
Dans l'enseignement que vous avez été communiqué jusqu'à maintenant, il est souvent question de méditation, de prières, d'invocation, etc. Comment, dans les circonstances actuelles, compte tenu de l'éveil spirituel très lent de l'Humanité, utiliser des techniques pour mieux participer à l'action des entités qui œuvrent sans relâche sur les plans invisibles aux humains ?
Fabriquer une colonne de Lumière
Laissez-moi encore quelques secondes pour fabriquer autour de nous une colonne de Lumière et vous pouvez m'aider et y participer.
Il suffit de vous polariser mentalement en vous relaxant, en le voulant, en l'espérant et comme par l'imaginaire et l'effet de l'imaginaire, construisez un grand cercle de Lumière tout autour de nous. Et ceci, pas simplement pour notre protection, mais pour l'intensification de nos énergies, celles qui vont monter du haut en bas et du bas en haut. De cette manière, si les énergies et si les courants d'énergie sont intensifiés, il y aura un plus grand enrichissement pour vous.
Ce qui ne veut pas dire que je vous promets que des énergies vont se faire ressentir et transformer votre vie. Nous pouvons simplement espérer que les différents courants vibratoires, qui de toute manière, naturellement, descendent du Ciel et viennent sur la Terre, puis montent de la Terre par l'être humain et montent jusqu'au Ciel, nous espérons que ces courants restent intactes, que ceux qui ne sont pas encore suffisamment purs soient purifiés et ainsi la rencontre peut se faire d'une manière agréable.
Il est important, en fait, de prendre soin, de la sorte, non seulement des endroits où l'on vit, mais aussi de ce que l'on mange, mais aussi des pensées que l'on pense et des mots que l'on prononce. Si l'on passait un petit peu plus de temps, non pas à consacrer les choses, mais à les rendre conscientes, car consacrer les choses et les rendre conscientes c'est exactement la même technique et cela produit le même effet. Eh bien l'on verrait très vite que non seulement les énergies de la Terre seraient moins polluées, seraient moins parasitées, mais que les différentes tensions nerveuses éprouvées par les êtres humains seraient facilement dissipées.
Car il y a toujours des courants de tensions, et notamment de tensions nerveuses, de tensions psychologiques qui voyagent d'un être humain à un autre, mais pas simplement sur la planète, mais aussi d'une Hiérarchie de vie à une autre.
Par exemple - et ensuite je viendrai à la question qui m'a été posée car elle est très intéressante, mais avant laissez-moi terminer cette parenthèse - par exemple, le monde de la peur qu'éprouve le règne animal, la peur du fait qu'il existe chaque fois un prédateur, la peur du fait qu'il existe chaque fois des saisons très froides qui engendrent une certaine misère et qui va donc créer la mort, que ce soit dans la tribu ou que ce soit dans la horde. À ce moment-là, la vibration de la peur qui se répand va pouvoir aller même toucher le règne humain dans la mesure où un certain nombre des êtres humains vivent dans la même peur.
Je sais qu'il est difficile d'admettre pour un être humain, pour un homme qui est d'autant plus conscient et fier de son niveau humain, de sa situation humaine. Je sais qu'il est difficile d'admettre que du fait de ses peurs et de leurs vibrations, il se retrouve à ce moment-là semblable à l'animal. Je sais que c'est difficile d'admettre, mais si vous me laissez l'expliquer, vous allez très vite comprendre pourquoi. De cette manière, j'espère non pas vous empêcher d'avoir désormais le courage, la franchise et l'honnêteté. Mais essayons, petit à petit, pas à pas, de comprendre la peur de l'homme et en la faisant comprendre, ainsi la Lumière mentale arrive pour qu'il puisse se maîtriser.
La peur de l'homme
Qu'est-ce que la peur ?
Chaque fois que je suis en face d'un événement, d'une situation, d'un choix, d'une pensée, chaque fois que je suis face à un mystère, de quelque nature donc qu'il soit, je veux forcément faire ce qu'il y a de mieux. Je veux forcément trouver la vérité. Je veux forcément gagner. Je ne peux pas tolérer qu'il y ait une erreur. Je ne peux pas tolérer qu'il y ait un échec. Je ne peux pas tolérer souffrir à propos de cette erreur, de cet échec.
Et étant donné que je connais très bien le monde de la souffrance, puisque j'y suis né, puisque c'est quelque chose qui m'accompagne tous les jours, l'erreur, l'échec ne sont plus simplement une simple erreur ou un simple échec. Cela devient un événement dramatique, puisqu'à la suite je vais en souffrir. Ce qui fait qu'à cette erreur, je ne peux pas la tolérer. Elle porte la souffrance. La souffrance est ce que je déteste le plus. Comme un chien qui n'aime pas être battu, comme un chien qui n'aime pas qu'on le laisse dormir dehors les jours d'orage.
À partir du moment où je comprends que le phénomène même de la souffrance n'est sans doute pas de la même nature que celle que j'imagine, alors l'échec, l'erreur ne me font plus peur. Cela devient au contraire une occasion d'enrichissement.
Si j'enlève le drame de la souffrance qui se trouve à l'intérieur, je deviens un être libre. Pas forcément plus intelligent, c'est certain. Je n'ai pas forcément savoir faire de meilleurs choix. Je ne vais pas forcément même gagner. Mais au moment où je vais choisir de croire ou de ne pas croire, de faire ou de ne pas faire, d'aller ou de ne pas aller, ce sera en tant que homme totalement et surtout un homme libre.
Ce qui fait que quel que soit l'issue de ce que j'accomplis ou pense, je vais m'enrichir d'une expérience. Si c'est bien, je le constate tout de suite et je m'en enrichis. Si c'est mal, je réfléchis, je comprends, et je sais désormais alors ce qu'il faut faire pour ne plus faire cette erreur. Mais quel que soit le côté pile ou face de la situation, de toute manière, mon intelligence se construit.
Si donc au fur et à mesure des événements, il se trouve que je ne m'enrichis pas, que mon mental ne s'éveille pas, que ma grandeur humaine n'arrive pas à se développer, c'est que je ne suis pas totalement ni conscient, ni investi dans l'expérience, dans mes pensées, dans mes choix. Et ce qui me retient de faire cette expérience, j'aurais beau chercher partout, j'aurais beau aller visiter tous les psychiatres, j'aurais beau aller visiter tous les grands phénomènes de la planète, tout le monde me ramènera toujours à ce point unique qu'est la peur.
Si je n'ai pas peur, non seulement je vais dans l'expérience, mais en plus je l'assume et surtout j'en tire un bénéfice.
Si j'ai peur de l'expérience, si j'ai peur de l'échec durant l'expérience, durant le choix, durant une pensée, non seulement je ne vais pas complètement dans l'expérience, donc je ne peux même pas m'apercevoir même fondamentalement par exemple de mon échec, ce qui fait que même un échec peut à ce moment-là me paraître être une victoire, ma vision est complètement troublée. Seulement mes amis, les observateurs verront que je suis en état d'échec, pas moi.
Mais la chose la plus malheureuse dans cette histoire, c'est que du moment que je ne suis pas conscient, ni consentant totalement et que je suis rempli de peur dans cette expérience, alors automatiquement je vais manquer des moyens même de l'analyse.
Je ne vais pas être un esprit objectif et mon corps va se remplir de désir. Car au fur et à mesure que je me développe dans le discernement, je me rends compte, si je suis un disciple éclairé, subtil, intuitif, qu'automatiquement mes peurs sont liées à mes désirs ! Et que je ne peux pas donc approcher une situation avec une certaine peur, grande ou petite, sans qu'immanquablement je ranime et je rehausse mon corps de désir en même temps, parce que c'est exactement la même chose.
C'est un peu comme lorsque je tire un rideau dans une pièce, que je sépare une pièce en deux grâce à ce rideau, eh bien la pièce va être totalement séparée en deux. Il ne va pas y avoir juste une partie qui est séparée, comme si on avait ajouté quelque chose, non ! Il y aura par exemple si la pièce était rectangulaire, un carré d'un côté, un carré de l'autre. On n'aura rien ajouté, rien enlevé, mais il y aura effectivement un carré d'un côté, un carré de l'autre. Et lorsque je vais rentrer dans ce vaste triangle, je vais me retrouver en fait entre deux carrés.
La peur c'est ce même rideau qui ne fait que séparer, ce qui apparemment est séparable mais qui ne l'est pas. La peur / le désir, la peur / le désir.
Alors une pièce par exemple, un certain carré va rester éclairé parce qu'il y a une fenêtre, l'autre carré va rester dans l'obscurité parce qu'il n'y a pas de fenêtre. Le carré le plus obscur sera la peur fondamentale, le carré le plus éclairé recevant un peu de lumière sera la part du désir. Et je vais aller comme cela, moi qui suis fondamentalement le rectangle, composé donc de ces deux carrés, je vais aller d'un carré à l'autre, d'une pièce à l'autre.
Alors que si je comprends que ce qui me fait passer du côté obscur au côté éclairé du monde du désir, c'est uniquement ce rideau que j'ai mis. À ce moment-là, je découvre tout simplement que je vis dans un rectangle et la lumière qui entrait par la seule fenêtre qui permettait d'éclairer un peu la zone du monde du désir, la lumière peut alors complètement entrer jusqu'au fond du rectangle, et qu'est-ce qui se passe ? Il n'y a plus de coin obscur, c'est un rectangle qui est totalement éclairé.
Bien sûr cela reste encore une pièce animée du monde du désir, des aspirations, de l'exaltation, mais du moment que la pièce est toute entière éclairée, alors ce désir, cette exaltation, cette aspiration est bonne.
Dans le cas contraire, il ne peut qu'y avoir des gros problèmes.
Admettons que j'aurai une instance aspiration à ceci ou à cela, que ce soit dans le domaine artistique, dans le domaine religieux, dans le domaine spirituel. À partir du moment où je maintiens encore mon carré obscur, mon exaltation, à un moment donné, pourrait toujours tomber et je me recouvrirai de peur, la peur des ténèbres, la peur d'échouer, la peur de mes limites et j'essaierai de les cacher pour qu'on ne les voit pas trop. Donc il est important qu'au fur et à mesure que l'on souhaite devenir libre ou que l'on souhaite tout simplement devenir heureux, il est important d'apprendre à retirer ce rideau.
Alors comment nous allons identifier ce rideau ?
Sans vous promener trop longtemps dans des choses intellectuelles, essayons quand même d'aller ressentir et de pouvoir penser ce qu'est ce rideau.
Qu'est ce que c'est qui crée cette séparation en moi qui fait que d'un seul coup mon corps du désir, qui pourrait être donc un objet et un véhicule extraordinairement utile, devient un endroit où je me loge dans la peur, dans la superstition, dans les haines même, dans les véhémences, dans l'agressivité ?
Allez ! Essayons de réfléchir ensemble. N'attendez pas que sans cesse je vous donne la réponse. Nous sommes ici pour réfléchir en commun et ensemble. Même si vous allez me prétendre que vous ne pouvez pas connaître la réponse parce que vous n'avez pas étudié, eh bien je vous mets au défi de me prouver le contraire !
Essayez de l'attraper ! Comme quand vous étiez petit et que vous alliez au manège et qu'il s'agissait d'attraper le pompon, eh bien, là aussi c'est pareil. On essaye d'attraper. Pas simplement ma pensée, pas comme si vous alliez capturer ma voix. Il s'agit au contraire d'aller attraper dans le fin fond de votre cœur, à l'endroit qui en vous est le plus éclairé et où forcément il y aura une intuition, une petite chandelle qui va vous dire : “c'est ceci, c'est cela.”
Allez mets-toi à cette écoute !
Rentre gentiment dans le calme.
N'essaye rien d'attraper avec ardeur. Au contraire, fais comme si tu te trouvais sur l'océan en train de faire la planche, comme tu dis si souvent, et laisse venir...
Laisse venir...
Calmement...
N'essaie pas de savoir si tu as tort ou raison, n'aie pas peur éventuellement d'avoir tort.
Tu vois ? De nouveau tu ramènes la peur ! Tu as vu là ?
Tu as vu ? De nouveau tu essaies de faire l'exercice et tu as peur d'avoir reçu faux. Tu as peur de te tromper.
Mais je m'en moque si tu te trompes et tu dois pouvoir t'en moquer tout autant !
C'est ta force d'essayer, c'est ta force d'essayer que tu obtiendras les petits éclats comme cela, de la Lumière, de l'intuition. Ce n'est pas en me regardant avec des yeux grands ou verts. Ce n'est pas en m'écoutant avec des grands oreilles bien lustrées !
Allez, essaie, recommence !
Dans ton esprit, tu fais la planche sur l'eau...
Tu n'attends rien.
Ne te poses même pas la question que j'ai envoyée, car tu l'as forcément entendue.
Laisse simplement venir...
Et si tu ne reçois rien, eh bien ce n'est pas grave !
Mais lorsque tu te trouves chez toi, choisis comme cela des événements simples, des questions simples. Mais ne va pas demander au bon Dieu pourquoi le Soleil nous apparaît blanc, pourquoi est-ce qu'il nous apparaît rouge le soir. Ne va pas demander non plus quel est le nom cabalistique de Mickael. Ne va pas demander des choses si compliquées. Commence avec des interrogations simples.
Comme quand tu apprends à taper à la machine, comme quand tu apprends l'alphabet pour la première fois, comme quand tu essaies de devenir médecin pour le premier jour : du simple !
Pourquoi ce simple ?
Pour expliquer cela, il faut que je t'explique tout d'abord que la relation que tout disciple peut avoir avec un guide, avec un groupe, ou avec l'Intelligence Cosmique, ou avec sa propre âme... Mon Dieu, peu importe, appelle cela comme tu veux !
La relation qu'un disciple peut avoir avec ces intelligences n'est pas une relation aussi simple que celle que nous entretenons en ce moment. C'est-à-dire moi, objectivement, essayant de te repérer, essayant de te répondre, et toi, objectivement, me recevant.
C'est quelque chose qui est un petit peu plus complexe, pas forcément compliqué, mais complexe, et surtout différent du genre de communication dont tu as l'habitude. Et c'est pourquoi, pour toi, cela paraît si obscur !
Parce qu'on ne t'entraîne pas ces choses. Ce n'est pas quelque chose que l'on étudie à l'école. Ce n'est pas quelque chose qui est retransmis par les parents, les soirs de veillée. Donc maintenant, te voilà un adulte et te voilà devant à l'affaire d'apprendre comme si tu étais un tout petit enfant.
Bien sûr, l'adulte est impatient. Bien sûr, l'adulte est exigeant. Bien sûr, l'adulte a des grandes et fondamentales questions. Mais je te demande d'être comme cet enfant qui va poser d'abord les questions les plus simples et qui va attendre une réponse simple.
N'attends pas que d'un seul coup jaillisse dans ton esprit des feuilles et des feuilles et des livres et des livres et des heures de conversation ! C'est inutile. Même si je te donne aujourd'hui une mauvaise démonstration parce que je prends la parole pendant des heures, ne t'attends pas à ce que la relation avec un guide soit de la sorte ! La relation avec un guide peut durer une seconde, mais cette seconde comporte peut-être des livres pour toute ta vie. Pourquoi ?
Tout simplement parce que nous communiquons par le moyen de l'Archétype. En rien, nous ne communiquons par les mots. Les mots sont retransmis par le disciple que j'utilise et rien de plus. Et même pas par le disciple lui-même, mais par le corps mental. Uniquement cela. C'est lui qui, à cause d'un certain éveil et à cause d'un certain répertoire, permet la retranscription. Exactement comme lorsque tu poses la question à un ordinateur, cette machine que vous avez construite et qui imite fort bien le genre de processus psychique et spirituel qui se passe dans toute sorte de communication. À ce moment-là, automatiquement, toutes les cellules qui ont été prévues pour la réponse se mettent en travail, communiquent et affichent la réponse. Eh bien là, il s'agit exactement du même travail.
Mais cela ne veut pas dire que c'est comme cela que systématiquement cela doit avoir lieu. Pas du tout. Le meilleur moyen de communiquer avec une intelligence, quelle qu'elle soit, c'est de se mettre dans un état de silence et de résonance. Et de recevoir non pas forcément de longues phrases. Non pas de devenir capable d'écrire des livres, mais de soudainement recevoir l'énergie qui était transportée, soit dans ce symbole qui a été envoyé, soit dans l'archétype qui peut être prononcé comme un son, envoyé comme une couleur, envoyé comme un chiffre, ou même comme une géométrie.
