🔥 Conférence 114

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Conférence 114

Question

Nous avons une question aujourd'hui à savoir, comment agir face aux personnes qui sont contre la notion de Nouvel Âge ?

Réponse

Je vous souhaite la bienvenue à tous pour ce nouveau dialogue et j'y tiens énormément puisque je le répète à chaque fois.

J'attends de tous ceux qui me prêtent leur oreille, qu'ils me prêtent aussi leur cœur, de façon à ce que je n'ai pas fait simplement que discuter, distribuer de belles idées ou une haute morale, de façon à ce que aussi une certaine énergie ait pu envahir leur vie. Parce qu'en fait chaque fois que l'on parle, que ce soit moi lorsque je parle, que ce soit vous lorsque vous parlez, que ce soit un enfant lorsqu'il vous parle, la valeur du mot réside dans un premier temps dans l'idée qui est exprimée, une idée qui plaît ou une idée qui est blessante. Et dans un second temps, toute la magie du mot demeure dans l'attitude, dans l'attitude de celui qui la prononce et dans l'attitude de celui qui reçoit la parole.

Ce qui fait qu'à moins que je sois un magicien et que je sois capable de produire des mots et des sons qui en eux-mêmes déjà comportent une certaine énergie et qui vous oblige à recevoir cette énergie, comme je ne produis rien qui soit imposé à vous, il faut donc que nous soyons deux pour que la magie s'opère.

En fait, le mot que je peux dire est dénué de sens, autant que dénué d'énergie, mais si je le dis avec intention, si je le dis avec amour, si je le dis avec une certaine idéalisation, si vous vous recevez ce mot avec un certain amour, avec une certaine attention et avec la même idéalisation, à ce moment-là, la magie du mot est déclenchée.

En fait, quand deux esprits se rencontrent, par l'union que permettent les mots, les hommes s'initient les uns les autres. Et c'est ainsi que les parents arrivent à initier leurs enfants à l'éducation, par exemple. C'est ainsi qu'un professeur arrive à initier son élève au concept philosophique ou tout simplement à la science qu'il distribue. Et c'est ainsi que le guide opère dans les premières heures avec son disciple.

Plus tard, lorsqu'il s'agit du rapport du Maître et du disciple, ce rapport-là est assez différent, car véritablement le mot contient l'énergie. Mais si cela paraît beaucoup plus valable, si cela paraît envieux comme situation, en fait, la situation ne permet plus aucune liberté. À partir du moment où le Maître ou un grand initié met de l'énergie dans le mot ou dans la parole ou dans l'idée, et qu'il envoie cette idée ou cette parole dans la vie ou dans un chakra de son disciple, le disciple ne peut plus rien faire d'autre que d'exécuter, en fait, ce que l'idée ou le mot contiennent.

Chaque fois qu'un individu charge le mot d'une énergie, il en fait en fait un ordre, il en fait une magie et automatiquement le verbe va chercher accomplissement. Ce qui fait que l'homme qui reçoit le mot devient esclave du mot et il est obligé d'être l'endroit où cet accomplissement aura lieu.

C'est pourquoi je me garde bien de mettre de l'énergie dans mes mots, car de ce fait je vous obligerai à penser ce que je crois, ce que j'ai découvert, je vous obligerai à devenir ce que moi je suis et ce que je vous raconte que je suis. Or il se trouve que vous avez toute liberté face à moi, ce qui fait que je ne mets pas d'énergie. Mais pour qu'une certaine énergie règne quand même entre nous, c'est l'osmose de nos cœurs qui va permettre cette alchimie.

C'est pourquoi je tiens toujours absolument à l'ouverture du cœur et pas simplement à l'intérêt des oreilles.

Venons-en donc au sujet qui est proposé, le Nouvel Âge.

Le Nouvel Âge

Qu'est-ce que le Nouvel Âge d'abord ?

Comment le proposer ? Est-ce qu'il faut en parler ? Comment en parler ? Qu'est-ce que cela veut dire que d'en parler ?

Beaucoup d'individus pourraient m'identifier à la vague du Nouvel Âge et par exemple conclure que si j'ai pris responsabilité de discuter avec vous, c'est parce que cela fait partie d'un âge d'extériorisation, cela fait partie des vagues du Nouvel Âge. En fait, il faut savoir que le Nouvel Âge n'a rien à voir ni avec moi, ni avec ma responsabilité, ni avec l'effort que je tente de faire. Ce qui ne veut pas dire que je renie l'aspect valable du Nouvel Âge ou l'effort du Nouvel Âge. Simplement, il faut regarder les choses côté pile et côté face.

Le côté intéressant dans tout ce qui se passe actuellement, c'est que certaines instructions, certains renseignements deviennent beaucoup plus accessibles. Pour certaines personnes, avoir accès à cet enseignement, à ces informations, aurait réclamé beaucoup plus de temps, beaucoup plus d'efforts. Donc, beaucoup plus de risques auraient été présents chaque fois, à chaque choix, à chaque croisement.

Aujourd'hui, largement, les choses sont dispensées, ce qui ne veut pas dire que ces choses soient les plus valables ou qu'elles soient véritablement telles qu'elles sont exprimées. Tout effort, en fait, d'instruction est un effort d'entraînement, un effort pour sortir un individu d'un rêve épais. Ce qui ne veut pas dire que la vérité ou les indications qu'on lui propose sont des vérités en elles-mêmes, des certitudes.

Ce que je veux dire c'est qu'en fait, toutes les instructions du Nouvel Âge, tous les sujets du Nouvel Âge ne sont pas des références pour établir votre foi, votre nouvelle croyance ou un nouveau comportement moral, social et religieux. On peut dire que le Nouvel Âge en fait n'a jamais quitté la Terre. Il y a toujours eu des groupes d'hommes qui ont su se trouver, qui ont su se réunir pour partager des informations, partager des expériences, c'est certain. Même si l'on fait référence à des temps reculés, ces groupes d'hommes existaient quand même. Aujourd'hui, il semble que quelque chose de nouveau existe parce qu'on peut en parler plus librement, alors qu'avant, même si exactement le même nombre de personnes en parlaient avant, il fallait se cacher, cela comportait un certain danger.

Cependant, il faut savoir que le nombre d'individus intéressés réellement à la spiritualité, à la vérité, ce nombre est toujours à peu près le même ! Je ne veux pas dire qu'il est invariable et qu'il concerne toujours les mêmes personnes, pas du tout ! Mais je dirais que la proportion de gens éveillés, la proportion de gens sortis du rêve, la proportion de gens ayant suffisamment développé leur intelligence et leur cœur, cette proportion-là est toujours à peu près la même d'époque en époque.

Pourquoi ?

Non pas parce que c'est une fatalité, mais simplement parce que lorsqu'un certain nombre de leçons ont été apprises, eh bien, les individus ne reviennent pas à s'incarner aussi souvent, ils peuvent rester dans leur patrie, ils peuvent rester dans leur temple pendant plusieurs siècles. Ce qui fait qu'il existe beaucoup plus de disciples dans le Ciel, pour simplifier mes expressions, que sur la Terre, c'est donc tout à fait normal. Le profil de la Terre comporte donc toujours la même proportion d'êtres éveillés en incarnation par rapport aux êtres endormis en incarnation.

Cependant, ce qui est intéressant dans le Nouvel Âge, c'est qu'il permet une grande liberté de discussion, même si c'est en fait pour discuter de choses que l'on ne peut ni vérifier, ni affirmer, ni expérimenter et que très souvent l'on discute même maladroitement. On peut en tout cas en discuter en liberté. De cette manière-là, et c'est ce qui nous intéresse, c'est notre projet, de cette manière-là, nous espérons que, peu à peu, certaines certitudes de la philosophie, certains concepts pourront s'infiltrer dans la culture générale du pays et surtout de l'Occident.

Lorsque des concepts philosophiques passent dans la culture générale d'un pays, automatiquement il y a élévation morale du pays.

Lorsque je dis qu'il est intéressant qu'il y ait ces infiltrations, ce n'est pas pour que la spiritualité soit connue de tous et que tout le monde devienne spirituel. La vraie spiritualité n'intéressera toujours que le petit nombre qui est réveillé.

Notre effort se porte plus précisément à faire de l'homme qui est encore endormi, même s'il est endormi, un être qui va pouvoir vivre avec une haute dignité, une haute moralité et donc découvrir un bonheur de vivre et un confort pour vivre. Car c'est vrai que même si l'on est peu développé spirituellement, même si l'on est endormi, il est beaucoup plus agréable de vivre dans le confort, le bien-être et la sécurité plutôt que de vivre dans la misère, dans l'égoïsme et dans la guerre !

Donc il est important que le Nouvel Âge, non pas apporte la spiritualité dans le monde, ce n'est pas notre but, parce qu'en fait le Nouvel Âge n'enseigne que des choses très vaguement spirituelles. Je suis au regret de le dire ! Ce sont des ébauches. Mais ce qui est intéressant c'est que dans le phénomène il y a vulgarisation et par cette vulgarisation, nous espérons entrer de certains principes dans la culture générale. Et ainsi une société meilleure pourra avoir lieu et ainsi celui qui est spirituel, qui est réveillé pourra un peu mieux vivre sa dimension spirituelle sans se cacher, sans devoir dire les choses à demi mots, sans se cacher pour faire sa méditation, etc.

Société

Chaque fois que l'on peut introduire dans une culture générale une donnée qui vient du monde spirituel, cela devient presque un fait politique, toutes la société s'organisent autour de cela. Ce qui fait que petit à petit, on voit les valeurs passées du monde purement spirituel au monde purement politique. Ainsi par exemple la notion de liberté et d'égalité lorsque l'on remonte dans les civilisations d'autrefois, ce concept-là était purement un concept spirituel. On n'attendait pas à le voir en action dans la société, au niveau social, au niveau de l'école et à tout ce qui concerne la vie publique. C'était quelque chose qui était vécu comme un concept philosophique à l'intérieur du temple.

Petit à petit, le concept a fait son chemin, parce qu'il a pu être vulgarisé, parce que la masse a été préparée aussi à recevoir ce concept. Donc le concept est passé dans le fonctionnement politique, ce qui fait qu'aujourd'hui on parle de liberté et d'égalité sans que l'on soit pour autant spirituel ou réveillé à la Conscience Divine. On en parle parce que l'on sait que cela fait partie de la dignité humaine et de la vérité du destin de l'homme.

Ainsi, lorsque petit à petit on dilate la société, sans la forcer, sans l'obliger à devenir spirituel, mais simplement en lui apportant des données chaque fois plus libératrices, lorsque l'on dilate une société, eh bien, la société devient l'endroit où, de plus en plus, on a de chances de devenir spirituel.

Si par exemple on imagine une société où l'on s'entraide volontiers, où l'on sait véritablement éduquer les enfants, où l'on sait prendre soin des adultes qui ont des problèmes, on sait les aiguiller pour trouver leur épanouissement, leur profession, eh bien, on s'apercevrait qu'une grande part de l'agressivité générale disparaîtra, une grande part des crimes disparaîtraient, le recours à la drogue n'existerait plus, l'alcool n'intéresserait plus non plus personne et la sexualité serait quelque chose de tout à fait maîtrisé. Plus, donc, une société ne sait pas répondre à tous ses besoins, notamment l'éducation et l'orientation de l'adulte, moins une société sait y répondre et moins elle favorise l'éclosion de nature spirituelle. Les jeunes âmes ne se sentant pas dans un univers harmonieux, eh bien, deviennent marginales.

Ce qui ne veut pas dire que tout le devenir des jeunes êtres repose sur les épaules de la société et de son conditionnement. Il ne faut pas croire que c'est la faute à la société s'il existe des marginaux. Car en fait il est bien question de choix.

Lorsqu'un jeune être, parce qu'il est accablé, parce qu'il est dans la détresse, choisi de devenir alcoolique, c'est un choix. On pourra identifier sa détresse au fait qu'il est seul, au fait de ceci, au fait de cela mais, en fait, ce qui prédomine c'est sa faiblesse et son manque de raisonnement. Même s'il a très peu le moyen de raisonner, puisqu'il est un être humain, il a quand même le pouvoir de raisonner. Et si donc cet individu s'abime dans une marginalité quelconque, dans un vice quelconque, cela va dépendre fortement de son choix. La société, ensuite, ne fera que par sa passivité en rajouter, puisqu'elle ne fera rien pour aider cet individu, reprendre cet individu.

Il y a donc une double influence, celle d'une société qui n'est pas encore suffisamment bienfaitrice, structurée pour l'épanouissement de l'homme, parce qu'en fait la société ne concerne pas l'homme. Il est d'ailleurs très étrange que l'homme ait conçu la société et que dans la société l'homme ait si peu sa place ! C'est quelque chose de complètement paradoxal ! Et c'est pour cela que tant d'individus en fait sont dans l'angoisse, le malaise et sont poussés au suicide !

Voilà des hommes qui se constituent en groupes, qui constituent leurs lois et voilà que ces lois ne sont pas du tout au service de l'homme.

Il faut comprendre que si la société, en fait, ne permet pas l'intégration de l'homme et ne sert pas l'homme, c'est que la société aura été mise au point et va fonctionner pour le bénéfice du petit nombre, d'un tout petit nombre d'hommes. Donc chaque fois que l'on s'interroge sur la société, on en vient à analyser la notion de pouvoir.

Pouvoir du plus fort sur un plus faible, pouvoir d'un plus rapide sur un plus lent, pouvoir d'un plus intelligent sur un moins instruit. Et à cause de toutes ces différences, eh bien, l'on découvre qu'il y a en fait deux sociétés et non pas une, la société des exploités et la société des exploiteurs.

Et c'est pourquoi dans la société il y a naissance de tant de conflits. Parce qu'en fait il en existe deux et que les deux s'affrontent, parce que chacune essaye d'avoir le plus possible le terrain ou le plus possible le bien-être ou le plus possible le bénéfice.

Le jour où l'homme aura conçu une seule société, une et une seule, à ce moment-là on pourra parler d'un Nouvel Âge. Et d'un Nouvel Âge que j'appellerai non pas spirituel mais politique.

Le jour où l'homme aura conçu une seule société, une et une seule, à ce moment-là on pourra parler d'un Nouvel Âge.

