☀️ Conférence 112

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Conférence 112

Question

À l'état de notre évolution, quel est le sens du couple et de la femme ?

Quel est son rôle et sa place pour la nouvelle Humanité ?

Réponse

Bonsoir,

Ainsi que je le fais pour chacun de mes discours, je vais préciser que le genre d'écoute que j'attends est une écoute de la part du cœur. Lorsque vous venez m'écouter, il ne s'agit pas pour vous de venir prendre un enseignement, des informations, une méthode pour mieux vivre, pour être heureux ou pour obtenir l'initiation. Il s'agit avant tout pour vous d'être sensible à une pensée, soit différente, soit nouvelle, soit qui commençait à germer en vous et qui trouve dans ma parole une confirmation.

Essayez plutôt de laisser votre pensée courir au fil de la mienne. Essayez de me permettre de guider votre pensée jusque dans un certain territoire que moi je connais et où je veux vous emmener.

Souplesse de pensée

Autrement dit, je vous demande d'être suffisamment souple, de jouer le jeu en quelque sorte, et de m'accompagner jusque dans certains endroits de la compréhension que j'exprime.

Vous ne devez à aucun moment essayer de comprendre ce que je dis et le comparer soit à vos convictions, soit à ce que vous connaissez déjà. Jouez le temps de la conférence, jouez le jeu du comédien. Essayez de suivre gentiment ma parole, exactement comme vous joueriez une pièce de théâtre. Je ne vous demande pas d'y croire, je ne vous demande pas d'en faire votre nouveau principe, simplement laissez la pensée glisser. Et ensuite, l'endroit où vous vous trouverez, s'il vous est confortable, alors faites-en votre endroit pour vous installer, pour y vivre, pour penser désormais.

Mais avant de choisir si je parle juste ou si je parle faux, permettez-moi de vous amener jusqu'à l'endroit où il y a ma pensée.

Si vous êtes souple et si je peux vous emporter, alors cela vous aura servi à quelque chose de venir m'entendre. Sinon, il n'y aura pas du tout de fruits.

Ce qui ne veut pas dire que je vous propose un enseignement que vous devez suivre et que pour le suivre, il faut que vous soyez souple. Je ne propose jamais d'être celui que l'on va croire ou qui va désormais catégorier votre pensée et la diriger.

Je veux simplement qu'il y ait un jeu honnête entre nous. Et qui dit honnêteté, dit en même temps le courage ou la curiosité d'essayer. Et de la même manière que l'on peut essayer une nouvelle automobile, on peut essayer, ne serait-ce que pendant une heure, une nouvelle pensée et voir ce qu'elle apporte dans la vie intérieure, voir la dilatation ou la contraction que cela construit. Si vous vous permettez d'essayer, sans aucun risque, vous vous permettez en même temps de changer de peau. Car qui change de pensée, change de peau automatiquement.

Qui change de pensée, change de peau.

On peut dire que l'homme par sa pensée va déterminer son environnement affectif, va déterminer sa moralité, va déterminer son univers vibratoire, et par là même, la construction de son destin. La somme de ce que je pense va être la représentation de ce que je suis, inévitablement.

Tout le problème donc, pour le disciple ou pour celui qui essaye de devenir disciple sera de découvrir un certain nombre de pensées justes. Les pensées élémentaires doivent être absolument triées pour qu'elles puissent ensuite avoir une croissance épanouie et vous apporter un certain bonheur.

Il faut donc dès le début de l'activité de la pensée...

Et quand je dis dès le début, je ne parle pas de l'enfance, je parle du début des interrogations et des réflexions. Car il y a nombre d'adultes qui, bien que adultes, ne réfléchissent pas en fait, ne pratiquent pas la réflexion profonde. Ils se contentent de réagir dans la société et par rapport à ce qui leur arrive.

Sitôt donc que je commence à entrer en réflexion, mon premier travail sera non pas de trouver la réponse à ce qui me préoccupe, mais plutôt de savoir correctement orienter ma pensée.

D'abord, savoir si mon interrogation, donc ma pensée de base, savoir si elle est placée au bon endroit, si elle est juste et si, organisée de la sorte, elle va pouvoir me permettre une découverte.

L'organisation de la société - considérant la question qui vient de m'être posée - l'organisation de la société autour de la famille, autour de la cellule, passe donc aussi énormément par l'organisation de la pensée.

Organisation de la pensée de l'individu

Un individu, car je parle ici de l'individu, un individu se caractérise par le type d'organisation qu'il incarne. L'organisation de sa pensée, l'organisation de ses sentiments, l'organisation de ses énergies physiques. Ce que peut ensuite effectuer la famille comme éducation, comme influence, comme orientation, sont uniquement des instruments secondaires. Ces orientations sont des petites aides pour s'adapter dans un univers concret, comme la société à une époque donnée.

Tandis que ce qui va permettre à l'individu de se qualifier, quel que soit le moulage qu'aura fait la famille, ou l'école, ou l'époque, ce qui va qualifier l'individu, c'est sa propre capacité à organiser ses pensées, organiser ses sentiments et ses énergies physiques. Il y a donc d'une part ce que l'individu incarné peut attendre d'une organisation qui est concrète et physique, l'organisation familiale et sociale, puis plus loin économique et politique et il y a, à l'intérieur de cela, sa propre organisation. Comment est-ce que moi, en tant qu'individu indépendant, je vais m'administrer, pour ensuite pouvoir utiliser au mieux les indications qui m'auront été apportées par la famille, la société et l'économie de mon pays.

Car il est vrai que si je ne sais pas bien m'organiser, si je ne sais pas bien gérer mes pensées, mes émotions, mes talents ou mes défauts, eh bien, quelle que soit la qualité de l'éducation que m'a apporté ma famille, je ne saurais pas du tout l'utiliser, et je serai ce que l'on appelle dans la famille le mouton noir. Ou malgré ma grande éducation, je ne saurais pas du tout exercer mon métier correctement, même si en fait du point de vue théorique, je le maîtrise, mais sitôt qu'il y aura application et intervention des relations humaines, je n'arriverai pas à l'appliquer comme il faut.

Chaque fois qu'il y a défaut d'adaptation, soit parce que l'on se trouve marginal, soit parce que l'on a des problèmes affectifs ou des problèmes philosophiques, soit parce que l'on a des problèmes pour se découvrir un talent, pour exercer un métier, chaque fois que l'on se trouve, donc, un peu marginal, un peu mis de côté, ce qu'il faut considérer ce n'est pas tellement ce qui nous manque pour devenir comme l'autre.

De ce fait, l'on va penser : “Mais, si j'étais née dans telle famille, tout se serait bien organisé, je n'aurais jamais eu de problème.” Ou bien : “Si j'avais su avant vers quelles études m'orienter, j'aurais découvert à coup sûr le métier que je dois exercer.” Etc.

Chaque fois qu'il y a donc marginalité, de quelque nature que ce soit, cela prouve qu'il y a un défaut d'organisation dans l'individu.

Ce n'est donc pas là la marque d'un manque de qualité, de possibilité, de capacité, pas du tout, c'est au contraire la marque d'une mauvaise organisation. Une mauvaise organisation de quoi ?

La Personnalité

La personnalité est un peu comme une grande entreprise, une société immense et il est très difficile de savoir la gérer. Tous les efforts du disciple en fait sont vains tant qu'il ne sait pas gérer les énergies de sa personnalité comme on gère une entreprise.

Il faut comprendre que la personnalité n'est pas simplement constituée des souvenirs de l'enfance, des qualités ou des défauts que l'on aura donc conclus à cause des expériences de l'enfance. La personnalité n'est pas simplement composée d'un caractère qui dit “ceci me plaît, ceci ne me plaît pas” ou “je suis capable de ceci ou je n'en suis pas capable”.

Une personnalité est aussi l'aboutissement d'une multitude de vibrations en provenance non seulement du monde de l'âme mais aussi du monde des étoiles.

Ce qui veut dire que pour l'individu la difficulté d'exister sera la difficulté d'organiser ses énergies, de les comprendre et de travailler correctement avec.

En fait on pourrait dire que tout le développement de l'individu, son évolution ou tout son cheminement pour devenir un Maître, est tout simplement le cheminement pour apprendre à maîtriser ses énergies qui nous tombent dessus littéralement.

Énergie sexuelle

Lorsqu'un individu se trouve très embarrassé par exemple avec son énergie sexuelle et qu'il en fera reproche soit à ses instincts, soit à la Nature, soit à la façon dont les Maîtres auront organisé le monde, en fait il faut comprendre qu'il n'a pas de problème avec l'énergie sexuelle, qu'il n'a pas de problème donc vis-à-vis de ses instincts, vis-à-vis de la Nature et que le Plan n'est pas mal fait. Il y a simplement une énergie qu'il faut comprendre en tant que telle. On la qualifie de sexuelle parce qu'il se trouve qu'elle va activer le sexe.

Ce qui fait que dès qu'on lui donne une particularité, surtout cette identité, et lorsque cette identité est largement connue et décriée depuis tant de siècles parce qu'on la qualifie d'impure, il va de soi qu'immédiatement l'individu construit un ennemi. Il se dit : “C'est de l'énergie sexuelle, le sexe est encombrant, ou bien le sexe est impur, ou bien il est malsain, ou bien il est contraire à la méditation” et sitôt qu'il identifie l'énergie sexuelle à ces images, il aura beaucoup de mal à savoir travailler avec ou à la contrôler.

Il ne faut pas imaginer que l'énergie qui passe dans le sexe est l'énergie sexuelle. Car en fait, les créateurs du monde ne sont pas bêtes, ne sont pas stupides au point de créer une énergie sexuelle pour embêter le sexe des hommes afin qu'ils y soient bien attachés et que cela représente une épreuve initiatique. Il n'y a pas une énergie qui soit qualifiée d'énergie sexuelle dans l'Univers, absolument pas ! Ce qui fait que l'énergie qui passe par le sexe de l'homme n'est pas une énergie d'épreuve, un obstacle.

Lorsque donc l'on exorcise l'image de cette énergie, la nature de cette énergie, on a l'esprit propre pour découvrir la nature réelle de cette énergie.

Si je ne commence pas à dire qu'elle est encombrante et non initiatique, qu'est-ce que je vais pouvoir découvrir ? Eh bien, je découvre une énergie Une, que l'on pourrait appeler l'énergie de l'Univers ou l'énergie de Dieu, l'énergie de l'Esprit, le Feu Cosmique, appelez cela comme vous voulez. Et ce Feu Cosmique va ensuite assumer différentes fonctions.

Pourquoi est-ce qu'il y a ces différentes fonctions ? Pourquoi est-ce qu'il y a les sept chakras par exemple, dont le chakra sexuel ?

Il faut savoir que dans un premier temps, il y a l'involution de l'Esprit. Avant qu'il y ait l'évolution, avant qu'il y ait donc la remontée, il faut bien que quelque chose soit descendu.

L'Esprit Universel involue, il descend dans la Matière.

Lorsqu'il descend dans la Matière et qu'il sert ainsi le but de sa régénération, il se trouve chaque fois à un niveau plus bas. Je prononce la phrase de la sorte mais en fait le concept est impropre. Il ne s'agit pas de descendre plus bas vers un endroit où il y a des ténèbres, de l'ignorance, le contraire de Dieu. Il s'agit de descendre à un endroit où la Matière, les atomes, donc les particules d'énergie, un endroit où tout cela est extrêmement compact, très dense, parce que c'est dans cette densité qu'il va y avoir la friction qui va permettre la régénération de l'Esprit Universel. Exactement comme l'on va frotter une allumette sur la boîte et grâce à ce frottement il va y avoir le feu.

C'est ce que l'Esprit Universel est venu chercher dans sa rencontre avec les atomes en un état compacté, donc la Matière. Il est venu se frotter à cette densité pour redéclencher un feu qui commençait de s'éteindre et ainsi sa régénération est assurée.

Ce qui veut dire, donc, que l'involution se passe un peu comme par paliers de décompression. Et lorsque l'Esprit aboutit à l'endroit où les particules sont dans l'état le plus dense, à ce moment-là l'instant de la création est le plus fort. Et c'est en fait à ce niveau de l'existence et de l'action de l'Esprit que l'on découvre que le Feu Cosmique ou le Feu de l'Esprit devient un feu sexuel. Mais ce feu sexuel n'est pas encore représenté par le sexe mâle ou femelle des hommes et des femmes. Il est sexuel à l'état Universel, c'est-à-dire qu'il est créateur.

