🔾 ConfĂ©rence 139

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Conférence de Pastor - 139

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Question 1

La confĂ©rence de Rio de Janeiro sur l’environnement et le dĂ©veloppement se termine aujourd’hui. Comment voyez-vous Ă©voluer le processus de conscientisation qui permettra de rĂ©soudre les problĂšmes qui ont fait l’objet de cette confĂ©rence ?

Qu’est-ce que la vraie foi ? Et enfin pourrait-on dire que la mĂ©ditation est une Ă©tape vers le souvenir constant, conscience constante du soi, et comment le favoriser ?

Réponse

Je vous souhaite Ă  tous la bienvenue et comme j’aime le rĂ©pĂ©ter Ă  chaque fois, lorsque vous m’approchez, ayez soucis, plutĂŽt que de vous rappeler au cours des prochains jours ce que j’ai dit, plutĂŽt que de vous informer Ă  ma source, plutĂŽt que d’essayer d’apprendre quelque chose, parce qu’il semble que j’ai un enseignement ou une sagesse, essayez avant tout de vous laisser guider vers un autre champ d’inspiration.

En fait, tout ce qu’il m’importe de faire lorsque les rencontres ont lieu, c’est petit Ă  petit d’attiser Ă  l’intĂ©rieur de vous ce feu subtil qu’on appelle non seulement la kundalini, mais aussi les feux du mental.

Pour devenir un sauveur de l’humanitĂ©, un sauveur de la planĂšte et de tous les rĂšgnes de la nature, ou un sauveur de l’univers ou bien un grand manipulateur des Ă©nergies, un homme ne peut pas aller dans ce sens tant qu’il n’a pas allumĂ© suffisamment les feux du mental. Lorsque l’on voit de quelle maniĂšre il use ses feux qui se trouvent dans le chakra racine, soit la kundalini, il n’est pas Ă©tonnant que les feux du mental aient du mal Ă  devenir rayonnant et Ă  transporter leurs messages.

Les questions sont trĂšs intĂ©ressantes et je vais essayer d’en tenir compte tout au long de mon dĂ©veloppement, mais je veux commencer Ă  discuter des feux du mental.

Que sont les feux du mental et qu’est-ce que le mental ?

On ne peut pas improviser une mĂ©ditation, un cheminement spirituel, sans avoir une dĂ©finition juste sur la nature du mental. Non pas qu’il existe une dĂ©finition comme dans les livres scientifiques. Vous savez que je m’éloigne trĂšs vite de toutes les dĂ©finitions qui deviennent trĂšs vite d’ailleurs des structures, puis des systĂšmes de pensĂ©e et depuis des systĂšmes de pensĂ©e de vĂ©ritables aliĂ©nations. Donc quand je dis dĂ©finition, je veux plutĂŽt vous inspirer quant Ă  sa nature.

Qu’est-ce que le mental ?
Lorsque vous pensez Ă  propos d’une situation, de quelqu’un ou par exemple d’une phrase spirituelle dans un livre, qu’est-ce qui pense en vous ? Vous ĂȘtes vous dĂ©jĂ  posĂ© la question : qu’est-ce qui en l’homme est capable de cette pensĂ©e ?

Qu’est-ce qui en l’homme plus loin que la pensĂ©e est capable de la dĂ©couverte et de la comprĂ©hension, par quel phĂ©nomĂšne cela Ă  lieu ?

La pensĂ©e n’est pas quelque chose qui est tombĂ© sur l’humanitĂ© un jour, parce que l’humanitĂ© en a dĂ©couvert le niveau, qu’elle a mĂ©ritĂ© le cadeau. C’est vrai que la pensĂ©e, ou le pouvoir de la pensĂ©e, lui a Ă©tĂ© offerte exactement comme on met une bĂ»che pour alimenter le feu dans la cheminĂ©e.

C’est un pouvoir qui est accordĂ© comme on donne le pouvoir initiatique le jour de la transmission. C’est un pouvoir qui est donnĂ© de façon latente. C’est-Ă -dire, en fait, que c’est une destinĂ©e qui est offerte. Ce n’est pas le pouvoir de la pensĂ©e et le pouvoir du mental dans son Ă©veil le plus grand offert Ă  l’humanitĂ© par les Seigneurs de la Flamme par exemple.

Par contre en lui donnant cette Ă©tincelle, les Seigneurs de la Flamme ont donnĂ© Ă  l’humanitĂ© le destin de devenir une humanitĂ© humaine, plus loin divine. Ce qui veut dire que le mental n’est pas simplement un attribut du cerveau, une capacitĂ© cĂ©rĂ©brale, une capacitĂ© humaine, c’est une charniĂšre entre l’homme et l’homme considĂ©rĂ© comme le regroupement de ses sens, donc d’une matiĂšre sensible et le divin.

Car, en fait, ce qui fait un homme, un homme Ă  part entiĂšre, c’est la capacitĂ© de penser, d’identifier, de crĂ©er, de projeter et de comprendre. Sans cela, il est tout simplement une matiĂšre sensible, une matiĂšre sensible avec une mĂ©moire et cette mĂ©moire peut lui dĂ©terminer une certaine intelligence, un certain comportement typique. Cependant, ce qui va faire de cette matiĂšre sensible un homme, c’est cette Ă©tincelle du mental.

Alors qui est-il ?

Le mental est avant tout un plan de conscience, comme on imagine des plans infĂ©rieurs et des plans supĂ©rieurs, le mental est un plan de conscience. C’est un plan magnifique au sens oĂč il donne Ă  l’homme l’autonomie d’ĂȘtre un homme, l’autonomie d’ĂȘtre un crĂ©ateur, d’ĂȘtre un penseur, mĂȘme un rebelle et un rebelle vis-Ă -vis des anges et des Dieux s’il le faut et s’il se le permet. Mais c’est aussi un instrument qui lui permet de comprendre la matiĂšre, d’intuitionner le divin et de faire donc de cet instant qu’est la vie humaine une libĂ©ration.

L’humain par les feux du mental est l’endroit oĂč l’esprit retrouve la libertĂ©. Ce que vous vous appelez, en fait, la libertĂ© spirituelle. Sans cette capacitĂ©, d’abord, Ă  voir la matiĂšre dans laquelle on est, puis l’étudier pour diminuer son pouvoir sur soi. Ensuite Ă©tudier les choses relatives Ă  l’esprit pour leur donner plus de pouvoir, puis plus loin, mĂ©diter. La mĂ©ditation commence dans la pensĂ©e.

Au dĂ©but, la mĂ©ditation est un certain comportement de la pensĂ©e, je dois discipliner ma pensĂ©e, harmoniser ma pensĂ©e, relaxer ma pensĂ©e, dĂ©velopper la pensĂ©e la meilleure, la pensĂ©e la plus Ă©levĂ©e, la plus aspirante et pour cela je vais utiliser les Ă©motions et je vais crĂ©er une dĂ©votion, par exemple, qui va faire que mon cƓur s’enflamme et par ce feu ainsi attisĂ© pendant quelques secondes, il y a incursion dans le divin. Mais avant tout et dans sa premiĂšre Ă©tape, la mĂ©ditation va ĂȘtre un comportement d’une pensĂ©e que l’on va vouloir plus disciplinĂ©e, plus bienveillante et aspirante pour contempler des idĂ©aux supĂ©rieurs que l’on va nommer divin.

En fait, dans la premiĂšre Ă©tape, la capacitĂ© de mĂ©ditation est la capacitĂ© de se concentrer sur cette aspiration et cette contemplation des idĂ©aux divins et c’est pour cela que les priĂšres, s’organisent telles que vous les avez organisĂ©es. C’est pour cela qu’elles rappellent sans cesse, Dieu, toi qui es grand, PĂšre, toi qui nous aimes, toi qui es l’éternel, toi qui es ceci, toi qui es cela.

Pourquoi est-ce que l’on utilise ces stances rĂ©pĂ©titives Ă  propos de la grandeur de Dieu, de la bienveillance de Dieu, de l’omniprĂ©sence de Dieu ?

Dieu n’a pas besoin que l’on lui rappelle toutes ces choses, comme je vous l’ai dit si souvent. Cependant le mental de l’homme a besoin dans un premier temps de s’en convaincre. Puis dans un deuxiĂšme temps, il se sert de la grandeur de cette pensĂ©e pour pouvoir grandir lui-mĂȘme, dĂ©clencher ainsi une aspiration qui va loger sa capacitĂ© de conscience plus loin que le corps. Quelque fois pas trĂšs loin, uniquement dans un corps astral qui va brĂ»ler plus fort, plus religieusement. Mais c’est dĂ©jĂ  bien, parce que l’on va se sentir heureux, parce que l’on va se sentir en harmonie.

Puis, si l’on est suffisamment douĂ© pour faire plus que vibrer en Ă©cho face aux grandes pensĂ©es que l’on aura dĂ©ployĂ©es, des grandes pensĂ©es religieuses et dĂ©votionnelles, on va se placer dans les feux du mental. C’est Ă  ce moment-lĂ , oĂč la mĂ©ditation est la plus intĂ©ressante, parce qu’elle n’est plus un point d’harmonie, un point d’union par l’aspiration et la dĂ©votion qui utilisent Ă©normĂ©ment les Ă©nergies astrales, cela devient un point de contemplation.

C’est lĂ  oĂč il ne faut plus penser Ă  quelque chose, rĂ©pĂ©ter quoi que ce soit Ă  propos de la grandeur de Dieu, pour faire que le cƓur s’ouvre et que l’on se mette Ă  aimer ce Dieu si grand. Il ne faut plus rien rĂ©pĂ©ter, on contemple ce qui est en soi.

Ceci ne peut se passer que lorsque les feux du mental sont allumés. Comment va-t-on les allumer ?

Et bien d’abord, il faut savoir que la kundalini, mĂȘme si elle n’est pas Ă©veillĂ©e de façon spirituelle, si elle n’est pas brandissante dans la plupart des hommes, elle circule d’une certaine maniĂšre. Il est impossible de dire qu’elle ne circule pas car cela ferait de l’homme un bĂȘta. Si Kundalini ne circulait pas, l’homme ne pourrait pas penser, l’homme ne pourrait pas respirer, l’homme ne pourrait pas digĂ©rer. Donc elle circule dans une certaine mesure, et tout homme qui est digne de ce nom la reçoit dans le cerveau par l’intermĂ©diaire d’une multitude de circuits qui font plus ou moins bien leur travail suivant la complicitĂ© ou pas de l’homme qui pense et qui a des Ă©motions.

Ce qui veut dire que la Kundalini est comme une eau qui partirait d’une source et qui va se ramifier partout dans l’ĂȘtre, dans tout le corps et dans tous les corps subtils, par des petits canaux qui ont besoin d’une clartĂ© parfaite pour laisser passer Kundalini. Et si pour une raison ou une autre ces canaux sont obturĂ©s, soit par une peur, soit par un traumatisme, soit par un manque de dĂ©veloppement, une mauvaise volontĂ© ou soit par un excĂšs de ceci ou de cela, la kundalini ne va pas circuler correctement et l’individu sera accablĂ© d’un manque. Par exemple il lui sera impossible d’apprendre telle ou telle matiĂšre ou de se sentir Ă  l’aise dans tel ou tel aspect de la vie.

Il faut s’occuper de ces diffĂ©rents aspects car cela veut dire que l’on permettra Ă  la Kundalini de circuler de façon complĂšte. Ce n’est que lorsqu’elle circule de façon complĂšte que l’on se sent heureux, en bonne santĂ© mais aussi d’une certaine maniĂšre plein, sans avoir besoin de s’attacher Ă  diffĂ©rents objets ou Ă  diffĂ©rents sentiments pour ĂȘtre comblĂ©.

L’homme cherche Ă©normĂ©ment la satisfaction, il a besoin de se combler d’un tas de choses par une multitude d’objets, par une multitude de sentiments, par une multitude d’affirmations en provenance des relations extĂ©rieures. Toute cette quĂȘte provient de ce que la kundalini ne circule pas de maniĂšre intĂ©grale et satisfaisante. Les endroits, qui restent donc sombres ou sous-alimentĂ©s, sont des vides qui hurlent leur dĂ©tresse. Ressentant cette dĂ©tresse l’homme va combler le vide avec d’autres objets, c’est inĂ©vitable.

Donc, cet homme, que nous voyons aujourd’hui et dont la Kundalini circule de façon satisfaisante, sans que pour autant elle ait fait de lui un illuminĂ©, reçoit forcĂ©ment cette Ă©nergie dans le mental.

Le mental ne siĂšge pas uniquement dans le cerveau et le cerveau n’est qu’un maigre appareil de terminaison par apport Ă  l’organe gigantesque, Ă  la sensibilitĂ© gigantesque qu’est le mental en tant que corps subtil.

Cependant le cerveau est un appareil suffisamment sophistiquĂ© pour que l’on puisse, par son intermĂ©diaire, obtenir les informations des diffĂ©rents plans que l’on aura contactĂ©s. Et c’est Ă  ce moment-lĂ  que le mental est un instrument intĂ©ressant et indispensable, pour que lorsque l’on mĂ©dite et que l’on arrive Ă  se transposer dans des plans de conscience supĂ©rieurs et pour qu’ils ne soient pas des rĂȘves oubliĂ©s dĂšs que l’on revient dans l’enveloppe physique, des rĂȘves qui s’évanouissent, des impressions fugaces, que l’on arrive plus Ă  retrouver.

Pour que ces moments extraordinaires de mĂ©ditation ne soient donc pas perdus, il faut que le cerveau soit Ă©quipĂ© pour les enregistrer. C’est-Ă -dire que la mĂ©ditation va utiliser, pour se faire connaĂźtre, le mĂȘme phĂ©nomĂšne que le rĂȘve nocturne. Ce n’est pas « moi » qui mĂ©dite, ce n’est pas « le moi » qui mĂ©dite. Le moi est incapable de mĂ©diter, il est incapable de faire aucun effort quel qu’il soit de mĂ©ditation.

Alors qu’est-ce qui mĂ©dite dans l’homme ?

Eh bien, on s’aperçoit que tout le phĂ©nomĂšne de la mĂ©ditation n’est en fait qu’un geste par lequel la conscience essaie de retourner Ă  sa source. Ce qui veut dire que la mĂ©ditation pour un incarnĂ© n’est pas un acte naturel du tout. Quand je suis incarnĂ©, je suis dans le manifestĂ© dans l’extĂ©riorisation. Lorsque je mĂ©dite, je m’intĂ©riorise, je me retire du monde, je retire mes sens, ma prĂ©occupation, ma lecture, ce qui n’est pas lĂ  le rĂŽle d’un incarnĂ©.

C’est lĂ  toute la difficultĂ© de la mĂ©ditation. Puisque dans le manifestĂ© il s’agit de s’extĂ©rioriser et que lorsque je mĂ©dite, il s’agit de mourir, de redevenir la divinitĂ© et cela est un mouvement complĂštement inverse par rapport aux forces qui m’ont prĂ©cipitĂ© dans la manifestation. D’oĂč pour moi, une certaine difficultĂ© Ă  comprendre qui mĂ©dite, avec quoi on mĂ©dite, comment on mĂ©dite et qu’est-ce que la mĂ©ditation tout simplement ?

Lorsque je comprends que ce n’est pas moi qui mĂ©dite, je cesse cet effort vain, inutile. Beaucoup d’individus dĂ©pensent leur Ă©nergie consacrĂ©e Ă  la mĂ©ditation, dans un grand effort de relaxation, un grand effort pour calmer les pensĂ©es, calmer le mental, calmer le harcĂšlement, calmer une Ă©motion qui arrive, une prĂ©occupation que l’on ne peut pas chasser etc. Toute leur Ă©nergie va ĂȘtre dĂ©pensĂ©e pour cela et lorsque finalement ils vont arriver Ă  un certain calme, il ne reste plus d’énergie pour se maintenir en mĂ©ditation et hop en 3 minutes, l’état disparaĂźt, c’est agaçant, je reconnais.

Alors pour Ă©viter que cela ne se rĂ©pĂšte, il faut savoir que ce n’est pas le « moi » qui mĂ©dite, et que donc lorsque vous allez vous asseoir en mĂ©ditation, il va falloir asseoir le « moi » comme on assoit un vĂȘtement. Lorsque cette intention est profonde, sincĂšre, bien pensĂ©e, vous vous apercevez que les sens se retirent de vos prĂ©occupations, mĂȘme de l’activitĂ© de la pensĂ©e et que vous avez une capacitĂ© trĂšs grande Ă  vous intĂ©rioriser. CapacitĂ© qui ne semblait pas prĂ©sente en vous tant que vous essayiez de vous calmer, tant que vous essayiez de vous discipliner, tant que vous vous aspergiez d’encens de ceci ou de cela pour arriver Ă  mĂ©diter.