Car en fait si je discute, si je prends tant de temps pour discuter avec vous, ce n'est pas pour vous rendre véritablement spirituel, je n'en ai rien à faire ! Je sais très bien que lorsque vous allez sortir d'ici vous allez continuer vos bêtises, vous allez continuer vos idées fixes, vous allez continuer vos erreurs, ce n'est pas parce que je vous parle de ce qui est vrai que vous allez devenir vrai. Je sais très bien ce qui se passe ! Ce qui m'intéresse, donc, c'est de mûrir votre moralité, mûrir votre cœur pour que vous ayez, en sortant d'ici, un meilleur comportement vis-à-vis de vous-même d'abord, vis-à-vis de cette société ensuite, et que, par un bouleversement de ce comportement général, une véritable politique s'installe.

Une politique qui soit au service de l'Homme et non plus au service des deux sociétés qui s'affrontent constamment.

Pourquoi est-ce que je ne vise pas de développer la spiritualité ? Pourquoi est-ce que j'affirme ce fait ? Cela peut vous sembler bien étrange et vous risqueriez de douter de moi et de mon intention !

Il faut savoir que soit on décide de créer une nouvelle religion, de créer un nouveau groupe et on cherche dans l'humanité les meilleurs individus pour constituer cette nouvelle religion, ce nouveau culte, ce nouveau rituel. On les initie, et à leur tour, pour les siècles, ils vont initier d'autres individus. Soit on essaye d'apporter un développement à la masse. On ne cherche donc pas les meilleurs d'entre les hommes mais, au contraire, on essaye de faire de chaque individu, quelle que soit sa petitesse, son étroitesse et ses erreurs, on essaye de faire de lui quelqu'un qui arrivera à vivre un peu mieux. Et puisqu'il arrivera à vivre un peu mieux ne serait-ce déjà qu'avec lui-même, alors tout son comportement vis-à-vis de la société, de la famille, de sa profession va changer.

Et c'est pour cela que vous m'entendez autant distribuer de la psychologie plutôt que de vous parler de la vie des anges, des kumaras et de l'existence des rayons planétaires.

Si je cherchais de l'élite, je choisirais de discuter de la plus haute philosophie. Cependant je vous dis comment vivre votre sexualité, comment manger ce qui est dans votre assiette, comment vous regarder le matin dans votre miroir, parce que si vous n'avez pas fait ces choses, d'abord calmement, noblement, dignement, proprement, de façon à ce qu'elle vous enrichisse et vous apporte un équilibre, eh bien vous ne saurez pas faire le reste et vous n'appartiendrez jamais à l'élite.

Ce qui est intéressant donc dans l'effort du Nouvel Âge, c'est que l'on va essayer d'équilibrer l'individu, de rendre sa dignité à l'individu pour qu'il ait un comportement social et politique différent, de façon à ce que, par ce changement, cela bouleverse aussi les constitutions politiques des pays. Et ainsi pour le futur un creuset spirituel peut s'installer et des jeunes âmes pourront y trouver l'initiation plus facilement.

Politique

Ce qui ne veut pas dire que tous les Guides, tous les Maîtres visent le fonctionnement politique des pays. Aucun Maître ne s'occupe de politique politicienne, absolument pas. Certaines fois de grands disciples s'occupent de cela, mais ils s'incarnent et ils prennent responsabilité de leurs actes. La politique politicienne est quelque chose qui a trop à voir avec les intérêts financiers pour qu'en fait un maître ou un initié d'envergure accepte de descendre dans ces sphères-là.

On retrouvera l'influence du maître et l'influence du grand initié dans les sphères d'une politique qui s'occupe davantage de l'organisation sociale et de l'organisation morale de l'individu.

En fait, quelle est l'influence politique du Maître ?

S'il ne veut pas chercher à influencer directement la politique politicienne, il va chercher plutôt le poids de la masse qui ainsi, mûrie par son poids, va faire changer la politique politicienne, quel que soit le conseil ou quel que soit le président qui décide la vie du pays. Lorsqu'un conseil ou lorsqu'un président n'est plus suivi et qu'en fait la moralité et l'intention de la masse est complètement différente de sa propre intention, eh bien c'est le peuple qui remporte et c'est le peuple qui fait changer les choses.

Le pouvoir du peuple est, en fait, très important. Et s'il connaissait sa véritable importance, il aurait depuis longtemps changé le monde.

Le pouvoir du peuple est très important. Et s'il connaissait sa véritable importance, il aurait depuis longtemps changé le monde.

Mais voilà, comme le peuple est constitué la plupart du temps par une multitude d'individus qui ne prennent pas responsabilité, ou s'ils prennent des responsabilités, c'est parfois très mal, donc on la leur retire, ces individus forcément ne peuvent pas changer les choses.

Il faut recevoir une certaine éducation pour être capable de changer les choses.

Tout le monde veut changer les choses. Tout le monde veut changer l'organisation sociale, la valeur de l'argent, l'organisation de la bourse. C'est un fait ! Tout le monde veut que cela change !

Mais la plupart du temps lorsque l'on observe la raison de ce besoin de changement, leur motivation, l'on s'aperçoit que c'est en fait pour améliorer leur propre vie. Et que, si la société leur laisse une chance et qu'à leur tour ils peuvent devenir riches ou avoir du pouvoir, ils commettent en fait les mêmes erreurs que autrefois ils ont reproché à leurs propres employeurs ou à leurs propres présidents. Donc on ne peut pas espérer ou se fonder uniquement sur le fait que la masse, le peuple, veut changer les choses. Parce que sitôt que l'un d'entre eux obtient les mêmes avantages, il en fait exactement les mêmes usages.

C'est pourquoi il est bon de passer par la transformation plutôt que par la révolution.

Car la révolution, notamment celle qui passe par la violence, celle qui vise donc directement la politique politicienne et la finance, cette révolution-là ne fait que changer les armes de main, mais les armes restent. Et ce sont toujours en fait des innocents qui vont tomber. Sauf que pour la première fois les innocents sont le peuple et pour la seconde fois les innocents sont les anciens dirigeants.

On ne peut se permettre d'assassiner personne ! Même si la personne que l'on assassine autrefois a commis des méfaits. Sitôt que l'on veut que le changement politique que l'on instaure soit un changement pour le mieux, on ne peut pas se permettre de prendre les mêmes armes que ce que l'on vient de remplacer. Et cette maturité politique n'est pas encore admise. Les individus n'ont pas encore suffisamment réfléchi à la condition humaine pour que le pouvoir change véritablement de main et passe complètement à la masse et au peuple. C'est impossible ! Même si cela paraît ennuyeux, c'est impossible. En fait, cela ne fait que changer le fusil de main !

Ce qui ne veut pas dire que j'identifie le peuple à une masse qui mérite son traitement, non ! Puisque les dirigeants sont toujours issus de ce même peuple. C'est donc une affaire qui demeure de peuple à peuple !

Mais il faut savoir que si d'un seul coup, on imaginait ou on pourrait créer un pays où le peuple véritablement fait sa loi, fait sa volonté, eh bien en très peu de temps, on verrait toutes les bonnes volontés s'évanouir ! L'homme n'a pas encore assez réfléchi à la condition humaine.

L'homme n'a pas encore assez réfléchi à la condition humaine.

Et si la spiritualité est utile à quelque chose, à part pour certains qui depuis longtemps déjà méditent, quand on peut leur donner des conseils quant à la méditation ou à la philosophie, à part donc pour cela, si la spiritualité existe, c'est pour donner quelques indications à l'homme du monde : comment vivre mieux ton travail, comment vivre mieux ta vie de couple, comment vivre mieux ta propre psychologie. Et ainsi, c'est toute une société qui s'améliore.

Il n'est pas intéressant d'aller simplement attraper dans une masse des gens qui sont prêts pour la méditation, prêts pour le grand saut spirituel.

Si l'on veut tendre vers un équilibre, si l'on veut tendre vers une évolution générale, il faut plutôt penser à la condition humaine.

Donc réfléchissons ensemble à la condition humaine.

La Condition Humaine

Vous voulez des renseignements sur le Nouvel Âge ? Eh bien, ayez une bonne réflexion de base.

Qu'est-ce que la condition humaine ?

Voyons cet homme sur Terre, dans son environnement humain, naturel, politique.

Qu'est-ce que la condition humaine ?

Et vous verrez ensuite que la spiritualité a des applications que l'on n'attendait pas. Et que donc, maintes fois, vous avez raté la spiritualité parce que vous n'avez pas su la voir là où elle existe vraiment. Et elle n'existe pas uniquement pendant le quart d'heure de méditation. Elle existe avant tout dans le fait que je sais trouver mon destin, que je sais construire mon destin !

Il est regrettable de voir qu'en spiritualité, il y a un grand nombre d'individus qui viennent parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire ! Parce que, tiens, ils ne savent pas comment est-ce que l'on peut travailler. Ils ne savent pas comment est-ce que l'on peut être heureux en famille. Ils ne savent pas comment est-ce que l'on peut résoudre tels et tels problèmes. Alors, ils se plongent dans la spiritualité, dans l'amour d'un Dieu ou d'un Maître pour trouver la solution de leurs problèmes.

Et malheureusement, ces individus se mettent à douter très peu de temps après, parce que là n'est pas la solution du problème. Même si tu invoques le Maître tous les jours, il ne va pas te protéger parce que tu le demandes ! Te protéger du malheur, de l'inondation, de l'invasion des araignées ou du fait que ta femme regarde sans arrêt le voisin. Le Maître ne va pas se déranger pour empêcher ta femme d'aller au lit avec le voisin. C'est impossible ! Il a autre chose à faire que de garder la paix des ménages !

Et si le Maître t'entendait, il te répondrait : “Mais pourquoi est-ce que tu ne sais pas toi-même garder ta femme puisque tu es avec elle toute la journée ? Moi qui suis à Shambhala, que veux-tu que je fasse ?”

Il faut donc savoir que le recours à la spiritualité ne doit jamais être motivé par la faiblesse, par l'envie ou le besoin d'être protégé, d'être consolé, d'être compris. Jamais !

Ce qui ne veut pas dire que la spiritualité est réservée aux forts, à ceux qui savent se battre, à ceux qui savent maîtriser Kundalini, à ceux qui savent respirer qu'une fois tous les quarts d'heure. Je ne dis pas que c'est une chasse réservée aux plus forts, aux battants de ce monde, pas du tout !

Même le faible peut utiliser la spiritualité, mais il faut qu'il sache comment est-ce que l'on va utiliser cette énergie, les invocations, les rituels, les prières afin de régler les problèmes de la vie.

La spiritualité ce n'est pas le divan du psychiatre, du médecin, du confesseur. Non !

Cependant on peut y trouver une force, une immense force pour que soi-même l'on devienne son propre psychiatre, son propre médecin, son propre guérisseur.

Tous les moyens de se soigner, tous les moyens de se rééquilibrer, de s'harmoniser existent en chaque homme. Si c'est bien Dieu, ou en tout cas les Pères de l'Univers qui ont fait l'Homme, j'espère qu'ils l'ont fait complet ! Parce que si vous n'êtes pas complet, je serai le premier à aller déposer des réclamations, croyez-moi ! Et je viendrai tout de suite vous donner le Principe qui vous manque pour que vous soyez complet. Vous êtes donc nés tout à fait complet !

Il vous suffit de savoir avoir recours, de savoir aller chercher en vous ces petites énergies qui vont vous donner la force de vous soigner, la force de vous rééquilibrer, la force de trouver le courage, la force d'accomplir malgré tout et la force de supporter, puisque, des fois, il faut supporter la vie telle qu'elle est en collectivité.

Toute force qui serait empruntée à un Maître, parce qu'on invoque le Maître, toute force qui serait empruntée à Dieu, parce qu'on appelle Dieu, ces forces-là sont artificielles. Et dans la mesure où l'individu, puisqu'il est enfoncé dans son problème, dans la mesure où, donc, son aura est repliée sur elle-même, où elle s'est cristallisée, où même quelquefois elle tourne au gris, au noir ou au bordeaux. Il n'est donc pas question de pouvoir, dans cette aura, envoyer une énergie en provenance du Maître ou de la Divinité, c'est impossible ! Ce serait la catastrophe ! C'est comme si l'on envoyait une initiation sur un disciple qui n'est pas prêt du tout.

Donc on ne peut pas espérer puiser à l'extérieur auprès de quelqu'un que l'on invoque une énergie qui nous permet de régler ceci ou cela. Par contre, par le fait que je prie lorsque j'ai un problème, ou je médite lorsque j'ai un problème, ou je fais un rituel lorsque j'ai un problème. Par le fait de cette action, j'oublie mon problème.

Un instant, je me place complètement au niveau d'un être plus évolué que celui qui a son problème. Je me place dans une part de ma divinité et à l'intérieur de cet espace dans lequel je me pose moi-même, je puise des forces. Et le plus souvent, par combustion intérieure, il y a un incendie qui permet d'éliminer tout ce qui, une minute avant, m'atristait et me causait grand souci. Je déclenche un incendie qui me purifie en fait.

Bien sûr, je peux avoir l'impression d'avoir reçu la grâce de Dieu ou une bénédiction, je peux même avoir eu l'impression qu'un petit ange est passé par là et m'a fait une fleur. Mais en fait, j'aurais tout opéré par moi-même, parce que j'aurais su, un moment donné, monter au-dessus du problème, monter au-dessus du plan où je suis en train de me torturer, où j'éprouve le drame.

Chaque fois qu'un individu est capable de monter comme cela dans un petit endroit de paix, dans un petit endroit de régénération, le Maître est très content car il se dit : “Tiens, voilà un disciple qui est capable d'être autonome, voilà un disciple qui pourra véritablement être candidat pour l'initiation, voilà quelqu'un qui est responsable, qui s'assume, qui marche droit debout, quelqu'un qui existe !”

Tandis que tous les enfants, eux, sont restés à prier la protection de Dieu, implorer la protection de Dieu, depuis le temps, depuis des siècles et des siècles, que Dieu est imploré par tous les dévots, si l'on pouvait implorer Dieu, cela se serait manifesté, ne croyez-vous pas ?

Dieu

Alors vous allez me dire : “Mais je ne comprends plus ton discours, du moins plus à partir d'un certain point, puisque, lorsque l'on fait des prières en groupe, on s'aperçoit qu'on peut véritablement influencer quelqu'un, soulager quelqu'un ou orienter quelqu'un vers une libération.” Bien sûr ! Mais là de nouveau, on retrouve le même schéma ! C'est par l'état intérieur conquis par la prière ou par la méditation en commun qu'une énergie est transportée vers l'autre qui en a besoin. Ce n'est pas parce que j'ai appelé Dieu et que Dieu s'est enfin réveillé et qu'il est allé enfin soulager l'individu pour lequel on prie ! Car si Dieu dort à ce point, eh bien les Messies vous ont toujours raconté de gros mensonges lorsqu'ils vous disaient que Dieu est le Père des hommes, que Dieu aime les hommes, que tous les hommes sont les enfants de Dieu.