Parce qu'ayant frotté contre la Matière, contre cette densité des atomes aglomérés, se déclenche une véritable flamme. Et cette flamme est la Flamme Créatrice. En tant que Flamme Créatrice, lorsque l'on fait le parallèle avec la vie humaine, on découvrira que dans le règne humain cela donne flamme sexuelle.

Comment donc désormais considérer le sexe ?

On peut penser que dans le sexe de l'homme ou de la femme réside la Flamme de la Création, tout simplement.

Et de la Création qui se manifeste à l'endroit où l'on peut compacter les atomes pour créer un individu. De la même manière dans l'Univers, il aura fallu à l'Esprit Universel descendre énormément dans ce que l'on va appeler la Matière Universelle. La Matière Universelle n'est pas du tout à l'état compact dans l'Univers. C'est un état plutôt gazeux, très fluide, bien supérieur encore à l'astral tellement c'est subtil. Il ne faut donc pas penser que la Matière du monde, c'est celle-là que l'Esprit Universel rencontre lorsqu'il entre en création.

L'Esprit Universel rencontre la Matière Universelle.

On pourrait identifier cette Matière Universelle qui est encore très pure, très intacte, très divine, à une matière en fait constituée uniquement d'Esprit. Et c'est à partir de ce premier couple que l'on identifie facilement à Shiva et Shakti dans certaines religions qu'ensuite le monde Matériel va avoir lieu. Et dans le monde Matériel, la petite flamme créatrice de l'homme et de la femme vont pouvoir engendrer à leur tour d'autres mondes, mais ces mondes sont des hommes et des femmes, des enfants.

L'énergie sexuelle, donc, n'a rien en elle-même de reprochable, absolument pas ! Et aucune religion ne peut avoir le toupet de reprocher l'activité sexuelle de l'individu ! Nous n'avons pas le droit même de qualifier cette activité d'impure, d'avilissante pour l'esprit. Si quelque chose était avilissant et impur, les Pères du monde ne l'auraient pas instauré. On ne va pas, sous prétexte qu'il faut des épreuves spirituelles, créer dans le corps même de l'individu une activité qui soit impropre. C'est du suicide, c'est du sabotage, c'est du masochisme ou c'est du sadisme, selon qui l'on est. Mais ce n'est pas un comportement paternel, ni spirituel.

Si donc il y a une absolue propreté dans l'énergie sexuelle, il faudra que je nettoie ma pensée, puisque l'énergie sexuelle elle n'a pas besoin d'être nettoyée. C'est donc ma pensée qu'il faudra modifier.

Et je veux pour preuve que ce travail sur la pensée est très important, que c'est à cause de la pensée que l'énergie sexuelle est déviée. C'est à cause d'un mauvais usage que l'énergie sexuelle devient reprochable. Mais où se déclenche le mauvais usage de l'énergie sexuelle ?

Sans doute pas dans le corps, absolument pas !

Bien les disciples se lèveront et me diront : “Mais c'est l'Envie et l'Envie est propre au corps !”

Non, absolument pas ! Le corps n'a rien envie qui ne soit pas dans l'ordre de la nature.

Il faut donc savoir que le seul qui va pouvoir déranger l'ordre de la nature sera l'individualité, la prise de possession de l'homme sur son corps. La pensée donc va jouer un rôle déterminant, non seulement dans l'activité sexuelle mais aussi dans l'orientation de cette énérgie.

Si je pense, soit parce que mon comportement me l'indique, soit parce que des religions m'y obligent, si je pense que la sexualité est quelque chose d'impropre, à ce moment-là, quelle que soit l'activité sexuelle que j'ai, il est vrai que je commets quelque chose d'impropre. Parce qu'il y a comme une culpabilité qui s'est installée dans l'individu, un reproche perpétuel qui se fait dans l'individu.

Par contre, si je vais vers cette activité avec un œil pur, un œil propre, à ce moment-là je participe tout simplement à un mouvement de la Nature, à un chant de la Nature.

Mais qui est capable de faire l'amour - puisque c'est bien de l'amour qu'il s'agit - qui est capable de faire l'amour sans qu'il n'y ait aucune pensée ?

Très peu de personnes ! Uniquement les disciples de haut niveau.

Agiter un corps, faire participer un corps à un acte naturel sans qu'il y ait la pensée, cela est très difficile. Pourquoi ?

La pensée inférieure, concrète

Tout simplement parce que la pensée inférieure, la pensée concrète dans ce cas-là, est un élément qui cherche toujours à tirer profit de tout.

La pensée concrète cherche toujours à tirer profit de tout.

C'est un peu comme une mémoire qui répertorie ce qui lui plaît, ce qui ne lui plaît pas selon les orientations du corps et selon les palpitations des sens. Ce qui fait que la mémoire qui aura enregistré qu'en faisant telle action il y a une émotion intéressante à vivre, il y a une palpitation intéressante à éprouver, cette mémoire va ensuite toujours appeler la même émotion, donc le même événement.

En fait, si l'on veut briser une accoutumance, que ce soit à l'activité sexuelle ou que ce soit à n'importe quoi d'autre, il ne faut pas travailler au niveau des sens, au niveau de la sexualité ou au niveau de la cigarette ou au niveau de l'alcool, il faut travailler au niveau de la pensée uniquement.

Une habitude est tout simplement une donnée qui est entrée dans la mémoire, et cette mémoire remplit sa fonction. Elle envoie constamment la donnée : “Attention, ceci est bon, j'en veux encore, tu en veux encore, nous en voulons encore ! Attention ceci est mauvais donc je n'en veux pas !”

Et ainsi la mémoire et l'intelligence inférieure ont tôt fait de faire le tri entre le bonheur et le malheur. Si bien que les individus de petite envergure se dépêchent d'éviter tout ce qui ne leur convient pas, se dépêchent d'éviter toutes les épreuves, toutes les contraintes, ils se débrouillent toujours pour choisir uniquement ce qui les flatte, ce qui leur convient, ce qui leur est facile.

Le Disciple

Alors que le disciple fait le contraire, il essaie de trouver dans toute action qui le froisse, tout événement qui l'ennuie, un moyen de développer une autre énergie. Il a donc une maîtrise sur sa pensée, il n'est pas simplement soumis à sa mémoire, qui lui rappelle ce qui est agréable et ce qui ne l'est pas, il a contrôle sur sa mémoire et il n'est plus soumis à elle.

Il peut, de manière indépendante, avoir accès à sa mémoire, se souvenir de ce qui lui plaît, mais en même temps il est devenu une pensée vivante et il peut dire : “D'accord, ceci est la meilleure solution pour moi parce que c'est facile, parce que c'est agréable, c'est plaisant, cependant si je veux me développer, cependant si je veux trouver qui je suis, si je veux exister, c'est par un mauvais événement que je dois passer, c'est en accomplissant cette chose-là désagréable.”

À ce moment-là, donc, l'individu arrive à construire sa vie au lieu d'être l'objet de sa mémoire.

Un animal par exemple est toujours l'objet de sa mémoire, il retournera toujours au même endroit parce que c'est à cet endroit qu'il est bien, qu'il y a du confort. Il rongera toujours le même os et il ne se séparera jamais de son maître, parce que c'est là qu'il y a le bonheur pour lui. Et l'homme inférieur va faire de la sorte, il va toujours choisir la voie de la facilité, tout ce qui peut apporter le plaisir et le confort.

Tandis que le disciple, sans renier pour autant, son droit au plaisir et son droit au confort - car il en faut dans la vie, ne serait-ce que pour se régénérer et se reposer - le disciple va cependant ne pas écarter les situations et les événements désagréables. Il va s'en servir pour se transformer et grandir.

Toute la différence dont il y a entre l'homme moyen et l'homme rempli de Dieu sera sa faculté à faire face à un obstacle, sa faculté à l'assumer et à lui dire "oui", comme l'on peut dire "oui" à quelque chose de très agréable.

Fuir les problèmes est un manque de maturité évident. Pleurer lorsqu'il y a un problème est un manque de maturité et non pas un manque de force. L'homme confond tout !

Dès qu'il sent la peur l'étrangler, dès qu'il sent une certaine appréhension face à telle ou telle situation et que cela le porte à pleurer ou que cela le porte à avoir ses émotions renversées, il croit que la force lui manque pour assumer cette situation et tout de suite il se met en position d'infériorité. Pas étonnant donc qu'il ne puisse rien faire dans la situation !

Toute tristesse éprouvée à l'intérieur d'une situation difficile n'est pas révélatrice d'un manque de force mais tout simplement d'un manque de maturité.

Il y a la surprise. On ne s'attend pas à cette situation. C'est la première fois que l'on est face à un tel événement. Cette surprise étant désagréable, tous les sens, toutes les émotions sont en alerte et cette surcharge, exactement comme lorsqu'il y a un surplus d'activité d'électricité dans la maison, cette surcharge provoque un court-circuit et ce court-circuit va être manifesté dans les émotions par la peur et par les pleurs.

Il ne faut donc pas prendre ces deux manifestations comme un manque de force mais il faut comprendre que la surprise vous a assailli, quelque peu déboussolé, dérangé, électrifié, et que après une période de repos, de relaxation, vous allez pouvoir puiser dans vos forces intactes.

Lorsque je suis face à un événement pour la première fois, il y aura ce raz-de-marée d'émotions, ce raz-de-marée de substances chimiques à l'intérieur du corps. La conscience sera terriblement en alerte parce que je vais essayer de décoder, je vais essayer de trouver une solution. Cependant si je suis face à l'événement pour la deuxième ou la troisième fois, je découvre finalement que je suis calme, qu'il n'y a plus aucune surprise, et, qu'au contraire, il y a un certain plaisir à régler ce genre de problème parce que cela devient un sport. Ou bien chaque fois que je réussis à le régler, cela me donne une dimension nouvelle.

Si donc dans votre vie vous trouvez qu'il y a des choses terrassantes, à l'instant où vous êtes terrassé, n'accusez pas l'événement comme étant trop gros, comme étant immense, comme vous dépassant et vous écrasant. Sachez que c'est tout simplement parce que c'est la première fois.

La première fois que l'on est au volant d'une voiture, c'est quelque peu dérangeant.
La première fois que l'on se marie, c'est quelque peu inquiétant.
La première fois que l'on fait son premier pas, c'est aussi une émotion.
Chaque fois que l'on fait pour la première fois quelque chose, il y a un stress qui est éprouvé.

Mais grâce à la première fois, une maturité se déclenche, si bien qu'ensuite l'émotion juste vient facilement, la décision se fait facilement. La vie est donc une grande expérience à acquérir.

La vie est une grande expérience à acquérir.

Si la vie semble comporter des pages difficiles, des pages compliquées, des obstacles bien compliqués, ce n'est pas parce que la vie en soi est compliquée, c'est parce que nous sommes des débutants. La vie ne contient donc rien de difficile ou de mystérieux, simplement nous n'avons pas encore l'habitude de vivre !

Même si nous avons 40 ans, même si nous avons 60 ans, il y a des choses dont nous n'avons encore pas l'habitude.

Ce qui veut dire qu'il faut être patient vis-à-vis de la Vie.

Être patient vis-à-vis de la Vie

Il ne faut pas, d'un seul coup, jeter un jugement sur ce que peut valoir la Vie comme principe universel, comme principe planétaire, comme invention venue du cerveau des Maîtres et des guides. On ne peut pas juger la vie, pas du tout !

On ne peut que conclure que l'on n'est pas encore assez mûr pour savoir, travailler avec cette immense énergie qu'est la vie, qui est donc l'Esprit en état d'expression et en état d'expression dans un univers, sur une planète, face à une Nature et face à d'autres êtres humains libres autant que moi.

Chaque fois que je rajoute une condition, je rajoute, je rallonge l'équation. Il y a ma façon de vivre dans l'Univers, première donnée ; puis sur une planète, deuxième donnée ; puis face à la nature de cette planète ; puis face à des hommes, des hommes très différents les uns des autres. Et voici que d'un seul coup la vie est une équation à plusieurs inconnues, des immenses inconnues.

Car si dans ma vie j'ai réussi, par exemple, à régler les relations avec mon père, ma mère, ou un tel genre d'individu, un tel profil psychologique, d'un seul coup surgit un autre individu, au profil psychologique qui est pour moi inconnu, et voilà que je dois remettre en cause toute ma maturité, toute ma connaissance.

Chaque fois que je suis face à l'inconnu, je dois toujours me rappeler que c'est, pour le disciple, l'occasion de découvrir d'autres dimensions, de maîtriser sa vie, de découvrir une autre énergie, une autre émotion, un autre sentiment, une autre pensée. Je ne dois jamais fuir la vie et tout ce qu'elle me propose, même lorsque le plat est aigre.

