🔸 Conférence 55

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Conférence de Pastor - 55

Cette conférence est une ancienne retranscription qui contient des approximations et des imperfections.
Elle ne se trouve pas reliée dans les livres.
Une version corrigée, conforme au message d'origine de la source enregistrée, remplacera un jour ce texte.

 

Question 1

(La première retranscription n'a pas les premières minutes de cette conférence. L'audio que nous avons est complet en amont de cette retranscription, la version corrigée sera donc complète.)

Réponse

[...] En fait, tout est communication, et toutes les communications se passent les unes aux autres leurs codes et leurs informations. Vous pourriez très bien parler aux minéraux, à l’eau des ruisseaux, comme vous pourriez très bien parler avec votre Maître, votre guide ou avec le soleil, donc avec l’entité créatrice de votre univers local. Ce n’est pas une folie, ce n’est pas une chimère, c’est quelque chose qui existe, cela fait partie de la vie. C’est une existence.

La communication est une existence, de la même manière que les ondes existent et qu’elles vous traversent en ce moment même, parce que tout est énergie. Par exemple, la pensée du Maître qui réside dans la hiérarchie planétaire, n’a pas d’heures de diffusion et n’est pas comme un programme de radio ou de télévision. C’est l’heure de la diffusion, je vais envoyer le spot sur tous les disciples. Les pensées du Maître se diffusent constamment, comme aussi de tous les disciples très avancés, qui ont acquis l’honneur de pouvoir partager la vie des maîtres et de vivre dans leur aura. Je sais que pour un être humain il est très difficile de comprendre cela, parce qu’il s’agit de concevoir une tout autre nature.

Que se passe-t-il pour l’être humain ? L’être humain a une pensée compartimentée. À cette seconde, il pense une chose, à une autre, il va penser autre chose. Lorsqu’il est en train de cuisiner, il est obligé de penser à ce qu’il cuisine. Lorsqu’il conduit, il doit penser à sa conduite. Lorsqu’il est en train de parler avec quelqu’un, il est obligé de penser à ce qu’il va dire. Tout cela, parce que l’esprit humain ne vit que dans une toute petite partie de sa conscience. Alors, la totalité de sa conscience, la totalité de sa concentration doit vivre sur cette petite partie pour pouvoir articuler l’être humain et le faire vivre.

Mais pour un être qui a atteint une conscience quasi universelle ou même universelle, sa pensée peut faire mille choses à la fois. Admettons qu’on visionne un Maître incarné, en train d’éplucher des carottes, en même temps, sa pensée est tout entière occupée à contempler sa nature divine. Si bien, que ce n’est pas que la petite partie de sa pensée, comme chez l’homme traditionnel, qui a conscience de tenir sa carotte, son éplucheur. Il accomplit un geste, comme il accomplirait celui de respirer, de marcher, il fait ce geste usuel, qui, pour lui, est un geste de la vie, mais en même temps, il est en contemplation dans sa propre nature divine.C’est ce qui fait que sa vie quotidienne prend un tout autre aspect, puisqu’arrivée à ce degré d’universalité, la pensée des maîtres est sans cesse en communication avec les hiérarchies inférieures : des êtres humains, des animaux, des végétaux, des minéraux. Le soleil qu’ils ont acquis, qu’ils ont su trouver et réveiller, est constamment en diffusion, en émanation.

C’est comme cela qu’un plan s’édifie. Un plan ne s’édifie pas suite à une réunion des maîtres qui décident une intervention « a », puis une intervention « b », « c », et le post-scriptum à la fin.Il y a, à l’ouverture de chaque cycle, un cénacle des Maîtres assistés du grand Maître, qui décide d’un certain plan, disons plutôt d’une articulation, d’une colonne vertébrale des événements à faire survenir, et ensuite, les Maîtres diffusent simplement le plan décidé.

Par exemple, s’il s’agit d’initier une humanité à un nouvel état de conscience, ils vont diffuser la vibration de ce plan de conscience que les êtres humains doivent atteindre, et selon le degré et le rayon de cette vibration, c’est un de leurs chakras qui va diffuser plus spécialement que les autres.Autrefois, c’était par le centre du cœur, aujourd’hui, c’est par le troisième œil qu’ils envoient l’énergie, parce qu’il s’agit pour les hommes d’acquérir de plus en plus de plan mental, et si possible, de faire une connexion totale avec le plan mental supérieur, donc avec l’entendement, l’intelligence de l’âme. C’est grâce à ces relais que composent les maîtres, les guides, et aussi d’autres créatures d’une envergure suffisante que vous appelez les Dévas, qu’un rayon arrive sur la terre à toucher l’Humanité et les règnes.

Ces maîtres, ces initiés avancés et ces Dévas sont les véritables transmetteurs de l’énergie venant du logos solaire, énergie que les hommes doivent absolument incorporer pour avancer dans un nouveau cycle ou un nouveau monde. Ce qui fait qu’il n’y a pas d’énergie qui ne soit portée par quelqu’un. Chaque chose est relais de l’énergie et l’énergie ne peut pas être envoyée, sur un point de la terre ou ailleurs, sans un transmetteur vivant. Cela, j’en ai déjà parlé, je vais le redire un petit peu.

L’énergie n’est pas quelque chose de vide, d’impersonnel, ou de personnel, qui sait comment se diffuser sur les hommes pour les faire avancer. L’énergie est vivante, c’est vrai. L’énergie est intelligente, c’est vrai aussi, mais elle ne peut être rendue acceptable pour l’Humanité, que par des relais intermédiaires.

Le logos solaire représente le premier relais par rapport au logos cosmique, car nous ne pouvons pas recevoir directement le rayonnement du logos cosmique, de cet immense Dieu que l’on a appelé l’innommable.Ainsi le logos solaire, pour nous le Christos, reçoit l’émanation du logos cosmique, donc les sept rayons. En accord avec les hiérarchies des différentes planètes et avec l’évolution qui est à mettre en jeu sur la terre, un certain degré vibratoire de chaque rayon est projeté sur une planète et ainsi sur les hommes. Ce qui fait qu’au fur et à mesure, les Maîtres, les hauts initiés et hauts Dévas, deviennent des transmetteurs de plus en plus intenses de la vibration la plus proche du Christos.Une fois les humains capables de contenir l’entier de la vibration du Christos, ils disparaissent du plan physique, et ils contemplent le logos cosmique, qui leur paraît encore bien loin, car c’est encore là une autre évolution, ou plutôt une évolution qui se poursuit.

Donc, il faut bien comprendre que tout est subdivision de l’énergie « UNE » venant directement du logos cosmique.Ainsi, au fur et à mesure de sa descente, l’énergie trouvant différents aspects de manifestation, va amener aussi différents enseignements. C’est pour cela qu’à chaque ère, à chaque époque, étant donné qu’un autre degré de la vibration primordiale est envoyé, l’enseignement est renouvelé. Naturellement, la racine reste la même, mais tous les aspects et petits entendements, tous les détails en quelque sorte, qui sont un aspect de la vérité, sont renouvelés, pour qu’au fur et à mesure des époques, la race détienne de plus en plus d’énergie, de plus en plus de science.C’est pour cela que, périodiquement, un enseignement tombe et qu’un autre se lève. Ce n’est pas que l’homme capricieux a besoin d’un nouveau prophète, mais la vérité amenant un autre degré vibratoire, amène aussi un nouvel entendement plus large. Chaque fois, cette ouverture supplémentaire crée le nouvel enseignement, même si les bases sont les mêmes depuis les millénaires.Comment collaborer avec la hiérarchie ?
Comment devenir un de ces points terminaux capables d’émaner la vibration de la hiérarchie, ou du Christos ? C’est ce que j’essaie de vous enseigner et d’éveiller dans votre cœur chaque fois. Naturellement, j’ai beau vous le dire, ce n’est pas cela qui va vous permettre de devenir ce que je dis. Mais si au moins vous le savez au fond de vous-même, le jour où vous aurez complètement nettoyé votre karma, finalement accepté votre limite, ou tel problème de votre vie, et que vous vous rendiez responsables, tout ce dont nous avons parlé en tant que théorie, disciple parfait, vertueux, va devenir une réalité.

Lorsque vous m’écoutez parler, ne soyez pas impatients que cela vous arrive. C’est une très mauvaise technique. Écoutez, faites entrer, absorbez et vivez aussi votre vie. Si vous avez un karma à supporter, ne me demandez pas et ne demandez à personne, sous prétexte de devenir disciple, d’enlever ce karma. C’est justement, là, votre première preuve à accomplir en tant que disciple, assumer ce karma et faites en sorte de bien l’assumer, pour qu’il soit enlevé le plus vite possible.

Pour devenir disciple, je ne veux pas dire qu’il faille être un être sans karma, car lorsque l’on s’est débarrassé du karma individuel, on entre ensuite dans un karma qui peut se dénommer karma collectif, bien qu’il ne se rapproche pas du karma collectif habituel.
Pour nous il y a le karma individuel, un karma de masse, karma qui circule de l’un à l’autre, parce que l’un et l’autre font partie de la masse et ne sont pas assez conscients, alors ils subissent l’influence de l’autre.
Et il y a ce que l’on pourrait appeler le karma collectif qui ne se produit plus parce que vous faites partie de la masse, mais simplement parce qu’ayant acquis suffisamment, vous pouvez donner à la masse, le sacrifice de Jésus, par exemple.
Jésus ne pouvait pas faire autrement que de monter sur la croix. Cela était écrit dans son destin, cela est écrit dans le destin de tout initié véritable, même si le symbole n’est pas toujours autant vécu.

Pourquoi cette nécessité ?

Parce que lorsque l’on monte dans les postes de la hiérarchie, si je peux m’exprimer ainsi, arrive un moment où celui qui veut véritablement se libérer de la matière, doit donner la dîme à la matière, et surtout, à ceux qui sont dans la matière.

Lorsqu’un être arrive au portail de l’initiation véritable, donc lorsqu’il va être libéré de toutes ses incarnations précédentes, libéré aussi de l’obligation de s’incarner pour continuer à évoluer, lorsqu’il est dégagé à ce point de la chair, il doit rendre le tribut à la chair. Et pour que cela soit utile, il ne la donne pas à la terre, il donne la dîme aux hommes qui continuent à être le corps de la terre.

C’est dans ce sens-là, que nous, nous disons le karma collectif. À un moment donné, l’initié véritable ne peut pas faire autrement que de se sacrifier. Sinon, s’il n’a pas coupé tous les liens avec la Terre et donné la dîme à celle-ci, il ne peut pas continuer à évoluer et espérer obtenir la sixième initiation majeure.

