as bel et bien peur de te retrouver tout seul ou toute seule, ce soir, chez toi !
Tu aies la solitude ! Tu la détestes parce que tu en es malade ! Alors ne dis pas que tu es fraternel, tu as peur d'être seul ! C'est normal, je ne te jette pas la pierre ! Mais au moins ne me prétexte pas une fraternité qui n'est que la peur de ta solitude.
Saches reconnaître et dire : “D'accord, j'aime bien faire quelques petits mensonges, j'aime bien prétendre un certain nombre de choses afin d'être entouré.” Reconnais-le ! Et je ne te le reprocherai jamais, je te l'accorderai. Et même je t'enseignerai d'autres trucs pour que tu aies encore plus de copains ! Je te les enseignerai ! Je t'apprendrai à être le clown, je t'apprendrai à être ceci, à être cela, à savoir rire, comment rire, comment faire rire, comment parler, pour que tu aies encore plus d'amis. À partir du moment où avoir des amis est un acte objectif, conscient, vécu par toi comme tel.
Tandis que si tu m'en fais une fausse spiritualité, alors là même moi je ne serai pas ton copain. Même le soir où tu serais tellement seul que tu menacerais de mettre fin à tes jours, je ne viendrai pas, même moi ! Pourquoi ?
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Parce qu'il y a bien une chose qui nous fait fuir, c'est le mensonge !
Pas les ténèbres, non ! Les ténèbres nous n'en avons pas peur. Nous sommes la Lumière, nous allons les éclairer, pas de problème !
!!! Le mensonge
Le mensonge, cela nous révulse ! On ne peut pas éclairer le mensonge, non ! On ne peut pas éclairer le mensonge !
!!!! “On ne peut pas éclairer le mensonge, non ! On ne peut pas éclairer le mensonge !”
On ne peut qu'en discuter afin que tu ne mentes plus. Toute la spiritualité ce n'est que cela ! Eh oui !
À travers toutes ces années, j'ai discuté non pas de la Vérité et je le regrette. Nous avons discuté de vos mensonges et ça m'est égal. C'est ce qu'il faut faire.
Je ne t'ai jamais dit : “En faisant telle chose, en pratiquant telle chose, tu verras, en telle étape, tu pourras rencontrer la Lumière, tu pourras effectivement voir l'apparition de l'Ange.” Je n'ai jamais pu te donner un tel matériel ! Parce que tu te mens, tu me mens sans arrêt ! Et que, tant que tu as une langue de menteur, tu ne vas pas pouvoir manipuler l'épée de la puissance qui est en toi ! Pas plus que l'intelligence qui est en toi, car tu es inintelligent tant que tu me mens !
!!!! “Tant que tu as une langue de menteur, tu ne vas pas pouvoir manipuler l'épée de la puissance qui est en toi !”
Et je ne te fais pas reprocher, on t'a appris à mentir ! Depuis tout petit, on t'a : “Dit bonjour à la dame !”, alors que tu as envie de lui donner un coup de pied. “Va à l'école, rapporte-moi des images !”, alors que tu as envie d'aller faire l'école buissonnière et tu te contraint au travail.
Bien sûr, depuis toujours, on t'a tout appris à l'envers ! Pourtant, ces choses restent à faire effectivement, il est souhaitable, il est convenable, il est chevaleresque de dire “bonjour” à la dame, d'aller à l'école si possible, puisqu'on y passe du temps, d'en rapporter une éducation. Mais dire à l'enfant “Dis bonjour à la dame !”, sous entendu “si tu ne fais pas l'honneur à moi, ta mère, d'être poli, tu auras une fessée en entrant !” Si on n'apprenait pas les règles de la vie de cette manière-là, la mauvaise foi n'existerait pas, le principe du mensonge ne fonctionnerait pas comme un système.
Comment faudrait-il donc apprendre à l'enfant ce qui doit effectivement être fait, sans que pour autant cela soit une contrainte, un ordre, une obligation ?
!!! Apprendre à l'enfant
Tout simplement en lui démontrant, tout simplement en lui parlant et sensibilisant à la meilleure vie en commun qui puisse exister. En sensibilisant l'enfant au meilleur.
Par exemple : “Si tu dis bonjour à la dame, elle sera contente, elle va t'aimer, peut-être elle te donnera un bonbon. Et si elle t'aime, tu vas te sentir à l'aise dans cet amour, parce que quelqu'un qui aime - tu sais ? - cela procure du bonheur. Tu sens ce bonheur ? Tu le sens ce bonheur ?”
Enfin on va réfléchir un petit moment, il va éclater de rire, il va dire : “Oui ! Je le sens !”, pour lui c'est la joie. Donc pour lui le bonheur va être à ce moment-là associé à faire le bonheur.
Ce ne sera pas simplement dire bonjour à la dame pour que la dame soit contente, que l'on ait un bonbon, que maman soit contente et pour qu'elle ne me donne pas une fessée en rentrant ! Cela donne à l'enfant, non seulement le programme de la mauvaise foi mais aussi le programme de l'orgueil : faire pour obtenir une image.
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!!! Paraître ou Faire pour obtenir une image
Paraître. On te demande toujours de paraître, de paraître. Tu penses cela mais il ne faut pas le dire.
Bien sûr, on ne peut pas tout dire, c'est certain ! Mais entre, ne pas le dire et penser la chose quand même d'une manière sournoise, il y a toute une différence de comportement.
Si je vais taire quelque chose, parce que je pense ne pas pouvoir le dire, alors je vais devoir me détacher du sujet. Tandis que dans l'autre cas, quand je veux préserver mon image ou je ne veux pas qu'on pense ceci ou cela de moi, je vais taire la chose tout en continuant à la penser, tout en continuant à le reprocher à l'autre et tout en saisissant des petites occasions de, tac tac tac, signifier à l'autre que je ne suis pas d'accord avec ceci, ceci, cela.
Mais jamais en franc parler, jamais en droite ligne, ce qui fait que l'autre ne comprendra pas, il se sentira attaqué, il va contre attaquer et vous allez vous battre à propos d'une chose qui n'est pas la cause. Et un beau jour, peut-être, surgira une grande dispute et effectivement tu vas lui dire : “Mais c'est à cause de ceci et de cela !” Il va te dire : “Mon Dieu ! Mais si tu me l'avais dit avant mais comment voulais-tu que j'imagine ? Moi je croyais que c'était pour ceci et pour cela !” Et tu t'aperçois, soudainement, que tu n'as plus d'ennemi et que c'est ton meilleur copain !
Alors il y a, bien sûr, des choses que l'on ne peut pas dire, parce que ce ne sont pas tes affaires, parce que ce n'est pas le moment de le dire, parce que l'autre a la liberté de faire ce qu'il veut, tu n'as pas à t'en mêler, parce que l'autre n'a pas encore la sensibilité pour recevoir ce que tu aurais à dire. Alors ne le dis pas mais détache-toi de la chose, ne la rumine pas, ne la maintiens pas comme un état de reproche vis-à-vis de l'autre. Laisse la liberté à l'autre ! Ne te préoccupe que de ce que tu peux transformer, que des endroits où tu peux venir en aide, que des sujets à propos desquels tu peux aider. Et les personnes que tu ne peux pas aider, les sujets que tu ne peux pas soutenir et transformer, ne t'en occupe pas !
Ça aussi il te l'a dit : “Là où tu n'es pas reçu, secoue ta robe et va plus loin !”
Mais on n'entend que ce que l'on veut entendre, hein ? On fait comme Jeanne, on saute les petites annonces en les lisant !
Avec l'Évangile on fait la même chose ! Avec le Coran on fait la même chose ! On saute les versets en les lisant ! Ceux-là, pof, on pense à autre chose ! Celui-là, pof, on pense à autre chose ! Parce qu'ils parlent trop de vérité !
Ce que tu ne peux transformer, ce que tu ne peux soutenir, ne t'en mêle pas ! Détache-toi-en ! Ne pense pas pouvoir te mêler de tout, ne pense pas pouvoir devoir systématiquement transformer celui qui est en face de toi. Transformer l'institution de ton pays, toutes les institutions, transformer le monde, toute la Terre. Ça aussi c'est une maladie !
Fais ta part de travail ! D'abord envers toi-même ! Et tu verras que tu auras beaucoup moins de temps pour travailler à transformer les autres. Tu auras aussi beaucoup moins d'arguments et surtout dans l'argument beaucoup moins d'ardeur et d'agressivité.
Prends bien, d'abord, le temps de travailler sur toi !
!!!! “”
Et tu verras que le monde est moins compliqué. À partir du moment où tu commences véritablement à travailler sur toi, tu vas te dire : “Eh bien tant pis, ce qui arrive à la planète tant pis. J'aide autant que je peux, je donne à manger autant que je peux, je parle autant que je peux mais si la planète saute, eh bien tant pis ! Moi j'aurai assumé la part de spiritualité dont j'ai la responsabilité, j'aurai développé et fait progresser la part de divinité dont j'ai la responsabilité. J'aurai fait le travail. Si les autres ne le font pas, tant pis, tant pis !”
Et lorsque chacun commencera, comme cela faire très correctement sa part de travail, tu verras que le monde sera bien rangé !
Ce qui contribue aussi et encore à la confusion, c'est que les uns se mêlent des affaires des autres.
!!! Se mêler des affaires des autres
“Est-ce que tu te mouches de la narine droite ou de la narine gauche ? Ah tu sais, il ne faut pas de la gauche, ça empêche telle prana de monter ! Si ça empêche tel prana de monter, ça veut dire que quelque cave du cerveau ne fonctionne pas bien. Cela ne m'étonne pas que tu dise de telles bêtises !”
Et ainsi, le peu de connaissances que l'on a, on la transforme en un vulgaire objet pour condamner, pour juger, pour se moquer. C'est là que la connaissance t'est retirée.
Même si aujourd'hui tu appartiens à un ordre, même si aujourd'hui tu appartiens à un groupe, à une Église, même si aujourd'hui il te semble détenir quelque chose qui est fantastiquement spirituel et ésotérique, si tu t'en sers pour juger, si tu t'en sers pour critiquer, si tu t'en sers pour condamner, cela te sera retiré !
Et dans ta prochaine vie, tu vas te demander pourquoi toi, le grand intelligent, plein d'intuition, de ceci et de cela, tu es né dans une famille qui te refuse, qui te refoule, qui te fait travailler à des menus travaux, sans aucun intérêt pour ton développement, ou pourquoi tu t'incarnes dans un pays où tout le monde se moque de tout, et encore plus de l'intelligence ! Où l'on ne passe son temps qu'à la pêche et à la chasse au papillon.
Tu vas te dire : “Mais qu'est-ce que je fais ici, moi je me pose des questions sur Dieu, sur les étoiles ? Qui va me dire combien de distance il y a entre la Terre et la Lune ?” Et tu te demandes s'il y a un homme sur la Terre qui connaît cette distance. Alors qu'il te suffit de venir à Paris, ou à Londres, ou à New York, pour rencontrer des centaines de milliers d'individus pour qui c'est une connaissance presque banale ! Que l'on essaye même de dépasser, que désormais on ne va plus essayer de calculer des kilomètres, mais plutôt ce que j'appellerais des mètres-pensées, la force de la pensée qui s'associant à la Lumière peut parcourir un certain nombre de mètres de kilomètres dans l'espace. On en est à cela. Et toi qui savais, qui étais proche de savoir ces choses-là, tu te trouves dans un endroit où tu ne rencontres personne qui puisse te dire le simple nombre de kilomètres, l'ancienne culture.
Et j'entends comme cela, à travers les couches de l'atmosphère, ces remarques : “Mais pourquoi je suis né dans tel endroit, et pourquoi je suis né dans tel pays, et pourquoi à telle époque, où l'on ne sait plus ceci, où l'on ne sait plus cela, alors que je m'intéresse à ceci, que je m'interroge sur cela, que j'ai des intuitions pour !”
Oui, tu as peut-être toute cette richesse, mais tu en as fait des armes pour violer, pour tuer, pour condamner, pour meurtrir, pour salir ! Ce n'est pas correct ! Alors, les armes te sont retirées !
Ce qui ne veut pas dire que tu vas devoir passer maintenant toute ta vie dans cet état-là. Rien ne t'empêche, puisque tu as tant d'intuition que cela, tant d'intérêt que cela, pour cette grande science. Rien ne t'empêche d'économiser dans ton pays, dans ton petit village, pour avoir un billet d'avion, pour aller à New York, où l'on parle simplement de toutes ces choses qui appartiennent déjà à une vieille culture ! Et c'est là où effectivement l'on va voir si, en plus de la purification de ton mauvais caractère, tu as développé le courage, l'intégrité, la chevalerie ! Faire ces économies pour aller jusqu'à New York, à Londres, à Paris, où tu entendras parler de ces choses !
La plupart du temps tu t'en tiens à te plaindre et tu ne fais pas l'économie pour acheter le billet d'avion, pour aller à tel endroit ! Ce qui fait que tu fais durer ton karma. Tu fais durer, alors que tu as déjà compris. Le karma n'est pas fait pour durer ! Pourquoi quelque chose qui devait t'amener à une prise de conscience ? Si tu as compris, si tu as changé, pourquoi rester dans la même situation et faire durer ton karma jusqu'à la fin de tes jours ? C'est insensé !