Si Dieu existait extérieurement et que donc effectivement on pourrait l'implorer puisqu'il serait une personne séparée et existante là-bas loin dans le Ciel, à ce moment-là, c'est vrai, il y aurait vérité à faire des prières, à l'implorer. Mais en même temps, on pourrait lui reprocher bien des choses qu'il laisse avoir lieu sur cette planète sans jamais réagir, et des choses parfois les plus horribles. C'est pourquoi on ne peut pas demander à un individu sensé, à un individu qui a une intelligence reposant sur le bon sens et la logique, on ne peut pas lui demander de croire en Dieu, c'est impossible ! Il va faire deux et deux, il verra que deux et deux font quatre.

Il dit : “Tu me propose un Dieu qui est Père des hommes, un Dieu qui aime les hommes, regarde ce qui se passe ! Tu veux que je te nettoie les lunettes pour mieux voir ? Regarde ce qui se passe ! C'est impossible qu'il y ait Dieu et qu'il soit Père des hommes s'il laisse arriver toutes ces choses !” Donc il renvoie, il refoule votre affirmation, et il a bien raison.

Selon mes critères du développement de l'intelligence, selon mes critères du développement du cœur, l'individu qui se repose sur le bon sens et sur la lucidité a mille fois raison par rapport à un dévot transi d'amour pour Dieu. Ce qui ne veut pas dire que nous préférons les uns aux autres, pas du tout, mais nous lui trouvons toutes les raisons du monde.

Cependant, il ne faut pas en rester là. Il ne faut pas en rester à la simple analyse par la logique. Il faut pouvoir pousser l'intelligence plus loin. Mais pour pousser l'intelligence plus loin, il faut donner à cet individu sensé et arrivé au niveau d'évolution de la lucidité, il faut lui donner de nouveaux repères pour identifier Dieu, pour identifier la nature Divine et connaître les rapports qu'il y a entre l'Homme et cette nature Divine. C'est pourquoi il faut, à ce moment-là, orienter l'individu vers un système philosophique et un système spirituel qui soit, donc, plus développé que ce que propose la religion traditionnelle.

Ce qui ne veut pas dire que, à nos yeux, la religion traditionnelle est quelque chose d'enfantin, complètement dépassé, idiot. Absolument pas ! Selon notre point de vue, rien n'est stupide, rien n'est idiot. À partir du moment où cela correspond au besoin d'évolution d'un certain individu, la chose a sa nécessité.

D'autant plus que celui qui se croit plus avancé parce qu'il est enfin lucide, lorsque celui-ci découvrira en fait les erreurs, les limites dont il est capable, tout en étant lucide, il se dépêchera de ne plus juger son voisin qui en est encore à la dévotion classique. Car en fait, si on évolue, ce n'est pas pour devenir de plus en plus intelligent par rapport à celui qui l'est moins. C'est pour apprendre d'abord la grande tolérance et la grande humilité. C'est pour apprendre à ne plus penser, même ne plus penser à propos de ce qui est vrai ou pas vrai. Simplement entrer dans l'expérience et par le fruit de l'expérience, reconnaître une chose vraie ou non vraie.

Mais on ne passe plus par : “Tiens, je crois que cela est vrai, ou je crois que cela est faux, parce que cela me va bien de le penser, parce que je le conçois comme cela, parce que l'idée me plaît, parce que cela va à mon intelligence.”

Un véritable disciple ne se tâte jamais le mental pour savoir si une idée, si une découverte lui plaît ou pas. Il ne se dit pas : “Tiens, est-ce que je me sens bien avec cette idée-là ? Est-ce que je me sens bien avec l'idée que Dieu existe ou que Dieu n'existe pas ?” Un véritable disciple ne va pas mentaliser l'information que je vais donner.

En fait, lorsque l'on se veut chercheur de la Vérité, il faut absolument obtenir un mental calme !

Lorsque l'on se veut chercheur de la Vérité, il faut absolument obtenir un mental calme !

Trouver la Vérité n'est même pas le but, ce qui compte, c'est d'expérimenter. Si je tiens absolument à trouver la Vérité, je vais déclencher tout mon réseau d'émotions. Je vais vouloir absolument la trouver et pour la trouver, faire mille choses. Je vais avoir peur d'échouer. Je vais me confronter aux mille versions qui existent. Cela va m'agacer profondément. Et je vais dépenser énormément d'énergie, en fait, pour n'aboutir à rien du tout.

Le véritable disciple, le véritable chercheur aime tellement la Vérité qu'il ne veut pas dépenser une énergie quelconque dans l'émotion, l'émotion de la Quête.

Et c'est là où l'on voit la spiritualité se partager en deux grands pays. Ceux qui ont l'ardeur de la Quête et ceux qui expérimentent ce que le destin offre chaque jour et qui en tirent conclusion.

L'ardeur de la Quête est quelque chose de très beau. L'ardeur de la Quête concerne beaucoup d'individus. Ils doivent passer par là. Il faut bien passer quelque part. Cependant, il faut savoir que l'ardeur de la Quête n'est pas Le Chemin. C'est une façon d'aller sur le chemin qui se destinera au bout, lorsque l'on sera calme, lorsque l'on aura compris de quoi il s'agit, lorsque l'on parle d'émotion et de mental. L'ardeur de la Quête est quelque chose de complètement dépassée. Et j'en veux pour preuve le fait que les religions et le mysticisme n'intéressent plus personne.

La plupart des individus, en fait, ne sont plus intéressés par l'ardeur de la Quête parce qu'ils ont déjà expérimenté cette vibration et cet état. En s'incarnant aujourd'hui, ils semblent donc remplis de lucidité, de bon sens, parfois même s'affichent volontiers matérialistes. Mais c'est en fait parce qu'ils se sont débarrassés de l'ardeur de la Quête. Tout ce qu'ils veulent aujourd'hui, c'est entrer dans l'expérience.

Et pour certains qui sont en apparence matérialistes, entrer dans l'expérience, c'est parfois aussi la refuser. Je sais que cela paraît contradictoire, mais c'est cependant ce qui arrive. Il y a des esprits très développés qui, en fait, pourraient largement concevoir les énergies, les rayons, les états de conscience, et qui cependant réfrennent leur expérience vis-à-vis de la méditation ou autre chose, tout simplement parce que la lucidité, ayant été par trop construite autrefois, cette lucidité les empêche de passer à la passivité que réclame l'expérience.

[...] qui est lucide, qui se repose sur son intelligence active, cet homme-là est actif ! Si tout de suite on lui propose un comportement passif, il va se sentir en danger. Et c'est là, en fait, lorsque l'on parle du Nouvel Âge, à des gens que l'on considère suffisamment développés pour pouvoir intelligencer la chose, c'est là où l'on s'aperçoit que l'on est face à une certaine peur.

La peur

Et c'est le deuxième obstacle que l'individu doit franchir, la peur.

Mais la peur de quoi ?

Pas simplement la peur de l'inconnu, la peur d'être influencé, la peur de passer à un autre mode de vie, une autre vibration. Une vibration qui va devenir passive au lieu d'active.

Lorsqu'un individu s'est construit pendant plusieurs incarnations, une extériorisation active, devenir passif sera très difficile.

C'est alors qu'il faut trouver les mots pour le dire.

Il faut savoir rendre l'individu observateur pour que de lui-même il s'aperçoive que là, à tel moment, eh bien, c'était un moment spirituel. Ce n'était pas simplement un moment de la vie, un moment qui peut avoir lieu n'importe quand. Il faut lui apprendre à ne plus banaliser les événements de la vie, les mouvements de son cœur, mais à lui montrer à quel moment le geste a été spirituel.

Mais c'est à ce moment-là qu'on s'aperçoit que soi-même, l'on doit énormément se remettre en cause ! Car pour faire cette démonstration, il faut être un exemple soi-même. Et pour pouvoir en discuter avec l'autre, il faut l'avoir bien compris soi-même.

Ce qui fait que soudain parler de spiritualité devient quelque chose de très difficile. On ne s'en sent plus capable ! On sent bien que l'on ne maîtrise pas tous les éléments pour parler à quelqu'un qui est lucide et logique.

Exemplarité

Alors si tu te trouves dans cette position, je te dirais que : ne cherche pas les mots que tu n'as pas pour dire ce que tu ne sais pas dire. Contente-toi d'être un exemple, d'être en fait une parole vivante par les gestes que tu vas démontrer, par les attitudes que tu vas démontrer. Car, quels que soient les mots que tu saurais trouver pour le dire et pour dire ce que tu ne sais pas encore dire, si, quelques instants après, ton attitude te trahit parce que toi-même tu n'as pas été assez observateur, pour faire de l'instant X ou Y un instant spirituel, eh bien tu contredis complètement ton enseignement et l'éveil que tu essayes d'apporter.

Donc si tu ne sais pas enseigner, si tu ne sais pas expliquer, ce n'est pas grave ! Ce n'est pas pour autant que tu ne puisses pas avoir d'utilité. Simplement essaie autant que possible d'être l'exemple de la spiritualité vivante.

Et tu verras à quel point sans dire un mot, les énergies vont circuler. Tu verras à quel point, sans dire quoi que ce soit de philosophique ou de spirituel, tu vas transmettre, ou à tes enfants, ou à tes voisins, ou aux gens de ta famille, une note spirituelle. Tu vas les ouvrir. Eux vont être initiés par exemple à la bonté, à la patience.

Il ne faut pas forcément arriver avec les théories spirituelles pour faire évoluer les gens. Pas du tout !

La plupart du temps, on fait mieux se développer un cœur lorsqu'on lui démontre, par les instants de la vie, ce qu'il y a de spirituel, ce qui doit être dépassé, ce qui procure la paix, le silence, le bien-être, le courage ! Ce qui perfectionne la nature humaine. Et cette démonstration-là, elle est accessible à tout le monde. C'est beaucoup plus accessible que de parler de philosophie !

Mais en fait, comme très peu d'individus ont envie réellement de se prendre en main et de faire un effort sur leur nature, ils cherchent donc plus volontiers les discours à répéter. Et ils pensent que l'on doit passer par l'instruction, par le mot.

Il est un fait que, pour avoir une relation avec vous, j'utilise énormément le mot. Je ne peux pas démontrer puisque je ne suis pas incarné. Je ne peux pas être parmi vous. Je ne peux donc pas vous démontrer comment est-ce que l'on doit vivre. Pour parer à cet handicap, je vous parle. Mais la relation entre vous et moi est différente : vous m'avez accepté, vous êtes venu écouter la Parole.

Tandis que lorsque vous êtes dans la famille ou dans votre environnement professionnel, personne ne vient vous écouter, personne ne vient réclamer votre sacro-saint conseil ! Et c'est là où donc il faut être très intelligent, il faut avoir de la tactique et penser que l'on va pouvoir quand même envahir l'individu. On va pouvoir le contaminer de spiritualité, en étant soi-même un exemple vivant de la spiritualité. Sans dire un seul mot.

Comment être un exemple vivant ?

Je vous l'ai raconté mille fois. Je crois que j'ai à peu près même épuisé le sujet sur comment est-ce que l'on peut vivre, comment est-ce que l'on doit aimer, comment est-ce que l'on doit être sur la Terre, comment est-ce que l'on doit être un disciple. Si je m'arrêtais de parler aujourd'hui, j'aurais en fait donné l'essentiel et vous auriez de quoi travailler.

Cependant, je vais m'éterniser encore un peu.

Et non pas parce que j'ai plaisir à parler avec vous. Pas du tout ! Ce qui ne veut pas dire que cela me soit désagréable non plus. Mais simplement, plus tard, je passerai à un autre travail. Un travail de synthèse qui visera plutôt votre Matière que l'éducation de votre moralité et de votre cœur. Et c'est à ce moment-là où il faudra arriver vers moi avec un cœur ouvert, une moralité développée, parce que sinon, le travail sur la Matière ne pourra pas se faire. Et l'on aura beau distribuer des mantras, des énergies, des méditations. Rien n'aura lieu pour vous !

Il faut donc une longue période de préparation avant d'envisager une transformation de la Matière. Car en fait, si on parle spiritualité, si on en parle en termes d'élite, il s'agit bien de transformer la Matière.

Transformer la Matière

Pour l'instant, je veux transformer chez l'homme sa matière morale, sa matière affective. Ensuite, nous transformerons la matière physique. Car là est la vraie spiritualité.

Comment est-ce que l'on peut transformer la matière physique ?

Tout d'abord, il faut expliquer que la condition humaine n'a pas été créée pour qu'un esprit s'incarne dans un petit corps, qu'il y soit bien, qu'il y fasse tout ce qu'il ait envie de faire, qu'il vive heureux, qu'il sente les parfums, qu'il fasse des petits, qu'il se marie... Dieu ne s'est pas dit : “Tiens, je vais créer la condition humaine parce que je trouve que c'est un beau cheminement !” Rien ne s'est passé comme si Dieu a inventé un film ou une belle histoire. Tout se crée de lui-même au fur et à mesure que l'Esprit descend dans les plans.

Tout se crée de lui-même au fur et à mesure que l'Esprit descend dans les plans.

Dans ces plans existent différentes matières. Et des matières, chaque fois avec des vibrations spécifiques. Ces matières aux vibrations spécifiques, lorsqu'elles reçoivent l'Esprit et qu'elles comprennent qu'il est donc nécessaire pour elles d'être le lieu d'expression de l'Esprit, ces matières vont s'amalgamer pour constituer le véhicule le plus approprié pour le plan. Et c'est ainsi que si l'on observe des plans qui sont au-dessus de la matière physique, eh bien on verra que l'individu a une configuration complètement différente. Il n'est plus même question de formes, il n'est question que de son ou que de couleur. On ne cherche plus un œil, un cœur qui bat, des chakras, c'est terminé. Un son, c'est tout.

Donc, chaque plan s'organise pour créer du mieux possible le véhicule qui correspond à l'expression du plan.

Histoire

Et lorsque l'on aboutit au royaume physique, eh bien l'on s'aperçoit que la création va engendrer un corps avec des sens très différents les uns des autres. De ce fait, vivre en tant qu'être humain va ressembler à une histoire. Mais cette histoire ne va être vraisemblable qu'à cause des sens, les sens qui sont si différents les uns des autres.