C’est une grande alchimie. Celui qui veut se retirer de la face des hommes doit verser son sang pour les hommes, quelles que soient la grandeur et la splendeur de son poste. Tout est sacrifice en même temps que communication. Mais comme je l’ai déjà dit mille fois, le sacrifice n’est pas une peine, une douleur.

Dans l’esprit d’un initié, dans l’esprit d’un Maître, le sacrifice, lorsqu’il est une nécessité, lorsqu’il fait partie de l’alchimie de l’univers et des évolutions, est un acte naturel. Il est fait avec d’autant plus d’amour qu’il est une nécessité.
C’est pour cela que si vous voulez véritablement imiter le Maître pour devenir son disciple, vous devez, en même temps, comprendre ces aspects-là, pour que dans votre vie, vous ne soyez pas en train de grogner, de pleurer, de ronchonner lorsqu’il faut faire un tout petit effort.

Pensez à celui qui les fait tous pour vous, pensez à tous les efforts et sacrifices qui sont endurés pour vous. Alors vous qui au bout de la chaîne recevez ce sacrifice et en bénéficiez, soyez un petit peu plus généreux lorsque vous en avez un à produire, surtout s’il est pour vous-même.
Si vous comprenez cela, vous accomplirez les œuvres du détachement avec beaucoup plus de joie, avec aucune impression de privation et de sacrifice. Ainsi vous pourrez devenir de plus en plus disciple, de plus en plus télépathe, de plus en plus un point d’émanation d’énergie.

L’énergie tombe sur la terre et sur vous à tous moments. Il n’y a pas une seconde, pas un jour où l’énergie ne vous transperce, comme des ondes radios. Ce qui fait qu’un homme va en bénéficier plus qu’un autre, c’est sa capacité à la reconnaître, à la contenir et à la garder.

Un homme dont l’aura, dont le corps subtil est trop épais, va de toute manière être transpercé par cette onde, mais l’onde ne va pas être retenue, elle va comme un son se perdre. Alors que celui qui met son aura et son corps subtil au diapason de cette énergie, va communier, et s’assembler avec elle, et il sera rempli. C’est cela la différence.

Vous vous purifiez, vous vous élevez, vous vous rendez aériens, légers, subtils, alors vous devenez comme une coupe et vous êtes susceptibles d’être remplis, vous n’avez pas besoin de chercher une œuvre à accomplir, les œuvres viennent à vous, les gens qui en ont besoin viennent vers vous.

N’oubliez pas qu’il y a tellement de travail et d’évolution à accomplir sur la terre, que dès qu’un guide, qu’un Maître voit la possibilité d’utiliser quelqu’un, immédiatement l’individu remarqué est en relais. Il n’a même pas besoin de demander, immédiatement il est investi, occupé.

Donc, lorsque vous priez, ne priez pas un Maître, ne priez pas Dieu en lui demandant du travail, une utilité, une raison de vivre sur la terre. Vous avez déjà votre raison de vivre puisque vous êtes vivants, vous avez quelque chose à accomplir, et avant tout, c’est votre propre évolution.

Beaucoup de gens, par esprit de fuite, cherchent un travail à accomplir, un peu comme ils prendraient un train pour aller ailleurs. Ils veulent faire le bien, c’est ce qu’ils disent : « Je veux faire le bien, je veux aider les gens », et lorsque l’on regarde dans quel état ils sont, on s’aperçoit que ce sont eux qui ont besoin d’être aidés.

Naturellement, même celui qui a des problèmes doit aider parce que cela fait partie de la roue de la communication des énergies. Mais il ne faut pas, par fuite, réclamer un poste, un travail. Vous n’avez pas besoin de réclamer quoi que ce soit. Le jour où vous pouvez faire quelque chose, on vous l’impose, on ne vous donne même plus le choix. Tu es prêt, ton appareil est propre, alors maintenant tu dois assumer cette différence d’avec les autres, et tu dois aller porter ce que tu peux porter.

Donc, pour ceux qui veulent collaborer, pour ceux qui veulent travailler avec la hiérarchie, ou leur propre guide découvert par un moyen médiumnique ou autre, ce qu’il vous faut absolument, c’est élever au maximum vos vibrations, votre esprit, donc, vous développer. Et ainsi, non seulement vous serez utilisés par votre propre guide, mais aussi par toutes les énergies du cosmos, chaque fois que cela sera une nécessité.

Donc, à propos du service, il ne faut rien imaginer, rien réclamer, et surtout absolument ne rien prévoir comme actes : Je vais être ceci, je vais faire cela. Vous êtes déjà quelque chose, vous pouvez déjà accomplir, cela est écrit en vous-même, cela fait partie du potentiel et du pouvoir de votre âme. Ce que vous devez faire, c’est libérer cette âme pour qu’elle accomplisse son devoir naturel.

C’est ce que je veux essayer de vous faire comprendre, car il me parvient trop souvent cette même question. L’accomplissement du service est un acte naturel. En fait, vous n’accomplissez rien que du naturel lorsque vous accomplissez un service.

Servir doit être aussi simple pour vous que de respirer ou de marcher. Il ne doit pas y avoir de compromis avec un désir, ni avec une image, une ambition, un rêve, un bonheur qu’on essaie d’attraper.
Pour se poser dans cet état de naturel absolu, il faut se libérer de toutes les images qui vous empêchent d’être éventuellement un serviteur. L’âme contient dans son essence suprême le naturel de la communication, de l’entraide, de l’ouverture, de l’action. En fait, tout ce que vous assimilez au service, fait partie de la vie naturelle de l’âme.

Ce qui n’est pas naturel du tout, c’est, par exemple, de se lever à huit heures et de devoir aller travailler pour ne remplir que son estomac et chauffer ses pieds le soir à la maison. Ce n’est pas naturel et pourtant, c’est à cela que la plupart des hommes travaillent, et ils trouvent extraordinaire le jour où ils font quelque chose de finalement naturel, comme d’aider son frère, ou d’accomplir un acte d’évolution.Pour découvrir ce naturel en vous, il faut vous dépouiller de tout ce qui est illusion, de tout ce qui est problème, déprime, et déséquilibre psychologique, le jeu des images et de l’égo etc. Une fois que vous êtes dépouillés de tous ces aspects, automatiquement tout le service vient sur vous, parce que c’est l’acte naturel de l’âme. Cela, je veux que ce soit bien compris.

Il ne faut plus que résonne dans le ciel des demandes comme il en résonne en ce moment : utilisez-moi, je veux faire du bien pour les hommes, rendez-moi utile pour l’Humanité. Non, pas du tout. Je refuse. Rendez-vous d’abord utile envers vous-mêmes et sans que je fasse quoi que ce soit, vous serez utiles à tous les hommes de la terre, parce que vous aurez un témoignage à apporter. Vous aurez une dimension que les autres n’ont pas et qu’il faudra les aider à acquérir.

Vous voulez travailler pour les Maîtres ? C’est très bien, et quoi que je vienne de dire, je suis très heureux que les réclamations arrivent aussi souvent. Prenons donc l’engagement, vous vis-à-vis de moi, moi vis-à-vis de vous, de travailler la main dans la main, mais avec mes règles, celles qui permettent justement au travail de s’effectuer, pas celles qui font que l’individu ne travaille pour moi que de huit à neuf, de cinq à sept, ou une fois par mois.

Ce qu’il faut comme qualité première pour entrer dans le service, c’est avant tout l’engagement, la capacité de maintenir l’engagement. C’est cette stabilité qui fait que le disciple, malgré ses défauts potentiels, malgré son manque de science, de maîtrise, de connaissance, va pouvoir être utilisé, et que l’on va l’aider à accélérer son évolution, parce qu’il représente un moyen sûr pour aider les autres.

À ce moment-là oui, nous acceptons d’accélérer son évolution. Nous acceptons par exemple d’accumuler son karma, de raccourcir les vies. Mais il faut qu’il ait la force, pour accepter, en une seule vie, de nettoyer son karma que normalement l’évolution longue et normale des autres hommes aurait diffusé sur quatre ou cinq autres vies.

C’est pour cela que la première vertu d’un disciple, c’est l’engagement qu’il prend lui-même vis-à-vis des Maîtres et de son Dieu. Et cela, ce n’est pas le Maître qui va pouvoir vous le stimuler. C’est vous-même, c’est votre responsabilité, c’est votre propre élan, c’est votre propre foi. Cet engagement doit être entretenu constamment comme un feu, à chaque heure du jour et de la nuit d’ailleurs, sans aucune baisse, parce que c’est un feu.

D’ailleurs, c’est pour cela qu’autrefois, et encore aujourd’hui, lorsque les disciples entraient dans des temples, on leur faisait signer une prise d’engagement. Cela ne représentait que le symbole de l’engagement de l’âme, mais il fallait bien que l’individu, même sur un plan cérébral se rende compte de son engagement.

Donc, première énergie qu’il faut éveiller en vous, l’engagement, devenir responsable de votre spiritualité, et devenir responsable de l’envie d’être utile qui bouge en vous. Une fois que vous avez pris conscience de votre engagement, vous obtenez les sept forces qu’il faut pour accomplir les sept initiations, qui se présenteront au fur et à mesure au cours des initiations majeures.

Lorsqu’un homme veut absolument, par un engagement total, s’asseoir comme le sphinx, décider de servir les hommes et les Dieux, y investir toute son énergie, si le Maître se présente et lui dit : Arrête de faire telle chose, l’énergie que je t’envoie pour servir, pour guérir, pour aider, soulager, ne va pas avec cette activité trop basse que tu pratiques. Le disciple, qui a cet engagement inébranlable du sphinx, trouve la force d’accomplir ce sacrifice. Il regarde son Maître et lui répond : Ceci est ta parole, ceci est l’exigence, alors cela devient mon exigence, et cela devient ma parole. Vice, éloigne-toi de moi, tu n’existes plus.

En fait, l’alchimie n’est pas plus compliquée que cela. Se détacher des illusions, ce n’est pas plus difficile que cela. Mais ce qui fait que l’homme trouve la chose douloureuse, compliquée et parfois même inaccessible, c’est qu’il n’a pas soulevé en lui cet ouragan de force, donc la conviction, la détermination qui font de son engagement une seconde nature, puis plus tard, une nature à part entière.

Je ne dis pas cela pour que chacun devienne le superman de la spiritualité, ni même pour stimuler en vous des énergies comme la force, la volonté, la détermination connue du monde profane. Absolument pas, ce ne sont pas les mêmes énergies. Lorsque je fais ce discours, il est à parier et même à jurer, que dès demain, des individus vont utiliser leur volonté pour accomplir cet engagement, et au lieu de se libérer, ils vont enfermer dans des placards les fantômes, les vices, qui vont continuer à hurler, à essayer de les hanter, à dévisser la porte pour sortir. Il ne s’agit donc pas de la même volonté.