Tu vas me dire : “Ah oui mais on nous enseigne pas comment ça fonctionne !” Mais est-ce qu'on en a obligé de tout enseigner ? Regarde simplement, regarde ! Car souvent, même si on enseigne, l'on n'est pas suivi, l'on n'est pas cru. Ou bien quelqu'un à un moment donné va dire le contraire et cela te semblera même plus juste et tu vas croire le contraire !
Observe ! Observe !
Et essaye ! Essaye des choses dans ta vie !
Arrête de me dire : “Ah oui ! Mais si je lâche tel endroit, cela m'est risqué parce que ce n'est pas sûr que je puisse m'accrocher à tel autre endroit !”
La vie est faite pour être vécue, pas pour être comptabilisée. C'est l'insécurité qui fait la richesse de la vie !
!!!! “”
Mais sûr quand je dis ces choses, je ne veux pas que tu penses d'une manière abusive et que dès demain tu vas te prétendre l'homme ou la femme de tous les risques, tout simplement parce que cela convient à ton côté rebelle d'une société trop établie, parce que cela convient à ton esprit marginal, parce que cela convient à ta colère contre l'autorité ! Non.
Si tu prends des risques, c'est d'une manière responsable. Ce n'est pas pour dire “zut” au monde entier. Ce n'est pas pour dire “zut” au système et au bon Dieu. C'est-à-dire que dès demain, tu ne quitteras pas ton travail parce que tu en as marre de la société.
Tu n'iras pas dans les Himalayas parce que tu en as assez de la société, de la pollution et des bouteilles en plastique. Tu iras dans les Himalayas parce que tu es prêt à un plus grand effort !
Tu es prêt à la chasteté par exemple, puisqu'il te faudra rester peut-être des mois dans le temple où il n'y aura pas de filles ou pas de garçons, dans le cas où tu es une fille partant à cette aventure. Il te faudra avoir la force pour envisager la chasteté, pour envisager le jeûne, pour envisager que tu n'aies pas de moyen de te distraire. Les montagnes et les montagnes et les montagnes et les montagnes, et de temps en temps un aigle, et les montagnes et les montagnes ! Plus de cinéma, plus de chewing-gum, plus de café, plus de chocolat. Même si tu pars avec un petit stock d'ovomatline, tu t'aperçras très vite qu'il n'y a plus de vaches en altitude ! Et que le lait de chèvres, ma foi, ça ne s'y prête pas très bien.
Cela doit être donc un geste qui est une responsabilité afin de devenir plus grand, tout en sachant que tu vas rencontrer des épreuves encore plus grandes que le simple fait de te lever à 7 heures du matin pour aller au travail.
Car en fait, ton problème, c'est ça. Tu as horreur de te réveiller par la sonnerie du réveil à 7 heures du matin ! Si le patron acceptait que tu te rendes à 10 heures au travail, tu dirais “Ce serait merveilleux ! Je travaillerai toute ma vie, je ne demanderai même pas de retraite. Mais ce réveil qui m'oblige à me lever alors qu'il fait encore froid et noir, non !”
Eh bien crois-moi, c'est une bien moindre épreuve de te lever par la sonnerie de ce réveil à 7 heures du matin que de te rendre dans les Himalayas pour y chercher le Maître.
Parce que si le Maître voit que c'est ça qui t'embête, sais-tu ce qu'il va faire ? Ça va l'embêter mais il le fera quand même !
Lui qui vit dans la montagne. Lui qui se trouve peut-être à 500 ou 800, 1000 kilomètres de toute ville où il y aurait une boutique où l'on vendrait un réveil. Lui qui n'a même pas un âne pour se rendre dans cette ville. Lui qui n'a peut-être même pas de chaussures, qui va peut-être même pieds nus marcher sur les cailloux, les ronces ! Il va faire des mois avant ta venue. Parce qu'il te voit venir, il te sent penser. Des mois avant de t'avenir, il va à pied faire ses 800 ou ses 1000 kilomètres. Faire quelques travaux dans la ville pour avoir quelque argent. Parce qu'il est dans sa montagne et n'en a pas de l'argent. Mais il ira dans la ville, pieds nus, se blessant, ne mangeant que de racines. Allant respirer chaque jour un air plus vicié, se rapprochant des auras qui sont de plus en plus agressives et malsaines. Il ira même dans la ville pour travailler un mois, deux mois. Le temps d'avoir un peu d'argent pour acheter le réveil. Le plus gros ! Une horloge !
Et il la portera sur son dos.
Quitte à ce que cette horloge soit sa croix et qu'il dise à Jésus : “ Mon Dieu Jésus, comme je te comprends ! Ce que tu as dû endurer ! Pour moi c'est de l'horlogerie mais pour toi c'était une vraie croix. Mais c'est pour la même libération. C'est pour cet imbécile qui va me venir de Suisse et qui a horreur des réveils !”
Alors le voilà qui porte son horloge, qui refait les 800 kilomètres et qui remarche sur les cailloux qui lui font encore plus mal puisqu'il pèse encore plus lourd. Mais voilà qu'il a entre temps plein de problèmes à résoudre. L'horlogerie, il n'en sait rien du tout. Il ne la connait pas. Voilà qu'entre temps la machine a une panne. Il doit passer de longues minutes à réfléchir, à former sa pensée pour comprendre le mécanisme et réparer. Et il fait tout cela alors qu'en vérité il n'en a pas besoin ! Ce n'est pas pour lui ! C'est pour toi qui arrive.
Et voilà qu'entre temps toi tu laisses ton travail, tu donnes tout ce que tu possèdes, tu clammes à tout le monde que maintenant ta vie n'est que spiritualité, que tu abandonnes tout, même le réveil du matin ! Et tu te lances sur les grandes routes, tu cherches au pendule, car on sait bien qu'un Maître ça ne se trouve qu'au pendule, n'est-ce pas ? Tu ne penses pas que ton âme pourrait te diriger, t'inspirer. Il faut y aller au pendule, c'est plus sûr ! Tu le cherches et tu trouves la voie petit à petit. Et déjà tu commences à te plaindre. Et déjà ton estomac commence à réclamer. Il te fait penser à tous ces bons raviolis qu'ils sont en train de manger au bord de l'eau. Il te fait penser à tous ces canards laqués, à l'orange. Il te fait penser à tous ces lapins au romarin qu'ils sont en train de déguster en s'amusant et en buvant. Et toi tu es en train de manger ton omelette déshydratée. Dernière expression de la haute technologie lorsque l'on part à la conquête du gourou : omelette en tube !
On ne pense pas que sur la route l'on va fraterniser avec des villageois. Et que l'on va si l'on veut commencer à prendre quelque chose, manger d'abord avec eux, comme eux. Non ! On prévoit ! On est un disciple tellement du Nouvel Âge que l'on a même prévu des œufs de poule élevés en liberté, élevés au grain. Mais quand même en tube !
Quoi qu'il en soit. Voilà notre disciple du nouvel âge qui s'avance vers l'achat mais qui miraculeusement malgré toutes ces choses bien bizarres et sinistres ne rencontre pas trop d'obstacles et se dirige vers l'entrée.
Là il est saisi ! C'est le grand moment de sa vie ! Il en fait grande cérémonie. Il mesure chaque pas qui l'amène vers la rencontre avec le maître. Il imagine les futures épreuves. Qu'il sera fort ! Qu'on ne l'aura pas ! Qu'il connaît le jeu ! Qu'il endurera les peines, les privations. Même si on le fait coucher dehors, il restera accroché à la poignée de porte. Et il pleurera et il chantera le mantra. Il mesure chaque instant qu'il le sépare du regard de son Maître ! Il prévoit l'initiation et combien il sera fort !
Combien il saura dire au mirage, dire non au mirage qu'est la mort ! Combien il saura sortir de son corps, faire face au gardien du seuil, lui tirer la langue et rentrer en disant : “C'est passé ! Tu as vu comme je l'ai mouché !” Il pense à tout cela avec ardeur et fierté. Parce qu'il est sûr que chaque fois il va gagner !
Comment peux-tu être si sûr ? Comment peux-tu alors que tu n'as même pas encore développé en toi les outils qui te fassent même sentir la véritable force ?
Avance-toi simplement en disant : “Je suis là, je suis nu, je suis mortel, j'ai besoin de toi. Je ferai du mieux que je peux. Maître, j'ai besoin de toi. Parce que je suis nu et mortel.”
C'est cela qui compte ! Ce n'est pas de prévoir déjà : “Je ferai ceci et j'arriverai à cela ! Je me rappellerai de telles combines, à telles pages, de tels livres écrits par Untel qui a déjà vu un gourou. Il nous met en garde contre telles et telles techniques d'épreuves !”
Tu ne peux jamais prévoir quelle sera l'épreuve ! Non ! Tu ne peux pas prévoir que, là, juste derrière, le porche lui temple. Au moment où tu auras frappé à la porte trois fois, puisque tu connais tellement la technique, tu vas la suivre ! Donc tu vas taper trois fois et tu vas attendre.
Parce qu'on t'a bien dit : si tu tapes trois fois, on t'ouvre.
Puis on ne t'ouvrira pas. Alors tu vas dire qu'il y a quelque chose qui ne marche pas dans la technique. Peut-être que la virgule n'était pas au bon endroit dans le livre. Alors, j'ai peut-être mal interprété. Peut-être qu'il faut re-taper trois fois !
Alors tu re-tapes trois fois, personne ne vient et tu n'entends pas un seul murmure !
Tu dis : “Ah ! C'est peut-être un petit peu plus compliqué. Peut-être que le livre parlait de façon allégorique.” Et tu te dis : “peut-être qu'il ne faut pas taper de la main. Peut-être qu'il faut donner trois gros coups de tête. Peut-être que c'est ça qu'ils veulent ! Peut-être qu'ils veulent qu'on leur démonte tellement de volonté qu'on est prêt à se faire mal à la tête !”
Alors tu prends ton élan, avant tu prends un petit peu d'omelette déshydratée pour te donner de la force. Tu prends ton élan et tu y vas et trois coups de tête ! Au troisième bien sûr, moitié assommé, tu te dis : “Ah, si celui-là il ne l'a pas entendu, c'est qu'il n'y a personne ici !”
Toujours personne qui vient. Et tu te dis : “bon, un ashram vide, un ashram de plus. Et où dois-je aller ? Peut-être que finalement le gourou il était dans ma ville !” Tu prévois de redescendre, de refaire tout le trajet. Tu te dis : “C'est une vie de fou. Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas des écriteaux et des pancartes pour nous dire où il est ?”
Mais voilà que redescendre en ville ça ne te dit rien. Alors tu te dis : “Je vais essayer encore une fois.”Et tu redonnes des coups et des coups.
Le Maître attend que tu sois un peu désespéré. Parce qu'il n'y a que dans le désespoir que tu vas être vraiment toi-même. Que l'on va véritablement voir ta nature si tu es capable de violence, de colère, d'agressivité, de lui envoyer le mauvais œil, d'abandonner Dieu, d'abandonner les Maîtres, la cause. C'est là qu'on te voit. Ce n'est pas lorsque tu crois en toi-même, en tes forces vaniteuses. Ce n'est pas lorsque tu rêves d'être Perceval, d'être Richard d'Angleterre, d'être Merlin ! Ce n'est pas là que tu es véritablement toi-même ! C'est quand tu es désespéré ! Alors il s'y emploie à te désespérer et il ne répond pas !
Voilà que le désespoir s'installe en toi. Ça fait mal !
“Me suis-je trompé d'adresse ?” Tu regardes ton pendule. “Est-ce que c'est vraiment un pendule ? Est-ce que je l'ai acheté dans la bonne boutique pour qu'il m'indique qu'un ashram où il n'y a personne, il y a forcément quelque chose qui n'allait pas !”
Tu commences à tout mettre en doute, y compris les Maîtres. “Peut-être qu'ils n'existent plus. Peut-être que ceux qui écrivent à ce sujet n'écrivent que pour gagner de l'argent !”
Et c'est là que tu remarques ton manque de foi, ton manque de force. La foi fictive dont tu étais animée, qui était plus une foi de légende que la foi du cœur ! Et, comme tu te trouves au fond du désespoir, voilà qui l'en rajoute.
Qu'est-ce que tu entends derrière la porte où tu as tapé, même avec ta tête ?
“Ding, dong ! Ding, dong ! Ding, dong !”
Et tu te dis : “Ce n'est pas possible ! Même ici, dans l'ashram d'un tibétain, d'un hindou - je ne sais trop où tu iras - il faut que le réveil et que l'horlogerie me persécutent ! Même ici, il y a réveil et mouvement d'horlogerie ! Même ici, j'entends ce bruit ! Je suis partie pour plus l'entendre. Et voilà qu'il me retrouve !”
Qu'est-ce qui se passe ?
Le disciple s'en va. Sûr que les Maîtres finalement ne sont peut-être que des horlogers et qu'il vaut mieux finalement aller travailler parce qu'on vit mieux dans la ville, parce qu'on aura des omelettes faites avec de vrais œufs sur une vraie poêle entourée de vrais copains, avec un vrai verre de vin. Plutôt que d'endurer toutes ses privations sous froid, puis après ce Soleil.
Quelquefois cela suffit à faire partir celui qui est animé de légendes et de rêves.
Imaginons que le disciple ait compris, il se dit : “Bon. Ça y est ! On y est face au gardien du seuil ! Moi je m'étais imaginé des monstres, des monstres terrifiants. En vérité mon gardien c'était uniquement cette sonnerie de réveil !”
