
Bonsoir,
Nous avons ce soir trois questions :
Un canal différent que le vôtre nous parle d'une guerre qui se livrerait depuis des siècles pour la possession de la planète. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
La deuxième : Pourquoi l'homme n'a-t-il pas plus de volonté pour réaliser vos demandes de prise de conscience ? Est-ce un manque de volonté ou un manque de persévérance ?
Et la troisième : Dans quelle mesure la spiritualité peut-elle aider une personne ayant de graves problèmes psychiques, conscients ou inconscients ?
Je vous salue.
Je vous souhaite la bienvenue dans ce nouvel échange.
Et comme je le précise à chaque fois, car cela est mon plaisir mais aussi la nécessité, je le répète donc, lorsque vous venez m'entendre, il ne faut pas essayer d'obtenir les informations les plus précises sur les sujets qui vous tiennent des plus à cœur. Il faut plutôt essayer de livrer votre pensée pour qu'entre mes mains, petit à petit, je puisse la mener quelque part, quelque part où d'ailleurs la pensée ne s'attendait pas y être.
Si je me sers de vos questions ou si je me sers de vos préoccupations, ce n'est qu'en fait que pour vous saisir quelque part. Et en vous saisissant, j'arrive ainsi, à force de démonter vos concepts ou vos émotions ou de les casser, j'arrive ainsi à vous emmener à l'endroit où il faut que vous vous teniez et non pas pour comprendre quelque chose, non pas pour comprendre même le sujet que je vais expliquer, mais tout simplement pour goûter un autre espace, une autre sensation de la vie et une autre façon d'être vous-même.
Car en fait s'il faut que vous fassiez une démarche en spiritualité, il faut que vous mettiez de côté les envies de vouloir atteindre le Nirvana ou vouloir devenir Bouddha ou vouloir devenir un Maître. Il faut que vous cessiez dans vos esprits d'agiter tous les exemples possibles que les livres sacrés vous donnent en abondance.
Il faut simplement que vous cherchez à être le meilleur de vous-même.
Être le meilleur de soi-même
Le meilleur de soi, pour certains cela va signifier devenir un initié ou devenir un Maître. Selon l'endroit où l'on se trouve, faire l'effort pour développer le meilleur de soi va aboutir à cet état d'initié ou l'état de la maîtrise.
Cependant pour bon nombre d'individus, même en développant le meilleur de soi, ce n'est pas l'initiation qui sera récupérée à la fin ou développée. Ce sera simplement un beau visage heureux, un beau visage généreux, un beau cœur adroit qui essaye d'aimer, qui essaye de servir, qui essaye d'être vibrant et de répartir sur la Terre les énergies de la vie. Donc d'être un canal de régénération.
Il ne faut pas simplement vouloir systématiquement obtenir l'initiation, se développer dans le but de l'initiation. Ou bien s'ouvrir dans le but de rencontrer ou de devenir un Maître, de devenir à soi tout seul un Kumara et plus tard une belle planète. Il faut commencer, là où l'on se trouve, par devenir le meilleur de ce que l'on est déjà.
Quel est donc votre prochain pas spirituel ?
Car si vous ne savez pas ce qui vous attend spiritualité, si vous ne savez pas quelle sera votre future initiation, si vous ne savez pas où vous en êtes, donc, aujourd'hui, du point de vue initiatique, qu'est-ce que vous pouvez à coup sûr savoir à propos de vous-même ?
Ce que vous pouvez savoir c'est ce que vous êtes aujourd'hui en faisant un bilan tout simple de votre caractère, de votre psychologie, de vos tendances et essayer de donner à ces tendances la meilleure expression possible.
Vous avez donc compris que j'ai fait mon choix quant à la deuxième question, au deuxième sujet.
Qu'est-ce que cela veut dire développer le meilleur de soi, devenir le meilleur possible ?
Encore une fois, je le répète, il ne s'agit pas, sous prétexte de spiritualité, de faire de l'homme un être d'élite. La spiritualité est quelque chose qui doit devenir un pain quotidien, une habitude je dirais, une habitude tellement installée que les hommes ne la remarqueraient même plus. Et c'est pour cela qu'elle peut devenir ensuite un bonheur.
Lorsqu'on ne remarque plus la spiritualité, lorsqu'elle est devenue une habitude, elle construit le bonheur.
Tandis que si je ne suis pas spirituel et que je m'efforce de l'être, que je m'efforce de le devenir, que je m'efforce de méditer, que je m'efforce de contrôler ou de développer tel chakra, que je m'efforce de lire, que je m'efforce de faire ceci ou cela, à ce moment-là la spiritualité n'apporte pas de bonheur mais tout un lot de contraintes qui m'attristent et me raccornissent automatiquement.
Si je fais donc de la spiritualité un poids, une liste d'obligations, une liste de codes que je dois respecter, je ne peux pas développer la spiritualité comme une habitude, comme une seconde peau, comme un double de moi-même. Et c'est là que la torture s'installe. Devenir spirituel devient un effort si puissant à produire que c'est chaque fois une torture.
Je n'arrive pas à m'obliger à ne pas manger de ceci.
Je n'arrive pas à contrôler le tabac, à contrôler la boisson, à contrôler mon sexe.
Je n'arrive pas à contrôler mes pensées.
Je n'arrive pas à contrôler ma colère.
Je n'arrive pas à contrôler mon destin. Moi qui voulait devenir, par exemple, professeur, voilà que je demeure dans les secrétariats où je m'ennuie. Mon destin m'a échappé. Je ne sais pas où, je ne sais pas quand il m'a échappé.
Lorsque l'on pense donc que la spiritualité est une suite de principes auxquels il faut obéir pour pouvoir les développer, afin d'un jour les intégrer, lorsque l'on aura bien maté la personnalité, eh bien on s'aperçoit que cette spiritualité-là est très difficile à remplir. Et d'année en année on accumule les échecs. Et finalement on se regarde dans le miroir à la quarantième année et on conclut que l'on n'a pas progressé. Que l'on n'a même jamais rencontré la plénitude ou l'âme en méditation. Que le Maître semble être quelque chose de tellement lointain que l'on n'y pense même plus, on a même abandonné le sujet.
Et quelquefois on se reprend même à avoir des petites attitudes d'égoïsme. Parce qu'à force d'avoir trop peiné, à force de s'être trop torturé, on finit par faire l'action inverse, prendre soin de soi.
Alors il faut, dès le début, mettre la spiritualité à la bonne place et l'énergie de l'effort à la bonne place. Sinon l'individu n'aboutira à aucun épanouissement.
Qu'est-ce que je veux dire lorsque je prétends que l'on peut faire de la spiritualité une habitude, une seconde peau ?
Je veux dire tout simplement que l'homme, si on prend l'homme classique que l'on rencontre généralement dans la rue, ni bon, ni mauvais, capable de tout selon, en fait, la circonstance, capable d'être en colère si on lui vole son porte-monnaie, mais capable d'être généreux si on vient lui raconter tous les malheurs qui nous accablent. Donc, selon la situation, cet homme va être stimulé dans un sens égoïste ou dans un sens altruiste.
Ce qui veut dire qu'en fait en l'homme il y a la possibilité de réveiller ou le Diable ou le bon Dieu, de construire l'ange ou de construire la bête. Bien sûr, sur cette construction, l'homme qui est le premier concerné va devoir exercer un grand contrôle. Mais le contrôle ne veut pas dire je vais à chaque minute me contrôler, à chaque minute me surveiller, à chaque minute réfreiner la bête, absolument pas ! À chaque minute je vais simplement me souvenir de mon choix initial : développer et offrir le meilleur de moi-même. Ainsi la spiritualité, le monde de l'âme devient une habitude.
Comment développer et offrir le meilleur de soi ?
Tout simplement parce que à l'état latent dans l'homme il n'y a ni bon ni mauvais. Le bon ou le mauvais s'installe par succession des situations, par cristallisation des mêmes réactions.
Ce qui fait que si, par exemple, le fait de s'être fait voler le porte-monnaie s'est reproduit plusieurs fois, plusieurs fois l'individu va éprouver la colère, plusieurs fois il va se cristalliser autour de cette énergie, et plusieurs fois il va voir en lui se développer la crainte de l'autre et peut-être même la haine à propos de l'autre. Ce qui fait qu'une habitude va être développée concernant la crainte vis-à-vis d'autrui et la haine vis-à-vis d'autrui.
Tandis que si l'on imagine un individu qui au contraire a toujours été suscité plutôt que dépouillé, chez qui l'on a donc toujours su réveiller la bonne émotion de la générosité, chez qui on a pu laisser parler le cœur et qu'on a su suffisamment le motiver, eh bien celui-là va se cristalliser autour d'une énergie positive que l'on appellera la générosité, la charité.
Mais en fait, ces deux cristallisations peuvent avoir lieu exactement chez le même homme. Tout dépend la circonstance qu'il aura le plus souvent rencontré dans la jeunesse de son âme. C'est pour cela que très tôt des directions sont prises par les individus.
Selon les époques où l'on s'incarne, selon les civilisations, les jeunes âmes se trouvant confrontées à des situations systématiques, puisqu'elles font partie du système social en question à l'époque donnée, des individus sont donc ainsi, dès le début, orientés vers plus d'agressivité ou vers plus d'harmonie et d'amour. C'est pourquoi il faut absolument, au niveau de la responsabilité de la Hiérarchie et des loges des Maîtres, il faut absolument savoir conditionner les civilisations, les sociétés, lorsque l'on veut développer un individu et lorsque l'on veut de manière massive initier l'humanité.
Ce qui fait que la spiritualité concerne tout autant une mise en œuvre sociale, une mise en œuvre éducative, économique, financière, que cela concerne le discours que je vous tiens pour vous développer individuellement.
L'homme ne peut pas tout seul, par son seul recours à lui-même, il ne peut pas se développer.
Ce qui ne veut pas dire qu'il est faible, qu'il est sans pouvoir, qu'il est sans recours. Je dis simplement que dans la mesure où la conscience est un élément neutre, un élément passif, selon les poussées qu'exerceront la société, le groupe humain, le groupe familial, le groupe de la civilisation, il y aura des cristallisations plus ou moins positives ou négatives. Ce qui veut dire que la conscience, par elle-même, ne peut pas déterminer son cheminement, elle va plutôt subir la pression d'un chemin.
Il y a donc des époques, sur cette planète-ci en tout cas, il y a donc des époques qui déterminent la création de véritables monstres. Ces périodes correspondent à des périodes de sommeil des civilisations, de chute de civilisations. Lorsqu'à l'intérieur de ces moments de chute de certaines civilisations, il y a donc création, par cristallisation autour de points négatifs, d'individus qui vont revenir avec un acquis négatif. Il va falloir donc que la civilisation prochaine, qui elle est en plein essor, en pleine jeunesse, il va falloir qu'elle sache corriger ces individus.
On pourrait peut-être imaginer que cela est injuste, qu'il faudrait éviter la chute des civilisations, de peur d'engendrer chez de jeunes âmes de mauvaise direction. Mais je dirais qu'il n'est pas possible d'empêcher la chute des civilisations. Parce qu'il faut changer de répertoire, changer de conditionnement, changer de vibration, changer d'intellect, changer de niveau vibratoire. On ne peut donc pas empêcher le vieillissement d'une civilisation, donc la possible création de personnes négatives. Simplement, il faut savoir que tout s'équilibre dans la nature. Si l'on ne peut pas empêcher un fait très naturel, en même temps il va y avoir quelque chose qui va spontanément se créer pour compenser l'inévitable. Et quelle sera cette compensation ?
Eh bien la compensation sera la grande tolérance et la grande performance de la société future, celle qui vient donc après celle qui chute.
Dans un premier temps le creuset de cette société qui s'épanouit, par sa performance arrive très vite à rétablir les individus qui ont été polarisés négativement. Bien sûr, si à l'intérieur de cette société en épanouissement il y a de nombreux points fortement négatifs, automatiquement les jeunes âmes en provenance de la précédente civilisation, ces jeunes âmes qui étaient polarisées de façon négative vont trouver des points d'appui sur les marques fortement négatives d'une nouvelle société. Et c'est ainsi qu'il y a développement de moments de crises, accumulation d'un négatif qui appartient au passé sur un négatif qui est dû uniquement au présent. Mais c'est aussi ce que l'on appelle le karma.
Il faut que les choses se règlent même si cela appartient à une autre civilisation, à un autre système social et même si cela se passe en face d'autres âmes. Par petit transvasage, au fur et à mesure, toutes les âmes polarisées de façon négative ont un jour l'opportunité de se polariser en positif. Quand je dis polariser en positif, c'est-à-dire de s'ouvrir et de commencer une ascension, ne serait-ce que vers le bonheur, le bien-être.
Donc lorsque l'on considère qu'une société, qu'un système, qu'un milieu humain va exercer de nombreuses pressions et parfois des orientations négatives sur les individus, il est tout à fait logique de conclure qu'un homme, surtout lorsque son développement en est au début, lorsque l'âme est donc considérée d'après nous comme jeune, il est donc facile de conclure qu'un individu va arriver un beau jour dans une X vie avec un bagage tout aussi négatif que positif, avec des cristallisations autant que des ouvertures. Et en fait, quand vous venez, que ce soit vers moi ou vers d'autres ou simplement vers Dieu pendant votre prière, lorsque vous venez et que vous nous exposez vos conflits, vos résistances, que vous attribuez à la personnalité inférieure, ces résistances ne sont rien que la somme de ces cristallisations, donc des facteurs négatifs.
Pourquoi est-ce qu'un jour vous avez été orienté vers la jalousie ?
Vous pouvez très bien penser que la personnalité, cet être inférieur, aura tous les défauts et que donc, puisqu'elle a tous les défauts, il vous reste encore la jalousie avec laquelle vous devez vous débattre. Mais en fait, si vous voulez analyser le fait correctement, il faut comprendre une suite d'expériences à travers votre passé.
L'âme est une sensibilité
L'âme n'est pas précisément moulée ou susceptible pour devenir jalouse. Parce qu'il faut bien comprendre que les attitudes de la personnalité, tout inférieure qu'elle soit, les attitudes de la personnalité ne peuvent, pour exister, que dépendre de la sensibilité de l'âme. L'âme est un feu, l'âme est une sensibilité, un moyen de perception, c'est ce qui permet à la personnalité elle aussi d'exister en tant que moyen de perception.
Donc s'il y a au niveau de la personnalité, s'il y a conclusion sur vous-même, jugement sur vous-même, que vous êtes jaloux, s'il y a perception de cette énergie qui est la jalousie ou l'envie ou quoi que ce soit d'autre, c'est avant tout parce que cette même énergie provient de l'âme. Ce qui ne veut pas dire que l'âme est jalouse, que l'âme est envieuse. C'est une énergie dont la sensibilité provient de l'âme et que l'intelligence, qui est le lien entre cette personnalité et cette âme, l'intelligence n'a pas su coder correctement.
Tout ce que l'intelligence a su coder au cours d'une situation, c'est que : “Tiens, il y avait attachement à une personne et soudain il y a eu disparition de la personne pour une raison X.” Et cela a écrit dans la mémoire l'information de la jalousie qui est devenue un trait de caractère chez la personne.
