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Les 7 planètes, nommées sacrées par Alice Bailey, sont-elles vraiment le siège des Élohims et de leurs hiérarchies ? Qu’elles sont les correspondances dans le microcosme, c’est-à-dire dans les chakras ? Quelle couleur ? Quel son ?
Vous me parlez des planètes et des Élohims, des chakras, des correspondances, du microcosme, du macrocosme et de toutes les entités qui y vivent. Si l’on considère le chakra dans le corps de l’homme, il faut considérer que la planète est elle-même un chakra dans le corps d’une autre entité beaucoup plus grande.
Si chaque planète représente un chakra dans le corps d’une entité, qu’en est-il des créatures qui vivent soit sur les planètes en question, soit comme une hiérarchie d’une planète ?
Elles sont les globules de ces chakras, les globules évolutifs de l’entité dont justement la planète peut être le chakra ou un organe fonctionnant par l’énergie cosmique, et il en est de même dans le corps de l’être humain. De la même manière que vous avez des cellules dans le sang, dans la composition des muscles, du cerveau, dans votre dimension humaine, vous représentez la cellule de quelqu’un et de quelque chose de plus grand que vous. De même, cet être dont vous composez la cellule, ne représente qu’une cellule à l’intérieur d’un être encore plus grand que lui, qu’il n’arrive pas à imaginer, ou du moins, qu’il a autant de mal à imaginer que vous en avez pour imaginer celui dans lequel vous êtes une cellule, ou un organe.
Pourquoi une cellule ou un organe ?
Tout dépend de votre envergure spirituelle et de votre capacité à recevoir l’énergie cosmique. Pour l’individu qui fait partie de la masse triviale et tout à fait ordinaire bien sûr, il ne sera qu’une cellule de l’entité cosmique. Par contre dès qu’il va commencer à entrer sur le chemin spirituel, et dans la voix des études ésotériques, à ce moment-là, il devient un pôle de rayonnement, il devient un organe agissant. Il capte et il rayonne.
Autrement dit, pour imaginer à votre dimension la petite cellule qui existait dans le sang, elle est capable de devenir le foie, l’estomac, la rate, ou le poumon. Donc vous comprenez à quel point son poste devient important, elle devient un organe majeur capable d’engendrer la santé, une vie longue, ou la mort d’un individu.
Il en est de même avec tous les disciples, qu’ils commencent ou qu’ils soient déjà loin sur le chemin, ils deviennent quelque part un organe de la hiérarchie, donc un organe des Maîtres. Mais je préfère vous habituer à un concept différent, et à la place de hiérarchie, je voudrais que vous soyez habitués à comprendre : précipitation des énergies.
Bien que cela soit facile pour votre mental, je voudrais retirer de votre esprit toutes les idées que vous pouvez avoir à propos des Maîtres, ou même des guides et des bienfaiteurs de l’Humanité.
Je ne veux pas enlever toute image de votre esprit, car ce qui est réel vous devez le connaître. Si tel Maître est à l’origine de tel mouvement, vous devez le connaître et en être conscient. Par contre, vous ne devez pas agir par rapport à tel Maître, vous ne devez pas faire vos méditations par rapport à tel Maître, à moins que vous sachiez véritablement que cela est votre voie. On ne doit pas s’accrocher à un Maître comme l’on s’accroche à un égrégore. Si vous vous accrochez au nom du Maître, dans l’esprit de vous accrocher à son énergie, alors oui, vous avez raison, mais uniquement dans ce sens-là.
Donc plutôt que hiérarchie et collège d’êtres invisibles, je préfère que vous imaginiez des précipitations d’énergie, manipulées par les Maîtres certes, mais qui sont comme vous pouvez l’être, les instruments des énergies qu’ils précipitent. Sans les Maîtres l’énergie ne pourrait pas être précipitée, et sans l’énergie, le Maître n’existerait pas. Il existerait pour lui-même, mais ne serait en aucun moment de sa vie occulte rendu visible, et n’aurait aucune incidence dans l’évolution de la planète.
Donc si le Maître est connu, c’est avant tout parce qu’un plus grand que lui existe et c’est l’énergie de Dieu, donc rien ne sert de se focaliser sur un Maître. Certes, lorsque vous sentez au fond de vous la connexion avec un Maître, soyez avec lui comme le disciple doit l’être vis-à-vis d’un Maître. Mais tant que cela n’arrive pas dans votre cœur, alors joignez-vous tout simplement au St. Esprit, ou si vous préférez à l’énergie. Et ainsi vous serez plus juste dans votre démarche.
J’insiste, tout simplement parce qu’il est capital pour un disciple d’arracher la moindre désillusion. Si vous êtes proche d’obtenir une initiation, ou d’accomplir un avancement, s’il existe en vous une simple, une toute petite racine d’illusion, qui implique une démarche légèrement erronée, eh bien, vous devrez subir une épreuve, vous allez perdre du temps et vous allez vous essouffler. Alors que, si en vous, votre grand souci est d’être clair, pur, et dénué de toute illusion, vous pourrez aller à votre rythme certes, jamais plus vite que votre rythme, mais vous pourrez éviter de perdre tout ce temps, et surtout de vous essouffler dans une multitude de petites épreuves, qui souvent perdent le disciple.
Mais revenons à nos planètes.
Lorsque l’on me demande, si les planètes sont les sièges, ou les palais vivants des Élohims, il faut rappeler que, Élohim est un nom générique comme je l’ai déjà dit si souvent. C’est-à-dire que les Élohims sont avant tout des entités cosmiques. Lorsque l’on nomme Élohims, archanges, ou d’autres noms, c’est toujours en fait la même vibration de base, autrement dit, la même force directrice de l’univers et d’une humanité en formation ou en évolution.
De la même façon qu’existent les sept rayons, il existe sept entités qui canalisent ces rayons. Car comme je viens de vous le dire, pour les Maîtres il n’existe pas d’entité sans une énergie, comme vous n’existez pas sans votre âme. C’est l’énergie qui vous fait vivre, c’est votre rayon de vie.
De la même manière, pour imaginer la vie intérieure et extérieure de ces entités, il faut comprendre qu’elles ne sont pas véritablement quelque chose d’individuel, d’indépendant, ou qui se rapproche de votre vie intérieure, même dans les plus hauts plans spirituels. Il faut comprendre qu’elles sont avant tout, comme des morceaux d’énergie qui auraient été canalisés, limités, pour être focalisés sur un point précis d’évolution, comme une humanité, ou un système solaire en évolution.
Donc imaginez un océan immense d’énergie, comme peut l’être l’esprit de Dieu ou du logos cosmique si vous préférez. Imaginez cette énergie qui soit sans limite et sans prédestination, sans détermination et surtout sans sectarisme, sans individualisation. Maintenant pour accomplir l’œuvre de la création, imaginez que cette énergie soit sectionnée en plusieurs canaux, et vous comprenez pourquoi, tout en étant archange, Élohim ou autre chose, ces entités, tout en étant individuelles, ne sont en fait, qu’un seul et même être lorsqu’on les réunit ; le Dieu suprême, ou le logos cosmique si vous préférez.
Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que le fait de l’avoir sectionnée en canaux spécifiques, cette énergie immense donne une individualité approximative à ces entités. C’est ce qu’on appelle le phénomène des aspects de Dieu. Et lorsque vous êtes face à un aspect de Dieu, vous êtes aussi bien face à une individualité, qu’à Dieu lui-même.
Ce n’est pas un grand moment d’abstraction que je vous demande, car en fait c’est simple. Lorsque vous comprenez que la source unique se divise en plusieurs ruisseaux, et que même si vous buvez l’eau du ruisseau X ou Z, vous buvez quand même l’eau qui vient avant tout de la source unique.
Ces êtres sont des gorges qui permettent aux rayons, à la force, à l’énergie de descendre jusque dans la matière, et sur une humanité. Donc c’est par nécessité en quelque sorte que ces êtres existent, et non pas parce que Dieu les aurait créés avant vous. C’est parce que vous existiez, qu’eux, comme par répercussion, ont été obligés de s’individualiser. Ce qui ne veut pas dire que vous avez été créés avant eux, absolument pas.
Tout se fait à peu près dans le même laps de temps, si je peux parler de temps dans ce commentaire-là, disons qu’il y a nécessité, même s’il n’y a pas extériorisation, manifestation. Un plan, lorsqu’il est déterminé sur le plan du mental cosmique, connaît déjà les nécessités de son propre plan, il connaît les détails de son propre développement, et c’est le fait de la nécessité, qui fait paraître devoir créer en premier les grands êtres et ensuite les petits. Mais en fait, la nécessité étant elle-même et avant tout déterminante, vous êtes précréés avant que soient créés ou plutôt manifestés les grands aspects de Dieu, les grandes entités cosmiques.
Alors maintenant expliquons la question.
Pourquoi les planètes servent de siège à ces grands archanges de l’univers ou aux Élohims ?
Lorsque l’on observe les Élohims du point de vue cosmique et uniquement cosmique, donc dans leurs dimensions complètement invisibles et occultes, on s’aperçoit qu’ils n’ont pas de siège sur le plan physique, ils sont tout simplement reliés comme des soleils entre eux, je dirais comme des dimensions entre eux, comme des sphères. Et du point de vue occulte, leurs sphères ne leur permettraient pas d’atteindre le plan physique, s’ils n’envoyaient pas une part d’eux-mêmes se précipiter en des points précis qui leur correspondent, jusque sur un système solaire. Ce qui fait qu’une planète n’est pas le corps véritable d’un Élohim, n’est pas véritablement l’habitat d’un Élohim, mais la projection d’un Élohim.
Que vous preniez la planète saturne, Jupiter ou Neptune et que vous cherchiez, même par projection astrale pour être sûr de pouvoir rencontrer l’invisible dans sa dimension occulte, vous ne trouverez pas un Élohim. Vous rencontrerez les guides de sa hiérarchie, les esprits de la planète, ceux qu’utilisent les magiciens ou ceux qu’utilisent certains occultistes pendant les rituels.
Lorsqu’ils font ouverture sur une planète, en fait ils s’attachent, puisque dans le rituel il s’agit bien de cela, s’attacher par invocation à une hiérarchie. Et c’est pour cela que, souvent à l’intérieur d’un rituel, il est impossible selon les officiants d’atteindre l’entité que l’on veut atteindre, parce que c’est avant tout la hiérarchie de la planète en question, de la force en question qui descend.
Et ainsi, si les officiants ne sont pas prêts, on en reste à la communion avec cette hiérarchie. Par contre si les officiants sont prêts, alors la hiérarchie se tapit au sol, comme un dallage invisible, et elle dégage à leur tour des encens, des fumées, des sons, elle vient consolider, compléter un rituel, qui ne se passe que sur un plan physique et qui n’a pas assez d’instruments, ni de force pour pouvoir appeler la véritable entité cosmique.
Alors, par nécessité, puisque l’officiant va pouvoir contenir la vibration, la hiérarchie de la planète en question compose le sol et cette fois-ci le sol occulte. C’est pour cela qu’il est demandé dans des chambres spéciales où l’on pratique ces rituels de mettre après le dallage une couche de sable ou une couche de cristaux pilés. Beaucoup imaginent que c’est pour isoler, ou pour neutraliser ceci ou cela. Mais en fait, sur un plan occulte, c’est de permettre à ces entités de compléter le sol occulte.
Pourquoi est-il si important de compléter le sol occulte pendant un rituel, ou un appel magique ?
Parce que c’est sur le sol que repose l’édification, et que l’on ne peut rien bâtir si le sol, si donc la racine, n’est pas solide. La racine c’est quoi ? La racine c’est la coupe qui va recevoir, comme pendant la messe, c’est la coupe dans laquelle on mélange le sang du Christ avec l’hostie pour créer une communion, une alchimie.