La volonté du monde profane et la volonté du monde spirituel ce n’est pas la même.La volonté du monde spirituel c’est la force que comprend, qu’éveille un individu lorsqu’il sait que tout ce qu’il a à accomplir sur cette terre, c’est la réalité, lorsqu’il sait que ce qu’il doit devenir sur cette terre, c’est un Dieu incarné. Ce n’est donc pas une force, avec l’énergie que cela suppose, comme celle d’un taureau qui veut et qui se détermine à obtenir. C’est plutôt, au contraire la force de l’oiseau qui détient la seule force existante. Regardez-le dans son vol. Il monte et il étale ses ailes pour rester en altitude. De la même manière l’homme doit monter et étaler son esprit pour garder l’altitude atteinte, donc pour rester dans la Réalité, dans la Vérité. C’est cela la véritable volonté.

Bien sûr, sur la terre, celui qui a énormément de volonté personnelle va pouvoir aller plus vite que celui qui n’en a pas, mais au ciel, non, parce que ce n’est pas la même énergie. Pour aller au ciel, il s’agit d’une volonté intérieure alors que pour marcher sur terre, il suffit d’avoir une volonté extérieure, qui est facilement comparable à l’énergie dégagée par des efforts musculaires.

Nous avons vu la première qualité, l’engagement. Pour y rester un point focal d’émanation d’énergie, comme il a été dit dans la question, il faut accomplir les heures de transformation. C’est à ce moment-là où chacun, en fait, se construit lui-même, où tout ne dépend que de vous, si vous êtes capables d’accomplir toute l’alchimie dont votre niveau initiatique a besoin pour se surpasser.

Vous allez me dire, pris individuellement, nous ne savons pas qui nous sommes, nous ne connaissons pas notre niveau, nous ne savons pas qui est notre Maître, quel est notre rayon. Comment faire alors pour accomplir cette alchimie ?

Vous voyez comme vous vous perdez dans les détails. Il ne faut pas réfléchir en ces termes-là, car les temples, les moyens initiatiques, les sagesses, les méditations, ne vous ont pas été donnés pour vous saouler, comme avec une trop forte liqueur et vous perdre finalement dans un nuage. Vous devez accomplir ce que le destin vous envoie à accomplir. Donc, soyez vigilants, à l’écoute et sachez recevoir.

À l’heure actuelle il y a dans le monde et presque dans chaque ville suffisamment de temples pour réaliser sa spiritualité. Mais les gens ne sont jamais contents, appartenant à un groupe et si à l’intérieur de ce groupe une personne porte des moustaches, alors qu’ils n’aiment pas cela, ils ne vont plus dans ce groupe. Il suffit qu’ils aient vu quelques mauvaises ou de trop bonnes manières, pour qu’ils se sentent complexés, et qu’ils quittent le groupe.
« Ce groupe ne me convient pas, je ne m’y sens pas bien. Il me faut des gens comme ceci ou comme cela pour communier ». Et ainsi, malgré tout ce que les guides ont mis à disposition pour l’avancement des hommes, ceux-ci, se trouvant toujours une bonne raison, au fur et à mesure des siècles, repoussent ces choses. Finalement, comme ils ont les poches vides et les pieds plats, ils viennent taper à la porte des Dieux : « Est-ce que tu ne pourrais pas créer quelque chose pour nous qui avons envie d’évoluer ? »
Tout existe, les plats sont déjà prêts. Alors ne faites pas la fine bouche et mangez les plats qui existent, et lorsque les plats seront finis, on pourra en amener d’autres. De la même manière que fait la maman à l’enfant qui veut le dessert avant d’avoir mangé la soupe, « mange l’entrée et ensuite tu auras le dessert. » Il s’agit de la même chose. Il ne sert à rien, je vous l’affirme, d’avoir une méditation personnelle, un guide bien personnel pour surveiller vos couleurs ou vous faire des manifestations, si vous n’avez pas su contenir et communier avec toutes les énergies qui sont mises à votre disposition. Comment un Maître pourrait-il vous donner une énergie qui ne se soit pas encore manifestée ? Vous n’arriveriez pas à la contenir.Lorsque vous venez demander une nouvelle méditation, de nouveaux renseignements, qu’est-ce qui vous stimule ? Réfléchissez à la chose et vous comprendrez davantage votre nature. L’homme cherche toujours de nouveaux cultes, car à l’heure actuelle la méditation devient un véritable culte. Aujourd’hui on va à la méditation comme autrefois on allait aux vêpres. Et chacun veut la sienne, comme chacun recevait son hostie.

Dans votre démarche spirituelle, vous devez écarter toutes les illusions et toutes les impulsions qui pourraient ne faire naître que des moments d’une ancienne nature. Il faut aussi les anéantir. Lorsque vous voulez une nouvelle méditation, ou votre méditation, c’est en fait, parce que vous voulez un culte. Rien qu’à cause de cela, aucun Maître ne vous la donnera. Alors que si vous ne cherchez rien et que vous accomplissiez déjà comme vous le pouvez, même si vous ne demandez rien, le Maître viendra vous donner votre méditation. Le Maître est celui qui répond à la réalité et non pas à la demande de l’illusion. Un Maître ne viendra jamais vous donner un enseignement ou une méditation si dans votre esprit, ce qui stimule votre demande, est en fait une réaction de culte. Il va d’abord tuer le culte.

Il ne peut pas donner son enseignement, la méditation, si en fait, l’esprit est aussi ancien que l’esprit des pharisiens, aussi limité que l’esprit des gens du moyen âge, et aussi apeuré que sous l’inquisition. Il faut donc changer cet homme, pour qu’il puisse ensuite, recevoir la méditation. La nécessité actuelle est ainsi.

L’homme doit avant tout être nouveau pour recevoir quelque chose de nouveau. Rien n’arrivera de nouveau tant que l’homme ne sera pas nouveau, sinon, le vieil homme ne comprendra rien à ce qui lui arrive. Et au pire, s’il comprend un petit peu, du moins s’il accepte, il effectuera cette nouvelle mutation avec l’ancien entendement, et cela ne l’amènera nulle part. C’est comme si vous mettiez au volant d’une très belle voiture de luxe, avec d’énormes possibilités de vitesse, un petit grand père qui n’a eu qu’une deux chevaux à conduire. Quelle que soit la capacité de la grande voiture, ce grand père conduira lentement sur la route. Alors autant renouveler cet homme-là, autant lui faire retrouver une jeunesse avant de lui donner ce nouveau véhicule. Faute de quoi, qu’il continue dans son ancien véhicule, car en fait, c’est celui-là qui lui convient.

À l’heure actuelle, beaucoup de gens réclament à cor et à cri un nouveau culte. Ils mourront sans l’avoir, parce que cela n’est pas notre volonté. À l’heure actuelle, la grande énergie qui s’abat sur la terre, est une énergie de libération. Alors, tous ceux qui veulent encore de petites méditations, de petits enseignements, de petits ceci, de petits cela, resteront dans leur petite boîte avec leurs petits ceci et leurs petits cela. Les autres vont être occupés à ouvrir de plus en plus leur boîte pour découvrir l’immensité existante. Le principe des hommes est de passer d’un cube à l’autre, d’une petite boîte à une autre petite boîte, d’une prison à une autre prison, d’une inquisition à une autre, d’un culte à un autre.
Liberté, rien d’autre ne doit arriver aux hommes en ce moment, et pour obtenir cette liberté, il faut vous ouvrir et commencer à vous ouvrir d’abord par ce centre que vous appelez le plexus solaire.

D’où viennent les petitesses des hommes ?

Elles viennent principalement d’un plexus solaire complètement crispé, étouffé par des problèmes, par des peurs, par des traumatismes, par les complexes, par ceci ou par cela.

Automatiquement les hommes ne reçoivent pas ce grand champ d’énergie. Le manque d’envergure est la plus grande maladie des hommes. Car même s’ils n’avaient pas d’amour, du moment qu’ils en auraient l’envergure, les hommes seraient encore meilleurs que ce qu’ils sont aujourd’hui.

Regardez ce qui se passe à l’intérieur d’un petit homme, qui n’a que de petites réactions, à cause de tel complexe, tel traumatisme, telle peur et telle phobie. Toutes ces choses ensemble font un caractère, et lorsque cet homme vit, lorsqu’il est en mouvement, toutes ses réactions vont être limitées par ce caractère. Il ne restera rien de son élan à assumer, à être responsable, à aimer les autres. Si bien que l’être qui est profondément complexé, lorsqu’il va ressentir la nature de l’âme, l’énergie d’amour, le besoin de communiquer, il va se trouver amputé à quatre-vingts pour cent de l’énergie que lui envoie son âme, parce que toute sa psychologie va dire non : « Celui-là, m’a regardé de telle manière, il me sous-estime. De toute façon je sais que je ne suis rien, que je ne vaux rien. » Et si quelqu’un a le malheur de le mal juger, il se trouve profondément blessé, et se met en colère.
Et la liberté dans tout cela ?

Que peut faire la liberté dans tous ces drames humains ?
Car ce sont des drames humains, et le drame humain ne va pas plus loin que les illusions. L’homme se martyrise à cause de ses illusions.

Qu’importe que l’on dise du mal de vous. L’autre a aussi le droit de penser cela de vous. Donnez-lui cette liberté, et accordez-vous la liberté de vous croire différent de ce qu’il dit. Accordez à chacun cette liberté et ainsi vous allez découvrir que vous bénéficiez d’un immense champ de liberté. Si vous ne l’accordez pas à l’autre, comment pourriez-vous en bénéficier ? La tolérance commence ici.

Nous avons beaucoup parlé de la tolérance. Il est dit que : la tolérance, c’est accepter de ne rien dire lorsque l’on entend des propos avec lesquels nous ne sommes pas en accord, et que l’on aurait envie de contredire. Je suis tolérant, je ne dis rien.

Que se passe-t-il ensuite avec le temps ?

L’individu devient grognon, se renferme, devient agressif, et davantage avec ceux qui lui font du bien qu’avec ceux qui lui font du mal. Et un jour, il finit par être malade, se déclenche des ulcères, des calculs dans les reins, un cancer, la chute de ses cheveux, la baisse de sa vue, et il va accuser les Dieux de ne pas lui avoir fait un corps parfait et de ne pas s’occuper assez de la structure sociale.

Les Dieux ne peuvent rien pour améliorer ce qui existe, parce que cela est parfait. Par contre, vous, vous avez tout à améliorer pour découvrir que tout est parfait.