Et il fait le compte, il ne mange plus d'omelette, il ne boit plus, il fait le compte avec lui-même, là, sur le pas de la porte. Il est midi, il est minuit, il est le lendemain, il est le surlendemain, il est toujours en train de faire le tri avec lui-même.
“Oui, c'est vrai, finalement, je suis parti parce que ça m'agassait ce réveil. Et, finalement, je suis parti de mon travail parce que ça m'agassait de me lever à telle et telle heure. Finalement, je ne pensais au Maître que parce que travailler m'était infernal. Finalement, je me suis logé dans la foi pour Dieu que parce que l'usine m'agassait, que parce que j'en avais assez me faire face à la mesquinerie des hommes. Mais, moi-même, j'ai aimé Dieu mesquinement, c'était un marchandage ! C'était pour ne plus être sur la Terre, pour n'être qu'avec Lui ! Mais s'il m'envoie à vivre sur Terre, s'il me fait une famille, s'il me fait des frères et des soeurs, est-ce que ce n'est pas là qu'il veut que je le rencontre ?
Alors le disciple arrivé à ce point d'illumination et d'intelligence se dit : “Oui, effectivement. J'ai fait tout à l'envers, alors je redescends à la ville, car c'est là que je rencontrerai Dieu, c'est là que je serai Dieu, c'est là que je verrai le Maître.”
Et juste au moment où il s'apprête à partir, le Maître ouvre la porte et lui dit : “Bienvenue ! Voilà trois jours que tu n'as pas mangé, nous allons faire un festin à ton honneur ! Et sais-tu, je ferai cuire les céréales, je ferai le gâteau, je ferai la compote de fruits en brûlant cette vieille horloge qui me casse les oreilles autant qu'à toi ! C'est ce qui nous servira de bûche !”
Et à partir de ce moment-là, il n'y a plus de séparation entre toi et le Maître, entre toi et Dieu. Et s'il ne te garde qu'une semaine et qu'ensuite il t'envoie dans le monde retravailler dans ton usine, assumer ta famille, assumer la vie en collectivité, tu le feras comme le disciple le fait. En travaillant sur toi, en essayant d'aider les autres autant que tu le peux et en ne jugeant pas quand tu ne peux pas aider, parce que ce n'est pas le moment pour l'autre d'être aidé.
Et, surtout, tu arrêteras de prétendre tous les quarts d'heure, à chaque pentecôte et à chaque ascension, que ta vie ce n'est que la spiritualité et que l'année prochaine, vous le verrez, je vais tout vendre, tout donner aux pauvres et partir en Inde ou en Chine, sur les hauts plateaux du Tibet pour trouver mon Maître !
Celui qui le fait ne le dit pas ! Un matin on s'aperçoit qu'il est parti, il n'a prévenu personne, ou du moins simplement laissé un mot pour pas que l'on s'inquiète, pour pas que l'on souffre de cette inquiétude. Mais il ne dit pas où il va vraiment, il dit : “Je déménage, je vais faire quelques expériences, peut-être à tel endroit, peut-être à tel autre, je vous écrirai dès que je pourrais.”
Il ne te dit pas : “Je vais à la conquête de tel et tel degré spirituel, je vais aller chercher l'initiation dans tel et tel ashram !” Cela n'a jamais conduit à rien !
Donc si je te racontais tout ce monde d'histoire, c'est pour que tu t'en serves de modèle. Pour que tu puisses, par cette parabole, regarder dans chacune de tes expressions, et regarder, si telle est la version que tu as est quelque chose que tu peux facilement combattre en étant simplement un petit peu plus volontaire, un petit peu plus courageux, donc moins paresseux, moins plaintif. Pour que tu observes si chacune de tes motivations, de tes curiosités en spiritualité sont vraiment fondées sur la spiritualité, ou si ce n'est pas un bruit de réveil.
Il faut que tu arrives à cette logique ! Et si tu y arrives... Car si je perds tant de temps à te décrire le processus et à te conseiller cela comme étant capital, c'est bien parce qu'il y a là une Loi et un moment spirituel extraordinaire ! Si c'était juste un petit événement dans ton monde psychologique et émotionnel, si c'était juste un petit événement pour que tu aies une foi qui soit droite, je n'en parlerai que peu ! Cependant cela va plus loin que la simple foi droite et propre et lucide !
Si tu es dans cet état d'observation et d'honnêteté fondamentale avec toi-même, alors le Maître vient à toi.
!!!! “Si tu es dans cet état d'observation et d'honnêteté fondamentale avec toi-même, alors le Maître vient à toi.”
Tu n'as pas besoin de te fatiguer à acheter des omelettes déshydratées pour aller dans tel et tel ashram. Tu n'as pas besoin de vendre tout ce que tu as pour avoir l'argent pour te rendre dans tel ashram. Tu n'as pas besoin de prévoir une année sabbatique ou de quitter ton travail pour te rendre une année dans tel et tel ashram.
Si le Maître te le dit, fais-le, c'est bien ! Mais si c'est ta propre décision, alors je te le dis : ce n'est pas bien, ne le fais pas !
Car si tu as cette honnêteté fondamentale, le Maître vient vers toi ! Il est attiré par toi ! Il ne voit d'un seul coup plus que toi et il est même prêt à se sacrifier pour toi ! Il vient !
Il dit : “Bon, il vit dans un endroit qui ne me plaît pas beaucoup. C'est sûr que en descendant sur ce plan-là, je vais ressentir tel et tel malaise, tel et tel blessure !” Parce qu'il faudra venir très proche de la ville, très proche des hommes. Mais il s'en moque ! Telle souffrance, c'est une joie du moment qu'il approche son disciple et qu'il l'aide, qu'il peut activer son aura, activer tel chakra, poser en lui une pensée-semence qui dirigera les dix prochaines années de sa vie. Il vient et il donne ! Il se laisse même voir en cadeau, afin que cela te motive davantage !
Donc, si j'insiste autant, par tous les exemples possibles, c'est parce que là est la véritable clef du Temple.
Ce n'est pas une clef de fer qui ouvre une porte de bois, la porte d'un temple de briques sur une montagne bien tibétaine ! Bien sûr, il y a des ashrams là-bas ! Bien sûr, hein ? Bien sûr, il y en a ! Bien sûr, tu peux y aller et tu y verras des gens fort intéressants, des illuminés, peut-être, même, si c'est ton jour de chance, mon Dieu, croiseras-tu un Maître ! Mais tu ne sauras pas que c'en est un ! Tu l'apprendras en bas au marché de la ville quand tu seras en train d'acheter les épices et tu te diras : “Zut, il faut que je remonte vite à l'ashram !” Mais entre temps, il sera parti, le Maître !
Bien sûr, si tu te rends dans ces endroits-là, il y a une énergie. Bien sûr, il y a un égrégore. Bien sûr, tu vas faire le rituel, la prière, entouré de gens fantastiques. Mais il n'empêche que ici même, maintenant, et non pas parce que j'y suis, attention, non pas parce que j'y suis, ici même maintenant, parce que ta pensée devient différente, parce que ton honnêteté devient totale, parce que ta lucidité devient absolue. L'ashram universel vient vers toi !
Pourquoi vas-tu courir après des ashrams de pierres et de terre ? Alors que, eux-mêmes, ne sont que des points d'ancrage. Ce ne sont pas des lieux de spiritualité ! Ce ne sont que des points d'ancrage pour le Temple Universel, le vrai, celui que l'on appelle le Royaume.
Le Royaume.
Le Royaume.
Il est partout !
Il n'y a même pas un point du ciel spirituel où tu peux le trouver. Il est partout !
Alors vas-tu construire en imagination un temple qui, comme l'atmosphère entoure la Terre, entourerait la Terre et son humanité ? Non ! Ne crée pas ou n'imagine pas une telle construction !
Cependant il est partout. Et tu en es le point d'ancrage.
Quels que soient les hauts lieux spirituels que tu connais, tu es, principalement, le point d'ancrage du Temple Universel si tu sais t'ouvrir !
Car ce qui fait que un tel lieu de la planète est un lieu de pèlerinage, un lieu d'ancrage pour des énergies spirituelles, pour l'ashram céleste, pour tout ce que tu peux imaginer, ce qui fait cette communication, c'est parce que des êtres ont habité le lieu, parce que des êtres ont médité, parce que des êtres ont vécu la spiritualité dans son expression la plus forte. Et ils ont comme contraint la Nature à imiter ce canal ouvert que, eux-mêmes, incarnaient. Ils ont contraint les énergies physiques, les énergies éthériques, les énergies astrales à ce même schéma.
Si bien que si tu es clairvoyant et que tu te rends sur ces lieux, effectivement tu vois de la Lumière et une grande cheminée qui monte, qui monte, qui monte ! Tu te dis : “Mais où ça va, où ça va, où ça va ?” Et on te répond : “Nulle part, nulle part ! Cela va dans ton propre centre qui est en même temps le Centre Universel.”
C'est pour ça que tu n'en vois pas la fin. Tu n'en verras l'aboutissement que si tu rentres là, en toi.
Alors fais de ta maison, de ton appartement, de ton corps, des expressions de ton corps, que ce soit tes gestes, que ce soit tes paroles, que ce soit tes regards, tes projets, tes pensées, tes idées, sais de tout cela le lieu de pèlerinage ! Fais de tout cela le point d'ancrage que tu cherches tant au Tibet !
Après tu peux aller au Tibet ! Rien ne t'empêche, je ne dis pas que la chose est bête, je ne dis pas qu'elle est inutile ! Si tu dois y aller, tu iras ! Mais avant tout, sois toi-même ce point d'ancrage !
Sais-tu le nombre de moines tibétains qui en fait feraient mieux d'être dans la ville, dans la vie ? Sais-tu le nombre de moines hindous qui feraient mieux de retourner vers leur famille, de prendre des épouses, d'avoir des enfants ? Parce que dans leur temple ils ne font rien, dans leur spiritualité ils ne comprennent rien ! Veux-tu être un de ces moines-là de plus ?
Va dans les grands endroits où il y a de nombreux moines et regarde leur regard. Regarde leur allure, regarde leurs gestes, regarde leurs réactions. Et tu verras qu'il y en a qui n'ont absolument rien à faire en ces lieux ! Ce sont des rêves qui les ont conduits ou des faiblesses.
Alors, fais en sorte que lorsque tu iras vers le Temple, ce sera en tant que disciple. Et avant, point d'ancrage, point d'ancrage, chevalerie, chevalerie !
!!! Être un chevalier
Comment être un chevalier ?
D'abord sache que tu es d'origine Divine.
Tu ne peux t'accorder le respect à toi-même que si tu te sais d'origine Divine.
Et non pas pour que cela soit une source d'orgueil, comme si tu étais né de la cuisse à Jupiter, comme vous dites vous-même ! Mais pour que cela soit sans arrêt en toi la raison du respect que tu te dois ! La raison du respect que tu dois aux autres, même les jours où cela va t'embêter, parce que tu as une nature humaine et que tu voudras faire ce que tu veux, dire ce que tu veux, penser ce que tu veux !
Rappelle-toi que tu es d'origine Divine ! Et que pour ne pas enténébrer cet éclat, pour ne pas salir cet éclat, pour ne pas le voiler, ce qui fait qu'ensuite tu serais dans le noir et te plaindrait d'y être, pour que, donc, tu puisses à jamais disposer d'une Lumière qui te guide, qui fait ton bonheur, ta joie, ton optimisme, ta créativité, ta réussite, ta force ! Rappelle-toi toujours ceci !
Je suis d'origine Divine ! Divine ! Divine !
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Si je veux travailler correctement avec cette idée, bien sûr je vais vouloir, je le sais, tu es un être humain. Je m'attends à tout de ce côté-là ! Tu vas vouloir identifier le mot Divin, la nature de ce que c'est que d'être un fils Divin et tu vas te dire : “Mais ça ressemble à quoi fils de Dieu ?”
ICI : 2:35 3A
On est comment quand on est fils de Dieu ?
Il va donc falloir que je te prête quelques idées pour te construire la meilleure identification possible, bien que cela ne soit pas correct.
Qu'importe.
Afin que tu ne fasses pas trop d'erreurs, voilà quelques idées sur lesquelles tu peux commencer ton travail et dont il te faudra très tôt approfondir le sens pour ne pas créer une poupée vide puisqu'il faut bien enrichir ton âme.
Donc crée quelque chose de vivant et être fils de Dieu.
Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que je ne suis pas cablé par le destin, premièrement.
Dieu ce n'est plus ce patriarche abusif qui va systématiquement me traiter comme on traite une mauvaise herbe, qui va essayer tel et tel engrais ou tel ou tel désherbant ou tel ou tel produit ou tel ou tel autre produit ou tel autre coup de pioche pour voir si je dure, si je deviens un bourrosier ou si je reste une mauvaise herbe.
Je casse cette idée-là.
T'es pas raste oiseau.
Lâche, lâche, lâche.
Je ne suis pas cablé par le destin.
Alors, autre question.
Si je ne suis pas cablé par le destin, alors qu'est-ce que le destin, puisqu'il me tombe dessus ?
C'est là où, comme je te l'ai si souvent expliqué, je ferai juste un petit résumé pour recadrer la nature de ce que je veux dire.
Le destin n'est pas quelque chose qui t'accable afin de sélectionner les bons et les mauvais.
Le destin est le terrain de l'expérience.
