
🔹 Les Feux du Mental 🔹 La méditation 🔹 Allumer les Feux du Mental 🔹 Intention 🔹 La raison qui fait que la méditation est bonne et belle 🔹 Devenir responsable 🔹 Volonté 🔹 La raison, le sens de la Vie 🔹 Le Destin, la Mission 🔹 Le Verbe 🔹 Repenser l'acte de la méditation 🔹 L'infantilisme 🔹 Le chef 🔹 Discuter ensemble 🔹 Propreté 🔹 La Société de Consommation et les déchets 🔹 La culpabilité 🔹 Qu'est-ce que le Mental ? 🔹 La Vue 🔹 Disciple sensible - Disciple intellectuel 🔹 Le Silence et les illusions 🔹 La télévision 🔹 Rénover les comportements 🔹 La Perfection 🔹 Vivre ensemble 🔹 L'ennemi 🔹 Le Plaisir Divin d'Exister 🔹 Le but de la vie 🔹 Faire les choses en y mettant de son âme 🔹 Écouter son corps 🔹 L'Air 🔹 Le Feu 🔹 L'eau 🔹 Boire 🔹 La rosée 🔹 Témoignage de Pastor 🔹
La conférence de Rio de Janeiro sur l'environnement et le développement se termine aujourd'hui. Comment voyez-vous évoluer le processus de conscientisation qui permettra de résoudre les problèmes qui ont fait l'objet de cette conférence ?
Une autre question : qu'est-ce que la Vraie Foi ?
Et enfin : pourrait-on dire que la méditation est une étape vers le souvenir constant, conscience constante du Soi, et comment le favoriser ?
Je vous souhaite à tous la bienvenue.
Et comme j'aime le répéter à chaque fois, lorsque vous m'approchez, ayez souci plutôt que de vous rappeler ce que je vais dire au cours des prochains jours, plutôt que de vous informer à ma source, plutôt que d'essayer d'apprendre quelque chose parce qu'il semble que j'ai un enseignement ou une sagesse. Essayez avant tout de vous laisser guider vers un autre champ d'inspiration.
En fait, tout ce qu'il m'importe de faire lorsque les rencontres ont lieu, c'est petit à petit d'attiser à l'intérieur de vous ce feu subtil que l'on appelle non seulement la Kundalini, mais aussi les feux du mental.
Un homme ne peut pas évoluer, que ce soit pour devenir un sauveur de l'Humanité, un sauveur de la planète et de tous les règnes de la Nature, ou un sauveur de l'Univers, ou bien un grand manipulateur des énergies, un homme ne peut pas évoluer tant qu'il n'a pas allumé suffisamment les feux du mental. Et lorsque l'on voit de quelle manière il mésuse du feu qui se trouve dans le chakra racine, soit la Kundalini, il n'est pas étonnant que les feux du mental aient du mal à devenir rayonnant et à transporter leurs messages.
Les questions sont très intéressantes et je vais essayer d'en tenir compte tout au long de mon développement. Mais je veux commencer à discuter des feux du mental.
Les Feux du Mental
Que sont les feux du mental et qu'est-ce que le mental ?
On ne peut pas improviser une méditation, un cheminement spirituel sans poser une définition juste sur la nature du mental.
Non pas qu'il existe d'ailleurs une définition comme on en trouverait dans les livres scientifiques, car vous savez que je m'éloigne très vite de toutes les définitions qui deviennent très vite, d'ailleurs, des structures, puis des systèmes de pensée, et depuis des systèmes de pensée de véritables aliénations. Donc quand je dis définition, je veux plutôt vous inspirer quant à sa nature.
Qu'est-ce que le mental ?
Lorsque vous pensez à propos d'une situation ou de quelqu'un, ou par exemple d'une phrase spirituelle dans un livre, qu'est-ce que c'est qui pense en vous ? Vous êtes-vous déjà posé la question ?
Qu'est-ce que c'est qui, en l'homme, est capable de cette pensée ?
Qu'est-ce que c'est qui, en l'homme, plus loin que la pensée, est capable de la découverte et de la compréhension ? Par quel phénomène cela a lieu ?
La pensée n'est pas quelque chose qui est tombé sur l'Humanité un jour, parce que l'Humanité en a découvert le niveau, qu'elle en méritait le cadeau. C'est vrai que la pensée ou le pouvoir de la pensée lui a été offert exactement comme on donne une bûche pour que le feu puisse brûler dans la cheminée. C'est un pouvoir qui est accordé, exactement comme l'on donne le pouvoir initiatique le jour de la transmission. Mais c'est un pouvoir qui est donné de façon latente, c'est-à-dire qu'en fait c'est une destinée qui est offerte.
Ce n'est pas le pouvoir de la pensée, le pouvoir du mental dans son éveil le plus grand qui a été offert à l'Humanité le jour où ce que l'on appelle, par exemple, les Seigneurs de la Flamme ont donné le mental à l'Humanité. Par contre, en lui donnant cette étincelle, les Seigneurs de la Flamme ont donné à l'Humanité le destin de devenir une Humanité humaine, plus loin Divine.
Ce qui veut dire que le mental n'est pas simplement un attribut du cerveau, une capacité cérébrale, une capacité humaine. C'est une charnière entre l'homme et l'homme considéré comme le regroupement de ses sens, donc d'une matière sensible, et le Divin.
Car voilà qu'en fait ce qui fait un homme à part entière, c'est la capacité de penser, d'identifier, de créer, de projeter et de comprendre.
“Ce qui fait un homme à part entière, c'est la capacité de penser, d'identifier, de créer, de projeter et de comprendre.”
Sans cela, il est tout simplement une matière sensible, une matière sensible avec une mémoire et cette mémoire peut lui déterminer une certaine intelligence, un certain comportement typique. Cependant, ce qui va faire de cette matière sensible un homme, c'est cette étincelle du mental.
Alors qui est-il ?
Le mental est avant tout un plan de conscience.
“Le mental est avant tout un plan de conscience.”
Exactement comme on imagine des plans inférieurs et des plans supérieurs, le mental est un plan de conscience.
C'est un plan magnifique, au sens où il donne à l'homme une autonomie d'être un homme, l'autonomie d'être un créateur, d'être un penseur, même un rebelle. Et un rebelle vis-à-vis des anges et des dieux s'il le faut et s'il se le permet. Mais c'est aussi un instrument qui lui permet de comprendre la Matière, d'intuitionner le Divin et de faire donc, de cet instant qu'est la vie humaine, une libération.
L'humain, par les feux du mental, est l'endroit où l'Esprit retrouve la Liberté. Ce que vous vous appelez en fait la liberté spirituelle.
“L'humain, par les feux du mental, est l'endroit où l'Esprit retrouve la Liberté.”
Sans cette capacité d'abord avoir la Matière dans laquelle on est ; ensuite l'étudier pour diminuer son pouvoir sur soi ; ensuite étudier les choses relatives à l'Esprit pour donner plus de pouvoir à ces choses relatives à l'Esprit. Puis plus loin, méditer. La méditation commence dans la pensée.
La méditation
Au début, la méditation est un certain comportement de la pensée. Je dois discipliner ma pensée, harmoniser ma pensée, relaxer ma pensée, développer la pensée la meilleure, la pensée la plus élevée, la plus aspirante. Et pour cela, je vais utiliser les émotions et je vais créer une dévotion, par exemple, qui va faire que mon cœur s'enflamme et, par ce feu ainsi attisé, pendant quelques secondes, paf !, il y a incursion dans le Divin.
Mais avant tout [...] première étape, la méditation va être un comportement d'une pensée que l'on va vouloir plus disciplinée, plus bienveillante et aspirante et aspirante pour contempler des idéaux supérieurs que l'on va nommer Divins.
En fait, dans toute une première étape, la capacité de méditation est la capacité de se concentrer sur cette aspiration et cette contemplation des idéaux Divins. Et c'est pour cela que les prières s'organisent telles que vous les avez organisées, c'est pour cela qu'elles rappellent sans cesse “Dieu, toi qui es grand, Père, toi qui nous aime, toi qui est l'Éternel, toi qui est ceci, toi qui est cela...”
Pourquoi est-ce que l'on utilise ces stances répétitives à propos de la grandeur de Dieu, de la bienveillance de Dieu, de l'omniprésence de Dieu ? Dieu n'a pas besoin que l'on lui rappelle toutes ces choses, comme je vous l'ai dit si souvent. Cependant, le mental de l'homme a besoin, dans un premier temps, de s'en convaincre, puis dans un deuxième temps, il se sert de la grandeur de cette pensée pour pouvoir grandir lui-même. Déclencher ainsi une aspiration qui va loger sa capacité de conscience plus loin que le corps. Quelquefois pas très loin, uniquement dans un corps astral qui d'un seul coup va brûler plus fort, plus religieusement. Mais c'est déjà bien parce que l'on va se sentir heureux, parce que l'on va se sentir en harmonie.
Puis, si l'on est suffisamment doué pour faire plus que vibrer en écho face aux grandes pensées que l'on aura déployées, des grandes pensées religieuses et dévotionnelles, on va se placer dans les feux du mental.
Et c'est à ce moment-là où la méditation est la plus intéressante, parce qu'elle n'est plus un point d'harmonie, un point d'union par l'aspiration et la dévotion, qui utilisent énormément les énergies astrales, cela devient un point de contemplation. Et c'est là où il ne faut plus penser à quelque chose, répéter quoi que ce soit à propos de la grandeur de Dieu pour faire que le cœur s'ouvre et qu'on se mette à aimer ce Dieu si grand. Il ne faut plus rien répéter, on contemple ce qui est en soi.
Mais ceci ne peut se passer que lorsque les feux du mental sont allumés.
Et comment est-ce qu'on va les allumer ?
Allumer les Feux du Mental
Bien d'abord, il faut savoir que la Kundalini, même si elle n'est pas éveillée de façon spirituelle, si elle n'est pas brandissante dans la plupart des hommes, elle circule d'une certaine manière. Il est impossible de dire qu'elle ne circule pas, car cela ferait de l'homme un bêta. Si Kundalini ne circulait pas, l'homme ne pourrait pas penser, l'homme ne pourrait pas respirer, l'homme ne pourrait pas digérer. Donc, elle circule dans une certaine mesure et tout homme qui est digne de ce nom la reçoit, dans le cerveau, par l'intermédiaire d'une multitude de circuits qui font plus ou moins bien leur travail suivant la complicité ou pas de l'homme qui pense et qui a des émotions.
Ce qui veut dire que la Kundalini est exactement comme une eau qui partirait d'une source et qui va se ramifier par tout l'être, dans tout le corps et dans tous les corps subtils, par des petits canaux qui ont besoin d'une clarté parfaite pour laisser passer Kundalini.
Et si pour une raison ou une autre, ces canaux sont obturés, soit par une peur, soit par un traumatisme, soit par un manque de développement ou une mauvaise volonté, soit par un excès de ceci ou de cela, eh bien la Kundalini ne va pas circuler correctement et l'individu sera accablé d'un manque. Par exemple, il lui sera impossible d'apprendre telle ou telle matière ou de se sentir à l'aise dans tel ou tel aspect de la vie.
Il faut s'occuper de ces différents aspects car cela veut dire que l'on permettra à la Kundalini de circuler de façon complète. Et ce n'est que lorsqu'elle circule de façon complète qu'on se sent heureux, en bonne santé mais aussi, d'une certaine manière, plein. Sans donc plus avoir besoin de s'attacher à différents objets ou à différents sentiments pour être comblés.
L'homme cherche énormément la satisfaction, il a besoin de se combler d'un tas de choses, par une multitude d'objets, par une multitude de sentiments, par une multitude d'affirmations provenant des relations extérieures. Toute cette quête provient de ce que la Kundalini ne circule pas de manière intégrale et satisfaisante. Les endroits qui restent donc sombres ou sous-alimentés sont des vides qui hurlent leur détresse. Ressentant cette détresse, l'homme va combler le vide avec d'autres objets, c'est inévitable.
Donc, cet homme que nous voyons aujourd'hui et dont la Kundalini circule de façon satisfaisante, sans que pour autant elle ait fait de lui un illuminé, reçoit forcément cette énergie dans le mental. Le mental ne siège pas uniquement dans le cerveau et le cerveau n'est que un maigre appareil de terminaison par rapport à l'organe gigantesque, à la sensibilité gigantesque qu'est le mental en tant que corps subtil. Cependant, le cerveau est un appareil suffisamment sophistiqué pour que l'on puisse, par son intermédiaire, obtenir les informations des différents plans que l'on aura contactés. Et c'est à ce moment-là que le mental est un instrument intéressant et indispensable.
“Le cerveau n'est que un maigre appareil de terminaison par rapport à l'organe gigantesque, à la sensibilité gigantesque qu'est le mental en tant que corps subtil.”
Parce que lorsque l'on médite et que l'on arrive à se transposer dans des plans de conscience supérieurs, de façon à ce qu'ils ne soient pas des rêves oubliés dès que l'on revient dans l'enveloppe physique, des rêves qui s'évanouissent, des impressions fugaces que l'on n'arrive plus à retrouver, pour que ces moments extraordinaires de méditation ne soient donc pas perdus, il faut que le cerveau soit équipé pour les enregistrer, c'est-à-dire que la méditation va utiliser pour se faire connaître exactement le même phénomène que le rêve nocturne.
Ce n'est pas moi qui médite. Ce n'est pas le Moi qui médite. Le Moi est incapable de méditer, il est incapable de faire aucun effort, quel qu'il soit, de méditation. Alors, qu'est-ce que c'est qu'il médite dans l'homme ? Si le Moi n'est pas capable de méditer, qu'est-ce que c'est qui médite ?
Eh bien, on s'aperçoit que tout le phénomène de la méditation n'est en fait qu'un geste par lequel la Conscience essaye de retourner à sa Source.
Ce qui veut dire que la méditation pour un incarné est un acte pas naturel du tout. Quand je suis incarné, je suis dans le manifesté, dans l'extériorisation. Si je médite, je m'intériorise, je me retire du monde, je retire mes sens, je retire ma préoccupation, ma lecture. Ce qui n'est pas là le rôle d'un incarné. Et c'est là toute la difficulté de la méditation puisque dans le manifesté, il s'agit de s'extérioriser. Lorsque je médite, il s'agit de mourir, de redevenir la Divinité. Et cela est un mouvement complètement inverse par rapport aux forces qui m'ont précipité dans la manifestation. D'où pour moi, une certaine difficulté à comprendre qui médite, avec quoi on médite, comment on médite, et qu'est-ce que la méditation tout simplement.
Lorsque je comprends que ce n'est pas moi qui médite, eh bien je cesse cet effort vain, inutile.
Beaucoup d'individus dépensent la plupart de leur énergie consacrée à la méditation dans un grand effort de relaxation. Un grand effort pour calmer les pensées, calmer le mental, calmer le harcèlement, calmer une émotion qui arrive, une préoccupation que l'on ne peut pas chasser, etc. Toute leur énergie va être dépensée à cela et lorsqu'ils arrivent finalement à un certain calme, il ne reste plus d'énergie pour se maintenir en méditation. Et hop, en trois minutes, l'état disparaît. C'est agaçant ! Je reconnais.
Alors pour éviter que cela ne se répète, il faut savoir que ce n'est pas le Moi qui médite. Et que donc lorsque vous allez vous asseoir en méditation, il va falloir asseoir le Moi comme on asseoit un vêtement. Lorsque cette intention est profonde, sincère, bien pensée, vous apercevez que les sens se retirent de vos préoccupations, même de l'activité de la pensée. Et que vous avez une capacité très grande à vous intérioriser. Capacité qui ne semblait pas présente en vous tant que vous essayez de vous calmer, tant que vous essayez de vous discipliner, tant que vous vous aspergez d'encens, ou de ceci ou de cela pour arriver à méditer.
On peut utiliser une multitude d'artifices, c'est certain. On peut aussi se donner des coups de marteau, si on est prêt à cela. Tout marche ! Simplement il faut savoir qu'avant tout la méditation est une intention, une décision.
“La méditation est une intention, une décision.”
Intention
Et quand je me pousse à méditer parce que je sais que c'est ce qui va sauver mon âme, parce que je sais que c'est ce qui va lever la Kundalini qui ensuite me rendra illuminée ou clairvoyant, parce que je sais que c'est ce qu'il faut faire aujourd'hui, parce que tout le monde est à la mode avec le Nouvel Âge. Toutes ces raisons sont des raisons mais ce n'est pas une intention.
