
Bonne Homme, 30 mai 1993.
Que la lumière afflue dans la pensée des hommes, Que la lumière descende sur la terre, Du point d'amour dans le coeur de Dieu, Que l'amour afflue dans le coeur des hommes, Puissent lesistes revenir sur terre, Du sang où la volonté de Dieu est connue, Que le dessein guide le fait de vouloir des hommes, Le dessein que les maîtres connaissent et servent, Du sang que nous appelons l'arrête des hommes, Que le plan d'amour et de lumière s'épanouissent, Et puissent-ils sceller la porte de la demeure humaine, Que lumière, amour et puissance restent mutements sur la terre.
Bonsoir.
Accordez-moi encore quelques instants.
Afin que je vous mette tous dans un cercle.
Ce cercle qui sert autant à la concentration, Qu'à la protection, Mais aussi, comme je le dis souvent, Par une certaine isolation, À créer un canal d'énergie, Dans lequel chacun pourra épuiser ce qu'il souhaite.
Comme je le dis si souvent, je ne voudrais pas que vous m'identifiez, Que ce soit un philosophe, à un guide parfait, Ou à un père spirituel.
Ce que je souhaite, c'est que nous échangions, Et que cet échange soit peut-être le moins verbal possible, Bien que je vais utiliser énormément le dialogue.
Essayez plutôt, tout doucement, souplement, D'ouvrir vos différentes enveloppes, Un peu comme l'en éplucherait un oignon, un légume.
Essayez, même si ce n'est que pour essayer.
Ensuite, vous reprendrez, en dehors de ces murs, Votre propre jugement, votre propre avis, Peut-être vous me renirez, cela m'est égal.
Tout ce que je vous demande, c'est d'essayer, ne serait-ce quelques secondes, D'avoir une forme de confiance.
La confiance n'est pas un moyen pour moi de vous influencer, Ni de poser peut-être secrètement dans votre mental, Des petites graines, par lesquelles ensuite un certain contrôle serait possible, non.
En fait, sitôt que vous êtes en relation avec des sphères spirituelles, La liberté devient tellement grande que le disciple est embarrassé, Parce qu'il a l'impression de ne plus pouvoir bénéficier d'une guidance réelle.
Tout autant que l'on consulterait des sphères qui nous soient inférieures, Pour la confiance et de tous les jours, pour chaque croisement, Pour chaque porte qui est à ouvrir.
Cependant, sitôt que vous vous élevez vers des frères, Qui ont eux-mêmes conquis la liberté, alors ils vous la donnent, Et ils vous la donnent en tellement grand que cela devient inconfortable, Parce qu'il vous semble que l'espace est trop grand, Et que sans la carte, sans la boussole, sans une référence quelconque, Vous ne trouverez pas le chemin.
Or, il est bon, et le plus tôt possible, de s'habituer à cet espace, Même s'il est trop grand.
De s'habituer à cette liberté, même si elle semble risquée.
Pourquoi ?
Tout d'abord pour s'apercevoir que la notion même de liberté, Ou de conseil, de guidance, de programme, Sont des notions complètement fausses, et que l'on ne peut pas assimiler au destin, Et à son déroulement, les qualités qui sont uniquement du monde intérieur.
Très souvent, l'homme cherche la liberté à tout prix, Créer des systèmes qui puissent le rendre de plus en plus libre, Alors qu'en fait, il l'encadre de plus en plus.
Il cherche la liberté à tout prix, alors que ce n'est qu'une qualité.
Et cette qualité est d'ordre intérieur.
L'homme a souvent tendance à projeter à l'extérieur, Ou à chercher à l'extérieur ce qui est du monde des qualités.
Alors nous allons essayer de faire la différence, Pour pouvoir mieux reconnaître la vie et ses différents événements, Mais aussi pour pouvoir trouver un espace où l'homme va être heureux, Où l'homme va se régénérer, Où l'homme va se réconcilier en quelque sorte avec lui-même, avec son âme.
On va essayer de déterminer ce qu'est le monde de la manifestation, De l'action, du choix, et le monde des qualités.
Et l'on va s'apercevoir qu'il y a ici tout un dialogue, Que l'on ne va d'ailleurs pas pouvoir prononcer d'un seul trait dans cette soirée.
Il faudrait en fait des années pour pouvoir mûrir cette question, Et en trouver le véritable fruit.
Mais nous allons quand même en jeter les bases, De façon à ce que ensuite entre vous, vous puissiez en discuter, Proposer des exemples quotidiens, Et au fur et à mesure aller un peu plus loin.
Nous avons donc d'un côté une société structurée, un monde, des groupements, Où que l'on regarde sur la terre, l'homme est groupé.
Que ce soit par la tribu, ou que ce soit par la famille, Ou que ce soit par la société, son système économique et son système politique.
Et je dirais qu'en fin de compte, ce qui regroupe l'homme, Ce n'est pas tant dans un premier temps son envie de partager la vie avec d'autres hommes, Mais c'est avant tout son besoin de partager les moyens de vivre et de survivre.
Ce qui en fait nous permet déjà de déterminer le monde et son action, Comme ne pouvant pas être l'endroit où les qualités se manifestent, Mais comme étant l'endroit où l'homme va discerner, ressentir et conquérir des qualités, Qui lui resteront éternellement intérieures.
Car dans le monde il ne trouvera jamais que tous ces éléments, Qu'ils soient les éléments de la nature, ou les éléments sociaux, Qui lui apporteront des frictions, des obstacles, Afin qu'au fur et à mesure des jours et des incarnations, les qualités intérieures se développent.
Ce qui veut dire que la vision que l'on peut avoir du monde, Quel que soit l'âge que l'on a atteint, Quelles que soient les expériences, quel que soit le métier que l'on exerce, La vision que l'on a du monde dépend souvent du type de nectar, Si je peux l'appeler ainsi, que l'on aura développé.
De façon à ce que, quelles que soient les difficultés que l'on rencontre à l'extérieur, Il y ait toujours un endroit où l'on se retire, où l'on se recueille, Et où l'on peut goûter une paix, goûter un certain espace, Goûter des qualités, des principes qui ne peuvent être perturbés par aucun homme, et par aucun obstacle.
Ce qui veut dire que lorsque je viens au monde, et plus particulièrement dans celui-ci, Car du merci il y a des mondes plus sympathiques qui vous feraient envie, De tolérer encore pendant quelque temps d'habiter celui-ci, et de l'amener jusqu'au type de perfection qui lui est demandé.
Ceci est votre travail, c'est votre mission, et personne ne va pouvoir l'accomplir à votre place.
Donc il faut que vous soyez ardents au travail, Et que vous participiez non pas simplement à votre seule évolution, pour votre seule initiation, Ce qui serait une grave erreur d'entendement.
Mais que vous ayez l'impression, puisque c'est ce qui arrive en vérité, De participer à l'élaboration du monde.
Et je dis bien élaboration du monde.
Car en vérité on pourrait dire que aujourd'hui, malgré tout ce que l'homme a accompli, Malgré tout ce que les sociétés semblent avoir conquis et élaboré, Et bien le monde n'est pas fait, il n'est pas fait, pas du tout.
Il paraît matériel, on pourrait donc le juger d'être dense, On pourrait le croire donc moulé, formé, et cependant il n'est pas fait.
Non.
Autant que la matière malgré tout nous apparaît dense, Tout cela reste dans une ambiance, dans une atmosphère, Dans un état très malléable.
Et j'en veux pour preuve que celui qui saurait remonter un petit peu le temps, Ou qui par les moyens du rêve ou de la clairvoyance arrivera à se projeter dans le futur, Observerait des corps tout à fait différents, des races tout à fait différentes, physiquement.
Ce qui veut dire que la matière en vérité n'est pas aussi dense, concrète qu'on le croit, Et qu'elle est en sans cesse en transformation jusqu'à ce qu'elle atteigne sa véritable nature.
Et à ce moment là on s'apercevra qu'en vérité la matière n'est pas de la matière.
Je ne veux pas vous embrouiller les cartes en ce moment avec des notions abstraites.
Ce que j'essaye de vous faire comprendre c'est que ce passage qui vous semble si dense et concret Dans un corps qui vous semble ne pas bouger ou seulement avoir le mouvement qui l'entraîne vers la vieillesse, Et bien cependant cette matière n'est pas dense.
Bien sûr je ne peux pas vous prouver que en appuyant avec votre doigt un endroit du corps vous allez passer à travers le corps.
Et pourtant cela est possible.
Certaines personnes en sont capables.
Et c'est comme cela que certaines d'ailleurs repèrent des guérisons.
La matière obéit à un certain rayonnement.
Bien sûr elle peut obéir à l'esprit.
Mais si l'esprit est encore par trop endormi, si la volonté n'est pas ce qui règne de plus dans la maison, Et bien la matière obéit à un certain rayonnement.
Un certain degré de magnétisme qui d'un seul coup passe le seuil du magnétisme pour devenir davantage une électricité.
Et voilà qu'il y a à l'endroit où le doigt est posé une dépolarisation des cellules, des atomes qui les composent.
Et la porte s'ouvre sans qu'il y ait pour autant une blessure dans les chairs, sans qu'il y ait pour autant le sang qui jaillisse car il n'y a rien de défait.
Les choses sont simplement séparées.
La matière que nous connaissons donc non seulement n'est pas aussi dense que ce que l'on croit, mais elle est censée être en transformation.
Ces transformations bien sûr sont fort longues et l'on ne peut pas en une seule vie d'homme constater qu'il y ait une transformation physiologique, ou la transformation d'un membre ou de l'utilisation d'un membre.
Bien sûr il faut pour cela de grandes cycles, cependant cela arrive.
Et pourquoi est-ce qu'il y a ce mouvement ?
Pourquoi est-ce qu'il y a ces transformations ?
C'est bien justement parce que le monde n'est pas encore fait.
Alors s'il n'est pas encore fait, ne commettons pas l'erreur de croire qu'il existe déjà.
Et soyons conscients qu'il est dans une époque de gestation.
Soyons conscients que nous sommes des cellules ou des chakras, bien que nous-mêmes nous sommes composés de cette chakra majeure.
Dans notre entier en tant que âme, nous composons un chakra qui va avoir plus spécialement à diriger un groupe, qui ne seront pas des cellules bien sûr, mais un groupe de conscience.
Une conscience qui serait plus spécialement logée dans le plan astral, ou dans le plan mental, ou sur le plan de l'âme.
Exactement comme un chakra fonctionne dans vos corps individuels, votre âme en tant que grand chakra fonctionne dans le corps que représente le groupement humain qui est votre race.
Puis plus loin, votre groupement en tant que grand chakra exécute un travail pour la terre entière, pour la famille humaine réunie dans un grand tout.
Nous sommes donc dans un monde qui n'est pas encore fait, qui n'est même pas encore véritablement habitable et qui n'existe pas encore.
Bien sûr, vous allez sortir de ces murs et constater que le monde existe bel et bien.
Si je vous prétends qu'il n'existe pas encore, qu'est-ce que je veux dire ?
Et de quel monde s'agit-il ?
Et bien, voyez-vous, pour non pas simplement les yeux d'un être spirituel, mais aussi pour la simple vérité, l'existence d'un être ou l'existence d'un monde ne se situe pas sur son plan d'expression qui paraît être le plus dense et qui est la matière, pas du tout.
J'existe et le monde existe au moment où tout redevient éthérique.
Mais avec cette particularité magnifique que, étant passé par la matière, étant passé par ces expériences, étant passé par cette gestation où chacun s'est responsabilisé, apparemment individualisé, bien que cela soit un mirage aussi puisque nous sommes tous en fait un seul et même être, lorsque l'on se retrouve sur le plan éthérique après cette grande aventure, la conscience de chaque individu est éminemment éveillée, non seulement spirituelle, mais surtout comme faisant partie d'un grand tout qui est le système solaire, qui lui-même fait partie d'un autre grand tout qui est la galaxie, etc.
Ce qui veut dire que lorsque vous venez au monde, que ce soit par un corps repérable et individualisé, que vous allez pouvoir bien identifier, ou que vous veniez au monde comme cela, en groupe et en grappe, à l'intérieur d'un monde ou d'un système solaire, et que vous ayez conscience de l'un ou de l'autre ou de l'autre plus précisément, vous venez au monde pour un travail, une mission.
C'est pour cela que non seulement tous les espoirs ont été posés dans l'homme, quel que soit le monde qui l'habite, mais c'est aussi pour cela que de manière incessante les enseignements, les bénédictions, et de temps en temps le passage de grands êtres éclairés viennent et continuent de rappeler à l'humanité ce travail.
Bien sûr, l'humanité étant accablée, n'a que faire d'entendre par le détail ce qu'est ce plan de travail.