Il y a énormément d'individus qui reçoivent des couleurs. Ils disent : “Tens, pendant ma méditation, j'ai vu du bleu, j'ai vu du vert, j'ai vu des étoiles, j'ai vu des petites bulles, j'ai vu ceci, j'ai vu cela.” Et ils pensent que cela n'a aucun sens. Cela a un sens énorme et très important ! Mais cela paraît insensé pour l'ignorant car il ne sait pas comment il va pouvoir travailler avec. Que veut dire le bleu ? Que veut dire le rouge ? Que veut dire le vert ? Et pourquoi le rouge, spécialement, nous allons regarder depuis l'œil droit ? Mais voilà que pendant la vision, on a l'impression que les deux yeux auront vu, n'est-ce pas ? Mais c'est faux. Il y a une couleur qui s'adresse à chaque œil. Même si, apparemment, puisque nous voyons avec l'impression des deux yeux, même s'ils sont fermés pendant la méditation, il y a une couleur qui correspond à chaque œil et à même chaque partie de l'œil.
Donc voilà que si tu vois à un moment donné une tache rouge, une étoile rouge, un cube rouge, une vague rouge, une feuille rouge, peu importe, voilà que tu le perçois avec l'œil droit, en vérité, quel que soit ce que tu crois. Cela veut dire quoi ?
Eh bien, cela veut dire que depuis le centre de la Terre, et avec le consentement de la confrérie à laquelle tu appartiens, ou du guide qui te veille plus spécialement, ou du temple dans lequel tu vas de temps en temps parce que tu en répètes la prière de rassemblement, ou que tu en fais la méditation à heure fixe, cela veut dire qu'une énergie en provenance de la Terre, mais consentie par ses guides, t'est envoyée pour te renforcer. D'abord pour dynamiser un petit peu ce que je vais appeler l'énergie spirituelle, mais qui se trouve dans la Matière, que certains nomment la Shakti, ou le Saint Esprit. Et qui doit préparer le terrain, qui doit préparer la voie, à l'éveil de la Kundalini. Ce n'est pas pour faire lever la Kundalini, que le rouge est envoyé, mais pour en emmener l'Esprit afin d'un certain travail de purification, d'intensification des cellules, soit opéré avant que peut-être dans six mois, dans un an, ou dans deux ou trois incarnations, cette énergie spirituelle puisse vraiment circuler en toi.
Donc, qu'est-ce qu'il te faut faire si tu vois du rouge ?
Eh bien, il te faut tout simplement te mettre le plus souvent possible à la terre, prendre des énergies dans la terre. De quelle manière ? D'abord en le sachant, d'abord en y pensant, en étant éclairé.
Il y a une multitude de choses que l'on peut faire sitôt que l'on sait que cela se fait. Alors, on n'a plus besoin d'utiliser des grands mots d'invocation, des grands outils très compliqués. Le simple fait de le savoir mentalement, et de vouloir l'expérimenter dans le cœur, déjà permet une relation avec les énergies, quelles qu'elles soient. Donc, au fur et à mesure que tu te développes, tu vas obtenir une plus grande intuition du comportement propre, à faire l'accélération de tes vibrations, la purification de ta Matière, et peut-être, pourquoi pas, à savoir nous rencontrer.
Donc, voilà que si tu vois du rouge, tu dois aller un petit peu plus t'alimenter aux sources de la Nature. Promène-toi, mais de façon consciente, non pas en te promenant et en pensant à tes factures, par exemple. Cela ne sert à rien ! Au contraire, tu vas charger les arbres avec tes problèmes ! Ils vont devoir se secouer les feuilles pour se dégager de ton influence.
Va dans la nature d'une manière consciente, en regardant bien la nature, en la ressentant, en la reniflant, en la respirant. Même si ce n'est qu'un quart d'heure, je ne te dis pas de faire des longues cérémonies de toute une journée ! L'important est la qualité de ta présence, pas le temps que tu vas passer à une chose. Dans la communication, c'est pareil !
C'est pour cela que je t'ai dit, tu peux être enrichi pour toute une vie par 10 secondes de communication avec une entité, alors que peut-être tu ne le serais pas en travaillant 300 ans à apprendre la sous-communication télépathique ou autre dans des montagnes et des montagnes de livres. C'est la qualité de ta présence qui va faire toute la différence, que ce soit dans ta méditation, que ce soit dans les échanges vibratoires, que ce soit dans l'influence que tu cherches à avoir sur les autres pour les aider, pour les guérir, pour les élever, pour les orienter, peu importe ! Sois totalement là !
Être totalement là
Alors comment est-ce que l'on va être totalement ici ?
On s'aperçoit que c'est une abstraction, n'est-ce pas ?
On ne sait pas trop où aller chercher en nous-mêmes.
Si je vous dis, il faut avoir bien comme il faut les deux pieds sur terre, on sait ce que ça veut dire, on les pose, on le ressent, il y a un alignement. Mais comment être totalement présent ?
On ne sait pas où aller chercher en soi, n'est-ce pas ?
Et voilà la difficulté de l'enseignement, c'est que la plupart du temps, nous nous heurtons à des abstractions. À ce moment-là, nous devons essayer de vous entraîner vers quelques pirouettes qui vont apparaître intellectuelles au début, mais qui en fait ne le sont pas.
Il s'agit tout simplement d'éveiller votre sensibilité en juxtaposant soigneusement et correctement quelques pensées-semences, qui elles seules vont pouvoir, comme des ailes qui se déploient, vous permettre d'aller plus loin. Donc ne pensez pas que j'essaie ni de vous intellectualiser, ni de vous donner des informations. Nous utilisons le monde subtil et délicat de la pensée, puisque ce que vous pensez, vous allez l'être ensuite.
Lorsque je vous dis, par exemple, si nous serions sur une scène de théâtre et qu'ensemble, nous décidions de jouer une pièce, et je vous demande, puisque tel est votre rôle, d'être en colère.
Allez, vas-y, imagine la colère. Mets-toi en colère, ressens la colère, joue-moi la colère ! Et tu t'aperçois que tu arrives à la jouer parce que tu la connais, et qu'au bout d'un moment, eh bien, tu te sens presque en colère.
De la même manière, si j'arrive dans le monde de la pensée à orienter plus ou moins quelques-unes des idées fondamentales, en prenant d'abord le soin d'évacuer certaines idées qui t'empêcheraient de pouvoir penser là où je veux t'amener, eh bien, rien que par le monde de l'idée et de l'abstraction, tu peux devenir sensible et percevoir quelque chose.
Donc, n'imaginons pas que nous devons nous remplir et nous saturer de pensées, d'idées, d'informations, d'instructions, de livres, non. L'enseignement, l'information, la parole, le livre ne sont là que pour permettre un raffinement de la pensée, puisque tu vas être ce que tu penses.
Si tu penses que tu es malheureux, tu vas le sentir, tu vas l'éprouver, tu vas te suicider, c'est ta vérité ! Pourtant, il se trouve que tu es l'homme le plus riche du monde, que tu as plusieurs voitures, que tu es bien marié, que tu n'as pas de problème de santé. Alors, comment veux-tu que un observateur puisse comprendre pourquoi tu te suicides ? Toi seul, c'est répondre à cela, car tu es ce que tu penses et tu penses que tu es seul au monde. Parce que, par exemple, tu n'as pas pu vraiment épouser la femme que tu voulais, parce que, par exemple, tu n'as pas pu vraiment faire la profession que tu voulais, peu importe ! Et si passait un psychiatre, si passait un guérisseur, si passait n'importe qui, qui arrive à te convaincre que cette pensée-là, qui te donne ce sentiment d'échec, est faux.
Automatiquement, tu t'aperçois que ton environnement est fantastique, que tu as du confort, que tu n'es finalement pas si mal marié que cela, que tu as des vacances, que tu es heureux, que tu es beau garçon, que tu es belle fille, et que tout va bien, donc !
Et entre ces deux étapes de ta vie, qu'est-ce qu'il y a eu ?
On a déchiré le rideau, tout simplement !
On l'a enlevé.
On t'a libéré.
On t'a fait penser d'une autre manière.
Et c'est pourquoi le monde de la pensée est si important. Non pas parce que pour être développé, il faut être intellectualisé. Certainement pas ! L'intellect est peut-être même un défaut. Je m'en méfie. Par contre, le monde de la pensée est un instrument. C'est une voie en soi. Et cela permet d'aller très loin même dans le cœur. Et lorsque l'on a suffisamment subtilisé la pensée pour ne plus avoir qu'une seule pensée, qui d'un seul coup, ayant compris la vérité, se dit : “Je Suis Dieu, Je Suis Dieu”, eh bien tu t'aperçois que ta pensée fonctionnant uniquement d'après cette vérité, tu deviens un homme libre.
Mais qu'avons-nous en vérité ? Une pensée qui s'est subtilisée, qui s'est développée, qui a appris où étaient le bien, le mal, le vrai, le faux, et qui au fur et à mesure s'est rapproché de la pensée Une et Unique qui anime tout l'Univers, la pensée de Dieu, la Vie Fondamentale, l'Entité Cosmique, appelle cela comme tu veux.
Donc il est important pour moi de travailler sur ta pensée, même si je ne veux pas t'instruire.
Je ne t'instruis pas, tu sais très bien que j'ai toujours refusé cela. Cependant, fais marcher ta tête pendant que nous communiquons, cela ne sert à rien de t'asseoir et de vouloir retenir tout ce que je dis. C'est inutile !
Alors échangeons !
Pose-moi tes questions, envoie-moi tes interrogations, et même si je ne te réponds pas maintenant, mets-toi à l'écoute dans la semaine, la semaine prochaine, et la semaine qui vient après, et le mois suivant, et l'année toute entière, peu importe, persiste ! Et tu verras que le monde des communications et le monde de l'amour n'est pas si loin que cela.
Communication (changer d'endroit TODO)
Car toute communication est avant tout fortement imprégnée par l'amour.
Toute communication est avant tout fortement imprégnée par l'amour.
On ne pourrait pas imaginer une communication qui ne passe pas par l'amour.
J'aime mon disciple, mon disciple m'aime. Et c'est à partir de cette énergie, de ce mouvement, de cette spirale, qu'un archétype, qu'une géométrie, qu'un son, qu'une couleur, peuvent voyager et venir se manifester jusqu'à celui qui écoute.
Et pour toi il s'agit de produire le même effet. Il faut non pas que tu m'aimes, parce que je ne te suis pas forcément destiné, ce n'est peut-être pas forcément avec toi aussi que je dois communiquer. Il y a une multitude de Frères Aînés qui n'attendent que cela, de communiquer, de guider, d'informer. C'est un travail magnifique ! Donc ne vous focalisez pas sur moi. Mais cependant il faut qu'il y ait l'amour, fondamentalement, pour qu'une communication puisse se faire.
Parce que admettons que tu ne serais vraiment pas doué et que tu persisterais à communiquer. Nous sommes au courant de tout, nous voyons tout, nous entendons tout, nous sommes heurtés aussi partout.
Si nous voyons que tu n'es donc pas doué mais que tu persistes et qu'il y a une grande qualité d'amour qui demeure dans ton cœur, à ce moment-là nous essayons de tout améliorer en toi - ce que l'on peut améliorer sans te faire trop de mal ou de perturbation - afin qu'une communication intuitive puisse avoir lieu. Là où il y a cet appel, nous ne pouvons pas résister, c'est impossible ! C'est comme si tu me demandais d'aller retenir les rivières, je ne peux pas ! La rivière descend de la montagne, elle est animée par sa propre force. Il y a en plus l'esprit de l'eau qui pousse et qui tend toujours à rejoindre l'océan. Car c'est ça aussi qui fait le mouvement de l'eau, c'est l'esprit qui se trouve dans l'élément et qui tend à rejoindre cette grande unité qu'est l'océan. Exactement comme toi, petite goutte d'eau, tu essayes par un grand mouvement de rejoindre la Conscience Cosmique.
Tout le monde veut rejoindre quelque chose sans arrêt, sans arrêt !
Même la graine qui pousse dans la terre au fur et à mesure que le printemps passe et qui se développe et qui devient un arbre et qui essaye de monter de plus en plus vers le ciel. Qu'est-ce qu'elle veut cette petite graine ? Elle veut devenir un arbre ? Mais non ! Mais non !
Par contre, entre temps, il est bon que cette graine œuvre en tant que arbre parce que cela permet à la planète d'exister, cela permet aux hommes de respirer, cela remplit une fonction. Mais cela n'est pas une fin en soi d'être un arbre.
En voilà une forme de vie qui s'est dit : “Tiens, j'aime les humains, je veux leur rendre service. Qu'est-ce que je pourrais faire ?”
Et voilà que les architectes consultent la richesse de cette petite âme et se disent : “Il y a là une Bonne Volonté. Ce serait utile que tu fasses ceci, ceci, cela. Est-ce que cela te va ?”
Voilà que la Bonne Volonté dit : “Oui, du moment que cela me permet de grandir et de monter jusqu'au ciel !”
Donc en même temps que la petite graine, cette petite forme de vie qui est une graine, qui devient un arbre, qui s'étire vers le ciel, permet aux hommes de respirer, d'animer la planète. En même temps, cette forme de vie monte sa propre Kundalini vers le ciel pour retourner au Cosmos. Bien sûr, il ne s'agit pas du même retour spirituel que pour un être humain, mais c'est, à son niveau, la seule manière pour rejoindre une sorte de Conscience Cosmique. Ce qui fait qu'à la suite, cette petite forme de vie va passer dans un autre règne, qu'elle servira aussi, d'une certaine manière, et qui servira à d'autres règnes en même temps, et qui nous permettront chaque fois d'atteindre le plafond du niveau de vie, du règne de vie, où cette forme de vie s'est installée. Et chaque fois ce plafond sera pour cette petite forme de vie, cette petite étincelle, Dieu.
Ce qui veut dire que systématiquement l'appel à Dieu va se retrouver partout. Que ce soit dans la vie minérale, dans la vie végétale, dans la vie animale, dans la vie humaine, même dans la vie des anges, même dans la vie des étoiles ! Cela se retrouve partout !
Mais chaque fois le plafond est un peu différent. Par exemple, le plafond Dieu pour une étincelle qui a donc le destin de devenir une petite graine et un arbre, bien sûr, cette forme de divinité est d'une nature différente que la divinité que vous vous pouvez atteindre et qui commence à être déjà la véritable divinité et plus simplement un plan quelconque.
Donc voilà qu'au fur et à mesure que tu vas comprendre qu'il s'agit de devenir magnétique par ton amour, tu vas non seulement pouvoir attirer des énergies sur toi - attirer peut-être des guides, mais cela n'est pas la chose la plus importante en vérité - mais tu vas aussi pouvoir transmettre aux autres. Que ce soit parce que tu vas parler, que ce soit parce que tu vas rayonner, peu importe ! Laisse arriver ce qui doit arriver !
L'énergie qui te choisit sait mieux que toi, ce que tu peux faire. Elle sait mieux que toi si tu dois uniquement rayonner par les pieds. Eh oui, pourquoi pas, après tout ? Accepte !
Elle sait mieux que toi si tu dois rayonner par le cœur, elle sait mieux que toi si tu dois parler, elle sait mieux que toi si tu dois écrire des livres, elle sait mieux que toi si tu dois te retirer dans une montagne et méditer pour l'avenir du monde. Laisse venir !
N'exige pas de la Divinité que ton destin soit ceci, que ton destin soit cela, que tu veux servir comme ceci, que tu veux servir comme cela. Bien sûr, si tu arrives, par discernement, à te connaître, parce que tu arrives à bien cerner tes talents et aussi tes limites. Alors si tu y ajoutes ta volonté, c'est magnifique ! Mais dans les premiers temps, dans les débuts, tu ne peux pas avoir une opinion claire quant à tes talents, tes limites ou même ta destinée. La preuve : tu ne sais même pas quel est ton destin.
Donc au fur et à mesure que tu aspires à simplement servir, essaye de ne pas imaginer quoi que ce soit propos du service. Fais le vide total. Rends-toi simplement disponible.
Allez on vide de la maison, on enlève tous les meubles et on ne cherche pas à demander au Seigneur si on veut un style chinois, si on veut un style rococo, si on veut du Louis XV, du Louis XVI, si même on veut des meubles, on vide la maison ! Allez hop !
Par contre, ton travail absolu, nécessaire, immanquablement nécessaire, car sans lui tu n'arriverais à rien, reste dans la maison et allume le feu dans ta cheminée. C'est cela qui attire le Seigneur, c'est cela qui lui fait installer ses meubles parce que d'un seul coup il a envie de rester chez toi tout simplement. Il se dit : “Là, il y a un bon foyer, je vais amener mes meubles et je m'installe !”
Mais comment arriver à se dépouiller de la sorte ? Sans pour autant utiliser des grands mots comme se dépouiller de l'ego, se dépouiller de nos limites, se dépouiller de nos défauts, oublions ces grands mots et ces grandes misères. Essayons de le vivre complètement, non seulement dès maintenant, mais de pouvoir le répéter sans arrêt autant qu'on le veut.