Cela ne veut pas dire que je dois manger tout ce que la vie me présente et manger ce plat avec fatalité, en me disant : “On ne peut pas faire autrement sur la Terre, il faut manger ce que l'on nous apporte !” Non !

Tu ne dois pas manger comme si une fatalité te remplissait la gorge de ce plat aigre, pas du tout ! Tu dois d'abord connaître la nature du plat.

Comme je l'ai dit mille fois : sois observateur ! Analyse la situation ! Analyse ta réaction dans la situation !

Sois observateur ! Analyse la situation ! Analyse ta réaction dans la situation !

Apprends donc à découvrir le plat tel qu'il est constitué ! Et lorsque tu découvres la nature du plat, donc la nature de l'événement, tu arrives à t'adapter. Et tu sais que, par exemple, s'il arrive un plat qui est trop salé, il faut que tu prépares ton verre d'eau et que tu boives abondamment. S'il arrive un plat qui est trop pimenté, en plus du verre d'eau, tu dois prévoir des calmants pour l'estomac. C'est ça savoir vivre.

Analyser la situation

Ce n'est pas tant être fort, renverser les obstacles, avoir une personnalité suffisamment édifiée pour aller à l'encontre de tout ce que la vie propose et qui est parfois mauvais. Savoir vivre, c'est savoir analyser ce qui arrive, savoir décoder la nature des événements et s'adapter en prévoyant ce que l'on doit découvrir en soi comme énergie de riposte.

Face à tel genre d'émotion que me suscite telle ou telle situation, je prévois mon verre d'eau, je prévois ma raison, ou je prévois d'aller parler à un ami, ou je prévois ceci ou cela. Dès que la situation se montre, je peux conclure sur les soins que je dois m'apporter moi-même. Et la pensée, dans ce cheminement, la pensée a un rôle très important car en fait il faut savoir penser pour faire cela.

Les plupart des individus reçoivent un événement, reçoivent une situation exactement comme ils recevraient des briques qui tombent depuis un mur. “Voilà que cela m'arrive sur la tête et voilà que je suis blessée de toute part !”

Et ils ont plus l'intention de regarder leurs blessures, ils sont beaucoup plus conscients de leurs douleurs que de ce qui est à faire pour ne plus avoir mal, ou pour éviter de se trouver de nouveau sous la chute des briques. Ce qui fait que la position de l'homme moyen et de l'homme disciple face à un événement sera complètement différente.

L'un va recevoir, être massacré par cette roue, il va être simplement conscient de ce qu'il éprouve comme malheur et personne ne peut le soulager dans ce malheur. Parce que lorsque la roue passe, il n'y a que blessures. Aucun pensement ne peut intervenir sur le champ pour calmer, c'est impossible !

Et il y a le comportement du disciple qui voit la roue arriver, qui sent la roue commencer à lui rouler dessus, qui commence à éprouver les premières douleurs. Mais il est une pensée vivante, une pensée active, alors il commence à regarder cette roue, il tente de l'analyser, il observe son diamètre, le nombre de rayons, il essaye de peser son poids. Et ainsi, avant que la roue ait terminé de rouler sur son corps, il a déjà déplacé son corps pour qu'il n'y ait la blessure que sur les jambes et non pas de la tête aux pieds.

Qu'est-ce que je veux dire lorsque je parle en parabole ?

Eh bien je veux dire que lorsqu'arrive un événement qui blesse l'individu, ou qui le met dans un état d'inconfort, ou de peur ou d'oscillation, le comportement du disciple sera d'analyser la situation pour savoir quels échos véritables la situation va déclencher dans l'homme.

“Tiens, tel genre de situation déclenche en moi la panique dans les émotions.” ou “Tiens, telle situation déclenche en moi la panique dans la pensée, parce que je commence à me faire du souci.”

Je pense que pour quitter telle famille ou tel emploi ou tel groupe d'amis ou telle philosophie, je me mets un certain temps dans un déséquilibre. Et je ne sais pas si ce que je vais trouver comme philosophie, comme famille, comme amis sera quelque chose de confortable.

Il faut que je trouve l'endroit de l'impact.

Où est-ce que la situation me trouble le plus ?

Est-ce que c'est dans mes émotions ?
Est-ce que c'est dans mon corps ?
Est-ce que c'est dans mes pensées ?

Parce qu'il m'arrive un accident physique, il est sûr que la situation me trouble dans mon corps. Voici que mon corps est ravagé, donc je dois soigner mon corps. Si par exemple je suis en train de divorcer ou que je perds un être cher, ce sont donc mes émotions qui sont en catastrophe. Si au contraire il s'agit de problèmes de chômage, de problèmes familiaux, d'organisation dans le travail ou un souci politique, c'est donc dans ma pensée qu'il y a l'inconfort. Et c'est au niveau où il y a mon inconfort que je vais trouver les instruments pour rétablir l'équilibre.

Je ne vais pas pouvoir rééquilibrer mon émotion avec une bonne pensée. Pas plus que je ne vais pouvoir rééquilibrer mes pensées avec une bonne émotion et pas plus que je ne vais soigner mon corps qui est malade avec une bonne émotion ou une bonne pensée.

Pour soigner mon corps, il me faudra une intervention, des médicaments, des soins spécifiques. Et pour soigner mes émotions lorsqu'elles sont perturbées, je vais devoir aussi travailler avec l'émotion car une émotion soigne une autre émotion. Ce sont les sœurs qui s'entraident, pas les voisins. La pensée est voisine de l'émotion mais elle n'est pas sa sœur.

Pour donc soigner mon monde émotionnel qui se trouve en catastrophe à un moment donné, par quelle émotion est-ce que je vais essayer d'être le médecin ?

Soigner ses émotions

Lorsque je suis blessé, lorsque je suis en catastrophe, lorsque je souffre, l'émotion qui va me permettre de soigner cette émotion de souffrance sera, dans un premier temps, une émotion de relaxation. Lorsque je me relaxe, lorsque j'essaye de me détendre, soit par l'aide des sons, des musiques, soit en rêvant de quelque chose, soit en faisant intervenir un ami et son grand soutien, lorsque donc je me détends, je déclenche une émotion passive, une émotion de paix, une émotion de réconfort qui agit comme un baume dans mon cyclone.

Lorsque je fais circuler cette émotion, qui va circuler exactement comme circule de l'électricité, je vais peu à peu réparer tous les endroits où l'émotion de catastrophe aura fait des dégâts. C'est un peu comme si je passais un baume sur les endroits meurtris.

Et c'est en utilisant plusieurs fois cette émotion relaxée, cette émotion calmée, cette émotion pacifiée, je vais pouvoir rétablir l'équilibre en moi.

Soigner ses pensées

Lorsque c'est au niveau de mes pensées qu'il y a l'agitation, je vais devoir non pas utiliser simplement la relaxation mais surtout la raison et la philosophie.

Car, par expérience, tout individu qui a la pensée agitée sait très bien qu'on ne peut pas rétablir le calme de l'esprit par une bonne émotion. Tout le monde a essayé. Tout le monde a essayé d'être de bonne intention, par exemple, pour calmer une agitation mentale. Et cela ne marche pas. Sitôt que l'énergie de l'émotion positive a parcouru le corps et que, donc, elle n'existe plus, de nouveau le mental se met en catastrophe et en souci. Il faudrait donc alimenter constamment cette énergie, cette émotion, déclencher constamment cette énergie pour qu'incessamment le corps soit rempli d'elle et se trouve calmé et qu'ainsi cela calme le mental. Comme l'individu se lasse très vite et qu'il ne peut pas passer sa journée à déclencher cette énergie et que de toute façon en la déclenchant tous les jours cela l'épuiserait, il va donc se trouver envahi de nouveau par ses mauvaises pensées et ses soucis.

Par contre, si je déclenche une énergie au niveau de la pensée, l'énergie de la pensée a un cycle, un cycle de voyage dans le corps beaucoup plus long que l'énergie de l'émotion.

Ce qui fait que je vais pouvoir me relaxer beaucoup plus longtemps et être dans un calme beaucoup plus longtemps.

De quelle manière déclencher cette pensée calme ?

Puisque l'on ne peut calmer une pensée que par une autre pensée et puisque l'on se trouve là dans le monde, la pensée, je vais donc devoir faire intervenir la logique, l'analyse, la réflexion, la philosophie.

Et je dirais donc que c'est au niveau des pensées qu'il y a le plus d'échecs pour le disciple afin qu'il arrive à se maîtriser.

Parce que pour maîtriser un état de catastrophe dans la pensée ou un état négatif dans la pensée, il va falloir être capable d'analyse, de réflexion et de philosophie. Et je dirais que la difficulté devient autant plus grande lorsque l'émotion et la pensée se mettent à copiner pour créer un état de catastrophe dans l'être tout entier.

Si bien que si j'entretiens une pensée négative, une pensée catastrophe ou mon souci pendant trop longtemps, eh bien je déclenche dans mes émotions un véritable raz-de-marée. Ce qui fait que j'ai beaucoup de mal ensuite par la pensée à me calmer. Parce que les deux mondes en moi auront été perturbés et je vais devoir les calmer chacun à leur manière.

Il est donc très important que le disciple, celui qui cherche à être heureux, s'intéresse à la philosophie et s'intéresse à la nature de la pensée.

Ceci afin de maîtriser sa pensée mais aussi de maîtriser une énergie qui lui est propre et qui le constitue.

Comment est-ce que l'on pense ?

Afin de découvrir la maîtrise sur la pensée, il faut savoir pourquoi et comment est-ce que l'on pense.

Qu'est-ce qui fait que l'homme pense ?

Comme je l'ai expliqué mille fois mais j'y reviens un tout petit peu pour que mon discours soit logique, la pensée est une activité naturelle qui dépend dans un premier temps de la mémoire. Tout ce qui vit a une mémoire. [...]

La Mémoire

[...] chimique et que la mémoire ne dépend pas uniquement de l'intelligence du cerveau. Cela dépend tout simplement du frottement entre deux vies qui se trouvent en relation.

Lorsque je dis que la fleur a une mémoire, puisque la fleur n'a pas de cerveau, comment se fait-il qu'elle dispose d'une mémoire ? Elle va pourtant non pas se souvenir de moi lorsque je la touche. Et ainsi, chaque matin, elle ne dira pas : “Tiens, tiens, voici mon bienfaiteur qui vient et qui vient m'arroser.” La fleur ne peut pas penser de la sorte. Simplement, chaque matin, dans sa mémoire, il y aura le confort de l'arrosage qui va s'imprimer. Ce qui fait que cette fleur va s'épanouir et rayonner tout le confort que chaque jour, par l'arrosage, j'ai imprimé dans sa mémoire passive.

Car la fleur dispose d'une mémoire passive.

Exactement comme une plage est une mémoire passive. Le sable est mou, lorsque je marche dessus, je crée mon empreinte. Le sable n'est pas intelligent, il ne me connait pas, il ne me reconnaîtra pas, mais mon empreinte est là et elle restera.

Dans l'aura de la fleur, c'est exactement la même chose qui se passe. Je dépose une empreinte, l'empreinte du confort parce que j'arrose ma fleur et que donc la vie peut circuler à travers elle.

La mémoire de l'animal se compose de la même manière, mais l'animal dispose d'un cerveau. Cela veut dire qu'il va pouvoir avoir recours à sa mémoire pour déterminer un comportement et des réactions. Ce qui fait que l'animal, lui, oui, il va se rappeler que c'est moi qui chaque matin le nourris et lui donne à boire. Et chaque matin, oui, à cause de cela, il va me reconnaître et il va constituer une aura de bienvenue à ce moment-là. Il va éprouver un certain amour pour moi parce que sa mémoire est devenue active. Elle est devenue active parce qu'elle dispose d'un cerveau.

Qu'est-ce qu'un cerveau ? Qu'est-ce qui fait que cette mémoire devient tout de suite active parce qu'elle se situe à l'intérieur d'un cerveau ?

Il faut comprendre qu'un cerveau, ce n'est pas simplement un organe et un organe constitué par la Nature. Le cerveau est la chose la plus spirituelle qui soit dans l'homme. En fait, je dirais que le cerveau est une immense glande. On a l'habitude de citer les glandes classiques où les chakras prennent racine. Mais en fait, le cerveau à lui tout seul est une grande glande, une glande primordiale puisque c'est la glande majeure pour le chakra coronal.

