🔾 ConfĂ©rence 61

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Conférence de Pastor - 61

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Question 1

II existe gĂ©nĂ©ralement deux espĂšces de communautĂ©s spirituelles, celles oĂč l’accent est placĂ© sur l’amour, mais oĂč il manque la connaissance, et celles oĂč l’accent est placĂ© sur la connaissance, mais elles sont souvent dĂ©pourvues d’amour. Comment faire passer la qualitĂ© de l’une dans l’autre et vice versa.

Réponse

Votre intĂ©rĂȘt portĂ© sur cette question aujourd’hui, demande Ă  ce que l’on parle du cƓur de l’ésotĂ©risme. Car s’il est connu qu’il existe plusieurs voies, dont deux grandes qui se scindent en voie du cƓur et en voie de la tĂȘte, il ne faut pas croire que le chemin qui mĂšne Ă  la perfection, ou qui mĂšne Ă  Dieu, pour celui qui accepte ce terme, soit divisĂ©.

En fait, pour aller Ă  l’unitĂ©, il n’existe pas de chemin qui soit divisĂ©, car si l’on employait un chemin qui utilise lui-mĂȘme une division, on ne pourrait pas retourner Ă  l’unitĂ©. Or rejoindre la source, retrouver la perfection divine, ou faire un l’homme parfait, ne peut pas se faire si l’on n’emploie pas une note d’unitĂ©, un chemin d’unitĂ©.

Donc en fait que sont les voies ?
Car c’est ce que suscite cette question, que sont les voies par rapport à la voie ?

II faut comprendre qu’au cours de l’évolution, j’entends aussi l’évolution de tous les rĂšgnes, pas seulement le rĂšgne humain, mais aussi l’évolution du rĂšgne vĂ©gĂ©tal, du rĂšgne minĂ©ral, du rĂšgne animal, du rĂšgne angĂ©lique aussi, ainsi que de toutes les autres crĂ©atures des autres planĂštes, ou des autres stades d’évolution et de Vie, qu’il va falloir crĂ©er des moyens pour sortir de cette Ă©tape prĂ©cise, afin d’entrer dans l’autre.

Ce qui ne veut pas dire que le but, vers lequel tendent toutes ces voies, va crĂ©er des voies diverses pour ĂȘtre atteint. Au contraire il va toujours tenter de crĂ©er l’unitĂ© dans les voies. C’est-Ă -dire que plus l’on descend dans les voies hiĂ©rarchiques, dans les voies de la crĂ©ation et les rĂšgnes de la crĂ©ation, et plus l’on rencontrera de multiplicitĂ©s au niveau mĂȘme des crĂ©atures, mais aussi au niveau des voies qui vont ĂȘtre créées pour que les crĂ©atures rĂ©intĂšgrent leur source originelle.

Ainsi lorsque l’on en arrive au rĂšgne humain, on s’aperçoit que les voies sont au nombre de douze, comme je vous l’ai dĂ©jĂ  dit. On parle d’ailleurs dans le livre sacrĂ© des douze tribus d’IsraĂ«l, et c’est dans ce sens-lĂ  qu’il est fait allusion aux douze tribus d’IsraĂ«l. II n’a jamais existĂ© douze tribus dans le peuple d’IsraĂ«l, et celui qui les cherchera historiquement ou archĂ©ologiquement ne les trouvera jamais, car ceci est un symbole.

C’est le symbole qui dĂ©crit qu’en fait, qu’il existe douze sortes de fraternitĂ©s, douze sortes d’ĂȘtres humains, ce qui ne veut pas dire de races, mais douze sortes d’ĂȘtres humains. C’est-Ă -dire qu’il existe l’ĂȘtre humain qui sera, selon certains degrĂ©s, plus ou moins mental, plus ou moins cardiaque, ou de diverses maniĂšres et diverses expressions, saura faire un subtil mĂ©lange des deux.

Pourquoi douze ?

Parce que, tout simplement les constellations sont elles-mĂȘmes au nombre de douze. En fait, lorsque l’on veut construire un univers ou une forme parfaite, il faut avant tout Ă©tablir sa construction sur la base de douze. Cette base-lĂ , est la fondation mĂȘme de tout temple, quelle que soit ensuite et aprĂšs la forme Ă©sotĂ©rique du temple. C’est-Ă -dire que, si Ă  sa surface sur la croĂ»te terrestre on met sept piliers, sept marches, ou trois piliers, ou trois marches, peu importe, du moment qu’à l’intĂ©rieur, sous terre, existent par ses racines douze piliers, douze Ă©nergies donc. Pourquoi ?

Parce qu’il faut que chaque constellation puisse suivre un trajet direct jusqu’à la racine du temple, de l’univers, de l’ĂȘtre créé, ou du mouvement spirituel qui en est la rĂ©surgence. Je ne veux pas faire de mystĂšre autour du chiffre douze, car il n’y en a pas. Mais il faut comprendre que c’est pour nous une sorte de chiffre sacrĂ©. Chaque fois qu’il est question de crĂ©ation, c’est un chiffre qui permet de mettre les Ă©nergies en Ă©quilibre et par lĂ  mĂȘme, sur cet Ă©quilibre, de crĂ©er ensuite, quelle que soit la forme, quel que soit le temple, quel que soit le mouvement, une expression qui soit Ă  peu prĂšs parfaite. Que l’on utilise pour cela le chiffre quatre, le chiffre trois ou le chiffre sept cela n’a plus d’importance.

Alors oĂč sont les douze Ă©nergies en l’homme ?

Car si l’on veut suivre le prĂ©cepte qui dit que : tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, si l’on trouve en haut dans le ciel les douze constellations, en bas dans la terre les douze piliers constructeurs, l’homme, qui est le pont entre les deux, va devoir lui aussi avoir quelque part ces douze Ă©nergies.

Ces douze Ă©nergies se trouvent en lui, par les diffĂ©rents feux, depuis le plan physique, en passant par le plan Ă©thĂ©rique, astral jusqu’au plan cosmique. Mais ces feux-lĂ , seront toujours des feux, mĂȘme si on les regarde sur un plan physique ĂȘtre tout simplement les feux animant l’activation du corps, du foie, du poumon, de l’Ɠil, du cƓur, ce sont tout de mĂȘme toujours des feux. II ne faut pas croire que ce qui est tombĂ© dans la matiĂšre, va nĂ©cessairement devenir quelque chose qui n’a plus rien Ă  voir avec l’esprit.

Au contraire, plus l’énergie tombe dans la matiĂšre, et plus elle va signifier l’esprit. C’est ce que je voudrais rectifier dans l’esprit des gens, non seulement ici ce soir, mais en plus dans l’esprit de toutes les personnes du monde entier. C’est que l’esprit Ă©gale la matiĂšre et la matiĂšre Ă©gale l’esprit. Autrement dit, sans la matiĂšre il ne peut y avoir d’esprit, autrement dit encore, sans la matiĂšre il ne peut pas y avoir Dieu lui-mĂȘme, et les Dieux eux-mĂȘmes. Pourquoi ?

Eh bien ! tout simplement, parce que la matiĂšre n’est pas ce que l’homme aujourd’hui imagine, c’est-Ă -dire ce n’est pas un poids, ce n’est pas un boulet, ce n’est pas quelque chose qui est antagoniste Ă  la divinitĂ©, ou mĂȘme a l’évolution.

C’est au contraire l’endroit oĂč se passe l’évolution, l’endroit oĂč se passe la rĂ©vĂ©lation en quelque sorte et pas seulement le mouvement. Le mouvement peut avoir lieu aussi dans l’espace et dans l’esprit. La matiĂšre n’est pas le seul lieu du mouvement, mais la matiĂšre est le lieu de la rĂ©vĂ©lation. Et c’est pour cela que lorsque l’initiĂ© arrive Ă  un certain degrĂ© d’évolution, qu’il atteint ce que les disciples appellent la quatriĂšme initiation majeure, lorsqu’il passe sur la croix, la croix de la matiĂšre, son esprit divin lui est rĂ©vĂ©lĂ© et il peut le rĂ©vĂ©ler aux autres.

Pourquoi attend-on cette initiation-lĂ , la quatriĂšme ?

Tout simplement parce que c’est Ă  ce moment-lĂ , que l’esprit est le plus dans la matiĂšre, contrairement Ă  ce que les gens pensent. C’est au moment de la quatriĂšme initiation majeure que l’esprit est descendu au plus bas dans la matiĂšre et qu’il consacre sa matiĂšre Ă  la vibration de l’esprit. Ainsi il emporte sa matiĂšre et il devient un roi, ou plutĂŽt il commence Ă  devenir le Roi, qui sera couronnĂ© au cours de la cinquiĂšme initiation majeure, c’est-Ă -dire au cours de l’état de MaĂźtre.

Qu’est ce que je veux dire, lorsque je dis que l’esprit est tout à fait dans la matiùre et totalement dans la matiùre, qu’au cours de la quatriùme initiation majeure ?

Je veux dire que, pendant tout le temps, tout le reste du temps en fait, l’esprit n’a fait que commencer Ă  approcher sa matiĂšre. C’est-Ă -dire que tel que vous ĂȘtes lĂ , aujourd’hui, la plupart des gens ne sont en fait pas totalement ni tout Ă  fait incarnĂ©s, et c’est pour cela que l’individu n’est pas tout Ă  fait, ni complĂštement conscient.

Dans tous les livres et tous les textes sacrĂ©s, on parle de cet Ă©tat oĂč l’homme est Ă  demi endormi, tout en Ă©tant tout Ă  fait rĂ©veillĂ© en allant au travail, Ă  ses occupations. II est cependant Ă  demi endormi, sa conscience n’est pas tout Ă  fait Ă©veillĂ©e, parce qu’en fait, son esprit, n’est pas tout Ă  fait non plus descendu dans la matiĂšre.

On parle de l’involution, on parle de la chute de l’homme, comme Ă©tant un moment qui aurait prĂ©cĂ©dĂ©, qui serait avant le moment que nous vivons ici et maintenant, que vous vivez dans votre corps, dans votre situation d’hommes et de femmes. En fait, Ă  l’heure actuelle, vous essayez de descendre, d’approcher votre matiĂšre. C’est pour cela, que cela vous est si difficile et incomprĂ©hensible. Car si l’homme savait rĂ©ellement s’incarner, il comprendrait complĂštement sa matiĂšre. Les cellules du foie n’auraient plus aucun mystĂšre pour lui, les cellules de la tĂȘte non plus. Il saurait avoir une mĂ©moire gigantesque, il saurait rĂ©parer n’importe quel endroit de son corps, il saurait effacer n’importe quelle maladie, parce qu’il aurait le contrĂŽle sur la plus petite de ses cellules.

Or, comme l’homme n’est pas encore, ni tout Ă  fait descendu dans sa matiĂšre mĂȘme, il ne peut donc pas connaĂźtre sa petite cellule qui Ɠuvre au niveau du foie, la cellule grise qui Ɠuvre au niveau du cerveau, ou d’une glande. Il ne sait pas rĂ©parer un membre cassĂ©, et il ne sait pas guĂ©rir une maladie ou quelque soit la dĂ©ficience. II lui faut donc apprendre lentement Ă  descendre dans la matiĂšre et tout ce que vit l’humanitĂ© en ce moment, en fait, c’est une lente incarnation, une lente descente dans la matiĂšre.

On met autant de temps Ă  descendre dans la matiĂšre, qu’on va en mettre pour en sortir. Le point oĂč il y aura justement une Ă©gale prĂ©sence de la matiĂšre et de l’esprit, va ĂȘtre le moment de la quatriĂšme initiation majeure. Au moment donc oĂč l’initiĂ©, oĂč l’esprit, oĂč, autrement dit encore, la monade pour certains, c’est le moment oĂč justement l’esprit va prendre possession de son capital matiĂšre.

Pourquoi ?

Pourquoi donc cette nécessité de descendre dans la matiÚre et de prendre possession de votre capital matiÚre ?

Parce qu’au fur et Ă  mesure de vos incarnations, mĂȘme s’il n’y a pas une totale prĂ©sence de votre esprit dans la matiĂšre, c’est-Ă -dire une totale incarnation, une totale involution, la monade s’approche par sa projection qu’elle Ɠuvre Ă  partir de l’ñme et elle descend quand mĂȘme. Plus l’ñme, plus la monade descend et s’approche de son plan physique et plus la particule de conscience qui vit au niveau de la personnalitĂ©, dĂ©couvre elle aussi de plus en plus de conscience, donc dĂ©couvre par lĂ  mĂȘme, la premiĂšre, la deuxiĂšme et la troisiĂšme initiation majeure.

De ce fait cette particule de conscience qui est au niveau de la personnalitĂ© se trouve ĂȘtre initiĂ©e Ă  la conscience. Mais en fait, elle ne fait que recevoir de plus en plus les Ă©nergies de sa monade par l’intermĂ©diaire de l’ñme, et la monade peut de plus en plus descendre dans sa personnalitĂ©. Je prĂ©fĂšre employer le mot de matiĂšre car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Et tout cela pourquoi ?

Eh ! bien, parce que pendant tout le temps de cette semi-Ă©volution, oĂč la personnalitĂ© essaie d’ĂȘtre initiĂ©e Ă  la premiĂšre, Ă  la deuxiĂšme et la troisiĂšme initiation majeure, la matiĂšre prĂ©pare ses feux.

C’est-Ă -dire que pendant le temps oĂč l’individu va essayer d’obtenir ou de gravir le chemin jusqu’à la troisiĂšme initiation majeure, c’est la matiĂšre qui prĂ©pare le vĂȘtement pour l’ñme, autrement dit, c’est la personnalitĂ© qui prĂ©pare le terrain, l’alliance pour l’ñme.