De la même manière, dans le rituel, ce qui représente la coupe de la messe, c’est tout le sol occulte, non pas le sol où vous posez vos pieds, mais le sol vibratoire qui se glisse sous vos pieds, et qui s’infiltre par les chakras se situant sous la plante de vos pieds, pour fortifier votre énergie. Parce que si l’énergie n’entre pas en vous, pour augmenter votre taux vibratoire, l’entité que vous convoquez ne peut pas venir, même en oubliant toutes les lois, si elle vient, elle vous détruit instantanément.
Donc, lorsque vous invoquez que ce soit par le rituel, par des formules magiques, ou tout simplement par l’ouverture du cœur et votre capacité psychique, lorsque vous vous branchez, que ce soit pendant la prière, la méditation, un acte magique, un rituel ou la messe, vous vous branchez obligatoirement sur un rayon, sur une source d’énergie, donc sur une planète.
Généralement, dans les rituels de haut degré, il s’agit toujours de se brancher sur le soleil, et dans la mesure où les officiants n’ont pas la capacité vibratoire de recevoir le soleil, l’énergie solaire dévie la cellule des officiants sur une autre planète. Si vous ne pouvez pas recevoir le soleil, à coup sûr, vous ne pourrez pas contenir Neptune, alors généralement, toute la salle est déviée en direction de Jupiter, car, c’est la planète, la hiérarchie, qui permet le mieux de toucher l’Humanité. Et c’est pour cela, que le Maître est souvent déterminé par la planète Jupiter.
On peut remarquer dans les thèmes astrologiques, que souvent celui qui est capable non seulement de corriger l’Humanité, mais aussi de la diriger et de la marquer, a souvent un Jupiter fort bien installé, en tout cas, qui va le faire travailler au maximum dans ses vibrations propres. Parce que c’est la planète qui permet de faire le lien avec l’humain et le surhumain. Neptune fait déjà parti du surhumain, le soleil aussi. Jupiter est en quelque sort le médian qui va permettre de faire le lien entre les deux, et le Maître, est justement souvent inspecté par Jupiter.
Mais revenons à nos Élohims et nos planètes.
Lorsque je dis qu’une planète est avant tout la projection de l’Élohim, il faut comprendre, que les archanges que vous connaissez, que vous dénommez aussi Élohims, sont avant tout des entités cosmiques, des aspects du logos cosmique.
Si vous ne pouvez pas contempler le logos cosmique, s’il est innommable comme disent certains, vous pensez bien que même ses aspects ne peuvent pas être contemplés.
Par contre, vous pourrez contempler à coup sûr la projection de l’aspect. C’est ce qui se passe avec la projection vibratoire des planètes, et qu’un être avisé, sait reconnaître l’âme d’un individu dans son ciel astrologique comme vous dites, bien qu’à l’heure actuelle, cela ne soit possible, déterminé et déterminant qu’à 50 %.
Tout cela parce que l’individu n’a pas encore l’œil pour le voir. Je ne parle pas d’intelligence, je ne parle pas d’antenne psychique capable de capter, je ne parle pas d’un pouvoir capable de regarder dans l’âme de l’individu pour la contempler, je parle de l’œil qui manque pour voir véritablement la planète se cachant derrière chaque planète. Et cela ne dépend pas d’une science, cela ne dépend pas d’une tradition, cela dépend véritablement de l’œil. C’est-à-dire que vous n’avez pas quelque chose à connaître, qui vous serait transmis par le Maître. Si vous n’avez pas l’œil suffisamment ouvert pour voir par transparence la planète, vous n’arriverez pas à déterminer véritablement, ce que l’on appelle le thème de l’âme, ou rechercher le niveau initiatique d’un individu grâce à son ciel de naissance.
Qu’est-ce que je veux dire par regarder les planètes par transparence ?
Si vous regardez avec votre œil physique, avec votre science, avec vos données actuelles, avec votre connaissance, vous serez tout simplement un produit de la tradition et de l’astronomie. Or, ce que vous apprenez de par la tradition et l’astronomie ne représente que 10 % de ce qu’est la planète . Pour véritablement sentir, connaître une planète, il faut avoir développé l’œil de l’intelligence. Et là, je vais devoir encore une fois faire un petit écart à propos de l’œil.
Celui que vous appelez le troisième œil, et que vous considérez comme suffisant pour les projections astrales, regarder les auras, regarder le monde invisible, lorsqu’il est en exercice uniquement pour ces propos-là, ne vit qu’à 40, 50 % au maximum de son activité véritable.
En fait à quoi sert le troisième œil ?
Il ne sert pas à voir dans l’astral, il ne sert pas à voir dans les annales, il ne sert pas à voir l’aura. Bien sûr, dans un premier temps, ce sont les manifestations qu’il sera capable de contempler. Mais avant tout, il a été créé et il est en vous comme un instrument de découverte. Dans son exercice, dans la capacité à découvrir le vrai, il est pareil et comparable à vos télescopes. Sauf que, lorsque vous regardez quelque chose dans un télescope, vous n’en avez pas l’intelligence, vous en avez l’image, mais pas l’intelligence. Ainsi si vous regardez une planète au travers d’un télescope, vous allez pouvoir regarder ses vallées, ses montagnes, ses nuages etc. mais vous n’allez pas avoir ou sentir l’intelligence de la planète.
Or par le télescope que constitue le troisième œil, non seulement vous allez avoir la même vision rapprochée de la planète, mais en plus, vous allez recevoir l’intelligence de la planète. Et c’est pour cela, que sur un plan tout à fait astral, lorsque vous pouvez voir les couleurs de l’aura, non seulement vous voyez l’aura, mais vous sentez l’individu tel qu’il est à cause de sa couleur.
Donc, le troisième œil permet la vision et l’entendement de la vision, et c’est cela le point important. Tout le monde s’arrête à la vision. Faux. Une fois que vous avez la vision, cela veut dire que vous pouvez commencer à travailler le troisième œil, vous devez travailler l’entendement que permet cet organe spirituel.
De quelle manière ?
C’est très simple, il vous suffit de fixer complètement et totalement le son. Par le troisième œil, on a l’habitude de fixer des images, des symboles, des couleurs, pour fusionner avec un égrégore, un Maître etc. Or dès que le troisième œil commence à fonctionner, il faut se retirer du monde phénoménal des images, des couleurs, pour se fixer complètement sur le son. C’est le son qui va lui permettre d’accomplir l’évolution supérieure.
Le son en question est un I très aigu. Pour ceux qui ont déjà la capacité de voir l’aura ou de voir des formes subtiles, en méditation, il faut qu’en même temps que vous vous fixiez sur le troisième œil, que vous entendiez, que vous formuliez dans votre tête, le son I de la manière la plus aiguë que vous pouvez imaginer, sans le prononcer, simplement en le pensant. Et vous verrez que, votre méditation s’en trouvera renforcée.
Pour beaucoup de gens, en méditation, il arrive des pertes de concentration. Or en vous fixant sur un son, vous êtes obligés de développer une concentration absolue que rien ne saura détourner, parce que plusieurs organes sont occupés à la fois. Même si vous ne prononcez aucun son, vous êtes obligés d’occuper facultativement les oreilles, car subtilement, psychiquement, vous allez être obligés d’entendre le son.
Puis vous allez être obligés de faire fonctionner le plan mental, le plan mental inférieur, celui de la pensée, puisqu’il va falloir vous concentrer pour produire, penser au son, et aussi les organes des yeux qui devront se concentrer absolument en direction du troisième œil. Ainsi la concentration que vous développez est absolue. Par cette concentration absolue, vous pouvez arriver à découvrir le plan supérieur qu’accorde le troisième œil, donc l’entendement en même temps que la vision. C’est par là que le Maître agit, ce n’est pas avec autre chose.
Lorsque Jésus dit à son disciple : « va aux portes de Jérusalem, un âne m’attend là-bas, tu me le rapportes ». Est-ce que Jésus est un clairvoyant ? non. Mais l’envergure de son entendement est telle, l’envergure de son troisième œil est telle, que partout où il pose sa conscience, il en a la vision et l’entendement. Il suffit qu’il pense à Jérusalem, pour qu’il voie ce qui l’attend à Jérusalem, l’âne qui lui permettra d’entrer, et la mort qui l’attend aussi.
Lorsque vous pourrez avoir ce degré de vision, alors vous pourrez voir véritablement à l’intérieur de la vie même. C’est-à-dire que vous pourrez pénétrer la cellule et connaître son intelligence, connaître son plan, sa détermination, sa fonction. C’est par là qu’un disciple arrive à incorporer le plan des Maîtres et pas autrement.
Pour effectuer quelque chose, il faut pouvoir comprendre ce quelque chose, afin de le tenir, comme le marin tient le gouvernail entre ses mains. S’il ne peut pas le tenir, le bateau va aller forcément dans n’importe quelle direction. La capacité du disciple doit être celle-là, connaître le cap, connaître son navire et de maintenir le cap.
Mais revenons à nos Élohims et aux planètes.
Ce qu’il faut savoir encore à propos de la projection des Élohims à l’intérieur des planètes, c’est que les Élohims occupent chacune des planètes, tout simplement par l’activation du feu interne de la planète.
Lorsque vous vous projetez, ne serait-ce qu’astralement sur une planète dans l’espoir d’y rencontrer l’Élohim qui préside la planète et toute sa hiérarchie, comme je vous l’ai dit tout à l’heure, sur le plan astral, vous ne les rencontrerez pas, car ils n’y habitent pas vraiment.
Par contre si vous montez dans les sphères supérieures, vous les rencontrerez, et ces sphères supérieures ont comme terminaison la planète en question. Ce qui permet le mieux à l’intérieur de la planète de recevoir la projection psychique, mentale, spirituelle, vibratoire des Élohims et de leurs hiérarchies, c’est justement le feu interne de la planète, qui va ensuite déterminer son volume, sa masse, sa chaleur, sa couleur, son influence astrologique.
Ce qui fait, que lorsque les astrologues veulent étudier des thèmes astrologiques, s’ils veulent être véritablement propres dans les termes, ils ne doivent plus considérer la planète Jupiter, Saturne, ou Mercure, mais en fait leur rayon, et au-delà du rayon, l’Élohim ou le Koumara qui le préside. Ainsi, ils sauront véritablement déterminer le chemin initiatique de l’individu, au lieu de lui dire attention à ceci, attention à cela.
Forcément les choses du plan physique comptent aussi, et elles sont déterminées aussi. Mais pour quelqu’un qui veut avancer et conseiller de manière initiatique, il lui faut considérer le rayon de la planète. Pour beaucoup, vous connaissez déjà le rayon un, le deux, le trois, celui donc, de la volonté, de l’amour sagesse, de l’intelligence active, ainsi que tous les autres sous-rayons bien connus maintenant. Lorsque l’on arrive à déterminer le rayon de la planète, en considérant les aspects que font les autres planètes avec cette planète-là, on peut conclure immédiatement qu’elle va être l’épreuve initiatique de l’individu, ou bien ce qu’il doit comprendre, là où il doit être éprouvé, ce qu’il doit abandonner, en quoi il doit se détacher et ceci plus par rapport au rayon.
Pourquoi j’insiste sur le rayon ?
Parce que, tout simplement, à l’heure actuelle, beaucoup d’astrologues disent pouvoir faire des thèmes initiatiques en considérant l’aspect psychique de la planète. C’est vrai que c’est déjà un plan supérieur à l’astrologie, qui se répand de plus en plus dans les rues d’aujourd’hui.