Même si à l'intérieur du cerveau il y a plus précisément la glande pineale comme axe du chakra coronal, je considère le cerveau, lui, tout entier, comme une grande glande.

Je dirais que c'est la glande de la pensée et du comportement.

Glande de la pensée et du comportement

Pourquoi est-ce que cette glande existe ?

Comme je vous l'ai dit, toute la vie en fait est une relation, un échange continu d'événements concrets qui apparaissent concrets dans votre vie quotidienne mais qui en fait se transforment en événements chimiques, que ce soit dans l'aura de la planète ou dans votre propre aura.

On ne peut pas considérer que parce qu'une voiture passe et que cela vient de me surprendre et que j'éprouve une certaine peur, que cela soit simplement un mouvement dans le monde concret. On peut dire que c'est un mouvement dans le monde chimique, parce que par son passage la voiture crée en moi une émotion et cette émotion va devenir perceptible à mes sens parce qu'il va y avoir toute une série de bouleversements chimiques dans mon corps. Et c'est à cause de ces bouleversements chimiques que je vais me sentir dans un état de surprise, dans un état de crainte, ou bien, si l'événement est heureux, dans un comportement de joie, un état de joie.

En fait on peut dire que les sens à eux seuls ne permettent pas d'éprouver quoi que ce soit.

Je ne peux pas sentir par exemple la nature de ce bois simplement parce que j'ai le sens du toucher et qu'il est vivant. Ce qui me permet de sentir, par le sens du toucher, que ce bois est du bois et qu'il est chaud ou qu'il est rugueux ou lisse, c'est parce qu'il va se passer à l'intérieur de mon corps des transformations chimiques. Et ces transformations chimiques vont se transmettre à mon cerveau et vont me mettre dans un certain état de joie, d'appréciation ou au contraire de rejet.

En fait l'on peut dire que l'homme est un drogué permanent et qu'il ne prend connaissance du monde que considérant les états chimiques dans lesquels les événements le plongent.

Lorsque je prends de la drogue, par la drogue, je me trouve dans un certain état. Lorsqu'il m'arrive un événement, lorsque j'écoute une musique, lorsque je prends une décision, je déclenche aussi en moi un certain nombre de drogues, que je dirais naturelles parce que ce sont des drogues que mon corps fabrique de façon naturelle par l'intermédiaire des organes et des glandes ou de l'électricité qui circule. Et par ces drogues qui circulent naturellement en moi, je vais me trouver dans un certain état. Je vais être stressé, je vais être angoissé ou je vais être heureux et détendu.

Donc on peut considérer que le cerveau est l'endroit où, non pas l'on prend connaissance de ce qui se passe dans le corps ou dans le monde, mais l'endroit où la saturation des échanges chimiques est à son plus haut degré.

Et c'est pour cela d'ailleurs que l'on peut se déclencher des maux de tête. Parce que d'un seul coup, il y a saturation d'une émotion, saturation d'une pensée, saturation d'une condition physique, par exemple si je me tiens très mal ou si j'ai beaucoup travaillé et que mon corps est trop fatigué, et cette saturation déclenche dans le cerveau une certaine drogue, un certain état chimique. Et comme cela déclenche un certain état chimique, je vais donc me trouver dans un certain état de conscience ou dans une certaine nature psychologique.

Pourquoi est-ce que le cerveau est plutôt le siège de ces échanges chimiques et non pas de la pensée, contrairement à ce que tout individu pourrait croire ?

Tout simplement parce que le cerveau est une glande, une glande très sophistiquée, qui doit apprendre, avec le temps et grâce aux événements, à développer la substance la plus pure possible afin de se mettre dans l'état le plus haut et le plus divin possible. Mais la pensée n'a pas lieu dans le cerveau. Même la mémoire n'a pas lieu dans le cerveau.

Ni la pensée, ni la mémoire, n'ont lieu dans le cerveau.

On aura beau chercher dans le cerveau, en fait on retrouvera ni la petite case de la mémoire, ni la petite case du langage, ni la petite case de ceci ou de cela. Ce n'est pas le cerveau qui détermine cela mais le cerveau déclenche la chimie pour déterminer ceci ou cela.

Où se trouve donc le siège de l'intelligence, de la pensée, de la mémoire, du comportement ?

Le siège de l'intelligence et de la pensée, de la mémoire et du comportement se trouve tout simplement dans la conscience de l'individu. Et cette conscience est comme un manteau électrique qui adombre le cerveau et le corps tout entier.

La conscience

On peut dire que donc, selon le niveau d'un individu, il pensera avec son corps astral si son corps astral est le plus réveillé, ou il pensera avec son corps mental si c'est le corps mental qui est le plus réveillé, ou il pensera avec son corps bouddhique si c'est le corps bouddhique qui est le plus réveillé, etc.

Ce qui veut dire donc qu'un homme n'est pas esclave de ce qui lui est arrivé. Il peut en être esclave si sa mémoire inférieure lui rappelle tout le temps la chose. Parce que l'homme n'a pas la maîtrise sur sa mémoire inférieure, il n'a pas encore développé cette chose, alors c'est la mémoire inférieure qui le maîtrise.

“Tiens, à 10 ans il m'est arrivé tel problème et voilà que je me rappelle et voilà que j'ai déterminé toute une psychologie, tout un caractère, tout un traumatisme.”

Est-ce que c'est parce que ce qui m'est arrivé à 10 ans est indélébile, ou est-ce que c'est parce que je suis esclave de ma mémoire inférieure ? C'est plutôt parce que je suis esclave ! Et que je me trouve donc au niveau du corps astral et que ma pensée tout entière est articulée par mon corps astral, parce que seul mon corps astral est suffisamment vivant pour penser, réagir.

Corps astral

Est-ce que je vais lui en vouloir ? Non, il fait ce qu'il peut ce corps astral, il est le seul à être vivant alors il assume cette vie comme il peut ! Et il me rappelle ce qu'il y a dans sa vie à lui, dans sa mémoire à lui et il me fait éprouver le seul discernement dont il est capable.

Je n'ai pas à en vouloir à mon corps astral, il fait ce qu'il peut ! Comme je ne peux en vouloir à un enfant de 5 ans de ne connaître que le vocabulaire d'un enfant de 5 ans, il fait ce qu'il peut ! Si je veux parler grande philosophie je vais me diriger vers un adulte de 30 ans ou de 60 ans et pas vers un enfant de 5 ans.

Donc je ne peux pas juger mon corps astral, vouloir me défaire de lui comme une chose impropre, je n'ai qu'à réveiller mon corps mental et, automatiquement, le siège de ma pensée va se situer dans mon corps mental et il me semblera que toute chose devient plus facile ! Je peux lire beaucoup plus de livres, je peux prendre de plus grandes décisions sans stress.

Et cela ne veut pas dire que mon corps astral n'existe plus, cela veut dire que mon corps mental s'est réveillé et qu'il fait usage du corps astral quand il en a besoin et d'une manière sublimée, d'une manière dirigée depuis le corps mental. C'est à dire que je vais utiliser la corolle astrale comme moyen d'apprécier la beauté du monde, la musique, les couleurs, les amis. C'est un moyen pour moi d'entrer en communication avec le monde.

Si je n'avais pas de corps astral je ne pourrais pas communiquer avec le monde. Car c'est par l'antenne astrale, en fait, que tous les hommes sont en relation, qu'est la possibilité de constituer un inconscient collectif, qu'est la possibilité de constituer des égrégores. Et Dieu sait que, par exemple, pour les occultistes qui travaillent par les égrégores, par l'accumulation donc d'une énergie de groupe capable de faire appel à l'énergie des Maîtres, l'énergie de Shambhala, comme l'on dit aussi, Dieu sait, donc, que constituer un égrégore pour ces gens-là est important ! Donc la nature astrale, même pour eux, est très importante. Car sans le domaine astral il n'y aurait pas moyen de constituer les égrégores.

Il y aurait tout simplement des officiens très indépendants parce que ne vibrant que dans leur nature mentale. Et chacun aurait sa pensée bien localisée, sa nature bien localisée, il n'y aurait pas de communion possible. Il n'y aurait que individualité. Et l'homme ne pourrait pas aider son voisin pour avancer, l'homme ne pourrait pas faire des messes ou des rituels, ou faire rayonner sa bonne pensée pour aider et soulager. Cela serait impossible.

Disons donc que le Plan Astral est le moyen de communication le plus largement répandu consciemment et inconsciemment parmi les hommes. C'est le lien, c'est le cordon ombilical entre les hommes et entre les hommes et la Terre.

Lorsque je considère le Plan Astral de cette manière-là, je suis plus à même de développer le Plan Mental. D'un seul coup l'émotion devient quelque chose qui n'est utilisable que pour apprécier la beauté, apprécier un ami, avoir de la compassion. Puis je me mets à travailler intensément au niveau de mes pensées.

Le Corps Mental

Qu'est-ce que mon corps mental ?

Car c'est là que je veux que vous vous installiez, c'est là que je veux que vous commenciez tous à exister. Et il faut commencer à faire vibrer ce manteau, le manteau mental.

Il faut dissocier donc une activité que je jugerai purement cérébrale... Bien que pour moi le cerveau ne soit pas l'activité, un siège spécial pour une activité spéciale. Et je prends pour preuve le fait que sitôt qu'un individu est plongé dans le coma, il n'y a plus aucune activité cérébrale. Pourtant son cerveau est bien là et son cerveau est vivant, il reçoit une énergie, il reçoit de l'oxygène, il reçoit des aliments et il ne peut y avoir aucune activité.

La pensée donc ne dépend pas du cerveau, même pas la pensée cérébrale. La pensée cérébrale va dépendre de la mémoire.

J'ai appris, je me souviens, je conclus.
J'ai appris l'alphabet, je peux constituer des mots.
J'ai appris la grammaire, je peux constituer des phrases et avec les phrases je peux parler énormément.

Ça c'est l'activité cérébrale, c'est donc l'activité de la mémoire.

Le corps mental lui est différent, bien qu'il va se servir abondamment de tout ce qu'il va trouver dans sa mémoire.

Pour un disciple il sera indispensable par exemple d'avoir recours à sa mémoire pour se souvenir de ce qu'il a appris tout simplement, pour se souvenir de tous les noms fort compliqués en ésotérisme et poursuivre ainsi le développement de sa pensée. Mais ce qui va lui permettre réellement de penser, d'être en état d'interrogation et de trouver des réponses, même s'il ne lit pas, même s'il n'écoute personne, ce processus c'est complètement différent de l'activité cérébrale. C'est en fait un phénomène intuitionnel, l'activité cérébrale n'est pour rien, ce que je sais n'est pour rien.

Par contre, ce que j'aurais pu apprendre dans des livres de manière très intellectuelle, ce que j'aurais pu apprendre me permet d'aller jusqu'à l'endroit où l'intuition devient possible. L'instruction est donc un élément très concret qui va me permettre d'abaisser les voiles les plus grossiers de l'illusion.

Si par exemple j'apprends dans un livre à faire la différence entre un bon et un mauvais magnétiseur, je gagne du temps, je n'ai pas besoin de passer par l'expérience, d'aller voir le bon et le mauvais, d'être régénéré par l'un et saboté par l'autre, je lis, je vais sur place, je vois mes guérisseurs, mes magnétiseurs, je conclus. Et donc j'avance ainsi mon discernement et ainsi je me permets d'entrer dans l'intuition.

C'est pourquoi il est très important de s'instruire, autant qu'il est important de ne pas basculer uniquement dans l'instruction qu'apportent les livres.

En même temps que l'on peut distinguer entre les illusions les plus grossières, il faut que j'apprenne à basculer dans le monde intuitif parce que c'est là qu'il y a le siège véritable de la pensée.

Le monde intuitif, c'est là qu'il y a le siège véritable de la pensée.

Avant je ne fais simplement que peser, peser grâce à ma mémoire : “Tiens un tel jour un tel individu m'a fait ceci. Voilà que je me retrouve aujourd'hui dans la même situation avec quelqu'un qui lui ressemble bien, qui me parle de la même manière et qui va me faire le même coup tordu. Alors je prends mes précautions et je développe déjà telle et telle stratégie.”

Ça ce n'est pas de l'intelligence, c'est tout simplement l'expérience.

L'intelligence, elle, repose complètement dans le monde intuitionnel.

L'intelligence et l'intuition

Comment est-ce que donc l'on va, si ce n'est développer l'intuition, du moins s'approcher, effleurer le domaine de l'intuition, donc le Royaume de la Conscience ?