Améliorez votre vision, au lieu d’avoir une demi-douzaine de lunettes sur le nez. Celle du traumatisme est rouge et fait tout voir en rouge, celle du complexe est noire, celle de l’ambition est jaune et rend tout jaune. Ainsi, chacun se promène avec une multitude de lunettes. Comment voulez-vous que l’œil de l’âme puisse voir le paysage, tel qu’il est, à travers tous ces verres de différentes couleurs et déformants en plus ? Impossible !

Jusqu’à ce qu’au fur et à mesure des souffrances et des douleurs, l’homme découvre l’inutilité de ces douleurs et de ces souffrances, alors il enlève une paire de lunettes. Il se dit : « finalement ce traumatisme, qu’est-ce que j’en ai à faire ? Pourquoi est-ce que je lui permets de me gâcher la vie jusqu’à quatre-vingts ans ? Je l’enlève. » Et automatiquement, sa vue s’améliore.

Et puis, il lui arrive un autre événement, il comprend l’inutilité de la douleur, il se détache, il devient sage, et il se dit : finalement ce complexe-là n’existe pas, c’est moi qui lui accorde une existence, parce que je crois profondément que je ne vaux rien, ou que je vaux énormément, et que l’autre est en train de vivre la même comédie, qu’il est aussi prisonnier de ses fantasmes, de son délire.

Donc, je n’ai pas à vivre dans le regard de l’autre, puisque l’autre est tout autant perdu dans son délire et sa comédie. S’il me croit inapte, ce n’est sans doute pas la vérité, puisque c’est son délire. Puis, il enlève une autre paire de lunettes, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il contemple de ses propres yeux ce qui existe, ce qui est. À ce moment-là, il ne se trouve ni laid, ni beau, ni inférieur, ni supérieur, même ces notions n’existent pas. Il se contente de se trouver comme il est, c’est-à-dire qu’il est Dieu.

Il y a beaucoup d’hommes, qui pour contre balancer un complexe d’infériorité, vont créer, par la pensée qu’ils appellent positive, un complexe de supériorité, et un jour ils finissent par s’effondrer.

Ce qui est à découvrir ce n’est pas que vous êtes trop petits, ni que vous êtes très grands, ce que vous avez à découvrir c’est que vous êtes tout. C’est complètement différent. Lorsque l’on dit que l’homme est Dieu, on ne dit pas de l’homme qu’il est très supérieur. Si vous avancez sur le chemin avec cette idée-là, vous n’arriverez nulle part. Attention aux nuances qui font les gigantesques incompréhensions.

Vous n’avez pas à vous croire supérieur parce l’être humain paraît inférieur, donc Dieu est forcément supérieur. Imaginez simplement que votre nature divine est tout, et ainsi vous aurez la nuance exacte. Ainsi, lorsque vous penserez à votre âme, vous la penserez telle qu’elle est vraiment. Elle est tout, elle est l’atome, elle est l’arbre, elle est le ruisseau, l’oiseau, elle est aussi les Dieux dans le ciel, elle est l’arc-en-ciel, elle est tout. C’est l’universalité qui doit être comprise, pas la supériorité.

Il est d’ailleurs dommage de voir toutes les incompréhensions qui se bousculent dans le mental des jeunes disciples. Il faut voir toutes les notions absurdes qu’ils entretiennent, par la non-compréhension.
Pensez toujours et le plus possible, à la ligne droite tracée sur un ciel blanc, et rappelez-vous toujours que la plus belle et absolue expression de la divinité c’est cela, une ligne droite dans un ciel blanc, sans superflu. L’absolu, ou comme vous dites vous-mêmes : je ne veux ni ce qu’il y a en bas, ni ce qu’il y a en haut, donnez-moi le meilleur, et le meilleur c’est l’absolu. Il n’y a rien à imaginer à son propos, parce que c’est l’équilibre.

Alors tous ces disciples qui arrivent avec ces histoires de degré, de supériorité, de ceci, de cela, lorsqu’ils arrivent à la porte du temple, le Maître leur dit : « écoute, arrête, quel est ce bruit que j’entends dans ta tête ? Va gommer toutes ces fausses définitions. Retourne et revient avec un mental un peu plus calme. » L’équilibre, l’absolu, la ligne.

Question 2 (retour liste 👆)

L’Humanité va franchir un grand pas dans son évolution d’ici quelques années. Est-ce que cela veut dire que tous les hommes le franchiront ? Que va-t-il advenir de ceux qui le franchiront et de ceux qui ne le franchiront pas ? Comment s’y préparer et évoluer dans ce sens ?

Réponse

Tout ce que je voudrais dire en complément, c’est qu’il ne faut pas que ceux qui imaginent ne pas faire partie des meilleurs de ce monde génèrent une peur intérieure, la peur de ne pas pouvoir passer le cap du nouveau monde, passer la frontière de ceci, la barrière de cela, de périr dans les flammes, dans l’eau, et dans tous les problèmes.

C’est pour cela que je refuse absolument des discours qui visent justement à départager les hommes entre les bons et les moins bons. Naturellement et inévitablement, ceux qui vont réussir vont persister dans la vie et les autres s’en iront avec celle qui est en train de partir.

Mais en même temps que je le sais et que je l’avoue, je veux le contredire et prétendre que tout le monde a le devoir de passer dans cette nouvelle vie. Je ne serais pas quelqu’un qui vous aime, si je prétendais l’autre vérité qui est pourtant la seule.

Mon devoir n’est pas de départager le bon du mauvais, n’est pas de dire attention aux gens de bonnes compréhensions et de bonne compagnie, nous sommes les meilleurs et nous persisterons. Non, au contraire, je veux être avec ceux qui ne vont pas persister. Donc, si vous êtes quelqu’un de véritablement instauré dans la hiérarchie, de véritablement accompli dans l’œuvre du bien, sachez que vous ne m’intéressez pas du tout. Mon travail ne vous concerne pas. Je ne vous regarde pas, vous ne m’intéressez pas.

Dès lors, je veux que les choses soient claires, nous ne sommes pas là à parler entre gens de bonne compagnie parce que nous avons la même âme, parce que nous avons le même destin, ou bien parce que vous m’avez reconnu et moi de même, et qu’on ira ensemble au ciel. Non, pas du tout Si je veux être ici et rester ici, c’est parce que la seule valeur du travail réside dans la nécessité que concrétisent ceux qui n’ont rien entendu, rien compris et qui résistent à l’appel.

Donc, je veux absolument détruire ce nouveau snobisme qui est en train de naître : "Nous faisons partie des élus. Regardez-moi, je crois, je vais survivre, je ne risque rien, parce que moi je crois en Dieu, parce que j’accomplis le bien, parce que je suis guérisseur, voyant, parce que j’aide ma voisine et que je ne lui demande jamais un franc."
Celui qui accomplit toutes ces choses, qui croit qu’à cause de cela il va survivre, sera le premier à mourir.

N’oubliez pas ce qu’a dit un de nos plus grands frères :
« Si tu veux garder ta vie, tu la perdras, et si tu la donnes, tu la gagneras. »

Donc, moquez-vous de votre propre mort, moquez-vous de votre état d’élu ou pas. Ce qui compte, ce n’est pas ce que vous êtes, puisque lorsque vous avez acquis, vous vous en moquez éperdument. La chose acquise n’est pas une satisfaction. Comme je l’ai dit tout à l’heure, elle est un état naturel.

Donc, on ne contemple et ne sourit pas face à l’état naturel que l’on a enfin découvert. L’homme qui a cessé d’être un imbécile ne va pas crier sur tous les toits qu’il est enfin devenu intelligent. Sinon, il avoue qu’autrefois il a passé sa vie à être un imbécile. Et celui qui affirme être un élu, ou bien qui chérit cette certitude au fond de son cœur, n’a rien compris. L’élu n’y pense même pas, car il est dans un état, pour lui, naturel.

Par contre, son seul souci, c’est d’aller aider celui qui n’a pas compris le naturel divin qui existe en lui.

Je vous interdis de répandre à travers le monde cette histoire : que ceux qui ne sont pas assez divins vont mourir, et que les autres vont persister. Je vous l’interdis.

Vous ne faites pas mon travail en faisant cela. Vous faites le travail de celui qui est le contraire de moi. Parce que vous créez la peur, vous générez la peur, et il y a assez de peur dans le monde.

Savez-vous qu’une peur peut complètement paralyser un jeune disciple qui est en train de naître. Cela peut couper tous ses efforts, toutes ses énergies et le rendre presque comme paralysé et enfermé dans une léthargie l’empêchant de bouger.

La peur est un immense cancer. C’est le plus sûr moyen d’attirer le diable. C’est d’ailleurs ce qui fait que certains mages finissent par se faire croquer, parce qu’ils ont peur, et l’entité qu’ils viennent d’appeler trouve une porte géante pour entrer en lui et le détruire.

La peur, sachez-le bien, c’est l’annihilation de l’âme. C’est-à-dire que lorsque quelqu’un est dans un état de peur, il n’a plus recours aux énergies de son âme, il est complètement coupé de son âme, il est pratiquement le contraire de son âme. C’est pour cela, qu’il ne faut pas générer la peur, et nous réglerons les comptes avec ceux qui la génèrent, et ils reviendront pour purger ce compte négatif.

Vous devez générer l’espérance, la force, tous les aspects positifs en un homme pour qu’il puisse avancer. À quoi cela sert-il de dire qu’il y aura tant de morts et tant de survivants ? Automatiquement, ceux qui auraient eu la chance de faire partie des survivants seront à coup sûr parmi les morts, parce qu’ils n’oseront plus bouger, ils n’auront plus aucune énergie pour faire un quelconque mouvement.

La force, la capacité de devenir en fait un disciple leur sera coupée. Vous devez générer l’espérance, la force, même si vous devez passer pour cela, pour des disciples un peu bêtas. Qu’importe. Dieu vous connaît, Dieu connaît votre véritable visage.

Les hommes disent: « Celui-là est bêta, il ne parle pas de catastrophes, il ne connaît rien à la science ésotérique, il ne connaît rien à ce qui doit arriver sur la terre, en tout cas, il n’est pas inspiré. Je vais aller écouter, croire, suivre ou lire celui qui va me dire que dans tel endroit il va y avoir des tremblements de terre, qu’à tel endroit une bombe atomique va exploser, qu’à tel endroit des hommes vont s’égorger, que les femmes ne pourront plus avoir d’enfant.» Tout cela plaît aux hommes.

De la même manière que cela fait partie de leurs journaux, il faut que cela fasse partie du bulletin d’information de la hiérarchie cosmique. Attention, avis à tous les disciples, une bombe atomique va exploser. Prière de vous dégager, prière surtout d’avertir ceux qui vont mourir de faire leurs prières.