Ose aller dans l'expérience et laisse discuter les autres.
Laisse dire sur ton compte.
Peu importe.
Va dans l'expérience.
Le destin, c'est cela.
Je vais dans l'expérience, je la rencontre.
J'en tire une essence, une philosophie, une grandeur, une force, une lumière et j'avance.
Si tu as l'impression que le destin t'accable, c'est que tu n'es pas allé dans l'expérience.
C'est que tu n'as pas osé te confronter à l'expérience.
C'est que tu t'es laissé envahir par tes peurs.
Et que tu fuis sans arrêt l'expérience.
Donc elle se répète, peut-être sous divers visages, mais elle se répète.
D'où l'impression que, sans arrêt, la vie t'harcèle.
Il n'y a aucune raison à l'harcèlement.
Simplement la Lumière est étue.
Il dit, je passerai.
Je veux passer.
Celui-là, il m'empêche de passer.
Il bloque le passage par des peurs, il bloque le passage par des idées fausses, il bloque le passage par des principes religieux.
Alors que fait la Lumière ?
La lumière redouble.
La lumière te fabrique des circonstances, t'envoie dans tel et tel problème.
Pour que finalement, au-delà de ta peur, au-delà de tes fausses idées, tu lâches.
Tu la laisses passer.
Et elle t'illumine en passant.
Et après, de ce coup, tu dis, mais oui, mais que la vie était simple.
Bien sûr, c'est difficile.
Quand elle passe, c'est douloureux.
Mais en vérité, c'était simple.
Si j'avais été plus courageux, j'aurais fait cela avant.
J'aurais été illuminé avant.
J'aurais changé avant.
Alors regarde dans ta vie tout ce qui se répète.
Ce qui se répète est particulièrement riche d'enseignements.
Fais-toi ton séminaire tout seul, avec toi-même et ton miroir.
Mais grâce à la torche de la lucidité, n'attends pas qu'un tel te dise, tu es comme ceci, tu es comme cela.
De toute façon, tu ne le croiras pas.
Non.
Quand tu vas à un stage, quand tu vas à un séminaire, quand tu vas à un rituel, tu y vas, porté par tes rêves, comme celui qui a horreur que le réveil sonne.
Ce que tu veux donc entendre, ce sont des grandes histoires à propos d'un Dieu plein de lumière, à propos d'un Dieu qui viendra refaire la justice.
Mais tu ne veux pas de quelqu'un qui te dit attention, ça ne va pas, attention, ça tu le fais de travers.
Tu refuses.
Pourquoi ?
Parce que tu te dis, les problèmes j'en ai assez, je vais les retrouver dès lundi matin au travail.
Alors je n'ai pas besoin de toi, là, qui est à l'intérieur du stage et en train de me faire des reproches.
Pourtant, il y a un cas d'individu encore un peu plus malin que cela.
Le cas de celui qui va dans le stage pour, effectivement, très volontairement, et selon lui, très lucidement, entendre parler de tous ses problèmes et de toutes ses limites.
Il dit, quoique tu ailles me dire, dis-le moi, parce que je veux changer.
Et puis, sitôt que l'on amorce le discours, la révélation en vérité, il se retranche.
C'est celui qui restera le plus silencieux tout au long du séminaire, c'est celui qui se retranchera là-bas dans un coin tout seul.
On le croira timide, il n'est pas timide, il est fier.
On l'a mis à jour, il pensait le vouloir, mais il ne veut pas en vérité.
Même celui qui veut ne veut pas vraiment, il ne veut qu'un tout petit peu.
Et puis, dès qu'il s'aperçoit de la dimension de ce qu'on lui révèle, il ne veut plus.
C'est pour cela que la meilleure façon d'avancer, c'est d'aller dans l'expérience.
Car là, tu n'as pas peur que l'on te juge, puisque tu te juges toi-même.
Là, tu n'as pas peur qu'on te mesure, puisque tu te mesures toi-même.
Combien de fois j'entends des disciples dire « Je suis mon propre maître », qu'est-ce qui se cache là-derrière ?
Je ne supporte pas que l'on me juge.
Je me juge moi-même, je suis assez grand, je suis assez intelligent pour savoir qui je suis.
Je ne dis pas que dès demain, tu dois accepter toutes les humiliations, toutes les remarques, même celles qui sont déplacées.
Attention, je ne te dis pas de choisir de tendre la joue gauche.
Non, je te dis tout simplement de rester transparent.
Que l'on t'humilie, que l'on dise quelque chose de faux à propos de toi, reste transparent.
Si cela risque d'aller trop loin, dis non tout de suite, mais sans y ajouter toute cette perte d'énergie par la colère, la perturbation psychique, le refus de ce groupe, de ces personnes, de cette philosophie.
Ne te mets pas dans cette perte d'énergie de refuser de faire un ennemi.
Dis non, mais ne crée pas de faussés.
Dis non, mais ne te sépare pas de ces objets, qu'ils soient humains ou qu'ils soient des idées.
Si tôt que tu te séparerais, automatiquement tu aimantes le karma pour qu'il vienne de nouveau vers toi pour te faire travailler cette séparativité.
Et comme cette séparativité est due à telle ou telle personne qui te dit telle et telle chose, tu vas donc retrouver telle et telle personne qui va te redire telle et telle chose.
Et tu verras l'impression que ça dure, que ça dure, que ça dure.
Dis non, continue d'aimer.
Dis non, continue de sourire.
Dis non et ne garde pas en toi transparence, laisse passer.
Et ton nom sera vraiment libérateur.
Il sera vraiment un nom de chevalerie qui te permettra d'aller plus loin.
Car dès demain tu rencontreras quelqu'un qui va te dire, je t'ai entendu prononcer non, mais d'une manière tellement belle, tellement divine, que pour moi c'était un chant.
Alors je viens vers toi puisque tu as commencé de chanter et que tu sais chanter.
Je viens vers toi et je vais t'aider à faire des gammes de plus en plus hautes.
Et tu te retournes, tu regardes le personnage et tu lui dis, mais qui es-tu ?
Et il te dit, je suis le professeur de chant.
Tu ne comprends rien.
Il te dit, mais un professeur de chant qui a entendu mon nom, tu es clairvoyant.
En plus de professeur, tu es clairvoyant.
Il te dit, non, je suis le professeur de chant.
Ou tu es un peu curieux.
Alors tu acceptes que pendant quelques jours tu vas apprendre ces gammes.
Et tu te rends chez lui.
Et tu t'aperçois que chaque fois que vous travaillez au piano ou à la flûte ou au violon, c'est plus que de la musique.
C'est plus que du solfège.
Que dans chaque note et de la manière dont il te l'a fait travailler, il y a un dépensement de toi tellement extraordinaire que chaque fois il te semble être monté dans la substance de toi-même à la rencontre d'une lumière.
Et un beau jour, tu comprends qu'il n'est pas professeur de violon, mais qu'à travers le violon, il t'enseignait à être divin.
Il t'enseignait à aller vers les états les plus hauts de la conscience.
Et un beau jour, tu deviens professeur toi-même.
Et tout cela n'apparaît comme étant de simples histoires.
Parce que tu voudrais toujours que cela soit complexe, hautement formulé.
Car la vérité doit forcément relever de formules complexes.
Et pour me le prouver, tu me cites le cas des grands physiciens et astrophysiciens, des grands chimistes.
Bien sûr, il y a de grandes formules alchimiques très complexes.
Mais dans la spiritualité, il s'agit de découvrir ce qui est bien avant le complexe et le diversifié, le multiple et le créé.
Ce qui est donc bien avant les formules, bien avant l'alchimie, bien avant l'astrophysique, bien avant l'isotérisme, ce qui est le point, ce qui est le centre.
La lumière, l'esprit.
C'est pour cela que chaque fois que tu rencontreras quelqu'un qui veut t'éveiller à l'esprit, tu l'entendras parler avec simplicité, employer des petites histoires.
Que tu auras tout le loisir d'approfondir afin que les petites histoires te révèlent la grande histoire du monde.
Et pour te prouver ce fait, prends des paraboles que tu connais bien.
Prends les paraboles qu'a cité Jésus.
Réunis-toi avec des amis et travaillez sur la parabole.
Et regardez de quelle manière vous pouvez en monter les degrés.
Et de quelle manière, le jour où vous aurez atteint l'interprétation, le degré maximum, vous allez tous tomber dans le silence et la méditation.
Car contempler, même si on part tout simplement de quelques mots, mais contempler la vérité de cette manière-là, même si l'on pense utiliser la pensée la plus abstraite, à un moment donné, la pensée, à cause de trop d'abstrait, cesse à elle-même et aboutit à la conscience.
Vous discutez et voilà que la méditation arrive.
Mais bien sûr, c'est du travail.
Et quelquefois, pour résoudre une parabole, il vous faudra non pas en discuter pendant des heures, mais vous dire, écoutez, plusieurs semaines que l'on se réunit, que l'on essaye d'étudier les différents degrés de cette parabole, à mon avis on peut aller plus loin, mais je ne sais pas comment on pourra aller plus loin.
Je n'arrive pas à comprendre, tu n'arrives pas à comprendre, on ne va pas s'inventer de nouveau des histoires.
Donc quand vous apercevez que vous avez atteint point limite, que plus personne n'arrive à comprendre, ou bien s'il vous semble que vous vous avez compris mais que cette vérité ne passerait pas auprès des autres, ne dites rien, mais allez ensemble dans une épreuve.
Quand vous n'arrivez plus à comprendre quelque chose et que vous faites un travail de groupe, allez ensemble dans une épreuve, dans une expérience.
Décidez d'un voyage dans un endroit où il y a une certaine difficulté.
Soit parce que c'est un temple très dur, où l'on va vous priver de manger, de dormir, ou bien où l'on vous fera dormir sur une planche, où l'on vous fera lever toutes les trois heures.
Je ne vous dis pas que c'est ce que vous devez faire, mais c'est un exemple.
Choisissez une journée dans un orphelinat où vous allez devoir dégraisser toutes les casseroles, les louches, les cuisines.
Choisissez une journée dans une association pour handicapés.
Proposez à l'association un tel et tel dimanche pour sortir les handicapés, les plus handicapés qui soient.
Ne prenez pas celui qui est handicapé du petit doigt.
Et à l'intérieur de cette expérience, que vous devez vivre comme une expérience de groupe aussi, soyez lucide et honnête.
Regardez tout ce qui se passe en vous.
Regardez.
Et peut-être que vous n'allez pas comprendre la parabole que vous étudiez depuis quelques semaines.
Mais peut-être que vous allez effectivement approfondir les autres, celles dont vous croyez avoir sondé le sens le plus profond dans les autres séances.
Il se dégagera encore quelque chose inattendu.
Allez ensemble dans une forêt et décidez de la nettoyer.
Ou bien faites ensemble une kermesse dont tout le fruit reviendra à une association.
Soyez face à l'épreuve de l'argent.
Une kermesse, cela représente du travail.
C'est une création en commun.
Des semaines de préparation.
Peut-être même un peu de votre argent.
Et voilà que les fruits vous passent sous le nez.
Vous allez tout donner à un orphelinat.
Une cause.
Soyez bien à l'écoute de vous-même à ce moment-là.
Regardez ce qui se passe.
Non pas pour que vous voyiez, vous regardiez ce qui est en train de se passer.
Ce n'est pas cela le but.
Ce n'est pas pour que vous puissiez vous dire, ah j'ai vu que j'étais fière et vaniteuse.
Ce n'est pas cela le but.
Vous devez pouvoir voir et vous donner les moyens de voir ce qui est en vous inconscient, ce qui est en vous inférieur, ce qui est en vous ténébreux.
Non pas pour vous en accuser, mais pour que l'ayant vu, cela soit désactivé.
Pour que l'ayant désactivé, cela ne puisse plus jamais vous entraver.
Je ne vois non pas pour m'apercevoir à quel point j'étais bête alors que je me croyais intelligente.
On ne devient pas intelligente parce que l'on a compris que l'on était bête.
Ce n'est pas cela le processus dont il s'agit.
Tu es déjà intelligent.
Ce qui t'empêche d'être intelligent c'est ta bêtise.
Donc regarde ta bêtise et ce que tu es naturellement va exister.
Certaines personnes transforment systématiquement tout conseil en un conseil inverse.
Quand on leur dit, regarde que tu es vaniteux, ils se dépêchent de regarder avec dégoût cette vanité à laquelle ils s'associent.
Ils ne s'en débarrassent pas véritablement puisqu'ils en ont honte, donc elles continuent de coller à la personne.
Et s'ils ont pu un peu la regarder, ils viennent très fiers et me disent tout en criant, ça y est, je l'ai vu, je suis vaniteux.
Et ils croient que j'éprouve un quelconque plaisir ou que je peux distribuer comme cela des énergies, des encouragements à quelqu'un qui tout simplement se tape sur la poitrine.
Il n'est pas capable de dire sans y croire finalement à la dixième affirmation, il ne croit plus, il se dit c'est juste un système, il faut se dire ceci, il se dit cela et puis ça suffit à les tromper, ça suffit pour qu'ils nous envoient des énergies.
Non, tu ne peux pas dire je suis vaniteux Seigneur et je sais que je le suis afin que le Seigneur t'illumine.
Il faut que tu vois afin que tu saches pourquoi, sans arrêt c'est à l'épreuve qui revient vers toi, afin que tu saches pourquoi.