Parce que l'homme est préoccupé notamment par, dans la société d'aujourd'hui, les factures, économiser suffisamment d'argent pour emmener les enfants dans tel ou tel lieu de vacances ou pour pouvoir cotiser à une nouvelle assurance, qui semblerait donc plus forte que Dieu puisqu'on ne cotise pas en Dieu.
On pose de l'argent chez les compagnies d'assurance, cependant on ne pense pas à poser une prière ou une bonne pensée dans ce compte cosmique qui est Dieu.
Parce qu'on a l'impression que là-haut les intérêts ne sont pas si forts que cela.
À un moment donné, le mauvais banquier va forcément oublier notre compte et oublier que l'on y était abonné.
Donc n'étant pas très sûr que Dieu puisse être une ombrelle de protection, on s'en remet à Monsieur l'assureur.
Vous m'entendez souvent reprocher ou faire allusion aux assureurs et vous devez croire que j'ai quelque chose contre cette activité, cependant il n'en est rien.
C'est simplement cette attitude que je veux relever.
L'homme oprise avec la vie et une vie qui lui paraît difficile puisque le système que les hommes ont créé petit à petit n'est pas en fait un système pour l'homme, il est absolument contre l'homme.
Donc l'homme ne veut pas, par-dessus ses problèmes quotidiens, entendre parler des problèmes cosmiques, pensant d'autant plus que, Dieu étant tout puissant, il n'a qu'à régler ses problèmes tout seul.
Pourquoi est-ce qu'il aurait besoin de moi, moi le petit ouvrier, moi le petit rouiller, qui en plus doit travailler huit heures dans une usine et qui n'a donc plus la force, en rentrant le soir à la maison, de faire un quelconque ouvrage spirituel ou un quelconque ouvrage familial pour le bien de mes enfants ou de ma communauté.
Cependant, c'est là qu'est l'erreur.
Et des millions d'hommes, à travers les âges, ont constitué leur société, leur regroupement sur cette erreur.
Ils ont favorisé d'abord le quotidien et créé un système qui ne se préoccupe que de cela, plutôt que de mettre la mission cosmique au premier plan et ensuite de constituer une société qui va s'articuler autour de cela.
Quand je dis mettre la nécessité, le travail, la mission cosmique au premier plan et ensuite la structure de la société, cela ne veut pas dire que je renis le quotidien et que je vous propose de vous mettre des fleurs de géranium ou des marguerites dans les cheveux et d'un seul coup de retourner à cette époque où l'on ne se souciait plus de rien et où l'on renonçait au travail et où l'on ne voulait même pas penser que des microbes existaient parce qu'ils empêchaient d'imaginer que le monde était beau.
Non, ce n'est pas ma position et je ne suis pas née en mai 68.
Je connais un petit peu votre histoire.
Pas du tout.
Je suis bien plus vieux que cela.
J'ai même déjà vu quelques révolutions.
Cependant, je prétends parce que je le sais et je le sais parce que je le vois.
Et je le vois parce que c'est ainsi que cela fonctionne à l'endroit où nous vivons.
Car même s'il vous semble que nous sommes dans les nuages, nous avons besoin d'une structure.
Même si nous n'avons pas besoin d'aller labourer les champs pour s'assurer d'une carotte au repas du soir, il y a cependant un travail à effectuer pour que le système de la maintenance de notre plan de vie continue.
Les énergies ne viennent pas comme cela parce qu'elles existent dans le cosmos.
Les énergies circulent parce que des intelligences, des êtres se responsabilisent pour pousser plus loin le mouvement et en servir apparemment d'origine, bien qu'en fait, ils ne sont que les catalysateurs.
Cependant, quelle que soit notre hétérisation, nous avons besoin d'une structure.
Et c'est le même devoir que vos huit heures de travail dans une usine ou dans un bureau.
Bien sûr, nous travaillons différemment pour drainer des énergies différentes qui ne se comptent pas en billets ni en pièces.
Mais si nous ne le faisons pas, et bien nous aussi, en peu de temps, nous mourrions de faim et de soif, ou d'une sorte de faim, d'une sorte de soif que vous connaissez vous aussi.
Et il ne nous empêche pas, à la suite de cela, en esprit de communauté et de partage, de participer à des échanges de façon à vous rencontrer, mais aussi de façon à aller nous instruire un peu plus haut.
Car il ne faut pas imaginer que nous soyons arrivés à la sagesse des sagesses et à la vérité des vérités.
Pas du tout.
Au contraire.
Nous avons encore, quel que soit les degrés plus ou moins inventés de nos frères et sœurs, des vérités à découvrir.
Ce qui ne veut pas dire que nous sommes ignorants.
Mais nous avons ce peu de sagesse qui nous permet de comprendre que nous n'avons pas encore vu l'entier de la vérité et de la lumière.
Donc, puisque je la vois, puisque je la vis, cette société, puisqu'elle existe parmi nous, que nous l'avons constitué et qu'elle perdure et qu'elle permet à la fois la survie sur notre plan, mais aussi permet d'accomplir notre mission, notre travail vis-à-vis de vous, mais aussi vis-à-vis d'un plan qui nous est supérieur et duquel nous recevons les énergies, énergies que nous devons ensuite vous transmettre, je peux donc vous affirmer que si vous placez la raison cosmique au premier plan, la société, le travail, le laborage des champs, tout cela peut avoir lieu non seulement malgré tout, mais en une bien meilleure organisation qu'auparavant.
Pourquoi est-ce que cela ne s'est pas fait comme cela ?
C'est ce que vous allez me demander.
Parce qu'il suffit de dire à l'homme ce qu'il pourrait avoir de mieux pour que déjà, en enfant capricieux, il tape du pied et se dise, mais pourquoi est-ce qu'on n'a pas fait le monde alors, dès l'origine, comme cela ?
Eh bien, dès l'origine, il était justement fait comme cela.
Eh oui !
Dès l'origine, une forme de hiérarchie, bien que je n'aime pas tellement utiliser cette idée, une forme de hiérarchie s'est installée sur la terre qui fonctionnait exactement comme la hiérarchie que l'on pouvait trouver au ciel et qui en était la réplique parfaite.
Mais voilà qu'au bout d'un certain temps, les enfants qui ne se souciaient pas tellement de leur travail ni de qualité intérieure, mais qui voulaient conquérir l'espace physique et l'espace temporel, trouvaient la raison cosmique d'exister comme étant non seulement pas suffisante, mais impalpable et pas du tout amusante.
Et petit à petit donc, l'esprit, d'abord par envie de s'amuser, s'est tourné vers des raisons matérielles d'exister.
Mais si dans un premier temps, c'est un désir d'amusement, comme exactement le fait l'enfant, eh bien dans un deuxième temps, cela devient un piège car très vite l'on s'aperçoit que sur ce monde où les éléments ne sont pas confortables, le chaud, le froid, la pluie, le besoin de manger, le besoin de boire, eh bien on s'aperçoit que ces éléments ne semblent pas avoir été créés pour notre confort.
Et donc il y a comme un conflit entre la nature humaine et la nature du monde.
Et alors on se demande mais le bon Dieu a bien pensé de créer la pluie, les nuages, bonne idée, mais simplement il ne les envoie pas là où il faut.
Il fait pleuvoir sur ma maison le jour où il me manque des tuiles et rien dans le potager.
Il fait pleuvoir sur tel continent et pas sur un autre.
À un endroit il y a des inondations, à un autre endroit il n'y a pas moyen que la source ressorte, elle est tarée, etc.
Et l'homme prend de plus en plus le monde comme étant un adversaire.
Et même s'il trouve qu'il y avait une bonne idée à la création de chaque élément, chacun d'un seul coup devient un ennemi.
On aime le soleil quand on est en vacances et puis d'un seul coup l'on s'aperçoit qu'il peut être dangereux.
Certains de ces rayons sont de véritables poignards contre la santé.
Alors on l'aime un peu moins et on dit au Seigneur pourquoi est-ce que tu n'as pas fait un soleil qui serait un peu plus doux, prévu pour les vacances ?
Genre bronzage, un poing c'est tout.
Pourquoi avoir inventé un soleil qui envoie toutes sortes de rayons qui risquent de créer sur ma peau ce vilain cancer ?
Puisque vous vous appelez cette maladie comme cela aujourd'hui.
Et l'on s'aperçoit alors que le soleil, bien qu'étant un être charmant, un astre charmant, peut devenir meurtrier.
Alors on ne sait plus ni à quel sein se vouer, ni à qui faire confiance.
Et on se demande si l'homme a véritablement été fait pour habiter ce globe, vu tous les ennemis qui y habitent ou qui convergent vers lui en même temps.
Il faut bien comprendre que les éléments sont une force qui est plus loin que de créer un monde.
Plus loin que de manifester un océan, ses rivières, le vent, la terre, le feu.
Les éléments sont plus loin que le monde des canalisations, des mouvements pour pouvoir faire passer l'énergie un peu plus loin.
A sa manière, donc, la terre constituée par ces éléments n'est qu'un canal pour pousser un petit peu plus loin exactement comme nous le faisons depuis le mental, passer des énergies.
L'homme habitant sur la terre se trouve donc confronté à cette mission qu'a la terre.
C'est sa mission, elle l'accomplit, mais cela ne veut pas dire que donc ce sera une zone toute confortable pour l'homme.
Pourquoi ?
Parce que d'abord l'homme pense à son confort.
C'est la nature humaine.
On pense à notre confort de manière essentielle et primordiale.
Donc comme dans la plupart des cas le confort va être la première priorité, le premier des soucis, on ne va donc pas comprendre ni le rôle de la terre par son aspect physique, ni le cheminement que l'on va pouvoir opérer à travers tous ces éléments.
On va prendre la cohabitation au premier degré et s'apercevoir que ce n'est pas gai d'avoir froid ni trop chaud.
Que ce n'est pas gai de s'exposer à un soleil qui peut être ravageur et criminel.
Que ce n'est pas gai d'être dans une région où d'un seul coup l'océan monte et engloutit tout ce qui existe.
Et pourtant, si l'homme savait clairement identifier la nature des éléments et le travail alchimique qu'est en train d'exécuter la terre par cette incarnation, à ce moment-là, plutôt que de simplement cohabiter autant qu'on le peut avec les éléments, on en tirerait une sève qui nous permettrait dans un premier temps de les maîtriser, dans un deuxième temps de se sentir davantage en santé, en équilibre, et d'accomplir la mission cosmique sur le plan physique.
Il y a donc une sève à tirer des éléments.
Que vous soyez conscient ou inconscient du phénomène, cela s'opère.
Simplement, quand cela s'opère chez quelqu'un qui en est inconscient et ignorant, il ne va pas pouvoir, avec cela, reconstituer sa santé.
Il va simplement, d'une manière inconsciente, comme s'il était un jouet, servir de transformateur, servir de canal, laisser passer les énergies qui vont aller un peu plus loin, être utilisé par un règne supérieur ou inférieur qui, lui, va savoir l'intégrer et en faire une alchimie.
Alors voilà qu'il va falloir s'intéresser au monde dans lequel j'habite, comprendre ces éléments, non pas simplement comme la fantaisie des dieux qui ont créé quatre saisons, mais comme des puissances qui sont à ma disposition pour mon équilibre, ma santé, ma purification, qui sont en même temps des outils pour le travail cosmique que je suis venu accomplir.
Et lorsque je m'intéresse à ces éléments, je m'aperçois que si je les utilise, même si je ne suis pas un très fort alchimiste ou un très fort magicien, si je les utilise simplement consciemment, je vais de beaucoup améliorer ma situation, je vais de beaucoup pouvoir régir mes états intérieurs.
Tout le monde néglige de porter l'attention sur la respiration.
Sans arrêt par la respiration, vous êtes en contact avec cet élément fabuleux qui est l'air.
L'air est en fait un des aspects du feu, ou bien on pourrait dire le feu sous une certaine transformation.
L'air est un élément qui, sans arrêt, entre en vous, vous irradi, fait le nettoyage en vous, et dépose des particules que la science ne connaît même pas à l'heure actuelle, et totalement incapable de les identifier.
Non pas parce qu'on n'a pas le microscope suffisamment développé pour remarquer ces particules, mais parce que même un microscope ne pourrait pas les voir.
Ce sont des particules qui proviennent non seulement du soleil, mais aussi de différentes couches du soleil.
On identifie souvent le soleil à cette boule qui rayonne.
Cependant, il y a différentes couches, et chaque couche correspond à un corps subtil, qui s'anime dans le système solaire entier, mais aussi plus spécialement chez l'homme.
Ce qui fait que ces différentes couches du soleil, qui rayonnent un certain nombre d'atomes, ces atomes vont aller à la rencontre de la couche correspondante dans l'homme.
Si cette couche correspondante dans l'homme est un peu éveillée, que donc un certain nombre d'atomes vibrent, alors les atomes en provenance du soleil et de cette couche spéciale vont rentrer en relation.
