
Voilà, bonsoir !
Bonsoir Voici nos questions C'est aujourd'hui la pleine lune de la balance Comment utiliser positivement les énergies des pleines lunes ?
Deuxième question Pourquoi y a-t-il de plus en plus de couples ayant des problèmes de stérilité en Occident alors que dans les pays du tiers monde il y a plutôt des problèmes de surnatalité ?
Je vous souhaite à tous la bienvenue,
Et je reçois avec joie l'énoncé de ces questions qui sont très intéressantes et qui me permettront de faire un discours suffisamment large et détaillé.
Quoi qu'il en soit, avant que nous commençons je tiens à spécifier, comme à chaque fois, même si cela paraît répétitif il faut chaque fois le réactualiser je tiens à redire qu'il est nécessaire que ce soit au fur et à mesure de votre vie ou que ce soit dans des occasions spéciales, comme notre rencontre mais aussi des rencontres avec toutes sortes d'autres personnages vous devez absolument procéder à des moments de nettoyage et à des moments de protection
et ceci je le redirai systématiquement à chaque rencontre jusqu'à ce que je sente qu'une habitude suffisante et dans un nombre suffisant se soit installée parmi ceux qui viennent à ma rencontre c'est-à-dire que je vous en parlerai chaque fois parce que je vois qu'un trop grand nombre continue à ne pas le faire je n'en parle plus et que vous expérimentiez vous-même les dégâts que cela peut procurer si j'insiste depuis quelque temps pour que vous le fassiez ce n'est pas uniquement parce que voilà un nouveau chapitre que j'aborde voilà ma nouvelle fantaisie ou voilà une nouvelle information
il se trouve que quand j'insiste sur certaines informations tout au long de ces rencontres c'est dans le but de vous épargner avec certaines vibrations qu'elles soient en provenance de l'humanité elle-même lorsqu'elle se trouve dans des moments de crise ou en provenance de certaines étoiles dont nous savons que les entrechocs provoqueront des effets désagréables chez certaines personnes
ce qui ne veut pas dire que nous pouvons éviter les moments de crise, que nous pouvons éviter les chocs que nous pouvons éviter que telle planète ou telle constellation de changements cependant nous pouvons minimiser l'impact et ainsi vous ne serez remué vous ne serez touché que dans la mesure où cela concerne votre taux d'évolution ou votre karma par exemple donc il est nécessaire et je dirais presque urgent sans que pour autant je veuille soulever un vent de panique en vous annonçant des choses difficiles et noires, cela n'est pas du tout mon propos
c'est une intensification de certaines énergies et notamment une énergie en provenance du centre de la Terre car si on lève souvent son nez pour remarquer et étudier les énergies qui viennent d'en haut, il faudrait en fait en faire autant avec l'énergie qui vient du centre de la Terre spécialement en ce moment cette énergie va petit à petit se diffuser sous des aspects très différents d'abord dans la nature en bouleversant certaines choses ne pensez pas pour autant à des cataclysmes car je ne me veux pas l'annonciateur des catastrophes, vous le savez très bien simplement je vous instruis sur le mouvement de certaines énergies et les mutations qui ont lieu à la suite de cela donc on les verra à l'œuvre ces mouvements dans le monde de la nature y compris le règne animal qui est une partie intégrante de la nature
on verra ce mouvement d'énergie au travail dans l'atmosphère qui est après tout un décor subtil de la planète mais en prolongement direct avec sa croûte solide et on verra ces bouleversements, ces effets jusque dans l'humanité puisque l'homme vit en étroite relation comme une relation de souffle en vérité avec la planète c'est une relation de souffle qui est entretenue et bien parce que en vérité si on avait la clairvoyance suffisante pour s'en apercevoir au juste un peu de sensibilité ne parlons pas de dons psychiques restons-en à la sensibilité
eh bien on s'apercevrait que le mouvement respiratoire de la planète existe bel et bien il ne faut pas pour autant imaginer qu'elle possède quelque part un poumon éthérique quelconque qui respire par tous ses ports respire des flux de particules des flux d'énergie en provenance de la forme pensée qu'émettent par exemple les hiérarchies, les maîtres les entités solaires mais aussi les constellations ou tout simplement des énergies un petit peu plus physiques comme le prana en provenance des planètes et de la nature elle-même respire, elle prend littéralement son souffle de même qu'elle expire et si on ne voit pas ce mouvement à l'œil nu même si on pense utiliser un voyage spatial pour cela et mesurer chaque oscillation pour effectivement voir peut-être quelques millimètres de dilatation, on ne s'en apercevrait pas pourquoi ?
Parce qu'il ne faut pas penser à comme lorsque l'homme respire et soulève ses côtes, il ne faut pas penser à un mouvement physique, pas plus qu'il ne faut imaginer que c'est de nouveau quelque chose d'hétérique pas du tout, c'est quelque chose qui est entre les deux et c'est pour cela qu'il faut avoir une sensibilité exercée pour s'en apercevoir, on ne peut pas voir quand les montagnes respire qu'elles se soulèvent
cependant il est faux de penser aussi que cela se passe uniquement dans la partie éthérique de la montagne et que cela se passe au niveau des molécules apparemment en surface on ne voit rien bouger on ne voit rien se déplacer et on ne voit rien se dilater et pourtant si on savait un peu comme lorsque l'on utilise un microscope si l'on savait adapter son œil spirituel pour aller voir jusque dans la vie et le mouvement des molécules, des particules qui composent la phase de granite d'une montagne on verrait que tout cela bouge et que tout cela respire dans un certain espace qui est propre au type de densité pour faire une montagne
ce qui fait que cet espace ne bouge pas par exemple lorsque je vois une rivière et que je la vois couler, que je la vois respirer dans le cas où elle respirerait je ne la vois pas sortir de son lit elle continue à couler à l'intérieur de sa gorge et bien pour une montagne, pour toute chose solide c'est la même chose, on ne voit pas de dilatation qu'impliquerait ce souffle parce que l'espace qui se trouve entre chaque particule qui compose le granite la pierre d'une montagne, cet espace suffit à contenir la dilatation des molécules
ce qui fait que l'homme qui a l'impression de se tromper complètement en fait il n'est pas à même, et ce n'est pas un reproche vous n'êtes pas à inférieur dans notre esprit pour ne pas savoir regarder cela c'est l'étape humaine, le stade humain qui est ainsi l'homme ne sait pas voir l'espace qui se trouve entre toutes ces particules l'exercice de ce sens qu'elle a vu a l'effet d'une contraction donc il s'aperçoit tout simplement d'une façade, il s'aperçoit simplement d'une peau et ne voit pas qu'en fait il pourrait facilement je vous l'assure passer le doigt au travers de la peau pour aller toucher un organe, pour aller soulever une veine pour aller sortir un membre quelconque c'est tout à fait faisable et certains guérisseurs en sont capables
il ne suffit pas pour cela de disposer d'un pouvoir psychique magnifique il faut pouvoir remarquer où se trouvent ces fameux espaces
bien sûr cela paraît difficile parce que tout est tellement serré, tout est tellement homogène on ne comprend pas comment un doigt pourrait arriver à trouver l'espace afin de tirer sur cet espace, comme on tire sur deux fils et qu'ainsi on en écarte la trame complète d'un tissu, et pourtant c'est bien de cela qu'il s'agit mais en même temps que cela paraît difficile pour certains et facile pour d'autres
il n'est pas naturel de procéder à cet exercice si la nature a créé quelque chose qui paraît dense et qui a l'ouvrage typique d'exercer sa densité a des fins de recevoir par exemple comme pour l'être humain une entité psychologique, une âme il va sans dire que si d'un seul coup l'on s'apercevrait de l'endroit exact où se trouvent ces interstices, ces espaces que l'on peut dilater, et bien l'on saurait en même temps très facilement comment sortir du corps et pour la plupart de l'humanité faire cette expérience n'amènerait pas de l'équilibre ni de la joie
l'individu refuserait de revenir refuserait l'accablement de ses problèmes, refuserait de faire face à ses épreuves et il se contenterait toute la journée d'être dehors exactement comme un drogué est heureux de retrouver sa drogue et de retrouver son paradis artificiel, refusant tout problème avec la société
donc en même temps que je vous indique cela il ne faut pas penser à l'exercice et découvrir comment l'on fait cela car en même temps vous pouvez sortir du corps. et pour la majorité des personnes qui se trouvent ici dans cette salle ce n'est pas un voyage que je conseille car les problèmes que vous avez tout au cours de votre vie qui vous paraissent si difficiles et si accablants ne sont pas faits pour vous détruire pas plus d'ailleurs que pour vous rendre triste et vous accabler comme si c'était là le cheminement obligé de la purification
mais il faut savoir y faire face avoir une certaine capacité de confrontation et si par hasard, étant donné ma fragilité mon chagrin, j'avais des moyens de sortir de cet enfer je diminuerais mes forces, je diminuerais mes chances de faire face à l'obstacle plutôt que je ne me renforcerais en pensant que si je vais de l'autre côté et que je m'aperçois de certaines vérités je suis plus fort, je reviens et je combat, non
ce n'est pas le cas des personnes qui sont beaucoup trop émotionnelles et qui ont affaire à des problèmes émotionnels et si je voulais dire toutes ces choses et si j'ai abordé ce sujet c'est bien pour vous expliquer qu'en ce moment il y a une énergie particulière en provenance de la terre de ces entrailles des éléments et que petit à petit par la respiration commune qui lie la terre à l'homme ces énergies vont entrer en l'homme pour y accomplir tout un rituel de purification qui d'ailleurs ne seront pas appréciées toutes ces phases ne seront pas appréciées par la majorité des hommes
pourquoi je disais que la terre et l'homme respirent ?
lorsque la terre inspire et toutes sortes d'énergie l'homme lui est dans la phase d'expiration et lorsque la terre expire l'homme inspire ça veut dire quoi ?
ça veut dire que l'homme va inspirer ce que la terre exale ce qui veut dire que pendant très longtemps et aussi longtemps que l'individualité de l'homme n'est pas suffisamment constituée et les confrontations qui sont devant vous visent cette constitution justement elles visent cette cristallisation
c'est pourquoi il faut savoir y faire face au fur et à mesure que l'homme devient une individualité la terre exale il commence à respirer véritablement le souffle de certaines autres planètes avec lesquelles il a des relations plus particulières des planètes qui sont considérées d'ailleurs comme étant supérieures comme Jupiter, comme Vénus, comme le soleil voire pour les plus grands êtres certaines constellations
et c'est ainsi qu'ils sont à même de rayonner de l'énergie ensuite sur leur environnement mais tant que l'homme n'est pas assez cristallisé pas assez individuel il ne fait que respirer ce que la terre aura transformé l'homme ne pourrait pas directement respirer le souffle de Dieu en quelque sorte respirer le souffle des planètes sacrées du soleil ou des grandes hiérarchies il serait littéralement brûlé d'abord dans son corps éthérique et à la suite dans le corps physique
alors voilà que la planète par sa respiration va créer une première transformation de cette énergie et des différents courants qui la composent et l'on ne s'aperçoit pas de ce rythme qui existe mais en fait toute personne sensible arrivera au fur et à mesure de se concentrer sur ce rythme exact pour savoir dans un premier temps respirer avec la planète ce qui vous recharge d'une grande énergie et ensuite et au fur et à mesure de votre évolution respirer avec certaines planètes en découvrir le rythme là
bien sûr il faut disposer d'une certaine science mais aussi tout simplement la sensibilité quelquefois suffit
pourquoi est-ce que je parle du rythme ?
parce qu'il est vrai que ce rythme est important
autant que la planète a un certain rythme respiratoire autant l'homme a un rythme respiratoire, l'animal a un rythme respiratoire, les plantes aussi et autant les autres planètes, ainsi que le cosmos entier. Chacun a son rythme et de ce rythme dépend le niveau de l'éveil de la conscience et la longévité de la vie
c'est donc quelque chose qui régule que ce soit la conscience et son éveil ou son temps d'expérience dans un règne quelconque ce qui fait que lorsque je suis un initié et que je voudrais respirer l'énergie de Vénus, ce qui serait pour moi un meilleur acquis que la hiérarchie vénusienne, à ce moment-là je devrais découvrir de quel rythme Vénus s'anime et je peux le trouver si je suis un astrologue suffisamment fin et intuitif je peux le trouver
bien sûr ça n'a rien à voir avec la rotation de la planète cela à voir avec une chose beaucoup plus subtile avec ses déplacements dans l'espace, ce qui implique sa rotation sur elle-même
bien sûr je ne vais pas imaginer par exemple suspendre mon souffle en attendant que Vénus traverse telle et telle portion de l'espace entre temps c'est sûr je serai complètement mort et ce yoga n'aura servi à rien
ce que je veux dire par respirer en même temps que Vénus c'est pendant les phases très précises de ses déplacements, de certaines de ses positions pratiquer un véritable exercice de souffle en ayant l'impression et ceci est relatif à un travail de méditation et de visualisation, en ayant l'impression d'inspirer, d'intégrer littéralement la substance Vénusienne
pour cela il faut vous lever en même temps qu'elle c'est à dire vous placer face à la planète au moment exact de son lever si possible vous entourer de toutes les choses qui sur Terre sont réceptives de l'énergie Vénusienne, comme par exemple le cuivre, la couleur verte, tout ce qui sont les composants terrestres ou l'impact terrestre de l'énergie Vénusienne
et à ce moment là vous allez voir qu'en passant chacune des planètes en revue ne vont pas accélérer votre évolution mais vous allez agrandir une certaine sensibilité
exactement comme d'un seul coup vous faites connaissance de votre voisin eh bien vous faites connaissance de cette substance qui est Vénus, Saturne, Jupiter. Ce ne sont plus simplement des planètes dont il faut s'instruire dans les livres, en passant par l'intellect et la tête, d'un coup ce sont des présences que petit à petit au fur et à mesure de l'exercice vous commencez à ressentir de mieux en mieux comme vous ressentez sur la planète ce que veut dire le chaud, ce que veut dire le froid comme votre œil grâce à la planète sait discerner le jour, la nuit, vous savez exactement ce que cela représente
et bien là de la même manière vous allez pouvoir mieux ressentir ce qu'est l'énergie Vénusienne de Saturne, de Jupiter et plus loin du soleil
alors bien sûr je vous laisse à charge d'étudier, non pas forcément l'astrologie mais le rythme des mouvements des planètes dans l'espace je vous laisse tout le loisir de vous y exercer car en même temps ce serait pour vous l'occasion de vous exercer intellectuellement à certaines lectures et je ne vais pas systématiquement tout vous apporter
n'oubliez pas que je ne suis pas un enseignant et que je vous donne simplement des bonnes idées pour aller travailler dans les secteurs qui pour vous représentent le plus d'inspiration et d'accélération
donc maintenant à vous de faire l'autre partie du travail
si je tenais tellement à vous dire qu'il faut vous protéger et nettoyer l'aura, c'est parce que cette énergie qui provient du centre de la Terre va secouer en vous tout ce qu'il y a d'endormi va réveiller en vous le maximum de souvenirs en rapport avec les incarnations passées et je sais que ce ne sont pas des phases forcément agréables
je ne veux pas parler de grand nettoyage karmique, je n'aime pas faire peur aux personnes présentes et ce n'est pas d'ailleurs le propos dans cette situation. Il s'agit de secouer dans l'homme tout ce qui est resté endormi tout ce qui depuis un certain nombre d'incarnations même à force d'épreuves, même à force de bons conseils de la part des frères aînés et des personnes éclairées que vous avez pu côtoyer tout ce qui malgré tout cela n'a pas réussi à être réveillé. Soit parce qu'il y avait trop de paresse en vous, soit parce que trop préoccupé par un malheur personnel, soit parce que trop occupé par une profession au fur et à mesure de ces différentes vies vous n'avez pas réveillé exactement ce qu'il fallait réveiller, donc là cela va être secoué.
ce qui veut dire quoi ?
ce qui veut dire malaise malaise physique perturbation de la cellule elle-même et pas spécialement en train d'annoncer les maladies je parle d'un tas de petits bobos pour lesquels on essaiera de se faire soigner par toutes sortes de médecins et qu'aucun médecin ne pourra comprendre parce qu'un jour on aura mal aux genoux et le lendemain derrière l'œil et puis après demain dans la racine des cheveux et puis d'un seul coup c'est le coeur qui s'emballe et lorsque l'on fait l'examen on n'a rien de particulièrement malade
c'est l'énergie qui circule elle va essayer de nettoyer d'abord les cellules ensuite elle va essayer de nettoyer le fond de casserole que représentent les chakras inférieurs là où petit à petit exactement comme on laisse tomber un caillou dans l'eau et avec le temps il descend de plus en plus bas là avec le temps des souvenirs, des choses inachevées des choses ratées, des choses espérées, trop désirées petit à petit ils sont venus s'y déposer et il faut aller nettoyer
ce n'est pas mauvais maladroit de votre part d'avoir créé cela c'est un fait, lorsque l'on est un être humain lorsque l'on est en incarnation on va créer tous ces dépôts comme un calcaire mais voilà que l'énergie arrive de temps en temps vous faites beaucoup de publicité à propos des éponges qui grattent et bien là c'est justement une grosse éponge gratteuse qui va entrer en vous et nettoyer le fond de vos casseroles
ce qui veut dire que vous allez en même temps être envahi par des souvenirs que vous n'allez pas identifier comme étant les vôtres puisque vous ne connaissez pas vos anciennes incarnations mais de ce coup par exemple vous allez avoir une crise à propos de l'Egypte, une crise à propos de l'Inde une crise à propos, je ne sais pas, de l'Italie ancienne des Césares ou quoi que ce soit d'autre et vous allez être littéralement secoué que ce soit en étant fanatiquement intéressé ou que ce soit en étant au contraire dégoûté
il faut laisser passer ces choses, simplement les regarder arriver essayer de vous en détacher essayer de voir cela comme s'il s'agissait d'un autre individu et non pas de vous même et petit à petit laisser l'énergie sans charger simplement de rejeter mais cette énergie va monter un petit peu plus loin et atteindre le domaine de votre cœur là où il y a certaines énergies à aligner donc comme vous dites vous même, plus ou moins à purifier ce qui veut dire qu'il va y avoir une intensification des problèmes de relations et ceci autant sur la place mondiale, autant dans les affaires économiques que dans les affaires privées ou dans les affaires tout à fait intérieures
c'est-à-dire les relations que j'entretiens avec moi-même je ne me comprends plus, je ne me tolère plus, je ne m'aime plus je me veux ceci, je ne me veux plus cela, je me veux autre chose et puis ça change et ça revient les gens auront l'impression de ne plus avoir envie de communiquer chacun, obstinément, voudra prétendre à sa chose, voudra valoriser sa chose, voudra s'accrocher à son principe, à son idée fixe, ou à son intérêt et on aura l'impression qu'au lieu que tout cela annonce le fameux Nouvel Âge, la fameuse Ère où tout, soi-disant, doit aller mieux, il y aura une grande confusion des langues
exactement un peu comme cet épisode dans votre livre la Bible où l'on parle de la tour de Babel, tout le monde est par terre, tout le monde tombe à terre, tout se met à parler une langue que l'autre ne comprend pas, et l'on ne se comprend plus
même si en fait on parlerait tous la même langue, on ne se comprendra plus parce que l'on n'aura plus envie
et pour moi ce sera aussi une grande période de troubles car en fait vous voudrez quelque chose de moi que décidément je ne voudrais pas vous accorder de la manière que vous voulez que je vous l'accorde, donc il se pourrait qu'en même temps vous ne m'amiez plus du tout et que vous n'appréciez plus ni mes propos, ni mes conseils, ni ma façon de voir les choses. Cependant je continuerai d'être là et pour ceux qui continueront de m'apprécier eh bien il y aura encore des échanges
je suis conscient que tout cela de toute façon n'est qu'une crise et qu'il me faudra bien attendre, avoir la patience d'attendre que votre poussée d'urticaire soit terminée. une poussée d'urticaire mais ça rend les gens très nerveux ça rend les gens tout en colère, tout ébouriffé et qui dit nervosité et qui dit colère dit égocentrisme et c'est à cause de cet égocentrisme que les hommes ne pourront plus aussi bien discuter. d'où la difficulté pour certaines décisions politiques par exemple alors qu'on est à l'heure où les nations doivent discuter doivent partager littéralement le monde on s'aperçoit que chacune sera comme dans son isoloir chacune prétendra ceci et cela on aura l'impression de patiner alors que tant de bonne volonté semble chaque fois s'asseoir autour des tables
vous verrez le phénomène aussi dans votre famille dans votre travail et aussi à propos de vous-même. Ça veut dire quoi ?
