☀️ Conférence 133

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Conférence 133

Thèmes

🔹 L'Homme est ensemencé sans arrêt 🔹 L'Appel et la Note 🔹 Chute dans la Matière 🔹 Personnalité élaborée 🔹 Le Bon Sens 🔹 L'Intelligence 🔹 L'équilibre 🔹 L'Abandon 🔹 Faire la paix avec moi-même 🔹 La psychologie 🔹 Se libérer 🔹 La méditation du disciple 🔹 La réconciliation avec sa matière 🔹 L'homme est une idée 🔹 Le Mental 🔹 Découvrir le Mental 🔹 Les 7 rayons et le Soleil 🔹 Le Destin de l'Homme 🔹 Le désir de vivre 🔹 Intention créatrice 🔹 L'Éducation et la Liberté 🔹 Peur de la nuit, peur d'être seul. 🔹 L'aventure de l'Esprit 🔹 L'acte de Foi 🔹 Trinité 🔹 Soyez un chercheur d'or ! 🔹 Pouvoir voir son ego 🔹 La peur et l'intelligence 🔹 Le véritable Amour 🔹 Destin personnel imaginaire 🔹 L'esprit de Service 🔹 Le Destin de Dieu 🔹 Qui dirige le Monde ? 🔹 Le Diable et le Bon Dieu 🔹 Vagues de Vie 🔹 Pourquoi la Foi existe ? 🔹 L'intention 🔹 Qui est la personnalité ? 🔹 Le Père 🔹 Travaillez l'équilibre ! 🔹

Question

La question que nous vous posons ce soir est celle-ci :

Récemment, Pastor a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas le prier, le vénérer et qu'il ne fallait pas essayer d'imaginer son visage. Un astrologue peut-il cependant continuer à faire appel à Pastor, à solliciter sa collaboration pour réaliser une bonne interprétation intuitive d'un thème astral, comme cela avait été conseillé lors d'un enseignement remontant à plusieurs années en arrière ?

Et d'autre part, un médecin, un magnétiseur ou toute personne appelée à conseiller ou à soigner autrui peut-il faire de même ?

Réponse

Bonsoir, je vous souhaite la bienvenue et j'espère que vous venez avec des énergies bien fraîches, bien réveillées.

Je voudrais que nous travaillions un petit peu aujourd'hui.

Très bien.

Ce dont je voudrais vous parler aujourd'hui, mais non pas parce que je voudrais vous laisser un matériel avec lequel travailler et fonctionner cet hiver, car il ne faut pas penser que à une période nous ne sommes pas en relation avec ceux qui soit nous ont écoutés, soit nous aiment, soit pensent à nous, il n'y a pas d'instant de silence.

S'il y a du silence, c'est uniquement parce que, apparemment ou physiquement, l'oreille n'entend pas. Mais il existe dans l'homme des plans, que vous vous nommez subtils, et qui sont toujours en fonction, en réception, qui sont très vivants. Seulement, il se trouve que, quelquefois, le fonctionnement de ces plans plus subtils, ce fonctionnement n'est pas perçu objectivement, n'est pas intellectualisé par le cerveau et n'est pas reçu aussi clairement que l'on reçoit une voix humaine ou que l'on entend du bruit. Cependant, tout ce qui peut être perçu au fur et à mesure par les divers plans, exactement comme une graine est plantée et pousse, tranquillement chaque jour, eh bien ces diverses semences étant reçues, petit à petit, se mettent à pousser et transforment l'individu. Ce qui veut dire que, sans arrêt, l'homme est ensemencé, par toutes sortes d'informations d'ailleurs.

 

L'Homme est ensemencé sans arrêt

Et par exemple, le grand moment de jardinage que nous connaissons entre nous, je dis grand moment non pas au sens de la valeur, mais au sens où il est évident, parce que cela apparaît physique, parce que cela passe par vos oreilles physiques, cela est directement enregistré par le cerveau, traité par les émotions et l'intellect. Donc ce moment de jardinage que nous connaissons en commun, du fait qu'il vous semble que je plante directement dans votre terre, eh bien ce moment-là est en fait celui qui a le moins d'importance, eh oui !

Parce que d'abord il n'existe qu'à un moment donné, parce qu'ensuite il est confronté à tous vos obstacles intérieurs, à tous vos jugements, à tous vos avis, à toutes vos idées préconçues, à vos émotions, à votre capacité à être conscient, à assimiler à un moment donné, et à aussi comprendre ce que vous entendez. Tout ça ce sont des obstacles, c'est un peu comme si dans une terre je plante parce que c'est le moment de planter, mais voilà qu'il y a des racines, mais voilà qu'il y a des couches de calcaire, mais voilà qu'il y a des couches même rocheuses, et voilà que même si je plante il n'y a pas forcément la pluie, et tout cela fait que peut-être les graines en fait sont perdues.

Lorsque la semence est envoyée depuis un point plus haut, et lorsque ces semences sont dirigées vers vos corps subtils, l'ensemencement est certain. Et en plus de cela la moisson est certaine. Mais sûr pour vous qui vivez quelques soixante ans, ou soixante-dix ans, plus ou moins, pour vous il ne semble pas qu'il y ait un avantage immédiat, qu'il y ait une transformation radicale immédiate dont on peut bénéficier ici maintenant ou dès demain. Il faut savoir que très souvent ces petites graines qui sont plantées, le sont pour l'avenir, mais votre avenir, pas celui de la planète ou celui de l'Humanité, mais votre avenir. Ce qui veut dire qu'il ne faut pas verser une larme de déception sur le fait que l'on ne verra pas les fruits dans cette vie-ci, et il faut par là même que l'on s'aperçoive bien que la mort n'existe pas, et que l'on n'est donc pas limité par les fruits que l'on peut récolter maintenant. La vision est plus grande et on pense à investir pour après-demain.

Toutes ces petites graines dont je parle proviennent de ce nuage que je peux imaginer être un nuage radioactif, un nuage de pensée, mais pas simplement de pensée. Ce sont des pensées vivantes, c'est-à-dire des sons, des formes, un ensemble d'atomes. Ces atomes sont ordonnés selon l'intention de la pensée. Ces pensées sont comme des constructions, et ces constructions proviennent de l'intention des Grands Initiés de ce monde, des Maîtres de ce monde, du Régnant de ce monde, et parfois même plus loin. Lorsque ces pensées sont émises parce qu'elles concernent l'avenir de l'Humanité, mais aussi l'avenir d'un disciple qui se réveille et qui veut devenir un initié, ces pensées forment une sorte de nuage, un nuage qui va voyager exactement sur le plan où il se trouve. Et étant donné que les disciples sont vivants sur tous les plans, même s'ils n'en ont pas encore conscience, les disciples vont être ensemencés par ce nuage qui va les toucher à un moment ou à un autre. Cela pourra avoir une traduction immédiate et devenir une inspiration, devenir un transfert d'énergie, comme certains le pensent. C'est à ce moment-là qu'on fait une sorte de rappel qui est exercé sur le corps subtil qui a reçu l'information.

Ces informations voyagent et sont différentes de siècle en siècle, mais ces informations voyagent autant de temps qu'il le faut, autant de temps qu'il y aura en fait des individus correspondants à l'information qui circule. Ce qui fait que même si à travers les âges ces constructions sont de valeurs différentes, on en voit qui circulent encore et qui appartiennent à des millénaires précédents, parce que l'on trouve encore des personnes qui correspondent au type d'évolution d'il y a bien longtemps. Et il faut que certaines pensées semences demeurent vivantes et résonnent pour elles afin que le Chemin se fasse.

Ce qui veut dire que lorsqu'un individu se met, que ce soit en prière, que ce soit en alignement ou en méditation ou en réception lorsqu'il doit travailler avec ce qu'il peut appeler un monde supérieur, parce qu'il est magnétiseur, médecin ou qu'il veut par l'astrologie interpréter les énergies de quelqu'un ou que ce soit à tout autre exercice, lorsque l'on se met donc en alignement, en prière, en réception ou en réception, eh bien l'on va d'abord être imbibé par l'information qui nous correspond le mieux par rapport au travail que l'on a à faire.

Ce qui veut dire que l'Univers avec ses sept plans majeurs, l'Univers se compose un peu comme une portée musicale. sur chaque ligne qui correspond à un plan il y aura une note et dans cette note - parce qu'un Maître habite ce plan, on véhicule cette note et veille à son évolution - dans chaque note il y aura des degrés, des diversifications, des tonalités. Il y aura un phénomène d'appel conduit par la note et un phénomène d'intégration décidé par l'homme qui va ressentir ses sept notes.

 

L'Appel et la Note

Dans la note il y a absolument tout, il y a le son, il y a la portée philosophique, il y a l'indication pour scientifiquement vivre la chose ou l'exprimer. Ce qui fait que l'on peut avoir des notes qui s'expriment véritablement par le concret, en donnant une science concrète et matérialiste.

Chacune de ces notes véhicule une science qui est complète en soi et qui en même temps va développer dans certains endroits du corps des aptitudes. Dès que l'on reçoit une note, soit parce que l'Humanité entière reçoit, soit parce que la civilisation reçoit, soit parce que individuellement on a reçu considérant les efforts faits, lorsque l'on reçoit une note, il est certain que cette note est d'abord perçue par un corps subtil, interprétée par le corps subtil, envoyée ensuite jusque sur le plan physique. Le cerveau est le premier instrument qui va essayer d'interpréter, que ce soit l'idée mais aussi le comportement sur lequel cela va ouvrir. Sitôt que je suis irrigué par un nouveau concept, cela va se transformer en un comportement. Ce comportement je ne peux pas en être l'automate, le cerveau est suffisamment équipé aujourd'hui pour essayer de comprendre et puis aussi pour philosopher autour de cela, pour aligner une forme de spiritualité. Il y a tout un alignement donc qui se fait. Mais il n'y a pas que le cerveau physique qui va devoir se transformer face à cet adombrement, il y a aussi des parties du corps, parce que le corps avec ses moindres cellules, ses moindres parties, tout le corps est en correspondance avec les plans subtils et aussi avec les concepts et les plans, je dirais de l'idéologie profonde, la sagesse, le sacré.

Ce qui fait que petit à petit on voit l'information qui d'abord était vivifiée, portée par l'esprit d'un Grand Initié ou d'un Maître ou d'un Déva si c'était lui qui en avait la charge, puis cette idée devient semence, petit à petit entre dans le corps subtil correspondant d'un homme, descend encore un peu, adombre le cerveau. Il y a toute une mutation psychologique ou idéologique. Puis descend encore plus bas pour finalement, par l'intermédiaire des chakras majeurs et mineurs, transformer la cellule même. C'est pourquoi chaque fois que je me transforme, chaque fois que j'essaie de comprendre davantage ou de méditer ou de me hisser vers un concept plus grand, je n'accomplis pas simplement un travail intellectuel mais bien une alchimie qui touche jusqu'à ma cellule. Il est important que je le sache car désormais je vais faire Un avec ma matière.

Ol n'est pas simplement question de transformer mes idées, comme je vous l'ai dit, tant et tant de fois je ne veux pas donner que ce soit un enseignement ou même des informations spirituelles, parce que je ne veux pas m'adresser simplement au cerveau. Donc c'est presque volontairement que je ne donne pas de curiosité ou que je donne pas des informations sur lesquelles spéculer intellectuellement. Parce que ce n'est pas le destin que je prévois, ni pour la parole qui est émise, ni même pour vous, ce n'est pas cette démarche-là qui est la bonne !

Vous devez au contraire par une réconciliation complète avec votre matière, mais quand je dis matière, voilà que d'un seul coup dans les esprits il y a le concept de matière en tant que gouffre, noirceur, obscurité, prison de l'esprit, chute, .... Hmm ? Pour se réconcilier avec la matière il faut en même temps accepter d'abandonner certains concepts, bien sûr il y a une forme de chute dans la Matière, mais encore faut-il savoir que la chute étant nécessaire, c'est donc une bénédiction, c'est donc une élévation !

 

Chute dans la Matière

Je m'abaisse pour mieux me relever. Je ne m'abaisse pas pour me perdre et éventuellement un jour, par bonheur, si je suis assez fort, arriver à remonter. La spiritualité ce n'est pas ça !

La spiritualité commence le premier jour où l'on descend dans la Matière. Je dirai même que c'est le moment le plus spirituel, eh oui ! Le moment où j'accepte, où je fais ce pas, où j'y vais, où je rencontre les différents corps que je vais habiter, où j'apprends à les maîtriser, où je commence à exister, m'exprimer - même si je fais des erreurs et parfois des lamentables erreurs ! - mais l'important c'est que je sois descendu.

Deux moments sont très importants, quand je descends et quand je me libère.

Et je ne veux pas dire me libérer de la matière parce que enfin je me défais de ce fardeau. Me libérer plutôt des illusions que j'ai découvertes dans la matière, des illusions que j'ai dégagées de la matière, des interprétations que j'ai fait de ma situation. Au fur et à mesure que je développe mon interprétation, il semble donc que je libère aussi mon esprit, mais je ne le libère que parce que je transforme ma Matière. Il n'y a pas un moment où tiens, je ferme la valise, je jette cette valise et je n'en entends plus parler. Je peux me libérer de la Matière quand je la transforme, et pour la transformer il faut d'abord que je la comprenne. Et pour la comprendre, donc pour l'étudier, il faut avant tout que je me réconcilie avec elle.

Je ne peux pas avoir de l'ardeur dans ce travail si je suis en colère après cette incarnation, en colère après ce qui fait mon malheur, en colère contre le fait que je sois né en Europe plutôt que d'être en Inde ou parce qu'il me semble que ce serait mieux, plus facile. En colère contre le fait que je suis un Terrien et non pas un Vénusien parce qu'il me semble que ce serait mieux sur Vénus. Il faut que je puisse complètement accepter et depuis ce sol ferme et stable, car à ce moment-là mes émotions sont équilibrées et stables. Toute une ligne d'étude se dégage et cette étude va, petit à petit, faire un pont entre mes deux dimensions, celle que je vois, celle où je me perçois - le physique, ma personnalité - et puis l'autre, que dans un premier temps je vais appeler l'âme. Toutes les relations que l'on désire, fabriquer, construire avec l'âme, paraissent des exercices spirituels très difficiles tant que l'on n'a pas mis les deux pieds correctement sur la Terre.

Beaucoup d'individus commencent déjà, éthériquement ou autre, à construire un pont pour aller rencontrer le Soi Supérieur ou un Maître, ou une Hiérarchie, ou aller à Shambhala, peu importe. Mais voilà que l'on construit là-haut alors que l'on n'a pas les bases en bas. Un pont tient sur deux rives, même si au milieu il y a un gouffre, cependant il va être amarré d'un côté et de l'autre sur un sol ferme et qui existe. Pour le pont spirituel c'est la même chose, il faut d'abord que un sol ferme ici bas existe et qu'un sol ferme de l'autre côté existe. Mais il se trouve que le sol ferme de l'autre côté se crée en relation et en proportion exacte avec le sol ferme que l'on construit ici. C'est-à-dire que plus une personnalité va être élaborée et plus de l'autre côté l'élaboration aura lieu aussi.

 

Personnalité élaborée

Quand je dis élaborée, qu'est-ce que je veux dire ?

Je ne veux pas parler de forte personnalité parce qu'il y a de fortes personnalités très aveugles qui ne s'intéressent jamais à la spiritualité ou à la moindre méditation, donc cela veut dire que de l'autre côté il n'y a que du brouillard. Je ne veux pas dire non plus quelqu'un de très structuré intellectuellement, mentalement, qui va tout savoir.

Quand je dis structure, je dis équilibre, aplomb, capacité à agir, capacité à assumer, même lorsqu'il s'agit d'assumer ses erreurs, ses échecs et la tourmente qu'on en dégage. C'est lorsque l'individu se dit “Je, j'existe”. Mais non plus pour la simple gloire de la personnalité ou pour écraser l'autre avec l'épaisseur de ce “Je”, mais c'est lorsqu'il dit “je et j'existe” en tant que puissance d'action, capacité à être responsable, capacité à assumer, même si l'on ne sait pas encore exactement où l'on va, comment on va y aller, ni même pourquoi vraiment on y va. Donc, lorsque tout repose encore sur l'intention et l'inspiration.

“Une personnalité est élaborée lorsque l'individu dit “je et j'existe” en tant que puissance d'action, capacité à être responsable, capacité à assumer, même si l'on ne sait pas encore exactement où l'on va, comment on va y aller, ni même pourquoi vraiment on y va.”

Cependant, le fait d'être décidé et de résolument le vouloir, c'est ce qui d'un seul coup cristallise le sol et fait d'une personnalité une flèche que l'on dirige.

Tant que l'on n'est pas capable de décision, même si l'on a une forte personnalité, on représentera un sol mou, un sol bien prétentieux, mais un sol mou et ce n'est qu'en apparence que l'on aura l'impression d'être fort ou que l'on donnera à l'autre l'impression d'être fort. Cependant, à chaque choix de direction, l'intelligence ne sera pas dirigée.