On peut utiliser une multitude d’artifices, c’est certain, on peut se donner des coups de marteau, si l’on est prĂȘt Ă  cela, tout marche. Simplement il faut savoir qu’avant tout, la mĂ©ditation est une intention, une dĂ©cision. Et quand je me pousse Ă  mĂ©diter, parce que je sais que c’est ce qui va sauver mon Ăąme, parce que je sais que c’est ce qui va lever la Kundalini qui ensuite me rendra illuminĂ© ou clairvoyant, parce que je sais que c’est ce qu’il faut faire aujourd’hui, parce que tout le monde est Ă  la mode avec le nouvel Ăąge. Toutes ses raisons sont des raisons mais ce n’est pas une intention.

Donc toute la difficultĂ© aujourd’hui va ĂȘtre de te trouver l’intention de mĂ©diter, car tu peux t’y pousser, tu peux t’y efforcer, tu peux te trouver des raisons, mais tu n’en as pas toujours l’intention, pourquoi ?

Pourquoi est-ce si dur d’obtenir cette intention qui fait qu’en trois secondes, paf ! Tu es assis, calme, tout intĂ©riorisĂ© ?

Tout simplement parce que tu es un phĂ©nomĂšne de vie extraverti, un phĂ©nomĂšne de vie manifestĂ©, tu es un incarnĂ©, qui doit marcher dans le monde. Toutes tes Ă©nergies sont pour le monde extĂ©rieur, pour la vie, pour l’apprentissage, pour la dĂ©monstration, pour la manifestation.

Donc, d’un seul coup, voilĂ  que sous des prĂ©textes spirituels, on te demande de faire tout le mouvement inverse, et c’est difficile. Alors petit Ă  petit, approchons-nous de la raison qui fait que la mĂ©ditation est bonne et belle et pas simplement pour des raisons spirituelles. Si tu te dĂ©couvres une bonne et belle raison et pas simplement spirituelle, pour ce joug pesant, je voudrais tellement Ă©voluer alors il faut que je mĂ©dite, si tu arrives Ă  te dĂ©barrasser de ça, et bien tu vas pouvoir mĂ©diter Ă  tout instant et n’importe oĂč.

Parce que c’est une libertĂ© que tu vas te donner, ce n’est plus une discipline Ă  laquelle tu dois t’obliger. Ce n’est plus un rendez-vous que tu acceptes chaque jour pour que la hiĂ©rarchie ne te montre pas du doigt et t’oublie dans le livre de la vie. C’est avant tout une libertĂ© que tu te donnes et que tu es tout content de trouver.

SitĂŽt que tu enlĂšves le concept d’obligation qui s’accroche Ă  la mĂ©ditation, le concept de discipline, tu dĂ©couvres que c’est pour toi un champ de libertĂ© et c’est en grande joie que tu entres dans le silence. Car ce silence pour l’apprĂ©cier, il faut qu’il soit aimable, il faut qu’il ait de belles couleurs, il faut qu’il promette un paradis sympathique. Car s’il n’a que le nom de la discipline et de l’obligation ce silence fait peur, on est en colĂšre contre lui et on le refuse tout en Ă©tant obligĂ© de l’accepter.

Pourquoi l’homme est-il piĂ©gĂ© dans cette position ?

Tout simplement parce qu’il est encore un enfant et qu’il se souvient d’ĂȘtre allĂ© Ă  l’école. Il se souvient que le professeur est celui qui l’oblige Ă  Ă©tudier et qui lui dit que l’étude est une bonne chose, que c’est ce qui fera de lui un homme, que cela fera plaisir Ă  papa et Ă  maman, et qu’en plus cela rapporte des bons points et qu’avec ces bons points il aura un vĂ©lo Ă  la fin de l’annĂ©e.

Lorsque l’on arrive avec ces clichĂ©s dans le monde spirituel, le maĂźtre spirituel n’est pas le frĂšre qui indique la voie, c’est d’un seul coup le maĂźtre qui fait la liste de toutes les obligations : la mĂ©ditation est un devoir, les livres sont les Ă©tudes que l’on doit absolument faire et remporter. Et on s’y efforce. Tout ça, pour avoir ce fameux bon point et cette bicyclette magnifique qui va faire rougir tous les copains. L’initiation, c’est ce que l’on aura Ă  la fin, c’est ce que l’on espĂšre.

Tant que l’homme, tant que le disciple est captif de ces clichĂ©s empruntĂ©s Ă  l’enfance, empruntĂ©s Ă  l’école et au professeur, empruntĂ©s Ă  la relation de pouvoir et de dominĂ© qui rĂšgne Ă  l’école, le disciple ne peut pas mĂ©diter. Il ne faut pas se faire d’illusion, il sera incapable de rĂ©ussir une mĂ©ditation, il sera incapable d’en faire un objet spirituel, parce qu’il n’est pas un homme libre qui va Ă  la conquĂȘte de son Ăąme, qui ouvre les fenĂȘtres de son esprit pour regarder les champs cosmiques qui sont en lui. Il est un Ă©lĂšve qui essaie de se faire plaisir pour faire plaisir au professeur, parce que c’est le seul moyen d’obtenir l’initiation.

Mais l’initiation ce n’est pas le prix qui est remis Ă  la fin de l’annĂ©e lorsque les mĂ©ditations auront Ă©tĂ© rĂ©ussies, absolument pas. Ce genre de mĂ©ditation ne rapporte aucun fruit, c’est la dĂ©sespĂ©rance, pourquoi ?

Pourquoi le maßtre ne te répond pas lorsque tu as ce genre de comportement, dans lequel tu es piégé ?

Tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas entrer en relation avec toi, tant que tu te trouves dans des couches de conscience propres Ă  l’enfance, mĂȘme si tu as trente ans, trente-cinq ans, quarante ou soixante ans. Si tu te trouves encore endormi dans les couches de l’enfance, le maĂźtre ne peut pas aller Ă  ta rencontre.

Est-ce par dédain, mépris ? Mais non.
Est-ce par sélection ? Non, plus.

Le maĂźtre n’a pas le pouvoir de sĂ©lectionner le meilleur disciple. Non. Il n’existe pas dans l’univers une loi qui s’appelle sĂ©lection et qui dit : « Je sĂ©lectionne le meilleur disciple. » Absolument pas. LĂ , tu rapportes encore les clichĂ©s de l’école et le professeur qui donne le tableau d’honneur, la place d’honneur et puis aussi le bonnet d’ñne au dernier de la classe, pire encore les corvĂ©es pour celui qui n’a rien compris.

ArrĂȘte. C’est le disciple lui-mĂȘme qui se sĂ©lectionne, c’est le disciple lui-mĂȘme qui se place. Il n’y a pas une loi qui va le juger, mĂȘme pas au jour de sa mort. Tu vis dans une parfaite autonomie, le savais-tu ? Aucun Dieu ne te juge, aucun Seigneur ne te juge. Ton Ăąme est suffisamment Ă©quipĂ©e et suffisamment divine et suffisamment consciente pour opĂ©rer toutes ces choses Ă  l’encontre de sa personnalitĂ©. C’est toi-mĂȘme qui t’apportes le jugement.

Parce que lorsque tu passes de l’autre cĂŽtĂ© et que tu redeviens pleinement ce bout d’univers qu’est l’ñme, tu es d’un seul coup adombrĂ© par une grande honnĂȘtetĂ©. L’ñme ne vit pas par des masques comme la personnalitĂ©, l’ñme ne se raconte pas d’histoires, c’est pour cela qu’elle est capable de dire, « j’ai fait ceci, j’ai fait cela, il est arrivĂ© ceci, il faut corriger cela. »

Donc, dĂšs demain en mĂ©ditation, n’aie pas l’attitude de la faire de façon disciplinĂ©e, et d’aller au rendez-vous de la HiĂ©rarchie, parce c’est le passage obligĂ©. Tu ne vas pas montrer une attitude de bon disciple qui fait bien son boulot, tu vas ĂȘtre un adulte sage, responsable, qui sait ce qu’il veut, la libertĂ©.

La grande diffĂ©rence qu’il y a entre le disciple encore embuĂ© dans les couches de conscience de l’enfance et un disciple hissĂ© dans la maturitĂ© de la conscience, c’est que l’un obĂ©it Ă  un Dieu ou Ă  un MaĂźtre et comme par hasard, il a toutes sortes de difficultĂ©s pour arriver Ă  lui obĂ©ir. Il a en lui le diable et le bon Dieu. Il veut bien mĂ©diter, mais il veut regarder aussi la tĂ©lĂ©vision, il veut bien mĂ©diter, mais il faut qu’il finisse sa glace, il veut bien mĂ©diter mais il faut qu’il aille rejoindre son amour ou son amoureuse.

C’est normal que toutes ces contradictions surviennent en toi, puisque tu essaies d’obĂ©ir, puisque tu essaies d’obtenir des bons points, puisque tu essaies d’obtenir l’initiation au lieu de la faire, au lieu de la crĂ©er, au lieu de t’approcher et d’aller la cueillir. Pour cela, il faut devenir responsable, volontaire.

Qu’est-ce que je veux dire par là ?
Que veut dire de devenir responsable ?

Cette maturitĂ© ne va pas venir parce que tu t’assumes professionnellement, parce que tu as ton chez toi, ton travail, tes amis et que tu organises ta petite vie bien gentiment. Cela ne provient pas de l’indĂ©pendance. Cette responsabilitĂ© spirituelle dont je parle, provient de la capacitĂ© de l’homme Ă  ne plus se laisser rĂ©gir par les illusions de l’enfance.

Pour obĂ©ir Ă  un principe, la seule force qu’il va te falloir trouver, qu’il va te falloir comprendre, c’est une force qui va exorciser le pouvoir qu’a sur toi l’illusion contraire Ă  ce principe. Tu ne peux pas devenir un disciple parce que tu t’efforces, parce que tu t’efforces Ă  ressembler Ă  un initiĂ©, Ă  agir comme lui, Ă  penser comme lui. Tu vas devenir un disciple parce que tu vas apercevoir ce qui te maintient dans les illusions de l’enfance. SitĂŽt que tu comprends ces fantĂŽmes, ces champs d’énergie qui t’oppriment et qui te font rester enfantin, tu les dĂ©fais, tu Ă©lĂšves ta conscience et immĂ©diatement les feux du mental s’activent.

C’est comme un immense souffle apportĂ© Ă  la Kundalini pour qu’elle circule encore plus fort et allume les feux du mental. Le feu du mental va donner au disciple la disposition Ă  dire je veux et la disposition de faire. C’est un pouvoir crĂ©ateur, je ne parle pas de pensĂ©es crĂ©atrices. Non. Mais prenant conscience de l’aspect de volontĂ© qui est en lui, le disciple va pouvoir exĂ©cuter et faire.

En mĂȘme temps qu’il prend connaissance et conscience de l’aspect volontĂ© qui est en lui, cette volontĂ© va lui dĂ©montrer, le plan, le but de sa vie, le but de la vie en gĂ©nĂ©ral, le but d’une planĂšte, d’un systĂšme solaire, ce qui fait qu’en quelques secondes, il va devenir un exĂ©cutant capable de faire.

Lorsque s’éveille cette grande volontĂ©, le disciple voit. Il ne s’agit pas simplement d’une vision spirituelle comme on peut voir les auras. Il s’agit d’une perception du cƓur qui est initiĂ©e Ă  la raison du monde, Ă  la raison de l’existence, et Ă  sa petite raison privĂ©e personnelle qui fera son destin particulier dans la grande destinĂ©e du monde. C’est ça l’initiĂ©.

L’initiĂ© est celui qui est capable de dire, j’ai vu, j’ai contemplĂ© le dessein de Dieu, ce qui veut dire le dessein du systĂšme solaire, autrement dit, le plan d’évolution et le but de la vie du systĂšme solaire. Il voit en mĂȘme temps sa propre place en tant que disciple et il reçoit immĂ©diatement sa part de travail Ă  exĂ©cuter. Ainsi il comprend la tĂąche des plus grands que lui, comme les maĂźtres, le Christ, Bouddha, ou les Anges. Tout devient clair, non pas parce qu’il aura lu des livres Ă  ce propos, ou qu’on lui aura parlĂ© de ces choses, mais par le cƓur il aura vu, il aura approchĂ© le dessein.

La raison de la vie, de la manifestation et particuliĂšrement la raison de la manifestation du systĂšme solaire, est une raison qui gĂźt dans le fond du cƓur de chaque homme. Vous cherchez tous la raison de la vie, et sans arrĂȘt vous me posez cette question : Pourquoi j’existe, pourquoi l’homme existe, pourquoi la vie existe, que nous veut Dieu ?

Il nous envoie dans la matiĂšre, aprĂšs il nous propose l’évolution, et puis entre les deux, il nous faut passer par des initiations. Sans arrĂȘt, tu m’interroges sur le sens de la vie. Eh bien ! le sens de la vie, tu le portes. C’est une petite information.

Comme vous avez aujourd’hui les puces Ă©lectroniques pour les ordinateurs, eh bien ! de la mĂȘme maniĂšre, une petite information qui est reprĂ©sentĂ©e par un petit point bleu d’intelligence et de parole gĂźt au fond de votre cƓur et vous anime. C’est ce petit point bleu qui a tous les droits sur votre destinĂ©e. C’est lui qui fait qu’il vous est interdit de chuter et que si dĂ©finitivement vous vous entĂȘtez Ă  ĂȘtre mĂ©chant, Ă  ĂȘtre mauvais, Ă  ĂȘtre destructeur, c’est ce point bleu qui va dĂ©truire votre sĂ©rie d’incarnations pour recommencer avec un autre une sĂ©rie d’incarnations complĂštement diffĂ©rentes.

Ce qui fait qu’il y a une sorte de brouillon ratĂ© qui est dĂ©chirĂ©, mis au feu et dont on ne veut plus entendre parler. Et pour l’entitĂ© qui a dĂ©jĂ  Ă©voluĂ© par une sĂ©rie de quelques incarnations, pour cette entitĂ© qui existe astralement, il y a la mort, une mort vĂ©ritable, la mĂ©moire astrale doit mourir dans un grand feu. C’est de cette mort-lĂ , dont ont tellement peur les chrĂ©tiens, mais ce n’est pas une mort d’un ĂȘtre vĂ©ritable, il s’agit de la mort d’une mĂ©moire et d’une cellule astrale.

Simplement avec les incarnations successives cette cellule astrale est devenue forte, elle a accumulĂ© des informations, des sensibilitĂ©s, et elle lui semble exister un peu. Tandis que ce point bleu recommence toute une sĂ©rie d’évolutions avec un nouveau matĂ©riel qui on l’espĂšre donnera de meilleurs rĂ©sultats. Ce point bleu est la conscience de ce que l’on peut nommer la conscience de Shiva.

C’est celui qui fait que chaque homme dĂšs le dĂ©but de l’univers Ă  un destin et que tout va tendre pour lui faire exĂ©cuter ce destin, mĂȘme s’il a Ă©normĂ©ment de mal Ă  le comprendre et Ă  y arriver, mĂȘme s’il refuse un certain temps de le faire. C’est ce qui fait que vous avez l’aspiration du divin, que vous cherchez ce que vous appelez Dieu. Mais en fait, dans ce Dieu, vous mettez en rĂ©alitĂ© le destin.

On cherche Dieu parce ce qu’on cherche la raison d’exister et on cherche la raison d’exister, parce qu’on cherche sa mission. À travers Dieu tu te cherches toi-mĂȘme et tu cherches ta mission. Car il est vrai que tu es venu pour quelque chose de prĂ©cis. Tout homme qui s’est manifestĂ© dĂšs la premiĂšre seconde est arrivĂ© avec un travail Ă  exĂ©cuter. Et pas seulement, le travail d’ĂȘtre un voyant, d’ĂȘtre un prophĂšte, d’ĂȘtre un guĂ©risseur, d’ĂȘtre un mathĂ©maticien. Ce sont des destins secondaires qui permettent de dĂ©couvrir petit Ă  petit, par Ă©rosion, le destin majeur qui est le destin de chacun.

Cette information qui est au fond du chakra du cƓur de chaque homme, a une forme tangible, un point bleu. Lorsque l’on rentre Ă  l’intĂ©rieur de ce point bleu, on y voit des lettres, un alphabet. Ce n’est pas un alphabet français, ce n’est pas un alphabet sanskrit, c’est la parole de Dieu, ou ce que l’on peut imaginer ĂȘtre le verbe.

Ce verbe, ces lettres, selon les grandes Ɠuvres qui Ă©taient Ă  accomplir par un certain nombre d’ñmes, ont un certain relief, sont d’un certain nombre et ont une certaine couleur. Ce qui fait que le disciple par la mĂ©ditation correcte, lorsqu’il descend au centre de son cƓur, s’immerge dans ce point bleu et prend contact avec la voie intĂ©rieure. Ce n’est pas une divinitĂ© qui parle, ce sont ces lettres, c’est ce verbe qui se met Ă  vibrer.