À partir de ce moment-lĂ , les feux commencent Ă  ĂȘtre alimentĂ©s, c’est-Ă -dire que la petite particule de conscience qui existe et que l’on appelle personnalitĂ©, va commencer Ă  vivoter, mĂȘme si ses occupations sont trĂšs terre Ă  terre, matĂ©rielles et que l’on peut juger de je ne sais quel autre dĂ©faut. Cela est nĂ©cessaire et capital, parce que les feux vont commencer Ă  s’alimenter et se former.

Ainsi, si l’on prend un homme dans sa premiĂšre incarnation, il ne possĂšde pas les sept chakras traditionnels, sans compter les autres multiples, qui sont autour du corps et que l’on appelle aussi les nadis. Il y a de toutes petites Ă©tincelles, de toutes petites flammes, qui vont devoir ĂȘtre progressivement transformĂ©es en chakras et qui seront ensuite vĂ©cues en tant que chakras. Tout ceci c’est le rĂŽle de la matiĂšre, donc autrement dit aussi de votre personnalitĂ©.

Nous, nous ne dissocions pas matiĂšre et personnalitĂ©, c’est une seule et mĂȘme chose. Une fois que tous les feux sont mis en place et qu’ils commencent Ă  fonctionner rĂ©ellement, qu’ils sont consacrĂ©s et ceci se passe lorsque l’individu a atteint la troisiĂšme initiation majeure, il commence Ă  ĂȘtre pourvu d’un mental abstrait. À partir de ce moment-lĂ , la matiĂšre devient un instrument manipulable pour l’esprit, soit votre Ăąme ou encore votre monade, pour rester dans les termes simples.

C’est à ce moment-là que commence le mariage alchimique.

L’alchimie, ce n’est pas transmuter son esprit, ce n’est pas transmuter sa matiĂšre pour qu’elle devienne Dieu. Ce n’est pas transmuter son capital personnalitĂ© pour devenir l’ñme. Cette vision-lĂ  de l’alchimie est complĂštement fausse.
Je ne veux pas dire que ce soit une erreur, car il faut bien commencer quelque part, il faut bien commencer par se faire des idĂ©es Ă  propos des choses. Disons simplement que la dĂ©marche ne permet pas d’aller aussi vite que si l’individu connaissait vĂ©ritablement la signification de l’alchimie.

Pour connaĂźtre la signification de l’alchimie, il faut savoir ce qu’est l’involution. L’involution c’est donc toute cette partie de la vie cosmique d’un ĂȘtre, oĂč il va construire sa matiĂšre, vivifier sa matiĂšre. C’est ce qui correspond en religion Ă  la purification. On remarque en religion, que chaque fois que l’on voudra faire une dĂ©marche, que l’on voudra justement entrer dans les ordres, il y aura toujours un temps de purification, plusieurs annĂ©es oĂč l’individu va purifier son corps, purifier son esprit, purifier sa matiĂšre.

Ceci ne veut pas dire que l’individu qui entre en religion est un ĂȘtre impur, par dĂ©formation, par oubli de la constitution occulte de l’homme, par oubli des secrets Ă©sotĂ©riques. C’est ce qu’ensuite le commun des mortels a cru, et le curĂ© lui-mĂȘme, le curĂ© de la paroisse croit cette chose, parce qu’il ne sait plus ce qu’est l’homme.

Or l’homme n’est pas un ĂȘtre dĂ©chu. Lorsque l’on pense Ă  la matiĂšre, l’ésotĂ©riste pense souvent Ă  l’ange qui est tombĂ© dans la matiĂšre, parce qu’il ne mĂ©ritait plus l’Éden. Le religieux pense souvent Ă  Adam et Ève qui ont pĂ©chĂ© et qui ont entraĂźnĂ© toute l’humanitĂ© dans cette dĂ©chĂ©ance. L’homme n’est ni un ĂȘtre impur, ni un ĂȘtre de dĂ©chĂ©ance, ni un ange qui a failli, ni un ange qui est tombĂ©, ni une particule de la vie cosmique qui a oubliĂ© sa divinitĂ©.

S’il y a oubli et cela est vrai, ce n’est pas par chute, ce n’est pas parce que l’individu a dĂ©mĂ©ritĂ©, c’est parce que la particule de conscience que vous ĂȘtes aujourd’hui, n’est que la particule de conscience de la matiĂšre, car c’est la matiĂšre qui est Ă  dĂ©velopper ici et maintenant sur le plan physique de la terre.

Autrement dit la particule conscience, appelĂ©e personnalitĂ© a le devoir de construire le vĂ©hicule pour accueillir l’esprit, pour accueillir la monade. Et ainsi au jour des noces alchimiques, comme il est Ă©crit dans certaines Ɠuvres, ou encore au jour du mariage, au jour de l’alliance, ce qui se passe c’est tout simplement l’ñme qui vient prendre ses feux. Car ce qu’offre la personnalitĂ©, ce qu’offre la construction que permet la personnalitĂ©, ce sont les feux, c’est-Ă -dire les sept chakras redevenus un seul, soit le chakra coronal celui qui est en haut de la tĂȘte.

À quoi servent ces feux ? Que fait la monade avec ces feux ? Pourquoi est-ce qu’ils sont si primordiaux qu’il faille pour cela descendre dans la matiùre ?

Parce que ces feux ne sont issus et ne peuvent avoir lieu et maturitĂ© que dans la matiĂšre. Ces feux sont en quelque sorte la vitalitĂ© de l’ñme. Il y a la conscience de l’ñme c’est un fait, c’est votre esprit, c’est votre nature originelle en quelque sorte, c’est la bĂ©atitude, c’est la plĂ©nitude, c’est l’éternitĂ©, c’est l’esprit en extension dans l’espace.

Mais il faut que l’esprit aille chercher une vitalitĂ©, il ne peut pas rester comme cela dans cette zone et cet Ă©tat de plĂ©nitude, oĂč il n’y a qu’inaction. Il a le devoir, car tel est son principe intĂ©rieur, de devenir actif. Pourquoi ?

Parce que tout simplement, l’énergie premiĂšre de l’univers, c’est l’énergie de l’action, c’est l’énergie du pouvoir, soit le rayon Un, comme certains disciples peuvent savoir par certains Ă©crits sacrĂ©s.

Le rayon Un, soit le rayon de la volontĂ© et du pouvoir, c’est l’énergie qui sous-tend tout l’univers, qui sous-tend l’essence mĂȘme de la vie. Donc l’esprit n’a mĂȘme pas le choix. D’ailleurs, ce n’est pas une question de choix, l’esprit doit devenir essentiellement actif s’il veut rester esprit. Et cette possibilitĂ© d’action, il va la chercher par l’intermĂ©diaire des feux, feux qui sont formĂ©s par l’incarnation, par le passage dans la matiĂšre.

Pourquoi par le passage dans la matiĂšre ?

Pour ceux qui peuvent comprendre ces zones-lĂ  de l’ésotĂ©risme, cette conscience neptunienne doit devenir une conscience d’abord saturnienne. C’est-Ă -dire quelqu’un qui va pouvoir s’individualiser, et pour devenir une conscience saturnienne c’est-Ă -dire pleinement individuelle, pleinement active, complĂštement maĂźtresse d’elle-mĂȘme, il va lui falloir faire un passage par le physique.

Un temps la lune reprĂ©sentait ce plan physique et c’est pour cela que la lune est restĂ©e trĂšs importante dans la vie cosmique actuelle, mĂȘme si elle est passĂ©e au stade d’une vie beaucoup plus Ă©thĂ©rĂ©e et que l’on fait rapport Ă  elle chaque fois qu’il s’agit de traiter de l’inconscient ou du subconscient.

En fait, Ă  l’heure actuelle, si l’on en parle en tant que matiĂšre subjective, la lune reprĂ©sente le capital Ă©thĂ©rique des anciennes civilisations. Autrement dit, le capital Ă©thĂ©rique, le corps Ă©thĂ©rique avec lequel d’autres civilisations ont vĂ©cu lorsqu’elles Ă©taient en pleine vitalitĂ©, en plein fleurissement sur la lune elle-mĂȘme, lorsque la lune Ă©tait choisie pour ĂȘtre le lieu de l’accomplissement spirituel.

On ne peut pas se dĂ©gager des planĂštes, donc on ne peut pas passer d’une planĂšte Ă  une autre, sans encore vivre quelque temps avec le rĂ©servoir Ă©nergĂ©tique de la planĂšte oĂč prĂ©cĂ©demment il y a eu une civilisation. Pourquoi ?

Parce que les civilisations se transportent d’une planĂšte Ă  une autre. Ce qui fait que les peuples qui sont venus remettre en mouvement leur vie, leur civilisation sur la terre, parce qu’ils n’avaient pas pu terminer leur Ă©volution sur la lune, devaient rester dans un conditionnement vibratoire Ă©thĂ©rique auxquels ils Ă©taient habituĂ©s. Ce qui fait que la lune a dĂ» rester dans la banlieue, si je puis dire, de la terre et reste plus prĂ©cisĂ©ment dans le corps Ă©thĂ©rique de la terre.

Car si par exemple il avait fallu une prĂ©sence physique de la lune, la lune aurait rejoint la terre, elle se serait intĂ©grĂ©e Ă  la terre, et Ă  l’heure actuelle l’on ne verrait pas de lune dans le ciel. Mais ce qui compte avant tout, c’est la note vibratoire Ă©thĂ©rique. Alors la lune reste Ă  une distance, qui a Ă©tĂ© estimĂ©e par les sages, pour ne devoir envoyer qu’un rayonnement, une vibration Ă©thĂ©rique, d’oĂč en mĂȘme temps sa grande capacitĂ© Ă  jouer et Ă  influencer le corps astral des individus non Ă©voluĂ©s, et le subconscient et l’inconscient de l’humanitĂ© en gĂ©nĂ©ral.

Le subconscient et l’inconscient sont Ă©normĂ©ment liĂ©s Ă  la qualitĂ© Ă©thĂ©rique d’un individu. C’est-Ă -dire que si l’on veut en fait purifier l’inconscient et subconscient d’un individu, il va falloir immanquablement en passer par la purification de ces particules Ă©thĂ©riques. Si l’on ne purifie pas le corps Ă©thĂ©rique, on n’arrive pas Ă  nettoyer le subconscient de l’individu.

C’est pour cela qu’à un certain degrĂ© de son Ă©volution, le disciple ne possĂšde plus de corps Ă©thĂ©rique. Il se recharge dans le corps Ă©thĂ©rique planĂ©taire, du logos planĂ©taire lui-mĂȘme. En mĂȘme temps, il rĂ©cupĂšre par lĂ  un avantage immense, qui est l’éternelle jeunesse, ce que chacun ambitionne, ne plus mourir.

Mais en fait, ce n’est pas l’immortalitĂ© qui est acquise, c’est tout simplement l’arrĂȘt des dĂ©gĂ©nĂ©rescences des cellules, soit le vieillissement qui est stoppĂ©. La mort peut toujours arriver. Ce n’est pas l’immortalitĂ© qui est conquise, mais le corps ne peut plus ĂȘtre Ă©puisĂ© et ceci se passe au-delĂ  de la cinquiĂšme initiation majeure.

Donc une fois que l’individu a acquis le pouvoir du MaĂźtre, Ă  partir de ce moment-lĂ , il puise son corps Ă©thĂ©rique dans le corps Ă©thĂ©rique du logos planĂ©taire, qui lui bien sĂ»r a un corps Ă©thĂ©rique Ă©ternel, Ă©ternel en vitalitĂ©, en grandeur, en blancheur, en puretĂ© etc. Mais son corps Ă©thĂ©rique personnel a disparu, il a Ă©tĂ© fondu. De mĂȘme, le corps astral disparaĂźt complĂštement et non pas pour ĂȘtre intĂ©grĂ© au corps astral supĂ©rieur, d’une entitĂ© supĂ©rieure, mais il disparaĂźt purement et simplement.

Ce qui fait, que pour un ĂȘtre ayant dĂ©passĂ© la cinquiĂšme initiation majeure, il ne peut plus y avoir, plus jamais de rĂ©fĂ©rence quelconque au monde astral, au corps astral ou Ă  la vitalitĂ© que reprĂ©sente le plan astral. Chaque fois qu’il voudra redescendre sur un plan physique, pour faire mĂȘme une incarnation, pour s’approcher de l’humanitĂ©, il va donc utiliser une autre voie d’involution, car pour lui, il s’agira bien d’une involution Ă  ce moment-lĂ .

Il ne descendra pas classiquement depuis son stade de conscience en passant toutes les zones subalternes et arriver sur le plan physique. Non, il va descendre directement de son plan jusque sur le plan physique. Pour lui bien sĂ»r il y aura des Ă©tapes. C’est ainsi, que de son entitĂ© totale, il n’y a peut-ĂȘtre que les dix pour cent qui s’expriment sur un plan physique. Le pourcentage restant ne va pas ĂȘtre retenu dans les zones de l’univers, que l’on peut appeler l’astral, l’éthĂ©rique, mental etc. Il va simplement laisser la majeure partie de son ĂȘtre sur son plan monadique.

Christ n’avait pas besoin d’incorporer JĂ©sus, le Christ n’avait pas besoin de s’incarner dans JĂ©sus. Sa seule particule mentale projetĂ©e au niveau des atomes du corps du disciple qu’était JĂ©sus, suffisait Ă  monopoliser complĂštement tous les circuits d’expressions que reprĂ©sentait le corps de JĂ©sus. Que ce soit la voix, le cƓur, les chakras, son intelligence, son magnĂ©tisme, cela suffisait.

Dans l’homme existe un siĂšge, et un tout petit siĂšge qui permet de contrĂŽler absolument toute sa vitalitĂ©, tous ses circuits d’expressions, et mĂȘme la diffusion et le rayonnement de son Ăąme, c’est la glande pinĂ©ale.