et bien cela veut dire que là on va redéfinir la communication d'abord on va s'interroger sur ce qu'elle est on sera obligé de s'apercevoir que en vérité on ne communique pas, que l'on essaye de faire admettre ceci que l'on essaye de faire avaler cela que l'on essaye plus ou moins chaque fois par pression, par dialectique, par puissance politique ou psychologique, de faire prévaloir son point de vue sur un autre qui reste, demeure systématiquement le plus faible ou le plus impressionnable de pouvoir vous obéir
dans la véritable communication il n'est pas question de savoir même qui a raison et si la raison existe, si une vérité existe et doit être défendue et c'est ce qui provoque une multitude de problèmes entre les nations mais aussi individuellement entre les membres d'une famille, mais aussi vis-à-vis de moi-même, parce que j'essaye de penser à propos de moi-même et de prendre certaines décisions
tout le monde discute, tout le monde a établi la communication sur la base du conflit : “moi je sais quelque chose, j'y crois moi je suis sûre de cela et je vais le faire passer. moi je vais faire prévaloir mon point de vue parce qu'il y a tel et tel autre intérêt dont tout le monde d'ailleurs a même intérêt soit protégé
parce qu'il y a comme cela toutes des conséquences qui les unes derrière les autres amènent plus de problèmes que le peu de terrain qui a été gagné dans les négociations donc on va s'apercevoir que on n'a jamais vraiment communiqué qu'on a toujours dialectiquement ou psychologiquement d'une façon ou d'une autre pour faire croire à l'autre même qu'il a pris lui-même la décision alors que l'on l'a accablé au fur et à mesure de certaines situations certains discours, on l'a accablé à penser de la sorte et en fait il n'aura à aucun moment une pensée personnelle authentique, il a plus ou moins été programmé au fur et à mesure insidieusement
il va falloir qu'ils aillent au bout de leur non communication et cela va prendre du temps politiquement cela va créer des détresses économiquement cela va avoir certains effets quelque peu désagréables mais au milieu de tout ce chaos, ce charivaris, ce tintamar vont se lever des gens qui connaissent la véritable communication et qui vont, que ce soit dans le domaine politique financier, familial, même spirituel qui vont apprendre aux hommes comment communiquer d'abord qu'est-ce que c'est la communication je m'aperçois que puisque je suis un être humain incarné, communiquer c'est dire quelque chose à l'autre n'est-ce pas ? et que pour dire ce quelque chose je dispose de ma pensée qui avant que je puisse émettre le son tout un dialogue est en train de m'observer pour savoir comment ajuster tel et tel mot ou le ton de la voix, ou même le comportement de mon corps par exemple,
je suis conscient que si je veux impressionner les plus sensibles d'entre vous, pour vous dire par exemple fais ce que je viens de te dire je vais devoir me tenir droit appuyer le ton de ma voix jeter le geste comme cela et vous aurez l'impression, à la fois illusoire et vrai de recevoir le mot, de recevoir une énergie en tout cas vous êtes terrassé,
il est plus sensible se retrouve dans l'obligation d'exécuter tandis que ceux qui sont beaucoup plus individuels pourront me regarder sans être impressionné et choisiront authentiquement depuis une pensée qui pèse tout ce qu'elle entend s'ils veulent exécuter ou pas alors je ne suis pas en train de me moquer de ceux qui sont impressionnables et de valoriser ceux qui sont moins impressionnables ce sont deux natures d'êtres humains complètement différentes même à niveau spirituel, à niveau psychologique égal ces deux natures sont différentes et amènent l'un à être impressionné l'autre à être beaucoup plus déterminé mais au fur et à mesure que l'on va s'interroger sur ce qu'est la communication et ceci dans tous les secteurs on va s'apercevoir en même temps de quelle manière en tant que peuple l'on est manipulé à travers les siècles, de quelle manière les chefs ont réussi, soit à des fins militaires soit à des fins commerciales, soit tout simplement le père de la famille à des fins personnelles de quel mouvement du corps a installé une autorité à laquelle moi, je crois je ne sais pas comment j'ai fini par y croire mais je crois que je dois me soumettre
alors je ne propose pas que dès demain règnent la hiérarchie je ne propose pas non plus que dès demain règnent l'anarchie, il ne s'agit pas de mettre trop d'ordre ou carrément de supprimer tout l'ordre qui pourrait exister et être bon finalement pour l'être humain il s'agit authentiquement de redéfinir à travers la communication qu'est-ce que l'être humain quelle est sa place, donc quel est le sens de la vie donc pourquoi je suis venue si persiste un président qui est en même temps d'une certaine manière un chef militaire quoi que l'on en pense qu'est-ce qu'il veut faire son peuple et qu'ensemble nous persisterons à jouer ces deux rôles et qu'ensemble le monde entier continue à être structuré de cette manière je m'aperçois que je ne trouve pas mon rôle véritable sur cette planète petit à petit, oui, si je suis inspiré et orienté, je vais aller vers la spiritualité mais ça ne va pas m'aider à mieux assumer ma partie concrète, ma vie professionnelle ou politique par exemple il restera toujours une scission, dans le groupe spirituel je fais ceci mais au travail je fais autre chose
alors qu'en redéfinissant la communication et à travers ça la nature de la vie, le rôle de l'être humain sur la terre je vais pouvoir construire une société complètement différente et c'est pour cela que l'on a tellement empêché l'homme de parler, empêcher l'homme de penser c'est pour cela que l'on a tellement eu recours à une certaine dialectique, une certaine composition de personnage pour avoir accès en fait à sa pensée et par sa pensée, accès à lui et en ayant accès à lui, à sa vie pouvoir le manipuler, pouvoir l'asseoir dans un endroit les hommes ont toujours pensé qu'il fallait diriger les autres hommes attention, je ne tiens pas un discours d'anarchiste,
je ne suis pas du tout un anarchiste mais il faut passer par une phase plus ou moins anarchiste dans la tête pour ensuite redécouvrir un nouvel ordre je ne peux pas simplement passer dans un nouvel ordre, je dois apprendre à détruire l'ordre qui existe l'homme pense qu'il doit diriger l'autre chaque fois qu'un humain a essayé de faire quelque chose, que ce soit dans sa famille dans son quartier, dans une association pour la nation pour le monde il a l'impression d'être celui qui a un programme, qui sait quelque chose qui est organisé, qui a la bonne qualité d'être à l'heure de savoir faire un emploi du temps, tandis que les autres, là, les demi-portions sont celles que l'on doit sans arrêt réprimander, sans arrêt rappeler qu'il faut être à 8 heures au travail, sans arrêt rappeler que le travail doit être de qualité, comme s'il y avait définitivement dans le monde ceux qui aiment le travail et l'organisent et ceux beaucoup plus paresseux qu'il faut traîner au travail et qu'il faut surveiller de très près pendant l'exécution du travail.
or il n'en est rien et tant que l'on persistera à croire à ce schéma je devrais être un patron sévère et je serai un employé malheureux je devrais être un dieu rempli de courous et de principes et je serai un disciple rempli d'épreuves et de problèmes et de purifications alors que la voie est beaucoup plus simple mais en même temps je dois redéfinir ma relation avec les autres qu'est-ce que cela veut dire ?
être un chef et être un employé être un maître et être un disciple et je m'aperçois que si en apportant une éducation qui prépare à la fois celui qui va être un créatif c'est-à-dire un chef parce qu'un chef c'est après tout uniquement quelqu'un qui prend une initiative et qui crée tandis que l'employé est celui qui n'ayant pas forcément eu l'initiative de son initiative va participer à l'élaboration de cette création donc autant l'un que l'autre sont indispensables mais il est vrai que pour que l'exécution de cette initiative soit parfaite ou au mieux de la perfection atteignable il va me falloir surveiller les exécutants mais dans le fait que, soit parce que je suis un patron, soit parce que je suis un guide ou un maître dans le fait de surveiller l'exécution ça ne veut pas dire que je dois inférioriser l'exécutant ça ne veut pas dire que je dois le juger infantile, incapable d'être à l'heure incapable d'être conscient de son travail et de donner le meilleur de son rendement car à ce moment-là je détruis toute communication possible, je m'enferme dans un certain rôle
et c'est comme cela qu'éternellement il n'en sortira pas, il n'y aura que des grèves
d'une certaine manière le clan des employés va essayer de faire pression sur le clan des patrons et vice versa, et l'on ne voit pas donc une énergie de création sortir pour améliorer le monde on voit tout simplement deux clans qui s'affrontent c'est un véritable miracle qu'une création ait lieu, que le travail se poursuive et c'est bien parce qu'il y a la peur de la fin et de mourir de faim que l'employé continue à aller travailler pour ce patron et que ce patron continue à employer des employés si donc, avant toute cette escalade je suis un employeur ou un responsable à inférioriser, à infantiliser les employés mais tout simplement à observer de quelle manière le travail peut être fait au mieux de la qualité au mieux du rendement à ce moment là, je tiens compte complètement des employés que j'ai en face
non pas que je vais aller me mêler de leur vie privée pour savoir que si l'un divorce ne travaille moins vite, ou moins bien il ne s'agit pas de cela mais je vais tenir compte par une certaine connaissance de la psychologie en admettant que les employés passent par des bilans psychologiques et je vais savoir adapter la tâche que je demande à l'employé qui se trouve en face de moi ce qui fait que je peux continuer à le respecter et que je ne lui demande pas l'impossible et à partir du moment où je ne lui demande pas l'impossible l'employé le sait, il le ressent et donc pour lui travailler devient un moment d'épanouissement complet. Il fait du mieux ce qu'il peut faire et ce qu'il sait faire
alors que pour l'instant l'employé est celui qui, de manière générale essaye d'en faire le moins possible et le moins bien possible ou pour, sur le dos de l'employeur ou de tout le système de la société essayer de récupérer un peu de temps pour lui-même et pour sa propre paresse ou pour avoir simplement quelques minutes de pause
dans le cas contraire dans la nouvelle définition que j'annonce parce que c'est ce qui va sous-produire dans l'humanité l'employeur comme l'employé ne s'affronteront plus et chacun exécutera son travail magnifiquement. et cela part de quoi ?
d'un respect réciproque
ce n'est plus la chose à créer qui compte mais avant tout de considérer quel humain est le plus à même de créer telle chose et telle partie de la chose
à partir du moment où j'adapte toutes les tâches je crée une entreprise idéale
ce qui ne veut pas dire que je vais devoir systématiquement adapter les tâches au profil psychologique de chacun de mes employés mais, au fur et à mesure, tout ceci va se mettre en place
déjà cela se dessine de la part du futur employé, celui qui veut devenir un instituteur a envie de ce genre de métier de relation celui qui, au contraire, veut devenir un pilote automobile a envie de ce genre de mouvement, ce genre de vie, ce genre de personnalité
donc en même temps que la société va devenir plus riche d'expressions, déjà à l'origine les futurs employés, les futurs travailleurs vont pouvoir mieux considérer leur acquis leurs talents et leurs envies
ce qui fait que celui qui se sent attiré par exemple par les chiffres et qui ne refusera pas d'être un comptable, va assumer son poste vraiment et non pas simplement par plaisir mais vraiment par une relation heureuse avec ce type de travail
ce qui fait que lorsque moi, en tant qu'employeur, je vais sélectionner la personne, je serais à même de compter sur l'efficacité la joie de vivre, la bonne humeur de cet employé
mais, bien sûr, tant que la société n'offre pas une palette plus grande d'activités professionnelles, il y aura toujours une majorité d'individus à l'époque où il y a des embauches possibles, donc il s'agit bien de l'évolution de toute une société, de toute une économie aussi, pour aboutir à une meilleure relation entre les hommes eux-mêmes
chaque fois la relation humaine est déterminée par le niveau économique du pays ou l'importance que l'homme accorde à ce niveau économique d'une chaise ou pas
il y a des tribus qui vivent de manière très démunie mais ils considèrent que ce n'est pas un problème de n'avoir qu'une seule panne, qu'une seule sarbacane qu'une seule hutte, ce n'est pas un problème donc cela ne ruine pas les relations à l'intérieur de la tribu. par contre il y a certains groupes humains qui considèrent très important de pouvoir manger, bien sûr ça l'est de pouvoir s'habiller à la mode de pouvoir prendre trois fois par an des vacances dans les endroits les plus fantaisistes, les plus à la mode de pouvoir à la suite s'acheter des éléments de confort de changer de voiture, etc. etc. Ce qui fait que de plus en plus je me trouve dans l'obligation de gagner de l'argent je me trouve face à un impératif économique et comme les autres hommes sont en face de moi quelquefois employés comme moi ou quelquefois comme employeurs et bien cela va parasiter ma relation
soit j'ai en face de moi un concurrent, soit j'ai en face de moi un employeur qui décidément ne me donne pas assez d'argent pour que je puisse me payer tout sous danger en vie et systématiquement l'argent est lié au type de communication que les groupes humains entretiennent et que les individus entretiennent aussi
à l'intérieur de la famille il y a par exemple des enfants qui peuvent devenir très rancuniers à l'égard de leurs parents si les parents ne leur donnent pas de l'argent de poche parce qu'avec cet argent de poche on s'achète des bonbons des petites voitures. On va dans certains endroits où l'on peut boire des consommations et plaire à des filles ou plaire à des garçons ce qui veut dire que communiquer et dépenser et gagner de l'argent est en étroite relation
bien sûr cela vaut pour l'occidental cela ne vaut pas pour l'homme d'une tribu sur un plateau africain, parce qu'il ne connaît pas ce type de relation, mais au fur et à mesure l'accès à l'argent va devenir une chose mieux répartie
ce qui ne veut pas dire que ce sera à la charge du gouvernement soit par des versements complémentaires d'agrandir le portefeuille d'une famille ou de tout un groupement de la société, mais l'accès à l'argent, en même temps qu'il restera dépendant de l'initiative et du talent individuel, sera quand même beaucoup plus facile qu'aujourd'hui parce que simplement l'on va diversifier les tâches
aujourd'hui il y a une grande concentration des tâches il y a des usines entières occupées à traiter un produit depuis sa création ou son extraction du sol jusqu'à des objets que l'on va fabriquer avec, tandis que si l'on éclate cette centralisation si l'on éclate les moyens de production l'on permet en même temps de créer tout un nouvel artisanat que l'homme n'a jamais connu pas même avant la guerre, pas même dans d'autres siècles. Car l'artisanat n'est pas forcément : je fais quelque chose avec mes petites mains, je moule moi-même, ce n'est pas forcément cela l'artisanat. C'est : j'ai une idée, même si en fait j'aurais besoin de moyens industriels et technologiques pour l'exécuter, mais voilà que j'ai une idée. La notion même de l'artisanat donc va se déplacer de ma capacité en tant que artiste à fabriquer avec mes mains, va se déplacer dans la zone beaucoup plus intellectuelle et mentale. J'ai une idée, je l'analyse, je la compose, je la décompose, je la structure comme un projet et je la présente. Que ce soit aux banques, que ce soit à des industriels, que ce soit tout simplement à un groupe qui me permettra par des apports soit financiers ou même des compléments intellectuels et en créant une coopérative de passer à l'exécution
donc tout l'artisanat va se retrouver dans le monde intellectuel et c'est ainsi que l'on verra un grand épanouissement de la société pour les générations futures car l'on va, en fait et en vérité et enfin, pouvoir créer selon son idée.
L'homme est très créatif. Il vous semble que vous ne l'êtes pas c'est parce que vous ne vous en donnez pas le droit c'est parce que l'on vous a appris à obéir.
(1B)
spirituel, mais je vais savoir être à l'écoute de mes petits talents, de mes expressions.
Et si au début, je m'y prends simplement dans mes heures de loisir, mais au fur et à mesure, je m'aperçois que je vais pouvoir en créer un moyen d'existence.
Et au fur et à mesure, on s'aperçoit donc que la communication va changer.
Parce qu'en face de moi, je n'ai pas simplement un employé, mais j'ai un créateur potentiel.
Moi, j'ai peut-être été le premier.
Le premier à créer le projet d'une manière générale.
Mais voilà qu'avec le temps, ce projet doit s'améliorer, doit pourvoir à des nouvelles nécessités à cause des mutations d'une société ou la mutation des goûts et de la mode.
Et si je m'en tiens uniquement à ma première idée, à mon premier jet, et bien, je vais tout simplement perdre mon entreprise et mon marché.
Tandis que si mon employé peut devenir mon collaborateur, un créateur à part entière comme moi, et bien, je m'aperçois que je ne suis pas simplement un patron qui donne une tâche à faire à un employé.