Tant d'années de méditation tu n'as pas encore le troisième œil ouvert ou tu n'as pas encore le chakra du cœur ouvert ou tu ne peux pas encore entendre la voix de ton maître ou voir les yeux de ton maître ou te déplacer ou je ne sais pas trop quoi encore astral.
Quoique ce soit que tu imagines et que tu voulais très fortement voir arriver, si cela ne t'est pas donné c'est parce que quelque chose t'empêche d'y accéder.
Alors regarde, ce n'est pas moi qui t'en empêche, ce n'est pas la loi qui t'en empêche, c'est toi même en t'empêchant de regarder qui empêche la Lumière de t'éclabousser.
Est-ce que tu comprends la différence ?
Est-ce que tu comprends la différence quand je te dis de regarder pour ne pas t'en accuser ?
De regarder afin de t'en débarrasser.
Est-ce que tu saisis la différence de force, de lucidité dont je te parle ?
Si tu n'as pas compris cela, ça ne sert à rien que tu restes davantage pour m'écouter.
Il vaut même mieux que tu oublies complètement ce que je t'ai dit, sinon dès demain tu vas te taper sur la poitrine, aller à l'église comme n'importe quel grenouille de bénitier.
Tu iras dans le garage chercher des clous, chercher un marteau et dès demain on te verra en travers sur le portail.
Ce n'est pas cela dont je parle.
Je parle d'un acte lucide, comme un jardinier qui vient de planter son rosier pour la dixième année et la dixième fois dans l'année.
Systématiquement ce rosier est malade, il meurt.
Il se dit, ce n'est pas la terre, j'ai mis de l'engrais.
Sitôt que mon premier rosier est mort, j'ai eu le soin de regarder la terre, j'ai mis de l'engrais.
Donc je sais que cela ne vient pas de la terre.
Cela ne vient pas du manque de soin car la deuxième fois que le rosier est mort, alors que j'avais mis de la bonne terre, j'ai compris que j'avais sans doute négligé de le protéger.
Donc maintenant je le fais, je le protège.
Troisième décès, je te dis, cela ne vient pas de la terre, cela ne vient pas des soins.
Cela vient peut-être de mes pensées.
Je n'ai peut-être pas suffisamment parlé à ce rosier.
On m'a dit, je l'ai entendu répéter par les gens que les fleurs sont sensibles au discours qu'on entretient avec elles.
Quatrième décès, je te dis, ce n'est pas la terre, ce n'est pas le manque de soin puisque je l'ai soigné.
Je lui ai même parlé.
Comme je ne savais pas quoi dire, je suis allée me fatiguer dans une librairie pour chercher un livre qui racontait des belles fleurs pour les histoires.
Parce qu'il y en a un qui entre temps a eu la bonne idée pour se faire quelque argent d'écrire un livre qui s'appelle « Racontez tout à vos rosiers ».
Un livre de 300 pages garantit qu'au moins à la cinquantième, déjà une petite pousse arrive.
À la centième, une belle rose.
À la cent cinquantième, le meilleur parfum de la rose.
Non, tu t'es fatigué pour aller acheter ce livre et ton rosier est mort.
Et tu cherches encore et tu cherches encore et tu cherches encore.
Je te dis, peut-être que j'ai laissé des mauvaises herbes.
Alors, j'enlève l'herbe.
Peut-être que je n'ai pas assez à roser.
Alors, j'arrose davantage.
Encore un mort.
Peut-être que je n'habite pas dans la bonne région.
Je déménage.
Je vends la maison, j'emporte mon rosier sous le bras et je vais habiter dans un endroit où la terre est bien riche.
Et voilà encore qu'il meurt.
Tu te dis, alors ces cauches ne sont vraiment pas la même pour les rosiers.
J'ai besoin d'un maître rosier.
Et tu cherches partout où il y a un jardinier qui soit un maître rosier.
Le rosier meurt.
Je te dis, c'était peut-être un mauvais maître, un faux maître.
Je cherche après un vrai maître rosier.
Tu passes des annonces.
Tu vas même dans le pays de la rosorée qui est la plus connue, là où l'on fait pousser les plus grandes vérités depuis toujours.
Et tu dis, là, forcément, je trouverai un vrai maître rosier.
Tu reviens avec quelqu'un.
Le rosier meurt.
Et tu es désespéré.
Car chaque fois qu'un de tes rosiers meurt, c'est un peu de toi qui disparaît.
Au début, c'était un doigt.
Après, une partie de la main.
Après, une partie du bras.
Maintenant, c'est une partie de la tête.
C'est urgent.
Il faut absolument que je plante.
Et que ce rosier vive.
Observe.
Tu as fait toutes ces choses.
Soit parce que tu savais qu'il fallait les faire puisque ta mère, ton père l'a l'a fait.
Soit parce que tu l'as lu dans un livre.
Soit parce que tu as suivi les conseils des autres.
Mais as-tu réfléchi à ce simple mystère, à ce simple secret, que tous les rosiers que tu irais acheter dans les magasins ne pourraient pas tenir ?
Qu'il te faudrait aller sur les coteaux sauvages.
Prendre un vrai rosier sauvage.
Celui qui ne fait pas de fleurs.
Celui que l'on appelle l'aiglentier.
Celui la seule est capable de survivre.
Celui la seule est digne de toutes tes soins.
Il est capable de s'en enrichir et celui la seul est capable de te donner cette rose merveilleuse et ce parfum que tu attends.
Mais il va te falloir partir d'un aiglentier qui fait une toute petite rose, qui n'en est même pas une.
Une rose.
Pour ta spiritualité c'est la même chose.
C'est la même chose.
Tu crois que tu es plein de bonnes intentions et que tes bonnes intentions sont la bonne garantie de ta spiritualité, de ta démarche.
Tes bonnes intentions meurent avec l'hiver.
L'hiver d'une épreuve.
L'hiver d'une humiliation.
L'hiver d'une difficulté.
Quels que soient les bons soins d'ailleurs dont tu t'entoures.
Les bons soins que tu donnes grâce aux prières, à la méditation régulière, aux mantras, aux séminaires, aux lectures.
Eh oui, eh oui, eh oui.
Qu'est-ce qui se passe ?
Toujours il meurt.
Va vers ton aiglentier.
Ton aiglentier c'est quoi ?
C'est celui qui va dire merde.
Eh oui.
C'est ça ton aiglentier.
C'est pas celui qui dit, je vous en prie Marie-Noël, veuillez me passer le consommé de tomates.
C'est celui qui dit, eh la grosse, je m'envoie la soupe.
Mais c'est celui-là l'aiglentier, ce n'est pas un autre.
C'est celui-là, car il est en toi.
Il est en toi, tu veux dire ça.
Alors bien sûr, tu vas me dire, oui mais si en vérité je suis celui-là, celui qui dit, eh la grosse, passe-moi la soupe.
Mais quand même, tu me dis, il faut être chevaleresque.
Alors j'aurais intérêt à dire, Marie-Noël, est-ce que tu ne veux pas me passer le consommé de tomates ?
Alors je ne sais plus où j'en suis, grand frère.
Est-ce que je fais l'aiglentier ou est-ce que je fais le rosier de salon ?
Est-ce que je fais l'aiglentier ou est-ce que je fais le rosier de culture ?
Alors je te demande de m'écouter encore un petit peu et de ne plus, comme je te le demande si souvent, juger en blanc ou juger en noir.
De croire que puisque je dis de ne pas mettre de l'eau chaude, il faut mettre de l'eau froide.
Apprends la voix du milieu.
Il va s'agir de composer le tiède.
De savoir que tu as envie de dire, bonbon, passe-moi la soupe.
Et la soupe de poaché, en plus.
N'imaginons pas en velouté de champignons de Paris.
Il faut que tu le saches.
Et tout en le sachant que tu sois le maître jardinier, qui avec force, mais avec amour, comme un artiste qui a la vision de ce qu'il est en train de forger et qu'il veut absolument le faire venir à l'objectivité.
Et contraint toute la matière pour tendre vers ce but là, cette extériorisation là.
Qu'à la suite, tu fasses le chevalier.
Mais pour faire tendre toute ta matière vers l'expression de la beauté la plus grande.
Et non pas pour être le chevalier, comme on met du beurre sur une tartine.
Afin de paraître beau.
Afin de sembler beau.
Afin de paraître le pape.
Cela ne marche pas.
Cela ne marche pas du tout.
Tu auras les dieux en toi.
Celui qui dit, eh Bobone, et celui qui dit, je te prie Marie-Jeanne, ils devront s'affronter.
Et tu vas le cacher.
Car tu ne voudras jamais que l'on surprenne en toi celui qui dit, eh Bobone.
Alors tu vas le cacher, le cacher, le cacher.
Et tu ne le diras qu'au moment où tu es sûr que personne ne te regarde.
Ou qu'au moment où ce à qui tu veux faire croire que tu es un prince ne te regarde pas.
Ce qui fait que tu auras sans air un double personnage.
Avec quelqu'un que tu juges comme étant un simple, n'étant pas d'importance, ne se mêlant pas de tes affaires spirituelles, tu seras outrancier, comme tu as l'habitude de l'être en vérité.
Tu seras grossier, comme tu l'es en vérité.
Puis dès que vient celui avec qui tu partages le moment de méditation, alors n'est-ce pas de nouveau, l'on va parler comme l'on ne parlait même pas à la cour de Louis XIV.
Car autant de Louis XIV, eh bien l'on pissait, messieurs, mesdames, les uns en face des autres, dans des petits entonnoirs.
L'on n'allait pas vers des toilettes, cela n'existait pas.
Il y avait le porteur de seau, et un tel comte de la barilvaudière disait, je vous prie d'excuser, c'est l'instant pipi, n'est-ce pas.
Et le voilà qui se retournait pour uriner simplement dans son seau.
Mais voilà que c'était en même temps un bon moment pour les courtisanes.
C'était le meilleur moment d'ailleurs de savoir si tel amant pouvait faire un bon amant ou pas.
C'est d'ailleurs pour ça que la cour était si grande et que l'on ne risquait pas de manquer de visiteurs.
C'est pour cela qu'il vous faut être lucide absolument, totalement.
Pour ne pas agir comme ces imbéciles dont vous riez maintenant.
Pour ne pas risquer de l'être.
Alors je vous en prie, si je ne vous donne qu'un seul conseil aujourd'hui sur lequel j'insiste si lourdement, c'est le conseil d'aller voir votre églantier.
Et de d'abord bien comprendre que l'églantier n'a pas à avoir honte d'être un églantier.
Non.
Il n'a pas à en avoir honte.
Ce n'est pas parce qu'il existe des rossiers qu'il doit avoir honte de l'églantier qui est en lui.
Non.
Erreur.
Erreur fondamentale.
Total.
C'est depuis l'or, c'est depuis cette honte, c'est depuis ce refus de la nature telle que la nature est que l'on a créé le diable.
Que tu as imaginé une spiritualité à coup d'épreuve, au lieu de comprendre, de vivre une spiritualité à coup d'amélioration, de progrès, d'épanouissement, d'ouverture.
Si l'on te parlerait de la sexualité, si simplement je te proposerais ce thème sexualité, je n'aurais qu'à dire ce mot, sexualité, spiritualité, pour voir immédiatement dans la majorité de la salle, dans la majorité des pensées, le conflit de nêtres, et j'entendrai un grand ceinture.
Vous avez pris l'habitude de parler de la sorte.
Vous faites partie d'une société totalement menteuse et dénaturée.
Menteuse.
Et là oui, je peux citer le menteur.
C'est vrai.
La religion.
La religion plus menteuse que n'importe quel autre menteur.
Si vous êtes un prophète et que vous voulez être assuré de mourir, allez prêcher auprès de l'église de votre époque.
Si vous êtes un prophète et que vous voulez être assuré d'être renié, allez prêcher dans le temple qui est érigé à votre époque.
Le mensonge.
Le mensonge.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que certaines personnes se sont emparées des idées, des croyances, des croyances philosophiques comme des croyances scientifiques d'ailleurs.
Se sont emparées des idées pour en faire des objets de pouvoir.
Et si tôt que ce qui est la substance du progrès, la pensée, la science, la philosophie, ce qui est la substance, la vaine, la cause, le chemin du progrès, devient l'instrument du pouvoir, automatiquement on transforme tout en mensonge.
On ne peut pas dominer à moins de cela.
Donc, soyez bien persuadés de la nécessité de cette lucidité.
Je sais bien que vous en avez perdu l'habitude, mais il faut revenir à cette discipline-là.
Je suis une lucidité et je regarde.
Moi l'églantier, qui suis la nature, je n'ai pas toujours envie de rendre mes expressions raffinées.
Parce que le raffinement n'est pas dans la racine de l'églantier.
La racine est toujours très serrée, enchevêtrée, contorsionnée.
Elle paraît difforme, comme si elle avait été attaquée par les maladies.
Parce qu'il faut qu'elle s'accroche en terre.
Elle est noueuse.
On pourrait même lui deviner des grimaces horribles si on en faisait un dessin.
Mais l'églantier, l'humain, ce n'est pas que la racine qui est dans la nature, qui va être en colère et qui à cause de cette colère va dire merde.
L'homme, c'est aussi un peu plus loin les branches, celles qui montent vers le ciel, qui ont donc envie de progrès.
Ce sont les bonnes pensées.
Les pensées de progrès, les envies de se déplacer, les envies d'aller toujours chercher plus loin, même dans l'espace, vers la Lune et vers Mars.