En fait, la partie de vous qui est incarnĂ©e, ne s’incarne pas jusqu’au bout des doigts, ne s’incarne pas dans tous vos vaisseaux sanguins, dans tous vos muscles. Cette particule de l’esprit, cette particule qu’est votre esprit, va se loger en tant que particule mentale au niveau de la glande pinĂ©ale et dans un siĂšge prĂ©cis qui se trouve dans le chakra du cƓur. En Ă©tant dans ces deux points, dans ces deux siĂšges, l’ñme arrive Ă  contrĂŽler parfaitement sa personnalitĂ©.

Lorsque je dis contrĂŽler parfaitement, je ne veux pas dire qu’elle aura un ascendant sur la personnalitĂ©, mais elle saura entrer en communication parfaite avec sa personnalitĂ©, pour retirer toutes les expĂ©riences de la personnalitĂ©, fusionner avec sa matiĂšre, ressentir l’extĂ©rieur et vivre en fait sa matiĂšre.

Donc il est facile lorsqu’un MaĂźtre descend, lorsqu’il veut prendre un disciple, il lui est facile d’envoyer une de ses particules mentales pour possĂ©der entiĂšrement son disciple, car il suffit pour cela qu’il siĂšge dans la glande pinĂ©ale et la chose est faite, l’alchimie arrive.

De la mĂȘme maniĂšre, lorsque l’initiĂ© dans le sens inverse, veut opĂ©rer une alliance, veut opĂ©rer le mariage alchimique avec son Ăąme, il suffit qu’il concentre sa conscience au niveau de sa glande pinĂ©ale et qu’il situe complĂštement l’ardeur et le rayonnement de ses divers feux, au niveau et en convergence sur la glande pinĂ©ale.

Ce qui ne veut pas dire que demain pour ĂȘtre Ă©voluĂ©, pour ĂȘtre initiĂ©, tout le monde va s’installer sur des planches pour alimenter la glande pinĂ©ale en oxygĂšne, en circulation du sang, en vibration et en Ă©nergie.

Cela ne veut pas dire que dĂšs demain il va falloir, chercher dans les enseignements de hatha yoga, les exercices respiratoires qui font envoyer l’énergie Ă  la pinĂ©ale. Il ne sert Ă  rien de faire les choses artificiellement. Je ne dis pas non plus qu’il faut s’asseoir lĂ©thargiquement et attendre que la chose se fasse.

Naturellement la chose ne se fera pas, il faut toujours qu’il y ait ce principe premier qui sous-tend l’univers et qui a créé l’univers, il faut toujours qu’il y ait quelque part Ă  quelque degrĂ© que ce soit la volontĂ© de l’ñme. Donc le premier moteur de l’évolution, ce n’est pas la voie que vous allez choisir et je reviens Ă  la question qui a Ă©tĂ© posĂ©e.

Ce n’est pas la voie que vous aurez choisie, ce n’est pas le MaĂźtre que vous allez prier, ce n’est pas le gourou X, Y, ou Z, que vous allez rencontrer, aprĂšs lequel vous courez, c’est tout simplement la volontĂ© que vous aurez en vous, de vouloir ĂȘtre un initiĂ©. La volontĂ© que vous aurez de tout mettre en Ɠuvre, pour ĂȘtre cet initiĂ© et faire les sacrifices pour le devenir. Aucun MaĂźtre ne va pouvoir remplacer ce capital d’énergie que reprĂ©sente la volontĂ©. Et je dirais mĂȘme qu’aucun MaĂźtre ne peut agir sur aucun disciple, si le disciple n’a pas en lui ce capital d’énergie qu’est la volontĂ©, et s’il ne sait pas le manifester.

Et c’est pour cela dans votre texte sacrĂ©, le livre que l’on connaĂźt si bien en occident qui s’appelle la bible aujourd’hui, autrefois elle portait un autre nom, dans son texte il est Ă©crit : aide-toi et le ciel t’aidera.

C’est dans cet esprit-lĂ  que la phrase a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e par les Saints, les Sages de ce temps lointain, si en l’homme il n’y a pas la manifestation de ce rayon premier qui est l’essence mĂȘme de la vie, qui est la raison de la vie.

RĂ©flĂ©chissez bien Ă  ce mot qui est la raison de la vie. En cette phrase il n’y a pas un grand mystĂšre, je ne veux pas faire de mystĂšre, mais il y a une clef, et celui qui saura bien mĂ©diter, bien rĂ©flĂ©chir Ă  cette phrase, comprendra exactement ce qu’est le rayon UN de l’univers. Ce qu’est la nature et le pouvoir de la volontĂ©, la volontĂ© de bien, la raison de la vie, la raison de l’existence.

Lorsque je dis raison de la vie, ce n’est pas le pourquoi de la vie, c’est quand mĂȘme un peu le sens de la vie, mais pas exactement comme l’esprit, le cerveau du mental concret pourrait l’imaginer.

Ce qu’il faut donc comprendre par le mot sens, par le mot raison de la vie, c’est que, ce qui sous-tend l’univers, ce qui est à la base de l’univers, ce qui est au cƓur de l’univers, ce qui est le feu de l’univers, c’est une grande raison.
Une grande raison non pas Ă©difiĂ©e et Ă©crite comme un grand pourquoi, ou un grand parce que. Mais une grande raison qui dit JE SUIS. Il faut comprendre ce mot comme Ă©tant tout simplement prĂ©sence, nĂ©cessitĂ©, pour que la prĂ©sence s’articule.

La raison c’est la prĂ©sence de quoi ?

La prĂ©sence de celui qui est plus grand que vous, plus grand que nous, plus grand que celui qui est dĂ©jĂ  grand au ciel, c’est-Ă -dire celui que l’on peut appeler pour ceux qui connaissent ces dĂ©nominations-lĂ , le logos cosmique. Je ne veux pas parler de cela ce soir, ni aller trop loin dans cette explication, revenons-en Ă  nos Ă©coles Ă©sotĂ©riques.

Lorsque l’on comprend donc que l’essence de la vie elle-mĂȘme est poussĂ©e par cette essence qu’est la raison, qu’est la prĂ©sence, qu’est la volontĂ© de bien, la volontĂ© du pouvoir, on comprend donc que la base mĂȘme de tous les temples quelles que soient leurs tendances, leurs religions, leurs rayons, la tendance premiĂšre du temple c’est le rayon UN, c’est la volontĂ© d’ĂȘtre, la volontĂ© d’exister, la volontĂ© d’initier.

Lorsqu’un disciple entre dans un de ces temples, ou lorsqu’il fait une dĂ©marche auprĂšs d’un MaĂźtre, ou auprĂšs d’un guide ou d’un monastĂšre quelconque, la premiĂšre position qui doit ĂȘtre Ă©claircie en lui c’est sa volontĂ©.
Est-ce que j’y vais par volontĂ© ?

Le disciple doit ĂȘtre clair en lui, savoir s’il est en train d’évoluer, s’il fait cet acte par recherche, par quĂȘte, par aspiration, ou bien s’il est pris dans le flot de la vie, le flot qui justement le pousse vers une multitude de curiositĂ©s, ou simplement si c’est l’inspiration qui vient et qui anime tous les ĂȘtres, mais qui n’arrive pas encore exactement Ă  articuler, Ă  comprendre exactement l’appel.

Il faut que cela soit clair en lui, il faut qu’il ressente l’appel et quelle que soit sa dĂ©termination, le temple qui est pour lui viendra vers lui. Il n’aura pas Ă  aller vers le temple. C’est une erreur que fait le disciple occidental de croire qu’il doit se prĂ©cipiter au pied d’un MaĂźtre, qu’il doit courir aprĂšs un MaĂźtre, qu’il doit chercher son MaĂźtre, qu’il doit chercher sa voie, qu’il doit chercher son livre, qu’il doit chercher le Pape ou je ne sais quoi d’autre.

Vous n’avez pas Ă  chercher, vous n’avez qu’à vous dĂ©terminer. Si vous ĂȘtes dĂ©terminĂ©s, la chose a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© créée pour vous, parce que vous n’ĂȘtes pas unique dans l’univers, vous existez Ă  des millions, des millions d’exemplaires. Donc nĂ©cessairement la rĂ©ponse Ă  votre Ă©tape d’évolution existe dĂ©jĂ  puisque vous ĂȘtes des millions. Ce qu’il faut donc, c’est vous dĂ©terminer afin de rencontrer ce qui a Ă©tĂ© créé par le MaĂźtre, pour que vous franchissiez cette Ă©tape d’évolution.

Pourquoi vous déterminer ?

Ce n’est parce que le MaĂźtre ne veut que des disciples dĂ©terminĂ©s, qui savent exactement ce qu’ils veulent. Ce n’est pas un tri qui est fait entre les bons et les mauvais, entre ceux qui sont certains, ceux qui ne le sont pas, ceux qui sont mous, ceux qui sont tendres, ceux qui sont ceci, ou cela, pas du tout ce n’est pas un tri. C’est simplement parce que l’évolution n’a pas lieu exactement de la maniĂšre que l’on croit.

L’évolution ne se passe pas avec un regard incessant du MaĂźtre sur l’humanitĂ©. Il est vrai que le MaĂźtre envoie sans arrĂȘt, nuit et jour, tous les jours de l’annĂ©e et toutes les annĂ©es d’un millĂ©naire, il envoie sans arrĂȘt ses Ă©nergies, les Ă©nergies de son cƓur, les Ă©nergies de sa tĂȘte pour faire Ă©voluer les hommes. Par contre il ne cherche pas parmi les hommes un disciple ou un futur disciple, ce n’est pas son rĂŽle, ce n’est pas sa fonction et ce n’est pas non plus de cette maniĂšre-lĂ  que la sĂ©lection a lieu. Ce n’est pas le MaĂźtre qui descend et qui regarde oĂč est-ce qu’il est appelĂ©, et oĂč est-ce qu’il y a un rejeton Ă  initier, c’est tout le contraire qui se passe.

Étant donnĂ© que l’univers est une sorte d’aquarium oĂč il existe des paliers de dĂ©compression, celui qui est arrivĂ© en haut ne redescend pas en bas chercher la petite crevette pour en faire un homard. C’est au contraire la petite crevette qui doit monter d’un palier et ainsi avec le mot magique, avec la baguette magique, le MaĂźtre en fait un gros homard, Ă  ce moment-lĂ  cela a lieu. Mais en attendant la petite crevette devra comprendre, devra faire l’effort, mais une fois que cela est compris il n’y a pas d’effort Ă  faire.

L’effort ne rĂ©side que dans cet endroit spĂ©cial oĂč se trouve l’incomprĂ©hension. Le sacrifice, le sens des ascĂšses ne se rĂ©sout qu’à cela, le sacrifice n’existe que dans l’endroit oĂč l’individu pense qu’il est attachĂ©.

Alors pour se dĂ©tacher, il pense qu’il va devoir se sacrifier. Mais ce sacrifice-lĂ , ce sens-lĂ  du sacrifice n’existe que dans cet espace de sa vie oĂč il croit qu’il est attachĂ© et oĂč il participe Ă  l’attachement.

SitĂŽt qu’il comprend la nature de la chose Ă  laquelle il est attachĂ© et la nature de la chose qui est au-dessus de l’attachement, que l’on imagine le divin ou je ne sais qui d’autre, il n’y a plus cet espace et le sacrifice lui-mĂȘme n’existe plus.

Alors automatiquement il laisse tomber la chose. Pour lui il n’y a plus de difficultĂ© Ă  se transformer, simplement il se renouvelle. Il ne se sacrifie plus. Autrement dit, il ne se pend plus, pour faire allusion aussi aux cartes du tarot, il n’a plus besoin de se pendre, il fauche tout simplement.

Donc au lieu d’ĂȘtre pendu, au lieu d’endurer sa mort, sa mort est brĂšve, elle dure le temps d’un coup de faux. Il se retrouve sur un chariot et il tient fermement les deux rĂȘnes, soit ses deux Ă©nergies, la noire, la blanche, le positif, le nĂ©gatif. Sa matiĂšre hisse l’énergie de sa monade et il trouve le chemin tracĂ© vers le soleil, vers le monde, il n’y a plus de problĂšme pour lui.

L’individu doit comprendre, qu’à la base de tout mouvement rĂ©el et authentique, de toute dĂ©marche d’un initiĂ© ou d’un aspirant vers un MaĂźtre, c’est la volontĂ©. Une Ăąme sait qu’elle est une Ăąme et elle ne se laissera plus entraver par la personnalitĂ©. C’est donc une volontĂ© complĂštement diffĂ©rente. Ce n’est pas la volontĂ© de la personnalitĂ© qui dit : demain je veux ĂȘtre un initiĂ©, demain je vais faire telle alchimie, demain je vais sortir telle formule magique, demain je vais opĂ©rer telle et telle chose pour ĂȘtre quelqu’un qui va mĂ©riter, pour rencontrer le MaĂźtre, de recevoir les noces.

Non cette dĂ©termination doit ĂȘtre vĂ©cue au niveau de l’ñme. C’est pour cela qu’en mĂȘme temps, cette volontĂ© ne peut-ĂȘtre connue que par l’initiĂ©, celui qui a au moins atteint la troisiĂšme initiation majeure. Ce qui ne veut pas dire que tous ceux qui sont avant ne la connaĂźtront jamais. Absolument pas, car il y a tout au cours de l’évolution la possibilitĂ© de connaĂźtre une parcelle chaque fois plus grande de cette volontĂ© qui est la grande raison de l’existence. De connaĂźtre la grande raison de la prĂ©sence et pas simplement la prĂ©sence du logos, mais aussi votre prĂ©sence Ă  vous, celle de votre Ăąme.

C’est donc l’ñme qui descend et qui dit : Je veux, je suis lĂ  et je veux mon existence et je la prends. À partir de ce moment-lĂ , lorsque cette note a vibrĂ© dans le disciple, le MaĂźtre vient immĂ©diatement, il ne se passe pas un jour, il ne se passe pas une minute, pas une seconde, la relation est instantanĂ©e, le MaĂźtre apparaĂźt.