Donc toute ta difficulté aujourd'hui va être de te trouver l'intention de méditer. Car tu peux t'y pousser, tu peux t'y efforcer, tu peux te trouver des raisons mais tu n'en as pas toujours l'intention. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que cette intention qui fait que d'un seul coup en trois secondes, paf, tu es assis, calme, tout intériorisé, pourquoi est-ce que cela t'est si dur à obtenir ?
Tout simplement parce que tu es un phénomène de vie extraverti, un phénomène de vie manifesté ! Tu es un incarné qui doit marcher dans le Monde ! Toutes tes énergies sont pour le monde extérieur, pour la vie, pour l'apprentissage, pour la démonstration, pour la manifestation. Donc d'un seul coup, voilà que sous des prétextes spirituels, on te demande de faire tout le mouvement inverse et c'est difficile.
Alors, petit à petit, approchons nous de la raison qui fait que la méditation est bonne et belle et pas simplement pour des raisons spirituelles.
La raison qui fait que la méditation est bonne et belle
Et si tu te découvres une raison bonne et belle, et pas simplement pour des raisons spirituelles, pour ce joug pesant : “Je voudrais tellement évoluer, alors il faut que je médite.”
Si tu arrives à te débarrasser de cela, eh bien tu vas pouvoir méditer à tout instant et n'importe où parce que c'est une liberté que tu vas te donner. Ce n'est plus une discipline à laquelle tu dois t'obliger, ce n'est plus un rendez-vous que tu acceptes chaque jour pour pas que la Hiérarchie risque de te montrer du doigt et t'oublie dans le livre de la vie. C'est avant tout une liberté que tu te donnes et que tu es donc tout content de trouver.
Sitôt que tu enlèves le concept d'obligation qui s'accroche à la méditation, le concept de discipline, le concept “c'est par là qu'il faut passer sinon on ne va nulle part et c'est par tes méditations que tu es jugé pour devenir disciple ou pour devenir initié”. Sitôt que tu enlèves tout cela et que tu découvres que c'est pour toi un champ de liberté, alors c'est en grande joie que tu entres dans le silence. Car ce silence pour l'apprécier, il faut qu'il soit aimable, il faut qu'il ait de belles couleurs, il faut qu'il promette un paradis sympathique. Car s'il n'a que le nom de la discipline et de l'obligation, ce silence on en a peur, on est en colère après lui et on le refuse tout en étant obligé de l'accepter.
Et pourquoi est-ce que l'homme est piégé dans cette position ?
Tout simplement parce qu'il est encore un enfant et qu'il se souvient d'être allé à l'école et qu'il se souvient que le professeur est celui qui l'oblige à étudier. Et qu'on lui dit que l'étude est une bonne chose parce que c'est ce qui fera de lui un homme et qu'en plus cela fait plaisir à papa et à maman, et qu'en plus cela rapporte des bons points, et qu'avec ces bons points on aura un vélo à la fin de l'année.
Lorsque l'on arrive avec ces clichés dans le monde spirituel, on reporte exactement le même programme. Le Maître spirituel n'est pas le frère qui indique la voie, c'est un seul coup le Maître qui fait la liste de toutes les obligations, la méditation et le devoir. Les livres sont les études que l'on doit absolument faire et remporter et on s'y efforce ! Tout ça pour au bout avoir ce fameux bon point et cette bicyclette magnifique, qui va faire rougir tous les copains : l'initiation. C'est ce que l'on aura à la fin, c'est ce que l'on espère ! Donc tant que l'homme, tant que le disciple est captif de ces clichés, emprunté à l'enfance, emprunté à l'école et aux professeurs, emprunté à la relation de pouvoir et de dominé qui régne à l'école, le disciple ne peut pas méditer.
Il ne faut pas se faire d'illusion, il sera incapable de réussir une méditation. Il sera incapable d'en faire un objet spirituel parce qu'il n'est pas un homme libre qui va à la conquête de son âme, qui ouvre les fenêtres de son esprit pour regarder les champs cosmiques qui sont en lui. Il est un élève qui essaie de se faire plaisir pour faire plaisir aux professeurs, parce que c'est le seul moyen d'obtenir l'initiation. Mais l'initiation ce n'est pas le prix qui est remis à la fin de l'année lorsque les méditations auront été réussies ! Absolument pas ! D'ailleurs ce genre de méditation ne rapporte aucun fruit, c'est la désespérance.
“L'initiation ce n'est pas le prix qui est remis à la fin de l'année lorsque les méditations auront été réussies ! Ce genre de méditation ne rapporte aucun fruit, c'est la désespérance.”
Pourquoi ?
Pourquoi est-ce que le Maître ne te répond pas ? Tant que tu as ce genre de comportement dans lequel tu es piégé - mais puisque je t'en parle, maintenant ce n'est plus un piège alors tu vas l'abandonner - mais pourquoi est-ce que jusqu'à présent ils ne t'ont pas répondu ?
Tout simplement parce qu'ils ne peuvent pas entrer en relation avec toi, tant que tu te trouves dans des couches de conscience propres à l'enfance. Même si tu as 30 ans, 35 ans, 40 ans ou 60 ans, mais si tu te trouves encore endormi dans les couches de l'enfance le Maître ne peut pas aller à ta rencontre !
“Si tu te trouves encore endormi dans les couches de l'enfance le Maître ne peut pas aller à ta rencontre !”
Est-ce par dédain et mépris ? Mais non !
Est-ce par sélection ? Non plus !
Le Maître n'a pas le pouvoir de sélectionner le meilleur disciple ! Non ! Il n'existe pas dans l'Univers une Loi qui s'appellerait “sélection” et qui dit “je sélectionne le meilleur disciple.” Absolument pas ! Là tu rapportes encore les clichés de l'école ! Le professeur qui donne la place d'honneur, le tableau d'honneur, et puis aussi le bonnet d'âne au dernier de la classe et, pire encore, les corvées pour celui qui vraiment n'a rien compris. Arrête !
C'est le disciple lui-même qui se sélectionne. C'est le disciple lui-même qui se place. Il n'y a pas une Loi qui va le juger, même pas au jour de sa mort.
“C'est le disciple lui-même qui se sélectionne.”
Tu vis dans une parfaite autonomie, le savais-tu ? Aucun Dieu ne te juge, aucun Seigneur ne te juge. Ton âme est suffisamment équipée, est suffisamment Divine, est suffisamment consciente pour opérer toutes ces choses à l'encontre de sa personnalité. C'est toi-même qui t'apporte le jugement. Parce que lorsque tu passes de l'autre côté et que tu redeviens pleinement ce bout d'Univers qui est l'âme, tu es d'un seul coup adombré par une grande honnêteté.
L'âme ne vit pas par des masques comme la personnalité. L'âme ne se raconte pas d'histoire. C'est pour cela qu'elle est capable de se dire : “J'ai fait ceci, j'ai fait cela, il est arrivé ceci, il faut corriger cela.”
Donc dès demain, ton attitude pour la méditation ne va pas être de faire de façon disciplinée ton travail, cela ne va pas être d'aller au rendez-vous avec la Hiérarchie parce que c'est comme cela qu'on y va, c'est le passage obligé. Tu ne vas pas démontrer une attitude de bon disciple qui fait bien son boulot. Tu vas être un adulte, sage, responsable, qui sait ce qu'il veut. Et il veut quoi ? La Liberté !
Alors il écoute ce que dit le Maître. Le Maître dit un certain nombre de choses pour inspirer cette Liberté, pour inspirer les feux à s'allumer afin qu'ils te conduisent. Et tu vas suivre, petit à petit, cette ligne d'inspiration et cette ligne de conduite. Mais non pas parce que tu vas obéir à un Maître, mais parce que, en t'ayant parlé de ce qu'il faut faire pour y arriver, en homme responsable, tu vas dire : “je veux le faire et je le fais !”
La grande différence qu'il y a entre le disciple encore embué dans les couches de conscience de l'enfance et un disciple hissé dans la maturité de la conscience, c'est que l'un obéit à un Dieu ou à un Maître et il a toutes sortes de difficultés d'ailleurs pour arriver à lui obéir. Comme par hasard il y a en lui le Diable et le Bon Dieu. Il veut bien méditer mais il veut regarder aussi la télévision. Il veut bien méditer mais il faut qu'il finisse sa glace. Il veut bien méditer mais il faut qu'il aille rejoindre son amour ou son amoureuse... C'est normal que toutes ces contradictions surviennent en toi puisque tu essayes d'obéir, puisque tu essayes d'obtenir des bons points, puisque tu essayes d'obtenir l'initiation, au lieu de la faire, au lieu de la créer, au lieu de t'approcher d'elle et de l'accueillir.
Et pour cela il faut devenir responsable, volontaire.
Devenir responsable
Qu'est-ce que je veux dire par là ?
Qu'est-ce que ça veut dire devenir responsable ?
Cette maturité ne va pas venir parce que tu t'assumes professionnellement, parce que tu as ton chez toi, ton travail, tes amis et que tu organises ta petite vie bien gentiment. Cela ne provient pas de l'indépendance. Cette responsabilité spirituelle dont je parle provient de la capacité de l'homme à ne plus se laisser régir par les illusions de l'enfance.
“La responsabilité spirituelle provient de la capacité de l'homme à ne plus se laisser régir par les illusions de l'enfance.”
Cela ne veut pas dire que d'un seul coup, parce que tu es un homme ou une femme, tu vas avoir la capacité de te forcer à méditer chaque jour et à obéir à tel précepte ou tel principe. Pour obéir à tel ou tel principe, la seule force qu'il va te falloir trouver, qu'il va te falloir comprendre, c'est une force qui va exorciser le pouvoir qu'a sur toi, l'illusion contraire. L'illusion contraire à ce principe.
Tu ne peux pas devenir un disciple parce que tu t'y efforces, parce que tes forces à ressembler à un initié, à agir comme lui, à penser comme lui. Tu vas devenir ce disciple, parce que tu vas t'apercevoir de ce qui te maintient dans les illusions de l'enfance. Et sitôt que tu comprends ces fantômes, ces champs d'énergies qui t'oppriment et qui te font rester enfantin, sitôt que tu les comprends, tu les défais. Et en les défaisant, tu élèves ta conscience et immédiatement les feux du mental s'activent. C'est comme si d'un seul coup, un immense soufflet était venu apporter un air intense et immense et voilà que la Kundalini va circuler encore plus fort et va allumer les feux du mental !
Le feu du mental va donner au disciple la disposition à dire : “Je veux !” et la disposition de faire. C'est un pouvoir créateur.
Je ne veux pas parler uniquement de “pensée créatrice” en ce moment, non. Mais prenant conscience du grand aspect de volonté qui est en lui, le disciple va d'un seul coup pouvoir exécuter, faire.
Volonté
En même temps qu'il prend connaissance et conscience de l'aspect volonté qui est en lui, cette volonté va lui démontrer le Plan. Le but de sa vie, le but de la vie en général, le but d'une planète, d'un système solaire. Ce qui fait que, en quelques secondes, il va devenir un exécutant capable de faire.
Lorsque s'éveille cette grande volonté, le disciple voit. Il ne s'agit pas simplement de vision spirituelle comme on peut voir les auras, il s'agit d'une perception du cœur qui est initiée à la raison du Monde, à la raison de l'existence et à sa petite raison privée et personnelle qui fera son destin particulier dans le grand destin du Monde.
“Voir, c'est une perception du cœur qui est initiée à la raison du Monde.”
Ça c'est l'initié. L'initié est celui qui est capable de dire : “J'ai vu, j'ai contemplé le dessin de Dieu !” Ce qui veut dire le dessein du Système Solaire, autrement dit le Plan d'ÉVolution et le but de la vie du Système Solaire. Et il voit en même temps sa propre place en tant que disciple et il reçoit immédiatement, il en est informé, il reçoit le travail, sa part de travail à exécuter. Et ainsi il comprend aussi la tâche des plus grands que lui comme les Maîtres ou comme le Christ ou comme le Bouddha ou comme les anges. D'un seul coup tout devient clair ! Mais non pas parce qu'il aura lu des livres à ce propos, non pas parce qu'on lui aura parlé de ces choses. Par le cœur il aura vu, il aura approché le dessein.
La raison de la vie, la raison de la manifestation et la raison particulièrement de la manifestation du Système Solaire est une raison qui gît dans le fond du cœur de chaque homme.
“La raison de la Vie, la raison de la manifestation et la raison particulièrement de la manifestation du Système Solaire est une raison qui gît dans le fond du cœur de chaque homme.”
La raison, le sens de la Vie
Vous cherchez tous la raison de la vie et sans arrêt on me pose cette question : “Mais pourquoi est-ce que j'existe ? Pourquoi est-ce que l'homme existe ? Pourquoi la vie existe ? Qu'est-ce que Dieu nous veut ? Qu'est-ce qu'il nous cherche celui-là ?! Il nous envoie dans la matière, après il nous propose l'évolution et puis entre les deux il faut passer par des initiations. Mais qu'est-ce qu'il me cherche celui-là et pour qui il se prend pour inventer un cirque pareil ?”
Sans arrêt tu m'interroges à propos du sens de la vie. Eh bien le sens de la vie tu le portes.
C'est une petite information exactement comme vous avez aujourd'hui les puces électroniques pour les ordinateurs. Eh bien de la même manière une petite information qui est représentée par un petit point bleu d'intelligence et de parole. Ce petit point bleu d'énergie gît au fond du cœur et vous anime. Et c'est ce petit point bleu qui a, en fait, tout droit sur votre destinée.
C'est celui-là qui fait qu'il vous est interdit de chuter et que si, définitivement, vous vous entêtez à être méchant, à être mauvais, à être destructeur, c'est ce point bleu qui va détruire votre série d'incarnations pour recommencer avec une autre série d'incarnations complètement différente.
Ce qui fait qu'il y a une sorte de brouillon raté qui est déchiré, mis au feu et dont on ne veut plus entendre parler. Et pour l'entité qui a déjà évolué par une série de quelques incarnations, pour cette entité qui existe astralement, il y a la mort, une mort véritable. La mémoire astrale doit mourir, doit périr dans un grand feu. C'est de cette mort-là dont ont tellement peur les chrétiens d'ailleurs. Mais ce n'est pas une mort à propos d'un Être Véritable car il ne s'agit que de la mort d'une mémoire et d'une cellule astrale. Simplement elle est devenue forte, c'est vrai. Entre temps elle a accumulé des informations, des sensibilités dont il lui semble exister un peu.
Tandis que ce point bleu recommence toute une série d'évolutions avec un nouveau matériel qui, on l'espère, donnera de meilleurs résultats.
Ce point bleu c'est la conscience de ce que l'on pourrait dire aussi, tiens, appellons-le comme cela : la Conscience de Shiva.
C'est celui qui fait que chaque homme dès le début de l'Univers a un destin et que tout va tendre pour lui faire exécuter ce destin. Même s'il a énormément de mal à le comprendre, même s'il a énormément de mal pour y arriver, même s'il refuserait un certain temps de le faire. C'est ce qui fait que vous avez l'aspiration du Divin, c'est ce qui fait que vous cherchez ce que vous appelez Dieu.
Mais en fait dans Dieu, vous mettez quoi en réalité ?
Le Destin.
Le Destin, la Mission
On cherche Dieu parce qu'on se cherche la raison d'exister et on cherche cette raison d'exister parce qu'on cherche sa mission.
À travers Dieu, tu te cherches toi-même et tu cherches ta mission.
“À travers Dieu, tu te cherches toi-même et tu cherches ta mission.”
Car il est vrai que tu es venu pour quelque chose de précis.
Tout homme qui s'est manifesté dès la première seconde est arrivé avec un travail à exécuter. Et pas simplement le travail d'être un voyant, d'être un prophète, d'être un guérisseur, d'être un mathématicien. Ça ce sont des destins secondaires qui permettent de découvrir, petit à petit, par érosion, le destin majeur qui est le destin de chacun.
Et cette information qui est au fond du chakra du cœur de chaque homme a une forme tangible : un point bleu.
