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Nous observons qu’une masse grandissante de personnes, désirant se tourner vers une spiritualité débarrassée des dogmes et des fausses interprétations, est prise dans les pièges de plus en plus nombreux de faux-semblants spirituels.
C’est-à-dire que ce qui est plus ou moins paranormal, comme par exemple les transformations de situation à l’aide de médiums, d’atlantes ou de gourous inconscients, voyages astraux, ainsi que toutes sortes de messages, manipulations de chakras, régressions dans les vies antérieures etc., est considéré très souvent par ce public s’inspirant comme autant de voies spirituelles possibles.
Pourtant, si elles ne sont pas toujours négatives, quant à l’intention et même aux résultats immédiats, elles ne répondent pas aux nécessités du plan divin.
Nous aimerions avoir des commentaires à ce sujet.
J’aurai du mal à ajouter un mot après tout ce que tu viens de dire. Néanmoins je vais d’abord vous saluer.
Pour parler de la résurgence de la spiritualité, il ne faut pas commencer par dire où la spiritualité n’est pas tout à fait bien comprise ou bien vécue. Ce qui ne veut pas dire que nous pratiquons la politique de l’autruche et que nous évitons de voir où la spiritualité ne connaît pas la résurgence la meilleure et que nous nous intéressons que de là où la spiritualité connaît la meilleure résurgence.
Toutefois, sous le couvert de la bienveillance, ce qui engendrerait en fait de la mollesse et une très mauvaise tolérance, nous ne voulons pas non plus laisser fleurir n’importe quelle fleur, qu’elle soit au nom de la spiritualité, au nom du nouvel âge, ou au nom de n’importe quel autre groupement spirituel. Nous ne voulons pas laisser fleurir n’importe quoi. Cependant ce qu’il faut savoir et connaître avant tout, c’est la grande liberté d’expression de l’esprit humain, et j’insiste sur ce mot-là, la liberté d’expression de l’esprit humain. Ce qui ne veut pas dire que tous les actes sont permis à l’homme, par contre à son esprit toutes les expressions sont permises.Quelle est la différence ?
La subtile différence, bien sûr, de pouvoir juger à ce moment-là.
Donc si nous ne jugeons pas l’acte de l’individu, pourquoi pouvons-nous juger ce qui a été l’expression de son esprit ?
Les individus commettent des actes à tort et à travers sans toujours être conscients. Ce qui fait que l’on ne peut pas toujours reprocher des actes à des individus qui les ont pratiqués dans un état de semi-sommeil, dans un semi-coma en fait. Pour pouvoir les accuser, il faudrait les avoir mis dans un parfait réveil spirituel.
Pourquoi ne pouvons-nous pas non plus tout condamner ce qui est de l’ordre de l’expression de l’esprit ? Tout simplement, parce que si un esprit ne s’exprime pas, il ne peut pas avancer.
Et là, on en vient à se poser cette question, pourquoi Dieu, les Maîtres, n’ont-ils pas fait en sorte que ce monde-ci soit parfait, notamment lorsqu’il s’agit d’expression spirituelle, d’avancée vers un nouveau monde ?
Cela ne veut pas dire, parce que la situation est telle que vous la connaissez aujourd’hui, que les Maîtres n’œuvrent pas. Cela ne veut pas dire que Dieu, ou ce que l’on pourrait appeler Dieu, n’existe pas ou n’essaye pas d’envoyer l’Humanité vers le chemin de la perfection. Il faut comprendre les choses différemment de ce que l’esprit humain les comprend aujourd’hui. C’est-à-dire qu’il n’y a pas Dieu d’un côté et les hommes ignorants de l’autre. Il n’y a pas Dieu d’un côté et le diable de l’autre, il n’y a pas la science et l’ignorance de l’autre. Ce ne sont pas des antagonistes qui se font la guerre et qui essaient coup après coup de diriger l’homme, de diriger la société, de construire une civilisation qui un jour est matérialiste, le lendemain est spirituelle, ou qui essaie d’avoir le drapeau de la puissance.
Si l’on part avec cette vision dualiste du monde, non seulement l’individu ne comprendra pas l’évolution, mais lui-même ne saura pas faire son choix dans l’évolution. C’est-à-dire qu’il ne comprendra jamais quelle voie il doit suivre et pourquoi il doit la suivre. Donc il ne connaîtra pas et ne soupçonnera pas toute l’alchimie qu’offrent les voies et l’alchimie qu’il doit produire en lui-même.
Si l’on pense qu’un jour, Adam et Ève sont tombés du paradis sur la terre, de l’état d’esprit dans la matière et que maintenant, péniblement, tous leurs rejetons essaient de remonter le cocotier pour trouver un brin de soleil, si on part de cette idée-là, on ne comprend pas l’existence de Dieu. Parce que s’il y a une possibilité de chute, cela veut dire que Dieu n’est pas aussi parfait que cela, et que lui-même a encore beaucoup de perfection et de divinité à acquérir.
Je ne veux même pas prétendre dans mon discours, pour qu’il soit logique, que Dieu est parfait. Admettons même qu’il soit une entité qui se développe, qui n’en a pas fini de se développer, et que toute la matière, les hommes et les choses qui ont été créés dans son sillage, ne sont en fait que des productions, des auto-générations de sa forme et de son énergie. Restons en là. Mais cela ne donne pas la solution qui permet d’admettre la chute de l’homme dans la matière.Donc si là n’est pas la solution, où est-elle ?
Pour comprendre l’évolution, pour comprendre le développement de la spiritualité, les âges qui se succèdent à travers les civilisations sur la terre, il faut quitter cette vision dualiste du monde. Il ne faut plus voir le blanc d’un côté, le noir de l’autre, le chaud d’un côté, le froid de l’autre, le diable et le Bon Dieu, le gourou et le profane. Il faut comprendre que toute unité de vie est une unité divine, que ce soit l’unité de vie du caillou, de la goutte de sève qui coule dans la tige d’une fleur, de votre unité de vie ou de l’unité de vie de celui que vous appelez Dieu ou l’ange, c’est exactement la même divinité.
À partir de ce moment-là, la dualité n’existe plus, il n’y a qu’unité.
Pour comprendre maintenant ce que fait cette unité dans le champ de la dualité, car la dualité existe bien : le chaud et le froid, le jour et la nuit, la vie et la mort, l’ignorance et la connaissance, on ne peut pas rogner cette chose, mais pour comprendre ce que fait l’unité dans ce champ de dualité, il faut voir l’incarnation, la précipitation de l’esprit dans la matière, non pas comme une chute, mais au contraire comme un moyen d’évolution.
Beaucoup de disciples arrivés à un certain moment du chemin, baissent les bras, se sentent accablés, parce qu’ils se demandent pourquoi leur monade, leur âme, leur moi suprême si vous voulez, a un jour, du haut de sa spiritualité, chuté dans la matière et à quel jeu malin il est en train de jouer maintenant pour remonter. Forcément, tout ce ridicule désarme lorsqu’il faut faire l’effort et c’est normal, car en restant à cette vision des choses, elle désarme, mais en plus, elle ne donne aucun courage parce qu’il n’y a pas de logique.
Il ne faut pas chercher la logique dans la vie et l’événement qu’est l’univers. Car si l’on cherche une logique mentale à la naissance et au pourquoi de l’univers, on n’y arrivera pas. Il faut simplement savoir que par la dualité, ou ce que l’on peut appeler la dualité, l’esprit obtient des forces et qu’en obtenant ces forces de manifestation, ces forces de vie, il va pouvoir devenir une puissance d’un esprit qu’il est à l’état originel, et c’est là toute la différence.
Donc à l’origine, certes, vous êtes tous des Dieux, mais des Dieux impuissants en quelque sorte, des Dieux qui se méconnaissent, qui ne savent pas utiliser leur capital d’énergie, qui ne savent pas en fait brandir leur puissance. À travers l’expérience contre le champ de la dualité, l’homme apprend à manipuler les puissances, à s’octroyer les puissances, et c’est là le problème. L’homme au fur et à mesure de son développement voit les puissances arriver vers lui, qu’on les appelle énergies, vibrations, rayons, peu importe, ce sont des puissances à l’origine, et elles viennent vers lui au fur et à mesure qu’il se développe consciemment ou pas.
Son premier geste va être de se les octroyer, de les posséder, un peu à la manière de certains mages, de certains disciples dont l’égo est trop prédominant et qui veulent utiliser le pouvoir dans un sens négatif ou dans un sens trop astral. Au fur et à mesure, les expériences, le karma, toutes les guidances des Maîtres, vont faire en sorte de lui apprendre comment utiliser ces énergies et surtout lui enseigner leur nature et la nécessité de l’utilisation de ces énergies.
Car voyez-vous dans l’évolution et dans l’enseignement des Maîtres, il n’est question en fait que de vous enseigner la nature des énergies, la nature de la vibration qu’est l’âme. Lorsque l’on vous dit : il ne faut pas pratiquer telle chose, il ne faut pas penser telle chose, il ne faut pas penser du tout, il faut arrêter le mental, il faut vous fixer sur telle idée divine, sur telle pensée pure, il faut vous fixer sur tel son, l’homme qui ne se demande pas pourquoi on lui dit cela, il fait la chose, l’exécute mécaniquement, mais sans connaître l’essence de la chose.
Or chaque fois que l’on vous donne un conseil, plutôt que d’exécuter le conseil, moi je vous dis, il faut vous interroger sur le pourquoi de ce conseil donné. Et si vous arrivez à connaître le sens du conseil que l’on vous a donné, vous avez déjà dépassé le conseil et vous n’avez plus besoin de l’effectuer.
Lorsque le Maître vient vers vous et qu’il vous dit : il ne faut plus penser. Si vous cherchez pourquoi il vous dit cela, vous n’avez plus besoin de ne plus penser, automatiquement vous ne penserez plus, parce que vous aurez compris ce que cela voulait dire. En ayant compris, vous aurez déclenché en vous, l’état de conscience correspondant. Donc, appliquer le conseil de ne plus penser sera déjà dépassé pour vous.
Mais comme le Maître sait que l’individu ne sait pas méditer de cette façon-là sur le cœur des choses, le cœur des conseils, alors il vous fait passer par l’exécution presque mécanique de la chose. Le Maître sait que, de la même façon que l’on peut imiter une chose venue de l’esprit, on peut aussi arriver à impliquer l’esprit dans la matière en faisant imiter sa matière. Donc, à force de vous empêcher de penser, à force de supprimer votre pensée, ou l’instinct, le mécanisme de la pensée, un jour vous allez vous trouver dans cette zone où la pensée est devenue pure.
Mais la pensée ne cessera pas pour autant, parce que l’homme n’est qu’une grande pensée. Le problème, c’est que l’homme pense de manière inférieure. Lorsqu’il quitte la zone inférieure de la pensée, il découvre la pensée pure ou bien l’idéation divine. Sa pensée n’arrête pas, mais elle est devenue Une avec l’univers, c’est là toute la différence.
Et lorsqu’à force de s’être contraint à ne plus penser, l’individu découvre cette zone de l’idéation divine, de la pensée pure, alors il n’a plus besoin de se forcer à ne plus penser et il découvre la raison du conseil donné.
Ce qu’il faut faire dans ces cas-là, chaque fois que l’on vous donne un conseil, ou chaque fois que l’on vous donne une technique, ou que vous la lisiez dans un livre, ou que cela vous soit donné par hasard, ou même par votre propre inspiration, avant de passer à l’exécution, avant de faire la chose physiquement, ce qui est la façon la plus grossière d’exécuter quelque chose de spirituel, essayez de deviner, essayez de sentir, de pressentir, d’intuitionner, la raison profonde, l’esprit de la chose.