Car qu'est-ce qui fait que l'intuition existe ?

Je vous parle de l'intuition, vous recevez, vous acceptez le concept mais si vous avez quelque peu compris mon discours, immédiatement vous devez vous interroger.

Qu'est-ce que l'intuition ?

Vous ne devez pas simplement accepter des choses parce que je viens de les citer. Vous ne devez pas accepter un arbre parce qu'il est en train de pousser et qu'il est là. Qu'est-ce qu'un arbre ? Qu'est-ce que sa graine ?

C'est comme cela, en forçant la réflexion, que l'on s'approche le plus possible du monde intuitionnel.

C'est un peu comme lorsque l'on lance une flèche plus on la lance et plus elle va monter et plus elle monte plus elle s'approche des étoiles. Plus je m'interroge, même si je ne trouve pas des réponses tout de suite, du moment que je rentre en activité, plus je propulse mon esprit vers le monde intuitionnel.

Qu'est-ce que l'intuition ?

L'intuition ne dépend donc ni du corps astral, ni du cerveau, ni de la mémoire comme je viens de le dire. De quoi dépend l'intuition ?

Pour concevoir l'intuition de façon juste, il faut essayer de supposer, de pressentir ce que peut être la conscience. Mais voilà un exercice bien difficile.

Je sais qui je suis, je ressens ma vie, je ressens mon inconfort ou mon confort, je ressens mes craintes ou mes certitudes. Mais qu'est ce que la conscience ?

Et lorsque je m'interroge sur cette nature, je découvre que je ne me connais pas du tout, que je ne me pressens pas du tout, que je ne me suis jamais ressenti. Je n'ai fait que ressentir le chaud, le froid, l'amour ou l'abandon parce que un m'a aimé, l'autre m'a laissé tomber. La confiance ou l'incertitude, parce que je sais faire ceci et pas autre chose, mais je découvre que je ne pressens pas ma nature. Il n'est donc pas étonnant que je n'arrive pas à rentrer dans une relation intuitive avec mon âme ou le monde Divin.

Tant que je n'ai pas comme palpé ma conscience, je ne peux pas discuter avec ma conscience ou je ne peux pas recueillir la voix de ma conscience.

L'intuition est tout simplement - et le concept que je vais citer est faux, mais je vais le développer pour qu'il devienne juste ; nous allons partir sur une base qui cependant sera fausse - l'intuition est à comparer avec la pensée de la conscience. Ça c'est ce que l'on peut imaginer pour franchir la première marche.

Maintenant essayons de gravir la deuxième marche. Comme je l'ai dit, cette première affirmation est fausse, mais elle est nécessaire.

On peut considérer l'intuition comme étant non pas l'activité, la pensée de l'âme, une pensée que je peux identifier parce que je ressens ma pensée cérébrale. Je dirais donc que c'est la contemplation de l'âme face à l'Univers.

Puis dans une troisième élévation, je dirais que l'intuition est la connaissance de l'âme.

Cependant, il devient difficile de comprendre pourquoi est-ce que la connaissance que contient l'âme, la connaissance qu'a l'âme, doit prendre l'allure d'un discours qui va passer de l'âme à quelque chose qui est moi et qui doit se développer, et qui recueille la voix de l'âme.

Puisque je suis cette âme, je suis donc cette connaissance, pourquoi est-ce qu'il me semble falloir être celui qui reçoit quelque chose qu'en fait je contiens déjà ? Voilà que cela paraît bien compliqué, alors que tout le circuit se passe à l'intérieur.

Pour comprendre pourquoi est-ce qu'il semble y avoir quelqu'un qui va recueillir la connaissance de l'âme, une âme qui est cependant lui-même profondément, il faut comprendre qu'il y a deux dimensions dans l'individu.

Sa dimension spirituelle, le Pur Esprit, son Âme comme l'on dit, et je dirais sa dimension humaine, la personnalité en provenance du monde physique. Et si la plupart des individus vont tout de suite s'exclamer : “Ah ! l'âme est la plus belle, l'âme c'est ce qu'il y a de plus important !” Eh bien moi je réplique, non, pour nous le plus important c'est le monde de la personnalité, c'est cette dimension humaine.

La Condition Humaine

Car s'il y a eu involution de l'Esprit Divin pour rencontrer cette étape qui est représentée par la condition humaine, c'est bien parce que la condition humaine représentait quelque chose d'important. Et donc la condition humaine est un chaînon indispensable !

On ne doit pas s'en débarrasser comme cela, pour se dépêcher de retrouver sa dimension divine, on doit au contraire assumer pleinement sa condition humaine, mais l'assumer selon des principes éminemment spirituels, de façon à ce que condition humaine et bien-être, plaisir de vivre, riment ensemble.

Donc, lorsque je vais petit-à-petit vivre, éprouver des expériences, essayer de me développer, pour obtenir ce que l'on appelle communément l'initiation, cela concerne bien le point d'humanité que je représente, cela concerne bien ma condition humaine.

Pourquoi est-ce que Dieu, donc, tombe dans une condition humaine ? Car, pour comprendre le cheminement, il faut savoir pourquoi il y tombe, pourquoi est-ce qu'il éprouve le besoin de devenir humain avec tous les drames que cela comporte.

Si le chemin est tracé de la sorte, c'est parce que la condition humaine permet à l'Esprit Universel de retrouver ses forces divines.

Alors que si un disciple juge sa condition humaine, il lui semble qu'il est peu de choses, qu'il doit s'efforcer d'aller de l'impur au pur, qu'il est né un jour rejeton de la planète et qu'il doit s'efforcer de redevenir Dieu. Cependant pour l'Esprit Universel en incarnation, la condition humaine est une étape chérie ; une étape où il n'y a pas d'impureté. Où il peut y avoir des illusions puisque l'on va dépendre d'un certain nombre d'expériences.

Donc pour l'Esprit Universel, l'étape humaine représente l'occasion de se régénérer, de reprendre des forces et ainsi de continuer à être Dieu. Sans l'Homme, Dieu n'existe pas.

Sans l'Homme, Dieu n'existe pas.

Il est aberrant de ne pas s'en apercevoir, il est aberrant de ne pas en parler et il est encore plus aberrant que les religions mettent Dieu avant l'Homme ! C'est faux, c'est absolument faux !

Il y a Dieu certes, un Plan à servir certes, mais l'Homme est nécessaire à Dieu, il est vital. Il est d'ailleurs l'endroit de vitalisation de Dieu et c'est pour cela que les anges créateurs n'ont pas le droit de refuser de créer, que ce soit des planètes, des humanités et de devenir responsable de ces humanités.

Parce que s'ils disent "non", ils ne disent pas simplement non à de futurs bébés qui ne peuvent pas venir, ils disent "non" à la survie de Dieu et c'est pour cela qu'ils ne peuvent pas refuser de créer.

De la même manière, l'homme ne peut pas s'empêcher d'être en mouvement et d'évoluer.

L'homme ne peut pas s'empêcher d'être en mouvement et d'évoluer.

Même s'il lui semble que ce n'est pas toujours facile, même s'il n'a pas envie de se sacrifier à ceci ou d'abandonner cela, quelque chose, cependant, le pousse à devenir le meilleur possible dans une certaine activité.

“Je n'ai pas envie de méditer, je n'ai pas envie de me consacrer à cette activité, par contre il y a quelque chose en moi d'irrépressible qui me pousse à être le meilleur architecte, à être le meilleur chanteur ou le meilleur comédien ou le meilleur masseur ou la meilleure secrétaire ou le meilleur infirmier ou le meilleur instituteur...”

Quelque soit l'activité qui fait ma préférence, quelque chose me pousse à en exprimer le meilleur dont je suis capable. Et ça c'est la pression de l'impératif de l'évolution.

Quelque chose, donc, de supérieur à l'Homme pousse l'Homme à donner le meilleur de lui-même et à devenir le plus parfait possible.

Et lorsqu'il n'est capable que d'être instituteur, il devra essayer de devenir le meilleur instituteur possible.

Cette pression qui s'exerce sur l'Homme est la preuve que l'Homme est habité par quelque chose de plus grand que lui-même et qui est Dieu et que c'est bien Dieu qui voyage à travers l'Homme et que c'est Dieu qui, grâce à l'Homme, essaye de régénérer des feux, d'ouvrir des feux, d'ouvrir des yeux et ainsi de retrouver sa vitalité et sa première jeunesse.

Si Dieu avait créé l'Homme uniquement pour avoir des fils, il ne les aurait pas obligés à devenir parfaits, il se serait contenté de faire des fils semblables à lui-même, des fils tout gentils, tout éternels, tout sympathiques, tout fraternels et il n'y aurait jamais eu question d'évolution, il n'y aurait jamais eu question d'initiation, il n'y aurait jamais eu question de Kundalini, il n'y aurait même jamais eu question de création de planète. Père et fils seraient ensemble sur un nuage de conscience, heureux de se regarder l'un et l'autre.

Vous êtes vous déjà posé la question pourquoi est-ce que Dieu a créé le monde tel qu'il est ? Pourquoi est-ce que les anges créateurs ont créé la planète telle qu'elle est ? Pourquoi est-ce que les maîtres maintiennent le système initiatique tel qu'il est ?

Est-ce que cela ne paraît pas aberrant ? “Tiens voilà un Dieu qui veut créer des fils, et qu'il les créé inférieur, de telle manière que ce fils, s'il veut être heureux, s'il veut être éternel comme son père l'est, il doit faire des efforts sur sa nature.” C'est trop cruel pour imaginer un tel système ! C'est vraiment trop cruel et un tel Dieu, comme je l'ai dit mille fois ne m'intéresse pas, je serai le premier à le renverser et à prendre sa place ! Tout petit serviteur que je sois, je prendrai sa place ! Et je lui dirai : “Tu es un Dieu infâme ! Tu les as créés et tu les tortures ! C'est toi, maintenant, que je viens mettre à mort pour les libérer, eux, de ta folie !”

Si donc il y a un système initiatique, c'est bien parce que Dieu poursuit un but et non pas simplement le but d'avoir les meilleurs fils qui se soient jamais créés dans l'Univers. Non, il n'est pas élitiste, pas du tout, pas quand il s'agit de ses enfants, quand il s'agit d'amour !

Cependant il va être élitiste vis-à-vis de lui-même ! Il va vouloir tirer le meilleur de lui-même, comme vous êtes, vous, élitiste vis-à-vis de vous-même lorsque vous choisissez une activité que vous décidez comme étant votre principale expression. Et si vous avez envie d'être élitiste vis-à-vis de vous-même, si vous avez ce besoin de perfection vis-à-vis de vous-même c'est parce que en fait ce même besoin de perfection existe dans le coeur de Dieu qui vous anime et donc vous recevez la rosée de ce sentiment qu'il éprouve. Et dans vos occupations quotidiennes, comme lui et vous ne faites qu'un, alors vous essayez d'être le plus fort possible en quelque chose.

Et lorsqu'il s'agit des filles, elles essaieront d'être les plus jolies possible. Lorsqu'il s'agit des garçons, ils essaieront d'être le plus fort possible. Lorsqu'il s'agit de quelqu'un qui est intéressé par l'économie, il essaiera d'être le plus riche possible, etc.

L'histoire de l'Homme est donc l'histoire de Dieu.

Et l'histoire initiatique de l'Homme est l'histoire de la régénération de Dieu.

Tu n'es pas en train d'essayer d'obtenir une initiation parce que tu dois faire ceci pour évoluer. Parce que Dieu ne prendra que ceux qui ne sont réveillés, que ceux qui ont la Kundalini allumée comme un arbre de Noël.

Si tu dois être initié, c'est parce que c'est Dieu qui cherche à se réveiller. Tu sers donc un Dieu qui est en train de se réveiller.

Ce qui fait que d'un seul coup, ton cheminement spirituel te semble beaucoup plus juste, beaucoup plus vrai.

Il n'y a plus le fardeau du fils impur qui est né impur, qui est né différent de Dieu, alors que dans la Bible on dit que Dieu a fait l'homme à son image. “Tiens, comment cela se fait donc que lorsque je procréer un enfant, il n'arrête pas de faire des bêtises ? Comment est-ce que cela se fait qu'il peut même devenir bandit, qu'il peut même devenir fou ? Si Dieu a créé ces enfants semblables à lui-même, pourquoi est-ce que ces enfants sont si différents de lui au point de faire la guerre et toute sorte d'atrocités ?”