Comment on se dépouille ?
Se dépouiller
C'est un acte simple mais un peu douloureux. Douloureux parce que l'individu a l'habitude de penser ce qu'il a envie de penser, ce qui lui plaît, ce en quoi il croit, ce que sont ses convictions. Alors forcément, faire place nette pour lui, cela veut dire quelque part se vider de lui-même, se jeter lui-même dehors par la fenêtre ! Cela n'est pas simplement enlever quelque chose, comme quand on enlève des meubles, il s'agit de se vider de soi-même !
Et de nouveau on ne comprend pas, voilà une abstraction !
Je comprends si je peux enlever mon défaut, je comprends si je peux enlever mes meubles, mais comment me vider de moi ?
Si je vide, si je me jette par la fenêtre, il n'y a plus de contenant, il n'y a plus de maison, il n'y a plus de temple, comment pourrais-je faire un feu ? Qui sera là pour accueillir le Seigneur ?
Et c'est là qu'on s'aperçoit de l'endroit exact où se trouve la crise spirituelle. Sitôt que j'imagine me débarrasser de moi-même, je ne sais donc plus qui je suis, ni qui va continuer d'exister. Parce que je ne suis conscient que de ce petit moi, à la fois matérialiste, à la fois un petit peu aspirant spirituellement, mais qui est avant tout une somme de plusieurs centres d'intérêts. Ce n'est pas un moi authentique, ce n'est pas même un moi objectif, c'est une somme de différents intérêts.
Mon intérêt pour les sciences ésotériques ; mon intérêt pour telle personne avec qui je voudrais bien avoir une relation amoureuse ; mon intérêt avec tel employeur sur lequel je compte pour l'augmentation de mon salaire ; mon intérêt pour tel ou tel plaisir ; mon intérêt pour ceci, mon intérêt pour cela. Parce que chaque fois, je pense qu'en étudiant cette chose, en parlant comme il faut à telle personne, en m'intéressant à telle chose, en offrant ceci à telle autre personne, je vais pouvoir aménager mon environnement comme cela me plaît, afin d'y être confortable, afin d'être en toute sécurité, afin d'être dans le bonheur.
Il se trouve que certaines personnes assez persistantes arrivent à s'organiser de la sorte, mais quelquefois il y a de très mauvaises surprises. Voilà que j'ai tout prévu. J'ai été assez rusé pour savoir qui contacter pour avoir tel emploi par exemple, et voilà que j'ai un bon salaire ; j'ai été assez rusé, assez malin pour savoir m'adresser à tel ou tel endroit, et voilà que j'ai réussi à avoir une grosse réduction pour acheter la voiture de mes rêves ; j'ai été assez rusée pour savoir offrir un beau bouquet de roses au bon moment à ma secrétaire parce que je convoite son oreiller, son lit et tout ce qui est dedans, et voilà qu'elle a accepté, et nous voilà donc très heureux ! Un grand salaire, une belle voiture, une belle maîtresse, des vacances qui s'annoncent bonnes, les enfants qui grandissent tout seuls, qui sont très intelligents. Mais voilà que d'un seul coup plus rien ne va !
J'ai tout cela et d'une manière stable, mais plus rien ne va. Soit finalement je ne suis pas bien avec moi-même, et sans arrêt je trouve que mon nez est trop gros, ou bien que je ne suis pas assez musclée, ou pour les femmes que je ne suis pas suffisamment bien faite. Je vais sans arrêt taper sur un événement qui va être le point où je vais fixer ma crise spirituelle. En fait mon problème ce n'est pas je ne me plais pas, mon nez est de travers, je suis trop grosse, je ne suis pas belle, je ne suis pas beau... C'est parce que la conscience en mouvement va essayer, coûte que coûte, de trouver un moyen de vous faire poser une question fondamentale.
la conscience en mouvement va essayer, coûte que coûte, de trouver un moyen de vous faire poser une question fondamentale.
Mais pour que vous vous posiez cette question fondamentale, et que vous fassiez un effort pour vous intéresser à autre chose, et il y a quelque chose d'essentiel, la conscience en mouvement va chercher des points de crise.
Alors qu'est-ce qu'elle trouve ?
Elle trouve aussi que tout va trop bien dans votre vie, qu'effectivement la voiture vous ravit, qu'effectivement le salaire vous ravit, qu'effectivement la maîtresse vous ravit, qu'effectivement les enfants vous ravissent. Donc qu'est-ce qui se passe ?
Elle va chercher ce qui en vous pourrait devenir l'occasion d'une souffrance, d'un mécontentement et d'une recherche.
Et là elle se dit : “Tiens il se trouve qu'il a de grandes oreilles celui-là ! Si on essayait de lui faire prendre conscience de cela, et qu'à cause de ses grandes oreilles il fasse des grandes démarches. [...]”
[...] alors qu'il ne s'était jamais rendu compte de rien ! D'un seul coup il s'aperçoit dans sa glace que ses oreilles sont vraiment grandes.
Et à cause de ses oreilles d'un seul coup il se dit : “Oui mais peut-être ma maîtresse finalement un jour me trompera, parce que quelqu'un qui a des oreilles si grandes finalement n'est pas séduisant.” Et, systématiquement, en allant par exemple retrouver sa secrétaire qui est sa maîtresse, cet individu va regarder autour de cette femme tous les hommes qui approchent et qui ont des petites oreilles. Et il va se dire : “Celui-là il a de trop belles oreilles, je suis sûre qu'elle va complètement être séduite ! Les oreilles pareilles ça ne peut pas passer inaperçu !” Il va devenir jaloux à cause d'une perte d'oreilles. Et il rêvera de pouvoir couper les oreilles à tous ces hommes afin que la fiancée ne puisse pas les remarquer.
Et puis cela va le mettre, donc, dans un état d'agressivité, dans un état de jalousie. Et il va prendre sa voiture pour rentrer chez lui. Il va s'apercevoir que sa voiture ne lui permet plus d'être heureux. Elle n'a pas le pouvoir par exemple d'évacuer sa jalousie, n'a pas le pouvoir d'évacuer le chagrin dans lequel sa jalousie le porte. Alors il va se dire : “Bof, finalement c'est qu'un tas de ferrailles ça ! Et le jour où il se la va rouiller et bien cela ne me fera pas de peine.”
Et puis il rentre chez lui et il s'aperçoit que ses enfants ne sont pas si à l'aise que cela dans la vie. Sa propre souffrance lui permet de ressentir la souffrance des autres. Et il s'aperçoit qu'Untel a des problèmes d'adaptation à l'école, qu'un autre a des problèmes de puberté par exemple ou un petit chagrin d'amour ou quoi que ce soit d'autre !
Et il s'aperçoit que c'est dur d'entrer dans la communication, qu'il ne s'agit pas simplement de remplir le frigo, d'acheter des ballons de football, de payer l'entrée dans des clubs, en pensant que les enfants sont heureux, comme il le faisait jusqu'alors. Il s'aperçoit que communiquer avec l'enfant, l'éduquer, lui donner le moyen de peser les événements c'est difficile. Il s'aperçoit que l'enfant fait obstacle, que quelquefois même il doit heurter l'enfant et que l'enfant, donc, se met à détester son propre père. Et que ça aussi c'est difficile à supporter, un enfant qui se met suffisamment en colère contre son père pour le haïr, même si ce n'est que pendant une journée.
Et d'un seul coup son monde bascule ! Bascule complètement !
A cause de quoi ?
Des grandes oreilles !
Et chacun, comme cela, va être levé, incité à la souffrance pour que la conscience se réveille.
Non pas parce que tiens, voilà que sur la planète il en est ainsi, immanquablement. Voilà que les grands architectes n'ont pas trouvé le moyen de faire un homme ou une femme idéal, afin que tout le monde se plaise, parce qu'on aura tous des grands beaux yeux, tous des corps magnifiques, des grandes belles voix, tous un grand talent !
Si nous supportons si mal nos différents défauts physiques, notre manque de talent, notre manque de brio, ce n'est pas parce que nous avons des problèmes avec une matière qui n'est pas assez bien construite, avec un développement qui n'est pas assez performant. C'est parce que c'est pour nous le meilleur moyen d'aller voir un peu plus loin, d'être dérangé, afin de travailler sur quelque chose de plus essentiel.
Alors chaque fois que vous allez vous regarder dans la glace, ou que vous allez échanger des considérations intérieures, et que vous sentez être en peine à cause de vos grands pieds par exemple, à cause de votre maigreur, de votre grosseur, de votre voix qui n'a pas la tonalité que vous cherchez, ou du talent de peintre, ou je ne sais quoi d'autre que vous n'avez pas, et qu'un autre vous démontre sans arrêt. Voyez cela non pas comme un problème de la nature, dans le cas de vos grands pieds, un problème de destinée dans le cas où vous voudriez devenir un grand peintre, que vous ne l'êtes pas, et que votre voisin va le devenir. Prenez ceci comme un travail, un travail que vous allez pouvoir faire sur vous-même, et qui va vous permettre non seulement d'accepter vos grands pieds, mais en plus d'y trouver une utilité, mais de devenir aussi un grand peintre, un grand chanteur.
Mais seulement vous allez me dire : “Ça ne va pas changer la situation physique, un gros nez restera un gros nez.” C'est vrai, c'est vrai, mais pas forcément. Et puis il faut savoir que le nez a une fonction, il est au monde pour une fonction, il n'est pas né pour faire l'admiration du public ! Hein ? Un nez est fait pour fonctionner, pour respirer : un, deux, un, deux, en musique, en musique, en rythme, en rythme, en rythme. Et il fait son travail, il ne se dit pas : “Aujourd'hui je suis complexé, je vais me replier sur moi-même, je ne vais pas respirer parce que je me trouve trop laid !”
Et l'homme fait cela. Il a honte, par exemple, d'approcher une femme, ou une femme d'approcher un homme, ou un employé d'approcher son employeur, ou un ami d'approcher un autre ami pour demander un service. Non, on est là, tout replié sur soi. Et là aussi, petit à petit, on altère le rythme cardiaque, on altère la circulation des énergies dans les différents méridiens, dans les différents canaux, on brouille même la ligne droite des veines et des artères, on les rend de plus en plus tortueuses, repliées sur elles-mêmes, collées même parfois sur elles-mêmes. On a l'impression de ne plus vraiment bien toucher la terre, comme s'il y avait de la ouate juste sous les pieds qui nous empêchent d'avoir un réel contact avec la terre. Tout cela parce que l'on est replié sur soi, dans la peur de dire, dans la peur de faire, dans la peur d'être idiot, ou simplement parce que l'on n'ose pas montrer sa figure.
“Moi, comment pourrais-je demander cette chose alors que j'ai un si vilain nez ? Tout le monde va voir mon nez quand je vais parler ! Alors puisque je suis si vilain, je ne parle pas !”
Il y a comme cela une multitude d'attitudes qui n'ont rien à voir avec vos capacités ou vos talents ou vos limites connues, mais avec ce que vous pensez de votre aspect physique tout simplement, avec ce que vous pensez de la nature de votre voix, de la lumière de votre regard ou pas, de la façon dont vous êtes habillé, si vous faites impression ou pas. Alors puisque ces choses sont importantes au point d'altérer votre confiance, par contre, utilisez ces choses pour construire votre confiance, exactement comme un ésotériste ou un occultiste, sait ce qu'il faut utiliser pour créer un rituel, sait où mettre la lumière, sait où mettre l'encens, sait où mettre les livres sacrés, sait où mettre les couleurs, eh bien, créez un rituel aussi dans votre vie, dont vous êtes le centre.
Est-ce que d'être, par exemple, habillé d'une façon classique vous donne confiance en vous-même ?
C'est tout à fait bête et banal ce que je dis, mais pour certains cela peut être le levier d'une assurance. Si vous vous sentez à l'aise avec vous-même, rassuré, et donc un certain esprit d'initiative peut se manifester quand vous vous sentez dans certaines chaussures et pas dans d'autres, eh bien, faites-le, faites-le ! Si vous vous sentez plus sûr de vous en ayant les cheveux, je ne sais pas moi, par exemple, relever très classique pour les femmes ou très court pour les garçons, faites-le ! Mais utilisez cela consciemment. Et plus vous allez l'utiliser consciemment, plus vous allez en même temps vous détacher de cette nécessité. Ce qui fait qu'un beau jour, même en étant en pyjama, vous pourrez descendre au centre-ville, demander à votre employeur une augmentation ! Aucun problème !
Où est le problème ?
Et vous le ferez avec tellement de naturel, de simplicité et de conviction que l'employeur n'y verra rien. Il se dira simplement : “Tiens, il est peut-être somnambule ! S'il revient à la pause, me redemander la même augmentation, et qu'il est habillé, alors peut-être nous allons le reconsidérer.”
Il y a une multitude d'événements qui peuvent comme cela s'enrichir, se simplifier, sitôt que, non seulement je décide d'accomplir un petit peu, de me réveiller et de bouger et de faire. Et puisque je dois faire et que je veux faire, de créer tout un petit rituel qui m'amène à me sentir au mieux de ma certitude, au mieux de mon initiative pour pouvoir faire.
Alors composer comme cela, non pas un personnage, car il ne s'agit pas de jouer à être quelqu'un, mais uniquement d'utiliser des outils.
Utiliser des outils
C'est de là que provient d'ailleurs l'utilisation de ce que dans certains endroits de la Terre on appelle les gris-gris. Bien sûr, il ne faut pas tomber dans la superstition et penser que puisqu'aujourd'hui je n'ai pas fait de chignon, je n'aurais pas de chance ! Parce qu'à ce moment-là votre chignon serait un vrai gris-gris. Mais c'est de là que provient cette utilisation du porte-bonheur - mais aussi du porte-maleur, bien sûr.
Donc, utilisez tous ces relais pour votre énergie. En fait, quand je vous propose ce genre de comportement, ce n'est pas uniquement pour que vous ayez une attitude psychologique détendue, positive, sachant s'affirmer. C'est parce que si votre pensée arrive à se libérer d'une douleur, d'une inquiétude, d'une infériorité, grâce à un chignon, grâce à une veste coupée classique ou grâce à un ton de la voix que vous allez travailler pour l'imposer aux autres, par exemple, à ce moment-là, vous orientez votre pensée d'une certaine manière et vous aboutissez, par une émotion que vous venez de calmer, grâce à un outil que vous utilisez, à une nouvelle orientation de la pensée.
Et ce que je pense, je le suis !
Ce que je pense, je le suis !
Et vous voyez donc que l'on revient toujours sur le même point. Ce que je pense, je le suis.
Seulement, comment arriver à penser d'une manière aussi positive, d'une manière aussi libre, d'une manière qui sache aller vers l'aventure ?
Je m'aperçois qu'à ce moment-là, je peux utiliser une multitude d'instruments qui peuvent soulever des attitudes mentales. Que ce soit une émotion qui, d'un seul coup, est purifiée ou enrichie par l'encouragement de quelqu'un, ou que ce soit parce que moi-même, je sais comment calmer une de mes émotions négatives, en me coiffant, en m'habillant, ou en faisant du sport, ou en écoutant une musique. Utilisez tout le matériel que vous avez à disposition autour de vous, les amis, les proches, la musique, les couleurs, les sons, les vêtements.
J'insiste ! Faites-le !
Et vous verrez qu'en peu de temps, vous allez accomplir sur vous-même plus de dépassement qu'en essayant journalement de répéter des dizaines de milliers de mantras ! Ça sert à quoi de répéter un mantra, ou une prière, ou de répéter une méditation, dans la mesure ou en même temps dans l'arrière de votre cerveau, vous continuez d'entretenir simultanément une affirmation destructrice, comme : “J'ai des grandes oreilles, j'ai des grandes oreilles, j'ai des grandes oreilles... J'ai des grands pieds, je ne suis pas beau !” Cela ne peut pas marcher !
Voilà les outils que je vous propose pour ce qui est de l'ouvrage vraiment quotidien, mais qui peut devenir une longue journée de méditation si vous faites un effort.
Par contre, le prochain pas qui est à faire est un peu plus abstrait, car il va s'agir, au fur et à mesure que l'on se développe, de savoir se débarrasser de soi-même, comme je le disais tout à l'heure, savoir faire un certain vide.
Se débarrasser de soi-même
Lorsque je me sens suffisamment positif, et positif dans le sens où non pas je crois au meilleur de moi-même, mais où je ne suis plus perturbée par des pensées négatives et destructrices à propos de moi-même, du monde, ou de Dieu. À ce moment-là, je m'aperçois que je dispose d'un capital d'énergie que je ne connaissais pas avant, car toute cette énergie était utilisée à me détruire, en vérité. Je l'ai transformais en un fiel, en un poison de destruction.