Ce qui fait que l'on voit des aspirants avec forte personnalité ne pas être capable d'assumer la patience qu'il faut pour marcher sur le Chemin, pas être capable de donner l'endurance qu'il faut pour le Chemin, ou ne pas être capable de faire les premiers choix si simples que quelqu'un d'autre ferait avec le simple Bon Sens.

 

Le Bon Sens

On qualifie souvent de Bon Sens ce qui, cependant, commence à être du discernement et de l'intelligence, une intelligence pure, celle-ci, parce qu'elle n'est pas établie sur un connu. Il y a simplement un équilibre qui permet d'entrevoir ce qui semble le plus réel dans une situation. Et ce Bon Sens, il vient non pas parce que l'on sera intelligent, intelligent au sens humain que vous employez.

 

L'Intelligence

L'intelligence provient beaucoup de l'équilibre.

Tout le monde voudrait devenir plus intelligent et notamment lorsqu'il s'agit de spiritualité, on parle énormément de cette intelligence. Parce que tout le monde propose un délivre, tout le monde propose des réflexions sur des concepts difficiles, donc l'intelligence semble être une richesse qu'il faut acquérir. Beaucoup d'individus font des efforts pour acquérir une forme de connaissance, lisent, essayent de comprendre, se contraignent à la lecture, vont suivre toutes sortes de cours pour essayer de se mettre à flot afin de comprendre. Mais il faut savoir que ce qu'il faut avant tout à l'intelligence pour se développer ou se montrer, c'est l'équilibre.

Où allons-nous chercher cet équilibre ?

 

L'équilibre

Cet équilibre va venir gentiment, exactement comme un enfant va naître, comme une fleur va éclore, quelque chose qui provient du centre, tout doucement, et qui s'installe sitôt que l'homme commence à s'apercevoir du nombre d'émotions qu'il ressent, la nature de ces émotions qu'il ressent, et quand il commence, non pas à avoir contrôle sur ces émotions, mais à pouvoir trier entre ces émotions celle qui est la plus constructive, celle qui va nuire ou à lui-même ou à l'entourage, et le fait de s'apercevoir de cette capacité de nuisance d'une émotion, le disciple va savoir l'abandonner.

Je n'aime pas parler de contrôle, parce que le contrôle on peut l'exercer très facilement, même si cela semble quelque chose de difficile à obtenir, en fait cela s'exerce facilement sitôt que l'on est suffisamment motivé.

Quelqu'un qui n'a pas du tout envie de se faire brûler le petit doigt aura cependant suffisamment de contrôle pour se le faire brûler, si par exemple il veut absolument plaire à sa belle et que le rituel passe par là. Quelqu'un qui a absolument mal au pied qui d'ordinaire ne le supporte pas, mais parce que cette personne veut absolument avoir la meilleure allure possible, et que malheureusement au magasin de chaussures on ne vendait, et la dernière paire était une paire inférieure à la taille de cette personne, la personne l'a achetée quand même, si l'on va quand même à cette partie, ou à ce bal avec des chaussures trop petites, parce que ce qui compte c'est la paire de chaussures et l'allure que cela donne, et on voit ainsi grâce à la motivation un contrôle complet s'exercer sur les orteils qui cependant crient et souffrent ! Et l'on voit à ce moment-là aussi des femmes ou des hommes qui d'ordinaire n'arrivent pas à contrôler leur fourchette, mais d'un seul coup, voilà que l'amour passe et qu'il faut aplatir le ventre, alors voilà que d'un seul coup on est motivé pour faire régime, et quand on le fait sans même s'en apercevoir.

Le contrôle est donc chose facile. Ce qui n'est pas toujours facile c'est de trouver la motivation suffisante, mais la vie peut donner ses motivations. Que ce soit à cause de l'image, qui veut toujours plaire, ou séduire, que ce soit à cause de l'amour, que ce soit à cause d'un travail, le contrôle peut se faire. Cependant la notion d'abandon - qui pourtant me plait plus, qui pourtant est plus facile - reste quelque chose de difficile, eh oui !

 

L'Abandon

Lorsqu'il s'agit pour moi d'abandonner une relation, une dépendance, une manie, une façon d'être, de faire, pour pouvoir abandonner, il va falloir d'abord que je comprenne. Et pour obtenir cette compréhension, il va falloir que je me rende compte que j'existe de la telle et telle manière, que je fais telle chose, que je suis telle chose. Et m'en apercevoir, le reconnaître, va être, face à un tel obstacle qui est l'opinion de moi-même, l'amour que je me porte, ou la haine que je me porte, que cet acte de reconnaissance ne va pas se faire ni facilement, ni tout le temps.

C'est pour cela que la voie de l'abandon est plus difficile, bien que ce soit la plus facile.

Mais il y a ce grand écueil de la psychologie : ce que je pense de moi, ce que j'aime, ce que je n'aime pas, ce que je veux faire croire aux autres, ce que je veux cacher aux autres. Alors que par le fait du contrôle, je peux continuer à cacher, je peux continuer à faire croire, c'est facile !

Abandonner n'est pas facile, parce qu'il y a en même temps la notion de réconciliation avec moi-même. Or, je peux me trouver très laid, me détester pour cela, et je peux quand même, par tous les moyens, essayer de m'embellir, courir chez toutes sortes de coiffeurs, passer chez toutes sortes de boutiques, jouer toutes sortes de choses équivaloir par toutes sortes de vêtements ou par un jeu de personnalité. Je me déteste, cependant j'ai la force de créer un autre personnage. Alors que dans la voie de l'abandon, je ne peux pas abandonner si à un moment donné, je ne me suis pas aimé, si je n'ai pas fait la paix avec moi-même.

 

Faire la paix avec moi-même

Faire la paix avec moi-même, ce n'est pas un mouvement narcissique : je me regarde, finalement je me dis “Pauvre petite chose, allez, je t'aime, va ! Allez, faisons la paix !” Ce n'est pas cela que je parle.

Allez, essayez de réfléchir un petit peu ! Pendant que je discute, réfléchissez, commentez, ne soyez pas simplement un grand espace, un grand espace qui se trouve entre les oreilles, les oreilles qui ne font qu'écouter.

Allez, je veux voir des petits volcans !

Allez, on travaille !

C'est très facile de voir si vous travaillez. Vu d'ici, les couleurs sont révélatrices de l'activité qui se passe en vous-même. Pour nous, c'est un petit peu comme si vous étiez sur vous-même, si vous étiez sur une tourelle au bord de la mer ou de l'océan et vous pouvez, du fait que vous êtes très haut, voir très loin et les couleurs sont différentes si vous regardez là, au pied de la tourelle ou si vous regardez dans le lointain.

Lorsque l'on vous regarde, c'est la même chose. Selon vos activités, les remous vont être différents et c'est grâce à ces repères de couleurs que d'ailleurs on peut orienter le débat ou le cesser ou prier qu'une certaine personne d'ailleurs s'en aille.

Donc, réfléchissez.

On met en route ce petit volcans, on le fait chauffer et sitôt que je pourrais voir de l'orangé, de l'orange et du jaune et peut-être même de l'or, si je suis très chanceux aujourd'hui ! Sitôt que je verrais ces couleurs, c'est le signe que les énergies sont montées jusque sur votre propre Plan Mental et qu'à ce moment-là, même s'il se trouve que nous parlons, nous pouvons semer, semer, semer énormément. Eh oui ! Mais tant que vous ne montez pas sur ce plan-là, nous ne pouvons pas semer. Il y a une frontière qui empêchera les graines de descendre plus bas.

Donc, pour vous sentir ensemencé, montez, montez vous-même !

De quelle manière ?

D'abord par l'intention.

Allez, on a une bonne intention. Et non pas un acte de foi, non pas l'envie de rencontrer le guide ou le frère, ce n'est pas cela que l'on attend de vous ! Une intention qui veut monter dans une autre dimension, même avec un peu d'insolence.

Allez, on y va ! On monte l'intention et puis ensuite on met une activité en route, comme par exemple l'activité du mental et on réfléchit sur un sujet.

Réfléchir, mais de quelle manière ?

Parce que réfléchir de manière isolée et personnelle, cela ressemble simplement à un trouble mental, comme celui que l'on éprouve lorsque l'on essaye de méditer et que la pensée, la pensée, la pensée déroule. Eh bien là, il s'agira de réfléchir en concevant une idée, pas simplement disant : “Voyons, un tel a dit ce ci, qu'est-ce que je pense moi ? L'autre a dit cela, qu'est-ce que je vais pouvoir tirer de tout cela ?”

Non, je suis seul, personne n'a pensé pour moi, personne n'a encore réfléchi, je suis seul et je m'efforce de trouver soit une solution, soit un développement en réalité. Comme si en fait j'étais à l'école et que je faisais une dissertation. Ce n'est pas de vagabondage, mais bien une pensée dirigée, qui s'ausculte elle-même.

À ce moment-là, l'intention monte les énergies, le plan supérieur, le Plan Mental est en fonction, le plan supérieur va alors commencer à s'ouvrir et là il est facile de recevoir un ensemencement.

Alors on y va ! Allez on travaille ! On met en activité ces petits volcans, le haut de la tête a l'air d'un volcan, mais oui ! Allez on monte, on monte ! Voilà.

Alors, sur quoi va-t-on réfléchir, ensemble et non pas quel discours vais-je vous administrer, je refuse ! On va réfléchir ensemble. Nous allons partager la substance mentale, échanger nos énergies et petit à petit découvrir ensemble.

Ne vous reposez jamais sur moi ! Jamais jamais ! N'attendez pas que je dise ! Jamais ! Je ne suis pas un reposoir, car sitôt que je vous verrai vouloir vous reposer, moi je suis comme cet enfant qui passe au milieu des vieillards et qui donne des coups de pied dans les cannes ! Même si cela paraît impoli, c'est pourtant la meilleure manière de ramener la jeunesse chez ce vieillard, car le voilà qu'il essaye de compenser en donnant un coup de rein et qu'il découvre d'un seul coup que finalement sa colonne est droite et qu'il peut marcher tout seul.

Allez ! Alors on n'est plus un vieillard, on laisse tomber les cannes et on commence à marcher !

Méditons ensemble et de manière active - puisque c'est par la pensée - méditons ensemble sur la notion d'abandon.

J'abandonne, je suis face à une notion de moi-même, une découverte que j'ai faite sur ma personne, mon tempérament, je voudrais m'en débarrasser, j'essaye de m'en débarrasser d'ailleurs mais chaque jour, même si j'essaye 10 minutes de contrôle, eh bien, tout le reste de la journée je serai victime et cet esclavage va revenir.

Alors maintenant essayons d'envisager ce dont vous voulez vous débarrasser, ce que vous voulez devenir, essayons d'imaginer que cela va s'opérer par l'abandon. J'abandonne.

Allez on réfléchit ! On essaye et même par l'imaginaire, on se place dans ce mouvement et qu'est-ce que l'on sent ?

J'abandonne.

On sent que l'on va décrisper et qu'est-ce que l'on découvre lorsque l'on sent que l'on va décrisper ? On vient de découvrir quoi en fait ?

C'est important de le reconnaître et de le savoir ! Allez !

On découvre quoi ?

On découvre que l'on était donc tout crispé autour de cette notion, tout enchaîné, toute griffes dehors, accroché à cette notion.

Et l'on découvre quoi à la suite ? Eh bien l'on découvre que si l'on était crispé, tendu autour de cette notion, d'une certaine attitude ou d'une idée, c'est qu'on le faisait par l'exercice d'une énergie.

Poussons plus loin. Découvrons cette énergie. De quelle nature est-elle ?

Allez, on réfléchit !

Allez, je veux voir des belles éruptions ! Allez, on réfléchit ! On réveille ce volcan ! Allez, allez !

Avec quelle énergie ?

Est-ce que l'on se tendait, se crispait autour de ce défaut, de ce problème, de ce complexe ou de ce traumatisme ?

Allez, on trouve, on trouve, on trouve !

C'est un effort commun. On passe le relais.

Eh oui, on regarde son ami pour voir s'il l'a trouvé. Allez, allez !

Allez ! C'est facile !

Autant plus que j'en ai déjà parlé. Allez, on trouve. On ne trouve pas ?

Bon alors, je vais aider un petit peu.

Quelle est l'émotion que l'on va éprouver le plus vis-à-vis de son image ? L'image de soi. Quelle relation on a avec l'image de soi ? Une relation d'amour ou de haine, n'est-ce pas ?

Je m'aime ou je ne m'aime pas.

 

La psychologie

Le fondement de la psychologie à laquelle malheureusement je ne crois pas parce qu'elle est un mirage qui embête bien l'homme d'ailleurs pendant ses incarnations, un mirage qu'il faut absolument abolir mais cela ne s'abolit que par une sagesse qui se réveille petit à petit. Cependant, elle existe pendant un certain temps.

Le fondement même de la psychologie, c'est je m'aime ou je ne m'aime pas.

Au début, c'est-à-dire lorsque je suis encore un enfant, c'est l'amour affirmé, confirmé de mes parents pour moi qui va me permettre de m'aimer moi-même ou de me détester.

Puis plus tard, il n'y a que moi qui vais décider du type de relation que je vais entretenir avec mon image.

Je m'aime à cause de mes cheveux, de mon nez, de mon talent, mon brio, de la longueur de mes jambes ou je ne m'aime pas à cause aussi de toutes ces choses, si ces choses ne sont pas belles.

Ce qui veut dire que l'amour ou la haine que je me porte va être un véritable carburant, une énergie avec laquelle je vais m'accrocher à ces idées. C'est-à-dire l'idée que j'ai de mon nez, l'idée que j'ai de mon corps, l'idée que j'ai de mon statut social, l'idée que j'ai de mon allure. D'un seul coup, je fais une relation serrée entre ma capacité émotionnelle et l'idée, donc l'interprétation que je fais de ma vie, de mon corps, de ma personne.

Ce qui fait qu'autour d'une idée, j'accroche une énergie, mon émotion, ce qui fait que cette idée va pouvoir se perpétuer tranquillement au travers de mes années, au travers de ma vie.

Et si je veux à un moment donné, soit sous prétexte spirituel ou soit pour retrouver l'équilibre, si je veux me débarrasser de mes idées à propos de moi-même, que ce soit des traumatismes, des complexes, il faut d'abord que je découvre l'émotion que j'y mets, dont je l'entoure, avec laquelle je l'alimente et la perpétue.

Mais découvrir cette énergie, découvrir cette amas d'émotions, c'est quelque chose de difficile parce que l'on va être à la rencontre de la haine. Car il est certain que l'on ne va pas aller étudier, on ne va pas aller à la rencontre des choses que l'on aime ! C'est facile. Cela nous crée même du bonheur et de l'équilibre. On va donc être dirigé à étudier, à rencontrer les choses que l'on n'aime pas qui nous déséquilibrent et on va être face à cet amas d'émotions.

Intellectuellement, on va pouvoir dire : “Oui, je sais mon problème, c'est ceci, c'est cela. C'est parce qu'à tel âge, je m'en fais très bien, j'ai détesté mon père ou ma mère ou mon professeur ou bien j'ai été choqué par ceci, par cela.” Cependant, le fait de le connaître, cela ne me donne pas la capacité de me transformer.

C'est parce que l'on n'a pas osé aller rencontrer la masse d'émotions qu'il y avait autour. Et cette émotion n'est pas à considérer comme simplement de l'émotion, mais surtout comme de l'énergie. Et si l'on considère enfin ces émotions comme de l'énergie, on a soudain le courage pour aller affronter.

Car ce n'est plus simplement une part de soi, comme la peur ou la honte que l'on a éprouvée qui aura laissé sa marque, mais c'est simplement une énergie, qui se trouve ensuite devenir un sentiment de honte ou de peur ou je ne sais quoi d'autre.

Exorcisez ce Diable ! Car s'il vous fait peur, c'est bien parce qu'on le trouve un peu diabolique ce terrain. Exorcisez ce Diable en comprenant que ce n'est que de l'énergie.

Lorsque je vais vouloir me transformer en passant d'abord par le rééquilibrage de mes jeunes années, donc aller à la recherche de mes complexes ou traumatismes si j'en ai conçus, il ne faut pas que j'aie peur ni de revoir ni de toucher ces émotions car elles ne sont pas moi !

Elles apparaissent comme encore moi aujourd'hui parce que je les réactualise par mes idées. Mais il faut penser que ce n'est qu'un amas d'énergie qui a été coagulé à cet endroit là. Un masque s'est formé sur cette énergie, un masque qui est en provenance de l'idée.

Ce qui fait que tel malaise, telle distorsion, je peux l'appeler complexe ou je peux l'appeler peur du lendemain. Mais en fait ce n'est que de l'énergie, une énergie qui a été emprisonnée à un moment donné parce que face à une situation, il y a eu une interprétation qui a suivi ou déclenché une forte émotion qui s'est donc trouvée cristallisée.