Pourquoi ?

C’est un peu comme un nouveau nĂ©, lorsqu’il apparaĂźt, la mĂšre est prĂ©sente, certes, puisqu’elle l’a portĂ©, mais le pĂšre doit ĂȘtre-lĂ , le premier Ă  prendre son enfant, il devrait ĂȘtre lĂ , il doit ĂȘtre-lĂ . Parce que l’enfant doit pouvoir recevoir les Ă©nergies qui sont incarnĂ©es et qui sont colportĂ©es par le pĂšre, donc par l’ĂȘtre masculin.

Il est regrettable Ă  l’heure actuelle que les enfants naissent complĂštement sans la prĂ©sence du pĂšre. Car mĂȘme s’il y a prĂ©sence masculine par l’accoucheur, l’accoucheur n’étant pas nĂ©cessairement le pĂšre, il ne transmettra pas cette Ă©nergie initiatique dans la vie de l’enfant, Ă©nergie transportĂ©e par l’amour et qui dit Ă  son fils : tu es lĂ , je suis ton pĂšre, tu es mon fils.

Par cette Ă©nergie, par cette reconnaissance, se transporte Ă  ce moment-lĂ  en faible dosage, en faible vibration, une Ă©nergie Ă©gale Ă  l’énergie qui est transmise au moment de l’initiation, oĂč le fils est reconnu. Donc dĂšs que l’initiĂ© naĂźt, dĂšs que cette grande volontĂ© de bien l’a envahi, dĂšs qu’il est un nouvel enfant en quelque sorte et qu’il naĂźt Ă  la vie cosmique, son pĂšre est lĂ  tout de suite et il lui dit : je suis ton pĂšre et tu es mon fils. Et main dans la main pendant un certain temps, jusqu’à ce que ce nouveau fils soit lui-mĂȘme devenu un pĂšre, ils feront un bout de chemin ensembles.

Et non pas dans le sens que croient les hommes, d’une obĂ©issance absolue, d’une soumission qui ressemblerait Ă  de l’esclavage, oĂč l’initiĂ©, oĂč le fils s’agenouille devant son pĂšre et accepte tous les chĂątiments et tous les ordres. Non, pas du tout. C’est pour cela qu’à l’heure actuelle, la vision du MaĂźtre est complĂštement fausse dans la plupart des esprits humains.

Au contraire, le fils va essayer d’imiter le pĂšre, car c’est le but du pĂšre de faire de son fils un futur pĂšre. Donc le pĂšre ne va pas soumettre son fils, il va au contraire lui permettre, lui enseigner, lui apprendre, Ă  incorporer, Ă  s’aligner avec de plus en plus de libertĂ©, avec de plus en plus de grandeur et de pouvoir.

Donc la relation qui existe entre un initiĂ© et son MaĂźtre n’est pas du tout la relation d’un MaĂźtre Ă  son esclave, mais au contraire d’un MaĂźtre Ă  un futur MaĂźtre, qu’il est en train de former. C’est pour cela que la relation du MaĂźtre et du disciple doit ĂȘtre complĂštement rĂ©visĂ©e dans l’esprit de la plupart des gens. Sinon, ils ne se mettent pas dans la position juste oĂč ils vont ĂȘtre capables de rencontrer le MaĂźtre.

Or, ce qui intĂ©resse le MaĂźtre, c’est de rencontrer un autre ĂȘtre qui sera capable de devenir un MaĂźtre. Il ne se dĂ©place que pour cela, que pour former un futur MaĂźtre. Il ne se dĂ©place pas pour ĂȘtre adorĂ©, pour ĂȘtre aimĂ©, pour ĂȘtre priĂ©, pour ĂȘtre divinisĂ©, pour qu’on construise des statues, pour qu’on lui construise des Ă©glises, des temples, des mosquĂ©es, ou qu’on fasse de lui des peintures. Il ne se dĂ©place que pour cela. Il se dĂ©place que s’il voit qu’il peut faire d’un ĂȘtre un futur MaĂźtre.

C’est pour cela que le disciple doit absolument essayer, aussitĂŽt que possible, d’imiter le MaĂźtre. Non pas, avec son ego de petit terrien et de petit ĂȘtre humain, pour devenir suffisant et se comparer Ă  un MaĂźtre, se croire un MaĂźtre. Non pas du tout. Mais simplement pour commencer quelque part un rĂ©el travail, un rĂ©el travail de renoncement, de sacrifice, d’ascĂšse, d’embellissement et de libĂ©ration.

Celui qui dĂšs demain matin se lĂšve en disant : Je dĂ©cide d’ĂȘtre un MaĂźtre, je vais imiter le MaĂźtre, et dĂšs demain, il envahit la maison, le foyer, le travail avec de l’autoritĂ©. Cela n’a rien Ă  voir avec le MaĂźtre, car le MaĂźtre n’est pas autoritaire. Le MaĂźtre est un enseignant, il manifeste donc par lĂ , une Ă©nergie primordiale qu’est l’amour avant tout.

Car l’enseignement est vĂ©hiculĂ© comme le sang l’est par la veine, l’enseignement est vĂ©hiculĂ© par la vibration qu’est l’amour, il n’y a pas d’autre Ă©nergie qui vĂ©hicule l’enseignement. Ce n’est pas l’autoritĂ©, c’est l’amour qui enseigne, ce n’est pas l’autoritĂ©, c’est l’amour qui donne exemple et qui dĂ©montre.

Donc ĂȘtre plein de suffisance et d’autoritĂ© n’a jamais signĂ© l’état du MaĂźtre. Au contraire le disciple doit ĂȘtre profondĂ©ment entrĂ© dans l’abnĂ©gation, profondĂ©ment entrĂ© dans l’intĂ©riorisation, la modestie mĂȘme, pour dĂ©couvrir ce qu’est la vĂ©ritable autoritĂ© et comprendre que l’autoritĂ© n’est pas Ă  ĂȘtre exercĂ©e sur les autres, mais qu’il est le premier sujet sur lequel il doit l’exercer.

Ainsi s’il exerce l’autoritĂ© sur lui-mĂȘme, elle va rayonner sur les autres. Il n’a pas besoin de crier pour dire je veux ceci, je veux cela. La volontĂ© Ă©tant inscrite et installĂ©e en lui, en disant une seule parole l’autre exĂ©cutera. Parce que sa parole Ă  ce moment-lĂ  devient une sorte de mantra.

C’est-Ă -dire que lorsqu’une rĂ©alitĂ©, lorsqu’une vĂ©ritĂ© est Ă©veillĂ©e Ă  l’intĂ©rieur d’un ĂȘtre, lorsqu’il l’a vivifiĂ©e, lorsqu’il en a fait une qualitĂ© authentique, il n’a plus qu’à penser et la chose Ă  lieu. C’est-Ă -dire que l’homme qui est devenu une vĂ©ritable autoritĂ©, de façon intĂ©rieure, de façon spirituelle de par son Ăąme, il n’a plus besoin de s’affirmer par la force, il n’a qu’à regarder et dire mĂȘme Ă  voix basse, automatiquement la chose est faite par les individus, parce que l’individu ne sait pas contrarier la vibration qui vient sur lui Ă  ce moment-lĂ .

De la mĂȘme maniĂšre pour l’amour, pour le pouvoir. SitĂŽt que la chose est devenue une rĂ©alitĂ© en l’individu, cela devient en mĂȘme temps une rĂ©alitĂ© Ă  l’extĂ©rieur, et par la pensĂ©e, l’initiĂ© matĂ©rialise pratiquement ce qui est Ă  l’intĂ©rieur de lui.

Donc qu’elle est la dĂ©marche que doit suivre un disciple pour rencontrer le MaĂźtre ? Car la question qui a Ă©tĂ© posĂ©e ne servirait Ă  rien si l’on ne rĂ©pondait pas Ă  celle-lĂ  d’abord. Qu’elle dĂ©marche doit suivre un disciple pour rencontrer son MaĂźtre ?

Quel que soit le rayon auquel vous appartenez, qu’elle que soit la voie qui s’ouvre vers vous, qu’elles que soient les voies que vous connaissez, dont vous avez entendu parler, il ne vous appartient pas de choisir, car avec votre ego, votre personnalitĂ©, vous ne pourrez pas forcĂ©ment faire le choix. Vous ferez un choix temporel, vous ne ferez pas un choix qui prend en considĂ©ration les besoins de l’évolution de votre Ăąme.

Ce qu’il faut donc, c’est vous mettre dans la disposition juste, pour qu’il y ait une relation vĂ©ritable avec le MaĂźtre et ainsi, le MaĂźtre vous envoie la voie qu’il vous faut. Vous n’avez pas besoin de la chercher, vous n’avez pas besoin de vous dire : je dois ĂȘtre informĂ©. Si je ne me tiens pas informĂ© de tout ce qu’il y a lieu dans le monde, si je ne vais pas Ă  tous ces sĂ©minaires, si je ne m’abonne pas Ă  toutes ces revues, je ne saurai pas ce qui se passe et je risque de rater l’occasion. Non.

L’illumination, le gourou, n’est pas un train qui passe en rase campagne une fois tous les six mois et si vous n’ĂȘtes pas lĂ  avec votre tente plantĂ©e dans la brousse, vous allez rater le train. Non ça ne se passe pas comme cela. Il y a un train qui passe pour chaque individu, Ă  l’heure qui concerne chaque individu. Personne n’est perdu sur la planĂšte.

Par contre, il y a des ĂȘtres qui s’isolent, cela oui. Ils croient ainsi que le train passe pour les autres et jamais pour lui et que le gourou viendra toujours pour son voisin, qu’il va se manifester Ă  son ami, qu’il va se manifester Ă  l’autre, mais jamais Ă  lui. Mais la raison n’est pas dans le fait que l’autre aura su au bon moment lire la revue une telle qui signalait le passage du gourou x. La raison n’est pas dans le fait que l’autre aura su aller aux Indes ou au Japon, je ne sais trop oĂč, et oĂč il aura rencontrĂ© le gourou qui pourra l’initier.
La raison est que lui, avec sa personnalitĂ©, dans sa personnalitĂ©, il s’est isolĂ© par une fausse dĂ©marche. Ainsi la communication ne peut pas avoir lieu avec le MaĂźtre qui depuis l’origine lui est destinĂ©.

Vous n’avez pas Ă  vous soucier des chemins qui mĂšnent Ă  Dieu. Souciez-vous de ce que vous, vous prĂ©sentez Ă  Dieu et tous les chemins s’ouvrent dĂšs que vous vous prĂ©sentez telle que vous devez vous prĂ©senter. L’homme n’est pas perdu sur une terre sans boussole pour pouvoir s’orienter. La boussole il l’a ,c’est l’esprit. Ces jambes il les a pour marcher, pas pour choisir d’aller Ă  droite ou d’aller Ă  gauche. Ne jamais remplacer la boussole qu’est l’esprit. Sur la terre existe plusieurs portes pour aller vers Dieu, pour aller vers la hiĂ©rarchie, vers les MaĂźtres ou la saintetĂ©. Le seul passage c’est l’esprit.

Qu’est ce qu’il faut donc faire pour que l’esprit, seule boussole, vous amùne à Dieu ?

Comme je l’ai dĂ©jĂ  dit des milliers de fois, il faut Ă©couter la parole des MaĂźtres et il faut faire selon la parole des MaĂźtres, selon la parole des anciens, je prĂ©fĂšre ce terme. Que vous disent les anciens, ils vous disent de ne pas mĂ©dire votre voisin, ils vous disent lorsque l’on fait du mal rendez-le par un bien. Ils vous disent ne nourrissez pas de haine et au contraire donnez de l’amour, donnez du secours, donnez de la tendresse, donnez un peu de votre prĂ©occupation.

Ils disent aussi : Entrez dans votre chambre pour prier votre Dieu, ou bien intĂ©riorisez votre conscience et mĂ©ditez sur votre moi Ă©ternel. Mais les hommes n’écoutent pas tous ces conseils, car en eux-mĂȘmes ces conseils semblent ĂȘtre des Ă©nigmes. L’homme dit : Je prĂ©fĂšre jouer aux chasseurs pour trouver mon gourou. Je prends l’avion, la voiture, je prends les livres, les revues, je vais dans les sĂ©minaires et je finirais bien par trouver celui qui est mon MaĂźtre.

Erreur, car le MaĂźtre ne se cherche pas, ne se trouve pas de cette maniĂšre. Le MaĂźtre est dĂ©jĂ  en vous, de la mĂȘme maniĂšre que l’oxygĂšne. L’air est dĂ©jĂ  prĂ©sent dans vos poumons lorsque vous respirez. Il est en vous, il fait parti de vous, il est l’essence de votre vie, il respire avec vous, il Ă©mane hors de vous.

Ce qu’il faut donc, c’est dissocier tout ce qui n’est pas lui, vous positionner dans l’attitude oĂč seulement ce qui est lui va pouvoir apparaĂźtre et ceci demande une grande ascĂšse. Lorsque je parle d’ascĂšse, je parle du point de vue de celui qui commence le chemin. Car en fait, lorsque l’on regarde le chemin, lorsque l’on est arrivĂ©, on s’aperçoit qu’il n’y avait pas d’ascĂšse, qu’il n’y avait pas besoin d’ascĂšse, qu’il n’y avait pas besoin de souffrance, qu’il n’y avait pas besoin de sacrifice, il suffisait de comprendre.

Aucun MaĂźtre ne prendra un disciple s’il n’est pas suffisamment instruit, et lorsque je parle d’instruction, je ne parle pas de connaissance mentale stockĂ©e dans le cerveau. Je parle d’une dĂ©marche de l’esprit pour s’intĂ©resser, pour se subtiliser chaque fois au contact d’idĂ©es de plus en plus divines, de plus en plus Ă©thĂ©rĂ©es.