Je fais des réunions, je regroupe d'une manière régulière tous mes employés, et ensemble, nous discutons des moyens d'améliorer.
Soit parce qu'eux-mêmes sont les consommateurs de l'objet ou de la chose qu'ils créent, soit parce qu'en ayant une relation beaucoup plus physique, beaucoup plus personnelle avec l'objet au moment de la création, alors que moi, j'en ai eu que l'idée, mais eux ont un toucher particulier avec la chose, à ce moment-là, ils peuvent mieux en voir les adaptations à y faire.
Ce qui fait que l'on ne verra plus dans les entreprises le patron et les employés, mais une véritable coopération.
Et ceci même dans l'élaboration financière de l'entreprise.
Tout fonctionnera davantage sur le phénomène de la coopérative, plus que sur le phénomène d'une société, où le patron détient par exemple la majorité des actions, etc.
Pourquoi la coopérative et l'avenir de la société occidentale ?
Tout simplement aussi parce que ce sera le seul moyen de survivre.
On s'aperçera que laisser la monopolisation comme cela à des individus qui soit s'accaparent tout, soit ne sont pas forcément de très bons gestionnaires, soit s'amusent avec les bénéfices, l'argent, la bonne santé de l'entreprise, de spéculer dans des endroits très escabreux et de tout perdre, eh bien on verra que ce n'est donc pas la solution de s'en remettre sans arrêt à un seul homme ou à un groupe qui de toute façon se comportent de la même manière et en un seul homme.
Plus l'employé va prendre les initiatives et va devenir comme co-responsable de la santé de son entreprise, et plus l'économie sera calme, sera stable, et moins cela donnera d'importance aux hommes politiques.
Cela va faire changer le pouvoir de camp.
Aujourd'hui tout est entre les mains de ceux qui prennent des décisions en tant que grands employeurs, que ce soit au niveau des entreprises mais aussi au niveau de la politique.
Tandis que si moi de plus en plus je deviens créatif, je deviens responsable, je deviens gestionnaire ou du moins je m'emmène au mal, on ne peut plus diriger pour moi, on ne peut plus prendre des décisions complètement pour moi, on est obligé de m'en tenir compte.
Ce qui fait qu'en même temps on va se libérer de ce fardeau qu'est la politique et que sont les politiciens.
Bien que je n'accuse pas et que je ne condamne pas les politiciens, il y a parmi eux de véritables humanistes, de très bons gestionnaires qui essayent de faire du mieux qu'ils peuvent, mais leur vision n'est pas exécutable aujourd'hui parce que le peuple ne suit pas, parce que le peuple n'a pas compris de quelle manière il peut faire peser son rôle dans la balance.
Et au fur et à mesure que, à cause des conflits, du manque de communication, à cause des perturbations vibratoires mais aussi économiques, au fur et à mesure que le peuple va devenir mécontent et qu'il va descendre dans la rue, et qu'il va grogner, et qu'il va renvoyer, tout autant qu'ils sont les hommes de la politique, de l'industrie et tous les gestionnaires, au fur et à mesure on va voir que la politique va devoir s'adapter et devenir tout simplement un endroit où ensemble on discute de quelle manière on vit la vie et pas simplement de quelle manière on fait marcher l'industrie, mais de quelle manière on vit la vie.
Et en incorporant à l'intérieur de l'industrie, de l'économie, de l'enseignement, de la recherche scientifique, de quoi que ce soit, en y incorporant une dimension humaine qui n'existe pas du tout aujourd'hui, et bien l'on fera en sorte que les choses soient paisibles, belles et puissent évoluer.
Ce qui fait qu'une économie se sclérose, ce qui fait qu'une entreprise meurt, ce qui fait qu'une politique ou une idée politique se sclérose et arrive au pied de son exécutant, de son bourreau qui la mettra à mort, c'est parce qu'il n'y a pas suffisamment de part humaine, il y a une idée, il y a une gestion, où il y a un mécanisme industriel, mais ce n'est pas au nom de l'homme et pour l'homme et pour la vie de l'homme.
Donc forcément, un phénomène d'usure se crée, les hommes se désintéressent, les hommes se mettent en colère, détruisent, alors que si on intègre une partie humaine à l'intérieur de quel que soit le corps de métier ou quelle que soit la politique ou quelle que soit l'idée même religieuse qui est à faire vibrer et à exploiter, à ce moment-là, l'homme va faire évoluer l'idée sans qu'il y ait de crise.
Cela se transformera exactement comme la graine devient une tige, devient des feuilles, devient une fleur et exale son parfum.
Est-ce que l'on imagine une marguerite devoir entrer par des crises politiques pour par exemple créer des feuilles ?
Est-ce qu'on imagine une marguerite devoir passer par des crises psychologiques, philosophiques, intellectuelles et dialectiques pour créer ses pétales ?
Non, voilà que l'énergie est à l'œuvre et on va chaque jour un peu plus loin, vers plus de perfection, vers plus de beauté jusqu'à l'exalésion de ce parfum magnifique que l'on trouve dans certaines fleurs.
Et bien pour toute activité il en sera de même, on ira au fur et à mesure du mouvement et des concertations vers une expression de plus en plus parfaite jusqu'à ce que l'on aboutisse un beau jour alors qu'il s'agit simplement d'une réunion de la coopérative pour discuter de tiens comment on va faire l'amélioration de tels vins ou de telles recettes de cuisine.
Mais vécue dans cet état d'esprit, on aura l'impression de se réunir pour une méditation et on découvrira une belle fraternité.
Bien sûr cela a l'air très idéaliste ce que je raconte.
Mais en fait c'est une réalité que tout le monde pourra vivre si l'on s'en donne la peine.
Car en fait se réunir pour discuter d'une recette de cuisine ou de comment fabriquer une boîte de conserve ou des nouveaux pneus ou une nouvelle voiture, c'est une chose qui n'est qu'un prétexte pour faire en sorte que les hommes se réunissent, réunissent leurs pensées, leur énergie de travail, leur créativité.
Et lorsque, enfin, une bonne fois pour toutes, les hommes vont se réunir pour leur créativité, c'est à ce moment-là que vous allez sentir des énergies magnifiques circuler, que vous aurez l'impression que ce n'est plus simplement vous qui devez réfléchir pour créer un objet, une voiture, un vase, mais qu'il y a comme la voiture parfaite, le vase parfait, la recette parfaite, en tant qu'idée qui plane au-dessus de vous comme une présence et qui essaye de se faire connaître de vous.
Ce qui fait que soudainement, la recette des petits pois devient une occasion de méditation.
Et cela l'est absolument.
Mais ce n'est pas pour demain, bien sûr.
Mais redéfinissons un petit peu mieux ce qu'est cette communication dont j'ai parlé tout à l'heure qui doit amener une sorte de nouvelle société.
Non pas entièrement nouvelle, mais humaine.
Et ça, c'est une grande nouveauté, c'est vrai.
Qu'est-ce que communiquer ?
Si je m'aperçois donc du fait que je suis un être humain, que je dépends de ma voix, de ma pensée, des mots que je vais choisir, donc de mes intentions, de mon intelligence, de mes désirs aussi, je m'aperçois que je ne suis pas du tout une communication et que je suis un monde privé qui va chercher les meilleurs moyens, soit de se faire comprendre de l'autre qui est un autre monde privé.
Je vais essayer de me faire comprendre dans la mesure où j'espère une relation fraternelle avec l'autre, une relation d'amour, une relation de sympathie.
Ou alors je vais essayer de me faire admettre dans la mesure où j'entretiens avec l'autre une relation d'employeur-employé, d'instructeur et d'élève, ou de tempérament fort, de personnalité forte à des personnalités que je juge plus faibles.
Et ce n'est pas cela donc, méditer, comme je voulais préciser.
Pas plus que cela n'est parler, communiquer, partager.
Qu'est-ce que donc pour moi communication, partage, méditation, échange ?
Je ne vais pas à l'inverse considérer uniquement l'autre et lui dire ce qui lui plaît, ce qui lui fait envie.
Vous voyez comme vous basculez du noir au blanc.
Tiens, si ce n'est pas le blanc, le juste, alors c'est peut-être le noir.
Tiens, si ce n'est pas s'affirmer soi-même, le juste, alors c'est laisser toute la place à l'autre pour qu'il s'affirme.
Cet éternel conflit qui fait que l'on n'arrive pas à trouver le comportement juste, l'idée juste, l'amour juste.
Je suis sans arrêt en balotage, comme pendant certaines élections, dans le blanc, dans le noir, dans le plus, dans le moins.
Qu'est-ce que communiquer ?
Il ne faut pas oublier que j'existe.
L'autre aussi existe.
Mais je ne vais pas devoir m'anéantir au profit de l'autre.
Alors je vais d'abord bien prendre conscience de ce que je veux, de ce que je veux dire, du réel sentiment que je veux faire passer.
Par exemple, si j'ai une relation de sympathie avec quelqu'un, que je veux lui parler de quelque chose sans éveiller ses craintes, sans le vexer.
Je dois dire quand même une certaine chose, mais je dois donc le dire à l'intérieur de tout un processus impliquant des mots de sympathie et un regard de sympathie, un ton de sympathie.
C'est ainsi que je communique aujourd'hui.
Tandis que si je grandis mon horizon, je m'aperçois que je dois simplement considérer ce que j'ai envie de dire, soit parce que j'y crois, soit parce que c'est ma sensibilité, soit parce que c'est ma vérité.
Et j'attends de l'autre qu'il me reçoive d'une manière objective et neutre, ce qui fait que communiquer va devoir se préparer.
Je ne vais pas devoir annoncer, expliquer ce pourquoi je m'exprime, ce pourquoi je prétends que ceci est vrai ou que ceci est faux.
Ceci est de nouveau une seule sorte de communication à mon profit.
Ce que j'appelle préparer la communication, c'est d'abord essayer de discuter avec l'autre ou de prévenir l'autre sur ce qu'il n'entendra pas ou ce sur quoi il va, par exemple, fixer son attention et que je n'aurais pas éventuellement voulu dire.
Donc je vais devoir avant tout parler, mettre le clair sur ce que l'autre va ressentir, interpréter, comprendre insidieusement sans que je l'aie dit.
Et une fois que j'aurai exorcisé tout le phénomène des sous-entendus que vous pratiquez si souvent et en grande abondance, j'arriverai à une véritable communication et en même temps que j'arrive à une vraie communication sans sous-entendus, sans malentendus, j'aboutis à être à moi-même, pour moi-même, une plus grande présence.
Donc au moment où je communique, je médite.
Bien sûr, ce n'est pas une méditation en état de contemplation.
Je médite dans ce sens où je suis une présence complète.
Je n'ai plus peur de l'autre.
Car ce qui fait que j'essaye toujours de prendre des chemins, détourner, contourner, c'est parce que j'ai peur de l'autre.
Soit je suis soi-disant le chef et la forte personnalité et j'ai peur que l'autre ne m'obéisse pas.
Soit je suis un peu timide, un peu plus renfermée et j'ai peur que l'autre me critique, que l'autre me renvoie, que l'autre sorte sa grosse voix pour finalement m'obliger à ceci et à cela.
Tandis que si je suis débarrassée de cette peur, je deviens un acte de présence complet.
Et à ce moment-là, je dis ce que j'ai à dire, même si en d'autres temps, ce que j'ai à dire m'aurait paru difficile à faire passer.
Parce que, par exemple, c'est une critique.
Par exemple, je veux dire à mon ami, ne renifle plus.
Si j'ai une relation particulièrement sympathique avec mon ami, je peux me dire, mon Dieu, ça va le vexer ou l'avexer.
Il ou elle va croire que je le traite de cochon, de paysan, de ceci, de cela.
Voilà tout un dialogue ou toute une suite de conséquences que je ne veux pas risquer d'assumer parce que cela risque de briser notre belle sympathie.
Et j'ai besoin de cette sympathie parce que ma vie est dure, parce que mon mari me trompe parce que ma femme n'arrête pas de m'inférioriser.
Donc, je ne dis pas à mon ami, arrête de renifler.
Alors que cela lui serait très profitable de le savoir parce que c'est justement à cause de cela que son ou sa petit ami réfléchit et repousse à plus loin le moment de le ou la demander en mariage.
Donc, si en fait je parlais franchement à mon ami, il se trouve que je lui donnerai tout de suite l'occasion de se marier parce que son ami, le ou la trouvant très esthétique, enfin, et jusque dans ses manières sociales, se laisserait aller complètement à l'amour qu'il ou qu'elle éprouve.
Alors, comment je vais oser dire à mon ami, écoute, il faut que tu arrêtes de renifler.
Ce n'est pas beau, ce n'est pas féminin ou dans le cas d'un garçon, ce n'est pas séduisant.
Comment je vais m'y prendre ?
Bien, je m'aperçois que, par exemple, je profite d'un jour d'une spéciale bonne humeur où je suis très extravertie, où j'ai plein d'énergie, où il me semble que je peux assumer tous les chocs en retour.
Et je lui dis, tu sais, tu devrais enfin arrêter de renifler.
Mais voilà que le lendemain, cette énergie est passée, voilà que je regrette, voilà que je me fais du souci, voilà que je téléphone, que je m'excuse, ce qui donne encore plus le temps à l'autre de continuer à renifler.
Alors, comment je vais m'y prendre ?
Eh bien, d'abord, je vais aimer mon ami, je ne lui fais pas un reproche, je le guide vers un comportement plus esthétique.
Je dois ancrer profondément dans mon cœur un amour total, une acceptation totale de l'autre, même l'acceptation de son reniflement.
Je ne dois pas rejeter son reniflement, non, parce que c'est ça en fait qui va vexer mon ami.
Ce n'est pas que je le corrige, dans mon cœur, il n'est pas l'attitude de le corriger.
Mais tout être humain, même s'il n'est pas psychique, tout être humain ressent les intentions du cœur, même si c'est inconsciemment.
Et l'individu n'aime pas les reproches, n'aime pas les remarques, pourquoi ?
Parce qu'il sent qu'on le rejette, et c'est vrai qu'on le rejette, même si après cela on lui dit, mais tu sais, c'est pour ton bien.
Mais en vérité, on ne l'a pas dit fondamentalement pour le bien de l'autre.
Pourquoi ?
Parce que l'on n'a pas avant tout installé cette profonde acceptation de l'autre dans le cœur.
Ce qui fait qu'au moment où je vais complètement installer l'amour dans mon cœur, complètement installer l'acceptation de l'autre, et que c'est en fait un cadeau que je tends à l'autre, en lui disant, écoute, ne renifle plus, il y a automatiquement toute ma voix qui va devenir cet amour magnétique.
Il y a tout mon regard qui va laisser transparaître cette charité.
Et il y a tout mon aura qui va entourer l'autre dans ce grand geste d'amour et de partage.
Donc l'autre ne va pas se sentir vexé, l'autre va au contraire comme s'éclairer, parce qu'il va recevoir toute cette bonne intention, toute cette lumière, il va dire, « Oh, mais oui, mais tu as raison, mon Dieu, mais tu aurais dû me le dire avant, mon Dieu, mon Dieu, comment j'ai pu faire cette chose-là si longtemps ?
» Et vous verrez que vous pouvez appliquer cette méthode de communication dans tous les secteurs.
Les parents envers les enfants, les employeurs envers les employés, les employés envers les employeurs, et le disciple envers Dieu, car Dieu lui-même l'emploie vis-à-vis du disciple.
Il vous accepte totalement.
Et c'est d'ailleurs cette grande liberté qui vous affole, car vous avez ici la possibilité de devenir mauvais.
Et si vous avez cette liberté, c'est bien parce que la divinité vous accepte totalement.
Mais au fur et à mesure, avec un geste qui connaît la vérité et qui veut faire prévaloir la vérité en vous et pas simplement dans le cosmos, voilà qu'une correction arrive à gauche, arrive à droite, et que petit à petit vous êtes amené à comprendre, à intuitionner le comportement idéal et correct.
La relation de parents à enfants devrait se fonder complètement et totalement là-dessus.
Acceptez totalement votre enfant.
Par exemple, il est turbulent et il a de mauvaises notes à l'école.
Il rentre à la maison pour se battre avec ses frères et sœurs ou se battre avec les petits voisins, ou pour arracher les poils du chien, ou pour arracher les yeux ou bien les oreilles du chat.
Il paraît être un enfant infernal, on pense même à lui donner des piqûres pour essayer de le calmer.
Il vous tape sur les nerfs, il vous empêche de dormir.
Il vous prédispose très mal à une nuit d'amour, ensuite avec votre époux ou votre épouse.
Alors voilà ce qu'il vous faut faire.
Et quand je vous donne ce conseil, je ne vous demande pas de l'exécuter dès demain.
Considérez ma parole, posez-en le pour, le contre, l'espace que cela crée.
Et si cela vous plaît, si vous remarquez que cela vous rend plus intelligent, et que cela vous permet de mieux apprécier la vie et mieux la maîtriser, alors exécutez.
Ne faites jamais rien en obéissant simplement à mon conseil ou en exécutant simplement mon conseil.
Cela ne pourra pas marcher, cela ne va pas vous enrichir et vous allez tout simplement oublier la méthode d'une fois à l'autre.
Tonis que si vous réfléchissez quelque temps, si vous l'intégrer, si vous goûtez son nouvel espace, alors cela devient un acquis.
Et vous n'avez plus besoin de moi, vous pouvez vivre tout seul.
Alors voilà comment il serait bon que les parents se comportent vis-à-vis des enfants.
Acceptez totalement votre enfant, aimez-le.
Aimez-le avec sa violence, avec sa turbulence.
Ce qui ne veut pas dire que vous allez lui laisser tout le loisir d'être turbulent.
Je parle d'une disposition, d'une attitude dans votre cœur.
De façon à ce que lorsque vous allez rentrer dans la chambre où il fait du bruit, où il est en train de déménager tous les tiroirs et d'étirer les chaussettes, de façon à ce que quand vous entrez là-dedans et que vous le regardez, vous puissiez émettre à la fois un regard d'amour et d'autorité.
Et c'est cela qui va faire plier l'enfant, qui va éduquer l'enfant, qui va calmer l'enfant et qui va lui montrer ce qu'est la vie, comment il faut la vivre et de quelle manière on arrive à s'en faire une alliée.
Alors voilà que vous avez accepté totalement votre enfant en vous, entièrement de la tête aux pieds, avec toutes les parties de son caractère.
Vous entrez, vous le prenez par les épaules, vous le regardez, et dans ton ferme, mais aussi plein d'amour, puisque votre attitude intérieure est de l'aimer fortement et passionnément.