Ce qui fait que, à ce moment-là, l'individu, et ceci malgré l'espace, la distance, va être en relation avec le soleil et va pouvoir s'en imprégner, même s'il se trouve au fin fond d'une caverne et n'en sort plus jusqu'à la fin de sa vie.
Plus que la lumière, plus que ces rayons que l'on connaît, que l'on a classifié de par la science moderne, il y a des particules et des atomes qui vont mourir jusqu'au degré les plus subtils des enveloppes de l'homme.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que le soleil n'est pas simplement un astre, mais est aussi une entité, un être, et qu'il est responsable de la maintenance de toutes les couches de la vie, de la plus physique à la plus spirituelle.
Il y a des particules en provenance des planètes.
Chaque planète, en plus d'un rayonnement, en plus des poussières que l'on pourrait voir remonter, s'évaporer dans l'espace, il y a des atomes.
Exactement comme un homme qui pense, émettrait les atomes de la pensée, qui ensuite vont à la rencontre d'un autre être humain.
Chaque planète suit le même schéma et bombarde littéralement l'humanité de petits atomes, soit émotionnels, soit du plan mental, de façon à nourrir l'humanité.
Ce qui veut dire que non seulement l'homme n'est pas seul, l'humanité n'est pas seule, mais elle est littéralement couvée, arrosée, ensemencée, sans arrêt.
Cependant, lorsque vous observez votre vie, vous ressentez la solitude.
Vous ressentez les limitations.
Vous ressentez qu'il n'y a pas spécialement une communion entre vous et Vénus, vous et le soleil, même si cela fait des années que vous méditez, même si cela fait des années que vous priez.
Il faut ici préciser une chose.
Par exemple, si Vénus quotidiennement entretient son ouvrage et ensemence l'humanité, de cette part qu'elle a apporté à l'humanité, si vous voulez vous rapprocher de Vénus ou ressentir cette bénédiction en provenance de la hiérarchie vénusienne, bien vous aurez beaucoup de mal à vous en rendre conscient si vous restez sur le plan physique ou en résonance depuis le plan physique, depuis une conscience qui ressent encore trop les liens avec son corps, qui accorde encore trop d'importance au bruit que l'on pourrait entendre dehors pendant la communion.
Si tout au contraire, vous montez un petit peu, que vous vous dégagez de l'impression de la tâche corporelle et de l'impression de dérangement que créent les bruits, et bien vous allez vous trouver exactement au seuil, dans le seuil et sur le seuil, dans le plan et sur le plan, qui reçoit cette résonance vénusienne.
Et donc, vous allez pouvoir consciemment vous en imprégner.
De la même manière, si vous voulez devenir conscient, ressentir les particules solaires, vous envahir, vous ne devez pas simplement vous relaxer et avoir encore la sensation d'être attaché au corps, mais vous entraîner, même si cela dure des mois, des années, à petit à petit, vous différencier du corps, de façon à vous loger complètement dans ce que l'on appelle le chakra cardiaque.
Et depuis là, vous allez ressentir la pulsion solaire entrer en vous et nourrir la personne que vous êtes.
Ce n'est donc pas qu'il existe la solitude, ce n'est donc pas que Vénus est éloigné, ou que le soleil est éloigné, ou que tout cela soit trop subtil, la difficulté provient de ce que je ne me place pas à l'endroit où ces choses arrivent.
Lorsque je veux aller jouer au football ou au tennis, je reste bien dans mon corps physique, non seulement j'y reste bien, mais en plus je m'excite, j'essaye mentalement de me motiver pour devenir un joueur lucide, qui va remarquer n'importe quel geste de la part de l'équipe adverse et pouvoir vite réagir.
D'un seul coup, j'augmente la conscience que j'ai de mon corps, j'augmente ma conscience attachée au champ visuel et à ma capacité visuelle.
Et il se trouve qu'à ce moment là, je fonctionne en tant que footballeur et que je peux jouer.
Pour toutes les choses dites spirituelles, bien que je n'aime pas du tout cette appellation, il en va de même, il va falloir totalement se placer, se rendre lucide à l'endroit où ces choses arrivent.
Vous allez me dire, mais c'est difficile, je t'assure grand frère, ça fait des années que je médite, ça fait des années que je m'introvertis, ça fait des années que je me recueille, je suis même allée dans certains lieux de retraite, je vais même en pèlerinage.
Une fois, tiens, j'ai même pensé, pourquoi pas, à faire le chemin d'ici à mon église sur les genoux, si cela pouvait faire arriver le bon Dieu plus vite ou mon âme plus vite.
Qu'il soit dit une chose, c'est que bien souvent, l'étudiant, le disciple devient épuisé parce qu'il ne sait pas poser l'effort où il faut.
Il ne sait pas non plus exactement la nature de l'effort qu'il faut faire.
Tout cela est une responsabilité collective.
Toi, tu cherches, tu as la foi, tu essayes de grandir et tu espères, lorsque tu seras arrivé, pouvoir ensuite partager cela avec ta communauté.
Ton intention est donc magnifique et tu penses que cela devrait suffire pour qu'un guide vienne puisqu'il voit enfin sur cette terre où il n'y a que des crimes, une bonne âme qui s'ouvre et qui ne demande que cela.
Ouvre-moi davantage, instruis-moi davantage afin que j'instruise en ton nom et que le monde tourne mieux.
Et voilà la personne déçue parce que malgré ses bonnes intentions, rien ne se passe.
Pourtant, tu as fait des efforts, tu as même lu certains livres fort compliqués et les livres n'ont pas ni cité, ni représenté par allégorie l'effort juste que tu as à faire.
Je viens d'appeler cela responsabilité collective et d'un seul coup tu es broyé dans cette responsabilité collective.
Ce n'est pas ta faute, non.
Ce n'est pas non plus la faute du bon Dieu, non.
Tu vas me dire que c'est peut-être la faute des guides, alors des initiés.
Je ne peux pas dire non.
Je préfère que tu crois que nous sommes fautifs si ta colère te sert quelque temps d'énergie pour avancer.
Bien que je t'assure, nous faisons à travers les âges tout notre possible pour que le véritable sens de la vie, le véritable enseignement revienne à tes oreilles.
Mais qu'est-ce qui se passe ?
Il n'y a pas seulement une semaine que nous sommes remontés sur notre plan que déjà certains de tes frères qui se croient plus malin que nous soustraient une partie de nos paroles.
Transforme ou bien d'une manière délibérée cache parce que cela pourrait leur sembler trop dangereux.
Cela pourrait leur retirer un certain pouvoir.
Ou bien ils transforment la chose de telle manière que tu ne puisses plus directement t'adresser à nous afin que tu t'adresses et que tu passes par eux.
Car ils ont envie, dans le drame de leur orgueil et de leur folie, d'être les représentants de Dieu.
Alors que personne ne peut être le représentant de Dieu.
Personne ne peut être le représentant d'une entité ou d'un frère cosmique.
La preuve, je veux te parler et bien je viens.
Il n'est pas pourtant pour autant à considérer que mon canal soit mon représentant, c'est juste un outil.
Je veux te parler, je viens.
Personne n'est mon représentant.
Et cela est bon pour tous les autres frères.
Personne ne nous représente de la même manière que nous.
Nous ne représentons personne.
Nous servons d'outils à un moment donné un plus grand que nous.
Donc voilà que régulièrement l'outil est redonné.
Régulièrement l'énergie, que je préférerais nommer électricité, est redonné.
Régulièrement l'enseignement est redonné.
Et régulièrement, voilà qu'un de tes plus savants que toi, veut s'accaparer non seulement le monde mais aussi le ciel et le moyen d'y aller.
Alors tu vas sans doute mettre...
(1B)
Alors tu vas sans doute te mettre en colère et dire mais est-ce qu'il n'y a pas un moyen depuis là-haut de les rendre ou aveugles ou sourds ou incapables de créer une telle tricherie, est-ce qu'il n'y a pas moyen de diminuer leur pouvoir ?
C'est là où il faut que je t'explique quelque chose.
En te l'expliquant, je ne vais pas d'ailleurs t'obliger à m'accepter.
Simplement, écoute mon exposé et quand tu seras un peu plus grand, quand tu auras des responsabilités plus élaborées, souviens-toi de ce que je te dis et tu verras que tu seras obligé au même comportement et aux mêmes décisions que les nôtres en vertu et en respect des mêmes lois.
L'évolution.
Bien sûr, il y a toujours un petit malin qui va essayer après nous de s'accaparer d'une forme de pouvoir et que cela repose sur une bonne ou une mauvaise intention.
Mais il est vrai aussi que si tu n'avais pas cette mauvaise habitude, cette mauvaise manie de toujours prendre un chef, un maître à penser, un chef de groupe, un chef de file qui te dit de tourner à gauche et tu tournes à gauche, cela n'existerait pas.
Le petit malin se créerait son couvent, son monastère, son ashram, son système pour lui tout seul et il serait le seul à y vivre et à en supporter les conséquences.
Mais voilà que toi qui te sens isolé, qui te sens petit, car tu aimes te le dire, n'est-ce pas ?
Je suis tellement petit Seigneur, moi je ne peux pas faire ceci, je ne peux pas faire cela.
La preuve, j'ai encore un bout de coquille au dessus de la tête.
Eh oui !
La plupart des prières que l'on entend, que ce soit au pied de la croix, au pied des seins ou sur les lieux de pèlerinage, sont toujours les mêmes.
Seigneur, veux-tu faire ceci pour moi car moi je n'y arrive pas.
Seigneur, voudrais-tu dire telle chose à untel car moi je n'ai pas la force d'aller le lui dire.
A quoi sert Dieu à ce moment-là ?
Bouches-trous, n'est-ce pas ?
Tout ce que l'homme ne peut pas faire, on demande au bon Dieu d'aller le faire.
Ne croyez-vous pas qu'il a autre chose à faire ?
Dirigez les grands plans de l'évolution.
Dirigez les grandes forces de l'univers et les saints aussi ont d'autres choses à faire.
Si tu as quelque chose à dire à ton voisin, même que tu trembles, même que tu as peur, vas-y, vas-y.
Et plutôt que de faire des prières avec ton chapelet écrasé dans les mains si bien que tu embroues à chapeu-grain, prends plutôt un bon café, écoute un peu de musique rock, pourquoi pas.
Vous l'avez inventé, il faut bien qu'elle serve à autre chose comme de casser les oreilles.
Que cela te motive, que cela te fasse respirer et qu'en respirant tu sens le feu t'envahir et que ce feu te donne la fraîcheur.
Si tu n'arrives pas à te dire j'ai la force aujourd'hui d'aller faire taler telle chose, crée la fraîcheur.
Tu vas me dire mais ça c'est un discours pour les forts, c'est toujours les mêmes qui vont gagner, c'est toujours les mêmes qui auront raison, c'est toujours les mêmes qui seront en haut de la pyramide en train de prendre les initiations et d'attraper une soucoupe au vol.
Moi, le pauvre petit canard, le pauvre petit poussin, on ne m'entend pas, on ne m'aide pas et je ne peux pas aller en haut de la pyramide.
Je ne peux pas aller accomplir ce geste si simple qu'un autre qui est simplement agressif, ce qui n'est pas du tout une qualité, saura accomplir si facilement.
S'il est vrai que nous pouvons dispenser la protection, l'inspiration, il est aussi vrai que nous ne pouvons pas faire ce premier pas pour vous et nous n'avons même pas le droit de vous y pousser.
Car tant que la décision n'est pas prise par vous-même, si l'on vous poussait à cette résolution ou à cette action, vous seriez broyé littéralement.
Vous n'auriez donc pas l'énergie pour accomplir.
Et au moment de l'explication, au moment où votre voisin ouvre sa porte, et bien vous seriez en train de courir en sens inverse.
Comment éveiller cette fraîcheur ou ce courage ou cette détermination ?
Appelez cela comme vous voulez.
Et bien d'abord, essayez de contempler ce qui n'est pas dramatique dans la situation.
Essayez d'envisager l'issue heureuse que tout cela va avoir parce que justement vous allez discuter avec votre voisin.
Bien sûr, votre esprit rationnel va vous murmurer.
Ce n'est pas parce que tu vas discuter et claircir le point avec ton voisin qu'il va y avoir forcément une issue heureuse.
Bien sûr, il faut aussi considérer cela.
Mais en même temps, tu ne peux pas te permettre de ne pas être, autant que tu le peux, le créateur de ce possible heureux moment.
Si tu fuis cette responsabilité, tu fuis en même temps ta capacité créatrice.
Tu restes dans ton petit coin, tu éviteras ton voisin qui t'éviteras lui aussi.
Et tu n'auras été créateur de rien.
Sitôt que l'homme s'aperçoit que, au-delà de simplement parler, simplement partager, simplement donner, faire circuler, il y a l'acte créateur.
Alors son désir de responsabilité devient de plus en plus grand.
Il veut faire, il veut faire, il veut dire, il veut donner, il veut partager.