Pourtant, cela n’est pas tout, il faut avant tout considérer le rayon, donc dépasser même le caractère psychique d’une planète. En considérant le rayon, on sait quels seront les aspects que va projeter ce rayon sur un plan psychique, initiatique et même physique. Et lorsque les astrologues feront des thèmes astrologiques d’après les rayons, toute l’astrologie changera.
À l’heure actuelle il y a beaucoup d’astrologues de bonne volonté, qui essayent d’aller plus loin, pour découvrir beaucoup plus à propos de l’âme et des énergies, mais ils sont comme bloqués, comme paralysés, parce qu’il faut enfin comprendre et mélanger à la tradition les rayons.
Alors vous allez me dire, que les rayons, de toute manière, sont très vite déterminés, et que lorsqu’on en prend connaissance, on s’aperçoit que leur nature se résume chaque fois à quelques mots. C’est vrai, mais là, est le travail de chaque disciple astrologue, savoir trouver l’ouverture de ces mots, et de comprendre ce que vibratoirement, énergétiquement, cela implique.
Que dire encore à propos des planètes et des Élohims, sinon que, du fait que
l’Élohim se projette dans la planète, et que sa vibration est contenue dans le feu intérieur, sitôt qu’un individu est capable de se mettre en connexion avec le feu intérieur d’une planète, il a accès à l’Élohim, pas avant.
Qu’est ce que j’entends par feu intérieur ?
Tout simplement la vibration de base, donc la vibration de vie. De la même manière que le cœur, en vous, est positionné à l’intérieur de votre corps, la vibration de vie d’une planète est positionnée au centre de la planète, comme le soleil dans votre univers. Non pas en tant que magma, en tant que lave, mais en tant que soleil véritable.
Si l’on faisait une coupe transversale d’une planète, on s’apercevrait qu’il y aurait son écorce avec les différents composants terrestres, gazeux ou autres, et au centre on s’attendrait à rencontrer du feu, un feu bien physique. Il n’en est rien. Il y a au contraire à ce niveau-là un degré vibratoire de plus en plus intense. C’est-à-dire que chaque planète est en fait un soleil qui c’est peu à peu refroidi, et le fait de se refroidir lui a créé une densité. Le soleil que vous connaissez, qui fait partie de votre système, qui est le père de votre système à l’heure actuelle, n’a aucune densité. Il émet avant tout un rayonnement, des vibrations, il émet une énergie.
Lorsque l’on prend les énergies des soleils qui sont destinés pour concrétiser des planètes, il faut attendre un certain temps, un certain cycle, un certain nombre de tours à l’intérieur de l’univers, pour que ce feu, ce soleil, commence à se refroidir, et ceci non pas parce que son feu peut être refroidi, mais parce que l’ordre lui en est donné. Et c’est à ce moment-là que le rayonnement spirituel de ce petit soleil finit par descendre en vibration et concrétiser des atomes capables de former de la matière, une couche terrestre etc.
C’est pour cela que toute entité réside au cœur de la planète, parce que c’est le seul endroit où réside encore le soleil spirituel de la planète, la dimension spirituelle de la planète. C’est pour cela qu’au fil des traditions, il y a toujours le mythe du roi endormi au cœur de la sphère. Ce n’est pas un mythe, c’est une réalité. Mais il ne faut pas descendre avec des sacs à dos, et des chaussures de montagne en espérant découvrir le logos planétaire. Aucun chemin ne mène à cette civilisation. Même s’il existe des portes, il s’agit de portes qui mènent à une autre dimension.
De la même manière que si vous voulez physiquement aller voir ce qui se passe sur le soleil, vous n’y arriverez pas, même sans considérer la puissance de ses feux. Par contre si vous y allez spirituellement, alors oui, vous allez y rencontrer le peuple du soleil. Chaque fois que vous approchez un point de lumière, cela veut dire que la civilisation qui vit sur ce point de lumière, si elle ne peut émettre que du rayonnement, veut dire qu’elle est déjà dans une sphère spirituelle.
Lorsque vous considérez des planètes qui ont des croûtes terrestres, vous pouvez être sûr, qu’elles ont eu, qu’elles ont, ou qu’elles vont avoir des humanités physiques, tandis que celles qui ne sont qu’énergie, abritent des civilisations déjà montées dans la quatrième, la cinquième, voir même la sixième dimension comme c’est le cas pour le soleil.
Qu’est-ce que j’entends par sixième dimension ?
J’entends tout simplement le plan spirituel le plus élevé venant de la hiérarchie terrestre accessible à l’être humain. Lorsque vous voulez communier avec l’Élohim d’une planète, il vous faut tout simplement et naturellement vous rendre dans les lieux où l’on appelle les archanges pour la communion, que ce soit par l’intermédiaire de la messe, les rituels des francs maçons, les rituels des autres obédiences issues de la franc-maçonnerie, ou certains rituels issus mêmes d’autres religions venues d’autres pays, comme certaines religions issues du bouddhisme, ou du zen, tout ce qui justement fait appel à une énergie extérieure.
Toutes les religions ou tous les mouvements qui axent la démarche de l’individu sur une prise de position personnelle, une attitude du corps par exemple etc. tous ces mouvements ne font pas appel aux planètes. Par contre, dès qu’il y a invocation, dès qu’il y a convocation, dès qu’il y a formule magique, mantra, ou prière, il y a connexion avec le cosmos, et vous pouvez être sûr, dans la mesure de votre propre disposition et les dispositions des officiants qui vous entourent, de pouvoir rencontrer cette énergie.
Cela n’est pas du tout une irréalité, un leurre. C’est ce qui arrive le plus naturellement du monde, quand les hommes veulent bien faire l’effort de s’entendre entre eux, de faire l’effort du travail dans un but désintéressé, simplement pour la lumière, pour un acte d’évolution collectif, qui va servir à la collectivité, à l’aura de la terre, plus que pour avoir le plaisir soi-même de rencontrer l’ange. L’ange ne se déplace que dans la mesure où il y a des bénédictions à donner à foison.
Lorsque c’est un officiant solitaire qui l’appelle pour qu’il lui éveille un chakra, qu’il lui dise l’avenir, ou l’aider à consolider son mouvement, l’ange vient certes, puisqu’il est convoqué et qu’il ne peut pas faire autrement, car telle est la loi, il doit venir quand l’homme appelle. Mais lorsqu’il vient, il est triste, et il est très content de repartir, et dans la mesure où il veut partir trop vite, alors quelques fois, il oublie de compléter les protections qu’il doit donner à l’officiant.
C’est à ce moment-là, où l’officiant doit lui-même compenser, en menant une vie absolument désintéressée sans faux pas, sinon, toutes les énergies se retournent contre lui.
Au contraire, si les officiants font un rituel pour le bien collectif, à ce moment-là non seulement l’ange vient avec plaisir, mais il vient avec tous les autres anges, ou tous les autres Élohims si vous préférez, parce qu’il y a nécessité, il y a un bien pour l’Humanité.
C’est le problème dans la démarche de l’occultiste solitaire et de l’être fraternel qui met l’occultisme à la disposition du peuple, car il faut que le disciple en ait la force, et surtout, qu’il donne l’exemple à ce peuple, comment devenir le meilleur des occultistes pour que la connexion, pour que la communion avec l’ange, l’archange, et l’homme soit une réalité de tous les jours, comme existe la communion entre l’oiseau qui passe et l’homme qui le regarde à la fenêtre. Ce n’est pas parce que les hommes et les anges vivent dans des dimensions différentes, que vous devez vivre séparément. C’est là la grande douleur de l’Humanité.
Les dimensions ne sont pas des espaces. Les dimensions ont la différence d’un cheveu, qui est l’intention du cœur, pas plus. Quel que soit le degré de votre évolution, si l’intention du cœur est juste, il n’y a plus de barrage dans les dimensions. Vous pouvez être sur la terre et en même temps sur le plan spirituel. Vous pouvez en même temps, vous délecter des énergies du Bouddha, des énergies christiques, ou des énergies de l’ashram d’un Maître, tout en vivant sur un plan physique conscient des deux à la fois, et en permettant aux énergies que vous récoltez sur votre plan spirituel de venir sur un plan physique.
D’où l’importance que chaque disciple, que chaque homme de bonne volonté, comprenne une bonne fois pour toutes, que dans le chemin spirituel, il n’est pas seul à s’accomplir, et que lorsqu’il s’accomplit, il doit immédiatement donner, de peur qu’il n’ait rien compris, et que l’énergie s’endorme.
Lorsque vous avez acquis, vous devez donner. Naturellement vous devez, comme je l’ai dit mille fois, être précis et être lucide dans votre démarche, dans le don que vous faites. Mais vous devez donner, ne serait-ce qu’invisiblement, je ne dis pas d’ameuter les gens, d’ameuter les foules, ou de forcer les gens à croire, ou à parler avec vous.
Un disciple, qui commence à se réveiller comme tel, doit prendre conscience de ce fonctionnement. Et c’est pour cela qu’il est capital qu’il se mette à l’œuvre même si c’est d’une manière invisible, qu’il doit prier pour la paix dans le monde, qu’il doit rayonner l’énergie, qu’il capte depuis l’ashram, sur les malades sur les gens qui ont des problèmes d’évolution, sur l’organisation des affaires mondiales.
Tout le monde vient me réclamer une utilité à leur vie, on me demande que dois-je faire pour être utile, ou comment dois-je évoluer, comment dois-je faire ceci, comment décider cela ?
Forcément il y a des choix déterminants dans la vie, mais ce qui compte avant tout, c’est d’agir déjà comme si ces choix étaient faits, de vous positionner dans le territoire de la lumière, même si vous savez qu’il vous faut faire encore certaines démarches pour y être totalement. Positionnez-vous déjà complètement dans le territoire de la lumière, et ainsi étant positionné, ce qui traîne, donc votre personnalité, va obligatoirement trouver le chemin.
Votre âme étant déjà dans le territoire de la lumière, comme un élastique qui a été tendu, sa personnalité va revenir à elle, et n’aura pas besoin de chercher, ou de se demander quoi que ce soit. Le simple fait de l’attraction va exercer le phénomène de retour, donc, tout aura été compris.
Lorsqu’un être vit de par son âme, c’est l’âme qui de par la loi d’attraction fait suivre à sa personnalité le chemin sur la terre. Si un être ne vit que de par sa personnalité, alors c’est la terre qui, de par la loi d’attraction, exerce sur la personnalité une attraction descendante.
C’est pour cela que les individus de peu d’évolution, ne font que des choses animales ou proches de l’animalité, parce qu’ils ne sont attirés que par l’instinct de la nature, la loi primaire de la nature. La loi d’attraction, pour eux, s’exerce vers le bas. Si l’individu commence à se positionner dans un neutre, il commence donc à se douter du ciel et à avoir de bonnes intentions, alors il faut peu de temps pour que la loi d’attraction s’exerce depuis le haut, donc depuis son âme et plus depuis la nature.
Lorsque vous vivez dans votre personnalité, vous n’êtes pas un être humain, vous êtes un rejeton de la nature, et c’est pour cela que la nature exerce sur vous son attraction. Lorsque vous vivez de par la spiritualité, vous n’êtes plus un rejeton de la nature, vous devenez un rejeton du ciel, et à ce moment-là, tout ce qui est ciel en vous, exerce son attraction et vous reprend.
C’est pour cela que j’ai dit mille fois, choisissez votre camp, choisissez votre royaume, choisissez votre domaine, car là, où vous vous serez posés avec détermination, personne, même pas le diable, le plus corné qui soit, ne pourra venir vous en chasser, vous prendre, ou vous séduire.
C’est pour cela que j’insiste si souvent sur la détermination des disciples, sur une détermination plus vrai qu’un simple élan vague, ou une recherche un peu comateuse. Il y a, avant tout, la détermination de la volonté, et la volonté, c’est ce qui différencie le disciple du profane.