De la même manière, une intelligence qui aimait posséder telle et telle chose d'un seul coup s'en trouve privée. Et le manque qui ne peut pas être raisonné, soit parce que l'intelligence est trop jeune ou plongée dans la petite enfance, l'intelligence finit par concevoir l'envie, le besoin de se combler. Et sitôt que l'individu sera grand et qu'il gagnera de l'argent, il essaiera de se combler par tous les moyens.
Tout cela parce que, dans un premier temps, l'information aura été mal codée.
Ces points de cristallisation sont des points de résistance.
Résistance
C'est ces points que vous rencontrez lorsque vous me dites qu'il y a des problèmes vis-à-vis de la spiritualité, des manques de volonté, des manques d'adaptation.
C'est de cela que vous vous plaignez lorsque vous voulez faire une méditation et qu'en fait vous sentez que vous avez envie de faire tout autre chose. Ces points de cristallisation ne sont pas nés dans l'homme parce que l'homme est né contraire à Dieu, contraire à l'âme, mauvais en quelque sorte, absolument pas ! Ce sont tout simplement des situations qui, par la jeunesse de l'intelligence en développement, ces situations ont donné lieu à de mauvaises interprétations.
Alors maintenant, vous vous intéressez à la spiritualité, vous voulez vous améliorer, ne serait-ce que pour mieux vivre, et vous vous apercevez que vous devez faire face à une marée de cristallisations et de résistances Ce qui fait que même si pour votre propre santé ou pour votre propre bonheur ou pour le bonheur de la personne que vous aimez, si vous voulez vous empêcher de penser négativement, vous n'allez pas pouvoir le faire. Quelque chose va dépasser votre volonté, va dépasser votre intention et vous allez replonger dans l'agressivité ou la pensée négative ou la colère ou l'envie ou la jalousie, etc.
Comment traiter cette énergie ?
Je viens d'expliquer quelle est sa provenance, pour dépassionner un peu le fait et surtout pour défaire dans l'esprit l'idée que l'homme est né impur sur cette Terre.
L'homme est né pur.
Par contre il y a eu des incorrections, ça oui, des erreurs d'interprétations, mais dûs uniquement au fait que l'intelligence n'est qu'en développement et que donc il y aura des mauvaises interprétations.
À l'intérieur de votre vie vous avez ce même développement, vous apercevez que ce que vous pensiez il y a dix ans, vous ne le pensez plus aujourd'hui. Et le changement de la pensée s'est effectué en fait grâce aux expériences à ce que vous appelez vous-même la maturité.
Eh bien dans l'évolution de l'intelligence, dans l'évolution de l'âme, il y a cette même maturité à obtenir. Mais cette maturité demande plus d'une vie, plus d'un cycle d'existence donc.
Comment s'y prendre lorsque l'on est terrassé par ces cristallisations, ces résistances ?
Eh bien d'abord il faut dépassionner le fait.
Enlever de l'esprit l'idée de l'impureté de l'homme, c'est une mauvaise information, un point c'est tout ! Il n'y a pas de bassesse à cela, il n'y a pas d'impureté à cela. C'est une mauvaise information qui s'est infiltrée dans le réseau. Et cette mauvaise information a construit une habitude. Une habitude qui est, par exemple, celle de vouloir sans arrêt manger de ceci, ou fumer de cela, ou boire de cela, ou craindre telle et telle personne, ou telle et telle situation, ou avoir peur de soi. Lorsque l'on s'est déçu une fois, on ne se fait plus confiance après. Et l'on construit ainsi une multitude de références qui donnent lieu à des habitudes, donc à un comportement.
Et ce comportement ensuite peut créer résistance face à un comportement que l'on essaye de développer, que l'on nomme, lui, "divin".
Si j'ai pendant plusieurs incarnations, oui plusieurs années de cette vie présente, bien consciente, si j'ai développé un comportement qui sera rempli de traumatismes, de retenues, de complexes, de résistance, etc.
Lorsque je vais vouloir passer un comportement divin, tel qu'il est décrit dans les livres, automatiquement je vais déclencher un conflit en moi, c'est certain, c'est la pure logique. Si je remplis mon sac avec des cailloux, lorsque je vais vouloir marcher, je vais devoir tirer un poids énorme ! D'autant plus j'aurai rempli ce sac, d'autant plus je serai ralenti dans ma promenade et d'autant plus je vais souffrir parce qu'il va falloir tirer très fort !
Sans compter qu'il y en a qui, à force de tirer, arrivent à user le sac, ce qui serait un grand bonheur ! Mais au lieu de laisser échapper les pierres, ils se précipitent pour recoudre le sac et remettre les pierres à l'intérieur ! Il ne faudrait surtout pas se débarrasser de ses problèmes, n'est-ce pas, des fois que cela manquerait dans la vie ! Et c'est ainsi que l'on voit beaucoup d'individus s'acharner après un problème qui en fait est réglé depuis très longtemps. Et l'on voit ainsi de nombreuses femmes reprocher jusque sur le lit de mort à leur mari une petite incartade avec une petite bergère ! La bergère est oubliée depuis longtemps, la bergère est devenue laide depuis longtemps, mais cette épouse entretient le souvenir, imagine que la bergère est toujours là dans le souvenir de l'époux et elle persécute son époux jusqu'à ce que finalement il en meure ! C'est ce que j'appelle remettre les cailloux dans le sac !
Et il y a une multitude de personnes qui traînent ainsi des problèmes qui sont en fait, résolus depuis longtemps. Mais il faut pouvoir persécuter par un certain moyen. Et des personnes sont très heureuses que l'époux ou l'épouse ait pu un jour commettre une erreur, afin de pouvoir utiliser cette erreur contre la personne ! C'est une façon d'ailleurs d'avoir le pouvoir dans le couple ou d'avoir le pouvoir entre amis.
Lorsqu'un individu se sent coupable, il va tout de suite déclencher une relation d'infériorité. Il sait d'avance qu'il va devoir accepter une multitude de choses que s'il n'avait jamais été coupable, il n'aurait pas accepté.
Je dirais que les individus qui utilisent ces armes pointaient toujours le même événement pour soumettre l'autre. Ces individus sont des êtres très lâches. Ils ne méritent ni d'écouter la parole des guides, même le guide le plus farfelu. Ils ne méritent aucun regard de Dieu. Ils ne méritent pas d'être écoutés dans leurs prières. Ils ne méritent pas que les arbres distribuent le prâna. Car ces individus, à longueur d'années, essayent de scier l'autre qui est le compagnon et qui souvent apporte le pain à la maison, fait la protection, fait le destin de la famille.
Ce sont des habitudes qui doivent être lâchées.
Lorsque l'on veut se développer en spiritualité, il ne faut se servir d'aucune arme ! Et surtout pas d'arme pour inférioriser l'individu, condamner l'individu, afin d'être supérieur à l'autre, ou bien afin de diriger la maison comme on entend qu'elle soit dirigée.
Et malheureusement beaucoup de femmes, beaucoup d'épouses utilisent cette arme, parce qu'elles s'imaginent être dans le camp des faibles. Beaucoup de femmes pensent : “Je suis femme, donc je vais devoir afficher un comportement soumis, puisque l'homme est celui auquel on obéit. C'est celui qui va déterminer l'endroit des vacances, c'est celui qui va déterminer le montant des dépenses, la couleur du canapé, c'est celui qui va déterminer le nombre de relations sexuelles. C'est celui qui va déterminer toutes ces choses et mon pouvoir à moi, eh bien, ce sera sa faiblesse ! Au moment où il fera une erreur, cette erreur je vais la lui présenter chaque jour. Et par cette présentation, chaque jour, je vais l'inférioriser, le culpabiliser et ainsi le pouvoir va changer de camp !”
Mais on ne peut pas obtenir le pouvoir par cette forme de dictature. Car c'est une dictature morale, une dictature affective. On ne peut pas obtenir le pouvoir. Il y a tout simplement un chérissement de la haine et de la discorde dans le couple.
Il vaut mieux avoir de longues heures de discussions philosophiques avec l'époux ou avec l'épouse, selon celui qui est concerné par mon discours, afin que l'idée du couple et l'idée de ce qu'est l'homme et de ce qu'est la femme se développent, plutôt que d'essayer de déterminer des armes ! Et si l'on s'aperçoit que l'époux ou l'épouse reste insensible au développement et à l'élargissement de la notion, eh bien il vaut mieux changer de relation. Mais il ne faut jamais utiliser les armes !
Donc lorsqu'un individu essaie de développer un comportement divin, surtout dans le but d'obtenir l'initiation, car au début les disciples se mettent toujours ce but là dans la tête.
“Je veux devenir un initié ! C'est l'initiation qu'il me faut. C'est pour l'initiation que je travaille !”
Chacun ses illusions. Je dirais que celle-ci n'est pas plus mauvaise qu'une autre puisqu'il faut bien une carotte pour avancer. Mais il faudrait très vite que cette quête cesse au profit, tout simplement, de la recherche d'un état de bien. Un état de bien-être, un état de bonne volonté, un état de Lumière tout simplement.
Combien d'individus, parce qu'ils se persécutent à obtenir l'initiation, arrivent à obtenir une certaine initiation, c'est-à-dire une certaine levée des énergies de la Kundalini, mais en fait n'étant pas du tout préparé, ils deviennent pires que s'ils n'avaient rien fait. Ils deviennent des êtres dominants. Ils deviennent des êtres de pouvoir et ils maltraitent tous ceux qu'ils rencontrent !
Lorsque l'on veut développer ou réveiller une énergie, il vaut mieux s'y prendre par la qualité de cœur et la qualité de pensée que par des exercices.
Chaque fois que vous avez une bonne pensée, et quand je parle de bonne pensée, il ne s'agit pas simplement d'imaginer que dans un pays où il y a la famine, d'un seul coup le pain tombe du ciel. Par bonne pensée, j'entends aussi le fait de supporter son voisin, le fait de supporter son ennemi, le fait de supporter la vie telle qu'elle est ! Donc d'avoir une pensée remplie de paix avant tout, de tolérance et de conciliation avec les autres.
Lorsque l'individu émane ce genre d'attitude dans le cœur et dans l'esprit, il y a automatiquement la levée d'une énergie. C'est inévitable !
Tout fonctionne selon le principe des vases communicants. Il y a d'un côté l'action : je pense, je ressens, et de l'autre côté l'état, l'être. Et selon ce que je vais penser, selon ce que je vais dire, selon ce que je vais ressentir, c'est donc une action, cette action va soulever en moi un état d'être.
Si d'un seul coup, à cause d'un événement quelconque, je me trouve envahi par le sentiment de peur, soit parce que je viens d'échapper à un accident, soit parce que l'on m'annonce une terrible nouvelle. Automatiquement, tout mon état d'être se trouve transporté dans cette peur.
C'est un peu comme lorsque je rentre dans un ascenseur, si j'appuie au troisième étage, l'ascenseur monte au troisième étage, et lorsque je vais marcher à cet étage, je vais rencontrer tout ce qui se passe à ce troisième étage. Puis je rentre de nouveau dans l'ascenseur, j'appuie au rez-de-chaussée, l'ascenseur m'emmène au rez-de-chaussée, et je vais rencontrer tout le climat, toute l'ambiance qui se trouve au rez-de-chaussée. Eh bien, pour les attitudes morales, affectives, mentales, il en est de même. C'est un peu comme lorsque vous êtes dans l'ascenseur, et lorsque vous appuyez sur le bouton rouge de la colère, eh bien vous impliquez tout votre être, toute votre attitude d'intérieur à ressentir cette colère. Au contraire, dès que vous appuyez sur le bouton bleu, par exemple celui de la spiritualité, de la prière, automatiquement vous impliquez votre être dans se ressentir qui est un certain bonheur, qui est une certaine communion.
Toute la journée, il va falloir sélectionner les boutons de cet ascenseur. Il n'arrête pas de monter, de descendre, de monter, de descendre, de monter, de descendre... Je suis dans la tête remplie de ce que doit être le comportement divin, mais lorsque je suis dans l'ascenseur de la vie, eh bien voilà que non seulement j'atterrirai des chaussées, mais souvent dans les caves, parce qu'il y a la colère, parce qu'il y a l'énervement, parce qu'il y a les frustrations, parce qu'il y a les incapacités ! Et c'est très souvent sur le bouton rouge que j'appuie, et non pas sur le bleu ! Et pourtant dans ma tête il y a un coin de paradis et je sais que je dois aller dans ce coin de paradis, mais où est le bouton bleu ? Mmm ? Où est-ce qu'il est ?
Le bouton bleu il est là, au cœur.
Chaque fois que tu veux transporter ton ascenseur, l'ascenseur de ta vie, ton état, ton propre état intérieur, eh bien appuie sur ce bouton-là ! Et pour t'en convaincre chaque jour, fais le geste !
Lorsque tu es face à ton voisin et que celui-ci est fort ennuyeux, fais le geste, appuie sur ton bouton bleu du cœur et écoute-le patiemment. Ou si tu dois t'en défaire, trouve une façon élégante de t'en défaire. Au lieu d'appuyer sur le bouton rouge de ton plexus qui s'énerve, qui se croit le roi du monde et qui veut que tout aille bien pour lui parce qu'il est le centre du monde.
Une fois que tu as souci d'organiser ta propre vie, tu vas en même temps avoir souci de toucher le plus souvent possible le bouton bleu. Tandis que tant que tu n'as pas souci d'organiser ta vie, tant que tu penses que c'est la faute de l'autre, c'est la faute de la société, c'est la faute des Maîtres qui ne sont pas assez là, c'est la faute des temps qui sont mauvais, c'est la faute de la Matière qui est grossière, c'est la faute des chakras qui ne devraient pas être organisés comme cela, eh bien tu ne prends aucune responsabilité.
Le sens de la Responsabilité
Tu me demandes pourquoi tu es si démuni de volonté face à la spiritualité, pourquoi tu arrives si peu ou si mal à l'appliquer, eh bien je te réponds ce n'est pas un défaut de volonté, l'homme a la Grande Volonté puisqu'il est une âme. Par contre, beaucoup d'hommes ne connaissent pas ou n'ont pas encore développé le sens de la responsabilité.
Et si tu veux devenir spirituel ou si tu veux véritablement concourir pour l'initiation, eh bien il faut avant tout que de penser au concept force, volonté, maîtrise, que tu essayes de cogiter sur le terme responsabilité.
Suis-je responsable ?
Si je suis responsable, alors tu verras tout un comportement proche du comportement divin se développer.
Bien sûr il y aura toujours des résistances en toi, ces points de cristallisation dont je t'ai parlé ont été créés, il y aura donc nécessairement des petits tiraillements, des petites batailles, mais rien de très sérieux, rien qui te fasse mourir, rien qui t'entraîne dans le malheur ! Au contraire, cela servira de jeu, une partie de tennis entre toi et ton double.
Lorsque donc tu essaies de devenir spirituel ou lorsque tu t'y acharnes, essaye de rencontrer par ta sensibilité le concept de la responsabilité.
Et si tu me permets de t'accompagner encore un peu sur le chemin, si tu veux bien me suivre encore un peu dans le discours, approfondissons ensemble ce concept de la responsabilité. Et tu verras qu'il est le seul concept capable de déclencher la force ou la volonté que tu crois qu'il te manque tant.