Et lorsque l'on rentre à l'intérieur de ce point bleu, on y voit des lettres, des lettres, un alphabet. Oh, ce n'est pas un alphabet français, ce n'est pas un alphabet sanscrit non plus, mais c'est un alphabet tout de même. C'est la Parole de Dieu ou ce que l'on peut imaginer être le Verbe.
Le Verbe
Ce Verbe, selon les grandes œuvres qui étaient à accomplir par un certain nombre d'âmes, ces lettres ont un certain relief, sont d'un certain nombre, ont une certaine couleur. Ce qui fait que lorsque le disciple, par la méditation correcte, descend dans le centre de son cœur, s'immerge dans ce point bleu et prend contact avec la voix intérieure, ce n'est pas une divinité qui parle à ce moment-là. Ce sont ces lettres, c'est ce Verbe qui d'un seul coup se met à vibrer.
Et pourquoi est-ce qu'il peut vibrer ce Verbe ?
Parce que l'air de l'Esprit, car vous savez que l'Esprit a comme symbole l'élément air et il est de l'air en effet, eh bien comme de l'air qui passe à travers les cordes vocales et émette un son, et ensuite de la musique, cet air qu'est l'Esprit, en descendant dans le cœur, en passant, en glissant et en touchant les lettres du destin qui sont écrites dans le cœur, cet air fait résonner, dans un chant magnifique, ces lettres. Et ces lettres, en résonnant, en chantant, dégagent une sorte d'intuition, une sorte de sagesse.
Ces sons montent dans le mental, le mental les reçoit à sa manière, soit sous forme d'inspiration, d'intuition, de message, soit d'un seul coup comme une vision spirituelle, une compréhension, soit cela reste à l'état de chant et dans ce chant et par ce chant, l'homme contacte des réalités profondes.
Ce qui veut dire que le jour où tu vas méditer d'une manière correcte, immanquablement tu vas rejoindre ce chant intérieur et ce chant va te donner la raison de l'existence, la raison de la manifestation et va te donner en même temps les outils pour ton destin !
Par exemple, un homme qui était passionné à propos de quelque chose, il ne sait pas de quoi pour l'instant mais il est passionné. Alors la passion l'habite, la passion le ronge, il s'essaye à plusieurs choses et il voit que ces choses ne sont pas dignes de sa passion et il a toujours une passion qui le ronge et il n'arrive pas à y trouver un objet. Le temps passe, le temps passe, il finit par entendre parler de mécanique, il voit par exemple sur le bas côté un jour quelqu'un qui démonte son moteur, il voit les outils, le moteur, les outils, paf !, voilà il a compris : il a la passion d'être un mécanicien ! Il n'a pas besoin qu'on lui dise ensuite comment on est un mécanicien, comment fonctionne un moteur, quel geste faire... La passion l'habitait, il voit l'outil, il voit le moteur et instantanément, en fusionnant grâce à sa passion avec ces deux objets, il est instruit.
Pour le disciple c'est exactement la même chose : l'aspiration, la passion spirituelle t'habite. Et lorsque tu vas rentrer à l'intérieur de ce cœur, profondément à l'endroit du point bleu où il y a le Verde, le Verbe avec lequel tu es né, qui fait de toi une âme non seulement vivante mais prédestinée avec un ouvrage à accomplir, à ce moment-là, eh bien, tu vas exécuter ! Au début peut-être tu ne vas pas savoir de manière extraordinaire comment on est ou comment on fait telle chose, mais en très peu de temps tout cela est accompli. Mais il faut arriver à contacter ce point bleu dans le centre du cœur.
Ce qui veut dire qu'il te faut repenser l'acte qu'est la méditation.
Repenser l'acte de la méditation
Pour descendre dans le cœur, il ne faut plus que tu sois un enfant qui obéit à un ordre spirituel pour obtenir le bon point qu'est l'initiation ! Tu ne te dirigeras jamais vers le cœur avec ce comportement-là ! Tu vas rester dans le plexus solaire. Là il y a des petits points roses très gentils, très jolis, qui font un beau paysage de relaxation et d'harmonie, mais tu n'y entendras jamais le Verbe.
Alors, on va se dégager de ce plexus et on va essayer par l'idée juste, le comportement juste de diriger les feux de la Kundalini vers le cœur. Et lorsque ces feux vont pouvoir circuler jusqu'au cœur, ta conscience va entendre le Verbe.
Ce qui veut dire que pour demain, le travail spirituel que je te demande, ce n'est pas de méditer, ce n'est pas de répéter le mantra, ce n'est pas de te mettre les jambes derrière la tête. [...]
L'infantilisme
Quand je dis des attitudes enfantine, je parle de conception enfantine. Je ne dis pas qu'il va te falloir t'éloigner de tout amusement enfantin. Je ne dis pas que tu vas devoir cesser de t'amuser, de faire le clown, de faire de l'humour. Non !
L'infantilisme, c'est autre chose.
L'infantilisme se caractérise par une attitude qui est celle de l'obéissance.
“L'infantilisme se caractérise par une attitude qui est celle de l'obéissance.”
J'obéis à un Maître, j'obéis à un professeur, j'obéis à un leader, et je lui obéis parce que je veux obtenir la récompense.
À partir du moment où tu es un adulte, il n'y a plus d'obéissance à un Maître, d'obéissance à un chef pour obtenir une récompense. Il y a un frère qui est ton exemple, un exemple à suivre, fidèlement et méthodiquement, pour obtenir la même Liberté que lui.
“Le Maître est un frère qui est un exemple à suivre fidèlement et méthodiquement pour obtenir la même Liberté que lui”
Et si tu pouvais comprendre cela complètement, ici, maintenant, cette seconde, eh bien tu pourrais déjà partir et ne plus jamais venir m'écouter, tu aurais compris quelque chose de très important !
Tu aurais désormais le matériel primordial pour travailler, pour méditer : la force.
La force, cette force qui te manque autant dans ta vie de tous les jours, cette force elle vient lorsqu'elle n'est plus assujettie à un chef que tu mets sur une stèle de chef.
Le chef
Sitôt que tu crées l'idée du chef, du chef spirituel, du chef dans le monde professionnel, du chef dans le monde politique, automatiquement tu te poses dans la situation inférieure du disciple obéissant, de l'exécutant qui n'a pas besoin de réfléchir à ce qu'il exécute, il doit simplement exécuter ce qu'on lui demande. Donc non seulement tu atrophies la force avec laquelle tu es né, non seulement tu dévitalises ton âme, mais tu atrophies aussi ton cerveau ! Et si tu savais à quel point ces crimes sont pervers, tu t'arrêterais de les commettre !
Il est inouï de voir à quel point les hommes diminuent leur intelligence ou le développement de leur intelligence simplement parce qu'ils s'entourent de cette croyance idiote et superflue !
“Je dois obéir, obéir à un chef spirituel, un chef dans le monde professionnel, un chef en politique...”
Il est impossible que les feux du mental t'illuminent à ce moment-là ! Ha ha ! c'est impossible !
Tu vas me dire : “Mais ça n'empêche pas que les chefs existent.” Cela n'empêche pas que des chefs existent, c'est vrai. Mais ils n'ont plus du tout la même signification. D'un seul coup, ton chef spirituel est un exemple à suivre et tu deviens fidèle !
Toute l'énergie qu'autrefois tu essayais de chercher en toi et tu te faisais peur pour essayer de la stimuler, tu te faisais peur avec le Diable, avec l'échec spirituel, avec ceci, avec cela. Au lieu de le voir comme étant un chef auquel tu obéis et à toutes les raisons d'obéir, tu vois qu'il est l'exemple et tu le suis.
De la même manière, le chef dans le monde professionnel ne sera pas le patriarche à la voix grave qui peut te faire trembler, te faire perdre ton emploi, qui peut faire que tu es une bonne fille, un bon garçon ou un mauvais garçon, une mauvaise fille parce que tu as fait bien ceci mais très mal cela. C'est uniquement quelqu'un qui a des responsabilités supérieures aux tiennes mais auxquelles tu participes parce que tu accomplis une part du travail que lui-même ne peut pas accomplir. Donc tu es une part de ce chef à l'intérieur de ton entreprise. Immanquablement !
De la même manière, en politique, il y aura toujours un chef, bien sûr ! Mais ce n'est pas un chef auquel tu vas devoir obéir ! Ce n'est pas un chef qui est un patriarche, qui prend toutes les bonnes décisions pour toi, parce qu'il sait faire ça, il est allé à l'école pour cela. Il a suivi des cours, perfectionné. Et puis “c'est un être peut-être plus développé que moi, il sait penser.” C'est ce que tu imagines ! Il faut que tu cesses cela !
Un chef en politique existera toujours mais il n'est pas le patriarche de la nation qui prend les décisions pour toi, qui est trop occupé à gagner ton camembert et ton litre de vin rouge pour dimanche. Il est celui à qui tu délègue une part du travail, car, étant donné que tu dois travailler pour assumer la vie de ta famille, il est vrai que tu ne peux pas aller à l'Élysée ou à Washington ou à Tokyo pour diriger, en plus, la vie des autres et la nation. Chacun a un travail à faire.
“Chacun a un travail à faire.”
Ce qui ne veut pas dire que celui qui est né apparemment uniquement pour vivre et gagner sa vie n'a aucun travail du tout et se laisse manipuler par les chefs qu'il rencontre systématiquement dans les trois mondes !
Sitôt que tu brises cette chaîne infernale, tu t'aperçois, non seulement que le politicien a besoin de toi, qu'il a besoin de ta compréhension, qu'il a besoin de ta participation, qu'il a besoin aussi que tu l'aides, et que dans ton quartier tu sois actif. Et que ton patron a besoin de toi de la même manière, de ta compréhension, de ton respect, de ta responsabilité, de ton intuition. Et de la même manière le Maître a besoin de toi afin de t'aider.
Donc lorsque tu remplaces le concept d'obéissance par celui de la responsabilité, tout devient possible !
“Lorsque tu remplaces le concept d'obéissance par celui de la responsabilité, tout devient possible !”
Alors ne me demande pas quelle est la meilleure technique de méditation ! Mon Dieu ! Tout ce que je peux te dire à propos des techniques de méditation, c'est que tant que tu en uses une cela veut dire que tu ne médites pas, tant que tu utilises des artifices cela veut dire qu'il est impossible de méditer, cela veut dire que tu échoues et que tu essaies de contrecarrer cet échec par des artifices !
Qu'est-ce que c'est méditer ?
C'est comprendre, je comprends.
Et qu'est-ce que c'est comprendre ?
Sortir de l'enfance.
Et qu'est-ce que c'est sortir de l'enfance en tant qu'atome de Conscience ?
S'apercevoir des illusions majeures qui mènent le Monde.
Et cette grande illusion qui est la notion du patriarche que l'on retrouve sans cesse.
Toute la société et toute la spiritualité sont structurées, ces deux grands domaines sont structurés par l'idée du patriarche, parce que “moi je suis le petit agneau de Dieu”.
Ce qui est intéressant c'est qu'à un moment donné, celui qui dit “je suis le petit agneau de Dieu”, un beau jour il finit par se dire : “Mais j'en ai marre de me faire tondre !” Que ce soit par un gourou farceur, que ce soit par des églises qui soi-disant proviennent du Christ, ou que ce soit par le Fisc qui est ceci au nom du patriarche de la Nation, c'est toujours moi que l'on tond ! Et on tond par ici, et on tond par là, et qu'est-ce qu'il me reste ? Même pas assez de cuisses pour me dire que je vais faire un méchoui pour la Pâques ! Rien !”
Alors j'arrive au bout de ma spiritualité complètement exsangue, je ne crois plus ni en Dieu ni au Maître, parce que tout le monde m'aura tondu au nom de Dieu ou au nom du Fisc, au nom de la Nation, au nom des armes qu'il faut fabriquer pour combattre telle et telle autre Nation...
Tu n'as pas assez de te faire tondre ?
“Tu n'as pas assez de te faire tondre ?”
J'admire toujours cette capacité, cette docilité humaine : et le rasoir passe, et on ne dit rien !
Tu as un courage immense ! - Crois moi, je t'admire ! - pour supporter comme cela ce rasoir, cette tondeuse qui passe et qui repasse ! Si tu employais un dixième de ce courage pour développer les vrais concepts spirituels, pour développer ta vraie liberté, pour l'empoigner, mais mon Dieu, en dix minutes tu aurais changé le Monde ! En dix minutes, crois moi !
“Si tu employais un dixième de ce courage pour développer les vrais concepts spirituels, pour développer ta vraie liberté, pour l'empoigner, mais mon Dieu, en dix minutes tu aurais changé le Monde !”
Il ne serait pas nécessaire de faire des sommets qu'il se trouve à Rio ou sur la Lune ou sur Jupiter ! Les sommets sont bien beaux ! Mais plus on fait des sommets et plus on voit la vie de loin et on ne s'aperçoit pas de ce qu'il faut vraiment faire ! Et tous ceux qui sont dans ces sommets se prennent d'ailleurs pour des sommités ! Et entre sommités ils se grattent le sommet de leur tête d'une façon très interrogée, très solennelle ! Et tu as celui qui aura le plus grand discours, le plus beau discours pour plutôt inspirer aux autres de faire le travail ! Plus mon discours sera beau, plus j'aurai l'impression ou je donnerai l'impression d'avoir tout compris, d'avoir tout admis, d'avoir tout bien rangé chez moi et, avec ma bonne conscience, je propose ainsi aux autres d'aller regarder leurs linges sales et le fond de leurs égouts ! Tandis que celui qui n'aura amassé que des constats, des chiffres et qui n'aura pas préparé un beau discours, celui-là n'aura pas l'air d'avoir réfléchi au sujet, de façon spirituelle justement, et il va lui sembler que tout le devoir s'abat sur lui !
Donc on ne peut pas dire que l'on retire quelque chose de positif et de constructif d'un sommet. Cependant comme les hommes sont des affreux bavards, il est bon qu'ils discutent. Et même si, dans un premier temps, les décisions ne sont pas prises ou les décisions sont prises, mais on sait qu'elles ne seront pas appliquées du tout, parce que l'on se rencontre mais après chacun repart chez soi et chacun est maître chez soi. Mais l'important malgré ces échecs successifs, c'est que les gens se réunissent pour discuter.
Pourquoi c'est important ?
Discuter ensemble
Parce que lorsque l'on discute ensemble, sans le savoir on crée une forme-pensée à propos de la chose. Et cette forme-pensée puisqu'elle est puissante, puisqu'elle est d'ailleurs ensuite répétée par les médias, donc votre propre énergie de pensée vient s'agglomérer à la forme-pensée de ces sommités qui font leur sommet. Automatiquement, on voit une entité puissante qui est construite et, puisqu'elle est juste, elle va ensuite harceler les hommes pour devenir effective.
Mais elle ne va pas forcément être effective par l'action de ceux qui auront été présents au sommet. Et, comme chaque fois, c'est plutôt en s'éparpillant, en étincelle, au fond du cœur de tous les hommes qu'un avancement aura lieu.
Car avant de prendre des grandes décisions, il faut que les hommes aient l'intention de changer de comportement.
“Avant de prendre des grandes décisions, il faut que les hommes aient l'intention de changer de comportement.”
Et ce changement soit se fait d'un seul coup par l'imminence d'un danger, donc une prise de conscience, soit par une loi draconienne qui oblige tout le monde, soit par cette entité dont je parle, et qui va semer sa petite graine dans tous les cœurs et qui fera que l'homme va se transformer pour tendre vers une harmonie.
En même temps que l'homme va être inspiré, par analogie, il va s'apercevoir de tous les déchets spirituels, ceux-là qu'il émet dans l'atmosphère. Ce qui fait qu'à côté de la propreté physique et matérielle d'une planète, l'Humanité va mûrir pour comprendre la propreté de l'intention et la propreté de la pensée.
Car on ne peut pas dissocier les deux, c'est impossible !
Propreté
“On ne peut pas dissocier la propreté physique et matérielle d'une planète et la propreté de l'intention et de la pensée.”
Tant que je n'ai pas un cœur propre, une pensée propre, comment voulez-vous que j'aie le souci d'une planète propre ?
Et d'ailleurs si on en est arrivé là, à une planète si malade et si sale, c'est bien parce que la saleté habitait le cœur et la pensée de l'homme !