Vous lui dites, cela suffit maintenant.
Je te préviens, une seule fois, cela suffit.
Tu t'assois et tu fais un dessin.
Prends la peinture, prends les pinceaux, fais un dessin.
Pour réclamer le calme de la part d'un enfant, il faut savoir l'occuper.
Un enfant ne peut pas rester en place.
Un enfant qui reste assis dans un coin à ne rien faire est un enfant qui a des problèmes.
C'est une âme qui a des problèmes pour accepter l'incarnation et qui se tient un peu à distance et qui donc n'envoie pas suffisamment d'énergie pour animer l'enfant.
Il faudrait donc s'occuper plus spécialement de ces enfants-là.
Mais prenant l'enfant qui est turbulent, on ne peut pas lui demander d'être calme.
Car étant donné que dans ce cas-là, l'âme a totalement dit oui à la vie, oui à l'incarnation, voilà que l'enfant est pris dans un tourbillon d'énergie, un tourbillon d'expérience qu'il veut tout voir, tout sentir.
Rappelez-vous comment vous étiez quand vous étiez enfant.
Faites appel à vos souvenirs.
Rappelez-vous à quel point vous aviez envie de tout toucher pour tout découvrir.
Exactement comme un cosmonaute va sur la Lune, il veut mettre son nez partout, poser ses pieds partout, il est passionné, intrigué.
Donc le calme est impossible de la part de l'enfant.
Alors il faut le canaliser, canaliser cette énergie, canaliser ses expériences.
Et le canaliser en des choses créatives.
La peinture, le dessin, la construction, la musique, le découpage.
Ou des choses un peu plus physiques comme affronter des éléments dehors, affronter un arbre, affronter des talus, façonner des choses dans le talus.
C'est pour l'âme une occasion de prendre un contact réel et total avec la matière, avec laquelle on va devoir vivre ensuite tout le reste de sa vie.
Donc il est important que ce premier contact soit plein d'enseignement, mais aussi plein de fusion.
Quand je dessine, je fusionne avec un certain aspect de moi-même et puis de la matière que je peux ainsi manipuler avec ma matière mentale, puisqu'il faut que j'invente, avec ma matière plus physique, puisqu'il faut que je maîtrise le trait.
Et c'est ainsi qu'au fur et à mesure, je m'ancre d'une manière confortable dans la matière et que, sans aucun effort, d'un seul coup, à 18 ans, à 20 ans, à 25 ans, je peux méditer d'une manière magnifique, même si ce n'est que ma première méditation.
Pourquoi ?
Parce que je suis alignée, tous mes canaux sont propres, je n'ai pas de conflit, je n'ai pas d'endroit ou de portions du corps, certains circuits vibratoires qui sont désaxés ou bloqués ou chagrinés, ou ceci ou cela.
Je suis une présence et je peux méditer.
En installant cette communication-là, je m'aperçois que je peux éduquer l'autre, mais que je deviens aussi éducable moi-même.
Car voilà qu'il me plairait bien d'être un éducateur, n'est-ce pas ?
Et de faire remarquer à tous mes amis qui reniflent qu'il ne faut plus renifler, mais voilà que moi, de temps en temps, je mets mes doigts dans mon nez et que ce n'est pas mieux, décidément.
Un de nos frères avait déjà cité cette belle phrase.
« On voit la paix qu'il y a dans l'œil du voisin, mais on ne voit pas la poutre qui est dans notre œil.
» Alors, je créerai une version occidentale, moderne, ce qui, j'espère, deviendra une version du XXIème siècle.
On entend le nez de notre voisin renifler, mais on ne voit pas le doigt que l'on se met dans notre propre narine.
Mais avec ce genre de communication dont je parle, j'éduque, mais je deviens éducable.
Pourquoi ?
Parce que l'autre me propose aussi quelque chose que je n'avais pas remarqué ou que je ne pouvais pas soupçonner que c'était s'il l'est à faire ou s'il l'est à dire, soit par paresse, soit par manque d'observation.
Mais du fait que c'est donné avec amour et que moi-même je reçois mon ami avec amour, quoi qu'il me dise, je l'accepte totalement.
Lui, pas forcément sa parole, mais je l'accepte, lui, complètement, parce que je l'aime, parce qu'il est mon frère.
Et que fondamentalement, il peut se tromper, mais en tout cas, il ne me veut pas de mal.
Ce qui fait qu'à ce moment-là, je deviens éducable.
Et que si j'accepte mon frère de cette manière-là, je sais reconnaître quand il a raison, je sais retirer mon doigt de mon nez.
Et c'est ainsi qu'à ce moment-là, la famille humaine devient une famille, où chacun à tout instant éduque l'autre, rattrape l'autre, aide l'autre.
Où il n'y a plus un éducateur et un éduqué, où il y a simplement des frères qui partagent, qui se renvoient la balle, qui se serrent les coudes, qui sont une famille.
Je déplore constamment que même à l'intérieur des groupements spirituels, il y ait sans arrêt de la compétition au lieu de voir une véritable confrérie qui s'entraide, qui se serrent les coudes.
Attention, à ce moment-là, tu penses à ça.
Mon Dieu, attention, cela va t'entraîner à ceci, à cela.
Je te le fais remarquer, alors ne le pratique pas plus longtemps.
Et puis soudainement, c'est moi qui me mets à exécuter quelque chose et mon frère me le rappelle.
Voilà ce qu'est une famille humaine, voilà ce qu'est un temple, ce qu'est une confrérie, voilà la manière d'ailleurs de pouvoir progresser spirituellement.
Et voilà aussi exactement le type de relations qu'entretient le maître vis-à-vis de vous.
Ne pensez pas que le maître est celui qui se prend pour un maître et qui administre ses discours, qui administre ses initiations quand il faut, qui sait se moquer de vous, qui vous regarde comme étant bien inférieur et quasi animal.
Non, il voit un frère en vous, là-bas au bout de la terre, dans un coin sombre, en train de pleurer, de se plaindre, de mettre les doigts dans son nez.
Mais Dieu sait où encore.
Il voit un frère, pris dans les torpeurs, pris dans les illusions, pris par les blessures, pris par l'ignorance.
Et chaque fois qu'il essaiera de vous parler, de vous instruire, même si cela semble être d'un ton qui sait tout, qui ne se laisse pas entraîner là où il ne faut pas, par exemple, dans trop d'affectivité, comme vous le voudriez trop souvent de la part des guides, de la part des maîtres.
Même si donc, à cause de ce manque d'affectivité, il vous semble vivre complètement leur statut de maître à instructeur, eh bien il n'en est rien.
Seulement c'est vrai que l'on ne fait pas faire à un maître ce que l'on veut et ce qu'il ne veut pas.
On ne fait pas dire à un maître ce que l'on veut et ce qu'il ne veut pas, car il connaît la vérité.
Mais en t'acceptant totalement et en t'aimant totalement pour ce que tu es, il sait administrer des remarques, il sait administrer des conseils, une forme de connaissance.
Et si tu es suffisamment plein d'amour aussi toi-même pour un dieu ou une divinité ou un maître ou une hiérarchie, tu sauras accepter tout cela comme un enrichissement et non pas comme des reproches.
Car si tôt que tu serais un élève te comportant de la sorte, eh bien tu rivaliserais vis-à-vis de Dieu.
Bien sûr, tu as une aspiration spirituelle, alors tu te mettrais à vivre un conflit terrible.
Voilà un dieu qui me critique, qui m'infériorise.
Mais c'est en même temps le même dieu sur lequel je compte pour l'illumination, le même dieu que je sais que je suis intérieurement, le même dieu auquel j'aspire.
Alors comment je peux aimer et haïr en même temps ?
Enfin il n'y a que l'homme qui est capable de cette chose.
Pour moi c'est un mystère, je n'ai pas encore compris comment il y arrive.
En même temps que tu aimes, tu es profondément dieu.
Tu le détestes avec une puissance que tu ne peux pas imaginer car tu n'en as pas préconscience.
Et tu le détestes pourquoi ?
Parce qu'il est supérieur et que sans arrêt à l'intérieur des grands livres, il y a des grandes phrases qui te montrent et qui te font juger, qui te font interpréter que tu es inférieur.
Il est éternel et tu es mortel.
Il sait tout et tu ne sais rien.
Il peut tout et tu ne peux rien.
Alors comment on peut aimer un dieu pareil ?
Tu peux l'admirer et c'est ce qui te pousse dans la voie de la spiritualité.
Mais profondément tu le détestes et tu n'as qu'une envie.
C'est que si tôt que tu attrapes sa lumière, un coup de pied et on le détrône et on s'y met à sa place.
Car l'admiration pousse à cela.
Une admiration qui serait couronnée de victoire.
Tu aboutis par exemple à une initiation et bien tu n'aurais de ça que de détrôner dieu.
Et c'est ce que font les mages noirs.
Arrivés à une certaine initiation, ils savent manipuler certaines énergies mais ils ne peuvent plus tolérer.
La relation fausse qu'ils entretiennent avec dieu mais pour eux, c'est la relation qu'ils ont imaginé à laquelle il croit.
Alors ils veulent le détrôner.
Mais pour le détrôner, il faut captiver l'humanité.
Et pour la captiver, il y a certaines méthodes.
Mais dans la mesure où vous faites ce nettoyage de l'aura dont j'ai parlé tout à l'heure, cet alignement, vous ne risquez rien, absolument rien.
Qu'utilise l'image noire, le monde de l'illusion ?
Et si vous êtes nettoyé, si vous tendez vers une certaine évolution, vous détruisez justement cette grande illusion.
Donc on ne peut rien sur vous.
C'est d'une logique très évidente.
Alors voilà que je vous ai expliqué quel est le fondement de la véritable communication.
Ce ne sont pas les mots.
Ce n'est pas la dureté de ma phrase ou la gentillesse de ma phrase qui crée ma bonne ou ma mauvaise communication avec les autres.
Si je suis quelqu'un qui voit le vrai, qui voit la vérité, qui voit l'évidence, j'ai le droit de le dire.
Mais avant tout, dans mon cœur, je dois accepter totalement l'autre et l'aimer déjà avant tout tel qu'il est.
Et ensuite, s'il devient mieux bien, c'est tant mieux et je l'aimerai d'autant plus.
Mais avant tout, je l'aime comme un diable, le pauvre diable qu'il est.
Tandis que si, je vois la vérité, je vois l'évidence, je veux la communiquer mais je rejette l'autre.
Je le rejette parce qu'il exerce cette chose que je n'aime pas et qui me dérange, que je ne trouve pas belle.
À ce moment-là, c'est vrai, j'ai des gros problèmes de communication.
Je passe pour un violent, je passe pour un agressif, je passe pour un intolérant et puis à la suite de cela, étant identifié à tous ces mots, moi-même, effectivement, je deviens intolérant, je deviens impatient, je deviens de plus en plus critique et on n'en sort plus.
Alors mettez un peu d'amour dans tout cela.
Je ne parle pas de l'amour très catholique, romantique et affectueux.
Je parle de l'amour du cœur, une intention totale d'accepter l'autre, j'insiste.
Est-ce que vous sentez la différence qu'il y a ?
Est-ce que vous sentez la différente position qu'occupe votre cœur ?
Si vous pensez aimer quelqu'un parce qu'il vous aime, parce qu'il vous soutient, parce qu'il vous ressemble, parce qu'il n'a jamais eu de problème et aimer l'autre parce que vous l'acceptez totalement, est-ce que vous sentez à quel point déjà cela vous implique dans un état de méditation, dans un acte de présence totale au monde et à l'autre ?
Est-ce que vous comprenez à quel point en utilisant des choses aussi simples que cela, je construis en moi tout un itinéraire, tout un comportement spirituel qui à la fin de la journée va d'une manière naturelle et logique, comme le parfum sort de la fleur, aboutir à une méditation réussie et magnifique ?
Alors je voulais vous encourager à cette vraie communication que je n'ai pas appelée tolérance, vous l'avez entendu, mais au contraire partage, dialogue, acceptation de soi et de l'autre.
Alors maintenant venons-en à la question qui m'a été posée car elle est très intéressante.
Comment utiliser l'énergie des différentes pleines lunes mais aussi des différentes phases de la Lune ?
Bien on s'aperçoit qu'en fait il ne s'agit pas d'une énergie lunaire mais il s'agit sans arrêt et toujours d'une énergie en provenance du soleil mais aussi des différentes planètes du système et quelquefois des constellations.
Quand quelque chose fait miroir, fait canal, c'est pour tout que la chose fait canal et miroir.
Donc en fait il ne faudrait pas tant s'arrêter à considérer la Lune ou à voir la Lune mais plutôt considérer les différentes planètes qui vont passer par la réverbération de la Lune pour vous atteindre d'une manière un petit peu différente.
Par exemple si le soleil rayonne sur vous, que ce soit d'une manière spirituelle ou d'une manière un petit peu plus vibratoire par son prana et ses particules, admettons n'importe quoi, vous avez donc une relation directe avec le soleil.
Qu'est-ce qui se passe pendant les phases de la Lune montante et de la pleine Lune ?
Le soleil va passer à travers la canalisation que permet la Lune.
La Lune va non pas transformer l'énergie mais va lui donner un petit aspect bien particulier qui fait que cette énergie, qui au début était solaire, va devenir une énergie plus accessible pour l'humanité.
Alors que l'énergie solaire ne rentre que dans vos chakras supérieurs dans la mesure où ils sont développés, dans vos corps supérieurs dans la mesure où ils sont suffisamment construits, une énergie solaire qui passe par la Lune est acceptée, est intégrée par tout individu quel que soit le plan où il se trouve.
Ce qui veut dire que sans différencier l'énergie du soleil, la Lune va lui donner simplement un ton au-dessous.
Une fois pas croire que la Lune abîme l'énergie du soleil, c'est tout simplement une note parmi tant d'autres absolument nécessaires par exemple pour la nature.
L'humanité n'étant pas suffisamment développée en tant que chakra majeur, elle ne peut pas entretenir sa propre planète.
Ce travail est attribué pour certains départements à la hiérarchie des frères aînés qui continuent de faire tant que vous ne pouvez pas le faire et bien votre travail.
Et puis une autre part est déléguée à la nature elle-même et à la Lune notamment.
Et c'est pour cela que la Lune a cette influence particulière sur la nature, par exemple faire pousser un petit peu plus vite ou soulever les liquides, les marées.
Ce n'est pas uniquement à cause de sa proximité avec la planète, mais c'est parce que la volonté de la planète Terre s'exerce aussi pour puiser auprès de la Lune une fonction, un moyen de faire un certain ouvrage que son humanité encore trop jeune ne peut pas accomplir.
Alors la planète a besoin de toutes les aides possibles des frères aînés, de ces fonctionnements naturels et de cette vieille tante qu'est la Lune.
Et oui, c'est une vieille tatie.
Elle est bientôt à la fin de sa vie, elle s'effrite comme toutes les vieilles taties.
Elle se rit de plus en plus et elle finira par vous donner finalement et enfin son véritable héritage.
Et à ce moment-là, vous serez enrichi, c'est vrai, de l'énergie lunaire, mais ce n'est pas pour les prochaines générations.
Mais laissez-moi vous en discuter un petit peu, comme cela va vous tenir un petit peu réveillé.
Lorsqu'il va y avoir cette transmission de l'héritage de la mémoire lunaire, de l'énergie lunaire et du peu de corps éthérique qui persiste encore maladievement sur la planète Lune, il va y avoir dans l'humanité un très grand exorcisme de toute la phase lémurienne, ou de ce que l'on a appelé la phase lémurienne de la vie.
Il faut savoir qu'à l'époque de cette grande race, la Lune avait une plus grande importance.
La Lune envoyait ou était utilisée en tant que transmetteur d'une manière beaucoup plus grande et plus importante.
L'humanité le sentait et travaillait énormément avec la Lune.
Au fur et à mesure de son évolution, l'humanité s'est mise en résonance avec d'autres planètes, et notamment au fur et à mesure de la fin de l'émurie, de plus en plus avec la planète Vénus.
Ce qui s'est continué tout au cours de la grande race atlantéenne, ou ce que l'on a appelé la race atlantéenne.
Mais l'on n'est pas spécialement raccordé à une ou une seule planète.
En même temps que Vénus devenait de plus en plus prédominante dans la vie, les mouvements de vibration et l'évolution de l'Atlantéen, Mars prenait aussi gentiment de l'importance et envoyait l'énergie qu'il fallait pour cristalliser l'égo.
Bien sûr, quiconque connaît un petit peu les planètes, et quiconque connaît un petit peu ce que veut dire l'égo, comprend tout à fait les problèmes que cela pouvait apporter.
Pourquoi l'égo s'est imposé avec violence ?
Pourquoi l'égo s'est imposé avec passion ?
Pourquoi il est devenu passionné ?
Et pourquoi donc dans un premier temps, il prenait ses raisons de vivre dans le corps astral, le corps des plaisirs, des désirs et de l'émotion ?
Ce n'est pas pour rien, c'est à cause de cette influence particulière de Mars.
Mais il ne faut pas croire que l'humanité est assujettie à une énergie vénusienne, à une énergie martienne.
Non, c'est lorsque l'humanité a besoin de l'apport d'une certaine énergie pour une maturité, pour une création, pour une évolution que pof !
La planète correspondante ouvre les vannes et vous l'envoie.
Ensuite, libre à vous de l'exprimer dans sa manière la plus terre-à-terre ou dans la manière la plus magnifique.
Vous connaissez cet éternel problème du choix, et c'est un choix individuel.
Ce qui fait quand même tant que se sont forgés des Atlantes avec un égo de plus en plus passionné, ce qui donnait une dilatation extraordinaire de leur corps astral et diminuait par la même les chances de développer dans le futur leur corps mental, et bien il y avait des Atlantéens qui correspondaient tout à fait au profil idéal de l'évolution que l'on prévoyait pour eux.
Et que eux-mêmes voulaient pour leur avenir.
Et voilà que sont apparus des égaux qui n'étaient pas du tout ni violents ni passionnés, mais qui étaient sensitifs.
Et oui, car toute énergie en fait peut aboutir à une sensitivité, à un psychisme.
Il suffit de ne pas l'employer d'une manière physique, donc violente.
Donc, voilà qu'au fur et à mesure, différentes planètes, exactement comme l'on touche les notes d'un piano, différentes planètes ont envoyé sa note.
Maintenant, il y a à la fois la Lune, à la fois Vénus, à la fois Mars qui déverse son énergie.