Lorsque je touche quelque chose, je vais enregistrer une sensation. Lorsque je vois quelque chose, j'enregistre une autre sensation. Et avec mon équipement affectif, lorsque je vais être dans une situation, je vais enregistrer aussi une autre information. Et toutes ces informations en provenance de différentes expressions, de différents sens vont constituer une histoire parce qu'il va y avoir interprétation de ma part. S'il n'y avait pas la différenciation de ces informations, il ne pourrait pas y avoir d'histoire.

De la même manière que si j'imagine une scène de théâtre, dans la mesure où il n'y a qu'un personnage, il n'y a pas d'histoire. C'est dans la mesure où il existe plusieurs personnages qu'une histoire existe. De la même manière, par rapport à l'Esprit, c'est parce qu'il existe différents plans et différents sens dans le royaume physique qu'une histoire semble exister et on va appeler cela l'histoire des hommes.

Mais il faut comprendre que pour l'appréciation de l'Esprit qui est en expérience, l'histoire n'a aucune importance. Cela n'est ni le but de la vie, ni le fil de la vie.

Pour l'Esprit, le but de la vie sera de se densifier, d'entrer dans la Matière et par cette friction avec la densité et la Matière, redéclencher le Feu générateur.

Donc on voit bien que la Matière, vue d'après ce concept, sert uniquement de renaissance à l'Esprit et non pas d'histoire au voyage de l'Esprit.

Je n'ai pas pour histoire de me marier, je n'ai pas pour histoire d'avoir des amis, je n'ai pas pour histoire de trouver enfin la personne de ma vie.

Combien d'individus, soit chez les voyants, soit auprès des hommes de Dieu, supplient l'individu d'intervenir pour que enfin entre dans leur vie l'élue de leur cœur, comme si les Guides, comme si les Maîtres n'avaient que cela à faire, n'est-ce pas ? Se transformer en agence matrimoniale pour trouver enfin l'élue du cœur, à Monsieur X ou Z qui se meurt tout seul, à Madame Y qui en a assez, qui voit les rides arriver et qui s'inquiète fort de ce que sera sa vieillesse sans un homme. Beaucoup d'individus mélangent donc l'histoire de l'âme et l'histoire de leur personnalité avec ses petits intérêts.

On ne peut pas vivre deux histoires à la fois. Et tous les disciples qui essayent de vivre deux histoires à la fois voient à quel point cela n'apporte que karma. Il faut que définitivement une certaine illusion soit morte pour que l'on puisse espérer travailler dans la spiritualité.

Illusion

Si j'identifie mes rêves à une quête, comme par exemple trouver l'homme ou la femme de ma vie, trouver un cercle d'amis, trouver la famille idéale, la société idéale, le Messie idéal - parce que chaque fois on réclame ce qu'il y a de mieux !

Si donc je fais de tous ces rêves une quête en soi, je suis dans l'illusion. Et chaque fois que je vais invoquer le Maître, je vais lui demander qu'il m'arrange mon beau petit rêve.

S'il te plaît, fais en sorte qu'il soit bien rose. Il faut donc que, définitivement, la grande illusion meure pour que l'homme soit un disciple.

Quelle est cette illusion ?

L'illusion de l'histoire de l'homme.

Tu n'es pas là pour vivre une histoire, tu n'es pas là pour chercher ton époux ou ton épouse, pour essayer désespérément d'avoir ton enfant, comme si cela représentait le couronnement de ta vie, l'essence de ta vie. Tu n'es pas là pour essayer de former la meilleure société, même si cela serait plus confortable. Tu es là pour laisser la Vie avoir lieu en toi, faire le moins de résistance possible aux motivations de l'Esprit Saint en toi, de façon à ce que cet Esprit Saint se régénère et accomplisse son destin spirituel.

Ce qui veut dire que pour celui qui tente de sortir de la grande illusion avant de faire quoi que ce soit de spirituel, il faudra qu'il fasse mourir la personnalité.

Vous m'avez souvent entendu dire que la personnalité n'existait pas pour nous, qu'il ne s'agissait pas de la matraquer, de la faire disparaître. Si cependant, certaines altitudes philosophiques me permettent de parler de la sorte, lorsque l'on revient à un langage plus concret pour des individus un peu moins formés, leur vision aboutira à cela : faire mourir un peu cette personnalité, les rêves de cette personnalité, les motivations de cette personnalité. Et Dieu sait que l'humain rêve énormément !

L'humain rêve énormément

Et pourquoi est-ce qu'il rêve l'être humain ?

Vous êtes-vous déjà posé cette question ?

Pourquoi est-ce que je rêve ?

Pourquoi est-ce que je rêve de la plus belle femme ? Pourquoi est-ce que je rêve du meilleur mari, de la meilleure profession, du meilleur monde ? Pourquoi est-ce que je veux toujours ce merveilleux ?

Vous allez me répliquer que si vous voulez ce meilleur, c'est parce que cela vous semble naturel qu'étant vivant, vous vouliez vivre dans ce qu'il y a de mieux. Votre intelligence concrète va me répondre de la sorte ! Mais cependant, si vous aviez quelque peu conscience des plans, des différents plans de la Conscience, vous vous apercevriez que vous ne réclamez pas ce qu'il y a de mieux parce que cela vous est agréable. Le disciple au contraire essaie de s'initier par les obstacles. Donc votre motivation n'est pas juste.

Ce qui vous pousse à vouloir le mieux, c'est tout simplement la faculté de rêve qui est dans la conscience lorsqu'elle s'est trop identifiée avec le monde physique.

Et cette personnalité va rêver pourquoi ?

Parce qu'elle est égocentrique, tout simplement.

Elle ne pense qu'à son propre bien-être.
Elle ne pense qu'à ce qui la flatte.
Elle ne pense qu'à ce qui lui fait du bien.
Elle ne pense qu'à ce qui lui est agréable.

Mais est-ce que ce qui est agréable pour toi va être agréable pour l'autre ?
Si je fais aujourd'hui tip-top la société que toi tu veux parce que cela t'est agréable, est-ce que cela va être agréable à l'autre qui est peut-être ton enfant ? Ou bien si c'est agréable pour vous deux, est-ce que cela va vous être utile ? Est-ce que c'est dans la caverne d'Ali Baba que tu vas le mieux trouver le bonheur, trouver l'évolution ? Certes pas ! Mais tout le monde rêve d'être dans la caverne d'Ali Baba, d'avoir en abondance la beauté, la richesse, la santé ! C'est certain !

Cependant, si la vie vous offre la plupart du temps tout sauf ça, c'est bien que la motivation de l'Esprit en incarnation n'est pas du tout la même que la motivation de la personnalité. Et qu'il s'agit donc de s'intéresser à propos de ce que l'Esprit est venu chercher sur Terre si l'on veut admettre la vie telle qu'elle est et ne plus rêver.

Lorsque l'on se trouve face à un disciple confirmé, on s'aperçoit que ce disciple-là réclame complètement autre chose.

Le disciple

Il se dit : la richesse, ça m'est égal, du moment que j'ai ce qu'il faut pour vivre chaque jour c'est suffisant. La gloire, ça m'est bien égal, cela ne procure que du karma, il faut s'occuper des autres ensuite.

Toutes les choses que réclame l'individu profane non seulement apparaissent dérisoires aux yeux du disciple mais en plus sont des sources de karma. Alors le disciple s'en tient très éloigné car il est vrai que si aujourd'hui je suis riche, je vais devoir passer par l'expérience du pauvre. Et le disciple, donc, se contente d'avoir juste l'argent qu'il lui faut pour vivre. Ainsi, il n'aura jamais de karma, il ne pourra pas passer d'une énergie à l'autre.

La richesse

Qu'est-ce que c'est qui fait que l'homme veut être riche ?

La plupart des hommes veulent la richesse, ils la souhaitent ardemment. Même une fois qu'ils sont devenus riches d'ailleurs, ils continuent à souhaiter devenir de plus en plus riches.

Qu'est-ce que c'est qui les motive ?

Réfléchissons ensemble, découvrez avant que je prononce. Allez, amusons-nous un peu !

Qu'est-ce que c'est qui motive votre envie d'être riche ?

Avec votre intelligence concrète, vous allez me répondre : “Mais c'est pas si plus facile parce que l'on est plus content, parce que l'on peut faire des cadeaux aux amis, parce que l'on peut payer des vacances aux enfants.” Bien sûr, ça c'est l'intelligence concrète qui va trouver toutes ces raisons.

Mais grattons un petit peu plus à l'endroit du rêve, n'est-ce pas ?

Et allons chercher la véritable raison de l'envie de la richesse.

On s'aperçoit que celui qui veut être riche a cette envie tout simplement parce qu'il ne veut pas faire l'effort pour travailler. Tout simplement !

Celui qui désire la richesse, c'est toujours le même ! Celui qui ne remonte pas ses manches pour savoir ce que ça veut dire que de gagner un franc. Car s'il savait ce que ça veut dire que de gagner un franc, il se garderait bien de vouloir en gagner 10 000 ! Il se dirait c'est trop de travail !

Et voici que l'individu est sclérosé dans sa paresse et parce que sclérosé dans sa paresse, il est sclérosé dans son niveau. Son intelligence, pas suffisamment ouverte, ne lui permet pas de voir qu'en fait il a recours au rêve pour compenser ou son manque d'initiative, ou son manque de courage, ou son manque de travail !

Pour devenir riche il faut simplement travailler mais pour travailler il faut savoir travailler. Et il faut donc avoir appris, mais il faut aussi avoir su faire les bons choix à certains moments importants.

Ce qui fait que si l'on a vécu déjà une grande partie de sa vie et que l'on a donc raté les occasions de s'instruire et les occasions de faire ses choix, eh bien on se trouve sclérosé à un certain niveau social et là il est très difficile d'en sortir. C'est vrai, très difficile !

Seulement il faut savoir que si l'on se sent un peu de courage et si l'on a décidé d'arrêter de rêver et bien on remonte ses manches et on se met à travailler. Et à ce moment-là on s'aperçoit qu'une dignité immense entre en nous-mêmes ! Chaque franc qui est gagné, à cause de cette façon digne de travailler, à cause de cette façon bien pensée et bien vécue de travailler, chaque franc devient un sous précieux.

Ce qui fait que si avec 100 francs bien gagnés, gagnés consciemment, gagnés minutieusement, on s'achète ensuite un vêtement, eh bien ce vêtement va être lui aussi précieux, on va aussi en prendre soin, on va l'aimer, on va d'abord bien le choisir, on ne fera pas de caprices, on va bien le choisir, on va ensuite bien l'entretenir !

Tandis que si l'on n'a pas véritablement conscience du geste que l'on fait, de l'investissement de soi que l'on fait pour gagner le franc, lorsque l'on aura les 100 francs pour acheter un vêtement, eh bien, on achètera n'importe quoi. Parce que l'on aura recours encore aux rêves et aux caprices et c'est là où il faudra plusieurs fois 100 francs pour faire vivre plus loin ce caprice, acheter de nouveau des vêtements qui ne nous plairont plus de toute façon quelque temps plus tard.

Mais le problème se durcit, c'est que l'homme n'aura pas plusieurs fois 100 francs à dépenser !

Et c'est là que plutôt d'être bien conscient, au moment où il gagne ses premiers 100 francs, au moment où il les dépense pour acheter son vêtement, au lieu de bien réfléchir et bien vivre tout cela, c'est là qu'il dit : “Si j'étais riche, je pourrais m'acheter tous ces pantalons, tous ces pulls ouverts, toutes ces voitures !” Et certains garçons pensent même qu'ils pourraient s'offrir bien des filles qui seront impressionnées par l'argent !

Sitôt que donc l'on ne fait pas quelque chose consciemment avec réflexion, avec dignité, avec une observation complète, donc un investissement complet, un vécu absolu, le rêve se réveille !

Et là je dirais que l'individu est perdu. Parce qu'il commence à supposer : “Ah si j'étais riche, ah si j'étais beau, ah si j'étais intelligent, ah si mon père était le roi d'Angleterre !” Et on commence à croire qu'être le fils du roi d'Angleterre est quelque chose de très intéressant, tandis que le véritable fils du roi d'Angleterre, lui, trouve que c'est très ennuyeux et qu'il laisserait volontiers sa place ! Alors où est la vérité ?

Et ce qui est intéressant dans le phénomène, c'est de voir que celui qui désirait intensément être le fils du roi d'Angleterre en pensant que cela est très intéressant, il va le devenir dans une autre vie pour s'apercevoir que c'est vraiment ennuyeux. Et pour expérimenter ces deux vérités, il lui aura fallu dépenser deux existences, passer deux fois par la naissance et par la mort. C'est un peu cher payé comme expérience, je trouve !

Beaucoup de temps perdu, beaucoup de souffrance gaspillée, deux naissances, deux morts ! Sans compter tout le karma que l'on peut contracter pendant ces deux expériences ! Alors qu'il suffit une bonne fois pour toutes d'être bien conscient du franc que l'on gagne, de l'investissement que l'on en fait. Il n'est pas utile d'avoir une multitude de vêtements ou si l'on a une multitude de vêtements, c'est parce que l'on est vraiment seul, très seul.

Quiconque a une immense armoire remplie de vêtements, remplit en fait son existence. Remplir des placards, c'est essayer de se constituer une existence. Et j'affirme cette chose en vous proposant une expérience.

Remplir son existence

Imaginez sincèrement, à l'instant où je vous parle, imaginez sincèrement que vous allez donner tout ce qu'il y a dans votre placard, que vous n'allez garder pour vous que le minimum pour vous changer, être correct et pouvoir parer à quelques occasions. Et vous sentirez à quel point vous allez vous sentir dépouillé. Et c'est en sentant l'étirement de ce dépouillement, c'est en sentant cette solitude, que vous allez comprendre qu'en fait, il y a là un revers psychologique et que si vous remplissez votre placard, c'est parce que vous voulez remplir votre vie.

Alors je vous donne un bon conseil : soyez plutôt vivants, très actifs ! Cherchez une multitude d'expériences plutôt que d'acheter une multitude de pantalons et de chemisiers !

Il vaut mieux être vivants qu'être collectionneurs. On ne peut pas remplir sa vie avec des choses, c'est impossible ! Et c'est pour cela que, d'ailleurs, on n'y éprouve aucun plaisir. On éprouve peut-être un certain plaisir au moment où l'on va consommer l'achat, au moment où on est à la recherche de l'objet, où on le trouve. Mais ensuite, l'avoir chez soi ne représente plus un plaisir.

Tout ce que l'on connaît ensuite, c'est l'attachement à la chose. “Tiens, je ne peux plus m'en séparer !” Et pourquoi je ne peux plus m'en séparer ?