De seul coup, lorsque je comprends que c'est Dieu qui voyage à travers l'Homme et Dieu qui se régénère à travers l'Homme, je comprends que ce n'est plus moi qui dois évoluer, moi qui dois devenir un initié, moi qui dois m'efforcer à ceci ou à cela. Mais, conscient de mes deux dimensions, ma dimension humaine, car elle existe, et ma dimension divine, car elle existe, conscient de mes deux dimensions et étant l'aboutissement de mes deux dimensions, je vais essayer de participer à ce mouvement qui est le mouvement de Dieu.

Et lorsque je me débarrasse complètement de mes tendances astrales, lorsque donc l'activité de ma pensée, lorsque le siège de mon existence se situe totalement dans le monde mental, à ce moment-là, je ne ressens même plus devoir faire ceci ou devoir m'efforcer à cela. J'ai conscience qu'il y a un Dieu qui fait les choses en moi, à travers moi, et pour lui seul, et je lui laisse le champ complètement libre.

“Très bien, tu ne veux plus manger. Ne mangeons plus ! Méditons pour toute une semaine.”

Il n'y a plus donc un disciple qui s'efforce à jeûner, qui s'efforce à méditer, il y a une condition humaine consciente qui reçoit le désir de Dieu de ne plus alimenter le corps et de ne faire que de la méditation pendant une semaine. Et comme la condition humaine n'est plus entachée par la condition astrale, il y a une exécution simple, immédiate, naturelle.

De la même manière, la mère lorsqu'elle entend son bébé crier, elle lui donne à manger. Cela paraît un geste naturel, simple, immédiat, elle ne réfléchit même pas. De la même manière, à ce moment-là, le disciple ne réfléchit pas non plus, il ne fait donc plus aucun obstacle, il ne se dit pas : “il faut que j'arrive à extraire le lait de mon corps, il faut que je me mette dans telle position, il faut que je fasse tel effort.” Non ! Le lait coule tout seul depuis la poitrine, naturellement. Et dans le cas du disciple qui doit faire des efforts ou des sacrifices, il ne lui semble plus devoir faire des efforts, son effort coule naturellement depuis sa poitrine, depuis son centre cardiaque.

Car en fait, il n'existe plus. Lui-même, il n'existe plus, ses désirs n'existent plus, ses limites n'existent plus, il n'est plus devenu que le réceptacle de Dieu et il contemple Dieu encore un certain temps. Ce qui fait que pendant encore un certain temps, il existe et Dieu existe. Ensemble, ils existent dans la condition humaine.

Puis, l'on poussera plus loin encore la méditation, plus loin encore l'initiation, si bien qu'à un moment donné, il n'y aura même plus une condition humaine pour exister avec la condition divine, il n'y aura plus que la condition divine et Dieu qui sait qui il est et qui chante son nom.

Chaque fois que vous contemplez votre Chemin, que vous faites la liste des efforts que vous estimez nécessaires pour approcher l'initiation, rappelez-vous toujours que ce n'est pas vous qui êtes concerné par l'initiation, mais que vous devez y participer afin que Dieu se régénère et soit initié.

Si vous avez cette attitude humble, vous serez en même temps libre de vos désirs.

S'il vous semble que vous êtes un réceptacle pour servir Dieu qui vit déjà dans ce réceptacle comme une eau est déposée dans une coupe, alors il n'y a plus moyen que vous soyez perturbé par des désirs, par des projections, par des envies de faire ceci ou cela. Le choix devient évident et simple. “Je dois faire ceci, je dois faire cela.” Non pas en exprimant que cela est la volonté de Dieu et que je dois l'exécuter, mais parce que ayant conscience de cette vérité : je suis Dieu et Dieu voyage à travers moi, Sa volonté est aussi la mienne puisque je suis Lui. Il n'y a donc qu'une seule Volonté puisqu'il n'y a qu'un seul Être.

Seulement tant qu'il existe un peu trop le corps des désirs, un peu trop le corps astral donc, alors il semble qu'il y ait deux identités. Il y a moi et il y a Lui.

Lui là-bas qui veut tout le contraire ou ce qui me fait plaisir.

Je veux fumer, il n'en veut pas !
Je veux boire, il n'en veut pas !
Je veux manger de la viande, ça lui donne le hoquet !
Il n'y a pas moyen de faire ce que je veux et qu'en faisant ce que je veux, il soit confortable dans ma condition humaine !

Le pôle divin et le pôle humain semblent être en contradiction tant qu'existe le monde des désirs.

Mais qu'est-ce qu'un désir ?

Le Désir

Pour que le discours soit logique et que l'on comprenne exactement la situation du disciple, nous devons étudier la nature du désir.

Nous avons étudié la nature de la pensée, étudions le désir et essayez d'attraper des idées avant que je les énonce.

Qu'est-ce que le désir ?

Réfléchissez un petit moment.

Qu'est-ce que le désir ?

Lorsque vous désirez quelque chose, qu'est-ce qui se passe ?

Et d'abord, qu'est-ce qui fait que je sois capable de désirer quelque chose ?
Mm mh ?

Si je considère le désir au stade où il est déjà en expression, je rate la moitié de mon interrogation, donc la moitié aussi de ma découverte.

Qui pense bien, trouve !

Qu'est-ce qui me permet d'être dans un état de désir ?

Qu'est-ce que c'est qui me fait éprouver du désir pour ma cigarette, ma bouteille de vin, ma crème au chocolat, mon époux, mon épouse, les voitures, les voyages, quoi que ce soit d'autre ?

Il y a une grande diversité dans les désirs, mais nous allons en tirer quelques catégories pour faire un discours plus court.

Il y a d'abord le désir qui est entretenu par la mémoire dont j'ai parlé tout à l'heure.

La mémoire se rappelle que lorsque le corps a mangé une crème au chocolat, le corps a été envahi par un mouvement de plaisir. Il y avait donc approbation des sens et la mémoire va se dépêcher, puisque la mémoire est une servante et qu'elle va toujours essayer de servir l'individu, la mémoire va se dépêcher de rappeler à l'individu que, mmmh, la crème au chocolat est quelque chose de délicieux.

Ça, c'est une des premières raisons.

Il y a une autre raison.

Je suis en train de vivre, je veux des choses, je ne les ai pas.
J'attends de l'amour, je n'en ai pas.
Je veux de l'argent, je n'en ai pas, je n'en gagne pas ou je n'en reçois pas.
Et je conçois cependant un grand nombre de projets. Et comme je n'ai pas ou l'argent ou l'amour qui me sont si nécessaires pour vivre et que ces projets sont cependant vivants en moi, alors je conçois des frustrations. Je n'ai pas et cependant je voudrais avoir.

L'activité de la pensée inférieure va prendre connaissance de ce fait. Elle va se dire : “Tiens, mon petit Ernest est en train de vouloir quelque chose, il n'a pas les moyens pour le vouloir, il y pense toute la journée, il la désire toute la journée.”

Il déclenche donc un vide à l'intérieur de lui et il ne peut pas obtenir ce qu'il souhaite. Et son intérieur est toujours rempli de ce vide à ce moment-là. Il ne peut pas faire autrement que d'être plein de cette insatisfaction. Alors Ernest, pour essayer de vivre quand même, d'être heureux quand même, pour essayer de s'équilibrer malgré tout, va chercher à remplir ce vide par d'autres moyens. Des moyens qui vont être comme des drogues, des rêves, des fuites...

“Je ne peux pas partir tous les sens de vacances comme je le souhaite, par contre à chaque minute je peux m'évader, que ce soit grâce au tabac, grâce à l'alcool ou grâce à l'amour ou à quoi que ce soit d'autre que je choisis pour accomplir cet ouvrage.”

Et c'est ainsi que cet autre désir va naître. Non pas grâce à la lecture dans la mémoire de quelque chose qui me plaît, mais va naître parce que je vais créer des compensations. Je n'ai pas donc, je vais compenser par autre chose parce que je ne peux pas supporter ce vide intérieur. Je ne peux pas supporter ce vide que crée le fait de ne pas avoir ce que je désire.

Et puis il y a un autre désir qui commence à être plus développé, bien que ce soit le plus vicieux. C'est le désir qui s'acoquine avec la pensée. C'est là que naissent tous les fantasmes, toutes les projections.

Il n'est plus simplement question uniquement du plaisir du corps ou du plaisir de vivre. Il me faut de l'argent ou il me faut être beau, il me faut ceci ou cela. Mais il va s'agir, tout au contraire, de penser la vie et de désirer la vie. Et tout ceci dans le monde de la pensée.

À ce moment-là, lorsqu'il y a un tel décalage entre le monde des sens, le monde physique et le monde de la pensée, automatiquement, il y aura création de fantasmes et d'illusions.

Si je pense quelque chose d'inaccessible et si je désire cette chose inaccessible que construit ma pensée, automatiquement je ne vais pas pouvoir utiliser mes sens pour me satisfaire. Je ne vais pas pouvoir utiliser le monde pour me satisfaire.

Celui qui par exemple désire le pouvoir, désire être grand, immense et qu'il désire en tirer gloire, celui là aura beau devenir le plus riche du monde, il sera toujours insatisfait !

[...] Il devient content d'avoir de l'argent et cela s'arrête là. Sa joie sera ensuite de dépenser son argent. Mais celui qui va chercher sans cesse à en avoir plus, à en avoir plus, et qui ne voudra ni le dépenser, ni en prêter, ni en donner, ni prendre le risque de le perdre, celui-là n'est pas simplement désireux physiquement et émotionnellement d'avoir du confort, d'avoir de l'aisance, d'être riche ; il a déclenché un fantasme. Même lorsqu'il en aura beaucoup, ce ne sera pas assez. Parce que c'est dans la pensée qu'il y a le déséquilibre et le monde ne peut pas combler ce vide. C'est impossible !

C'est à ce moment-là qu'il faut soigner d'ailleurs les individus. Avant, il faut aider les individus.

Soigner ou aider ?

Quelqu'un qui veut systématiquement sa crème au chocolat parce que cela lui fait plaisir, j'interviens, je lui donne la crème au chocolat, c'est une aide. Il y a plaisir.

Quelqu'un qui veut avoir de l'argent pour pouvoir avoir une vie plus confortable, faire des voyages, éprouver un peu de plaisir, je l'aide à obtenir cet argent. Il a tout le confort souhaité, c'est une aide.

Mais lorsque je vais essayer d'aider un individu à avoir de plus en plus d'argent, alors qu'il en a déjà largement, suffisamment, là je ne l'aide pas et je ne peux pas l'aider parce que rien ne le comblera. Et donc je vais devoir plutôt le soigner.

Je ne peux pas l'aider, je vais le soigner.

Soigner un tel individu est quelque chose de très compliqué, parce qu'il faut d'abord lui faire comprendre qu'il est fou, même s'il paraît très normal, même s'il paraît sain d'esprit, il est cependant fou, quelque chose a défailli dans le système de sa pensée.

Si quelque chose a basculé, c'est souvent en relation et avec le monde astral, et avec le monde mental, et aussi avec le monde des glandes. Puisque, comme je l'ai expliqué tout à l'heure, tout est relié. Si quelqu'un se met à produire de telles pensées et à de telles émotions, cela va impliquer l'activité de certaines glandes dans le corps. Et donc je vais devoir intervenir sur ces glandes si je veux lui donner une chance de cesser ses émotions et ses pensées.

En fait, pour soigner ces individus, faire intervenir la pensée est quelque chose d'assez inutile. Il faut pouvoir soigner les glandes. Soigner les glandes est quelque chose de délicat.

Si l'on pense à des interventions de la médecine moderne, c'est-à-dire des interventions physiques sur la glande physique, on peut considérer l'action comme étant vraiment délicate. Cependant, on peut très bien intervenir sur les glandes à partir des chakras, donc à partir du travail sur l'aura.

C'est à ce moment-là où celui qui se nomme guérisseur pourra intervenir à l'endroit où le médecin ne peut pas encore intervenir, parce que la glande est beaucoup trop délicate, est un organe beaucoup trop sérieux, mystérieux, pour qu'on puisse le maîtriser en une fois. Par contre, si j'interviens par des énergies, par des couleurs, par des sons sur les chakras, chakras qui sont eux-mêmes reliés aux glandes en question, alors je peux influencer la glande. Je peux arriver à la stabiliser. Je peux arriver à la mettre en activité si elle ne l'est pas suffisamment. Je peux enlever la croûte qu'il y a autour d'elle. Car souvent les glandes sont entourés d'une croûte, la croûte des illusions et l'on voit ainsi dans l'aura la glande comme un petit point de lumière et tout autour un manteau épais et noir qui l'empêche, en fait, d'exister.