Et pas simplement lorsqu'il y a les aspects dans le ciel, mais cette partie d'énergie particulière qui provoque en l'humanité des points d'évolution, des points de friction, des challenges et des points de création.
Mais ce qui est particulier à l'heure actuelle, c'est que commencent à poindre une nouvelle énergie.
Bien sûr, la planète dont je vais parler rayonne sans arrêt son énergie, mais ne la focalise pas spécialement mentalement sur l'humanité.
Ah, donc voilà une autre chose bien bizarre, focaliser mentalement, qu'est-ce que ça veut dire ?
Voilà une planète, on peut imaginer qu'elle a une énergie, mais est-ce qu'en plus elle va se mettre à penser ?
Eh bien oui.
La planète n'est en fait que l'organe visible d'une entité comme votre corps et l'organe visible de votre âme.
Lorsque son énergie est nécessaire au développement de l'humanité, de la Terre, Voilà que la divinité de...
(2A)
Voilà que l'entité de la planète pense à l'humanité, émet son son et le maintient pendant tout le temps où l'ouvrage de ce son est nécessaire.
La planète que vous allez devoir petit à petit intégrer qui va vous donner votre future mission est la planète Jupiter.
Jupiter n'aura pas des aspects plus importants que d'habitude dans ses mouvements dans l'espace.
Jupiter ne sera pas non plus à une place prédominante dans le thème des enfants qui vont naître.
Cela est indépendant des mouvements faits dans le ciel et des aspects que l'on trouve dans les thèmes de naissance.
Il s'agit d'un travail mental qu'envoie l'entité de Jupiter.
Tout cela pourquoi ?
Pour aboutir à une nouvelle communication plus juste, pour aboutir à un nouveau partage plus égalitaire, pour aboutir à un phénomène de société où les gens se regardent, s'apprécient, où les gens s'écoutent, où les gens s'entraident, où se découvre un nouveau système social, où l'on va favoriser l'expression qui va donner une expansion économique à la Terre entière.
Cela seul Jupiter peut l'accorder mais attention !
En même temps cela voudra dire que l'on va devoir faire la justice en soi, que l'on va devoir sans arrêt être juste car l'on ne pourra pas dire à son ami ne renifle pas sans être totalement l'amour dont j'ai parlé et sans accepter qu'il nous fasse aussi une remarque.
Sinon Jupiter à ce moment-là deviendrait une énergie de catastrophe, détruirait les institutions, détruirait les hommes et dans un premier temps c'est ce qui risque de se passer dans votre société.
En même temps dans une première vague on aura l'impression de faire le nettoyage, que ce soit à propos des différentes mafias, que ce soit à propos des spéculations abusives, que ce soit à propos de la fermeture de certains laboratoires qui ne cherchent rien et qui font simplement que vivre gracieusement aux dépens des donateurs.
On aura l'impression qu'il y a une grande purge et que l'on vit dans un monde plus juste.
Oui mais au moment où la purge va nous atteindre nous-mêmes, on aura l'impression que le monde devient dur, n'est-ce pas ?
Tant que l'on tue les méchants, mon Dieu, que c'est joli, que c'est gentil, mais si tôt que l'on me met on joue, moi, moi qui me crois un gentil, un gentil de Dieu.
Voilà que, de nouveau, je vais identifier le monde à la dureté, à l'impartialité, à l'épreuve.
C'est parce que la justice totale doit se faire dehors et dedans.
Alors je vous mets à l'écoute de cet impact d'énergie, je vous mets à l'écoute du travail que vous aurez à faire sur vous-même et de l'attitude juste par laquelle vous pouvez effectuer ce travail et qui mènera d'ailleurs la vie dans la société pendant les prochaines générations.
Alors comment utiliser correctement et avec bénéfice les énergies qui se précipitent à travers cette canalisation spéciale qu'est la Lune ?
Eh bien, d'abord, il faut être conscient que ce n'est pas la Lune avec laquelle on va travailler.
Et cette petite démarche intellectuelle est très importante.
Ensuite, il faut considérer dans quels signes se trouve la Lune croissante ou la pleine Lune.
Et pas tous les signes sont favorables à l'expansion de l'énergie.
Pas tous les signes sont favorables à une énergie qui, par exemple, pourrait vous aider à méditer, pourrait vous aider à ouvrir les chakras, pourrait vous aider à planter, pourrait vous aider à devenir psychique, il y a des signes qui au contraire contractent, rétractent l'énergie.
Ce qui fait que, voilà, aujourd'hui, une certaine pleine Lune, vous vous asseyez et vous pensez que la méditation va être bonne parce que vous aurez une abondance d'énergie.
Et voilà que pendant la méditation, vous êtes accablés par la tristesse, le chagrin, les remords, que vous avez du mal à maîtriser votre pensée.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Bien, cela veut dire que, à ce moment-là, l'énergie qui passe, qui se canalise par la Lune, mais aussi par l'intermédiaire d'un certain signe dans le ciel, à ce moment-là, c'est une énergie, non pas d'expansion, qui vous fait méditer, qui vous rend plein, mais c'est une énergie qui va déraciner vos mauvais souvenirs, vos traumatismes d'enfance, vos complexes, ou qui met à jour vos désirs, ce qui fait que, d'un seul coup, vous êtes pris de grandes pulsions sexuelles, par exemple.
Et on n'aurait pas voulu utiliser la Lune pour cela, mais cela a lieu.
Donc voilà qu'à ce moment-là, la Lune devient comme une sorte d'éducatrice qui vous montre ce qui ne va pas, qui vous le dit très haut et qui vous propose d'y travailler dessus.
Alors que dans certains signes, la Lune est comme une bonne mère.
Elle ne vous parle pas de vos mauvais souvenirs, de vos mauvaises vibrations, elle apparaît comme une bienfaitrice aux hanches et aux seins très enflés, pour vous rassurer, pour vous donner toute l'énergie, tout l'amour dont vous avez besoin.
Et ce sont les deux phases ou les deux aspects de la Lune avec lesquels vous devez travailler.
Une fois, elle est une furie qui vous reproche toutes vos limites, et l'autre fois, elle est une mère qui vous console et vous nourrit et vous encourage.
Est-ce qu'on doit la redouter ?
Non.
Il faut tout simplement accepter sa parole, accepter sa démonstration pour soit travailler sur vous, soit vous remplir d'énergie.
Mais si l'on imagine des choses un petit peu plus, je dirais, magiques, à ce moment-là, nous n'avons pas à considérer le niveau dont je viens de parler.
Vous allez uniquement utiliser l'énergie qui vient de la Lune, quel que soit le signe à ce moment-là dans lequel elle se trouve.
Et c'est à ce moment-là où vous faire attention à l'heure précise du lever de la Lune, car c'est à ce moment-là que démarre l'envoi de l'énergie.
C'est à ce moment-là que la concentration de ce rayon est la plus forte.
Ensuite, le rayon commence à se diluer, parce qu'il s'est tout simplement épanché.
Et le véritable magicien travaille au moment du lever exact, soit de la Lune croissante, soit de la pleine Lune, ce qui fait que son travail, en vérité, est court.
Et à la suite de cela, s'il veut utiliser la Lune, eh bien, ce sera pour des ouvrages inférieurs.
Mais bien sûr, là, il s'agit d'un travail plus magique, plus rituel, et pas tout le monde dans cette salle n'est disposé ni à ce rituel ni à s'instruire pour savoir l'exécuter.
Alors parlons tout simplement d'une méditation.
Comment méditer au moment des pleines Lunes ?
Eh bien, d'abord, il faut vous réunir.
Utiliser la pleine Lune d'une façon solitaire n'est pas assez efficace.
Pourquoi ?
Parce que la Lune, ainsi que les énergies qui passent à travers elle visent l'humanité, et pas un seul homme.
Se déversant sur l'humanité, si l'on se propose en tant que groupe, on va recevoir beaucoup plus d'énergie, et une énergie qui sera plus inspiratrice, plus créatrice que si l'on était tout seul.
C'est une question, en fait, de contenant.
Le contenant est plus grand si on est un grand groupe.
Alors voilà que l'on est un groupe, que l'on dispose d'un local, que la pleine Lune se lève, envoie son premier rayon, qu'allons-nous faire ?
Eh bien, étrangement, nous n'allons pas du tout penser à la Lune.
Nous n'allons pas nous axer sur elle.
C'est juste une tati qui envoie ses étrennes.
Nous allons nous focaliser sur la hiérarchie, si l'on y croit, si on l'aime, si on y est éveillé.
Ou nous allons nous focaliser sur la divinité, si l'on préfère cette démarche-là.
Ou l'on va se focaliser sur le groupe lui-même, si on veut, par exemple, le renforcer, le destiner à un travail et recevoir suffisamment d'énergie pour pouvoir exécuter ce travail.
Alors admettons que l'on se focalise sur la hiérarchie, sur les maîtres, sur les guides en général.
Comment l'on va procéder ?
Eh bien, l'on fait le vide.
À notre tour, il faut apprendre à être une Lune, à recevoir, à canaliser, se vider complètement par une méditation appropriée.
Et lorsque l'on sent que l'on a atteint un taux de réceptivité, et cela est décernable parce que l'on a l'impression que le corps devient de moins en moins sensible, que l'on est comme moins ancré dans la matière.
Même si l'on a encore des pensées qui arrivent, dans la mesure où le corps devient de moins en moins sensible, eh bien, sachez que vous devenez réceptif et que vous canalisez forcément, quelle que soit l'énergie, mais vous la recevez quand même.
Et à ce moment-là, vous présentez soit le groupe à la hiérarchie, soit vous construisez une relation, et cela vous fait utiliser le mental et son pouvoir de visualisation.
Vous construisez une relation entre le centre des maîtres, le centre de la Terre et vous-même.
Et vous utilisez toute l'énergie qui se déverse, vous l'utilisez pour construire cette canalisation, de façon à ce que lorsque la pleine Lune sera passée, lorsque le groupe sera dissous, vous puissiez vous améliorer dans votre méditation parce que le canal est devenu plus grand.
Vous puissiez commencer une collaboration avec les guides parce que le canal s'est amorcé et commence de fonctionner.
De la même manière que la Lune, c'est la mer, le cordon umbilical.
De la même manière, si je prends dans toute cette énergie, pour créer vis-à-vis de la hiérarchie ou de la divinité, une relation, étrangement, je coupe le cordon umbilical pour en créer un qui soit uniquement mental.
Et à ce moment-là, je deviens le véritable disciple.
Mes canaux étant ouverts, mes canaux étant fonctionnels, je reçois la part de plan que je dois exécuter, la part de plan qui me concerne, c'est-à-dire ce que je dois faire pour moi-même dans ma vie, mon évolution, et la part de petit travail que je peux faire aussi aux alentours, pour mes frères, pour mes semblables.
Mais tant que je suis inconsciemment accordé comme cela à ma tante qui se prend pour ma mère et que je tête comme ma mère, tant que j'entretiens ce cordon, je ne peux pas ni me développer psychiquement, ni devenir un véritable disciple.
Pourtant, il paraît, il est dit, que la Lune accorde beaucoup d'énergie psychique et que tous ceux qui sont particulièrement psychiques ont une Lune, ou bizarre, ou très forte, ou ayant des aspects spécifiques.
Mais il va sans dire que ce genre de psychisme n'a rien à voir avec le psychisme que peut utiliser le mental du disciple concerné, encore moins un guide, encore moins une hiérarchie, encore moins une divinité.
Il s'agit simplement d'une relation quasi sentimentale, je dirais, avec la Lune elle-même, avec le reste de l'humanité, avec certains guides qui voyagent sur le plan où se trouvent les désincarnés et qui n'ont pas trouvé de refuge dans le repos.
Mais c'est par une corde totalement sentimentale, par une vibration totalement sentimentale que va se dérouler ce psychisme, ce qui fait qu'à la suite, je vais surdévelopper mon propre corps émotionnel.
Et c'est pour cela que l'individu psychique de cette manière ne peut pas se développer spirituellement, il ne peut que se développer astralement.
Et c'est pour cela qu'en même temps, cet exercice de ce genre de psychisme est redouté par les guides, les maîtres, les divinités, de même que renier, refuser et l'on voudrait que ce soit totalement oublié.
Alors comment se défaire de ce genre de psychisme ?
Ce n'est pas difficile, même si par exemple on serait né avec cela, parce qu'on l'a un petit peu développé, ou soit parce que l'on a trop traîné tout simplement pendant trop d'incarnations dans les jubes de sa mère.
Et oui, on se demande souvent comment l'on développe tel talent psychique, tel autre talent psychique, et il y a des choses tout à fait banales qui les développent.
Quelqu'un qui pendant plusieurs incarnations était très attaché à sa mère devient très attaché à la Lune et devient très psychique et très médium un jour.
C'est d'une logique évidente pour nous.
Même si pour vous cela devrait provenir du monde occulte, en fait il n'en est rien.
Alors admettons que vous soyez né avec ce genre de talent, avec cette activité, ne vous sentez pas condamné, ne vous sentez pas inférieur, ne vous voyez pas face à un obstacle.
Mentalisez-vous davantage, c'est tout.
Et cet aspect, même si vous êtes né avec, même s'il existera dans votre thème toute votre vie, ne vous dominera plus pour autant.
Alors comment est-ce que l'on se mentalise ?
Ah voilà, enfin, un exercice magnifique.
On parle d'évolution, on parle d'intégration de l'âme, mais avant tout il faut arriver à se mentaliser.
Qu'est-ce que cela veut dire et comment l'on y aboutit ?
Se mentaliser, cela ne veut pas dire s'intellectualiser.
Bien sûr un être mental aura davantage accès à l'intellect et il manipulera l'intellect plus facilement que quelqu'un qui n'est pas mentalisé, c'est certain.
Mais ce n'est pas quelque chose qui crée le mental.
L'intellect n'a jamais pu créer une once de mental.
Au contraire, des fois il en est même le destructeur.
Alors comment l'on se mentalise ?
Il en s'aperçoit que se mentaliser, c'est s'individualiser.
S'individualiser, c'est dire quelquefois « moi, je pense ».
Et comment arriver à ce « moi, je pense », c'est en essayant de décoder, de remarquer à quel point j'intègre la pensée des autres.
La pensée de mon guide spirituel, la pensée dans les livres, la pensée de la famille, la pensée de la nation, la pensée de la république.
Et lorsque au fur et à mesure je m'aperçois que je ne suis pas une pensée authentique, je commence à me mentaliser.
Cela veut dire que comme dans toutes les phases de changement, comme je le disais tout à l'heure, je passe par d'abord une phase de déstabilisation, de destruction.
Je ne veux plus rien penser de ce que pensent les autres.
Je deviens insupportable, n'est-ce pas ?
Et c'est vrai.
Je suis insupportable à ce moment-là.
Et cela peut durer toute une vie si je ne sais pas très vite sortir de cette phase.
C'est comme cela que l'on voit des enfants intempestifs, entêtés, têtus, qui même brisent leur vie parce qu'ils vont systématiquement faire le contraire de ce qu'on leur a proposé, pour le plaisir de faire le contraire.
Pourquoi ?
Parce qu'ils ont une anxiété.
Ils ont un ardent désir de commencer à exister réellement.
Et sûr, ils s'y prennent d'une façon maladroite, mais au moins ils commencent quelque chose.
Alors, la seconde phase, et qui n'est pas obligée d'ailleurs d'être violente, vous n'avez pas besoin de taper sur la table dès ce soir et dire « non, moi, je pense, et maintenant, et maintenant, il n'y a que moi qui pense mes propres pensées ».
Non, vous pouvez penser vos pensées tranquillement, sans obliger qui que ce soit à vous écouter, à vous croire ou à abonder dans votre sens.
Seconde étape, c'est maintenant que je suis un peu plus individualisée, maintenant que donc j'ai une plus grande existence, maintenant donc que j'ai un « moi, je » capable d'exister, d'agir, il faut que j'agisse et je m'aperçois qu'en même temps que ma phase d'individualisation et de mentalisation, il y a toute une recherche de l'accomplissement.
Regardez, observez, pour vous démontrer ce mécanisme, je vous demande d'observer les gens qui autour de vous, vous savez qu'ils ne sont pas spécialement responsables, spécialement créatifs, vous savez qu'ils ont une petite culture et non pas parce qu'ils ne sont pas allés à l'école, mais parce qu'ils ne pensent pas suffisamment de parler.
Observez le comportement dans les jours qui suivent de ces personnes, discutez, remarquez de quelle manière la personne sort des idées toutes faites, des principes non réfléchis, non médités, non expérimentés, guidés le plus souvent par l'effet de groupe, l'effet de la peur, l'effet du lendemain.
Et regardez à quel point, d'une manière logique, cela l'emmène à la paresse, cela l'emmène devant la télévision nuit et jour, à l'écoute de la radio nuit et jour sans arrêt, sans être capable d'apprécier un moment de silence, de quelle manière cela l'emmène à voter pour la majorité qui à ce moment-là est la majorité.
Et voyez que manque de pensée, manque d'individualisation signifie l'étargie, manque de mouvement, donc manque de vie.
Observez maintenant quelqu'un que vous connaissez et qui est assez responsable, assez créatif, discutez avec lui et voyez à quel point il a ses propres idées, qui ne prétend pas d'ailleurs toujours être juste même si parfois il se trompe lourdement, mais voyez à quel point il existe et à quel point à la suite il s'accomplit, à quel point il s'investit dans toutes sortes d'associations même si elles sont uniquement sportives et même si l'activité est tout à fait profane, à quel point l'individu s'investit dans des recherches curieuses que ce soit propos du paranormal ou bien à propos de Dieu.
Et voyez à quel point l'éveil de la pensée, de l'individualisation est lié à la force d'accomplissement et au mouvement de la vie et faites votre choix.
Est-ce que je garde mes pantoufles avec mon popcorn devant la télévision en attendant que les autres pensent et me disent ce que je dois penser ?
Ou est-ce que je mets des tenis ou des bottes, ce que vous voulez ?
Que je commence à chercher le sens de la vie ?
Que je commence à m'interroger sur quoi je vais penser et qu'est-ce que je dois en penser et en prendre les risques ?
Et en même temps cela me découvre tout un nouvel espace.
Alors faites ce choix et même lorsque vous êtes en train de m'écouter, faites ce bon choix.
Ne m'écoutez pas comme cela avec des oreilles creuses, en espérant pouvoir tout mémoriser, en espérant pouvoir comprendre.
Écoutez-moi en adulte, écoutez-moi en personne qui s'affirme, pas forcément qui va m'affirmer sa contradiction, vous pouvez avoir tort dans vos remarques, dans vos idées.