Non pas parce que j'ai tant cherché cette robe, ou ce pantalon, ou cette voiture, ou cet objet. Mais simplement parce que l'objet m'est devenu nécessaire pour remplir un vide que je ne vois pas encore, que je ne connais pas encore, mais qui est bien là.

Alors, plutôt que de remplir des vides, allons voir ce qu'est ce vide. Plongeons à l'intérieur pour connaître sa nature. Et l'on s'aperçoit qu'en fait, ce qui donne la sensation du vide, n'est pas un vide tel qu'il existerait dans l'espace s'il était un trou, mais que c'est un manque de connaissance de soi, un manque de connexion avec l'âme.

L'âme ne pouvant pas remplir la personnalité, la personnalité, comme une femme stérile, se sent vide. Sa matrice est déserte et c'est pourquoi l'individu sent un vide intérieur.

Alors qu'il est rempli paradoxalement de toutes choses : rempli d'émotions, rempli d'illusions, rempli de fantasmes ! L'homme est vraiment un plein, un plein de tout sauf de ce qu'il faut.

Et tant que la petite graine, l'âme en quelque sorte, n'aura pas été déposée activement dans la matrice qu'est la personnalité, eh bien cette personnalité va se sentir vide ! Parce que sans destin, sans fonction.

Et c'est pour cela que toutes les femmes, toutes celles qui ont donc un corps féminin, je ne parle pas uniquement de l'âme et de la personnalité, mais bien du corps, toutes les femmes ont cette envie extraordinaire de mettre au monde.

Parce que à cause du conditionnement féminin, la femme connaît mieux que l'homme ce besoin de remplir un destin, d'accoucher d'une vie. Mais je dirais que du point de vue spirituel, la chose est exactement la même pour l'homme et pour la femme. Il s'agit d'accomplir un destin qui est d'enfanter Dieu et d'accoucher donc de Dieu un jour ou l'autre.

Bien sûr pour Dieu, pour l'Esprit, il faut un peu plus que neuf mois. On ne peut même pas parler avec les notions de temps, mais plutôt avec les notions de plans. Je dirais que si pour faire un bébé il faut neuf mois, pour faire un Dieu il faut neuf plans. Mais en fait c'est exactement le même nombre ! C'est exactement la même alchimie.

Pour faire un bébé il faut neuf mois, pour faire un Dieu il faut neuf plans.

On retrouve tout, tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.

L'homme est l'aboutissement de ces deux dimensions. Une dimension qui paraît et qui est jugée comme étant très terre-à-terre que l'on appellera le microcosme et la dimension macrocosmique.

Mais qu'est-ce que le micro et le macrocosme ?

Microcosme et Macrocosme

Qu'est-ce que ça veut dire ?

On emploie des mots et puis on ne s'interroge pas à propos de leur profondeur.

Qu'est-ce que c'est le microcosme ?

Bien sûr c'est l'infiniment petit. Le mot traduit bien la chose, mais du point de vue de l'Esprit, qu'est-ce que cela représente ?

Cela ne représente pas uniquement son voyage dans l'infiniment petit. Cela représente aussi son voyage dans l'identification.

Qui dit microcosme dit différenciation, dit identification.
Qui dit macrocosme dit unité, donc spiritualité.

L'homme est donc l'endroit où ces deux dimensions vont se rencontrer pour se régénérer l'une et l'autre.

L'identification soit la personnalité et l'Unité qu'est l'Esprit, l'Esprit Divin, le Soi-supérieur.

Lorsque ces deux dimensions se rencontrent dans l'homme, il y a ce que l'on appelle l'initiation.

De seul coup, l'Unité en provenance du microcosme, donc de l'identification, cette Unité-là est adombrée par l'Unité, l'éternité du macrocosme. Et l'on trouve un individu illuminé, un individu qui sait être dans le monde et qui est cependant aussi du Ciel.

Si cette initiation vous intéresse, je vous en dirai quelques mots.

Le Grand Rêve

Mais pour me permettre de glisser dans vos cœurs ces quelques mots, il faut que je revienne un certain temps sur cette grande illusion, ce grand rêve.

Ce grand rêve, ils sont esclaves de la plupart des hommes et c'est naturel ! Ce n'est pas parce que j'en parle qu'il faut que vous tiriez des conclusions telles que le rêve est quelque chose d'idiot, le rêve est réservé pour les imbéciles, pour les profanes, pour les petits. Le rêve est naturel, il l'est ! On ne peut pas y échapper, mais on peut comprendre comment ou pourquoi ne plus rêver.

Tout le monde a rêvé, c'est certain ! Et si ce n'est pas dans cette vie, c'est dans l'autre. Donc on ne peut pas se permettre de juger le rêve des autres. On l'a fait.

Qu'est-ce que ce rêve ?

Approfondissons le rêve.

J'ai cité le désir pour tous de devenir riche. Et j'ai démontré comment en fait c'était la paresse. Un détournement de la paresse qui dit : “Ah si j'étais riche sans faire l'effort de le devenir !” Parce que ceux qui veulent devenir riche vont vraiment se mettre au travail et ils le deviennent.

Mais approfondissons d'autres visages du rêve.

Fais-moi rêver même si tu n'es pas très beau !

Notamment pour les dames. Les dames, parce que de nature plus romantique en tout cas pour la plupart, les dames espèrent toujours énormément le prince charmant. Le mari idéal, l'amoureux fougueux, l'amant extraordinaire. Qu'est-ce que cela veut dire ?

Approfondissons ce rêve ensemble.

Et que ce soit surtout les filles qui s'amusent, les garçons, allez boire quelque chose dehors !

  • Rires

Nous sommes donc entre filles et nous allons parler entre filles. Et après ce sera le quart d'heure des garçons.

Donc, qu'est-ce que c'est qui motive ce rêve ? Ce désir d'avoir toujours le mari parfait, l'amant parfait, etc. Est-ce que c'est parce que la femme qui s'est déjà mariée une fois a en fait subi un échec ? Et parce qu'ayant été endolorie, elle se met à rêver de quelqu'un de mieux ? Est-ce que c'est parce que la première histoire d'amour s'est mal passée et que donc l'on se met à désirer quelque chose de mieux ? Ou est-ce que c'est parce que l'on n'a jamais pu vraiment être aimé et donc on en rêve encore ?

L'intelligence concrète va me répondre toutes ces choses. C'est ce que vous allez me dire.

Mais cependant, il faut savoir que le rêve prend racine encore plus loin, bien au-delà de ses premières raisons et qu'est-ce que l'on va voir ?

Eh bien, l'on va voir que lorsque l'Esprit est dans un conditionnement féminin, parce que dans un corps féminin, l'Esprit va donc transformer sa Quête et l'adapter à une Quête plus précisément féminine, puisqu'il y a identification de l'Esprit avec la Matière.

Ce qui fait que l'individu, qui en fait, même s'il n'en est pas vraiment conscient, cherche le perfectionnement, la libération dans l'expérience humaine, puisqu'il n'est pas véritablement conscient de cette Quête, l'individu va croire que le mieux de sa vie, le meilleur de sa vie, cela va passer par l'histoire d'amour. Donc par l'absolue nécessité de rencontrer le mari idéal, l'amant idéal. Par l'absolue nécessité de vivre un amour magnifique !

Mais qu'est-ce qui se passe ?

Il se passe que la vie, de toute évidence, offre complètement autre chose. Et qu'il est très rare de rencontrer des gens qui vont vraiment s'aimer toute leur vie ou qui vont s'aimer dès le début, ils vont devoir apprendre à s'aimer. Ils vont devoir s'exercer à cet amour.

Et c'est là qu'on s'aperçoit que l'amour est vu à travers un rêve très épais. Il y a l'amour romantique, cet absolu amoureux que la plupart des jeunes filles et des femmes réclament. Et il y a là, brutale, crue, la réalité de la vie qui n'offre jamais. Et l'on voit venir vers soi un homme rempli de défauts. Un homme rempli de cynisme, un homme rempli d'égoïsme, un homme qui se rend, en plus, au chômage ! Est-ce que c'est cela l'amour ?

Bien sûr, ce n'est pas cela l'amour et la femme s'épuise dans de longs soupirs et rêve au prince charmant !

Et c'est à ce moment-là où voyant un individu plus beau que son entourage habituel, si cet individu s'avance vers elle, elle croit que le rêve est à sa portée et elle s'enfonce dans une expérience extra conjugale, ou, si ce n'est pas extra conjugale, une expérience qui ne peut vivre que dans un rêve et non pas dans la réalité, parce que très vite le prince charmant montre qu'il porte des caleçons comme tout le monde ! Et la réalité de nouveau revient, trop froide, trop cruelle et la femme souffre ! Elle souffre terriblement.

Tout ce romantisme en elle, tout ce besoin d'amour absolu en elle et qui ne sera jamais satisfait !

Qu'est-ce que tu cherches donc ?

Pour que dès demain tu puisses accepter ou ton ami ou ton mari, étudions ensemble ce que tu cherches vraiment.

À travers cet amour idéal, cet amour romantique, ne t'est-il jamais venu à l'esprit qu'en fait tu cherches Dieu, tu cherches la connexion avec ton âme, tu cherches à te remplir d'éternité et de béatitude, tu cherches le mariage alchimique, la réunion des deux Principes, une bonne foi pour toutes pour que plus jamais la misère intérieure n'existe !

Si tu fixes la Quête spirituelle de ton âme sur la quête physique de ta personnalité, eh bien tu ne vas jamais rencontrer cet amour idéal et romantique, parce que l'homme que tu as en face de toi, eh bien cet homme il n'est que ce qu'il est, il a ses défauts et ses faiblesses. Et toi tu attends toujours qu'il soit le chevalier servant, le chevalier vaillant, tu attends toujours qu'il puisse te remplir d'admiration !

Et le jour où il est faible et que tu ne puisses plus l'admirer, ton rêve se brise ! Ton mari, ton amour n'existe plus parce qu'il ne remplit plus sa fonction.

Mais si c'était toi un peu qui commençait à remplir la fonction ? Si c'était toi un peu qui commençait à pouvoir t'admirer toi-même ? Au lieu de devoir admirer ton ami, ton mari, ton amant ? Pourquoi est-ce que tu vas t'approprier la force de ton mari ou de ton amant ? Si ton mari ou ton amant est fort, brillant, épanoui, c'est avant tout pour lui-même, pourquoi est-ce que tu t'appropries cette faculté pour toi-même en briller ?

Voilà une déviation qui ne peut pas te porter au bonheur et qui démontre que psychologiquement, eh bien c'est cette même brillance qui te manque. Donc tu vas la chercher chez l'autre !

Et au moment où le mari ne pourra plus autant briller, soit parce qu'il ne veut pas, soit parce qu'il est diminué, eh bien ton mari, tu ne l'aimeras plus ! Le rêve ne pourra plus avoir lieu.

Et si tu cherchais à briller par toi-même un petit peu ? De façon à être pure et authentique, au moment où tu rencontres ton époux ou ton amour. De ce fait tu seras prête à l'aimer tel qu'il est, à le soutenir tel qu'il est, et à être toujours à ses côtés, quel que soit le tempérament qu'ensuite il se découvre !

Dans la mesure où la femme ne se prend pas en charge spirituellement, elle va fixer sur l'amour idéal toute la Quête. Et ainsi l'homme se trouve complètement débordé, il ne peut pas remplir cette fonction. Et la plupart des hommes se trouvent complètement envahis par l'idéal que la femme leur réclame. Ils ne peuvent pas répondre, ils perdent pied, ils essayent d'être forts alors quand même. C'est ainsi que c'est la femme qui a inventé ce qu'aujourd'hui on appelle le machisme.

Ce n'est pas l'homme qui a inventé le machisme, ce n'est pas vrai ! Même si dans un premier temps ma thèse paraît inacceptable, ce n'est cependant pas l'homme qui s'est dit un jour : “Tiens je vais être macho parce que c'est plus pratique !”, pas du tout !

C'est face à l'impératif de l'idéal que les femmes projettent sur l'homme, l'homme se sentant complètement dépassé puisqu'il n'est pas Dieu, il est un homme, il est un être humain avec ses faiblesses, avec ses problèmes. Alors il donne un coup de rein, le coup de rein de la force celui-là, et il essaye d'être plus fort que sa faiblesse, il ne parle pas de ses problèmes. Ou s'il en parle c'est pour citer une autre fois où il avait réussi à s'en sortir et il parle énormément de ses exploits, pour que la famille se maintienne, puisque c'est lui Dieu, il faut donc qu'il remonte le moral des troupes n'est-ce pas ? Il faut donc qu'il continue à impressionner sa femme, puisqu'elle est assez bête pour vouloir être impressionnée.

Et c'est ainsi que par, en fait, ignorance de la Quête spirituelle, la femme a poussé l'homme à devenir macho. Et on ne pourra rétablir l'équilibre, on ne pourra avoir une relation saine entre homme et femme, sans la présence de ce fameux machisme, uniquement lorsque la femme saura vivre et assumer sa dimension spirituelle, lorsqu'elle cessera de projeter sur l'amour tout le besoin de fusion avec Dieu, tout le besoin de protection que l'on réclame à Dieu.

Fais-moi plaisir et sois très belle !

Maintenant, voyons le cas de l'homme.

Quelle est la situation de l'homme dans la relation avec la femme ?

L'homme généralement va d'abord vouloir la femme la plus belle, la plus séduisante, la plus sexy - comme vous dites vous-même - qui existe.

Pour la femme, le critère était donc : “Fais-moi rêver même si tu n'es pas très beau !”

Et pour l'homme, le critère sera : “Fais-moi plaisir et sois très belle !”

Et c'est là où l'on s'aperçoit que la mésentente ne peut qu'exister entre les deux, parce que pas toutes les femmes sont sexy, pas toutes les femmes sont de grandes représentantes de la beauté, pas toutes les femmes ont des lignes ravissantes. Il ne peut donc pas y avoir rencontre entre l'homme et la femme. L'un nourrit un rêve et l'autre un autre rêve. Et ce sont cependant deux réalités qui se rencontrent. Alors, comment est-ce que l'amour peut avoir lieu ? C'est impossible ! C'est impossible ! Chacun tire la couverture à soi et tout le monde à froid.

Il faut donc arrêter de rêver !

Et ce que je conseille aux hommes, puisque c'est leur quart d'heure, je leur conseille d'analyser le pourquoi de leurs besoins.

Pourquoi est-ce que tu souhaites tant avoir la plus belle, la plus charmante, la plus sexy des femmes ?

Pourquoi est-ce qu'il te faut être comme cela, séduit, attisé, charmé ?