Vous verrez qu’en fait, en ayant médité sur le conseil que l’on vous a donné, vous allez dépasser le stade du conseil et vous allez pouvoir aller plus vite, plus loin. Parce qu’en méditant sur des conseils, de méditation en méditation vous allez développer des états de conscience, qu’il vous aurait fallu sans doute des années pour les développer, en exécutant mécaniquement, physiquement, les conseils que l’on vous a donnés.
Donc, si vous voulez évoluer, si vous voulez réellement faire un travail d’avancement, il ne faut pas toujours faire passer les choses par votre matière. Bien sûr la matière est importante, bien sûr il faut, puisque l’alchimie l’exige et que c’est une loi, il faut aussi anoblir la matière, faire passer des énergies d’une fréquence chaque fois de plus en plus haute, pour la diviniser elle aussi. Mais il n’est pas besoin chaque fois de faire passer le conseil spirituel par la matière, je dis non, c’est une erreur. Et c’est le problème et la manie de tout le peuple occidental de faire passer chaque fois, par l’exercice physique, ce qui peut être acquis ici, maintenant, tout de suite, par la concentration, par la réflexion, par l’introversion, par un petit peu de méditation, donc par l’esprit.
Ce qui est de l’esprit doit être traité par l’esprit. Vous n’arriverez pas à décrocher des états de conscience, en faisant forcément des postures de hatha yoga, en vous tordant les pieds derrière le cou, en mettant les bras je ne sais pas trop où et le nombril derrière la tête. Essayez, vous n’y arriverez pas. Bien sûr vous allez anoblir votre matière, c’est certain, et c’est nécessaire. Car le disciple ne peut pas aller vers les zones de l’esprit en ayant une matière trop lourde, trop grossière, trop rustre. Donc il faut, à un moment donné, laisser passer l’énergie, la fréquence, jusqu’au cœur de la cellule, pour que la matière soit sur le même accord que la note qui vibre dans l’esprit.
Mais je vous en prie, ne faites pas la confusion, ne faites pas l’erreur de croire qu’en ayant des postures abracadabrantes, et Dieu sait que je ne suis pas du tout contre certaines méthodes que l’on dit être du hatha yoga ou d’autre forme, il les faut et je les reconnais comme étant utiles, mais je demande à votre esprit de ne pas croire que tout le pouvoir en reviendra à la posture, c’est faux.
Si à côté de cela votre esprit intérieur, votre vous-même le plus profond, n’essaie pas de trouver par intuition, par méditation, l’essence des choses, vous pouvez tout de suite vous pendre pour l’éternité dans la position du lotus, parce que c’est bien tout ce temps-là qu’il vous faudra pour devenir Bouddha, je vous le dis. Il faut faire avec l’esprit les choses de l’esprit, et avec le corps les choses du corps.
Que sont donc les choses de l’esprit et les choses du corps ?
Car c’est là, la confusion qui règne en occident en ce moment. Les choses de l’esprit sont les clefs qu’il faut découvrir et qui sont de l’ordre de l’état de conscience. Lorsque l’on vous dit, par exemple, de ne plus médire votre voisin, de vous aimer les uns les autres, d’avoir une position ouverte vis-à-vis de la vie, vis-à-vis du nouveau monde, vis-à-vis des énergies, ces sujets-là, sont de l’ordre de l’esprit profond, c’est votre esprit en tant qu’esprit philosophe, en tant qu’intuition, en tant que mental supérieur, qui est suscité, qui doit travailler le sujet et qui doit répondre.
Maintenant, pour que cet esprit puisse aller plus vite, ou puisse aller vers des zones encore plus élevées, s’il faut que sa matière se divinise, se subtilise, alors oui il faut faire les choses de la matière. C’est-à-dire que vous pouvez ajouter à votre démarche spirituelle le hatha yoga, ou toute autre sorte de yoga, vous pouvez y ajouter l’ascèse, le jeûne, la suppression des drogues, des alcools, des pensées impures, etc., et à ce moment-là, vous divinisez votre matière en même temps que vous divinisez votre esprit, vous subtilisez les deux en même temps et l’alliance a lieu.
Mais celui qui fait l’un sans l’autre, ou qui attend que l’un déclenche l’autre, il n’y arrivera pas. Il ne faut pas croire que les choses de l’esprit passeront par la matière, c’est faux. Naturellement vous pourrez vous sentir mieux, être plus détendu, plus relaxé, donc être plus à même d’avoir une position positive dans le monde, d’avoir une démarche plus ouverte, par exemple, d’être moins agressif au volant de la voiture, ou vis-à-vis de votre voisin, ou lors des problèmes familiaux.
Cela ne veut pas dire que vous aurez décroché un état de conscience, que ce qui vous énervait hier ne vous énerve plus aujourd’hui. L’état de conscience n’a rien à voir entre les deux comportements. Un état de conscience ne se voit pas à la patience que découvre quelqu’un, parce qu’autrefois il était impatient. Un état de conscience n’a rien à faire des expressions caractérielles. Naturellement, le caractère est toujours plus ou moins associé à l’état de conscience, mais ne croyez pas que la relaxation, qui induit chacun à se comporter un peu plus fraternellement, va pouvoir signer chez vous un état spirituel.
Si dès demain lorsque vous ouvrez un livre il y a une phrase d’un mystique que vous ne comprenez pas, cela ne signifie pas que l’état de conscience n’a pas été atteint. Car lorsqu’un état de conscience est atteint, cela ne veut pas dire que tous les secrets se dévoilent, qu’il n’y a plus d’ignorance, qu’il n’y a plus de mystère.
Lorsque le disciple, rencontre une phrase énigmatique, de prime abord, il la médite et il arrive à percer le cœur. Car en fait dans l’enseignement, il n’y a pas de mystère, il n’y a tout simplement que des clefs qui révèlent les états de conscience. Et c’est pour cela que le disciple n’arrive pas à comprendre les textes sacrés, non pas parce que l’on parle de quelque chose qui est incompréhensible, mais parce que l’on parle de quelque chose que l’individu ne peut que sentir.
Lorsqu’un grand Saint parle de ce qu’est la vie, de ce qu’est le monde, de ce qu’est l’amour en réalité, cela ne vous sert à rien de l’écouter ou de lire son texte. Parce qu’il parle d’une réalité qui n’est pas la vôtre, il ne parle pas d’une définition que vous devez apprendre, et qu’en l’apprenant, vous connaîtrez la vérité qui est à l’intérieur. C’est pour cela que chaque fois que vous êtes face à des textes sacrés, il ne faut pas essayer de comprendre, il faut en quelque sorte alchimiser, pour déclencher en vous-même l’état de conscience équivalent que décrivent les mots, autant que cela se peut.
Pour revenir à la question posée, la plupart des disciples de bonne volonté, cela, je dois l’avouer, je dois le leur rendre, confondent trop la définition de la chose et le cœur de la chose, et c’est l’incompréhension qui se passe à l’heure actuelle.
Lorsqu’un disciple œuvre dans le sens de la question posée, c’est-à-dire en n’ayant pas toujours l’approbation du plan divin, ni de la connaissance divine, cela veut dire que lui-même est prisonnier de l’erreur qu’il commet, et qu’il essaye davantage de définir la chose, d’instruire à propos de la définition de la chose, plutôt que d’apporter ou d’éveiller au cœur de la chose. C’est la marque flagrante, la différence flagrante, qu’il y a entre tous ceux qui sont des techniciens de la spiritualité et ceux qui sont réellement des gens spirituels.
Ce qui ne veut pas dire que dès demain, il faut vous détourner de tous les techniciens de la spiritualité, qu’il faut les juger en disant que se sont les moindres, qu’ils sont les plus petits, qu’ils n’ont rien à dire, qu’il faut les éviter, qu’il faut leur faire mauvaise publicité, qu’il ne faut plus qu’ils travaillent. Il ne faut pas avoir des réactions extrêmes, jamais. Si cela ne vous convient pas, détournez-vous, cela conviendra à quelqu’un d’autre, et quand cela ne lui conviendra plus, à son tour il se détournera.
Comme je le dis souvent, il ne faut pas combattre une chose, il ne faut pas aller contre une chose, d’autant plus si elle est inutile. Il faut simplement pratiquer la chose utile, ou se consacrer à la chose utile, et ainsi, celle qui est inutile s’évanouit d’elle-même parce qu’elle n’a plus d’énergie pour la soutenir. Lorsqu’il n’y a plus d’énergie pour nourrir une chose, elle n’a plus de vitalité. Donc votre travail est d’investir l’énergie dans l’autre chose, celle qui est vraie, celle qui est vivante, celle qui est réelle, et ainsi ce qui est faux s’abaissera, s’affaissera tout seul, sans qu’il y ait eu aucun combat.
Il faut apprendre à jouer avec les forces de la manière que la sagesse a elle-même instituées.
En ayant créé le chaud et le froid, les Maîtres de la création, les Dieux de la création, si vous voulez, ou le Dieu suprême n’a pas créé deux forces pour qu’elles se confrontent et qu’elles se tapent dessus, non. Ces deux forces sont au contraire des nécessités pour que l’une révèle l’autre. C’est pour cela que le disciple ne doit jamais aller à l’encontre d’une chose qui est fausse, à l’encontre d’un obstacle. Il doit cultiver ce qui est vrai, ce qui est réel, ce qui est bon, et automatiquement l’énergie, même négative, ira vers lui pour l’enrichir, et c’est ainsi qu’en plus de sa propre énergie, le diable participera au travail.
Car en fait, aucune énergie n’est contradictoire l’une à l’autre, et le diable n’est pas contradictoire au Bon Dieu, au contraire, il faut absolument, et ceci en des termes très allégoriques, que le diable existe. Et lorsque je dis le diable, je ne cite pas un être qui essaierait en grattant les êtres humains de les pervertir. Je parle d’une énergie, d’un contre balancement en fait, qui n’est pas un feu contraire, mais qui est un feu complémentaire. Il est important de comprendre cela, le feu complémentaire de la flamme.
La flamme c’est en quelque sorte ce qui serait votre esprit, votre âme ou votre monade et le feu serait, en apparence contradictoire, l’énergie qui va permettre à la flamme de se constituer en tant que puissance. Autrement dit, le feu est la racine de l’arbre, le feu est la racine de la flamme.
Pour l’individu qui est encore dans la dualité, forcément ces deux zones-là de la vie vont apparaître dualistes, mais en fait, l’une ne peut pas vivre sans l’autre. La flamme ne peut pas vivre sans le feu et le feu n’a aucune raison d’être, s’il n’est pas en train d’alimenter la flamme qui est au dessus.
Donc ne vous inquiétez pas pour ce qui surgit, ici, maintenant, à l’approche du nouvel âge. Cette explosion de gourous, cette prolifération de guides de toutes sortes, de tout niveau, enseignant toutes sortes de techniques, répandant toutes sortes d’idées, et cela allant depuis les idées de l’Atlantide qui ressurgit, jusqu’à l’idée de l’attente du Christ qui doit venir demain, ou après demain, ou dans trois mois, car on n’en sait rien.