Donc il n'est pas nécessaire de penser que vous allez lutter avec moi et que c'est une lutte que je ne vous demande pas du tout.
La sagesse est la sagesse et de toute façon il vous faudra la découvrir telle qu'elle est, non pas telle que vous la voulez.
Cependant que cela ne vous empêche pas de m'écouter, de venir vers moi d'une manière adulte, c'est-à-dire avec un certain détachement.
J'entends, j'apprécie ou je n'apprécie pas, mais à partir de ce que j'entends, je pense, je réfléchis.
À la suite, je crois ou je ne crois pas, là est ma liberté, mais le simple fait d'avoir pensé, réfléchi afin plus tard d'intégrer est bien meilleur que de me croire d'un coup, de m'écouter avec de grandes oreilles, de me croire, de vous le répéter et d'exécuter ce que je vous dis parfois par dévotion ou parce que vous décidez que j'ai toujours raison.
Celui qui pense et réfléchit va intégrer.
Celui qui me croit parce qu'il m'aime, je ne peux rien pour lui.
C'est décevant, n'est-ce pas ?
Parce qu'il semblerait que parce que l'on m'aime, parce que l'on m'apprécie, on pourrait avoir une meilleure relation que ce soit avec moi ou que ce soit tout simplement avec la hiérarchie des frères aînés qui se sont responsabilisés pour venir vous éduquer un petit peu.
C'est décevant, n'est-ce pas ?
On croyait que l'amour allait créer cette belle relation, que l'amour pourrait magiquement permettre cette évolution.
Eh bien, on n'est rien.
Pourquoi ?
Parce que là n'est pas le propos des frères aînés qui vous parlent.
Si c'était leur propos, eh bien oui, ce serait le mécanisme propre à développer.
Mais ce n'est pas le propos.
Ce qu'ils veulent, c'est développer votre individualité au maximum, développer votre plan mental autant qu'il se peut.
Donc vous ne devez pas utiliser une relation d'amour avec eux.
Mais vous devez apprendre à penser.
Par les sujets de réflexion qu'ils vous proposent, les détails qu'ils vous proposent, les différents reliefs qu'ils vous proposent, réfléchissez.
Ainsi construisez votre corps mental, ainsi construisez votre individualité et c'est au moment où cette individualité existe qu'avec amour ou pas amour, le contact se fait, la rencontre se fait, l'inspiration a lieu.
Aujourd'hui, on ne peut pas s'y prendre autrement.
Il ne faut pas penser s'y prendre autrement.
Autrefois, oui, on pouvait peut-être utiliser plus fortement cette énergie d'amour parce qu'il s'agissait de construire autre chose dans l'homme.
Mais maintenant, non.
Alors comment est-ce que l'on va s'individualiser encore plus ?
J'ai compris pourquoi je dois penser, comment je dois penser, même vis-à-vis d'un guide et même vis-à-vis de Dieu.
Et si j'ajoute à cela un exercice pour vous aider un petit peu plus alchimiquement à pratiquer cette transformation, qu'est-ce que je vous conseillerai ?
Quand vous vous asseyez pour méditer, bien sûr, faites le calme, bien sûr, faites taire la pensée autant que vous le pouvez, bien sûr, remettez-vous-en à la contemplation dont vous avez l'habitude si vous aimez cela.
Mais ce que je vous demande, c'est que systématiquement à la fin de chaque méditation, c'est de faire un exercice de visualisation et d'invocation.
Cela ne paraît pas avoir de l'importance et pourtant c'est un mécanisme qui crée directement ou qui aide directement à régler cette construction du plan mental et de l'individualisation.
Pourquoi la visualisation ?
Tout simplement parce que lorsque je fais un effort de visualisation, d'abord je me concentre, donc je dois travailler sur mon corps astral.
C'est mon corps astral qui m'empêche de me concentrer parce qu'il est soit surdimensionné, soit habité par une multitude de pensées semences qui s'agitent et qui crient en moi.
Donc, visualisation impliquant la concentration me demande donc de recalibrer mon corps astral et ceci se fait au fur et à mesure de mes jours, de ma vie, de mes expériences et de mes méditations.
Lorsque ce corps astral s'est recalibré d'une manière correcte, à ce moment-là ma concentration va aboutir à une focalisation.
Depuis le point de concentration, il va y avoir le rayonnement d'une énergie, l'énergie de mon mental, l'énergie de ma pensée qui existe et qui existe depuis toujours.
Mais voilà qu'il était mêlé, il était descendu, il était engoncé dans le corps physique et dans le corps astral.
Et que donc je ne pouvais pas l'utiliser à proprement parler comme un corps mental.
Et de ce fait donc lui-même ne pouvait pas se développer en tant que tel, il restait un potentiel engoncé dans les langes du physique et de l'astral.
Mais voilà donc que le mental sort de ses langes et commence à monter dans les plans supérieurs pour qu'il monte à coup sûr vers les plans qui lui sont le plus supérieurs et le plus nécessaires.
C'est là que je dois diriger ce rayon et que l'invocation ou la prière ou un appel à une hiérarchie, à une divinité ou à votre ange solaire ou à votre âme devient nécessaire.
Donc dans un premier temps, je concentre.
Dans un deuxième temps, j'aimais.
Et dans un troisième temps pour que cette émission arrive à un endroit où je peux retirer une énergie qui va me servir à mon évolution, je canalise, je dirige cette émission vers un point d'intelligence là où vivent des êtres dont l'intelligence s'est amplement développée.
Et lorsqu'ils vont recevoir mon impact, car c'est comme une flèche que j'envoie, comme une flèche d'indien avec mon petit message « Oh, oh, pensez à moi le pauvre Jacques qui a plein de problèmes, bye bye, gros bisous à la prochaine fois.
» Automatiquement, celui qui a reçu ce message écrit le sien « Bien reçu, nous t'aimons, continue, n'aie pas peur mais donne un accent plus particulier à telle méditation, à tel livre ou n'aie pas peur d'affronter ton patron ou ta bien-aimée ou tes enfants.
» Et voilà qui leur envoie par la pensée cette petite boule qui est un peu comme un mantra et qui va revenir sur vous et qui va ricocher sur votre front et entrer par le troisième œil parce que là est l'endroit par lequel on aimait et par lequel cela rentre, dans ce cas-là très précis.
Que vous en preniez une connaissance objective ou pas, cela n'a pas d'importance mais le fait est que de toute façon vous recevez une réponse, de toute façon vous recevez un conseil, de toute façon vous recevez une énergie et que vous enverrez l'effet au fur et à mesure de vos journées.
Bien sûr, il ne faut pas penser que dès la première méditation, dès ce premier échange, vous allez recevoir un abondant courrier et que l'on va vous instruire sur la planète et toutes les énergies.
Il ne faut pas vous attendre à ce que tout de suite vous soyez renforcé et capable d'aller arracher la barbe de votre patron.
Il ne se passera pas des miracles de la sorte, cependant au fur et à mesure votre corps mental va se renforcer, votre individualité va se renforcer et c'est par là qu'effectivement vous allez oser affronter votre employeur.
Ce n'est pas parce que l'on vous aura mis un turbo quelque part mais parce que cette énergie va développer en vous l'appareil qu'il vous faut pour oser assumer une telle rencontre.
Et une fois que cet appareil s'est développé, ma foi vous l'avez pour toujours alors que si l'on vous envoie un petit turbo, lorsqu'il est cassé, vous n'en disposez plus.
Donc au fur et à mesure, vous allez voir qu'une énergie vous vient, qu'une énergie vous rend plus indépendant, plus créatif, que vous osez davantage, que vous voulez en même temps vous manifester davantage.
Et si tôt que vous sentirez cela en vous, criez Alleluia, ça y est, je suis arrivé à un moment magnifique de mon évolution, pas simplement de ma vie, de mon évolution complète.
J'ai le besoin, j'ai l'impératif nécessité absolue de me manifester.
Alors vous allez me dire mais je vais manifester quoi ?
Je sens que je vais manifester mais je manifeste quoi ?
Je deviens guérisseur, je deviens astrologue, je deviens naturopathe, je deviens ingénieur, je reste la mère de mes enfants, le père de mes enfants, qu'est-ce que je deviens ?
Et c'est là où se pose de nouveau un petit choix pour vous qui vous embête, qui vous dérange parce que l'humain ne supporte pas une vie en pointillée avec ses suspensions comme cela.
Chaque fois que vous sentez dans votre vie une suspension, vous ne pouvez pas choisir, vous ne voyez pas clair, ne pensez pas.
Essayez des choses si votre tempérament est très extraverti, si vous vous extériorisez facilement, essayez des choses mais n'attendez pas forcément au résultat dans ces exercices.
Par contre, méditez, méditez.
Qu'est-ce que veut dire un point de suspension ?
Que veut dire un moment de votre vie où vous semblez ne pas savoir quoi faire, vous ne voyez pas l'avenir ?
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Est-ce que cela veut dire que l'avenir est difficile à deviner et que sans arrêt il y aura des brouillards, quelles que soient les antennes dont on dispose ?
Est-ce que cela veut dire que, tiens, on aura le choix de créer un destin ou un autre et qu'il est difficile de choisir ?
Non.
Cela veut dire, rentre en toi-même, intériorise-toi.
L'avenir attend, l'avenir est là de toute façon mais il attend que tu sois suffisamment introverti, que tu es suffisamment mûri par la méditation, certaines énergies pour avoir lieu.
Car le prochain pas n'est pas tout simplement là, devant toi, il est un escalier plus haut.
Et pour atteindre cet escalier, il ne s'agit pas de lever le pied, il faut lever la tête, lever l'être tout entier.
Donc s'intérioriser, méditer, lire, s'instruire, réfléchir quant à soi-même, faire des bilans mais non pas simplement à propos de la psychologie mais à propos des tendances d'évolution que l'on a eues ces dernières années, voir ce que l'on a bien accompli, pas bien maîtrisé.
Si l'on n'a pas bien maîtrisé, y revenir et s'y entraîner pour mieux le faire.
Ainsi, jour après jour, on a l'impression de ne pas voir davantage l'avenir mais on a l'impression de devenir, chaque jour, quelqu'un de plus fort, quelqu'un de plus décidé, quelqu'un de plus grand.
Quelqu'un qui commence à non pas simplement voir ou comprendre son avenir mais à être l'avenir et c'est complètement différent.
A quoi cela te sert de connaître ton avenir ?
A quoi cela te sert ?
Tu vas me dire, mais c'est très important, on peut éviter des problèmes, on peut prendre de meilleures décisions.
Non.
Non.
Tu ne prends pas des décisions.
Tu fais ce que l'on te dit de faire parce qu'on le voit dans la prévision.
Ce n'est pas toi qui décide.
Tu te dis, puisque vous insistez, puisque les astres s'y mettent et les voyants aussi, alors dans la fois, je vais le faire.
Mais ce n'est pas toi qui fait.
C'est la pensée que les autres ont vu, senti et qui tournait autour de toi mais qui n'était peut-être même pas forcément ton destin, qui était une potentialité parmi tant d'autres, considérant le niveau de conscience que tu allais préférablement exprimer ou pas.
On pourrait te dire que par exemple dès demain tu vas te marier parce que Vénus s'y met, parce que Jupiter s'y met, parce que Saturne s'y met, parce que tout le monde s'y met et même ton fiancé.
Et tu crois que voilà le moment du mariage, les astres, la voyante, le fiancé, tout le monde est là pour célébrer ce mariage.
Toi tu te dis, c'est mon destin et je l'accomplis.
C'est ton destin, c'est vrai.
Si tu vis à un certain niveau de conscience, au niveau où tu as besoin d'une famille, au niveau où tu as besoin d'un conjoint d'une manière assez particulière, ce n'est pas ton destin.
Si tu vis ta relation et ses énergies à un niveau plus développé, cela devient non pas un mariage avec un fiancé mais avec ton âme ou avec les aspects supérieurs de ton fiancé.
Par exemple, il te dévoile quelque chose qu'il n'avait jamais avoué et qui t'aide à mieux comprendre la vie, même si ayant finalement mieux compris la vie, tu quittes ce fiancé.
Et c'était pourtant le plus grand moment d'union que tu n'aies jamais connu avec lui ou avec elle à ce moment-là.
Et voilà que cela aboutit à une séparation.
Et pourquoi ?
Parce que par cette belle union, par cette maturité qu'il te transmet ou par ce mot, cette expérience conquise qu'il te transmet, voilà que tu découvres tout un nouvel espace à vivre sans lui, sans elle.
Alors ne te dis pas qu'il y a un destin à vivre et qu'on peut le voir.
Pas du tout.
L'avenir n'est pas visible.
Il reste à jamais et pour tous invisible.
Comment cela se fait-il que des voyantes puissent le décoder ?
Les voyantes ne décodent pas ton avenir.
Elles te ressentent.
Elles voient, non pas comme si elles n'étaient pas de vraies voyantes qui ne font que de la psychologie, même en imaginant une vraie voyante.
Elles voient quel destin t'es le plus facilement accessible par rapport aux énergies avec lesquelles tu viens, par rapport aux principes qui font tes déterminations et tes entêtements.
La voyante devrait au contraire te dire attention, tu es tellement entêté dans tel et tel principe que cela va t'obliger à épouser un tel, ou que cela va t'obliger à être un petit employé toute ta vie, ou que cela va t'obliger à être un patron martyr toute ta vie.
Alors que si tu changes tel principe, et bien à ma fois je ne sais pas ce que tu vas devenir, mais en tout cas tu deviendras quelque chose de mieux.
La voyante ne pourra pas te dire ce que tu vas devenir en changeant, mais elle voit que tu peux changer.
L'avenir reste à jamais invisible.
On croit que, à cause du karma notamment, l'avenir est écrit.
L'avenir est comme une suite de borne sur le chemin que l'on rencontre.
Une suite de tuiles ou de peaux de bananes ou de chance que systématiquement l'on va rencontrer sur le chemin.
L'homme est tellement paresseux qu'il croit que tout est à ce point rangé, ordonné, prévu.
Il n'en est rien.
Ce n'est pas du tout comme cela que la vie s'anime et que tu t'animes.
Qu'en est-il alors des fêtes karmiques ?
Pour mieux comprendre ce qu'est un fait karmique, qui semblerait donc prédisposer à un certain destin, que donc on va accepter comme étant écrit.
Pour bien considérer ou pour penser juste à propos d'un fait karmique et à propos de cet espace étrange qu'est le destin, il va falloir préciser que le karma, ce n'est pas quelque chose qui nous revient en pleine figure.
J'ai giflé Alfred, je vais dans une autre vie retrouver Alfred qui va me gifler.
Mais comme il m'aura giflé, est-ce que je vais devoir retrouver Alfred pour qu'à son tour il soit giflé par moi ?
Auquel cas, puisque je l'aurai giflé, j'aurai à retrouver Alfred pour qu'il me gifle.
Mais cela veut dire que j'aurai de nouveau à revoir Alfred, etc.
C'est comme cela qu'en pensant faux à propos du karma, mais si l'on était quand même un tout petit peu logique, on s'apercevrait que si le karma fonctionnait de la sorte, on ne s'en sortirait pas.
Et par logique, toujours on aboutira à se dire mais définitivement c'est voulu.
Il y a un gifleur, un giflé et puis Dieu a voulu les choses de la sorte.
Il y a un violeur, un violé et c'est là qu'on se mettrait en colère après Dieu.
On se dirait mais c'est lui qui a inventé le mal.
Si tu aurais raison, c'est la conclusion logique à tirer.
Heureusement, il n'en est rien.
Alors que penser d'un fait karmique ?
Que penser de cette gifle que tu lances à Bertrand ?
D'abord, quand tu lances une gifle à Bertrand, tu ne dois rien à Bertrand.
Bertrand d'ailleurs a le choix de penser qu'il votera cette gifle ou pas.
Donc lui-même, par sa propre évolution, par ses propres principes, par ses propres choix, peut s'impliquer dans un karma vis-à-vis de toi ou pas et rester tout à fait libre vis-à-vis de toi.
Ce qui fait qu'il n'aura pas à te revoir.
Que ce soit pour te tirer une gifle ou que ce soit pour voir un autre te tirer cette même gifle.
Il est libre.
Tandis que voilà que toi, avec force et rancune, tu donnes une gifle à Bertrand.
Qu'est-ce qui se passe alors du point de vue karmique ?
Ce n'est pas la gifle qui compte, ce n'est pas Bertrand qui compte.
C'est ta colère.
Ce qui fait que dans une autre vie, tu n'auras pas forcément à retrouver Bertrand et à recevoir sa gifle.
Tu auras à faire face à cette colère.
Soit qu'elle sera complètement en toi et te dévorera par une maladie quelconque ou par un déséquilibre mental quelconque.
Soit parce que tu auras en face de toi d'autres gens qui ont fait la même erreur et qui te renverront cette même colère que tu devras subir.
Mais c'est la colère, ce n'est pas la gifle et ce n'est pas Bertrand.
Alors maintenant tu comprends mieux le destin.
Tu n'es pas destiné à épouser Marie-Pierre ou à devenir l'amant inépuisable de Joséphine.
Plus qu'à devenir un grand alchimiste.
Tu peux bien sûr être orienté vers toutes ces tendances dans la mesure où tu en auras créé le climat avant.
Mais si en cours de route tu changes tes principes, si en cours de route tu élèves ta pensée, et bien tu vas vivre ce karma d'une façon complètement différente.
Ce qui fait que, voilà, une incarnation, tu as de la colère, tu envoies une gifle.
À Jacques, tu crées un climat pour une autre vie.
Mais entre temps, tu penses juste.
Entre temps, tu te développes.
Entre temps, tu t'élèves.
Qu'est-ce qui se passe ?
Et bien à ce moment-là, d'abord va se représenter à toi l'épreuve de la colère pour être sûr que tu n'auras plus envie de gifler.
Il y a un peu comme un petit passage à l'intérieur de la même situation que tu as vécue autrefois.
Mais ensuite, si tu fais tes preuves absolues, tu te destines à, par exemple, soigner ceux qui ont été giflés, éduquer ceux qui giflent à ne plus gifler.
À ce moment-là, tu as une dépendance ou tu as une orientation complètement différente par rapport au sujet.
Et c'est par ce genre d'exemple que, par exemple, les grands tyrans deviennent, en quelques incarnations, s'ils sont bien récupérés par une bonne éducation, une bonne civilisation et un réel repentir, sont récupérés pour devenir de grands humanitaires, de grands professeurs de philosophie, par exemple, qui distribuent de grandes idées sur comment on s'aime, sur comment on fait la paix, ou de grands politiciens qui essayent de faire s'accorder les hommes.