Maintenant, voilà que je ne compose plus ce poison avec une petite pincée de ceci, avec une petite pincée de cela. Je suis tout simplement une énergie. Et je m'aperçois qu'elle-même connaît mon destin, connaît ce qu'elle doit faire. Si je dois faire une méditation bouddhiste, une méditation tibétaine, une méditation hindoue, une méditation chrétienne, ou une martienne même, ma foi, n'ayons pas peur des excentricités ! Elle le sait pourquoi ? Parce qu'elle est responsable de l'entité que vous êtes. Elle est responsable du cheminement que, ensemble, vous allez accomplir.
Beaucoup de gens s'interrogent et se disent : “Mais quel est mon destin ? Que dois-je faire dans la vie ? Est-ce que je deviens garagiste ou médecin ? Est-ce que je deviens pharmacien ou instituteur ?” Puis plus loin : “Est-ce que je deviens guérisseur et je laisse tomber la pharmacie ?” Tout le monde se pose beaucoup de questions. Alors que la Shakti, qui est en vous, l'Esprit Saint, comme vous voulez, ou l'Âme, allez, résumons cela, ce mot, sait déjà ce qu'elle doit faire.
Mais pour que cela puisse avoir lieu, il faudrait que celui qui remet toujours la même chanson : “J'ai des grandes oreilles, j'ai des grands pieds, je finirai par l'avoir, je finirai par l'avoir, untel ou untel.” Il faudrait que celui-là arrête de répéter sa chanson. Sinon, tant que cette chanson est jouée, la petite voix de l'âme ne peut pas se faire entendre et le déploiement de l'énergie ne peut pas avoir lieu non plus !
Alors j'insiste ! Et j'insiste fort !
Et celui qui ne serait pas content de ce que je vais dire, n'aura qu'à me quitter ici et maintenant ! Il ne pourra pas me suivre plus loin. Il sera obligé de reprendre son paquet, il sera obligé de reprendre ses convictions et de vivre sa vie comme il veut, cela m'est égal !
Cependant, si vous m'avez accepté jusqu'à présent, alors c'est sans aucun problème que vous allez aussi accepter ma parole.
Celui qui, au fur et à mesure de son développement, comprend que le plus difficile, mon Dieu, ce n'est pas d'atteindre Dieu, d'atteindre un état de méditation, mais c'est de faire taire l'enfant infernal là-dedans, qui n'arrête pas de bouger, qui n'arrête pas de crier, qui n'arrête pas de répéter des insanités. Lorsque le disciple comprend cela, alors il peut très facilement atteindre Dieu.
Beaucoup d'individus pensent qu'il faudra faire telle prière, telle méditation, suivre tel culte, tel gourou, aller à tel endroit, à tel lieu pour obtenir telle ou telle chose de telle ou telle personne. Alors que si je me mets suffisamment en résonance avec - je vais appeler cela tout simplement la résonance magnétique de l'Univers - je n'ai plus besoin de séduire mon employeur pour avoir l'augmentation de salaire. Je n'ai plus besoin de me fatiguer à l'emmener manger au restaurant. Je n'ai plus besoin de me fatiguer à sourire, même lorsqu'il me réprimande, alors que j'ai envie de lui arracher ses grandes oreilles. Je n'ai plus besoin de me renier, de me prostituer à ce point ! Je n'ai plus besoin non plus d'accepter la domination d'Untel ou d'Untel dans ma vie, parce que sans Untel ou Untel, mon Dieu, je ne sais plus m'en sortir ! Si je me mets en résonance magnétique avec l'Univers, dont la grande fonction est de Donner la Vie en abondance, ainsi que tout ce qui est nécessaire à la vie, eh bien je m'aperçois que je vais obtenir une augmentation de salaire, non pas parce que je séduis mon employeur, mais parce que je le quitte et que je vais ailleurs !
C'est aussi simple que cela.
Mais comment vous persuader de ce phénomène alors que votre peur est là et vous dit : “Mais si je quitte cet employeur, je ne sais pas quand est-ce que je vais retrouver du travail !” Hein ? Et voilà !
Alors le principal obstacle de la résonance magnétique de l'Univers, ce n'est pas de vous donner la voie la plus séduisante possible pour que vous puissiez séduire votre employeur, c'est de combattre votre peur du chômage ! Tout simplement.
Ce qui ne veut pas dire que de manière effrénée et esservelée, dès demain, tous ceux qui ne sont pas satisfaits de leur employeur vont devoir donner leur démission, en pensant que, sitôt que l'on va prendre l'autobus, il y aura forcément là, à côté de soi, un employeur qui cherche un employé et qui me cherche moi !
La Résonance Magnétique
La résonance magnétique est une loi.
C'est ce qui permet à l'Univers de se maintenir en vie, mais il faut aussi savoir de quelle manière elle se déroule pour que l'on puisse l'utiliser.
Il ne s'agit pas d'apprendre à faire de la magie, il s'agit tout simplement de devenir un être intelligent dans sa maison qu'est l'Univers, et de savoir y vivre !
Alors comment établir cette résonance magnétique ? Comment faire en sorte que l'abondance de l'Univers soit l'abondance dans votre vie ?
Eh bien, d'abord, il faut enlever ces négativités dont j'ai parlé, que ce soit mes grands pieds, que ce soit mes grandes oreilles, ou que ce soit toute autre chose. Alors, je vais avoir tout un moment de ma vie, peut-être une heure, peut-être quinze jours, peut-être dix ans, cela dépend de l'épaisseur de mon problème, cela dépend de l'impact de mes anciens problèmes d'autres vies sur ma vie-ci. Cela donc dépend un certain nombre de choses pour que le temps de purification s'effectue. Mais je vais devoir travailler là-dessus, comme je vous l'ai expliqué au début.
Puis lorsque mes négativités sont enlevées, et que je ne suis pas forcément plein de la certitude de mes qualités, mais je suis simplement comme cela, un être humain dans l'attente. Je ne sais peut-être pas encore qui je suis, mais en tout cas, je ne suis plus ce cauchemar qui était derrière moi. Je ne me pose pas de question sur ce que je vais être, comment je vais être, ce que je vais faire, si je vais le faire bien, si j'ai des risques, si je dois aller me faire faire un pentacle de protection pour être sûr que mon travail sera bien fait ! Je ne me pose pas ces questions.
Je suis dans l'attente, et je peux être dans l'attente parce que je ne suis plus ce cauchemar qui détruisait jusqu'à mon âme elle-même !
Et c'est en acceptant d'être dans l'attente que tout mon corps, que toute mon âme, ces deux éléments vont se mettre en résonance magnétique avec l'Univers.
C'est un peu comme si la larve entrait dans le cocon pour passer un certain temps, et ainsi la transformation se fait.
Mais voilà que l'homme est impatient. Il ne tolère pas d'être dans un cocon, dans cette attente, en laissant silencieusement et invisiblement les transformations s'opérer. Il veut qu'on lui donne des ailes tout de suite ! Il veut devenir un papillon tout de suite ! Mais qu'est ce qui se passe si il devient un papillon tout de suite ? Il n'a pas encore les couleurs fixées sur ses ailes, alors le premier rayon de soleil va le brûler ! Il n'a pas encore même la bonne dimension pour les ailes. Alors au premier envol, il aura l'air de quoi ? D'une petite punaise ! Il va tomber et se faire dévorer par le premier animal qui passe. Il n'aura pas encore les antennes suffisamment développées qui lui permettent de savoir les courants magnétiques et de ramasser les poussières des pollens pour savoir où aller manger, où aller nicher et comment communiquer avec les êtres de son espèce. Alors qu'est ce que l'on retrouve à la fin de tout cela en étant pressé ? Une petite punaise qui se fait brûler par le soleil et qui meurt de faim tout abandonné. Là il y aurait de quoi se mettre en colère, c'est vrai ! Mais heureusement la vie et le développement se passent d'une manière tout autre.
Je rentre dans le silence qui se referme sur moi comme un cocon et je prépare mes grandes ailes et ses belles couleurs. Je soigne mes antennes chaque jour qui poussent un peu plus. J'apprends à ouvrir les yeux et à déjà repérer les quelques sons que produisent ceux qui sont mes frères aînés et qui connaissent déjà la vie des papillons. Ce qui fait qu'au moment où mon cocon s'ouvre, je n'ai pas peur, le monde ne m'est pas inconnu, Je Sais, Je Suis. Et tous les autres frères aînés qui sont devenus papillons avant moi viennent me chercher ! Et je m'aperçois que la vie est riche !
Mais combien d'êtres humains acceptent de rester comme cela dans l'attente ? Combien d'êtres humains acceptent, comme le bon vin, de dormir dans le tonneau pour ensuite dégager le meilleur de sa saveur ?
Non ! On veut tout tout de suite ! Et surtout on voudrait même tout tout de suite avant même d'avoir chassé le cauchemar. Et là on ne pourrait rien faire !
Donc dans un premier temps, j'essaye de comprendre mes négativités, leur fonctionnement. Pas forcément leur origine, mais qu'est-ce que c'est qui, aujourd'hui, produit ma négativité, mon malheur ? Est-ce qu'il n'y a pas un moment où je peux arrêter ce malheur ? Et lorsque j'analyse, lorsque j'observe, je m'aperçois bien qu'il y a toujours un endroit, un rebord, où je peux poser les pieds et dire : “Non, je ne vais pas plus loin dans ce jeu cynique !”
Mais voilà, il y a une volonté d'aller dans ce jeu cynique ! Soit parce que j'ai décidé, soit parce que je suis curieux, soit parce que le monde de mon désir est trop fort et me fait donc passer par-dessus ce rebord, cette limite. Et c'est à ce moment-là que je m'aperçois que moi-même je vais dans le malheur.
Que ce n'est pas que le malheur existe et vient sur moi ! C'est moi-même qui franchi la limite pour aller dans le malheur.
Si je ne suis pas conscient de cette limite, de ce rebord, où je peux m'arrêter et dire : “Non, parce qu'un pas de plus, et c'est une grande souffrance”, c'est que je vis d'une manière beaucoup trop automatique, beaucoup trop investie dans le monde des désirs fulgurants. Et que je ne suis pas suffisamment conscient. Car si je suis suffisamment conscient, je ressens toujours l'endroit, le point exact où il y a un équilibre et que je peux dire “non” et arrêter. Même si cela me coûte parce que j'ai très envie de faire telle et telle chose. Mais à cet endroit d'équilibre, j'ai la force de dire : “Non, je n'y vais pas. Non, je ne le fais pas. Car un pas de plus, peut-être j'ai ce que je veux. Mais je vais aussi beaucoup pleurer.”
Donc, au fur et à mesure que vous allez, comme cela, observer vos négativités, leurs créations, leurs déroulements, vous allez sentir ce point où vous pouvez dire “non”. Et aujourd'hui, alors qu'il vous semble difficile d'avoir le contrôle sur vous-même, eh bien, en quelque temps de cette observation, cela vous sera facile d'avoir le contrôle sur vous-même ! Non pas parce que vous serez devenu très fort et très spirituel, mais parce que par votre acte de présence, vous allez déceler l'endroit où vous pouvez arrêter.
Maintenant, imaginons que la chose vous tente énormément, que vous soyez particulièrement curieux et prêt donc à éventuellement prendre le risque de la souffrance. Alors, allez-y, franchissez cette limite ! Mais allez dans la souffrance elle-même avec conscience. Et c'est très important. Parce que cela veut dire que même si une partie de vous va souffrir, une grande partie sera dans une parfaite sauvegarde. C'est comme s'il n'y aurait que la partie la plus humaine en vous qui souffrirait, tandis que la partie la plus disciple n'aurait aucun problème. Donc, même si à un moment donné vous voulez vous investir dans quelque chose d'un petit peu fou, faites-le consciemment ! Faites-le d'après une décision, et non pas parce que vous brûlez de faire la chose. Ça, c'est ce qui va aveugler votre capacité à être conscient, et c'est depuis ce point que la plus grande souffrance va être endurée. Dites : “Je veux”, plutôt, dites : “J'ai décidé, je le fais parce que je le veux, et non pas parce que je brûle !”
Si tu dis : “Je le fais parce que je veux”, alors tu es conscient, et à la limite, et bien souvent, une situation qui n'aurait eu en elle-même que un lot de souffrance se transforme soudainement en une situation magnifique d'expérience, d'échange. Parce qu'il y a comme cela certaines souffrances, certaines limites qui peuvent être transformées par l'énergie de la conscience et de la présence. D'autres ne le peuvent pas ! Tu ne vas pas le savoir au début, bien sûr, mais cela peut avoir lieu. Donc quelle que soit ta décision, je te souhaite bonne chance ! Mais qu'elle soit faite en toute conscience.
Rappelle-toi : “Je décide”, et non pas “je brûle”.
Une autre chose que je voulais aborder, c'est la question que l'on m'a posée.
Collaborer avec des entités
Comment donc, à l'heure actuelle, et du mieux que possible, et sous la plus grande protection, arriver à collaborer, que ce soit avec des entités, des égrégores ou des plans de conscience ?
J'ai bien dit que ce soit avec des entités, des égrégores ou des plans de conscience.
Car en fait, si systématiquement l'être humain cherche une communication et une collaboration avec une entité qui va parler, qui va se montrer, qui va se faire sentir, il y a une collaboration merveilleuse qui peut s'effectuer d'une manière très riche et très efficace avec des plans de conscience, avec des égrégores.
Cela veut dire quoi ?
Tout simplement avec une pensée qui est entretenue par un groupe de Maîtres, qui connaît l'avenir de la famille Humaine, qui connaît l'avenir de la Terre et qui construisent cet avenir. Les pensées-semences qu'émettent les Frères Aînés de l'humanité, qu'émettent les grandes entités comme le Christ, le Bouddha, le Seigneur de Vénus, ces pensées-semences sont à la disposition de tous. Tout le monde peut essayer d'en devenir conscient et de dédier sa vie à cette manifestation !
C'est comme si tu rentrais dans une grande pièce, une grande table avec un grand livre. Puis la pièce est tellement grande, la table est tellement grande, le livre est tellement grand que finalement tu ne vois rien. Tu ne vois bien une table, mais tu ne vois pas ce qu'il y a dessus. Et tu tournes autour en te disant : “Mais quand est-ce que l'instructeur va rentrer pour m'apprendre ma leçon ? Il est déjà midi moelle quart, il est déjà midi, il est déjà midi et quart, il est déjà midi et demi, il est déjà une heure moelle quart, il est déjà une heure, il est déjà une heure et quart... Et je n'ai pas mangé, je dois retourner au travail, je dois faire ceci, je dois faire cela. ! Et je ne peux pas consacrer toute ma vie à cette attente ! Mais pour qui il se prend celui-là ? Est-ce qu'il n'a pas conscience que j'aspire, que je mets toute ma vie en sacrifice, là, dans la pièce de l'enseignement et voilà que Monsieur ne vient pas !? Mais quelle heure est son heure ? Quelle heure est la bonne heure ? Est-ce qu'il va falloir que j'hurle à travers les fenêtres pour qu'il arrive ?”
Et à ce moment-là, le disciple croit qu'il pourra voir, il espérera un rendez-vous. Le disciple croit que ce rendez-vous va être face à une entité qui va lui dire quelque chose et qu'ensuite tout cela va se passer comme dans un beau conte de fées, entre toi et moi, entre vous et nous. Je te dis ce que tu dois faire, tu me dis ce que tu en penses et puis on décide. Malheureusement, ce n'est pas comme cela que les choses arrivent.
Donc il ne sert à rien que tu vocifères : “Regarde tout ce que je sacrifie pour toi, regarde toute ma vie à disposition pour toi, toi qui ne viens pas m'enseigner !”, cela ne sert à rien !
Parce que si je pouvais faire un geste, c'est ce que je ferais. Je te mettrai le nez dans le livre posé sur la table que tu ne vois pas. Et je te l'écraserai bien fort pour que tu puisses au moins remarquer la première lettre. Je ne suis pas ambitieux, je veux que tu lises au moins la première lettre !
A A A
Ah, ah, ça fait mal, Ah ! La première fois.
Et puis que tu lises la deuxième lettre : U, U, Uh ! Ça fait mal, n'est-ce pas ?
C'est dur l'alphabet, mais c'est encore plus dur quand on le lit complètement le nez écrasé contre la feuille !
M M M !
Et voilà que je relâcherai la pression, et voilà que tu regarderais partout autour en te disant : “Mais quel est le fou qui m'écrase le visage à ce point contre le livre !”
Et puis enfin tu te poserais la question, mais qu'est-ce que j'ai lu là ?
A, U, M.
“Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Il m'écrase le nez contre le livre. Il me propose un mot mystérieux et voilà qu'il repart sans me donner l'instruction, sans me dire voilà ce qu'est le A, voilà ce qu'est le U, voilà ce qu'est le M, voilà comment tu dois le dire, voilà comment tu vas faire avec.”