La Volonté
La volonté en fait est une énergie, mais pour actionner cette énergie il faut trouver la pédale, et la pédale est souvent là, un concept dans la tête, une pensée donc une simple idée, qu'il faut savoir soit développer soit reconnaître.
Si je veux tout de suite empoigner l'énergie volonté et je m'aperçois que je suis très démuni, je m'efforce, je m'efforce, je m'efforce et j'ai l'impression de brasser de l'air dans le vide et c'est vrai que je n'y arrive pas !
Le jour où j'ai très bien dormi je peux me contrôler et puis le lendemain, lorsqu'en plus des ennuis sont entrés dans ma vie, eh bien je ne peux plus rien contrôler, je ne peux plus m'efforcer à quoi que ce soit. Et c'est là que je m'entends faire des marchés avec le bon Dieu et lui dire : “Écoute les méditations je les reprends dans un mois quand j'ai terminé tous ces problèmes !”
La volonté est une énergie mais il faut donc trouver la pédale, et la pédale c'est la pensée.
Puisque l'homme est une intelligence, pour déclencher les forces de l'âme, les forces latentes, il va falloir que cette intelligence ait développé les concepts exacts. Les concepts sont les leviers qui font basculer les énergies, donc le monde, votre monde intérieur.
C'est pourquoi il est si important de civilisation en civilisation de développer les concepts. Que ce soient les concepts scientifiques, les concepts médicaux, les concepts moraux, les concepts religieux et plus loin aussi les concepts ésotériques. Parce que selon ce que je pense, je vais avoir accès à une énergie ou pas.
Si on me parle de la force, du contrôle de soi, je suis très embêté, je ne sais pas où trouver le contrôle en moi. Je ne trouve que résistance et mauvaise habitude, donc je deviens mon propre ennemi.
Tandis que si l'homme m'indique que : “Rassure toi, c'est vrai il y a en toi un ennemi parce qu'il a pris de mauvaise habitude, c'est un dévoyé. Mais il y a aussi en toi un allié, ton intelligence, mais pour utiliser cet allié il faut le développer, donc développer la pensée, le concept juste.” À ce moment-là, tout me devient possible ! Les efforts que je ne pouvais faire il y a un an me deviennent possibles.
Quelle est cette responsabilité ?
Je veux que tu la ressentes à l'intérieur de toi, de ta vie, de ton cœur, de ta tête, de tes cellules !
Si tu ne retiens que cela de mon discours, eh bien c'est très bien et c'est largement suffisant !
Essaye de te laisser envahir par cette sensation qu'est la responsabilité.
Qu'est-ce que cela veut dire être responsable ?
Être Responsable
Bien d'abord cela veut dire que je vais me regarder. Je vais me regarder moi et uniquement moi. Lorsque je fais une erreur, je vais me regarder en train de la faire. Lorsque je fais une erreur, je vais m'analyser pour savoir pourquoi j'ai fait cette erreur.
Un homme qui n'est pas responsable, mais qui veut, malgré tout, se développer en spiritualité, va dire, en courant chez le sophrologue, ou chez le psychologue, ou chez le psychiatre, ou chez le médecin, ou chez l'exorciste, va dire : “On m'a fait du mal, on ne m'a pas aimé, j'ai été trompé !” Et plus loin, la personne se déclarera complètement possédée par les esprits. Il est plus facile d'être possédé par les esprits que de savoir que l'on n'existe pas suffisamment soi-même.
Et c'est vrai que ce genre d'individu est possédé, mais possédé par quoi ? Possédé tout simplement par les autres !
Il est normal que, sitôt que la mode sort une nouvelle robe ou un nouveau pantalon, si tu veux absolument t'offrir ce nouveau vêtement, tu es envahi par la mode. Tu es possédé par la mode. Ajoute à cela la mode des musiques, ajoute à cela la mode des pensées, ajoute à cela le brio dont tu dois t'entourer pour séduire telle personne ou tenir ton emploi, et il est vrai qu'au bout de quelque temps, tu vas te sentir possédé par un environnement que tu ne peux pas maîtriser et que tu laisses appuyer sur ta personne aux endroits douloureux.
Donc, lorsque tu veux te développer spirituellement, moralement et développer tes aptitudes à aimer, il faut commencer par ce concept racine : suis-je responsable ?
Un homme qui est responsable s'éloigne chaque jour davantage de l'égocentrisme.
Un homme qui est responsable s'éloigne chaque jour davantage de l'égocentrisme.
Comme je l'ai mille fois démontré, l'individu qui réclame tant et tant de choses en spiritualité, qui réclame la présence des Maîtres, le secours de Dieu, la fin de tous les malheurs, etc., ces êtres-là sont en fait très égocentrés et ce qu'ils réclament avant tout, c'est leur protection, leur bien-être. Ils se moquent en fait complètement de ce qui peut avoir lieu à l'autre bout du monde. Mais dès que ça se passe chez eux, alors la dimension devient immense.
La différence entre le disciple débutant et le disciple confirmé, celui qui est devenu responsable, c'est que le disciple débutant va sans arrêt supplier Dieu pour toutes les protections possibles et le disciple confirmé ne va se plaindre de rien quant à lui-même et va essayer d'intervenir toujours pour améliorer la vie des autres.
Un vrai disciple ne réclame jamais rien pour lui-même ! C'est exclu ! Pourquoi ?
Est-ce qu'il se moque de sa propre destinée ? Non ! Pas du tout, pas du tout !
Mais il n'est plus capable d'égocentrisme et il sait dans la mesure où il a pris contact avec certaines énergies, avec certaines réalités, il sait que son destin dépend de lui et de lui seul. Il sait que s'il veut de l'argent, eh bien il lui faudra travailler, il n'a pas besoin de supplier Dieu. Il sait que s'il veut devenir de gros à mince, il lui faudra maigrir, il n'a pas besoin de supplier Dieu et les cataplasmes d'argile ! Il sait très bien que s'il veut devenir quelqu'un d'important dans la société, il lui faudra étudier, et il ne va pas se plaindre longuement sur le canapé des psychiatres, en disant : “c'est mon père qui n'était pas équipé génétiquement, c'est ma mère qui était plus bête que ma tante et en plus il n'avait pas d'argent ! Et regardez ce qu'ils ont fait de moi !” Le psychiatre est absolument désemparé et incapable, non pas simplement parce que la psychiatrie est quelque chose de dépassé ou ne pouvant donner lieu à aucune guérison, mais parce que le psychiatre systématiquement se retrouve à des êtres égocentrés, qui ne pensent qu'à se plaindre de même et à rejeter la faute sur tout le monde, au lieu une bonne fois pour toute de faire des plans pour changer la vie.
Bien sûr on a des souffrances, bien sûr on a des incapacités, des limites, bien sûr on a des traumatismes ! C'est certain ! Chaque individu, même un disciple avancé, vient avec ce genre de bagages. Mais la différence c'est que le disciple débutant paralyse complètement son destin parce qu'il rumine autour de ces données, et le disciple avancé essaye de transformer ces données. Il fait, en fait, de ces données des bûches pour développer sa Kundalini. Il sait que ce sont là les points sur lesquels il doit travailler.
Combien de gens se disent : “Désolé de ne pouvoir étudier l'ésotérisme, parce qu'ils ne sont pas intellectuels !” Comme s'il fallait naître intellectuel, comme si naître intellectuel était la même chose que de naître blanc ou brun, c'est une faculté que l'on a ou que l'on n'a pas. Je voudrais que ces habitudes cessent !
Un individu ne naît pas intellectuel par rapport à un autre qui ne le saura pas ! Un individu va se développer intellectuellement par rapport à un autre qui va plutôt passer son temps à paraisser, à regarder, pousser les marguerites.
Bien sûr, la société, telle qu'elle est constituée aujourd'hui, ne favorise pas forcément l'éclosion des qualités comme je viens de le décrire. Mais aussi par égoïsme, par son propre égoïsme, la société ne sait pas toujours s'adapter afin de savoir, inspirer aux enfants les responsabilités, le développement. Il y a tout simplement un schéma qui est imposé et celui qui sait le mieux négocier avec ce schéma va pouvoir devenir instruit, fort et haut placé. Tandis que d'autres, ayant d'autres tendances ou étant moins bien adaptés au système, ceux-là ne vont pas pouvoir faire l'effort de synthèse. Et ainsi, l'on verra des individus ayant en fait la même capacité intellectuelle avoir deux destins complètement différent. Parce que l'un va faire synthèse avec le système et travailler et l'autre sera en dehors du système et ne va pas travailler. C'est une responsabilité sociale qui pourrait très vite, si elle était tenue en compte, qui pourrait très vite équilibrer les données et les incarnations.
Cependant, si la société ne fait pas cela pour vous, eh bien vous pouvez le faire pour vous-même ! Qui vous empêche une fois que vous êtes suffisamment adulte, une fois que vous avez développé en vous l'énergie de travail, que vous vous y êtes adapté, que vous l'avez admise, qui vous empêche de passer aux études pour votre bien-être, pour votre ascension morale ? Au lieu de rester systématiquement au schéma antécédent : “Je n'ai pas pu faire d'études !” et ainsi je n'ouvre plus un livre de ma vie. Bien sûr, en te comportant de la sorte, tu ne deviendras jamais intellectuel, c'est certain, et jamais un ésotériste !
Cependant, si tu fais chaque jour un petit effort, chaque jour une page, puis le mois d'après deux pages, puis le mois d'après dix pages, tu verras que, sans devoir te faire violence, tu intégreras en toi cette énergie de travail, et au fur et à mesure, tu aimeras le travail et tu vas t'enrichir. Simplement, il faut prendre cette responsabilité. Et l'on en revient encore une fois à ce terme, être responsable, devenir responsable de soi.
Je ne me plains plus de ce que le moule génétique, de ce que le moule des autres incarnations, de ce que le moule de la société, de tout ce que ces moules ont fait de moi. Tel que je suis, je me prends en main et je me développe !
Si j'attends éternellement que tout soit parfait pour que je devienne un être parfait, il n'y a pas de développement initiatique. Et je regrette de trouver systématiquement ce comportement chez les jeunes disciples. Ils n'acceptent pas la société telle qu'elle est, ils n'acceptent pas la famille telle qu'elle est, ils n'acceptent pas les imperfections du monde telles qu'elles sont.
Bien sûr, c'est révoltant, c'est certain ! Mais dans la mesure où tu es un homme actif, intelligent, indépendant, et où tu es dépositaire de l'Esprit Divin, eh bien c'est à toi de transformer ces choses. Et, en les transformant, tu verras que tu découvres en toi des aptitudes et un niveau initiatique.
Ce que Dieu ne fait pas pour toi, c'est pour que tu le fasses pour toi-même, mais dans quel but ? Pour que tu existes à titre égal auprès de Lui, auprès de ta Monade !
L'Âge d'Or
Beaucoup d'individus confondent l'Âge d'Or, et puis l'hyper-protectionnisme du bon Dieu ou de la Hiérarchie. L'Âge d'Or est le fruit d'une civilisation qui s'est amplement responsabilisée, qui a développé une immense énergie de travail, de transformation, de prise de conscience !
L'Âge d'Or est un fruit, ce n'est pas un moment dans le ciel : “Tiens, les planètes finissent par s'entendre, tiens, il y a le soleil qui fait conjonction avec je ne sais pas trop quoi, et voilà un Âge d'Or pour les hommes !” Penser que l'Âge d'Or dépend uniquement de l'orientation des planètes, des étoiles est une absurdité ! Car cela voudrait dire que l'homme est non seulement l'esclave de l'Univers mais le pauvre dindon de la farce ! Et comme je vous l'ai dit si souvent, à ce conte-là, je serai le premier à lever les armes contre Dieu, contre ce Dieu immonde qui fait de l'homme un dindon, une volaille...
Cependant, si l'on se rappelle que l'Âge d'Or est un fruit, donc une création, le premier acte créateur de l'homme, à ce moment-là l'homme a envie de devenir responsable.
Quoi ?
Avant d'être initié, avant d'être un Maître, avant d'être un Dieu moi-même, mon premier acte de création sera un Âge d'Or. Un Âge d'Or dans lequel je vais pouvoir me reposer et aussi favoriser le développement des futures jeunes âmes.
Construire un Âge d'Or en se moquant des étoiles, en se moquant des planètes, mais en se responsabilisant profondément, ça c'est quelque chose d'extraordinaire !
Ce qui ne veut pas dire que les planètes ne comptent pas dans l'histoire. Vous pouvez vous servir de l'énergie des planètes. Comme un maçon va se servir de la truelle, du mortier. Le mortier c'est ce fluide venu des étoiles. Il n'attend pas que le mortier lui tombe sur la tête. Il s'en sert, et avec sa truelle il va doser la quantité exacte de mortier ou du ciment qu'il lui faut pour monter son mur, son Âge d'Or !
Les étoiles sont des réserves d'énergie. Ce ne sont pas des directions ou des dirigeants pour l'humanité. Les étoiles répandent leur énergie comme la pluie répand son eau. Mais il y a des pluies dans les régions tempérées et il n'y a pas de pluie dans les régions désertiques. Est-ce que cela veut dire que les déserts doivent rester des déserts ? Non !
Cela veut dire que la pluie tombe à l'endroit où elle peut le plus facilement tomber mais qu'il reste à l'homme de construire des systèmes d'irrigation ! L'homme a cette responsabilité d'intervenir et de créer, non seulement pour améliorer son milieu de vie mais aussi pour améliorer son système social, son système religieux, son système initiatique.
Ici, je veux vous amener à ressentir profondément, dans votre cœur, cette réalité qu'est le pouvoir d'intervention de l'homme. Parce que si l'on ne comprend pas cette notion-là, on ne comprendra pas non plus, on n'arrivera pas à la racine du sens responsabilité.
Car si je veux développer le concept de responsabilité, vous pouvez me dire : “Mais responsable de quel droit ? Et responsable de quoi ? Pourquoi ?”
L'homme doit avoir recours à cette responsabilité s'il veut être un homme debout, un initié, un Maître. Parce qu'en fait il doit développer en lui le pouvoir créateur dont il est dépositaire.
Le Pouvoir Créateur
Apprendre à devenir responsable n'aurait aucun sens si l'homme était livré pour l'éternité à l'état d'esclavage, l'esclavage vis-à-vis de Dieu, d'une Hiérarchie ou de je ne sais trop quoi d'autre. S'il y a pour toi la possibilité de prendre ces responsabilités, de les assumer, de te construire, c'est que tu dois développer le pouvoir créateur.
Mais qu'est-ce que ce pouvoir créateur ?
Ce pouvoir créateur n'est pas simplement le pouvoir de faire des grappes de raisin, de faire amonceler les nuages, de fabriquer toutes sortes d'étoffes rien qu'en claquant du doigt. Le pouvoir créateur c'est un pouvoir de direction, direction des énergies. Pouvoir de maîtrise, donc, sur les énergies.
Et c'est pour cela que lorsque l'on approfondit la spiritualité, la spiritualité semble devenir un terrain très difficile, car l'on s'aperçoit tout de suite qu'il va s'agir de maîtriser des énergies.