Qu’est-ce que la volonté spirituelle ?
Vous êtes curieux à propos des Élohims. Eh bien, les Élohims travaillent justement avec ce rayon, la volonté.
De quelle manière ?
Lorsqu’il y a un plan à concrétiser, à soutenir, à développer, vous pensez bien que cela n’est pas l’affaire que d’un seul rayon, ou que de l’intention, de l’amour, de l’art, de la science, c’est avant tout et d’après sa racine, l’intention de la volonté que le monde soit. Ensuite, de part cette volonté que le monde soit, tous les autres aspects, comme par miracle, peuvent avoir lieu, s’ouvrir, s’épanouir. Mais le rayon de base, c’est la volonté.
Donc, un disciple qui n’a pas découvert sa volonté spirituelle, sera toujours un petit navire qui ira de port en port, en cherchant le meilleur courant, en pêchant à droite en pêchant à gauche, et, en n’étant jamais content de ses poissons.
Pour éviter cela, il doit déterminer son royaume, et cela ne veut pas dire trouver son Maître, trouver sa voie, trouver sa technique de méditation. Toutes ces choses-là viennent de surcroît lorsque vous vous déterminez. Alors, peut-être, allez-vous être étonnés de constater que, finalement, d’après ce que je dis, vous n’êtes pas encore tout à fait déterminés. C’est parce que ce qui réside en vous, est davantage en appel, davantage une démarche de la personnalité, que la volonté indestructible et incontournable de l’âme de s’accomplir.
Tant que vous n’êtes pas centrés dans cette volonté absolue de l’âme, vous allez chercher votre Maître, vous allez chercher votre technique de méditation, votre égrégore, votre groupe, votre livre préféré etc. Si vous vous déterminez dans la volonté spirituelle, toutes ces choses vont venir vers vous, automatiquement.
Qu’est-ce que la volonté spirituelle, pour que vous puissiez véritablement en avoir un vécu intérieur, la sentir, la déclencher, et vous positionner dans le ciel ?
Si vous voulez connaître votre volonté spirituelle, ayez toujours recours à des manières simples.
Asseyez-vous face à un miroir, de manière à vous voir au moins jusqu’au buste, et regardez-vous profondément dans les yeux, sans juger votre nez, la couleur de vos cheveux, si vous êtes beau, belle ou pas. Regardez-vous dans les yeux, sans vouloir entrer avec force en vous-même, mais plutôt avec passivité, vous révéler à vous-même.
C’est un exercice simple, qui ne réclame rien de particulier, sauf le désir de se rencontrer. Et je suis sûr, qu’à cause de cela beaucoup ne le feront pas, parce qu’il y a toujours la frayeur de la rencontre. Beaucoup de personnes veulent rencontrer le Maître, mais ils ont peur de se rencontrer eux-mêmes. Or, on ne peut pas connaître le Maître si on ne se connaît pas soi-même, c’est impossible, parce que le Maître n’est rien d’autre que vous-même.
Ce n’est que lorsque vous vous êtes rencontrés, vous vous êtes révélés, reconnu, senti en tant qu’âme, pressenti en tant qu’énergie divine, que le Maître peut arriver, parce qu’il est de la même nature, même s’il est un Maître extérieur, Koutoumi, ou Moria, ou d’autres, bien connus à l’heure actuelle. Essayez de faire cet exercice.
Bien sûr, tout au cours de la journée, vous pouvez vous rencontrer, lorsque vous faites quelque chose qui ne va pas, lorsque vous êtes trop en colère, trop énervé, trop soucieux ou trop de quelque chose qui n’est pas positif, à ce moment-là vous avez l’occasion de vous rencontrer. Mais la plupart des gens sont si peu conscients d’eux-mêmes, sont si peu investis dans le moment et dans le temps présent, qu’ils n’arrivent pas à se regarder avec ce jeu de miroirs.
Tous les disciples qui vivent avec ce réflexe, d’être avant tout observateur de leurs propres gestes, n’ont pas de problèmes. Si vous oubliez au cours de la journée d’effectuer cette observation, pensez au miroir et regardez-vous dans les yeux, et au bout d’un moment, vous n’arriverez plus à vous contempler, visuellement j’entends, vous allez être comme assoupi, hypnotisé et tout va se renverser, vous allez descendre profondément à l’intérieur de vous-même, et c’est là que réside cette perception, la volonté spirituelle.
Est-il possible en Occident d’aller vers les forces cosmiques sans passer par Jésus Christ ? Pour les civilisations qui croient en une force supérieure unique, mais qui ignorent tout de Jésus Christ que se passe-t-il ?
Le Christ va-t-il devenir un intermédiaire valable pour l’univers entier entre les différentes civilisations et les forces supérieures du cosmos ?
Cette question révèle un grand mystère, celui du Christ. Car il y a une grande confusion à propos de cet être, de cette énergie. Tout dépend depuis quel plan on considère et on regarde le Christ. Comme je vous l’ai déjà dit, depuis notre plan, ce qui est christique, ce qui est Christ, est tout simplement, mais formidablement, la vie Une.
Donc, pour nous, le Christ est avant tout cet être fabuleux, que nous adorons nous-mêmes et qui est dans le soleil, et qui maintient tout le système solaire, qui ordonne aux différentes hiérarchies, qui maintient la vie jusque dans votre cellule.
C’est le principe de la vie et le principe de l’évolution, c’est donc ce que d’autres appellent le rayon Deux. La vie et l’évolution de cette vie, sont le principe christique. Maintenant lorsque l’on descend l’échelle de la création, comme nous avons expliqué tout à l’heure pour la projection des Élohims, il se trouve que l’aspect christique se projette dans les différents plans de la création, même si le Un est universel, du point de vue de la manifestation de la vie, à l’intérieur des manifestations de la vie, il y aura des postes christiques, qui servent de relais à l’énergie christique Une qui se trouve dans le soleil et qui en fait est comparable à l’ange solaire.
Beaucoup de personnes attirées par le soleil, par l’entité solaire, par l’ange solaire, ont une démarche profondément christique, mais leur culture ne leur permet pas de comprendre que leur démarche est christique. Car le Christ dans beaucoup de culture est une chose et l’ange solaire autre chose.
Revenons à ces postes du Christ. Pourquoi y a-t-il cette nécessité de la création de différents postes du Christ, de projections d’aspects Christiques ?
Tout simplement, parce que le rayon majeur de votre système solaire correspond à l’entité christique, c’est-à-dire le rayon Deux, et que toute évolution ne peut être consommée que par l’action du rayon deux qui est lui-même le rayon de l’évolution puisqu’il est le rayon de la vie.
Il est le rayon du mouvement, et c’est dans le mouvement qu’il y a aussi bien la vie que l’évolution de cette vie. Et c’est pour cela que depuis la nuit des temps, en passant à travers toutes les religions, toutes les traditions qui existent, vous retrouvez ce poste-là, que l’on appelle le poste christique ou pas, on retrouve cette vibration-là. En quelque sorte l’agneau de Dieu qui vient, qui est la vie, qui donne la vie et qui en partant, en retournant dans sa dimension, laisse son manteau pour que la vie continue.
C’est ce qu’a promis le Christ dans les écritures, et c’est ce qui se passe. Ainsi on a plus connaissance des Maîtres travaillant sur ce rayon-là que sur les autres, et que certains rayons sont complètement occultés par rapport au chef de file qui préside le rayon. Parce que ce sont des rayons devenus complètement ésotériques, alors que le rayon deux, celui du Christ, celui de votre système solaire, est devenu un rayon exotérique, c’est-à-dire manifesté, capable d’être intelligencé par l’homme et connu de l’homme même profane.
Les connaissances ou les rayons ésotériques restent profondément dissimulés et ne sont révélés qu’au fur et à mesure des initiations, et dans la mesure, seule, où cette révélation est nécessaire et absolue pour le nouvel initié.
Alors est-ce que l’Humanité doit être sauvée et ne sera sauvée que par le Christ ?
Si l’on considère uniquement le terme vibratoire, je dirais oui. Mais le Christ c’est aussi Bouddha, Jéhovah, Le Grand Saint des écritures musulmanes, des écritures de toutes les autres religions du monde, passées, présentes, ou à venir. Ce qui compte avant tout, c’est la vibration et l’aspect.
Le fait qu’il y a deux mille ans, un être ait plus précisément démontré ce rayon, et a donné lieu à une religion et à un nom, qui depuis est connu comme étant le Christ, est un fait qui vous est contemporain, donc il est fort dans votre esprit. Pour nous c’est le fait le plus ancien du monde. Donc, il vous semble que ce n’est que par cette dernière révélation, cette dernière manifestation du Christ, que le salut de l’homme pourra se faire, pour quelques-uns, c’est leur foi.
Dans le principe c’est vrai, mais dans la connaissance lucide et absolue du mécanisme et des lois, c’est faux. Ce n’est pas la manifestation qu’il y a eue il y a deux mille ans, cinq mille ans, ou dix mille ans, ou qu’il y aura demain, qui va sauver l’homme, parce que c’est toujours le même à la base. Lorsqu’un individu fait une démarche vis-à-vis du Christ, il doit se dépouiller de toute religion. S’il ne l’est pas, il va prier une idole, il va prier Jésus.
Qui est Jésus ?
Jésus était un être dont le cœur était si puissant, qu’il a accepté de mourir, afin de révéler le Christ cosmique. Il lui a prêté sa chair, il lui a prêté ses jours, afin de révéler son royaume aux hommes aveugles. Si donc vous priez Jésus dans une démarche religieuse, vous aimez une idole, et vous n’êtes pas mieux que les Égyptiens qui adoraient les statues, en ayant complètement perdu la signification vibratoire et sacrée.
Vous n’êtes pas mieux que certains autres dans des tribus qui en sont encore à adorer des phallus, ou tout autre signe, ou tout autre symbole. Je sais que pour un être vivant dans un monde occidental, si on lui dit qu’en priant la statue de Jésus ou qu’en priant l’esprit de Jésus Christ, qu’il est en fait l’équivalent de l’individu ayant vécu il y a trois mille ou cinq mille ans, il ne va pas l’accepter. Et pourtant c’est la vérité, sa démarche est aussi ancienne que cela.
Ce que vous devez prendre par rapport aux religions, c’est toute l’essence et le rituel qu’elle permet. La religion est avant tout cela, un rituel pour contacter, pour communier avec une énergie. Tout le dogme qui est autour, n’est en fait, que la culture qui a été nécessaire pendant un certain temps pour faire en sorte que le rituel, qui s’accomplissait, soit intelligible pour les gens.
Ce qui fait qu’à l’heure actuelle, on pourrait ordonner immédiatement des prêtres, sans leur faire passer des initiations, sans leur faire passer des files d’attente de consécration.
Si on se connaît, si on connaît son cœur, son degré de dépouillement, son intention spirituelle, on n’a pas besoin d’attendre et de passer par tous les postes qu’autrefois on demandait, parce que l’homme d’aujourd’hui est quand même beaucoup plus instruit, connaissant, ésotériquement formé. Autrefois si un jeune homme des campagnes avait une pulsion spirituelle intérieure et qu’il allait voir le Maître de l’église, il lui fallait être formé, il lui fallait même souvent apprendre à lire parce qu’il ignorait même l’alphabet. Et avant de pouvoir officier, il devait apprendre à lire, et ainsi, il avait un poste à conquérir.
Si aujourd’hui vous connaissez à peu près ce que peut être l’énergie, c’est avant tout parce que votre culture vous le permet. Aujourd’hui en ayant des énergies telles que l’électricité, le nucléaire etc. et ayant ce mot-là, énergie, votre cerveau est habitué à ce concept abstrait.