Et de nouveau le disciple va tourner autour de la table et attendre deux heures, deux heures et quart, deux heures et demie pour que le guide revienne et lui dise ce qu'est le A, ce qu'est le U, ce qu'est le M et comment on le dit. Mais voilà que huit jours après il tourne toujours autour de la table et qu'il recommence ses grandes litanies, moi qui sacrifie toute ma vie pour lui, pourquoi est-ce qu'il vient pas m'expliquer ces trois lettres ?”
Et voilà que de nouveau la pression arrive, car fondamentalement tu es habité plus par l'amour que par la bêtise. Donc immanquablement l'on revient et l'on t'écrase le nez contre une autre page, où il est écrit : “Répète, répète !” Et puis l'on s'en va.
Et le disciple se retrouve tout étonné, regarde encore autour de lui et essaye de voir d'où cela vient, il ne voit rien. Mais il a entendu “répète !”, il se dit : “Tiens, on me demande de répéter le A, U, M. Mais comment je vais répéter cela ?”
Mais il commence à avoir confiance, par deux fois son nez a été écrasé contre l'évidence, par deux fois il a senti l'impératif de la présence, de la nécessité, de cette chose invisible, impalpable. Et donc il commence un certain comportement, un certain engrenage. Et il se dit : “Je n'ai qu'à essayer, au moins essayer.”
Et il va commencer à dire AAAA, UUUU, MMMM. Et il va se dire : “Non, c'est presque ça mais ce n'est pas vraiment ça.” Et peut-être pendant des heures, peut-être pendant des jours, peut-être pendant des semaines, il va dire A, U, M. En sentant que ce n'est pas vraiment cela mais que c'est aussi proche de cela. Et il va espérer là véritablement comme un disciple que le Maître revienne et lui dise à l'oreille comment l'on chante. Non pas que le Maître revienne l'instruire, non pas que le Maître revienne le rencontrer, mais comment il lui chante le Verbe à l'oreille. Et c'est au moment où le disciple déclenche cette attitude. Une attitude où il ne demande plus la présence du Maître, une attitude où il ne demande plus la rencontre, une attitude où il ne demande plus quelque chose de personnel en fait, mais où il demande l'essentiel, le Verbe.
C'est à ce moment là qu'effectivement y compris le Verbe et la Présence et le Maître arrivent.
Car le Verbe est le Maître et le Maître est le Verbe.
Le Verbe est le Maître et le Maître est le Verbe.
Dès qu'il a cette attitude intérieure, la table disparaît, le livre disparaît, la lumière entre dans la pièce.
En même temps qu'un son magique et grandissant.
AAAAUUUUMMMMM
Et au fur et à mesure que la syllabe se déroule, la Présence apparaît, et, avec, la Véritable Présence, toutes les Présences qui servent la Présence du Monde, tous les Maîtres, tous les Guides, tous les Initiés, tous les Apprentis, et même tous les cloches-pieds. Tout le monde est là autour de La Présence.
Est-ce que donc tu as besoin de plus ? Non.
On pourrait résumer le développement, la collaboration avec les pensées-semences des Maîtres ou avec leur égrégore ou avec leur intelligence à cela : avoir à l'intérieur une attitude suffisamment dépouillée d'égoïsme pour ne plus être à la recherche du Maître, mais du son qui fait vibrer le Maître lui-même.
Ce qui fait que l'on recherche le Maître. Ce n'est pas parce que l'on veut, par aspiration spirituelle, rencontrer, trouver le Maître. Ce n'est pas une aspiration spirituelle. C'est une manifestation de l'égoïsme.
Égoïsme
De quel genre d'égoïsme ?
Non pas : “Moi je veux mon Maître”, ce n'est pas cette manifestation-là. Cela veut dire que toute la conscience est encore trop imprégnée des manifestations de l'égo terrestre. Et donc chaque fois que l'on aspire à la spiritualité, étant donné que la conscience est trop imprégnée par l'égo terrestre, on va vouloir rencontrer une personne, le Maître, sous quelque forme que ce soit. À ce moment-là, la rencontre est impossible !
D'une part parce que le Maître ne peut pas se manifester de la sorte, parce que l'on claque du doigt, parce que l'on pleure, parce que l'on tape des pieds, mais aussi parce qu'en aucun endroit de l'Univers, vis-à-vis d'aucun être humain, il ne peut se manifester lorsque l'égo terrestre est trop présent.
En fait, je pourrais même vous affirmer que la présence du Maître, des Maîtres et de Dieu, ces présences-là sont constantes, sans arrêt manifestées et proches de vous ! Ce qui fait le voile, ce qui vous empêche de voir et de sentir, c'est l'écorce et l'étoffe de l'égo terrestre dont vous vous entourez.
Ce qui fait le voile, ce qui vous empêche de voir et de sentir la présences du Maître, des Maîtres et de Dieu, c'est l'écorce et l'étoffe de l'égo terrestre dont vous vous entourez.
Bien sûr, je ne veux pas sans arrêt taper sur le même clou, puisque je vous ai même dit que cet égo terrestre était utile et qu'il fallait savoir travailler avec.
ICI 42:44 1B
Mais en même temps que vous devez savoir l'utiliser, il ne faut pas que vous le rameniez dans la spiritualité, que vous le rameniez dans la relation que vous voulez avec Dieu, la lumière et les maîtres.
Travaillez avec les outils de votre personnalité pour développer des qualités dont même l'âme a besoin.
Mais au moment d'une rencontre spirituelle, mon Dieu, débarrassez-vous de cela.
Ne soyez qu'un verbe à la recherche d'un autre verbe.
Comment cela se peut ?
N'ayez pas peur.
La plupart du temps, la recherche du maître, en plus que de s'établir dans l'égoïsme, s'établit dans la peur.
Si je ne trouve pas mon maître, je vais mourir, mourir de peur, mourir d'ignorance, mourir dans les ténèbres, mourir de bêtises, mourir de malheur.
J'ai peur.
Comment est-ce que le maître saurait franchir le mur de cette peur ?
Il ne peut pas.
Non pas qu'il ne peut pas parce que son pouvoir ne lui permet pas, mais parce que toi-même, s'il enlevait par exemple un voile, tu mettrais un deuxième voile.
Tu n'aurais même pas l'éclat d'une seconde pour profiter de la lumière qui passe au moment où il enlève le voile.
Parce que c'est sans arrêt que tu penses et que tu répètes que tu as peur, que tu as peur, que tu as peur, que tu voudrais, que tu voudrais.
Donc, le calme.
La quête du maître ne doit pas être plus importante que d'aller acheter un saucisson un samedi soir dans un supermarché.
Pas plus important que ça.
Si tu lui donnes trop d'importance, c'est cette quête même qui t'empêche de rencontrer le maître.
C'est pour cela que je veux que tu le dédramatises et que tu le dévalorises même s'il le faut.
Au point que même si c'est pendant quelques mois, tant pis, les maîtres n'ont aucune importance pour toi.
À ce moment-là même c'est tant mieux.
Mais en même temps, soit cet amour, soit ce magnétisme qui attire l'abondance de l'univers, l'énergie des maîtres et qui te donne la patience d'entrer dans le cocon de la transformation.
Au fur et à mesure que tu accomplis ces choses, tu t'aperçois que non seulement ta vie est entre tes mains, mais que tu arrives à grandir.
Tu n'as soudain plus besoin d'aller à la recherche des gourous, de participer à tous les séminaires, de faire quatre heures de méditation sur la pointe des cheveux en inhalant, je ne sais pas, de l'alcool de menthe ou de l'encent.
Tout devient très simple.
Aum.
(2A)
Est-ce qu'en te prononçant cette syllabe, je veux te l'imposer ou te la conseiller comme étant la chose la plus merveilleuse au monde ?
Non, ce sera à toi de choisir.
Je ne veux pas systématiquement tout t'indiquer.
Tu dois apprendre à lire dans le livre en ayant la force toi-même de soulever les feuilles.
Que je ne sois pas sans arrêt obligée de t'écraser le nez contre les lettres et un peu d'initiative.
Toi-même essaye un peu de sel, un peu de poivre, un petit peu d'eau, un peu de feu, un peu de pâte, un peu de temps et voilà qu'ainsi tu arrives à te faire un repas.
Au lieu de me dire sans arrêt qu'est-ce que c'est qu'une pâte ?
Quand est-ce que je la mets dans l'eau ?
Où il y a les allumettes ?
Où il y a la bouteille de gaz ?
Et puis c'est quoi le sel ?
Où je vais le chercher ?
Est-ce que je mets assez de poivre ou est-ce que c'est trop poivré ?
Le grand problème qu'il y a dans la relation entre l'humanité et les frères suffisamment avancés que vous appelez les guides et les maîtres, c'est que l'homme attend toujours qu'on lui dise quoi faire, comment faire.
Le maître ne le dira jamais.
Pourquoi ?
Parce qu'il sait que l'art de la vie, l'art d'être vivant, l'art d'avoir du talent pour faire quelque chose ne provient pas de l'instruction et c'est pour cela que je me suis toujours défendue de faire de l'instruction, de vous donner des informations.
La véritable instruction passe dans l'expérience.
Vous ne devez pas lire, par exemple, la syllabe « own », en l'écrivant partout sur les murs de votre chambre, par exemple, en l'ayant sur un petit papier bien coincé dans votre poche.
Vous devez la prononcer.
Vous ne devez pas savoir l'écrire dans toutes sortes de styles.
Vous devez la prononcer.
La méditation, c'est pareil.
Vous ne devez pas essayer de vous enrichir de toutes sortes de techniques en vous disant « quelle technique est la meilleure, si j'essayais celle-ci, si j'essayais celle-là ».
Entrez en méditation, c'est tout.
Vous allez me dire « mais comment on entre en méditation ?
» Ce n'est pas si facile que cela puisque j'essaye tous les jours.
Eh bien, je dirais que tu n'as pas vraiment essayé, c'est tout.
Peut-être chaque jour tu t'es dit « aujourd'hui, je vais méditer ».
Et pendant que tu t'essayais, tu étais déjà encore en train de penser à toute autre chose.
Au repas de midi, aux factures d'électricité, à ta rencontre amoureuse du soir, au film que tu es en train de rater pour faire ton saint sacrifice pour Dieu.
Mais dans un aucun cas, ce n'était de la méditation parce que si tu avais essayé, tu aurais réussi.
Qu'est-ce que la méditation ?
Je sais que c'est le silence absolu.
Donc, je ferme la porte de ma chambre, je m'assois et je ne considère plus rien.
Plus rien n'est capable d'attirer ni mon attention, ni ma conscience, autre que la syllabe divine.
Aum.
Rien d'autre ne peut m'attirer.
Il se trouve que sans arrêt, je suis attirée par quelque chose.
Mon désir d'être dehors plutôt que de m'enfermer à méditer.
Un vilain mot que m'a dit un ami il y a juste un quart d'heure.
J'aurais dû lui répondre ceci, ceci, cela pour le moucher celui-là.
Ou bien tel ou tel souci, ou bien tel ou tel désir.
Au fur et à mesure, je m'aperçois que ma pensée est difficile à maîtriser.
Et je vais donc chercher des techniques pour maîtriser ma pensée.
Ce qui fait qu'après le Haum, je vais m'assommer à coup dans son soir, c'est certain.
Bien heureux que personne n'ait pensé à inventer la méditation qui consisterait à se lancer contre un mur pour pouvoir être sûr de se calmer vraiment afin de méditer.
Donc, si j'en conclus que ma pensée est difficile à maîtriser, du fait que je suis sans arrêt attirée par des choses extérieures, et que sans arrêt je vais chercher des techniques plus performantes, qui de toute façon ne vont pas marcher, c'est que mon point de vue à la source est faux.
Ce n'est pas la pensée qui est difficile à maîtriser, pas du tout.
C'est le mouvement de ma vie.
Je suis un mouvement, est-ce que tu comprends cela ?
Il n'y a pas la pensée, il y a le mouvement de la vie.
Je suis un mouvement.
Si tu étais clairvoyant que tu pourrais voir à quel point les énergies tournent, les énergies physiques, les cellules même, les énergies de tes pensées, de tes émotions, l'énergie de ton corps éthérique, tout cela tourne de temps en temps en spirale, de temps en temps en montant, en descendant, de temps en temps en s'élargissant, en rétrécissant, de temps en temps même en dégageant des sons et des couleurs, en s'imprégnant des autres énergies qui sont autour.
C'est beau à voir, ce sont des mouvements.
Donc pour méditer, il va s'agir pour moi de savoir créer le mouvement correct, celui par lequel la méditation arrive.
Si par exemple, je vais te démontrer par un exemple tout simple ta difficulté.
Admettons que la méditation ce soit, je suis sur un vélo et je pédale.
Puis à la suite de confusions multiples, car l'être humain est très talentueux pour créer les confusions, on ne sait pas pourquoi mais tu te mets à penser que méditer, ce n'est pas pédaler sur un vélo, c'est courir dans un champ.
Alors voilà que chaque matin tu te dis, je vais faire ma méditation, c'est-à-dire pour toi courir dans le champ.
Mais comme l'état de bonheur, de fusion ne vient que si tu es sur un vélo et que tu pédales, alors tu cours dans ton champ et tu n'arrives jamais à l'état de bonheur.
Et tu te dis, mais dans ce champ, il y a forcément alors quelque chose qui m'aiderait à devenir un bon méditant.
Peut-être une petite herbe, un peu chimique, qui m'aiderait un petit peu en stimulant telle ou telle glande, ou peut-être en écoutant le bruit du ruisseau, ou peut-être en sachant devenir l'ami des esprits de l'air de façon à ce qu'il me soulève de terre.
Et c'est là que l'on commence à inventer toutes sortes de techniques à bras cadabrantes.
Alors que ce qu'il faut comprendre, c'est que demain matin, tu vas dans ta cave où il y a le vieux vélo construit par le grand-père du grand-père, du grand-père du grand-père, du grand-père, du grand-père, du grand-père, le vélo cosmique quoi, en quelque sorte.
Mais il n'a qu'une roue ce vélo.
Encore là, le problème, il faut le reconnaître.
Parce que le plus souvent, on accepte de descendre dans la cave.
On commence à comprendre que l'on va trouver un vélo.
Mais comme l'homme crée toujours des confusions, il se dit, un vélo cela a deux roues.
Puis des freins pour freiner, au cas où j'irai trop vite.
Puis surtout une petite lanterne au cas où il fait nuit pour que je puisse encore voir où aller.
Ce qui fait que lorsque je tombe sur une roue, au sol, je me dis bien, c'est une roue, ce n'est pas un vélo.
Il n'y a pas de lanterne, il n'y a pas de pédale, il n'y a pas de frein, il n'y a pas de selle.
Voilà que passe encore un temps de confusion, un temps de douleur, un temps de recherche, peut-être même plusieurs vies, plusieurs morts.
Et je comprends que cette roue va rouler d'elle-même et que je n'ai qu'à m'asseoir dessus.
Et puis plus loin, je comprends que je suis cette roue, que je suis cette cave et que je ne suis pas simplement celui qui cherchait le vélo.
Je suis la cave, la roue et je suis celui qui cherchait.
Tout devient clair d'un coup.
Mais donc revenons à ce mouvement.
Je dois apprendre à créer le mouvement propre à m'induire en méditation.
Et pour créer ce mouvement, il y a non pas plusieurs manières, mais il y a un certain nombre de facteurs.
Il faut considérer que les techniques ne sont pas porteuses de la méditation en soi, ne peuvent pas amener la méditation en soi.
Mais un certain nombre de facteurs arrivent à créer dans les énergies les alignements nécessaires pour que le bon mouvement qui correspond à l'état de méditation s'installe.
De quoi il s'agit ?
Et bien d'abord, le premier alignement, le premier facteur, c'est je me recueille, que ce soit assis, que ce soit debout, que ce soit couché, dans une chambre, dans une église, au milieu de la rue, peu importe, je me recueille.
Cela veut dire quoi quand je me recueille ?
Est-ce que Dieu est tout content de voir que les enfants sont enfin sages dans la classe ?
Mais non !
Lorsque je me recueille, je deviens magnétique, tout simplement.
En étant magnétique, je récupère tous mes atomes, toutes mes énergies qui, au contraire, seraient allées de ci de là vers les autres êtres humains, ou vers l'activité de tel désir, ou vers le mouvement de telle partie de mon corps, par exemple à taper du pied, à taper de la main.
Tout ceci s'arrête quand je suis recueilli.
Je suis calme, composé, magnétique.
Sur la base de ce magnétisme centrifuge qui va donc attirer tous les atomes ambiants, ma pensée va être aussi mieux alignée, pas encore calmée, pas encore maîtrisée, mais mieux alignée.