Vous allez me dire : “Saleté peut-être pas forcément, négligence.” Oui, tu peux appeler cela négligence, mais c'est parce qu'à l'intérieur il était sale, de toute façon, impropre à être un disciple !
Donc ce qui est intéressant avec des sommets comme celui-là, à propos de la Nature et du sauvetage de la planète, c'est qu'en fait, petit à petit et par analogie, l'homme va penser à se sauver lui-même.
Lorsque je sauve ma planète, on me parle d'un comportement pour la sauver et je m'aperçois que je me sauve moi-même en même temps.
Lorsque j'ai le souci de sélectionner de bonnes lessives ou de bons produits de nettoyage pour qu'il ne soit pas une agression pour l'environnement. Cela veut dire qu'en moi il y a une aspiration à l'harmonie, à la méditation, automatiquement !
Tandis que celui qui n'a aucune aspiration n'aura jamais souci de ce qu'il met dans son lave-linge ou dans son lave-vaisselle, il s'en moque. Il est un enfant logé encore plus bas que l'enfant qui va à l'école et qui essaie d'obéir pour obtenir une récompense. Il est un enfant logé au stade du bébé qui se contente de manger et d'éjecter ses déchets. Le bébé ne se demande pas qu'est-ce qu'il va arriver à ces déchets qu'il éjecte. C'est pour cela qu'il n'a d'ailleurs pas le souci d'aller sur les toilettes. C'est pour cela qu'il ne demande pas l'assistance du père ou de la mère, il en est incapable parce qu'il n'a pas même encore conscience qu'il est en train d'éjecter des déchets !
Non seulement il n'a pas conscience que ce sont des déchets ravageurs, mais en plus pour lui, il y a une certaine satisfaction à se débarrasser de ce qui ne produit plus de plaisir. Ce qui donc d'abord est passé par la bouche, puis l'estomac qui donne une impression de plénitude qui arrive dans l'intestin où il n'y a plus autant l'impression de plénitude et il faut s'en débarrasser.
Il y a une grande partie de l'Humanité qui en est à ce stade-là, du bébé qui mange et qui fait ses matières.
La Société de Consommation et les déchets
C'est ce qu'on appelle d'ailleurs la Société de consommation, eh oui ! Et je consomme ! Et regardez les amas de déchets que je vais créer par cette abusive consommation ne serait-ce qu'à cause des emballages. Donc lorsque l'on voit que toute une Humanité qui se dit arrivée à une ère de technologie et de science en est en fait encore à ce stade très enfantin, comment peut-on espérer que la planète soit propre ? C'est impossible !
La preuve - qui est un peu comme la preuve par quatre - l'homme a-t-il souci de traiter ses matières, ses urines ?
Non ! Il rejette tout dans les eaux, il rejette tout dans les rivières, il rejette tout dans la mer ! Tous les égouts aboutissent à la mer. Comme le bébé, il n'a aucun souci de ce qu'est la nature de ses déchets, de ses matières, il les recrache et c'est à maman de s'en occuper. À ce niveau-là, c'est à la planète qui est la mère de s'en occuper.
Cependant, si l'homme grandit, se réveille un peu, il s'aperçoit qu'il mange et que la nourriture, en se transformant, crée un déchet. Son premier geste sera d'être honteux de ce déchet. D'abord parce qu'il s'aperçoit qu'il est fautif, il a créé un déchet par le simple fait qu'il est vivant et que pour perpétuer sa vie, il aura mangé. D'où la timidité de l'enfant qui découvre les matières.
Ensuite, transposez cela dans le monde de l'adulte qui se rend compte des déchets qu'il produit sur tous les plans, une sorte de culpabilité.
Mais voilà la grande question, on ne sait pas quoi faire de ces déchets, que ce soit les urines ou les matières. Et l'on fait pour cela confiance au scientifique. De la même manière que l'enfant constate qu'il produit des matières, mais il fait confiance aux toilettes pour le débarrasser de tout cela et lui redonner une bonne opinion de lui-même : “Moi, je suis propre !”
Toute l'étape où l'individu s'aperçoit qu'il produit des déchets est une étape de maturité très importante.
Et c'est à ce moment-là d'ailleurs que naît la capacité, chez l'un et chez l'autre à des degrés divers, la capacité de se culpabiliser.
La culpabilité
La culpabilité, ce n'est pas simplement parce qu'au fur et à mesure de la vie on nous parle de Dieu, de la morale, des Principes, ou bien ce n'est pas simplement parce que l'on aura fait du mal au père, à la mère et qu'on l'aura vu pleurer et qu'on est triste et qu'on est coupable. La culpabilité, cela commence - malheureusement, je dois le dire - par l'anus. Ce n'est pas dérangeant de le penser, c'est une très bonne méditation. Si tu prends connaissance de l'endroit exact et du moment exact où commence ta culpabilité, tu grandis, tu t'en débarrasses, tu deviens libre.
Voilà l'Esprit qui descend dans la Matière, qui est un Esprit propre, lui, il est Dieu, il est Lumière !
Le voilà qui l'entre dans une Matière qui pour se régénérer va produire toutes sortes de déchets. Moi qui ai l'esprit de Dieu, c'est insupportable. Je ne peux pas être cette amas de déchets, je ne peux pas être cette machine qui produit toute cette horreur ou ce que je juge comme étant cette horreur. Je suis donc coupable, dès mon premier jour, alors que je n'ai encore tué personne, alors que je n'ai même pas encore suffisamment de mots dans ma bouche ni dans mon cerveau pour humilier mon père, insulter ma mère, je suis déjà capable, coupable de mes matières.
Et le bébé pour se racheter de cette saleté qu'il produit, va avoir besoin du consentement de la mère. La mère qui va lui dire en le félicitant : “Mais c'est bien mon gros bébé ! Tu as fait un gros besoin, la machine marche !” Le bébé en entendant une félicitation, va essayer de passer par dessus sa culpabilité. Mais chez les êtres les plus sensibles, les plus susceptibles, ce ne sera pas un dépassement suffisant et toutes les consolations qui auront lieu tout au cours de la vie ne seront jamais suffisantes pour dépasser cette culpabilité qui est rentrée d'un bloc dans un Esprit qui se croyait propre.
Et à la suite, sur cette racine, toutes les culpabilités vont pouvoir s'implanter.
Tu parles ! Tu appelles cela toi même du fumier ! Et il paraît que le fumier ça fait pousser dix fois plus vite et dix fois mieux que ce soit les vieilles racines ou les belles fleurs. Donc à partir de ce complexe, l'homme va ensuite devenir coupable de tout le reste, y compris d'être un homme. Donc il va chercher à devenir un disciple, il va chercher un Maître à qui obéir, un patriarche. Tout cela parce que, fondamentalement - tu veux que je te le dise ? - lorsque tu es né, tu n'as pas accepté l'anus. Il y a quelque chose de dégradant dans cet outil ! Pourquoi est-ce que le bon Dieu a inventé cette chose qui fabrique ces déchets dont je ne veux pas, moi, l'Esprit de Dieu ? Petite âme frêle et toute fraîche.
Dès le premier instant de la naissance, patatras, confrontation avec le plus dur aspect de la Matière, son déchet et son recyclage ! Eh oui ! Et si tu entres dans ce concept - et pas simplement de manière écologiste - si tu entres dans ce concept, tu découvres à quel point tu es en colère ! En colère à propos de l'incarnation, d'une incarnation qui est matérielle, d'une incarnation qui produit des déchets, d'une incarnation qui vieillit, d'une incarnation qui meurt ! Et si tu prends connaissance de ta colère face à cet outil que tu trouves impur, car la Matière est impure ! C'est ce que tu crois ! Et si tu sens cette colère, que tu la vois, et que tu la défais, tu conquiers un plus grand espace et une plus grande liberté. Et tu t'aperçois de quoi ?
Bien tu t'aperçois que tout le qualificatif d'impur que tu ajoutais à la Matière, tu t'aperçois que cet amas noséabond, que tu appelais déchet, que tu appelais vieillesse, que tu appelais la mort, tu t'aperçois que ce ne sont que des mécanismes. Ce ne sont pas tes repères d'identité, ce n'est pas toi qui émet des déchets, ce n'est pas toi qui vieillit, ce n'est pas toi qui meurt, c'est une enveloppe. Lorsque tu arrives à ce détachement, tu conquiers le troisième espace de liberté et tu es une âme libre !
Et pour conquérir cette liberté, on aura commencé par quoi ? Par quel petit instrument ?
Par un tout petit anus !
On n'a parlé que de lui depuis un moment, je ne vous ai pas parlé des pétales royaux du chakra du cœur, du chakra coronal, de la brillance de l'Antakarana, de la puissance des incantations et des encensements. Non, on a parlé d'une toute petite chose qui se replie sur elle-même tellement à la honte d'exister qu'il s'appelle l'anus !
Tiens j'insiste, hein ? J'insiste ! Vous êtes assis dessus !
Ce n'est pas pour rien d'ailleurs ! Pourquoi est-ce qu'il est placé là, l'anus ? Pourquoi est-ce qu'il ne serait pas derrière la tête ? Hein ? Pourquoi est-ce qu'il ne serait pas dessous les pieds ? Pourquoi est-ce qu'il est placé là, tout près de la Kundalini et de son foyer central ?
Ce n'est pas uniquement par esprit de logique, la bouche est en haut donc... Pas du tout ! L'anus est placé en bas de la colonne vertébrale parce qu'il est le symbole matériel du chakra racine dans lequel se trouve la Kundalini. Et la Kundalini dans ce chakra racine opèrent exactement la même transformation que l'intestin et l'anus : transformer la Matière, transformer la Matière, éjecter les déchets de façon à ce que la Lumière apparaisse.
Ce qui fait que lorsque l'on s'interroge à propos de ce premier complexe, de ce premier choc de cet enfant qui s'aperçoit qu'il émet des déchets, on s'aperçoit de toute la colère, de l'Esprit descendu en chute dans la Matière.
Et c'est par là qu'il faut commencer à travailler. Il faut commencer à soigner ce premier divorce, cette première révolte, pour espérer devenir un disciple.
Alors comment va-t-on s'y prendre ?
Eh bien d'abord on va accepter que la Matière ne soit pas impure, mais soit à transformer.
“La Matière n'est pas impure, elle est à transformer.”
On va accepter, parce que l'on va comprendre, que le corps n'est pas simplement un objet qui mange, urine et défèque, mais que c'est un moyen d'obtenir une énergie éthérique à partir des éléments solides. Et que l'on redonne à la Terre, par les déchets, les éléments trop solides que l'on ne peut pas transformer en éléments éthériques.
De cette manière-là, les déchets, les matières peuvent être accueillies par la Terre, par la planète. Car ce ne sont plus simplement des déchets nauséabonds qu'on lui lance n'importe comment et n'importe où. Ce sont des éléments qui reviennent à elle parce que ces éléments sont elles-mêmes. C'est du recyclage comme vous dites vous-même.
Tous les déchets passent par une autre transformation, une seconde, qui est le feu.
Il est impensable d'envoyer les déchets dans la mer ! Il faudrait faire sécher tout cela et faire passer les déchets par le feu. De cette manière, la cendre, ainsi recueillie, peut être absorbée et digérée par la planète, sans apporter quoi que ce soit, ni de nauséabonds, ni de dangereux, puisque tout germe aura été tué.
Tandis que si on ne fait que réétaler ces déchets dans la nature en pensant que c'est là du bon engrais, on n'obtient rien qui puisse apporter des éléments nutritifs à la Terre, pas plus que l'on ne recycle véritablement. On placarde un peu plus loin, c'est tout !
Par contre, en utilisant le feu, on retransforme les matières telles que la planète les a données sous forme de minéraux. Dans toute cendre, il y a énormément de minéraux. Ça, la planète peut le réabsorber.
Vous allez me dire : “Mais quoi faire avec les urines ?”
Les urines se transforment, puisque c'est un liquide, les urines se transforment facilement au contact de l'eau. Encore faut-il que cette eau soit, à sa manière, un feu ardent, non pas parce qu'on va la faire cuire, la faire bouillir, mais parce qu'on y aura plongé des électrodes. On ne peut pas mettre le feu dans l'eau par un autre moyen que l'électricité. Et lorsque l'on plonge des électrodes dans des liquides, on transforme ces liquides, les atomes se dépolarisent et cela redevient autre chose, pour de nouveau en extraire que les minéraux. Tandis qu'on filtrerait des éléments qui seraient pas trop solides et qui ne peuvent pas être dépolarisés. Ces éléments-là, qui sont donc des fibres, pourraient être passés au feu avec les autres éléments plus matériels.
Il se passe exactement le même traitement sur le plan spirituel.
Les urines, c'est-à-dire les liquides, c'est tout le monde émotionnel. Il faut y ajouter du feu, de l'électricité pour que ces émotions deviennent plus belles, plus grandes, se transforment en une pensée même, qui soit une pensée Divine. Et pour que cet échange ait lieu, il faut faire circuler la Kundalini.
Quand la Kundalini va entrer dans le corps astral, dans le corps des émotions, elle va distribuer son électricité et repolariser les émotions d'une manière supérieure et chaque jour d'une manière un peu plus supérieure, un peu plus grande, donc moins mesquine, moins égocentrique. Mais pour faire circuler cette Kundalini, chaque jour il va falloir faire quoi ?
Devenir adulte, devenir responsable et méditer avec cette nouvelle attitude.
Donc quand je vais méditer avec cette nouvelle attitude, Kundalini va circuler, mes émotions vont être transformées.
Ce qui ne veut pas dire que je serai simplement le théâtre où l'évolution va avoir lieu et que moi je n'aurai plus rien à faire ! Je vais devoir tenir le cap. Donc lorsqu'il y aurait, de nouveau, une émotion inférieure, une réaction inférieure... Quand je dis inférieure, je dis égocentrique. N'allez pas imaginer autre chose comme par exemple un chagrin, une colère, ce n'est pas quelque chose d'inférieur. C'est souvent un règlement de compte, que ce soit avec le passé ou avec le présent. Ce que je qualifie d'inférieur dans le corps astral, dans le monde émotionnel, c'est l'égocentrisme, rien d'autre !
“Ce que je qualifie d'inférieur dans le corps astral, dans le monde émotionnel, c'est l'égocentrisme, rien d'autre !”
Donc, puisqu'il ne disparaîtra pas dans une seule fois et que de temps en temps il va réessayer des sorties, je vais devoir être le gardien de la ligne. Ce qui fait que mon évolution est facilitée par la circulation de la Kundalini, mais je vais tout de même devoir travailler pour conserver l'avancée qui a été opérée jour après jour. Et lorsqu'un certain alignement, des émotions majeures, cet alignement aura été fait, à ce moment-là Kundalini va pouvoir commencer à circuler dans le royaume du mental et en allumer les feux.
Alors, on revient au sujet du début !
Qu'est-ce que ce fameux mental ?
Qu'est-ce que le Mental ?
Ce n'est pas simplement la capacité de penser, je viens de te le prouver.
C'est un éveil de la conscience, tout simplement. Un éveil de la conscience, une étape dans la Libération, une étape après le bébé, l'enfant, puis l'adulte, puis le disciple. Le disciple se trouve à l'endroit où les feux du mental brûlent.
Dans le mental il y a trois flambeaux. Ces trois flambeaux sont distribués en triangle. Chacun de ces flambeaux représente un des aspects de la Divinité, donc de la Trinité. Et lorsqu'ils s'allument, ils s'allument en même temps. Et c'est pour cela que le disciple éveillé dans le mental et par les feux du mental est un être complet. Parce que les trois aspects commencent enfin à vibrer ensemble. Alors qu'autrefois il n'y avait que un ou deux aspects. Alors que le principal, l'aspect Père, l'aspect Volonté dormait complètement.
“Le disciple éveillé dans le Mental et par les feux du Mental est un être complet.”
Alors où est-ce qu'on va le voir, ce triangle ?
Est-ce que ceux qui sont voyants vont le voir quelque part autour de la tête ou dans la tête ?
Il n'est pas visible même par l'œil du voyant le plus exercé. Parce que ce triangle appartient à un Royaume au-delà de l'aura. L'aura, ne l'oublions pas, est avant tout un champ magnétique. Et ce champ magnétique est en fait une substance solide. Tandis que le corps mental commence à disparaître du solide de l'Univers pour appartenir au royaume de l'âme. Et on ne peut pas voir le manteau de l'âme, c'est impossible !