Il y a comme cela lorsque l'on voit l'aura d'un individu, il y a comme cela dans l'aura de l'homme une multitude de petites boules cristallisées où l'on voit un petit microbe qui s'agite exactement comme il s'agiterait sous un microscope. Ce petit microbe revêt un masque et ce masque va se nommer de tous les complexes que vous avez pu trouver. Mais il faut savoir qu'il garde ce masque parce que ça lui permet de se perpétuer.

Ce masque est par un petit fil d'argent ou un petit fil gris, selon sa gaité ou sa noirceur de cette idée. Ce masque est en relation par un petit fil, en relation directe avec un endroit du cerveau.

Ce qui fait que, soudainement, si on a vraiment les yeux pour voir un être humain, on voit le cerveau et de ce cerveau sortir plein de petits fils, qui descendent d'ailleurs plus ou moins bas selon la gravité d'un complexe ou d'un traumatisme ou d'une idée fausse ou d'un attachement, et soudainement le cerveau ressemble à une pieuvre avec des dizaines et des dizaines de bras et de tentacules. Et ces tentacules se posent, font ventouse sur le corps physique, sur le corps éthérique, sur le corps astral.

[...] Et joyeusement, voilà, que ces petites tentacules sucent tout bonnement l'individu.

Sucent l'énergie, sucent la vitalité, sucent même ce que l'on pourrait, par l'intermédiaire de la spiritualité, de la méditation, ce que l'on pourrait donner comme développement, comme intention au développement. Ce qui fait qu'on a envie de se développer, et puis d'un coup, toute cette envie nous abandonne.

Et sans cesse, l'on a ainsi recours à des groupes, parce que c'est dans le groupe que l'on se sent le plus irrigué, donc le plus motivé. Et sitôt que l'on est seul chez soi, patatra , il n'y a plus rien ! Parce que ces petites tentacules, entre-temps, auront aspiré toute votre bonne intention, exactement comme on aspire une énergie, parce que cela en est une !

Donc pas étonnant que l'on arrive, dans certains séminaires, certains cours, certaines activités spirituelles,rempli de bonne volonté, et puis, lorsque l'on est tout seul chez soi, il n'y a plus de volonté, et l'on se sent faible !

C'est vrai que l'on est faible. Mais l'on n'est pas faible parce qu'on ne vaut rien, parce que l'on est un disciple sans envergure. On a de l'envergure sitôt que l'on a de l'énergie, c'est certain !

Alors il faut libérer le corps, libérer l'aura, pour que, ensemble, ils retrouvent leur capacité à être vivants, puissent ainsi irriguer le cerveau de bonnes intentions, et donnent aux disciples la capacité de choisir et d'assumer.

Imaginez une fleur qui serait retournée tout à l'envers, tout à l'envers sur la tige. Et ses pétales, pour ne pas vieillir, pour ne pas risquer de se fâner, ses pétales se mettraient à suscer la sève de la tige. Si bien que la vie véritable de la fleur, qui se trouve en son cœur, cette vie ne pourrait pas avoir lieu. Eh bientôt, même si les pétales seraient en parfaite conservation, bientôt la fleur entière mourrait, et cette fois jusqu'à la racine.

Là c'est ce qui se passe ! Les mauvaises interprétations, les mauvaises idées déploient des filets, des tentacules, qui se dirigent à l'envers, et suscent toute la sève du corps physique, et du corps éthérique, et du corps astral, au lieu au contraire de se diriger vers le haut pour devenir une nasse illuminée, fantastique, qui va aller ramasser, dans le plan supérieur, de grandes inspirations, exactement comme quand un pêcheur lance son filet et ramasse.

Alors libérons-nous !

 

Se libérer

Ainsi l'on devient un être d'équilibre, et par cet équilibre, on devient fort, on a du bon sens, on peut méditer, on peut faire toutes choses que l'on n'arrive pas à faire ordinairement, et que l'on essaie de faire par le contrôle sur soi, ou en se faisant violence.

Aucun disciple ne rentre au Ciel parce qu'il se fait violence. C'est la preuve pour nous qui n'a pas compris de quelle manière on se libère.

Alors comment est-ce que l'on va décoller ces petites tentacules, comment est-ce que l'on va se libérer de tout ça ?

Commencez à lever le réseau de tous ces petits fils vers le Ciel, et les planter tout droit dans le cœur de l'âme, qui alors commencera à nous parler, à nous irriger, à nous transporter, que donc l'on pourra facilement aller voir d'un seul coup. Le pont sera là, et on sortira gentiment pour aller se promener dans son atmosphère pendant la méditation.

Alors dans un premier temps, on va aller voir à l'endroit où les tentacules collent, on va aller voir à l'endroit de l'adhésion. On va faire un repérage, et on peut le faire d'ailleurs sur le corps.

Tous les endroits où j'ai mal, ou tous les endroits que je n'aime pas de mon corps, par exemple si je n'aime pas mes pieds parce que j'ai des vilains pieds, ou si j'aime pas mon nez parce que j'ai un vilain nez, mais que ce soit un endroit où j'ai mal, ou un endroit qui ne me plaît pas, cela représente un point d'ancrage, un ancrage inversé.

Si c'est un endroit où j'ai mal, je vais gentiment aller me masser, gentiment par mon intention y envoyer de la Lumière, y envoyer un fluide conscient. Réconciliation, amour. Mais non pas comme si moi j'allais m'aimer, mais comme si j'allais aimer cette matière, parce qu'elle m'a été prêtée, elle n'est pas moi, elle m'a été prêtée, et je vais donc remercier la Nature en fait.

Et quand ce sont des endroits de moi que je ne supporte pas, un vilain nez par exemple, il ne me fait pas mal, mais il me fait mal à la tête, alors je vais essayer de regarder comment il fonctionne, et je vais remercier sa fonction. C'est un nez fonctionnel, il sait respirer, expirer, il sait me faire sentir de bonnes odeurs, il sait me faire repérer la bonne nourriture et la mauvaise nourriture, alors, au moins pour ça, je vais l'aimer et le remercier. Et ainsi je vais passer en revue tous ces points pour me réconcilier avec moi-même.

Et puis je vais ensuite voir les endroits de ma nature où ça fait mal. J'aime ou je n'aime pas ma voix, j'aime ou je n'aime pas l'intelligence que je me juge avoir ou ne pas avoir, j'aime ou je n'aime pas telle attitude de mon tempérament. Et là aussi, tranquillement, je vais signer un pacte de non-agression : ok, pour l'instant je ne sais pas trop bien pourquoi je fais ceci ou cela, pourquoi je réagis comme ceci ou comme cela, je ne suis pas assez psychologue pour le comprendre. Cependant, pendant un temps, faisons une trêve, ce qui va me permettre de comprendre ou d'aller voir de plus haut lorsque j'aurai fait une méditation, et grâce à elle, je pourrai tout délier.

Et petit à petit, je vais ainsi sentir, et très objectivement, s'il y a de nombreux endroits où je ne suis plus crispé.

Pouvez-vous me détailler maintenant, avez-vous connaissance maintenant de tous les endroits de votre corps qui subissent cette crispation ?

Non, vous êtes tellement habitué que vous ne pouvez pas, ou bien vous pourrez dans dix minutes lorsqu'effectivement vous allez la ressentir. Mais il y a de nombreux endroits du corps qui subissent une crispation qui provient en fait de l'identité, de l'amour ou de la haine que l'on voue à cette identité, ou de l'exercice de certaines attitudes.

Très souvent, on aura le haut des épaules, tout crispé, d'autres auront l'abdomen très crispé, d'autres auront le fessier, d'autres auront les pieds, les orteils complètement en crampres, recroquevillés sur eux-mêmes, même quand ils sont dans les chaussures. D'autres auront l'arrière de la nuque, d'autres auront la mâchoire, ou d'autres auront les yeux comme comprimés.

Ce pauvre corps subit tellement de choses, on lui en fait voir de toutes les couleurs.

Toutes ces tensions proviennent des tensions que l'on a pas simplement psychologiquement mais aussi spirituellement. Car pour moi, voyez-vous, une tension que vous vous appelez psychologique est en fait une tension spirituelle.

Il y a quelque chose que je n'ai pas compris correctement, que j'ai interprété juste à la faveur de l'image et non pas de l'âme. J'ai donc dévié une énergie, j'ai volé. Au fur et à mesure, tout ceci se marque sur mon corps, s'incruste dans mon corps. Et mon corps est un livre où je peux lire. Je n'ai pas besoin d'aller chez un grand clairvoyant qui sait tout, je peux lire moi-même. Où j'ai mal, il y a mon problème.

Parce que, par exemple, j'ai le dos co mplètement crispé, si bien que parfois même les épaules en remontent, si bien que l'on voit aussi mes sourcils être complètement ramassés et crispés. Cela veut dire quoi ?

Eh bien, cela veut dire que : attention le Monde m'est tombé dessus. Je n'ai pas su attendre ce que je devais faire. Mais comme je suis quand même assez décidé, je me suis recroquevillé sur moi-même pour trouver la force d'agir. Généralement, à la suite, ces gens-là deviennent de tempéraments anxieux et nerveux.

Il y a celui à qui le Monde est aussi tombé sur les épaules, mais qui n'était pas nerveux. Qui s'est dit : “Eh bien qu'il tombe sur moi et qu'il m'écrase ! C'est la faute à tout le monde !” Celui-là, au contraire, le dos complètement avachi. Et va plutôt, par conséquent, ou contracter l'abdomen ou contracter les orteils. Car pour finalement tenir sur un monde, quand on sait d'où il vient, eh bien on fait comme les corbeaux, on s'accroche à la branche. On a abandonné, mais on est quand même sur Terre, alors, on accroche les orteils.

Et puis d'autres vont serrer des endroits du corps que l'on ne peut pas imaginer. Même l'anus, eh oui, l'anus en personne ! Allez donc, imaginez pourquoi, puisque déjà la Nature le comprime celui-là, pourquoi certains s'efforcent de le comprimer encore plus !

L'esprit, par répercussion et correspondance, peut aller contracter n'importe quel endroit du corps. Ce qu'il faut, c'est apprendre à lire et d'abord passer, puisque c'est plus facile, par le corps pour tout détendre dans l'esprit.

Alors, on relâche le corps ! Eh oui, même l'anus. On y va. On relâche. Même la vessie. Ce ne sont pas des mots biens jolis, n'est-ce pas ? Mais j'aime bien déranger. Allez, on relâche l'anus correctement.

Tout le monde fait l'exercice ! Eh oui, tout le monde. Ce qui fait que votre voisin sait que vous êtes en train de penser à cette chose. Et il n'y a pas de honte à posséder un anus !

La plupart des gens se poudrent le nez, se parfument derrière les oreilles, mais personne n'oserait à un seul moment considérer ce pauvre anus ! C'est malsain, c'est malodorant. Ce n'est pas poétique.

Mais qui te dit qu'il n'est pas poétique ? Quand il fait son joli boudin bien formé, est-ce que ce n'est pas du travail ? Mais oui ! C'est du travail ! Imaginez donc le travail qu'il doit faire, lui qui est tout comprimé sur lui-même, à quel point il doit s'efforcer à cette création. Et pourtant il le fait, malgré tout le mépris de l'homme, car l'homme en a un mépris extraordinaire !

Et pourtant, si on s'aime, on doit apprendre, je dirais, non pas à aimer son anus, ce n'est pas ce que je vous propose. Vous auriez bien du mal à lui faire une déclaration ! Je le sais bien. Mais au moins, accepter son existence. Ne pas se cacher, ne pas le dépraver, ne pas l'abandonner.

Leur anus qui se sent abandonné, croyez-moi, il finit par le plus fonctionner. Il a besoin aussi d'un certain amour, eh oui ! Et ce n'est pas de la poésie que je sors là. Le corps entier a besoin d'être en paix, et oui, il lui en faut. Sinon, il commence à se détraquer, il commence à se faire des nœuds, des protubérances, ou bien il dégage des mauvais fonctionnements. Et après on se croit malade. On n'est pas malade. On est en conflit avec la matière, avec le corps, on ne le comprend pas.

Alors essayons d'être en paix avec le corps.

On détend absolument tout.

Allez, on le fait ! Allez, tranquillement, on détend tout.

On détend tous les membres, on détend tous les organes, on fait circuler un air de repos, de relâchement. Et enfin, on ressent la température du corps.

Le jour où on fait cette relaxation, où vous allez ressentir la température de votre corps, ce sera un très bon signe. C'est la preuve que votre esprit sera capable de se sentir dans l'incarnation. Autrement dit, s'il est conscient de son incarnation, il va être aussi capable de sortir de son incarnation pour aller voyager dans d'autres dimensions, ou pour méditer, ou pour commencer à construire des choses.

Donc ressentez que ce corps est chaud.

Si vous poussez encore plus loin, vous allez sentir toute l'irrigation sanguine, vous allez sentir le sang circuler, voyager. Ces choses on ne les sent pas ordinairement. Et là, cela viendra.

Puis vous allez étonnement ressentir le battement du cœur, si bien que toute votre poitrine sera comme une chambre d'écho.

Et puis vous allez soudainement ressentir les mouvements d'énergie dans la tête, comme s'il y avait des tourbillons, des spirales, des ventouses. Cela veut dire que, ayant refait un pacte de paix avec la Matière, l'Esprit commence à se dégager pour aller voyager.

 

La méditation du disciple

Ce qui veut dire que lorsque le disciple s'assoit en méditation, il ne peut espérer faire une bonne méditation que s'il est en paix avec sa matière. Si par hasard il entretient encore un conflit, son esprit ne pourra pas décoller. Non, car il y aura un point d'ancrage.

Et comment voulez-vous vous élever ? Comment voulez-vous aller vers Shambhala ou vers l'âme si vous êtes tout entier retenu par une multitude de points d'ancrage ? Impossible !

Ou alors on a un certain équilibre d'un côté, mais pas complet. Alors voilà qu'une aile arrive à se déployer et que l'on commence à s'élever d'un côté, mais que l'autre reste complètement ancré. Et c'est là des méditations où l'on est mal à l'aise, où l'on se sent complètement tordu, déboité, comme si l'on penchait d'un côté ou de l'autre.

Ce qui caractérise un disciple, c'est que plus il avance, plus il respecte son corps. Eh oui ! Et du fait qu'il respecte son corps, cela lui donne en même temps le sens du sacré pour tout ce qui vit sur la planète. Cela lui donne le respect pour tous les autres êtres humains. Et cela lui donne en même temps le juste sens du sacrifice.

Il sait de quelle manière il a le droit de sacrifier son corps, ce qu'il peut demander à son corps. Si jeûner est une bonne idée, ou une offense, ou un martyre inutile, il sait à ce moment-là, absolument, mesurer le juste sacrifice.

Lorsque l'individu se comporte de la sorte, ce qui est intéressant ce n'est pas qu'enfin il aime sa matière et que les voilà réunis pour un beau voyage. Dans cette attitude, il y a quelque chose d'important : je rencontre ma matière. Je me réconcilie. Je l'aime. Et cela me permet, étonnamment, de me retrouver en tant qu'Esprit et de redevenir un esprit.

Tandis que si je suis en conflit, si j'ai une multitude de points d'ancrage, non seulement je suis une matière qui me déplaît, qui me fait mal. Et malheureusement, puisqu'il y a conflit, je ne sais plus que je suis un Esprit. Il est donc important - et ceci pas simplement pour le bien-être ou le confort psychologique ou physique - il est important de se sentir bien avec sa matière et de se réconcilier. Ainsi vous allez redécouvrir que vous êtes esprit et vous allez le sentir.

Vous allez sentir que vous êtes un esprit qui se meut dans un corps, qui est son véhicule. Vous n'allez pas sentir : “tiens moi Pierre, j'essaye de devenir l'âme.” C'est un mouvement tout à fait contraire et qui ne peut avoir lieu de la sorte.

Donc il est important de créer la réconciliation. Et pensez-y énormément lorsque vous serez à la veille de Noël, oui, car c'est la naissance.

 

La réconciliation avec sa matière

Voilà que l'Esprit est descendu dans la Matière, qu'il est né dans la Matière, le voilà qui est né et qu'on l'a déjà nommé. Aujourd'hui pour votre civilisation il s'agira dans la crèche de nommer Jésus, mais chacun a son nom.

Lorsque vous serez à cette approche de la Noël, vivez chaque pas qui vous amène à la Noël comme étant un pas vers la réconciliation. Et chaque fois que vous allez faire un pas en avant, ce sera en même temps pour votre esprit un pas en l'air.

De ce fait lorsque je vais rentrer en méditation, tout vous semblera plus léger, plus facile. Parce que croyez-moi, autant que j'ai des problèmes, autant que j'ai des conflits, autant que j'ai des complexes, eh bien autant je suis lourd et je ne peux m'élever et je ne peux méditer et je ne peux devenir psychique par exemple ou guérisseur ou voyant. Toutes ces choses ont besoin de disposer de l'équilibre. Eh oui ! De l'équilibre.

Ce qui veut dire que je vais devoir, en même temps, réinterpréter ce qui a suscité en moi tous ces complexes, toutes ces haines.