Parce que pour lui, ce n'est plus simplement donner une veste à un ami, parce que cet ami n'a pas de veste assez chaude, il ne s'agit plus simplement de donner 10 francs, il ne s'agit plus simplement de donner l'explication, une explication philosophique, sociale ou spirituelle.
Mais il a conscience qu'il crée quelque chose, un événement.
Par exemple, je donne ma veste à mon voisin qui n'a pas l'argent pour s'acheter une veste chaude.
Si je suis un pauvre petit canard qui a l'impression de vivre une vie bien difficile et que de temps en temps le cœur palpite et voilà, on donne une veste chaude à son ami, et bien je ne vais pas avoir conscience de ce que cela fabrique réellement.
Dans l'univers, dans le monde.
Si, cependant, je suis un peu plus développée, je donne cette veste chaude et je vois en même temps, chez mon ami, s'éclairer le regard.
Je sens que je crée en lui un espace où d'un seul coup, il prend contact avec la bonté, avec l'amour.
Dans un premier temps, il va en faire un usage égoïste.
Il va penser, ah, on m'aime.
Il ou elle m'a donné sa veste, donc il ou elle m'aime.
Il va être très content de lui, très content de toi.
Et pendant un certain temps, vous n'allez pas avoir de problème de relation parce que les deux vont se regarder et se comprendre.
On s'aime beaucoup, que le monde est magnifique.
Mais plus loin que cela, la personne va se dépolariser, se décentrer de cet égoïsme, de cet usage égoïste de l'amour pour ensemencer la bonté et l'amour à son tour.
La bonne humeur est le sentiment de sécurité que tu as créé dans la personne pendant quelques minutes, va l'orienter d'une manière plus positive.
Et à son tour, elle va ensemencer d'autres personnes.
Cela commence donc avec une simple veste.
C'est un simple geste.
Et plus loin, au bout de la file et de cette cavalcade, de cette réaction en chaîne, on trouve quelqu'un qui donne sa vie.
Et pourtant, cela n'aurait sans doute pas eu lieu si bien avant, au tout début, Jacques n'avait pas donné sa veste à frère Paul.
Pourquoi ?
Jacques a donné sa veste à frère Paul.
Frère Paul est devenu content et a mieux traité, par exemple, ses enfants pendant toute l'année scolaire.
Ses enfants ont eu de meilleurs résultats.
Les bons résultats ont fait en sorte que les enfants étaient contents d'eux-mêmes, ont eu confiance en eux-mêmes.
Au lieu de devenir, par exemple, des marchands d'armes, ils deviennent des chimistes, des médecins.
Et voilà que c'est un médecin qui part dans le monde pour essayer non seulement de soigner les gens, mais de répondre à sa manière parce qu'il soigne là où la guerre existe, un message de paix.
Et tout cela commence avec Jacques.
Mais Jacques ne le voit pas parce qu'entre temps, Jacques a perdu Paul de vue et il ne sait pas qu'il a eu de si beaux enfants et que ses enfants ont fait des bons choix parce qu'ils ont été rassurés par un père qui les aimait.
C'est ce genre de réaction en chaîne de pyramides qui en quelques générations construisent un monde meilleur ou un monde qui s'écroule.
Ce qui veut dire que l'on aura toujours cette délicate responsabilité, non seulement du choix, de la liberté, mais aussi de l'acte créateur.
Je ne suis pas libre simplement comme cela pour le plaisir d'être sous les étoiles et de faire ce que je veux.
Je suis libre pour être un créateur.
Je suis libre.
Cela veut dire que j'ai un certain espace d'expérience où les expériences vont venir vers moi, même si elles me semblent dans un premier temps négative, elles vont venir de façon à construire ma lumière, de façon à ce que plus tard je sois ce créateur.
Donc la liberté n'est en fait ni une réalité, ni une essence.
C'est un espace.
Un espace que l'on rencontre au moment de l'incarnation, au moment des choix face aux expériences.
Ensuite, cette liberté se transforme.
Nous n'avons pas besoin d'être libres.
Je ne réclame jamais de liberté.
Dans le Royaume où nous vivons, aucun de nos frères et sœurs n'a même l'idée de réclamer la liberté ou de vivre selon la liberté.
Pourquoi ?
Est-ce que nous sommes devenus soumis ?
Pas du tout.
Pas du tout.
Le contraire de la liberté n'est pas l'esclavage, c'est la responsabilité, le partage du devoir, du travail.
Lorsque vous êtes père ou mère de famille, vous comprenez bien cela.
Vous ne revendiquez pas votre liberté si vous aimez vos enfants, votre foyer.
À l'intérieur de votre foyer, vous êtes heureux d'y demeurer parce que vous organisez le foyer, alimenter le foyer et guider la vie et l'éducation et la croissance de vos enfants.
Et vous prenez cela comme le bonheur le plus grand, un bonheur plus grand que la liberté que vous auriez d'aller d'un seul coup pendant un mois en Amérique du Sud ou sur la Lune.
Vous ne voulez pas de cette liberté-là.
Elle vous semble insensée, vide de sens.
Parce qu'elle n'est pas créatrice.
Donc nous ne réclamons aucune liberté.
Cependant, s'il se trouve que je vous parle beaucoup là de travail, partage, de responsabilité, de devoir, je sens que je vais donner au royaume que nous habitons une note bien triste.
Et lorsque vous passerez le seuil, lorsque vous désincarnerez et que vous franchirez la porte du royaume, vous aurez l'impression de franchir une fois de plus le portail de l'usine.
Et qu'il y a une fois de plus et comme d'habitude, cette petite boîte sur la droite où l'on glisse ce petit carton pour aller pointer, pointer, pointer.
Voilà, j'ai fait mes 70 ans terrestres.
Maintenant, je vais faire mes 70 ans cosmiques et je pointe de nouveau.
Voilà que j'ai travaillé 8 heures à l'usine sur la terre et voilà que là-haut, on me dit qu'il y a encore du travail et du travail et du travail.
Je vais encore me retrouver en train de produire, de produire, de produire.
Alors que je vous explique tout de suite.
Lorsque je parle de travail, de notre point de vue, et tel qu'il est vécu et articulé sur notre plan, ce n'est pas une charge, ce n'est pas quelque chose de pesant, ce n'est pas un réveil que l'on règle et qui nous réveille tous les jours à telle heure pour être sûr qu'en randonnons, toute la file des frères se rendent à l'usine cosmique, mais à l'usine quand même.
Non, ce n'est pas comme cela.
Le travail que je fais, le travail que nous faisons est une joie à la grande différence du travail que l'on rencontre sur la terre, dans les bureaux ou ailleurs.
Mon travail est une joie.
Oui, pourquoi ?
Tout simplement parce que nous avons conscience du but et que ce but est si merveilleux, si nécessaire, que nous ne pouvons pas nous permettre un seul instant de ne pas travailler.
Nous ne pouvons pas nous permettre un seul instant de ne pas penser à ce but.
C'est impossible.
C'est comme si tu étais au milieu de la fête et que tu es en joie et que tu es content et que ça, c'est le but de la création et que donc enfin tu l'as trouvé et que d'un seul coup, je viens briser ta fête.
Pour moi, ce serait ça, arrêter de travailler, arrêter de vouvoir, arrêter de produire.
Je ne peux pas m'imaginer interrompre la grande fête qui est en même temps une nécessité et un devoir cosmique.
La joie ne provient pas de ce que nous sommes hilar à chaque rencontre.
Pas du tout.
La joie provient de ce que, ayant-on se mencé, il nous semble avoir accompli.
Ayant accompli, nous sommes nourris.
Étant nourris, la vie se dilate en nous et se dilatant, elle nous rend heureux.
C'est un peu cette même joie intérieure que peut avoir le jardinier.
Lorsqu'ayant fort peiné, il voit enfin la fleur fleurir et répandre son parfum.
Maintenant, imagine que cette fleur, c'est l'homme et Dieu en même temps et à la fois.
Et tu comprendras pourquoi nous sommes en joie et tu comprendras pourquoi en même temps, nous te souhaitons d'accéder à ces responsabilités, de te réveiller à ces responsabilités parce que cette même joie t'attend.
Même si en cours de route et au milieu du travail, il y a des mauvaises surprises parce que l'humanité nous en réserve toujours des mauvaises.
Des mauvaises du genre une petite croix tous les 2000 ans ou un grand bravier dans lequel on nous jette encore vivant alors que l'on n'a rien fait si ce n'est parler de cette joie et du père.
Mais quel que soit les manques de communication, les incompréhensions que nous rencontrons et qui donnent lieu à ces abus, la joie ne nous quitte pas.
Non pas parce que nous sommes tellement hilares que nous acceptons même la mort, mais parce que nous n'avons plus peur.
La souffrance est endurée, vécue comme n'importe quel autre être humain.
Mais nous n'en avons pas peur.
Alors il n'y a pas de colère, alors il n'y a pas de rancune.
Et alors voilà que déjà à l'horizon, un autre de nos frères se prépare à l'incarnation et se prépare à venir même s'il sait que le chemin sera difficile.
Je ne te parle pas de nous pour te prouver à quel point nous sommes gentils, pour te prouver à quel point nous avons la plume et l'oduvet blanc.
Pas du tout.
Je te parle de toi en même temps que je te parle de nous.
Il n'y a pas de différence car tu peux le devenir et si tu fais un petit effort, tu t'apercevras qu'une grande part de cette nature existe déjà en toi mais que tu la bloques.
Tu la bloques par toutes sortes d'arguments.
Et l'argument le plus grand, c'est je suis petit, je ne suis pas aidée, je suis limitée.
Et puis un peu plus loin, j'ai peur, j'ai peur, j'ai très peur.
J'ai peur d'aller parler à mon voisin comme j'ai peur aussi de déclencher une action, de prévoir une rencontre, de prévoir un plan, de prévoir une sortie, de prévoir n'importe quoi.
J'ai peur que cela ne marche pas.
J'ai peur d'être pris pour un imbécile au cas où mes idées ne sont pas partagées.
J'ai peur au dernier moment de perdre mes moyens.
J'ai peur d'être un peu fou et de finalement pas avoir les qualités pour.
Peur, peur, peur, peur.
Pas étonnant que coincé comme tu l'es entre ta peur et ta certitude d'être trop petit, tu t'en remets donc à un leader qui, lui, tout au contraire de toi, est très sûr de lui et n'a peur de rien et qui va autant qu'il le peut dénaturer nos paroles.
Alors dès demain, si tu le veux, le chef n'existe plus.
Dès demain, si tu le veux, tu ne risques plus de rencontrer quelqu'un qui va dénaturer l'enseignement parce que dès demain, tu décides de faire face à ta vie telle qu'elle est sans passer par le conseil d'un tel, la guidance d'un autre, l'absolution et la bénédiction d'un autre.
Tu vas dans la vie sachant que Dieu et le Maître peuvent t'apparaître à n'importe quel moment, du moment que tu joues ce jeu-là avec cet esprit-là.
Mais sûr, l'apparition peut prendre des formes différentes.
Je ne te parle pas d'une apparition physique car le physique, comme je te l'ai expliqué, n'est qu'un mirage.
Tu peux ressentir à un moment donné une grande descente d'énergie, une grande source d'inspiration, une force se renouveler en toi où tu peux accueillir l'aide d'un individu qui, miraculeusement, t'apporte de soutien et te complète.
Ce sont là les signes de la protection.
Mais sûr que ces signes vont passer par des agents extérieurs et celui qui décidément ne veut pas croire que les hiérarchies existent, que les frères existent va simplement conclure et penser que si un tel est venu t'aider, c'est parce que tu as eu la chance de tomber sur un tel qui a finalement bon cœur.
Il n'ira pas voir plus loin et voir que l'inspiration lui a été envoyée de plus haut.
Si d'un seul coup tu décides donc que tu existes, c'est cela le premier pas dans la vie.
C'est ce qui me fait respirer.
C'est ce qui fait qu'à la suite et à travers chaque respiration, je vais pouvoir fixer dans mon corps et dans mes chakras ces particules mystérieuses en provenance du soleil et des autres planètes qui, une fois que ces particules vont être absorbées de manière consciente par un centre de gravité que tu es et qui devient conscient, ces particules vont être comme brisées, comme une noix est brisée et elles vont relâcher leur énergie.
Et d'un seul coup, tu vas te trouver amélioré.
Peut-être ta santé sera améliorée dans un premier temps mais pas forcément.
S'il y a un besoin de purification à un endroit, tu pourrais même avoir un peu plus de problèmes de santé.
Mais garde le cap, continue d'exister, continue de respirer, continue de créer cette alchimie avec cet élément qui est l'air.
Et au-delà de cette purification, d'un seul coup, va naître un nouveau monde, une inspiration, un talent.
Quelque chose va changer dans ta vie, c'est amankable, ça je te le promets.