Ce qui manque le plus Ă  l’occident, ce n’est pas la force, car l’occident dĂ©borde de force. L’occident a un immense pouvoir, encore plus que n’importe quelle civilisation auparavant.

Pourquoi ?

Parce qu’en occident il y a eu jusqu’à prĂ©sent une lignĂ©e fantastique de MaĂźtres, qui ont su garder trĂšs vive la flamme de l’initiation et le flambeau du pouvoir. C’est-Ă -dire que dans chaque temple, mĂȘme dans l’église, il existe des mots de pouvoir, et ces mots de pouvoir donnĂ©s aux hommes permettent de faire n’importe quelle Ɠuvre alchimique, permettent Ă  l’initiĂ© non seulement de rencontrer les Dieux, mais aussi les anges et en plus de crĂ©er le rĂšgne des anges sur la terre, comme de dĂ©truire aussi selon les ordres qui sont donnĂ©s.

Ces mots de pouvoir sont dĂ©tenus par chacun des temples qui ont Ă©tĂ© en fonction Ă  des moments donnĂ©s sur la terre et en occident plus prĂ©cisĂ©ment pendant sept civilisations. Donc il n’y a jamais eu autant de mots de pouvoir donnĂ©s Ă  l’humanitĂ©, que pendant cette pĂ©riode-ci. Donc Ă  l’heure actuelle, le pouvoir est rĂ©el en occident. Ce qui manque c’est la philosophie, c’est la sagesse.

C’est pour cela, que ce qui viendra avec force, ici et maintenant Ă  l’ouverture du nouvel Ăąge, ce n’est pas l’amour. Tout le monde attend l’amour, parce que tout le monde a des problĂšmes de famille, tout le monde a des problĂšmes de cƓur, alors tout le monde pense soit au Christ, soit Ă  MĂ©treya, soit Ă  Bouddha, en pensant que l’amour viendra enfin rĂ©parer les plaies des hommes, combler la peur des hommes et le manque d’amour des hommes.

Mais ce n’est pas l’amour qui viendra, l’amour est dĂ©jĂ  venu, il y a deux mille ans, il a Ă©tĂ© incarnĂ© par l’initiĂ© qu’était JĂ©sus adombrĂ© par le Christ. C’était la rĂ©vĂ©lation de l’amour et lui-mĂȘme l’a dit : je vous apporte un commandement nouveau, aimez-vous les uns les autres. Ce qui va venir maintenant est un commandement tout Ă  fait nouveau aussi. C’est celui de la force utilisant la raison, donc le pouvoir utilisant la sagesse pour s’établir.

Et pour ceux qui connaissent assez bien les relations alchimiques qu’il y a entre l’univers et la terre, l’univers et l’humanitĂ©, le rayon sept qui est en approche va ĂȘtre renforcĂ© par le rayon un. On a souvent associĂ© au rayon UN uniquement la force, mais en fait comme je l’ai dit tout Ă  l’heure, c’est la raison de la prĂ©sence et lorsque je dis raison de la prĂ©sence, c’est donc aussi le but de la prĂ©sence.

Donc la sagesse avec la baguette du pouvoir, amĂšne un nouveau monde. La force sans la sagesse, n’amĂšne pas de monde du tout. Il y aurait simplement un grand gouffre dans lequel l’humanitĂ© tomberait.

Ce qui doit donc venir maintenant de plus en plus, c’est une forme de philosophie. On parlera de la religion du nouveau monde comme Ă©tant plutĂŽt une nouvelle philosophie, et au lieu de religion on emploiera le mot Ă©sotĂ©risme, un Ă©sotĂ©risme universel.

C’est-Ă -dire que sera donnĂ© Ă  l’humanitĂ©, comme cela a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© donnĂ©, mais sera donnĂ© sous une forme diffĂ©rente, la science pour comprendre l’univers, pour comprendre la constitution de l’homme, la constitution occulte et sa rĂ©alitĂ©. Plus besoin de religion donc Ă  partir de ce moment-lĂ , il existe tout simplement une science. Puis on rĂ©veillera les mots de pouvoir qui sont contenus dans les arches de tous les temples qui ont Ă©tĂ© en activitĂ© jusqu’à prĂ©sent, et ainsi l’alliance aura lieu.

C’est-Ă -dire que le passĂ© rejoint l’avenir et un prĂ©sent existe. L’avenir c’est cette science, le passĂ© c’est le mot du pouvoir et lorsqu’on les rejoint, un prĂ©sent existe, l’homme nouveau peut naĂźtre.

Il ne faut pas vous inquiĂ©ter de ce que sera le nouveau monde, il faut simplement penser qu’il est de votre responsabilitĂ© de le construire. Il ne faut pas vous poser des questions Ă  propos de ce qu’il sera, de ce qu’il y aura, comment l’on s’habillera, qu’est ce que l’on pensera, de quoi l’on se nourrira, quel type de temple existera, quelle forme auront les bĂątiments. Il faut le bĂątir ici et maintenant, car ce que vous allez bĂątir aujourd’hui existera aprĂšs demain.

Autrement dit, c’est vous qui allez construire le nouveau monde, vous, vous-mĂȘme qui vous demandez ce que sera le nouveau monde, c’est vous qui allez le bĂątir. Donc le nouveau monde de demain dĂ©pend de votre vision. Donc ne vous demandez pas ce qu’il sera. Dites-vous il sera ce que je suis, il sera ce que je fais pour lui et ce que je fais de lui.

À partir de ce moment-lĂ , investissez toutes vos forces dans l’accomplissement de cette forme. Ainsi, toutes les voies auxquelles l’homme croit, toutes les voies face auxquelles il se trouve parfois perdu, vont se rĂ©unir en une seule et il y aura simplement le gouvernement de la terre. Soit le resplendissement de ce que certains disciples appellent aussi la prĂ©sence de Shamballa sur la terre.

À l’heure actuelle c’est du temps perdu pour le disciple que de chercher la voie X, la voix Y, la voie Z.
Quelle est ma voie ? quel est mon MaĂźtre ?

C’est du temps perdu, de l’énergie mentale perdue, car ce qui doit venir est de toute façon une unitĂ©, c’est le gouvernement de Shamballa. Donc autant commencer tout de suite ici et maintenant Ă  vibrer selon le modĂšle de demain, qui n’est pas tout Ă  fait de demain d’ailleurs. Car il y a de demain que pour ceux qui appartiennent Ă  hier, il n’est pas de demain pour ceux qui sont dĂ©jĂ  en fait dans la vibration.

Question 2 (retour liste 👆)

C’est la suite, il semblerait qu’il soit nĂ©cessaire de transformer l’astral de la race, pour permettre une Ă©volution de conscience rĂ©ellement effective. Je ne crois pas que tous les psychologues et ce qui se fait actuellement, soient suffisants ou mĂȘme pertinents, pour dĂ©barrasser le public de son mirage. Pourriez-vous nous Ă©clairer sur les moyens Ă  dĂ©velopper pour purifier cet astral.

Réponse

Lorsque l’on parle de l’astral en l’homme, ou mĂȘme de l’astral gĂ©nĂ©ral de l’humanitĂ©, donc de la planĂšte terre, il est souvent fait allusion Ă  cet astral comme Ă©tant une zone de putrĂ©faction, une zone d’illusion et c’est juste. C’est juste, mais en mĂȘme temps ce qu’il faut savoir, c’est que l’astral a une raison d’exister.

Comme je l’ai dĂ©jĂ  dit, il est une sorte de matrice qui permet de prĂ©concevoir la matiĂšre, il est donc absolument nĂ©cessaire Ă  la formation mĂȘme de la vie et Ă  l’existence mĂȘme de la vie. Il ne peut pas y avoir de vie sans l’existence de l’astral, parce que c’est comme si l’homme essayait de faire un enfant sans que la femme dispose d’une matrice pour le concevoir et le porter. L’astral est une matrice.

Maintenant il s’agit de savoir pour l’homme en incarnation et en Ă©volution, dans quelle matrice il loge son Ă©volution, et c’est lĂ  oĂč l’on doit faire les diffĂ©renciations entre l’astral infĂ©rieur et l’astral supĂ©rieur. L’homme qui loge sa vie dans la matrice de l’astral infĂ©rieur, ne verra arriver sur lui et autour de lui que des effluves de l’astral infĂ©rieur. C’est pour cela, que celui qui est d’orientation nĂ©gative va non seulement attirer sur lui l’astral nĂ©gatif, les entitĂ©s astrales nĂ©gatives, mais en plus, il va avoir la faveur de l’administration de toutes les circonstances nĂ©gatives de la terre.

Tout cela parce que soit dans sa vie prĂ©sente, soit dans une vie passĂ©e, il aura logĂ© sa graine d’évolution dans la matrice de l’astral infĂ©rieur. Il va devoir purifier cette vibration-lĂ , il va devoir avorter en quelque sorte, se soustraire Ă  cette matrice. Et pour se dĂ©crocher de cette matrice, il faut des efforts. Et ce ne sont pas des efforts qui sont accomplis par la volontĂ©, non, ce sont des efforts qui servent de purification et qui prennent la voie du karma pour s’accomplir.

À partir de ce moment-lĂ , l’individu doit apprendre Ă  assumer et Ă  Ă©cumer son karma. Ainsi il sort de cette matrice que reprĂ©sente l’astral infĂ©rieur, et il monte dans l’astral supĂ©rieur, qui est une matrice positive, plus propre. Ce qui ne veut pas dire que dans l’astral supĂ©rieur se trouve l’essence de son ĂȘtre, la rĂ©alitĂ© de son ĂȘtre, sa voie, son chemin. Il se trouve simplement au niveau oĂč il peut entrer dans une matrice positive et favorable.

Il faut donc savoir utiliser cette matrice, cet astral supĂ©rieur, et pour le disciple, il est tout aussi important de savoir utiliser cette zone de l’univers qui le constitue, que de savoir respirer ou manger pour vivre. C’est en ce sens, dans un autre pays, les gens ont compris qu’il Ă©tait extrĂȘmement important d’avoir des pensĂ©es positives, d’avoir un caractĂšre positif, d’avoir une orientation positive, donc la nĂ©cessitĂ© de se dĂ©faire de ses complexes, d’oĂč dans ce pays la prolifĂ©ration des psychologues et des psychiatres.

Ceci a Ă©tĂ© mis en place, pour qu’un certain nombre d’individus de cette race, puisse aller un petit plus loin au niveau de l’astral supĂ©rieur. C’est pour cela aussi que l’on trouve dans ce pays que sont les États-Unis, beaucoup de mĂ©diums, tĂ©lĂ©pathes ou des ĂȘtres psychiques. Parce qu’ils disposent d’un corps astral qui est relativement plus Ă©purĂ©, sans que pour cela il soit plus pur, mais relativement plus Ă©purĂ© que l’EuropĂ©en.

Ce qui ne veut pas dire que l’amĂ©ricain est plus pur d’ñme et de caractĂšre que l’EuropĂ©en. Ce n’est pas cela que je veux dire. Simplement je dis que son astral est beaucoup plus dĂ©gagĂ©, et il a la capacitĂ© de faire davantage avec sa substance mentale, ou avec ses antennes psychiques. Alors qu’il existe le mĂȘme nombre d’ĂȘtres psychiques, avec les mĂȘmes capacitĂ©s psychiques dans la race europĂ©enne.

La seule diffĂ©rence c’est que l’EuropĂ©en a un esprit qui, de par sa cristallisation et Ă  cause de l’anciennetĂ© de son histoire et de sa race, sa cristallisation le porte psychologiquement Ă  cristalliser ses problĂšmes.

Ainsi un problĂšme vĂ©cu lors de la petite enfance, ou un peu plus tard, devient en entrant dans le subconscient un vĂ©ritable traumatisme et un complexe. Alors que l’amĂ©ricain rejette immĂ©diatement le traumatisme. Ce qui crĂ© par lĂ  mĂȘme une extĂ©riorisation de violence beaucoup plus grande que chez l’EuropĂ©en.

C’est pour cela que l’on ne peut pas dire que l’un soit plus pur que l’autre, c’est tout simplement une façon diffĂ©rente de se purifier. Dans un cas par exemple, chez l’EuropĂ©en la cristallisation va donc le porter Ă  grossir et amplifier les problĂšmes de sa personnalitĂ©, Ă  ne plus pouvoir s’en dĂ©barrasser, et sa violence va se retourner contre lui.

C’est-Ă -dire qu’il va crĂ©er des maladies, telles que les dĂ©pressions nerveuses, certaines formes de cancer ou encore certaines formes de maladies infectieuses. Tandis que l’amĂ©ricain, tout en Ă©tant sujet aux mĂȘmes maladies bien sĂ»r, il sera malade mais pas pour les mĂȘmes raisons. Ce traumatisme que l’EuropĂ©en va extĂ©rioriser par une maladie, l’amĂ©ricain va l’extĂ©rioriser par la violence. C’est Ă  cause de cela que l’AmĂ©rique est l’endroit oĂč actuellement a lieu le plus de violence physique de tout ordre.

En fait, l’entitĂ© ne supporte pas une quelconque contradiction, ce qui fait qu’aux États-Unis, il faut absolument revoir l’éducation des enfants, de façon que l’enfance ne soit plus Ă©duquĂ©e de maniĂšre traditionnelle, telle qu’elle est pratiquĂ©e en Europe, avec tout le poids des contrariĂ©tĂ©s, du caractĂšre des parents et le poids de la gĂ©nĂ©tique aussi.

L’entitĂ© qui s’incarne dans un corps amĂ©ricain ne supporte pas ce poids-lĂ , il se rebelle, et c’est ainsi qu’il y a le problĂšme, le risque que l’entitĂ© bascule dans la violence. Comme je l’ai dit, cela ne veut pas dire que l’entitĂ© amĂ©ricaine est plus Ă©voluĂ©e que l’entitĂ© europĂ©enne, c’est simplement la façon de vivre qui est complĂštement diffĂ©rente et qui crĂ©e des faits extĂ©rieurs sociaux complĂštement diffĂ©rents.