Et c'est là que le travail va dépasser le plan de l'amour, parce que pour l'instant j'ai parlé uniquement de réconciliation en tant qu'utilisation de l'énergie d'amour et ensuite je vais intellectualiser, puisque les choses vont venir à moi sous forme d'idées, de concepts, de révélations. Et c'est là où je m'aperçois que je vais devoir reconnaître ce qui m'est arrivé, interpréter, changer l'idée que j'ai eue, que j'ai créée. À ce moment-là c'est un acte de création qui est à ma disposition. Ce n'est pas simplement : “tiens je vais nettoyer ma mémoire ou nettoyer ma psyché”, c'est un acte de création.

Je décide que telle cristallisation, telle information n'existe plus et j'en crée une autre. Et puisqu'il se trouve que je suis sur le chemin spirituel, alors je vais créer des qualités, celles que je soupçonne être des qualités spirituelles. Et voilà que de ce coup je me transforme ! Mais je n'aurai pas transformé moi, ma personne, mon être, comme je peux transformer de l'eau liquide en de la vapeur. Je peux transformer parce que, soudainement, je suis allé à la rencontre, j'ai défait la mauvaise programmation, celle qui nuisait. Et j'ai décidé d'une interprétation meilleure. Ce qui veut dire quoi ?

Ce qui veut dire que cette partie qui voyage dans le Cosmos, sur la Terre et dans l'incarnation, eh bien cette partie a le grand pouvoir - sublime pouvoir ! - de créer, de fabriquer, de détruire.

Ce qui veut dire que l'homme est essentiellement une idée.

“L'homme est essentiellement une idée.”

 

L'homme est une idée

Je suis une idée. Eh oui. Je suis une idée qui est en vie, une idée qui rayonne, une idée qui se transforme elle-même en un matériau qui devient visible, qui conditionne après la vie de cette idée.

Qu'est-ce que l'âme alors ? Que penser à propos de l'âme ?

Allez, on va un petit peu plus loin dans le discours et on réfléchit.

Qu'est-ce que l'âme ?

On va me dire : l'âme est Esprit, l'âme est essence.

Mais qu'est-ce que l'essence ?

Vous avez toujours articulé ces concepts, ces mots, mais qu'est-ce qu'ils veulent dire ?

L'âme est essence. Et l'on imagine quoi à ce moment-là ?

Eh bien sachez que l'âme est une grande idée, une grande idée.

Je n'ai pas dit une pensée. Une grande idée.

Et c'est parce qu'elle est une grande idée que l'homme peut agir, lorsqu'il existe en tant qu'homme sur une planète. Parce qu'il n'y a que les idées qui ensuite deviennent des pensées qui peuvent donner lieu à l'action. Pas autre chose. Les énergies en elles-mêmes ne donnent pas lieu à l'action.

S'il n'y avait pas ce petit éclat, ce petit brin que l'on appelle idée ou Manas, s'il n'y avait pas ce petit brin à l'intérieur de chaque brin d'énergie, eh bien l'énergie ne serait même pas vive. Ne se connaissant pas elle-même, il n'y aurait pas de direction, et même s'il existait un grand feu, il ne brûlerait pas.

Par contre, ajoutez cette substance qu'est l'idée ou le Manas comme l'on dit aussi, à ce moment-là la vie existe, elle se consume, elle dirige, elle va vers une direction, elle crée, et bien sûr aussi elle meurt.

Cela paraît être l'embêtant, mais cela ne va dire qu'elle sera morte en soi, cela va dire qu'elle refranchit le seuil de l'endroit où il n'y a plus d'idée, mais où il n'y a que être.

Et toute la difficulté de la condition humaine repose là-dessus : l'homme est une idée.

Cette idée est à l'origine de ses actions, c'est son désir d'agir.

Cependant lorsqu'il s'intéresse à la spiritualité qu'il va commencer la méditation, il sent bien qu'il doit repartir dans un endroit de lui qui n'est que être.

Ce qui a servi à descendre va servir aussi à remonter. Ce qui veut dire que pendant l'ascension spirituelle on va pouvoir utiliser cette grande substance qui est en soi et qui est le Mental ou le Manas. Exactement comme on va utiliser une barque, un moteur, ou des voiles, ou une corde, ou une échelle. C'était là pour descendre ce sera là pour remonter.

À la descente c'était tout programmer vers l'action, l'existence, le destin. À la montée, ce sera au contraire tout déprogrammer, ou de moins uniquement diriger par quelques intentions bien connues, bien menées, qui sont les intentions qui demeurent dans le cœur. Comme par exemple l'aspiration à Dieu, l'aspiration à la rencontre d'un Maître, l'aspiration par la prière, etc. Eh bien, toutes ces choses ne sont pas que les phénomènes de l'amour, de la foi.

Pour même que la foi existe, pour même que l'amour existe...

Je vous pose la question. Allez ! On réfléchit, on rentre en éruption, on fait des petits volcans.

Allez ! Il y a un peu de bleu, c'est pas si mal ! Allez ! Dégagez-moi ce bel orangé, et un peu de doré. Allez ! On pousse, on pousse, on pousse !

Pour que même l'amour ait lieu, qu'est-ce qu'il va falloir ?

Eh bien de nouveau il faudra cette substance étrange qu'est le Mental, l'idée.

 

Le Mental

Pourquoi ?

Parce que cette substance est la capacité de l'individu d'être son propre témoin, de se rendre compte de sa vie. Et puisque je me rend compte de ma vie, je suis en même temps capable d'agir. Je deviens tout inspiré pour porter de l'aide, ou pour fabriquer ceci, ou pour créer cela.

“Puisque je me rend compte de ma vie, je suis en même temps capable d'agir.”

Et cela ne vient que du fait que je me suis pensé vivant, existant, et que donc les autres existaient.

En même temps que cela est l'origine de la vie de l'homme, c'est en même temps l'origine de tout le tracas de l'homme. Parce que tant que je ne sais pas utiliser correctement ma substance mentale, je vais en faire des fantômes, des tentacules, je vais en faire toutes sortes d'idées vampires. Et je vais véritablement m'user avec cela, me salir, m'abêtir, et me décomposer, même parfois me tuer !

Le suicide, c'est cela. C'est l'expression d'une idée complètement désorientée, complètement incomprise, qui entre dans une telle autodestruction qu'elle finit par détruire le corps, volontairement, on le veut !

Donc, pour progresser sur le Chemin, ou pour tout simplement découvrir un grand équilibre, nous allons devoir manipuler cette substance mentale. Mais d'abord, allons à cette découverte.

 

Découvrir le Mental

Tout le monde se sent penser, se ressent penser, tout le monde sait dire à quel moment il est en train de penser, mais allons plus loin pour découvrir ce qu'est le mental.

Allez, on travaille un petit peu.

Qu'est-ce que le mental ?

Ce n'est pas simplement ma pensée. Ce n'est pas simplement le fait que je sais dire : “Je m'appelle Paul.”

Poussons alors plus loin.

Allez, on cherche, on pousse plus loin.

C'est quoi alors le mental ?

Ce n'est pas simplement la pensée. C'est quoi ?

Allez, on pousse !

On médite, et on s'introvertit.

Allez, on rentre, on rentre !

On trouve quoi ?

On trouve quoi ?

Allez, on cherche !

C'est quoi le mental ?

Allez, recevez ma pensée ! Recevez la petite graine.

Allez, je vais vous guider tout doucement.

Eh bien pour nous, la substance mentale va donner cette aptitude particulière à l'homme et ensuite sera reprise par la pensée. Pensée qu'il n'en fera qu'un processus d'identification et de création d'image.

Ce sera la capacité de l'Homme à se savoir qu'il est Dieu.

Donc on peut dire que ce sera la capacité de Dieu de se savoir aussi un Homme.

“Le Mental c'est la capacité de l'Homme à se savoir qu'il est Dieu, donc également la capacité de Dieu à se savoir aussi un Homme.”

Cette idée ou cette identification ne s'arrête pas là. Être un Homme Divin, comme cela est le statut de chaque individu au début de l'histoire, au début des incarnations, être un Homme Divin, cela ne dure pas longtemps. Donc petit à petit, en descendant vers la Matière, cette idée d'être un Homme-Dieu ou un Dieu-Homme ne devient plus que la pensée d'être un Homme. Et pour le disciple, tout le travail dans un premier temps sera d'accepter qu'il n'est pas ce dont il entoure sa personne, ce qui le fait homme : ses complexes, ses incapacités, ses défauts, son corps.

Puis ensuite il faudra que sa pensée se développe et qu'elle accepte de ne plus croire pour image ou ne plus prendre pour identité, ce qui fait même la succession des réincarnations. Et développant encore plus cette grande idée, le but sera de ne même plus se prendre pour une aventure humaine, mais de se retrouver simplement Divin.

Et à partir de ce moment-là, la fonction de l'idée va cesser. Ce qui veut dire que l'on va définitivement franchir un seuil que l'on va nommer Divin.

Il n'y aura plus de nécessité à l'incarnation, même si c'est sous la forme d'un grand Maître. Il n'y aura plus non plus de possibilité de l'incarnation. On pourra toutefois avoir une certaine fonction quelque part au creux d'une étoile ou d'un soleil. Tout dépend encore de l'évolution de ce soleil, car s'il s'agit d'un soleil encore très mentalisé, si l'on a dépassé ces plans-là, on n'occupera pas ce soleil.

Le soleil qui caractérise notre système est un soleil très mental. Et c'est pour cela que toute l'Humanité de la Terre est extrêmement polarisée sur le mental, pour l'instant, même, le mental concret.

 

Les 7 rayons et le Soleil

Les rayons, les fameux sept rayons proviennent du Soleil et chacun entre en activité selon que le Soleil en fait une extériorisation plus ou moins forte.

Cette extériorisation que le Soleil décide, que l'entité du soleil décide, cette extériorisation est conclue, on en décide, au moment d'une grande réunion - où d'ailleurs la Hiérarchie de la Terre ne participe pas - et qui se passe entre les grandes figures qui habitent le Soleil et d'autres étoiles, d'autres constellations, de façon à polariser une Humanité - notamment la vôtre - dans un certain développement qui convient aussi au type de rythme de respiration et de développement, d'humanités qui sont plus lointaines. Tout doit être fait en correspondance.

Et à un moment donné les divers soleils se consultent pour prévoir un programme d'harmonie. Ce programme d'harmonie va donner lieu à un plan d'évolution. L'humain l'interprétera comme tel dans son univers. Et puis ensuite à l'intérieur de la vie de chaque homme et femme, ce plan va prendre des allures de destin.

 

Le Destin de l'Homme

Est-ce que l'on a donc un destin, eh bien oui et non ! Ou du moins, si l'on croit à un destin, il faudra le croire cosmique ! Et non pas au niveau, bêtement, du quotidien de l'homme : “qui vais-je épouser ? Aurais-je des enfants ? Et aurais-je des enfants qui autrefois dans d'autres vies étaient déjà mes enfants ? Ou est-ce que ce sera mon mari qui viendra et qui sera mon enfant ou est-ce que ce sera mon ancien amant ?”

Il ne s'agit pas de voir un destin si mesquin, si maigrement peint que l'on dirait un masque de carnaval. Si l'on se croit destiné, il faut penser que chaque individu véhicule un destin cosmique. Non pas au sens où tous les destins sont grands ! Voilà l'égo qui rapplique encore ! Pas de grandeur, flatteuse. De grandeur au sens où chaque individu exprime le Plan Cosmique, le Plan du Système Solaire. Un destin donc très grand, très beau.

Parce que si les hommes existent, c'est parce qu'il fallait qu'ils existent. Dieu n'a pas peuplé l'Univers parce qu'il s'est dit : “Tiens voilà, j'ai fait des planètes, elles semblent sympathiques si j'y mettais des petits bonhommes ? Ce serait joli, ce serait gentil, poétique.” L'homme existe parce qu'il fallait qu'il existe.

“L'homme existe parce qu'il fallait qu'il existe.”

Et pourquoi fallait-il qu'il existe ?

Parce que ce grand destin, cette Grande Expression qu'est la Vie, que certains appellent Dieu, ou le Grand Architecte, ou même autre chose, eh bien cette Grande Expression, pour trouver une action véritable, a décidé d'aller jusque vers la Matière. Mais non pas comme si la Matière était une région prévue pour ça. On va dans la Matière parce que la Matière fait partie de l'idée.

Et qu'en allant dans la vie, en fait, on ne peut pas faire autrement que d'aller vers cette Matière. Eh oui ! La Matière fait partie de l'idée, cette idée qui est la vie cosmique.

“La Matière fait partie de l'idée, cette idée qui est la vie cosmique.”

Pourquoi est-ce qu'elle en fait partie ? Pourquoi est-ce qu'elle est partie intégrante ?

Allez, on réfléchit un petit peu !

Cela provient d'une chose très simple.

Je vous ai dit que Dieu, ou la Vie, la Lumière, existe. Soudain, c'est Dieu, et l'Homme, puis, tristement, d'un seul coup, il n'y a plus que l'Homme qui a la sensation d'exister. Seulement quand on en est à regarder que Dieu commence à exister, le fait qu'il commence à exister, cela crée en même temps une dynamique.

Exactement comme lorsque je prends un caillou, je le soulève du sol, où il dormait, et je le lance. Quand je le lance, il est porté par la vitesse. Cette vitesse, c'est ce qui permet à l'homme d'exister. C'est ce qui permet à une idée qui est purement divine de devenir une identité, un humain. Avec tous ces problèmes, bien sûr, c'est triste ! Cependant, il faut que cela existe, et c'est bon que cela existe.

Cette vitesse, lorsque l'idée humaine, c'est-à-dire la pensée, commence à exister, cette vitesse devient ensuite, chez l'humain, le désir de vivre, le désir d'exister.

 

Le désir de vivre

Depuis ce désir de vivre et d'exister, on transforme l'énergie qui devient un désir des choses.

Puisque lorsque l'on s'incarne, on tombe sur la Terre, dans son environnement, on voit tous les objets qu'elle contient, alors on a soudainement le désir de ces choses. Le désir d'être beau, le désir de s'entretenir, le désir de se couvrir de vêtements. Et soudain, Adam et Eve s'aperçurent qu'ils étaient nus, et ils allèrent se vêtir.

Dans la Bible, on en parle. Comment cela se fait que d'un seul coup, Adam et Eve s'aperçoivent qu'ils sont nus, et que depuis cela, ils désirent se vêtir ? On vous raconte, entre-temps, qu'ils ont honte du regard de Dieu. Et cela veut dire quoi ?

Cela veut dire que je remarque que je suis en chair, et que j'aime cette chair au point de l'embellir, et que je lui cherche toutes sortes d'embellissements, les vêtements, les maquillages, les cheveux courts ou les cheveux longs. Et puis, depuis ce désir d'être beau, mais qui est propre à moi, qui est donc très narcisse au début, devient ensuite le désir de plaire à l'autre.

Je ne m'aperçois pas tout de suite que l'autre existe. Bien sûr, je suis en relation avec lui, mais les très jeunes âmes n'ont en fait que le désir d'être belle pour elles-mêmes. Ce qui fait que si, pour elles, la beauté, c'est d'être vêtue de telle ou de telle manière, ou d'avoir telle ou telle coupe de cheveux, la personne le fait, même si de toute évidence, c'est une horreur ou c'est une laideur.

Ensuite, on murit et on s'aperçoit que l'autre existe et que pour lui plaire, il va falloir faire des choses qui peuvent être facilement interprétées et qui sont reçues affirmativement. Alors si cela me plait d'avoir les cheveux en brosse, mais que finalement cela ne va pas, même si je l'imaginais, eh bien pour plaire à l'autre, je vais demander ce qui lui fait plaisir ou je vais essayer de comprendre. S'il se trouve que c'est les cheveux longs, je fais pousser mes cheveux.

Donc dans un premier temps, je suis conscient de moi. Ensuite, je suis conscient de moi et de l'autre et j'essaye de plaire. Et c'est là où toutes sortes de corruptions commence à exister.

Quand c'est au niveau de l'amour et que j'essaye simplement de le maquillage ou la coupe de cheveux ou les vêtements, c'est peu de choses. Mais il y a des relations plus délicates comme la relation de travail ou la relation politique qui existe entre un meneur politique et son public et là on va essayer de plaire par toutes sortes de ruses qui en fait sont des manipulations.

Puis, je mûris encore un peu et être aimé par l'autre n'est plus aussi important, être accepté par l'autre n'est plus aussi important. Donc, comme une jeune âme, de nouveau je vais faire ce qui me plait. Mais pas au sens où je veux faire ce qui me plait parce que je m'aime moi-même de manière narcissique, je vais faire ce qui me plait parce que je connais le réel, la vérité et le nécessaire.

Dans un premier temps, je vais peut-être paraître tout aussi égoïste que la jeune âme mais, petit à petit, par observation, compréhension, tout l'entourage verra que c'est parce que je sais faire le tri entre le réel et l'irréel.