L'homme dans son évolution a donc le destin de trouver le pouvoir sur les énergies cosmiques. Mais pas simplement pour devenir le Roi du monde : “Tiens, moi, je maîtrise et maintenant je vais faire ce que je veux !”
Je dis et j'explique : développer le pouvoir sur les énergies pour devenir ou de nouveau être semblable à Dieu. Dieu qui est ce même pouvoir sur cette autre partie de lui que sont les énergies.
Lorsqu'en fait on veut analyser la condition humaine par rapport à la condition divine, on s'aperçoit que ce qui les caractérise c'est d'un côté l'Homme qui ne maîtrise rien et de l'autre côté Dieu qui maîtrise tout, du moins si l'on en croit les livres sacrés.
L'Homme puisqu'il se trouve dans l'état de ne pouvoir rien maîtriser va pouvoir conclure que dès qu'on lui parle d'évolution il va s'agir de savoir maîtriser ces énergies, ces énergies qui sont les siennes et qui sont lui-même, qui sont sa propre existence.
Laisse moi te donner un exemple quant à l'énergie sexuelle.
Souvent l'individu pense que le sexe aurait mieux fait de ne pas être créé, de ne pas exister et que les pères de la civilisation ont inventé là quelque chose de bien embêtant, parce que cela fait chuter le disciple, parce qu'il y revient sans cesse, parce qu'il ne peut pas s'en passer. Et plutôt que d'essayer de concevoir les choses autrement, le disciple reproche toujours la création du centre sexuel et de l'énergie sexuelle.
Si cette énergie semble être une énergie embêtante dans les premiers temps, une énergie qu'il faut donc maîtriser si l'on veut décrocher l'initiation, on voit tout de suite le développement de la spiritualité : aller d'un état de non maîtrise à un état de maîtrise.
Par rapport à l'énergie sexuelle, la chose se comprend facilement mais il y a toutes les autres énergies qui constituent l'homme : l'énergie du cœur, l'énergie de la pensée, l'énergie vitale.
Qu'est-ce que je vais faire de mon énergie vitale ? Est-ce que je vais simplement la dépenser en course à pied, en sports divers, en satisfaction de toutes sortes de plaisirs ou est-ce que je vais m'en servir de point de rayonnement pour la planète ?
Ainsi l'on s'aperçoit que l'Homme est un peu comme une boule sauvage qui ne sait pas se maîtriser et qui a cependant toutes les énergies. Mais ne sachant pas maîtriser ces énergies, l'Homme va sembler les utiliser à mal ou les gaspiller. Puis intervient la spiritualité.
Cette boule qui fait un cercle sur elle-même, qui tourne sur elle-même, d'un seul coup commence à sortir une part de son cercle et devient une spirale. Et ainsi on voit la boule de l'esprit devenir cette spirale qui ne va avoir de cesse de monter, de monter, de monter, pour rejoindre quoi ?
Un point.
Un point que vous vous appelez l'Esprit ou la Monade.
Est-ce que l'histoire de cette boule était bien nécessaire ? Car en fait c'est ce qui tracasse la plupart des disciples.
“Mais Seigneur, dis-moi pourquoi est-ce que tout cela existe ? À quoi ça sert ? Et pourquoi est-ce que l'on est si différent de Dieu alors qu'il semble que l'on est à l'image de Dieu ? Pourquoi est-ce qu'il faille rencontrer tant d'obstacles pour finalement redevenir Dieu ? A quoi rime toute cette histoire ? Est-ce bien nécessaire ?”
Si tu me permets de prolonger la petite histoire, alors je te raconterai l'histoire de cette boule qui a en fait la forme d'un atome.
L'Atome
Il faut savoir que pour se régénérer, comme je t'ai dit si souvent, l'Esprit de Dieu doit se compacter. Se compacter terriblement jusqu'à devenir les atomes que vous connaissez si bien.
Dans cet état-là, toutes les énergies s'introvertissent et lorsqu'il y a plus loin sur le chemin, incarnation dans un véhicule humain, dans des émotions humaines, dans une pensée humaine, eh bien cette boule va vivre de nouveau complètement introvertie sur ses propres passions, ses propres idées, son propre corps.
Dans un premier temps, donc, de la vie cosmique, la conscience va être lovée sur elle-même et développer un énorme égocentrisme. Il ne faut pas juger cet égocentrisme, il ne faut pas baisser les épaules et se dire : “Mais zut alors ! On est obligé d'y passer, c'est dommage ! Est-ce qu'il ne pouvait pas inventer un autre système ? Je suis sûre que si j'étais le bon Dieu, j'aurais trouvé un autre moyen !”
À l'occasion de cette époque égocentrique, les souffrances sont si nombreuses, les ignorances sont si nombreuses que le disciple est révolté. Il ne pense pas à occuper sa place, à faire le travail qu'il faut au niveau où il est, il se plaint de sa propre existence et il se révolte contre le système.
Pour te rassurer et calmer ta révolte, je vais te préciser ceci.
C'est que, certes, l'énergie de la conscience est lovée sur elle-même, certes, inévitablement il y a un mouvement égocentrique, certes, ce mouvement, inévitablement, va amener de l'ignorance, des erreurs, des souffrances, mais il faut savoir que là n'est qu'une partie de toi. L'autre partie, celle que l'on pourrait identifier comme étant éternellement Divine, cette partie-là est complètement à l'abri de cet égocentrisme, de cette introversion, de ces souffrances, de ces limitations ! Et c'est là que je dirais que le discours spirituel prend toute sa place, toute sa valeur, bien que pour nous parler de Dieu soit une affaire d'imbéciles, car on ne peut parler de rien ! Mais cependant si cela devient quelque peu une réalité, c'est bien pour rassurer l'homme quant à l'existence de ces deux parties, une partie d'énergie lovée, égocentrée, et une partie spirituelle déjà amplement détachée de toutes les passions, déjà amplement en connexion avec les connaissances du monde et pouvant se remplir de toutes les sagesses.
Tout le travail va donc être de faire communiquer ces deux parties, les mettre en relation le mieux possible et composer un beau mariage.
Et c'est ainsi que tu t'aperçois, lorsque tu suis bien à ma pensée et mon développement, tu t'aperçois que l'existence de cette boule égocentrée est absolument nécessaire car elle, par son égocentrisme très matériel, très physique, était la seule à pouvoir développer Kundalini, donc à régénérer l'Esprit qui sous peine de ne pas voir sa Kundalini régénérée, ce serait véritablement endormidans la mort pour l'éternité.
Mais il faut pour comprendre cela que tu lèves un peu ton nez, n'est-ce pas ? Que tu arrêtes de concevoir simplement que la vie de cette boule égocentrée, cette boule qui est donc très physique : “ce qui me plait, ce qui me fait plaisir, ce que j'aime, ce qui me rassure !” Et ainsi, qui doit, petit à petit, se renverser au profit de la naissance en toi de la réalité de l'âme.
Prendre connaissance de la réalité de l'âme
Comment vas-tu faire pour prendre connaissance de la réalité de ton âme, de cet état où plus jamais il y aura d'égocentrisme, d'ignorance, de limitation ? Comment vas-tu faire pour te connecter avec cette âme et que tu aies une conviction si établie que plus jamais, même malgré les résistances et les combats entre les deux éléments, l'élément égocentré et l'élément spirituel, pour que plus jamais tu ne perdes la face ?
Eh bien, cela commence par un choix, un choix que tu dois faire, que tu as peut-être fait déjà, c'est peut-être ce qui motive ta présence ici d'ailleurs : le choix de devenir meilleur. Que ce soit pour obtenir l'initiation ou pour être mieux dans ta peau.
Donc déjà, il y a une décision à prendre, je ne suis pas simplement curieux, curieux de spiritualité, curieux de philosophie, curieux de discours. J'ai fait un choix, je veux m'améliorer, je veux que ma vie devienne vivable, soit pour mon confort, soit pour mon initiation. Dès que l'on fait ce choix authentique, il y a alignement des énergies, plus jamais ces énergies ne s'éparpilleront. C'est un peu comme un cap qui est placé et la conscience va voguer en direction de ce cap, parce que toutes les énergies suivent les pensées. À partir du moment où tu établis donc ce choix, tes énergies vont se diriger vers l'accomplissement de ce but.
Une fois que ce choix est établi, tu vas développer la responsabilité dont j'ai parlé.
Cette responsabilité, c'est ce qui t'est aussi expliqué dans les livres saints. Lorsque l'on te dit : sois bon, sois bon chrétien, sois généreux, fais des prières et de bonnes pensées, sois détaché !
Lorsque l'on te fait ainsi cette longue liste, c'est une autre manière de te dire : sois responsable ! Arrête de te plaindre ! Arrête de reprocher aux autres ce qu'ils sont ! Laisse les vivre et vis toi aussi ! Vis divinement ! Laisse les vivre, laisse vivre les autres ! C'est lorsque tu auras laissé aux autres la possibilité de vivre ce qu'ils ont envie de vivre, que toi-même tu vas t'accorder par là-même plus de chances de vivre un comportement divin.
Pourquoi ?
C'est simple. Et c'est quelque chose de psychologique uniquement.
Si je m'occupe toujours de ce que fait mon voisin, je vais dire : “tiens, ça ne me plaît pas. Mon voisin fait ceci, non, ça ne me convient pas. Mon voisin fait cela, mmm, il doit être bien mauvais.”
Je ne laisse donc pas mon voisin tranquille, je le persécute par mon jugement et je me place dans une émotion de jugement moi-même, un jugement négatif, un sentiment négatif et automatiquement je me trouve dans un état d'être négatif parce que mon voisin va finir par me faire éprouver un malaise.
Si au contraire, je laisse mon voisin vivre ce qu'il veut faire, ce qu'il veut. Que je ne le juge pas, je sais si cela est bien ou pas bien mais je ne le juge pas donc je ne m'en mêle pas. Je ne regarde pas si cela me convient ou si cela ne me convient pas. Je sais que du point de vue social, c'est utile ou nuisible. Un point c'est tout ! Mais je ne fais pas l'estimation si cela me convient ou si cela ne me convient pas. À ce moment-là, mes énergies sont dans un état intact.
Elles ne sont pas gaspillées à juger l'autre, à se fatiguer à propos de l'autre. Elles ne se sont pas négativées. Elles sont restées elles-mêmes.
En laissant vivre les autres, tu t'accordes à toi-même la possibilité du bonheur.
En laissant vivre les autres, tu t'accordes à toi-même la possibilité du bonheur.
C'est les autres qui te fatiguent, n'est-ce pas ? Puisque tu le dis si souvent. Eh bien pour qu'ils ne te fatiguent plus, laisse-les vivre. Tout simplement lâche !
Qu'est-ce que cela peut te faire, ce que fait ton voisin, ce que devient cette personne ou une autre. Cela n'est pas ton destin !
Si tu veux avoir un comportement réel, au moment où le voisin aura besoin de toi, intervient ! Mais le reste du temps ne t'en mêles pas !
Donc, développe cette grande responsabilité ! Et en même temps que tu vas essayer de la développer, tu vas être amené à concevoir ses différents niveaux.
Les différents niveaux de la responsabilité demeurent sur les différents plans de l'énergie.
Quelle est ma responsabilité vis-à-vis de l'énergie affective ?
Qu'est-ce que aimer ? Comment dois-je aimer ? Quelle est cette énergie ?
Et ainsi, en essayant d'être responsable vis-à-vis de l'énergie d'amour, tu t'aperçois que tu vas devoir philosopher à propos de ce qu'est l'amour. Et tu vas t'apercevoir que, donc, le développement de ta pensée va devoir avoir lieu.
Alors, développe ta pensée à propos de ce qu'est l'amour.
Qu'est-ce que cela veut dire aimer ?
Qu'est-ce que cela veut dire être bon chrétien ?
Fais le choix entre les moments où il faut secourir et les moments où, au contraire, il ne faut jamais intervenir parce que c'est nuire davantage. Et là, tu t'aperçois que la vie devient éminemment initiatique car chaque geste, chaque décision devient un instant initiatique, devient le moment d'un choix. Et ce choix, pour le faire, a besoin de toute ta maturité. Et pour obtenir cette maturité, il faut souvent l'expérience.
Donc, tu t'apercevras que tu vas devoir développer ta pensée à propos de tous les plans de ton existence.
Quelle est la responsabilité vis-à-vis de l'énergie de la pensée ?
Et tu vas te trouver en train de raisonner à propos de ce qu'est la pensée.
Qu'est-ce que la pensée ? Qu'est-ce que cette énergie ? Que dois-je faire avec ? D'où elle vient et où est-ce qu'elle va ?
En développant simplement le concept responsabilité, tu vas soulever en toi tous les voiles de tes différentes énergies. Et chaque jour, tu verras que la vie te propose d'étudier un de ses voiles, l'une de ses énergies. Et chaque jour, la vie va t'apporter la solution. Mais pour lire cette solution, pour la contempler, il faut être observateur. Il faut accepter l'expérience. Et pour accepter l'expérience, il faut être un adulte.
Il faut être Observateur. Il faut accepter l'Expérience. Il faut être un Adulte.
La plupart des disciples ne peuvent pas accepter les expériences, même celles qui sont initiatiques. Parce qu'ils refusent la vie. Ils refusent les problèmes.
Et s'ils ont un problème, ils se demandent quel karma a pu leur tomber sur la tête. Et ils concluent : “Mais moi qui suis si gentil, moi qui n'ai jamais fait de mal à une mouche, Dieu a dû se tromper dans ses comptes ! Mon guide a dû avoir une absence, alors tout ce karma m'est tombé dessus !”
Lorsque tu refuses une expérience ou une épreuve, comme tu dis si facilement, eh bien tu te places dans l'attitude de l'enfant. Alors, l'aspect initiatique de la vie ne peut pas avoir lieu et tu ne peux pas être moulé, travaillé comme une pâte. Il n'est donc pas étonnant que même au bout de 15 ans ou de 20 ans de méditation, tu n'arrives toujours pas à t'établir dans la conscience du centre cardiaque ! Ou que tu n'arrives toujours pas à rencontrer ton Maître, ou à décrocher la plus petite énergie que ce soit !
Accepte ta vie, pour commencer. C'est ça aussi être responsable : accepte ta vie comme elle est !
Accepter sa vie
Alors maintenant, nous allons faire la liste de ce que tu dois accepter, mais non pas comme un fardeau, accepte comme instrument, matière de travail.
D'abord commence par accepter ton corps tel qu'il est.
Car beaucoup de disciples, même s'ils sont remplis de grandes phrases spirituelles, de grandes idéologies, en sont encore à cacher leurs dents, leurs lèvres, leurs grandes oreilles, leurs yeux qui tombent, ou leur nez tordu, ou leur hanche épaisse, ou leurs pieds trops grands.
“Oui d'accord Seigneur, je sais, je sais, il faut être détaché, mais c'est plus facile d'être détaché de soi quand on est beau que quand on est laid.” C'est ce que l'on entend souvent monter du cœur.