Mais laisse le temps aux choses pour arriver, pour se préparer, le temps d'être saisie aussi par ta main, par ton esprit.
Donc voilà que ton premier pas et en même temps ton premier souffle, je suis, j'existe, j'existe.
Il te semble exister pour l'instant car par exemple, tu te sais têtue, tu te sais déterminée dans certains cas.
On t'appuie même d'être égoïste, donc de ne penser qu'à toi, donc si tu ne penses qu'à toi, c'est que tu as énormément conscience de toi, n'est-ce pas ?
Donc tu pourrais en conclure d'être vivant, cependant je parle d'une autre existence, j'existe.
Cela ne veut pas simplement dire que je vais me préoccuper de moi-même, que je vais m'entêter par rapport aux choses que je veux, que je désire.
Ça, n'importe quel animal sait le faire, n'importe quelle âne l'a déjà prouvé.
N'importe quel caniche, n'importe quel chien, n'importe quel chat, n'importe quel poule, n'importe quel mouton a déjà prouvé cette tendance.
Les animaux sont très têtus, très déterminés, cependant ils ont tous des chefs aussi.
Alors expliquez-moi cette contradiction.
Il se trouve que vous m'attendez pour que je vous explique des choses, mais j'avoue que quelquefois j'attends que vous m'expliquiez vos propres paradoxes.
Tu es têtue et cependant, sitôt qu'il y a un petit ennui, tu vas vite chercher guidance auprès d'un que tu considères plus éclairé que toi.
Alors, qu'est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire qu'il va falloir développer ton entêtement, ta détermination, en quelque chose de supérieur, qui va se raffiner au fur et à mesure, que l'on va appeler la volonté, la persistance, la fidélité, la constance.
Tu étais tu mais tu n'es pas constant.
Tu es très entêté aujourd'hui pour te rendre dès que tu le pourras à tel magasin, pour acheter tel ou tel vêtement.
Tu es prêt à y sacrifier le dernier argent liquide que tu possèdes et tu es très entêté pour accomplir cela.
Mais dès demain tu n'auras pas le courage d'aller parler à ton enfant, à ton conjoint, à ton ami, pour le rassurer ou pour expliquer quelque chose.
Ce qui veut dire que pour l'instant, la perception que tu as de ton « j'existe », cette perception n'est relative qu'au monde des désirs.
Tu vas me dire « je suis entêté aussi dans le monde des idées, quoi, que tu en penses grand frère ».
Mais oui, je te crois, tes idées politiques, tes idées religieuses, tes idées spirituelles, mais tout cela est tellement mélangé avec ton désir que cela ressemble d'un seul coup à la robe, aux pantalons, aux chaussures, ou à l'abonnement à une certaine revue que tu souhaites.
Parce que tel ou tel idée ne fait pas ta vérité mais c'est plutôt ton désir de croire.
Tu ajoutes du désir dans la pensée et à ce moment-là, cela devient non plus une vérité mais une occasion, encore une fois, de te battre avec ton frère, de te battre avec quelqu'un qui pourtant partage la même idée que toi mais qui malheureusement n'emploie pas les mêmes mots.
Et d'un seul coup, vous avez l'impression d'être différent.
Dans un premier temps donc, nous allons, pour être vivants, non seulement respirer et dire « j'existe » mais nous allons essayer de ressentir à quel niveau il faut se placer pour rencontrer la constance, la persistance, la force, la volonté qui vont donner une qualité à votre existence, un but.
Comme je viens de le dire, il va falloir séparer ou apprendre à différencier le monde des désirs et le monde de la pensée et surtout apprendre à différencier le désir mêlé à la pensée.
De façon à ce que lorsque vous écoutez un morceau de musique ou lorsque tout simplement vous mangez quelque chose qui vous plaît énormément, vous soyez totalement en train de vivre ce monde du plaisir, du désir qui n'est pas reprochable mais qui doit rester à sa place.
Et lorsque vous êtes en train de penser, de discuter philosophie, spiritualité, politique, quoi que ce soit d'autre, que ce soit absolument et uniquement depuis le monde de la pensée.
De façon à ce que vous soyez capable enfin de communiquer, enfin de discuter entre vous et enfin capable de vous écouter les uns les autres.
Au lieu d'attendre systématiquement que le groupe pense comme vous et d'assommer ensuite le groupe avec vos convictions afin qu'il pense comme vous, parce que vous brûlez au contact de cette pensée mélangée avec le désir et le plaisir.
L'écoute et la conversation, l'échange des idées doit se faire sur un terrain complètement neutre.
Ce qui veut dire que dans un premier temps, je reste maître de mon corps.
Je peux bouger, je peux faire des gestes, bien sûr cela peut ajouter à la conversation.
Mais je ne dois pas me laisser aller dans n'importe quel gestuel.
Je ne dois pas par exemple utiliser une gestuelle qui signifie ma violence ou qui signifie ma trop forte émotion.
Cette gestuelle-là, je dois donc la restreindre et pour la contenir, je dois faire ou essayer d'avoir une meilleure conscience de mon corps.
Par exemple, je suis assis et j'essaye d'avoir bien conscience de cette position.
De cette manière en faisant de temps en temps une référence à mon corps qui est assis, en essayant de prendre conscience de mon corps qui est assis, je crée comme un point mort qui va me permettre de retrouver le calme et continuer la discussion en bonne intelligence.
À ce moment-là, j'expose mon idée, je détaille mon idée.
J'écoute mon voisin.
Il se trouve que mon voisin n'est pas vraiment ni mûr ni expérimenté et son récit est quelque peu stupide.
Mais comme je suis composé, sa stupidité ne m'agace pas.
Sa stupidité ne me fait pas le critiquer et le condamner.
J'écoute son expérience.
J'écoute ce dont il est capable de parler tout simplement.
Et je peux à loisir reprendre mon explication.
Tant que je suis calme, je vais créer dans le groupe une forme de tolérance.
Cette tolérance va circuler et être sentie de tous et va inspirer à chacun une sorte de douceur dans le débit du discours, des espaces de silence dont plus personne n'aura peur.
Personne ne pense à inclure le silence dans le discours, n'est-ce pas ?
Vous parlez sans arrêt...
S'il y aurait une seconde de silence, chacun est gêné et l'un ou l'autre se débrouille pour vite se jeter sur un sujet ou un autre, même si cela casse en vérité la conversation, du moment que cela meuble le silence.
Êtes-vous donc si mal à l'aise entre vous que vous ne puissiez pas supporter le silence et simplement vous regarder comme cela ?
S'il y a entre vous des relations plus profondes, vous devriez être capable de rester dans le silence.
Vous regardez, vous devriez être heureux de ce simple contact.
Je regarde mon ami, sa peau, ses yeux, ses cheveux, la façon dont il ou elle s'est coiffé et cela me donne une idée pour son humeur de la journée.
Cela dévoile quelque chose d'autre de son tempérament et je contemple cela.
Mais non, je ne suis pas consciente de l'amour que je porte à mon ami.
Alors voilà que je ne supporte pas non plus les silences.
Il faut que je mette quelque chose entre nous qui va nous permettre de rester en communication, en relation, parce que l'amour ne suffit pas.
Et l'amour ne suffit pas parce que je ne suis pas consciente de cet amour.
Plus je parle et moins j'existe, parce que moins je vais être en relation avec l'autre.
Moi je vais prendre conscience de cet amour qui va me faire raisonner et être terriblement en vie par rapport à l'autre.
Prends le temps, pose, pose, pose tes mains, pose ta fourchette, ton couteau, ton verre ou pose ton livre et regarde ton ami et ne dis rien.
Tu vas sentir que tu vas avoir peur.
Étrangement tu vas vouloir voir ton ami le regarder, mais tu auras l'impression d'être regardé, d'être vu.
Et c'est pour cela qu'immédiatement on va mettre des mots, des paroles dans le silence.
On ne veut pas être vu, pourquoi ?
Tout simplement parce que lorsque l'on est vu à travers le silence, on a toujours l'impression d'être regardé au fin fond de l'être, d'être désarmé, d'être mis à nu.
On a toujours l'impression que l'autre va voir les faiblesses et l'on ne veut pas.
Pourtant je t'assure, pour l'autre il n'y aura pas le moyen de voir tes faiblesses, ni le moyen de te désarmer.
Il va y avoir simplement une rencontre, n'est donc pas peur.
Je vous conseille si cela vous amuse dès demain, de prendre un ami ou de prendre votre époux ou votre épouse et de pratiquer ces longs moments où vous vous regardez l'un l'autre, non pas pour vous regarder, pour vous scruter mais pour vous rencontrer.
Et vous allez remarquer que cela ne pourra avoir lieu que si intérieurement vous vous relaxez, vous abandonnez et vous acceptez.
Si le monde entier parlait de cette manière là, d'abord en laissant circuler le silence, un bon moment, cela permettrait à chacun sur un plan plus vibratoire de ressentir l'autre.
Cela donnerait le temps nécessaire pour le regarder et le voir finalement comme un être humain et non pas simplement comme cette liste de réclamations ou cette liste de problèmes que l'on va débattre, que ce soit dans les cercles politiques ou administratifs.
Soudainement celui qui est en face de moi n'est plus un être humain, il est simplement le cahier de réclamation.
Alors je le rejette, je suis agressif, je le renvoie mais je fais cela à un frère, à un être humain qui lui ne se prend pas simplement pour le cahier des réclamations mais qui a aussi des sentiments et qui va réagir, ressentir, être blessé.
Le silence permettrait donc à chacun de se rappeler que nous sommes entre êtres humains et que chaque mot va risquer d'être soit une blessure, soit un épanouissement.
Et donc je vais me débrouiller pour choisir judicieusement chaque parole.
Ce qui ne m'empêcherait pas par exemple d'utiliser le ton de la voix et parfois la dureté du verbe pour faire valoir mon fait.
Mais à ce moment-là c'est exécuté de manière consciente et avec grâce et toujours dans un but éducatif.
Jamais pour humilier, diminuer et bafouer un confrère.
Voilà donc que dès demain j'admets de créer cet espace, ce silence pour observer non seulement les autres êtres humains mais aussi la planète.
Les fleurs, tout ce qui existe mais aussi avant de prendre une grande décision, de faire un choix ou de me rendre à quelque chose qui est important pour moi et au cours de laquelle je veux me sentir totalement existante ou existante.
À ce moment-là, je vais pouvoir mieux vivre ma vie plus pleinement mais aussi avec davantage de maîtrise.
Une joie de vivre va s'installer.
Sur cette joie de vivre, l'impression d'être petit, trop limité va disparaître.
Non pas que mes limitations vont disparaître mais la façon dont je les regarde va changer.
Ce ne sera plus l'occasion d'y ajouter mes peurs et de rester dans un coin et de ne plus rien faire.
Ça deviendra tout simplement un plan de travail.
Tiens, là je ne suis pas assez développée et bien ce serait intéressant que j'essaye de m'y développer.
Et pour m'y développer, je vais essayer d'être relativement calme, patient.
Au fur et à mesure, je vais développer une humilité qui empêchera de poser tout jugement sur moi-même.
Évitant ce genre de blessures et de maladies, je vais donc chaque jour disposer de forces intactes pour aller à la rencontre d'expériences qui vont me permettre de me développer.
Tandis que si je reste dans mon petit coin pendant que je suis trop petit et que de temps en temps, parce que voilà le printemps, la cerveau monte, alors j'ai un regain d'énergie, je me lance dans quelque chose de créatif ou une nouvelle responsabilité, mais voilà que j'use les énergies en pensant tout au fond de moi, je suis trop petit, je suis trop limitée, je ne suis pas initiée, je n'arriverai à rien.
Et voilà qu'au milieu de l'action, je perds tous mes moyens.
Voilà qu'au milieu de l'action, je ne sais plus si j'ai vraiment envie de faire cela.
Je ne sais plus si je dois continuer, je ne sais plus si c'est bon, je ne sais plus, je ne sais plus.
Alors je laisse tomber.
Pourquoi ?
Parce que toutes les énergies de cette vitalité ont été épuisées par une pensée mélangée à la peur.
Alors où va cette énergie ?
Cette énergie qui est ma sève, qui est ma vitalité, qui devrait circuler dans mon être pour remonter au fil des expériences vers mon âme, où va-t-elle si je la perds en étant usée et en me diminuant ?
Elle va bien quelque part, elle n'est pas brûlée, car tout ce que je n'utilise pas est évacué ailleurs.
Et bien c'est tout simplement le monde physique qui va s'en servir.
Les différentes planètes vont revenir, prendre ce surplus et le recycler à leur manière, en étant bien déçues que cela ne servait à rien.
Ce sont les fleurs qui vont s'en servir et qui vont développer d'autres éléments, d'autres particularités.
Ce sont les animaux qui vont s'en servir.
Oh certes rien n'est gaspillé, simplement vous n'en aurez pas profité et c'est bien dommage.