Puis, si je mûris encore plus, je m'aperçois que je n'ai plus rien à faire, eh oui ! Que je n'ai pas besoin de m'identifier à quelque chose, que je n'ai pas besoin de pratiquer quelque chose.

Je m'aperçois que le jeûne me fait du bien, je m'aperçois que la répétition de tel mantra me fait du bien, on me transforme, que de chanter tel son me fait du bien, que de faire du Hatha Yoga, de pratiquer telle posture me fait du bien, que de fréquenter tel groupe et pratiquer tel ascèse, cela me fait du bien, cela m'aide. Et puis, plus loin, je m'aperçois que toutes ces choses ne sont pas nécessaires.

Parce que ma pensée, mais cette fois-ci ma Pensée Supérieure, aura été suffisamment formée mais aussi libérée des illusions de l'image pour devenir un pouvoir créateur instantané.

Donc ensuite, je n'ai qu'à avoir l'intention et cela se crée.

 

Intention créatrice

J'ai l'intention d'être aligné, je suis aligné. Je n'ai plus besoin de passer par des mantras, par une posture, par le fait de boire un verre d'eau ou de m'abstenir de ceci ou de cela. J'ai l'intention et comme je ne suis plus en train d'user mes énergies en croyant à une multitude d'images, parce que je n'ai plus toute une multitude de petites tentacules qui me fatiguent, cette intention est complète, claire, intacte, absolue, créatrice.

Et apparemment les autres diront : “il a le pouvoir.” Ce n'est pas du pouvoir. Je dirais simplement qu'enfin voilà un homme qui est une existence, qui est une vie, pas un pouvoir.

Et, bien sûr, le fait ou la capacité d'être complètement existant sans faire à la que le le exister toutes sortes de masques et d'images, le fait d'être une existence pure et absolue, au sens de l'intégrité, cela donne le pouvoir.

Imaginez que tous vos masques sont en fait des trous, des trous par lesquels toute votre énergie s'en va et s'en va rejoindre les autres masques. Ce qui fait que très vite voilà une épidémie, très vite voilà une morale qui s'installe, ou un tempérament national, ou un comportement national, ou un comportement de groupe. C'est parce qu'il existe suffisamment de masques et l'énergie circulant entre eux, ensuite voilà un groupe qui se met à croire à telle chose, à vouloir telle chose, à suivre telle chose.

Très vilain ! Très vilain parce que c'est une prison. Et une prison à laquelle ensuite on éduqe nos enfants. Ce qui fait que même si un enfant naîtrait sans trop avoir la tendance de créer tel ou tel masque, eh bien l'on masque déjà notre enfant. On lui dit : “Eh bien voilà tu sais telle masque, il faut l'avoir, il faut être poli, il faut être gentil, il faut être ceci, il faut être cela.”

Vous allez me dire : “Mais on ne peut pas laisser grandir les enfants sans les éduquer !”

 

L'Éducation et la Liberté

C'est vrai. Il faut une éducation. Mais à l'éducation il faut donner tellement le sentiment de liberté que ce genre d'éducation n'est pas encore installé sur la Terre. Parce que l'homme ne sait pas bien ce qui doit être imposé par la force et ce qui peut être laissé à la liberté de l'autre.

Or il se trouve que pour l'instant l'éducation n'est conçue que comme un répertoire de choses que l'on impose et non pas comme un certain nombre de choses que l'on va faire s'épanouir chez l'individu.

On ne sait pas comment on éduque.

Comment est-ce que l'on doit éduquer ?

Eh bien, tout simplement comme le Maître lui-même éduque son disciple. Et pour être capable d'éduquer de la sorte, il faut soi-même être sorti de ses propres masques. Il faut être soi-même un homme ou une femme qui existe vraiment et qui est donc capable de ressentir les pièges de la psychologie dans lequel l'enfant va tomber, qui est donc capable de sentir vers quelle vérité il faut l'orienter, sans pour autant les lui révéler, et, petit à petit, l'amener à faire le tour.

Dans toutes les anciennes tribus, la notion d'éducation n'existe pas, par contre, le rituel initiatique existe. À un certain âge, tous les enfants, systématiquement, étaient laissés face aux éléments. L'initiation commençait par être capable d'être un homme.

On n'imposait pas à l'enfant : “Dis ceci, fais cela !”, comme l'on fait aujourd'hui. Parce qu'aujourd'hui, on vit tellement d'après l'image, la cireuse, la si belle image ! Cependant, autrefois, on était soucieux d'être avant tout un homme et un conquérant de la vie.

Alors, à des âges où il semblait qu'un peu de force commençait à circuler, parce que l'incarnation était complète... Bien sûr, on ne peut pas commencer ce rituel initiatique, tant que l'on n'est pas sûr que l'incarnation est consommée. Donc, l'on ne pouvait rien faire avant sept ans. Et même, il était plus judicieux d'attendre la douzième ou la treizième année. Parce que même si l'on considère que l'incarnation est complète, parce que la septième année est faite, et que l'on sait que tous les chakras à ce moment-là ont pu ancrer l'âme, il existe cependant dans le corps astral des possibilités de déséquilibre.

Parce que l'individu y est allé, oui, parce que d'une certaine manière il voulait bien, ou parce qu'on l'a suffisamment poussé, mais il y avait quand même des réticences. Et il faut donc attendre une plus grande maturité du corps qui par son appel sexuel, quand la maturité sexuelle commence à s'éveiller fortement vers cet âge-là, généralement, pour tous ceux qui astralement n'arrivent pas encore à dire oui à la vie et à y entrer, l'appel sexuel étant tellement fort, cela finit d'encadrer l'individu dans son corps. C'est pour cela que véritablement les rituels d'initiation à la maturité avaient lieu plutôt à 11 ans ou 12 ans ou 13 ans, selon les civilisations et les tribus.

Et que faisait-on ?

Tout d'abord, on laissait cette aspirant toute seule, si possible, tout seul dès la première nuit, donc dans l'obscurité complète. Il n'y a pas meilleur que la nuit pour se sentir absolument seul et c'est d'ailleurs pour cela que beaucoup d'individus ont peur de la nuit.

 

Peur de la nuit, peur d'être seul.

Mais qu'est-ce que cela veut dire avoir peur de la nuit, avoir peur d'être seul ?

Ce n'est pas simplement la peur de la solitude, mais c'est, dans la peur de la solitude, la peur de son incapacité.

Si je suis tout seule dans la nuit, je ne suis pas capable de voir d'abord, je ne suis pas capable de reconnaître si tel ou tel bruit annonce un danger, une bête fauve ou un assassin. Je ne suis pas capable de me battre parce que je suis jeune. La nuit révèle toutes nos peurs et ces peurs deviennent des peurs parce qu'en fait on prend connaissance de nos incapacités.

“La nuit révèle toutes nos peurs et ces peurs deviennent des peurs parce qu'en fait on prend connaissance de nos incapacités.”

Celui qui se sentirait grand et fort et qui saurait par l'oreille faire la différence entre un chat qui marche ou un assassin qui s'approche, celui-là n'a pas peur de la nuit. Par contre l'enfant oui, et le déséquilibré oui.

Alors voilà que la première chose que l'on fait à cet enfant, c'est de le laisser seul dans la nuit pour qu'il soit face à ses peurs. Et il est tellement face à ses peurs que chaque fois qu'il entend un bruit seulement, il croit que c'est un monstre. Et son imaginaire se mettant de la partie, il a presque la sensation, en voyant des branches bouger, qu'il y a véritablement un monstre là.

Et le parrain - car il y a toujours un parrain qui veille, il ne faut pas croire que l'enfant était seul dans la nature, il y a toujours un parrain qui surveillait - le parrain sait que le processus a vraiment commencé quand il entend le premier hurlement, c'est le signe que le premier démon s'est montré à l'enfant. Et un démon intérieur, voilà !

Son imaginaire fabrique, face à ses peurs, un monstre.

Ça veut dire que le premier bouton a été percé. Puis on attend encore un peu, parce que face à ce premier démon, l'enfant va fermer les yeux et se recroqueviller. On attend encore un peu, il y a trop de bruit, immanquablement l'enfant va réouvrir les yeux et voilà un deuxième monstre.

C'est à ce moment là qu'il ne se sent plus, il se dit : “Je suis entouré de monstres, il faut que je parte !” Et il commence à bouger.

 

L'aventure de l'Esprit

Et c'est exactement la même chose qui se passe dans l'aventure de l'Esprit.

En premier, la conscience ne bouge pas. Elle est là à s'affoler pour tout, pour tout ce qui lui arrive ou risquerait de lui arriver. Et c'est à ce moment là d'ailleurs qu'aussi bien les banquiers ou les assureurs font fortune, car c'est à ce moment-là que vous augmentez vos cotisations et vos versements.

Donc dans un premier temps, on a très peur de tout, mais on reste là, sur place.

Puis dans un deuxième temps, on en a assez d'avoir peur, on veut changer de territoire, on commence à bouger. Qu'est-ce que l'on fait à ce moment là ?

C'est là qu'on se dit que les assurances ne nous protègent contre rien, que les investissements dans les banques ne nous permettent pas d'imaginer un argent qui arrive constamment. Alors l'on décide d'être actif jusqu'à la fin de ses jours et l'on se cherche ou un métier ou une activité qui permettra sans arrêt de pouvoir subvenir à ses besoins.

Mais voilà que même si l'on marche, il semble que les monstres nous poursuivent. Eh oui ! Et c'est là que le petit enfant se dit : “Je ne vois pas grand chose, mais je vais reconnaître au moins un caillou. Je vais le tâter, je sais que c'est une pierre. Je vais l'y coincer dans ma ceinture pour en avoir au moins 5 ou 6. Et si le monstre s'approche, je vais pouvoir lui lancer toutes les pierres que j'ai !”

Et c'est à ce moment-là que celui qui est vivant et qui est malheureusement bien un adulte se dit : “Bon d'accord, je prévois de quoi subvenir à mes besoins toute ma vie durant mais quand même on ne sait jamais, je vais continuer à cotiser à telle assurance, je vais continuer à prévoir telle et telle chose, pour moi mais aussi pour les miens.” Car souvent on se fait du souci aussi pour l'entourage.

Et c'est à ce moment-là que même la spiritualité fait parti des investissements parce qu'on pense aux autres incarnations, on pense à cette notion que l'on nous inculque qu'est le karma et l'on se dit qu'il vaut mieux se fabriquer un bel avenir.

Entre temps la nuit est passée, le jour arrive et l'enfant a rempli sa ceinture de gros cailloux, qui lui font d'ailleurs très mal, qui l'alourdissent, et il s'aperçoit soudain que tous ces monstres n'existaient pas. Il entend le même bruit, il se trouve que c'était une branche qui était agitée par le vent sur un rocher. Il entend un autre bruit qu'il identifiait dans la nuit à un monstre et puis voilà que c'était un ruisseau. Toutes ces choses deviennent claires.

Tout ce qui vous fait peur aujourd'hui, cela devient des forces dès que demain vous n'avez plus peur !

“Tout ce qui vous fait peur aujourd'hui, cela devient des forces dès que demain vous n'avez plus peur !”

Et l'avenir, même s'il vous paraît imprévisible et aujourd'hui c'est une source de peur, une source de cotisation d'assurances, et l'avenir dès demain c'est une source de Liberté et de Joie parce que d'un seul coup vous apercevez qu'enfin vous allez pouvoir faire ce que vous voulez, que c'est possible !

Tant que je ne suis pas conscient de mon pouvoir, toutes les libertés dont je dispose deviennent à l'inverse des peurs, des gouffres. Eh oui !

Imaginez un gouffre !

Je suis un humain, je sais que j'ai un certain poids. Si je me lance dans ce gouffre, je ne peux qu'imaginer ma mort.

Cependant, si je sais que je suis un ange et que j'ai des ailes, ce gouffre non seulement va soudainement se placer à la bonne place parce qu'il ne sera plus par terre s'enfonçant très loin, mais il sera au contraire une faille, un tunnel, qui va me permettre de passer dans une autre dimension : le Cosmos.

Vous voyez tout à l'envers !

Alors soyez comme ce petit indien et continuons son aventure.

Voilà, en plein jour, il rit finalement de sa bêtise. Le parrain qui l'a bien suivi est bien content parce qu'il se dit : “Tiens, s'il est capable de s'apercevoir que les monstres ne sont plus là et de remplacer cela par l'humour et le rire, c'est bien ! La première étape est franchie !”

Pas tout le monde, pas tous les petits indiens sont capables de voir cela. Il y en a qui ont tellement eu peur qu'ils s'imaginent que même dans le grand jour, les monstres sont toujours là ! Et ils vont dire à leurs voisins : “Regarde, regarde, regarde, cette branche qui frappe. Eh bien tu vois, c'est le doigt du monstre. Tu sais ce gros monstre, tu le vois, il a les yeux rouges !” Et c'est à ce moment-là quand on enferme le pauvre petit indien. Parce qu'on le dit fou. Et il est fou. C'est vrai, il a tellement eu peur le pauvre.

Mais heureusement, voilà un petit indien qui s'aperçoit que les monstres n'existaient pas et c'est là qu'il se dit : “Où vais-je aller ?” Et il regarde autour de lui, tout est plat, rien semble indiquer une direction. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il doit ramener une plume. C'est sacré. C'est ce qui lui permettra d'être un chef, d'être un bon guerrier et d'être accueilli avec respect par toute la tribu. Alors il se dit : “Ma foi, pour l'instant je ne sais pas où je vais mais marchons quand même.” Et il marche au hasard. Mais le fait d'aller quelque part, c'est ce qui attire la bienveillance des Dieux. “Tiens, voilà un qui ne sait pas encore où aller mais il y va. Quelle force il faut !”

Il faut beaucoup de force. Il faut du courage et c'est cela la Foi.

 

L'acte de Foi

Les yeux bandés, les pieds paralysés, je ne sais pas où je dois aller ni comment je vais y aller mais j'y vais ! Alors je soulève cette masse ! Et ses pieds finissent par bouger. Et je ne vois pas où je vais et je peux imaginer toutes sortes de gouffres, toutes sortes de verres pilés sous mes pieds mais j'y vais quand même.

Ça c'est l'acte de Foi qui vous est demandé.

Ce n'est pas la foi de prier, de croire en un Dieu et de lui rappeler qu'il est bien grand, bien bon, bien fort et bien joli ! Dieu ce n'est pas cela ! Dieu est une bienveillance. Une bienveillance qui descend sur vous aussitôt que vous montrez que vous êtes un petit indien bien courageux.

À ce moment-là, qu'est-ce qui se passe ?

À ce moment-là, Dieu va se manifester sous la forme d'un aigle, un grand aigle qui sait déjà où se trouve le petit indien. Et il va se mettre à planer au-dessus de lui.

Pendant quelque temps, le petit indien qui est fatigué parce qu'il a beaucoup marché, parce qu'il n'a pas dormi cette nuit mais parce qu'il a bien soif et qu'il n'a pas rencontré de source, le petit indien a le nez tout en bas. Il se dit : “J'y vais mais c'est tellement dur d'y aller !” Il n'a pas encore regardé en l'air pour voir l'aigle. Et c'est ainsi que parfois pendant des années ou même des générations, le disciple traîne, traîne, en ayant l'impression que le Chemin est quelque chose de compliqué et de dur, qu'il faut être fort pour marcher, que c'est fatigant de s'y contraindre. À un moment donné, il est tellement fatigué qu'il s'assoit. Et c'est en s'asseyant qu'il regarde en l'air et il voit l'aigle.

À ce moment-là, toutes les forces lui reviennent.

C'est au moment où l'on est le plus désabusé en fait, le moins séduit par les masques, les images qui nous ont tellement épuisé, tellement fatigué. C'est à ce moment-là que l'on fait enfin la meilleure méditation et qu'on a l'impression d'avoir rencontré l'âme et qu'effectivement on la rencontre.

Et là toutes les énergies reviennent ! Cette joie entre et devient une source fraîche. Et l'on monte, et l'on monte, et l'on monte ! Et pour le petit indien, d'un seul coup il va s'agir de choisir la bonne direction car, là, c'est le capital. De l'est à l'ouest, au nord, au sud, rien ne l'indique, tout est plat, on ne peut pas voir si même une herbe indique le nord, ou le vent d'est, ou le vent d'ouest. Il faut complètement être à l'écoute. De quoi ?

D'une petite voix...

Elle vient d'où cette petite voix ?

Elle vient du grand aigle qui vole en rond. Seule l'âme saura guider le candidat à ce moment-là.

Et pourquoi cette étape se déroule de telle manière ?

Non pas pour guider ou éprouver le discernement, mais simplement parce que si le petit indien arrive à entendre la petite voix de l'âme, cela voudra dire que la majeure partie de sa personnalité aura été abandonnée. La majeure partie des petits tentacules, ce seront enfin défaits. Donc la capacité d'être conscient commence à exister, et très fortement. Il entend la petite voix de l'âme, qui non seulement dit “c'est à l'est”, mais qui fait pressentir où l'est se trouve.