Tu vas me dire que du point de vue de la vie de couple, c'est intéressant parce que cela propulse l'homme vers la femme et que lorsqu'ils se rencontrent, cela déclenche une fusion extraordinaire. Cependant, il faut savoir que si tout ce que ta femme te réclame, c'est de la faire rêver, le point de fusion n'est donc pas au même endroit pour toi et pour elle.

Et c'est pour cela que dans l'acte sexuel, on remarque qu'il y a aussi une différence entre le plaisir de l'homme et de la femme, entre le moment où la femme aura le plaisir et où l'homme aura son plaisir. Parce que chacun se pose à un niveau différent, non pas parce que le corps est différent. Chacun place son rêve à un autre endroit.

La femme sera heureuse de rencontrer l'homme, de fusionner par tendresse extraordinaire avec cet homme et l'homme va attendre de la femme qu'elle le séduise à travers l'acte sexuel, même s'il y a l'amour, mais il lui faudra le charme, l'exercice du charme.

Pourquoi est-ce que, donc, l'homme est si sensible à l'exercice du charme de la part de la femme ?

Tout cela remonte il y a fort longtemps, c'est une vieille histoire !

L'Esprit qui est conditionné par un corps humain masculin - puisqu'il y a quand même des histoires dues au conditionnement physique, il faut bien l'avouer - l'Esprit qui est donc conditionné par un corps masculin va se rappeler inconsciemment l'histoire de l'âme, l'histoire du début du monde, l'histoire de cet Esprit qui volait en toute liberté dans un espace extraordinaire et qui voit soudain l'élément, qui voit soudain l'expérience que permet le plan physique, l'aventure, le voyage humain et qui a envie de rentrer dans cette expérience, parce que là est sa planche de salut, il faut passer par l'incarnation. C'est un beau voyage si on sait bien le faire et en plus c'est la planche de salut, c'est la voie de régénération.

Donc cet Esprit Divin entre dans la Matière en acceptant totalement et en désirant le voyage dans la Matière. Il est donc très facile de penser qu'ensuite l'homme masculin va accepter et désirer ce même voyage dans la matrice. Et, de la même manière il va chercher donc l'aspect séduction qu'a exercé le voyage lorsqu'il était encore Esprit. Ce qui ne veut pas dire que l'Esprit est tombé dans la Matière par fascination, l'Esprit est allé dans la Matière par volonté et par désir d'accomplir cette expérience parce que là est sa planche de salut. Et ce qui est désir pour l'âme, volonté pour l'âme, devient, d'une manière désordonnée et amoindrie, un désir sexuel pour l'Esprit qui est conditionné par le corps Masculin.

Lorsque donc on pousse profondément les analyses, on s'aperçoit que les hommes tout en étant que des hommes vivent perpétuellement le drame de Dieu, un Dieu qui se cherche et qui sait que ce n'est qu'en se trouvant qu'il sera heureux, et un Dieu qui se souvient être tombé dans la Matière et qui désirait entrer dans cette Matière parce que là était sa planche de salut. Et ainsi les hommes et les femmes inconsciemment revivent sans arrêt cette même histoire, ce même drame.

Si maintenant on conçoit les choses comme je viens de l'expliquer, on s'aperçoit que chaque fois j'ai désigné l'Esprit, l'Esprit conditionné par le corps féminin ou masculin, mais j'ai cité l'Esprit. J'ai donc cité une nature qui va s'amuser à être quelque chose de féminin ou quelque chose de masculin selon l'incarnation. Mais quelle est la nature de l'Esprit ?

L'Esprit est androgyne

Cet esprit est complètement androgyne et c'est pour cela qu'il peut à plaisir prendre un corps masculin ou féminin.

Étant complètement androgyne, on conçoit donc lorsqu'une femme se réveille, lorsqu'une femme existe, elle peut très bien développer son énergie masculine, non pas pour avoir le plaisir de rivaliser avec les hommes, mais pour savoir véritablement aimer parce que ce n'est qu'en devenant elle-même complète qu'elle sortira de l'illusion, du rêve, et qu'elle sera capable d'aimer son enfant, d'aimer son mari, d'être une mère et d'aider à la nation.

De la même manière pour l'homme, ce n'est que en faisant vivre sa partie féminine, donc en étant l'esprit androgyne complètement, c'est comme cela qu'il pourra espérer aimer sa femme et être utile à la nation.

Et ainsi on s'aperçoit que la vie, toute profane qu'elle paraisse, devient un acte spirituel quotidien, parce qu'on a enlevé le rêve.

Pourquoi est-ce que tu aimes donc ? Est-ce que j'ai été assez claire ?

Dans un premier temps, poussée par l'idéal, le romantisme, la Quête.

Et pourquoi est-ce que le désir amoureux prend l'individu dès sa jeunesse ? Car, en fait, mon discours ne serait complet que si j'ajoutais ce détail.

L'adolescent

Lorsqu'un adolescent, se sent le besoin, l'envie d'aimer et d'être aimé, alors qu'il n'a pas encore commencé à vivre, d'où vient cet impératif ?

Cet impératif qui simule l'idéal amoureux vient du fait que l'adolescent est encore en connexion étroite avec la voix de l'âme. Bien qu'il ait déjà subi l'éducation à l'école et l'éducation dans la famille, l'adolescent est cependant encore assez souple pour recevoir, comme par inspiration, la voix de l'âme. Et cette voix de l'âme lui dit : perfectionnement, fusion, fusion d'abord de tes deux principes, masculin et féminin, pour découvrir la Réalité Divine que tu es. Et c'est pour cela que très tôt, le besoin amoureux saisit l'individu.

Après, lorsqu'il y a cristallisation, il n'y a plus que le rêve dans l'amour. L'individu a depuis trop longtemps oublié la voix et la pulsion, le mouvement de son âme.

Mais qu'est-ce qui fait que l'amour, rêve, l'idéal amoureux romantique, arrive aussi à prendre racine dans un amour qui semble être une nourriture absolue ? Ce qui fait que une multitude de rêves rencontre en même temps une multitude de nécessités et de vérités et en mélangeant tout cela, on aboutit à ce que vous êtes.

“Ah ! Ces notions complètement enchevêtrées desquelles il est très difficile de se tirer parce qu'on se dit c'est du rêve mais c'est aussi une vérité ! Si on ne m'aime pas, je meurs. Je me sens pauvre, c'est comme si je ne recevais plus de Soleil, plus d'eau, plus de nourriture ! Alors ce n'est pas simplement que de l'idéal amoureux, ce n'est pas simplement que la Quête de l'âme puisque je trouve dans l'amour une véritable énergie, dans la présence de l'autre une véritable énergie, une nourriture qui m'est nécessaire !”

Ceci a lieu parce que sur le rêve vient se fixer une réalité qui est l'amour.

L'amour

Qu'est-ce que l'amour alors et pourquoi l'homme a-t-il cette faculté d'aimer ?

Comme je l'ai expliqué si souvent, l'homme ou du moins l'âme est comme une photo, une plaque photo très sensible. L'âme est un réseau d'hypersensibilité.

L'âme est hypersensible à des choses qui paraissent très matérielles comme même la chaleur. Cela pourtant ne semble concerner que le corps.

Il est vrai que cela concerne en grande partie le corps. Mais si l'âme fait l'effort de s'approcher de la Matière, elle devient extraordinairement sensible à toute la Matière.

Et c'est pour cela que les Maîtres dont l'âme est pleinement réveillée, pleinement vivante, ces Maîtres éprouvent une douleur extraordinaire à venir vivre auprès des mortels, auprès des profanes ! Parce que leur âme étant hypersensible, puisque c'est un état d'hypersensibilité, l'âme ressent les pensées des hommes, les crimes des hommes, même si le crime se passe à des centaines de kilomètres. Et lorsque le Maître veut s'approcher de son disciple, si le disciple n'est pas suffisamment élevé encore, pour le Maître c'est une souffrance. Parce qu'il va ressentir tout ce qui est encore négatif, mauvais, étroit, restreint dans la nature du disciple. Et c'est comme si d'un seul coup, la sensibilité du Maître se trouvait écorchée.

L'âme est donc quelque chose d'hypersensible à tout.

Et c'est grâce à l'hypersensibilité de l'âme que l'on a pu d'ailleurs fabriquer la sensibilité du corps et que l'on a pu créer les sens.

C'est donc grâce à cette hypersensibilité de l'âme qu'ensuite l'homme va être sensible à la nature et aux autres hommes. Et il va découvrir qu'étant sensible surtout aux autres hommes, il y a des relations favorables entre hommes. Et que, par exemple, une relation d'amitié ou une relation de complicité, tel que cela a lieu dans les couples, il découvrira que cette relation apporte énormément d'énergie, de plaisir, de réconfort. Tout simplement parce que l'hypersensibilité de l'âme conduit à la sensibilité qu'ensuite on va exprimer comme une sensibilité amoureuse et comme une quête d'amour.

Mais d'où vient cette hypersensibilité de l'âme ?

Hypersensibilité de l'âme

Car c'est la question que l'on pourrait me poser.

L'hypersensibilité de l'âme vient du fait que au-dessus de l'âme existe en fait une autre partie que certains appellent la Monade ou le Pur Esprit. Ce Pur Esprit, sans que l'on puisse le décrire ou l'identifier, serait ce qui correspondrait le mieux à un état de non-sensibilité. Aucun sens n'est possible, même pas le sens le plus Divin.

Si l'on imaginait l'incarnation de ce très haut principe, qui est le plus haut principe en l'homme, qui est la première partie de sa Trinité, donc. Si l'on imaginait l'incarnation de ce très haut principe, même de très loin, eh bien, on s'apercevrait qu'aucune histoire ne pourrait avoir lieu, qu'aucune descente dans la Matière ne se pourrait. Et que même s'il y avait, par miracle, descente dans la Matière, il n'y aurait pas la possibilité pour ce Pur Esprit de manipuler la Matière, de la voir. L'humanité n'existerait pas. Même la pire humanité, je ne demande pas la meilleure !

Donc il faut, pour que l'histoire ait lieu, pour que ce Pur Esprit se régénère, il faut qu'il compose un reflet de lui-même qui soit presque le contraire de lui-même et qui soit donc l'hypersensibilité. Et l'hypersensibilité de l'âme est quelque chose qui se construit.

Il n'y a pas donc le Pur Esprit qui dit : “Tiens, il faut qu'existe une autre partie de moi-même qui sera l'hypersensibilité parce qu'elle seule va pouvoir descendre dans la Matière, créer l'intelligence, créer les sens, l'histoire, la psychologie et ainsi remonter avec tous les feux allumés.” Ce n'est pas quelque chose qui se crée par la volonté du Pur Esprit parce qu'il le veut.

C'est quelque chose qui se construit.

Et c'est quelque chose qui se construit comment ? Suivez-moi bien !

C'est quelque chose qui va utiliser les différentes matières dont j'ai parlé au début du discours, les différentes matières qui vont être rencontrées sur les différents plans de la descente de l'Esprit.

Sur le premier plan, sitôt après l'Esprit Pur, l'on rencontrera un certain environnement matériel. Même si cela paraît être une matière éminemment spirituelle, c'est déjà une forme de matière. Et elle procure déjà une différenciation donc, parce qu'en fait ce qui crée l'hypersensibilité de l'âme, en plus de l'amalgame des différentes matières, des différents plans dont j'ai parlé, mais ce qui va permettre à ces matériaux de créer cette sensibilité, c'est parce que ces matériaux vont casser l'Esprit, casser l'Esprit Pur qui entre dans le plan.

En étant cassé, l'Esprit se trouve donc différencié.

Devenant différencié, sectionné, va se déclencher automatiquement une activité.

Et c'est cette activité que l'on va appeler hypersensibilité, que l'on retrouvera sur le plan physique comme donnant lieu à la création de la chair sensible des sens, de l'intelligence, de l'intuition, etc. Car l'intuition est un sens, les disciples le savent bien, par l'intuition ils vont toucher tout. En fait c'est le sens du toucher hyper développé.

Donc, par la rencontre avec différents matériaux, l'Esprit pur est cassé, se différencie et construit une sensibilité.

Lorsque l'Esprit est équipé des différentes sensibilités nécessaires, il y a finalement incarnation. L'Esprit est alors bien équipé pour son expérience dans la Matière et il peut s'y enfoncer même si les premières expériences ne sont vraiment pas jolies du tout. Ce n'est pas grave ! Il faut enlever ce jugement qui est de dire c'est beau, ce n'est pas beau, c'est vilain, c'est dramatique !

Lorsque je veux enlever ce pouvoir dramatique que contient la vie, je ne veux pas dire que tout ce qui arrive est magnifique, alléluia ! Je n'applaudis pas lorsqu'il y a la guerre, lorsqu'il y a la mort, lorsqu'il y a le chômage, ce n'est pas une occasion de se réjouir.

Ce sont simplement des creusets, des creusets d'expériences, des creusets d'initiatives, des creusets de discernement. Et si pour l'instant la vie en collectivité n'offre pas d'autres creusets que cela, il faut faire avec et ne pas être en colère contre le système, ne pas se révolter contre le système ! Il faut faire Un avec le système, en tirer le maximum de courage, de réveil, de maturation qu'il peut procurer pour, ensuite, le transformer. Sinon on en reste uniquement au niveau du rêve et on réclame chaque jour le rêve le meilleur.

Moi je réclame chaque jour la réalité la meilleure, même si pour les disciples cela veut dire passer quelquefois par des drames, mais je veux pour eux la réalité la meilleure chaque jour !

Mais bien sûr lorsque j'envoie cet impératif à mon disciple, pour lui cela va parfois se traduire en termes de problèmes dans le travail, dans la famille, dans son monde intérieur, son monde affectif, le monde de sa méditation.

Mais s'il a suffisamment confiance en moi, car là est aussi le geste de l'Amour, avoir confiance. S'il a suffisamment confiance en moi, il saura accepter cette préparation à la réalité la meilleure que je souhaite pour lui.

Confiance et Amour

Il faut une grande relation de confiance entre le disciple et le Maître. Et s'il est bon que vous soyez amoureux d'une quelconque manière, je veux que cet amour se manifeste uniquement par la confiance.

L'Amour doit être Confiance.

Alors observez votre vie de couple, votre vie d'amitié avec quelqu'un. Lui faites-vous confiance ? Et vous saurez à quel point il y a de l'amour dans votre couple ou dans votre amitié.