Bien sûr ! Au premier coup d'œil cela semble être vrai, si je suis en paix avec moi-même parce que je me trouve beau, je vais pouvoir, parce que je suis en paix, je vais me sentir dans un détachement apparent, mais c'est uniquement parce que je suis en paix avec moi-même. Cela ne veut pas dire que je suis détaché de moi-même, car sitôt que j'imagine que la vie pourrait m'offrir un nez crochu, alors ça ne va plus ! Ça ne va plus du tout !
L'épreuve la plus difficile pour un disciple, c'est l'épreuve physique, mais non pas physique dans le sens : “Jette-toi dans le feu et on verra si tu brûles !” Porte un nez tordu et on verra si tu aimes toujours Dieu ! Porte un nez tordu et on verra si tu es toujours capable de relations tranquilles et libres avec les autres ! Porte un nez tordu et on verra si tu acceptes la Matière !
Beaucoup d'individus ont donc du mal à accepter déjà le Plan Matériel.
Bien sûr, je l'accorde, être beau est une belle expérience. On se sent à l'aise avec son image, on s'aime énormément, on se bichonne, on se montre, on n'a pas peur d'aller dans les lieux publics. Mais cependant, cela ne veut pas dire que l'on s'entend avec soi-même. Cela ne veut pas dire que l'on n'est capable de détachement. Donc, pour le disciple, la première épreuve, l'épreuve physique, sera d'accepter son corps tel qu'il est.
Et toi qui te reproches forcément quelque chose, rappelle-toi bien de ce conseil :
Accepte ton corps tel qu'il est !
Ceci est un acte de responsabilité et de maturité.
Si tu savais à quel point tu es seulement une âme, et non pas une psychologie qui s'aime ou ne s'aime pas, mais si tu savais à quel point tu es une âme, tu ne t'embarrasserais pas à estimer si ton corps est beau ou pas beau, s'il fait de l'effet auprès des autres ou pas. Il ne faut pas tout mélanger !
Bien sûr, la beauté est agréable, mais c'est une récompense, un résultat !
Ce qui ne veut pas dire que toutes les personnes qui sont belles sont récompensées. Il y a des expériences nécessaires et qui souvent, ces expériences-là, proposent de davantage piéger la personnalité plutôt que de libérer l'âme.
Donc lorsque tu auras, par maturité de ton esprit, accepté d'abord ton corps, tu vas ensuite accepter ton destin.
Beaucoup d'individus sont en révolte contre leur destin.
Ils ne sont pas contents d'exister tel qu'ils existent, parce qu'ils ne sont pas grands professeurs, ou parce qu'ils ne sont pas hommes politiques ou femmes d'importances, parce qu'ils n'ont pas les responsabilités souhaitées. Tout le monde préfère être au poste de celui qui commande, mais non pas pour remplir la responsabilité du poste, pour éviter d'être commandé soi-même, tout simplement !
Et c'est pour cela qu'il y a tant de mauvais chefs ! Parce que par le hasard de la vie ou à cause de certaines de leurs capacités, ces individus sont arrivés à des postes de chefs, mais non pas parce qu'ils sont capables d'assumer une responsabilité, simplement parce qu'ils voulaient se dépêcher d'arriver au point où ils ne seraient plus commandés. Et c'est à ce moment-là où l'on s'aperçoit que ce n'est pas la revendication d'une liberté, mais c'est encore une fois la marque de l'égocentrisme. “Moi, je n'obéis à personne. C'est moi qui fais obéir les autres ! Moi, je suis libre !”
Mais ce n'est pas ça la liberté !
La Liberté
La liberté, c'est de faire un travail correctement !
La liberté, c'est d'assumer son poste correctement !
La liberté, c'est d'être utile par son fonctionnement et ainsi de faire circuler les énergies !
Et en faisant circuler les énergies, on se sent bien !
Et si l'on est bien, on se sent libre de tout, absolument de tout !
Le sentiment de liberté n'est pas la possibilité d'action, la possibilité du choix. Le sentiment de liberté est un état uniquement intérieur. Être libéré de soi-même, tout simplement.
Être libéré de ses fausses conceptions.
Être libéré des jougs que l'on s'imagine.
Obéir à un employeur n'est pas une chose si terrible ! Que ferait l'employeur sans vous ? C'est plutôt lui qui vous obéit. Il obéit à votre cadence de travail. Il obéit à votre style de travail. Il doit s'adapter à vos limitations. C'est plutôt lui qui est en pleine obéissance ! Bien sûr, lorsqu'il arrive le matin à 8 heures, il vous donne la matière qui est à travailler, mais ensuite, c'est lui qui vous supporte ! Lorsque donc on réalise ce fait, cette situation, l'employeur quitte son piédestal. Il n'apparaît plus comme le tyran, et un sentiment de travail d'équipe s'installe.
Lorsque l'on prendra l'employeur comme étant, en fait, celui qui distribue la matière et non pas qui oblige à la matière qui est à travailler, l'individu va se sentir appartenir à une équipe de travail. Et lorsque l'on se sent faire partir d'une équipe, il n'y a pas d'esclavage, pas d'obéissance. Ou s'il y a obéissance, c'est dans la victoire qui est à remporter. Et c'est là aussi la grande différence entre les disciples débutants et les disciples avancés.
C'est que le débutant se dit : “Je dois faire ceci pour Dieu, je dois faire cela pour mon âme, je dois, je dois, je dois !” Si bien que lorsque ces gens veulent faire un acte charitable, cela fait partir aussi des obligations : “Ah ! Je dois faire ceci, je dois faire cela !”
Alors que lorsque l'on a une équipe de travail de disciples avancés, ils ne disent pas : je dois ceci ou je dois cela. Ils disent : “Il faut que nous fassions ceci et cela !” Et c'est toute l'équipe qui est concernée. Et l'énergie de travail descend sur le groupe plus comme un enrichissement que comme une obligation. Et chaque individu assume sa part de responsabilité.
Et c'est ainsi qu'un temple marche. Il marche, non pas parce que le maître vient et distribue les tâches : “Tiens tu feras ceci, tiens tu feras cela. N'oublie pas de rappeler à tel disciple, incarné dans tel endroit qu'il doit faire ceci ou cela !” Non ! Chaque individu est suffisamment réveillé et mûr pour assumer sa responsabilité, pour entrer en contact, par le cœur, avec le fruit qui est à former, la victoire qui est à obtenir. Et ainsi chacun s'adapte pour faire de son mieux. C'est ça le Service. Ce n'est pas remplir une fonction, c'est connaître le fruit qui est à développer, et de manière concertée le faire mûrir. Chaque petit soleil devient indispensable parce que ce fruit doit recevoir la Lumière, la chaleur de tous ces soleils.
Le Service, c'est connaître le fruit qui est à développer et de manière concertée le faire mûrir.
Il y a donc, définitivement, deux spiritualités. La spiritualité du disciple débutant et la spiritualité du disciple avancé. Et ce sont deux mondes complètement différents. Et moi j'essaye de faire le pont entre les deux pour que la différence s'estompe pour certains d'entre vous. La différence ne s'estompera pas pour tout le monde, je ne suis pas dupe ! Si j'ai cessé de rêver dans le monde de la Matière ce n'est pas pour commencer à rêver dans le monde de l'Esprit. Je ne suis pas dupe !
Cependant il y a de l'espoir pour certains. De l'espoir dans le sens où la prise de responsabilité est possible, elle est proche ! Et ces hommes sont capables de marcher debout, alors que les autres marchent encore tout accroupis, l'intelligence complètement lovée dans le plexus solaire. Donc, pour certains il y a de l'espoir ! Il y a de l'espoir si tu redresses ton dos et que tu deviens responsable !
Et dans cette prise de responsabilité un autre concept va s'imposer à ton étude. Un concept fort difficile celui-là mais je t'en ai si abondamment parlé que tu peux maintenant m'en parler toi-même.
C'est celui de Dieu.
Dieu
Que fait Dieu pour les hommes ?
Qu'est-ce qu'il attend pour venir nous aider ?
Qu'est-ce qu'il attend pour venir faire la paix ?
Qu'est-ce qu'il attend pour se manifester afin que tout le monde croie en lui parce qu'il devient évident ?
Beaucoup de disciples revendiquent cela. “S'il te plait Seigneur rends-toi évident ! De ce fait même les plus matérialistes croiront en toi et toute la guerre sera finie sur la Terre ! Toutes les dissensions se termineront !” C'est une revendication que nous rencontrons souvent dans le cœur des jeunes disciples.
Je vais te répondre par une chose très simple. C'est que si Dieu est en incarnation pour se régénérer, il ne va donc pas pouvoir se protéger lui-même. Il s'enfonce dans sa propre expérience et s'il peut espérer une protection c'est de la part des autres Dieux qui se sont réveillés avant, avant cette vague de divinités qui est encore dans le sommeil.
Ce qui veut dire que le concept de Dieu, le Dieu que l'on prie, le Dieu que l'on aime, le Dieu Père des hommes devient un concept terriblement difficile !
Est-ce qu'il existe même ?
Je t'envoie la question !
Dépatouille-toi quelques secondes avec cette terrible question ! Va au profond de ta peur intellectuelle ! Va au profond de ton interrogation ! Rencontre ce vide quand tu te dis : “Et si Dieu, Père des hommes, le Dieu que l'on prie, le Dieu de la religion que l'on m'attend à enseigner, auquel je me réfère malgré tout, et si ce Dieu-là n'existait pas ?” !
C'est à ce moment-là que tu te sens avoir terriblement froid dans tout ton être. Et c'est là que je viens te cueillir !
Bien sûr ce Dieu-là n'existe pas ! Mais en même temps puisque tu existes, Il existe.
Il faut savoir donc de quel Dieu est-ce que l'on parle.
Quel est ce Dieu que l'on prie ?
Quel est ce Dieu que l'on est ?
Et quel est ce Dieu du Cosmos ?
Et voilà d'un seul coup trois niveaux à l'interrogation.
Quel est ce Dieu que l'on prie ?
Pour t'expliquer les choses de façon sainte, je te dirai qu'il y a un Dieu personnel que tu peux prier, mais qui n'a rien à voir avec la Divinité Cosmique. C'est un Père, le Père des hommes, et c'est celui que l'on appelle, entre autres, Kumara. Il est responsable, puisqu'il a pleinement développé ce concept, il est responsable de la planète. Il est responsable de la vague de divinités qui s'est incarnée dans la Matière et qui doit obtenir sa révélation. Ce Dieu-là, oui, on peut le considérer comme étant personnel.
On peut imaginer follement le prier, bien que la prière ne soit pas le moyen d'accès à sa personne. C'est par la pureté du cœur que l'on a accès à sa personne.
Il y a le Dieu que l'on peut prier aussi, mais qui, comme je l'ai déjà expliqué, est un Dieu intérieur. Une relation, donc, que l'on déclenche avec sa Divinité intérieure, par le fait que l'on se met dans un réseau de vibrations élevé, en abandonnant les problèmes quotidiens. Ce qui fait que même si l'on prononce des mots tels que “Notre Père qui est aux cieux”, cette prière fait cependant un travail intérieur et vous propulse à l'intérieur de vos propres cieux.
Et puis il y a le Dieu que vous êtes, c'est-à-dire cet Esprit qui est redescendu dans la Matière pour épuiser sa régénération et qui repartira à son niveau cosmique. Ce Dieu-là, pour l'instant, est en voyage, en voyage dans la Matière. On ne peut pas tellement lui parler, il est préoccupé, vous êtes préoccupé.
Et puis il y a le Dieu Cosmos.
Quel est ce Dieu-là donc ?
Il apparaît comme celui que l'on ne pourra jamais atteindre parce qu'il est dans le non-manifesté, comme disent les livres sacrés.
On nous dit que celui-là on ne peut pas lui parler, on ne peut pas le prier, on ne peut pas le rencontrer, qu'il n'existe pas en tant que personne, qu'il est une substance qui se répand dans tout l'Univers et qui, lorsque cet être-là cesse d'être substance, retourne au non-manifesté et donc est inaccessible.
Lorsque tu vas donc pousser très loin le concept de la responsabilité : pourquoi ? Pour qui ? Tu vas te poser la question de Dieu.
Et si tu suis mon développement et que tu étudies ces trois parties, tu vas te calmer très vite. Tu assagiras ta pensée. Et tu cesseras d'être celui qui prie Dieu, un Dieu intervenant. Tu seras, au contraire, celui qui se supplie lui-même pour intervenir, pour créer. Tu es celui qui s'efforcera d'être Dieu pour les plus pauvres que toi, les plus bêtes que toi, pour les plus ignorants que toi.
Tu concluras que si Dieu en fait tel que l'on a imaginé lorsque l'on était enfant, que si ce Dieu-là ne peut pas exister, étant donné que tu es Dieu quand même dans tes altitudes spirituelles, tu vas t'empresser d'offrir la part de Divinité que tu es à l'Humanité qui ne s'est pas encore réveillée. Et c'est ainsi que tu emploieras tout ton temps, non pas à prier Dieu comme s'il y pouvait quelque chose, mais à essayer d'être un Dieu qui va transformer le monde.
Et c'est là où tu rentres, immédiatement, dans l'équipe de travail. Tu appelleras cela l'équipe de Shambhala, l'équipe de la Loge Blanche, peu importe, imagines ce que tu veux ! Mais tu vas immédiatement t'aligner avec cette équipe de travail.
Ce qui fait que le Service que tu recherches tend aujourd'hui, le Service pour lequel tu me supplie : “Je t'en prie, donne-moi un service à remplir, donne-moi un travail pour que je sois utile !”
Mais quel travail veux-tu que je te donne quand tu es encore plongé dans cette grande illusion à propos d'un Dieu intervenant ? Dieu n'est pas intervenant, Dieu est latent !
Kumara fait ce qu'il peut pour te guider, ce Dieu-là personnel fait ce qu'il peut pour te guider. Mais tu es si résistant, si lové sur toi-même, qu'il a beaucoup de mal !
Dieu n'est pas intervenant, sinon le monde aurait changé depuis fort longtemps. Ce sont les Kumaras qui interviennent, les Pères de l'humanité, c'est-à-dire les Seigneurs des planètes, les Seigneurs des galaxies, les Seigneurs des soleils, les Seigneurs des Hiérarchies, eux interviennent. Parce qu'ils sont passés par le développement de cette grande responsabilité et qu'ils ont décidé d'aider, autant qu'ils le peuvent, la vague de divinités qui est encore endormie. Et Dieu sait que chaque fois qu'une vague est passée, une autre arrive ! Donc le travail est infini. Ce sont des vagues incessantes !
Donc si tu veux sortir d'ici en ayant l'impression d'avoir capté quelque chose, compris quelque chose, une matière avec laquelle travailler, rappelle-toi ce concept : Responsabilité.
Dieu n'est pas intervenant, mais latent. Il est moi-même à l'état latent. Et si je veux que le Dieu auquel je croyais avec mon imagination d'enfant, ce Dieu personnel, si je veux que Dieu intervienne, alors je vais devoir intervenir moi-même ! Et c'est en intervenant moi-même que je déclenche les énergies de ce Dieu latent, mon âme, et à ce moment-là, main dans la main, ensemble nous faisons l'effort. Parce que j'aurais sû me réveiller et Le réveiller. Et c'est ainsi que l'on comprend mieux le symbole des deux triangles entrelacés. L'on voit l'énergie de la personnalité faire équipe avec l'énergie de l'âme. Et les deux se connaissent et construisent l'homme parfait !