Lorsque l’on veut juger un corps astral, on ne peut pas dire qu’il n’existe qu’un corps astral universel. Non. Il existe un corps astral pour chaque race. Ce corps astral va ĂȘtre constituĂ© de maniĂšre Ă  permettre des expĂ©riences aux entitĂ©s nouvelles qui arrivent, qui ne seront pas nĂ©cessairement meilleures que les autres, mais diffĂ©rentes.

Ces groupes prĂ©cis d’entitĂ©s, ces groupes d’ñmes ont besoin de ce type d’expression, mĂȘme si en fait ces groupes ne sont comparativement pas plus Ă©voluĂ©s initiatiquement que par exemple d’autres.

On retrouve cette diffĂ©rence lorsque l’on essaie de comprendre les enfants d’une famille. On s’aperçoit que le fils aĂźnĂ© n’a pas du tout les mĂȘmes rĂ©actions que le dernier nĂ©, parce qu’il appartient Ă  un autre groupe d’ñmes, il n’a pas du tout les mĂȘmes rĂ©actions . Parce que ces groupes d’ñmes n’ont pas du tout les mĂȘmes origines, les mĂȘmes fonctions, les mĂȘmes besoins, les mĂȘmes dĂ©sirs, mĂȘme si en fait les Ăąmes se ressemblent dans leur Ă©volution. Comme cela, petit Ă  petit, on arrive Ă  aller un petit peu plus loin et Ă  faire le tour de tous les rayons de la crĂ©ation.

Donc, lorsque l’on parle du corps astral, il faut se demander de quelle race on parle, de quelle Ă©poque on parle, de quel besoin concernant tel groupe d’ñmes on parle.

Lorsque l’on dit qu’il faut purifier le corps astral de la planĂšte, c’est vrai, pour garder une vision en gĂ©nĂ©ral de la chose, mais non pas parce que les hommes l’auraient rempli d’idĂ©es impropres, de rĂ©actions Ă©motionnelles impropres, sales, guerriĂšres etc. Non, mais parce que la planĂšte d’une façon gĂ©nĂ©rale doit passer Ă  un niveau initiatique supĂ©rieur, il faut donc pour cela aligner tous les corps.

Il n’y a pas que le corps astral qu’il faut purifier ou Ă©lever, mais aussi le corps Ă©thĂ©rique. Et c’est pour cela qu’il y a en ce moment un tel dĂ©ferlement de toutes les maladies infectieuses et qu’il en aura encore d’autres, jusqu’à ce que cet alignement du corps Ă©thĂ©rique et du corps astral soit fait avec le corps mental, lui-mĂȘme pouvant s’aligner avec sa partie supĂ©rieure, le mental supĂ©rieur.

On ne peut pas crĂ©er au niveau planĂ©taire une initiation, sans qu’il y ait l’alignement vibratoire de tous les corps. Ce qui fait que lorsqu’un initiĂ© de façon individuelle, veut aller vers la troisiĂšme initiation majeure, lorsqu’il veut commencer le pont entre son mental infĂ©rieur et son mental supĂ©rieur, donc passer du concret Ă  une forme d’intuition, une forme de vie intĂ©rieure rĂ©elle, il va devoir pour cela non pas dĂ©velopper son plan mental supĂ©rieur, mais il va devoir Ă©purer ses corps subalternes, il va devoir Ă©purer son corps Ă©thĂ©rique, Ă©purer son corps astral, Ă©purer son corps mental infĂ©rieur.

Ainsi, en mettant tous ces corps au diapason avec la vibration du corps mental supĂ©rieur, il va y avoir jonction, comme deux aimants que l’on rapproche, ils s’accouplent. Tout le problĂšme n’est donc pas de fabriquer deux aimants qui soient face Ă  face, tout le problĂšme revient Ă  positionner l’aimant qui s’est Ă©loignĂ© pour que la jonction ait lieu.

Encore une fois, l’homme a dĂ©jĂ  tout en lui, il lui suffit de le redĂ©couvrir.

Question 3 (retour liste 👆)

Le terme vibration est utilisĂ© trĂšs souvent pour dĂ©finir des Ă©tats de conscience, des cristallisations d’énergie et des lois, pourriez-vous dĂ©finir ce concept de vibration qui semble assez diffĂ©rent de la conception humaine actuelle.

Réponse

Il est vrai qu’on emploie Ă  l’heure actuelle le terme vibration. L’ésotĂ©risme a permis cette avancĂ©e pour crĂ©er l’avant-garde de la future philosophie. La philosophie doit toujours emprunter des idĂ©es de plus en plus subtiles, des concepts de plus en plus abstraits et subtils. Il faut donc nĂ©cessairement changer le vocabulaire pour en introduire un nouveau.

C’est vrai qu’à l’heure actuelle on utilise des mots modernes, Ă©nergie, frĂ©quence, vibration. En fait lorsqu’on parle de vibration, si l’on veut proprement en parler, il faudrait plutĂŽt la nommer frĂ©quence. L’idĂ©e est plus propre, elle Ă©met un clichĂ© qui est plus en rapport avec ce que les guides ou ce que certains guides veulent dĂ©nommer par vibration.

La vibration est un terme beaucoup trop matĂ©riel en fait, frĂ©quence permet mieux de comprendre qu’il s’agit donc d’un degrĂ©, du degrĂ© d’une onde qui est en ondulation. Que ce soit l’onde de l’ñme, que ce soit l’onde de vie du minĂ©ral, d’un vĂ©gĂ©tal, d’un animal, peu importe, d’une Ă©toile, c’est son onde qui parvient.

En Ă©tudiant ou en connaissant sa frĂ©quence, l’homme arrive ensuite Ă  crĂ©er un Ă©sotĂ©risme et une science, non seulement pour dĂ©nommer la chose, mais aussi pour se l’approprier. Car chaque fois qu’il est donnĂ© Ă  l’homme de connaĂźtre une chose, cela veut dire qu’on lui donne le droit de se l’approprier. Et c’est pour cela que les planĂštes en astrologie, comme en astronomie, n’ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes qu’une Ă  une, et que par exemple Pluton est une des derniĂšres planĂštes Ă  avoir Ă©tĂ© dĂ©couverte.

Pourquoi?

Non pas parce que les moyens scientifiques ne le permettaient pas autrefois. Tous les initiĂ©s authentiques connaissaient la prĂ©sence de Pluton et connaissent la prĂ©sence sacrĂ©e qui est au-delĂ  de Pluton, que la science n’a pas encore dĂ©couvert, mais qu’elle dĂ©couvrira sous peu, avant la fin de l’an 2000, c’est certain. Mais elle connaĂźtra plutĂŽt son rayonnement, c’est-Ă -dire sa lumiĂšre, plutĂŽt que positionner rĂ©ellement sa sphĂšre dans l’espace. Exactement comme l’on est capable de capter la lumiĂšre du soleil Ă  l’heure actuelle, sans pouvoir photographier exactement la sphĂšre qu’est le soleil.

Donc chaque fois que quelque chose est donnĂ© Ă  la connaissance de l’homme, cela veut dire qu’est donnĂ© Ă  l’homme le pouvoir d’utiliser la chose, ou que l’on donne aussi Ă  la chose, le pouvoir de travailler sur l’homme.

Ainsi Pluton, que l’on connaĂźt Ă  l’heure actuelle, a Ă©tĂ© donnĂ© Ă  l’homme, pour pouvoir crĂ©er le nouveau monde. Non pas parce que Pluton en est le maçon, mais parce qu’il est celui par lequel l’ancien monde va pĂ©rir. Tous les astrologues, qui connaissent vĂ©ritablement leur science, ont une peur terrible de cette planĂšte, parce qu’ils savent que c’est la planĂšte de la mort.

On dit aussi que c’est la planĂšte amenant l’ange du feu, l’ange de la mort, l’ange terroriste, qui va cracher sur l’homme tous les maux pour pouvoir l’achever. Mais en fait cette planĂšte, cette Ă©nergie, ce logos n’est pas du tout lĂ  pour achever l’humanitĂ©. Au contraire, ce logos envoie son Ă©pĂ©e, son rayonnement pour purifier l’humanitĂ©, afin que le nouveau monde puisse avoir lieu. Ensuite avec Neptune repartira un nouveau cycle de construction, car Neptune est la base de l’univers, l’énergie de l’univers.

Donc lorsque l’on veut parler du mot vibration, pour revenir Ă  cette question-lĂ , il faut plutĂŽt penser au mot frĂ©quence, au degrĂ© d’oscillation, Ă  sa vitesse, Ă  son degrĂ© de puissance. FrĂ©quence est le mot le plus correct.

Question 4 (retour liste 👆)

De plus en plus de maladies proviennent, sinon toutes, d’un manque d’harmonie, entre le corps et l’esprit, c’est ce que nous venons de voir Ă  la question prĂ©cĂ©dente. Voudriez-vous nous dire, qu’elle est la vĂ©ritable approche de la psychĂ©, quel conseil pourriez-vous nous donner pour devenir plus efficace dans les techniques de psychothĂ©rapie. Faut-il utiliser les rĂ©gressions dans les vies antĂ©rieures, mĂȘme la vie fƓtale, les affirmations, l’imagerie mentale, etc.?

Réponse

Pour rĂ©pondre complĂštement Ă  cette question et ces sous questions, il faudrait y passer plusieurs soirĂ©es, car elle est trĂšs complexe. Non pas qu’elle soit compliquĂ©e, mais parce qu’elle demande de rĂ©pondre et d’enseigner Ă  propos de la constitution occulte de l’homme dans sa totalitĂ©.

Pour trouver des moyens plus performants, pour guĂ©rir l’homme, ou en tout cas le soulager de ses maux afin qu’il puisse aller plus librement sur le chemin de la vie, ou sur le chemin de l’évolution, il existe diverses techniques donnĂ©es Ă  l’humanitĂ© par des initiĂ©s, ou par des gens, dont l’inspiration a pu capter cette vĂ©ritĂ© ou ce moyen d’intervenir.

Tout ce qui a Ă©tĂ© trouvĂ© Ă  l’heure actuelle est d’utilisation facile. Je ne veux pas dire que ce soit l’utilisation qui permette un grand succĂšs, non. Parce qu’en fait, tant que l’individu ne s’est pas rĂ©ellement pris en charge, quelle que soit l’épaisseur de son problĂšme, la noirceur de son problĂšme, tant qu’il n’a pas, de façon insoupçonnĂ©e, une toute petite dose de volontĂ©, la volontĂ© de se prendre en charge, le psychologue, le psychiatre, le soignant ne va pas pouvoir agir pour lui, il ne pourra rien faire quelle que soit sa technique.

Parce qu’il y a en fait une volontĂ© plus grande que celle du thĂ©rapeute, c’est la volontĂ© du patient, et c’est une volontĂ© qui dit non, qui refuse d’avancer, qui refuse la vie.

À partir du moment oĂč quelqu’un, quel que soit son problĂšme, quel que soit son Ă©tat de dĂ©gradation, Ă  partir du moment oĂč un individu dans cet Ă©tat-lĂ , dit non Ă  la vie, personne ne peut l’aider, personne ne peut le soigner. Donc, ce qu’il va falloir soigner dans l’individu, ce n’est pas sa maladie, c’est le non qu’il Ă©met.

Si l’on arrive, Ă  force de paroles, Ă  force de conversations, Ă  force justement de nettoyage au niveau conscient, au niveau conscient seulement, Ă  force donc de le faire parler, de le faire tĂ©moigner, de faire sortir hors de lui toutes les choses qu’il garde et qui ont abouti Ă  ce non magistral qu’il fait Ă  la vie, si on arrive Ă  lui faire dire oui, alors Ă  ce moment-lĂ  on va pouvoir le soigner et on pourra le guĂ©rir.

Donc, la dĂ©marche du thĂ©rapeute ne va pas ĂȘtre de soigner son malade ou de soigner son patient, mais la dĂ©marche du thĂ©rapeute va ĂȘtre d’arriver par n’importe quel moyen, Ă  faire dire oui Ă  la vie.

Quel est le drame de l’esprit occidental ?

Étant accablĂ© par trop de matĂ©rialisme, Ă©tant accablĂ© par aussi trop de problĂšmes qui sont dĂ»s Ă  la sociĂ©tĂ©, Ă©tant accablĂ© par une certaine lĂ©thargie, Ă©tant donnĂ© que la race europĂ©enne est en forme et en passe de cristallisation, comme cela se passe pour chaque race, les gens qui sont accablĂ©s par toutes ces lĂ©thargies, ces cristallisations, en finissent par tomber sous un poids : l’inaction. Et de ce poids d’inaction sort un non Ă  la vie. Alors, lamentablement, ils se traĂźnent, soit chez leurs amis, soit auprĂšs de leur conjoint, ou de leur compagne, soit chez le thĂ©rapeute, pour avoir encore une raison de vivre.

Ils se disent, si je vais me plaindre ce sera ma raison de vivre aujourd’hui. Si je me sens malade, ce sera cela ma raison de vivre aujourd’hui. Ainsi il y a des gens dĂ©pressifs ou malades, de façon psychologique ou psychiatrique, qui trouvent dans leur maladie la raison d’exister. À partir de ce moment-lĂ  le thĂ©rapeute ne peut rien faire pour ce malade-lĂ , pour ce dĂ©pressif-lĂ , car il a remplacĂ© Dieu par sa maladie. Au lieu de chercher l’illumination, il cherche de plus en plus la maladie, c’est sa façon initiatique d’évoluer.

Il faut donc faire comprendre Ă  l’individu, qu’il y a possibilitĂ© de dire oui Ă  la vie, et de quelle maniĂšre ?