Je vais pouvoir donc lui demander de participer par une invocation, par exemple, ou une prière, comme vous voulez, que ce soit le Notre-Père, la grande invocation que vous avez utilisée, ou que ce soit quelque chose que vous composez vous-même, peu importe.
Et c'est là où je vais faire participer ma pensée à l'élévation de l'entité que je suis, et créer ce bon mouvement qu'est la méditation.
Quelle énergie peut apporter la pensée ?
Puisque je vais, par exemple, répéter une invocation ou une prière, je vais élever la nature de mes pensées, je ne suis pas en train de penser à mes problèmes de facture.
Je pense à Dieu, je pense au Maître, je pense à l'humanité que j'aime, j'élève mes pensées.
Donc, je ne risque plus de penser à mes petites chinoiseries, à mes problèmes de casserole et de fonds de poubelle.
Je suis dans le plus haut aspect de ma pensée.
Donc, elle ne risque pas d'aller reconsidérer toutes ces choses inférieures et inutiles.
En même temps que la pensée s'élève parce qu'elle se focalise sur Dieu, ou sur un Maître, ou sur une lumière, elle crée comme par effet de ventouse et d'aspiration l'élévation de mes émotions.
Ce qui fait qu'au fur et à mesure que je fais la invocation ou que je prie, il y a une élévation de tout mon être.
Les émotions montent et se transforment au plus haut de leur degré en aspiration spirituelle.
Les pensées montent et se transforment au plus haut niveau de leur nature en communion spirituelle.
Lorsque tout ce mouvement ascensionnel est déclenché, mes cellules que j'ai rapatriées qui vibrent de manière centrifuge et qui envoient leur énergie vers le haut, mes émotions qui ont découvert l'aspiration, mes pensées qui ont découvert la communion, je suis la méditation et j'entre dans un état de conscience magnifique que je n'ai jamais atteint auparavant.
La plupart des gens, cela me concerne, sortent des moments de méditation exactement comme un sort d'un ring de boxe.
Des bleus partout, les cheveux complètement démontés, les yeux aux bords noirs, la lèvre en sanglanté, des dents qui manquent, tellement ils se seront battus contre les factures d'électricité, contre les remarques de telles amies, contre nos employeurs qui n'arrivent pas à augmenter le salaire, contre Dieu que l'on appelle et qui ne vient pas, qu'est-ce qu'il attend pour se faire déboucher les oreilles, celui-là ?
Qu'est-ce qu'on attend pour inventer un ascenseur afin d'y aller plus vite ?
Alors que cet homme aurait dû ressortir de là avec des ailes d'ange dans une tunique magnifique portée par les anges de la présence eux-mêmes.
Voilà un pauvre athlète mis complètement en chaos, qui en plus est abandonné par son équipe, parce que les hommes n'aiment que l'effort, c'est bien connu.
Personne n'est là ni pour le soigner, ni pour l'encourager.
Et il n'inspire qu'à une chose, c'est mourir puisque la vie est si compliquée et que Dieu est si éloigné.
Et c'est dans une grosse crise d'abandon qu'il se replie sur lui-même et qu'il dit, « Je préfère la mort à ce Dieu sans pitié.
» Je te comprends, je te comprends, mais en même temps, je ne peux pas aller changer ton esprit, non pas que tu dois le changer toi-même, je n'aime pas ces phrases toutes faites, même si je te le changeais en ce moment même, étant donné que tu crois à tes principes, tu crois à ta détresse, tu crois à ta souffrance, tu ne laisserais aucune chance à mes affirmations de rentrer en toi et de créer un nouvel être.
C'est pour cela que je dois tellement utiliser que ce soient les paraboles, que ce soient les petites histoires, que ce soit en empruntant directement les événements dans ta vie, de façon à créer en toi, d'un seul coup, une pensée qui t'appartient, non pas une pensée que je t'ai envoyée, mais une pensée qu'au fur et à mesure du déroulement de l'histoire, tu as accepté de faire éclore.
C'est ton acceptation, c'est ta création qui fait que d'un seul coup tu es soigné, sain et sauf.
Tandis que si simplement tu m'obéis, cela ne sert à rien.
Il y a à travers le monde une multitude de disciples trop obéissants qui n'arrivent à rien.
Et toute la journée, ils nous envoient leur communication.
Si tu m'envoies à tel endroit, j'irai du moment que c'est toi qui m'envoies.
Si tu me fais faire ceci, je le ferai, cela me coûte Seigneur, mais je le ferai puisque c'est toi qui m'envoies.
Mais fais-moi sentir que tu veux que j'y aille.
Mais qu'est-ce que tu veux que cela me fasse à moi, de t'envoyer à tel endroit, faire telle chose ?
Il y a plein de choses à faire partout, devant tes pieds, devant ta porte, à gauche, à droite, à 500 km de chez toi ou même sur la Lune, il y a aussi des choses à faire.
Alors commence par être actif, un homme plein d'initiatives, en état d'expérience, qui sait prendre les risques avec curiosité, bonheur et frénésie presque.
Et fais, et tu verras que nous n'avons pas spécialement le désir de t'envoyer ceci, de t'envoyer cela, par ceci ou par cela.
Que la nécessité du monde est une grande nécessité, que nous ne destinons personne à un tel, que nous ne destinons pas les deux trois phrases que tu es en train d'inventer à un tel pour le soigner.
C'est tout simplement l'abondance de l'univers qui passe en toi.
Et puisque tu es généreux, puisque tu es magnétique, puisque tu aimes l'autre, puisque tu veux l'aider, tu le ressens et c'est toi-même qui va piocher dans l'abondance de l'univers pour lui donner, à lui qui a tant besoin, à cet homme qui est devant toi et qui pleure.
Ce n'est pas Saint-Michel l'archange, ce n'est pas Koutoumi ou Moria ou Alfred de Musset ou je ne sais qui d'autre, qui va te dire écoute, dis-lui que ce n'est pas grave, que le 19e mois il va gagner au loto et que tout ira bien dans sa vie.
Non, non, que ce soit Saint-François ou que ce soit tous les maîtres, ils ont autre chose à faire que de venir vous inspirer, que de venir vous dire quel chiffre jouer à la loterie, que de venir vous dire à quelle porte vous devez taper pour trouver à coup sur un emploi, que de venir vous dire si la femme que vous épousez est vraiment celle qu'il vous faut, que de venir vous dire à quelle heure vous devez concevoir votre enfant afin qu'il soit un futur Bouddha, vous recevons toutes sortes de réclamations et croyez-moi, ceux qui ont un standard changent souvent de place parce qu'au bout de cinq minutes, ils ne peuvent plus tenir, mais ça leur apprend quand même, ça leur apprend, ils savent qu'ils doivent y aller, ça leur apprend de certaines formes de patience, de tolérance et surtout ça leur apprend la psychologie qui anime encore les hommes.
Et de toute façon eux-mêmes quand ils retourneront à l'incarnation, ils redeviendront ces hommes-là, alors autant qu'ils en prennent bien conscience, du temps qu'ils sont encore de l'autre côté, afin qu'ils ne commettent pas les mêmes erreurs.
La communication donc est plus belle, s'il s'agit d'un cœur magnétique plein d'amour, voulant donner, à l'empuiser dans la grande abondance de l'univers et sachant ensuite redonner.
C'est ça le Christ, c'est rien d'autre, tu veux développer le Christ en toi, tu veux épanouir le Christ en toi, tu veux rencontrer le Christ sur la croix ou sur le mont Athos ou je ne sais trop où, tu voudrais aller au fin fond de la hiérarchie parce que tu sais qu'il en est le chef.
Tu veux le voir, tu veux le rencontrer, tu veux le sentir, tu veux devenir lui comme lui puisqu'il te l'a proposé, soit fait comme lui.
C'est tout, tu vas me dire, mais on tombe toujours sur les mêmes phrases, faire comme le Christ, si je savais faire comme le Christ, je le serais déjà fait, tu vas me dire, n'est-ce pas ?
Et je n'aurais pas besoin de venir ni t'écouter, ni d'assister à des séminaires, c'est bien parce que je ne sais pas comment on fait le Christ que je n'arrive pas à l'être et que j'ai besoin que tu me parles, n'est-ce pas ?
C'est ce que tu me dis et c'est là où j'ai envie de t'écraser le nez dans le livre.
On te l'a dit dans toutes les langues, à toute génération, à travers toutes les races, ce qu'est un Christ, comment il parle, comment il pense, comment il rayonne.
Ah voilà, bien sûr, maintenant tu penses sur autre chose, tu vas me dire, c'est difficile, tu vois, tu deviens un peu plus honnête.
De ton premier mensonge, qui était, mais je ne sais pas comment on fait, tu t'aperçois maintenant que tu sais très bien, mais que c'est trop dur.
Alors deviens un peu plus honnête et aperçois-toi fondamentalement, rends-toi compte absolument que ce qui te fait penser que la chose est difficile, ce n'est pas la difficulté, mais c'est la paresse.
Eh oui, si je pourrais me permettre un trait d'humour, je dirais que tous les êtres humains sont des Christ, mais que tant qu'on est un être humain, on est un Christ ma foi paresseux.
Et que tant qu'on est un Christ paresseux, eh bien on est un Christ qui ne se connaît pas lui-même et qui sans arrêt demande qui est le Christ, où est le Christ, qu'en fait le Christ, comment je vais vers le Christ, quand est-ce que le Christ va revenir et je fais des groupes avec les autres Christ paresseux en me disant, plus on sera nombreux à l'appeler, plus vite il va venir, lui qui est réveillé et qui a de si longues jambes, lui qui peut descendre, traverser les univers, alors on se réunit et on prie et on l'appelle, on lui envoie même des lettres, on lui invente même des rendez-vous afin qu'il s'y rende.
Et voilà que le Christ ne descend pas.
Pourquoi ?
Est-ce qu'il ne vient pas ?
Est-ce que ce n'est pas son heure ?
Est-ce qu'il s'amuse de l'humanité en disant, criez toujours, je descends quand je veux ?
Bien sûr que non.
Le Christ est la seule étincelle de toutes les consciences de la hiérarchie, qu'elle soit planétaire ou solaire, le Christ est la seule étincelle qui ne s'incarne jamais.
Elle se révèle, elle habite soudainement l'homme le plus riche de cœur et elle parle, elle donne, elle rayonne.
C'est pour cela qu'il a existé Jésus le Christ et non pas le Christ descendu sur la terre.
Pourquoi il en est ainsi ?
Pourquoi est-ce que Jésus, maître et disciple a servi la manifestation du Christ et que ce n'était pas Jésus étant le Christ ou Christ étant Jésus ?
Il faut comprendre que dans la manifestation de la divinité, il y a des seuils et cette nature spéciale, ce poste spécial, cette fonction spéciale qui est d'être le Christ pour une humanité en marche, pour un système solaire en marche réclame que l'on reste un certain endroit depuis lequel on peut faire un certain travail.
Un peu plus bas on ne le peut plus, un peu plus haut on ne le peut plus et pourtant pour descendre malgré tout auprès de chaque créature puisque la nature d'amour du Christ le porte à cela, de descendre jusqu'au fin fond de la vie pour aller toucher et réanimer chaque créature.
Il utilise pour cela ses flambeaux les plus purs, une fois c'est Jésus, une fois c'est un autre, ce sera encore un autre, mais chacun dira la même vérité, qu'il parle au nom de celui qui l'envoie.
Ensuite bien sûr il y aura toute sorte de confusion, la même confusion règne aujourd'hui Jésus, le Christ, mais peu importe, le travail aura été fait, la lumière relancée et le cycle se poursuivra ainsi.
Être le Christ donc, c'est être cette grande spontanéité, cette grande ouverture, cette grande faculté et facilité à vivre et à entrer dans l'expérience.
Je suis un jeune Christ, je n'ai pas peur, j'ai la lumière du Christ fondamental, le grand gardien de notre univers qui me protège et dans lequel je vis et dans lequel j'évolue mais moi-même en tant qu'entité, je suis un petit Christ et je ne dois pas avoir peur.
Je dois aller dans l'expérience, je dois apprendre ce que j'appelle des risques, les risques c'est parce que simplement je ne sais pas ce qui va ressortir d'une situation et c'est au fur et à mesure que ce petit Christ entre dans le courant des énergies, un courant qui existe parce que je m'investis dans les expériences.
C'est à ce moment-là que ce Christ se met à se ranimer comme une flamme et que cela grandit et que cela monte et qu'à ce moment-là il aboutit à une ressemblance complète avec ce que vous appelez le Christ fondamental, le gardien de l'univers.
Il n'y a plus aucune différence.
Cela devient tout simplement une autre lumière parmi tant d'autres dans l'univers.
Donc être le Christ, faire le Christ, ce n'est pas si compliqué.
Regardez la vie du Christ.
Qu'est-ce qu'il a fait ?
Il est venu.
Il a osé venir.
Même s'il ne venait que en adombrant Jésus, il a osé venir.
Pour lui c'est une forme de naissance et d'incarnation.
Faites comme lui.
Osez entrer dans votre vie.
Dites oui à votre incarnation.
Mettez véritablement vos pieds dans vos chaussures et votre personne dans votre corps et marchez.
Qu'a fait Jésus ?
Il marchait partout, il voyageait sans arrêt.
Faites de même.
Soyez curieux du monde.
Pas d'une manière désordonnée et exaltée, mais soyez curieux du monde.
Allez à la rencontre des choses.
Même si vous n'allez faire une promenade que dans votre jardin, cela est sortir dans le monde.
Du moment que vous y allez avec un esprit de rencontre, en ressentant les fleurs, en ressentant la terre, en ressentant l'air, etc.
Au moment que vous êtes vivant en quelque sorte.
Au fur et à mesure que vous sentez la vie circuler en vous, que vous sentez aussi l'amour que vous portez à la vie et à ce mouvement que vous avez déclenché, appliquez cette énergie dans les directions qui ont été indiquées par le Christ.
Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
Aimez-vous les uns les autres ?
Portez-vous secours.
Si quelqu'un ne vous accepte pas, eh bien, mon Dieu, laissez-le tranquille poursuivre votre chemin.
Il vous a dit comment vous devez appliquer cette énergie de vie.
Et puis, en finale, que vous a-t-il dit ?
Soyez parfait, comme votre Père est parfait.
Cela veut dire quoi ?
Parfait.
Travaillons un peu sur ce concept.
Et ensuite, nous nous quitterons.
Soyez parfait.
Vous répétez souvent ce mot-là, mais en vérité, vous ne savez pas quoi penser à propos du mot.
Donc, vous imaginez, être parfait, cela veut dire ne plus boire, ne plus fumer, ne plus dire de gros mots, ne plus avoir de mauvaises pensées, ne plus être sujet à la sexualité, vouloir tous les matins méditer, être fidèle dans l'observation de la loi spirituelle.
C'est ça être parfait, c'est être une âme, c'est être la libération.
Mais tu emploies comme cela une suite de mots.
Soit que tu vas renier si tôt après, parce qu'effectivement tu vas fumer, effectivement tu vas boire, effectivement tu vas injurier quelqu'un.
Soit que tu ne connais pas, parce que lorsque tu dis être parfait c'est l'âme et c'est sa libération, eh bien, cela tu ne connais pas encore.
Donc, tu ne peux pas identifier ce concept qui est la perfection, soyez parfait comme votre père est parfait.
Alors expliquons cela.
Mais plutôt qu'on y aille expliquer, viens avec moi.
Allez, au lieu que je t'écrase le nez dans le livre, viens avec moi, viens, essaye de ressentir, essaye de chercher.
Mais toi, écoute, qu'est-ce que être parfait ?
Allez, réfléchis, écoute.
Allez, écoute encore un peu, je te laisse du temps.
Allez, écoute encore un peu.
Détends-toi bien.
N'est-tu pas parfait en ce moment ?
Silencieux, ouvert, ne pensant plus à dire du mal à quelqu'un, ne pensant plus à tes petites préoccupations, heureux, en écho avec l'univers tendu, par amour, n'est-tu pas parfait en ce moment ?
Eh bien, si tu l'es.
Mais ce n'est pas plus compliqué que cela.
Il ne s'agit pas de renier toute une nature humaine, de renier l'incarnation, d'être une âme libérée, flottant au-dessus des hommes et de la terre.
Mais dans l'incarnation, parmi les hommes, sur la terre, d'être cette même paix.
La perfection, c'est la paix, et la paix, c'est je ne suis plus la guerre, et la guerre, c'est je pense à répondre ceci, ceci à mon ami qui m'a dit ceci, cela.
Comment je vais trouver les moyens de me procurer tel argent pour payer ma voiture, mes prochaines vacances ?
Comment je vais pouvoir faire des économies pour m'acheter le manteau que j'ai vu dans telle boutique ?