Ce sont les bons sentiments, ces sentiments qui vous poussent à faire du bien, donner un peu de votre argent, un peu de votre temps, un peu de vos habits, un peu de votre amour à celui qui en a besoin.
Et puis finalement, l'homme, c'est aussi cette fleur qui va naître au bout.
Bien sûr, si pendant trop de temps tu es dans ta racine, ce qui ne me dérange pas du tout et personne n'aurait le droit de te critiquer pour ça.
Mais si pendant trop de temps tu es dans ta racine, alors si tu vas fleurir au bout de la branche, c'est forcément une églantine.
Mais as-tu vu comme elle est belle malgré tout, comme elle a du parfum, comme elle est à sa manière aussi parfaite qu'elle le peut.
Donc ne crache pas dessus en disant, ce n'est qu'une églantine.
Quand on recommence le travail et fait pousser un petit peu plus la branche, pense à tel moment de la vie grâce à telle expérience à faire un petit greffage.
Et oui, car s'il y a l'enseignement, c'est bien pour servir de greffe.
Voilà, j'ai fait pousser ma tige.
Mais pour aller un peu plus loin, pour devenir une rose, il faudrait que j'écoute tel enseignement, que je l'intègre, que je l'absorbe, que je le pratique.
Que je le devienne.
Et hop, à ce moment-là, il se passe une autre programmation dans mes cellules, dans toutes mes activités cérébrales, dans mes chakras.
Et les clairvoyants pourront dire, mon Dieu, tel est tel chakra qui a été activé.
Mais qu'as-tu fait pour l'activer ?
Moi, rien.
Je suis simplement allée écouter ça, mais je l'ai cru.
J'ai simplement écouté ou lu tel livre, mais j'ai appliqué.
C'est un greffage.
Ce qui fait qu'à la prochaine saison, on voit la rose, la vraie, celle que tu attends, que tu cherches.
Alors, ne te défais pas de ta nature, très naturelle.
Il y a en toi le rustre.
Ce n'est pas un défaut.
Tu en as besoin.
Ce rustre qui est capable de dire non, qui est capable de dire des gros mots, c'est une force.
La force d'affirmation de soi.
C'est le premier point, exactement comme un grain de sable existe et puis la perle va apparaître.
C'est exactement comme un centre de graviteau autour duquel ensuite toute l'individualité va se construire.
Celui qui n'est pas suffisamment naturel ne peut pas prétendre à une individualité.
Et d'après toute l'évolution, s'il n'y a pas une profonde individualité, il ne peut pas y avoir de travail, des chakras, de montées de Kundalini, donc d'illumination.
Impossible.
Parce que qu'est-ce qu'on illuminerait ?
Des rêves ?
Des mensonges ?
Ils n'ont pas besoin de lumière ceux-là.
Ils ont leur néant pour s'allumer eux-mêmes.
Donc, l'on ne peut éclairer que celui qui est naturel.
Naturel.
Qui sait dire non ?
Parce que c'est non.
Qui sait dire oui ?
Parce que c'est oui.
Qui va ?
Parce qu'il veut y aller.
Le naturel n'est pas non plus, attention, quand je dis ce n'est pas de l'eau chaude, il ne faut pas mettre de l'eau froide, je n'en tirerai pas la conclusion.
Le naturel n'est pas un égoïste qui va ne dire oui que quand il a envie, ne dire non que quand ça lui plaît et n'y aller que quand il voudra.
Car comme je l'ai précisé tout à l'heure, il y a des choses que de toute façon l'on doit faire et des choses que l'on ne doit pas faire.
Tu ne veux pas aller à tel endroit.
Ce serait bien d'y aller.
Mesure l'ampleur, la valeur de ce bien que tu as constaté.
Ce serait bien pour quoi ?
Ce serait bien pour l'autre parce qu'il le mérite.
Ou bien ce serait bien pour l'autre parce que cela lui donnerait simplement du bon temps.
Ce serait bien pour l'autre parce que c'est une récompense pour tout le travail déjà fait.
Ou ce serait bien pour l'autre parce que cela va l'encourager.
Ou ce serait bien pour l'autre parce que mon dieu je n'ai pas...
Il faut que je fasse du bien.
Mon âme le veut, mon coeur le veut.
Je ne peux pas m'endormir un seul jour sans avoir fait du bien à quelqu'un.
Alors comme ce matin je n'ai encore croisé personne qui avait besoin de moi, faisons le bien à celui-ci.
Mesure le bien et dans le cas où...
Je dois le faire parce que ceci, parce que cela, parce que ce sera bien, comme ça j'aurai son sourire et puis on s'entendra.
Non, ne le fais pas dans ce cas-là.
Fais-le parce que tu assumes le don d'amour que tu es en train de faire, le don de toi que tu es en train de faire.
Fais-le donc dans le cas où cela encourage l'autre à tel ou tel effort, tel ou tel changement.
Fais-le dans le cas où cela est une récompense.
Fais-le dans le cas où c'est un bien que tu fais et tu t'es promis de faire un bien chaque jour.
Ne le fais pas dans le cas où cela ferait plaisir.
Non.
La vérité ne s'occupe jamais de faire plaisir.
La vérité encourage, nourrit, récompense, se donne gratuitement pour la beauté du geste, mais ça ne fait pas plaisir.
Malheureusement, la plupart des bonnes actions que vous faites, c'est toujours pour faire plaisir.
Cela fait plaisir.
Et puisque je fais plaisir, je passe pour quelqu'un qui fait plaisir.
Donc on va me dire, elle est gentille, il est gentille.
De là on va penser, il est bon, elle est bonne.
Et de là je vais penser à propos de moi-même, je suis sur le chemin, je suis sur le chemin, je suis sur le chemin.
Oui, tu y es sur le chemin.
Oui, c'est sûr, comme un âne.
Pas tellement autrement.
Quoi qu'il y ait de la beauté à être un âne, puisque c'est un âne que Jésus a choisi, mais c'est pour d'autres raisons.
Ma petite histoire avait une autre raison d'exister.
Donc je te le demande, quelle que soit la démarche spirituelle que tu as commencé, quelle que soit le groupe auquel tu appartiens, qu'il soit même profondément religieux ou pas, malgré tout ce que je viens de dire à propos de la religion.
Tu peux continuer en religion, mais oui, continue en religion, mais lucidement, proprement.
Quelle que soit ton chemin, ou quel que soit le chemin sur lequel tu envisages de marcher, lucidité, honnêteté, toujours en travaillant depuis ton naturel le plus profond.
(3B)
Que tu dois prendre en main, c'est vrai.
Mais non pas pour faire croire à un plus beau, à un plus fier, à un plus éloquent que toi.
Mais pour pouvoir, toi-même, te rassasier de ta propre beauté.
Car que ferais-tu d'une beauté que tu prétends, que tu donnes à manger aux autres, mais qu'en vérité tu ne possèdes pas ?
Bien tu t'aperçois un jour que tu es pauvre, triste, triste, que tu penses même à la mort.
Tout le monde te connaît pourtant pour tel grand et grand et grand et grand esprit, tel grand méditant, qui passe des heures dans la prière et la contemplation.
Comment cela se fait-il ?
Ne prétends pas une beauté.
Travaille-la de l'intérieur pour l'être.
Car tu en seras le premier à t'en rassasier si tu t'en nourris le premier.
C'est tout à ton bénéfice.
Dans le cas contraire, tu n'as aucun bénéfice et cependant tu y auras dépensé beaucoup d'énergie.
Tu y auras passé même toute ta vie et tu vas te retrouver de l'autre côté avec ton masque de mensonge.
Tu ne comprendras même pas ce qui t'est arrivé.
Tu meurs et tu restes dans les ténèbres.
Et tu vas me dire mais pourtant regarde comment je l'ai bien fabriqué ce masque.
Mais tu n'as pas cultivé.
Alors le véritable masque de l'autre côté apparaît.
Et c'est un masque d'horreur et tu te fais peur et tu appelles cela le gardien du seuil.
Et c'est pour cela qu'il est tellement horrible.
Il n'est pas horrible parce qu'il a décidé de te faire peur et que nous, les frères de lumière, nous décidons de créer un monstre plus monstrueux que le monstre que tu imagines.
Le monstre n'a de monstrueux que la monstruosité que tu as fabriqué.
Ce qui veut dire que tu peux très bien te retrouver en face d'une fée magnifique, transparente, qui chante.
Si c'est la beauté que tu as cultivée et fabriquée intérieurement toute ta vie, c'est cela qui va t'apparaître.
Quand viendra l'épreuve de la mort et qu'effectivement tu la vivras et non pas simplement dans ton corps mais en tant que passage spirituel, tu ne verras pas cette tête de mort arriver sur un cheval décharné par une nuit de grands orages avec une faux bien aiguisée qui brille sous l'éclat de la lune.
Et tu ne seras pas en train de trembler dans ton cercueil.
Non.
Tu verras un grand temps que j'arrivais rempli de lumière qui te chantera un mantra, un des mantras les plus sacrés.
Qui fait que, en écoutant ce mantra, l'âme sort de sa condition humaine pour, même si ce n'est que quelques instants, arriver dans sa condition divine.
Et oui, c'est un ange que tu verras, un ange qui va te transporter vers des états divins.
Alors que si tu penses à la mort, que se passe-t-il ?
Skelette, peau, cape noire, cheval décharné, steppe, car tout cela doit se passer dans le désert.
Alors que ce sera un jour de grande lumière, sous le doigt d'un ange et par son seul son, quitte à parler de faux.
Mais pourquoi es-tu allée inventer des choses pareilles ?
Mais quitte à parler de faux.
Fallait-il que tu sois malade, malade, pour inventer des histoires pareilles.
Sais-tu que la mort est aussi un souffle ?
Oui, c'est un souffle.
Tu vas me dire, mais non, ce n'est pas possible puisque je cesse de respirer.
C'est le souffle de l'ange, il te souffle dessus et voilà.
Voyant que d'un seul coup t'apparaît un univers magnifique, voilà que d'un seul coup t'apparaît un ange extraordinaire qui te sourit.
T'aperçois pas ?
Tu ne reviens plus dans le corps.
Tu dis au revoir, je te reverrai à la prochaine expérience.
Toi mon ami, vous mes frères, mes confrères, mes collaborateurs, mes époux, mes épouses, mes enfants.
C'est un ange qui souffle sur ta figure et qui répète ce son, qui intrigue ton âme, qui l'a fait se soulever et ne plus revenir dans ta carcasse.
Si tu vois un squelette, c'est que tu as trop pensé à la mort de cette manière et qu'elle se présente à toi comme cela.
Tu fais la même chose à propos de Dieu dont je t'ai parlé tout à l'heure, du Dieu, de l'antidieu.
Et c'est en développant ce dernier thème que je m'achemine vers la fin de mon discours, ensuite je te laisserai partir.
Car je veux y revenir.
L'antidieu.
En te reprécisant que je n'ai pas parlé d'un diable, je n'ai pas parlé d'une intelligence cosmiquement diabolique, œuvrant à l'encontre systématiquement du plan et de la divinité et ayant jeté son dévolu sur l'humanité.
Je t'ai bel et bien parlé d'une construction que tu as faite au travers des générations.
Tu y as participé et c'est pour cela que tu es ici en ce moment même où il y aura la révélation de ce faux Dieu.
Pourquoi crois-tu que tu es là ici maintenant ?
Tu aurais très bien pu venir après.
Qui te forçait à venir maintenant ?
Nul autre que la loi.
La loi de tes constructions ne peut te forcer à choisir telle ou telle époque qui correspond à tes mirages ou qui correspond à tes devoirs.
Tu es ici maintenant parce que tu as participé à cette construction d'une manière ou d'une autre ?
C'est donc l'ensemble des croyances, de toutes les croyances à propos de ce Dieu patriarge qui teste les hommes, qui leur envoie des épreuves, de ce Dieu rempli des attributs que l'on peut supplier, dont on peut attirer la grâce simplement en brûlant un cierge.
Par travers les âges, par la force de ta pensée, par la force de tes répétitions, de tes convictions, effectivement dans le plan astral s'est constitué ce que l'on va appeler une forme pensée que d'autres appellent une élémentale.
Tu l'as bâti et maintenant il est vivant.
Il est vivant et en tant que forme élémentale un mage noir est déjà en train de s'en servir.
On peut se servir de n'importe quelle forme élémentale pour donner plus de puissance à sa force.
Ce mage noir ne peut pas prendre incarnation, se hanne quelque chose qui est bien coincé dans ce plan astral là et qui depuis l'Atlantide est nourri par toutes vos mauvaises pensées, vos mauvaises actions.
Il est devenu impérissable astralement parce qu'il y a toujours un qui se croit le prince et qui se cache d'être un paysan, d'être un églantier, d'être une racine et tout cela lui donne de l'énergie au hanne quelque chose.
Alors voilà que hanne quelque chose s'est emparé de cette forme élémentale puissante.
Il ferait tout, c'est vrai, pour exercer son pouvoir.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Tout simplement parce que lorsque l'humanité change de plan, lorsque l'humanité va entrer vers plus de lumière et ceci aussi bien de façon moléculaire que sur le plan de ses pensées, de ses croyances, de son système social et financier.
C'est un changement complet.
Lorsque donc ce passage va être proposé à l'humanité, cela veut dire que l'humanité dans son ensemble va dépasser le plan astral inférieur, endroit où se trouve hanne quelque chose.