Au fur et à mesure que je pense, je produis ces croûtes si ma pensée n'est pas bonne. Au fur et à mesure que j'éprouve des émotions, je construis ces croûtes si mon émotion n'est pas correcte, si elle n'apporte pas une construction. Ce qui fait que tout individu est plus ou moins croûté quelque part.

Mais il faut savoir que, de la même manière que l'on peut être aidé par un guérisseur, on peut aussi se soigner soi-même. Puisque l'on a été celui qui crée ces croûtes, on peut être aussi celui qui les enlève. C'est un système, un circuit intérieur.

Comment est-ce que vous allez enlever toutes vos petites croûtes ? Comment est-ce que l'on va équilibrer toutes ces petites glandes pour qu'elles soient de véritable soleils et que chacune ramasse le rayon qui lui convient ?

D'une manière simple.

On appelle cela, entre autres, la méditation.

Méditation hygiénique

Pour enlever toutes mes petites croûtes, pour dynamiser mes petites glandes ou les calmer, pour petit à petit les faire fonctionner de manière continue - car ce qui jette aussi le trouble dans la vie, c'est qu'il y a des discontinuités dans l'activité des glandes, et ainsi, un jour on se trouve heureux et le lendemain on se trouve très malheureux. Et entre ces deux moments, il ne s'est rien passé, on ne comprend pas - pour donc dynamiser, minimiser ou équilibrer, on va procéder à ce que j'appellerai une méditation hygiénique.

Je choisis une heure où je dispose du calme dans la maison.

Je procède à une relaxation profonde.

Le but, là, n'est pas d'entrer dans un état de conscience qui soit une conscience divine. Le but est de rentrer dans l'état de relaxation le plus profond. Et pour cela, je vais m'aider soit de la musique, soit d'un certain mantra, soit d'une certaine visualisation, ou soit je me fais aider par un ami si je ne sais pas encore comment est-ce que l'on fait.

Je descends donc le plus profondément possible dans la relaxation.

Et au moment où je sens que je suis à la fois déconnecté de mon activité mentale traditionnelle, mais en même temps qu'il existe suffisamment de pensée pour que je puisse rêver ou pour que je puisse encore diriger mon activité mentale, eh bien je vais visualiser mon corps et toutes mes glandes, et je vais faire circuler un prâna très frais et très rose dans tout ce corps et dans toutes ces glandes. Et je vais imaginer que ce prâna rose équilibre les glandes.

Je ne sais pas quelle glande travaille trop ou pas assez, quelle glande est en état de discontinuité, je n'en sais rien et ce n'est pas le but de l'exercice. Tout ce que je sais c'est que je dois faire passer ce prâna rose dans chaque glande. Je la nettoie exactement comme je nettoie des cuivres et je repose ma glande dans son endroit.

Puis lorsque ma visualisation est terminée, elle doit durer un minimum d'un quart d'heure à 20 minutes, je dois prendre donc bien le temps avec chaque glande, je reste en profonde relaxation pour que le prâna circule et fasse un ouvrage que je ne connais pas moi-même, mais que lui connaît parce qu'il ressent les besoins du corps. Alors le prâna va aller s'attacher, par exemple, à nettoyer le chakra laryngé, parce qu'il se trouve là-dedans des accumulations négatives. Je ne dois rien faire, rien décider. Et s'il me semble qu'une certaine activité se distingue au niveau du chakra laryngé, eh bien c'est le signe que le prâna travaille à nettoyer ce chakra.

De la même manière, je peux sentir que le prâna est en train de travailler mes deux yeux, parce que par exemple dans la vie j'en ai trop vu ou bien parce que mon travail me crée une certaine tension visuelle, alors le prâna va essayer de soigner tout ça.

Le Prâna

Le prâna est le premier médecin de l'homme. Et en fait il devrait être le seul médecin.

Le prâna est la puissance curative de la nature. Ce n'est pas simplement un prâna qui vient pour régénérer l'homme, pour lui dire : allez, respire, respire, respire !

Si le prâna est régénérateur, c'est qu'il est en même temps un médecin, il a un grand pouvoir curatif.

Mais qui sait capter le prâna ?

Je respire parce que mes poumons semblent vouloir s'entêter à respirer, mais je n'y suis pour rien ! Et c'est vrai que tu n'y es pour rien.

Comment est-ce que l'on capte et comment est-ce que l'on fixe le prâna ?

Tous les véritables magiciens savent fixer le prâna, parce que de là dépend la performance de leur magie. Un magicien qui arrive avec un corps vital qui est fatigué ou qui est usé à cause du travail de la semaine ou parce qu'il est tout simplement passé dans un lieu public, eh bien ce magicien-là, au premier instant où il va appeler un ange ou appeler un esprit, va se faire dévorer, parce que la première cuirasse d'un magicien, c'est son corps vital. La première cuirasse d'un magicien, c'est le feu du prâna qui circule à travers lui.

Lorsqu'un homme est dévitalisé, il est mangé par les esprits. Et c'est pour ça que les grands malades ont du mal à se tirer d'une maladie qui est longue parce qu'ensuite, il y a un esprit qui les vampirise. Et c'est pour cela qu'à travers l'histoire, très souvent, l'on faisait venir le médecin et l'exorciste. Parce que les deux devenaient nécessaires. Une fois qu'un homme voit son corps vital diminuer, il y a des parasites qui viennent autour de lui et qui s'installent et qui donc l'empêchent de retrouver une santé totale.

Il faut, pour retrouver une santé totale, soit qu'un grand coup de vitalité, par des médicaments ou par une joie intense soit redonné au corps pour que le corps, puisqu'il peut désormais réaspirer énormément de prâna, puisse rejeter ce parasite de façon naturelle. Sinon, il faut faire venir, non pas un exorciste comme s'il s'agissait de chasser le Diable, mais tout simplement nettoyer l'aura.

Comment est-ce que l'on fixe le prâna ?

Lorsque je veux fixer le prâna, je dois, encore une fois, pratiquer la méditation et je dois respirer de manière consciente.

Pour fixer le prâna, je dois, pratiquer la méditation et je dois respirer de manière consciente.

Il n'est donc pas question pour moi de nouveau d'atteindre les altitudes de l'esprit. Je dois au contraire être bien concentré et respirer de manière contrôlée. C'est de cette manière-là que je peux intensifier l'entrée du prâna dans mon corps, que je peux conserver le prâna dans mon corps et que je fais du prâna un élément curatif.

Si j'absorbe le prâna simplement parce que je suis en vie, en mouvement et en respiration, je vais en même temps évacuer énormément le prâna et il n'aura pas le temps de me soigner. Il n'aura que le temps de m'alimenter un petit peu pour que je survive, mais il ne pourra pas me soigner.

Si je prends le temps de respirer profondément, calmement, en mettant des temps de pause entre l'inspiration et l'expiration, à ce moment-là, je permets au prâna de me soigner, de me régénérer et c'est le meilleur moyen de faire ce qui inquiète toutes les femmes et que vous vous appelez le lifting. Comme pour les hommes, c'est le meilleur moyen de conserver leur virilité.

Quand le prâna va, tout va !

Donc, exercez-vous à capturer ce prâna.

Quand je dis capturer, n'imaginez pas que vous allez prendre quelque chose comme si, en fait, vous n'auriez pas le droit, comme si vous alliez augmenter la dose ! C'est naturel de capter du prâna ! Ce qui n'est pas naturel, c'est de ne pas savoir le capter, de ne pas savoir le fixer. Et c'est pour cela que l'homme vieillit prématurément et meurt, parce qu'il ne sait pas. Et s'il ne sait pas, c'est pas parce qu'on ne lui a pas dit, c'est parce qu'à travers les âges, il n'a plus voulu faire les exercices. Il ne prend plus le temps de pause.

La religion - et vous savez, en m'écoutant, vous pouvez conclure, la religion n'est pas les concepts que je préfère, le comportement religieux n'est pas ce que je préfère ; cependant, il y a des réalités dans la religion qui auraient bien fait de ne pas être perdues, ignorées.

Lorsque l'on a un comportement religieux, avant chaque repas on fait la pause et on fait une prière. Et ce seul moment de prière, qui est un moment de silence, permet au prâna de circuler. Lorsque dans les religions, on vous propose d'être tolérant, d'être patient, cela fait dans vos émotions, dans vos pensées des moments de pause. Donc le prâna peut circuler.

Lorsque je suis patient dans les embouteillages, dans la circulation, je ne fais pas simplement la prouesse d'être plus patient que mon frère qui est nerveux. Par le fait que je suis patient, je me permets d'être calme. Et parce que je suis calme, je vais fixer davantage de prâna. Et parce que je vais fixer davantage de prâna, je vais être en meilleure santé que mon voisin. Et lorsque je vais méditer, cela va marcher.

Tandis que mon voisin qui s'énerve, celui-là va respirer de manière saccadée, de manière inconsciente. Il n'aura pas le temps de fixer le prâna. Le prâna ne fera que le traverser. Et il va donc évacuer un prâna qui est encore à moitié bon. Et c'est la Nature qui va l'utiliser. La Nature va récupérer tous ces déchets dans lesquels il y a encore une bonne dose de nourriture. Elle se dit : “L'homme n'en veut pas, il fait du gaspillage, alors je ramasse !”

Chaque fois que vous faites la pause, parce qu'il vous semblera cultiver une qualité spirituelle, comme la patience, la tolérance, la compréhension, c'est une pause dans les mouvements de l'esprit. Chaque fois que vous faites cette pause, vous permettez au prâna de se fixer. Et la respiration devient plus profonde.

Maintenant, il y a des moyens accélérés de fixer le prâna.

Collaborer avec la Nature

Lorsque l'on doit travailler intensément pendant plusieurs heures ou pendant toute une journée, et que l'on sait que l'on n'aura pas le temps de faire des pauses, parce qu'il faudra sans arrêt prendre des décisions, être actif, aller vite d'un endroit à un autre, alors il y a le moyen de prendre efficacement, rapidement, du prâna et de le conserver dans le corps pour en avoir toute la journée à disposition.

À ce moment-là, je dois faire ma respiration dans la nature. Je ne peux pas simplement faire mes moments de pause là où je me trouve. Je choisis un arbre, un arbre qui est sain, qui est beau, déjà bien déployé, ou je choisis un beau rocher, ou je choisis une fleur forte, ou je choisis un parfum fort, un élément qui soit donc vivant. Et je débute mon exercice respiratoire en faisant un balancement entre l'énergie de l'objet que je choisis et mon corps.

Si je choisis un arbre, je pense que l'énergie de l'arbre qui est un prâna intense va de l'arbre à mon corps et j'absorbe son prâna.

Pour faire cet exercice, je conseille de choisir des objets auxquels vous resterez fidèles.

Par exemple, choisissez dans votre jardin, si vous en avez un, un arbre qui va devoir, pendant toute sa vie ou pendant tout le temps où vous habiterez à cet endroit, qui va devoir remplir cette fonction et vous envoyer du prâna où que vous soyez. Si bien que si un jour vous trouvez à 300 km de votre maison et que vous avez besoin d'énergie, vous pensez à cet arbre, vous lui donnez l'ordre de rayonner son prâna et étonnamment vous recevrez son prâna.

C'est sans doute étonnant de penser qu'un arbre peut rayonner à 300 km mais ce n'est pas étonnant du tout puisque l'arbre est une entité vivante et qu'à partir du moment où vous vous attachez à cette entité, vous êtes en relation avec l'entité et lorsque vous lui envoyez le message mental “Envoie-moi de l'énergie”, l'entité envoie de l'énergie. Exactement comme la pensée circule dans l'air instantanément, l'entité envoie son feu instantanément.

Mais il faut pour cela se faire connaître de l'arbre. Alors il y a un petit rituel. Ce n'est ni une petite magie, ni une petite amitié. C'est tout simplement une façon de se rendre visible pour l'arbre.

Alors on va choisir son arbre, ou son massif de fleurs, ou son rocher, ou son cours d'eau.

On va, dans la mesure où l'objet le permet, par exemple si c'est un arbre, on va facilement tourner autour. Si c'est un cours d'eau, cela est un peu plus compliqué. Si c'est un massif de fleurs adossé à un mur, c'est aussi un peu plus compliqué de dessiner des cercles. Si par exemple vous choisissez un cours d'eau, vous ne pourrez pas faire le tour du cours d'eau, même si il est petit et que vous pouvez l'enjamber. Donc vous allez dessiner des cercles avec votre main et faire des passes magnétiques sur le cours d'eau. De la même manière pour le buisson de fleurs qui se trouve adossé à un mur. Mais dans la mesure où vous pouvez tourner autour, cela est le meilleur moyen.