Mais pour réveiller ce Dieu latent, avoir recours à lui chaque fois que tu auras des épreuves ou des problèmes, il faut réveiller en même temps le soldat qu'est ta personnalité.
D'où la véracité du proverbe : Aide-toi et le Ciel t'aidera !
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que dans la mesure où, par ta maturité, tu auras réussi à tendre un bras, un bras prêt à agir, eh bien le Dieu latent, ton âme, enverra l'autre bras tout autant prêt à agir. Et les deux énergies se complétant, une énergie spirituelle et une énergie active en provenance du Plan Physique, ces deux énergies se complétant, l'on découvre une spirale fantastique qui remonte à son point initial. Qui est le Dieu que tu cherches, le Dieu Cosmos tout simplement.
Donc en spiritualité pour toi il va s'agir non pas de t'instruire énormément, non pas de méditer pendant des heures, non pas de t'efforcer à ceci ou de t'efforcer à cela.
Pour toi il s'agira de concevoir juste, de développer les leviers de l'énergie par des pensées justes, des concepts tels que Responsabilité, Action, Maturité. Et c'est ainsi que tu verras ta pensée se développer autant que ta capacité à agir, à intervenir, et à être Dieu.
Quel est le conseil pratique que je te donne pour ta journée de demain ?
Travailler la Responsabilité
Parce que je viens de te faire un long discours fort sérieux, je ne me suis permis aucun sourire pour une fois, et c'est dans un but bien précis : celui d'absolument faire entrer dans ton esprit la nécessité de ce concept que je ne répèterai pas suffisamment : Responsabilité.
Que vas-tu faire demain ?
Eh bien, demain travaille à ce concept.
Chaque fois que tu vas faire un geste fais-le de façon responsable !
Que ce soit pour étaler du beurre sur une tartine, pour faire ta toilette, pour sortir ton chien, pour répondre à tes enfants, pour écrire une lettre, pour t'endormir, fais-le de façon responsable !
Qu'est-ce que je veux te faire sentir ?
Je veux te faire sentir que Responsabilité et Conscience sont une seule et même chose.
Responsabilité et Conscience sont une seule et même chose.
Si d'un seul coup j'essaye d'être responsable pour chaque geste, je découvre que je m'efforce d'être conscient de chaque geste, éminemment conscient et observateur.
Ce qui fait que si je me rends très responsable, lorsque j'étale mon beurre sur ma tartine, cette tartine que je vais manger, eh bien je découvre que je fais ce geste avec une conscience immense, que sitôt que je prends conscience de cette tartine, cette tartine devient non seulement un élément de nourriture pour mon corps mais aussi pour mon esprit, car elle se remplit de tout le prâna de ma pensée qui s'est ainsi fixé dessus. Et ensuite je peux mieux diriger mon désir.
D'ordinaire, surtout lorsque c'est le dimanche matin, je mange 36 tartines. Parce que cela me rappelle l'enfance, parce qu'il y a l'odeur du café ou du chocolat, parce que les enfants sont à table avec moi ou parce que c'est le seul jour où je n'ai pas de souci, et voilà que je prends plaisir à ces tartines ! Et en même temps, je me déçois énormément parce que à midi j'aurai un ventre très gonflé, je ne pourrai pas manger et apprécier le repas mais je vais le dévorer quand même car c'est dimanche et le dimanche tout est permis. Ce qui veut dire que le soir je vais être fort embarrassé et que je ne pourrai pas suivre mon film à la télé, parce que je serai toute engourdi par ces lourds repas. Et le lundi matin je serai de nouveau tout tracassé, parce que le dimanche aura été un jour où j'aurai absorbé beaucoup de graisse, beaucoup de repas.
Donc, je vais devoir surveiller ces petites tartines, car ces tartines je les retrouve jusqu'au lundi matin dans la grisaille de mon problème digestif. Surveillons donc ces tartines ! D'accord elles m'apportent énormément de plaisir, c'est le dimanche matin, les oiseaux chantent, il fait bon d'être ensemble, c'est le repos, c'est la paix ! Mais si 36 tartines, finalement, me font du mal, comment vais-je pouvoir m'apporter exactement la même jouissance, la même plaisir, la même chaleur avec une seule tartine ? Il faut que je trouve un truc, n'est-ce pas ?
Alors le truc c'est celui-ci :
Si physiquement tu ne te sens bien qu'en mangeant une seule tartine le dimanche matin et que tout ton dimanche en dépend, eh bien mange cette tartine avec responsabilité, avec une immense conscience !
N'écoute pas le bruit de la radio, n'écoute pas les babillages, concentre-toi sur cette tartine ! Loge toute ta conscience à l'intérieur de ton palais, essaye de sentir tous les parfums qui se cachent dans le beurre, dans la croûte du pain, dans la mie du pain. Essaye de déguster ce que tu n'as jamais réussi à déguster jusqu'à présent, le goût le plus caché. Et tu verras qu'en saturant à ce point le sens du goût, tu vas te retrouver rassasié par une seule tartine.
Car ce que demande ton corps en fait, c'est d'avoir son quota de plaisir. Ce n'est pas d'avoir cette grosse quantité de tartine ! Ce que réclame ta conscience, ce que réclame ta psychologie lorsqu'elle s'installe à déguster le petit déjeuner du dimanche matin, ce que cette psychologie réclame, c'est un certain quota de plaisir. Il lui faut donc dans la fourchette, l'amplitude, la vibration du plaisir à un certain degré. Alors tu peux remplir exactement le même degré de plaisir avec une seule tartine. À partir du moment où tu rentres bien dans le jeu, où tu essayes de décoder et d'amplifier par ta conscience ce ressentir.
De la même manière, tu découvres que tu peux ainsi approfondir et déguster n'importe quoi d'autre, même la sexualité.
À partir du moment où tu te rends terriblement conscient dans l'acte d'amour, tu t'aperçois que un seul acte d'amour te suffit. Je ne dirai pas un seul acte pour le mois ou pour l'année, je te laisse le soin de le déterminer toi-même. Tu t'y empresseras de toute manière. Cependant, un seul acte te suffira.
Parce que ta psychologie, ton corps, ton système nerveux, tous ces individus qui sont la somme de toi-même, tous ces individus vont pouvoir obtenir leur part, leur degré, leur amplitude de plaisir.
Le plaisir n'est donc pas quelque chose que l'on doit réprimer systématiquement. “Le plaisir est mauvais, le plaisir est antispirituel.”
Le plaisir doit susciter l'éveil de la conscience !
Beaucoup de disciples là encore veulent corriger la création. Ils se disent : “Mais s'ils n'avaient pas inventé le plaisir, l'initiation serait chose facile. Je n'aurais pas à me priver de sexe et je n'aurais pas des cauchemars en essayant de me priver de sexe. Je n'aurais pas besoin de me priver de tabac ou d'alcool ou de ceci ou de cela ! Ce serait chose facile, Dieu aurait dû inventer cela tout de suite ! Et puisqu'il a besoin de se régénérer, il aurait mieux fait de choisir quelque chose de facile !”
Cela ne pouvait pas être ainsi, cela ne pouvait pas être facile selon le sens que tu accordes à la facilité. Il fallait avant tout que l'homme soit vivant, n'oublie pas ! Et être vivant, ce n'est pas facile. Être vivant cela veut dire que l'on sera sensible, que l'on va être doué d'un immense réseau de perception, que l'on va pouvoir ressentir le chaud, le froid, l'amour, l'amitié, la haine, la peur ! Mais c'est grâce à ces capacités sensibles, c'est grâce à cette perception que l'homme est une âme vivante ! Sinon, c'est une âme morte, qui ne ressent pas, qui ne vit pas ! Et c'est pour cela que, même si c'est au prix de graves erreurs, tous les hommes ont la liberté d'exercer leurs sensations, leurs perceptions.
Être une âme vivante, c'est être une âme sensible, perceptive.
Car il n'y a que par cette perception que l'on pourra intelligenser la vie, que l'on pourra retrouver la conscience, si tu préfères. Je n'aime pas dire ce genre de phrase. Elles ne veulent rien dire, mais cependant, je dois les prononcer pour créer un discours.
Retrouver la conscience. Qu'est-ce que cela veut dire ? Cela ne veut rien dire. Mais pardonne-moi la phrase, sinon mon discours ne peut avoir lieu.
Donc, être une âme vivante, c'est être une âme en état de perception.
Comme cette perception se précipite dans la Matière, cela veut dire que la personnalité elle aussi sera en état de perception. Mais dans la mesure où le degré de conscience, le degré d'éveil n'est pas suffisamment développé, la psychologie, l'homme, aura l'impression de devoir se gaver, se gaver, se gaver d'une multitude de choses afin d'arriver à ressentir la dose de plaisir, donc la dose de perception, dose dont il a besoin pour se sentir vivant, une âme vivante. Et c'est ainsi que l'on voit les jeunes âmes se précipiter dans des abus. C'est ainsi qu'on les voit abuser de l'amour, de l'alcool, du tabac, de la pensée, de l'intellect, de toutes sortes de choses !
Chaque fois que l'on exercera ces choses sans être un Témoin absolu, une conscience qui regarde véritablement ce qui est en train de se faire, eh bien l'on devra doubler la quantité pour arriver au même seuil de perception. C'est logique, c'est absolument logique !
Lorsqu'au contraire je développe ma capacité à être conscient, lorsque je mets le Témoin à sa place, lorsque je me dis : je regarde, je ressens, je contemple et que je rentre dans ce jeu, à ce moment-là je vais très vite dégager de la situation, l'amplitude, le degré exact dont j'ai besoin pour développer ma conscience et me sentir en relation avec la vie.
Chaque fois que tu es boulimique à propos de quelque chose, au lieu d'essayer de contrôler ta boulimie, au lieu de t'efforcer de ne plus penser à ceci, de ne plus faire cela, essaye d'être au contraire terriblement conscient ou consciente de ce que tu es en train de faire, ou de penser ou de déguster. Et ainsi tu verras que en saturant ton corps, ou ta psychologie, ou ton système nerveux, en saturant ta perception, eh bien, non seulement tu vas pouvoir contrôler l'objet de ton désir, mais en plus cet objet, qui jusqu'à présent était condamnable selon ton jugement, devient un support d'illumination.
Et crois-moi, tu peux basculer dans une conscience éminemment cosmique, rien qu'en croquant une pomme ! C'est la vérité ! Et non pas parce qu'il y a une secrète relation entre toi et la pomme, mais parce que tout objet met en éveil une perception. Si cette perception est comme une note portée à son extrême, à son extrême, eh bien cette note déclenche un état de conscience.
Et c'est ce que tu recherches en fait dans la méditation. Tu te saisis d'un objet, qui est par exemple un mantra, une lumière bleue, un état cosmique que tu ne connais même pas, que tu n'as jamais rencontré, mais que tu t'imagines et que tu cherches à trouver. Tu t'empares de cet objet et tu essayes de t'en rendre le plus conscient possible ! Lorsque tu travailles avec un mantra, tu répètes ton mantra et tu essayes de t'en rendre le plus conscient possible. Et c'est par cette conscience obtenue aiguë que tu déclenches un état. Tu me suis, tu es d'accord !
De la même manière si tu emploies une lumière bleue, de la même manière si tu comptes méditer sur l'amour, sur la communion. Mais tu ne sais pas ce qu'est l'amour ou la communion, cependant tu le fixes, la sensation hypothétique de ce que peut être l'amour, tu le fixes en toi, tu en fais l'objet et, hop, tu te concentres là-dessus. Mais il faut savoir que tous les objets, même très physiques, permettent cette même concentration, ce même développement aigu de la conscience et l'aboutissement à un état.
Même si tu écoutes, par exemple, le bruit d'un moteur d'auto. Cela n'est pas gracieux, et si tu vis la chose au quotidien, cela est même ennuyeux, cependant si tu y attaches plus particulièrement ta conscience, si tu essayes d'être absolument témoin de la situation, eh bien ce moteur d'auto va être le révélateur d'un état. Pourquoi ?
Le moteur n'y est pour rien, le bruit n'y est pour rien, le son est désagréable, mais il est révélateur pourquoi ?
Eh bien parce que, un instant, par une forte concentration, tu vas déclencher un état qui ne sera plus concentré sur quoi que ce soit, donc qui sera libéré.
Ce qui veut dire que méditer est un acte plein de contradictions. Je ne peux devenir conscient, je ne peux activer ce Témoin, je ne peux saturer ma perception que si je suis éminemment concentré. Mais en même temps, dès que cette concentration est acquise, elle doit disparaître pour me lâcher dans les champs de l'infini. Car c'est là que demeurent les états de la Conscience, la béatitude. C'est dans un état non centralisé, un état qui ne se repère en rien ni sur rien, qui Est, simplement, et qui plane libre, grand, immense !
Cela veut dire donc que l'espace de liberté est rencontré grâce à une intense concentration. Cette concentration épuise le réseau d'énergies physiques, les énergies mentales, morales, affectives. En les épuisant, ces énergies se trouvent sublimées et la libération de la conscience a lieu.
C'est pourquoi il est si capital de savoir passer par la concentration, bien que la concentration ne soit pas un but en soi. Car si je suis capable de me concentrer pendant deux heures sur un point bleu ou sur une bougie, eh bien je n'aurais pas rencontré Dieu, j'ai rencontré la bougie pendant deux heures, un point c'est tout.
Ce qui va me permettre de basculer dans une communication avec Dieu, c'est qu'à un moment donné, cette concentration par sa consommation aura brûlé toutes les énergies affectives, toutes les énergies mentales, et il ne me reste donc plus que Dieu.
Est-ce que cela veut dire qu'il faut s'entraîner énormément aux exercices de concentration ? Eh bien oui et non.
Oui, dans la mesure où l'on conçoit cet exercice comme un moyen d'épuiser des énergies. Des énergies qui autrement deviendraient des énergies affectives et mentales. Donc, la concentration est bonne si l'on considère cette part de l'exercice.
Mais la concentration n'est plus bonne, si on pense, par la concentration, arriver à un état de communication avec Dieu ou à la béatitude, c'est faux ! La concentration rive la conscience dans un état de contemplation : je contemple ce sur quoi je suis concentré.
Et c'est pour cela que même les noms les plus sacrés, les noms des Dieux que l'on peut repérer dans certains mantras, même ces noms deviennent des obstacles à la communion si l'individu s'attache par trop à ces noms !
Ce qui veut dire qu'en spiritualité il faut être très souple, vois-tu ? Il faut savoir autant se servir des instruments qu'abandonner les instruments. Il faut savoir aussi bien tendre les bras que laisser tomber les bras. Et c'est un comportement paradoxal. Et c'est pour cela que savoir être disciple est quelque chose de très long. C'est quelque chose qui se comprend, quelque chose qui s'étudie, quelque chose qui s'acquiert par l'expérience. Parce que l'on n'arrive pas, comme cela, d'un coup à résoudre ce paradoxe.