Mais replacez-vous des siècles en arrière et comprenez que la culture même était absente et qu’il fallait absolument éduquer depuis la base les individus. Et c’est cela le dogme des religions, et des sectes, c’est tout le système culturel, qui n’a rien à voir avec la sagesse. C’est tout le système culturel d’éducation, que les hommes ont dû créer pour pouvoir initier les profanes et intégrer les profanes et tous les hommes venant du monde.
Ceci étant adapté, bien sûr, à la sensibilité d’une civilisation, à la capacité de ses chakras, à la capacité de la race. C’est pourquoi, régulièrement les religions tombent, ou les mouvements tombent, parce que ce qui était absolument utile il y a quelques siècles, ne l’est plus maintenant, et même cela devient une aberration. Donc, ce qui reste c’est tout simplement la ligne de la pulsion de la sagesse, de la communion, le rituel, mais toutes les choses annexes doivent être renouvelées.
Si vous voulez absolument fusionner avec cette énergie, avec cet être qui veille sur vous comme le père lui-même, il faudrait que vous ayez à propos du Christ, une démarche complètement dépersonnalisée. Il faut vous dépouiller de tout ce que la religion ou de tout ce que certains textes ont écrit à propos de lui.
Il ne faut même pas le chercher, car il est partout. Oubliez qu’il a vécu il y a deux mille ans, parce qu’il est en fait aussi présent en vous-même, qu’il a été présent en Jésus il y a deux mille ans. Il est l’essence même de votre âme, comme je l’ai dit tout à l’heure, il est la substance de la vie, le mouvement de la vie, et le principe d’évolution de la vie.
Donc ceux qui prétendent que l’initiation est d’atteindre un niveau christique, ont raison. Ceux qui croient qu’ils doivent nécessairement passer par le Christ, ont raison aussi. Mais chacun a quand même une part de tort. Vous savez dans le disciple, il existe toujours une part de vérité, et une part d’énigme. Le problème c’est que, cette part d’énigme, ils ne veulent surtout pas s’en rendre compte, pour ne pas se mettre à nouveau en question, parce qu’ils sont tellement heureux et satisfaits de la part de vérité qu’ils ont.
Or, même si on ne détient que cinquante pour cent ou même plus quatre-vingt-dix pour cent d’une réponse, et d’une vérité, il ne faut jamais être satisfait avant d’avoir les cent pour cent. Et la démarche véritable du disciple est celle-là.
D’accord je connais telle chose, très bien, mais je vais continuer à travailler et je vais accepter d’être renouvelé, et éventuellement laisser ce que je sais, pour accepter d’en savoir plus. Cette capacité d’être renouvelé, c’est ce qui fait la force du disciple, le tonus du disciple et le succès du disciple.
Il y a des millions de disciples à travers le monde, qui sont agrippés à leur vérité, mais à quelle vérité ?
Si justement ils y sont agrippés, ils font la preuve que ce n’est pas la vérité, car celui qui a la vérité, a les bras ouverts et libres et un sourire large comme le soleil. Il ne cherche même pas à défendre la vérité, parce qu’il connaît le plan et l’évolution, et il sait très bien que chacun arrivera à la vérité, quand il le voudra bien, quand il le pourra, et qu’il ne sert à rien de le forcer, de lui démontrer le précepte de la vérité, ou de le critiquer, parce qu’il a fait ceci, cela et que ce n’est pas spirituel.
Occupe-toi de ta couverture et de ton oreiller, et tu dormiras bien. Ne va pas critiquer la peinture de la chambre du voisin, occupe-toi de toi avant tout. Vous reconnaîtrez un disciple, un vrai, à cela. Il admet la limite chez l’autre et il ne le critique pas. Il admet que l’un soit un idolâtre, il va lui sourire, l’aider et l’aimer d’autant plus qu’il est limité, alors que celui qui a deux sous de vérité et parce qu’il en a deux sous, se sent déjà fort riche, s’en orgueillit et va critiquer celui qui est limité, celui qui commet quelques erreurs.
Le véritable disciple a un acte de compassion sur les autres hommes et c’est ce qui lui permet d’être libre. Un être qui est plein de compassion, est un être qui a compris ce qu’est le plan, alors qu’un autre qui n’a pas compris le plan, critique, juge, et dit : « cet homme ne me convient pas, ne me plaît pas ». En fait, il ne se supporte pas lui-même et dès qu’il rencontre des gens différents de lui-même, il ne supporte pas la relation.
Il faut vous dépouiller pour rencontrer la vérité et se dépouiller ce n’est pas laisser tomber tous les bijoux, ne plus porter de pulls luxueux, de belles chaussures, de ne rouler plus qu’en vélo dans les villes, faire vœux de ceci, faire vœux de cela, non.
Se dépouiller est avant tout un acte mental, et c’est pour cela que la plupart des disciples ne comprennent rien à l’ascèse.
Ils se privent de ceci, ils se privent de cela, ils se sacrifient comme autrefois, dans les lointains millénaires on sacrifiait l’animal au nom de Dieu. Il se sacrifie et il souffre, il souffre comme l’animal lorsqu’il a été poignardé, parce qu’il se poignarde véritablement : « Tu ne feras plus cela » et la souffrance coule.
Croyez-vous que Dieu et les Maîtres réclament cette chose ? Non. Ils ne se nourrissent, ni ne s’abreuvent du sang de la peine, du sang de la souffrance des hommes. Au contraire, plus l’homme souffre, plus l’homme saigne, et plus le Maître doit souffrir avec lui, parce que la vie est une et que chaque membre de cette vie est associé.
Ce qui fait que, lorsque dans un point du monde un disciple ne comprend pas, pleure, souffre, son Maître souffre et pleure avec lui. Il souffre de sa même souffrance, parce qu’il est son Maître, et que de par la loi cosmique de responsabilité et de correspondance, ce qui se passe en son disciple est vécu par le Maître. Ce qui correspond à la parole de Jésus : « Tant qu’il restera une brebis perdue et égarée, toute l’Humanité sera perdue et égarée », même si toutes les autres brebis sont rentrées au royaume. C’est à cause de cette loi de correspondance, parce que la vie est une.
Imaginez que votre doigt, parce que vous n’avez pas réussi à le contrôler, à l’éduquer, fasse mille choses désordonnées que vous ne voulez pas. Par exemple, il va se glisser dans le cou de votre voisine. Votre voisine est offusquée et vous recevez une gifle. C’est toute votre face qui reçoit la gifle, ce n’est pas le doigt. Allez expliquer à votre voisine que vous ne contrôlez pas votre doigt, elle ne va pas vous croire.
Il en est de même entre les disciples et les Maîtres, entre les profanes et les Maîtres, parce que toute la vie est une. Ainsi Christ est responsable face au Père de la création. En fait, si on analyse du point de vue des responsabilités, le Christ est beaucoup plus votre Père que le Père qui est aux cieux, parce que c’est lui qui véritablement prend soin de vous, vous démontre le bien, et se sacrifie pour vous, et à son image, tous ceux qui veulent être disciples.
Ce qu’il faut donc comprendre, c’est qu’un individu, lorsqu’il est sur le cheminement spirituel et comme nous l’avons dit tout à l’heure, qu’il devient la cellule d'un véritable organe, il se charge en même temps d’une responsabilité.
Tout est responsabilité dans l’univers. C’est pour cela, qu’un être humain qui n’arrive pas à s’assumer, qui n’arrive pas à être responsable, du point de vue spirituel j’entends, ne pourra jamais être une personne fiable pour les Maîtres et obtenir un travail à faire, qu’il soit invisible ou visible d’ailleurs.
Ce qui compte, avant tout, c’est la fiabilité, donc la capacité à endosser la responsabilité, et endosser cette responsabilité n’est pas quelque chose de difficile, mais cela paraît souvent une montagne à faire pour des disciples. Les disciples voient la responsabilité comme une souffrance. Si j’ai la responsabilité, je vais être retardé, je vais devoir revenir, parce que des gens vont être dépendants de moi, parce que des évolutions vont dépendre de ma propre vibration, alors ils ne veulent pas de cette chose.
Il existe un chemin dans le monde spirituel qui consiste à se débarrasser de toute responsabilité. Les êtres illuminés de cet ordre ne passent pas par le soleil, donc ne passent pas par le Christ, ils vont directement au Père. Mais lorsque l’on suit le cheminement, je dirais, traditionnel, lorsque l’on veut à la manière du Christ, aider l’Humanité, aider toute la matière en quelque sorte, aider les animaux, les fleurs, l’atome lui-même, alors on rencontre le Christ et par lui le Père. Sinon on est complètement dévié sur le Père et l’individu ainsi illuminé s’en va complètement hors du système, et n’a plus aucune relation avec les hommes. Il continue son chemin de manière solitaire.
Un être qui sait prendre des responsabilités spirituelles, ne fera pas forcément quelque chose de visible, souvent, les plus grandes responsabilités sont invisibles, elles sont de l’ordre de la vibration, de l’ordre du sacrifice du rayonnement, du sacrifice de l’âme pour l’Humanité et cela n’a pas besoin de se voir, ni de se connaître, cela se fait.
Il y a grandeur à partager cette responsabilité avec les Maîtres. Beaucoup de gens veulent rencontrer le Maître, mais lorsqu’on leur présente la responsabilité ils disent non. Et pourtant, s’ils arrivent à rencontrer le Maître, c’est bien parce que le Maître a pris la responsabilité de rencontrer le disciple et de souffrir avec lui si le disciple n’avance pas. Pensez toujours à celui qui se sacrifie pour vous et ainsi, vous arriverez à vous sacrifier pour vous-même, et ensuite pour les autres.
Question :
Comment se présente le gardien du seuil, et comment l’affronter ?
Le gardien du seuil n’est pas un être si terrible que cela, sinon, ne serait-ce qu’en vous regardant dans la glace chaque matin, vous seriez pris de terreur, car ce n’est rien d’autre que vous-même. Et pourtant, chacun vit très bien avec lui-même.
Qu’est-ce donc techniquement le gardien du seuil, et pourquoi l’a-t-on nommé de cette manière-là ? Car s’il y a mystère autour de cette chose, c’est surtout à cause de sa dénomination.
On l’a appelé gardien du seuil, parce qu’il se présente à l’individu, lorsqu’il veut faire un certain passage, dans d’autres dimensions, donc dans d’autres univers énergétiques, ou à l’occasion d’une certaine initiation.
Chaque fois que l’individu va changer de taux vibratoire, de manière radicale et absolue, et pas simplement en augmentation, mais en type vibratoire, toute la somme de ce qu’il a vécu, connu, fait ou pas fait, mal fait ou bien fait, toute la somme de ce qu’il est en esprit de manière consciente ou inconsciente, tout son astral exacerbé, dans les trois dimensions de l’astral, vient vers lui. Non pas pour l’empêcher d’aller plus loin, mais parce que le type vibratoire, que l’individu cherche à incorporer, ne peut être incorporé que si toutes ses scories ont été brûlées.
Sinon, il y a rencontre avec les profondeurs infernales, ou sombres, tout dépend de l’individu. À ce moment-là, il y a prise de connaissance de vos ténèbres, du gouffre, et vous n’arriverez plus jamais à vous séparer de cette vision, à l’oublier.
Rencontrer le gardien du seuil est plutôt le lot des magiciens, car l’initié qui évolue normalement, je dirai gentiment, à la vitesse de croisière comme vous dites, celui-là ne rencontrera jamais le gardien du seuil, parce qu’au fur et à mesure de son évolution, il va automatiquement brûler ses scories, brûler ses fantasmes, brûler ses illusions, brûler son karma.
Ce qui fait que le jour ou il va changer de taux vibratoire, tout ce qui est en lui, en profondeur, ayant été éliminé, il ne rencontre que lui-même et il n’y a pas de problème.