Donc prenons un arbre.

Je choisis cet arbre, je commence à tourner autour de lui trois fois et je lui parle. Je lui dis : “Entité de l'arbre, je te nomme de tel ou tel nom.” Vous pouvez lui donner un nom très civil comme Joseph, Alfred ou un nom d'ange ou un nom que vous inventez vous-même, peu importe ! Vous lui donnez son nom, vous tournez autour de lui et vous le prévenez de ce que vous attendez de lui.

Vous lui indiquez donc que vous êtes reliés désormais par le tracé de ces trois cercles. Vous êtes ensemble reliés afin que tout le prâna que cet arbre va capter puisse être à votre disposition et qu'il vous l'offre chaque fois que vous en aurez besoin.

Ensuite, vous vous faites connaître de l'arbre de manière physique.

Vous pouvez prendre par exemple un cheveu ou vous pouvez prendre de votre salive ou un petit peu de votre peau que vous grattez et vous le fixez dans l'arbre sous une écorce. Il existe toujours des petits entailles dans les arbres et à cet endroit-là, vous fixez cette part de votre corps qui vous appartient. Et en fixant cette part qui est vous-même, vous dites à l'arbre : “Maintenant connais-moi par ces éléments que je transporte en toi, connais-moi !”

Et vous rentrez en méditation face à cet arbre et vous commencez votre exercice respiratoire.

Il n'est pas nécessaire de rester très longtemps. À partir du moment où l'arbre vous connaît et est relié à vous, cela peut se faire ensuite très facilement. Si bien que, même lorsqu'il fera froid, du moment que vous pouvez voir votre arbre depuis votre maison, vous n'aurez qu'à le fixer intensément, vous mettre en respiration et vous recevrez son prâna tout autant.

De la même manière, on peut utiliser les cristaux. On peut les utiliser aussi parfaitement à distance, déclencher leur fonctionnement à distance. Lui dire : “Mets-toi en rayonnement !”

Si je décide que tel cristal est voué pour tout un mois à rayonner sur un de mes amis qui est malade ou préoccupé ou en mauvaise phase morale, je peux à distance, alors que je suis à mon travail, lui donner l'ordre de déclencher son rayonnement parce que c'est l'heure où par exemple mon ami fait sa pause, sa méditation, est en repos et donc mon ami sera très réceptif au rayonnement du quartz, ou au rayonnement de la fleur, ou au rayonnement de l'arbre que je choisis.

Tout ceci n'est pas de la magie, c'est tout simplement une manière de vivre en collaboration avec la Nature.

L'homme a trop oublié comment est-ce que l'on peut utiliser la Nature. Il ne prend le bois que pour construire ses maisons, ses meubles et se chauffer. Mais il y a tant à faire avec un arbre si on utilise l'intelligence de l'arbre !

De la même manière, on n'utilise l'eau que pour boire ou se laver. Alors qu'il y a tant à faire avec l'esprit de l'eau et sans que cela déborde dans la magie. Absolument pas ! Car la magie est tout autre chose. La magie est convocation. Convocation de l'esprit. J'ordonne à l'esprit.

Tandis que lorsque je m'entends avec la Nature, je collabore avec la Nature, à ce moment-là, par cette amitié, il y a une relation d'entraide. Personne ne dirige. Chacun n'a de cesse que de s'inquiéter de l'autre et de faire ce qu'il y a de mieux pour l'autre. Si bien que lorsque vous allez vous lier à votre arbre, il faudra que vous soyez soigneux vis-à-vis de votre arbre.

Il faudra de temps en temps lui envoyer de bonnes pensées et le remercier pour son travail. Il faudra lui couper les branches quand cela est nécessaire. Il faudra ramasser ses feuilles qui tombent à ses pieds pour qu'il puisse recevoir la rosée et que la rosée ne soit pas empêchée par le tas de feuilles. Il faudra de temps en temps lui rappeler votre présence, lui dire qu'il est utile à la création. Il faudra être présent pour lui autant que lui l'est pour vous.

Ce qui veut dire que l'homme va déterminer tout un autre comportement vis-à-vis de la nature et il devra être responsable et ne plus exploiter abusivement simplement la Nature.

On peut faire des choses très intéressantes avec l'esprit de l'eau.

Par exemple, on peut demander à l'esprit de l'eau, qui est un esprit purificateur, on peut lui demander de purifier tout l'intérieur du corps. On ne boit pas simplement pour s'hydrater ! Sitôt que l'on collabore avec l'esprit de l'eau, je peux demander à l'esprit : “Lorsque tu passes dans mon corps, s'il te plait, aie soin d'aller nettoyer toutes mes cellules de façon à ce que je sois vraiment propre et nettoyé chaque fois que je bois.”

Mais si je néglige l'esprit de l'eau, si je ne pense pas qu'il existe parce que l'eau passe à travers mon robinet et qu'il y a du chlore dans cette eau et que l'eau ne peut pas être vivante, alors je ne peux pas permettre la collaboration et cette purification.

De la même manière, je peux collaborer avec l'esprit de la terre, de la boue.

Je ne fais pas simplement que marcher sur la terre pour aller d'un point à un autre, il y a mes pieds qui posent sur le sol. Et le fait que mes pieds posent sur le sol, je suis en contact avec une entité qui peut m'envoyer son énergie, me régénérer amplement et qui peut aussi me décharger lorsque je suis par trop chargé, que ce soit d'électricité ou de mauvaises émotions ou de mauvaises pensées.

Mais il faut que je collabore avec l'esprit de la terre et pour collaborer, je dois me faire connaître de cet esprit.

Les esprits collaborent tout de suite avec les hommes sitôt qu'ils s'aperçoivent que les hommes leur accordent réalité. Pour leur accorder réalité, il faut croire en eux dans un premier temps et il faut leur parler.

Alors comment est-ce que l'on parle à l'esprit de la terre ?

Eh bien au moment où l'on se sent le plus calme possible, dans un endroit où il y a une belle nature, on se met à genoux au sol, on met les mains au sol et on discute avec l'esprit de la terre. On lui dit : “Je te connais, tu es l'esprit de la terre, tu as le pouvoir de me régénérer et de me décharger lorsque j'ai trop d'énergie, alors je te demande d'entretenir ce travail le mieux possible, du mieux que tu puisses faire. Et je te promets de te respecter chaque fois que je poserai le pied sur toi. Je te promets de te nettoyer chaque fois que je verrai que tu es sale. Et je te promets de te respecter chaque fois que je voudrais planter des choses dans ton sol. Je n'abuserai donc pas des engrais, des chimies ou des produits différents que la technologie offre.”

De la même manière, je peux travailler avec l'esprit de l'air.

Je peux demander à l'esprit de l'air qu'il me détende, car l'esprit de l'air a un grand pouvoir de détente sur l'homme.

Quiconque, en fait, est en bagarre avec l'esprit de l'air, d'une manière consciente ou inconsciente, a beaucoup de mal à se détendre, cet individu est tout électrique, l'air ne peut pas circuler.

Alors maintenant, je fais connaissance avec l'esprit de l'air. Je vais à un endroit où il y a un petit courant, que ce soit en haut d'un rocher, ou ce soit en haut d'une colline, ou simplement dans mon jardin. Et je lui dis : “Je te connais, esprit de l'air. Je sais que tu as le pouvoir de me relaxer, le pouvoir de me faire oublier, le pouvoir aussi de m'emmener dans ces lieux étranges où il y a le rêve et la contemplation des vérités. Pour que tu puisses faire ce travail amplement sur moi, je te promets de te respecter.”

Et lorsque vous savez qu'il y aura des moments où vous ne pourrez pas respecter l'esprit de l'air, parce que par exemple vous allez prendre votre voiture et que donc vous allez abîmer l'esprit de l'air, il faut lui montrer que vous êtes conscient de cette action. Lui dire : “Excuse-moi mais pour l'instant je ne peux pas faire autrement. Je ne sais pas comment faire autrement pour aller à mon travail, pour faire ceci, pour faire cela.”

Si l'on demande pardon, l'on trouve tout de suite que la Nature devient très collaboratrice. Et la pollution alors n'existe plus. Les esprits se mettent à travailler pour éliminer la surcharge de poison. Tandis que tant que la Nature n'est pas reconnue par l'Homme, la nature va bouder l'Homme. Elle va lui dire : “Mais ça c'est ton travail ! Écoute ! Tu fais de la pollution, maintenant c'est ton travail ! Débrouille-toi pour évacuer ça ! Puisque nous ne sommes pas amis, ce n'est pas moi qui vais nettoyer !”

Quand l'Homme est égoïste et aveugle, la Nature est elle aussi égoïste et aveugle. Elle se dit : “Ce n'est pas à moi de faire ce travail, c'est lui qui est en train de salir !”

Par contre, sitôt que l'Homme peut voir un peu de vérité et se remplit d'amour, alors la Nature aussi se remplit d'amour et s'aperçoit que l'Homme existe. Et elle se dépêche de nettoyer les poisons qui sont inévitables lorsque l'on vit. Elle se dépêche de préparer un champ qui sera fertile. La Nature est le miroir de l'Homme.

La Nature est le miroir de l'Homme.

Les lois naturelles ne sont pas simplement les Lois de la Nature, mais c'est aussi le miroir de l'Homme et surtout le miroir de l'égoïsme ou de l'amour.

Sitôt qu'un paysan veut avoir un très beau champ, il doit aimer son champ. Même si dans les premiers temps son champ sera quand même envahi de parasites et qu'il semble donc que le champ n'ait pas entendu le message, il faut qu'il continue à aimer son champ. Et avec le temps, son champ réagira.

J'aurais encore de nombreuses choses à vous dire. Cependant, je sais que je dois vous laisser retourner à vos foyers. Mais si vous me permettez encore une conclusion, je vous rappellerai que lorsque l'on veut être disciple, on n'a pas le droit de fuir un obstacle. On n'a pas le droit de fuir une réflexion. On n'a pas le droit de fuir la réalité d'un événement. On doit, au contraire, essayer de puiser des forces nouvelles dans l'événement qui se présente. Et c'est grâce à l'expérience que permet l'événement que, petit à petit, l'on s'achemine vers l'initiation.

Tout ce qui arrive est soit le fait de ceux qui ont accompli la chose, soit une nécessité pour vous afin d'évoluer.

Si ce qui arrive n'est que le fait des autres, alors laissez aux autres ce qu'ils viennent de faire. [...]

[...] prendre conscience de quelque chose qui est bloqué en vous ou qui ne marche pas véritablement droit, alors utilisez l'événement pour travailler ce qui manque et automatiquement vous trouverez que la vie est très alchimique.

Lorsque vous reprendrez votre vie, lorsque dès demain vous allez vous lever, rappelez-vous aussi d'être en communion avec la Nature. Rappelez-vous de reconnaître les éléments, leur accorder le respect de l'existence.

Je te reconnais donc je te respecte.

Et vous verrez que la Nature alors vous enverra des énergies nouvelles.

Si par exemple vous êtes des parents et que vous voulez fortifier vos enfants et que vous ne pouvez pas demander à vos enfants de reconnaître l'esprit de l'arbre, parce que soit vous avez peur que l'enfant se moque ou que l'enfant ne joue pas le jeu, soit parce que vous êtes des parents très purs et nobles et vous ne voulez pas pré-programmer vos enfants à croire en ceci ou en cela, vous voulez les laisser être comme ils doivent être. À ce moment-là, sachez que vous pouvez demander à l'arbre, en apportant à l'arbre, par exemple, un cheveu de votre enfant, vous pouvez demander à l'arbre de prendre l'enfant sous sa protection et d'envoyer sans cesse du prâna pour qu'il soit en bonne santé.

Cela se fait vis-à-vis des personnes jeunes ou des personnes naïves qui n'ont pas la possibilité de croire parce que leur état d'esprit n'est pas suffisamment ouvert. Mais par contre vous ne pourrez pas créer un lien pour quelqu'un qui est suffisamment intelligent et qui refuse cette réalité, là vous ne pourrez rien.

En attendant que vous fassiez le lien avec la Nature, n'oubliez pas que le lien en fait le plus important est le lien avec votre âme, et que de la même manière elle peut vous régénérer, de la même manière elle peut vous soigner et surtout vous envoyer toute la connaissance que vous cherchez dans les livres.

Je vous souhaite de développer une telle relation et je vous salue.

(Date de la conférence : 28 10 1990)

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