“Comment ? Je dois d'une part être actif, m'investir dans l'actif, être concentré, être en état de perception absolu ! Je dois m'informer, m'instruire, construire l'antakarana, monter les énergies ! Et puis d'un seul coup on me dit que, pop !, il ne faut plus s'occuper de rien, que tout cela ne mène pas à Dieu !”
Comment vivre ce paradoxe ?
Il faut beaucoup de maturité pour vivre ce paradoxe.
Mais dès que, dès que la Sagesse, car elle seule permet de vivre ce paradoxe, dès que la Sagesse un peu réveillée vous permet de comprendre le paradoxe, alors vous arrivez à être non seulement un disciple, mais à coup sûr un Maître.
Le Maître et le Paradoxe
Alors le Maître est l'incarnation du grand paradoxe. Il est paradoxal. Et c'est pour cela qu'un Maître est incompréhensible pour l'œil et l'esprit du disciple.
Vivre à côté d'un Maître est un acte douloureux car on ne comprend pas le Maître. Parce que tout ce qu'il fait est paradoxal.
Il va aller sauver une fourmi et il tuera un homme. Quelle logique y a-t-il à cela ?
Il va se sacrifier lui-même, que ce soit sur une croix ou sur autre chose, et en même temps il ne retiendra pas le virus du sida. Allez donc comprendre quelque chose à cela ! Qu'est-ce que cela veut dire ?
Bien sûr cela manque de logique pour l'intelligence concrète, pour l'intelligence du disciple débutant, parce qu'il ne sait pas encore résoudre le paradoxe. Il n'est même pas au courant que ce paradoxe existe.
On lui a tellement fait la leçon en lui disant : “Eh bien, d'un côté il y a le Bon Dieu, de l'autre côté il y a le Diable. Et ceux qui sont méchants sont mangés par le Diable et ceux qui sont gentils sont emportés par le Bon Dieu.” On les a tellement dressés à être de bons chrétiens, de bons musulmans, de bons hindous. D'un seul coup lorsqu'ils se trouvent face à la vie, au mouvement de la planète, au mouvement des civilisations, au mouvement du temps, ils ne comprennent plus rien.
“Mais comment ? Où il est le Dieu si bon, si grand, qui aime ses enfants ? Et pourquoi est-ce que moi après tout je serais le seul idiot à faire des efforts pour être Dieu alors que Dieu s'en fout ? La preuve, dix ans que je prie, dix ans que je médite, toujours pas de résultat, même pas un petit mot dans la boîte aux lettres : "j'ai bien reçu ton télégramme !" Rien ! C'est bien la preuve que Dieu, il s'en fout ! Alors moi aussi !”
Et là est le début de la pensée matérialiste.
“Puisque Dieu n'est pas apparent, puisque Dieu n'intervient pas, Dieu ou s'en fout, ou n'existe pas, ou n'existe plus. Dieu est mort peut-être, qui sait ?”
Lorsque l'on développe une pensée matérialiste, en fait, on commence à développer cette grande responsabilité. Et oui, encore un paradoxe.
“Comment ? Celui qui se révolte même contre Dieu, en fait, serait plus avancé que moi qui aime Dieu !” Eh oui ! Il a décidé de dire non. Non à Dieu. Mais si tu écoutes bien le développement de sa pensée, tu t'aperçois qu'il dit non à un Dieu dont on lui a parlé. Un Dieu intervenant, un Dieu qui aime les hommes, un Dieu qui est là sur son nuage ou à Shambhala, qui regarde tout et qui n'intervient pas. C'est à cette conception de Dieu que le matérialiste dit non. Et dans sa révolte, il a parfaitement raison ! Et il est en train de développer son intelligence plus sûrement que toi. Toi qui as cependant accepté Dieu il y a longtemps.
Qu'est-ce qu'il te reste donc à faire ?
À devenir aussi athée que lui ? Certes pas ! Profite de la foi dont tu es moulé pour aller un peu plus vite que lui. Mais pour aller plus vite que lui, grâce à la foi que tu détiens déjà, n'oublie pas de réveiller ton intelligence. Et qui dit intelligence dit forcément le réveil du doute.
Le Doute
Mais qu'est-ce que le doute ? Mmm ?
Qu'est-ce que le doute ?
Tu en es forcément pétri quoi que tu penses sur Dieu, quelle que soit ta foi pour lui ou ta foi vis-à-vis des maîtres. Tu es forcément pétri d'un certain doute. Car à un moment donné, tu te poses certaines questions et tu les envoies, comme tout autant d'absurdités, dans la création. Cela ne devrait pas exister ! C'est ce que tu te dis.
Donc, tant qu'il y a du doute, il y a de l'intelligence ou du moins il y a le processus de la formation de l'intelligence. Qu'est-ce que le doute ?
Eh bien le doute c'est une autre partie du Témoin.
Ce Témoin dit : “Il y a Dieu, mon cœur le croit, il y a les énergies, mon cœur le sait, il y a la Hiérarchie, mon cœur le sent. Cependant comment vais-je amalgamer tout cela pour que cela soit une sagesse et non pas un abrutissement de ma pensée qui accepte sans savoir ?”
Le doute est le seul élément qui va favoriser la naissance de la sagesse. Mais le doute n'a pas pour principe de mettre les choses en doute.
Par exemple, le doute ne va pas douter à propos de l'existence de Dieu. Si c'est un doute trop négatif, oui il y aboutira. Mais un doute philosophique, le doute du disciple, ne mettra pas en doute l'existence de Dieu ou l'existence des Maîtres ou l'existence du Plan d'évolution. Le doute va chercher à trier, parmi tous les événements, parmi toutes les choses tangibles, il va chercher à trier et trouver les preuves de cette existence.
Donc le doute c'est celui qui doit amener à chercher les preuves de l'existence, sans pour autant douter de Dieu ou renier Dieu. C'est encore une attitude paradoxale.
L'intellect donc est l'endroit où ce paradoxe doit, petit à petit, s'installer, où il doit prendre l'habitude de discuter.
Comment vas-tu te poser en équilibre ? Car il s'agit d'un équilibre lorsque je parle de paradoxe. Comment vas-tu déterminer ton équilibre ?
Puisque tu dois en même temps avoir la foi et en même temps douter, ne serait-ce que pour construire la vraie foi, la bonne foi ! Celle qui t'emporte à coup sûr vers le bon Dieu.
Eh bien tu vas te tenir dans le milieu.
Tu ne vas ni t'enfoncer dans la foi ardente : “Oh Dieu je t'aime !”, ni dans le doute profond : “Si tu veux que je croie en toi, montre-toi et après on discute !”
Tu vas te tenir dans le juste milieu : “Je t'aime et je vais te chercher.”
Je ne lui demande pas de se montrer. Je ne me consume pas d'ardeur non plus pour lui. S'il y a de l'ardeur, c'est dans cette recherche, une recherche qui s'entretient dans le milieu.
Est-ce que cela veut dire que mon cœur va devenir tiède ? Pas du tout ! Je peux très bien être rempli d'amour et débordé de foi. Mais cela ne débouchera jamais sur la croyance religieuse. Ce sera une attitude, tout intérieure, d'amour profond, de certitude profonde, mais non pas de croyance et de dévotion profonde.
Je me tiens donc dans le juste milieu, éprouvant de l'amour pour un Dieu que je ne connais pas encore et cherchant dans la vie toutes les preuves de son existence. Et, surtout, cherchant le moyen d'arranger, d'amalgamer toutes ces preuves de façon à faire un tout cohérent. Et c'est là que j'en viens à l'étude de l'ésotérisme, parce que lorsque j'essaie de trouver dans la vie les preuves de l'existence de Dieu, je dois m'intéresser à l'ésotérisme, sinon je ne trouverai aucune preuve.
Car que me fera le monde ? Le monde m'ouvrira tout simplement son spectacle de désolation et cela n'est pas la preuve de l'existence de Dieu.
Je vais donc devoir aller chercher profondément dans les manifestations de l'énergie, dans l'acte de création.
Qu'est-ce qui fait qu'une rose est une rose ? Qu'est-ce qui fait qu'un mammouth est un mammouth ? Qu'est-ce qui fait qu'un Nordique est un Nordique ? Qu'est-ce qui fait que les Atlantes sont les Atlantes ? Qu'est-ce qui fait que le Soleil est le Soleil ? C'est dans l'étude de ces différents états que je vais, petit à petit, me construire l'entendement pour approcher Dieu.
Cela veut dire que je serai partagé d'une part entre le cœur qui aime et d'autre part l'intelligence qui s'instruit. Et ce n'est qu'en portant ces deux qualités à bout de bras et ces deux qualités à égalité dans le phénomène d'ascension que je peux dire : “Je suis un disciple.”
Je développe mon cœur autant que ma tête.
Si à un moment donné j'abandonne le développement de ma tête, eh bien je ne suis plus un disciple ! Immédiatement je redeviens un dévot, parce qu'il ne me reste plus que le cœur pour aimer Dieu.
Et puis si je laisse tomber le cœur et que je ne développe que ma tête, eh bien je ne suis plus un disciple non plus de la Hiérarchie. Je redeviens un intellectuel. Un occultiste raté, un ésotériste raté, un franc-maçon raté, un rosicrucien raté, où il n'y a que la tête qui fonctionne.
Je dois porter bout à bout ces deux qualités : la tête et le cœur ensemble. Et l'un et l'autre s'enrichissent et permettent, par cet enrichissement, de résoudre le paradoxe : le chaud, le froid, le noir, le blanc, l'action, l'inaction, concentration, libération. Tout me devient d'un seul coup apparent.
Allez, nous allons laisser là la philosophie, et nous allons reprendre un peu le cours de la vie.
Ensuite je te quitterai.
Qu'est-ce que cela représente pour toi concrètement ?
Bien cela représente que ton action, dès demain, va se situer au niveau de ta capacité à être conscient.
Être conscient
Dans un premier temps, essaye de te saturer de conscience, ne serait-ce que pour ton propre plaisir. Pour vraiment ressentir le goût de la pomme, le goût de la tartine au beurre, le goût de la sexualité, le goût de la promenade, le parfum des fleurs, etc. Puis, plus tard, concentre-toi toujours autant, mais pour te servir de tous ces objets en tant que rampes de lancement de la Conscience.
Donc, par une extrême concentration, permette l'échappée dans la plénitude, dans la béatitude.
Lorsque tu auras eu une seule expérience, tu ne pourras plus t'en passer, et tu verras qu'aboutir à cette expérience est chose facile !
Tu veux souvent que je t'indique comment méditer, comment prier, comment penser. Eh bien, je te donne cet exercice. Il est plus un amusement qu'un exercice. Et je veux d'ailleurs que tous mes conseils, tu les prennes comme des amusements. Car je sais que je ne veux pas instruire, je veux m'amuser avec toi ! C'est pour cela que je te défais, pour te refaire ensuite ! Et si tu te laisses faire, alors tu te sens bien ! Mais si tu résistes, tu te sens mal !
Alors voici mon conseil :
Exercice de Concentration
Dès demain, lorsque tu es par exemple en méditation, essaye intensément de fixer ton attention sur un point dans ton corps, n'importe lequel.
Un point que tu fais par exemple par pression du doigt, ou par quelque chose d'autocolant que tu fixes et qui te permettra de repérer sans arrêt la partie, que ce soit au bout du doigt, sur la main, sur les épaules, sur le front, sur la cuisse, n'importe où ! Fais un repère sensitif sur ton corps et fixe toute ton attention là-dessus.
C'est loin d'être un travail sur les chakras, n'est-ce pas ? Mais c'est parce que je veux t'amener à une découverte, à une réalité que je te décentralise des chakras.
Ça suffit ton histoire avec les chakras ! Et comment ouvrir celui-ci et comment fermer celui-là ? Ouvre ta conscience et tous les chakras seront ouverts ! Ferme ta conscience et ils seront tout fermés. C'est aussi simple ! Je vais te montrer à quel point le chakra n'y peut rien.
Fais un point sur ta cuisse, colle quelque chose sur ta cuisse de façon à ressentir ce point pendant un petit moment et fixe toute ton attention là-dessus. Et tu verras que si tu t'y efforces absolument, si tu t'y efforces correctement, ta conscience, à un moment donné, va complètement s'échapper, exploser comme dans un champ d'étoiles.
Ce sera la preuve que tu auras franchi le mur du son de la Conscience. La concentration c'est comme un avion qui va passer le mur du son. La concentration fait donc accélérer l'énergie, la consume et la déploie ensuite dans un magnifique état intérieur. C'est le mur du son ! Et tu verras toutes ces étincelles désordonnées, virevolter dans ta tête !
Et lorsque tu auras fait plusieurs fois cette expérience, alors tu n'auras même plus envie de méditer sur les chakras, ni de répéter un mantra, ni d'aller dans un monastère pour y découvrir la Paix Suprême ! À chaque pas de ta vie, tu découvriras, non seulement un état intérieur, mais la communion avec tout ce qui t'entoure, avec les cailloux, avec les hommes, avec les étoiles ! Et tu vivras une jonction extraordinaire du Cosmos et de la Terre, de ta personnalité et de ta Monade. Plus rien aura de séparation ! Tu seras Tout et tu seras Toi en même temps.
Mais il faut d'abord franchir le mur du son. Et ce mur du son c'est par cette concentration.
Maintenant, comment est-ce que l'on va établir cette concentration ?
Parce que sitôt que je dis mur du son, j'implique ou je construis un concept de vitesse, un concept de force et je vais voir plein d'individus se concentrer comme s'il s'agissait de soulever un poids. Bien sûr, il ne s'agit pas de cela. La concentration se fait par un effort qui sera uniquement mental, et non pas comme si je devais développer une poussée, une poussée mentale, mais comme si, au contraire, je devais savoir exclure tout le reste.
Donc il s'agit dans la concentration d'un travail de balayage plutôt que d'un travail de fixation sur un point. La conscience, donc, va essayer de balayer tout ce qui viendra perturber.
Ce qui fait que dans ton exercice de concentration, plutôt que de penser à ce point que tu sentiras sur ta cuisse, tu te verras plutôt occupé à chasser les idées qui vont venir. Et tout occupé que tu seras à chasser ces idées, tu croiras que, donc, tu n'es pas en concentration. Mais je te rassure, ceci fait partie du travail de concentration !
Comment chasser ces pensées qui viennent, ces sensations, ces sentiments, ces souvenirs ?
Dans un premier temps, tu vas les regarder passer comme des passants qui passent. Tu en prends connaissance tout en te rappelant l'existence de ton point sur ta cuisse. Et tu verras à quel point il est difficile d'être conscient de deux choses en même temps : ton point et ta pensée qui passe. Il faudra faire un choix automatiquement.
Ce choix ce n'est pas toi qui le fera de manière intentionnelle. C'est ta responsabilité. Dès le début, tu auras mis comme information dans ton esprit : “Je veux réussir, je veux sentir ce point.” C'est ta responsabilité qui te conduira malgré toi à l'exclusion de tout le reste.
Donc tu vas laisser passer ces idées, ces images, ces souvenirs, mais cela ne veut pas dire que tu dois t'attarder dans la contemplation de ces choses qui passent. À peine ces choses sont sorties, tu dois les balayer.
C'est donc un petit effort qui est à faire.