Il ne faut surtout pas vous faire de souci, et surtout ne pas croire que dans cette cacophonie les Maîtres en profitent pour essayer d’écrémer tous ceux qui ne seraient pas au point en quelque sorte, donc tous ceux qui n’auraient pas ce discernement. Ces gens-là ont droit à l’expression exactement comme vous, comme vous avez le droit à l’expression de confusion que sans doute vous ressentez au moment où vous êtes face à tout ce spectacle. Ce qui fait que cette confusion devient une torture, ou une douleur à l’intérieur des individus, c’est parce qu’ils sont en recherche. Étant en recherche et allant vers l’extérieur pour trouver, ils ne savent plus à quel saint se vouer, quel gourou croire, quelle technique exécuter.
Le problème n’est pas de savoir si le gourou untel a raison de dire telle chose, si celui qui fait le séminaire un tel a raison de pratiquer, de divulguer telle technique. Le problème n’est pas de savoir si ces gens-là ont raison, le problème c’est de savoir pourquoi, vous, vous avez besoin d’un autre pour savoir ce que vous devez faire. Pourquoi cherchez-vous toujours chez quelqu’un d’autre, ailleurs, hors de vous-même, le conseil que seul votre moi intérieur peut vous donner ? Le problème n’est pas l’autre, le problème c’est le fond de votre quête, et lorsque vous remettez cela en cause, vous vous apercevez qu’à l’extérieur il pourrait y avoir mille faux Jésus Christ, mille faux prophètes, mille charlatans, dans un grand éclat de rire, vous iriez tous les embrasser en leur disant : mais oui tu as raison, ça te passera.
Vous ne seriez pas avec la douleur au ventre, la douleur dans la tête, en train de vous arracher les cheveux pour savoir quel gourou croire, aller vers quel saint, criant après les Maîtres, après Jésus Christ, après le Bon Dieu : « Pourquoi est-ce que tu laisses une telle pagaille régner ? » Il n’y a pas de pagaille, il y a des êtres humains qui s’expriment, et au milieu, il y en a d’autres en appel qui cherchent de façon maladroite.
Donc qui corriger ?
Je ne peux pas aller corriger celui qui est soi-disant faux prophète, faux gourou, faux séminariste, faux ceci ou faux cela. Car je sais que le problème n’est pas lui, mais vous. Je ne vais pas lui dire : tais-toi, tu n’as plus le droit d’exercer, car tu dis des choses fausses. Je vais plutôt me tourner vers vous et vous dire : les Maîtres ont parlé et depuis déjà fort longtemps, des milliers d’années, ils vous ont dit ce que vous devez faire. Pourquoi aller vers des petites lanternes, alors que déjà la grande flamme a été allumée et continue d’illuminer le monde.
Tout le monde va chercher le conseil à l’extérieur. Celui qui n’aurait que sa bible, que ce livre entre les mains, admettons qu’il soit dépouillé d’ésotérisme, dépouillé de système oriental, dépouillé de connaissance orientale, de chakras, qu’il ne connaisse rien d’autre que la parole du Christ, prenons cet être-là, s’il suit exactement la parole du Christ, s’il absorbe et médite réellement sur chacun des mots, chacun des conseils, des préceptes exprimés, il peut aller plus loin ou aussi loin que celui qui court tous les samedis soir vers tous les séminaires avec sa valise à la main, et qui fait ça pendant des années.
Forcément un jour ou l’autre il va tomber sur un saint, ou un illuminé et il recevra quelque chose. Mais il aura perdu des années à courir n’importe où, n’importe comment, à épuiser son esprit, à risquer même de se perdre, de se fourvoyer, de croire à des choses illusoires, alors qu’il faut ici et maintenant commencer à appliquer ce que la parole des Maîtres a toujours dit, depuis le commencement du monde.
Seulement voilà, il existe le même problème de relation entre les hommes et les Maîtres, qu’il en existe à l’intérieur de la famille, entre le père et ses enfants. C’est-à-dire que les enfants vont plutôt croire les copains, les amis, les compagnons de jeux, plutôt que la parole du père. Parce que le père est quelque chose de trop lointain, de trop parfait, de trop différent : « Je ne peux pas te croire papa, toi tu as trente-cinq ans, moi j’en ai que douze, comment veux-tu que je croie ce que tu me dis, comment veux-tu que j’y pense à chaque fois, comment veux-tu que j’adhère, que je ressente, que je sois comme toi ? Je ne peux pas. »
C’est le même problème qu’a le profane ou le disciple naissant, vis-à-vis de la parole du Maître. « Toi tu es trop parfait, forcément tu es déjà arrivé, c’est ton état. Mais moi, je ne sais pas comment faire cette chose. Tu dis qu’il faut être amour, mais je ne sais pas ce qu’est l’amour en fait, et de l’être, je n’y arrive pas. » Alors parce qu’il ne peut pas être le père trop parfait, parce qu’il ne peut pas faire comme le père trop parfait, il va aller voir son cousin. « Tu sais, moi j’ai une technique. Pour être l’amour, il ne faut pas que tu mentes, il ne faut pas que tu triches, il faut que tu regardes bien droit dans les yeux et que tu tournes ta langue sept fois dans ta bouche, comme cela, tu es sûr que tu ne diras jamais de mal. »« Mon cousin est un bon guide, il m’a donné des trucs, et maintenant en exerçant selon ces trucs, je vais pouvoir découvrir ce que la parole du Maître me donnait à connaître. »
Nous comprenons que ces étapes sont une nécessité dans la compréhension, le développement des hommes. Croyez-moi, il n’y a aucune moquerie dans mon discours, plutôt de la peine. Parce que ce n’est pas la solution d’aller copier le truc, la technique, qu’a trouvé le cousin. Il faut faire ce qui est à faire, même si l’on ne sait pas ce que l’on est en train de faire, et il faut vous mettre bien cela dans la tête. Même si vous ne savez pas ce que vous êtes en train de faire, faites-le, parce qu’un jour à force de le faire, vous allez découvrir le sens de votre geste.
Lorsque l’on vous dit, qu’il faut être amour, ne vous demandez pas par quelle combine, par quel truc, par quel moyen, vous allez pouvoir vous obliger à être amour. Simplement, demain, lorsque vous vous levez, soyez amour. Alors vous allez me dire que cela ne répond pas à l’énigme, cela ne donne pas de solution. Puisque je ne sais pas aujourd’hui ce qu’est d’être amour, demain matin, en me levant, je ne vais pas plus savoir comment être l’amour.
Là, je mets votre esprit en défaut, parce que l’on ne peut pas essayer de développer des qualités, en comprenant ces qualités. Un jour il faut s’engager à être la qualité, et là, est tout le problème de l’esprit occidental. Il cherche à comprendre la définition de la qualité, le comment du pourquoi, comment y arriver, par quelle étape etc., alors que ce ne sont pas ces instruments-là qui permettent l’expérience.
Un beau jour vous vous engagez, et il faut redécouvrir la puissance de l’engagement. Dans l’engagement il y a une véritable initiation possible, et je ne dis pas des mots au hasard, je dis des mots puissants, dans l’engagement il y a une initiation à découvrir. Et l’occidental ne sait pas s’engager parce qu’il veut des définitions, il faut qu’on lui explique, qu’on lui dissèque la chose et un jour en découvrant presque par hasard la chose il s’y engage, alors que le processus est inverse.
Qu’est-ce que la puissance de l’engagement ?
Lorsqu’un être décide que dès demain il sera l’amour, il se dit à lui-même et fortement à son esprit, que dès demain, il ne se permettra plus aucune bassesse. C’est-à-dire que dès demain, s’il croise quelqu’un qui lui veut du mal, il ne le jugera pas et il ne lui renverra pas du mal. Si demain il croise quelqu’un qui essaie de le frapper, parce que ses nerfs sont à fleur de peau, il essayera plutôt de le soulager que lui renvoyer des coups. Chaque fois il essayera donc d’être au-dessus de l’homme qui est pris dans son problème, pris dans sa crise, pris dans sa douleur, pris dans son ignorance.
Celui qui veut être Dieu, sans faire l’effort d’être au-dessus de l’expression traditionnelle de l’homme, son expression profane, pourra employer tous les trucs, toutes les combines, toutes les techniques possibles, il n’y arrivera pas. Parce qu’un jour il faut s’engager, il faut se dire demain, je suis divin, même si je sais que je ne le suis pas, parce que ce n’est pas en une nuit qu’on change, demain je suis divin, parce que je ne me permettrais plus d’être profane. Demain je trace ma ligne et je reste sur ma ligne, et en marchant sur cette ligne, je vais être la ligne, en imitant Dieu, je vais redevenir Dieu.
Là, est tout le problème des hommes, ils ne comprennent pas la puissance de l’engagement. Mais pour s’engager, il faut avoir découvert une autre force, qui n’est pas facile, c’est certain. C’est pour cela que ne s’engage que celui qui, déjà, a quand même suffisamment épuré son être, parce qu’il faut aussi savoir énormément renoncer. Le renoncement est une énergie que l’on pourrait comparer à une énergie négative, puisqu’il faut dire non, et l’engagement est l’énergie qui sort de cette énergie négative et qui est alors positive, parce qu’elle dit oui à Dieu et à toute la divinité.
Encore une fois, comme je vous ai dit tout à l’heure, on retrouve la complémentarité des énergies . Il faut pouvoir dire non une fois, non à la matière, non à la trivialité, non à la bassesse, pour pouvoir trouver l’énergie de dire oui, à tout le positif, à tout le divin, à la lumière, on ne saura pas dire ce oui tant que ce non n’aura pas été prononcé.
Alors celui qui va faire du yoga pour ceci, de la méditation pour cela, et qui rentre chez lui, et continue à être agressif envers sa femme, à frapper ses enfants, à ne pas comprendre ses collègues de travail, à manifester les défauts les plus bas qui sont en l’homme, celui-là pourra méditer pendant mille ans, il n’y arrivera pas. Il pourra faire des postures de hatha yoga pendant mille ans il n’y arrivera pas non plus. Par contre, s’il ne fait aucune de ces choses-là, mais simplement le matin lorsqu’il se lève, s’il décide d’être clair, net, aligné avec son âme, c’est comme s’il méditait pendant mille ans, c’est comme s’il faisait du yoga pendant mille ans, immédiatement, toutes les énergies se précipitent en lui, et l’alchimie à lieu.
Encore une fois, il ne faut pas pratiquer extérieurement la divinité ou la spiritualité, il faut pratiquer la spiritualité intérieurement. Actuellement, c’est parce qu’il y a un besoin, que cela suscite l’éclosion de tout ce que l’on vient de citer, de tous ces guides de ceci, ces guides de cela, le besoin qu’ont les hommes de trouver à l’extérieur une réponse et un état qui n’est qu’intérieur.
Quel conseil je donne donc ?
Est-ce que je vais donner le conseil d’abandonner tous les séminaires, toutes les techniques, de ne plus aller voir des gens qui sont, somme toute, très intéressants puisqu’ils ne disent pas de bêtises. Non, je ne vous dirais rien, je ne vous dirais pas ce que vous devez faire. Si je devais dire la vérité, je dirais tout simplement qu’eux-mêmes doivent s’asseoir sur le même fauteuil que vous et attendre eux aussi la divinité. Simplement lorsque vous allez pratiquer ces choses, ayez l’attitude juste. Tous les instruments peuvent devenir immensément puissants, si vous allez avec une attitude juste. Et l’attitude juste, c’est de ne rien attendre de l’extérieur, mais de savoir toujours intérioriser les notions et de savoir toujours vivre profondément dans votre intérieur.
N’attendez pas que la posture fasse quelque chose, vous libère de tel traumatisme, de tel complexe, de ceci, de cela, de tel poids karmique, ou de je ne sais quoi d’autre encore. Vous-même tout de suite libérez-vous, et c’est facile.