Et pourquoi peut-il vibrer ?

Parce que l’air de l’esprit. Vous savez que l’esprit Ă  comme symbole l’élĂ©ment air et il est de l’air. Et comme l’air qui passe Ă  travers les cordes vocales Ă©met un son et ensuite de la musique, cet air qui est l’esprit, en descendant dans le cƓur, en passant, en glissant et en touchant les lettres du destin qui sont Ă©crites dans le cƓur, cet air fait rĂ©sonner ces lettres dans un champ magnifique.

Ces lettres en rĂ©sonnant, en chantant, dĂ©gagent une sorte d’intuition, une sorte de sagesse. Ces sons montent dans le mental, le mental les reçoit Ă  sa maniĂšre, soit sous forme d’inspiration, d’intuition, de messages, soit d’un seul coup comme une vision spirituelle, une comprĂ©hension. Soit cela reste Ă  l’état de chant, et dans ce chant et par ce chant l’homme contacte des rĂ©alitĂ©s profondes.

Le jour oĂč tu vas mĂ©diter d’une maniĂšre correcte, immanquablement, tu vas rejoindre ce chant intĂ©rieur et ce chant va te donner la raison de l’existence, la raison de la manifestation, et en mĂȘme temps les outils pour ton destin.

Par exemple, dans le passĂ© un homme qui Ă©tait passionnĂ© Ă  propos de quelque chose, mais dans ce prĂ©sent il ne sait pas de quoi. Il y a toujours cette passion qui le ronge mais il n’arrive pas Ă  lui trouver un objet. Le temps passe et il finit par entendre parler de mĂ©canique. Il voit un jour quelqu’un sur le bas-cĂŽtĂ© qui dĂ©monte son moteur, il voit les outils, le moteur et paf il a compris. Il a la passion d’ĂȘtre un mĂ©canicien, il n’a pas besoin qu’on lui dise comment on est un mĂ©canicien, comment fonctionne un moteur, quels gestes faire. La passion l’habitait et instantanĂ©ment il est instruit.

Pour le disciple, c’est exactement la mĂȘme chose. L’aspiration, la passion spirituelle t’habite et lorsque tu vas entrer Ă  l’intĂ©rieur de ce cƓur, profondĂ©ment Ă  l’endroit du point bleu oĂč il y a le verbe, le verbe avec lequel tu es nĂ©, qui fait de toi, une Ăąme non seulement vivante mais prĂ©destinĂ©e, avec un ouvrage Ă  accomplir Ă  ce moment-lĂ , tu vas exĂ©cuter.

Au dĂ©but, peut-ĂȘtre tu ne vas pas savoir de maniĂšre extraordinaire comment on est ou comment on fait telle chose, mais en trĂšs peu de temps tout cela est accompli. Mais il faut arriver Ă  contacter ce point bleu au fond du cƓur, ce qui veut dire qu’il te faut repenser l’acte qui est la mĂ©ditation.

Pour descendre dans le cƓur, il ne faut plus que tu sois un enfant qui rĂ©ponde Ă  un ordre spirituel pour obtenir le bon point qui est l’initiation. Tu ne te dirigeras jamais vers le cƓur avec ce comportement, tu vas rester dans le plexus solaire. LĂ , il y a des petits points roses trĂšs gentils, trĂšs jolis, qui font un beau paysage de relaxation et d’harmonie, mais tu n’y entendras jamais le verbe.

Alors on va se dĂ©gager de ce plexus et on va essayer par l’idĂ©e juste, le comportement juste, de diriger les feux de la kundalini vers le cƓur. Et lorsque ces feux vont pouvoir circuler jusqu’au cƓur, ta conscience va entendre le verbe. Ce qui veut dire que pour demain, le travail spirituel que je te demande, ce n’est pas de mĂ©diter, ce n’est pas de rĂ©pĂ©ter le mantra, ce n’est pas de te mettre les jambes derriĂšre la tĂȘte ou avoir des attitudes enfantines.

Quand je dis des attitudes enfantines, je parle de conception enfantine. Je ne dis pas qu’il va te falloir t’éloigner de tout amusement enfantin, je ne dis pas que tu vas devoir cesser de t’amuser, de faire le clown, de faire de l’humour, non. L’infantilisme, c’est autre chose.

L’infantilisme se caractĂ©rise par une attitude qui est celle de l’obĂ©issance, j’obĂ©is Ă  un maĂźtre, Ă  un professeur, Ă  un leader et je lui obĂ©is parce que je veux obtenir la rĂ©compense. À partir du moment oĂč tu es un adulte, il n’y a plus d’obĂ©issance Ă  un maĂźtre, Ă  un chef pour obtenir une rĂ©compense. Il y a un frĂšre qui est ton exemple, un exemple Ă  suivre fidĂšlement et mĂ©thodiquement pour obtenir la mĂȘme libertĂ© que lui. Si tu pouvais comprendre cela complĂštement, ici et maintenant, Ă  cette seconde, tu pourrais dĂ©jĂ  partir et ne plus jamais venir m’écouter. Tu aurais compris quelque chose de trĂšs important. Tu aurais dĂ©sormais le matĂ©riel primordial pour travailler, pour mĂ©diter : la force.

La force, cette force qui te manque tant dans la vie de tous les jours, cette force vient lorsqu’elle n’est plus assujettie Ă  un chef que tu mets sur une stĂšle de chef. SitĂŽt que tu crĂ©es l’idĂ©e du chef, du chef spirituel, chef dans le monde professionnel, dans le monde politique, automatiquement, tu te poses dans la situation infĂ©rieure du disciple obĂ©issant, de l’exĂ©cutant qui n’a pas besoin de rĂ©flĂ©chir Ă  ce qu’il exĂ©cute, il doit simplement exĂ©cuter ce qu’on lui demande.

Donc, non seulement tu atrophies la force avec laquelle tu es nĂ©, non seulement tu dĂ©vitalises ton Ăąme, mais tu atrophies aussi ton cerveau et si tu savais Ă  quel point ces crimes sont pervers, tu t’arrĂȘterais de les commettre.

Il est inouĂŻ de voir Ă  quel point les hommes diminuent leur intelligence ou le dĂ©veloppement de leur intelligence simplement parce qu’ils s’entourent de cette croyance idiote et superflue : je dois obĂ©ir, obĂ©ir Ă  un chef, un chef spirituel, un chef dans le monde professionnel, un chef en politique.

Il est impossible que les feux du mental t’illuminent à ce moment-là.
Tu vas me dire que cela n’empĂȘche pas que les chefs existent. C’est vrai, mais ils n’ont plus du tout la mĂȘme signification. D’un seul coup ton chef spirituel est un exemple Ă  suivre et tu deviens fidĂšle. Toute l’énergie qu’autrefois tu essayais de chercher en toi, tu te faisais mal pour essayer de la stimuler, tu te faisais peur avec le diable, avec l’échec spirituel, avec ceci, avec cela, au lieu de la voir comme un chef auquel tu obĂ©is, tu vois qu’il est l’exemple et tu le suis.

De la mĂȘme maniĂšre, le chef dans le monde professionnel ne sera pas le patriarche Ă  la voix grave qui peut te faire trembler, te faire perdre ton emploi, qui peut faire que tu sois une bonne ou une mauvaise fille, un bon ou un mauvais garçon, parce que tu as bien fait ceci et trĂšs mal cela. C’est uniquement quelqu’un qui a des responsabilitĂ©s supĂ©rieures aux tiennes, mais auquel tu participes parce que tu accomplis une part du travail que lui-mĂȘme ne peut pas accomplir. Donc tu es une part de ce chef Ă  l’intĂ©rieur de ton entreprise.

Immanquablement, de la mĂȘme maniĂšre, en politique, il y aura toujours un chef, bien sĂ»r. Mais ce n’est pas un chef auquel tu vas devoir obĂ©ir. Ce n’est pas un chef patriarche qui prend toutes les bonnes dĂ©cisions pour toi, parce qu’il sait faire, parce qu’il est allĂ© Ă  l’école pour cela et il a suivi des cours perfectionnĂ©s. Et puis, c’est ce que tu imagines : "il est peut-ĂȘtre un ĂȘtre plus dĂ©veloppĂ© que moi, il sait penser."

Il faut que tu cesses cela, un chef en politique existera toujours, mais il n’est pas le patriarche de la nation qui prend les dĂ©cisions pour toi, qui est trop occupĂ© Ă  gagner ton camembert et ton litre de vin rouge pour dimanche. Il est celui Ă  qui tu dĂ©lĂšgues une part du travail, car Ă©tant donnĂ© que tu dois travailler pour assumer la vie de ta famille, il est vrai que tu ne peux pas aller Ă  l’ÉlysĂ©e ou Ă  Washington ou Ă  Tokyo pour diriger en plus la vie des autres et la nation.

Chacun Ă  un travail Ă  faire ce qui ne veut pas dire que celui qui est nĂ© apparemment uniquement pour vivre et gagner sa vie n’a aucun travail et se laisse manipuler par les chefs qu’il rencontre systĂ©matiquement dans les trois mondes.

SitĂŽt que tu brises cette chaĂźne infernale, tu t’aperçois non seulement que le politicien a besoin de toi, qu’il a besoin de ta comprĂ©hension, de ta participation, qu’il a besoin aussi que tu l’aides et que tu sois actif dans ton quartier ; que ton patron a besoin de toi, de ta comprĂ©hension, de ton respect, de ta responsabilitĂ©, de ton intuition.

De la mĂȘme maniĂšre le maĂźtre a besoin que tu l’aides.
Donc, lorsque tu remplaces le concept d’obĂ©issance par celui de la responsabilitĂ© tout devient possible. Alors ne me demande pas quelle est la meilleure technique de mĂ©ditation.

Mon Dieu, tout ce que je peux te dire Ă  propos des techniques de mĂ©ditation c’est que tant que tu en utilises une, cela veut dire que tu ne mĂ©dites pas, tant que tu utilises des artifices cela veut dire qu’il t’est impossible de mĂ©diter, cela veut dire que tu Ă©choues et que tu essaies de contrecarrer cet Ă©chec par des artifices.

Qu’est-ce que mĂ©diter ? C’est comprendre.
Et qu’est-ce que comprendre ? C’est sortir de l’enfance.

Qu’est-ce que sortir de l’enfance en tant qu’atome de conscience ?

C’est s’apercevoir des illusions majeures qui mĂšnent le monde. Et cette grande illusion est la notion du patriarche que l’on retrouve sans cesse. Toute la sociĂ©tĂ© et toute la spiritualitĂ©, sont structurĂ©es par l’idĂ©e du patriarche, parce que moi je suis le petit agneau de Dieu. Ce qui est intĂ©ressant Ă  un moment donnĂ©, c’est que celui qui dit « je suis le petit agneau de Dieu », un jour finit par se dire « mais j’en ai marre de me faire tondre, que ce soit par un gourou farceur, par les Ă©glises qui soi-disant proviennent du Christ, ou que ce soit au nom du patriarche de la nation. C’est toujours moi que l’on tond. Et que me reste-il ? MĂȘme pas une cuisse pour que je fasse un mĂ©choui pour PĂąques.

Alors, j’arrive au bout de ma spiritualitĂ© complĂštement exsangue, je ne crois plus en Dieu, ni au maĂźtre, parce que tout le monde m’aura tondu au nom de Dieu, au nom du fils, au nom de la nation, au nom des armes qu’il faut fabriquer pour combattre telle et telle autre nation.

N’en as-tu pas assez de te faire tondre ?

J’admire toujours cette capacitĂ©, cette docilitĂ© humaine, le rasoir passe et on ne dit rien. Tu as un courage immense, crois-moi, je t’admire pour supporter comme cela, ce rasoir, cette tondeuse qui passe et qui repasse. Si tu employais 1/10 de ce courage pour dĂ©velopper les vrais concepts spirituels, pour dĂ©velopper ta vraie libertĂ© pour l’empoigner, mais mon Dieu en dix minutes tu aurais changĂ© le monde, en 10 minutes, crois-moi.

Il ne serait pas nĂ©cessaire de faire des sommets Ă  Rio ou sur la Lune ou sur Jupiter. Les sommets sont bien beaux, mais plus on fait des sommets et plus on voit la vie de loin et on ne s’aperçoit pas de ce qu’il faut vraiment faire. Tous ceux qui sont dans ces sommets se prennent d’ailleurs pour des sommitĂ©s, et entre sommitĂ©s ils se grattent le sommet de la tĂȘte d’une façon trĂšs interrogĂ©e, trĂšs solennelle. C’est Ă  celui qui aura le plus grand, le plus beau discours, pour inspirer les autres de faire le travail.
On ne peut pas dire que l’on retire quelque chose de positif et de constructif d’un sommet, cependant comme les hommes sont des affreux bavards, il est bon qu’ils discutent. MĂȘme si dans un premier temps les dĂ©cisions ne sont pas prises ou les dĂ©cisions sont prises mais l’on sait qu’elles ne seront pas appliquĂ©es du tout. Parce que l’on se rencontre, mais aprĂšs, chacun repart chez soi et chacun est maĂźtre chez lui.

L’important, malgrĂ© ces Ă©checs successifs, c’est que les gens se rĂ©unissent pour discuter. Pourquoi c’est important ?

Parce que lorsque l’on discute ensemble, sans le savoir on crĂ©e une forme pensĂ©e Ă  propos de la chose et cette forme pensĂ©e, puisqu’elle est puissante, puisqu’elle est ensuite rĂ©pĂ©tĂ©e par les mĂ©dias, donc votre propre Ă©nergie de penser, vient s’agglomĂ©rer Ă  la forme pensĂ©e de ces sommitĂ©s qui font leur sommet.

Automatiquement, on voit une entitĂ© puissante qui est construite et puisqu’elle est juste, elle va ensuite harceler les hommes pour devenir effective. Elle ne va pas forcĂ©ment ĂȘtre effective par l’action de ceux qui auront Ă©tĂ© prĂ©sents au sommet. Comme chaque fois, c’est plutĂŽt en s’éparpillant en Ă©tincelles au fond du cƓur de tous les hommes qu’un avancement aura lieu. Car avant de prendre des grandes dĂ©cisions, il faut que les hommes aient l’intention de changer de comportement. Et ce changement se fait, soit par l’imminence d’un danger, donc une prise de conscience, soit par une loi draconienne qui oblige tout le monde, soit par cette entitĂ© dont je parle qui va semer sa petite graine dans tous les cƓurs, qui fera que l’homme va se transformer pour tendre vers une harmonie.

En mĂȘme temps que l’homme va ĂȘtre inspirĂ©, par analogie il va s’apercevoir de tous les dĂ©chets spirituels qu’il Ă©met dans l’atmosphĂšre. Ce qui fait qu’à cĂŽtĂ© de la propretĂ© physique et matĂ©rielle d’une planĂšte, l’humanitĂ© va mĂ»rir pour comprendre la propretĂ© de l’intention et la propretĂ© de la pensĂ©e, car on ne peut pas dissocier les deux, c’est impossible. Tant que vous n’avez pas un cƓur propre, une pensĂ©e propre, comment voulez-vous avoir le souci d’une planĂšte propre. Si on en est arrivĂ© lĂ , Ă  une planĂšte malade et si sale, c’est bien parce que la saletĂ© habite le cƓur et la pensĂ©e de l’homme. Vous pouvez appeler cela de la nĂ©gligence, mais c’est bien parce qu’à l’intĂ©rieur l’homme est sale de toute façon, impropre Ă  ĂȘtre un disciple.

Ce qui est intĂ©ressant avec des sommets Ă  propos de la nature et du sauvetage de la planĂšte, c’est en fait, petit Ă  petit et par analogie, l’homme va penser Ă  se sauver lui-mĂȘme. Lorsque je pense sauver la planĂšte, j’ai un comportement pour la sauver, et je m’aperçois qu’en mĂȘme temps j’ai le comportement pour me sauver moi-mĂȘme. Lorsque j’ai le souci de sĂ©lectionner de bonnes lessives ou de bons produits de nettoyage pour qu’ils ne soient pas une agression pour l’environnement, cela veut dire qu’en moi il y a une aspiration Ă  l’harmonie et automatiquement Ă  la mĂ©ditation.

Tandis que celui qui n’a aucune aspiration s’en moque. Il est un enfant logĂ© encore plus bas que l’enfant qui va Ă  l’école et qu’il obĂ©it pour obtenir une rĂ©compense. Il est un enfant restĂ© au stade du bĂ©bĂ© qui se contente de manger et d’éjecter ses dĂ©chets. Le bĂ©bĂ© ne se demande pas ce qu’il va arriver de ce qu’il Ă©jecte. C’est pour cela d’ailleurs qu’il n’a pas le souci d’aller sur les toilettes et pour cela qu’il ne demande pas l’assistance du pĂšre ni de la mĂšre.