Par contre les individus usant trop de la projection astrale par exemple, de la divination, mais poussée à un degré vibratoire très fort, ou ceux accomplissant les actes de magie, alors ceux-là, oui, peuvent rencontrer le gardien du seuil, c’est-à-dire, leur double, de manière négative. Bien que cela ne soit pas absolument de la négation. C’est tout simplement la somme des choses qu’ils n’ont pas encore accomplies ou qu’ils ont mal accomplies et qui restent ou sont devenues ténèbres.
Tout ceci est une nécessité, non pas que cela soit un cap imposé par les Maîtres ou par la création. C’est comme quelqu’un, avec deux grandes valises, qui voudrait monter dans un train dont la porte serait extrêmement étroite. Il aurait beau essayer d’entrer, il n’y arriverait pas. La grande décision va être de laisser tous ses bagages, vêtements, bijoux, argent. C’est cela le gardien du seuil.
Laisse tout ce que tu possèdes, laisse tout ce à quoi tu crois, laisse tout ce que tu n’as pas fait et que tu voudrais faire, tous les désirs, tous les projets, toutes les projections, et nettoie ce que tu as mal fait.
Si le gardien du seuil a été décrit d’une manière aussi terrifiante, c’est parce que les individus qui s’adonnent à des rituels pour convoquer des entités, lorsqu’ils arrivent à monter jusqu’au point où leur vibration peut chavirer, peut basculer, à force de jeûnes, d’invocations et de formules magiques, dans des lieux telluriques et locaux appropriés aux phases astrologiques les plus propices, ils rencontrent le gardien du seuil, puisque leur démarche est plutôt une démarche occulte, magicienne, une démarche de la volonté, plutôt qu’une démarche spirituelle, donc une alchimie de transformation.
C’est pratiquement et uniquement dans ces rituels-là que l’on a le risque de rencontrer le gardien du seuil, parce que pour détenir le pouvoir du son et le pouvoir de la flamme, il faut avoir un rituel et des formules magiques qui transforment le type vibratoire de l’individu.
Si le type vibratoire de l’individu n’est pas transformé, l’individu ne pourra même pas entendre le son qu’il cherche, le son du pouvoir, le son qui permet la destruction instantanée de toute vie, ou la construction instantanée de toute chose. Pour pouvoir entendre le son, il faut se hisser à un tel niveau dans la vibration, que l’individu doit pratiquement sortir du règne humain, pour entrer dans le règne surhumain, le règne des Maîtres. Mais comme il y entre de façon artificielle, tous ses coins sombres vont se ruer à sa face et à sa conscience.
Donc ne vous souciez pas de votre gardien du seuil, car vous vivez avec lui et vous remarquez qu’il n’y a pas de problème, tant que vous n’en prenez pas conscience. Par contre, lui a conscience de vous, et c’est lui qui justement provoque en quelque sorte les épreuves, parce qu’il est la somme de votre karma, de vos ignorances et des obligations à remplir en cette vie.
Petit à petit il envoie une ou deux choses par-ci par-là, pour justement s’alléger, parce que son but n’est pas de rester le gardien du seuil, car il n’est même pas conscient de sa fonction. Son but, c’est justement de ne plus exister, de vous laisser la place libre et complète.
Dans la mesure où vous ne faites aucun rituel de magie, ne vous souciez pas de lui. Par contre, le jour où vous en faites, ayez un grand souci de lui et c’est à ce moment-là, qu’il vous faudra faire des rituels très proches, en préparation des cérémonies, de la messe, pour justement accélérer la combustion, la disparition de vos scories, de vos karmas etc.
Mais ces préparations-là sont tellement longues et parfois douloureuses, que la plupart des magiciens veulent d’abord le pouvoir.
Lorsqu’un un être veut réellement créer, faire ou accomplir un rituel de magie, il lui faut pratiquer à la manière d’un prêtre, car la magie et la prêtrise sont une seule et même chose. Sauf que, dans un cas le prêtre donne à l’Humanité, et dans l’autre, le mage prend pour lui-même.
Il n’y a pas trente-six manières d’appeler l’énergie, de l’incorporer et éventuellement de la rayonner. Tout est magie en quelque sorte, mais ce qui fait la différence entre les magies c’est la décision du cœur et du mental de l’officiant, parce que l’énergie peut être universelle, ou vécue de manière égoïste, vécue de manière noire. Donc un être qui veut véritablement déclencher le pouvoir, faire des actes de rituel et de magie, s’il veut le faire sans danger, il doit se préparer comme un prêtre.
Passer par l’abstinence, la prière, pour brûler les scories, pour augmenter le niveau vibratoire, faire des jeûnes pour nettoyer jusque dans les moindres recoins de son corps, et surtout la cellule, la molécule même. Ensuite, au bout d’un x temps de préparation, il faut qu’il soit dans l’axe de la planète qui correspond à son rituel, et il peut faire son rituel sans risque. Mais il faut qu’il prolonge par autant de jours après le rituel, l’abstinence, pour que cela soit une protection.
Car, même si le rituel s’est bien passé, cela peut devenir catastrophique. Lorsque vous effectuez un rituel, il y a la cérémonie d’un temps bien présent où descend l’entité, et cela veut dire aussi, qu’en même temps vous êtes ouverts à l’entité, et cette ouverture ne se referme pas lorsque vous avez renvoyé l’entité.
Spirituellement, astralement, vous êtes restés ouverts. Et c’est à cause de cette ouverture qui reste béante, que vous devez pendant un temps égal, continuer l’abstinence après le rituel, pour que cela se referme gentiment et que la protection continue à s’exercer.
C’est pour cela qu’il y a de par le monde, des tas de gens qui ont fait des rituels d’appel sans problème, et qui pourtant avec le temps, se trouvent possédés, ou se trouvent investis ou détruits, détériorés, de la même manière que si le rituel n’avait pas fonctionné. C’est à cause de cela.
Rappelez-vous bien, que dans toute démarche occulte, il y a ouverture, et lorsqu’il y a ouverture il faut protéger cette ouverture, de peur que quelque chose de négatif, d’astral, ne s’y loge. Ensuite et au fur et à mesure des rituels que vous pouvez faire, l’ouverture va devenir bien sûr permanente, mais la protection va aussi devenir permanente, chose qui n’existe pas au début.
Donc lorsque vous commencez un rituel sachez bien que vous avez le devoir de le poursuivre, au moins pendant plusieurs années, si ce n’est tout au long de votre vie. Ce qui fait, qu’un homme, s’il arrête d’un seul coup un rituel qui s’est fort bien passé pendant des années, sans penser à renvoyer absolument toutes les énergies et en quelque sorte résilier son contrat avec les entités pour que cette ouverture se ferme, va être détruit petit à petit, sûrement, lentement il sera détruit.
Cela commencera par la santé mentale, puis cela suivra dans le corps et en très peu de temps il mourra. Donc lorsque vous faites un rituel, il faut absolument vous engager à le faire toute votre vie, même si ce n’est qu’une fois par an, mais il faut vous engager à le faire votre vie durant. C’est l’esclavage qui tombe sur vos épaules pour ceux qui veulent être des magiciens. Lorsque vous voulez le pouvoir, il faut porter la responsabilité de ce pouvoir et assumer l’exigence de ce pouvoir, sinon ne faites rien. Vous allez me dire qu’aujourd’hui on parle beaucoup de pouvoir, d’énergie, de rituel, c’est parce qu’aujourd’hui cela doit être ainsi.
Qu’elle est la différence entre la télépathie mentale et la télépathie basée sur une activité du plexus solaire ?
Comme je l’ai déjà dit, la télépathie, comme tous les autres aspects psychiques de l’homme, est une et une seule, et la seule différence qui existe est dans sa qualité. C’est un peu comme avec votre poste de radio. Vous avez les ondes et sur ces ondes, vous avez différents postes accessibles, différents programmes.
Admettons que sur le poste le plus bas, vous ayez les programmes les plus bas, c’est-à-dire les moins intéressants qui font plus de bruit qu’autre chose. Et puis vous montez la gamme des ondes et vous obtenez, chaque fois que vous montez, un programme plus agréable, plus sympathique et plus instructif. Il en est de même avec tous les pouvoirs qui sont en l’homme, que ce soit la télépathie ou autre chose.
Plus vous montez dans les vibrations, et ceci est dû à vos efforts personnels, à votre évolution et à vos niveaux initiatiques, plus vos pouvoirs psychiques vont s’exercer avec qualité, pour recevoir quelque chose de qualité, ou donner quelque chose de qualité. Ce qui fait, qu’un pouvoir exercé par un homme sur le premier plan, ne va pas du tout ressembler à un pouvoir exercé sur un plan plus haut par un autre homme, et pourtant c’est le même pouvoir. Tout dépend donc de l’individu lui-même.
Pour tous les pouvoirs, cela dépendra toujours de l’homme, de ce qu’il est initialement dans sa vibration et son niveau initiatique. Lorsque vous analysez la télépathie chez quelqu’un qui est trop centré dans l’astral, le plexus solaire, il va sembler avoir beaucoup d’intuition, parce qu’il va pouvoir supposer qu’il va pleuvoir demain, ou il va sentir que son fils ou sa fille est en danger à l’autre bout de la terre, etc.
Tout ce qui est donc du phénoménal et de l’événement, va être pour lui une connaissance dévoilée. Et puis plus vous montez dans la gamme spirituelle, dans les niveaux initiatiques, plus la télépathie va se déterminer comme quelque chose de différent. Forcément l’individu ne va plus pouvoir se rendre compte des choses du bas, mais il se rendra compte des choses du haut. Mais de toute manière, la loi veut que, tout ce qui est en haut, est comme ce qui est bas, en ayant connaissance du haut, il aura aussi connaissance du bas, dans une certaine mesure.
Tous les pouvoirs dépendent de vous-même quoi que vous exerciez, que vous soyez magnétiseur, guérisseur, astrologue, télépathe, médium, ou quoi que ce soit d’autre. Comprenez bien que pour changer, pour évoluer, vous devez avant tout faire des bilans avec vous-même et pas avec le pouvoir que vous exercez. Il ne faut pas vous dire, je veux devenir ceci, cela, parce que j’obtiendrai tel niveau de conscience, ou telle initiation.
Certaines personnes s’imaginent qu’en faisant les démarches pour devenir guérisseurs, ils vont devenir des initiés, c’est faux. En essayant de devenir télépathes, ils vont devenir des initiés, c’est faux. Vous devez faire le bilan avec vous-même, et ainsi en ayant cette authenticité, vous saurez sur quoi travailler pour développer votre pouvoir, qui à ce moment-là ne vous intéressera plus d’ailleurs comme un pouvoir, mais juste comme un service pour l’Humanité.
Que penser des voyages en corps astral, est-ce recommandé de les pratiquer ?
Je dirais que le voyage en corps astral n’est pas quelque chose qui me préoccupe et dont j’aime parler. Parce que tout simplement à l’heure actuelle, dans l’esprit des gens, il y a beaucoup trop de préoccupations par rapport au plan astral.
Lorsque vous faites une projection astrale, vous allez dans l’astral, or, tous nos efforts visent à vous faire dépasser le plan astral. Nous ne voulons plus que vous soyez dans l’astral, que ce soit de manière consciente ou inconsciente. Consciente justement, lorsque vous êtes en dédoublement, et inconsciente, lorsque vous vivez comme vous vivez maintenant.
Nous ne voulons plus cela. Il ne faut pas faire des flashs en arrière, faire des retours en arrière. Laissez aux atlantes ce qui appartenait aux atlantes, et possédez ce qui vous appartient en temps que nouvelle civilisation. Vous devez vous élever vers le plan mental, vous devez absolument vous propulser vers l’intelligence divine. Car le plan mental c’est cela : l’intelligence intérieure, l’intelligence divine, l’appréciation et l’entendement des choses.