Nous ne voulons pas travailler de cette manière. Nous ne cherchons ni à dire des choses utopiques, ni à cacher la vérité. La vérité arrivera de toute manière. Mais la vérité dépend toujours des hommes. La vérité dépend toujours du cœur de l’homme, même si elle vient, même si elle est déjà là, même si elle frappe la plupart des gens. Le fait de donner aux hommes un aspect d’espérance, va peut-être permettre à dix personnes de gagner le paradis. Est-ce que cela ne vaut pas l’effort, est-ce que cela ne vaut pas le coup ?

Dans d’autres pays, ils ont une histoire que je vais vous raconter, pour que vous compreniez bien et que vous puissiez la transposer à tous les moments de votre vie, et pas simplement dans l’entendement des choses spirituelles.

Il y avait un père qui vivait à la campagne avec ses enfants dans une grande maison. Il allait chaque jour gagner sa vie dans un village éloigné et il laissait les enfants s’amuser tout seuls à la maison. Un jour, comme il rentrait du travail, ses enfants sont venus en courant et lui ont dit : « papa, il est temps que tu nous achètes des jouets, maintenant nous sommes grands et nous avons besoin de nous amuser avec les créations du monde.»

Mais le père qui avait peu d’argent n’arrivait jamais à les satisfaire, et chaque soir il revenait et chaque soir les enfants couraient vers lui en lui réclamant des jouets et chaque fois il avait les mains vides.

Jusqu’au soir où le père en marchant sur le chemin qui le ramenait à la maison, a vu dans le lointain des flammes. Alors, pris de panique, il se met à courir, et il voit bien que c’est sa maison qui est en flammes. Les enfants, à l’intérieur, ne s’apercevaient pas qu’il y avait le feu, parce qu’ils jouaient, parce qu’ils riaient, parce qu’ils étaient inconscients.

Le feu gagnait toute la maison et le père ne pouvait pas entrer pour les sauver, les enfants ne pouvaient qu’en sortir.

Alors, il s’est dit, que vais-je inventer? Il se mit à les appeler : « Venez les enfants, j’ai des jouets pour vous, j’en ai plein la charrette et de toutes sortes, de toutes les couleurs ». Alors les enfants qui n’étaient pas conscients du danger du feu, ont entendu la voix du père et ils sont sortis de la maison. Lorsqu’ils ont vu le père sans jouet, ils n’ont rien compris au mensonge, mais le père était heureux d’avoir sauvé ses enfants.

Il faut savoir quelquefois créer des petits mensonges, qui ne sont pas vraiment des mensonges, mais qui sont un moyen de sauver quelqu’un. Ainsi, il faut créer de toutes petites vérités pour que l’homme puisse continuer à vivre dans la grande vérité.

Question :
Il nous est demandé l’action héroïque, pour réaliser le grand service que les Maîtres réclament, en sachant que le pouvoir est sacrifice. Ils insistent aussi sur l’amour, le silence, la beauté. Quelle est notre tâche future et comment l’accomplir ?

Nous venons d’en parler longuement. De toute manière, celui qui est un disciple, au fond de lui, n’a pas besoin que je lui dise quoi que ce soit. Il reçoit ces informations depuis le haut, depuis son âme, depuis son Maître et il sait ce qu’il a à accomplir. Donc, nous devons parler pour ceux qui doivent devenir disciples et pour eux les exigences n’ont pas changé. Elles sont celles qui viennent d’être résumées et tout ce dont nous avons parlé aujourd’hui et par les autres depuis les millénaires.

Question 3 (retour liste 👆)

La Bible nous parle des Élohims. Ceux qui sont venus du ciel étaient-ils des extraterrestres au sens où nous l’entendons ? En ce qui concerne les extraterrestres, qui se déplacent dans des engins spatiaux, quel est leur but ?

Réponse

Il faut savoir si tu veux que je parle des Élohims ou des extraterrestres, parce que les discours sont différents. Parlons des Élohims.

Les Élohims, en tout cas ceux qui sont décrits dans la bible, ne se rapportent pas du tout aux extraterrestres. Mais ils se rapportent à des esprits extraterrestres, ça, oui. Mais qu’entendons-nous à ce moment-là par extraterrestre ?
Donc, tout ce qui est hors de la terre et qui est très loin dans le cosmos, pas le voisin de l’autre planète ou de la galaxie d’à côté.

Dans les différentes religions, dans les livres de sagesse, les Dieux qui ont participé à la formation du monde et de l’Humanité, portent les noms que la langue et la culture de ces religions et de ces livres de sagesse pouvaient traduire et l’exprimer au mieux. Les Élohims font référence aux grands Archanges de l’Humanité, qui veillent au développement de l’Humanité. Mais à ne pas confondre avec les Archanges de la Bible, car c’est autre chose.

Il faut bien comprendre, que dès qu’on essaie d’expliquer à un être humain ce qu’est une entité cosmique, automatiquement, toutes ces notions se mélangent, car la nature de ces êtres est d’une telle envergure, qu’on peut facilement les confondre avec des Archanges, à cause de ce que l’on imagine à propos de l’Archange.

Qu’est-ce qu’un Archange ?
L’Archange est un bâtisseur, il exécute la construction. l’Élohim est son père et le père décrète le plan. L’Archange exécute le plan. Donc, l’Élohim est en quelque sorte le père hiérarchique de l’Archange, même du plus grand. Les Élohims, comme je viens de le dire, sont les pères architectes de l’Humanité.

Qu’est-ce que cela veut dire, lorsque l’on prétend que Dieu est le père de tous les hommes et que Dieu a tout créé par son esprit, par l’énergie intelligente ?

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le Dieu unique existe, ce qu’aucune religion, ou culte ne peut nier. Il n’y a que les esprits étroits qui trouvent le moyen de nier son existence ou de le multiplier. N’oubliez pas que la plupart du temps, les raisons de toutes ces argumentations, la racine profonde de tous ces petits problèmes, qu’ils soient intellectuels, moraux ou ésotériques, viennent du manque d’envergure et de compréhension des hommes qui discutent de cela.

Lorsque quelqu’un affirme que l’Élohim est ceci et que Dieu est cela, qu’est-ce que l’Élohim en a à faire et qu’est-ce que Dieu en a à faire? Cela ne change pas leur nature, mais cela crée des problèmes immenses entre les deux hommes qui sont en train d’en parler.

Les Élohims et les Dieux regardent ce que l’on fait à cause de leurs noms, regardent dans quelle bagarre les hommes se sont embrouillés à cause de leurs noms. C’est ce qu’on appelle les guerres de paroisse, et cela continue depuis des siècles et des siècles et cela durera encore bien longtemps, tant que l’homme n’aura pas accepté qu’il doit être renouvelé, être instruit, de se remettre constamment en question.

Alors il verrouille, il s’enferme, il met un toit, des murs et un plancher et il fait sa petite boîte, quel que soit le nom ou la religion, mais il est tranquille dans sa petite boîte. Il est bien au chaud, et il peint les murs avec ses convictions et son credo.

Vient un jour celui qui en a assez de le voir enfermé dans sa petite boîte, parce qu’il ne peut même pas parler à son fils et à chaque âge lui dire une vérité supérieure. Il s’approche avec l’intention d’instruire, avec l’intention d’aimer et avec l’épée, il coupe la boîte.

Alors, celui qui est dans la boîte se dit : « ce n’est pas le Christ, ce n’est pas Jésus, ce n’est pas le prophète, ce n’est pas le messie, c’est un assassin, c’est un destructeur. Il faut le tuer, il faut s’en détourner, il faut le détruire. Est-ce qu’il croit qu’il va pouvoir casser comme cela ma petite boîte? » et il essaie de la recoller.

Mais voila, le messie a toute la patience du monde, il s’approche une nouvelle fois et avec son épée, il coupe de nouveau.

Le petit homme qui est dans la boîte, fini par se poser des questions, la peur le ronge. Il se dit : « Tout s’en va, plus rien n’existe, même ma boîte s’étiole. Je n’ai plus de conviction, je ne sais plus qui croire, quoi croire, où aller, qui suivre et dans un grand délire il se tient la tête dans les mains et il se met à hurler. »

Le Messie range son épée, croise les bras et le regarde. Et lorsque le petit homme a fini de crier, il le ramasse. Le petit homme tellement épuisé par sa peur et son délire, ne s’aperçoit même pas que le Messie est là et l’a ramassé, que l’énergie du Christ est là. Ce n’est que bien plus tard, lorsque la main du Christ l’aura déjà reposé, qu’il s’apercevra qu’il a été béni. À chaque âge, c’est la même histoire.

Revenons à nos Élohims.

Ils sont les pères constructeurs de l’Humanité, ils sont les différents aspects du visage de Dieu. Ce qu’il faut comprendre, c’est que le Dieu qui vous est le plus accessible, c’est-à-dire, celui qui continue à habiter votre univers local, ce Dieu solaire, pour pouvoir en quelle que sorte accomplir son acte créatif, et surtout remplir sa responsabilité de porter la vie jusque dans le plan le plus bas, se divise en plusieurs aspects, en plusieurs faisceaux, en plusieurs visages, en plusieurs rayons.

En même temps que ces aspects créent une unité, chacun de ces aspects vit de manière individuelle, assume sa spécialité, et crée à son tour une hiérarchie d’êtres. C’est cette petite hiérarchie d’êtres, de l’Élohim le plus grand au plus petit esprit de la nature, qui crée un plan physique. C’est pour cela que vous voyez autant de diversités dans la nature, dans les formes, dans les animaux, comme dans les êtres humains. C’est pour cela, par exemple, que vous voyez des guêpes et des abeilles, des fourmis rouges et des noires, des dauphins et des requins.

Pourquoi toutes ces choses ?

Parce que chaque élément, chaque département en quelque sorte de cette hiérarchie a son droit de création et assume ce droit de créer, mais chacun ne crée que d’après sa nature.

Un artiste ne va pouvoir créer que d’après ce qu’il est dans l’esprit, dans le cœur et dans le ventre. S’il est un artiste torturé, son œuvre sera torturée, s’il est un artiste noir, son œuvre sera noire, s’il est un artiste libéré, il va créer la liberté.

Ainsi dans la hiérarchie, étant donné que du plan physique tout sert de projection à toutes les entités restées dans le non manifesté, ces entités vont créer en égale mesure avec leur aspect intérieur, leur capacité, leur forme, leur entendement, leur vibration. Mais, puisque telle est la loi dans l’univers, la loi du karma, c’est-à-dire que l’on est responsable et que l’on doit assumer ce que l’on fait, chacune de ces créatures doit s’incorporer dans sa création, l’infiltrer, veiller à son développement, veiller à ce que son plan se poursuive à travers les saisons, les siècles, lui insuffler le prana propre à perpétuer sa vie et ainsi, sa création devient son corps. Dans la nature, vous connaissez l’existence des esprits de la forêt, de la terre, de l’eau, et du feu.