Il y a une grande partie de l’humanitĂ© qui en est Ă  ce stade-lĂ  du bĂ©bĂ© qui mange et qui fait ses matiĂšres. C’est que l’on appelle la sociĂ©tĂ© de consommation. Je consomme et je ne regarde pas les amas de dĂ©chets que je crĂ©e par cette abusive consommation, ne serait-ce qu’à cause des emballages.

Donc lorsque l’on voit que toute une humanitĂ© qui se dit ĂȘtre arrivĂ© Ă  une heure de technologie et de science est en fait encore Ă  ce stade trĂšs enfantin, comment peut-on espĂ©rer que la planĂšte soit propre, c’est impossible. L’homme a-t-il le souci de traiter ses matiĂšres, ses urines, non, il rejette tout dans les eaux, dans les riviĂšres, ils rejettent tout dans la mer. Il n’a aucun souci de ce qu’est la nature de ses dĂ©chets, de ses matiĂšres, il les recrache et c’est Ă  maman de s’en occuper. À ce niveau-lĂ , c’est Ă  la planĂšte qui est la mĂšre de s’en occuper.

Cependant si l’homme grandit, s’il se rĂ©veille un peu, il s’aperçoit qu’il mange et que la nourriture en se transformant crĂ©e un dĂ©chet. Il s’aperçoit qu’il a créé un dĂ©chet par le simple fait qu’il est vivant et que pour perpĂ©tuer sa vie, il aura mangĂ©. Ensuite, transposant cela dans le monde de l’adulte, il se rend compte des dĂ©chets qu’il produit sur tous les plans et il Ă©prouve une sorte de culpabilitĂ©.

L’étape oĂč l’individu s’aperçoit qu’il produit des dĂ©chets est une Ă©tape de maturitĂ© trĂšs importante. C’est Ă  ce moment-lĂ  d’ailleurs que naĂźt, chez l’un et chez l’autre Ă  des degrĂ©s divers, la capacitĂ© de se culpabiliser.

La culpabilitĂ©, ce n’est pas simplement parce que au fur et Ă  mesure de la vie on nous parle de Dieu, de la morale, des principes. Ce n’est pas simplement parce que l’on aura fait du mal au pĂšre, Ă  la mĂšre et que l’on en est triste et coupable. La culpabilitĂ© commence, malheureusement je dois le dire, par l’anus. Ce n’est pas dĂ©rangeant de le penser, c’est une trĂšs bonne mĂ©ditation, et si tu prends connaissance de l’endroit exact, du moment exact oĂč commence ta culpabilitĂ©, tu grandis, tu t’en dĂ©barrasses, tu deviens libre.

Donc, Ă  partir de ce complexe, l’homme va ensuite devenir coupable de tout le reste, y compris d’ĂȘtre un homme. Il va chercher Ă  devenir un disciple, il va chercher un maĂźtre Ă  qui obĂ©ir, un patriarche, tout cela parce que fondamentalement, tu veux que je te le dise, lorsque tu es nĂ© tu n’as pas acceptĂ© l’anus. Il y a quelque chose de dĂ©gradant dans cet outil.

Pourquoi le bon Dieu a inventĂ© cette chose qui fabrique ces dĂ©chets dont je ne veux pas moi l’esprit de Dieu, petite Ăąme frĂȘle et toute fraĂźche. DĂšs le premier instant de la naissance, « patatras ! » confrontation avec le plus dur aspect de la matiĂšre, son dĂ©chet et son recyclage.

Si tu entres dans ce concept, et pas simplement de maniĂšre Ă©cologiste, si tu entres dans ce concept, tu dĂ©couvres Ă  quel point tu es en colĂšre Ă  propos de l’incarnation, d’une incarnation matĂ©rielle qui produit des dĂ©chets, d’une incarnation qui vieillit, qui meurt. Si tu prends connaissance de ta colĂšre face Ă  cet outil que tu trouves impur, car la matiĂšre est impure, c’est ce que tu crois, et si tu sens cette colĂšre, que tu la vois et que tu la dĂ©fais, tu conquiers un plus grand espace, et une plus grande libertĂ©.

Et tu t’aperçois de quoi ?

Tu t’aperçois que tout le qualificatif d’impur que tu as ajoutĂ© Ă  la matiĂšre, que cet amas nausĂ©abond que tu appelles dĂ©chets, que tu appelles vieillesse, que tu appelles la mort, tu t’aperçois que ce ne sont que des mĂ©canismes. Ce ne sont pas des repĂšres d’identitĂ©, ce n’est pas toi qui Ă©mets des dĂ©chets, ce n’est pas toi qui vieillis, ce n’est pas toi qui meurs, c’est une enveloppe. Lorsque tu arrives Ă  ce dĂ©tachement, tu conquiers le troisiĂšme espace de libertĂ©, et tu es une Ăąme libre.

Pour conquérir cette liberté on aura commencé par quoi, par quel petit instrument ? Par un tout petit anus.

On a parlĂ© que de lui depuis un moment, je ne vous ai pas parlĂ© des pĂ©tales royaux du chakra du cƓur, du chakra coronal, de la brillance de l’antahkarana, de la puissance des incantations et des encensements. Non, on a parlĂ© que d’une toute petite chose qui se replie sur elle-mĂȘme tellement elle a honte d’exister et qui s’appelle l’anus. J’insiste, vous ĂȘtes assis dessus. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs.

Pourquoi est-il placĂ© lĂ  l’anus. Pourquoi ne serait-il pas derriĂšre la tĂȘte, pourquoi ne serait-il pas sous les pieds ?
Pourquoi est-il placé là, tout prÚs de la Kundalini et de son foyer central ?

L’anus est placĂ© en bas de la colonne vertĂ©brale parce qu’il est le symbole matĂ©riel du chakra racine dans lequel se trouve la Kundalini. Et la Kundalini dans ce chakra racine opĂšre exactement la mĂȘme transformation que l’intestin et l’anus, transformer la matiĂšre, Ă©jecter les dĂ©chets, de façon Ă  ce que la lumiĂšre apparaisse. Ce qui fait que lorsque l’on s’interroge Ă  propos de ce premier complexe, de ce premier choc, de cet enfant qui s’aperçoit qu’il Ă©met des dĂ©chets, on s’aperçoit de toute la colĂšre de l’esprit descendu en chute dans la matiĂšre, et c’est par lĂ  qu’il faut commencer Ă  travailler. Il faut commencer Ă  soigner ce premier divorce, cette premiĂšre rĂ©volte pour espĂ©rer devenir un disciple.

Alors comment va-t-on s’y prendre ?

Eh ! bien, d’abord, on va accepter que la matiĂšre ne soit pas impure, mais soit Ă  transformer. On va l’accepter, parce que l’on va comprendre que le corps n’est pas simplement un objet qui mange, qui urine et dĂ©fĂšque, mais que c’est un moyen d’obtenir une Ă©nergie Ă©thĂ©rique Ă  partir des Ă©lĂ©ments solides et que l’on redonne Ă  la terre par les dĂ©chets, les Ă©lĂ©ments trop solides que l’on ne peut pas transformer en Ă©lĂ©ments Ă©thĂ©riques. De cette maniĂšre-lĂ , les dĂ©chets et les matiĂšres peuvent ĂȘtre accueillies par la terre, par la planĂšte, car ce ne sont plus simplement des dĂ©chets nausĂ©abonds qu’on lui lance n’importe comment et n’importe oĂč, ce sont des Ă©lĂ©ments qui reviennent Ă  elle parce que ces Ă©lĂ©ments sont elle-mĂȘme, c’est du recyclage comme vous dites vous-mĂȘme.

Il est impensable d’envoyer les dĂ©chets dans la mer. Tous les dĂ©chets devraient passer par une seconde transformation, le feu. Il faudrait faire sĂ©cher tout cela et faire passer les dĂ©chets par le feu. De cette maniĂšre, la cendre ainsi recueillie pourrait ĂȘtre absorbĂ©e et digĂ©rĂ©e par la planĂšte, sans apporter quoi que ce soit de nausĂ©abond ou de dangereux, puisque tout germe aurait Ă©tĂ© tuĂ©.

Alors que si on ne fait qu’étaler ses dĂ©chets dans la nature en pensant que c’est du bon engrais, on n’obtient rien qui puisse apporter des Ă©lĂ©ments nutritifs Ă  la terre, pas plus que l’on ne recycle vĂ©ritablement. Par contre en utilisant le feu, on retransforme les matiĂšres telles que la planĂšte les a donnĂ©es sous forme de minĂ©raux. Dans toute cendre, il y a Ă©normĂ©ment de minĂ©raux. Ça la planĂšte peut le rĂ©absorber.

Et vous allez me dire, mais quoi faire avec les urines ?

Les urines se transforment, puisque c’est un liquide. Les urines se transforment facilement au contact de l’eau. Encore faut-il que cette eau soit, Ă  sa maniĂšre, un feu ardent, non pas parce qu’on va la faire cuire et la faire bouillir, mais parce qu’on y aura plongĂ© des Ă©lectrodes. On ne peut pas mettre le feu dans l’eau par un autre moyen que l’électricitĂ© et lorsque l’on plonge des Ă©lectrodes dans des liquides, on transforme ces liquides. Les atomes se dĂ©polarisent et cela redevient autre chose, pour de nouveaux en extraire que les minĂ©raux. On filtrerait ces Ă©lĂ©ments qui seraient par trop solides et qui ne peuvent pas ĂȘtre dĂ©polarisĂ©s et ces Ă©lĂ©ments-lĂ  pourraient ĂȘtre passĂ©s au feu avec les autres Ă©lĂ©ments plus matĂ©riels.

Il se passe exactement le mĂȘme traitement sur le plan spirituel. Les urines, c’est-Ă -dire les liquides, sont tout le monde Ă©motionnel. Il faut y ajouter du feu, de l’électricitĂ©, pour que ces Ă©motions deviennent plus belles, plus grandes et se transforment en une pensĂ©e qui soit une pensĂ©e divine, et pour que cet Ă©change ait lieu, il faut faire circuler la kundalini.

Quand la kundalini va entrer dans le corps astral, dans le corps des Ă©motions, elle va distribuer son Ă©lectricitĂ© et repolariser les Ă©motions d’une maniĂšre supĂ©rieure et chaque jour d’une maniĂšre un peu plus supĂ©rieure, un peu plus grande, donc moins mesquine, moins Ă©gocentrique. Et pour faire circuler cette Kundalini, chaque jour il va falloir devenir adulte, devenir responsable et mĂ©diter avec cette nouvelle attitude.

Lorsque je vais mĂ©diter avec cette nouvelle attitude, la Kundalini va circuler, mes Ă©motions vont ĂȘtre transformĂ©es. Ce qui ne veut pas dire que je serai simplement le théùtre oĂč l’évolution va avoir lieu et que je n’aurais plus rien Ă  faire. Je vais devoir tenir le cap lorsque j’aurais Ă  nouveau une Ă©motion infĂ©rieure, une rĂ©action infĂ©rieure, Ă©gocentrique.

N’allez pas imaginer autre chose, comme par exemple un chagrin, une colĂšre n’est pas quelque chose d’infĂ©rieur, c’est souvent un rĂšglement de compte que ce soit avec le passĂ©, ou avec le prĂ©sent. Ce que je qualifie d’infĂ©rieur dans le corps astral, dans le monde Ă©motionnel, c’est l’égocentrisme, rien d’autre.

Donc puisqu’il ne disparaĂźtra pas en une seule fois et que de temps en temps il va rĂ©essayer des sorties, je vais devoir ĂȘtre le gardien de la ligne. Ce qui fait que mon Ă©volution est facilitĂ©e par la circulation de la kundalini, mais je vais tout de mĂȘme devoir travailler pour conserver l’avancĂ©e qui a Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e jour aprĂšs jour.
Lorsqu’un certain alignement des Ă©motions majeures aura Ă©tĂ© fait, la Kundalini va pouvoir commencer Ă  circuler dans le royaume du mental et en allumer les feux.

Je reviens au sujet du dĂ©but, qu’est-ce que ce fameux mental ?

Ce n’est pas simplement la capacitĂ© de penser, je viens de te le prouver, c’est tout simplement un Ă©veil de la conscience, une Ă©tape dans la libĂ©ration. Une Ă©tape, aprĂšs le bĂ©bĂ©, l’enfant, l’adulte puis le disciple, le disciple se trouve Ă  l’endroit oĂč les feux du mental brĂ»lent.

Dans le mental il y a trois flambeaux, ces trois flambeaux sont distribuĂ©s en triangle. Chacun de ces flambeaux reprĂ©sente un des aspects de la divinitĂ©, donc de La TrinitĂ©, et lorsqu’il s’allume en mĂȘme temps, le disciple, Ă©veillĂ© dans le mental par les feux du mental, est un ĂȘtre complet parce que les trois aspects commencent enfin Ă  vibrer ensemble. Alors qu’autrefois il n’y avait qu’un ou deux aspects et que le principal, l’aspect du PĂšre, l’aspect volontĂ© dormait complĂštement.

Alors oĂč est ce triangle ?

Ceux qui sont voyants vont-ils le voir quelque part autour de la tĂȘte ou dans la tĂȘte ? Il n’est pas visible mĂȘme par l’Ɠil du voyant le plus exercĂ©, parce que ce triangle appartient Ă  un royaume au-delĂ  de l’aura. L’aura ne l’oublions pas est avant tout un champ magnĂ©tique et ce champ magnĂ©tique est en fait une substance solide, tandis que le corps mental commence Ă  disparaĂźtre du solide de l’univers pour appartenir au royaume de l’ñme et on ne peut pas voir le manteau de l’ñme, c’est impossible.

Au moment ou l’on voudrait voir le manteau de l’ñme, on deviendrait cette Ăąme et il n’y aurait plus de manteau Ă  voir, il n’y aurait qu’un Ă©tat de conscience dans lequel on s’est abandonnĂ©. On ne peut pas voir en tant qu’observateur et ĂȘtre, c’est impossible, on est. Et si on est, on n’est plus l’observateur qui regarde depuis l’extĂ©rieur, qui voit une aura, qui voit un triangle, qui voit des flambeaux, on est le flambeau et c’est ce grand paradoxe que le disciple doit rĂ©soudre et qui fait toute la difficultĂ© de la vie humaine.

Pendant un grand nombre de vies, l’homme est un observateur. Il peut tout voir, il voit son corps, il peut voir l’aura des autres, un bout de sa propre aura. Il imagine Dieu, il le voit Ă  l’extĂ©rieur, il est un objet, il est un expĂ©rimentateur, il est un tĂ©moin, ce qui veut dire qu’il s’est placĂ© Ă  l’extĂ©rieur du monde, Ă  l’extĂ©rieur de l’ñme, Ă  l’extĂ©rieur de la divinitĂ©.

Lorsque je suis Ă  l’intĂ©rieur du monde, Ă  l’intĂ©rieur de l’ñme, Ă  l’intĂ©rieur de l’expĂ©rience, je n’ai plus rien Ă  voir. D’ailleurs la facultĂ© mĂȘme de voir disparaĂźt. Le talent qu’est la vue, cette particularitĂ© que sont les deux yeux physiques est en fait une aberration de l’ñme. Une aberration qui a fait sa chute dans la matiĂšre, son involution dans la matiĂšre. Bien sĂ»r c’est une nĂ©cessitĂ©, car il faut aller dans la matiĂšre, donc on ne pouvait Ă©viter que les yeux finissent par exister. Mais il faut savoir que ce sont les organes terminaux d’une Ăąme abĂźmĂ©e dans la matiĂšre.

Cela veut dire que toute la capacitĂ© qu’avait l’ñme Ă  se ressentir elle-mĂȘme, Ă  se connaĂźtre elle-mĂȘme ce qui est donc un Ă©tat d’ĂȘtre, par l’involution, l’entrĂ©e dans l’incarnation, toute cette connaissance Ă  propos d’elle-mĂȘme est devenue une Ă©nergie qui va regarder le monde, entrer dans les expĂ©riences et devenir un observateur, qui ensuite cherche Dieu Ă  l’extĂ©rieur, qui cherche un maĂźtre, un patriarche.

Donc, lorsque je vais vouloir mĂ©diter pour de nouveaux non pas pour rencontrer l’ñme mais ĂȘtre l’ñme, il va me falloir fermer les yeux. Je ferme les yeux. En fermant les yeux, vous remarquez que l’énergie cesse d’aller Ă  l’extĂ©rieur, c’est comme si l’extraversion cessait et de ce fait une Ă©nergie commence Ă  remonter vers l’ñme. Cela ne veut pas dire que l’on va atteindre ou redevenir l’ñme, parce qu’entre-temps il y a d’autres Ă©nergies qui continuent Ă  aller vers l’extĂ©rieur comme la sensation du corps, l’ouĂŻe. Ce qui veut dire qu’il faudra prendre encore un peu de temps pour retirer l’énergie de ses sens lĂ , aussi.