Comment je vais faire des économies pour me payer le séminaire de la semaine prochaine sur une méditation tibétaine qui me garantit que ma pineale va s'ouvrir ?
C'est tout cela la guerre, c'est le bruit, la dislocation, le désordre, et pendant que j'anime tout ce bruit, je ne me permet pas d'être la paix qui écoute et qui est l'univers.
On se demande toujours comment méditer ?
Tu te la poses encore la question ?
C'est uniquement le contraire du bruit.
Le bruit, ce sont toutes mes préoccupations, basses ou grandes.
Même la recherche de Dieu peut être une préoccupation bruyante lorsque sans arrêt, on secoue l'arbre du paradis en espérant que Dieu va tomber du haut de l'arbre.
En disant par exemple à force de mantra ou à force de menace même ou de chantage, si tu ne m'apparaît pas demain, je me pends à la première branche.
Dieu peut être une grande perturbation, une grande cause de bruit.
C'est pour cela que je te dis, oublie Dieu.
Ne lui accorde pas plus d'importance qu'un saucisson que tu vas acheter au supermarché le samedi soir.
Oublie.
Ne saccage pas tes pensées, ne saccage pas tes émotions, ne saccage pas ton corps.
Sois le calme, c'est le plus sûr moyen de retrouver ce que tu cherches.
Et après ce calme, sois la vie.
Va dans la vie, expérimente.
Commets-toi avec des événements.
Peu importe si, mon Dieu, il y a quelquefois un peu du délire là-dedans.
Peu importe si, mon Dieu, de temps en temps on va te critiquer.
Peu importe si même tu vas dans des endroits où il ne faudrait pas parce que l'on ne va pas te comprendre, parce que l'on va te maltraiter.
Vas-y, curiosité, mouvement, enrichissement, aventurier.
Sois aventurier sur la terre à propos de tous les événements que tu pourrais rencontrer.
Et sois le silence face à Dieu le soir quand tu vas te recueillir pour méditer.
Et tu verras qu'avec ce bel équilibre d'action et de non-action, de recherche et d'ouverture, de mouvement et de non-mouvement, tu verras que la vie va te paraître belle.
Tu verras que la spiritualité va te paraître facile.
Tu ne bouges pas.
Alors non seulement tu ne bouges pas dans la journée, non seulement tu entretiens une vie assez léthargique, dépourvue complètement d'aventures, dépourvue d'émotions, dépourvue de stimulants, et en plus tu voudrais avoir la patience, l'envie de t'asseoir le soir pour pouvoir méditer.
Non, ce n'est pas possible.
Toute la journée tu as traîné ton corps, endormi tes sens, abruti tes pensées.
Tout ton corps, toutes tes émotions, tout ton mental refusent en plus d'aller méditer car il s'agit de s'asseoir encore plus, il s'agit de se taire, il s'agit de faire le mort.
Je ne peux pas, je ne peux pas, dit le corps.
Toute la journée je n'ai fait que cela.
Barresser, traîner les pieds.
Je ne peux pas, je ne peux pas, disent les émotions.
Toute la journée je n'ai fait que cela.
Essayer de me calmer, essayer de ne pas penser à mes chagrins.
Je ne peux pas, je ne peux pas, disent les pensées.
Toute la journée je n'ai fait que cela.
Appeler Dieu, appeler Dieu, appeler Dieu pour qu'il vienne m'aider.
Alors, si ta vie ne te plaît pas, si tu as des problèmes, si il te semble que Dieu n'a pas posé un œil favorable sur toi, je te conseille dès demain d'aller vivre la vie.
Sors de ton appartement, sors de ton chez-toi.
Va vers les autres, va vers les groupes, va dans les musées, va dans les cinémas, peu importe, parle aux gens qui sont dans ces cinémas, ne t'assois pas simplement pour regarder les images.
Parle aux gens à l'entrée, à la sortie, parle à la caissière, demande aux gens qui sortent qu'est-ce que vous en avez pensé, on ne te répond pas et bien tant pis, tu demandes à celui de la droite.
On te prend pour un fou et bien tant mieux, tu es vivant.
Si un jour on te fait comme cela dans la rue, prends ce signe comme un signe de bonheur.
Il y a un endormi qui te montre que tu es réveillé.
Les gens réveillés dérangent toujours les endormis, pourquoi ?
Les endormis veulent les choses bien rangées.
Alors le feu rouge clignote autant qu'il faut.
Chacun passe l'un derrière l'autre, chacun respecte l'autre, chacun passe dans les passages pour piéton, chacun attend son tour à la cantine, son tour au baptême, son tour à la morgue aussi, il y a un temps pour tout.
Et tout cela très bien rangé, très ordonné.
C'est le sommeil qui est rangé, pas la vie.
La vie c'est du désordre, la vie c'est des éclats, des éclats de voix, des éclats de rire, c'est des gestes, c'est des gens qui veulent danser, ils ne savent pas pourquoi mais ils veulent danser et ils dansent.
C'est des gens qui veulent d'un seul coup méditer, ils ne savent pas pourquoi mais s'ils veulent et ils méditent.
La vie c'est un mouvement, je veux t'embrasser, je t'embrasse, mais voilà que j'ai lu dans un livre que les émotions, Dieu c'est une démonstration un peu spirituelle, alors voilà que je garde le baiser que je veux te donner parce que je veux paraître spirituel.
Alors que tout mon amour magnétique et spirituel ou toute la providence de l'univers voulait s'exprimer peut-être à travers ce baiser que je t'envoie.
Pourquoi le retenir ?
Parce qu'un mystique pessimiste a écrit, l'émotion est inférieure au monde de l'esprit.
Qu'en savait-il ?
Qu'en savait-il lui qui vivait de trois grains de riz ?
Lui qui se lavait avec de la neige fondue ?
Lui qui n'a jamais mis de l'huile parfumée dans ses cheveux et s'apercevoir qu'un petit élémental avait fort travaillé pour créer ce parfum magnifique ?
Quand c'est-il lui qui a renié toute communion avec la beauté, cette beauté qu'une multitude de petites vies se fatiguent, s'échinent à fabriquer pour votre propre contemplation, votre confort ou votre santé aussi des fois ?
Que c'est-il de cette vibration magnifique qui fait qu'au contact de l'amour, qui passe, que ce soit par le regard ou par un baiser ou un geste, quand c'est-il, s'il n'y a pas là-dedans, plus d'humanité et de divinité que de manger trois grains de riz dans une caverne ?
Il y a comme cela une multitude de confusions, mais ce n'est pas si mauvais que cela, même si pendant un temps cela crée ma foi quelques douleurs, des éparpillements, des larmes, dans le fond ce n'est pas si mauvais, plus je suis confus, plus je vais souffrir, et par cette souffrance je vais détruire la confusion qui règne.
Et en détruisant le plus vite possible la confusion, je vais trouver la vérité.
Donc la confusion est un peu nécessaire à la vérité, c'est pour cela que nous ne dirons jamais quel enseignement est juste et quel enseignement est faux.
Nous ne dirons jamais quel saint que vous considérez comme saint et en étant vrai et en étant faux.
Plus il y a pour vous d'interrogation, plus il y aura pour vous l'occasion d'accélérer votre libération.
Bien sûr tout ceci peut paraître un peu cruel, mais cela ne l'est pas, pas du tout.
Car au fur et à mesure que vous développez votre amour, votre magnétisme spirituel, vous recevez de plus en plus de guidance, d'inspiration, d'intuition.
Ce qui fait que vous interrogez à propos d'un sujet et il pense beaucoup de temps, tout cela n'est plus un problème, cela se règle en quelques jours, deux ou trois méditations.
Ou si on n'est pas particulièrement intuitif, par une forte volonté qui d'un seul coup se dit, bien tant pis je vais prendre le risque, Dieu me voit, Dieu est mon juge et il sait que si je me trompe, c'est en cherchant la vérité et que donc, fondamentalement je ne commets pas d'erreur.
C'est par amour pour lui.
Quelle entité, quel maître, quel dieu pourrait vous accabler d'une erreur quand vous vous comportez de la sorte, mon dieu mais personne.
Au contraire vous êtes béni et au moment même vous vous apercevez que vous avez fait une erreur, la lumière jaillit, mon dieu mais j'aurais dû faire ceci cela et hop on a le temps de corriger.
Alors que si j'y vais à pafotre en me disant, jusqu'au dernier moment peut-être Dieu viendra me parler, je tend l'oreille mais j'ai peur, voilà que mon ventre est crispé parce que fondamentalement j'ai peur, alors voilà que je fais l'erreur, que je ne la vois pas, que je ne suis donc pas à même de la corriger.
Alors que si tu y vas, je dirais en bon chevalier, qui ne pense qu'à une chose c'est que quel que soit le dieu qu'il sert, quel que soit le roi qu'il sert et qu'il ne connaît pas encore, vrai ou fausse, toutes les batailles doivent être combattues.
(2B)
À ce moment là le roi en grande lumière t'apparaît et te guide.
Alors que si avant la bataille tu te demandes mais qui est le roi ?
Qu'est ce qu'il veut ?
Est ce que je dois vraiment me battre ?
Puis qu'est ce que c'est la bataille ?
Et puis qui je vais avoir en face ?
Et combien de chevaux ils ont ?
S'ils ont des chevaux faut que j'en cherchais.
Et pendant ce temps, un temps infini, passe.
Tu vas dans la campagne chercher des chevaux mais entre temps tu rencontres plutôt une fermière avec qui tu t'attardes.
Et tu me prends un témoin et tu me dis, Seigneur ce n'est pas moi qui ai inventé le sac, c'est son attraction.
Et en admettant que tu finis un jour par ramener les chevaux, tu es ensuite embêté pour savoir comment on monte les chevaux.
Et encore plein de temps est perdu pour savoir comment on monte un cheval, comment on dresse cette bête.
Et tu me demandes mais pourquoi tu as fabriqué un cheval qui de manière naturelle n'obéit pas à l'homme alors que j'en ai besoin pour le combat.
Et parce qu'à l'origine tu ne sais pas comment faire.
Alors tous les objets que tu imagines utiles pour le déroulement de la bataille te deviennent des vrais mystères parce qu'il te semble qu'ils ne sont pas étudiés pour répondre à la nécessité.
Car si par exemple un cheval était nécessaire à la bataille, comme tu le crois, et bien c'est vrai, de manière naturelle, le cheval viendrait vers toi et te dirait, écoute je suis ton cheval, nous allons battre ensemble, voilà comment tu montes, voilà comment tu me tiens, un coup de sifflet, je démarre, deux coups de sifflet, je m'arrête.
Et voilà.
Le cheval te fuit, il se cabre, il t'éjecte et tu dis au bon dieu mais comment tu peux inventer un monde aussi insensé ?
Ce n'est pas le monde qui est insensé, c'est toi.
Je ne te le reproche pas.
J'ai été aussi fou que toi, peut-être même davantage, parce qu'à une autre époque les mystères étaient encore plus grands.
Non pas plus grands parce que entre temps ils auraient comme diminué, mais plus grands au sens où à l'époque de cet ancien continent, ne disposions pas des percées mentales que vous disposez aujourd'hui de façon naturelle.
Donc il fallait approcher tout, tous les mystères, toutes les énigmes, toutes les énergies par des moyens un petit peu plus difficiles que le permet la pénétration du mental dont vous disposez maintenant.
Donc votre voie est beaucoup plus facile que celle que j'ai suivie.
Vous devriez réussir plus facilement que moi, en un temps plus rapide.
Et pourtant vous vous compliquez la vie beaucoup plus que ce que je me la suis compliquée moi-même.
Parce que vous cherchez des instruments, vous cherchez des outils, au lieu de vous dire il y a un change avant, s'il y a un ennemi je le verrai.
Mais qui te dit qu'il y en a un ?
Parce que pendant tout ce temps, tu cherchais un cheval, tu apprenais à monter sur le cheval, tu prévoyais une attaque.
Au moment où tu charges avec armure, épée, cheval et tous les autres soldats, tu t'aperçois que tu tombes dans le vide et c'est un cri Tous les chevaux, les uns derrière les autres tombent.
Ce n'était qu'une falaise, ce n'était qu'un vide.
Et là tu te trouves bête, tu te dis mais j'ai perdu ma vie à chercher des chevaux, à apprendre à monter les chevaux.
J'ai perdu ma vie à rassembler une armée, à prévoir un plan de bataille alors que j'aurais dû me faire pousser des ailes.
Et là encore une fois tu attrapes la barbe du bon dieu et tu la lui secoues et tu dis tu ne pouvais pas me prévenir, non ?
Mais comment est-ce que l'on aurait pu te prévenir ?
En tétée que tu étais, borné, têtu et paresseux.
Parce que si tu refuses de faire pousser tes ailes, c'est bien parce que courir la campagne en t'arrêtant de temps en temps auprès des fermières et chercher des chevaux, c'est quelque chose de plus facile.
Bien plus facile, et oui, bien plus facile.
Alors je te demande une simple chose.
D'abord n'imagine pas qu'il y a un ennemi, il n'y a qu'un roi à servir.
Et pas simplement un roi qui est au ciel, mais un roi qui est toi même.
Ne prévois pas de plantes de bataille par des méditations compliquées pour avoir la maîtrise sur ton corps émotionnel, sur ton corps physique, sur ton corps mental.
Avance et saute.
Tu vas me dire ce n'est pas facile.
C'est de la paresse, c'est de la paresse, ce n'est rien d'autre.
Je vais te le répéter plusieurs fois.
C'est de la paresse, c'est de la paresse, c'est de la paresse, c'est de la paresse.
Ce n'est pas difficile.
Allez, on exorcise, on exorcise cette difficulté.
Ce n'est pas difficile.
C'est de la paresse.
Tu voudrais bien méditer, mais tu es comme une certaine chanson.
Je voudrais bien, mais je ne peux point.
Tu voudrais bien méditer, mais en même temps tu ne payes pas le prix.
En même temps, fondamentalement, tu ne veux pas.
Ça t'embête qu'il y ait une voix spirituelle, ça t'embête qu'il y ait un bon Dieu, ça t'embête qu'il faille devenir un maître, ça t'embête qu'il faille devenir végétarien, ça t'embête qu'il faille ne plus boire de l'alcool.
Ça t'embête que l'on te prédise que même l'amour le plus grand n'est qu'une illusion et qu'il faudra t'en détacher.
Ça t'embête que le bon Dieu est inventé un monde où l'humain n'est pas à sa place.
Ça t'embête.
Alors comment veux-tu méditer alors que tu es dans un tel conflit ?
Je te conseille une bonne chose, va régler tes comptes avec le bon Dieu, et oui, va les régler.
Tu ne peux pas méditer, tu ne peux pas prier, tu ne peux rien faire tant que tu n'auras pas dit tout ce que tu penses, tant que tu n'auras pas vidé ton sac, comme tu dis toi-même.
Alors tu vas me dire, mais parler avec le bon Dieu ce n'est pas si facile.
Mais oui, mais oui, je te l'ai dit, il est de partout, il est en toi, autour de toi, sans arrêt.
Sa seule difficulté c'est de te répondre alors que facilement il peut t'entendre.
Alors parle-lui et dis-lui.
Exactement comme tu règles tes comptes avec un ami, dis-lui tout ce que tu as sur le cœur.
Voilà, je crois en toi d'une certaine manière, il ne faut pas te faire d'illusion, c'est que dans une certaine manière.
Et c'est bien parce que certains m'ont fait peur du diable que je me suis un peu intéressée à toi.
Mais admettons que tu es peut-être une planche de salut, en attendant pour l'instant tu es plutôt une planche de bâtoires.
Voilà ce que je pense de toi.
Et tu lui dis tout ce que tu penses.
Tu lui dis tout ce que tu penses aussi de toi, de la vie.
Tu lui écris, même s'il te faut deux jours pour faire cette lettre, prends deux jours.
Mais dis-lui sincèrement.
Et je te l'affirme, il écoute, je te le dis, je te le répète, il a des difficultés pour se faire entendre de toi, mais il n'en a aucune à t'entendre.
Toi.
Et lorsque tu auras vidé ton cœur, lorsque enfin tu auras laissé pleurer tout ce qui en toi doit pleurer, tout ce qui charge ton corps, tout ce qui fait ou ta maladie, ou ta perturbation, ou ton déséquilibre, ou ta tristesse, dis-lui toutes ces choses et abandonne les lui.
A ce moment-là, il enverra sa bénédiction.
Aussi sûr qu'il existe la pluie, le vent, aussi sûr que les hommes sont physiques, ces bénédictions existent.
Tu ne dois pas en douter.
Jamais.
A aucun moment de ta vie.
Simplement, il te faut savoir les recueillir.
De nouveau, il faut savoir se vider pour pouvoir recueillir.