Des gens passent des années de travail, dépensent des sommes énormes d’argent en stages, séminaires, afin de se libérer d’un complexe ou d’un traumatisme. Un individu peut s’en libérer, même lorsque ce complexe ou ce traumatisme est enfouis profondément dans l’inconscient, si simplement un beau jour, il sort sa force et qu’il s’engage et dise non, je ne serai plus cette chose, je ne serai plus mon infériorité, je ne serai plus mon complexe, je ne serais plus ma timidité.
Mais au lieu, une bonne fois pour toutes, de prendre ses forces et de dire non, ou de dire oui, il attend que le docteur le soigne, il attend que la plante le soigne, il attend que les autres soient plus favorables, que les autres lui passent son complexe en créant le complexe inverse, « si je suis inférieur il faut que l’on me dise que je suis très grand, comme cela, je serais soigné, et enfin je pourrais découvrir un équilibre, » erreur.
On ne va pas d’un complexe d’infériorité à une psychologie équilibrée par des compliments que l’on entend. Cela ne répare jamais, cela ne fait que mettre une illusion sur l’autre. Parce que l’on vous dit que vous êtes très beau, ou très intelligent, vous ne pouvez pas croire que soudainement vous n’êtes plus ce que vous pensez de vous-même, c’est-à-dire très laid, très bête, ou alors, c’est que vous êtes encore plus bête que ce que vous pensez.
Si vous êtes capable de croire que vous êtes idiot, et le lendemain que vous êtes très intelligent, il y a quelque chose qui ne va pas du tout. On ne répare pas un complexe par un autre, qui serait celui de la supériorité. On n’enlève pas une illusion avec une autre illusion. Un beau jour il faut casser l’illusion, et c’est là aussi tout le défit lancé à la psychiatrie au passage de la nouvelle ère.
La psychiatrie est quelque chose de très utile, une science primordiale dans la compréhension de l’homme, même dans sa définition occulte pour l’avenir. Mais dans sa thérapie, la psychiatrie est pour nous et dans notre estime relativement nulle, car elle s’empare d’une illusion pour ôter une autre illusion. Ce qui fait que l’individu ne peut pas être soigné et qu’il a toutes les chances même d’empirer. Car dans les illusions, d’une illusion à une autre, la psyché humaine ne peut pas tenir, ne peut pas se faire une santé. Un jour elle s’écroule, et généralement s’écroule encore plus fort, même s’il faut pour cela des années, mais un jour tout s’écroule. Parce que l’homme a besoin de vérité, et tout le défi de la psychiatrie moderne, la psychiatrie qui viendra avec cette ère du verseau, sera de s’établir dans le règne de la vérité, et de ne plus utiliser des illusions pour en masquer d’autres.
Donc de psychiatrique, la psychiatrie doit devenir en fait ce que l’on pourrait appeler la psychologie ésotérique. Il faudra pour cela admettre l’existence de l’âme, des forces de l’âme, ce que nous nous appelons donc le réel.
Pourquoi la psychiatrie ne peut-elle plus ou ne pas soigner à l’heure actuelle ?
Parce qu’elle utilise d’autres illusions pour masquer les illusions, et parce qu’elle n’a pas d’autres instruments, parce que n’étant pas ésotérique, elle ignore les forces de l’âme. Or un individu peut soigner toutes les maladies qui sont en lui, en utilisant les forces de l’âme. Mais pour connaître les forces de l’âme, il faut croire à l’existence de l’âme, et il faut définir ce qu’est l’âme, et la nature de l’âme. Donc il faut complètement sortir du domaine religieux pour enfin une bonne fois pour toutes devenir ésotériste.
Dans le futur, les écoles initiatiques apporteront une grande possibilité d’avancement à toutes les sciences, les scientifiques verront bien qu’ils tournent en rond avec leurs définitions, et ils en viendront à conclure l’existence en fait des énergies pures. Aujourd’hui on admet l’existence des énergies grossières qui viennent du plan physique, l’électricité, la force d’attraction, mais on en viendra à conclure sur l’existence des énergies pures, venant de l’esprit.
À partir de ce moment-là, la définition de l’âme va être une bonne fois pour toutes donnée à l’homme.
Qu’est ce que l’âme alors ? Si ce n’est pas l’âme dont parlent les religieux, si ce n’est pas l’âme dont parlent les mystiques, si ce n’est pas cette boule de lumière qui serait à moitié divine et à moitié humaine, qu’est ce que c’est ?
On peut définir l’âme en théorie, mais ce qui serait le mieux en fait, c’est de pouvoir sentir l’âme et l’âme des choses. Là, est le défi le plus fort lancé à l’Humanité, connaître l’âme des choses. En connaissant l’âme des choses, vous arriverez à connaître votre propre âme, l’essence de la vie. Il ne faudrait pas définir l’âme autrement que l’essence de la vie, parce que c’est une définition qui permet de passer aussi bien dans le domaine de la science que de rester dans le contexte ésotériste. Lorsque l’on parle d’essence, nous ne sommes pas obligés de faire des clichés de la divinité. En tant qu’essence nous pouvons imaginer ce qui est d’une expression supérieure.
Autrement dit qu’est ce que l’âme ?
C’est la forme supérieure de la vie. Quelle vie ?
Celle que vous connaissez à l’heure actuelle, celle de votre vie physique. Donc l’âme est l’expression, la forme de vie supérieure à l’expression physique. Elle est donc une expression en tant qu’esprit. Si l’on essaie de comprendre l’âme comme étant une forme d’expression, on quitte le terrain des mystiques, on quitte le terrain religieux, et l’on peut s’acheminer vers une définition scientifique, qui peu à peu, en devenant de plus en plus subtile, rejoindra les définitions ésotériques.
Tous les scientifiques sont d’accord à l’heure actuelle pour comprendre et admettre qu’il existe une essence à la vie. On peut l’appeler énergie, vibration, fréquence, ou âme solaire, mais il existe une essence à la vie. Ceci n’est pas donné par la recherche nucléaire, mais à force d’étudier les forces de l’univers par la physique, l’homme se rend bien compte qu’il existe un mouvement derrière la force, et donc que la force qui existe dans l’univers, par exemple la force d’attraction des planètes, n’existe pas par elle-même et d’elle-même, mais qu’il y a, sous-jacent, une autre force ou un mouvement primordial et c’est ce mouvement primordial qui est maintenant le but de la recherche scientifique.
C’est ce qui donnera en même temps l’accès à la compréhension de la notion espace-temps, qui est si difficile à comprendre pour les humains, alors qu’en fait, la notion n’existe pas. Ce qui ne veut pas dire que le temps n’existe pas, que la distance n’existe pas, c’est l’approche mentale de la notion qui n’existe pas. Le temps existe, parce que les cycles existent, le soleil n’est pas né n’importe quand, il y a eu un moment pour sa naissance. L’homme n’est pas né n’importe quand, il y a eu un moment pour sa naissance. Donc le temps, une forme de temps, ce que nous nous préférons appeler les cycles existent.
Les Hindous avaient d’ailleurs une meilleure appréciation de la chose, lorsqu’ils parlaient des respirs de la divinité. Et ainsi lorsque la divinité expire ou inspire, des cycles de création et de manifestation ont lieu, donc des cycles de mouvement. Car le temps ou le cycle n’est rien d’autre en fait, qu’un mouvement de la manifestation qui est sorti, qui se déroule et qui revient. Et ce cycle-là, donc ce mouvement, c’est ce que vous vous appelez le temps, mais ce n’est pas du temps, c’est un mouvement dans l’espace.
Lorsque vous voulez approcher la spiritualité, il ne faut même pas chercher Dieu, c’est une erreur je vous le dis.
Je ne vous dirais pas que Dieu se moque que vous le cherchiez, mais vous savez c’est un peu cela en fait. Et je ne dis pas cela parce que Dieu est au-delà de tous les hommes, et qu’il est heureux dans son nirvana, et que plus rien ne compte. Dieu que vous aimez, ou que vous imaginez comme étant Dieu, ce Dieu-là a connu des millions et des millions d’humanités à travers lesquelles il s’est incarné, et qu’il sourit lorsque l’homme le cherche, parce que l’homme ne sait pas qu’il est une partie de la divinité.
Lorsqu’un individu veut aller sur le chemin initiatique, et qu’il y va en se séparant déjà de la divinité, en pensant qu’il est simplement un disciple, qu’il est simplement monsieur X, ou madame Z, en train d’essayer d’obtenir l’initiation Y, il met des obstacles sur son chemin, et il n’a presque aucune chance d’obtenir l’initiation qu’il cherche.
Ce qu’il faut dès demain, pour que votre spiritualité s’accélère ou qu’elle naisse, il faut penser que vous n’êtes pas différent de l’objet que vous cherchez, c’est-à-dire Dieu ou la perfection ou la lumière. Et que puisque cet objet est déjà vous-même, il vous faudra donc vous efforcer simplement de ne plus être ce qui empêche cette lumière d’être.
Donc, si vous êtes déjà cette lumière, et que vous êtes jaloux, il ne va pas falloir courir les psychiatres, ou les radiesthésistes, ou je ne sais quel médecin de l’âme pour vous empêcher d’être jaloux. Il faut que dès demain vous ne soyez plus jaloux, et ceci non pas parce que vous ne devez plus être jaloux, mais simplement pour pouvoir être votre propre lumière. La démarche est complètement différente, et vous empêche d’être en conflit avec vous-même.
Combattre un défaut n’est pas facile et c’est même quelque chose d’inutile. Je ne favorise jamais le combat contre les défauts, parce que les défauts ne sont pas importants. Alors pourquoi leur donnez-vous de l’importance en les combattant ? Il ne faut pas. Être jaloux est quelque chose de complètement illusoire, cela n’a aucune importance, aucune réalité, alors pourquoi donner de l’importance à cette illusion, en la combattant.
N’oubliez pas, comme dit un certain dicton, que l’indifférence est souvent la meilleure des réponses. Cultivez cette force, l’indifférence, qui est en même temps la puissance du renoncement. N’allez pas contre votre défaut, ne vous obligez pas à ne plus être jaloux. Simplement dès demain, lorsque vous sentez la jalousie naître en vous, ou n’importe quel autre obstacle à votre lumière, ne croyez plus en sa puissance. Si vous croyez en la puissance de la chose, vous allez lui en donner et vous n’en sortirez pas. Si vous ne croyez pas que la chose existe, vous vous en libérerez.
De quelle manière est-ce que l’on peut ne plus croire à l’existence d’une jalousie que l’on éprouve ? Car c’est difficile, il ne faut pas se leurrer non plus.
Il ne faut pas se tordre de jalousie et se dire : « Mais non je rêve, je ne le suis pas, c’est un cauchemar, en fait je ne sens rien ». Il est certain qu’il ne faut pas se jouer de comédie.Mais de quelle façon authentique dépasser cette jalousie ?
Lorsque vous sentez la montée de cette vibration, vous vous asseyez, vous ne faites plus rien, que vous soyez au volant de votre voiture, en train de faire la cuisine, que vous soyez à votre travail, ou à n’importe quoi d’autre, arrêtez tout et allez profondément dans cette vibration, laissez-vous presque emporter, entraîner par cette vibration en entrant profondément en elle, et vous allez découvrir sa véritable nature.
Vous allez voir que ce n’est qu’un diable complètement étranger à vous, extérieur à vous, qui n’a rien à voir avec votre nature et qui s’amuse à vous piquer, à vous chauffer et qui se nourrit, qui vous vampirise et qui vit à vos frais.