Lorsque l’on arrive Ă  regrouper toutes les Ă©nergies de tous les sens en un seul sens qui commence Ă  monter, on s’aperçoit que ce sens se dissout complĂštement, il n’existe plus en tant que tel, il redevient la capacitĂ© de l’ñme Ă  se connaĂźtre elle-mĂȘme et Ă  se contempler elle-mĂȘme. Ce qui veut dire que tous les sens, Ă  partir du moment oĂč sont introvertis, sont un moyen d’accĂšs Ă  l’ñme, et un moyen Ă  redevenir l’ñme. Et lorsque vous ĂȘtes en incarnation, en manifestation, lorsque vous ĂȘtes en train de vivre une situation, vous pouvez vivre cette situation d’une maniĂšre hautement spirituelle, en pensant que si les sens introvertis poussĂ©s vers l’ñme redeviennent la capacitĂ© de l’ñme Ă  se connaĂźtre elle-mĂȘme, lorsque je suis en expĂ©rience dans le monde, mes sens sont la sensibilitĂ© de l’ñme et la lumiĂšre de l’ñme dans le monde, la lumiĂšre de l’ñme en expĂ©rience.

Si j’admets, que je suis une Ăąme dans le monde, que je suis une Ăąme par l’essence en expĂ©rience dans le monde, alors tout ce petit attirail que j’appelle l’égo, le moi infĂ©rieur qui m’embĂȘte avec ses phases, qui m’embĂȘtent avec ceci, avec cela, tout cela disparaĂźt.

Cela ne disparaĂźt pas d’un coup aussi facilement, mais au fur et Ă  mesure le phĂ©nomĂšne s’use et un beau jour alors que vous ĂȘtes en train de manger une pomme ou en train de sentir le parfum d’une fleur, votre conscience est Ă©norme, divine. Vous sentez que vous ĂȘtes l’ñme dans l’expĂ©rience du monde qui ressent le parfum d’une fleur, alors qu’il vous faudrait des heures et des heures de mĂ©ditation pour arriver Ă  ce mĂȘme Ă©tat de conscience.

On peut donc, soit introvertir l’énergie des sens pour redistribuer cette Ă©nergie Ă  l’ñme afin qu’elle se rappelle Ă  elle-mĂȘme, soit expĂ©rimenter les sens en me rappelant l’ñme et en la laissant expĂ©rimenter le monde. De ces deux maniĂšres, je serai une Ăąme vivante et un disciple en pleine expansion, que ce soit lorsque le disciple mĂ©dite ou lorsque le disciple va vivre tout simplement sa vie, lorsqu’il va aller Ă  la cueillette des fruits, lorsqu’il va embrasser des amis ou lorsqu’il va produire de l’artisanat.

Pense Ă  ce concept, non seulement je suis l’ñme, mais que ce ne soit pas simplement une pensĂ©e que tu te rĂ©pĂštes pour qu’un jour finalement, bingo, je me suis tellement convaincu que maintenant l’ñme est lĂ .

RĂ©pĂšte-toi cette phrase en cultivant l’intention. C’est lĂ  oĂč il y a une grande diffĂ©rence entre le disciple sensible et le disciple trop intellectuel. Le disciple qui est sensible va pouvoir facilement, puisqu’il est un artiste, crĂ©er une intention, tandis que celui qui se serait trop polarisĂ© dans l’intellect et qui ne profiterait pas d’une sensibilitĂ© crĂ©atrice, celui-lĂ  ne pourra pas avoir recours Ă  l’intention. Il va devoir maĂźtriser son mental et le mental concret. Il va devoir maĂźtriser ses pensĂ©es, maĂźtriser ses Ă©motions pour aboutir Ă  ce mĂȘme espace qu’est l’ñme libre.

Mon discours ne peut pas convenir Ă  tout le monde puisqu’il y a deux grandes familles dans le monde, les gens sensibles qui peuvent travailler avec l’intention et les gens plus intellectuels qui doivent travailler par la maĂźtrise de l’ñme, Ă  ce grand espace que tu imagines ĂȘtre l’ñme.

Tu vois donc la difficultĂ© de tous ces instants de crĂ©ation. Il faut d’abord que tu sois suffisamment sensible, puis artiste, pour avoir recours Ă  une Ă©motion que tu crĂ©es, mais que tu empruntes dĂ©jĂ  au connu. Donc tu vas voir dans toutes tes sensations antĂ©rieures ce qui t’a donnĂ© l’impression de grandir ta conscience et ta perception. C’est lĂ  oĂč la musique et les sons sont des aides magnifiques.

Par la musique, celui qui est sensible dilate son champ de conscience, dilate l’espace intĂ©rieur dans lequel il vit. SitĂŽt que par ce voyage, tu as ressenti ta nouvelle dimension, le cerveau la rĂ©pertorie, s’en souvient et lorsque tu veux mĂ©diter et que tu dois crĂ©er une intention, tu n’as qu’à aller prendre dans la mĂ©moire, la sensation que te faisait tel ou tel morceau de musique. Tu ne vas peut-ĂȘtre pas te rappeler le morceau de musique, mais tu vas aller reprendre la sensation que tu as connue.

Tout au long de la mĂ©ditation, tout au long du cheminement spirituel, l’homme est fort embĂȘtĂ©, car il va lui falloir mĂ©diter sur des Ă©lĂ©ments connus, des sensations connues, des agrandissements connus, afin de se propulser suffisamment haut pour qu’éventuellement il puisse avoir une expĂ©rience spirituelle.

Cela fait beaucoup de complications et c’est pour cela qu’il te semble si peu rĂ©ussir en mĂ©ditation. Tu peux utiliser tout ce cheminement comme tu peux aller trĂšs vite au but, trĂšs vite aller Ă  ce royaume qui est l’ñme et t’y dissoudre si tu comprends la nature du silence, grandir et dĂ©faire tes illusions. C’est un travail qui demande une plus grande comprĂ©hension alors que l’artiste, le sensitif va uniquement s’appuyer sur le monde des sensations et du connu, tu vas devoir par cette voie rapide, utiliser Ă©normĂ©ment la comprĂ©hension, mais si tu sens que cela est ta voie alors prends-la, n’attends pas, car elle est plus rapide.

Pour accepter le silence, il faut Ă©normĂ©ment comprendre ce que sont les illusions, car on ne peut s’asseoir pour mĂ©diter, si l’on est tiraillĂ©e par l’envie de ceci, par l’envie de cela.

Qu’est-ce que le silence ? En ce moment mĂȘme, Ă©coute.

Quand je te dis, Ă©coute, tu t’aperçois que tu es en train de faire quelque chose, tu Ă©coutes. Tu Ă©coutes d’abord tous les sons extĂ©rieurs, c’est la premiĂšre Ă©tape. DeuxiĂšme Ă©tape, Ă©coute encore, mais plus profondĂ©ment. Allez vas-y fais-le, tu es embĂȘtĂ© n’est-ce pas ? Mais je dois Ă©couter quoi, mon Dieu? Il n’y a pas de son divin Ă  l’intĂ©rieur. C’est lĂ  oĂč tu t’aperçois que ce sens qui permet Ă  tes oreilles d’entendre des bruits, lorsqu’on le retourne vĂ©ritablement Ă  l’intĂ©rieur, ne doit plus s’attendre Ă  entendre quelque chose. Il ne doit plus se tendre pour Ă©couter quelque chose, ce qui est une manifestation, une Ă©nergie qui va vers l’extĂ©rieur de nouveau.

Comment peux-tu te mettre Ă  l’intĂ©rieur en utilisant un mouvement qui en fait va Ă  l’extĂ©rieur ? Tu ne peux pas Ă©couter ce qui est dedans, Ă©couter le monde spirituel. Ce qui veut dire que l’écoute dans le domaine spirituel va ĂȘtre remplacĂ©e par une affirmation, je n’entends plus rien.

Maintenant, suis ce que je te dis et ce que j’essaie de te dĂ©montrer, suis mes mots. «Tu n’entends plus rien.» Tu t’aperçois de quoi ?
Tu t’aperçois que tout Ă  l’heure, alors que tu Ă©tais tendu dans l’activitĂ© d’écouter et d’entendre, par le « je n’entends plus rien », tu t’aperçois que c’est la sensation d’exister qui cesse. De l’écoute tu es passĂ© Ă  la sensation et cela a influencĂ© ton souffle. Tu respires d’une maniĂšre plus calme, trĂšs rangĂ©e et si tu pousses plus loin l’exercice cela suspend le souffle tout naturellement. Tu t’aperçois que cette sensation, qui est en fait comme une antenne qui cherche Ă  entrer en Ă©cho avec la vie intĂ©rieure, que cette antenne petit Ă  petit se calme aussi et au moment oĂč ces trois sensations, ces trois quĂȘtes inĂ©vitables mais illusoires se sont tues, l’existence apparaĂźt, ton Ăąme apparaĂźt.

Alors, reprend l’exercice, dans un premier temps, Ă©coute, et dans cette Ă©coute tu te relaxes, tu abandonnes ton corps, Ă©coutes tous les bruits qui sont Ă  l’extĂ©rieur et en les Ă©coutant tu dĂ©fais tes muscles, tes articulations. Maintenant, tu intĂ©riorises cette Ă©nergie cette tension qui est ton existence. Tu l’intĂ©riorises et tu sens que le souffle se ralentit. Tu es dans un premier temps comme un grand Ɠil qui essaie de regarder Ă  l’intĂ©rieur de la vie, de ta vie et par ton attention le calme s’installe, le souffle ralentit. À ce moment-lĂ , si tu pousses plus loin ta capacitĂ© d’introspection, les Ă©nergies montent Ă  la tĂȘte et c’est lĂ  que tu dĂ©couvres une nouvelle sensation d’exister et plus loin mĂȘme plus tard, l’ñme, si tu as de la chance.

Alors, tu vois que ce n’est pas difficile, il n’est pas nĂ©cessaire de te martyriser pour arriver Ă  cette Ă©coute, c’est un effet de balancement. Toute la journĂ©e, tu balances inconsciemment Ă  l’intĂ©rieur, pas trĂšs consciemment d’ailleurs non plus vers l’extĂ©rieur, mais toute la journĂ©e c’est un va-et-vient qui va, d’un point d’inconscience lorsque ta conscience retourne Ă  l’intĂ©rieur, Ă  un point semi-conscient qui est dans le monde.

La mĂ©ditation est la cessation de ce balancement. Il n’est plus question de manifestations, d’extĂ©riorisation, d’incarnation, il est question de rapatriement de toutes les Ă©nergies par un silence absolu donc d’une mort. C’est exactement la mĂȘme chose qui se passe au moment de la mort, durant l’alignement, la percĂ©e vers le royaume supĂ©rieur. C’est ce qui se passe au moment de la mort si on s’y est suffisamment prĂ©parĂ©.

Alors qu’est-ce que la mĂ©ditation ? C’est une petite mort et c’est pour cela que cela t’est si difficile. Acceptes-tu de mourir ? Non ! Tu n’as pas envie de mourir, n’est-ce pas ?

Tu veux vivre le plus longtemps possible mĂȘme si des fois tu en as assez, des fois tu troquerais volontiers ton destin pour celui d’un artiste ou d’une cĂ©lĂ©britĂ©. C’est parce que la mort est si difficile Ă  accepter que la mĂ©ditation a une obligation laborieuse. Si tu enlĂšves de la mort l’idĂ©e de la fin, si tu ne vois plus la mort comme Ă©tant une fin dont on ne revient pas, quelque chose qui fait mal, tu vas voir que tu pourras aller dans la mĂ©ditation sans aucun problĂšme.

Pourquoi ?

Parce que si tu exorcises le phĂ©nomĂšne qu’est la mort, ta pensĂ©e est libre de vivre. Si tu t’éveillais comme disciple et que tu dĂ©cides de mĂ©diter, puisque tu es une pensĂ©e libre qui n’a plus peur de la mort, tu es dĂ©tachĂ© du monde et tu n’obĂ©is Ă  qui que ce soit, tu fais les choses par amour de la libertĂ©. Les grands obstacles qui sont face Ă  la mĂ©ditation sont l’extraversion des Ă©nergies et en ce sens elles suivent un flot naturel puisque vous ĂȘtes incarnĂ©s, en manifestation, avec la peur de la mort.

Depuis ces deux grands piliers, il y a une suite de petits bĂątards, qui vont avoir des attitudes diverses. Par exemple, je vais combler ma peur de la mort avec un besoin impĂ©ratif de me gaver de tĂ©lĂ©vision. C’est ce qui fait que je n’arriverai jamais Ă  mĂ©diter parce que je veux sans arrĂȘt me repaĂźtre des spectacles.

Pourquoi la télévision à une si grande importance dans la vie des hommes ?
Pourquoi son impact est-il si fort que l’on en redemande ?

La tĂ©lĂ©vision, le phĂ©nomĂšne de l’image distribuĂ©e et animĂ©e s’apparente au monde et au phĂ©nomĂšne de la mĂšre. Maman nous raconte des histoires lorsque l’on est bĂ©bĂ©. Maman nous montre des paysages et nous les dĂ©crit. Maman nous montre des peluches, les anime comme des marionnettes et nous raconte une histoire. Maman est associĂ©e Ă  l’histoire et maman par ces histoires me soulage de mon ennui. L’ennui que j’ai, puisque je suis un bĂ©bĂ© qui ne tient pas debout, qui ne dispose pas du langage, qui ne peut rien faire de ses mains pour s’occuper. Croyez-moi un bĂ©bĂ© s’ennuie Ă©normĂ©ment.

Lorsque je suis un homme et un homme qui n’a pas rĂ©ussi Ă  dĂ©couvrir un sens Ă  sa vie, je suis encore un bĂ©bĂ© qui s’ennuie, je vais avoir besoin des histoires de ma douce maman pour oublier mon ennui. Ce n’est pas simplement que je regarde avec plaisir un spectacle, je comble mon ennui.

C’est pour cela que la tĂ©lĂ©vision a un pouvoir si grand sur l’humanitĂ©. Lorsqu’elle changera de rayon, lorsqu’elle passera sous le rayon du patriarche, la reprĂ©sentation du pĂšre, elle ne sera plus une boĂźte oĂč l’on verra des histoires se dĂ©rouler, ce ne seront plus des images qui rappellent les belles histoires que racontait maman. La tĂ©lĂ©vision prendra un rĂŽle Ă©ducatif trĂšs sĂ©rieux, ce qui ne veut pas dire que les spectacles auront dĂ©sertĂ© l’écran, au contraire. Mais dans le spectacle il y aura une dimension qui apporte Ă  l’homme quelque chose de plus que de simplement rompre l’ennui.

Quand on veut rĂ©nover la vie, il ne s’agit pas simplement de nettoyer les Ă©lĂ©ments polluĂ©s de la planĂšte, il faudrait aussi nettoyer la pensĂ©e des hommes. Pour nettoyer cette pensĂ©e, il faudrait commencer Ă  arrĂȘter d’envoyer tous ces dĂ©chets intellectuels, comme la publicitĂ©, comme les jeux idiots, qui ne rapportent aucune dimension, aucune dĂ©couverte Ă  l’individu ou les spectacles aberrants qui ne parlent que de l’égocentrisme et des bassesses de certaines Ă©motions.

On s’occupe de nettoyer les riviĂšres et les fleuves alors que l’on engorge de dĂ©chets immondes l’esprit des enfants. On ne peut pas simplement considĂ©rer un aspect de la vie pour pouvoir mĂȘme sauver cet aspect de la vie auquel on s’intĂ©resse. Il faut rĂ©nover tout un comportement, y compris le comportement intellectuel, y compris les pensĂ©es avec lesquelles on Ă©duque nos enfants, y compris les spectacles qu’on leur donne et qui deviennent pour eux des exemples de comment on vit la vie, comment on vit la relation humaine.

Est-ce que pour cela que je fais un triste bilan de la vie sur cette planĂšte ?

On pourrait le croire Ă  m’entendre, n’est-ce pas ? Cependant, je ne fais pas un triste bilan, j’essaie de vous montrer les points oĂč l’homme essaie de travailler. C’est trĂšs bien qu’il essaie d’y travailler, c’est trĂšs bien qu’il fasse des sommets pour enrayer la pollution. Mais en mĂȘme temps si on ne tient pas compte des autres Ă©lĂ©ments, il ne faut pas penser, il ne faut pas que vous investissiez vos espoirs et vos Ă©nergies Ă  penser que la terre sera dĂ©polluĂ©e parce qu’on va la dĂ©polluer. Si l’on n’a pas soignĂ© les autres attitudes, on n’arrivera Ă  rien.