Qu’avez-vous à faire qu’une plante rayonne aussi sur le plan astral, qu’avez-vous à faire qu’un arbre vous révèle son véritable visage sur le plan astral ? Vous avez déjà dépassé cela. Le plan astral, même s’il est vibratoirement plus subtil que le plan physique, il est encore plus illusoire que le plan physique. C’est dans le plan astral que réside le plus grand magma d’illusions que l’homme peut contempler.
C’est sa subtilité vibratoire qui permet cette chose. Le plan physique est inchangeable. Lorsqu’il y a un rocher, il y a un rocher et si vous ne le voyez pas, vous tombez dessus. Tout ce que vous pouvez faire c’est le détruire, le faire exploser, mais il sera encore du rocher, même éparpillé en cailloux. Or, dans le plan astral, vous pouvez trébucher sur un rocher, parce que l’être que vous venez de frôler astralement, comme vous-même, a créé un rocher. Alors où est la réalité. Est-ce qu’il y a un rocher ou est-ce qu’il n’y en a pas ?
Lorsque vous montez sur le plan astral, vous pouvez vous déterminer une tout autre configuration. De blanc, vous pouvez devenir noir, d’occidental devenir asiatique, de barbu devenir chauve, de grand devenir petit et inversement. Vous pouvez rencontrer tous les hommes, tous les êtres qui vous plaisent, depuis votre voisine, jusqu’à Dieu le Père, lui-même et oui !
C’est justement le pouvoir du plan astral et c’est à ce niveau-là que se situent la plupart des magiciens, et je dirais des petits magiciens, car le véritable magicien travaille avec l’énergie divine et non pas avec la matrice que représente l’astral.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’astral est un réservoir de molécules capables d’être condensées et dirigées par la pensée et le désir. Ce qui fait qu’un individu, qui construit astralement quelque chose et qui a la puissance de projeter ce quelque chose, va faire que son désir, son projet se matérialise dans le physique et il va se matérialiser puisqu’il a été conçu d’abord astralement. Mais c’est une chose à ne pas suivre, c’était juste pour vous expliquer, parce que je ne veux pas que vous fassiez cette chose.
Vous ne pouvez pas avoir accès au plan physique depuis le plan physique, car comme je vous l’ai dit tout à l’heure, quand il y a un rocher, il y a un rocher ; quand il y a un arbre, il y a un arbre, et vous ne pouvez pas le changer. Par contre, par le plan astral, vous pourrez le changer, c’est-à-dire, qu’en envoyant des ondes, vous pourrez faire en sorte de dissocier les molécules du rocher et ainsi le faire disparaître, pour celui bien sûr qui a un fort pouvoir. Donc il faut absolument cesser ces projections astrales. Pour celui qui est capable naturellement de partir dans d’autres dimensions c’est autre chose.
Quelle est donc la différence entre la projection astrale et la projection dans d’autres dimensions ? C’est cela qu’il faut connaître car c’est capital.
Lorsque vous vous projetez dans le plan astral et de manière astrale, vous rencontrez toutes sortes d’illusions et l’homme qui n’est pas assez avisé, croit justement que cela est la vérité. Ainsi, si sur le plan astral, vous rencontrez vos amis décédés, vous êtes sûr que cela est un plan d’illusion, car il n’est pas possible de rencontrer un désincarné sur le plan astral. Car le désincarné ne réside pas sur le plan astral, cela n’est pas un lieu de résidence, c’est un lieu de substance, de mutation, de transformation et de création.
C’est donc plutôt une transition entre deux plans, entre le plan spirituel et le plan physique. Si vous êtes capable d’y accomplir des prodiges, c’est-à-dire qu’il vous semble possible d’élever des églises, de créer des arbres, de créer des mers, de créer toutes sortes de choses, alors fuyez, car cela est le plan astral, vous êtes dans l’illusion et vous êtes en grand danger. Parce que dans le plan astral, il existe toute une gamme d’énergies, donc, de petits êtres qui ont le devoir de constituer de par leur substance et leur être même, ce plan astral. Et lorsqu’ils arrivent à rencontrer un être humain, ils se précipitent en lui, parce qu’ils ont faim d’énergie. Ils ne sont pas méchants, ils ont tout simplement faim d’énergie.
Alors il faut absolument dépasser ce plan astral, de quelle manière ?
Pour ceux qui sont susceptibles de pratiquer la projection, il faut qu’ils se donnent une direction, pour le succès de leur projection. Ils doivent donc s’investir complètement dans la spiritualité, ils doivent avoir une démarche quotidienne vis-à-vis de la spiritualité, et doivent prévoir leur projection.
Une projection, qui se passe sur les plans spirituels, ne se décide pas comme cela : Il est trois heures, je n’ai rien à faire je vais monter. Lorsque l’on veut aller dans une autre dimension, il faut faire appel au guide de la dimension. Donc, vous vous présentez, vous vous élevez petit à petit, mais il faut que quelqu’un vienne vous chercher pour vous faire passer le cap de cette autre dimension. Donc quelqu’un qui se dédouble sans jamais ne rencontrer un guide qui le dirige, ne fait que voyager dans l’astral et jamais dans l’autre dimension.
Pourquoi cette nécessité du guide, du passeur, qui justement était un mythe et je dirais presqu’un dogme chez les égyptiens ?
C’est une nécessité parce qu’il y a changement de type vibratoire, et comme nous en avons parlé tout à l’heure, lorsqu’il y a changement de type vibratoire, il faut que quelqu’un vienne pour vous protéger, pour vous adapter à la nouvelle vibration que vous rencontrez.
Il faut bien que vous compreniez, cette réalité qu’est la vibration.
Sur le plan physique, vous êtes déterminés par une certaine vibration, vous émettez un certain son, qui a les aspects et les conséquences de votre évolution spirituelle. Toute l’Humanité, sans considérer les aspects d’évolution spirituelle, a le même son de base, donc la même vibration.
Pour passer dans un autre règne, dans une autre dimension, ce son de base va changer, un autre va s’installer d’un coup, comme si vous vouliez faire passer une énorme énergie dans une ampoule qui n’est pas prévue pour cela, tout saute. De la même manière, pour un humain qui veut changer de dimension, s’il n’a pas son guide, le guide d’entrée, le passeur de la dimension pour l’adapter, le protéger, lui servir d’écran, il ne pourra pas passer.
Donc, ce que vous devez faire pour mériter de rencontrer ce passeur, qui n’est pas forcément révélé à vous, vous ne pouvez voir que sa silhouette par exemple, il faut vous centrer dans la spiritualité et pas de manière anodine, sérieusement, et chaque jour prononcer une formule d’alliance, que ce soit une prière que vous avez reçue, que vous composez vous-même, ou que vous empruntez à une école ou un ordre initiatique. Ainsi, cela crée l’appel et cela crée surtout un terrain vibratoire, où la rencontre avec le passeur et l’alliance avec lui va pouvoir se faire.
Chaque jour vous construisez le rendez-vous, vous construisez le passage, et vous promettez qu’à tel jour, telle heure de la situation terrestre, vous vous proposerez au passage. Et ainsi, arrivé au jour et à l’heure, commencez votre exercice. Vous allez forcément dans un premier temps sortir sur le plan astral, parce que vous ne pouvez pas passer au deuxième étage sans être d’abord passé par le premier. Il faut monter étage par étage, dimension par dimension. Mais vous n’y resterez pas, le passeur viendra vous chercher et vous remarquerez tout de suite la différence.
Pour ceux qui ont l’habitude de se dédoubler sur le plan astral, il change tout simplement de décor, de civilisation, il rencontre d’autres gens, d’autres habitudes, d’autres idéaux etc. Mais fondamentalement, leur conscience reste la même et ils n’ont pas eu de passage dans l’inconscience. Consciemment ils sont passés d’un état à un autre.
Lorsqu’il y a changement de dimension, il y a le guide qui vient vous chercher, vous avez l’impression d’être tiré de la nuit, vous avez l’impression d’être tiré du sommeil. Même si vous étiez conscient sur le plan astral et passé consciemment sur le plan astral, lorsque le passeur vient vous chercher et qu’il vous tire dans l’autre dimension, vous changez de plan de conscience et vous êtes tirés de la nuit, parce que la conscience du plan astral n’est pas une conscience plus évoluée que celle que vous avez sur le plan physique. Ce n’est pas une conscience spirituelle, la conscience de votre âme, c’est tout simplement le plan astral.
Par contre, pour tout ce qui est guérison, le plan astral est très utile.
Il va falloir que les hommes acceptent l’existence du plan astral et développent les moyens de travailler avec lui, sans se projeter ou vivre sur le plan astral.
Depuis le plan astral, on peut très bien voir où en est le plan physique. C’est ce que font les Maîtres. Ils ne viennent pas sur le plan physique pour voir ce que fait Joseph, Anne Marie, non. Ils regardent le corps astral de l’individu, les résonances qu’a ce corps astral, les couleurs qu’il émet, et ils ont les indications de ce qui se passe sur le plan physique. Donc pour un guérisseur, qui veut devenir de plus en plus performant, il lui faut de toute manière arriver un jour à capter le plan astral, que ce soit par vision, par intuition, par inspiration ou par toucher. Parce que c’est dans l’astral que se détermine et qu’est vécue la maladie.
Sitôt après le plan astral, vous avez le plan mental et ce n’est pas un plan où la maladie a lieu d’être, c’est impossible. La constitution de ce plan, les molécules qui s’y agitent, l’atome qui y réside, ne sont pas faits pour être malade. Si la maladie essayait d’entrer dans ce plan, elle serait complètement détruite et éliminée.
Autrement dit, sitôt que vous vous placez entièrement sur le plan mental vous n’êtes que de la santé, mais tant que dans le corps astral il y a quelque chose qui ne va pas, soit dans la réception d’une énergie, soit dans l’émission d’une énergie, soit à cause d’un problème karmique ou quoi que ce soit d’autre, il peut y avoir maladie. Donc lorsque vous voulez vous soigner, soignez le corps astral et pas le corps physique. C’est le défi de la nouvelle médecine. Si vous soignez le physique, que ce soit par des moyens mêmes très développés qui paraissent énergétiques, vous n’y arriverez pas, parce que la racine n’est pas là, la racine est dans l’astral et c’est à ce niveau-là qu’il faut faire circuler les énergies, manipuler, ou débrider les énergies.
Pour un guérisseur quel est l’aspect capital de sentir le corps astral ?
C’est qu’il va avoir une véritable radio du malade. Il va voir qu’à tel endroit il y a blocage, qu’à tel autre il y a une ulcération, qu’à tel autre il y a autre chose, et tout son effort va être de calmer le corps physique, de dépolariser le corps physique. Dépolariser le corps physique c’est quelque chose que la médecine doit aussi découvrir, car ainsi, vous arrivez à toutes les anesthésies.
En changeant de polarité, vous empêchez le système nerveux de transmettre les codes et les informations au cerveau. Donc automatiquement vous êtes dans un état d’anesthésie le plus complet. Pour dépolariser, il faut couper les circuits d’énergie qui circulent en l’homme. Il faut donc faire en sorte que ces énergies circulent vers l’extérieur plutôt que vers l’intérieur. Il ne faut plus que le rayonnement des énergies soit concentrique, il faut qu’il s’échappe et ainsi les énergies s’échappant, elles ne rentrent plus dans l’organe, dans le corps, et l’organe peut-être à souhait opéré, coupé, tranché, l’individu ne sentira rien, parce que les énergies ne vont plus à cet endroit. C’est un peu, comme si, pour ne rien sentir, vous enleviez tous les nerfs qui se situent à ce niveau-là.