Au moment où l'on voudrait voir le manteau de l'âme, on deviendrait cette âme et il n'y aurait plus de manteau à voir. Il n'y aurait qu'un état de conscience dans lequel on s'est abandonné. On ne peut pas voir en tant qu'observateur et être, c'est impossible ! On est ! Et si on est, on n'est plus l'observateur qui regarde depuis l'extérieur, qui voit une aura, qui voit un triangle, qui voit des flambeaux. On est le flambeau !
Et c'est ce grand paradoxe que le disciple doit résoudre et qui fait toute la difficulté de la vie humaine. C'est que pendant un grand nombre de vies, l'homme est un observateur. Il peut tout voir. Il voit son corps, il peut voir l'aura des autres, un bout de sa propre aura. Il imagine Dieu et il le voit à l'extérieur. Il est un objet, il est un expérimentateur, il est un témoin. Mais ce qui veut dire qu'il s'est placé à l'extérieur du Monde, à l'extérieur de l'Âme, à l'extérieur de la Divinité.
Lorsque je suis à l'intérieur du Monde, à l'intérieur de l'Âme, à l'intérieur de l'expérience, je n'ai plus rien à voir ! D'ailleurs, la faculté même de voir disparaît !
La Vue
Le talent qu'est la vue, cette particularité que sont les deux yeux physiques, sont en fait une aberration de l'âme ! Une aberration qui a d'ailleurs fait sa chute dans la Matière, son involution dans la Matière.
Bien sûr, c'est une nécessité. Bien sûr, il faut aller dans la Matière. Donc, on ne pouvait éviter que les yeux finissent par exister. Mais il faut savoir que ce sont les organes, les organes terminaux d'une âme abîmée dans la Matière.
Cela veut dire que toute la capacité qu'avait l'âme à se ressentir elle-même, à se connaître elle-même - ce qui est donc un état d'être - par l'involution, l'entrée dans l'incarnation, toute cette connaissance à propos d'elle-même est devenue une énergie qui va regarder le Monde et entrer dans les expériences et devenir un observateur, qui, ensuite, cherche un Dieu à l'extérieur, qui cherche un Maître, un patriarche.
Donc, lorsque je vais vouloir méditer, pour, de nouveau, non pas rencontrer l'âme, mais être l'âme, il va me falloir fermer les yeux.
Je ferme les yeux. En fermant les yeux, vous remarquez que l'énergie cesse d'aller à l'extérieur. C'est comme si l'extraversion cessait. De ce fait, l'énergie commence à remonter vers l'âme.
Mais cela ne veut pas dire que l'on va atteindre ou redevenir l'âme, parce qu'entretemps, il y a des énergies, d'autres, qui continuent à aller vers l'extérieur comme la sensation du corps, l'ouïe. Ce qui veut dire qu'il faudra prendre encore un peu de temps pour retirer l'énergie de ces sens-là aussi. Et lorsque l'on en arrive à avoir regroupé toutes les énergies de tous les sens, en un seul sens qui commence à monter, on s'aperçoit que ce sens se dissout complètement, il n'existe plus en tant que tel. Il redevient la capacité de l'âme à se connaître elle-même et à se contempler elle-même.
Ce qui veut dire que tous les sens, à partir du moment où on les introvertit, sont un moyen d'accès à l'âme et un moyen de redevenir l'âme.
“Tous les sens, à partir du moment où on les introvertit, sont un moyen d'accès à l'âme et un moyen de redevenir l'âme.”
Et que lorsque vous êtes en incarnation, en manifestation, lorsque vous êtes en train de vivre une situation, vous pouvez vivre cette situation d'une manière hautement spirituelle en pensant que si les sens introvertis poussés vers l'âme redeviennent la capacité de l'âme à se connaître elle-même, lorsque je suis en expérience dans le Monde, mes sens sont la sensibilité de l'âme et la Lumière de l'âme dans le Monde ! La Lumière de l'âme en expérience.
Et si j'admets que je suis une âme dans le Monde, que je suis une âme, par les sens, en expérience dans le Monde, alors tout ce petit attirail que j'appelle l'égo, le moi-inférieur et qui m'embête avec tous ces masques et qui m'embête avec ceci et qui m'embête avec celà, tout cela disparaît.
Oh ! Cela ne disparaît pas d'un coup et si facilement, mais au fur et à mesure, au fur et à mesure, le phénomène s'use et un beau jour alors que vous êtes en train de manger une pomme ou en train de sentir le parfum d'une fleur, votre conscience est énorme, Divine ! Vous sentez que vous êtes l'âme dans l'expérience du Monde qui ressent le parfum d'une fleur. Alors qu'il vous faudrait des heures et des heures de méditation pour arriver à ce même état de conscience.
On peut donc soit introvertir l'énergie des sens pour redistribuer cette énergie à l'âme afin qu'elle se rappelle à elle-même, soit je peux expérimenter les sens, en me rappelant l'âme et en la laissant expérimenter le monde. De ces deux manières, je serai une âme vivante et un disciple en pleine expansion ! Que ce soit lorsque le disciple médite ou lorsque le disciple va vivre tout simplement sa vie, lorsqu'il va aller à la la cueillette des fruits, lorsqu'il va embrasser des amis, lorsqu'il va produire de l'artisanat.
Pense à ce concept !
Non seulement je suis l'âme, mais afin que ce ne soit pas simplement une pensée que tu te répètes pour qu'un jour finalement, paf, bingo !, je me suis tellement convaincue que maintenant l'âme est là. [...]
Répète-toi cette phrase en en cultivant l'intention.
Disciple sensible - Disciple intellectuel
Et c'est là où il y a une grande différence entre le disciple sensible et le disciple trop intellectuel.
Le disciple qui est sensible va pouvoir facilement, puisqu'il est un artiste, créer une intention.
Tandis que celui qui se serait trop polarisé dans l'intellect et ne profiterait pas d'une sensibilité créatrice, celui-là ne pourra pas avoir recours à l'intention. Il va devoir maîtriser son mental et le mental concret celui-là. Il va devoir maîtriser ses pensées, il va devoir maîtriser ses émotions pour aboutir à ce même espace qu'est l'âme libre.
Donc, mon discours ne peut pas convenir à tout le monde puisqu'il y a deux grandes familles dans le monde.
[...] l'âme, à ce grand espace que tu imagines être l'âme.
Tu vois donc la difficulté de tous ces instants de création. Il faut d'abord que je sois suffisamment sensible, puis artiste, pour avoir recours à une émotion que je crée, mais que j'emprunte donc déjà au connu. Donc, je vais voir dans toutes mes sensations antérieures ce qui m'a donné l'impression de grandir ma conscience et ma perception. Et c'est là où la musique et les sons sont des aides magnifiques !
Par la musique, celui qui est sensible dilate son champ de conscience, dilate l'espace intérieur dans lequel il vit. Sitôt que par ce voyage, tu as ressenti ta nouvelle dimension, le cerveau la répertorié, il s'en souvient. Et donc lorsque tu veux méditer et que tu dois créer une intention, tu n'as qu'à aller prendre dans la mémoire la sensation que te faisait tel ou tel morceau de musique. Tu ne vas peut-être pas te rappeler le morceau de musique mais tu vas aller reprendre la sensation que tu as connue.
Ce qui veut dire que, tout au long de la méditation, tout au long du cheminement spirituel, l'homme est fort embêté car il va lui falloir méditer sur des éléments connus, des sensations connues, des agrandissements connus, afin de se propulser suffisamment haut pour qu'éventuellement il puisse avoir une expérience spirituelle.
Cela fait donc beaucoup de complications et c'est pour cela qu'il te semble si peu réussir en méditation. Tu peux utiliser tout ce cheminement, comme tu peux aller très vite au but, très vite aller à ce Royaume qu'est l'âme et t'y dissoudre. Si tu comprends la nature du silence et pour comprendre la nature du silence, grandir. Et pour grandir, défaire tes illusions. Donc c'est un travail qui demande d'une plus grande compréhension alors que l'artiste, le sensitif, va uniquement s'appuyer sur le monde des sensations et du connu. Toi tu vas devoir à ce moment-là, par cette voie rapide, utiliser énormément la compréhension. Mais si tu sens que cela est ta voie, prends-la ! N'attends pas ! Car elle est plus rapide.
Le Silence et les illusions
Pour accepter le silence, il faut énormément comprendre ce que sont les illusions. Car on ne pourrait pas admettre de s'asseoir pour méditer si l'on est tiraillé par l'envie de ceci, par l'envie de cela.
Qu'est-ce que le silence ?
Écoute.
...
En ce moment même, quand je te dis “écoute”, tu t'aperçois que tu es en train de faire quelque chose. Tu écoutes. Tu écoutes d'abord tous les sons extérieurs. Ça, c'est la première étape.
Deuxième étape : écoute encore, mais plus profondément. Allez vas-y, fais-le ! Tu es embêté, n'est-ce pas ?
Parce que tu me dis : “Mais quoi ? Hé ! Il n'y a pas de son à l'intérieur, il n'y a pas de son Divin à l'intérieur !”
Et c'est là où tu t'aperçois que ce sens qui permet à tes oreilles d'entendre des bruits, lorsqu'on le retourne véritablement à l'intérieur, ne doit plus s'attendre à entendre quelque chose, il ne doit donc plus se tendre pour écouter quelque chose, ce qui est une manifestation, une énergie qui va vers l'extérieur de nouveau.
Comment peux-tu te mettre à l'intérieur en utilisant un mouvement qui va à l'extérieur ?
“Comment peux-tu te mettre à l'intérieur en utilisant un mouvement qui va à l'extérieur ?”
Tu ne peux pas écouter ce qui est dedans, écouter le monde spirituel. Ce qui veut dire que l'écoute dans le domaine spirituel va être remplacé par une affirmation :
Je n'entends plus rien.
Alors maintenant, suis ce que je te dis et ce que j'essaie de te démontrer. Suis mes mots.
Je n'entends plus rien.
Tu t'aperçois de quoi ?
Tu t'aperçois que tout à l'heure, alors que tu étais tendu dans l'activité d'écouter et d'entendre, par le “je n'entends plus rien”, tu t'aperçois que c'est la sensation d'exister qui cesse. De l'écoute, tu es passé à la sensation et tu t'aperçois que cela a influencé ton souffle. Tu respires d'une manière plus calme, très rangée et si tu pousses plus loin l'exercice, cela suspend le souffle tout naturellement. Et tu t'aperçois que cette sensation, qui est un peu en fait comme une antenne, qui cherche à entrer en écho avec la vie intérieure, tu t'aperçois que cette antenne, petit à petit, se calme aussi et qu'au moment où ces trois sensations, ces trois quêtes, inévitables mais illusoires, ce sont tues, l'Existence apparaît, ton âme apparaît !
Alors reprends l'exercice.
Dans un premier temps, écoute.
Et dans cette écoute, tu te relaxes.
Tu abandonnes ton corps. Tu écoutes tous les bruits qui sont à l'extérieur. Et en les écoutant, tu défais tes muscles, tes articulations.
...
Maintenant, tu intériorises cette énergie, cette tension qui est ton existence. Tu l'intériorises et tu sens que le souffle se ralentit.
Tu es dans un premier temps comme un grand œil qui essaye de regarder à l'intérieur de la vie, de ta vie. Et par ton attention, le calme s'installe, le souffle ralentit.
À ce moment-là, si tu pousses plus loin ta capacité d'introspection, les énergies montent à la tête. Et c'est là que tu découvres une nouvelle sensation d'exister. Et plus loin, même plus tard, l'âme, si tu as de la chance.
Alors tu vois que ce n'est pas difficile ! Il n'est pas nécessaire de te martyriser pour arriver à cette écoute ! C'est un effet de balancement. Toute la journée, tu balances inconsciemment à l'intérieur, pas très consciemment non plus vers l'extérieur. Mais toute la journée, c'est un va-et-vient. Qui va d'un point d'inconscience, lorsque ta conscience retourne à l'intérieur, à un point semi-conscient qui est dans le Monde.
Tandis que la méditation est la cessation de ce balancement. Il n'est plus question de manifestation, d'extériorisation, d'incarnation. Il est question de rapatriement de toutes les énergies par un silence absolu, donc d'une mort. Car c'est exactement la même chose qui se passe au moment de la mort. Et durant l'alignement, la percée vers le Royaume Supérieur. Et c'est aussi ce qui se passe au moment de la mort, si on s'y est suffisamment préparé. Alors qu'est-ce que la méditation ? C'est une petite mort. Et c'est pour cela que cela est si difficile !
“La méditation, c'est une petite mort.”
Acceptes-tu de mourir ? Non ! Tu n'as pas envie de mourir, n'est-ce pas ? Tu veux vivre le plus longtemps possible, même si des fois tu en as assez, même si des fois tu troquerais volontiers ton destin pour celui d'un artiste ou d'une célébrité. Et c'est parce que la mort est si difficile à accepter, que la méditation est une obligation laborieuse.
Tandis que si tu enlèves de la mort l'idée de la fin, l'idée de la mise à mort, si tu ne vois plus la mort comme étant une fin dont on ne revient pas, quelque chose qui fait mal, eh bien tu vas voir que tu pourras aller dans la méditation sans aucun problème. Pourquoi ?
Parce que si tu exorcises le phénomène qu'est la mort, ta pensée est libre de vivre.
“Si tu exorcises le phénomène qu'est la mort, ta pensée est libre de vivre.”
Donc au moment où tu t'éveillerais comme disciple et que tu décides de méditer, puisque tu es une pensée libre qui n'a plus peur de la mort, tu es détaché du Monde et tu n'as pas à obéir à qui que ce soit. Tu fais les choses par Amour de la Liberté.
Les grands obstacles qui sont face à la méditation, c'est l'extraversion des énergies et en ce sens elles suivent un flot naturel puisque vous êtes incarné en manifestation et la peur de la mort. Depuis ces deux grands piliers, il y a toute une suite de petits bâtards qui vont avoir des attitudes diverses.
Par exemple, je vais combler ma peur de la mort avec un besoin impératif de me gaver de télévision.
La télévision
C'est ce qui fait que je n'arriverai jamais à méditer parce que je veux sans arrêt me repêtre des spectacles. Et pourquoi est-ce que la télévision a une si grande importance dans la vie des hommes ? Pourquoi est-ce que son impact est si fort ? Pourquoi est-ce que l'homme en redemande ?
Parce que la télévision, le phénomène de l'image distribuée, l'image animée et distribuée s'apparente à tout le monde et à tout le phénomène de la Mère.
Maman nous raconte des histoires lorsque l'on est bébé. Maman nous montre des paysages et nous les décrit. Maman nous montre des peluches et les animes comme des marionnettes et nous raconte une histoire. Maman est associée à l'histoire. Et maman par ses histoires me soulage de mon ennui, l'ennui que j'ai puisque je suis un bébé qui ne tient même pas debout, qui ne dispose pas du langage, qui ne peut rien faire de ses mains pour s'occuper. Et croyez-moi qu'un bébé s'ennuie énormément !
Et lorsque je suis un homme et un homme qui n'a pas réussi à découvrir un sens à sa vie, je suis donc encore un bébé qui s'ennuie et je vais avoir besoin des histoires de ma douce maman pour oublier mon ennui. Ce n'est pas simplement que je regarde avec plaisir un spectacle, je comble mon ennui. Et c'est pour cela que la télévision a un pouvoir si grand sur l'Humanité.
Lorsqu'elle changera de rayon, lorsqu'elle passera sous le rayon du patriarche, la représentation du Père, elle ne sera plus une boîte où l'on verra des histoires se dérouler. Ce ne seront plus des images qui rappellent les belles histoires que racontait maman. Au contraire, la télévision prendra un rôle éducatif très sérieux. Ce qui ne veut pas dire que les spectacles auront déserté l'écran, au contraire ! Mais même dans le spectacle, il y aura une dimension qui apporte à l'homme quelque chose de plus. Quelque chose de plus que de simplement rompre l'ennui.