Et c’est comme cela qu’ensuite, on va se dire lorsque l’on aura 60 ans : «Tiens l’histoire recommence ! De mon temps on m’avait parlĂ© du sujet, de mon temps on avait prĂ©vu de faire quelque chose, on avait bien essayĂ©.» Mais la nouvelle gĂ©nĂ©ration arrive et rĂ©pĂšte tous les problĂšmes comme si aucune expĂ©rience n’avait portĂ© ses fruits !

Pourquoi ?

Parce que l’on a programmĂ© les enfants. Nous en tant qu’adultes, nous pouvons tirer une conclusion de nos agissements, prĂ©voir des sommets prendre des dĂ©cisions. Mais pendant ce temps, nous continuons Ă  programmer nos enfants et Ă  les remplir de tous ces dĂ©chets. Ce qui fait que lorsqu’ils sont grands, ils peuvent peut-ĂȘtre faire des sommets, c’est certains, mais des sommets qui ne feront que rĂ©pĂ©ter les sommets que nous avons faits, qui ne sont que la rĂ©pĂ©tition de sommets encore plus antĂ©rieurs qui n’ont jamais rien rĂ©glĂ©.

Tant que dĂ©finitivement, on ne s’occupe pas de la pensĂ©e et de la nature de la pensĂ©e, de la subtilitĂ© qu’est la pensĂ©e, on ne peut pas rĂ©gler les problĂšmes du monde. C’est pour cela qu’avant de penser Ă  dĂ©polluer la terre, avant de penser Ă  la rĂ©novation de la bourse et du monde des finances, je devrais penser Ă©ducation, je pense Ă  Ă©duquer les esprits, je pense Ă  Ă©duquer le comportement. Et lorsque par le phĂ©nomĂšne des ruptures de systĂšme, puisque chaque systĂšme arrive Ă  une fin de lui-mĂȘme, toute chose qui est créée aboutit Ă  une fin, lorsque les systĂšmes arrivent Ă  leur fin naturelle, ayant Ă©duquĂ© la pensĂ©e, le comportement, l’individu arrive Ă  dĂ©velopper un systĂšme plus grand.

Nous ne pouvons pas vous imposer par exemple de dĂ©truire un systĂšme que l’on sait mauvais, comme le systĂšme financier actuel avec toute la spĂ©culation triste et ravageuse qui a lieu. On ne peut pas penser dĂ©truire ce systĂšme pour vous imposer un meilleur systĂšme. Vous refuseriez, mĂȘme vous ici dans cette salle, vous refuseriez, absolument.

Pourquoi ?

Vous invoqueriez la justice, eh oui, la justice, c’est tout le temps cette idĂ©e de justice qui vient et qui dĂ©truit l’évolution. Ce n’est pas juste, on m’a pris ma place au guichet de La Poste, ce n’est pas juste on m’est passĂ© devant. Ce n’est pas juste, tel garçon que j’aime souri toujours Ă  telle autre fille, je ne sais pas ce qu’il lui trouve ou vice versa. Ce n’est pas juste, on m’a fait ceci, ce n’est pas juste, on m’a fait cela. Si j’inventais un nouveau systĂšme financier que je vous l’apporte, vous diriez ce n’est pas juste, il n’y a que moi qui travaille.

Ce qui veut dire quoi ?

Avant d’imposer ou d’implanter ou d’inspirer un nouveau systĂšme financier aux hommes, il faut avoir mis tout le monde au travail. Il faut avoir Ă©duquĂ©, il faut avoir inspirĂ© suffisamment la responsabilitĂ© pour que chacun fasse sa part de travail. Sinon on aboutirait Ă  quoi ?

On aboutirait Ă  un systĂšme parfait en lui-mĂȘme, mais qui dĂ©truirait les hommes. On aboutirait Ă  un systĂšme parfait, mais qui ne construirait aucune vie parfaite, au contraire.

C’est pour cela que la perfection que vous cherchez tant, la perfection en vous-mĂȘme, la perfection d’un monde, je te le dis, cette perception que tu cherches est une illusion. Non pas parce qu’elle n’existe pas, mais parce que ce qui te fait rechercher la perfection ce n’est pas l’idĂ©e de la perfection, tu te trompes toi-mĂȘme, tu te dupes, c’est la fuite.

Tu ne veux pas de la laideur, tu ne veux pas de l’ignorance, tu ne veux pas de la lourdeur du travail. Alors si travailler c’est lourd, si travailler c’est embĂȘtant, si ĂȘtre ignorance c’est douloureux, tu te dis que forcĂ©ment quelque part il existe une perfection, un « je peux tout », un « je sais tout » facilement, une sociĂ©tĂ© idĂ©ale oĂč tout le monde s’aime. Oui une sociĂ©tĂ© idĂ©ale existe c’est sĂ»r, mais elle ne peut pas exister pour les raisons que tu lui prĂȘtes.

Elle existera le jour oĂč tu ne cherches plus une sociĂ©tĂ© parfaite, mais ou chacun est responsable et de ce fait une sociĂ©tĂ© parfaite sera en train de naĂźtre. Tandis que si tu expliques Ă  chacun ce qu’est la perfection, que tous ensemble on peut prouver que la perfection existe, qu’elle est manifestable, ce systĂšme devient ensuite un systĂšme de pensĂ©e, puis une religion pour que Dieu rĂšgne sur la terre.

Mais en fait, chaque fois depuis une aspiration Ă  la perfection on a fini par construire un systĂšme de pensĂ©e, puis une religion pour que Dieu rĂšgne sur la terre. Qu’est-ce que cela supposait ?

Cela ne supposait pas : "voilà Dieu je t’ai fait une planùte parfaite pour que tu y rùgnes toi le patriarche."
Non, ce que l’homme ne voit pas, ce qu’il ne peut pas supposer Ă  propos de lui-mĂȘme, mais qu’il vit, qu’il articule Ă  chaque instant, c’est que l’homme aspire Ă  faire un monde parfait pour que Dieu y rĂšgne, mais afin que l’homme rĂšgne Ă  cĂŽtĂ© de Dieu. Il pense que si Dieu rĂ©gnait sur la terre, lui le brave disciple rĂ©gnerait avec lui sur les mĂ©chants, sur ceux qui ne sont pas disciples. Ce qui fait que non seulement aucun Dieu ne peut venir rĂ©gner sur la terre par ce comportement, mais qu’en plus, tu te trouves coincĂ©. PiĂ©gĂ© par le monde des illusions, la dualitĂ© qui te montre d’un cĂŽtĂ© l’imperfection ou la douleur de l’imperfection, et comme tu n’aimes pas la ressentir alors tu cherches une perfection pour ton plaisir, le plaisir qu’elle apporte.

TrĂšs souvent Ă  propos du Nouveau Monde, j’entends le mot de justice, on voudrait un monde plus juste, cependant tu es le premier Ă  ĂȘtre injuste. Quand je te dis cela, ce n’est pas pour te dĂ©moraliser, pour te renvoyer la balle et te dire : « travaille». C’est une rĂ©alitĂ©, tu es le premier Ă  ĂȘtre injuste. Lorsque tu rĂ©clames un monde juste, c’est pour que tu y aies le plaisir de ne pas ĂȘtre volĂ©, c’est pour que tu y aies le plaisir de ne pas ĂȘtre insultĂ©, pour que tu y aies le plaisir que l’on respecte ta place au guichet de La Poste ou dans la ligne d’attente au restaurant, c’est pour que tu y aies une vie pleine de plaisir.

Est-ce un comportement spirituel ? Je te le demande.

C’est une fuite, tu l’admets avec moi que c’est une fuite. MĂȘme si c’est une fuite, il te semble que cela te permettrait de vivre en meilleure intelligence. Non pas du tout.

Qu’est-ce que vivre en bonne intelligence ? Qu’est-ce que vivre ensemble ? Est-ce que vivre ensemble c’est avoir le bonheur de ne pas s’insulter ? Est-ce que vivre ensemble c’est avoir le bonheur de ne pas se dire des choses qui crĂ©ent des traumatismes et des complexes ?

Est-ce que c’est de s’aimer les uns les autres, de s’accepter les uns des autres ?

Non, vivre ce n’est pas cela. Vivre au contraire c’est prendre l’autre comme un miroir, pas comme le bon comĂ©dien qui va jouer la mĂȘme piĂšce que moi. Moi qui vais m’enfoncer dans mon rĂŽle dans lequel je me prĂ©lasse en bon narcisse. L’autre est mon miroir, l’autre est mon obstacle, l’autre est mon dĂ©mon qui m’empĂȘche de trouver le bonheur parce que mon bonheur est un bonheur factice.

Si l’autre m’insulte, bien sĂ»r, ce n’est pas agrĂ©able dans un premier temps. Cependant il m’aide Ă  voir Ă  quel point je suis assis dans une idĂ©e du bonheur, une idĂ©e faite de guimauve, de douceur, de pĂąquerettes et de lilas. Une idĂ©e trĂšs enfantine, une idĂ©e qui a peur des obstacles, des heurts et qui veut absolument les abolir tous. Tandis que le disciple est quelqu’un qui va dans le monde, pour que le monde soit contre lui, afin que tous ses masques tombent et si les masques tombent, il peut devenir l’ñme.

Donc le disciple ne sera jamais Ă  la recherche du bonheur, il sera la recherche de son ennemi. Il vivra avec son ennemi, il choiera mĂȘme son ennemi, il le chĂ©rira, il ne le quittera pas d’une semelle, il Ă©coutera chacun de ces mots. Il observera chacun de ses gestes qui sont faits Ă  son encontre d’ailleurs parce que l’ennemi devient le maĂźtre, ou le doigt du maĂźtre, la baguette du maĂźtre, qui dĂ©truit ton orgueil par-ci, ta fiertĂ© par-lĂ , tes Ă©motions par-ci, tes traumatismes par-lĂ .

De qui veux-tu que le maßtre se serve pour détruire tes masques ?

Il se servira de tes ennemis. Toi tu vas croire que tu es accablĂ© par le monde alors qu’au contraire Ă  ce moment-lĂ  le monde devient comme une meule qui va user tes angles pour faire de toi une sphĂšre parfaite.

Alors dĂšs demain, je veux que tu regardes tes ennemis d’un tout autre Ɠil, je veux que tu regardes le monde d’une tout autre façon. Non pas comme celui qui t’accable, non pas comme celui qui t’humilie, non pas comme celui qui finalement aura ta peau Ă  force de te taper dessus. Je veux que tu voies ton ennemi et je veux que tu voies le monde comme Ă©tant ton Ă©preuve initiatique, comme Ă©tant la baguette du maĂźtre, qui te montre oĂč tu dois travailler.

Tu vas me dire que c’est trop lourd et que de toute façon ça n’enlĂšvera pas les mĂ©chants, car dans le monde il y a de vrais mĂ©chants qui font la mĂ©chancetĂ© pour le plaisir de nuire.

Oui c’est vrai, mais dans la mesure oĂč tu auras fait tout le travail de dĂ©tachement dont je parle, tout le travail d’installation dans le royaume de l’ñme dont je parle, Ă  ce moment-lĂ , lorsque tu es face Ă  un vĂ©ritable mĂ©chant, tu as la connaissance de sa mĂ©chancetĂ© et tu sais tout de suite comme une Ă©pĂ©e, quoi dire, quoi faire pour le dĂ©truire ou le dĂ©tourner.

Tu obtiens donc une sagesse qui te permet de ressentir celui qui est mĂ©chant sans le vouloir, simplement parce qu’il n’est pas assez Ă©veillĂ© spirituellement, simplement parce qu’il est accablĂ© d’une maladie ou parce qu’il a trop de problĂšmes, trop de complexes. Tu le diffĂ©rencies du mĂ©chant qui est lĂ  pour nuire et ce n’est pas du tout pareil.

Donc, au fur et Ă  mesure, que tu vas avancer sur le chemin, Ă  mesure que tes jours vont s’écouler, je te demande de travailler au niveau de tes conceptions.

La mĂ©ditation ne sert Ă  rien si tu ne dĂ©veloppes pas tes conceptions. Tes conceptions Ă  propos de l’ñme, tes conceptions Ă  propos des sens, tes conceptions Ă  propos du geste qu’est la mĂ©ditation.

Quant au pouvoir d’introspection, de comprĂ©hension Ă  propos du sens de la vie, tu vas me dire que tout ça fait beaucoup de bouillonnement intellectuel. Peut-ĂȘtre ! Mais sitĂŽt que tu rĂ©flĂ©chis Ă  ces thĂšmes Ă©levĂ©s, ce n’est plus simplement une activitĂ© intellectuelle, les feux du mental s’allument, et Ă  force de chercher, Ă  force de t’interroger, Ă  force de pressentir, d’un seul coup tu as une intuition qui te donne une comprĂ©hension qui fait qu’à ce moment-lĂ , oĂč que tu sois, tu es en train de mĂ©diter.

Concrùtement, qu’est-ce que cela veut dire ?

Cela veut dire que le voyage de la conscience Ă  travers l’homme est une lente affaire de maturitĂ©. Au dĂ©but on essaie de s’accommoder du corps physique et de le comprendre. Ensuite on essaie de s’accommoder des Ă©motions et de les comprendre.

Maintenant pour toi, il s’agit de t’accommoder du mental et de comprendre ce que celui-ci te permet de faire, soit rejoindre l’ñme. Le mental ce n’est pas simplement celui qui te permet cette perception, qui te permet d’approcher les grandes substances de l’univers, les grandes idĂ©es de l’univers, les grands dessins de l’univers. C’est aussi tout un royaume oĂč l’ñme par cette Ă©tincelle bleue rĂ©pĂšte le verbe et ça, il ne faut pas que tu le rates, vois-tu.

Tu pourrais rater une multitude de choses, mais pas celle-ci. Fais un silence tellement profond qu’un jour tu arriveras Ă  ce point bleu et Ă  ce verbe. Ne t’attends pas Ă  entendre quelque chose, Ă  entendre des sons, mais Ă  ĂȘtre pris dans la vibration du son. Tu n’entendras pas le son, car le son de l’ñme n’est pas audible. Si tu entendais quelque chose, cela voudrait dire que ton oreille est peut-ĂȘtre introvertie, mais qu’elle entend toujours quelque chose qui appartient au monde phĂ©nomĂ©nal. Tu ne serais donc pas dans le royaume de l’ñme.

Lorsque tu percevras ce verbe, cela veut dire que tu seras comme une feuille prise dans la vibration d’une onde. Étant bougĂ©e par cette vibration, la feuille en ressentira un plaisir divin et ce plaisir divin d’exister porte un nom, c’est l’ñme.

Vous allez me dire comment se fait-il que l’ñme puisse avoir un plaisir, le plaisir d’exister ?

Il ne faut pas s’attendre Ă  ce que ce soit un plaisir comme on le connaĂźt au niveau charnel. C’est une vibration consciente du rĂŽle qu’elle a Ă  jouer, entend ardemment jouer ce rĂŽle, remplir cet ouvrage. Cela lui donne un immense plaisir d’exister parce que c’est au nom de quelque chose, et cette ardeur d’exister peut s’apparenter Ă  un plaisir. Donc, parce que c’est au nom de quelque chose que ta vie te semble si vide, parce que tu ne sais pas au nom de quoi tu es nĂ©, seule l’ñme le sait.

Tu vas me dire, dĂ©pĂȘche-toi de me donner le moyen de rencontrer l’ñme pour que je sache pourquoi je suis nĂ©. Mais je ne fais que de t’en parler, non seulement dans ce discours-ci, mais aussi dans tous les autres. C’est ce Ă  quoi j’essaie de te convaincre, d’utiliser suffisamment par la comprĂ©hension et la conception juste, le silence, pour aboutir Ă  l’ñme que tu es. Et d’un seul coup tu vas prendre connaissance du sens de ta vie.

Je peux t’en parler c’est certain. On peut en parler bien que tu n’en auras pas l’état de conscience et c’est dommage. Je vais essayer de te faire une description approximative.

Quel est le dessein de l’ñme et le but de la vie ?
Quelle est ta raison d’exister ?

L’ñme est une grande missionnĂ©e et c’est pour cela que dans un Ă©cho parfait en tant que personnalitĂ© tu te cherches toujours un but, un but pour exister. L’ñme est une missionnĂ©e, elle sait qu’elle doit aller dans la matiĂšre au nom de Dieu et pour Dieu. Elle sait qu’elle n’est qu’une intermĂ©diaire, une poche, une servante par laquelle l’étincelle divine que l’on appelle l’esprit ou la monade dans certains enseignements, par laquelle l’étincelle de Dieu peut aller se rĂ©gĂ©nĂ©rer dans la matiĂšre grĂące Ă  ses soins, Ă  sa bienveillance, et Ă  l’alchimie dont elle seule est capable.