Endroit où hanne quelque chose trouve sa nourriture, où il mange, rumine et se nourrit de vous.
Et c'est ce qu'il faut éviter.
Il faut arriver à ne plus le nourrir.
Il faut arriver à lui couper l'herbe sous les pieds.
Mais autant que vous pouvez le faire de façon individuelle parce que nous en parlons, parce que vous allez changer, vous ne pouvez cependant pas faire opérer ce changement d'une manière mondiale.
Car trop de personnes se trouvent encore dans les torpeurs des passions les plus basses.
Donc il faut que l'humanité, d'une manière générale, fasse un changement de vibration, un changement de polarité.
Et c'est ce qui va se passer dans la prochaine étape, un changement tel que l'humanité va dépasser le plan astral inférieur.
Ce qui veut dire qu'il y a des crimes, des crises, crise morale, spirituelle ou sociale qui vont définitivement être abandonnés.
Il y en aura d'autres, elles ne vont pas toutes cesser.
Mais celles qui sont typiquement de l'ordre de l'astral le plus inférieur, ces crises-là vont disparaître.
Ce qui fait qu'il y aura toujours un voleur, mais il n'y aura plus d'assassin.
Il y aura toujours un bagarreur, mais il n'y aura plus d'étrangleur.
Ce qui veut dire en même temps que, d'une manière mécanique, pas toujours consciente, les êtres qui depuis des générations se sont englués dans cette expression de la vie qui est l'astral inférieur.
Soit parce que depuis des incarnations et des incarnations d'une manière obstinée, ils sont systématiquement les criminels de ce monde.
Soit parce que d'un seul coup, en une seule vie, ils changent profondément parce qu'ils sont animés d'une haine absolument atroce et vindicative.
Les entités qui se trouvent donc coincées à ce niveau de vie vont se trouver face à ce haine, quelque chose.
Et ces entités qui depuis tant de vie ont choisi en quelque sorte le domaine du crime pour exister, c'est un choix.
Mais sûr, ce choix arrive d'abord par accident parce que la vie est dure, parce que l'on est complexé, parce que l'on est traumatisé, parce que l'on choisit la voie la plus facile et que l'on a eu trop faim, donc on a tapé un peu trop fort sur la tête à quelqu'un pour y prendre juste quatre sous, que l'on n'a pas voulu le tuer, mais que l'on n'a pas su demander pardon.
Et quand à la suite de cela on est devenu fort riche parce qu'avec ces quatre sous il est allé en ville, et l'on a eu une bonne idée parce que l'on est travailleur et l'on est devenu riche, et l'on n'a jamais pensé à retourner voir dans le village où l'on avait commis ce crime, de quelle famille cet homme pouvait être le père.
On ne s'est jamais soucié, malgré tout l'argent que l'on a maintenant, de porter secours à cette famille qui définitivement était plongée dans la misère.
Les enfants n'ont pas pu aller à l'école, il y a eu un dérapage de toutes les destinées prévues.
Le fils devait aller à l'école, il avait la chance de devenir ingénieur, il n'a pas pu.
Le père n'était pas là, il lui fallait aller au champ.
Bien sûr au champ il s'est exprimé un petit peu comme l'ingénieur qu'il devait être.
Il a amélioré son tracteur, il a amélioré la façon de cultiver, mais il n'a pas pu être l'ingénieur qu'il voulait, qu'il devait être.
Et cela arrive tous les jours sans arrêt.
L'important ce n'est pas que tu commettes un crime et que l'on te le reproche.
L'important c'est qu'après avoir commis ce crime, lorsque même tu as les moyens de le réparer, tu ne cherches pas à le réparer.
Ça c'est la chose la plus grave.
Tu as tué un homme bien sûr, c'est regrettable.
Mais combien il est encore plus beau de voir qu'étant conscient et lucide de cet acte, tu portes ensuite secours à ceux que tu as rendu misérable.
Ce que je veux te faire comprendre c'est que toute la magie du geste éclate non pas parce que d'un seul coup tu te prouve comme étant d'une belle moralité, comme étant repentie.
Oh mon Dieu, la repentance ne sert à rien.
Ce qui compte à ce moment là, c'est que tu as commis, tu as compris.
Tu reviens et tu soignes.
Le même soin va être exigé dans la prochaine nuit, si tu ne le fais pas maintenant.
Toute une vie entière va être programmée pour réparer cette chose.
Ce qui fait que tu vas être le père de celui que tu as assassiné.
Le père de la femme de celui que tu as assassiné.
Le père des enfants de celui que tu as assassiné.
Tu auras une famille débordante, une famille nombreuse.
Alors que tu rêvais par exemple, je ne sais pas moi, d'avoir une famille plus petite afin de te consacrer à l'ésotérisme ou au voyage ou à la recherche de telle ou telle science.
Voilà que d'un seul coup, plus rien ne peut t'avoir lieu.
Tu dois être un père de famille nombreuse et tu ne t'entendras pas avec tes enfants.
Tu n'auras que des difficultés.
Tu vas te demander mais pourquoi est-ce que ça ne passe pas ?
Tu vas croire que tes enfants ont des âmes difficiles, non ?
Il y a quelque chose à purifier entre vous.
Quelque chose dont il faut parler et tu peux en parler avec tes enfants ou avec ton époux et ton épouse si telle est la raison de votre lien car cela arrive très souvent.
Communiquer de quelle manière ?
Tu vas me dire mais c'est difficile si je ne sais pas que j'ai assassiné ma femme, comment est-ce que nous pourrions en parler ?
Nous ne pourrions que le supposer et ça lui ferait encore bien des raisons pour m'envoyer encore plus de coups de poils.
Alors que peut-être je n'ai pas été son assassin, alors pourquoi est-ce que j'accepterai les coups de poils ?
C'est vrai, on ne peut pas en parler simplement par supposition.
Cependant, il y a des formules de communication qui permettent de révéler l'honneur du problème.
Au-delà de ce que ta femme peut te reprocher quotidiennement, comme la Jeanne dont j'ai parlé tout à l'heure, il va falloir entrer dans des conversations symboliques.
Ne plus donc parler effectivement de la facture d'électricité, des vacances que tu peux ou pas lui payer.
Parler de façon symbolique.
Par exemple, lui demander qu'est-ce que tu crains le plus chez un époux ?
Au début, il te dira je crains que tu fasses ceci, ceci, cela.
Tu vas lui dire non, ne crains pas ce que je te fais, pense à l'époux en général.
Qu'est-ce que tu crains le plus de la part d'un époux ?
Et vice versa.
Demande-toi ce que tu crains le plus de la part de l'épouse.
Maintenant, si le problème n'a pas existé au niveau de l'époux de l'épouse dans une autre vie, que tu crains le plus de la part du père ou toi en tant que père ?
Que crains-tu le plus de la part de l'enfant ?
Et par des conversations symboliques, tu peux arriver à comprendre le nœud karmique qui se trouve entre vous.
Bien sûr, tu n'auras peut-être pas l'entier de l'explication.
Tu ne pourras pas savoir qu'en face de toi, tu as celui qui t'a poignardé ou étranglé.
Mais tu pourras comprendre qu'en face de toi, il y a celui qui t'a d'une manière ou d'une autre étouffé, étouffé la vie, l'expression de la vie.
L'expression de la vie, cela peut vouloir dire que toute ta vie, il t'a empêché de dire ce que tu pensais, ou bien qu'il t'a tué et que tu n'as pas eu l'occasion de vivre ta vie.
Mais pas besoin non plus que tu saches l'absolu dans tous les détails.
Cela ne sert à rien.
Ce qui compte, c'est que tu arrives à percevoir en toi ce sentiment d'étouffement, ce sentiment d'obstacle et que vous travaillez l'un et l'autre là-dessus.
Attention, quand tu parles de telle et telle manière, je sens au moins surgir un sentiment de contrainte.
D'où il vient ?
Faites l'analyse des mots.
Pourtant, ce sont de simples mots.
Comment est-ce que je peux m'y sentir contrainte ?
Cela veut dire qu'autrefois, ce même individu a étouffé toute ta vie pour te faire croire à ceci, te faire faire cela.
Et qu'effectivement, maintenant, lorsqu'il te dit simplement « mange de la main droite » ou « ne va pas à tel endroit parce que tu es en danger », tu crois qu'il t'oblige tout le traumatisme et réveiller revient à la surface.
Avec quelle démesure, bien sûr.
Mais cela suffit pour réveiller tout l'obstacle.
Alors travaillez ensemble là-dessus.
Travaillez ensemble.
Ce qui ne veut pas dire que je vous propose un travail sur la réincarnation, la régression.
C'est une façon de travailler sur les nœuds karmiques.
De façon à ce que vous vous débarrassiez rapidement de ces nœuds et que vous ayez la liberté de vivre totalement votre vie de couple.
Car un nœud karmique n'a pas de raison d'exister toute votre vie.
Car sinon toute votre vie, vous allez vous disputer avec votre conjoint.
Et ce n'est pas le but.
Un point karmique doit être dépassé.
Donc vous pouvez très bien être en tension, vous discuter les deux premières années, puis ayant compris, ensuite, vivre toute une vie de parfaite harmonie.
De la même manière avec vos enfants, de la même manière avec vos supérieurs au travail, vos supérieurs politiques, de la même manière avec une activité, une profession.
Peut-être que tu es médecin aujourd'hui parce que tu as été autrefois un croisé qui a crevé beaucoup de foie et d'estomac ou d'épée.
Et il te faut maintenant les réparer.
Mais si tu ne deviens pas conscient de ce point karmique, si tu n'es pas lucide, si tu n'es pas en état d'observation, et bien tu vas vivre toute ta vie, ton état de chirurgien, comme un point karmique.
De quelle manière remarquer si tu es chirurgien par point karmique, chaque fois que tu vas vers une opération, tu te sens contraint.
En vérité, tu n'as pas envie.
Tu préférerais aller faire du sport, rester en famille.
Tu ne penses pas animer par un grand esprit de dévotion ou un grand esprit d'offrir la libération à un malade.
Tu ne penses pas « je vais avec moi au travail parce que je vais soulager quelqu'un ».
Non, c'est contraint, forcé.
Tu préférerais faire autre chose.
Là est l'indication que ton activité a une résonance karmique.
Bien sûr, il ne faut pas prendre cette information pour conclure que désormais tout ce qui en vous crée un tiraillement est d'une cause karmique.
Parce que tous les paresseux vont se croire accabler d'un karma extraordinaire.
On est toujours tiraillé par une préférence pour rester couché, rester assis, écouter de la musique.
Donc faites bien la différence entre eux.
Se sentir tiraillé, contraint et entre simplement faire face à la force d'inertie naturelle, à la racine qu'est l'églantier.
C'est différent.
Et je fais la précision non pas seulement pour vous, mais pour que vous ne jugez pas les autres.
Pour que lorsque vous entendez quelqu'un dire « il faut que j'arrive à faire la télé, j'ai pas envie », pour que vous ne concluiez pas trop vite « ça doit être par karma que la personne doit faire ceci et cela », et qu'en conclusant l'inverse de l'activité qu'elle pratique aujourd'hui, conclure que c'est par là que l'individu a péché ou tué les autres.
Je donne des précisions fort longues pour que vous ne vous jugez pas les uns les autres.
Alors que je te laisserai volontiers avec cette fausse interprétation si cela pouvait te débarrasser de ta paresse.
Eh oui.
Mais à la suite de cela, plus loin de ta paresse, tu risques de juger.
Alors nous devons préciser.
Voilà pourquoi nous parlons pendant trois heures.
Pour préciser, rendre lucide, marquer toutes les virgules et les pointillés là où ils doivent se placer et non pas ailleurs.
Parce que sinon, les conjugaisons deviennent différentes une fois que vous utilisez le matériel.
Et cela, je ne le veux pas.
Et donc, lucidité sans arrêt, que ce soit pour cesser de construire ce faux Dieu, que ce soit pour faire la paix avec vous-même et ne plus vivre en dualité le prince et l'homme de la racine, et faire enfin naître le troisième homme, le Fils de Dieu, celui qui va tirer toutes les forces naturelles de la racine, tout en les ennoblissant par les forces naturelles du prince afin de faire le Fils de Dieu.
Et cela ne se fait pas parce que l'on a peur, un, de perdre son âme, deux, parce que l'on veut avoir une initiation, et trois, parce que l'on souhaite le respect de tout le monde dans le groupe spirituel.
Sinon, ces trois choses vous seront retirées au moment même où tu croiras les attraper.
Que toute ta spiritualité soit motivée par une honnêteté absolue, je te le dis, je te le répète, car dans le contraire, tu es en danger sérieux, tu es dans le danger soit effectivement de te retrouver dans une vie plus difficile ou une série d'incarnation plus difficile, comme tu es dans le danger de te retrouver sur un tout autre continent où l'on ne parlera même pas la poésie, même pas la langue des astres qui t'est familière aujourd'hui.
Et crois-moi, passer une vie comme cela pour un être comme toi serait une torture indicible.
Alors ne le fais pas, sois honnête, dès aujourd'hui.
Maintenant, je vais te laisser aller dans tes foyers.
Mais avant de te quitter, je voudrais te proposer un résumé.
Lucidité, honnêteté, je suis le Fils de Dieu, nous sommes trois en moi, ma racine, mon prince, mon âme.