Lorsque vous aurez compris que c’est une énergie parasite, qui n’a rien à voir avec votre nature véritable, automatiquement vous allez dire : « Mais qu’est ce que je suis en train de faire, à quoi est ce que je perdais mon temps, mes énergies, ma santé et ma vie. Je perdais mon temps à être jaloux. Je perdais l’énergie de mon cœur, de mon âme à nourrir cette jalousie. Je devenais presque fou ou folle, en croyant à cette illusion ». À ce moment-là vous allez lâcher.
Si en vous, par un fait réel, votre jalousie a été inspirée comme cela se passe souvent à l’intérieur des couples, la tromperie, ou je sais quoi d’autre, à partir de ce moment-là vous allez régler votre vie de couple ou votre relation avec l’autre. Si toute cette jalousie vous a été suscitée parce que votre compagne ou parce que votre compagnon se trouvait toujours en plus agréable compagnie ailleurs, votre vie de couple va se régler.
C’est-à-dire que du jour au lendemain vous n’allez plus supporter, non pas, que votre mari ou que votre femme vous trompe, mais vous n’allez plus supporter d’être avec quelqu’un dont les préoccupations sont bien en deçà des vôtres. Et ceci pas avec mépris, « Regarde où tu en es encore, tu ne penses qu’aux femmes, moi j’ai dépassé cette chose, j’ai même vaincu ma jalousie, j’ai compris que finalement tu es trop bête et trop bas pour t’intéresser à autre chose qu’aux femmes. » Il ne faut pas faire cette erreur, car alors, vous, vous allez vous enfoncer encore plus, car c’est une illusion que vous venez de soulever, ce n’est pas du tout la réalité. Lorsque vous allez comprendre cette différence entre votre conjoint et vous-même, cela ne devra pas être suscité par le mépris de l’autre. Au contraire, avec grande compassion, vous allez essayer de l’enseigner pour qu’il dépasse cet état de conscience dans lequel il est, ou elle est, et ce sera la marque véritable du dépassement de votre jalousie, qu’elle ait été justement suscitée ou pas, cela n’a pas d’importance à ce moment-là. Vous aurez véritablement dépassé cette zone où la nature humaine éprouve des énergies grossières.
Il est certain qu’il est douloureux pour les couples de se voir être trompés, ou de ne pas se sentir tout à fait aimés et de connaître cette relation et cette vibration qu’est la jalousie. C’est sérieux, cela peut-être souvent dramatique, parfois mortel. Mais en même temps, c’est tellement illusoire, c’est tellement faux, c’est tellement irréel. Quel mal y a-t-il à ce que l’autre se trompe en allant vous tromper ? Car il ne vous trompe pas, c’est lui qui se trompe. Il se trompe de monde, il se trompe de vie, il se trompe de réalité. Je ne dis pas faites une croix dessus, pardonnez-lui avec un grand sanglot. Non. Il faut que vous ayez la compréhension juste, sinon votre pardon ne sert à rien, parce qu’il n’est pas nourri par la réalité, par la compréhension véritable..
Comprenez que l’autre vit dans un monde illusoire, qu’il se trompe de monde, qu’il se trompe de vie, qu’il se trompe de réalité, et que le plus perdu, ce n’est pas vous avec votre souffrance, c’est lui avec sa bêtise, ou c’est elle avec son erreur. Alors s’il vous reste un peu d’amour, un peu de compassion, un peu d’humanisme en vous, si tout n’a pas été épuisé par son comportement, essayez de le faire décoller de cet état de conscience, sinon, partez tout simplement, faites votre chemin.
Il est dit que la vie post mortem se passe dans un premier stade sur le plan astral, et ensuite sur le plan mental. Nous voudrions savoir si toutes les personnes sans exception sont conscientes sur le plan mental après la mort. Cela exige-t-il une vie consciente sur le plan mental inférieur ou supérieur durant l’incarnation qui a précédé la mort ?
Nous changeons donc de sujet tout en restant en fait dans le même puisqu’il s’agit toujours de la conscience. Pour répondre à la question, je dirais que vous mourez de la manière dont vous avez vécu. C’est-à-dire que si vous avez vécu sans conscience, vous serez un mort sans conscience. Si vous avez été un disciple actif, si vous avez été quelqu’un qui essayait de développer l’éveil de sa conscience, lorsque vous allez quitter la matière, automatiquement vous allez être quelqu’un avec cet acquis et vous allez pouvoir travailler avec les zones de conscience obtenues grâce aux expériences dans la matière.
On ne peut pas dire ce qu’est la mort, parce qu’en fait, lorsque l’on se place dans la vision des guides, dans la vision de la vérité, il n’y a pas de différence entre l’état qu’octroie la vie physique, et l’état qu’octroie ce que l’on peut appeler la mort. La seule différence, c’est qu’un jour vous avez un vêtement, et le lendemain vous n’en avez plus, mais la conscience reste exactement la même, exactement en symbiose avec ce qu’elle a été par son expérience dans la matière.
Donc il n’y a pas en fait un état de conscience d’avant la vie, un état de conscience pendant la vie et un état de conscience après la vie, donc à la mort. Toute la conscience est exactement la même du début à la fin, non seulement de son passage dans la matière et son départ, mais en plus, depuis son moment d’extériorisation, sa première incarnation jusqu’à sa dernière.
Quelle est la seule différence ?
C’est que la note d’auto-conscience n’a pas forcément retrouvé toutes ses sonorités. Ainsi, lorsque l’esprit qui est unité, comme je le disais tout à l’heure, qui a tout sans le savoir, lorsqu’il passe dans la matière et à travers toutes les incarnations, il ne fait que redécouvrir l’acquis qu’il possède. C’est pour cela qu’on ne peut pas dire que l’homme meurt, ou que l’homme connaît une conscience différente pendant sa vie ou pendant sa mort, c’est exactement la même conscience, la conscience acquise avec le niveau initiatique.
Maintenant ce qui serait intéressant de savoir, c’est que faire pour ceux qui sont passés et que l’on savait ne pas avoir un grand état de conscience, soit pour ceux qui sont en train de passer et qui ont un état de conscience ?
Comment éviter de rester trop longtemps dans cet entre-deux mondes que l’on appelle le passage dans l’astral ?
Tout le monde le connaît de toute manière, il demande trois jours à tous les disciples, à tous les initiés, et au-delà de ces trois jours, on peut, soit revenir dans la matière comme l’a démontré Jésus adombré par le Christ, soit partir vers le divin comme l’on fait d’autres initiés après leur mort.
Ce qu’il faut donc savoir, c’est comment accélérer cet état, pour pouvoir continuer à agir, soit sur un plan physique et rester près des hommes, même si l’on n’a plus d’enveloppe charnelle, ou comment devenir très actif au sein de la hiérarchie, ou d’une des hiérarchies qui existent dans le monde, car en fait il y en a plusieurs.
On parle toujours de celle qui a été révélée en occident par le Maître Koutoumi, car c’est lui qui a pris la charge et la responsabilité de cette révélation, de cette extériorisation, mais il existe douze hiérarchies, et Koutoumi ne représente qu’un des chefs. Ces douze hiérarchies sont toutes maîtrisées, chapotées, dirigées en quelque sorte, par la hiérarchie solaire, qui n’est pas constituée par des entités, mais tout simplement par l’être solaire.
À lui seul, il a diverses facettes, plusieurs aspects, il constitue toute une hiérarchie. C’est pour cela que dans certains textes sacrés hindous, on parle d’un Dieu ayant une multitude de visages, une multitude de mains, une multitude d’yeux. Il voit, il entend dans toutes les directions, il bouge dans tous les sens. Il est fait allusion à cette entité solaire, qui est l’athma véritable, l’athma de tous les êtres. L’athma que vous devez arriver à être vous aussi un jour ou l’autre, c’est-à-dire et autrement dit, un ange solaire.
Que doit faire le disciple lors du passage de la mort pour qu’il puisse devenir utile très vite sans attendre ?
Car dans l’attente, quelques fois, il y a des pertes d’énergie. Attendre trois jours ce n’est pas long, trois jours ne sont rien dans le temps qui se passe là-haut, au-delà du plan physique, mais ces trois jours sont très importants, parce qu’à l’occasion de cette attente des pertes d’énergies ont lieu, des pertes énormes. Ce qui fait que le disciple, pour être utilisé, doit remonter dans son sein initiatique, là où il trouve la correspondance vibratoire, ses frères, son guide spirituel, et il doit être renforcé, renouvelé en quelque sorte, donc il renaît sur ce plan-là.
De la même manière qu’il a dû naître sur un plan physique, il est obligé de renaître sur son plan spirituel. Et pour éviter le passage de cette renaissance, qui demande encore adaptation, éducation, renforcement etc., il faut pouvoir passer en pleine conscience. C’est pour cela que cette mort ne peut-être vécue et opérée que par des disciples ayant longuement médité, ayant longuement pratiqué la science de la concentration.
Pour mourir avec l’acquis total de ses énergies, il faut mourir en méditant. C’est-à-dire qu’au moment où vous sentez que vous allez mourir, et tout le monde sait exactement lorsque son heure a sonné, tous ceux qui meurent en tout cas avec la capacité mentale, tous ceux qui meurent hors accident, et même je dirais qu’à cette occasion-là on peut encore le faire, pour celui qui est véritablement entraîné à la concentration, il lui suffit de trois secondes pour s’aligner avec son âme et partir en pleine conscience.
La concentration est quelque chose qui est aussi rapide que l’éclair, il n’y a pas besoin de commencer par allumer la bougie, se desserrer la ceinture, se ranger les cheveux, se laver les mains, s’asseoir, compter jusqu’à dix et puis attendre que la tête tombe. La concentration est quelque chose qui peut s’opérer immédiatement et qui doit s’opérer instantanément, sinon ce n’est pas de la concentration, c’est de la divagation.
L’homme éparpille ses énergies, et en éparpillant ses énergies, un épuisement arrive, le mental cesse, une partie en tout cas de la pensée peut cesser, par manque d’énergie. Il semble que l’individu médite, il lui semble être dans un état très favorable en tout cas. Mais ce n’est pas un état de conscience, un état de méditation, ni un état de concentration, c’est tout simplement un état de dispersion dans lequel ses énergies sont tombées, et il n’y en a plus pour alimenter le mental, ou les émotions.
Ceci est un état proche de la transe. La transe n’a jamais amené à un état de conscience ou à une méditation. La transe amène à la transe, ouvre les portes sur l’astral, et l’astral ouvre les portes sur les entités néfastes. Alors, toutes les personnes qui pratiquent la méditation en se laissant aller, en se laissant chuter, en se laissant petit à petit endormir, et qui s’approchent de la transe, s’approchent du danger. Du danger d’ouvrir leur corps astral aux entités astrales et de se faire parasiter, de se faire vampiriser.
La concentration est quelque chose de dynamique, ce n’est pas du tout quelque chose où l’on fond comme un sucre d’orge au soleil. Non, la méditation est une volonté. Le feu qui est déclenché pendant la méditation est le feu de la kundalini, il ne faut pas l’oublier, et la kundalini est le rayon un de l’univers, c’est le pouvoir.