L’homme n’est capable d’aucune alchimie, bien qu’ils se disent alchimiste et qu’il invente pour cela toutes sortes de concepts et de gestes Ă  faire. La vĂ©ritable alchimiste est l’ñme. Elle seule sait comment extraire de la matiĂšre solide les Ă©lĂ©ments spirituels qui sont l’or de l’esprit, l’eau de l’esprit, le feu de l’esprit. Elle seule sait faire ces choses et pour qu’elle y arrive, il faut qu’elle reprenne sa place.

Pendant toute une suite d’expĂ©riences et d’incarnations, l’ñme n’a pas sa place, on ne lui laisse pas le droit de s’exprimer. Le fait que les sens existent, ces sens, qui sont en relation avec la matiĂšre, dĂ©composent la conscience en plusieurs phases de conscience, dans plusieurs secteurs, ce qui fait qu’immanquablement va se construire la personnalitĂ©, l’égo infĂ©rieur. Mais au fur et Ă  mesure que le karma, donc la purification, l’éducation, l’entitĂ© qui est la somme de ces trois aspects, Ă©tincelle – Ăąme – personnalitĂ©, va petit Ă  petit en dĂ©veloppant son intelligence donc son mental s’apercevoir que la vie ce n’est pas ceci ou cela, va s’interroger Ă  propos de l’ñme et va finir par laisser une place prĂ©dominante Ă  l’ñme. On appelle cela un initiĂ©.

En vĂ©ritĂ©, qu’est ce qu’un initiĂ© ?

C’est une Ăąme qui a repris son droit Ă  l’expression, c’est une Ăąme qui a repris son droit Ă  la manifestation. C’est une personnalitĂ© qui s’est donc rangĂ©e, mais surtout qui a offert tous ces matĂ©riaux dans le feu de la Kundalini. La Kundalini a transformĂ© ces matĂ©riaux en substances diffĂ©rentes qui dĂ©sormais donnent Ă  l’ñme le pouvoir d’exister et de dominer.

Qu’est ce que tu vas faire dùs demain pour essayer de mettre tout cela en application ?

Eh bien je te propose tout simplement de ne pas oublier l’ñme. Quand tu fais quelque chose, essaie de le faire en y mettant ton Ăąme. Bien sĂ»r au dĂ©but tu vas ĂȘtre embarrassĂ©, tu ne vas pas savoir comment laisser apparaĂźtre l’ñme, pour que l’ñme fasse le repas, pour que l’ñme nettoie les chaussures, pour que l’ñme soit le guĂ©risseur, pour que l’ñme soit le voyant.

Tu vas ĂȘtre tout embarrassĂ© parce que c’est l’ñme, comment la laisser exister ?

Je te propose une petite tactique toute simple, dĂ©jĂ  ait l’intention, envoie lui une carte d’invitation. Chaque fois que tu vas dire ou que tu vas essayer de le faire depuis le royaume de l’ñme et que tu vas te dire moi l’ñme j’accomplis ceci, moi l’ñme j’accomplis cela, c’est comme une invitation que tu envoies Ă  l’ñme et le courrier finit toujours par arriver. Et un beau jour, l’ñme s’écrit : « j’ai reçu ta carte invitation, il m’a fallu un petit moment pour venir jusqu’à ton royaume, mais voilĂ , je suis lĂ  et ensemble nous allons travailler. » Laisse-lui le temps d’arriver, n’exige pas que tout de suite l’ñme soit lĂ , laisse-lui le temps d’arriver.

Faut-il vraiment ce temps pour arriver ? Oui, ce n’est pas comme si elle devait traverser l’univers, mais elle doit, petit Ă  petit, prĂ©parer certains aspects de ta comprĂ©hension pour que la rencontre soit faisable.

Alors en attendant, gave-toi de cette intention, rayonne complĂštement cette intention, et tu vas voir qu’au moment oĂč tu te mets au travail, c’est avec un amour plus grand, une capacitĂ© Ă  faire la chose bien, avec une joie, une envie de partager avec l’humanitĂ©, petit Ă  petit le geste va devenir le support pour le dĂ©veloppement de la conscience. Tu vas trouver que le corps, selon si tu bouges les bras, selon que tu bouges les jambes, tu vas trouver qu’à chaque mouvement du corps, il y a un certain champ de conscience qui se dĂ©clenche et qu’il y est attachĂ©.

Et lĂ , tu vas dĂ©couvrir petit Ă  petit qu’en faisant un geste rythmique par exemple, tu arrives Ă  te mettre dans une sorte de transe. Tu dĂ©couvriras qu’en faisant un geste d’une autre maniĂšre, tu arrives Ă  aligner le corps Ă©motionnel, qui te permet une meilleure Ă©coute.

Donc, il existe un certain type d’activitĂ© qui favorise la mĂ©ditation.

Ce qui favorise Ă©normĂ©ment la mĂ©ditation ce sont tous les mouvements des bras. Pourquoi ? Parce que les bras sont en relation directe au niveau du torse avec le cƓur physique, avec le cƓur spirituel. Tous les mouvements que je vais donc faire comme cela avec mes bras vont crĂ©er des attitudes, des sensations intĂ©rieures qui petit Ă  petit vont agrandir mon cƓur spirituel.

Par exemple, si j’ouvre mes bras comme si je voulais prendre une immense brassĂ©e d’une Ă©nergie qui serait devant moi. Au dĂ©but, je vais le faire en pensant harmonie, planĂšte, que j’aime ma planĂšte, j’aime mes amis, je communie avec ma planĂšte, avec mes amis. Et puis en ramenant les bras vers moi, je sens que je ramĂšne toute cette Ă©nergie d’amour que j’ai imaginĂ©e.

Parce qu’en fait la planĂšte n’est pas en train de penser Ă  moi et Ă  m’aimer. Mes amis ne sont pas en train de penser Ă  moi et en train de m’aimer. C’est moi qui pense que j’aime mes amis. C’est moi qui pense que mes amis m’aiment, c’est moi qui crĂ©e cette Ă©nergie d’amour, Ă©nergie d’amour qui pour exister a besoin de se donner le prĂ©texte que c’est l’amour de mes amis qui me fait du bien, et je ramasse toute cette Ă©nergie d’amour et je la ramĂšne sur mon cƓur.

Et comme c’est une Ă©nergie que j’ai créée, que je ramĂšne, que je guide avec les bras, c’est une Ă©nergie que j’amĂšne dans le chakra du cƓur. Comme cela au bout de quelques passages, je dĂ©couvre que mon chakra du cƓur Ă  une intensitĂ© plus grande, qu’il se met Ă  osciller, Ă  palpiter, que je peux arrĂȘter le mouvement parce qu’une conscience belle et grande est en train de s’installer, une prĂ©sence magnifique est en train d’osciller, j’en suis le tĂ©moin.

Par contre, si je me mets Ă  bouger les jambes, comme lorsque l’on veut danser, je m’aperçois que c’est toute l’énergie physique que je remue, toute l’énergie musculaire, toute l’énergie sanguine que j’intensifie. Tout cela pour apporter au corps un plus grand dĂ©foulement par exemple, ce qui ensuite me permettra de bien mĂ©diter ou d’apporter, si je suis fatiguĂ© un peu plus d’énergie grĂące aux mouvements, grĂące Ă  l’oxygĂšne acquis. Et si je pousse plus loin avec un certain rythme, avec un certain type de mouvement, je peux mĂȘme petit Ă  petit, Ă©veiller par couche la Kundalini dans le chakra racine.

Ce qui ne veut pas dire que je vais l’éveiller pour qu’elle m’illumine, mais je vais suffisamment la dĂ©ranger pour que des petites vagues successives montent. Cela ne fera aucun dĂ©rangement, je ne la sentirai mĂȘme pas. Mais le voyant qui regarderait mon aura Ă  ce moment-lĂ , verrait des petits filets bleus sortir de ce chakra et se rĂ©pandre dans tout le corps. Je verrais aussi que si je fais certains mouvements avec la tĂȘte par exemple tourner la tĂȘte, j’obtiendrai d’autres sensations.

Comment voulez-vous mĂ©diter dans un corps endormi, lourd, empĂątĂ© ? C’est impossible.

Un corps ne peut ĂȘtre rĂ©ceptif, ne peut offrir ses Ă©nergies Ă  transformer ensuite, que s’il a des Ă©nergies rĂ©veillĂ©es. Beaucoup de gens s’installent dans la mĂ©ditation alors que le corps est avachi, alors que le mental est assombri par ce que vous appelez le stress. Les Ă©motions complĂštement parasitĂ©es par des complexes ou des remords. Comment voulez-vous mĂ©diter ? C’est impossible !

D’abord, on va bouger, on va se mettre debout et puis on commencera Ă  bouger les bras, bouger les jambes comme si on cherchait Ă  danser, ce qui ne veut pas dire que vous devez danser une danse comme le rock’n’roll ou le tango, je ne parle pas de ces choses. Laissez votre corps bouger, laissez le faire. Pour le laisser faire, il va falloir l’écouter.

Dans un premier temps, mettez-vous debout, fermez les yeux, les bras ballants et Ă©coutez votre corps. Faites promener votre conscience comme si elle Ă©tait une petite balle et promenez-la dans tout le corps. Prenez contact avec les endroits oĂč se trouvent des tensions, des Ă©nergies accumulĂ©es ou des Ă©nergies qui manquent et faites bouger cette partie par des mouvements harmonieux, mais n’inventez pas le mouvement, laissez-le avoir lieu, tout doucement.

À ce moment-lĂ , ce n’est pas vous qui allez inventer un mouvement, mais du fait d’avoir les yeux fermĂ©s et de votre intention, c’est l’énergie spirituelle qui va exĂ©cuter le mouvement. SitĂŽt que vous fermez les yeux, les Ă©nergies s’introvertissent au profit d’un dĂ©gagement d’énergie spirituelle. Donc, lorsqu’elle va commencer Ă  circuler, cette Ă©nergie spirituelle va savoir quoi faire.

Si vos Ă©nergies sont bloquĂ©es autour du bassin, elle vous fait faire des mouvements rotatoires du bassin. Laissez faire, n’essayez pas de comprendre, n’essayez pas de les faire, n’essayez pas de les arrĂȘter. Écoutez et vous verrez Ă  quel point, le corps qui est pris par cette Ă©nergie, cette Ă©nergie qui commande, Ă  quel point le corps vous apprend Ă  mĂ©diter.

Pour savoir Ă  quel moment vous allez arrĂȘter, il ne faudra pas le dĂ©cider, il ne faudra pas l’intuitionner, il faudra ĂȘtre suffisamment Ă  l’écoute pour ressentir l’instant oĂč l’énergie arrĂȘte et c’est donc lĂ  une parfaite et puissante mĂ©ditation.

Si l’énergie est bloquĂ©e ou a besoin d’ĂȘtre intensifiĂ©e dans d’autres parties du corps et bien laissez bouger le corps, puis asseyez-vous. Maintenant que vos Ă©nergies circulent librement dans tout le corps, vous allez voir Ă  quel point mĂ©diter est facile.

Un conseil avant de vous quitter : dĂšs demain bougez. Offrez Ă  la mĂ©ditation un corps Ă©veillĂ©, un mental Ă©veillĂ©, par les mĂ©thodes d’éveil dont je viens de parler. Étrangement, plus vous aurez fait bouger votre corps et plus vous l’aurez maĂźtrisĂ©, un grand calme va s’installer en vous. C’est Ă©trange, n’est-ce pas ? Mais c’est la vĂ©ritĂ©.

Ce qui ne veut pas dire que dĂšs demain il vous faudra bouger comme des dĂ©mons pour espĂ©rer faire un quart d’heure de sublime mĂ©ditation. Je ne vous demande pas de vous agiter dans tous les sens. Je vous demande d’écouter ce que l’énergie spirituelle veut faire bouger dans votre corps, parce que cet endroit est bloquĂ© ou dĂ©ficient et il faut le ranimer.

Les occasions de blocage sont nombreuses dans le corps, chaque articulation devient une zone de blocage d’énergie, chaque croisement de nadis, c’est-Ă -dire ces petits circuits Ă©thĂ©riques dans lesquelles l’énergie circule sont des risques de blocage d’énergie.

Est-ce que vous vous imaginez pouvoir prendre votre voiture si la batterie est dĂ©chargĂ©e ou si mĂȘme elle Ă©tait survoltĂ©e par exemple ?
Pensez-vous pouvoir faire marcher votre voiture, si les bougies sont fondues comme vous dĂźtes vous-mĂȘmes, s’il n’y a pas d’essence, s’il n’y a pas de volant ou s’il n’y a pas de levier de vitesse ? Non, il faut que tout cela fonctionne et que le moteur ronronne.

Le corps est l’endroit de la mĂ©ditation, le Moi ne peut pas et ne sait pas mĂ©diter. Mais le temple qu’est le corps est l’endroit de mĂ©ditation, pourquoi ?

Tout simplement parce qu’il est l’endroit oĂč l’essence opĂšre la vie, opĂšre le mouvement, opĂšre le ressenti, la sensibilitĂ©. C’est par l’intermĂ©diaire de la matiĂšre et des sens, que petit Ă  petit on apprend Ă  mĂ©diter, Ă  ressentir la mĂ©ditation. Puis lorsque la mĂ©ditation s’élĂšve et qu’elle dĂ©passe le bien-ĂȘtre physique, le bien-ĂȘtre astral et le bien-ĂȘtre mental, on aboutit Ă  l’ñme.

Tant que l’on est dans la matiĂšre pour une sĂ©rie d’expĂ©riences typiques, nous pouvons utiliser la matiĂšre pour mĂ©diter. Par exemple la respiration est un phĂ©nomĂšne qui a lieu Ă  cause de la matiĂšre, parce que l’on a des poumons, parce qu’il y a de l’air qui est un Ă©lĂ©ment.

Lorsque je respire, je ne fais pas qu’inspirer de l’air, je crĂ©e une combustion Ă  l’intĂ©rieur de mon corps et cette combustion, qui, suivit sur le plan Ă©thĂ©rique, devient une Ă©nergie Ă©lectrique. Cette Ă©nergie Ă©lectrique est un aliment primordial, d’abord pour mon corps astral, puis pour mon corps mental et ensuite pour l’ñme.

Pourquoi pour le corps astral ?
Prenez une respiration profonde et observez que lorsque vous respirez vos sens sont tout en Ă©veil. Si vous retenez le souffle et si vous expirez, vous avez l’impression que les sens sont Ă©puisĂ©s, qu’il n’y a plus de lecture, plus aussi forte en tout cas. La sensation qui est donc du domaine du corps astral entre autres, la sensation est animĂ©e par le souffle. Ce qui fait que le souffle nourrit les trois corps, le physique, l’astral et le mental.

Le mental de quelle maniĂšre ?
Si je respire bien, si je respire large, si je respire grand, si je respire comme savent le faire certains yogis, dans le mĂȘme but que les yogis, je m’aperçois qu’une Ă©nergie s’intensifie dans ma tĂȘte et qu’il y a une ouverture de mon champ de conscience. Alors que si, comme tout le monde, comme tous les frustrĂ©s, comme tous les insatisfaits, je replie ma cage thoracique et que je ne respire presque plus, ou trĂšs mal, eh bien, mon cerveau s’appauvrit, ma crĂ©ativitĂ© diminue, mes idĂ©es deviennent noires. J’ai de plus en plus de problĂšmes, que je peux identifier et qui m’obsĂšdent.

Si je respire une bonne fois, c’est comme si j’envoyais une dimension supĂ©rieure dans mon activitĂ© cĂ©rĂ©brale. C’est pour cela que l’on peut utiliser le corps, notamment parce que le souffle s’infiltre partout, mais aussi parce que le feu circule partout.

Le feu va provenir de plusieurs sources. De l’alimentation, dans un premier temps, je vais nourrir mon corps, il y a aussi une combustion. Dans un deuxiĂšme temps, cela a aussi un effet sur mon corps astral, selon ce que je mange, je vais ĂȘtre impliquĂ© dans telle ou telle Ă©nergie, qui donne telle ou telle rĂ©action.

Par exemple si je bois du cafĂ© j’augmente mon rythme cardiaque, qui rend mon systĂšme nerveux plus susceptible. Donc je m’agace facilement, et s’agacer est une Ă©motion, une rĂ©action du monde astral et tout cela a Ă©tĂ© opĂ©rĂ© par une petite goutte de cafĂ©. Par contre, je vais sentir, que je suis plus alerte cĂ©rĂ©bralement, parce que le sang circulant plus fort, plus vite, il va y avoir une hyperactivitĂ© dans le cerveau. Donc cela concerne aussi mon monde mental et cela concerne les feux du mental. Ce qui ne veut pas dire que pour allumer les feux du mental il faut boire du cafĂ©. Mais si je suis un disciple, je rĂ©flĂ©chis intensĂ©ment Ă  quelque chose, je me sens un peu fatiguĂ©, je bois un peu de cafĂ©, ma contemplation peut donc reprendre parce que j’ai de l’énergie et hop ! Je peux aboutir Ă  un Ă©vĂ©nement.