Non pas en lui disant : "Tu sais la vie est jolie. Imagine un grand champ de fleurs, avec des biches, un ruisseau qui coule, des enfants qui jouent, et puis tu te trouves à ton quatriÚme anniversaire et tu reçois un gros gùteau, avec plein de jouets, et grand-mÚre qui est habillée en dentelles te prend sur les genoux, et tout va bien et tu es heureux. Lorsque tu te réveilleras, lorsque tu te lÚveras, tu devras garder cette impression-là toute la journée."

Ce n’est pas comme cela que l’on apprend Ă  quelqu’un de dire oui Ă  la vie. C’est plutĂŽt en le faisant parler. La psychiatrie en fait, a bien trouvĂ© le chemin qu’il fallait prendre pour aider les malades, aider les gens Ă  problĂšmes, c’est de faire parler l’individu de son problĂšme. Mais il ne faut pas s’en arrĂȘter lĂ  et c’est pour cela que la psychiatrie doit ĂȘtre dĂ©passĂ©e, doit aller plus loin.

On doit aussi commencer Ă  faire comprendre au malade ce que sont les Ă©nergies de l’ñme, comme je l’ai dĂ©jĂ  dit, et on doit lui apprendre Ă  manipuler les Ă©nergies de son Ăąme. C’est lĂ  oĂč la sophrologie devient une science, je ne dirais pas plus poussĂ©e, mais une technique qui permet des guĂ©risons vĂ©ritables. La psychologie et la psychiatrie permettent de faire le diagnostic, permettent de crĂ©er ou de faire un Ă©tat de choses, l’état des dĂ©gĂąts en quelque sorte.

Ensuite, par des techniques qui à l’heure actuelle sont connues comme la sophrologie, mais qui, par suite des extensions à la psychiatrie, vont donner lieu à d’autres noms, à une nouvelle psychiatrie.

La sophrologie telle qu’elle est connue Ă  l’heure actuelle va ĂȘtre renouvelĂ©e. Il y aura des extensions Ă  la sophrologie, et la sophrologie qui existe Ă  l’heure actuelle on en fera plus cas, elle sera considĂ©rĂ©e comme l’antichambre en quelque sorte d’une technique complĂštement diffĂ©rente, qui va permettre au thĂ©rapeute de faire utiliser Ă  son patient les Ă©nergies de son Ăąme.

Cela va passer par les moyens de la relaxation. C’est pour cela qu’il faut absolument Ă  l’heure actuelle, Ă©tudier Ă  fond toutes les mĂ©thodes de relaxation, pour ceux qui en sont justement les prĂ©curseurs, ou qui en sont les gens qui manipulent cette matiĂšre-lĂ . Il faut absolument aller plus loin dans la relaxation, parce que plus de thĂ©rapeutes vont s’intĂ©resser Ă  ce champ-lĂ , Ă  cette matiĂšre-lĂ , et plus de dĂ©couvertes vont ĂȘtre faites. Et c’est lĂ  oĂč la sophrologie va permettre de basculer dans ce nouveau champ de thĂ©rapie, qui sera la nouvelle psychanalyse, la nouvelle psychiatrie.

En plongeant l’individu en onde alpha, on s’apercevra que l’individu peut aller plus loin que les ondes alpha, jusqu’à un point d’abandon tel, oĂč en fait, il ne rĂ©side plus une seule parcelle de la conscience vĂ©hiculĂ©e par la personnalitĂ©. À ce moment-lĂ , il n’existera que la particule de conscience qui est l’ñme.

Ce qui ne veut pas dire que l’on va trouver lĂ , tous les moyens de rĂ©soudre les problĂšmes ou de guĂ©rir l’individu. Non, mais l’individu va pouvoir commencer Ă  incorporer les Ă©nergies de son Ăąme, et Ă  soigner sa psychologie. Et comme je l’ai dĂ©jĂ  dit, il est capital que cette chose se fasse.

En fait, l’humanitĂ© telle qu’elle est Ă  l’heure actuelle, pour nous, selon notre Ɠil, n’est pas une humanitĂ© raisonnable. Si nous devions dĂ©terminer, pointer du doigt, les gens que nous considĂ©rons, d’aprĂšs nos critĂšres, comme Ă©tant sains d’esprit, ils ne seraient pas nombreux.

Et pourtant, ils sont monsieur et madame tout le monde et ils composent l’humanitĂ©, la civilisation Ă  l’heure actuelle. Ils sont parfois mĂȘme des chercheurs, des mĂ©decins, des instituteurs, comme ils sont aussi parfois des malades. Il va donc falloir redĂ©finir non pas ce qu’est la santĂ© mentale, mais redĂ©finir ce qu’est la raison, et en redĂ©finissant ce qu’est la raison, en mĂȘme temps tout une nouvelle sociĂ©tĂ© aura lieu.

Car ainsi chaque fois qu’un thĂ©rapeute verra quelqu’un s’assombrir, s’embourber dans des complexes, dans des traumatismes, dans des peurs, il pourra le soigner, alors qu’à l’heure actuelle il ne le soigne pas.

On dit, c’est la nature humaine, il faut bien avoir des problĂšmes, qu’est ce que l’on ferait sans les problĂšmes. On ne considĂšre comme Ă©tant fou que celui qui saute de son balcon sur la voisine, ou bien sort dans la rue avec un couteau pour tuer tout le monde, ou fait encore des actes considĂ©rĂ©s comme insensĂ©s. En fait ces actes-lĂ  ne sont pas dĂ»s Ă  la folie, ils sont une absence de conscience et c’est complĂštement diffĂ©rent.

C’est-Ă -dire que pour nous est fou, quelqu’un qui par exemple va s’assombrir, s’embourber, dans un complexe d’infĂ©rioritĂ© ou de supĂ©rioritĂ©, ou un problĂšme de jalousie. Celui-lĂ  est fou, car il n’a pas la vision juste. C’est-Ă -dire qu’il est perturbĂ© par des mirages, par des illusions. Tandis que celui qui sort avec un couteau et qui va tuer ses voisins, ou qui va faire n’importe quel autre acte insensĂ©, celui-lĂ  n’est pas fou, il n’a plus de conscience et c’est diffĂ©rent. Et l’administration des soins va ĂȘtre complĂštement diffĂ©rente aussi.

Il ne va plus s’agir de soigner, il va s’agir d’opĂ©rer vĂ©ritablement presque chirurgicalement, mais de façon Ă©thĂ©rique, un pont entre cette personnalitĂ© et la conscience qui est partie, qui a quittĂ© cette personnalitĂ©.

Donc en fait tous ces gens qui remplissent Ă  l’heure actuelle les hĂŽpitaux psychiatriques, et que l’on dit ĂȘtre atteint de dĂ©mence dure, plus tard ne rempliront plus les hĂŽpitaux psychiatriques, mais plutĂŽt les temples oĂč les initiĂ©s auront le devoir de raccorder, de reconstruire un pont Ă©thĂ©rique, un lien entre la personnalitĂ© et l’ñme.

Pourquoi?
Parce que ces gens-là ne disposent plus de leur conscience, c’est-à-dire que l’ñme est partie, et elle est partie pourquoi?

C’est quelque chose qui ressemble Ă  une forme d’accident, non pas accident comme si l’erreur Ă©tait contenue dans l’univers. C’est un accident que l’homme provoque, lorsqu’il s’abĂźme dans trop de matĂ©rialisme, lorsqu’il s’abĂźme dans trop de dĂ©chĂ©ances, dans trop de problĂšmes matĂ©riels. Je ne parle pas des problĂšmes de fin de mois, des soucis de notes d’électricitĂ©, ou de gestion etc. Mais des problĂšmes de vice, des problĂšmes de drogue, des problĂšmes d’alcoolisme, des problĂšmes de prostitution.

Lorsque l’homme descend trĂšs bas dans les vibrations de la matiĂšre, l’ñme ne supporte plus la cohabitation avec la personnalitĂ© et elle dĂ©truit le pont, le petit pont qui permettait Ă  l’ñme et Ă  la personnalitĂ© d’avoir une histoire d’évolution ensemble. L’ñme se retire, retourne dans une zone intermĂ©diaire qui n’est pas la source originelle, mais qui est la zone qui correspond au degrĂ© initiatique qu’elle a atteint, et lĂ , elle est mise en Ă©tat de veille.

Que font les guides Ă  ce moment-lĂ ?

Ils prennent le potentiel de conscience, de vibrations que reprĂ©sente la personnalitĂ©, qui a “pĂ©chĂ©â€ pendant maintes et maintes incarnations, comme on pourrait dire entre guillemets, et cycliquement, il la prĂ©cipite Ă  nouveau dans la matiĂšre, pour Ă©cumer ces mauvaises vibrations.

Lorsque cette personnalitĂ© est prĂ©cipitĂ©e Ă  nouveau dans la matiĂšre, alors qu’elle n’a pas d’ñme, elle peut ĂȘtre amenĂ©e selon la civilisation, selon les circonstances, selon l’éducation, selon le type de guide qui est lĂ  aussi pour la surveiller, cette personnalitĂ© sans Ăąme, sans conscience, va pouvoir ĂȘtre amenĂ©e Ă  faire n’importe quoi, Ă  devenir criminelle, Ă  devenir un bandit ou Ă  devenir un cas rĂ©ellement psychiatrique de dĂ©mence dure.

C’est ce qui l’attend Ă  la fin. Tous les cas de psychiatries de dĂ©mence dure, sont des ĂȘtres qui ont perdu la relation avec leur Ăąme, et il faut non pas les soigner, il faut reconstruire le pont. Cela se reconstruit naturellement, la nature a un procĂ©dĂ©, un processus, qui permet petit Ă  petit par le moyen de la purification de la personnalitĂ©, de reconstruire le pont avec l’ñme.

Mais il y a un moyen plus direct que les initiĂ©s connaissent bien, c’est le moyen qu’a employĂ© JĂ©sus pour guĂ©rir un dĂ©ment, qui, dans la bible, a Ă©tĂ© dĂ©crit comme Ă©tant un possĂ©dĂ©. Lorsqu’il l’a soignĂ© et que l’esprit du mal qui Ă©tait en lui s’est prĂ©cipitĂ© dans le troupeau de cochons, et que ce troupeau de cochons s’est prĂ©cipitĂ© Ă  son tour dans la mer, pour emporter le mal, que s’est-il passĂ©?

L’initiĂ© qu’était JĂ©sus a su reconstruire en substance Ă©thĂ©rique, le pont entre la personnalitĂ© et l’ñme. Tout le karma qu’avait en fait cette personnalitĂ©, a Ă©tĂ© rejetĂ© sur ce troupeau de cochons.

Ce qui ne veut pas dire que le mal a Ă©tĂ© emportĂ© par les cochons, absolument pas. Un animal n’est pas capable de supporter le karma d’un ĂȘtre humain, ni mĂȘme de brĂ»ler le karma d’un ĂȘtre humain. Mais c’est le moyen, la dĂ©viation qu’avait choisi JĂ©sus pour extraire le mal. En fait celui qui a Ă©purĂ© le mal c’est lui, c’est JĂ©sus qui a brĂ»lĂ© le mal. Et ainsi il a pu raccorder la personnalitĂ© avec l’ñme de l’individu.

À l’heure actuelle, il existe des gens qui passent prĂšs de vous et qui n’ont pas toute leur conscience, qui sont en passe mĂȘme de perdre leur conscience, parce qu’ils s’abĂźment dans trop de matĂ©rialisme, et ça, c’est un grand drame que nous connaissons au niveau de notre loge, car ce qui nous prĂ©occupe le plus, ce sont les cas des alcooliques et des droguĂ©s, et principalement des droguĂ©s.

Ceux qui utilisent les drogues dures, en arrivent Ă  couper le lien qu’ils entretenaient avec leur Ăąme, avec leur conscience. Et ainsi, tous ces gens qui s’abĂźment pendant des annĂ©es sans vouloir en dĂ©mordre et qui en meurent, tous ces gens qui s’abĂźment dans la drogue et qui coupent la relation avec leur Ăąme, reprĂ©sentent pour nous, pour une future vague d’incarnation, tout un groupe d’ñmes Ă  problĂšmes, qu’il va falloir encore une fois entourer de mille prĂ©cautions, pour qu’ils ne nuisent pas Ă  la future sociĂ©tĂ©, pour qu’ils ne nuisent pas aux futurs groupes humains et pour qu’ils puissent Ă©voluer, qu’ils puissent retrouver en mĂȘme temps la connexion avec leur Ăąme.

Donc en mĂȘme temps que nous essayons de construire le nouveau monde, avec tous les problĂšmes que ce monde prĂ©sent suscite, il y a aussi de notre devoir de ne pas fabriquer des futurs mondes qui ne soient pas tout Ă  fait meilleurs que celui qui existe maintenant. Car si Ă  l’heure actuelle on laissait bien trop d’ñmes s’abĂźmer dans le matĂ©rialisme, trop d’ñmes perdre justement la connexion avec la personnalitĂ©, il ne servirait Ă  rien de tirer des plans magnifiques, pour construire un nouveau monde, car il serait sabotĂ© automatiquement.

Donc en mĂȘme temps que l’on construit le nouveau monde, il faut prĂ©server les Ăąmes du monde actuel et participer Ă  la purification. C’est pour cela qu’il est tout aussi important, pour vous, d’employer vos forces Ă  construire le nouveau monde, qu’à aider votre voisin Ă  entrer dans le nouveau monde. Parce que s’il n’y a finalement que peu de gens prĂȘts pour le nouveau monde, le nouveau monde tout frais, tout rose, conçu par les MaĂźtres et arrivĂ© un beau matin sur la terre, ne tiendra pas, car des vagues humaines arriveront pleines de nĂ©gativitĂ© et le dĂ©truiront.