Donc quand on veut rénover la vie, il ne s'agit pas simplement de nettoyer les éléments pollués de la planète. Il faudrait aussi nettoyer la pensée des hommes. Et pour nettoyer cette pensée, commencer à arrêter d'envoyer tous ces déchets intellectuels, comme la publicité, comme les jeux idiots qui ne rapportent aucune dimension, aucune découverte à l'individu, ou les spectacles aberrants qui ne parlent que de l'égocentrisme et des bassesses de certaines émotions !
On s'occupe de nettoyer les rivières et les fleuves, alors que l'on engorge des déchets immondes dans l'esprit des enfants !
“On s'occupe de nettoyer les rivières et les fleuves, alors que l'on engorge des déchets immondes dans l'esprit des enfants !”
On ne peut pas simplement considérer un aspect de la vie.
Rénover les comportements
Pour pouvoir même sauver cet aspect de la vie auquel on s'intéresse, il faut rénover tout un comportement, y compris le comportement intellectuel, y compris les pensées avec lesquelles on éduque nos enfants, y compris les spectacles qu'on leur donne, et qui deviennent pour eux des exemples de comment on vit la vie, comment on vit la relation humaine.
Est-ce que, pour cela, je fais un triste bilan de la vie sur cette planète ? On pourrait le croire à m'entendre, n'est-ce pas ? Cependant, je ne fais pas un triste bilan. J'essaie de vous montrer les points où l'homme essaye de travailler, et c'est très bien qu'il essaye d'y travailler. C'est très bien qu'il fasse des sommets pour enrayer la pollution. Mais en même temps, si on ne tient pas compte des autres éléments, il ne faut pas penser, il ne faut pas que vous investissiez vos espoirs et vos énergies à penser que la Terre pourra être dépolluée parce qu'on va la dépolluer. Si l'on n'aura pas soigné les autres attitudes, on n'arrivera à rien !
Et c'est comme cela qu'ensuite on va se dire lorsque l'on aura 60 ans : “Tiens l'histoire recommence ! De mon temps on avait parlé de sujets, de mon temps on avait prévu de faire quelque chose, on avait bien essayé. Mais la nouvelle génération arrive et répète tous les problèmes comme si aucune expérience n'avait porté ses fruits !”
Pourquoi ?
Parce que l'on a programmé les enfants.
Bien sûr, nous en tant qu'adultes, nous pouvons tirer une conclusion de nos agissements, prévoir des sommets, prendre des décisions, mais pendant ce temps nous continuons à programmer nos enfants et à les remplir de tous ces déchets. Ce qui fait que lorsque même ils sont grands, ils peuvent peut-être faire des sommets, c'est certain. Mais des sommets qui ne feront que répéter les sommets que nous avons faits, qui ne sont que la répétition de sommets encore plus antérieurs et qui n'ont jamais rien réglé du tout !
Tant que définitivement on ne s'occupe pas de la pensée, de la nature de la pensée, de la subtilité qu'est la pensée, on ne peut pas régler les problèmes du Monde.
“Tant que définitivement on ne s'occupe pas de la pensée, de la nature de la pensée, de la subtilité qu'est la pensée, on ne peut pas régler les problèmes du Monde.”
C'est pour cela qu'avant de penser à dépolluer la Terre, avant de penser à la rénovation de la bourse et du monde des finances, je pense éducation, je pense à éduquer les esprits, je pense à éduquer le comportement.
“Éducation - éduquer les esprits - éduquer le comportement.”
De façon à ce que, par le phénomène des ruptures de systèmes - puisque chaque système arrive à sa fin de lui-même, toute chose qui est créée aboutit à une fin - de façon à ce que lorsque les systèmes arrivent à leur fin naturelle, ayant éduqué la pensée, le comportement, l'individu arrive à développer un système plus grand.
Nous ne pouvons pas imposer, par exemple, détruire un système que l'on sait mauvais, comme le système financier actuel, avec toute la spéculation triste et ravageuse qui a lieu, on ne peut pas penser détruire ce système pour vous imposer un meilleur système. Vous refuseriez ! Même vous ici dans cette salle, vous refuseriez ! Absolument !
Pourquoi ?
Vous invoqueriez “la justice” ! Eh oui ! Eh oui ! On invoquerait la justice.
C'est tout le temps cette idée de justice qui vient, qui détruit l'évolution !
“Ce n'est pas juste ! On m'a pris ma place au guichet de la poste ! Ce n'est pas juste, on m'a passé devant ! Ce n'est pas juste, tel garçon que j'aime sourit toujours à telle autre fille, mon Dieu, je ne sais pas ce qui lui trouve ou vice versa ! Ce n'est pas juste, on m'a fait ceci ! Ce n'est pas juste, on m'a fait cela !” Et si j'inventais un nouveau système financier et que je vous apporte, vous diriez : “Ce n'est pas juste, il n'y a que moi qui travaille !”
Ce qui veut dire quoi ?
Ce qui veut dire qu'avant d'imposer ou d'implanter ou d'inspirer un nouveau système financier aux hommes, il faut avoir mis tout le monde au travail ! Il faut avoir éduqué, il faut avoir inspiré suffisamment la responsabilité pour que chacun fasse sa part de travail.
“Avant d'imposer ou d'implanter ou d'inspirer un nouveau système financier aux hommes, il faut avoir mis tout le monde au travail ! Il faut avoir éduqué, il faut avoir inspiré suffisamment la responsabilité pour que chacun fasse sa part de travail.”
Sinon on aboutirait à quoi ?
On aboutirait à un système qui est parfait pour lui-même et qui détruit les hommes. On aboutirait à un système qui est parfait mais qui ne construit aucune vie parfaite, au contraire ! C'est pour cela que la perfection que vous cherchez tant, la perfection en vous-même, la perfection d'un monde. Je te le dis, cette perfection que tu cherches, c'est une illusion !
La Perfection
Tu ne peux pas rencontrer la perfection, non pas parce qu'elle n'existe pas, mais parce que ce qui te fait rechercher la perfection, ce n'est pas l'idée de la perfection, pas du tout ! Tu te trompes toi-même, tu te dupes !
C'est la fuite !
Tu ne veux pas de la laideur ! Tu ne veux pas de l'ignorance ! Tu ne veux pas de la lourdeur du travail !
Si travailler c'est lourd, si travailler c'est embêtant, si être ignorant c'est douloureux, tu te dis : “Il y a forcément quelque part une perfection. Un je sais tout, un je peux tout facilement. Une société idéale où tout le monde s'aime.”
Oui, une société idéale existe, c'est sûr ! Mais elle ne peut pas exister pour les raisons que tu lui prêtes. Elle existera le jour où tu ne cherches plus une société parfaite, mais où chacun est responsable. Et, du fait, une société parfaite est en train de naître.
“Un société idéale existera le jour où chacun est responsable.”
Tandis que si tu expliques à chacun ce qu'est la perfection, parce que tu aimerais vivre dans un Univers meilleur et que tu sais que finalement les autres aussi aspirent à un Univers meilleur et que tous ensemble on fabrique un système pour prouver que la perfection existe, qu'elle est manifestable, un système qui devient ensuite un système de pensée puis une religion pour que Dieu règne sur la Terre. Mais en fait chaque fois que depuis une aspiration à la perfection, on a fini par construire un système de pensée puis une religion pour que Dieu règne sur la Terre, qu'est-ce que cela supposait ?
Cela ne supposait pas : “Voilà Dieu, je t'ai fait une planète parfaite pour que tu y règnes, toi qui es le patriarche !” Non ! Ce que l'homme ne voit pas, ce qu'il ne peut pas supposer à propos de lui-même mais qu'il vit, qu'il articule à chaque instant, c'est que l'homme aspire à faire un monde parfait pour que Dieu y règne mais afin que l'homme règne à côté de Dieu. Il pense que si Dieu viendrait régner sur la Terre, lui, le brave disciple, régnerait avec lui sur les méchants, sur ceux qui ne sont pas disciples ! Ce qui fait que, non seulement aucun Dieu ne peut venir régner sur la Terre par ce comportement, mais qu'en plus tu te trouves coincé, piégé par le monde des illusions ! La dualité qui te montre d'un côté l'imperfection ou la douleur de l'imperfection, et comme tu n'aimes pas la ressentir, alors tu cherches une perfection pour son plaisir, le plaisir qu'elle apporte.
Par exemple, très souvent à propos du Nouveau Monde, j'entends le mot de “justice”, on voudrait un monde plus juste. Cependant, tu es le premier toi-même à être injuste !
Quand je te dis cela, ce n'est pas pour te démoraliser, pour te renvoyer la balle et te dire “travaille !”, c'est une réalité. Tu es le premier à être injuste parce que lorsque tu réclames un monde juste, c'est pour que tu y aies le plaisir de ne pas être volé, c'est pour que tu y aies le plaisir de ne pas être insulté, c'est pour que tu y aies le plaisir que l'on respecte ta place au guichet de la poste ou dans la ligne d'attente au restaurant. C'est pour que tu aies une vie pleine de plaisir ! Un plaisir qui efface absolument le voleur, le grossier personnage.
Est-ce que c'est là un comportement spirituel ? Je te le demande ! Non ! C'est une fuite, tu l'admets avec moi, n'est-ce pas ? Tu admets que c'est une fuite.
Tu vas dire oui : “Mais même si c'est une fuite, cela permettrait de vivre en meilleure intelligence.” Non, pas du tout, parce que qu'est-ce que vivre en bonne intelligence ? Qu'est-ce que c'est que vivre ensemble ?
Vivre ensemble
Est-ce que vivre ensemble, c'est avoir le bonheur de ne pas s'insulter ? Est-ce que vivre ensemble, c'est d'avoir le bonheur de ne pas se dire des choses limitées qui créent des traumatismes et des complexes ? Est-ce que c'est de s'aimer les uns les autres, de s'accepter les uns les autres ? Non !
Vivre, ce n'est pas cela !
Vivre, c'est, au contraire, prendre l'autre comme un miroir.
“Vivre, c'est prendre l'autre comme un miroir.”
Pas comme le bon comédien qui va jouer la même pièce que moi, et qui va m'enfoncer dans mon rôle dans lequel je me prélace en bon Narcisse !
L'autre est mon miroir !
L'autre est mon obstacle !
L'autre est mon démon qui m'empêche de trouver le bonheur parce que mon bonheur est un bonheur factice !
Si l'autre m'insulte, je suis sûre que ce n'est pas agréable dans un premier temps. Cependant, il m'aide à voir à quel point je suis assis dans une idée du bonheur, une idée faite de guimauve, de douceur, de paquerettes et de lila... Une idée très enfantine, une idée qui a peur des obstacles, des heurts et qui veut absolument les abolir tous.
Tandis que le disciple est quelqu'un qui va dans le monde pour que le monde soit contre lui, afin que tous ses masques tombent.
“Le disciple est quelqu'un qui va dans le monde pour que le monde soit contre lui, afin que tous ses masques tombent.”
L'ennemi
Et si les masques tombent, il peut devenir l'âme. Donc le disciple ne sera jamais à la recherche du bonheur, pas du tout. Il sera à la recherche de son ennemi. Il vivra avec son ennemi. Il choiera même son ennemi. Il le chérira. Il ne le quittera pas d'une semelle. Il écoutera chacun de ses mots. Il observera chacun de ses gestes, qui sont faits à son encontre d'ailleurs. Parce que l'ennemi devient le Maître ou le doigt du Maître, la baguette du Maître qui détruit ton orgueil par-ci, ta fierté par-là, tes émotions par-ci, tes traumatismes par-là !
De qui veux-tu que le Maître se serve pour détruire tes masques ?
Il se servira de tes ennemis !
Tu vas croire que tu es accablé par le Monde alors qu'au contraire, à ce moment-là, le Monde devient comme une meule qui va user tes angles pour faire de toi une sphère parfaite !
Alors dès demain, je veux que tu regardes tes ennemis d'un tout autre œil. Je veux que tu regardes le Monde d'une toute autre façon. Non pas comme celui qui t'accable, non pas comme celui qui t'humilie, non pas comme celui qui finalement aura ta peau à force que l'on te tape dessus ! Je veux que tu voies ton ennemi et je veux que tu voies le monde comme étant ton épreuve initiatique, comme étant la baguette du Maître qui te montre où tu dois travailler.
Tu vas me dire que c'est trop lourd et que de toute façon, ça n'enlèvera pas les méchants car dans le monde, il y a de vrais méchants qui font la méchanceté, non pas sous l'effet de la baguette du Maître mais par le plaisir de nuire.
Oui, c'est vrai ! Mais dans la mesure où tu auras fait tout le travail de détachement dont je parle, tout le travail d'installation dans le Royaume de l'âme dont je parle, à ce moment-là, lorsque tu es face à un véritable méchant, tu as la connaissance de sa méchanceté et tu sais tout de suite, comme une épée, quoi dire, quoi faire pour le détruire ou le détourner.
Tu obtiens donc une sagesse qui te permet de ressentir celui qui est méchant sans le vouloir, simplement parce qu'il n'est pas assez éveillé spirituellement ou simplement parce qu'il est accablé d'une maladie ou parce qu'il a trop de problèmes ou trop de complexes. Tu le différencies du méchant qui est là pour nuire. Et ce n'est pas du tout pareil !
Donc au fur et à mesure que tu vas avancer sur le Chemin, au fur et à mesure que tes jours vont s'écouler, je te demande de travailler au niveau de tes conceptions. La méditation ne sert à rien si tu ne développes pas les conceptions, tes conceptions à propos de l'âme, tes conceptions à propos des sens, tes conceptions à propos du geste qu'est la méditation tant que pouvoir d'introspection, compréhension à propos du sens de la vie.
Tu vas me dire : “Mais tout cela, cela fait beaucoup de bouillonnement intellectuel.” Peut-être ! Mais sitôt que tu réfléchis à ces thèmes élevés, ce n'est plus simplement une activité intellectuelle. Les feux du mental s'allument et à force de chercher, à force de t'interroger, à force de pressentir, et toc !, d'un seul coup, tu as une intuition qui te donne une compréhension qui fait que, à ce moment-là, où que tu sois, tu es en train de méditer.
Concrètement, qu'est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que l'Homme, le voyage de la Conscience à travers l'Homme, ce voyage est une lente affaire de maturité.
“Le voyage de la Conscience à travers l'Homme est une lente affaire de maturité.”
Au début, on essaye de s'accommoder du corps physique et de le comprendre. Ensuite, on essaye de s'accommoder des émotions et de les comprendre. Maintenant, pour toi, il s'agit de t'accommoder du mental et de comprendre ce que celui-ci permet de faire, soit rejoindre l'âme.
Le Mental, ce n'est pas simplement celui qui te permet cette perception qui te permet d'approcher les grandes substances de l'Univers, les grandes idées de l'Univers, les grands desseins de l'Univers. C'est aussi tout un royaume où l'âme, par cette étincelle bleue, répète le Verbe. Et ça, il ne faut pas que tu le rates, vois-tu ?
Tu pourrais rater une multitude de choses, mais pas celle-ci !
Fais un silence tellement profond que tu arrives un jour à ce point bleu et à ce Verbe !
Ne t'attends pas à entendre quelque chose, à entendre des sons, mais à être pris dans la vibration du son. Tu n'entendra pas le son, car le son de l'âme n'est pas audible. Si tu entendrais quelque chose, cela veut dire que ton oreille est peut-être introvertie, mais qu'elle entend toujours quelque chose qui appartient au monde phénoménal. Tu ne serai donc pas dans le royaume de l'âme.
Lorsque tu percevrais ce Verbe, cela veut dire que tu serais comme une feuille prise dans la vibration d'une onde. Étant bougée par cette vibration, la feuille en ressentirait un plaisir Divin. Et ce plaisir Divin d'exister, il porte un nom.
Allez, je ne t'ai pas posé de question encore ! Il porte un nom, ce plaisir Divin d'exister.
Le Plaisir Divin d'Exister
C'est un nom propre, ne cherchez pas un adjectif, c'est un nom propre. On en a parlé depuis le début du discours, ce n'est pas facile ma question, je le reconnais.
On ne s'y attend pas.
C'est l'âme.
Le Plaisir Divin d'Exister, c'est l'âme.
“Le Plaisir Divin d'Exister, c'est l'âme.”
Vous allez me dire : “Mais comment cela se fait que l'âme puisse avoir un plaisir ?”