Il n'aura pas à subir de s'incarner dans un pays où règne un tyran.
Il se bat contre la tyrannie entière, à tous les niveaux et dans tous ses sous-entendus.
Donc, je te le répète, ton avenir reste invisible.
Il y a simplement un climat.
J'ai réagi de la sorte.
J'ai développé une haine, j'ai développé une bêtise, j'ai développé une qualité.
Et cette donnée me poursuit.
Et quand je me réincarne, cette donnée revient vers moi et va typifier mon environnement, va typifier mon type de relations avec les autres, mon type d'intelligence.
Mais je ne suis pas destinée à cela.
C'est juste que simplement et petit à petit, tout doucement, se succède une création derrière l'autre.
Je me constitue haineux et je retrouve cette création.
Et tout mon environnement va subir ce genre de programmation.
Puis d'un seul coup, je me constitue plein d'amour.
Je suis comme cela.
Et cela va typifier toutes mes relations et tout mon environnement.
Est-ce que tu comprends que le destin est une succession de créations et que donc tu peux créer ton destin lorsque tu te crées toi-même ?
Que tu prends ta propre élaboration, ton propre développement en main et que tu connais les quelques références que te répètent sans arrêt au travers des millénaires les frères aînés et que tu essayes de développer un homme juste et un homme grand à partir de ces données.
À ce moment-là, qu'est-ce que ton destin ?
Un grand destin.
C'est ce que tu veux.
Tu veux devenir prophète ?
Tu le sauras, peu importe.
Tu veux devenir guérisseur ?
Tu le sauras, peu importe.
Tu ne veux rien faire ?
Tu veux écrire et peindre ?
Tu peindras, peu importe.
Ensuite, c'est toi qui choisis, c'est toi qui décides.
Voyons, j'existe.
Je sais comment ne pas impliquer ma vie, ma manifestation dans des étroiteuses.
(2B)
Enfin, vous finissez par exécuter un beau dessin.
Et bien, pour certaines vies ou même phases de la vie, c'est la même chose.
On s'y essaye, on ne sait pas trop comment le faire, on a l'impression qu'on ne tient pas bien le crayon, qu'on n'a pas de l'art au bout des doigts, qu'on ne s'est pas vraiment inventé, qu'on n'est pas créatif, qu'on n'a pas d'idées, qu'on n'a pas d'inspiration.
Alors voilà, on gribouille un petit peu et puis le reste du temps on regarde par la fenêtre et on laisse passer le temps.
Minuit sonne, on va au lit et le lendemain cela recommence.
Et il y a une multitude de vies qui sont vécues de la sorte.
On s'essaye un peu dans quelques expériences mais d'une manière maladroite et puis de très loin, puis en ayant peur.
Et puis en fait au milieu de l'expérience, on regarde par la fenêtre, on regarde les autres vivres, on s'intéresse aux grandes stars ou aux petites starlets et on se projette et on n'est pas à notre travail, à notre vie, à notre expérience.
Et puis la mort arrive comme un minuit plus grand que d'habitude et le lendemain on essaie de recommencer et la prochaine nuit on essaie de recommencer et voilà que l'on fait un petit brouillon.
Et au fur et à mesure, on s'essaye au dessin, au fur et à mesure, on prend le goût à ce dessin.
Au fur et à mesure, on a envie de dessiner, au fur et à mesure, on redoute même de regarder par la fenêtre et d'être dans la lune et un beau jour, on aboutit à une vie totalement vécue où chaque expérience est vécue avec toute votre présence, tous vos sentiments, tout votre imaginaire aussi, peu importe, on n'est pas parfait mais vous êtes totalement là et c'est ce que je vous propose de faire.
Arrêtez de faire des brouillons, arrêtez de faire des esquisses, arrêtez de dire bon je médite un petit peu, dix minutes par ci, trois minutes par là, je fais un peu de mantra mais pas trop parce qu'au cas où ce n'est pas un vrai mantra, je ne veux pas m'y enchaîner.
Je suis un peu végétarien mais il y a toujours trois ou quatre fois dans le mois où je dérape sur mon steak frite, ça me prend, je ne vous demande pas d'être des absolutistes et de dire et bien désormais, je ne vivrai que de riz complet, non, je te demande d'être totalement dans ton expérience, tu es végétarien aujourd'hui, ne dis pas je vais être végétarien pour quinze ans, pour vingt ans, juste à ma mort et même au fond du trou.
Arrête comme cela de préfabriquer, de penser à ton avenir, de préméditer ton avenir, aujourd'hui tu es, tu es vivant et tu peux être végétarien alors complètement déguste ton plat en t'acceptant comme tel et ne dis pas je suis végétarien, tu dis aujourd'hui je mange végétarien, aujourd'hui je mange un fruit, aujourd'hui je mange des légumes, aujourd'hui je bois du lait et ressens bien ce que cela veut dire, ce que cela fait, ne dis pas je suis végétarien car dans deux minutes tu voudras être autre chose, ce qui fait qu'en même temps tu te laisses une grande liberté, demain tu peux aller manger ton steak frite et il n'y a aucun problème à cela parce que dès demain qu'est-ce qui se passe, tu es face à ton steak frite, tu es face à tes frites et tu es totalement dans ton expérience, c'est totalement que tu manges le steak frite, totalement que tu manges les frites, expériment te ressens et si en étant totalement là, en ressentant complètement, tu ne t'aperçois pas, c'est trop salé ces frites, c'est plein d'huile, ce n'est pas bon, authentiquement cela n'a pas un bon goût et authentiquement je sens que ça charge mon estomac, que ça coince par ci, que ça coince par là-bas ou je n'ai pas envie de vivre avec tous ces blocages, à ce moment là c'est une richesse, c'est un enseignement, la frite existe et elle t'enseigne qu'elle n'est pas pour toi et tu étais à même de le ressentir et de recevoir le message et donc ce n'est pas parce que tu es végétarien que tu te jettes ensuite sur ton bol de riz, c'est parce que tu as plus plaisir au bol de riz, c'est parce que tu es plus heureux avec un bol de riz, c'est parce que tu sens que déjà la méditation entre rien qu'avec la légèreté qu'implique un bol de riz, tu n'es pas végétarien, tu es sage, tu n'es pas végétarien, tu es sensible et tu comprends la nature des choses et tu t'entoures de ce qui peut le mieux être ton allié, ce qui n'empêche que même en étant sensible, bien de temps en temps, tu peux manger un bol de frites, mon Dieu, tu peux manger un beefsteak, mon Dieu, à ce moment-là amuse-toi avec tes frères, pour qui c'est un amusement, sache de t'amuser avec les autres, sans dire je suis un mangeur de frites, sans dire je suis un végétarien mais de temps en temps je me prends mon cardeur, amuse-toi avec tes frères, comme lorsque tu es un parent, que tu as un enfant, tu t'amuses avec ton enfant comme l'enfant s'amuse, tu lui fais boum, baah, tes frères mangent des frites, mangent les frites avec eux, tes frères boivent un alcool, boit un alcool avec eux, tu n'es pas obligé mais si tu veux être avec eux, si tu veux t'amuser avec eux, si tu veux comme le parent sait faire l'enfant avec son enfant, et bien tu peux pratiquer ces choses, moins tu vas penser sur ce que tu dois être, sur ce qu'il faut faire, plus tu vas devenir présent, et plus tu seras une âme expérimentant la vie, tu ne seras pas un menteur, tu ne seras pas quelqu'un qui va d'abord se mentir à lui-même et ensuite mentir aux autres, je suis végétarien mais tous les samedis soirs puisque mes amis mangent des beefsteaks, et bien moi aussi je mange mon beefsteak, mais en fait pour toi c'est la bonne excuse pour manger ton beefsteak parce que tu continues à aimer la viande, est-ce que tu vois toutes les petites ruses que crée la personnalité pour finalement vivre dans un état de confusion lamentable, un état où il n'y a pas un moment de paix, ce n'est pas important de manger de la viande ou pas, de manger des beefsteaks ou pas, de boire de l'alcool ou pas, ce n'est pas important, cela a une influence et c'est vrai sur le corps, sur l'oscillation des cellules qui prête donc plus ou moins la méditation mais cela ne veut pas dire que c'est important, ce qui est important avant de préparer ton corps à la meilleure des méditations, c'est que tu prépares ton esprit à ne plus être attaché à ces pensées là, il faut que je sois végétarien et puis d'une manière malicieuse ensuite je mange quand même mon beefsteak en prétendant que c'est la faute aux autres, c'est là que commence ton moment de méditation, c'est à partir de ce mensonge, de l'évacuation de ce mensonge, comment peux tu méditer sur le bruit de ce mensonge ?
Et pour cause, dès que tu médites, qu'est-ce que tu vois apparaître ?
Des beefsteaks !
Voilà que tu as décidé de méditer, voilà que tu es sincère, voilà que tu te bombardes de mantra et de coups dans son soir et voilà que tu as une envie la plus démente de cette semaine ou de cette année, une envie absolue de beefsteak bien grillé et au travers de l'odeur de l'encens, tu sens déjà cette odeur de grillade qui arrive et qui te chatouille la narine, qui t'envahit même la bouche et qui te donne la salive.
Comment faire Seigneur ?
Comment lutter Seigneur ?
Pourquoi m'as-tu fait si faible ?
Bientôt tu vas me demander aussi pourquoi on a inventé le grillepain et les barbecues, ce n'est pas moi qui ai inventé tout ça, mais c'est bien que cela existe.
Mais ce qui fait que tu es harcelé par cette grillade en plein milieu de ta méditation, ce n'est pas parce que tu es attaché à la viande, ce n'est pas parce que tu es un mangeur de viande qui a un gros problème de choix, Dieu ou mon beefsteak, ce n'est pas cela le problème, c'est que tu te mens, tu aimes la viande mais tu aimerais encore mieux être végétarien parce que c'est plus propre, parce que c'est plus divin, parce que c'est plus spirituel, parce que tout le monde fait ça, mais tout le monde fait comme toi.
Tout le monde mange un bol de riz à midi pendant l'assemblée du groupe et tout le monde le soir va au restaurant pour manger un beefsteak et personne ne se le dit le lundi matin, parce qu'il vaut mieux penser que je suis un végétarien.
Bien sûr tu vas me dire mais alors cela nécessite d'avoir le courage d'assumer ces choix.
Si je veux manger un jour une griade alors que je suis considéré comme un grand méditant, comme quelqu'un d'assez bien orienté spirituellement, je vais donc devoir ensuite assumer la critique, assumer le doute, les gens vont peut-être douter que je sois un bon méditant, que je sois un bon spiritualiste, et bien qu'est-ce que cela peut faire ?
Qu'est-ce que cela peut te faire ?
Laisse-le douter, comme cela en plus du beefsteak pendant la méditation ils seront envahis par ton image.
C'est ce qui va se passer aimancablement.
Observez vos propres méditations et voyez bien que c'est ce qui arrive.
À la suite de ce que vous aimeriez manger ou du film que vous voudriez voir, il y a le visage de celui que en ce moment vous n'appréciez pas, qui vous a vexé, que vous ne comprenez pas ou qui vous revolte.
Cela devient votre problème.
Alors que celui qui aura pacifiquement et gentiment mangé sa griade sera en paix, le ventre plein, l'esprit heureux et il pourra méditer et ressentir la présence des anges.
Pendant que vous qui pensez que le végétarisme crée la pureté qui est en même de méditer, ainsi vous n'arrivez à aucun moment de relaxation.
Portez donc davantage votre attention et votre énergie, non pas dans les principes mais dans la destruction des principes.
Alors tu vas me dire, mais cela voudrait dire que d'un seul coup on n'a plus de référence, qu'on ne sait donc plus ce qu'est le bien, ce qu'est le mal.
Aïe aïe aïe.
Tu vois dans quel piège tu es.
Si ce n'est donc noir, c'est donc blanc.
Si ce n'est toi, c'est donc ton frère comme dit la fameuse fable.
Pourquoi ?
Pourquoi penser que si c'est le noir qui crée des inconvénients, il faut donc être tout de blanc vécu ?
Pourquoi penser de manière conflictuelle ?
Ne pense plus de la sorte.
J'ai essayé de te l'expliquer au cours de toutes ces années par maintes démonstrations.
Ne tombe plus dans ce piège de la dualité.
Commence cependant sans penser au bien et au mal, sans voir discerner le bien du mal, et bien change ta pensée.
Au lieu de dire le bien, le mal, ce qui fait de toi un pauvre diable saturé de riz mais rempli de griade dans la tête.
Au lieu de penser le bien, le mal, pense le vrai et le faux, le sommeil et l'éveil.
Je suis encore peut-être une jeune âme et j'ai plaisir au plaisir, j'ai plaisir à une griade.
Mais en même temps, ça ne m'empêche pas de vouloir évoluer.
Alors comment je vais vivre cela ?
Prends ton plaisir, mange ta griade, mais mange-la en ayant une conscience totale, sans être dans ce repère malsain qu'est la demi-conscience où l'on se trompe, où l'on cache son biftec.
Vis-le consciemment, totalement, pleinement et tu verras que tu as tout le loisir d'être une jeune âme, d'aimer les plaisirs et de t'y adonner, ainsi que toute la liberté et tout le loisir de savoir te développer aussi et que cela n'est pas forcément contradictoire.
Tu n'as pas besoin de te flageller, tu n'as pas besoin de te martyriser, de toute façon tu ne le feras pas.
Tu iras manger ta griade, quitte à te donner des coups de fouet après, mais de toute façon tu vas la manger ta griade.
Alors, arrête ce cirque, arrête ce cercle monsieur, arrête ce mensonge, sache assumer ta jeunesse.
Regarde les jeunes personnes, elles vont à l'école, elles étudient et puis le soir, elles donnent libre cours à leur jeunesse, elles s'amusent en groupe ou bien à la fin de la semaine, elles se réunissent pour faire des choses folles.
Mais le lundi matin, on retourne à l'école et bien administre de la même manière ta vie.
Tu es un adulte et tu ne te permets plus ces choses, tu ne veux que des choses très sérieuses, très équilibrées, très spirituelles, très scientifiques et c'est là que tu te mens parce que tu n'en es peut-être pas à ce moment précis d'être aussi adulte.
Tu as encore une part de jeunesse alors, fais comme quand tu étais jeune, ma part de travail quand je décide de méditer, ma part de travail quand je suis au travail pour travailler et puis des moments où je suis totalement la jeunesse, totalement le plaisir d'exister, totalement le plaisir d'être en relation avec l'essence, avec des grillades, avec le sexe, avec la peinture, avec l'exécution artistique, peu importe.
Accorde-toi ce loisir, personne ne veut te le retirer, tu penses que les maîtres veulent te le retirer, tu penses que les maîtres veulent t'en faire reproche, tu penses que les maîtres pensent que c'est mauvais, que ça te retarde, tu vois.
Encore l'élaboration de principe, c'est toi qui te retardes en étant ce faux personnage enfreunier, frustré qui en plus de se priver de grillade va devenir intolérant et donner des gifles à Bertrand.
Vois-tu le cercle vicieux ?
J'espère que je te le décris suffisamment en profondeur pour que tu t'aperçoives de ce qu'est la vie, des engrenages et que tu puisses à la suite mieux gérer ta vie.
Alors tout de suite, accepte ta jeunesse.
Comme les maîtres eux-mêmes acceptent ta jeunesse, ils ne t'ont jamais demandé de devenir un porteur de chapeau très sérieux.
De temps en temps, lance ce chapeau et tire un coup de fusil dedans.
Sache le faire, donne-toi ce temps et à la suite avec cette grande joie développée tu verras que tu serviras encore mieux le Seigneur, mieux que si tu n'avais mangé que du riz complet.
Maintenant, on pourrait se demander, est-ce que les maîtres sont adultes ?
Tout à fait adultes, rien qu'adultes.
Ah, ce serait un bon thème à méditer.
Mais là bien sûr, tu t'aperçois que tu ne vas pas savoir répondre, je ne sais pas qui est un maître, ce qu'est un maître.
Alors, je vais te donner quelques idées.
Non seulement pour moi, un maître n'est pas du tout adulte, mais en plus il n'est pas du tout sérieux.
Ce n'est pas parce que je voudrais abonder dans le sens de mon discours que je prétends ces choses et que je prétends une certaine vérité pour pouvoir appuyer ma thèse.
Non, un maître n'est pas sérieux du tout.
Un maître n'est pas adulte du tout.
Ce qui ne veut pas dire que, au contraire, il est enfant et insouciant.
Ça, c'est toi qui le penses en tombant dans les pièges du bien, du mal, du noir, du blanc.
Un maître est la vie, est le mouvement, l'expression.
Il est aussi une série de mouvements pour répondre à vos nécessités.
Et s'il voit en face de lui un enfant qui a besoin de s'amuser parce que le voilà un peu trop triste, et bien le maître va devenir un enfant.
Il va s'amuser comme lui, sans plus un seul coup se soucier si la planète tourne, si le soleil radie sa lumière, si la hiérarchie est bien en place, et s'il est vraiment lui-même un maître.
Il rentre totalement dans l'identité de l'enfant et comme lui, et il s'amuse avec un amour total.
Et étrangement, au moment où cela a lieu, non seulement l'enfant s'amuse et retrouve sa joie, mais cela réveille l'homme qui est en lui.
Et d'un seul coup, en quelques secondes, il n'est plus la conscience d'un enfant, il est un homme total.
Bien sûr, cela disparaît.
Son état natural d'enfant revient, mais il a fait son expérience.
Quand tu donnes à l'autre ce dont il a besoin, tu réveilles en lui le meilleur et le plus élevé.
Ne rappelle pas bien de cette chose.
Donc voilà que je ne propose pas de détruire toute référence au bien et au mal quand je te propose de détruire tes principes.
Je te demande simplement d'être honnête avec toi-même et que cela, ce soit ton premier principe.
Aujourd'hui, je suis totalement fou.
Aujourd'hui, j'ai envie de chanter.
Je mangerai de la viande.
Aujourd'hui, j'ai envie de danser et j'irai au bal ce soir.
Sois totalement et honnêtement cela.
Bien sûr, ce que je te dis, ce n'est pas une permission pour délirer sans arrêt et inconsciemment et uniquement de manière astrale.
Au moment où tu délires, au moment où tu as ton plaisir, au moment où tu fais ta folie, sois totalement conscient.
C'est ce qui te permet de gérer ta folie.
C'est ce qui te permet de par exemple délirer pendant trois jours et le quatrième de te consacrer uniquement à la méditation, comme s'il n'y avait eu que le calme les trois jours précédents.