La plupart des femmes diront : “Oh non, je ne fais surtout pas confiance à mon mari ! Je sais très bien que s'il a l'occasion de rencontrer une jeune fille, il ne se privera pas de l'expérience !” Et elle rajoutera : “Parce que c'est un homme et que c'est la nature qui le démange !”

Et lorsque je parle de la confiance comme étant véritablement la note de l'amour, est-ce que je propose à cette femme d'être inconsciente et de ne plus jamais se soucier du fait que son mari va avec les jeunes filles ? Est-ce que je lui propose de se mettre un bandeau sur les yeux ? Non, pas du tout ! La réalité est là ! Ton mari va avec les jeunes filles, c'est vrai !

Alors quelle sera la note de l'amour qu'il te faudra exprimer si tu veux vraiment continuer à aimer ton mari et à développer en même temps l'amour spirituel et en faire bénéficier ton mari ?

Eh bien ce qu'il te faudra faire, c'est non seulement admettre, savoir, que ton mari va avec les jeunes filles, mais, malgré tout, lui faire confiance quant à l'amour et au sentiment qu'il a encore pour toi malgré ça !

Bien sûr là, nous touchons un domaine parfois douloureux.

Le mariage unique

La société occidentale s'est fondée la loi du mariage unique et toute la société gravite autour de cette loi. De nombreux principes moraux et religieux gravitent autour de cette loi, le mariage unique. Cependant il faut savoir que le voyage de l'individu dans la Matière, la Vie tout simplement, n'a pas prévu une loi qui dit : “Tu n'épouseras que ta femme ou que ton mari une seule et une seule fois ! Et tu ne connaîtras que ta femme et que ton mari toute ta vie durant ! Nous lui interdisons toute incartade !”

Il n'y a pas là-haut au ciel à Shambhala dans la loge des Maîtres un principe qui dit cela ! Il n'y a pas donc un ange gardien avec son registre spécial que l'on pourrait appeler "femme trompée" ou "mari trompé" pour voir si untel doit être coché parce qu'effectivement il trompe ou elle trompe. Cela ne fait pas partie des principes spirituels autrement dit, c'est à cela que je veux en venir.

Beaucoup d'individus, encore une fois parce qu'ils sont prisonniers d'un rêve, réclament comme principe absolu, comme principe même spirituel et prennent donc Dieu à témoin de leur douleur, à témoin de leur détresse, parce qu'ils veulent avant tout que leur confort ait lieu.

Car il est vrai que pour une psychologie occidentale, le bonheur et le confort c'est de se sentir soit le seul mari aimé, soit la seule épouse désirée. C'est certain !

Ce qui ne veut pas dire lorsque j'explique toutes ces choses que je tolère les histoires amoureuses, que je tolère largement que le mari trompe et que la femme trompe, absolument pas ! Je veux simplement démontrer pourquoi lorsqu'une femme ou lorsqu'un homme se sent trompé, pourquoi est-ce que la douleur est déclenchée, pourquoi est-ce que la détresse est déclenchée.

Ces choses sont déclenchées parce que tu as admis que être la seule épouse ou être le seul époux était une loi.

C'est peut-être une loi mais uniquement une loi sociale !

Donc quelle est la position de la loi divine par rapport au couple ?

Voilà la grande question.

Le couple

Qu'est-ce que Dieu en pense en quelque sorte ?

Dieu est bien embêté parce que lui-même a une épouse fort embarrassante qui s'appelle Shakti et qui n'arrête pas de lui faire des petits dans tout l'Univers ! Et elle ne se soucie pas tellement de son époux parce que les petits, eh bien cette Shakti ne les fait pas avec Dieu mais avec les Kumaras, ce qui veut dire que Dieu est énormément trompé, voyez-vous ! Il serait donc bien le dernier à donner des conseils quant à la vie de couple ! Car il est vrai que ce sont Les Grands Architectes de l'Univers qui créent les humanités et qui ensemencent donc la Shakti. Dieu est donc cet être solitaire, immensément trompé, qui ne connaîtra jamais le bonheur avec la Shakti de sa vie !

Mais essayons de rêver en commun et essayons de demander quand même à Dieu ce qu'il en pense, s'il pouvait imaginer un couple idéal à commencer par le sien.

Qu'est-ce que Dieu donc pense du couple ? Qu'est-ce que le Maître pense du couple ? Comment est-ce qu'il voit le couple et qu'est-ce qu'il peut attendre du couple ?

Dans la mesure où le rêve est épais et où, comme je l'ai si longuement démontré, la femme, l'Esprit qui va être conditionné par un corps féminin va fixer dans cette aventure féminine toute une Quête divine. Et dans la mesure où l'homme va aussi fixer une Quête divine et une histoire, il va être facile de conclure que les deux vont avoir énormément de mal à vivre une histoire humaine et une histoire d'amour puisqu'il s'agit avant tout d'une histoire divine.

Qu'est-ce que tu dois faire donc si tu es trompé ? Dois-tu te sentir malheureux ou malheureuse ? Dois-tu réclamer l'assistance de Dieu ou des Maîtres pour résoudre ton problème en pensant que le mariage unique est une loi même auprès de Dieu de ce fait ? Qu'est-ce que tu dois faire ?

Tu dois profiter de l'occasion de souffrance que t'accorde cette expérience pour sortir de l'illusion du monde, de la grande Maya.

De plus souvent, la vie à deux, la vie de couple est un extraordinaire creuset d'initiation parce que c'est l'endroit où l'homme comme la femme ensemble, ils vont projeter le plus tous leurs rêves et toutes leurs mauvaises interprétations, toutes les déviations de la voix de l'âme.

“Ton mari ne te remplit pas de plaisir ! Ton mari te trompe ! Ton mari n'est pas capable de t'assumer complètement !” ou bien “Ta femme ne te remplit pas d'aise ! Ta femme te trompe, ta femme t'humilie, te trouve petit !” Eh bien c'est pour toi l'occasion non pas de vivre psychologiquement cette situation et de t'en attrister et puis de penser même à disparaître du monde pour ne plus supporter ce malheur. Tu as au contraire face à toi une réalité, une réalité brutale, certes, mais une réalité, le mari ou la femme casse ton rêve.

Tu veux un mariage unique parce que tu veux fusionner avec ton mari qui pour toi est Dieu ou avec ta femme qui pour toi est donc la Matrice, Matière, l'Origine du Monde !

Mais l'homme ou la femme qui est là casse, cette projection casse ce rêve et égoïstement on te dit : “Non moi je veux vivre ma vie ! Moi je veux être heureux ailleurs ! Il faut que tu acceptes cela ou il faut que toi aussi tu sois heureux ou heureuse ailleurs d'une autre manière et on se reverra un peu plus tard !”

À ce moment-là l'autre casse ton rêve et, si tu admets, si tu reçois cette expérience comme étant l'occasion de casser ton rêve, à ce moment-là ton mari ou ta femme ne sont plus des monstres, les monstres qui te piétinent, les monstres qui te font mal, les monstres qui te font entrer en dépression nerveuse. Ils deviennent au contraire des agents de ton évolution, des agents de ton initiation !

Agents d'évolution, d'initiation

Comprends-le, admets cela !

Non pas simplement parce que je te le dis, mais parce que si tu ne l'admets pas, eh bien tu pousses ou ta femme ou ton mari à poursuivre cet adultère !

Parce que une relation d'initié et d'initiateur s'étant installé entre vous, tant que tu n'auras pas compris, même s'il est inconsciemment ton initiateur, il poursuivra son massacre, même si pour lui l'action est inconsciente.

Ce qui fait que lorsque l'on observe le déroulement de la vie, on s'aperçoit qu'énormément d'individus ratent une occasion d'une initiation, combien d'individus se suicident parce que leur grand amour a disparu ?

Est-ce qu'un disciple se suicide parce qu'il n'est pas arrivé à méditer ?

Le disciple qui s'entraîne depuis plusieurs mois à une méditation et qui finalement le jour J de la grande rencontre qu'il suppose. Si ce jour-là le Maître n'apparaît pas, alors qu'il a vraiment travaillé pour, est-ce que le disciple se suicide ? Non !

Pourtant les amoureux eux, oui, ils se suicident ! Ils se disent : “On m'a trompé, on m'a bafoué, on m'a humilié, il est parti ! Ma vie lui appartenait, alors je n'ai plus de vie !”

Et il faut savoir que le moment de réalité que cherche le disciple qui s'est fortement entraîné pendant plusieurs mois à la méditation est le même moment de réalité que celui qui attend l'individu qui est en train d'éprouver cette rupture ou cette humiliation.

Sauf que dans le premier cas, le cas du disciple, le disciple le veut et dans le deuxième cas, le cas du mari ou de la femme trompée, le mari ou la femme n'en veut pas du tout !

“Ce que je veux c'est mon rêve, c'est mon mari bien à la maison, la femme bien à la maison qui ne regarde que moi dans le blanc de l'œil ! Alors surtout, Sainte Réalité, ne vient pas briser mon rêve car j'en mourrai !”

Il est écrit que la Réalité, la Vérité, Dieu en quelque sorte, est un feu ardent qui dévore ses enfants. Et c'est bien ce que je viens de démontrer. La Réalité des fois dévore son enfant, si l'enfant n'a pas pu l'accepter, il est même capable de se mettre à mort.

Quand vous voulez donc négocier tous les moments de votre vie, que ce soit des moments professionnels, des moments affectifs, ayez toujours soin d'aller gratter, par derrière la pierre, la racine illusoire.

À moins que vous ne soyez soucieux d'aller déterrer cette illusion, vous ne pourrez pas maîtriser votre dessein, maîtriser votre vie, et maîtriser tout ce qui vous fait plaisir lorsque vous êtes vivant : maîtriser votre intelligence, devenir intelligent, maîtriser un art, devenir un artiste au lieu d'être un artisan...

Et ainsi les femmes se trouvent, le ventre gonfle de vie, un enfant qu'il était impossible de concevoir durant des années auparavant, d'un seul coup cet enfant pousse presque tout seul dans le ventre ! Si je deviens fertile ce n'est pas parce que : “tiens d'un seul coup les hormones sont d'accord pour créer un bébé”, mais les hormones se sont harmonisées, le corps s'est harmonisé pour devenir fertile parce que l'Esprit était rangé, l'Esprit était aligné avec la réalité qu'il vous concerne de découvrir.

Fertilité et stérilité

Qui est stérile de tête sera stérile de ventre et ceci concerne aussi bien les hommes que les femmes.

Maintenant vous allez me dire : “Il y en a qui n'ont vraiment rien dans la tête et qui cependant n'arrêtent pas de faire des petits !” C'est certain !

Mais je vous rappellerai que je viens de vous dire, le ventre est fertile dans la mesure où l'individu a intégré la réalité qui le concerne, pour cette vie-ci, pour le plan dans lequel il vit. Ce qui fait que, par exemple, quelqu'un qui vit encore relativement dans un état profane, même dans un état tribal, mais c'est sa réalité, il a intégré parfaitement les nécessités et les réalités de cette vie-là, de ce niveau-là, alors cette fertilité l'adombre.

Par contre, si même l'individu de la tribu commençait à être en révolte par rapport à la réalité de son plan, ou se mettrait à être inférieur à la réalité de son plan, ou essaierait même d'être supérieur, donc de se sortir de la réalité de son plan, c'est là où, donc, n'étant pas ou plus aligné avec la vibration de son plan, il y aurait un déclenchement de stérilité.

Et dans la vie occidentale, en plus de tout ce qui est cité par le médecin comme l'abus du tabac, l'abus de l'alcool, le stress, comme vous dites vous-même, les déclenchements donc de la stérilité féminine ou masculine, en plus de ces données-là, comporte la donnée essentielle et caractéristique de l'occidentale qui essaye de se sortir de son niveau.

Il veut toujours être mieux. Mieux socialement, s'il est un individu du monde matérialiste, ou mieux spirituellement s'il est un disciple. Et souvent son effort pour devenir mieux, pour se perfectionner, épuise l'énergie dans son organe sexuel. Ce qui fait que même s'il y a la création de l'œuf et la création des spermatozoïdes, et même si ces deux choses sont très vivantes, cependant ces deux choses sont dénuées d'énergie. Et il ne peut donc pas y avoir création de la vie.

Par contre, si pendant un court moment ne serait-ce qu'un moment de vacances, l'individu qui essaye, prenant un couple, un homme qui essaye de se perfectionner socialement, tandis que sa femme essaye de se perfectionner spirituellement, si les deux partent, par exemple, en vacances et que pendant un certain temps la femme oublie la spiritualité et l'homme oublie ses soucis financiers, à ce moment-là il peut y avoir création d'un enfant. La fertilité revient parce qu'il y a réalignement sur un plan très naturel. Il n'y a plus extériorisation, étirement des énergies vers un plan supérieur.

Mais sûr, quelquefois il y a aussi tout simplement des cas cliniques, je ne fais pas des thèses médicales, attention ! J'indique simplement les réalités de l'Esprit, les influences réelles de l'Esprit sur la Matière.

C'est pour cela aussi que le plus souvent les enfants sont conçus lors des vacances plutôt que durant l'année de travail, parce que là les époux sont fertiles l'un et l'autre.

Mais quittons ce chapitre et revenons à la condition humaine.

La Condition Humaine

Avant de vous quitter, je voudrais vous m'accorder encore quelques instants pour approfondir ce sujet.

Concrètement, qu'allez-vous faire demain ?

Comment allez-vous appliquer tout ce que je viens de vous livrer et qui est très éparpillé parce que devant répondre à une multitude de préoccupations ? Comment allez-vous concrètement demain vivre votre condition amoureuse, votre condition de couple ? Comment allez-vous vivre votre besoin d'idéal amoureux ?

Est-ce que vous allez complètement évacuer cet idéal amoureux en pensant à ce que je viens de dire ? Est-ce que vous allez tuer cet idéal ? Est-ce que vous allez rentrer dans votre foyer en acceptant, sous prétexte que vous pouvez passer l'initiation, en acceptant largement que votre femme ou que votre époux puisse vous tromper ?

Bien sûr que non ! Vous pourrez faire ceci peut-être un quart d'heure ou une journée, mais très vite vous allez retomber et toute la détresse va s'installer.

Alors, pour ceux qui ont cet idéal amoureux dont j'ai tant parlé tout à l'heure, comment est-ce que l'on va opérer ? Si vous me permettez le conseil, je vous le dirai rapidement.

On ne va pas tuer cet idéal amoureux.

À grand coup de philosophie, c'est la philosophie que je vous ai proposée.