Alors dès demain, non seulement j'existe, je respire, non seulement je n'ai plus de chef, bien que je ne devienne pas pour autant un anarchiste, attention !
Car une hiérarchie, un plus malin que moi, un plus sage que moi, existera toujours.
Et il sera toujours bon d'en écouter l'expérience, et je dis bien d'en écouter l'expérience.
Je n'ai pas dit d'en prendre le conseil ou la ligne d'ordre, pas du tout.
Quand je vous parle, je vous raconte le monde tel qu'il devrait être si vous étiez tous conscients de votre rôle.
(2A)
J'essaye donc davantage de vous inspirer.
Je ne vous dis pas, faites ceci, faites cela.
Ça ne sert à rien, vous allez vous dépêcher de ne pas le faire, parce que l'être humain, en plus d'être têtu, est désobéissant.
Eh oui, nous le savons bien, nous avons été, nous-mêmes, fort désobéissants.
Ce sont les plus désobéissants qui deviennent après les plus grands serviteurs.
Ils transforment cette même énergie en une énergie de service.
Donc si vous êtes aujourd'hui terriblement rebelle, ressentez bien, voyez quelle énergie fantastique vous avez donc à disposition pour accomplir, pour créer, pour accepter votre rôle et l'assumer.
C'est la même énergie, simplement il vous faudra l'utiliser d'une manière différente.
Que quelqu'un ait de la force pour courir rapidement à 100 mètres ou que quelqu'un ait de la force pour soulever un arbre qui vient par exemple de s'abattre sur une voiture où vous êtes.
C'est la même force, dans un cas elle sert uniquement à courir et dans l'autre elle vous sauve la vie.
Donc tout ce que vous appelez vos défauts peuvent en fait devenir très rapidement de magnifique qualité.
Il vous suffit simplement de la diriger autrement cette énergie.
Tu es rebelle, tu es têtu, tu adores dire non et taper sur la table et dire au bout de bon Dieu que tu te moques de lui, ça veut dire que dès demain tu peux être son plus grand serviteur, très responsable, très méticuleux et tu deviens donc dès maintenant pour nous très précieux parce que nous le savons et cela est écrit.
Heureusement ils n'ont pas tout transformé et ils n'ont pas tout effacé.
Dieu n'aime pas les tiades n'est-ce pas ?
Donc chaque fois que nous rencontrons un rebelle, un capricieux, un têtu, nous savons qu'il y a là de la graine de serviteur et qu'il faudra simplement donner quelques coups de sécateur mais qu'en quelque temps il sera un frère très productif.
Le seul ennui c'est que quand tu vois s'approcher le sécateur tu as peur parce que le coup de sécateur sera pour toi quelque chose qui ne ressemblera pas aux gestes d'un guide, cela apparaîtra comme un événement social, un événement familial ou un événement dans ta santé, tu ne vas pas tout de suite reconnaître mais persiste et la patience persiste.
Garde en tête le but et tu verras que non seulement nous existons, que non seulement tu peux nous rencontrer mais que nous n'avons jamais quitté la planète et oui bien que je parle de plan éthérique, de royaume, de plan mental, de l'âme, cela ne veut pas dire que nous sommes loin de la planète, cela ne veut pas dire que nous sommes loin de toi, au contraire, au contraire un cheveu est enraciné dans le cuir chevelu, de la même manière nous sommes enracinés dans ce monde, de la même manière nous avons des prolongements jusqu'à l'intérieur de vos villes ou de vos campagnes ou de vos villages.
Nos points d'ancrage ne sont pas forcément les seuls lieux de pèlerinage, les églises et les temples, pas du tout et pourquoi ?
Non pas que nous n'aimons pas ces lieux, au contraire, nous aimerions pouvoir nous y ancrer définitivement mais si l'on veut pouvoir être en contact avec vous, il vaut mieux s'ancrer au coeur de la ville, des ronds points où il y a les feux rouges et les salles de cinéma, c'est vous là que vous vous trouvez.
Ce n'est plus dans l'église, ce n'est plus dans le temple, alors pourquoi est-ce que l'on y planterait notre campement pour ne voir arriver que deux trois personnes ?
Non, nous sommes là où vous êtes, nous sommes là où il y a la foule, bien sûr il y a différents points d'ancrage, de différentes qualités selon les lieux physiques qui correspondent, si je prends un centre-ville, il y a dans un centre-ville non seulement la pollution mais aussi le bruit, il y a les crimes qui s'y perpétuent, la nuit, le jour, il y a le fait que vous n'êtes pas du tout ouvert spirituellement, que vous ne pensez qu'à gagner cinq minutes et à passer le plus rapidement les feux, il y a que vous êtes en train de discuter violemment avec un agent pour lui prouver que le feu n'était ni rouge ni vert mais qu'il était bleu et que c'est une nouvelle formule et que c'est le nouvel âge et qu'il faut qu'il change de képi s'il veut pouvoir passer dans le nouveau monde, alors bien sûr ces points de vie, ces centres là ne sont pas les endroits où nous pouvons nous ancrer le plus spirituellement possible, c'est certain, cependant une chute, un point de chute se trouve là et un frère y travaille constamment, il y envoie ses pensées, ses pensées semences, ses bénédictions de façon à ce que s'y étant rattrapé à un croisement, à un de ces feux rouges que tu n'aimes pas du tout, tu essayes de faire le calme et que tu essayes d'avoir une pensée divine et bien au milieu de ce trafic quelqu'un a rempli la promesse du Christ qui a dit je ne vous quitte pas et tu peux donc le rencontrer à ce moment-là.
Pourquoi est-ce qu'il y aurait du favoritisme entre les lieux saints et les lieux urbains, pourquoi ?
Il n'y a aucune raison, s'il y a apparemment un favoritisme, ce n'est pas de la part des frères de la loge ou de la hiérarchie, appelez cela comme vous voulez.
Il y a des lieux plus favorables que d'autres physiquement, la terre émettant à cet endroit-là une énergie plus harmonieuse ou plus forte et nous pouvons nous en servir mais vous pouvez aussi vous en servir mais cela ne veut pas dire que hors de ces lieux, nous n'y sommes plus, partout où l'homme est, un frère se trouve sur le seuil et envoie les bénédictions et les pensées semences, prenez conscience de cela de façon à ce que vous puissiez aimer votre communauté, aimer le point de rencontre que représente votre ville même si elle est difficile à vivre à cause du bruit, des odeurs et du comportement des autres personnes.
Il faut bien que quelqu'un existe à cet endroit-là, qu'il soit capable de répandre une forme de lumière, si dans les villes n'existaient que les individus qui se moquent de Dieu et de l'évolution, nous arriverions à un monde très difficile à vivre.
Mais voilà qu'un mélange a toujours été pratiqué et que des êtres se sont toujours dévoués pour aller à l'endroit où se trouvent les hommes, même dans les villes, même dans les bas quartiers.
Pour certains c'est un service complet en soi que de passer une vie, par exemple totalement inconnue, travaillant comme tout un chacun dans un bureau ou une usine, habitant modestement dans un petit quartier et étant malgré tout un grand initié.
Et tu ne le sauras jamais, il ne te le montrera jamais, car ce n'est pas le but de se montrer.
Il n'est pas venu pour ça et ce n'est pas cela qui lui a été demandé.
Il doit simplement faire acte de présence et répandre sa bénédiction et ses pensées soumenses.
Il y a comme cela un type de frères qui sont davantage des jardiniers, des créateurs silencieux tandis que d'autres sont des jardiniers et des créateurs un peu plus bruyants.
Tu les connaîtras, tu les rencontreras, ils se présenteront.
Mais il ne faut pas oublier les silencieux, ils sont tout autant nombreux et peut-être même plus importants.
Donc dès demain tu vas essayer d'exister en sachant reconnaître à chaque instant d'un choix ou d'une action à faire, te défaire de ta peur qui s'anime toujours pour de mauvais prétextes, accepter les espaces du silence, savoir que même si tu te trouves dans la ville la plus polluée, la plus bruyante, il y a sur le seuil de l'invisible un frère qui est là et qui peut te servir de relais.
Ainsi maintenant tu es davantage motivé pour assumer ton rôle, ton premier rôle vis-à-vis de toi-même, chaque jour être en progrès d'une manière ou d'une autre et cela commence par la respiration.
Tous ces éléments dont je vous ai parlé tout à l'heure dont on pouvait tirer alchimie, magie mais aussi tout simplement transformation de façon à méditer mieux, mieux se contrôler et plus vite progresser, tous ces éléments doivent être absorbés de manière consciente.
C'est de cette manière là que la petite charge vibratoire qu'ils contiennent va pouvoir se répandre dans l'individu et aller travailler les différents organes plus loin les différents chakras.
Je dois donc boire consciemment en étant présent ou si tu le préfères comme disaient les frères des ordres passés, être en louange, rendre grâce ou répéter le mantra, nourris toi de quelques traditions que ce soit, mais fais-le, tu bois que ce soit une louange ou que ce soit un acte de présence, tu manges que ce soit un acte de louange ou un acte de présence, tu respires de la même manière acte de louange, acte de présence, tu bouges, tu rencontres donc la terre, acte de présence, acte de louange, tu vas me dire mais si je dois faire tout ça en plus de mes huit heures de travail, ça se voit que tu ne sais pas ce que c'est de taper à la machine et de répondre au téléphone.
Il est vrai que la société dans laquelle tu vis, étant donné qu'elle ne s'est pas bâtie de la meilleure des manières ne correspond pas à remplir son premier rôle qui est favoriser ton progrès, favoriser ton élévation, favoriser la manifestation de l'âme, c'est certain, c'est certain.
Alors je te dis cette simple chose, malgré le monde fais-le, fais-le, n'attends pas que le monde soit parfait pour que tu puisses devenir parfait, tu vas mourir entre temps, tu vas te perdre entre temps, il ne se sera rien passé, fais-le malgré tout, malgré tout, tu crois encore en certaines choses, tu vois la violence partout, tu vois les cambriolages partout, et bien malgré tout il t'arrive de croire encore, parce que tu viens de croiser le sourire de quelqu'un, que ce quelqu'un est honnête, que ce quelqu'un est bon, que ce quelqu'un tu vas pouvoir te confier, que ce quelqu'un ne répètera rien, tu le fais de toute manière, alors fais-le aussi pour le progrès spirituel, malgré tout, de façon à ce que tu puisses exister, et qu'avec toi, avec vous, si vous êtes de plus en plus nombreux, qu'un monde mieux orienté existe aussi, ce qui ne veut pas dire que les crises n'auront plus lieu, les crises auront lieu, et vous aurez l'œil pour discerner la maturité que cela apporte, et vous les accueillerez, ne te fais donc dès demain plus aucun reproche de petitesse, regarde simplement tes limites, comme un programme qui te montre le travail que tu dois faire, tout simplement, pourquoi ne pas le voir aussi simplement, je n'ai pas de patience, par exemple si tu dis cela de toi et que tu te le reproches, je n'ai pas de patience, donc j'évite d'aller dans des groupes de méditation parce qu'il faut se clouer pendant une heure sur une chaise et ne plus bouger, pour moi cela m'est impossible, premièrement tu te prives de travailler ta patience, deuxièmement tu te prives de rencontrer des gens qui sans doute seraient tes amis, sans doute seraient capables de t'aider d'ici quelques mois pour un problème qui va surgir dans ta vie, et tu te prives de progrès spirituel parce que tu aurais échangé avec eux des idées profitables, tu te prives de tout cela, et alors tu arrives un beau jour auprès du Père et tu te plains, et tu dis il ne s'est rien passé dans ma vie, il n'y a personne qui m'a aidé, je n'ai rencontré personne de gentil, personne de bon, et oui mais nous nous avons les comptes, et on voit bien qu'à tel moment tu n'as pas voulu aller dans tel groupe ou dans tel milieu parce que il te fallait être un peu patient et que tu sachant impatient, tu t'es soustrait du groupe, alors voilà comment tu vas faire, tu te sais impatient, tu te sais incapable de rester assis sur une chaise plus de 5 minutes, mais tu décides de travailler cela, et non pas pour être un gentil et bon fils de Dieu, ou fils de n'importe quel guide ou n'importe quel maître que tu choisiras, mais tout simplement pour vivre mieux, et plus loin pour progresser, et plus loin pour effectivement rencontrer les frères, donc voilà que avant de te joindre au groupe, tu vas t'entraîner à t'asseoir, il est certain que quand l'on veut progresser, il faut être un petit peu coquin, un petit peu malin, et il faut tracer des stratégies, si tu es très impatient il est sûr que tu ne vas pas comme cela d'un seul coup aller au groupe parce que de toute façon dans 5 minutes tu vas t'agacer et te tortiller sur la chaise, alors donne toi un délai, dans 2 semaines tu joindras le groupe, mais pendant ces 2 semaines tu vas chaque soir t'asseoir sur une chaise dans le complet silence et t'y asseoir chaque soir un peu plus longtemps, le premier soir tu t'assois 3 minutes et tu essayes de te satisfaire de cela, tu essayes de te féliciter, tu as duré 3 minutes, mon Dieu que c'est bien, mais que c'est bien, mais que c'est bien, allez puisque c'est si bien et que j'ai si bien réussi, je mange une glace et offre toi cette glace comme étant la récompense, fais-le, joue le jeu, apprends à te remplir de joie et de récompenses, le lendemain tu essayes par exemple 8 minutes, peut-être tu auras des tiraillements, à chaque instant tu es proche de te le reprocher, à chaque instant tu seras proche de te dire ça y est j'ai échoué, j'ai échoué, j'ai échoué, alors rappelle toi la glace d'hier soir, si je tiens encore 2 minutes j'ai droit de nouveau à ma glace qui m'attend dans mon congélateur, tu vas voir que cela va suffire à te créer une motivation superbe, le troisième soir tu essayes de faire 10 minutes, c'est encore un peu plus dur, un peu plus dur, alors rappelle toi non seulement la glace du premier soir mais ajoute-y une boule, je sens que les dames ne vont pas apprécier le système, on va encore me reprocher de vouloir favoriser toute l'industrie de la crème glacée et ainsi de pousser les dames à prendre du poids ce qui est très bon pour le commerce parce qu'elles achèteront des habits, des chaussures et de nouveaux collants, très mauvais pour leur mari qui devront travailler davantage et tout cela retombera sur moi, pourtant le but ce n'est qu'une chose, la patience, la patience et comme tu es un enfant, comme tu as autant que c'est une beauté en même temps le handicap de vouloir t'amuser, alors détermine des stratégies qui te permettent de t'amuser tout en travaillant, que ce soit en mangeant des glaces ou en imaginant que le film que tu vas regarder après, le film de ta soirée est la récompense que tu te donnes ou que le bien-être que tu vas éprouver tout simplement est la récompense que tu te donnes, invente n'importe quoi mais fais-le, c'est mieux que d'être trop conscient de ses limites et de ne rien faire du tout et de ne rien devenir du tout, mais bien sûr on sera très sérieux, moi je n'y arrive pas mais je n'essaye pas et je ne suis pas cet imbécile qui se motive avec des crèmes glacées, bien sûr tu es très sérieux et tu n'es pas l'imbécile qui va s'amuser à ses petites récompenses, cependant tu seras celui qui n'arrivera ni au progrès ni au bonheur, alors lequel des deux est le plus bête ?