Les entités qui se manifestent à travers le feu, l’eau, l’arbre, la terre, l’air, sont des entités qui existent à l’état non manifesté, et si vous pouvez les voir pour ceux qui sont clairvoyants, c’est parce que l’eau, la flamme, la terre, servent de corps de manifestation à ces êtres-là.

Alors, il est normal de se poser la question : On parle des entités du feu, mais je ne comprends pas où sont ces entités du feu, puisque tant qu’il n’y a pas la flamme, ces entités ne sont pas visibles, ne sont pas manifestées. Je comprends qu’il y ait l’esprit de la terre, l’esprit des arbres, parce que l’arbre est là, il pousse, il reste, donc l’esprit arrive, demeure, mais l’esprit de l’eau, il faut bien que la pluie arrive, pour la flamme, il faut bien que quelqu’un ait allumé le feu.

Il y a une armée d’êtres invisibles, immense, énorme, inimaginable aux alentours. Si vous pouviez sentir un seul instant la population invisible qui existe autour de vous, vous seriez étonnés. Ce qui fait, qu’immédiatement sur le plan physique, lorsque s’anime une petite flamme, tous les esprits du feu en profitent pour jouer avec, pour s’incorporer en elle, parce que c’est le moyen pour eux de s’incarner, de se projeter, de sentir la matière et d’acquérir, même si ce n’est que pendant une seconde une évolution. Il en est ainsi pour tous les esprits de la nature et des différents règnes.

À force d’acquérir de l’évolution par la manifestation, ces êtres invisibles font en même temps évoluer les corps à travers lesquels ils se manifestent. Ce qui fait que la plante carnivore, vénéneuse qui existait à l’ère préhistorique, ne se manifeste plus, n’existe plus, a disparu aujourd’hui.

Naturellement tous les scientifiques vont verser une larme. Pauvre plante, pauvre richesse de la nature, elle n’est plus, quel dommage, c’est un trésor perdu pour l’Humanité, pour la recherche, pour la science, et la connaissance de l’homme et de la terre.

Au contraire il faut crier de bonheur, parce que cela prouve que l’homme avance, que l’évolution générale de la planète avance. Et ainsi les esprits des plantes ont acquis suffisamment d’évolution pour ne plus se manifester à travers des plantes carnivores ou vénéneuses, parce que cet élément-là ne leur convient plus, ne répond plus à leur degré vibratoire et à leur degré d’entendement.

Que se passe-t-il maintenant ?

Il y a des roses, des marguerites, de belles fleurs bien odorantes. Et que voit-on à travers ces belles fleurs ?

On voit de jolies petites fées, fines, belles, heureuses, pleines de joie. Mais à l’époque où ce même esprit habitait une plante carnivore, la petite fée ressemblait à la carabosse. Ainsi, il n’y a pas que l’homme qui a droit à la vie et à l’évolution. Toute la hiérarchie invisible trouve un corps sur la terre pour évoluer, tous ces petits êtres ont droit eux aussi à la manifestation et à l’évolution.

Que fait l’homme au milieu de tout cela ?
Il commence par ne rien comprendre, ensuite il veut faire sa loi et enfin détruire. Ce qu’il ignore, c’est que toutes les hiérarchies sont nécessaires les unes aux autres, et qu’un homme ne peut pas vivre sans la hiérarchie des petits Dévas de la nature, c’est impossible, comme la hiérarchie des Dévas de la nature ne peut pas vivre sans la présence de la hiérarchie des hommes. Ils ont besoin de communication et de transfert de l’énergie des uns envers les autres. Que ferait un homme sur la terre s’il n’y avait que cailloux et terre sèche ?

Il mourait très vite, parce que le prana, la vitalité de la nature n’existerait pas, son corps ne serait pas alimenté, et il mourait.
Pour vivre, l’homme doit cohabiter avec toutes ces hiérarchies. Mais il n’accepte pas de vivre à côté de son voisin qui manque de spiritualité, qui a de petites réactions. Il n’admet pas non plus de vivre, de collaborer avec les petits esprits de la nature qui ont le même problème que son voisin, et qui, au lieu de se manifester par de belles roses ou par de beaux légumes, se manifestent en parasite de la fleur et du légume.

Alors, il se dit : Dieu imparfait qui a créé un monde imparfait, je vais corriger tes erreurs, je vais créer les insecticides et il en met sur les légumes, sur la fleur, au risque de se rendre malade et de faire dégénérer toute une race.
L’homme s’aperçoit que cela ne règle pas le problème, que le parasite se transforme, qu’il s’en crée de nouveaux, ou qu’arrive une plus grande catastrophe. C’est à cause de la cohabitation des hiérarchies.

Ainsi, lorsqu’il arrive, par exemple, une grande inondation, naturellement, l’agriculteur qui a tout son champ ravagé par l’inondation, n’est pas heureux. Mais il faut comprendre que, de la même manière que l’homme fini par taper sur les nerfs des Dévas de la nature, parce qu’ils maltraitent celle-ci, parce qu’ils en ignorent les lois, eh bien, de temps en temps, les Dévas, avec la même insouciance, créent les mêmes problèmes dans la vie des hommes. Lorsque l’homme crée le problème dans la vie des Dévas il s’en moque, mais lorsque le Déva crée le problème dans la vie de l’homme, l’homme crie après tous les diables et les Dieux.

Ce qui compte pour avoir une vie harmonieuse, c’est une parfaite collaboration dans la cohabitation. Si vous allez auprès de la nature, si vous la traitez n’importe comment, le Déva va se sentir attaqué, autant que votre voisin si vous vous présentez le matin à sa porte et que vous lui donniez des gifles. C’est ce que ressent un Déva lorsque vous saccagez la nature, lorsque vous ne vous souciez pas de ses lois, qui sont : comment abattre un arbre, comment cueillir un fruit, comment cultiver un champ.

Il est normal, puisque l’homme ne se soucie pas des Dévas, que ceux-ci en viennent à vivre leur vie sans se soucier des hommes. Et d’un seul coup, parce que cela est leur humeur, parce que cela est aussi dans l’alchimie de leurs vibrations, les Dévas des eaux se mettent à gronder dans un lac ou dans une rivière qui déborde. L’homme ne comprend pas, et se dit : qu’est-ce que la vie est dure.

S’il connaissait les Dévas de la nature, la collaboration possible avec cette hiérarchie, il n’aurait pas besoin de cultiver la terre comme je l’ai dit mille fois. Il n’aurait pas besoin de faire attention aux fruits sur l’arbre. Automatiquement, les Dévas, pour aimer l’homme, et par amour pour l’homme, pour lui plaire, feraient en sorte que ses fruits soient les plus gros et les plus mûrs possible.

Mais pour cela il faut de l’amour, il faut participer au règne de la nature. Mais cela vient. Bien sûr, il y a des cycles d’obscurité et des cycles de connaissance. L’homme arrive à un certain moment d’évolution où cela devient possible pour la masse des hommes. Donc, il ne sert à rien que je vous le reproche, car on ne peut pas reprocher à un aveugle de ne pas voir, ni à un sourd de ne pas entendre. Je vous parle de la réalité des choses, sans aucun reproche.

Mais je vous dis, cela va cesser, car de plus en plus, l’homme, en évoluant, va retrouver le respect de la nature. Je ne vous parle pas de la grande vision des Dévas, mais simplement du respect pour tout ce qui vit, parce que tout vit. Lorsque vous cueillez un fruit sur un arbre et que finalement, puisqu’il n’est pas assez mûr, vous le jetez, vous commettez un crime.

Naturellement, je ne veux pas vous accabler de crimes alors que vous avez droit à l’insouciance et l’ignorance, mais pensez à respecter, à vivre en adultes et en disciples responsables. Si vous désirez un fruit, vous pouvez simplement le tenir et constater, par là même, s’il est mûr sans avoir à le décrocher.

Tout vit, et si vous commencez à respecter la vie en toute chose, automatiquement, les milliers de Dévas de la nature vont commencer à vous aimer et à collaborer à votre bonheur. Ils vont arranger la nature comme des enfants disciplinés et heureux, soucieux de faire plaisir à leurs parents. Ils rangent leur chambre, font leurs devoirs, parce que le Déva est comme un enfant.

Le Déva n’a qu’un souci, c’est plaire, aimer et faire du bien. Même si dans sa grande ignorance, avec de grands pieds maladroits, il finit par causer des catastrophes, parce qu’il a droit à son ignorance. Mais sa pulsion profonde est d’aimer, faire le bien. Il est le plus grand collaborateur des hommes, mais ne le connaissant pas, l’homme renonce à son meilleur ami.

Maintenant c’est l’heure de le reconnaître. C’est par des disciplines comme l’écologie, la diététique et toutes ces autres activités, qui sont arrivées en fait dans l’esprit des profanes, donc, c’est en redécouvrant l’amour pour la nature, le respect pour tout ce qui vit, que vous allez devenir alliés avec ces esprits, et vous aurez beaucoup moins de difficultés à vivre, à être en bonne santé.

Parce que la collaboration et la proximité ou non des Dévas provoquent la mort ou la santé de l’homme. Lorsque toute une race dégénère, c’est qu’elle n’a plus la faveur des Dévas. C’est que les Dévas de la nature sont allés ailleurs et ne s’occupent plus de ce corps-là.

Il y a une chose que vous devez savoir, c’est que vous n’êtes pas le seul à habiter votre corps. Il y a vous-même, votre âme, et il y a une sorte de Dévas, que nous nommons un élémental de vie. Cet élémental est incorporé à vous de la même manière que vous êtes incorporés à votre corps. C’est cet élémental qui lui donne l’intelligence.

C’est cet élémental qui fait qu’à tel moment vous n’avez pas envie de manger telle chose parce qu’elle ne vous convient pas. Ce n’est pas la cellule du foie qui vous donne cette science. La cellule du foie est complètement amorphe en taux de conscience, elle ne sait pas qu’elle est vibrante, qu’elle est vivante, elle fait son travail comme une locomotive tire ses wagons.

Par contre ce qui fait que la locomotive tire ses wagons, c’est le chauffeur. Ce qui fait l’intelligence du corps, c’est l’élémental de vie, qui s’incarne en même temps que vous. Lorsqu’une race commence à faire trop d’actes contraires aux lois de la nature, l’élémental de vie se retire du corps, puisqu’il n’a plus droit à la parole, et va plutôt dans la nature servir une belle fleur, une belle tomate, ou une belle courgette, parce qu’il sera en meilleurs termes avec ces légumes-là.