Donc la méditation, est un acte de pouvoir, ce n’est pas : « venez à moi les pâquerettes ». Non, il faut absolument s’aligner, se concentrer, vouloir méditer, et à ce moment-là, être la volonté. Celui qui ne connaît pas la volonté, ou ne serait-ce qu’un petit soupçon, ne peut pas méditer. Et je ne parle pas de la volonté que l’on pourrait associer à l’entêtement, à ce vouloir qui est typique en l’homme, et qui dit : « je veux telle chose et je l’aurais et tant que je ne l’aurais pas je m’accrocherais. »
La volonté ce n’est pas cela. La volonté c’est la puissance, c’est la capacité, comme cela est démontré dans la vie de l’univers, de connaître une loi et de tenir cette loi. Parce que le rayon un, c’est la loi.
Alors, de quelle manière connecter la volonté avec la méditation ?
Lorsque vous vous asseyez, vous devez être absolument rigide avec vous-même, même si les premiers temps, cela doit vous faire des douleurs physiques tellement vous voulez vous construire dans la rigidité et la volonté. Peu importe, cela ne durera pas, parce qu’avec le temps, vous comprendrez ce qu’est l’expression réelle de la volonté. « Je veux méditer, je m’assois, je fais ma méditation et je suis ma méditation ».
Acte un, c’est le père qui crée l’univers, qui dit à la lumière soit et la lumière est. Lorsque vous méditez, c’est pareil, vous faites le même acte, vous êtes le père qui dit : que la lumière soit, et la lumière doit être.
Acte deux, lorsque vous avez établi votre loi, vous devez animer cette loi et aimer cette loi. Vous devenez et vous devez sentir l’amour, tout l’aspect christique de l’univers, toute cette volonté s’alchimiser sans disparaître, s’alchimiser et se transformer en grand feu, en grande explosion d’amour, en naissance, en vie, en vitalité. Vous êtes la nourriture de votre méditation. C’est-à-dire que vous devez laisser passer l’énergie, que vous devez accepter l’énergie et vous ouvrir à toutes les énergies qui vont passer.
Dans un premier temps vous avez dit : « je médite, je suis la loi, je suis la volonté ». C’est vous qui accomplissez, et dans un second temps, vous devez laisser tomber tout ce vouloir, pour être absolument ouvert et accepter toutes les énergies qui viendront.
Dans un troisième acte, vous devez fabriquer.
C’est là que l’on retrouve le Saint-Esprit ou le troisième rayon. Vous devez fabriquer. C’est-à-dire qu’avec la loi et avec la substance, vous allez fabriquer le nouvel homme. Vous laissez l’alchimie opérer en vous. Lorsque vous cessez de méditer, vous êtes encore dans l’action du rayon trois, ou du Saint-Esprit, de la fabrication en quelque sorte, vous continuez à l’intérieur de votre vie quotidienne, vous continuez l’alchimie. Et lorsque vous êtes suscités à droite, vous répondez correctement. Lorsque vous êtes suscités à gauche, vous accomplissez correctement. Lorsque vous recevez une épreuve, vous essayez de votre mieux de la contenir, de la comprendre et de la dépasser.
Donc chaque fois qu’il vous semblera que quelqu’un autour de vous est proche de mourir, ce que vous avez de mieux à faire sur lui, si la personne n’est pas capable d’admettre le spirituel, d’admettre la concentration et la méditation, ce que vous devez faire c’est méditer pour lui, au moment précis, pour lui envoyer des énergies. Opérez en fait ce que les prêtres autrefois pratiquaient.
Lorsque quelqu’un était mourant, on appelait le prêtre. Le prêtre passait, recueillait la confession, donnait l’absolution, c’est l’acte vibratoire par excellence. Ainsi, il ne nettoyait pas l’individu des péchés qu’il avait commis, il ne lui donnait pas l’absolution pour pouvoir aller au paradis, mais il donnait un apport vibratoire qui permettait à l’individu de se décoller du plan profane, c’est-à-dire de ne pas rester dans l’astral au moment de la mort.
L’astral, où justement beaucoup trop de profanes errent après leur passage, et où il leur faut parfois des années de temps terrestre pour écumer leur attache et pour pouvoir partir.
Donc lorsque vous connaissez quelqu’un de profane qui doit mourir, premier réflexe, méditez pour lui, priez pour lui et envoyez directement par visualisation l’énergie sur lui, pour remplacer le prêtre que votre société n’accepte plus aujourd’hui.
Si vous-même, vous êtes à l’instant de mourir, que ce soit au volant de votre voiture, que ce soit dans n’importe quelle circonstance ou tout simplement dans votre lit, que vous sentez très bien que c’est le moment, concentrez-vous immédiatement, même si ce n’est que trois secondes je vous le dis, cela fonctionne aussi. Concentrez-vous, alignez-vous avec votre âme et dites-vous « je suis cela, je suis l’esprit, je suis l’âme », et vous allez voir, qu’au moment du passage, il va vous sembler non pas mourir, mais simplement vous défaire de l’enveloppe qu’est le corps.
Et automatiquement, dans la zone de conscience supérieure que vous allez découvrir, votre guide sera là et vous donnera immédiatement du travail à accomplir.
Quel travail ?
Par exemple, participer à la nouvelle ère, à la construction de nouvelles méthodes de guérison, à la construction de nouveaux édifices, pour inspirer les architectes, inspirer ceci, inspirer cela, ou travailler à des transformations énergétiques, le travail ne manque pas.
Mais la mort n’est même pas un passage, même si l’on ne croit pas à la mort et que l’on se dit que c’est tout simplement le passage de la matière à l’esprit, même cela est faux, ce n’est pas un passage. Il y a tout simplement un moment où il existe un vêtement et un moment où il n’existe plus. Le passage n’existe pas là, parce que ce passage, ce que l’on pourrait appeler passage, il existe à toute heure. Si l’on croit qu’il existe pendant la mort, il faut croire qu’il existe aussi pendant la vie, et imaginer le processus en sens inverse et avoir peur autant de naître, que de mourir, et avoir la douleur autant de naître que de mourir.
Pensez à cela. Si vous croyez à un passage, je ne veux pas vous retirer l’image, pensez aussi que vous êtes venus par ce même passage, mais je vous dis qu’il n’existe pas de passage. C’est l’esprit qui s’amuse, qui prend un gant et qui le laisse, qui en prend un autre et qui le laisse tomber. La peur est tout simplement un phénomène psychologique, et la peur sera traitée plus tard comme un problème psychiatrique d’ailleurs.
On verra plus tard que beaucoup de comportements que l’on dit aujourd’hui être psychoaffectifs, ne sont que des données psychiatriques profondes et graves qu’il faudra soigner. On remettra en cause la notion de la raison et de la folie. On lèvera un peu plus haut la barrière de la raison, et l’on dira que finalement sur cette terre, dans le passé, il n’y avait pas tant de gens raisonnables que cela.
Mais je ne veux pas entamer le discours maintenant sur ce qu’est la raison, sur ce qu’est la folie, cela nous mènerait sans doute trop loin. Et je ne veux pas aborder ce sujet ce soir, simplement restons dans tout ce qui est la conscience actuelle.
Depuis quelques années l’ésotérisme fait recette, un nombre sans cesse accru de personnes est à la recherche d’un enseignement dit ésotérique. Beaucoup de personnes pensent en toute bonne foi, qu’en accumulant un savoir dans ce domaine, elles ont nécessairement évolué spirituellement. N’y aurait-il pas une nécessité supplémentaire et interactive pour une authentique évolution de la conscience.
Naturellement j’ai répondu en grande partie au sujet de cet énoncé. Mais je voudrais, à l’occasion de la question, donner quelques précisions à propos de ceux qui, comme cela est dit dans le texte engrangent, engrangent, engrangent la connaissance, qu’elle vienne de Dieu, des Maîtres, ou de la voie initiatique, il n’y a pas de mal ou pas de contradictions à ce que l’homme apprenne et soit un connaissant.
L’erreur qu’il ne faut pas commettre, c’est de prendre l’instrument pour le but. L’instrument, qui est la connaissance, n’est pas le but de la vie de l’homme ou de l’évolution de l’homme, c’est un instrument c’est tout, et un instrument doit être utilisé comme tel. Tous les instruments sont utilisés sur le plan mental, et justement visent à développer le plan mental. Lorsque l’on parle de connaissance et que l’on se moque de ceux qui ont trop de connaissance, on ferait mieux souvent de se regarder soi-même et de conclure que si on avait au moins cette connaissance, on aurait sans doute pas fait la bêtise d’hier à midi ou d’avant-hier soir.
Car il est à la mode à l’heure actuelle de se moquer de celui qui est une véritable bibliothèque vivante et ambulante, et de penser qu’il est trop mental, qu’il n’a que des livres dans la tête et qu’il n’a pas d’état de conscience, il n’a même pas d’amour dans le cœur, il n’a pas de flamme, ce n’est pas un être spirituel, il se trompe, il s’égare sur le chemin.
Tous les instruments sont des étapes nécessaires à celle qui est après. C’est-à-dire que l’on ne va pas pouvoir parler d’un état qui se trouve après le plan mental, sans être d’abord passé par le plan mental. On ne va pas pouvoir non plus aider les hommes à se sortir du plan astral, sans les impliquer dans une étude, ou une approche du plan mental. Ce qui ne veut pas dire que l’homme doit devenir mental et que tous les hommes doivent avoir des cerveaux aussi immenses que des bibliothèques, et connaître toutes les définitions de l’ésotérisme pour être considéré comme un initié. Absolument pas.
En fait, il n’y a pas deux voies, elles sont multiples. Il existe autant de voies qu’il existe d’hommes, mais il y a deux grandes tendances. Il y a ceux qui se canalisent dans la tête, il y a ceux qui se canalisent dans le cœur.
Ceux qui se canalisent dans la tête, ne sont pas forcément des gens qui vont être incapables d’intuition, d’amour ou de spiritualité en substance. Ce sont des gens qui ont plutôt des affinités avec ce que l’on pourrait appeler le mental divin, la loi divine.
Ceux qui se canalisent dans une expression par le cœur sont ceux qui ont une affinité avec l’amour divin, avec la substance divine.
L’être parfait est l’union des deux, car un jour ou l’autre, celui qui se canalise dans le mental devra rejoindre les régions du cœur, et celui qui se canalise dans le cœur devra rejoindre les régions de la tête, pour devenir un être total.
Mais avant qu’il y ait cette grande unité, avant que les deux pôles soient réunis, il faut avoir la patience et la tolérance que les autres puissent être sur un plan mental, que d’autres puissent être sur un plan d’expression complètement cardiaque. Je ne dirais pas qu’il faut s’accepter et ne pas voir chez les uns les autres les défauts criards, il faut au contraire s’entraider. À celui qui a trop de mental, il faut lui rappeler qu’existe la substance, qu’existe l’intuition, qu’existe l’amour, et à celui qui serait trop amour mais avec encore trop d’émotionnel, il faut lui rappeler qu’existe la tête, pour que cet amour soit juste, pour que cet amour ait du discernement, pour que cet amour soit divin et plus humain.
Mais on ne peut pas empêcher la grande séparation entre ces êtres et leur existence. Il faut simplement laisser aller les initiations, les incarnations, pour que chacun dans sa différence arrive à découvrir la même unité. Et même à l’intérieur de l’unité qu’est l’esprit, il existe toujours la différence. Même le jour où chacun se découvre comme étant du même esprit, de la même unité, de la même divinité, etc., il existe quand même encore une différence, c’est la différence des rayons. Ce qui veut dire encore une fois, qu’il ne faut pas aller vers une vision du monde dualiste, une vision de l’homme dualiste, mais il faut comme je l’ai déjà dit si souvent, admettre les paradoxes, et arriver à jouer avec les paradoxes.