Vous allez d'abord comprendre votre besoin amoureux, comprendre profondément ce que j'ai dit. Et en même temps dans la journée, eh bien, vivez cette chose. Vivez votre besoin amoureux, votre idéal, projetez les images, frémissez sous la parole, frémissez sous le regard de Monsieur Untel ou de Madame Unetelle. Mais au moment où vous êtes dans le frémissement, dans l'expérience, pensez en même temps à la réalité que je vous ai expliquée. Et essayez de rentrer dans les deux réalités en même temps et choisissez celle qui vous rend le plus ou la plus heureuse ou heureuse.

C'est en essayant de rentrer dans ces deux réalités en même temps que le conflit va vous apparaître et que vous allez voir à quel point en fait vous pouvez frémir sous le regard d'Untel ou d'Unetelle, parce que cela correspond à votre rêve amoureux, mais vous allez voir en même temps à quel point la chute est dure lorsque ce monsieur ou cette dame regarde encore plus ardemment un autre personnage. Et que donc par exemple vous n'êtes pas la seule personne à bénéficier de son regard.

Si vous avez à l'esprit la réalité dont je vous ai parlé, cette autre réalité, le fait que le regard se fixe ailleurs va vous apparaître très vite et vous ne serez pas dupe ! Alors que si vous n'êtes pas conscient de la réalité dont j'ai parlé, vous ne verrez pas son regard se détourner ailleurs. Vous partirez tout simplement dans votre rêve en sirotant comme une liqueur ce regard qui s'est posé sur vous. Et lorsque finalement un jour un ou une amie viendra vous dire : “Mais tu sais ce monsieur ou cette dame qui te chavire tant le cœur, eh bien je peux t'assurer que c'est quelqu'un qui passe chaque soir la soirée avec quelqu'un d'autre.”

Et d'un seul coup votre château s'écroule et vous pensez à des mots tels que : “on m'a trompé.”

Et vous pensez tout de suite à culpabiliser l'individu qui crée ce rêve et qui détruit ce rêve. Et donc vous l'accablez de toutes les laideurs : “C'est un chaud lapin, c'est un gros dragueur, donc c'est un vicieux, ce n'est surtout pas spirituel !”

Mais est-ce que la jouissance que tu éprouvais au moment où tu croyais que ce regard était pour toi, est-ce que ce moment-là était spirituel dans ta vie ? Puisque tu as le toupet de l'accuser de quelque chose de non-spirituel, regarde aussi les moments non-spirituels chez toi qui ont abouti au fait que, d'un seul coup, tu t'es aperçu que l'homme n'était pas spirituel, parce qu'il se moque de toi, parce qu'il fait des œillades à tout le monde ! Il en fait depuis toujours et c'est sa grande liberté !

Ce qui fait que pour toi c'est une souffrance, c'est parce que tu as commencé aussi, à un moment donné, à rêver, donc à ne pas penser spirituellement. Et c'est cette prise de conscience qui fait que d'un seul coup la colère revient et tu accables l'autre de tous les vices ! Mais tu as participé à ce vice puisque tu rêvais. L'illusion est le plus grand des vices !

L'illusion est le plus grand des vices !

Donc si tu es victime de ce fait, sois bien consciente de tes réactions, des déclenchements, de tes émotions, de tes idées, de ton rêve au moment où tu subis ce frisson et rappelle-toi la réalité dont je te parle et tu sauras très vite que si l'homme ou la femme que tu as en face est digne de ton amour. Et si vraiment il y a là l'occasion de constituer un couple ou une histoire d'amour qui durera quelques temps et qui sera vraie.

Tu cherches partout la réalité.

Tout le monde dit : “Je veux un amour vrai, un amour authentique, je le cherche partout et je ne le rencontre jamais !” et on voit ainsi des femmes passer d'homme en homme et des hommes passer de femme en femme et ces individus disent : “Je ne rencontre jamais l'homme ou la femme qu'il me faut parce que je cherche un amour vrai !”

Es-tu sûr de bien chercher la vérité ou est-ce que tu ne cherches pas plutôt l'homme et la femme qui va le mieux te faire rêver ?

Encore une fois, tu cherches ton rêve car si c'était la vérité qui t'intéressait, eh bien tu trouverais autant de vérité à être avec ton premier mari, qu'à être avec ton second mari, qu'à être avec ton troisième mari, que de ne pas en avoir du tout.

Donc dès demain, il n'est pas question pour toi de bloquer ta nature, de ne plus avoir d'idéal amoureux et de ne plus recevoir d'amour. Simplement, sois terriblement conscient et de ton expérience, de ton aveuglement, du frétillement de tes énergies et de la réalité que je décris. Et ainsi, en avançant les yeux ouverts dans le monde de l'illusion, tu seras plus à même de sortir de l'illusion, tandis que si tu avances les yeux fermés dans le monde de l'illusion, tous les rêves vont te tomber dessus, c'est certain ! Et tu seras très malheureux.

Tous mes conseils, vois-tu, visent en fait à te rendre heureux. Je ne cherche même pas à te rendre spirituel ! Si je voulais te rendre spirituel, je t'aurais donné des grands exercices de méditation.

Je veux d'abord te rendre heureux, parce que vois-tu, un homme qui pourra méditer sera d'abord un homme qui est heureux. Tu l'expérimentes déjà toi-même cette vérité. Le jour où tu es perturbé, où tu es angoissé, où tu es malheureux, tu ne peux pas adresser une prière, tu ne peux pas entrer en méditation, tu es perturbé. Il faut donc, par le bonheur, arriver à un équilibre et par cet équilibre découvrir la spiritualité.

Et ensuite, les malheurs peuvent vous retomber dessus et ils vous retomberont dessus, c'est certain ! Mais ces malheurs-là auront pour vous tout un autre sens. Ils seront des occasions d'initiation, des occasions de forger le courage, de forger la Kundalini, de renforcer l'Esprit, de créer des chakras et de les ouvrir !

Après, oui, le malheur est initiatique ; avant, il est une détresse.

Qu'est-ce qu'un disciple donc, puisque vous vouliez être disciple dès demain ?

Être un disciple

Eh bien, un disciple, c'est un homme qui a connu le bonheur et qui retourne au malheur, mais en restant profondément heureux parce qu'il sait qu'il va maîtriser ce malheur, parce qu'il voit ce malheur comme étant en fait un obstacle initiatique, une épreuve d'ordre spirituel.

Tandis que l'autre conçoit toutes ces choses comme des détresses et il s'enfonce et il meurt.

Essayez donc d'être heureux, non pas parce que vous allez vous persuader de cet état à conquérir, mais en faisant, petit à petit, toutes les choses que je vous ai longuement enseignées.

Si vous voulez me remercier d'une quelconque manière, parce que souvent j'entends sortir des esprits le mot “merci, merci de m'avoir répondu, merci de m'avoir dit !”, si vous voulez vraiment me remercier, gardez cette énergie que vous envoyez si souvent vers moi pour que ce soit une énergie d'application de ma parole. Beaucoup disent “merci” et ensuite lorsqu'ils se retrouvent dans la vie, ils ne font pas ce que j'ai dit.

Ne remerciez pas parce que je n'attends aucun merci de toute manière mais appliquez et ainsi c'est moi qui vous dirai merci.

Merci de quoi ?

Merci de m'avoir fait suffisamment confiance pour qu'en exécutant cette parole, ce conseil, vous soyez sorti de l'illusion. Et ça c'est mon plus grand merci ! Voir un individu sortir de l'illusion la plus grande qui accable le monde !

Il n'est donc pas utile de mettre des cierges à Dieu pour louer sa grandeur, pour vanter tous ses mérites ! Comme si Dieu ne savait pas qu'il est grand, qu'il est beau et très intelligent, il faut le lui rappeler ! “Oh Dieu grand, beau, intelligent, oh Dieu tout puissant, toi que j'aime !” Les prières ont quelque chose, quelquefois, de ridicule !

Si ce n'était que la prière vient le plus souvent d'un cœur enfantin, il y aurait là plus souvent l'occasion de rire que d'écouter prier. Cependant, comme l'on sait que les prières s'élèvent des cœurs enfantins, alors on les écoute comme des prières. Mais il faut voir ce que disent ces prières, il faut entendre ces mots !

“Dieu grand et bon aie pitié !”

Dieu le sait qu'il est grand et qu'il est bon, mais il n'a pas pitié pour autant !

Voilà de nouveau une énigme pour le disciple !

“Je lui dis qu'il est beau, je reconnais qu'il est grand ! Ça ne l'impressionne pas ! Il n'y a pas moyen d'attirer sa bénédiction ! Alors on brûle un autre cierge ! Peut-être il préfère les bougies aux paroles, qui sait ?”

Et puis même les cierges n'y font rien, alors on va en pèlerinage ! Peut-être il préfère le sacrifice, le dépassement, qui sait ?

Et puis le pèlerinage ne sert à rien, alors on ne sait plus quoi faire. Alors on dit : “Et puis après tout, est-ce que tu existes ?”

Bien sûr qu'il existe ! Mais il faudrait prier, le prier autrement. Et quand tu penses au Dieu plein de gloire et de félicité, ce n'est pas que ton cœur doit dire à Dieu qu'il est plein de gloire et de félicité. Si tu prononces ces mots, c'est pour te rappeler à toi-même que tu es un Dieu plein de gloire et de félicité.

La Prière

J'ai souvent dit que la prière est un phénomène intérieur et non pas une extraversion, comme s'il s'agissait d'un disciple qui prie un Dieu qui est dehors. La prière est un phénomène intérieur, c'est la façon qu'a trouvé l'Esprit pour monter le long de l'échelle des plans.

En pensant à Dieu, lorsque je dis : Dieu, Notre Père qui est aux Cieux, qu'est-ce qui se passe en moi ?

Est-ce que je pense au Père qui est aux Cieux et ainsi je l'appelle ?

Non !

Lorsque je dis : Notre Père qui est aux Cieux, je déclenche en fait dans mon esprit, par ma foi, par ma certitude, et grâce aux mots qui sont ainsi constitués, je déclenche immédiatement la montée de mes énergies. Notre Père qui est aux Cieux, cela veut dire que mon Père intérieur, ma divinité, elle est dans le plus haut de moi-même, notamment dans mon chakra coronal, mais aussi dans mon principe le plus élevé. Cela veut dire qu'immédiatement les énergies m'obéissent, se centralisent et commencent à monter, puisque je les dirige vers le haut de moi-même, vers mon centre coronal.

Et ainsi de suite pour chaque phrase de chaque prière. Il ne s'agit pas de situer une qualité de Dieu et de le vanter, de le louer ou de situer l'endroit où est Dieu. Mais il s'agit bien par les mots et par les attitudes mentales que les mots déclenchent d'envoyer des énergies à certains endroits.

Alors il y a des prières qui centralisent l'énergie de l'homme et l'envoient complètement dans le centre coronal. Il y en a d'autres qui envoient l'énergie complètement dans le centre cardiaque. Ou d'autres qui l'envoient dans le centre laryngé. Ou d'autres qui sont des prières de rayonnement et qui envoient l'énergie de l'homme de manière extravertie dans le monde entier.

Les clairvoyants connaissent bien le phénomène des prières et ils savent donc utiliser une prière pour chaque chose. La prière pour les bénédictions, la prière pour l'exorcisme, la prière pour le baptême. Parce que chaque fois, par les mots, il y a constitution d'une attitude mentale. Et comme l'énergie obéit à la pensée, automatiquement l'énergie envoie.

Et c'est pour cela que l'homme prie. Il ne prie pas Dieu. Il se centralise et il dirige son énergie spirituelle dans certains endroits.

Donc la prière du dévot, une prière qui se situe vers un Dieu extérieur, est une prière qui le plus souvent n'apporte aucun fruit. Et c'est pour cela que ces individus prient des jours durant sans jamais avoir un fruit de leur prière. Parce qu'ils pensent que Dieu est dehors. Alors l'énergie sort d'eux-mêmes. Elle ne peut rien ensemencer, rien construire. Elle ne peut pas emporter la conscience de l'individu vers un plan supérieur et le faire rencontrer effectivement Dieu.

Dieu qui à ce moment-là vous dira : "Eh bien écoute, pour régler ton problème, il faut faire ça et ça et ça !”

Tout le monde attend que Dieu parle. Mais en fait, Dieu ne peut parler que si l'homme est devenu intuitif !

Et l'homme ne peut être intuitif que s'il comprend ce phénomène du voyage intérieur et exclusivement intérieur. Rentre tes énergies, propulse-les gentiment vers les plans supérieurs. Et tu verras que ce que tu attends comme étant les indications divines, ces informations viendront par ton canal intuitif, qui est le seul moyen de recevoir la voix de Dieu.

Fais ces choses !

Je voudrais vous parler encore bien longtemps mais je dois vous quitter.

Pour tous ceux qui auraient encore des questions à me poser, je vous propose de les réserver dans votre esprit. Soit essayez de trouver réponse dans les livres, soit essayez de trouver réponse auprès de toutes les personnes qui pourraient vous assister, soit revenez une autre fois et peut-être nous en parlerons. Mais sachez bien que quelle que soit la question qui vous préoccupe, le problème qui vous préoccupe, vous pouvez y répondre vous-même. En faisant la démarche d'esprit que je viens de développer depuis le début de mon discours.

Allez toujours plus au fond, au fond, au fond de la raison des choses pour y trouver l'illusion, cet égocentrisme et ainsi dépassionner, dédramatiser complètement une situation. Car en fait, un mari qui aujourd'hui vous trompe et qui vous semble lourd, lourd à porter, parce que cette détresse est insupportable. Si vous exorcisez, si vous dépassionnez, si vous dédramatisez la situation, eh bien, dès demain vous vous apercevrez que cela non seulement vous est égal, mais qu'en plus vous allez trouver l'amour avec votre voisin et qu'ensemble vous allez partir !

Cela vous sert donc à quoi de perdre du temps et de perdre votre vie, à vous lamenter sur une histoire conjugale !

Tant que vous fixez sur le fait que le mari ou que la femme vous trompe, vous vous empêchez de découvrir un nouvel époux ou une nouvelle épouse et de vivre heureux !

Pensez à cette chose !

Pensez toujours à ce que vous risquez de gaspiller en passionnant, dramatisant une situation.

Et gardez toujours à l'esprit que la fin du tunnel, elle n'est pas simplement à la fin de la distance du tunnel, mais qu'elle est à la fin de l'illusion qui est dans la tête.

La sortie du tunnel, c'est la sortie de l'illusion tout simplement.

La sortie du tunnel, c'est la sortie de l'illusion tout simplement.

Je vous salue.

(Date de la conférence : 10 11 1990)

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29-11-25 14:14