Le tout doit se confondre en une belle torche pour devenir la Lumière.
Lucidité, honnêteté, et tu verras que le Maître que tu attends, en priant, en méditant sérieusement, en faisant même des pèlerinages, le Maître que tu prévois d'aller chercher en te rendant dans tel ou tel autre pays parce que l'on t'a dit qu'il y en avait beaucoup, là-bas, ce même Maître qui t'est destiné et qui ne peut venir que le jour où tu es lucide et honnête, viendra vers toi même s'il a déjà quitté le plan physique, même s'il est déjà mort.
Lui ne meurt pas, jamais, il vient, de la manière qui est le plus appropriée à l'expérience et à ce qu'il doit te donner.
Ne pense pas de quelle manière il doit venir, laisse-le venir.
Ne prévois pas à quel moment, parce qu'il y a tel et tel planète en alignement, il doit venir.
Laisse-le venir.
Tu crois à la pleine Lune ?
Il t'attendra forcément à la Lune Noire.
Logique.
Dans le comportement d'un Maître, c'est logique.
Pourquoi ?
Pour détruire tes idées à propos du bien, du mal.
Il va t'embêter et apparaître à la Lune Noire, ce qui fait que tu vas penser.
Un être mystérieux, puissant, qui m'apparaît un soir de Lune Noire, sous l'ombre du grand tilleul qui depuis quelque temps perd ses feuilles, c'est le diable.
Et en même temps tu vas être attiré par ce diable.
Et il va donc par là même te proposer tout un travail de croyances.
Pourquoi croire au diable ?
Pourquoi croire au bon Dieu ?
Il va te faire prendre conscience de la peur que tu as même de cette idée lugubre qu'est l'existence du diable.
Et ça, c'est toute la préparation pour la rencontre avec le Maître.
La transmission du Saint-Esprit, la transmission de l'initiation, comme vous dites.
C'est pas parce qu'il va te dire, moi je suis un tel, j'ai tel programme, j'ai prévu de te faire amener à tel point par l'ouïture de tel chakra, la vibration de tel autre pétale.
Mais il faut que tu changes telle idée, que tu fasses dix fois le tour du tilleul sacré, que tu ailles te faire voir chez les druides, que tu ailles voir un petit peu par les hindous, que tu reviennes par le Tibet.
Et ensuite, une fois que tu auras bien rempli toutes ces épreuves, alors je t'ouvrirai le chakra coronal.
Non, il ne te dit pas ni ce que tu dois faire, ni ce qu'il est en train de te faire.
Car s'il te disait ce qu'il est en train de te faire et l'effet qu'il attend, tu ne marcherais plus dans le jeu. Car ce n'est qu'un jeu. Mais cela ne fonctionne comme phénomène de purification que parce que tu ignores que c'est lui qui t'envoie les preuves.
Et comme tu as l'habitude de mentir, n'est-ce pas ?
Comme tu caches le rustique en toi qui dit « Hé, Bobone !
» Et comme tu as l'habitude de ne montrer que le prince qui dit « Hé, Marie-Laure !
» Forcément, lorsque tu te trouves face au maître, celui que tu crois être le maître, tu ne montres que ton prince.
Tu ne montres que cet aspect de toi qui sait dire « Oui, Amen !
Oui, Amen !
Oui, Amen !
Oui, Amen !
» Qui reçoit même les gifles en souriant, les coups de pieds au derrière en en réclamant encore plus.
Mais au moment où tu as l'impression que ce n'est pas un maître qui est en face de toi, au moment où tu as l'impression que c'est le paysan du coin, que c'est l'idiot du village.
Que celui-là te donne une gifle.
Que c'est celui-là qui te donne un coup de pied.
Et oui, qui est-ce qui va réagir en toi ?
Oh, pas le prince qui dit « Oui, Amen !
», la Marie-Laure.
Le rustique qui dit « Hé, dis donc, tu en veux un en retour ?
» Le rustique qui va foncer sur ce pauvre individu à qui tu ne donnes que trois côtes pour tenir debout.
Peut-être à peine quelques autres os, mais il est si maigre, si petit, il paraît si fragile.
Tu ne lui accordes pas la stature que tu imaginais à propos d'un maître.
Alors voilà que tu déclenches une bagarre avec lui.
Pendant toute la bagarre, il t'observe.
Parce qu'il veut voir si, t'es tant bagarré, ce qu'il pourrait à la limite trouver sain.
Bon, c'est vrai, je savais que ce fils-là était un coléreux.
Je lui ai dit peut-être quelque chose de trop fort pour l'ardeur qui vit en lui.
Il fallait que je m'attende à une bagarre.
Imaginons donc que le maître passe par-dessus.
Le maître pardonne, ne te tienne pas compte.
À l'intérieur de la bagarre, il va observer ce que tu fais.
Mais toi, tu as tellement l'impression que ce n'est que l'idiot du village, que tu vas imaginer tous les coups bas possibles.
Tapper dans les parties, arracher l'œil.
Tout ce que tu sais qui peut ne pas appartenir à la noble bataille, afin d'écourter la bataille.
Parce que tu ne veux pas perdre de temps à être un prince avec l'idiot du village.
Et si tu te bats mal, alors là, il ne peut plus rien pour toi.
Si par contre, malgré que tu as déclenché la bagarre, tu te bats bien et honnêtement, alors là encore il peut te récupérer.
Là encore, il peut faire avec toi.
Et tout en se disant, eh bien ce sera peut-être un peu difficile.
Il y aura véritablement du mouvement dans cette relation-là, mais on arrivera à quelque chose avec celui-ci.
N'aie pas peur de ta rusticité, et peur de ta mesquinerie, sache-la regarder.
N'aie pas peur de ta rusticité, et peur de ta méchanceté, sache-la regarder, et peur aussi de ton mépris.
La plupart du temps, vois-tu, et c'est le dernier repère que je te donnerai.
La plupart du temps, ta rusticité devient mauvaise parce que tu as du mépris.
Tu te dis, ce n'est que l'idiot du village.
Pourquoi est-ce que je perdrai du temps à me battre en combat singulier comme un prince ?
Ce n'est que l'idiot du village.
Il n'a pas besoin que je lui amène des fleurs.
Il ne saura même pas les apprécier.
Ce n'est que l'idiot du village.
Il n'a pas besoin que je lui amène du bon pain bien frais.
Il ne saura pas l'apprécier depuis le temps qu'il ne mange que du crouton.
Et s'il en est depuis tant de temps mangé que du crouton, c'est peut-être qu'il le mérite.
Le mépris te rend méchant.
Le mépris te rend vulgaire.
Le mépris te rend mesquin.
Je veux bien faire un cadeau à tel, mais il ne faut pas que ça me coûte les yeux de la tête.
Bien sûr, il ne faut pas que cela te coûte trop cher.
Il n'y a aucune raison pour que la chose te coûte cher.
Mais n'en est pas la pensée.
Pense que tu vas faire le cadeau, même si modeste soit-il, avec le plus grand sentiment dont tu es capable.
Tandis que si tu cherches à faire un cadeau assez impressionnant, tout en te défendant de ne pas en faire un plus cher, parce que cela te coûterait et que finalement tes amis ne méritent pas cela, qui ne t'ont jamais rendu des services à ce point qu'ils méritent cela.
Alors là, tu es dans le mépris.
Alors là, tu es dans la méchanceté.
Alors là, ta rusticité de la vulgarité.
Alors tu t'éloignes de moi.
Alors tu ne me vois plus.
Alors tu te perds.
Tu pleures.
Est-ce que tu comprends bien le mécanisme ?
Est-ce que tu comprends bien les pièges que tu crées les uns derrière les autres dans lesquels tu tombes, en te demandant ensuite à Dieu pourquoi est-ce qu'il a creusé la fosse si profonde ?
Regarde-toi à quel point tu es armé de pelles et de pioches pour creuser ton propre trou.
Et arrête de creuser.
Donne-toi des ailes pour sortir du trou et pour vivre comme tous les ailes dans le haut du ciel.
Donne-toi des ailes.
Ne méprise pas, soit lucide, soit honnête et oublie tout ce que je viens de te dire.
Et oui, oublie.
Pour devenir dès demain une âme tranquille, capable de faire des efforts, de se connaître elle-même, oublie que j'existe.
Car si je suis pour toi un point de repère, une information qu'il faut suivre parce que tu m'aimes, parce que tu as l'impression que je parle au plus juste et que donc tu as tout intérêt, puisque c'est le juste qui a tout intérêt d'exécuter, alors je ne suis pas pour toi une lumière.
Je ne suis pas un frère, je ne suis pas un bienfaiteur.
Je suis une pelle de plus pour creuser ta fosse.
Mais sur celle-là, tu vas la croire en mort et tu ne penseras donc pas qu'elle soit une pelle qui creuse.
C'est important.
Donc oublie.
Systématiquement chaque fois que tu viens me voir, oublie-moi.
Et si tu reviens, découvre-moi.
Même si c'est la centième fois que tu reviens, découvre-moi.
Ne reviens pas voir ton ami, ne reviens pas voir celui qui te guide.
Oublie-moi.
Ne parle même pas de tout cela, même pas entre amis.
N'en parlez pas.
Mais dès demain, essayez de vivre ce dont je vous ai parlé.
Et la prochaine fois peut-être, si je vois qu'effectivement tu passes à davantage de pratique avec sincérité, la prochaine fois peut-être, je te donnerai des instruments plus objectifs pour travailler plus précisément sur ton corps éthérique.
Le seul endroit où tu peux travailler efficacement pour accélérer les vibrations.
Mais tâche, entre-temps, d'être lucide et sincère.
Je te propose de rester quelques minutes en silence.
Tout tranquillement, sans chercher un but précis, sans chercher la méditation.
Reste en silence.
Reste en silence comme on est détaché.
Imagine que tu aies un bateau et que tu te détaches.
Tu te détaches du quai, du continent et tu vogues au gré des vagues.
Détache.
Tu te détaches de tes soucis, de ton identité d'époux ou d'épouse, de père, d'employé ou d'employeur ou de chambre.
Détache-toi de toutes tes identités.
Tu lâches, tu es ce bateau qui s'en va.
Tu laisses traîner la corde, une corde qui ne s'accroche plus à rien du tout.
Rien de tout.
Lâche.
Lâche le corps.
Relâche.
Lâche chaque muscle, chaque articulation.
Lâche les jambes, les fesses, les épaules, la tête.
Lâche.
Découvre ces états magnifiques dus tout simplement au relâchement, au détachement.
Lâche.
Découvre en même temps que tu lâches à quel point tu grandis.
Voilà.
Tu as l'impression que ton aura est plus grande.
Lorsque tu ne t'accroches plus à ces petites histoires que sont tes différentes identités, ton corps et tes soucis, tu prends conscience d'un champ plus vaste de conscience en toi.
Ce qui fait que dans un premier temps, la méditation c'est le contraire de la concentration, du relâchement, de l'ouverture.
Lorsque tu penses à un de tes soucis, tu es très concentré sur ton souci.
Lorsque tu penses à ton statut d'épouse, tu es très concentré là-dessus.
Il va falloir lâcher cette concentration absurde sur les objets absurdes.
Relâcher.
Et ce relâchement permet une expansion de ta conscience.
Et lorsque tu es dans cette phase où tu sens l'expansion, alors de nouveau, mais pour une cause spirituelle, concentre-toi sur un point au milieu du front où tu visualises la Lumière, ou bien où tu répètes le mantra, ou bien où tu répètes la prière que tu aimes, ou bien où tu visualises le portrait du maître que tu aimes, ou bien rien de tout cela, tu ressens le vide si tu le peux.
Et de temps en temps, on revient au relâchement complet.
Le relâchement va impliquer que tu te détaches des pensées qui ne vont pas cesser d'ailleurs de se représenter à toi.
Une pensée, tu relâches.
Le plateau qui s'éloigne, tu relâches.
Et puisque nous sommes ensemble et au milieu de l'exercice, nous allons profiter pour construire quelque chose.
Refaisons le cercle, le poing, la colonne, l'ouverture.
Nous ayons bien en conscience la réalité des maîtres, des guides, la force d'évolution.
Et maintenant, comme un soleil, nous allons rayonner ces idées, ces forces à l'extérieur.
Il y a toujours le cercle et le poing, mais ajoutez-y le rayonnement.
Et allez faire aboutir ces rayons dans les différents secteurs qui nous intéressent.
L'enseignement des écoles, que la Lumière soit.
L'administration des nations, que la Lumière soit.
Les laboratoires de recherche, la médecine et autres, que la Lumière soit.
L'organisation financière, les grands colocs, que la Lumière soit.
Dans le cœur de chaque individu, qu'il soit infirmier, commerçant, enseignant père ou mère, que la Lumière soit.
Maintenant, visons le centre de la terre, pour une raison que je ne vous expliquerai pas, que la Lumière soit.
Voilà, nous avons moins fait quelque chose, et si vous n'avez rien compris pour vous-même et que vous allez sortir d'ici sans rien pratiquer, vous aurez pendant quelques secondes ou moins contribué à quelque chose, et tout en y étant contribué, vous avez ainsi créé un karma positif qui ramènera vers vous des fruits bons à manger.
Activez ces lois, soyez-en conscients, nous en avons beaucoup parlé, activez ces lois. au début on est un disciple égoïste et puis après on devient
*(Date de la conférence : 06 06 1993)*
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