Si vous voulez comprendre Dieu et l’univers, il faut absolument vous habituer aux paradoxes.
Tout en étant multiple, la vie est une, et qu’à l’intérieur même de son unité, elle est toujours multiple. Forcément lorsque l’on essaie d’admettre les deux en même temps, cela paraît contradictoire, donc l’esprit refuse ou n’arrive pas à admettre et éprouve de la douleur. Il se dit : je verrais ça lorsque je serais plus ancien, pour l’instant je suis avec mon rayon, je suis avec ma technique, je suis avec ma vision et je travaille.
À un moment donné, il faut que le mental rentre en jeu. On ne peut pas faire de spiritualité sans le mental, c’est impossible. Au début, les premières initiations qui sont en fait les plus importantes, parce qu’il est toujours plus important de commencer que de s’acheminer par la force de l’élan acquis, ces premières initiations s’acquièrent par le phénomène de la compréhension, et cette compréhension déclenche des états de conscience.
Cela, vous pouvez l’expérimenter, vous avez sans doute dû déjà l’expérimenter dans votre vie. Quelque chose qui vous était incompréhensible devient d’un seul coup compréhensible. Automatiquement vous lâchez l’erreur, vous lâchez l’illusion que vous pratiquiez. Pourtant cela est passé par le mental. Étrange non ? On croyait le mental être une barrière. C’est vrai que le mental est une barrière si l’individu passe systématiquement et toujours par ce filtre, car c’est un filtre et c’est pour cela qu’en même temps on le dit impur.
C’est un filtre impur lorsque l’on veut aller du haut en bas, mais pas lorsque l’on va du bas en haut. Lorsque l’on va du bas en haut, c’est-à-dire lorsque la personnalité essaie de monter vers son esprit, vers son âme, ce filtre est absolument nécessaire, parce qu’il va permettre de filtrer, de nettoyer toutes les grossièretés qui viennent de la personnalité, qui viennent du mental inférieur, qui viennent des suppositions, des doutes, des complexes, des traumatismes, tout ce qui vient justement de la psychologie.
Mais lorsqu’on essaie un branchement inverse, lorsque donc la vie de la monade essaie de descendre dans la matière, à ce moment-là le mental va devenir une limite. L’âme descendant, s’approchant de la matière, de sa personnalité, rencontrant le filtre du mental, va nécessairement être diminuée, et ce qui restera dans la personnalité sera peut-être les trois quarts ou la moitié de l’expression de l’âme.
Encore une fois il faut que l’homme apprenne à jongler, à se servir de ces aspects, et non pas se dire je choisis cette chose-là et je l’exécute, comme l’on fait d’un grand coup de hache sur la bûche. Il faut être souple et savoir que l’homme est une magnifique et une subtile mécanique, je ne parle pas que du corps, je parle de tous ses corps.
Lorsque vous êtes en train de penser, il faut savoir que vous activez votre corps mental, mais que ce n’est pas vous, vous activez une partie de vous, un automatisme en vous, une mécanique en vous, exactement comme lorsque vous mettez en marche votre voiture.
Lorsque vous éprouvez des émotions, il ne faut pas croire que cela est vous, il faut comprendre que vous activez votre corps astral, que vous éprouvez par le corps astral, exactement comme lorsque vous appuyez sur l’accélérateur de votre voiture. Ne vous identifiez pas à vos enveloppes. S’identifier à l’enveloppe physique c’est le moindre leurre. Tout le monde voit le corps physique, et tout le monde sait qu’à l’intérieur du corps physique il y a ce petit moi, que ce soit le petit égo des psychologues, des psychiatres ou le grand moi des spirituels, il y a quand même le petit moi, on le sent parce qu’on se sent vivre.
C’est l’illusion la plus grossière et la moins dangereuse. Mais il y a d’autres illusions plus difficiles à déceler, car vous ne voyez pas votre corps astral, votre corps émotionnel, vous ne voyez pas votre corps mental, et tout ceci se confond étonnamment avec cet être que vous sentez comme étant à intérieur de votre corps physique.
Or, le corps mental, le corps émotionnel est aussi différent de vous, de votre essence, que peut l’être votre corps physique vis-à-vis de votre essence. Lorsque vous aurez compris cela, vous arriverez beaucoup mieux à utiliser les instruments que sont, le mental et l’émotionnel purifiés. Car quoi que l’on en dise, le corps astral est quelque chose de très utile, de très important, mais il faut savoir le purifier et le vivre dans ses aspects les plus purs, et à partir de ce moment-là, il devient un moyen immense de purification sur les autres.
C’est justement cette partie-là d’eux-mêmes que doivent développer de plus en plus les futurs guérisseurs. C’est en fait par le corps astral qu’ils vont énormément guérir, par leur propre corps astral. Mais quel corps astral ?
Pas le vôtre, pas celui qui est en cahot, sous l’emprise de la jalousie, pas celui qui est justement tout ficelé parce qu’il n’en peut plus d’éprouver des colères et des crises et des ceci et des cela. Mais par le corps astral de celui qui est complètement dans l’expression supérieure de cette zone de l’individu. C’est pour cela que les guérisseurs du nouvel âge l’utiliseront énormément.
Par le corps astral on peut faire passer les énergies directement du cosmos dans la matière, ce n’est pas par un autre corps, cela n’existe pas. La seule écluse qui existe entre la matière et le cosmos c’est l’astral. C’est pour cela que c’est dans l’astral que se préconçoit la matière, l’Humanité, les races, les civilisations. C’est pour cela que tout magicien un peu malin sait très bien que s’il veut produire de la magie, il doit d’abord construire dans l’astral la matière qu’il veut voir s’exprimer sur un plan physique. Parce qu’une fois que cela se trouve dans l’astral, il ne faut pas tellement de temps pour que cela s’exprime sur un plan physique.
Donc, les guérisseurs du futur, et cela n’est pas si loin en fait, car vous pouvez être demain un guérisseur de ce type-là si vous purifiez votre corps astral, les guérisseurs de cette sorte-là vont être des canaux, des intermédiaires entre l’énergie cosmique qui viendra plus précisément du prana solaire et de la cellule physique.
Car l’individu qui est malade, qui a des problèmes avec sa cellule physique, ne peut pas directement recevoir le prana solaire, même si le prana est absorbé par la rate, par d’autres chakras, par la respiration etc. C’est un autre aspect du prana qui est assimilé à ce moment-là. C’est ce que l’on appelle les globules de vitalité, et cela n’a rien à voir avec le véritable prana solaire.
Le véritable prana solaire est l’énergie qui est comparable à ce que les ondes de forme essayent d’attraper, comme les pyramides par exemple. Et là, il y a une grande confusion, parce que l’on dit que les ondes de forme attirent une énergie du plan éthérique.Alors que vient faire le prana solaire au milieu ?
Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’énergie éthérique, ou les globules activés sur le plan éthérique et le prana solaire sont une seule et même chose. Il ne peut pas y avoir de plan éthérique sans le prana solaire. C’est en fait le prana solaire qui compose cette zone de l’univers que l’on appelle le plan éthérique, et dans cette zone l’homme tire son propre plan éthérique ainsi que toutes les choses.
Le guérisseur du temps futur, ce guérisseur moderne, sera capable, par son corps astral purifié, de prendre les globules du prana solaire pour les précipiter dans la matière, chose que l’on ne peut pas faire depuis le plan éthérique, que l’on dit être plus près de la matière que le plan astral, mais en fait c’est faux.
S’il est plus près de la matière que le plan astral, ce n’est pas parce que le plan astral est moins dense et que l’éthérique est plus dense, c’est parce qu’il est primordial à la matière, et c’est pour cela qu’on le trouve si proche de la matière, si infiltré dans la matière. Sans lui la matière ne peut pas avoir lieu, ne peut pas avoir de vitalité.
Sans son corps éthérique un homme ne peut pas vivre, son corps ne peut pas être, l’intelligence de son corps ne peut pas fonctionner, les automatismes ne peuvent pas avoir lieu. On trouve au dessus le plan astral, non pas parce qu’il est supérieur au plan éthérique, mais parce que lui commence à être un peu un plan de conscience, alors que le plan éthérique ne l’est pas, il est un plan de vitalité. Le plan astral est une zone de feu cosmique, d’énergie. C’est à l’intérieur du plan astral que l’on peut précréer des choses.
Qui dit plan de conscience, dit dans une certaine mesure : mental ou pensée. Car comme je l’ai dit tout à l’heure, même lorsque l’homme arrête de penser, il est encore une pensée.
La conscience en fait est une pensée, mais une pensée pure, une idée, plus exactement une idée divine. Lorsque l’homme arrive au point de ne plus être une idée même divine, alors il n’appartient plus du tout au cycle des manifestations, il se retire de la manifestation. Il dépasse ce que l’ésotériste appelle la huitième initiation majeure. Il est ce que le Bouddha a appelé le néant.
Je ne veux pas parler du néant ce soir, j’en ai déjà longuement parlé et je ne veux pas dévier sur ce sujet-là. Sachez simplement qu’il retourne à ce moment-là au non manifesté.
Lorsque l’on veut approcher correctement toutes les choses de l’esprit, il faut non seulement comme je l’ai dit, savoir jouer avec les paradoxes, connaître la constitution occulte de l’homme, mais en plus il faut avoir la vision juste. Savoir que si vous avez un corps astral, si vous avez un corps mental, si vous avez un corps ceci, un corps cela, c’est très bien, mais vous les possédez en tant qu’instruments, ce ne sont pas des identités, ce ne sont pas des références, ce ne sont pas des indications sur votre nature véritable.
C’est comme lorsque vous faites le compte des options qu’a votre voiture. Vous avez ceci, vous avez cela, mais ce n’est pas la voiture, car la voiture c’est avant tout vous-même, le pilote. Vous pouvez avoir des tas et des tas d’options, cette voiture, si elle se comporte bien sur la route, cela ne va dépendre de ses options, mais du pilote.
Donc quelles que soient les options que vous avez eues de la part du Bon Dieu, c’est-à-dire un corps astral, un corps mental, un corps bouddhique, dites-vous « c’est très bien, comme cela, je vais pouvoir travailler, je vais pouvoir aller très loin avec ces options, mais ce n’est pas mon image véritable. »
Votre image véritable c’est le moi suprême, c’est l’âme, c’est la monade, c’est cela la vision que vous devez avoir. Parce que tant que vous n’avez pas la vision juste, vous n’allez pas savoir utiliser vos instruments et vous allez vous embourber avec vos instruments, et toutes les épreuves viendront. Celui qui est coincé sur le plan mental va devoir être éprouvé pour qu’il se décoince du plan mental. Celui qui est enfoncé dans son corps émotionnel va devoir être éprouvé pour pouvoir acquérir le discernement et se décoincer de son corps émotionnel. Alors que c’est inutile si l’on comprend que toutes ces choses ne sont que des options du véhicule et que ce que vous êtes c’est l’âme qui joue avec ces options-là.
Question:
Nous vous remercions vous avez répondu à toutes les questions essentielles qui étaient prévues ce soir, même à celles qui étaient non formulées, et nous sommes arrivés maintenant à la conclusion de cette communication.
Sur un plan technique, je voudrais simplement dire, en ce qui concerne la réalité des énergies, la révélation des énergies, que tout ce monde-là, le monde des vibrations, ne doit pas être confondu avec le monde de l’âme et que donc lorsque la technique, lorsque la science, découvrira le monde des vibrations, il faudra aux disciples ne pas confondre encore une fois cette nouvelle zone de découverte avec lui-même. Parce que même en ayant découvert d’autres zones de la vie, plus subtiles parce qu’invisibles, cela ne veut pas dire que la réalité se résume à cela.