Lorsqu’un homme voit son élémental de vie le quitter, il devient mort, même s’il vit encore. Vous touchez son pouls, il reste faible. Vous essayez de sentir sa vitalité, elle est nulle, et vous vous demandez comment survit-il ?

Donc, aussi bien pour son confort, sa survie, que pour sa santé, l’homme doit collaborer avec les Dévas. Il est un grand honneur pour un Déva de cette catégorie, cet élémental de vie, de cohabiter avec un homme dans un même corps. Pour lui, c’est un moyen d’accélérer son évolution, c’est un moyen foudroyant d’aller plus vite. Donc il cherche des corps, comme des enfants sages, il demande au guide qui vous a permis la réincarnation : est-ce que je peux aller aider ce corps à vivre, est-ce que je peux aider cet homme à vivre, est-ce que je peux avoir cet honneur?

Hors de cette possibilité, il ne peut pas s’incarner en tant qu’élémental. Il lui faudrait attendre des cycles et des cycles avant d’avoir suffisamment d’entendement, d’intellect, d’émotions, de quoi être apparemment humain en fait, et pouvoir véritablement se servir du corps et surtout du cerveau et des différents chakras.

Parce que les Maîtres ne gaspillent pas les corps pour les donner à n’importe qui. Ils ne les donnent qu’à ceux qui savent s’en servir, donc qu’à ceux qui savent utiliser un système cérébral, un système glandulaire, nerveux, et émotionnel. À l’élémental, il ne lui reste que les courges, les tomates et les fleurs, et quelquefois, lorsque cela lui est permis, lorsqu’il est arrivé à une certaine élévation dans la conscience, à une certaine bonne volonté, alors il peut contribuer à la santé d’un homme, à la survie de son corps, et il s’incarne en lui.

C’est lui qui constitue le corps éthérique, ce n’est pas vous, ce n’est pas votre âme. Votre âme a sa lumière et elle ne descend pas plus bas que le corps mental.

Ce qui constitue le corps vital, c’est justement ce petit élémental. Mais ce petit élémental est quelqu’un qui obéit. Ce qui fait que, si l’homme commet des erreurs, qu’elles soient alimentaires, ou de l’ordre de la pensée, de manque de compréhension dans l’alchimie des énergies, automatiquement le petit élémental va copier la déformation ou la carence, alors qu’il serait capable de tenir le corps éthérique beau, rayonnant et fort, il va copier, parce qu’il obéit, comme un muscle obéit à l’ordre du cerveau, aux pulsions de la personnalité avec laquelle il collabore.

Ce qui fait que, pour une raison X, l’homme se prive de telle ou telle énergie en verrouillant un certain circuit, le petit élémental va verrouiller le circuit. Il ne sait pas pourquoi, il ne faut pas le lui demander, il ignore comment cela fonctionne, parce qu’il est inférieur à l’homme et qu’il obéit à l’homme.

Par contre un grand guérisseur, capable de parler à l’énergie, et non pas simplement en venant avec sa volonté et imposer les mains, mais qui parle à l’élémental de vie, peut lui ordonner de se rétablir. Ce n’est pas l’âme qui peut ordonner, ce n’est pas non plus le corps, ni l’un ni l’autre ne sont concernés. Ce guérisseur ne peut parler qu’à la seule intelligence capable d’effectuer l’ordre, et c’est l’élémental de vie.

De la même manière, on chasse le mauvais esprit. Comme l’élémental de vie n’a pas de discernement et de connaissance, parfois, il trouve que la cohabitation devient très serrée et qu’il y a quelqu’un d’autre. Il ne sait pas très bien qui, il ne se défend pas. Il se dit : si le patron tolère la chose, eh bien, moi aussi, je n’ai rien à dire.

C’est ainsi qu’il tolère la cohabitation avec des esprits, des entités très basses de l’astral selon les endroits où vous allez, selon votre nature profonde, ce que vous faites, le vice que vous exercez, selon que vous fassiez de mauvais rituels, de la mauvaise magie, si vous êtes méchants. Par ces degrés vibratoires vous attirez des entités de l’astral, et l’élémental de survie ne peut rien faire pour combattre. Il n’essaie même pas, car il n’a pas de libre arbitre.

Donc, aimez la nature, je ne vous dis pas d’avoir un cœur gros comme ça et demain d’aller caresser tous les cailloux qui seront sur votre chemin. Le respect de la vie est une chose neutre. Il existe la même différence dans l’action d’un homme qui en fait trop parce qu’il a peur qu’on ne l’aime pas, et l’action d’un homme qui sait ce qu’il doit faire parce que cela est juste.

Lorsque vous êtes vis-à-vis avec la nature, vous ne devez pas avoir un cœur immense qui se dilate et qui palpite: « Ah ! Mon chêne, mon chêne chéri, tu vaux mieux que mon mari ». Le Déva du chêne ne va rien comprendre à cette histoire.

Par contre, si vous allez vers le chêne en considérant que la vie existe en lui, aussi bien qu’elle existe en vous et que vous la saluez, alors le Déva va vous comprendre, va collaborer avec vous et vous transmettre toute son énergie, il va être heureux, il va devenir dix fois plus fort et vous donner de l’ombre tout l’été.

Le respect, c’est cela qui compte. C’est cela la véritable nuance de l’amour, car on se trompe souvent à propos de ce qu’est l’amour. On se dit : l’amour, c’est faire battre son cœur pour, c’est se priver pour, se sacrifier pour. Non, l’amour c’est communier avec chaque chose, respecter et accorder la liberté à chaque chose.

En fait, c’est reconnaître le sacré de la vie « UNE » manifestée dans tous les aspects de la vie et en chaque chose. Ainsi, vous aurez la véritable interprétation de ce qu’est l’amour. Si vous aimez votre voisin parce que telle est l’émotion qui enflamme votre cœur, vous ne l’aimez pas, vous êtes épris de votre voisin, vous êtes sous le charme de celui-ci, mais vous ne l’aimez pas.

Si vous lui donnez simplement une résonance sacrée, parce que tel est le Dieu qui vit en lui, alors, vous l’aimez véritablement. C’est cela qui permet à l’initié de se sacrifier. S’il devait se sacrifier à cause d’un cœur qui palpite très fort, en même temps qu’il serait très porté à se sacrifier pour le bien des hommes, il pourrait être susceptible d’avoir peur, car sa démarche serait émotionnelle. La peur n’est que de l’émotion.

Si l’initié a la vision juste, qu’il voit le sacré et l’équilibre manifestés en toute chose, alors il n’a pas peur et il ne souffre pas. Il entre en lui-même, ramasse tout ce qu’il possède et sort tout pour donner, que ce soit son sang ou autre chose. C’est cela le véritable amour.

Pensez-y et essayez de créer en vous cet équilibre, même lorsque vous regardez votre enfant. Les mères ont trop tendance à aimer leurs enfants avec un cœur émotionnel, et dès que l’enfant se détourne de la mère, la mère souffre. Ou bien, si l’enfant ne répond pas aux aspirations de la mère, la mère se détourne de lui. Elle se dit : je ne sais pas à qui ressemble cet enfant, en tout cas pas à moi, et la mère ne supporte plus son enfant.

Alors que, si elle ne voyait dans son enfant que l’âme ouverte et épanouie, dont elle est responsable jusqu’à ce qu’il soit capable de vivre d’après son propre entendement, elle pourrait donner tout l’amour à son enfant, et il ne pourrait jamais tarir. Son enfant pourrait être un grand ingénieur, un grand savant, un grand assassin, elle saurait l’aimer tel qu’il est, et pour ce qu’il est, une note de la symphonie de la vie, il n’y aurait ni honte, ni fierté. Et ainsi, elle lui accorderait la pleine liberté.

Quelqu’un qui ne sait pas accorder la liberté à l’autre, ne l’aime pas. Comme je l’ai dit tout à l’heure, celui qui se vexe et qui contre-attaque, critique, cet être-là n’est pas capable d’amour, parce qu’il n’a pas été capable de donner la liberté.

Lorsque vous êtes face à quelqu’un qui vous critique, qui vous impressionne, vous ne pouvez pas l’aimer. Il n’est pas question de tolérance, de pardon pour essayer d’enlever cette barrière. Tout cela est affaires d’église. Accordez simplement le mot de passe magique qui peut changer votre vie, accordez la liberté aux autres.

Vous êtes face à quelqu’un d’immensément orgueilleux, et qui vous écrase, regardez-le et accordez-lui la liberté d’être orgueilleux, comme vous accordez à un enfant de faire joujou avec son yo-yo. Accordez la liberté à l’autre. Accordez-lui la liberté de vous voir difforme, malhonnête, voleur ou quoi que ce soit d’autre. Sachez qui vous êtes, et ne jouez pas le jeu. Ainsi vous serez capables de découvrir la liberté d’être, et de ne plus croire ce que l’on dit de vous, qui est forcément faux, puisque l’autre ne fait qu’interpréter ce qu’il imagine de vous-même.

Si, par exemple, quelqu’un vous trouve petit, mesquin, ou avare, qu’importe laissons de côté si cela est vrai ou pas, mais analysons la relation de ces deux psychologies. Si quelqu’un vous juge de la sorte, c’est avant tout peut-être, qu’en lui-même existe le même défaut, et qu’il est vrai que l’on ne voit pas la poutre qui est en soi, mais que l’on voit la paille qui est chez l’autre. Si l’on peut voir la paille qui est chez l’autre, c’est avant tout, qu’en soi, il y a une poutre.

Autrement dit, tout n’est que projection. Lorsque vous voyez chez l’autre un défaut, c’est parce qu’il en existe encore en vous-même, sinon vous ne pourriez pas voir le défaut de l’autre.

Alors, vous allez me dire qu’avec cette théorie, on arrive, lorsque l’on est initié, à dire que tout le monde est beau, tout le monde est gentil, parce que moi je suis parfait. Non, ce n’est pas du tout cela. Vous vous rendez compte des limites des autres, mais vous ne les interprétez plus comme des défauts. Vous ne dites plus en confidence à votre ami, si tu savais comme celui-là est avare, il n’y a pas moyen de le rendre généreux. Vous n’avez plus cette démarche, vous ne le qualifiez plus de la sorte, vous ne le qualifiez plus comme quelqu’un ayant un défaut.

En tant qu’initié, vous vous dites : « cet homme a peur de donner, » c’est complètement différent. Être avare et avoir peur de donner ce n’est pas pareil. Lorsque vous dites à quelqu’un qu’il est avare, vous lui envoyez une énergie qui va contribuer à le perpétuer comme un avare et qui ne va pas l’aider à devenir meilleur. Par contre, si vous vous dites celui-là a peur de donner, il a un problème avec le geste d’amour, alors vous n’êtes pas un juge, mais vous êtes un frère qui va pouvoir l’aider.