Et c’est pour cela que l’effort des disciples, l’effort des initiĂ©s, l’effort des MaĂźtres, doit porter avant tout sur la comprĂ©hension pour initier les gens. Et c’est ce que je vous propose de faire Ă  votre tour pour ĂȘtre utile, non seulement Ă  vous-mĂȘme, mais aussi Ă  nous et Ă  ceux qui sont autour de vous.

N’oubliez pas que vous devez ĂȘtre utile Ă  ceux qui sont autour de vous, sinon tous vos espoirs ne servent Ă  rien et tous nos espoirs ne servent Ă  rien non plus. Nous avons besoin de tout le monde, pour que le nouveau monde arrive. Ce n’est pas parce que nous avons notre Ă©volution, notre lumiĂšre, notre degrĂ© initiatique, que les choses vont bien aller sur la terre.

Il peut y avoir mille Bouddhas au ciel, si sur la terre les hommes restent insensibles, ne veulent pas changer, les mille Bouddhas au ciel, ne pourront rien changer sur la terre. Les milles Bouddhas auront besoin des hommes de la terre, pour faire de la terre un meilleur monde.

C’est pour cela que sans cesse, la relation hiĂ©rarchie humanitĂ© est amplifiĂ©e et de plus en plus Ă  l’heure actuelle, la hiĂ©rarchie des MaĂźtres s’ouvre sur l’humanitĂ©, appelle l’humanitĂ© et les disciples. Parce que le MaĂźtre, tout MaĂźtre qu’il soit, a besoin du terrien pour faire de la terre un nouveau monde.

C’est une responsabilitĂ© que chacun d’entre vous doit partager avec nous. Ce n’est pas seulement nous avec nos beaux projets, et puis on sĂ©pare les hommes, les bons d’un cĂŽtĂ©, les mauvais de l’autre, non pas du tout. Nous avons besoin ensemble de bĂątir le nouveau monde, pour nous-mĂȘmes et aussi pour vous-mĂȘmes, c’est une grande collaboration.

Si vous Ă©tiez sensibles Ă  cette rĂ©alitĂ©, dĂšs demain vous trouveriez un travail Ă  faire pour aider le MaĂźtre, dĂšs demain vous trouveriez une Ɠuvre Ă  accomplir pour aider le MaĂźtre, vous ne seriez plus en train de vous gratter la tĂȘte Ă  vous demander : quel est mon gourou, quelle est ma voie ? Non. Tout de suite vous vous mettriez au travail, tout de suite vous bĂątiriez la chose qui est Ă  bĂątir et votre MaĂźtre apparaĂźtrait.

Vous perdez du temps Ă  chercher des choses illusoires, de maniĂšres illusoires. Ce qu’il faut, c’est ĂȘtre actif, comprendre qu’elle est la nĂ©cessitĂ© de votre temps et agir pour aider les MaĂźtres, soulager les MaĂźtres et inĂ©vitablement, vous allez le rencontrer, celui qui est pour vous viendra vers vous.

Question 5 (retour liste 👆)

Vous avez déjà répondu largement aux questions essentielles de ce soir, voici donc la derniÚre question.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui veulent Ɠuvrer de maniùre concrùte à l’avùnement du nouvel ñge ?

Réponse

Je dirais que les jeunes, ont des conseils Ă  donner Ă  l’ancienne gĂ©nĂ©ration.

Non pas qu’ils doivent donner des ordres Ă  l’ancienne gĂ©nĂ©ration, car en tant que psychologie toute neuve, nouvellement venue au monde, ils doivent apprendre la discipline de la part de l’ancienne gĂ©nĂ©ration. Par contre, eux, ils font la dĂ©monstration d’une plus grande ouverture, d’une plus grande intuition et d’une plus grande foi, et en ce sens, l’ancienne gĂ©nĂ©ration doit prendre exemple sur la nouvelle.

Maintenant, en relation hiĂ©rarchie nouvelle gĂ©nĂ©ration, qu’est ce que la nouvelle gĂ©nĂ©ration doit faire ?

Comme tout ĂȘtre, comme tout disciple qui veut s’éveiller, qui veut gravir le chemin de l’initiation, la nouvelle gĂ©nĂ©ration doit remplir les mĂȘmes exigences, donc tout ce que je viens de dire ce soir. Être dĂ©terminĂ©, concevoir la spiritualitĂ© telle qu’elle est, de ne pas la voir Ă  travers des lunettes, les lunettes de ceci, les lunettes de cela, les lunettes de ce que l’on pressent, de ce que l’on conçoit, ou quoi que ce soit d’autres.

Regarder la rĂ©alitĂ©, la spiritualitĂ© telle qu’elle est Ă©noncĂ©e par les anciens, de façon la plus dĂ©nudĂ©e, la plus dĂ©pouillĂ©e possible. Prenez les phrases des anciens, enlevez tout le texte qui est autour, prenez la phrase principale et mĂ©ditez la phrase, pour tirer la substance de la phrase, de façon Ă  ce que le mot devienne initiatique et ne soit pas simplement un discours adressĂ© Ă  votre mental.

Que ce soit plutĂŽt une essence qui rejoint votre essence et qui par lĂ  mĂȘme l’enflamme comme de l’essence lorsqu’elle est jetĂ©e sur le feu.

Pour produire cet effet-lĂ , il faut s’adresser Ă  la substance des phrases, Ă  la substance des Ă©noncĂ©s des Saints et des religieux. La nouvelle gĂ©nĂ©ration n’a pas spĂ©cialement des choses Ă  faire par rapport Ă  ce qu’avait Ă  faire l’ancienne gĂ©nĂ©ration, les exigences sont les mĂȘmes de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration.

Ce qui est diffĂ©rent, c’est l’accomplissement de ces Ăąmes nouvelles, qui ont pour but et comme nĂ©cessitĂ© d’aller plus loin. Mais pas forcĂ©ment d’aller plus loin parce qu’elles sont plus pures ou plus Ă©voluĂ©es que les prĂ©cĂ©dentes, mais simplement parce qu’elles doivent aller plus loin dans une forme d’expression.

Par exemple, le rayon cinq, le rayon de la science concrĂšte qui a adombrĂ© fortement tout l’occident, on pourrait croire qu’en fait, toutes les Ăąmes qui avaient besoin de cette expression-lĂ , n’ont fait qu’empirer le matĂ©rialisme, parce que la science concrĂšte s’appuie essentiellement sur le matĂ©rialisme, dĂ©montre le matĂ©rialisme et provient d’une pensĂ©e matĂ©rialiste.

Pourtant, ce rayon-lĂ , cette dĂ©marche-lĂ , a servi Ă©normĂ©ment et incomparablement Ă  l’avancĂ©e de toutes les Ăąmes qui se sont incarnĂ©es en occident, parce que c’était de cette maniĂšre-lĂ  qu’elles allaient Ă©voluer. Alors que d’autres, qui viennent dans d’autres vagues, ont besoin d’un autre rayon de civilisation pour Ă©voluer. Ainsi, tour Ă  tour, on emploie la dĂ©votion, la science concrĂšte ou autre chose.

Cela ne veut pas dire que les Ăąmes sont meilleures, parce qu’elles viennent aprĂšs les autres, qu’elles sont plus Ă©voluĂ©es. Cela veut dire que leur mode d’expression est diffĂ©rent et quelles vont permettre la construction d’une civilisation diffĂ©rente, d’une sociĂ©tĂ© diffĂ©rente, d’un rituel diffĂ©rent, d’une religion diffĂ©rente, d’une Ă©ducation diffĂ©rente, d’une science diffĂ©rente.

À l’intĂ©rieur de toutes ces diffĂ©renciations qui sont tout autant de spĂ©cialisations, elles vont pouvoir avancer. C’est pour cela qu’à chaque fin de cycle, Ă  chaque fin d’arrivĂ©e de ces vagues d’ñmes, il faut briser la sociĂ©tĂ© en place, il faut briser la religion en place, il faut briser la science en place, parce qu’elles ne servent plus Ă  rien et Ă  personne, parce qu’il n’y a plus les Ăąmes pour en avoir besoin.

Les Ăąmes qui viennent ont besoin d’autres choses, pas forcĂ©ment je le rĂ©pĂšte, parce qu’elles sont plus avancĂ©es ou meilleures, mais parce que leur type d’expression est diffĂ©rent. Ainsi vous-mĂȘmes, Ă  travers cette sociĂ©tĂ© qui aura Ă©tĂ© construite par ces nouvelles Ăąmes, vous pourrez vous incarner pour, Ă  ce moment-lĂ , ĂȘtre plus ancien, pour ĂȘtre plus avancĂ© et accomplir votre Ă©volution.

De la mĂȘme maniĂšre que vous-mĂȘmes, avez Ă©tĂ© les bĂątisseurs de cette civilisation-ci, de cette sociĂ©tĂ©-ci. Et ainsi, Ă  l’intĂ©rieur de cette sociĂ©tĂ©, d’autres Ăąmes qui Ă©taient avant vous, qui faisaient partie d’une vague prĂ©cĂ©dente, ont pu venir s’y instruire et y Ă©voluer.

Autrement dit, il y a toujours un grand frĂšre qui construit pour lui-mĂȘme, la chaussure qui est Ă  sa taille, mais en mĂȘme temps elle sera Ă  la taille de son frĂšre plus petit. Et de cette façon, en faisant une chaussure qui est Ă  sa taille, mĂȘme si son frĂšre plus petit a un pied plus petit, il va ainsi le pousser Ă  grandir, Ă  grossir son pied, pour aller dans la chaussure qu’il vient de lui tailler. Et ainsi de suite les hommes s’entraident Ă  Ă©voluer.

C’est sur ce mot que je voudrais vous quitter ce soir. Pensez aux MaĂźtres qui vous aident, non pas dans le sens oĂč vous devez vous remettre aux MaĂźtres, remettre votre responsabilitĂ©, tout dĂ©charger sur le MaĂźtre puisqu’il est lĂ  pour vous aider. Mais dans le sens oĂč plutĂŽt vous devez collaborer avec lui, avec eux, tout simplement parce qu’on attend votre partie active.

Le MaĂźtre a beau avoir tous les pouvoirs dans son royaume, dans sa zone, dans son ciel, lorsqu’il veut matĂ©rialiser sur la terre, il a besoin d’une main, l’esprit de l’artiste, l’esprit crĂ©ateur. Lorsqu’il veut sortir une statue d’une boule de terre, il est obligĂ© de passer par la main et ainsi le MaĂźtre a besoin de tous les disciples, et de tous les initiĂ©s pour construire un nouvel homme, pour construire un nouveau monde. Vous ĂȘtes les mains des MaĂźtres, c’est ce qu’il faut comprendre.

C’est dans ce sens aussi oĂč le disciple doit ĂȘtre ouvert pour recevoir totalement l’inspiration qui vient du mental du MaĂźtre. Parce que n’étant que la main exĂ©cutrice du MaĂźtre, il doit remettre tout son mental dans le mental du MaĂźtre, pour s’aligner au programme, pour s’aligner au plan, pour donc savoir ce qu’il doit faire, ce qu’il a Ă  produire comme effort dans son espace qu’est le sien.

Donc dans un premier temps sortez votre volontĂ©, je dirais presque, sortez cette ambition, mais de façon positive, pas l’ambition de l’égo, mais une ambition vĂ©cue au niveau de l’ñme, comme une envie, comme une ardeur, comme une ferveur, de se dĂ©passer, d’aller plus loin et de faire partie de ce mouvement pour crĂ©er le nouveau monde. Ensuite et de maniĂšre paradoxale, comme je le dis toujours, laissez tomber cette volontĂ© et ouvrez-vous complĂštement pour que votre mental soit complĂštement ensemencĂ© par le mental divin, afin que vous soyez alignĂ©s parfaitement dans le plan et que vous soyez rĂ©ellement utile au plan.

Car pour ĂȘtre utile au plan il ne faut pas faire selon votre idĂ©e, il ne faut pas faire ce que vous vous jugez ĂȘtre nĂ©cessaire, ou ressembler au nouveau monde. Il faut faire ce que les MaĂźtres font. En mĂȘme temps que le disciple doit ĂȘtre extrĂȘmement individuel et indĂ©pendant, il doit ĂȘtre extrĂȘmement obĂ©issant, et comme je le dis si souvent, la vie d’un disciple est un paradoxe. Le disciple doit savoir manipuler le paradoxe de façon trĂšs souple pour ĂȘtre Ă  la fois soumis, et trĂšs individuel pour ĂȘtre Ă  la fois obĂ©issant et trĂšs indĂ©pendant. C’est un jeu subtil mais qui n’est pas difficile.

DĂšs que l’on sait exactement Ă  quel niveau on doit vivre la volontĂ©, et de quelle maniĂšre on doit vivre l’obĂ©issance. L’obĂ©issance n’est pas quelque chose qui doit ĂȘtre vĂ©cu comme un esclavage, ou comme une prosternation Ă  genoux. L’obĂ©issance c’est plutĂŽt quelque chose Ă  vivre comme une connaissance. J’obĂ©is non pas aveuglĂ©ment, parce que j’ai entendu la voix et que j’exĂ©cute. J’obĂ©is parce que je connais le plan, parce que je connais la voix qui a parlĂ©, parce que je connais la vĂ©ritĂ© qu’elle Ă©nonce et ainsi j’accomplis. Cette obĂ©issance-lĂ  n’a plus rien de comparable avec l’obĂ©issance, c’est de la collaboration, mais c’est en mĂȘme temps de l’obĂ©issance.

Je vous encourage Ă  dĂ©couvrir ce paradoxe, qui est en mĂȘme temps une trĂšs grande richesse, car sitĂŽt que vous aurez compris ces deux Ă©nergies, vous serez un disciple sans aucun doute, sans aucun problĂšme.

Je vous salue.

(Date de la conférence : 18 05 1988)

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