Le petit indien commence à marcher, et il a raison de marcher dans cette direction parce qu'au bout d'un moment il voit une montagne. Alors il court, parce qu'il sent bien que c'est là qu'il y a le secret. Il court et commence à grimper au rocher, il tombe, il se relève, enfin il trouve une source. On dit que ça fait du bien, on voit un petit peu, c'est une eau magique qui efface toute la fatigue, et on continue de monter, de monter.

Et l'aigle est toujours là au-dessus de la tête. Toujours il tourne, et il se met à tourner au-dessus du sommet cette fois. Plus seulement au-dessus du petit indien, mais au-dessus du sommet. Ça veut dire qu'à ce moment-là, l'âme n'est pas simplement en relation avec sa personnalité, mais qu'elle commence à faire une double relation, Esprit - Âme - personnalité. Ou pour d'autres, Monade - Âme - personnalité.

Et c'est là que le petit indien commence à trouver une chose étrange. Il la trouve dehors, il la trouve en lui. Il lui semble effectivement qu'il existe et qu'il monte le dos d'une montagne, qu'il s'accroche à une montagne, qu'il la grimpe. Et cependant, en même temps, il commence à sentir que cette montagne, c'est aussi lui-même. Quand il touche ces rochers, il a l'impression de toucher sa propre peau. Cela lui fait tout drôle, et il croit que c'est l'altitude qui lui joue un mauvais tour.

Mais plus il monte, et plus il s'aperçoit qu'en fait, il n'est pas un petit indien qui monte une montagne, mais qu'il est une drôle de personne, une drôle de trinité, une drôle de nature.

 

Trinité

Une trinité qui fait tout cela, tout en ayant la certitude d'être à l'intérieur de soi-même.

Car la personnalité, même ici, dans un premier temps, a l'impression d'être extérieure, elle permet en fait un voyage intérieur. Lorsque le petit indien s'aperçoit de cela, il n'est plus un petit indien qui s'agrippe ou à une montagne, ou à une montagne qui lui semble être lui-même, il devient une lave puissante, qui commence à sortir du volcan. Il ne s'agit plus d'une montagne, mais bien d'un feu, à l'intérieur d'un volcan.

Et ce feu soudain s'enflamme !

Dès qu'il se rappelle qu'il n'est pas un petit indien, mais cette trinité et qu'il le sent, il s'enflamme et l'éruption commence.

L'aigle, à ce moment-là, va crier de plus en plus fort, parce qu'il faut absolument dynamiser cette éruption, ce volcan. Il ne faudrait surtout pas qu'à ce moment-là, la lave retombe. C'est trop dommage ! Alors l'aigle se met à tourner encore plus vite et à crier encore plus fort. Et c'est là que l'âme commence à se faire encore plus présente. Elle répète le mantra encore plus vite, comme pour saturer l'individu, qui commence à être saoûl de ce mantra intérieur. Jusqu'au moment où l'éruption est complète, totale. Et enfin, le feu commence à sortir du ventre de la montagne. Il s'en échappe à tout jamais !

Et pendant qu'il s'en échappe, il fait fondre la roche, il emporte la roche sous forme de minerai précieux, sous forme de gaz.

C'est pourquoi je vous l'affirme. Vous n'êtes pas pas simplement tombé, piégé dans la Matière. Vous êtes venu ici pour conquérir, transformer et emporter. C'est pourquoi il est capital que vous fassiez une réconciliation avec la Matière. Parce que toutes les richesses qu'elle comportent, que vous allez ensuite transformer, toutes ces richesses, il va falloir les emporter.

Soyez un chercheur d'or !

 

Soyez un chercheur d'or !

C'est très facile. Un chercheur d'or cherche la montagne, cherche la veine dans la montagne, sait reconnaître où il y a l'or, même si l'or est très caché. Et il sait nettoyer l'or avec le tamis qu'il faut, dans le courant d'eau qu'il faut. Et il en tire alors une pépite.

Toute la vie humaine, c'est la même chose.

Mais il est vrai qu'avant de pouvoir être ce chercheur d'or qui trouve de l'or, être ce petit indien qui remporte son initiation, eh bien il faut se défaire de tous les masques. Et c'est pour cela qu'il y aura toujours une frontière douloureuse entre le monde des aspirants et le monde des disciples ou des initiés.

C'est que dans le monde des aspirants, même si l'on cherche Dieu, même si l'on médite, on alimente encore terriblement les images et les masques. Et dans le monde des disciples, on n'alimente plus les masques. Alors il faut définitivement faire un choix : décider, accepter, aller voir tous ces masques.

Ce qui veut dire quoi ?

Eh bien cela veut dire être capable de faire face à l'egos - pour reprendre des concepts de la tradition - aller voir cet ego, le contempler.

 

Pouvoir voir son ego

Mais déjà le fait de pouvoir le voir, remarquer ses mouvements, c'est déjà une altitude spirituelle.

Eh oui, pas tous les individus sont capables de reconnaître qu'ils sont jaloux ! Ils éprouvent la jalousie, mais c'est toujours la faute de quelqu'un d'autre : “tu m'as rendu jaloux, ou tu m'as rendu avare, ou tu m'as rendu bossu !”

Lorsque le disciple arrive à se dire : “Mais l'autre a fait ceci, mais c'est parce que c'est sa liberté, c'est son niveau de conscience, il n'est pas capable de faire autre chose, et j'ai eu la réaction d'être jaloux.”

Lorsque l'on est capable de se faire cette remarque, c'est qu'une grande partie de l'illusion est déjà partie.

Et ensuite il faut comprendre comment ne plus être jaloux. Repérer les processus qui nous font rentrer dans la jalousie.

Et remarquez qu'il y a dans cet amour, que l'on appelait l'amour, qu'il y a encore un peu de ce que les profanes, eux, vont appeler la possession, l'exclusivité, peut-être même la passion. Ce qui fait que tout cet amour, d'un seul coup, s'il est trahi, s'il est froissé, devient de la jalousie. Et ainsi, simplement en réfléchissant à propos de ma jalousie, je vois, à la suite, des autres défauts. Ce qui veut dire que les grands défauts, ce que l'on peut classer comme les grands péchés capitaux, ces grands défauts sont composés par une multitude d'autres petites attitudes. Tout simplement des attitudes.

Un défaut n'est donc pas si dramatique que cela, puisqu'il n'est composé que par des attitudes. Mais ces attitudes elles-mêmes ont été créées par mes interprétations.

Alors vous voyez comme il est très facile de défaire le nœud. Je n'ai pas à combattre ma jalousie, mon égoïsme, mon égocentrisme, etc. Cet égoïsme existe parce qu'il est composé d'attitudes. Je vais voir ces attitudes et pour les voir, je vais voir mes interprétations.

En voyant mes interprétations, c'est là que le jour se fait, que le petit indien rit. Parce que je vois que j'aurais pu interpréter les choses autrement.

Pourquoi est-ce que je me suis borné à faire telle interprétation ? Pourquoi est-ce que je me suis borné à croire telle et telle chose ? J'aurais pu croire autre chose et ça aurait complètement transformé mon attitude, donc ma vie !

Et lorsque je m'aperçois à quel point j'avais la possibilité du choix et à quel point j'avais à disposition un grand nombre de choix, je suis heureux, parce que je vois que, dès demain, je peux être comme je le décide. Non pas parce que j'ai un grand pouvoir de transformation, mais parce que, soudain, je suis une existence et que cette existence a la capacité de choisir.

Sans que je sois une existence, je n'ai pas la possibilité du choix. Non !

“Sans que je sois une existence, je n'ai pas la possibilité du choix. Non !”

Parce que d'abord, j'attends des autres. Alors si ça vient, c'est bien, si ça ne vient pas, c'est “la faute de”. Cela me rend de méchante humeur, ou cela me rend malheureux, ou cela me rend infirme, ou cela me rend ceci, ou cela.

Puisque sitôt que je suis une existence, bien sûr les autres continuent à interférer dans mon destin, peuvent m'aider dans mon destin, ou peuvent au contraire m'anéantir, mais au moins je le sais. Et cela devient des composants que je dirige. Ceci non pas d'ailleurs égoïstement, mais dans un but de création. Exactement comme un magicien essaie de mettre en place tous les ingrédients pour sa magie. Et c'est à ce moment-là que l'homme peut dire “je suis un homme”. Parce que je suis la capacité du choix.

Avant ce choix, je n'existe pas. Eh non.

Est-ce que j'ai choisi d'être secrétaire, d'être professeur, d'être guérisseur ?

[...] aura fortement choisi de devenir un bandit, aura fortement choisi de se marier avec quelqu'un qui de toute façon, de toute évidence, ne convient pas. Ce qui veut dire quoi ?

Ce qui veut dire que, dans un premier temps, j'ai un tel désir de vivre quand je suis jeune, une jeune âme, ma volonté est très forte, le haut et le bas se ressemblent, le premier et le dernier se ressemblent. Il n'y a que durant le développement que toutes les faiblesses arrivent. Parce que j'ai fait ces choix depuis une grande volonté mais j'ai vu les erreurs, alors j'ai commencé à douter de moi ou à avoir peur de l'environnement ou à avoir peur de la vie, alors, au fur et à mesure, j'ai retiré ma volonté et j'ai commencé à suivre les autres ou à suivre les indications plus ou moins fortes de mon destin, ce qui fait que j'obéis à mon destin et à mes étoiles.

Puis après, la maturité venant, l'intelligence s'installant, je retrouve ma volonté et ma force et c'est là que je suis capable de choisir ce qui est bon, ce qui est réel. Alors qu'avant j'avais la force mais pas la possibilité de choisir ce qui était bon et réel, je choisissais ce qui était le plus fort, le plus enivrant ou le plus séduisant. Maintenant je choisis ce qui est bon et réel.

Ce qui veut dire que le développement de l'intelligence se va passer par des moments de faiblesse parce que l'on aura peur.

 

La peur et l'intelligence

Ce que crée l'intelligence confrontée à la Matière et aux autres êtres humains, ce que crée cette intelligence c'est la peur.

Je m'incarne, je le sais donc j'ai peur.

Comme je vous l'ai dit je n'ai pas peur au début quand je suis une jeune âme. J'ai peur au contraire quand je deviens de plus en plus intelligent et c'est comme cela que l'on voit dans la société, les gens que l'on appellera les plus réalistes, être en fait les individus les plus saturés de peur.

Ils sont réalistes c'est vrai, ils savent prévoir c'est vrai, mais finalement ils réalisent tellement tous les dangers, ils prévoient tellement tous les dangers qu'ils ne bougent plus, qu'ils se préservent contre tout et qu'ils tombent dans l'immobilisme.

Il y a à la suite de cela, de cet immobilisme, de nouveau une crise, on en est malheureux parce qu'il en découle des maladies, parce que finalement on est abandonné par sa femme ou par son mari parce qu'on devient complètement inintéressant ou que les enfants s'en vont très vite, ou ceci ou cela. Il y a suffisamment d'événements pour que l'on remette en cause cet immobilisme et que l'on ait de nouveau envie de bouger, de faire des choix, de prendre des risques mais cette fois l'intelligence est suffisamment développée et c'est là que le disciple véritable apparaît.

Il est une grande force de vie, une grande volonté et en même temps l'intelligence de la volonté.

Ce qui veut dire quoi ?

Eh bien ce qui crée cette troisième énergie ou ce troisième état, dont tout le monde parle mais qu'il est très difficile de rayonner tant que l'on ne se sent pas fort ni intelligent. Eh oui, et c'est laquelle ?

Allez, on travaille un petit peu ! Allez, on travaille, on travaille ! Ça fait un petit moment que je parle, que je parle, je me sens tout seul !

Allez, on réfléchit comme cela ! J'entends un peu les conversations.

Allez, quelle énergie ? C'est quel état ? Quelle autre beauté ? Allez, c'est facile. Je ne vous donne pas un exercice compliqué là. Allez, on dit quoi ? Allez, dites-le que j'entende ! Dites-le physiquement. Allez, dites-le ! C'est quoi ?

Allez ! Un bon point à la sortie !

  • intervention inaudible

C'est exactement cela, c'est l'amour.

On se sent bien d'avoir gagné ! Heureusement que l'on n'a pas dit une erreur !

 

Le véritable Amour

C'est cela. Lorsque l'on est fort et intelligent - quand je dis intelligent, je veux dire avec la capacité de discernement - à ce moment-là, l'amour jaillit. Le véritable Amour jaillit.

Cet amour irrationnel, incompréhensible pour l'homme du commun. Cet amour qui fait que l'on ose se faire sacrifier pour les frères et sœurs.

Cet amour qui fait que l'on n'a pas peur de la mort pour le bien-être des frères et sœurs.

Cet amour inconditionnel.

Ce qui ne veut pas dire que l'amour, c'est ce qui vient lorsque l'on est assez intelligent et fort, comme si on avait tout le bénéfice et comme si l'amour naissait du fait que l'on se sent fort et intelligent. Comme par exemple on peut se sentir fort lorsque l'on est arrivé à devenir riche.

L'amour ce n'est pas simplement quelque chose qui vient parce que l'on est intelligent. Mais parce que l'on a suffisamment de discernement pour voir ce qui est vrai de ce qui est faux, ce qui est bon, ce qui est nuisible, alors on a la capacité, ensuite, d'administrer sa force au profit du développement des autres.

Ce n'est pas simplement parce que tiens d'un seul coup c'est facile mais oui on sait faire tous les choix, on sait se donner parce que l'on sait à qui l'on doit se donner. L'on se donne par la Loi du Sacrifice parce que l'on est capable de voir ce qui est nécessaire et que l'on investit toute cette force pour investir ! Et quelquefois il en va d'investir sa vie et on accepte la mort ou même la torture. Ou quelquefois ce n'est pas nécessaire, on accepte simplement d'endurer les mauvaises réactions des hommes lorsque quelque chose est à faire.

L'Amour devient naturel parce qu'il est en fait la capacité de cette conscience à enfin s'apercevoir non seulement que l'autre existe mais qu'il a besoin d'aide, qu'il a besoin de quelque chose, qu'il a besoin d'un encadrement, qu'il a besoin avant qu'on le prévienne de ce qu'il ne faut pas faire et toute la force se met dans cet ouvrage. Et c'est là que le disciple existe complètement et qu'il est proche de devenir un initié, quand il investit son énergie de travail. Mais non pas simplement parce qu'il est à la recherche de son propre destin, ou parce que ça lui fait plaisir, ou parce que ça l'intéresse, mais parce qu'il le fait véritablement pour l'autre parce qu'il sait que c'est ce qu'il faut pour l'autre.

Donc en fait il n'y a aucun intérêt personnel, ni même l'intérêt d'y puiser et d'y vivre un destin.

 

Destin personnel imaginaire

Beaucoup de disciples naissants dévient cette énergie fantastique de l'Amour qui commence à arriver vers eux, cet éclair de la Conscience qui s'approche. Ils le dévient parce que d'un seul coup, existant encore de par l'image ou un certain masque, ils commencent à agir en pensant : “cela est mon destin” et au profit d'un destin qu'ils imaginent. Et ça veut dire quoi ?

Réfléchissez à ce que ça veut dire. Parce que c'est un problème qui vous attend tôt ou tard, que ce soit demain ou dans la prochaine vie, ou que ce soit même déjà arrivé, cet énigme vous attend. Alors nourrissez la réponse.

Ça veut dire quoi ?

Si je dis “c'est mon destin”, ou si je prends pour destin le fait d'être astrologue, guérisseur, professeur, ou ceci ou cela, ou que je dise c'est ma vie, ou même si je ne le dis pas, que je le ressente comme tel, ça veut dire quoi ?

Eh bien, cela veut dire que j'ai détourné une action qui en fait est uniquement cosmique et a juste été déposée en moi pour que j'en sois le transmetteur, le porteur. D'un seul coup, je m'accapare cette action qui ne m'appartient pas parce que c'est le Destin du Monde et j'en fais une image, j'en fais ma vie, mon destin.

Et très vite autour de cela on voit quoi ?

Eh bien on voit des individus qui, de ce fait, commencent à grandir en ambition, ou en fierté, ou en vanité, ou en orgueil, ou dans une assurance qui frise une insolence insupportable. Un individu qui n'est plus capable de progresser parce qu'il a trouvé son destin, parce qu'il le connaît et qu'il l'applique.

Il n'existe aucun destin personnel !

“Il n'existe aucun destin personnel !”

Et j'entends trop souvent - et que cela vienne à mes oreilles ou aux oreilles des autres frères - nous entendons trop souvent : “S'il te plaît donne-moi un destin ! Donne-moi une mission ! Fais de moi ton missionné !” Moi, moi, moi, moi !

Cela veut dire quoi en fait ?

Soyons logiques !

Cela veut dire : “Moi je suis tout petit, moi je suis tout dans l'ennui, moi je n'existe pas et personne ne me respecte et tout le monde me donne des coups de pied. Donne-moi une mission parce qu'il se trouve que je t'aime, parce qu'il se trouve que je voudrai vivre de par toi !”