Le plaisir d'exister ! Il ne faut pas s'attendre à ce que ce soit un plaisir comme on le connaît au niveau charnel. C'est une vibration qui étant toute consciente du rôle qu'elle a à jouer, entend ardemment jouer ce rôle, remplir cet ouvrage. Et cela lui donne un immense plaisir d'exister parce que c'est au nom de quelque chose. Cette ardeur d'exister peut s'apparenter à un plaisir donc, parce que c'est au nom de quelque chose.
Et c'est pour cela que ta vie te semble si vide, parce que tu ne sais pas au nom de quoi tu es né. Parce que seule l'âme sait au nom de quoi elle est née !
Alors, tu vas me dire : “Mais dépêche-toi de me donner le moyen de rencontrer l'âme pour que je sache pourquoi je suis né !”
Mais je ne fais que t'en parler, non seulement dans ce discours-ci mais aussi dans tous les autres ! C'est ce à quoi j'essaie de te convaincre ! D'utiliser suffisamment par la compréhension et la conception juste ce geste qui est le silence pour aboutir à l'âme, à l'âme que tu es et qui d'un seul coup va prendre connaissance du sens de sa vie.
Je peux t'en parler, c'est certain !
Tu vas me dire : “Bon ben, en attendant que j'y arrive ! Dis-moi-en quand même quelques mots !”
On peut en parler, bien que tu n'en auras pas l'état de conscience et c'est dommage ! Mais je vais essayer de te faire une description approximative.
Le but de la vie
Quel est le dessein de l'âme ? Quel est le but de la vie ? Quelle est ta raison d'exister ?
L'âme est une grande missionnée et c'est pour cela que dans un écho parfait, en tant que personnalité, tu te cherches toujours un but, un but rien que pour exister. L'âme est une missionnée. Elle sait qu'elle doit aller dans la Matière au nom de Dieu et pour Dieu.
Elle sait qu'elle n'est qu'une intermédiaire, une poche, une servante par laquelle l'Étincelle Divine, que l'on appelle l'Esprit ou la Monade dans certains enseignements, elle n'est qu'une servante par laquelle l'Étincelle de Dieu peut aller se régénérer dans la Matière grâce à ses soins, à sa bienveillance et à l'alchimie dont elle seule est capable.
L'homme n'est capable d'aucune alchimie, bien qu'il se dise alchimiste et qu'il invente pour cela toutes sortes de concepts et de gestes à faire. Mais la véritable alchimiste, c'est l'âme ! Car elle seule sait comment extraire de la matière solide les éléments spirituels qui sont l'or de l'Esprit et l'eau de l'Esprit, le feu de l'Esprit.
“La véritable alchimiste, c'est l'âme !”
Elle seule sait faire ces choses. Et pour qu'elle y arrive, il faut qu'elle reprenne sa place.
Et pendant toute une suite d'expériences et d'incarnations, l'âme n'a pas sa place. On ne lui laisse pas le droit de s'exprimer.
Le fait que les sens existent, ces sens qui sont en relation avec la matière décomposent la conscience en plusieurs phases de conscience et en plusieurs secteurs. Ce qui fait qu'immanquablement on va construire la personnalité, l'ego inférieur. Mais au fur et à mesure de ce que vous appelez le Karma, donc la purification, l'éducation, et au fur et à mesure l'entité qui est la somme de ces trois aspects : étincelle, âme, personnalité. L'entité, petit à petit, en développant son intelligence, donc son Mental, s'aperçoit que la vie ce n'est pas ceci ou cela, s'interroge à propos de l'âme, et finit par laisser une place prédominante à l'âme. Et on appelle cela un initié.
Mais qu'est-ce que c'est en vérité un initié ? C'est une âme qui a repris son droit à l'expression. C'est une âme qui a repris son droit à la manifestation.
“Un initié c'est une âme qui a repris son droit à l'expression. C'est une âme qui a repris son droit à la manifestation.”
C'est une personnalité qui s'est donc rangée, mais surtout qui a offert tous ses matériaux dans le feu de la Kundalini. La Kundalini a transformé ses matériaux en substances différentes qui désormais donnent à l'âme le pouvoir d'exister, de dominer.
Qu'est-ce que tu vas faire, dès demain, pour essayer de mettre tout cela en application ? Eh bien je te propose tout simplement de ne pas oublier l'âme. Quand tu fais quelque chose, essaye de le faire en y mettant de ton âme.
Faire les choses en y mettant de son âme
Bien sûr au début tu vas être embarrassé.
Tu ne vas pas savoir comment laisser apparaître l'âme pour que l'âme fasse le repas, pour que l'âme nettoie les chaussures, pour que l'âme soit le guérisseur, pour que l'âme soit le voyant. Tu vas être tout embarrassé parce que qui c'est l'âme ? Qu'est-ce que l'âme ? Comment on la laisse exister ?
Alors je te propose une petite tactique, toute simple !
Déjà, aie l'intention ! Envoie-lui une carte d'invitation.
Chaque fois que tu vas dire ou que tu vas essayer de le faire depuis le Royaume de l'âme et que tu vas te dire : “Moi l'âme j'accomplis ceci, moi l'âme j'accomplis cela !” C'est comme une invitation que tu envoies à l'âme et le courrier finit toujours par arriver. Et un beau jour, l'âme s'écrie : “J'ai reçu ta carte d'invitation, il m'a fallu un petit moment pour venir jusque dans ton royaume, mais voilà je suis là ! Et ensemble nous allons travailler.”
Laisse-lui le temps d'arriver ! N'exige pas que tout de suite l'âme soit là ! Laisse-lui le temps d'arriver !
Tu vas me demander : “Mais est-ce qu'il lui faut vraiment ce temps pour arriver ?”
Oui ! Ce n'est pas comme si elle devait traverser l'Univers. Mais elle doit, petit à petit, préparer certains aspects de ta compréhension pour que la rencontre soit faisable.
Alors en attendant, eh bien, gave-toi de cette intention, rayonne complètement cette intention. Et tu vas voir qu'au moment où tu te mets au travail, c'est avec d'abord un amour plus grand, une capacité à faire la chose bien qui est une joie, une envie de partager avec l'Humanité. Et, petit à petit, le geste va devenir le support pour le développement de la conscience.
Et tu vas trouver que le corps, selon si tu bouges les bras, selon que tu bouges les jambes, tu vas trouver qu'à chaque mouvement du corps, il y a un certain champ de conscience qui se déclenche et qui est attaché. Et là tu vas découvrir, petit à petit, qu'en faisant un geste rythmique, par exemple, tu arrives à te mettre dans une sorte de transe. Tu découvriras qu'en faisant un geste d'une autre manière, tu arrives à aligner le corps émotionnel qui te permet une meilleure écoute. Donc il existe un certain type d'activité qui favorise la méditation.
Ce qui favorise énormément la méditation ce sont tous les mouvements des bras. Pourquoi ?
Parce que les bras sont en relation directe au niveau du torse avec le cœur physique et avec le cœur spirituel.
Tous les mouvements que je vais donc faire, comme cela, avec mes bras, vont créer des attitudes, des sensations intérieures qui petit à petit vont agrandir mon cœur spirituel.
Par exemple si je fais un mouvement comme ceci, au début, je vais le faire en pensant harmonie, planète, que j'aime ma planète, j'aime mes amis, je communier avec ma planète, avec mes amis. Et puis, en ramenant les bras vers moi, je sens que je ramène toute cette énergie d'amour que j'ai imaginé.
Parce qu'en fait, la planète n'est pas en train de penser à moi et en train de m'aimer. Mes amis ne sont pas en train de penser à moi et ne sont pas en train de m'aimer. C'est moi qui pense que j'aime mes amis. C'est moi qui pense que mes amis m'aiment. C'est moi qui crée cette énergie d'amour !
Énergie d'amour qui, pour exister, a besoin de se donner le prétexte que c'est l'amour de mes amis qui me fait du bien. Et hop, je ramasse toute cette énergie d'amour et je la ramène sur mon cœur. Et comme c'est une énergie que j'ai créé, que je ramène, que je guide avec les bras, c'est une énergie que j'amène dans le chakra du cœur.
Et au bout comme cela, de quelques passages, je découvre que mon cœur, mon chakra du cœur, a une intensité plus grande ! Qu'il se met à osciller, qu'il se met à palpiter, que je peux arrêter le mouvement. Parce que là, une conscience belle et grande est en train de s'installer, une présence magnifique est en train d'osciller. J'en suis le témoin !
Par contre, si je me mets à bouger mes jambes, comme on le fait lorsque l'on veut danser, eh bien je m'aperçois que c'est toute l'énergie physique que je remue, toute l'énergie musculaire, toute l'énergie sanguine que j'intensifie. Tout cela pour apporter au corps un plus grand défoulement par exemple, ce qui ensuite me permettra de bien méditer. Ou d'apporter, si je suis fatigué, un peu plus d'énergie grâce au mouvement et grâce à l'oxygène acquis. Et si je pousse plus loin avec un certain rythme, avec un certain type de mouvement, je peux même petit à petit éveiller, par couches, la Kundalini dans le chakra racine. Ce qui ne veut pas dire que je vais l'éveiller pour qu'elle m'illumine, mais je vais suffisamment la déranger pour que des petites vagues successives montent. Cela ne fera aucun dérangement. Je ne la sentirai même pas. Mais le voyant qui regarderait mon aura à ce moment-là verrait des petits filets bleus sortir de ce chakra et se répandre dans tout le corps.
Je verrai aussi que si je fais certains mouvements avec la tête. Par exemple, tourner la tête. [...]
[...] un corps endormi, lourd, empâté. Comment voulez-vous méditer dans ce cas-là ? C'est impossible ! Réveillez votre corps !
Un corps ne peut être réceptif, ne peut offrir ses énergies à transformer ensuite, que s'il a des énergies réveillées !
Beaucoup de gens s'installent dans la méditation alors que le corps est avachi, alors que le mental est assombri par ce que vous appelez le stress et les émotions complètement parasitées par des complexes ou des remords. Comment voulez-vous méditer ? C'est impossible !
Alors d'abord, on va bouger.
Allez, on va bouger !
On se mettra debout. On se mettra debout et puis on commencera à bouger. Bouger les bras, bouger les jambes, comme si on cherchait à danser. Ce qui ne veut pas dire que vous devez danser une danse comme le rock'n'roll ou le tango. Je ne parle pas de ces choses. Laissez votre corps bouger, laissez-le faire.
Pour le laisser faire, il va falloir l'écouter.
Écouter son corps
Donc dans un premier temps, mettez-vous debout, fermez les yeux, les bras ballants et écoutez votre corps. Faites promener votre conscience comme si elle était une petite balle et promenez-la dans tout le corps.
Prenez contact avec les endroits où se trouvent des tensions, des énergies accumulées ou des énergies qui manquent. Et faites bouger cette partie d'un mouvement harmonieux. Mais n'inventez pas le mouvement, laissez-le avoir lieu tout doucement.
À ce moment-là, si vous opérez tel que je vous le dis, ce n'est pas vous qui allez inventer un mouvement, mais, du fait que vous aurez commencé cette première partie, les yeux fermés, du fait de votre intention, c'est l'énergie spirituelle qui va exécuter le mouvement.
Sitôt que je ferme les yeux, comme je vous l'ai dit, les énergies s'introvertissent. Ceci au profit d'un dégagement d'énergie spirituelle. Donc, lorsqu'elle va commencer à circuler, cette énergie spirituelle va savoir quoi faire. Et si d'un seul coup, parce que vos énergies sont bloquées autour du bassin, elle vous fait faire des mouvements rotatoires du bassin, eh bien laissez faire ! N'essayez pas de comprendre, n'essayez pas de les faire, n'essayez pas de les arrêter : écoutez ! Et vous verrez à quel point le corps qui est pris par cette énergie, cette énergie qui commande, à quel point le corps vous apprend à méditer.
Car pour savoir à quel moment vous allez arrêter, il ne faudra pas le décider, il ne faudra pas l'intuitionner, il faudra être suffisamment à l'écoute pour ressentir l'instant où l'énergie arrête. Et c'est donc là, une parfaite et puissante méditation.
Puis si l'énergie est bloquée, ou a besoin d'être intensifiée dans les hautes parties du corps, eh bien laissez bouger le corps, puis asseyez-vous. Et maintenant que vos énergies circulent librement dans tout le corps, sans plus s'accrocher à des articulations endommagées, coincées, eh bien vous allez voir à quel point méditer est facile.
Alors si je vous donne un conseil avant de vous quitter, un conseil que vous allez appliquer dès demain, c'est d'abord : bouger ! Offrez à la méditation un corps éveillé, un mental éveillé.
Puis, par les méthodes d'éveil dont je viens de parler, un grand calme va s'installer en vous, et vous pourrez méditer. Car étrangement, plus j'aurai fait bouger mon corps, et plus je l'aurai maîtrisé.
Eh oui, c'est étrange n'est-ce pas ? Mais c'est la vérité.
Ce qui ne veut pas dire que dès demain, il vous faudra bouger comme des démons pour espérer faire un quart d'heure de sublime méditation ! Je ne vous demande pas de vous agiter dans tous les sens ! Je vous demande d'écouter ce que l'énergie spirituelle veut faire bouger dans votre corps, parce que à ce niveau-là, c'est par exemple bloqué. Ou bien c'est déficient et il faut ranimer.
Les occasions de blocage sont nombreuses dans le corps. Autant d'articulations, autant de zones de blocage d'énergie. Autant de croisements de nadis, c'est-à-dire ces petits circuits éthériques dans lesquels l'énergie circule. Autant de croisements de nadis, autant de risques de blocage d'énergie.
Est-ce que vous vous imaginez pouvoir prendre votre voiture si la batterie est déchargée ou si même elle serait survoltée par exemple ? Pouvez-vous imaginer faire marcher votre voiture si les bougies sont fondues - comme vous dites vous-même ? - s'il n'y a pas d'essence ou s'il n'y a pas de volant ou s'il n'y a pas de levier vitesse, non ! Il faut que tout cela fonctionne et que le moteur ronronne.
Le corps est l'endroit de la méditation.
“Le corps est l'endroit de la méditation.”
Le Moi ne peut pas et ne sait pas méditer. Mais le temple qui est le corps, ce temple est l'endroit de méditation. Pourquoi ?
Tout simplement parce qu'il est l'endroit où l'essence opère la vie, opère le mouvement, opère tout simplement le ressentir, la sensibilité. C'est donc par l'intermédiaire de la Matière et des sens que, petit à petit on apprend à méditer, à ressentir la méditation. Puis lorsque la méditation s'élève et qu'elle dépasse le bien-être physique, le bien-être astral et le bien-être mental, on l'aboutit à l'âme.
Mais tant que l'on est dans la Matière pour une série d'expériences typiques, nous pouvons utiliser la matière pour méditer.
L'Air
Par exemple, la respiration, c'est un phénomène qui a lieu à cause de la Matière, parce que l'on a des poumons et parce qu'il y a de l'air qui est un élément. Lorsque je respire, je ne fais pas que inspirer de l'air, je crée une combustion à l'intérieur de mon corps et oui, je crée une combustion. Et c'est cette combustion qui, suivie sur le plan éthérique, devient une énergie électrique. Cette énergie électrique est un aliment primordial. D'abord pour mon corps astral, puis pour mon corps mental, ensuite pour l'âme.
Pourquoi pour le corps astral ?
Eh bien, je m'aperçois que si je respire...
Prenez une respiration profonde et observez que lorsque vous respirez, vos sens sont tout en éveil. Si vous retenez le souffle, si vous expirez, vous avez l'impression que les sens sont épuisés, qu'il n'y a plus de lecture ou plus aussi forte en tout cas. La sensation qui est donc du domaine du corps astral, entre autres, la sensation est animée par le souffle, entre autres ! Ce qui fait que le souffle nourrit les trois corps, le physique, l'astral et le mental.
Le mental de quelle manière ?
Si je respire bien, si je respire large, si je respire grand, si je respire comme savent le faire certains yogis, dans le même but que les yogis, eh bien je m'aperçois qu'une énergie s'intensifie dans ma tête et que, d'un seul coup, il y a une ouverture de mon champ de conscience.