Et lorsque tu arrives à recueillir, tu t'aperçois qu'il n'y avait jamais eu de problème, que Dieu et toi, vous avez toujours fait bon ménage, qu'il n'y a eu que des malentendus comme dans tous les couples, mon Dieu ce n'est pas si grave, mais que désormais vous êtes comme ceci, unis, main dans la main, que tu as encore un état humain, que tu as encore des choses à accomplir et à lui ramener, mais tu vas voir que lui aussi, c'est faire sa part de travail, qu'il sait t'inspirer, qu'il sait te protéger, qu'il sait même te donner des libertés quand tu en as besoin.
Dieu, c'est être généreux.
Tu crois que tu dois vivre de riz complet, tu crois que tu dois dormir sur des briques, marcher sur des charbons ardents, te massacrer le sexe.
Alors que Dieu est généreux, s'il voit que tu fais ton travail, c'est lui qui t'emmène vers l'amour, s'il voit que tu en as besoin, c'est lui qui va t'emmener et te dire, voilà celui qui va t'aimer pendant quelque temps, voilà celle qui va t'aimer pendant tout le temps que tu en auras besoin.
C'est mon cadeau sur ta route puisque tu travailles, puisque tu accomplis, puisque tu sers, puisque tu rayonnes, puisque tu es la providence pour les autres.
Alors voilà la providence qui vient vers toi.
Tu as besoin d'un amour, il te le donne.
Tu aurais besoin d'un autre événement, il te l'apporte.
Et tu m'envoies le karma, le karma, il l'avale, le karma, il sait l'avaler.
Il y a une grande confusion à propos du karma.
Tout le monde croit qu'il y a des choses insensées à propos du karma.
Bien sûr, le karma est ce qu'il est.
Je pense mal, la pensée revient vers moi.
J'aime mal, ce mal revient vers moi.
Je donne un coup de pied, on me le rend.
Mais sûr, le problème, c'est que cela suit les incarnations.
C'est parfois ennuyeux.
Mais si à un moment donné, tu dégages cette providence, tu dégages cette énergie, tu deviens ce grand mouvement capable d'entrer dans les expériences, capable de méditer, capable de rayonner, tu aimes et tu plonges, le karma ne saurait plus exister.
Car si étant ce grand rayonnement, ce grand mouvement, il se trouve qu'il y aurait une petite tâche, une petite entrave.
Dieu a une de tes erreurs passées, que ce soit l'année dernière ou que ce soit dans d'autres vies.
Dieu ne permettrait jamais un si grand rayonnement, une si petite obstruction.
Il ne permettrait jamais qu'il y ait ce grincement.
La lumière que tu es capable d'attirer purifierait cette entrave, l'enlèverait.
C'est comme un petit feu qui serait dévoré par un grand feu.
Saurais-tu discerner encore une petite flamme dans la grande flamme ?
Nous, il y a un grand feu et la petite flamme est purifiée par la grande flamme.
Ne te demande donc pas si c'est ton karma de faire ceci, ton karma de faire cela.
Et si quoi que tu fasses pour le bon Dieu, ton karma t'attend toujours à la sortie du virage.
Prends cette flamme qui est la vie, sois ce centre magnétique et tu verras que non seulement tu renouvelles tes forces, que non seulement tu brûles ton propre karma, mais que ton karma est brûlé afin que tu sois la flamme pour les autres.
Et Dieu est si content de toi à ce moment-là, que comme le Christ l'a chanté, il te le fait chanter aussi.
Dieu est mon Père, Dieu est ma lumière, Dieu est la gloire de l'univers.
Et pendant un certain temps, tu chanteras cette chanson jusqu'à ce que tu comprennes que tu es celui qui est Dieu et qui s'est retrouvé.
Mais là, c'est encore une autre histoire, nous en parlerons un peu plus tard.
Essaye d'être ce centre magnétique, je le répète, magnétique.
Quand tu le deviens, va dans la vie.
Tu as encore des problèmes, tu as encore des négativités, tu vas les transformer.
Non pas parce que tu es racheté le psychiatre, non pas parce que tu es rare à tout raconter à un ami qui va pouvoir trouver le bon mot, mais parce que tu vas dans la vie et qu'en allant dans la vie, tu ramènes des énergies en mouvement pleines de prana, pleines de richesse et cela efface le tableau noir.
C'est automatique puisque si tu es là à contempler tes misères en attendant que la terre retourne, en attendant que tombe dans ta vie le guérisseur idéal, le psychiatre idéal, le messie idéal, pendant tout ce temps, tu es dévoré, tu ne deviens ni magnétique ni spirituelle et un jour ou un autre, tu meurs.
C'est certain, tu meurs.
Alors, évitons cette fin dramatique et devenons magnétiques.
Va dans le mouvement, bouge, pense, frotte-toi contre la pensée des autres.
Même si l'on va, par exemple, te faire des reproches en te disant, mais non ce n'est pas une bonne pensée, moque-toi de ce que les autres pensent.
Penses sans t'attacher non plus à ta pensée, simplement pour le plaisir de penser, le plaisir d'être en mouvement.
Va dans la vie, bouge, danse, parle et reviens toujours au recueillement.
Puis repars, bouge, danse, parle et reviens au recueillement.
Ne fais pas de ta vie un long recueillement, tu ne peux pas.
Quand la vie doit devenir un long recueillement, c'est l'occasion d'une destinée spéciale.
Et même dans ce recueillement, il y a beaucoup de mouvements.
Parce que l'on sait que l'on doit produire des pensées semences, des rayonnements et que donc on est en grand travail.
Penser que l'on peut passer une vie dans le recueillement est absurde.
On se prive d'une multitude d'expériences, on doit aller dans l'action et revenir au recueillement.
Par exemple, si l'on penserait au moine idéal, il faudrait qu'il aille au travail le matin et qu'il rentre au monastère l'après-midi pour faire le silence, les prières, les méditations.
Il aille au travail le matin, dans la communauté, chez les malades, chez les pauvres, chez les riches, en train d'essayer d'apprendre que ce soit à monter un chameau ou à conduire une voiture, vivant les moines, debout, vivant et dans le monde.
Qu'est-ce que l'on voit ?
De longues fils, de robes, de bures, dans lesquelles quelquefois faiblement s'agite une petite flamme mais le plus souvent un grand désespoir.
Le plus souvent oui.
Parce que le mouvement de la vie leur a été retiré.
Est-ce juste de retirer la vie à ce point ?
Non et surtout pas au nom du développement spirituel.
Il devait y avoir encore une part de confrontation au monde.
Confrontation au monde.
Confrontation avec les autres.
Si tôt que l'on retire ça, on retire la moitié du développement spirituel.
Car le gâchis, c'est dommage.
Confrontation, recueillement.
Confrontation, recueillement.
Et tu verras qu'avec ces deux énergies, non seulement tu n'as plus besoin de moi mais en plus tu auras trouvé Dieu.
Car dans chaque mouvement, que ce soit l'action ou que ce soit le recueillement, étant donné ton interprétation juste de la vie, il sera là.
Tu verras.
Je voudrais juste vous rappeler une chose avant de vous quitter.
Pour revenir à la question qui m'était posée, il est très important que tout disciple qui veut vraiment accomplir un effort spirituel aujourd'hui, soit conscient de la pensée des maîtres ou des frères aînés ou du Christ ou de Dieu, appelez cela comme vous voulez.
Il est très important que vous en deveniez conscient.
Comment en devenir conscient ?
Celui qui est doté d'intuition va pouvoir ressentir le plan qui anime l'humanité.
Celui qui n'est pas doté d'intuition peut en prendre connaissance dans les livres.
Les livres sacrés, qu'ils soient anciens ou modernes, ils parlent tous de la même chose.
Sortir la flamme de la matière en lui donnant la liberté de mouvement et d'expérience et la ramener à Dieu par le recueillement.
Cette pensée semence est importante.
Car plus l'humanité devient consciente de ce programme et plus les confusions disparaissent, plus les cristallisations vont se défaire, les sociétés vont pouvoir se développer.
Il y a une multitude de malaise sociaux qui ne sont pas des malaises sociaux à proprement dit, mais des prolongements des problèmes religieux ou psychologiques ou tout simplement affectifs.
Les problèmes typiquement socio-économiques sont rares et peu nombreux.
Tout le reste est un ramassis confus entre les problèmes religieux, les problèmes moraux et les problèmes affectifs.
Comment est-ce que donc un politicien, un président pourrait arriver à vous guider ?
Il peut assumer la partie la plus politique, la plus économique, mais le reste, mais le reste il ne peut pas.
Alors cela sert à quoi de se mettre en colère après les hommes politiques ?
De leur reprocher de ne pas être parfait, de ne pas vous faire un monde parfait.
Alors que la plupart de vos problèmes proviennent d'une vision que vous avez du monde et non pas d'une organisation de la société.
Au fur et à mesure, vous pouvez donc même transformer le monde grâce aux pensées semences que vous entretenez, que vous couvez.
Exactement comme une poule couvre son œuf.
Je couvre, comme je répète un mantra, je couvre cette pensée semence.
Je la visualise, je l'envoie sur le monde, je la fais rayonner, je la transporte et je la dynamise avec mes prières, avec mes invocations, avec mes attitudes personnelles.
Quand je me comporte de la sorte, je suis un disciple, je suis plus proche de la hiérarchie que l'écorce n'est proche de la sève d'un arbre.
Encore plus proche que cela.
C'est-à-dire que je suis dans et avec la hiérarchie.
Je suis la hiérarchie et elle est moi.
Il n'y a pas des maîtres d'un côté, des disciples de l'autre, des initiés d'un côté et Dieu de l'autre et le Christ quelque part qui promène et qui descend de temps en temps.
C'est une seule et même grande vie.
Mais avant de s'apercevoir que c'est une seule et même grande vie, j'ai le cauchemar de croire que j'ai ma petite vie et qu'il y a ces grandes vies.
Arrête, tout de suite, arrête.
Dès demain, va dans la vie, sors, bouge, réunis tes amis, parle, danse, fais un voyage, sois curieux, ne pense même pas à méditer, réveille ton corps, réveille tes émotions, réveille ta tête, interroge toi, mais en bougeant et en échangeant avec les autres.
Et après, recueille-toi et tu verras que tout devient simple.
Je ne suis pas compliquée, pas du tout.
Je ne suis pas du tout compliquée.
Si tu veux me voir, fais un pas, un seul.
Non seulement tu peux me voir mais en plus je suis visible.
Ah oui ?
Est-ce que je distribue des petits plaisirs, des bonnes nouvelles, des sucres d'orge ?
Pas du tout.
Je suis visible.
Absolument.
Et non pas en imaginant utiliser le troisième œil pour que l'on puisse voir ma robe de lumière, Dieu sait de quoi on m'habille.
Et si j'ai envie de porter un costume moi ?
Pourquoi on me visualise dans ces longues robes blanches qui n'arrêtent pas de traîner si bien que je m'y prends les pieds dedans ?
On n'est pas tous des très bons tailleurs, je dois dire.
Une fois c'est les manches qui sont trop grandes, une fois c'est le décolleté, une fois on me met n'importe quelle sorte de bonnet, une fois on me rase la barbe, une fois on me la recolle, une fois j'ai les yeux bleus, une fois j'ai les yeux noirs.
Si tôt que je regarde la pensée de ceux qui m'aiment, je ne me reconnais plus.
Et si j'ai envie de porter un costume et une cravate ?
Et si j'ai envie de semer ce trouble en ce moment ?
Si j'ai envie de le faire, c'est pour t'affirmer que non seulement je suis visible, mais que je suis déjà là.
Tu approfondis le mystère, n'est-ce pas ?
Ne regardez pas sous les tables, ce n'est pas la peine.
Mais les plus timides, ou du moins ceux qui ont peur de passer pour des imbéciles, se sont bien retenus, n'est-ce pas ?
Et bien tu aurais dû regarder sous la table, tu as envie, fais-le, mais pas peur du ridicule.
Sinon c'est à ce moment-là que moi je t'attends à la porte et que tu vas sentir que je suis vraiment là, parce que mon cou de pied va te soulever jusqu'au plafond.
Renonce à la peur du ridicule.
Tu veux regarder sous la table, mais vas-y regarde, regarde si je suis.
Mais vas-y, fais-le, cela me fait plaisir.
Parce que tu es enfin vivant et tu assumes ta vie.
Je ne la qualifie ni de bête, ni d'intelligente, c'est ta vie et je la prends comme elle est.
Vas-y regarde, allez.
Peut-être que j'y suis, qu'est-ce que tu en sais ?
On va jouer à cache-cache un petit moment.
Je ne dis pas cela pour créer en toi toutes sortes d'émotions, créer en toi la foi, la recherche, l'exaltation.
C'est une vérité.
Non seulement je suis très près, non seulement je suis déjà là, mais tu m'as déjà vu, tu m'as déjà touché, et oui, nombre d'entre vous m'ont déjà vu et déjà touché.
Alors pourquoi est-ce que je ne viens pas moi-même ?
Parce que nous avons un travail spécial à faire.
D'abord, je dois remplir mon contrat vis-à-vis de la personne qui parle, qui me sert de canal.
C'est une relation qui date d'il y a longtemps, c'est une vieille entente.
Nous avons décidé de continuer à travailler de la sorte, exactement comme si un employeur a grandi son entreprise et qu'il ne va pas renvoyer pour autant ses anciens employés, mais il continue dans l'ancienne entreprise de leur envoyer du travail en même temps qu'il anime d'autres entreprises ailleurs.
Rien n'est contradictoire.
Je me promène de temps en temps, et pas simplement dans cette ville, mais dans toutes les villes, parce que moi j'ai compris, n'est-ce pas ?
J'ai compris que la vie est belle à vivre, même quand on parle comme je parle, même quand on est soi-disant qualifié de grand initié comme vous me qualifiez, n'est-ce pas ?
J'ai compris que la vie est belle à vivre, et moi aussi je veux la vivre.
Et le jour où tout le monde l'aura compris, avec nous, avec moi, c'est à ce moment-là qu'on verra bien un costume et une cravate arriver, étendre la main à tout le monde et dire son nom, peut-être un jour.
Mais pas avant que vous ayez compris comment l'on doit vivre.
Avant cela, je ne veux pas venir sous aucun prétexte, pourquoi ?
Parce que tu serais en train de cirer mes chaussures, en train d'arracher mes lacets pour pouvoir méditer dessus, je te connais, tu attraperais ma cravate pour pouvoir te la mettre autour du troisième œil afin qu'il s'ouvre.
Je le sais.
Tu répéterais systématiquement tout ce que je dis pour pouvoir m'imiter, afin de te croire aussi grand que moi, parce que tu penses que je suis grand.
Je le sais.
Et puis lorsque tu aurais fini de m'admirer, ça je le sais aussi, si tout que ton exaltation serait passé, ça je le sais aussi, tu m'attendrais un soir, dans une rue, tu étudierais mon emploi du temps, mes habitudes à cause de mes engagements, et tu finirais, tout simplement, comme d'habitude, ça je le sais aussi.
Par me donner encore une fois que ce soit un coup de couteau, un coup de fusil, ou du poison à boire, nous le savons, c'est une habitude.
Si tôt que l'homme a fini d'admirer, car c'est une énergie qui s'épuise, cela a une fin comme tout, comme le grand amour, il faut qu'il détruise son mythe et son dieu.
Pourquoi ?
Parce que l'admiration, c'est de la folie.
Ce n'est pas de l'amour.
Ce n'est pas même ce que tu crois être, l'admiration.
J'admire quelqu'un parce que c'est mon guide, c'est mon exemple, c'est mon modèle.
Non.
L'admiration, c'est de la folie.
C'est de la possession.
C'est un instant de possession démesuré, allié à un orgueil dément, qui rivalise sans arrêt avec la chose que j'admire.
Je veux être cette chose, mais comme je sais que je ne peux pas l'être, alors je veux la posséder.
Et comme je sais que je ne peux pas la posséder, alors un jour toutes mes énergies s'épuisent, tombent et je la tue.
C'est inévitable.
Le travail spirituel est donc tout autre que de susciter ce genre de folie, bien que des fois c'est inévitable, parce que certains cycles doivent être des manifestations.
C'est une volonté qui est assumée.
Ce n'est pas du tout un plaisir.
Donc travaille sur cette chose fondamentale dont je t'ai parlé, ton comportement, tes attitudes, ce que tu penses de la vie, comment tu dois la vivre.
Et peut-être à ce moment-là, que ce soit un jour au bord du lac ou quelque part dans un autre pays puisque je me déplace beaucoup, nous ferons connaissance.
Les amoureux de la vie se rencontrent toujours.
C'est inévitable.
Nous sommes faits pour nous rencontrer.
A bientôt.
Je te salue.
(Date de la conférence : 24 10 1992)
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