Mais si je suis vraiment honnête, je ne m'aperçois que de vivre comme cela en profitant de la gloire du Seigneur ou d'un Maître, qu'est-ce que cela me fait du bien !

“Comme ta gloire sert à ma gloire ! Comme je vais être heureux de vivre ! Si c'est en ton nom !”

Mais pas pour ton nom, non ! Pour le mien ! Eh oui, pour le mien !

Parce que très vite, la collaboration avec tel guide ou tel réseau ou telle énergie devient ma propre grandeur, ma valeur.

C'est faux, tout ça c'est faux ! Aucun homme n'a un destin privé et personnel.

Par contre, il y a des énergies qui veulent s'exprimer, que ce soit par apothéose spirituelle ou parce qu'elles doivent descendre aux troupes tout près des hommes ou de leur corps ou de leurs corps subtils pour, petit à petit, dégager l'Esprit de la Matière et commencer un travail alchimique.

Donc s'il y a une mission, c'est avant tout une mission qui est cosmique. Et ensuite il se trouve que petit moussaillon, on va effectuer une petite part du travail ou permettre à ce grand mouvement de se faire autant qu'il se peut quelque part, mais que ce soit fait toujours dans un esprit de Service.

 

L'esprit de Service

Ce n'est pas moi qui ai un destin, si j'existe, c'est pour servir, servir l'expression, permettre l'expression de cette énergie.

Mais l'intelligence est rusée. Avant qu'elle soit illuminée, elle est rusée ! Ce qui fait que voilà un méditant qui pense bien vouloir servir, qui réclame, qui veut aider Dieu dans son ministère, mais en même temps il se sert tellement au passage qu'il ne s'aperçoit même pas qu'il s'est servi amplement au passage, tellement en bonne conscience et très tranquille, il ne voit que cette petite phrase qui dit : “Je veux te servir Seigneur !”

Dans ce conflit, car il y aura conflit, petit à petit les énergies maigrissent, s'appauvrissent jusqu'à donner à l'individu l'impression d'être un désert. Et s'il comprend à ce moment là, alors il se vide de son égo et devient rempli, mais comme un être de Service rempli du Plan, une partie du Plan Cosmique.

Et pourquoi je parle de la sorte ?

C'est qui me permet de parler de la sorte, c'est parce que la destinée humaine, en elle-même, n'est pas la destinée de milliers, de millions et de milliards d'hommes à travers les âges. Mais à travers ces milliards d'hommes, c'est le Destin unique d'une Grande Âme qui a lieu, et qui s'appelle Dieu, eh oui !

 

Le Destin de Dieu

Et pour vous faire comprendre cette image, il faut que l'on discute un peu de Dieu. C'est difficile, eh oui ! C'est aborder un sujet épineux, mais suivez-moi encore un peu et vous verrez que tout s'éclaire.

Le Destin unique d'une seule Grande Âme qui est Dieu.

Ça veut dire quoi ? Réfléchissez. Ça veut dire quoi ?

Si vous êtes logique, vous allez tout de suite penser : Dieu, mais alors puisqu'il y a une Terre, Dieu canalisé vers la Terre, Dieu sous l'expression d'une planète. Mais il y a des millions et des milliards de planètes !

On veut bien croire, parce que l'on a lu un peu, que Dieu est une personne ou Cosmique et même, allez soyons généreux, extra-cosmique, alors d'un seul coup, qu'est-ce que ça veut dire, la Terre, Dieu, en tant qu'Âme Unique incarnée dans la Terre et tous ses règnes ? Est-ce que ce Dieu extra-cosmique, sans limite, sans frontière, est là-haut, mais alors comment peut-il se faire si petit, qu'il devient une flamme, et qu'il est sur une planète ?

Ce n'est pas quelque chose de difficile à penser, mais il y a une petite pirouette à faire et là...

Ah oui, ça fait des fois que je n'ai pas tellement envie de vous expliquer des choses. Non pas parce que le cœur me manque, mais parce que j'ai en fait une certaine crainte à réveiller trop d'obstacles. Ce sont pourtant des choses simples ! Mais je ne veux pas que les gens sortent des différents rendez-vous en ayant plus d'idées contraires, qu'en ayant été enrichis ou libérés par les quelques explications que je peux donner.

Je ne veux pas que d'un seul coup, par exemple, je vous remplisse de doutes à propos de Dieu, ou que d'un seul coup, pendant des mois, voire des années, vous ne pouvez plus même penser à propos des Hiérarchies, et que donc vous ne pouvez même plus ou prier ou travailler, parce que vous ne pouvez plus vous aligner.

Je suis très heureux de faire ces dérangements quand je peux suivre la personne, ça oui ! Quand je peux, à des moments précis, rééduquer, rattraper, ou au contraire créer un trouble encore plus grand pour que dans une noirceur plus profonde, ce petit trouble s'efface. Mais ici, je ne peux pas. Alors, voilà que j'hésite. C'est pour cela que je vous dis : si vous ne comprenez pas ces choses, allez soit vers les personnes qui les comprennent, soit vers les livres qui les enseignent, car cela est déjà enseigné.

Alors revenons au sujet.

Dieu, extra-cosmique, immense, grand, sans frontières, sans limite, comme tout disciple un peu éduqué l'imagine. Puis une aventure sur la Terre, une Grande Âme qui s'incarne par tous les règnes, cette Grande Âme que j'appelle Dieu.

Cela veut dire quoi ?

Eh bien, cela veut dire que le Dieu que tu imagines, le Dieu que tu pries, le Dieu que tu aimes, le Dieu que tu veux rencontrer en t'élevant vers le Ciel, le Dieu que tu penses exister au Ciel, ce Dieu-là n'y est pas. Eh non ! Ce Dieu-là, il est complètement en toi, dans ces milliards d'individus et dans tous les règnes.

Alors d'un seul coup, tu ressens quoi ?

Eh bien, tu as l'impression d'être sur un bateau où il n'y a plus de capitaine pour mener le gouvernail. Parce que pour se sentir dans un Cosmos qui va quelque part et qui y va sûrement et qui est ordonné, il faut savoir, il faut croire que le capitaine est au gouvernail du bateau et que le bateau est dirigé. Difficile d'un seul coup de regarder que le Gouvernail est tout seul !

Qu'est-ce que je veux te faire comprendre ? Je veux te faire comprendre que certes tu as été bien instruit, certes il y a un Plan que l'on appelle Divin. Mais tu te trompes, et lourdement, quand tu penses que ce Plan qui est Divin existe quelque part et t'attend ! Bien sûr, on t'a enseigné et justement sur des plans divins intermédiaires. Mais tu te trompes quand tu penses que ces plans intermédiaires existent et t'attends de quelque part !

Parce qu'en pensant que Dieu ou son Plan ainsi que les plans intermédiaires existent bien quelque part et t'attendent, tu as l'impression que l'Univers est habité, dirigé et que tu peux évoluer dans le meilleur des mondes, que les enfants sont bien gardés.

Accepte !

Je casse.

Allez, accepte !

Mais oui, on ne fait que s'amuser, ne t'inquiète pas ! Tu ne risques ni les flammes de l'enfer, pas plus que tu aurais mérité les nuages de paradis parce que celui-là non plus n'existe pas, alors ! Accepte.

Laisse-moi casser, tout gentiment.

Allez, ne serait-ce que par jeu. Dis-toi que tu te mets à voir les choses, comme je l'ai dit, ne serait-ce que pendant un quart d'heure et puis après tu reprendras ton bateau, tu remettras ton capitaine, tu ferais ce que tu voudras. Ça m'est égal. Mais au moins, au prochain conseil, je ne me ferai pas réprimander, parce qu'il faut faire le travail correctement. Et que même s'il me semble que je suis très indépendante, nous avons une forme, une sorte de chef. Et ce chef-là, crois-moi, n'a pas la langue dans sa poche. C'est une langue de feu.

Sitôt que les choses n'ont pas été dirigées correctement ou que l'on n'a pas suffisamment veillé aux éclats qu'elles pouvaient faire ou que les éclats supposés dépassent la supposition, cette langue de feu rentre en nous et elle fait mal.

Ce n'est pas un fouet qui nous punit, comme si le Maître passait et nous fouettait volontairement. C'est que d'un seul coup, quand il arrive, il est le Bien, il est le Parfait. Il est l'action juste, l'action vraie. Et pour peu que nous n'ayons pas pu suffisamment prévoir les marges ou diriger ou inspirer, c'est donc qu'on a, en fait, fabriqué trop d'échecs. Quand vient cette grande Lumière, sans qu'elle le veuille, cela nous flagelle. Parce que si nous préfabriquons trop d'échecs, cela veut dire qu'il existe en nous une capacité à cette erreur, donc une impossibilité de diriger un certain nombre d'énergies ou de vos énergies.

Alors pour éviter ces corrections, je me dois, absolument, de faire les choses plus justes, même si cela ne vous plaît pas, même si au contraire vous préféreriez entendre une histoire plus jolie, plus flatteuse.

Allez, patatras, que Dieu n'existe pas ! Le Gouvernail est tout seul.

Alors tu vas me dire : “Mais pourtant les choses ont bien démarré, commencé, ont bien été ordonnées, pourtant le bateau semble aller quelque part et pourtant je le vois bien, le Gouvernail semble diriger parce qu'il tourne un peu à droite, un peu à droite, un peu à gauche, que l'on a su éviter les rochers, que l'on choisit bien les courants et qu'il semble bien que le bateau est toujours droit, pointé sur l'étoile du Nord.”

Ah oui, mais ça c'est autre chose. Eh oui ! Ça ce n'est pas Dieu ! Eh non !

 

Qui dirige le Monde ?

Parce que Dieu, lui, il est tout incarné, alors il ne peut pas être au four et au moulin, comme tu dis toi-même. Il ne peut pas être là-haut, être ce Père, magnifique Père, que l'on t'a tant inspiré, que l'on t'a décrit, que l'on te fait prier, parce que cela te plaît, cela t'arrange. Et il ne peut pas être en bas, dans la Matière, en train de devenir cet enfant, cette fleur. Eh non !

Quand il y a manifestation, il y a manifestation et on peut dire, alors, avec justesse : Dieu n'existe plus.

Si cela te dérange de penser que Dieu n'existe pas, sache que, au moment de la manifestation, considérons que Dieu n'existe plus en tant que ce grand Dieu omnipotent, omniprésent, le Père des hommes. Il est dans la Matière, il est tous les règnes, tous les enfants dans la Matière et il est en train de s'incarner.

Alors maintenant, on se repose la question. Hein ? Est-ce qu'on est un peu plus confortable ? Ou est-ce que l'on a eu peur de friser le Diable ?

Alors ?

Qui mène le Monde ?

Qui mène le bateau ?

Qui mène l'Univers ?

Qui fait tourner le Soleil ?

Qui ?

Allez.

On réfléchit !

Allez !

On ne sait rien ?

Ce n'est pas grave !

Réfléchis encore un peu ! Reçois la semence et tu trouveras. Mais oui, tu trouveras ! Ne me dis pas : “Mais je ne suis pas télépathe !” Ce n'est pas une question de télépathie, c'est une question de cœur. Eh oui ! De cœur ! Quand le cœur est dispo, on perçoit.

Allez, perçois ! Ouvre ton cœur ! Oui, si tu veux, par un peu de respiration, tu peux le faire. Ouvre-le !

L'intention est plus forte que la respiration. Mais oui, elle est plus forte !

Ouvre-le ! Voilà !

On imagine.

Reçoit !

Allez.

Qui dirige le monde ? Ou aide le monde à vivre ?

Allez. On reçoit encore une fois.

Si j'avais le temps, je demanderais à chacun d'entre vous : qu'as-tu trouvé ?

Qui dirige le monde ?

Allez.

Celui qui veut le dire a la parole.

Allez ! En fait, il n'y a que toi et moi. Ce n'est pas si grave !

Alors, on va commencer à expliquer.

Vérifier les copies.

Qui dirige le monde ?

En même temps que je vais paraitre simplifier les choses, ça va les compliquer. Mais c'est parce que plus on en sait, plus cela devient énigmatique. Plus on commence à marcher, plus l'on s'aperçoit que l'Univers est grand. Donc, ce ne sera qu'une partie de la réponse, tandis que d'un seul coup, cela vous semblera tellement agrandir le Cosmos, que l'on va se poser encore d'autres questions.

Et que la pensée va éclater.

Qui dirige le monde ?

Je vous laisse du temps, vous remarquez

Eh bien, tout simplement, mais magnifiquement et extraordinairement, parce que c'est là la magie de la vie : les formes plus anciennes de Dieu.

Celles qui, étant déjà venues dans la Matière, ont été initiées, ont grandi et savent maintenant régir la Matière. Et, bien sûr, la question que vous allez forcément vous poser est qui va d'un seul coup agrandir votre Univers mais le compliquer terriblement :

Pourquoi est-ce qu'il y a des formes plus avancées de Dieu ?

Cela veut dire qu'il y a des vagues de vie.

Et alors, automatiquement, qui dit vague de vie, dit mais quand est-ce que cela a commencé ?

Toutes ces questions, au fur et à mesure, vont former comme un brouillard dans votre compréhension, parce qu'il vous semblera avoir acquis un petit peu, mais avoir acquis suffisamment pour voir qu'il existait une énigme encore plus profonde.

À ce moment-là, beaucoup de disciples sont désespérés, deviennent très nerveux, parfois coléreux, et partent en exil quelque part, que ce soit dans les vacances ou dans les plaisirs. Si l'Univers est tellement insondable, cela lui donne envie de partir voir ailleurs. Cependant, il faut savoir qu'un disciple authentique et véritable aura l'humilité, la patience suffisante pour aller gentiment chaque jour s'enfoncer dans ce brouillard qu'enfin il est capable de voir, même si chaque jour sa vue ne s'accroît que pour voir s'accroître la densité du brouillard. C'est le signe que l'on est proche de l'initiation.

Pourquoi ?

C'est une étape très simple. Eh oui ! On va sortir enfin de l'illusion.

Par la pensée, on peut comprendre beaucoup de choses. Par la pensée, on peut même approcher, parce qu'elle peut être sensitive. Elle a des petites antennes et elle permet d'infusionner les choses. Mais en même temps, elle est limitée. Ce qui fait que quand elle est utilisée justement et bonnement, dans un premier temps, la pensée va éclaircir l'Univers.

Parce que l'on va mettre nom sur chaque chose. On va mettre nom, Dieu au septième étage, les enfants au rez-de-chaussée, un ascenseur entre les deux qui va s'appeler du nom des Maîtres, du nom de la Kundalini, du nom de la spiritualité. Toutes les choses seront bien rangées. Et puis parce qu'elle est bonne et juste, cette pensée va s'approfondir.

Et d'un seul coup, eh bien, on a le mal de mer. On sent que tout tourne et que tout s'inverse. Tiens, le septième ciel, c'est peut-être la septième cave ! On n'en est pas sûr, on le soupçonne et ça dérange ! Parce qu'en plus, cela fait conflit avec une multitude d'idées reçues que l'on a. Parce que la cave, généralement, c'est habité par le Diable. Comment le Diable et le Bon Dieu au même endroit ?

Terrible ! Terrible pour un bon chrétien !

Diable et le Bon Dieu, peuvent être la même chose ? Hérésie, hérésie ! Toujours pour le chrétien.

Mais celui qui n'a ni foi ni loi, mais Sagesse, celui-là voit que depuis toute éternité, le Diable et le Bon Dieu, c'est la même chose ! Eh oui !

 

Le Diable et le Bon Dieu

[...] le Diable pendant quelque temps, c'est parce que l'homme habille la lumière de ces ténèbres, eh oui !

Parce que pendant le temps que l'on est homme, étant donné qu'il y a plein de masques, et que les masques sont épais, et que très souvent à l'endroit où se trouvent les vrais yeux il n'y a que croûte, ou bien une fente toute petite, il n'est pas étonnant, donc, que l'on invente le Diable.

Mais pourtant dans toutes les traditions, on vous l'a écrit quand même ! Réveillez-vous ! C'est écrit même dans la Bible ! Les quarante jours de Jésus, à un moment donné, qui c'est qu'il a rencontré ? Hein ? Allez, qui c'est qui a lu la Bible ? On répond !

Face à qui il était ?

Dans le désert, il était face au ... ?

  • Au Diable.

Exactement, au Diable.

Quelle drôle de couronnement pour quarante jours de pénitence on croyait découvrir Dieu ? Voilà qu'on tombe sur le Diable, et qu'il nous tente le gredin !

Est-ce que tu veux des palais ? Aujourd'hui il dirait : est-ce que tu veux résider au Hilton ? Est-ce que tu veux avoir une belle voiture, une Rolls ? Est-ce que tu veux que je remplisse tes coffres avec de l'or ? Est-ce que tu veux devenir un grand roi ?

Pourquoi ?

Tout simplement parce que le Diable est le Bon Dieu, ou l'on décide de penser qu'ils n'existent pas, et qu'il y a simplement un Chemin d'évolution, ou alors on décide de les faire exister ensemble. Et à ce moment-là, il va falloir trouver une nature à ce Diable, puisqu'il existe. Et c'est quelle nature ?