Ce que la science pourra découvrir, pourra détecter même sous peu, mettre en musique, rendre audible, ce sont les sons de l’astral. Lorsque l’homme écoutera les sons de l’astral, il ne faudra surtout pas qu’il croie que l’astral est quelque chose qu’il doit cultiver, quelque chose vers quoi il doit aspirer, parce que même dans le monde astral, il y a encore des étapes à parcourir et que l’on n’est pas dans une réalité plus grande en faisant entendre l’astral.
Ceci est une mise en garde qui ne peut pas être appliquée tout de suite, puisqu’il va falloir encore quelques décennies pour que l’on arrive à écouter les sons de l’astral, mais je voulais simplement dire ces mots à ceux qui sont déjà capables par une oreille naturelle d’écouter les choses de l’astral, ou voir les choses de l’astral. Il est une grande mode à l’heure actuelle de s’intéresser énormément à l’astral, et je ne veux pas que les gens confondent même l’aspect supérieur de l’astral avec la réalité, avec le monde divin. Pourquoi ?
Tout simplement parce que ce n’est pas encore la réalité et que même si c’est une forme avancée et plus parfaite que la forme physique, même si c’est une forme avancée de la vérité, ce n’est pas encore la vérité. L’homme honnête avec lui-même, authentique dans sa démarche spirituelle, ne doit pas se contenter d’une vérité approximative, ne doit pas se contenter d’une vérité presque parfaite, il doit chercher la vérité. Il ne doit pas écarter avec force les vérités presque parfaites, il ne doit pas les combattre, il doit investir ses énergies vers ce qui est absolu, jamais de combat, toujours de la concentration.
Lorsque vous combattez, vous vous dispersez, vous n’avez plus d’énergie, même si la vérité est là et qu’elle vous tombe sur la tête, vous ne pouvez pas la voir. Il faut donc toujours être concentré vers le but, vers l’ultime, vers le vrai et automatiquement vous ne dispersez pas les énergies dans un combat inutile, au contraire vous vous prêtez à l’écoute et vous vous rendez prêt à la révélation.
Il faut donc que chaque jour vous soyez prêt à rencontrer la vérité. Si vous êtes en train de vous battre contre une erreur, vous n’êtes pas prêt à rencontrer la vérité, parce que vous êtes en train de vous battre. Toutes vos énergies, tout votre esprit est occupé à se battre. Lorsque la vérité passe, il faut pouvoir la saisir, il faut avoir la porte ouverte.
C’est comme le yogi qui médite dans sa case et qui se dit : « À l’extérieur, il y a le soleil de la vérité, mais il y a aussi le vent de la folie, le vent de l’erreur, le vent de tous les faux prophètes et de tous les mensonges. Alors, chaque fois que j’entendrais un bruit, chaque fois que j’entendrais ce vent je me précipiterais à la fenêtre pour fermer les volets, fermer ma porte à double tour pour ne faire passer que la vérité, et le jour où elle frappera, je serais prêt. »
Le yogi ou le disciple qui est enfermé si hermétiquement dans son cube, le jour où la vérité passe, elle voit que tout est fermé, elle se dit : « Tout est fermé, je n’arriverai pas à passer. Même si je frappe il ne m’entendra pas. Je repasserais une autre fois. » Et le yogi passe du temps et du temps à combattre, passe du temps et du temps à fermer les portes et les fenêtres qui s’ouvrent chaque fois, parce que le vent de l’illusion a trouvé quelqu’un avec qui s’amuser, et il souffle encore plus fort.
Le yogi qui essaie de combattre cette illusion devient fou. Jusqu’au jour où il a tellement combattu qu’il tombe d’épuisement et dit : « soufflez, soufflez, vous les illusions, je n’en ai plus rien à faire, emporter le toit, les murs, emportez-moi aussi, je n’en ai rien à faire, je suis fatigué, je veux mourir. » Et au moment où il renonce à tout, même au combat contre les illusions, au moment où il désire cette mort absolue de l’esprit, la vérité passe « Tiens aujourd’hui la porte est ouverte » et elle rentre. Le yogi est tout étonné de la voir entrer « Je viens de me battre comme un fou, je viens de livrer le combat le plus acharné et c’est maintenant que je ne peux même plus me tenir debout pour t’accueillir que tu arrives ». La vérité sourit : « Mais je suis passée tous les jours, mais tu étais enfermé ».
Il faut penser à cela, il ne faut pas vous enfermer dans des combats contre ceci, dans des idées pour cela ou contre cela, simplement préparez-vous et en vous, laissez une ouverture pour que la vérité entre. S’il y a en vous cette petite ouverture, que vous cultivez par la méditation, que vous cultivez par une discipline, par le discernement, par une attitude juste et par l’application des paroles de lumière des Maîtres, automatiquement par cette petite brèche, même si elle est infime, la lumière va passer et vous n’avez besoin d’aucun Maître, parce que vous rencontrez votre Maître.
Il n’existe pas d’autre Maître que la lumière, un point c’est tout. Et lorsque je dis cela, je ne veux pas dire que le rôle de tous les Maîtres de l’Humanité est illusoire. Il est absolu, il est nécessaire. Mais je dis simplement que la vision de l’homme à propos des Maîtres est complètement fausse. Le Maître n’existe pas pour faire obéir son disciple, le Maître n’existe pas parce qu’il existe un disciple.
Le Maître, en lui-même, n’existe pas vraiment, il est un être qui est arrivé à une pleine réalisation, une pleine libération, et il aide à se libérer d’autres qui sont encore prisonniers. Maintenant ceux qui sont prisonniers, s’ils veulent croire que le Maître existe, que l’obéissance est nécessaire, que ceci, cela est nécessaire, c’est de leur responsabilité de croire à ces choses, c’est leur choix personnel, c’est leur idée, mais ce n’est pas la vérité.
Le disciple authentique ne se soucie même pas de l’existence des Maîtres, il en est convaincu. Il ne se dit pas : je voudrais rencontrer mon Maître, je voudrais croire dans l’existence des Maîtres, ou bien, je veux absolument que mon Maître me fasse signe, qu’il m’envoie au moins une méditation, ou qu’il m’envoie une petite lumière, ou un rêve, mais quelque chose, un signe. Le véritable disciple est convaincu, il sait que le Maître existe, que Dieu existe éventuellement, que son Maître est avec lui, qu’il n’est pas séparé de lui, et qu’il n’est pas différent de lui, et que le Maître qu’il verra à l’extérieur, qu’il s’appelle Moria, Koutoumi, Bouddha, Chrisna, ou qui que ce soit, ce n’est en fait que lui-même, mais avec un petit plus d’avance.
C’est-à-dire que si un jour vous rencontrez Koutoumi ou Moria, vous ne rencontrez pas Koutoumi, vous ne rencontrez pas Moria, vous vous rencontrez vous-même, ce que vous pouvez être, ce que vous serez plus tard, si vous vous en donnez la peine.
C’est pour cela que, lorsque l’homme se met à adorer le Maître, le Maître sourit, parce que c’est en fait comme si vous vous adoriez vous-même, mais vous ne le comprenez pas. Au lieu de perdre du temps à vous adorer, à adorer cette image future, qu’elle s’appelle Koutoumi, ou Moria, au lieu de perdre ce temps à adorer quelque chose qui est dans le futur, qui n’est pas encore fait, donnez-vous la peine de faire ce qu’il faut pour que vous soyez cette chose que vous adorez et que vous considérez comme étant extérieur. Et vous verrez qu’à partir de ce moment-là, non seulement le Maître que vous cherchez à l’extérieur deviendra une présence réelle autour de vous et en vous, mais qu’en plus vous apprendrez vous-même à devenir un Maître.
Ce n’est pas de l’orgueil de dire cela, de croire, ou de savoir cette chose. Si vous pensez que vous n’êtes pas en train de travailler à devenir un Maître, cela prouve que vous n’êtes même pas disciple. Parce que cette grande humilité n’est pour nous que la marque d’un orgueil renversé. Celui qui ne veut pas se croire un Maître, celui qui ne veut pas croire qu’il travaille à devenir un Maître et ceci avec le discernement juste, c’est qu’il ne sait pas ce qu’est réellement le Maître.
Il imagine des choses à propos du Maître, et c’est pour cela qu’il réagit et qu’il ne veut pas croire. Celui qui sait exactement ce qu’est le Maître, n’a aucune honte, ne se sent pas du tout accablé de folie en pensant qu’il travaille à devenir un Maître. Au contraire, il est encore plus vigilant, plus exigeant envers lui-même, encore plus critique vis-à-vis de lui-même, parce qu’il ne se passera rien.
Tandis que l’autre qui ne veut pas croire qu’il travaille à devenir un Maître, qui ne veut pas avoir cette folie, cet orgueil, qui ne veut pas être prétentieux, celui-là, dès qu’il sera sorti de sa maison, va dire du mal de son voisin, dès qu’il sera à l’intérieur d’un groupe, va chercher à critiquer ce qui ne va pas au lieu de prendre avec amour ce qu’on lui donne, même si ce n’est pas parfait. Dès qu’il sera au milieu d’une situation critique, au lieu d’essayer de calmer, il va au contraire empirer la chose, en y mettant sa colère, en y mettant son manque de connaissance.
Celui qui sait, ne s’amuse plus à ces comportements-là. Il ne se permet plus d’être bas, d’être faible, d’être abject, d’être matériel, d’être profane. Il ne se permet plus d’être quelqu’un qui va trahir la parole des Maîtres, il va au contraire se sentir responsable de l’authenticité qu’il véhiculera à propos de la parole des Maîtres. Et voulant être la preuve et le témoignage de l’authenticité du message des Maîtres, il fera tous les efforts pour se dépasser, pour combattre sa nature humaine, pour être un témoignage pur et dépouillé.
Alors à ceux qui sous le couvert de l’orgueil ne veulent pas devenir des Maîtres, je les laisse, en espérant pouvoir leur dire à bientôt bien sûr. Mais par contre je serre la main et je serre très fort dans mes bras tous ceux qui veulent dès demain devenir des Maîtres, et je leur dis très bien, vous n’attrapez pas la grosse tête les enfants, mais beaucoup de travail vous attend, et si vous voulez le faire nous serons là.
Alors dès demain osez vous dire : je travaille à devenir un Maître. Mais soyez logique, soyez authentique avec la parole des Maîtres. C’est tout ce qu’il vous faut pour imiter et être comparable aux Maîtres. Le dire, le prétendre, le vouloir ne suffit pas, il faut le faire. C’est dans ce combat-là, si combat il y a, que je vous engage fortement dès demain.
J’apprends à devenir un Maître, je ne cherche plus mon Maître, je n’essaie pas d’être un bon disciple, je n’essaie pas d’obtenir la première, la deuxième, la quatrième ou je ne sais quelle initiation majeure. À l’heure actuelle il y a une mode, tout le monde veut connaître son initiation, comme l’on connaît son matricule, parce que l’on veut obtenir celle qui est au-dessus. Ne cherchez plus ces choses, dès demain apprenez l’absolu, et l’absolu ce n’est pas d’être à la deuxième, à la troisième, ou à la quatrième initiation majeure, c’est d’être l’absolu, c’est d’être le Maître. Quel que soit le niveau sur lequel vous vous situez maintenant, dès demain vous pouvez avancer à pas de géant si vous prenez cet engagement.
Je vous salue.
(Date de la conférence : 15 05 1988)
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