L'enfant qui commence par s'amuser mais qui devient très vite un élève, un disciple puis une lumière ou toi qui sera sans doute considéré comme très sérieux, très adulte mais qui mourra seul, accablé du poids de ses propres reproches et qui devra tout recommencer dans la prochaine vie, alors, alors, vas-y !
J'ai dû moi-même tu sais m'inventer tous ces stratagèmes, c'était d'ailleurs des façons de jongler avec la vie, de s'amuser avec le travail, pourquoi est-ce que le travail même spirituel, pourquoi est-ce qu'il devrait être quelque chose de laborieux, de triste et de grave ?
Pourquoi ?
Il n'y a aucune raison, personne n'a dit que cela devait être grave, personne n'a dit qu'une lignée de frère qui rentre au couvent doit parfaitement ressembler et se superposer à une lignée de corbillard mais tout le monde dira puisque c'est si grave, si sérieux, c'est donc très divin, si tu pouvais monter par ces petites cordes qui nous servent de point d'ancrage et si tu pouvais venir voir ce qui se passe chez nous tu reviendrais avec des idées complètement différentes, non seulement nous dansons encore mais en plus nous chantons et même si l'un de nous chante encore faux parce que ce n'est pas une série d'incarnation qui nous permet d'apprendre à penser et à chanter juste, certains insistent pour continuer à chanter faux, cela arrive, c'est parce qu'ils sont distrets alors ils n'arrivent jamais à capturer le son tel qu'il est alors ils nous arrivent là haut et voilà que cela chante faux, peu importe, peu importe, c'est de chanter qui compte, sais-tu que d'une manière ou d'une autre nous amusons encore, certes pas à la marelle, je ne vais pas te faire croire cela, cependant il y a des formes de jeu, nous prenons une idée qui pour nous ressemble à une balle mais c'est une idée et nous la lançons les uns les autres, bien sûr lorsque cette balle qui est une idée arrive sur l'un d'entre nous par exemple sur moi, je ressens son contenu et cela me fait plaisir et c'est ça le but du jeu, ressentir cette vibration et en éprouver un plaisir, en éprouver un sourire, en éprouver une dilatation et puis voilà que je la renvoie sur un autre et qu'il se passe le même phénomène, c'est un jeu extraordinaire, c'est d'ailleurs par le même processus que nous vous envoyons les pensées semences mais nous sommes très déçus car nous ne voyons jamais la balle remontée et on ne vous voit jamais sourire et lorsque par hasard un disciple un peu éveillé se saisit de la balle, se saisit de l'inspiration, il ne sourit pas non plus parce qu'il se dit tiens voilà un télégramme qui me dit quel travail je dois faire et pourtant si tu le voulais et ceci ne dépend pas simplement d'une décision, tiens je décide maintenant de voir le monde en rose, je dis si tu le voulais simplement parce que tu me fais confiance alors tu pourrais rendre ce monde rempli de rire, d'abord ta propre vie serait remplie de rire et comme je te le dis ce n'est pas que tu auras d'un seul coup le rêve le délire et la position de voir la vie en rose quoi qu'il se passe, un sage n'est jamais trompé par la nature d'un événement et d'une expérience et il peut pleurer de tristesse tout autant que toi mais il ne laisse pas la tristesse envahir toute sa vie même pour les événements mineurs qui sont toutes souvent pour être réglés relève plus de l'humour que d'autre chose quand tu as par exemple un chef un supérieur ou un patron très nerveux très excité qui t'appelle très souvent dans la semaine pour te réprimander et qui tout en te réprimandant n'arrête pas d'allumer des cigarettes de dégraffer sa chemise se trompe même de chaussures car en fait il est parti au travail avec un moquessin à droite et un basket à gauche il est tellement excité qu'il ne fait attention à rien du tout le voilà qu'il passe sa main dans les cheveux et qu'il s'ébouriffe regarde tout cela plutôt que d'entendre ses reproches et tu verras qu'avec l'humour tu vas régler davantage de situations dans ta vie tu vas moins t'accabler parce que le monde t'accablera moins lui aussi et le miracle de la situation c'est que ce supérieur va bien se sentir non pas que tu te moques de lui car ce n'est pas le but mais que tu restes serein ou sereine qu'il y a quelque chose d'étrange la première fois il ne va rien avouer ça va simplement le déranger et puis il va te chasser du bureau la deuxième fois il va te demander qu'est ce que tu fais dans la vie pour être si content la troisième fois il va te recevoir pour t'accueillir simplement et s'excuser de t'avoir pendant si longtemps reproché trop hautement ce qui l'aurai simplement pu t'expliquer puisque tu ne connaissais pas telle ou telle chose mais seulement encore une fois il te faut avoir confiance et patience la patience de lui laisser encore trois occasions d'éventuellement te réprimander c'est tu les trésors de patience que doivent déployer les frères les hiérarchies attendre que tu aies passé deux trois vies à développer ceci ou cela attendre que tu aies passé une dizaine de vies à accepter ceci ou cela attendre que tu aies passé une quinzaine ou une trentaine de vies à ouvrir le troisième œil tu ne crois pas que ça aussi c'est de la patience et pendant ce temps là le veilleur ne te quitte pas pendant ce temps là sans arrêt tu es ensemencé pendant ce temps là sans arrêt notre espoir se pose sur toi jamais on ne dit oh untel a encore dans cette vie ci raté l'occasion de devenir patient de devenir bon de comprendre l'amour la tolérance ou je ne sais quoi d'autre on ne se permet pas de dire on ne peut plus espérer en lui non ça c'est un meurtre le vrai c'est celui qui te condamnerait c'est celui qui ferait que d'un seul coup tu te retrouves coupé de ton âme on ne peut pas se le permettre que toi tu te sépare de ton âme c'est ton choix mais nous ne pouvons pas alors sans arrêt jusqu'au dernier moment nous avons l'espoir nous posons en toi cette semence et c'est pour cela que sans arrêt jusqu'au dernier moment pour tout individu aussi perdu soit-il il y a la possibilité de la réconciliation parce que sans arrêt nous posons l'espoir en toi nous continuons dans ce mensée en toi alors cela ne veut pas dire que tu nous dois quelque chose si je te dis cela si je te le démontre c'est pour te prouver que tu n'es pas seul et que quel que soit tous les défauts dont tu t'accables ou toutes les vilénies dont tu t'accables dès demain si tu le veux tu peux non seulement changer mais être sûr de notre respect de notre fraternité ce n'est pas une poésie c'est une vérité et si tu étais davantage conscient de cette vérité tu aurais de l'ardeur et dès demain tu ferais la paix allez va fais cette chose n'attend pas que je le répète car en vérité bien que j'aime le travail bien que j'aime servir bien que j'aime te conseiller stimuler ton inspiration je n'apprécie guère d'utiliser sans arrêt sans arrêt le langage le discours même si cela te paraît sympathique c'est quelque chose de limité que je préférerais te recevoir dans le silence un silence complet total et là si toi aussi tu saurais faire le silence on pourrait se rencontrer et tu ressortirais plus grandit plus libre que de m'entendre discuter pendant des heures alors il se trouve qu'aujourd'hui nous nous réunissons dans le but d'échanger de converser mais dès demain je te le demande rejoins nous ou rejoins ton guide ou rejoins le Christ ou rejoins Dieu imagine le concept que tu veux mais rejoins le dans le silence comment le rejoindre il n'est pas nécessaire ni de faire des choses compliquées ni de poser le seuil de la méditation trop loin et dans des altitudes trop élevées le recueillement est déjà quelque chose de magnifique recueille toi on t'a décrit la méditation il ne te semble pas que tu sois doué alors recueille toi tu peux accomplir la même communion en étant dans le recueillement recueille toi comment l'on se recueille tu choisis un endroit où tu te sens à l'aise un endroit qui te correspond si tu le peux sinon utilise l'endroit qui est à ta disposition à cet endroit là essaye par un mouvement qui est très abstrait mais que tu peux contrôler de rentrer en toi porte ton attention sur un point précis en toi que ce soit un chakra ou que ce soit le mouvement de la respiration pendant un petit moment tu te fixes comme cela sur cet endroit le temps de faire le calme mais aussi de calmer le rythme cardiaque la circulation du sang dans le corps la respiration et le rythme des pensées une fois donc que tu as calmé le corps physique pousse un peu plus loin le mouvement abstrait et rend toi conscient que la divinité est partout que tu l'appelles christ que tu l'appelles dieu que tu l'appelles le Shiva que tu l'appelles du nom du maître que tu t'es choisi peu importe mais rends toi conscient que la divinité est partout et que tu es dans un bain dans une aura totalement divine et maintiens toi dans cette idée abstraite qui est aussi un sentiment maintiens toi dans cette attitude le plus longtemps possible conclue si tu le veux par une prière une invocation ou essaye de faire une méditation choisis ce que tu veux peu importe mais essaye au moins le recueillement et lorsque dans un premier temps tu te recueille et dans un deuxième temps tu t'immerges un sentiment de divinité omniprésente et non seulement le sentiment mais aussi la certitude alors tu crées petit à petit en toi des vibrations plus élevées plus favorables mais aussi tu te présentes comme un point d'appel un point d'ancrage et même si tu en es inconscient petit à petit un frère va te prendre en charge à chaque rendez-vous de recueillement il va envoyer des pensées semences plus précises qui te correspondent qui peuvent être maintenues parfois par toi exécuté par toi et tes forces il va te servir de protection mais il va être en même temps quelquefois le bâton qui frappe et te destiné vers certaines épreuves pendant tout ce temps tu ne le verras pas tu ne le sentiras pas tu ne seras pas au courant que un lien d'énergie a été créé et qu'il est actif cependant je te le dis fais moi confiance il existe sois rassuré alors étant convaincu et rassuré de cette existence de ce lien toi qui te recueille déjà que cela te donne la persistance la fidélité le courage de continuer ne t'assois jamais ne te désespère jamais la mort n'est rien à côté de ton désespoir quand tu conclus sur toi même qu'il n'y a plus rien à faire que tu ne peux pas progresser davantage que tu es saturé tu ferais mieux de mourir je te le dis la mort n'est rien à côté de ce crime que tu commets vis à vis de toi même tu n'es pas suffisamment bien aspecté ou bien vitalisé pour avoir de meilleures pensées en ce moment et bien choisi de ne plus penser et divertis toi va voir des amis écoute de la musique mais ne pense pas à ce qui est négatif car nous ne nous le permettons pas nous même il n'y a donc aucune raison que tu te le permette j'espère que cela est clair et cela dépasse le conseil nous se disons un certain point sur la table nous en avons assez de voir autant de personnes constituant un merveilleux potentiel et qui détruisent systématiquement l'oeuvre qu'ils pourraient accomplir ou ne se mettent jamais à l'action parce qu'ils se disent ou trop petit ou pas assez équipé ou pas assez éduqué ou pas assez ceci ou pas assez cela fait fait à ta mesure je ne te dis pas dès demain de parler comme un messie je ne te dis pas de guérir comme le messie guérit comme tu sais guérir parle comme tu sais parler du meilleur de toi même avec le recul du silence le contrôle de ton émotion qui jamais ne doit se mêler à ta pensée l'émotion garde là pour avoir plaisir quand tu manges une glace quand tu manges un repas quand tu partage un moment de convivialité avec tes amis mais jamais quand tu parles des grands principes dans le livre il existe une phrase que nous