Étrange, possible si tu fais tes trois jours de fait d'une manière totalement consciente.
Alors que si tu n'es pas vraiment conscient et que tu prends plaisir rien qu'avec ton corps astral, le quatrième jour tu ne pourras pas aller au travail.
Le quatrième jour tu ne pourras pas méditer, même pas dix secondes.
Tu en voudras encore plus et encore plus et encore plus et tu iras même jusqu'à partir de ton travail pour pouvoir t'amuser tous les jours et tu tomberas dans la misère.
Ce genre de plaisir vécu dans le monde astral amène à la misère parce qu'à la pauvreté, parce que cela amène à la dépendance.
A la dépendance pourquoi ?
Parce qu'on n'est pas totalement conscient.
Si on n'est pas totalement conscient, on n'éprouve pas vraiment.
Donc on ne s'affranchit pas de la chose si elle est une chose dont on devrait se débarrasser mais surtout l'inconvénient.
C'est qu'à l'endroit où l'on vit cette chose, c'est à dire sur le plan astral, il y a une multitude d'entités qui se disent la bonne affaire.
Il y a là un compteur à moitié endormi.
On va se glisser dans son caleçon et on va faire la foire à travers lui.
C'est ce qui se passe.
Alors le quatrième jour, même si tu sais objectivement que tu dois aller travailler parce qu'il faut gagner ta vie, parce que c'est quand même plus sympathique d'avoir un peu d'argent devant soi, bien tu n'y arrives pas.
Il y a comme un démon en toi, il y a comme une hystérie en toi, il y a comme une envie trop forte à laquelle tu ne peux pas résister qui n'a rien à voir avec une crise existentielle ou bien la part de plaisir que toi tu recherches dans la vie, c'est parce qu'entre temps et bien oui tu étais inconscient, alors hop, une entité à profiter de ton sommeil pour vivre les choses à ta place, mais à travers toi et à ton insu.
Ce qui fait qu'il t'en faut de plus en plus.
Tu ne contrôles pas du tout la situation et tu t'abîmes dans la misère chaque fois.
Et lorsqu'il s'agit de choses de plus en plus physiques, alors tu peux t'abîmer dans la maladie et aucun médecin n'arrivera à te guérir, non ?
Aucun médicament n'y fera, le diagnostic sera même difficile, pourquoi ?
Parce que tu n'es pas malade à cause du corps, mais à cause d'une entité qui s'est logée dans un certain organe et qui là prend toute la vitalité qu'il peut prendre à l'intérieur de ta vie.
Donc comment classer cette maladie impossible ?
Il faut te faire nettoyer, il faut que tu en sois d'abord conscient parce que quelquefois en être simplement conscient cela permet d'envoyer le rayon mental à l'intérieur de ce corps astral et de faire le nettoyage et l'entité s'en va.
Elle ramasse son baluchon et elle se dit, maintenant le penseur s'est réveillé alors finis les vacances, il faut que je cherche un autre endormi.
Quelquefois il n'est pas suffisant.
On ne peut pas simplement compter sur la pénétration du rayon du mental.
Alors il faut utiliser certains artifices comme l'encensement ou comme c'est vrai, un nettoyage de l'aura administré soit par des gens qui s'y connaissent, soit parce qu'effectivement en utilisant ta volonté pendant plusieurs jours tu ne pratiques plus rien de ce qui intéresse cette entité qui s'est glissée en toi.
Alors n'ayant pas l'énergie dont elle a besoin elle finit par te quitter.
Mais bien sûr c'est difficile, c'est très difficile.
Voilà que tu es par exemple, et pour ne parler que d'une chose élémentaire et bien simple, tu es envahi par l'idée et par l'envie d'aller au bal et de t'éclater à ce bal comme tu dis toi même.
Mais voilà que tu as compris qu'une certaine entité s'est glissée en toi et te mène à une certaine dérive et tu refuses.
Alors tu dois résister le soir à 18h, tu dois résister pour ne pas aller à ce bal et tu dois avoir la force.
Et si tu persistes pendant plusieurs soirées, bien l'entité te quitte aussi naturellement qu'elle est venue.
D'où l'importance, je le répète, d'être conscient.
Fais attention, quand tu manges une pomme, est-ce vraiment moi qui mange une pomme ou est-ce qu'il n'y a pas un petit malin à côté qui pour moitié croque dans cette pomme, me vole mon propre plaisir et m'enchaîne à cette pomme ?
Pose-toi la question.
Je trouverais bien un moyen de te stimuler à être conscient, que ce soit en te faisant un peu peur, que ce soit en t'inspirant par de belles poésies.
Je trouverais un moyen d'ancrer cela dans ta tête, c'est mon but.
Et si ta tête ne suffit pas, j'ajouterais mon pied dans tes fesses.
Des fois, ça marche un peu mieux.
Des fois, ça les réveille un petit peu plus fort.
Se réveiller, c'est la chose la plus difficile.
Car bien sûr, pour se rappeler d'être conscient, il faut être éveillé.
C'est là où tu avoues toi-même que quelquefois, même si tu veux être spirituel, même si tu veux être éveillé, un seul coup, le sommeil te reprend presque à ton insu.
N'aie pas peur, ce n'est pas si grave.
Du moins, ce n'est plus aussi grave puisque tu en as pris conscience.
Fais tes méditations, fais tes relaxations, fréquente quelques amis qui stimulent ton orientation spirituelle, qui donc seront là même par l'effet de groupe de dynamiser un peu plus ta qualité de présence, dont tu te souviendras un peu plus d'être présent, même quand tu seras tout seul.
Gentiment, doucement, oriente-toi vers tout cela sans panique, mais surtout sans principe.
Car si tu es venu avec des principes, nous serions obligés de détruire tes principes au lieu de t'apprendre à partager le pain avec nous, la joie avec nous, la vie avec nous.
Vois tout le temps que je viens d'utiliser pour te parler.
Tout le temps que je viens de prendre pour t'expliquer certaines pensées, certains phénomènes, certains mécanismes qui sont en toi et que tu ne vois même pas lorsqu'ils ont lieu en toi.
Et vois tout le temps que j'aurais pu passer à partager avec toi une marche dans les bois et à répandre mon énergie sur toi.
Et pas forcément parce que j'aurais été physique ou incarnée par mon canal qui me prête sa voix, mais simplement parce que dès que tu penses à moi ou disons à nous, à l'âme, aux frères aînés, à la divinité et que tu y penses sans principe préétabli, dès que tu penses à nous de la sorte, nous sommes avec toi et tu n'as plus besoin de venir dans ces réunions.
Je suis avec toi dehors de l'autre côté.
Tu es avec moi dehors de l'autre côté.
Peu importe si tu es instruit ou pas instruit, on fera le chemin ensemble.
Non pas parce que je te tiendrai la main, ce n'est pas forcément moi d'ailleurs que tu rencontreras.
Je dis moi mais c'est au nom de tous les autres.
Ensemble, nous vivrons les parts d'expérience.
Moi je t'apporterai mon peu d'expérience.
Toi tu m'apporteras ton peu d'expérience.
Et si j'arrive à mieux te comprendre, j'arrive à mieux te donner.
Car l'homme change.
A chaque génération il est différent.
Nous devons apprendre à le comprendre pour devenir de meilleurs instructeurs.
Vous pensez que nous savons tout, n'est-ce pas ?
Vous pensez que nous n'avons qu'à venir comme cela et paf paf paf en deux secondes.
Tout est décidé, tout est dit, tout est compris, tout est analysé, tout est restitué.
Non.
Je dois apprendre à vous découvrir.
Et dans ce sens, c'est vous qui m'apprenez à vous instruire.
Ce n'est pas seulement moi qui vous donne une instruction.
En me montrant ce dont vous avez besoin, vous m'apprenez à vous servir.
Et en vous servant, je sers le Dieu qui est en vous.
Celui la seule est mon but et j'espère qu'il deviendra le vôtre.
Je vous parlerai encore pendant des heures mais j'ai conscience que je dois vous laisser aller.
Cependant, je voudrais vous m'accorder encore quelques instants pour revenir sur cet impératif qu'est le passage à la méditation, le réveil du mental qui permet l'individualisation, qui permet que donc, puisque je pense plus par moi-même, j'ai des pensées authentiques et non plus des principes, je me mens moins, je mens moins aux autres.
Puisque je ne me mens pas, je ne suis pas en colère, je suis plus tolérant avec les autres.
Je les accepte, puisque je les accepte tels qu'ils sont totalement, je peux avec une grande attitude d'amour leur faire certaines remarques, car ce ne sont pas des remarques, ce sont des informations pour lui donner plus de liberté.
Et ainsi, en commençant quelque chose de tout simple, je suis présent, je pense, je m'y force par moi-même, j'aboutis à une cascade d'autres comportements, d'autres qualités qu'il m'est impossible de construire si je m'y prends autrement.
Je vais te donner un exemple.
Imaginons que par exemple, tu veux y remplir un baquet d'eau.
Il y a une fontaine, quelques mètres plus loin, il y a ton baquet et tu dois le remplir d'eau.
Comme tu es dispersé, pas du tout attentif, donc manquablement, tu vas manquer d'intelligence et d'esprit à propos.
Tu veux absolument, parce que t'as l'état folie, t'as des raisons, remplir le baquet avec un dés à coudre.
Et tu t'aperçois qu'il faut beaucoup de temps, mais tu te dis mais c'est un dés à coudre, c'est celui-là qu'il faut.
C'est celui-là même que Dieu a donné à Moïse, ou que Dieu a donné à Jésus, ou à Bouddha, ou je ne sais trop quel principe tu vas t'inventer.
Et péniblement, alors que tu vieilles, alors qu'il fait froid, alors qu'entre temps ton baquet a vieilli et qu'il commence à perdre l'eau, l'eau que péniblement tu essaies de stocker dans ce récipient, tu t'aperçois que tu n'avances pas.
Tu regardes un peu autour de toi et il y en a un dont la folie n'est peut-être pas meilleure, mais peut-être moins importante.
Celui-là se dit, ma foi, je suis plus créatif que cet imbécile qui se sert d'un dés à coudre parce que c'est soi-disant Moïse qui l'a lui envoyé.
Alors moi je vais inventer quelque chose.
Je vais aller chercher des feuilles de bananier.
Ah oui, mais où ça pousse les bananes ?
Ah, il faut que j'aille en Afrique.
Alors d'abord, avant de remplir mon baquet, il faut que je bâtisse un bateau.
Et voilà qu'il perd du temps à bâtir un bateau, à aller sur la mer, à aller en Afrique, à faire du commerce avec les tribus pour avoir des feuilles de bananier, revenir avec les feuilles de bananier en espérant que le bateau n'ait pas brûlé avec toutes ces feuilles et entre-temps ce qu'il aurait demandé de retourner en Afrique.
Mais admettons que finalement, un beau jour, il arrive avec ses feuilles de banane et qu'il décide de transporter toute cette eau grâce aux feuilles de banane.
C'est déjà plus grand une feuille de banane, mais combien de temps il aura perdu avec tous ces voyages ?
Et pourquoi est-ce qu'il a fait ces voyages ?
On n'en sait rien.
Il a décidé que c'était la volonté de Dieu, que c'était comme cela, que cela devait se passer.
On ne peut pas discuter avec des gens qui ont des principes.
On ne raisonne pas la folie.
Et puis, on voit là un autre qui est aussi déraisonnable mais avec moins d'importance.
Alors là, celui-là se dit, il y a le fou du dés à coudre, il y a le fou des feuilles de bananier.
Moi, je suis plus intelligent, j'ai la vérité et je vais essayer de faire une digue entre la fontaine et mon baquet.
Comment je fais une digue ?
Et c'est là qu'il essaie de se rassembler avec d'autres individus qui ont la même idée.
Et ils se disent, moi, on peut faire une digue en plâtre, on peut faire une digue en allant couper des troncs d'arbres et en les évident, en les mettant les seins derrière les autres, on peut faire une chaîne humaine si on ne veut pas construire quelque chose.
Chacun avec son chapeau, se passe vite le chapeau et ainsi ça va beaucoup plus vite que les feuilles de bananier.
Chacun discute et chacun voit qu'il y a une multitude de solutions et ils se disent, bon, toi, tu essaies le tronc d'arbres évidé, moi j'essaye la digue en plâtre et toi, tu essaies la chaîne humaine avec le chapeau qui circule.
Et voilà que ce sont des expérimentateurs.
Les autres sont obstinés, entêtés, tandis que vient un moment où le disciple est un peu plus expérimentateur.
Il s'aperçoit qu'il y a plusieurs méthodes, il ne connaît pas la meilleure et il essaye et il se concerte entre eux pour ensuite conclure quelle est la meilleure méthode.
Et puis il y en a un autre qui observe tout cela.
Le diacoudre, les feuilles de bananier, les expérimentateurs, il se dit, mais il doit y avoir une autre solution, ce n'est pas possible.
Ce n'est pas possible que la vie soit cela, transporter cette eau, inventer toutes ces constructions, vivre d'après tous ces principes.
Je ne sais pas et cela me fait mal parce que je ne sais pas.
Pendant ce temps, les autres sont très heureux.
Et oui, les profanes sont très heureux, les expérimentateurs sont très heureux, les disciples débutants sont très heureux parce qu'ils ont l'impression de faire quelque chose et d'aller dans le bon sens et d'avoir raison.
Puisque le véritable disciple est profondément malheureux parce qu'il sait qu'il y a forcément une autre solution mais il ne sait pas laquelle.
Et il s'en veut parce qu'il se dit peut-être c'est moi qui suis fou, peut-être c'est moi le véritable paresseux.
Il est dans un conflit terrible.
Et pendant tout ce temps, son baquet reste vide et il le regarde.
Les oiseaux viennent lui faire leur nid au printemps, il leur prête la place.
La pluie vient s'y stocker en automne et lui laisse la place.
Mais la pluie s'évapore avec les premières chaleurs et le baquet redevient vide.
Et il médite.
Il se dit, puisque je ne trouve pas la solution, je n'ai plus qu'à mourir.
Ce n'est pas forcément parce que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est parce que peut-être dans la mort, je trouverai une vie meilleure ou plus grande.
Alors le voilà qu'il s'étale dans le baquet qui devient ainsi un cercueil.
Il met à mort à l'intérieur de ce cercueil tous les principes qui animent les autres, toutes les expériences dont il a tant entendu parler et qu'il était sur le point de pratiquer n'en pouvant plus de son ignorance.
Et au moment où il se défait de tout cela, au moment où il meurt à toutes les pensées, qu'il pensait avec les autres sans oser les pratiquer car il intuitionnait que ce n'était pas la solution juste, au moment où il vide totalement son être de tous ses aspects inférieurs, le voilà que de seul coup il saute de son baquet.
Il crie « Eureka !
J'ai trouvé !
Pour remplir son baquet, il suffit d'avoir des jambes !
» Et là tout le monde se retourne et se dit « Mais qu'est-ce qu'il est en train de dire ?
» « Bien sûr, je le sais qu'il faut des jambes, il faut des jambes pour courir, il faut des jambes pour marcher.
Je ne vois pas le rapport avec l'eau, avec le baquet.
» Et voilà que tout le monde s'interroge et se met à le regarder.
La deuxième étape, dit-il, pour remplir son baquet, pour trouver la vérité, en plus d'avoir des jambes, c'est d'avoir de la force.
« Et bien sûr tout le monde sait ça, disent les autres.
Il faut être persistent, il faut être déterminé, il faut travailler toute sa vie.
» Non, ce n'est pas cela dont je te parle.
Ce n'est pas cette force que tu imagines.
Il faut de la force pour soulever le baquet et non pas pour, sans arrêt, supporter d'aller de la fontaine au baquet, de la fontaine au baquet, de la fontaine au baquet.
Alors les autres ne comprennent plus de la force pour soulever le baquet.
Mais pourquoi faire ?
« Eh bien regarde, dit-il, je prends mon baquet, je soulève mon baquet, j'emporte mon baquet et je le jette dans la fontaine.
» « Quoi, disent les autres, jeter le baquet dans la fontaine ?
Mais oui, tu ne comprends pas.
Il ne s'agit pas de remplir simplement un baquet, mais il s'agit de ramener un baquet dans la fontaine pour que le baquet soit sans arrêt inondé par la fontaine.
Qu'il y ait des saisons de pluie, des saisons de gel, des saisons chaudes, tout s'évapore, sans arrêt la fontaine remplira le baquet d'eau.
» Et les autres ne comprennent pas ou pas forcément.
Les expérimentateurs se disent « ma foi, son idée n'est peut-être pas si mauvaise, mais je ne sais pas comment il a réussi à soulever ce baquet.
Il va falloir que l'on trouve d'autres combines pour soulever le baquet.
» Et voilà que d'une expérience qui consistait à voyager ou à construire une guide entre la fontaine et le baquet, maintenant ils s'interrogent à propos d'un système pour pouvoir soulever le baquet, mais ils en restent toujours à l'expérimentation.
Au lieu d'apprendre à mourir, mourir à tous les principes, mourir à toutes les petites combines qui élaborent l'intellect, la pensée concrète, mourir à tous les sous-entendus, tous les mensonges que l'on entretient, afin de s'apercevoir que le baquet n'a aucun poids, puisqu'en fait il n'a que le poids de nos principes et qu'on peut facilement le plonger dans la fontaine où il sera sans arrêt rempli.
Tandis que celui qui persiste avec son dés à coudre ne comprend absolument rien.
Non seulement il pense que mettre un baquet dans une fontaine c'est de la folie, mais qu'en plus c'est une offense à la fontaine qui est Dieu, parce qu'il ne sait pas, il ne sait pas cette chose fondamentale que vous, vous savez, que fondamentalement vous êtes Dieu.
Celui qui utilise le dés à coudre croit qu'il est le baquet et qu'il sera initié par Dieu, qu'il deviendra lumineux le Fils de Dieu, mais qu'éternellement il y aura la fontaine Dieu et lui le baquet illuminé.
Tandis que le disciple sait que le baquet et la fontaine n'en font qu'un, tu sais que tu es Dieu.
Maintenant, trouve la force de défaire tes principes, de mourir et de soulever ton baquet et de l'amener dans la fontaine, c'est-à-dire ton esprit dans le nôtre.
Ne pense pas que je raconte des petites histoires pour faire des raccourcis.
Le baquet c'est ton esprit, la fontaine c'est un autre plan, ton esprit dans le nôtre.
Je te salue, à bientôt.
(Date de la conférence : 24 10 1992)