C’est pour cela qu’il ne faut pas mĂ©suser de la matiĂšre, des Ă©lĂ©ments et des aliments. Tout entre dans une fine et dĂ©licate alchimie. Je vous quitterai sur cet Ă©lĂ©ment qu’est l’eau et toute la magnifique alchimie que vous pouvez faire en buvant un verre d’eau. On ne sait pas boire. Tout le monde a besoin de boire au moins 1 litre d’eau par jour, tout le monde le sait, tout le monde se le rĂ©pĂšte, mais on ne sait pas boire.

En fait, il n’est pas absolument pas nĂ©cessaire de boire 1 litre par jour, mais il faut boire avec conscience pour qu’une goutte fasse 1 litre. Il y a dans l’eau un pouvoir miraculeux. Il y a dans la bouche des petits chakras miraculeux qui permettent trĂšs vite d’extraire la valeur Ă©thĂ©rique des corps solides que l’on y introduit.

Le petit chakra dont je parle est situĂ© dans le fond du palais vers le haut, le mĂȘme point que l’on essaie de rencontrer lorsque l’on retourne la langue. À cet endroit, il y a un tout petit chakra dont l’activitĂ© principale est d’extraire la valeur Ă©thĂ©rique des aliments et des liquides, mais ce chakra ne rentre en activitĂ© que si on lui laisse le temps. S’il voit une grosse miette de pain passer, s’il voit une grosse banane passer, cela ne fera que passer et il ne pourra rien en extraire. C’est lĂ  que l’on va devoir manger de plus en plus pour espĂ©rer avoir un peu de santĂ©, alors qu’il n’est pas nĂ©cessaire de manger autant. Mais si l’on ne sait pas extraire le corps Ă©thĂ©rique des aliments, on va devoir manger plus, parce que ce pauvre petit chakra ne pourra prendre qu’une petite Ă©tincelle au passage, tellement on est pressĂ©.

pastor/thĂšmes/eau

Alors, voilĂ  comment il faut boire. Pour que boire vous apporte le calme Ă©motionnel, la dĂ©tente dans tout le corps, mais aussi que cela intensifie la purification, vous devez prendre une petite gorgĂ©e et la garder dans le fond du palais quelques secondes. Je ne vous demande pas de faire toute une contemplation spirituelle Ă  propos de cet exercice, ce n’est pas la peine, ce n’est que de l’eau. Mais soyez conscients qu’au moment oĂč vous prenez cette petite gorgĂ©e, que vous la conserverez quelques secondes dans le fond du palais et que vous l’avaler, vous verrez Ă  quel point vous allez vous sentir enrichis, vous verrez Ă  quel point il va y avoir un Ă©cho, comme une dilatation. Vous allez, non seulement vous sentir irriguĂ©s, mais irriguĂ©s dans tout votre ĂȘtre, comme enrichi, he oui, parce que vous aurez su tirer l’énergie qu’il y a dans l’eau.

Vous allez me dire, mais y a-t-il de l’énergie Ă©thĂ©rique Ă  tirer dans une eau qui vient du robinet ? Oui, il persiste quand mĂȘme une trame Ă©thĂ©rique parce que l’eau est vivante, mĂȘme si elle est passĂ©e Ă  travers des machines elle est vivante. Par contre l’eau qui a stagnĂ© dans vos rĂ©servoirs et notamment dans votre chauffe-eau, cette eau-lĂ  n’est plus vivante donc il ne faudrait pas la boire.

Mais ce qui serait encore mieux, c’est de prendre une bouteille de la remplir d’eau, ou d’acheter une bouteille d’eau minĂ©rale si vous prĂ©fĂ©rez, et de la poser au soleil pendant quelques quarts d’heure. Et si possible, la dĂ©poser le soir quand vous allez vous coucher, de façon Ă  ce que cette eau ramasse le magnĂ©tisme de la rosĂ©e du matin. Ce n’est pas la rosĂ©e qui est intĂ©ressante, c’est son magnĂ©tisme.

pastor/thÚmes/rosée

Dans la rosĂ©e il y a un pouvoir curatif extraordinaire, non parce que c’est de l’eau, mais parce que dans cette eau s’est fixĂ© un Ă©quilibre magnifique des Ă©nergies yin et yang. La rosĂ©e est cette eau magnifique qui rencontre le jour et la nuit Ă  un moment d’équilibre parfait. La nuit se retire et le jour commence Ă  apparaĂźtre et la rosĂ©e est toujours lĂ . On peut la ramasser, elle est tout imprĂ©gnĂ©e de cet Ă©quilibre fantastique.

Donc, si l’on souhaite ou si l’on souhaiterait en tant que guĂ©risseur aider quelqu’un Ă  retrouver son Ă©quilibre et l’aider par des Ă©lĂ©ments concrets, on peut, en allant ramasser tĂŽt le matin ces gouttes de rosĂ©e. Bien sĂ»r, il faut aller la ramasser dans un endroit pur oĂč les voitures ne circulent pas, oĂč les camions ne circulent pas, oĂč les chiens ne vont pas faire leurs besoins. Il faut choisir une clairiĂšre sauvage, un sous-bois sauvage et ramasser cette rosĂ©e avec une main absolument propre, trĂšs bien lavĂ©e. Vous la ramassez et vous la dĂ©posez dans un petit rĂ©cipient.

Bien sĂ»r la collecte est fastidieuse parce que c’est une goutte aprĂšs l’autre et vous allez y passer des matins pour rĂ©cupĂ©rer une petite bouteille. Pourtant croyez-moi, cela vaut la peine, parce que sitĂŽt que vous allez prescrire ce traitement Ă  votre ami, Ă  votre patient ou Ă  vous-mĂȘme, vous allez voir quel Ă©quilibre en quelques jours cela vous donne.

Seulement je vous demande de ne pas commettre une erreur fatale, fatale parce que je connais vos esprits. N’imaginez pas qu’il y a un pouvoir propre Ă  la rosĂ©e, ne transposez pas tout le pouvoir de votre transformation dans ces quelques gouttes de rosĂ©e. La rosĂ©e Ă  une force, la rosĂ©e peut vous aider, mais ne remplacera jamais votre propre action, votre propre comprĂ©hension. Si donc vous ĂȘtes dĂ©cidĂ©s Ă  bouger, Ă  comprendre, Ă  vous transformer, connaissez les Ă©lĂ©ments qui peuvent vous apporter de l’aide. Mais n’espĂ©rez pas qu’en ne bougeant pas, en ne comprenant pas et ne voulant pas vous transformer et boire de la rosĂ©e pour qu’elle opĂšre tous ces miracles.

Les éléments extérieurs sont des aides. Ce sont des énergies qui amplifient la vÎtre. Vous allez me dire quel est le meilleur jour pour ramasser la rosée ?

Question fatale. Tous les jours sont des bons jours pour ramasser la rosĂ©e parce que la rosĂ©e ne craint pas la lune qui dĂ©croĂźt, ou la lune qui monte ou la lune qui est pleine. La rosĂ©e est cet endroit oĂč le jour et la nuit en parfait Ă©quilibre se rencontrent et magnĂ©tise cette eau. Cela n’a rien Ă  voir avec la lune, avec Jupiter ou avec Sirius. Ce sont d’autres ouvrages. Par contre, il faut absolument que tu sois dans un Ă©tat de recueillement lorsque tu cueilles la rosĂ©e, de façon Ă  ne pas la contaminer par ton attouchement, la laisser pure telle qu’elle est, Ă©quilibrĂ©e.

Si tu ne prĂ©vois pas d’aider les autres avec cela, si tu veux en faire un usage privĂ©, personnel, il y a un autre moyen de capter cette rosĂ©e, c’est aussi par les pieds. Marche les pieds nus dans les champs et fais-le avec un esprit de recueillement comme si c’était un instant de mĂ©ditation. Ne pense pas Ă  la rosĂ©e qui entre en toi, qui t’équilibre qui donne le yin, qui donne le yang. Tout cela va s’opĂ©rer automatiquement sitĂŽt que tu fais un acte en toute conscience et en toute mĂ©ditation. Pense Ă  Dieu et uniquement Ă  lui, Ă  ton Ăąme et uniquement Ă  elle. Et si tu fais bien ces quelques exercices, peut-ĂȘtre qu’au fur et Ă  mesure de nos prochaines rencontres, je t’en livrerai d’autres, tous plus amusants les uns que les autres.

Il y a une façon de marcher sur le chemin, de s’amuser avec le chemin. He oui, on peut s’amuser Ă©normĂ©ment, mais pour que l’on puisse s’amuser, il faut arriver Ă  ĂȘtre libre, arriver Ă  ĂȘtre responsable, il faut arriver Ă  ĂȘtre un homme qui marche sur le chemin, parce que c’est sa libertĂ©, et sa grande joie. Ça sert Ă  quoi que tu ailles marcher les pieds nus dans la rosĂ©e, si tu penses que mĂ©diter est un devoir ? Tu auras simplement les pieds mouillĂ©s et c’est tout, rien n’aura lieu. Quels que soient les petits exercices que de temps en temps je te donne, pense Ă©normĂ©ment Ă  soigner ta comprĂ©hension.

Et si tu sens que tout seul, tu ne peux pas y arriver, alors frĂ©quentes des amis qui t’apprendront petit Ă  petit Ă  penser, frĂ©quente des groupes qui petit Ă  petit t’apprendront Ă  penser. MĂȘme si ce ne sont pas des MaĂźtres, mĂȘmes si ce ne sont pas des exemples, parce que trĂšs tĂŽt tu verras leurs dĂ©fauts, mais peu importe, reste avec eux 15 jours, un an, trois ans, le temps qu’ils t’apportent le dĂ©clic, la mĂ©thode et ensuite va tout seul.

N’aie pas peur, car la peur est ce qui t’empĂȘche de toute façon de marcher sur le chemin, sur n’importe quel chemin. Tant tu as peur de passer pour un imbĂ©cile, pour un incompĂ©tent, la peur d’échouer, la peur de ceci la peur de cela, tu ne peux rien faire et ça ne sert Ă  rien de marcher dans la rosĂ©e.

Par contre, si tu oses apprendre, et crois-moi lorsque tu connais ce geste, il y a une grande beautĂ© qui rayonne autour de toi Ă  ce moment-lĂ . J’ose apprendre, cela veut dire que non seulement j’ai acceptĂ© que je sois un ignorant, mais en plus cela ne me fait plus peur. Donc j’ose aller dans les endroits oĂč je peux apprendre et j’apprends effectivement. Je n’ai plus de limites et je dĂ©passe mĂȘme ceux qui m’apprennent parce que je suis allĂ©, j’ai appris sans avoir peur et sans ĂȘtre fier donc le peu de connaissances que j’ai acquis a donnĂ© lieu Ă  une comprĂ©hension Ă©norme.

Je te souhaite toutes ces choses. Pratique-les. Je ne donne pas souvent des choses pratiques, c’est pour cela que lorsque tu le remarques il faut les essayer et je t’en prie que ce soit un lien d’humour et d’amour entre toi et moi. Juste « tu vois grand frĂšre j’ai essayĂ© ce que tu m’as dit, et ça a l’air de marcher. » Ne fait pas cela pour m’obĂ©ir, je n’aimerais pas. Non seulement cela ne me ferait pas plaisir, mais en plus je devrais venir t’assĂ©ner un discours pour te prouver que l’obĂ©issance est une illusion pour fuir ta propre peur. Tu vois tout le temps perdu, alors que nous devrions maintenant ensemble nous rencontrer en mĂ©ditation. Est-ce que c’est cela qui a lieu ? Non. Je suis lĂ  et je parle, je parle et j’essaie de te dĂ©montrer et de te redĂ©montrer par telle histoire, telle autre histoire, pour finalement arriver Ă  percer ton sac, au lieu que l’on se retrouve tous ensemble dans le cƓur pour mĂ©diter.

Et tu verrais qui je suis Ă  ce moment-lĂ  ! Tu n’arrĂȘtes pas de me demander qui suis-je ? Qui suis-je ? Est-ce que j’ai des cheveux longs ? Est-ce que je suis chauve comme un bonze ? Est-ce que je viens du Tibet ? Est-ce que je viens d’une grotte de la Chine ? Est-ce que je viens de VĂ©nus ? Tu verrais qui je suis.

De temps en temps il m’est arrivĂ© de me confier un petit peu Ă  propos de ce que j’ai expĂ©rimentĂ©, Ă  propos des Ă©nergies qui circulent en moi. Et aujourd’hui, ce que j’ai envie de vous dire pour que vous ressentiez un lien de fraternitĂ© suffisamment grand qui vous motive au travail, j’ai envie de vous dire que je ne suis pas si loin de vous. J’ai envie de vous dire que je ne suis pas dans les endroits reculĂ©s de la planĂšte, que je suis tout proche de l’Occident, si proche qu’il suffirait de peu pour que l’on se croise. Que je n’appartiens pas seulement au royaume subtil et Ă©thĂ©rique. Mon esprit, bien sĂ»r, vit uniquement sur ces plans-lĂ , mais que je dispose aussi d’un corps physique et que je suis incarnĂ© quelque part.

Oui j’existe parfaitement. Et bien que j’existe quelque part, on peut me rejoindre dans le royaume de l’esprit, parce que la conscience Ă©veillĂ©e ne se limite pas Ă  la pĂ©riphĂ©rie d’un corps. Lorsqu’elle est Ă©veillĂ©e, elle est Ă©veillĂ©e dans les dimensions. Lorsque par exemple le corps pĂ©rit, cette dimension continue d’exister et continue d’ĂȘtre l’endroit oĂč l’on me rencontre. Ce qui veut dire que la vie et la mort sont des fichtre illusions. Cela ne fait pas que je sois plus proche parce que je suis incarnĂ© quelque part et cela ne fait pas que je suis plus loin parce qu’un jour je quitterai mon corps. L’endroit oĂč vous pouvez me trouver est le mĂȘme de mon vivant ou depuis ma mort, c’est le cƓur et l’ñme. C’est le standard universel oĂč tout le monde arrive Ă  se parler, se rencontrer, s’envoyer des petits mots, se laisser des billets doux, des messages d’amour.

Eh oui, j’existe quelque part et quelquefois je viens dans vos villes. Je n’essaie pas d’y mettre de l’ordre, certainement pas, ceci est le travail d’un autre de mes frĂšres, et d’un grand groupe d’ailleurs qui s’occupe plus spĂ©cialement de la civilisation. Cependant, je croise suffisamment d’hommes politiques pour petit Ă  petit par des mots laissĂ©s tombĂ©s au hasard des conversations ou de quelques verres Ă©changĂ©s ensemble, essayer d’éveiller leur cƓur, leur vision. Ce qui ne veut pas dire que je suis l’instructeur des hommes politiques absolument pas. Nous sommes plusieurs Ă  passer pratiquement d’ailleurs comme des inconnus au travers de tous les regroupements humains et de toutes les activitĂ©s humaines, pour poser ces petites graines, qui, nous l’espĂ©rons, changeront l’état de conscience, apporteront de nouvelles motivations.

N’espĂ©rez pas me rencontrer parce que je vais vous donner un rendez-vous Ă  un endroit prĂ©cis. Cela se pourrait, mais c’est Ă  vous de le crĂ©er, et en mĂȘme temps si je donne ce rendez-vous, si je parle de cette chose, je sais que je crĂ©e autant de bien que de mal.

Je crĂ©e du bien parce que je confirme la prĂ©sence des frĂšres, je confirme leur travail, cela fait du baume au cƓur, cela donne du courage aux disciples, et en mĂȘme temps je crĂ©e le mal, immanquablement, parce qu’on va me voir partout, parce qu’ils vont ĂȘtre des dizaines Ă  jurer qu’ils m’ont rencontrĂ© alors que ce n’est pas moi. Parce qu’ils vont ĂȘtre des dizaines Ă  jurer que j’ai dit ceci, que je leur aurais serrĂ© la main et que ce ne sera pas moi et que donc il n’y aura que de la confusion. Ce qui veut dire, que bien que j’aie avouĂ© exister, eh bien, je ne me destinerai pas Ă  vous rencontrer et que dĂ©finitivement je place l’endroit de notre rencontre dans le royaume de l’ñme et du cƓur et lĂ  je vous y attends Ă  chaque moment.

Je vous salue.

(Date de la conférence : 18 05 1988)

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