Alors que si comme tout le monde, comme tous les frustrés, comme tous les insatisfaits, je replie ma cage thoracique et que je ne respire presque plus ou très mal, et bien mon cerveau s'appauvrit, ma créativité diminue, mes idées deviennent noires, j'ai de plus en plus de problèmes que je peux très bien identifier, avec lesquels je m'obsède !
Alors que si - haaahh - je respire une bonne fois, c'est comme si en même temps, j'envoyais une dimension supérieure dans mon activité cérébrale.
Le Feu
C'est pour cela que l'on peut utiliser le corps, notamment parce que le souffle s'infiltre partout, mais aussi parce que le feu circule partout. Et le feu va provenir de plusieurs sources.
Il va provenir de l'alimentation, dans un premier temps je vais nourrir mon corps, il y a aussi une combustion. Dans un deuxième temps cela a un effet aussi sur mon corps astral, selon ce que je mange, je deviens très impliqué dans telle ou telle énergie qui donne telle ou telle réaction.
Par exemple, si je bois du café, j'augmente mon rythme cardiaque, qui rend mon système nerveux plus susceptible, donc je m'agace plus facilement. Et s'agacer est une émotion, une réaction du monde astral. Et tout cela a été opéré par une petite goutte de café. Par contre, je vais sentir que je suis plus alerte cérébralement, parce que le sang circulant plus fort, plus vite, il va y avoir une hyperactivité dans le cerveau. Donc cela concerne aussi mon monde mental. Et cela, donc, concerne les feux du mental.
Ce qui ne veut pas dire que pour allumer les feux du mental il faut boire du café. Mais si je suis un disciple, je réfléchis intensément à quelque chose, je me sens un peu fatigué, je bois un peu de café. Ma contemplation peut donc reprendre, parce que j'ai de l'énergie, et, hop !, je peux aboutir à un événement.
C'est pour cela qu'il ne faut pas mésuser de la matière, des éléments et des aliments. Tout entre dans une fine et délicate alchimie.
Et je vous quitterai sur cet élément qui est l'eau et toute la magnifique alchimie que vous pouvez faire en buvant un verre d'eau.
L'eau
On ne sait pas boire ! Eh non ! Tout le monde a besoin de boire au moins un litre d'eau par jour. Tout le monde le sait, tout le monde se le répète mais on ne sait pas boire !
En fait il n'est pas absolument nécessaire de boire un litre par jour ! Mais il faut boire avec conscience pour qu'une goutte fasse un litre.
Il y a dans l'eau un pouvoir miraculeux. Il y a dans la bouche des petits chakras miraculeux qui permettent très vite d'extraire la valeur éthérique des corps solides que l'on y introduit.
Le petit chakra dont je parle est situé dans le fond du palais vers le haut. Le même point que l'on essaie de rencontrer lorsque l'on retourne la langue. À cet endroit il y a un tout petit chakra dont l'activité principale est d'extraire la valeur éthérique des aliments et des liquides. Mais ce chakra ne peut rentrer en activité que si on lui laisse le temps.
S'il voit d'un seul coup une grosse miette de pain passer, s'il voit d'un seul coup une grosse banane passer, cela n'aura fait que passer, il ne peut rien en extraire ! Et c'est là que l'on va devoir manger de plus en plus pour espérer avoir un peu de santé. Alors qu'il n'est pas nécessaire de manger autant. Mais si l'on ne sait pas extraire le corps éthérique des aliments, on va devoir en manger plus ! Parce que ce pauvre petit chakra ne pourra prendre qu'une petite étincelle au passage ! Tellement on est pressé.
Alors voilà comment il faut boire.
Boire
Pour que boire de cette manière là vous apporte le calme émotionnel, la détente dans tout le corps, mais aussi que cela intensifie la purification, vous devez prendre une petite gorgée et la garder dans le fond du palais quelques secondes.
Je ne vous demande pas de faire toute une contemplation spirituelle à propos de cet exercice, ce n'est pas la peine, ce n'est que de l'eau ! Mais soyez conscient au moment où vous prenez cette petite gorgée, où vous la conservez quelques secondes dans le fond du palais et où vous l'avalez.
Et vous verrez à quel point vous allez vous sentir enrichi ! Vous verrez à quel point il va y avoir un écho, comme une dilatation. Vous allez, non seulement vous sentir irrigué, mais irrigué dans tout votre être. Comme enrichi. Eh oui ! Parce que vous aurez su tirer l'énergie qu'il y a dans l'eau.
Vous allez me dire : “Mais est-ce qu'il y a de l'énergie éthérique à tirer dans une eau qui nous vient du robinet ?”
Oui. Il persiste quand même une trame éthérique parce que l'eau est vivante. Cette eau qui circule, même si elle est passée à travers des machines, elle est vivante. Par contre, l'eau qui a stagnée dans vos réservoirs et notamment dans votre chauffe-eau, cette eau-là n'est plus vivante. Donc il ne faudrait pas la boire.
Mais ce qui serait encore mieux, c'est de prendre une bouteille, de la remplir d'eau, ou d'acheter une bouteille d'eau minérale si vous préférez, et de la poser au Soleil pendant quelques quarts d'heure. Et si possible, la déposer le soir quand vous allez vous coucher de façon à ce que cette eau ramasse le magnétisme de la rosée du matin. Ce n'est pas la rosée qui est intéressante, c'est son magnétisme.
La rosée
Dans la rosée, il y a un pouvoir curatif extraordinaire. Non pas parce que c'est de l'eau, mais parce que dans cette eau est fixé un équilibre magnifique des énergies Ying et Yang. La rosée est cette eau magnifique qui rencontre le jour et la nuit à un moment d'équilibre parfait. La nuit se retire, le jour commence à apparaître et la rosée est toujours là ! On peut la ramasser, elle est toute imprégnée de cet équilibre fantastique !
Donc si l'on souhaite, ou si l'on souhaiterait en tant que guérisseur, aider quelqu'un à retrouver son équilibre et l'aider par des éléments concrets, on peut, en allant ramasser, tôt le matin, ces gouttes de rosée.
Bien sûr, il faut aller les ramasser dans un endroit pur où les voitures ne circulent pas, où les camions ne circulent pas, où les chiens ne vont pas faire leurs besoins ! Il faut se choisir une clairière sauvage, un sous-bois sauvage et ramasser cette rosée avec une main absolument propre, très bien lavée.
Vous la ramassez, puis vous la déposez dans un petit récipient.
Bien sûr, la collecte est fastidieuse parce que c'est une goutte après l'autre, une goutte après l'autre, et vous allez y passer des matins et des matins pour récupérer une petite bouteille ! Pourtant, croyez-moi, cela vaut la peine ! Parce que sitôt que vous allez prescrire ce traitement, ou à votre ami, ou à votre patient, ou à vous-même, vous allez voir quel équilibre en quelques jours cela vous donne.
Seulement, je vous demande de ne pas commettre une erreur fatale ! Fatale parce que je connais vos esprits ! N'imaginez pas qu'il y a un pouvoir propre à la rosée ! Ne transposez pas tout le pouvoir de votre transformation dans ces quelques gouttes de rosée ! La rosée a une force, la rosée peut vous aider mais elle ne remplacera jamais votre propre action, votre propre compréhension.
Si donc vous êtes décidé à bouger, à comprendre, à vous transformer, connaissez les éléments qui peuvent vous apporter de l'aide, mais n'espérez pas ne pas bouger, ne pas comprendre, ne pas vous transformer et boire de la rosée pour qu'elle opère tous ces miracles !
Les éléments extérieurs sont des aides, ce sont des énergies qui amplifient la vôtre.
Alors vous allez me dire : “Mais quel jour est le meilleur pour ramasser la rosée ?”
Question fatale !
Tous les jours sont des bons jours pour ramasser la rosée ! Parce que la rosée ne craint pas la Lune qui décroît ou la Lune qui monte ou la Lune qui est pleine. La rosée est cet endroit où le jour et la nuit en parfait équilibre se rencontrent et magnétisent cette eau. Ça n'a rien à voir avec la Lune ou avec Jupiter ou avec Sirius, ce sont d'autres ouvrages.
Par contre, il faut absolument que tu sois dans un état de recueillement lorsque tu cueilles la rosée, de façon à ne pas contaminer par ton attouchement, ne pas contaminer cette goutte de rosée, la laisser pure telle qu'elle est, équilibrée telle qu'elle est.
Alors il y a, si tu ne prévois pas d'aider les autres avec cela, si tu ne veux en faire un usage que privé et personnel, il y a un moyen de capter cette rosée, c'est aussi par les pieds.
Marche les pieds nus dans les champs et fais-le avec un esprit de recueillement, comme si c'était un instant de méditation. Ne pense pas à la rosée qui entre en toi, qui t'équilibre, qui donne le ying, qui donne le yang. Tout cela va s'opérer automatiquement sitôt que tu fais un acte en toute conscience et en toute méditation. Pense à Dieu et uniquement qu'à Lui, ou qu'à ton âme et uniquement qu'à elle. Et si tu fais bien ces quelques exercices, eh bien peut-être qu'au fur et à mesure de nos prochaines rencontres, je t'en livrerai d'autres. Tous plus amusants les uns que les autres, tu verras !
Il y a une façon de marcher sur le Chemin et de s'amuser avec le Chemin ! Mais oui, on peut s'amuser énormément ! Mais pour que l'on puisse s'amuser avec lui, il faut arriver à être libre, il faut arriver à être responsable, il faut arriver à être un homme qui marche sur le Chemin parce que c'est sa Liberté et sa grande Joie !
Ça sert à quoi que tu ailles marcher les pieds nus dans la rosée si tu penses que méditer est un devoir ? Tu auras simplement les pieds mouillés, c'est tout ! Rien n'aura lieu !
C'est pour cela - j'y reviens - quels que soient les petits exercices que de temps en temps je te donne : pense énormément à soigner ta compréhension. Et si tu sens que tout seul, tu ne peux pas y arriver, alors fréquente des amis qui t'apprendront petit à petit à penser. Fréquente des groupes qui, petit à petit, t'apprendront à penser.
Même si ce ne sont pas des Maîtres, même si ce ne sont pas des exemples, parce que très tôt tu verras leurs défauts, mais peu importe ! Reste avec eux quinze jours, un an, trois ans, tant qu'ils t'apportent le déclic, la méthode et ensuite va tout seul !
N'aie pas peur ! Car la peur, c'est ce qui t'empêcherait de toute façon de marcher sur le Chemin, sur n'importe quel chemin ! Tant que tu as peur de passer pour un imbécile, pour un incompétent, la peur d'échouer, la peur de ceci et la peur de cela, tu ne peux rien faire ! Et ça ne sert à rien de marcher dans la rosée.
Par contre, si tu oses apprendre - et crois-moi, lorsque tu commets ce geste, il y a une grande beauté qui rayonne autour de toi à ce moment-là - j'ose apprendre !
“J'ose apprendre !”
Cela veut dire que non seulement j'ai accepté que je sois un ignorant, mais en plus cela ne me fait plus peur. Donc j'ose aller dans les endroits où je peux apprendre. Et j'apprends effectivement. Je n'ai plus de limites. Et je dépasse même ceux qui m'apprennent parce que je suis allé, j'ai appris, sans avoir peur et sans être fier. Donc le peu de connaissances que j'ai acquis a donné lieu à une compréhension énorme.
Je te souhaite toutes ces choses.
Pratique-les ! Je ne donne pas souvent des choses pratiques. C'est pour cela que lorsque tu les remarques, il faut les essayer. Et je t'en prie que ce soit un lien d'humour et d'amour entre toi et moi.
Juste : “Tu vois grand frère, j'ai essayé ce que tu as dit. Eh bien, ma foi, cela a l'air de marcher !”
Ne fais pas cela pour m'obéir ! Ah non, je n'aimerais pas ! Non seulement cela ne me ferait pas plaisir, mais en plus je devrais venir t'asséner un discours pour te prouver que l'obéissance est une illusion, pour fuir ta propre peur ! Tu vois tout le temps perdu ? Alors que nous devrions maintenant, ensemble, nous rencontrer en méditation. Est-ce que c'est cela qui a lieu ? Non. Je suis là et je parle et je parle et j'essaye de te démontrer et de te redémontrer, par telle histoire ou telle autre histoire, pour finalement arriver à percer ton sac. Au lieu que l'on se retrouve tous ensemble dans le cœur pour méditer. Et tu verrais qui je suis à ce moment-là !
Tu n'arrêtes pas de me demander : “Qui suis-je, qui suis-je ?”
Est-ce que j'ai des cheveux longs ? Est-ce que je suis chauve comme un bonze ? Est-ce que je viens du Tibet ? Est-ce que je viens d'une grotte de la Chine ? Est-ce que je viens de Vénus ?
Tu verrais qui je suis !
Témoignage de Pastor
De temps en temps, il m'est arrivé de me confier un petit peu à propos de ce que j'ai expérimenté, à propos des énergies qui circulent en moi. Et aujourd'hui, ce que j'ai envie de vous dire pour que vous ressentiez un lien de fraternité suffisamment grand qui vous motive au travail, j'ai envie de vous dire que je ne suis pas si loin de vous.
J'ai envie de vous dire que je ne suis pas dans les endroits reculés de la planète, que je suis tout proche de l'Occident. Même si proche, qu'il suffirait de peu pour que l'on me croise. Que je n'appartiens pas seulement au royaume subtil et éthérique, que mon Esprit, bien sûr, vit uniquement sur ces Plans-là, mais que je dispose aussi d'un corps physique et que je suis incarné quelque part. Oui, j'existe ! Parfaitement !
Mais bien que j'existe quelque part, l'on peut me rejoindre dans le Royaume de l'Esprit parce que la conscience éveillée ne se limite pas à la périphérie d'un corps. Lorsqu'elle est éveillée, elle est éveillée dans les dimensions !
Et lorsque, par exemple, le corps périrait, cette dimension continuerait d'exister et continuerait d'être l'endroit où l'on me rencontre. Ce qui veut dire que la vie et la mort sont des fichtres illusions. Que cela ne fait pas que je sois plus proche parce que je suis incarné quelque part. Et que cela ne fait pas que je suis plus loin parce qu'un jour je quitterai mon corps. L'endroit où vous pouvez me trouver est le même, de mon vivant ou depuis ma mort, c'est le cœur, c'est l'âme.
C'est le standard Universel où tout le monde arrive à se parler, se rencontrer, s'envoyer des petits mots, se laisser des petits mots doux, des billets doux, des messages d'amour.
Eh oui, j'existe quelque part. Et quelquefois, je viens dans vos villes. Je n'essaie pas d'y mettre de l'ordre, certainement pas ! Ceci est le travail d'un autre de mes frères et d'un grand groupe d'ailleurs qui s'occupe plus spécialement de la civilisation. Cependant, je croise suffisamment d'hommes politiques pour, petit à petit, par des mots, laisser tomber au hasard des conversations ou de quelques verres échangés ensemble, essayer d'éveiller leur cœur, leur vision.
Ce qui ne veut pas dire que je suis l'instructeur des hommes politiques, absolument pas ! Nous sommes plusieurs à passer, pratiquement d'ailleurs comme des inconnus, au travers de tous les regroupements humains et de toutes les activités humaines, pour poser ces petites graines qui, nous l'espérons, changeront l'état de conscience, apporteront de nouvelles motivations.
N'espérez pas me rencontrer parce que je vais vous donner un rendez-vous à un endroit précis ! Cela se pourrait, mais c'est à vous de le créer. Et en même temps, si je donne ce rendez-vous, si je parle de cette chose, je sais que je crée autant de bien que de mal.
Je crée du bien parce que je confirme la présence des frères, je confirme leur travail. Cela fait du beaume au cœur, cela donne du courage aux disciples.
Et en même temps, je crée le mal, immanquablement, parce qu'on va me voir partout. Parce qu'ils vont être des dizaines à jurer qu'ils m'ont rencontré alors que ce n'est pas moi. Parce qu'ils vont être des dizaines à jurer que j'ai dit ceci et que je leur ai serré la main, et que ce ne sera pas moi. Et que donc il n'y aura que de la confusion.
Ce qui veut dire que, bien que j'ai avoué exister, je ne me destinerai pas à vous rencontrer. Et que, définitivement, je place l'endroit de notre rencontre dans le Royaume de l'Âme et du Cœur.
Et là, je vous y attends à chaque moment !
Je vous salue.
(Date de la conférence : 14 06 1992)