Et s'il y a harcèlement de la même pensée, alors il vaut mieux que tu passes à quelque chose de physique, à un exercice physique. Alors, tu laisses ta fixation, fixation sur le point de la cuisse, et tu vas te mettre debout et, par exemple, courir sur place ou faire un mouvement de danse ou secouer ton corps. N'importe quoi du moment que cette énergie qui te harcèle, du moment que cette énergie s'en va. Puis, lorsqu'il te semble que l'énergie est partie, tu reprends la concentration sur le point, et tu verras à quel point tu y arriveras cette fois-ci.
Chaque fois que quelque chose te harcèle, c'est que l'énergie de la chose est puissante. Une chose n'a de pouvoir que si cette chose est alimentée par une forte énergie. Cette énergie, bien sûr, c'est toi qui l'a donnée.
Si tu te souviens par exemple régulièrement d'un plaisir que tu aimes ressentir, c'est parce que tu nourris ce plaisir, bien sûr ! Donc le rappel de ce plaisir va venir te harceler durant la méditation. Pour évacuer ce souvenir, il ne faudra pas contrôler ta pensée. La pensée n'est que le champ dans lequel cette idée se développe. Il faudra épuiser l'énergie de l'idée.
Donc, de temps en temps, tu peux avoir recours à quelque chose de physique.
C'est pour cela que tous ceux qui ont des difficultés en méditation doivent plutôt commencer systématiquement chaque méditation par un exercice physique.
Soit un exercice d'absouplissement que l'on jugera comme étant tout à fait de la gymnastique, soit quelques mouvements de danse, soit une petite course sur place pour bien évacuer les énergies. Et ensuite, tu verras que tu peux t'installer plus facilement dans la méditation.
Lorsque tu te trouves à l'intérieur de la méditation, dans ce travail de concentration, puisqu'à ce moment-là tu t'y trouves en paix, alors tu peux diriger ta méditation et c'est là que tu deviens le disciple avancé.
Diriger sa méditation
Le disciple débutant n'est pas capable de diriger sa méditation. Il la subit. Il subit les idées qui viennent, les souvenirs qui viennent, les sentiments qui affleurent et il essaye de contrôler tout ça. Il se fracasse et il n'arrive à rien.
Pour contrôler ta méditation, d'une part tu auras dû passer par l'évacuation des énergies dont j'ai parlé, et ensuite il te faudra empoigner cette énergie rendue libre et neutre pour l'envoyer quelque part. Et c'est là où tu pourras travailler sur un chakra - chose qui te tente tant aujourd'hui et qui est impossible à faire tant que tu n'as pas évacué les énergies annexes, les troubles-fêtes. Impossible de travailler sur un chakra ! Tu te fixes sur ton chakra cardiaque et voilà que passe un souvenir, un sentiment. Il n'y a donc pas de résultat possible.
Tandis que si tu as bien préparé cette méditation - et la préparation peut durer des semaines, des mois, des années ! Il ne faut pas avoir peur, il ne faut pas se décourager ! - lorsque tu as bien préparé cette méditation, à ce moment-là, d'un seul coup, l'énergie te semble disponible et elle peut t'obéir.
Et c'est là que tu la fixes complètement dans le chakra cardiaque. Et en y étant fixé, c'est là qu'elle déclenche en toi la béatitude, par exemple, ou bien qu'elle te fait sortir de ton corps pour aller visiter Shambhala, ou pour rencontrer enfin ton Maître ! Parce que tu auras eu l'énergie pour aller jusqu'à cet endroit-là, jusque vers cet être.
Pour l'instant tu n'as aucune énergie pour aller où que ce soit, vers qui que ce soit. Puisque ton énergie est complètement torpillée, gaspillée par toutes ces activités annexes.
Donc, lorsque tu veux te développer en spiritualité, dans un premier effort, tu dois avoir les conceptions justes. Dans un deuxième effort, tu dois brûler les énergies ennuyeuses, annexes, perturbantes.
Puis, tu dois saisir l'énergie ainsi dégagée, nettoyée, tu dois la saisir et la diriger vers ton centre de cœur - ce qui est le plus accessible pour la période actuelle - ou vers le centre de la tête. Et accepte ce qui viendra, et accepte aussi qu'il ne vienne rien !
Et puis, il faut que tu exorcises ce concept, le concept "spiritualité".
Exorciser l'idéologie "spiritualité"
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Voilà que l'on emploie des grands mots maintenant ! “Je veux être spirituel !”, mais qu'est-ce que cela veut dire ?
Tu es déjà de l'Esprit. Tu es déjà l'Esprit Divin. Donc, pourquoi te construire une idéologie qui va s'appeler spiritualité ? “Je veux être spirituel !” C'est ceux qui veulent le plus être spirituel, qui le sont le moins.
C'est ceux qui veulent le plus être spirituel, qui le sont le moins.
Pourquoi ?
Parce que le but, ou la fonction, ou la conséquence inévitable de toute idéologie, c'est de détourner l'individu du but même de l'idéologie. Eh oui ! Et c'est comme cela que l'on voit les gens très religieux, très dévots, être les moins bons chrétiens, donc les plus grands fanatiques.
Parce que toute idéologie détourne l'énergie de son but. Je dépense cette énergie à croire dans mon idéologie et dans cette idéologie, et donc je ne l'ai plus pour être. C'est inévitable ! C'est quelque chose de presque mécanique, je dirais.
C'est ce qui explique que les gens qui ont sans arrêt le mot "Dieu" à la bouche sont les moins gentils du monde, les plus terroristes, les plus fanatiques...
Donc je vous en supplie : oubliez Dieu ! Oubliez la spiritualité ! Soyez de braves gens tout simplement ! Et c'est en essayant d'être de braves gens, authentiques et responsables, qu'à coup sûr, vous allez être Dieu et rencontrer Dieu.
Dépouillez-vous de toute idéologie ! C'est ça le Diable, en fait.
Le Diable
Qui est le Diable ?
Allez, répondez-moi un peu !
Qui est le Diable ?
Qu'est-ce que c'est que le Diable ?
On me lancera la Matière, l'ignorance, l'enchaînement, bien sûr, bien sûr ! C'est la conscience concrète, qui pensera ces choses... Mais pour moi, voyez-vous, pour moi le Diable n'est rien d'autre que l'intellect.
Un intellect qui va se fixer sur quelque chose et qui ne démordra pas.
Un intellect qui va s'emparer d'une idéologie et qui n'en démordra pas, et qui fera tout pour que cette idéologie existe, même si cette existence reniera l'idéologie.
C'est la conviction, c'est la croyance, la croyance de l'intellect, la conviction de l'intellect, qui font de l'homme un homme diabolique capable de toutes les tortures !
Je crois, par exemple, dans le pouvoir de l'argent, c'est ma conviction ! Eh bien je vais devenir diabolique parce que je vais être capable d'exploiter mes employés ou je vais escroquer l'humanité, parce que je crois. Mon intellect s'est fixé sur cette valeur.
Et puis si je prends quelque chose de plus Divin comme par exemple une religion, je fixe mon intellect sur l'idéologie de la religion X ou Y, eh bien je vais être capable, pour que cette idéologie règne, de massacrer n'importe qui et de la contredire cette idéologie !
Alors ne vous enfoncez pas dans la contradiction en fixant votre intellect sur quelque chose, en fixant votre intellect sur le but d'être spirituel, sur le but d'obtenir l'initiation. Vous la louperez, c'est certain ! Vous ne la rencontrerez jamais ! Ne soyez fixé sur quoi que ce soit dans la vie, même pas sur votre propre réussite !
Ne soyez fixé sur quoi que ce soit dans la vie, même pas sur votre propre réussite !
Si vous n'êtes pas fixé, vous arriverez à remplir tous les devoirs et à réussir, parce que vous serez devenu un peu comme les enfants. Simple comme les enfants, comme disait Jésus.
Simple comme les enfants
C'est lorsque l'intellect ne se polarise plus sur quelque chose que la simplicité ou la pureté enfantine peut revenir. Et par cette pureté enfantine, la capacité d'être responsable.
L'enfant ne se demande pas si Dieu existe. Ce n'est qu'en entendant les grands parler qu'il demande. Mais l'enfant ne se pose pas la question, il essaye simplement d'améliorer son entourage, son environnement.
On le voit faire au niveau de l'amusement par exemple.
Pour la poupée, la petite fille essaye de construire une maison. Pour la voiture, le petit garçon construit un garage, des routes et l'on voit ainsi toute l'imagination, toute la capacité créatrice qui essaye de modeler l'environnement. Et il n'est qu'un enfant et il le réussit mieux que l'adulte.
Chez l'adulte, il y a toujours cette capacité de redevenir l'enfant, mais il faut que l'intellect ne se fixe plus sur quoi que ce soit. Et ainsi, il devient un grand acte de liberté.
Je peux aimer Dieu et je ne conditionne pas Dieu.
C'est sitôt que je le conditionne, que je m'écroule dans l'idéologie, je fais une religion mais je ne fais plus rien de spirituel.
J'aime Dieu mais je ne conditionne pas Dieu.
Ce qui veut dire que vis-à-vis de moi-même, le geste sera le même. Pour m'aimer moi-même, pour être en paix avec moi-même, je vais devoir ne pas me conditionner.
Essayez de faire toutes ces choses !
Non pas parce que j'aurais su vous convaincre. Non pas parce que je vous dis : c'est la vérité, c'est comme cela qu'il faut faire pour réveiller tel état de conscience. Mais simplement par jeu, pour voir un peu si l'expérience marche.
Car si vous vous fixez sur ma parole, mmm, de nouveau voilà une erreur ! Et ma parole ne pourra porter aucun fruit. Si tu te fixes dessus, la parole est déjà morte !
Fais les choses en t'amusant !
Que j'existe pour toi ou que je n'existe pas, que j'ai raison ou que j'ai tort, fais les choses pour t'amuser !
Et c'est en découvrant cette chose par le jeu, qu'en fait tu seras libre d'accepter le résultat.
Car beaucoup d'individus ne peuvent pas accepter le résultat ou la révélation d'une expérience, parce qu'ils ont déjà conditionné le fruit de l'expérience. Ils ont tellement l'intellect fixé sur ce qu'est Dieu, sur ce qu'est l'initiation, sur ce qu'est l'énergie, sur ce que sont les chakras. Qu'au moment où il y a l'expérience, ils refusent le résultat, parce que c'est très différent de ce qu'ils ont imaginé.
Tandis que si tu t'amuses avec la spiritualité, à ce moment-là tu accepteras tous ses fruits !
Car vois-tu, ce que tu découvriras par le cœur est fort différent de ce que tu peux imaginer par la tête, même s'il faut cependant développer la tête. Alors amuse-toi ! Et ne pense plus à ces concepts fort sérieux de spiritualité, cela ne veut rien dire !
Ou tout est Esprit, ou rien n'est Esprit !
Ou tout est spiritualité, où rien n'est spiritualité !
Si la vie est une unité, c'est bien parce que la spiritualité existe partout, même dans ce qui te semble aujourd'hui le contraire. Mais en développant ta raison, en développant ta sagesse, tu résoudras ce paradoxe dont je t'ai parlé. Et le contraire deviendra le révélateur et non plus un adversaire.
Ne t'intéresse pas à propos de ma nature. Bien sûr tu peux te poser mille questions ! Pourquoi est-ce que je parle comme cela ? Pourquoi est-ce que je contredis tant de choses ? Pourquoi est-ce que je les casse pour ensuite les remonter ? Qui je suis pour me permettre ces choses ?
Je ne parle pas depuis une autorité que l'on m'a donnée ou que je me suis donné moi-même. Il n'y a aucune autorité. Il y a quelqu'un qui sait et quelqu'un qui ne sait pas. Il n'existe pas le droit de parler ou le droit de se taire. Il y a la possibilité de dire ou l'impossibilité d'expliquer quoi que ce soit.
Alors si j'ai compris quelque chose dans la vie et la vie de l'Esprit, si j'ai compris quelque chose, c'est grâce à mes expériences, c'est grâce à mes propres erreurs, c'est grâce à mon labeur acharné, c'est grâce à cette volonté, dont nous avons parlé tout à l'heure et pour laquelle tu t'inquiétais tant. C'est ensuite un peu de cette volonté que j'essaie de te transmettre. Mais non pas en t'expliquant ce qu'est Dieu, ce qu'est le monde, ce que sont les chakras, mais en essayant de te dépouiller de tout ce qui torpille et gaspille cette grande volonté qui est en toi !
Je ne suis donc pas un instructeur, je suis tout au plus un jardinier, vois-tu ? Et j'adore cultiver les belles fleurs, les belles âmes !
L'instructeur lui fait son travail, j'essaye de l'assister autant que je peux, mais pour chaque parole que l'instructeur émet, que l'instructeur essaye d'ensemencer, il faut dix jardiniers pour l'entretenir, pour la veiller, pour la couver, pour la soigner...
Accepte donc que les jardiniers fassent leur part de travail, même si de temps en temps, cela paraît un peu cruel puisqu'il faut arracher des feuilles fanées, arracher des herbes qui ont mal poussé. C'est ça le travail du jardinier !
Tandis que l'Instructeur, Lui, il te couronne. Au moment où tu auras bien poussé, c'est Lui que tu vas rencontrer.
L'Instructeur
Alors tu l'appelles Christ, tu l'appelles aussi l'imam Mahdi, peu importe ! Nous nous le considérons comme étant l'Instructeur du Monde.
L'Instructeur, mais en quel sens ?
Non pas parce qu'il va te livrer tous les secrets de la Terre, mais parce qu'il va te livrer une seule Parole.
Celle que tu cherches tant et que tu dis avoir perdu, n'est-ce pas ?
Car toute la sagesse, toute l'instruction du monde se trouve dans cette Parole. Et cette Parole est une clef.
La clef de quoi ?
La clef de tous les livres qu'il y a dans Shambhala ou dans la mémoire Akashique, comme tu dis aussi.
La Parole est une clef. Par cette clef, tu vas voir dans tous les livres et, par la simple lecture, tu t'instruis.
Bon nombre d'initiés ont fait cela déjà avant toi. Ils ne t'ont pas dit que pour faire cela, ils avaient reçu la Parole. Mais il n'y a qu'en recevant la Parole. Et cette Parole, c'est l'Instructeur qui la donne. Il ne prononce donc qu'un seul mot. Tandis que les jardiniers chantent de longues chansons, de longues litanies, pour expliquer aux petites fleurs comment pousser, comment se développer. Tout ce que je dis donc n'est pas de l'instruction, n'est pas la Vérité. Car la seule Vérité, c'est au moment où tu recevras La Parole. Car elle seule existe.
Au commencement était le Verbe !
On n'a pas dit au commencement étaient les dialogues, les discours.
Au commencement était le Verbe.
Mais avant de retrouver le Verbe, eh bien il y a moi qui parle beaucoup et d'autres qui parlent avec moi. Je tolère ce fait, tu tolères ce fait. Et ensemble nous nous amusons un peu !
Mais maintenant je te laisse retourner à ta vie, en espérant que ce discours philosophique ne t'aura pas trop ennuyé, puisqu'aujourd'hui je n'ai pas eu recours au rire.
Je te salue.
(Date de la conférence : 17 11 1990)
02-12-25 16:16