considérons nous l'estimons et nous l'aimons cette phrase dit il faut aimer dieu en esprit et en vérité en esprit et en vérité médite pendant quelques temps sur cette phrase essaye de la ressentir travaillez en les différentes sens et tu verras que tu apprendre à quelque chose je ne vais pas systématiquement tout expliquer tu sais il est dans ma nature aussi de distribuer du travail vous avez simplement de la chance que je ne viens pas suffisamment souvent pour ramasser les copies mais peut-être qu'un jour l'idée me viendra pourquoi pas je proposerai ça au prochain conseil on va simplement me reprocher que cela fera beaucoup de paperasse mais c'est mon affaire et si on s'amusait à faire certaines copies qui veut bien pratiquer ce jeu avec moi qui le veut celui qui le veut m'enverra sa copie mais sûr il ne faut pas songer à me demander mon adresse j'aurais du mal à conseiller à n'importe quel facteur de s'y rendre vu que même pas les cigognes le peuvent cependant écrit rédige et en pensée au moment du recueillement envoie moi le contenu et s'il ya des choses qui sont trop erronées en quelques jours voire au plus tard quelques semaines tu rencontreras sur ta route ou un livre ou une personne qui t'aidera à comprendre plus précisément le sujet ou l'angle du sujet que tu n'as pas réussi à comprendre fais confiance à la vie et ouvre surtout la vie ouvre la arrête de croire que le monde c'est ce que tu vois quand tu ouvres le matin tes fenêtres sur la rue ou sur le métro la vie c'est autre chose que les gens que tu vois qui passe les voitures que tu vois qui passe la vie c'est aussi cet autre monde que tu appelles l'autre monde mais qui est là cependant ouvre moi cette porte tu vas me dire mais je voudrais bien l'ouvrir mais il se trouve que j'ai pas les yeux pour voir ce qui se passe de l'autre côté je voudrais bien rentrer grand frère mais donne moi des lunettes donne moi des jumelles ouvre moi le troisième oeil fais quelque chose mais je fais oui je fais mais sûr je ne peux pas t'envoyer des lunettes ni des jumelles ni t'ouvrir le troisième oeil car si tu savais ce que cela coûte en vérité tu ne me le crierais pas si fort mais je fais puisque je viens de parler puisque je t'assure que cet autre monde existe et qu'il est tout proche qu'il est là comme ça et oui tu peux déjà le toucher tu peux mais tu vas me dire j'essaye je n'y arrive pas alors voilà que je suis le bâton je te tape dessus je te dis recommence tu vas me dire mais ça fait huit jours que je recommence un autre coup de bâton et bien passe-y dix ans s'il faut recommence sais-tu combien d'incarnation j'ai passé moi pour y arriver sais-tu combien tu as la chance d'être déjà suffisamment développé pour pouvoir entamer tous ces grands travaux magnifiques et partager un peu de responsabilité mais tu as encore la chance de ne pas être trop développé pour n'avoir que la responsabilité et tu peux encore prendre plaisir au monde amuse-toi et oui travail et amuse-toi travail et amuse-toi travail et amuse-toi et tu verras que tu vas t'équilibrer davantage et que cette patience que tu dis ne pas avoir tu l'auras pourquoi es-tu impatient tu ne penses qu'au travail tu ne penses qu'au facture tu ne penses qu'à gagner du temps à gagner du temps sur la montre à gagner du temps sur les autres à gagner de l'avancement où tu ne penses qu'à tes soucis et difficultés avec les enfants avec les voisins alors quand il faut en plus attendre le bon dieu pendant une heure assis sur une chaise ça ne va pas quand il faut en plus attendre cinq minutes à un feu rouge ça ne va pas c'est normal rien de plus normal alors mais un peu plus de joie et d'amusement dans ta vie ce qui apportera de l'équilibre tu verras que beaucoup des défauts que tu te reproches disparaîtront tu trouves que tu cries un peu trop fort si tu es en joie tu ne crieras pas tu chanteras tu trouves que tu réagis trop vite face aux enfants qui sont turbulents mais un peu de joie dans ta vie et tu verras que tu ne les trouveras plus turbulent tu constateras qu'ils s'amusent et tu t'amusera avec eux de ce coup tout se transforme ce qui te paraissait insupportable et supportable parce que tu t'aperçois qu'en fait c'est d'une autre nature que celle que tu supposais un feu rouge n'est plus un feu rouge qui te pêche d'avancer c'est quelque chose qui te permet d'écouter un joli morceau de musique ou de faire une prière de penser à la divinité et de rayonner la divinité sur toute la ville et tous ceux qui sont comme toi arrêter à ce feu rouge c'est donc soudainement plus un empêchement c'est une occasion comme cela toutes les valeurs se transforment et non pas parce que tu délires et que tu décides de voir la vie en rose mais parce que la vie est rose et oui c'est parce que tu n'as pas compris et ce qui te fait en douter même si je te le dis c'est que le seul artiste qui peut créer ce rose et le peindre partout c'est toi toi tu voudrais que déjà tout soit peint en rose alors tu croirais en dieu tu voudrais que les murs naissent rose que l'océan naissent rose les arbres les gens les nuages et dès que je te dis le rose est en toi va le chercher et éclabousse le monde avec alors tu te dis alors c'est que le rose n'existe pas si le rose n'existe pas
(2B)
De demain, tu te retrouves dans ton bureau avec le seul bruit de la machine à écrire et les difficultés et les tensions entre les collègues.
Mais demain, il y a de nouveau les difficultés de ta santé.
Eh bien, c'est là que je t'attends, figure-toi.
Eh oui, je ne t'attendais pas ici, je ne t'attendais pas de te rencontrer.
C'est facile de venir et de me rencontrer, il suffit d'être un peu curieux et tout le monde peut venir.
Par contre, dès demain, ça, c'est plus difficile.
Oui.
Pas tout le monde va pouvoir aller à la rencontre, dès demain.
Malgré tout ce que tu as déjà identifié comme étant noir, mauvais.
Dès demain, je te demande de te rappeler de tout cela, de faire un effort.
Un effort que tu n'es d'ailleurs pas seul à fournir, puisque je le fournis avec toi, non pas forcément personnellement, mais d'une manière ou d'une autre, il y a toujours un grand frère.
Ce qui te fait en douter, c'est qu'il ne peut pas, je te le répète, faire le premier pas pour toi, mais si tôt que tu as enclenché le premier pas, il te pousse pour faire les autres.
Parce que je dois t'avouer une chose, c'est que même si nous avons espoir en chaque être humain, même si nous en se mensons l'être humain par toutes sortes de pensées et de bonnes dispositions, même si nous voulons le meilleur pour lui, le forcer à aller vers ce meilleur serait une violence.
Pourquoi ?
Pour que tu comprennes cela, je dois t'expliquer en quelques minutes que tout changement crée dans l'individu de graves transformations, dans les énergies, dans les chakras, dans les pensées, dans les convictions et dans les relations que l'on entretient ensuite avec la communauté, la famille, la société et les idées philosophiques et les idées religieuses.
C'est donc une véritable révolution et c'est pour cela que nous ne pouvons pas, nous, envoyer comme cela un coup de pied pour que l'individu démarre.
S'il n'a pas voulu faire ce premier pas, s'il n'a pas engendré en faisant ce premier pas l'énergie nécessaire qui va ensuite l'aider à assumer sa révolution, nous ne pouvons rien.
Chaque fois que tu prends une décision, tu soulèves une énergie, tu déclenches tout un réseau vibratoire qui autrefois ne fonctionnait pas, tu déclenches un chakra qui dormait et ce chakra va te demander pendant des mois voire des années un réajustement total de tes pensées, de ton comportement, tu vas peut-être divorcer ou tu vas peut-être te remarier, toi qui ne voulais pas te marier ou Dieu sait quoi, tu appelleras cela la vie forcément, tu croiras que c'est uniquement la vie alors que c'est de la pure et vraie alchimie, la vraie, celle qui se fait dans la manifestation, dans le monde et pas simplement sur le coussin de méditation, ce n'est pas parce que tu ne ressens pas ces choses qu'elles n'existent pas alors je te le dis elles existent, tu as ne serait-ce qu'une pensée différente, voilà tout un réseau d'énergie qui s'éteint d'un côté qui s'allume de l'autre, n'est-ce pas merveilleux, alors va à cette conquête, je te garderai volontiers toute la nuit pour continuer à échanger sur différents thèmes mais il n'est pas vraiment nécessaire d'autant parler, je souhaite que même si je peux parler dès demain tu accomplisses énormément, en fait c'est la seule manière de donner une quelconque utilité à ma démarche, tant que je parle, je parle, je parle en fait il n'y a pas de sens, tout prend le sens si tôt que tu te mets à agir, à ouvrir ta fenêtre, à devenir créateur et à peindre les arbres en rose, alors là moi qui suis cependant pas forcément le plus gay d'ailleurs du groupe, bien que j'ai l'air de faire beaucoup d'humour, je rentre dans une grande joie et je ne contemple pas le travail que j'ai accompli en me disant voilà un travail qui est bien fait, je remercie le seigneur de ce que le travail a pu être accompli, de ce que l'enfant ait pu entendre et de ce que la flamme ait pu s'éveiller, alors avec moi, ensemble, tous les deux accomplissons cet ouvrage, tu remarques que plus que d'habitude, je te dis de te rapprocher de moi, de travailler avec moi, je ne veux pas apporter l'attention sur moi mais j'y suis un petit peu obligée, alors je vois bien que depuis des années que nous travaillons ensemble, les personnes ne sont pas suffisamment motivées à faire un véritable travail, un véritable effort sur elles-mêmes tant qu'elles n'ont pas l'impression que le frère qui a parlé, ce frère là est bien avec elles, donc que toutes ces personnes qui ont besoin de me sentir avec soient rassurées, j'y suis parce que j'y ai toujours été, c'est simple, l'air a toujours été là, tu l'as sans cesse respiré, même la nuit quand tu dormais et que tu ne ressentais plus, l'air passant par les narines, c'est la même chose, la pente, l'amour sont la même chose, une aura ambiante, une aura active, omniprésente, bien filtrée partout, alors serre-toi, n'attends pas, serre-toi et avant que tu aies la sensation de te servir directement à la source, serre-toi auprès de tes amis qui eux à leur manière servent de transformateur à la source, servent de robinet par rapport à la source, fais-le, je te propose de conclure cette entrevue mais avant de nous quitter, je voudrais que dès maintenant tu pratiques ce recueillement et ce silence, je vous demande donc de vous asseoir correctement, de respirer gentiment, de relâcher vos membres, de les lâcher encore plus, de lâcher aussi vos problèmes, et maintenant soyez simplement à l'écoute.
Écoutez la pièce, écoutez passivement.
Ressentez votre vie, ressentez bien votre corps.
Maintenant, fixez-vous sur la respiration.
Et à chaque inspir, dilate l'aura.
Même si c'est un mouvement abstrait, accompli-le, dilate l'aura, comme si tu étais un grand poumon qui s'ouvre.
Ressentez-vous comme cela par tout ton corps, par toute l'aura, et maintenant tous ensemble, adressons-nous au Seigneur.
Ouvrez-vous dans une grande intention, et dites « oui, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon.
Oui, toi la lumière, je te reçois, toi la vie, je te reçois.
Maintenant, retourne ton attention vers le monde, et de nouveau dis « oui, je te reçois, je te reçois, j'accomplis, oui, je fais, oui, je crée ».
Maintiens quelque temps en pensée et en intention cette idée abstraite, mais très vraie, d'une part de toi retourner vers le Seigneur, disant « oui au Seigneur », et d'une autre part de toi tourner vers le monde, disant « oui au travail », et ressens-toi comme étant ce carrefour étrange et puissant.
Et maintenant, va dans le monde.
Je te salue, au revoir.
(Date de la conférence : 30 05 1993)