C’est pour cela qu’il a dit : ne vous jugez pas les uns les autres.
Vous devez vous initier les uns les autres, vous devez vous enrichir les uns les autres. Alors, ne regardez plus les défauts des hommes, regardez depuis cette ligne droite tracée dans le ciel blanc, regardez toute chose avec équilibre et science.

Ne dites plus : il a tel défaut. Dites : il a tel problème, il a telle incompréhension, je vais l’aider. Et mettez-y tout votre cœur. Seulement s’il n’accepte pas votre aide, alors oui, vous avez le droit de vous retirer et de vous détourner de lui, de ne plus penser à lui, même à l’instant de sa mort, parce que vous aurez fait votre travail et que lui doit faire le sien.

Si chaque homme travaillait dans cet esprit-là, la terre avancerait beaucoup plus vite dans l’évolution et il n’y aurait pas tous ces problèmes psychologiques que les individus traînent de vie en vie, comme des boulets et qui leur génèrent du karma, qui coincent leur évolution, qui génèrent des suicides, des peurs.

Si bien, que le problème d’une personne, dû à une de ces incompréhensions, devient un karma de la masse, un karma collectif comme vous dites. Ce qui fait qu’une personne qui se suicide devient la faute collective de tous les gens qui, dans cette vie et d’autres, ont contribué à ce qu’elle se sente de plus en plus inférieure, de plus en plus déséquilibrée.

Au lieu de nettoyer devant sa porte, l’homme accuse Dieu d’être en retard, de ne pas lui donner sa méditation, son message personnel. Nettoyez votre porte et Dieu qui, de toute manière, est déjà là, vous sera apparent. Il n’est pas un moment où vous êtes sans Dieu et où il est loin de vous. Il n’y a que des moments où vous êtes tellement surchargés de poussière que vous vous séparez de Dieu ou de sa divinité.

Donc, ne cherchez pas quelque chose qui est à l’extérieur, nettoyez votre intérieur pour que ce qui y est se révèle. Faites cet effort, et toutes les compréhensions vous viendront de manière naturelle, tous les comportements vous viendront comme le parfum sur la fleur, comme un prolongement de sa vie, un prolongement de ses pétales et de sa beauté.

La science n’est pas quelque chose à acquérir. Si vous essayez d’acquérir la science, la compréhension, cela veut dire que vous essayez d’avoir une petite boîte un petit peu plus grande que celle dans laquelle vous êtes. Mais c’est toujours une boîte. Cela veut dire que vous essayez d’avoir un rideau un peu plus beau que celui que vous avez, mais c’est toujours un rideau qui vous sépare de votre âme. Nettoyez et ainsi l’entendement peut avoir lieu, et automatiquement l’âme vous dit tout ce qu’elle a à dire.

Naturellement, il faut toujours apprendre, mais de quelle manière ?
Une fois que l’entendement et cette beauté naturelle sont acquis, vous devez vous instruire, à la manière d’un disciple, qui apprend auprès de son Maître comment manier les énergies.

Regardez ce que font les hommes à l’heure actuelle. Ils essaient d’acquérir la science pour comprendre ce qu’est Dieu, le rayonnement de Dieu, pour savoir à quel degré existe ceci, cela. Ils passent leur temps à étudier pour comprendre, alors qu’ils peuvent déjà comprendre en éveillant l’entendement. Donc, ils ne sont pas en train d’acquérir une science valable, puisqu’ils sont en train d’acquérir, par un moyen méthodique et rationnel, ce que seule une ouverture de l’âme peut leur faire acquérir.

Par contre, là où ils doivent s’instruire, c’est un fait et c’est une nécessité pour obtenir les initiations, c’est la connaissance des énergies qui donne la manipulation des forces. C’est pour cela qu’être disciple d’un mage, vaut mieux qu’être disciple d’un philosophe, parce que le philosophe ne fait que brasser de l’air. Il ne vous apporte rien, puisque vous avez déjà tout, alors que le mage peut vous apporter quelque chose que vous n’avez pas encore : la manipulation de ces forces et la cohabitation avec elles.

Le disciple est en fait indissociable de l’aspect mage de chaque homme. Il est indissociable de l’alchimie. Celui qui se dit disciple parce qu’il a dans la tête des philosophies immenses et qu’il pourra très bien parler de l’amour en citant des proses et des auteurs, ne saura pas forcément manipuler la force.

Ce qui fait la différence entre un vrai et un disciple débutant, c’est que celui qui est vrai va savoir utiliser la force, alors que l’autre va connaître tous ses degrés, ses stades de développement, il va pouvoir faire des dessins, des graphiques, des estimations de chaleur, mais dès que la force sera face à lui, il va s’écrouler de terreur.

C’est pour cela que pour celui qui sait, il est absolument impératif d’appliquer, de méditer et de se transformer. Sinon, il devient risible. Certes, il n’est pas petit, il est différent des autres hommes et beaucoup mieux intentionné, il sert davantage. Mais d’après les règles réelles, et d’après les exigences réelles pour obtenir les initiations, il n’est pas meilleur que les autres. Il faut, en même temps, qu’il mette en jeu les énergies, qu’il sache les manipuler, les utiliser.

Ainsi celui qui parle du détachement sans même pouvoir se dissocier de quelques habitudes et quelques illusions, ne sait pas de quoi il parle, car il ignore l’alchimie que cela réclame, il ignore le feu que cela met en route et tout ce que l’on peut acquérir par cela. Donc, s’il parle, sa parole est vide et personne ne le croit.

Alors que si l’homme accomplit son détachement, même s’il ne dit rien, lorsqu’il voit une personne effectuer la même bêtise que celle qu’il faisait, il lui met simplement la main sur sa main, il le regarde et il lui dit : non. À ce moment-là, l’autre comprend que c’est une véritable nécessité, et que la seule vérité est de s’arrêter.

Le disciple est aussi un être alchimique. Ne dissociez jamais le disciple de l’alchimie. Ce qui fait, qu’en même temps, vous devez apprendre et vous élever de plus en plus sur un plan vibratoire, donc vous dissocier de toutes les mauvaises habitudes et tous les mauvais réflexes, et surtout, vous devez méditer, faire en sorte de capter l’énergie pour qu’elle vous transforme, qu’elle vous lave, vous purifie, vous aère, vous rendre rayonnant.

De ce fait vous devenez des alchimistes, vous savez comment faire avec l’énergie qui se réveille à tel moment de la méditation, vous la reconnaissez, et l’entendement de l’âme, qui a été réveillé, sait vous dire ce que vous devez faire avec cette énergie, et ceux qui réclament une méditation personnelle l’obtiennent. En fait, toutes les méditations sont personnelles, mais vous la réclamez tant que vous ne pouvez pas l’obtenir.

Nous vous remercions, vous avez abondamment répondu à toutes nos questions et nous sommes arrivés à la fin de cette communication :

Je conclurais avec la peur dont nous avons un petit peu parlé. Je ne veux pas créer de climat de peur. Ce qui est écrit, est forcément écrit, mais ce qui est encore plus vrai, c’est que l’homme a lui-même le pouvoir de l’écriture et le pouvoir de faire en sorte qu’une vérité se transforme.

N’acceptez pas de vivre dans la fatalité de ce qui est écrit, parce que la masse des gens accepte et n’effectue que ce qui est écrit. Soyez des disciples libres qui créent chaque jour leur propre écriture sur la page blanche de la liberté.

C’est cette force-là que je veux éveiller et celle-là que vous devez porter, parce que si vous ne le faites pas, vous ne m’aimez pas, vous ne m’aidez pas. Alors, ce n’est pas la peine que nous nous revoyons. Il faut que nous collaborions. Cela ne sert à rien de parler ensemble, il faut travailler ensemble.

Lorsque je vous dis quelque chose ne vous dites pas : que c’est gentil d’entendre ces paroles, comme c’est poétique, comme c’est rassurant. Non. Ne jugez pas, agissez. Ne pensez pas, accomplissez. C’est dans ces termes-là que j’entends entretenir des relations avec l’homme, avec chacun d’entre vous, ce n’est pas dans une grande relation d’amour, de tendresse, d’affectivité et d’acceptation que vous faites de moi. Je vous l’ai dit mille fois, je m’en moque.

Par contre, si vous n’essayez pas de m’aimer, si vous ne dites nulle part que j’existe, si vous ne dites nulle part que cela est bien, mais que demain vous faites selon ce qui a été dit, et que vous accomplissiez le bien, la liberté et la vérité, vous serez pour moi plus important que si vous veniez à chacun de mes messages, et que vous disiez du bien de moi.

Accomplissez. Mon rapport avec vous est mental. Votre rapport avec moi doit être mental. Je n’ai rien à faire avec l’amour des hommes, car tant que les hommes vivront avec l’amour qu’eux entendent et admettent, ce ne sera pas de toute manière l’amour, et la vibration ne sera qu’astrale. Donc on ne pourra jamais accomplir le nouveau monde avec le règne astral, parce que c’est celui-là qui doit périr, qui doit être abandonné et qui sera enseveli. Le nouveau règne s’effectuera depuis le plan mental.

Qu’est-ce que le plan mental ? C’est le règne de l’intelligence.

Qu’est-ce que l’intelligence ?
Ce n’est pas l’aspect cérébral d’une personne, ce n’est pas l’aspect logique et froid des êtres qui paraissent mentaux. Le mental n’a rien à voir avec le cérébral. Le mental comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est l’intelligence de l’âme.

Aimer c’est quoi ?
Aimer, c’est un acte qui va depuis la science contenue dans la tête, dans le rayonnement des centres de la tête, et qui passe par la chaleur du cœur.

Donc, qu’est-ce que l’amour ?

Avant tout il est intelligence et ensuite il est du feu.
On parle de chaleur humaine lorsque l’on parle de tendresse, d’affection, c’est le meilleur synonyme pour l’amour : La chaleur. Chauffez les autres qui ont froid, qui sont enfermés dans leurs problèmes, recroquevillés dans les peurs qui les assaillent. Ne leur donnez pas de votre astral, chauffez-les. Faites descendre l’intelligence vers la chaleur du cœur.

Pour travailler avec moi, il faut procéder de la même manière. Faîtes descendre votre intelligence à votre chaleur, et allez répandre dans le monde tout ce que vous pouvez répandre. Ne vous dites pas je ne peux pas faire ceci, je ne peux pas faire cela. Faites-le, même si vous le faites maladroitement. Rien n’est plus beau que de voir un enfant qui commence à marcher. C’est encore plus beau que de voir un coureur devenir un héros parce qu’il bat tous les records. Apprenez à marcher, osez, et incorporez cette beauté.

Je vous salue.

Date de la conférence : 17 10 1987

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