Donc pour revenir à la guérison depuis le plan astral, ce qu’il faut aussi savoir, c’est que l’homme va être victime de maladies qui viennent de plus en plus du plan astral. C’est un peu comme si chaque race avait ses maladies. Lorsque l’on regarde dans le passé, dans les autres races, l’on s’aperçoit que les maladies étaient dues le plus souvent au plan physique. Parce que les races n’étaient qu’en formation, et que tous les problèmes venaient du fait que les entités, les âmes avaient beaucoup de mal à s’accorder avec le plan physique et que le plan physique avait du mal à se constituer parfaitement tel qu’il est constitué aujourd’hui.
À l’heure actuelle, à la race où nous en sommes, le plan physique est absolument constitué et il peut même fonctionner de lui-même sans l’intervention de l’homme. Autrefois, il fallait la participation de la volonté de l’âme pour que tel ou tel organe fonctionne.
C’est ce qui a fait dire, d’ailleurs à beaucoup de religion, que l’âme a chuté jusque dans la matière. Elle n’avait que cela à faire pour que la matière puisse avoir lieu. Elle ne pouvait pas faire autre chose, sinon, elle n’aurait jamais eu de matière, jamais eu d’instrument d’évolution donc.
Maintenant que le corps physique est parfaitement constitué, que vous respirez sans problème, sans y penser, que votre système digestif digère de lui-même sans que vous fassiez l’effort, que vous arrivez à bouger sans prédéterminer toujours vos gestes, maintenant que tout cela est acquis, tout le point de friction se situe depuis le point astral par rapport à l’âme.
Avant il y avait friction depuis le plan physique par rapport à l’âme et les maladies étaient beaucoup plus torturantes. Non pas que l’être humain ne souffrait plus, pas du tout, mais il y avait davantage de difformités, parce que c’était justement là le point de friction, le physique. Et ainsi, cela a donné lieu, à tous les monstres, que l’on décrit parfois dans les mythologies.
Maintenant dans son évolution, l’individu se situant complètement sur le plan astral, les maladies viennent donc depuis ce plan et depuis tous les aspects de ce plan de détachement, d’attachement etc. Et c’est pourquoi la nouvelle médecine doit absolument s’occuper du plan astral, sinon, elle sera complètement dépassée, elle ne trouvera même plus la raison de la maladie.
Chaque chose se faisant en son temps, la médecine l’admettra dans peu de temps, tout simplement à cause de la prolifération des guérisseurs. Un beau jour, ils se rendront compte que, finalement chez les guérisseurs, il en existent d’authentiques et qui ont un véritable effet sur les maladies. Et les maladies devenant de plus en plus énigmatiques et les guérisseurs obtenant de plus en plus de résultats, puisque se situant complètement dans les énergies, ils vont être obligés d’enquêter, obliger de se rendre compte, et de prendre cette science jusque dans leurs universités. Mais il se passera le même problème, et le même décalage pour un autre plan.
Question :
Vous venez de répondre par avance à la question suivante, qui était précisément sur la guérison des maladies et des maladies à venir, et nous sommes arrivés au terme de cette longue et importante communication. Nous attendons la conclusion que vous voudrez bien y apporter.
Les conclusions, je n’en fais qu’à regret, parce qu’en fait, je voudrais qu’il y ait une ouverture permanente et non seulement de vous à moi, mais plutôt de l’intelligence universelle à vous et de vous à elle.
Lorsque je disais tout à l’heure, que l’homme doit maintenant se situer sur le plan mental supérieur, c’est parce qu’il a le formidable devenir, la possibilité de rencontrer l’intelligence universelle. Ainsi, lorsqu’il se passera quelque chose dans votre vie, il vous suffira de contempler les cieux pour avoir la réponse. Le royaume, celui qui a été déterminé comme étant le royaume, Shamballa pour les êtres humains de la terre, aura beaucoup plus de diffusion sur le plan terrestre.
Car le royaume, dont parlait Jésus, est le ciel que nous appelons Shamballa, donc la dimension qui est immédiatement après la vôtre. Et lorsque les êtres avancés du royaume parlent de leur royaume, ils parlent de la dimension qui est encore au delà. Donc chaque race à son royaume, et vous devez essayer de vous ouvrir pour vivre en communion avec ce royaume, et pas seulement parce que vous ne l’avez pas connu, que vous en avez connu d’autres, que vous aimez bien Dieu, les Maîtres, que vous aimez bien méditer ou que vous priez gentiment. Non. Il faut vous ouvrir parce que tel est le devenir de l’homme. C’est un acte qui doit être conscient et naturel.
Vous n’êtes pas particulier lorsque vous devenez spirituel. Je voudrais que vous enleviez cette notion de vos esprits, afin que, lorsque vous êtes avec des profanes, face à quelqu’un qui est alcoolique, débauché sexuel, ou quoique ce soit d’autre, vous ne le jugiez pas. Vous n’êtes pas différents de celui qui est plein de vices et qui exerce ses vices. S’il ose exercer les vices les plus ignobles et être authentique avec ses vices, vous, vous avez aussi quelque chose, quelque part, qui ne va pas.
C’est au nom de cette authenticité, de cette lucidité d’esprit que je vous demande de reconnaître chaque homme, chaque profane, chaque être tombé dans le ruisseau, comme s’il était votre frère. Et non pas au nom du sacro-saint de la fraternité, de l’amour universel, mais parce qu’il n’existe pas un vice ou un défaut plus vil l’un que l’autre. Le débauché sexuel n’est pas plus vil que celui qui n’est qu’égoïste. Tant que vous n’êtes pas parfaits, vous n’êtes pas parfaits, que vous soyez un petit peu parfaits, ou pas du tout parfaits, vous n’êtes toujours pas parfaits. Alors pas de compromis, une authenticité, et ceci vous permettra d’être tolérants.
Pourquoi les hommes ont-ils tant de mal à pardonner ? Pourquoi doivent-ils souvent se forcer à coup d’arguments psychiatriques ou psychologiques, au nom de ceci, ou de cela ?
Les hommes ne savent pas voir l’autre comme un autre lui-même, parce qu’ils n’arrivent pas à considérer que si l’autre est dans le ruisseau, il pourrait y être lui-même et que dans le cas où lui-même y serait, il aimerait qu’on l’aide, qu’on le soulage, qu’on vienne l’aimer et le sauver.
Le Christ a dit : « Quoique vous fassiez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez. J’étais en prison et vous êtes venus me visiter. J’avais froid et vous m’avez couvert etc. »
Et les esprits qui ne comprennent pas disent : « Mais, quand t'a-t-on vu en prison seigneur ? Quand t'a-t-on vu tout nu ? Quand t'a-t-on vu affamé ? Nous ne t’avons jamais vu dans ces états-là ».
Beaucoup d’êtres humains à l’heure actuelle, n’ont toujours pas compris cette phrase capitale de l’enseignement du Christ, de la révélation christique.
Révélation, le mot que nous préférons utiliser plutôt que le mot enseignement. Pour nous il n’y a toujours que des révélations, jamais d’enseignement. L’enseignement est une nullité tant l’apport qu’il permet est zéro, un enseignement ne vaut rien. Si on dit petit « a », ceci est comme ceci, petit « b », ceci est comme cela, cela ne vaut rien. Lorsqu’il y a révélation, il y a description d’une chose et transmission de l’essence de la chose.
À l’heure actuelle les gens n’ont toujours pas compris cette phrase du Christ, de la révélation du Christ, tout simplement parce qu’ils se positionnent dans un phénomène de séparativité par rapport à la vie qui n’est qu’une et universelle.
Alors, si vous voulez réconforter, nourrir et embrasser le Christ, réconfortez, nourrissez et embrassez votre voisin. C’est sûr que la chose que vous allez accomplir, vous l’accomplirez surtout vis-à-vis de votre voisin. Mais celui qui vous regarde d’en haut, qui est la substance de toute vie, de la vôtre, comme de celle de votre voisin, qui est le phénomène d’évolution de toute vie, saura que c’est justement pour lui que vous l’accomplissez. Et il le prendra comme un cadeau venant de vous.
C’est en ce sens qu’un disciple est toujours et avant tout un grand serviteur de l’Humanité, avant d’être l’adorateur de Dieu et des Maîtres. Il est un serviteur des hommes, parce qu’il n’y a qu’en passant par l’homme qu’on atteint Dieu. Il y a deux milles ans, il a dit : « Vous n’irez au Père qu’en passant par moi ». Mais moi je dis aux nouveaux disciples : « Vous n’irez au Christ qu’en passant par les hommes, vous n’atteindrez le Christ qu’en passant par les hommes ».
Si vous ne vous sentez pas un avec tous les hommes, vous ne pourrez connaître le Christ, parce qu’il est cette conscience-là. Si vous n’aimez pas tous les hommes, vous ne pourrez pas rencontrer le Christ, parce qu’il est cet amour-là.
C’est pourquoi celui qui veut véritablement rencontrer son Maître, véritablement aimer son Maître, doit passer par les hommes et servir les hommes. Soyez donc de grands serviteurs et vous pourrez devenir de grands Maîtres. À moins d’être de grands serviteurs, vous ne serez jamais de grands Maîtres, tout au plus vous pourrez le regarder de loin comme un solitaire, et il ne s’approchera jamais de vous, non pas parce qu’il ne veut pas vous approcher, mais parce que vous, vous serez loin de lui.
Alors accomplissez, d’autant plus que le monde en a besoin. Il ne s’agit pas d’accomplir comme un compromis pour atteindre le Christ, passer par les hommes. Aucun compromis, Dieu connaît votre intention, vous ne pouvez rien inventer. Il faut accomplir aussi, parce que le monde en a besoin. Aujourd’hui, en ce moment, nous accomplissons quelque chose, mais cela n’est pas tout. Il reste la face de la terre où cela doit être accompli, il reste des millions, des millions d’hommes auprès de qui cela doit être accompli, et c’est par vous que cela peut être accompli. Alors il faut passer à l’acte, même si vous avez peu de connaissance, même si vous, vous ne vous sentez pas assez initié, pas assez ceci, pas assez cela, si l’intention de votre cœur est pure, à ce moment-là tout peut avoir lieu. Bien sûr ne demandez pas aux montagnes de se déplacer parce que vous avez foi en Dieu, ne demandez pas non plus l’impossible dans la mesure où vous êtes soumis aux lois des principes initiatiques.
Le bien, vous pouvez l’accomplir quel que soit votre degré initiatique, le soulagement vous pouvez le donner quel que soit le degré initiatique. Alors accomplissez, et ainsi vous serez plus proches du Christ que pendant toutes les réunions, les méditations, les prières possibles.
Le Christ c’est du travail, ce n’est pas autre chose, parce qu’il est la vie, le mouvement de la vie. Il faut donc travailler avec lui et dans cette énergie d’évolution, vous le rencontrerez beaucoup plus sûrement que si vous êtes en train de méditer, dans votre chambre tout seul. Mais par contre, servir ne suffit pas à lui seul, il faut aussi prier, il faut aussi méditer, il faut aussi se transformer alchimiquement. Tout étant complémentaire, il faut savoir faire chaque chose.
Beaucoup de disciples s’imaginent que dans la seule démarche alchimique ils pourront tout recevoir, c’est faux. Car même, s’ils arrivent à de hauts degrés de conscience par la démarche alchimique, il leur faudra un jour ou l’autre rencontrer le Christ, et à ce moment-là, la nécessité de la matière va les replonger dans la matière pour qu’ils accomplissent l’œuvre du Christ.
Accomplissez à votre tour.
Je vous salue.
(Date de la conférence : 07 11 1987)
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