L'initiateur.

Rien de plus et rien de moins, mais complètement cela, l'initiateur.

“Le Diable est l'initiateur.”

Alors qu'ensuite on transforme cet initiateur en quelque chose de malfaisant, ça c'est de l'imaginaire, c'est l'invention humaine, c'est de la dépravation.

Qu'on le conçoive purement comme un initiateur qui va tenter, et qui va donc même pour cela revêtir une forme qui soit un petit peu dégoûtante ou affolante, ce n'est en fait que pour éprouver véritablement le discernement du disciple, et savoir si définitivement il a toute la Lumière, donc plus de peur !

Et au moment où le Diable n'a plus besoin de faire peur, c'est la Lumière qui apparaît.

Donc n'ayons plus peur de lui ! Faisons au contraire un ami. Mais non pas au sens où l'on va fréquenter les bas quartiers de l'Astral - parce que ça c'est autre chose - des loges noires il y en a, des groupes de mauvais esprits, il y en a. Mais le concept du Diable, cela n'existe pas, c'est un initiateur.

Donc revenons à notre histoire.

Il y a les formes avancées de Dieu.

 

Vagues de Vie

Imaginez les vagues de vie incessantes, incessantes, devenir mûres, certaines étant moins mûres. Et lorsqu'il y a manifestation, et quand je dis manifestation, je voudrais un jour arriver à travailler sur ce concept. On associe trop souvent manifestation et physique, ce qui crée un concept qui n'est pas bon philosophiquement.

Manifestation ce n'est pas tellement quelque chose qui se passe de l'intérieur à l'extérieur de Dieu. Car sitôt que l'on dit manifestation égale physique, existance des planètes, du corps, de la matérialité, on fait vivre une idée qui va trop à l'extérieur et qui va, petit à petit, construire une spiritualité en complète distorsion. On aura l'impression de devoir revenir à l'intérieur alors que l'on n'a jamais cessé d'être un être intérieur dans son intérieur. Alors un jour il faudra que je discute un peu sur la notion d'intérieur et d'extérieur pour s'apercevoir qu'il n'y a pas de point dans l'Espace. Mais cela veut dire qu'en même temps on va travailler un petit peu l'abstraction. Alors travaillez cette abstraction avant que je puisse aborder ce sujet.

Alors l'on revient à ces vagues successives, certaines plus mûres, certaines pas encore.

Lorsqu'il y a manifestation ce sont les vagues des plus mûres, les vagues de vie d'autrefois qui viennent à la vie pour préparer la crèche de la vie, pour recevoir Dieu.

Et lorsque toute la crèche est en place... N'ayez pas peur, voyez plutôt comme c'est beau !

Et lorsque toute la crèche est en place, le Dieu que l'on croit en haut, le voilà qu'il vient en bas.

Et toutes les vagues de vie les plus avancées, c'est-à-dire toutes les formes intelligentes de Dieu les plus avancées. Toutes ces formes n'ont de cesse de faire évoluer ce Dieu qui est allé naître dans la Matière.

Bien sûr, apparemment, ces formes intelligentes de Dieu paraissent être des entités. On va leur donner un nom. On les appellera Hiérarchie de ceci, Hiérarchie de cela. Il y aura apparemment un chef. Mais c'est quoi en fait ?

Eh bien en fait, ce sont des idées de Dieu les plus avancées possible. Ce qui fait qu'en même temps que Dieu est dans la Matière, on peut dire qu'il est la trame même de l'Univers. Qu'il est les anges mêmes de l'Univers. Qu'il est l'énergie de l'Univers.

Et que s'il va quelque part, c'est bien vers ce point initial, que l'on peut imaginer encore comme potentiellement en vie mais qui en fait n'existe plus. Je sais que ça dérange mais il faut le concevoir. Cela n'existe plus ! Si l'on pouvait imaginer une région où Dieu est Dieu, même de la façon la plus abstraite possible, si l'on pouvait imaginer une région où donc, ouf !, cette partie de Dieu, c'est sûr, elle existe, elle y est là encore, eh bien on se tromperait.

Il n'y a plus rien ! Fini ! Il est complètement descendu.

Ce qui veut dire quoi ?

Ce qui veut dire que pour que ce grand Dieu que l'on imagine, pour qu'il existe ou ré-existe, il faut qu'il se retire de l'incarnation. Exactement comme l'homme, il faut qu'il se retire de son corps. Là c'est la même chose pour Dieu. Il faut qu'il se retire de son incarnation et ainsi il peut recommencer à exister en tant que Dieu. Mais voilà qu'il n'existe plus les hommes pour rencontrer ce Dieu. Voilà que commence à exister le Dieu que les hommes aiment, le Dieu auquel les hommes croient et patatrac ! Il n'y a plus les hommes pour faire cette rencontre. Ils dorment ! Ils sont des formes de vie endormies, des vagues de vie endormies.

Ce qui veut dire quoi ?

Eh bien que l'histoire de l'Homme et l'histoire de Dieu, c'est cette drôle d'histoire. La Lune brille la nuit, le Soleil le jour et jamais le Soleil n'a rencontré la Lune !

Il y a toujours un instant où Dieu est complètement lui-même, ou bien Dieu est complètement ce qu'il est dans la Matière, ces Humanités. Et, étrangement, ces hommes qui commencent à exister se mettent à croire en ce Dieu qui cependant n'existe plus. Mais essayons de comprendre le fondement de la foi pour s'apercevoir qu'il y a là-dedans une grande vérité.

 

Pourquoi la Foi existe ?

Même si elle est détournée au profit d'une aberration pour l'instant, parce que l'intelligence n'est pas assez développée, il y a une grande vérité.

Pourquoi l'homme a la foi ?

Même une foi très petite qui ressemble d'ailleurs plus à une superstition comme la foi qui circule chez les hommes dits primitifs, les hommes des tribus.

Pourquoi la foi existe ?

Pourquoi cette aspiration se met à exister en cœur de l'homme ?

Même un jour le plus matérialiste, incarnation après incarnation, finit par découvrir la foi. Pourquoi ?

La foi existe, même si elle est mal interprétée, elle existe tout simplement parce que Dieu a le souvenir, même imparfait, même imprécis, le souvenir de ce qu'il était quand il n'est que Dieu. Ou la Lumière, disons, se rappelle de ce qu'elle est quand elle n'est que Lumière, que Conscience.

Mais voilà, il y a le grand paradoxe de imparfaitement se souvenir, mais, très certainement et parfaitement, se savoir Pierre, Paul ou Jacques : conflit, contradiction ! Alors qu'est-ce qu'il reste à faire pour Jacques ?

Pour établir ce conflit, pour trouver un équilibre, car Dieu sait qu'il commence à avoir peur à ce moment-là, il ne lui reste plus que le recours d'effectivement croire en un Dieu.

Comme il se sent trop être Jacques, il ne va pas croire qu'il est Dieu, que Dieu n'est plus au Ciel, qu'il est là-bas, en lui, au fond de l'être. Puis après il voudra bien le croire, mais il ne le sentira pas. Il fera quand même ses méditations, quand même ses prières, il dirigera quand même sa pensée constructrice dans ses centres. Et puis un beau jour il comprendra. Parce que soit il aura une révélation pendant la méditation et verra véritablement son âme, soit parce qu'il aura suffisamment intimement rencontré les Hiérarchies, pour s'apercevoir que ces Hiérarchies sont tout au service des Humanités en incarnation, et qu'elles servent à une petite flamme qui gît, silencieuse à l'intérieur de chaque homme, et que ces hommes ne le savent pas, ne la reconnaissent pas.

Et alors il est rempli de fièvre, exactement comme ces Hiérarchies plus avancées, parce que d'un seul coup il voit bien que Dieu n'est pas en haut, et qu'il n'a donc pas raison de le prier, mais que Dieu est bien en bas, chez tous ces hommes, et qu'il faut donc aller le servir, l'aider, le nourrir, l'instruire !

Bien sûr, c'est un peu drôle, parce que Dieu sait déjà tout. Cependant sa forme de transitoire, qui est un homme, qui est Pierre ou Jacques, cette forme-là semble ne rien savoir.

Mais discutons encore de cette chose, est-ce que vraiment tu ne sais rien ?

Eh oui, je te pose la question : est-ce que vraiment tu ne sais rien ?

Ou est-ce que ce ne serait pas plutôt des déviations de conscience, des déviations d'énergies, qui t'empêchent de voir et de lire dans le Grand Livre qui est en toi ? Puisque c'est Dieu qui est en toi.

Ça c'est autre chose. Ça veut dire que je ne suis pas ignorant, ça veut dire que je n'apprends rien, que l'on ne m'instruit pas.

Ça veut dire que plus je suis instruit et plus cette instruction doit avoir pour effet de me faire comprendre les déviations que je commets, les masques que j'entretiens et qui vampirisent mon énergie. Et ainsi, de plus en plus, arriver à être une Flamme Une, et non pas des feux follets qui meurent, mais une Flamme Une, et par ce grand équilibre et cette grande concentration, arriver à m'y plonger complètement et y découvrir l'Univers et tout ce que je croyais être une énigme.

Je sais ce que tu me dire : “Mais tout cela ce sont des projets à long termes, n'est-ce pas ? Aujourd'hui je ne suis que moi, aujourd'hui je dois apprendre, aujourd'hui je dois m'efforcer, aujourd'hui je ne connais même pas encore tous mes masques, aujourd'hui je ne sais même pas encore ce sur quoi je dois travailler.”

C'est vrai. C'est vrai mais ne t'arrête pas à concevoir cela !

Il y a des pensées-semences que je veux mettre, que je veux que tu gardes, et que je veux que tu arroses chaque matin. C'est un ordre !

Je ne m'en donne pas souvent, c'est vrai. Et quelquefois si l'on n'insiste pas, si la paresse humaine fait que l'on oublie, alors quelquefois, bien que j'avais décidé au début de ne pas employer cette tonalité de la voix, il faut cependant des fois que je l'utilise, parce que finalement il y a trop de paresse.

ALORS JE TE l'ORDONNE !

On entend mieux, pas vrai ?

Oui.

Je t'ordonne quoi ?

Je t'offre !

Et je sais que parfois pour que tu prennes ce que l'on t'offre, il faut non seulement que l'on fasse un grand bruit pour enfin tourner ton attention vers nous, mais qu'ensuite on t'arrache les mains que tu mets volontairement dans les poches et que l'on essaye d'écarteler tes doigts que tu crispes sans arrêt, tout cela semble être une violence que l'on en exerce contre toi. Et ce n'est que pour avoir la possibilité d'observer quelque chose, ces quelques pensées-semences.

Alors pour qu'on ait l'air moins méchants et moins bourrus, sors tes mains tout seul, ouvre ta main tout seul et reçoit gentiment.

Voici les pensées-semences avec lesquelles je veux que tu travailles. Ce n'est même pas pour toi, tu n'es qu'une forme transitoire, je me moque de toi ! Tu as toutes sortes de discordance, pour moi tu n'as pas d'importance !

C'est au Dieu que j'aime, que je loue, c'est au Dieu que je sers, que j'envoie ces choses. Et, au passage, peut-être tu deviendras un digne Fils. À ce moment-là je t'aimerais, mais maintenant je ne t'aime pas, eh non ! Tu n'es qu'une forme endormie, comme un plâtre, usée, remplie de microbes. Tandis que si petit à petit tu laisses travailler les pensées-semences, alors tu vas devenir un Fils. Eh oui ! Sous ce plâtre va commencer à battre un vrai cœur. Par la chaleur qu'il dégage, le plâtre va fondre. Et c'est le sourire d'un Fils de Dieu qui va apparaître, cette fois-ci le vrai.

Alors laisse ces choses avoir lieu gentiment.

Pensée-semence.

Je ne suis pas un homme, c'est-à-dire la personne et la personnalité, mais je suis la Forme et l'Esprit de Dieu.

Il est important de rajouter la Forme. Si on dit simplement je suis l'Esprit de Dieu, encore une fois on déclenche en concept un conflit avec la Matière.

Je suis la Forme et l'Esprit de Dieu.

“Je suis la Forme et l'Esprit de Dieu.”

Dieu n'est pas au Ciel. Dieu n'est pas dans les plans supérieurs. Mais par le fait que je suis Dieu, les plans supérieurs sont en moi, donc ils sont accessibles. Ce qui veut dire que je ne m'élève pas dans les plans du Cosmos, mais que par un éveil progressif, par le voyage intérieur, je vais à la rencontre du point le plus élevé de Dieu.

Travaille avec ces quelques pensées.
Fais-en des pensées quotidiennes, puis fais-en des sujets de réflexion en philosophie.
Puis, au cours de la méditation, fais-en des rampes de lancement pour ton intention, de façon à ce que ton intention aille, très sûrement, au bon endroit.

 

L'intention

L'intention est une baguette magique pour la méditation, mais oui !

Tout le monde croit qu'il vaut mieux utiliser des mantras, des musiques, des enseignants, des postures, de hata yoga ou autre... Bien sûr, toutes ces choses sont fantastiques, mais sans l'intention, elles ne valent rien.

Je te dis que, cependant, pour arriver à une certaine intention, il faut développer un peu plus d'énergie.

Ce qui fait que la dernière fois, je t'ai donné ce qu'on appelle le Batrika, respirer de façon rapide et saccadée depuis le centre du ventre. Ainsi, il y a un réservoir d'énergie et depuis cette énergie qui monte au cerveau, tu as une intention pleine et pure.

Mais ne confond pas pouvoir et instrument. Ce n'est pas l'instrument qui a le pouvoir de te rendre comme ceci ou cela. Mais c'est parce que l'instrument a la capacité, sur un plan physique, de développer ceci ou cela, ton esprit s'en empare et ainsi il crée le pouvoir. Si ton esprit n'était pas capable de s'en emparer, il créerait tout au contraire un vice. Et c'est bien le drame qui existe !

C'est parce que tant que l'esprit n'est pas suffisamment développé, bien intentionné ou bien polarisé, eh bien toutes ces énergies que l'homme trouve toujours le moyen d'exciter, d'amplifier, toutes ces énergies, au contraire de monter à la tête, descendent dans le sexe.

Ils l'ont bien compris les profanes. Ils sont toujours à la recherche d'excitation. La vie doit aller très vite, doit se vivre très vite, elle doit changer beaucoup, elle doit être excitante ! Et l'on emploie pour cela toutes sortes d'ingrédients. Et lorsque cette vie est une électricité, un fluide excitant, l'individu, le profane, se sent vivant et il en devient encore plus attaché, charnel et sexuel. Car c'est un fait qu'à ce moment là, toute l'énergie descend dans les organes inférieurs.

Ce qui fait qu'à travers les incarnations, il est bon, c'est vrai, quelquefois de rencontrer une incarnation lymphatique. Parce qu'ainsi l'on va commencer à calmer les énergies, à calmer leur descente dans les organes sexuels.

Travaille avec ces pensées-semences, discute avec ton entourage, avec tes frères et soeurs. Échangez. Vous verrez qu'en échangeant, non seulement vous enrichissez, mais en plus c'est comme si le fait d'avoir un défi, c'est en même temps une proposition pour vous-même vous dépasser et aller plus loin.

Désormais met un plafond, un plafond sur le Ciel, que tu imaginais profond avec ses plans et Dieu au bout, met un plafon ! Et regarde plutôt Dieu en bas, comme dans la crèche.

J'ai employé très souvent cette image de la crèche parce que c'est la plus vraie et de l'histoire de Dieu et de l'histoire de l'Homme.

C'est peut-être pour ça que tu as eu envie d'en faire la plus grande fête de l'année. Oui ! Tu vois, tu n'es pas si bête, pas si ignorant ! Ton intuition te disait que c'était là, non seulement le plus beau moment, mais le plus grand mystère.

Petit à petit tu verras que ta conception va se développer et te faire entrer davantage dans la Matière, mais avec assurance, discipline, amour.

Et lorsque tu contrôleras un petit peu de ta propre Matière, et dans la Matière j'inclus aussi les émotions, c'est une forme de Matière, eh bien tu t'aperçras que tu pourras aider les autres aussi à les contrôler. Ce qui fait qu'en même temps que tu t'éduques, tu pourras éduquer les autres, parce que sitôt que tu libères une portion du Dieu que tu portes, le Dieu qui est chez les autres va réclamer, te réclamer cet espace de liberté.

C'est lui qui t'appelle. C'est lui qui, même si l'individu dans lequel il est ne remarque rien, il ne voit rien, cependant lui qui est Dieu n'oublie pas que tu le dis omniprésent, omnipotent, eh bine, lui il voit tout. Et il voit bien qu'il y en a un qui a réussi à ouvrir une fenêtre à son Dieu intérieur. Ce qui fait qu'il dirige l'individu vers toi, l'autre individu va dire : “Je ressens une attraction pour telle personne, ou j'ai l'intuition que je dois faire tel et tel séminaire, tel et tel stage, écouter ce que l'on me dit, suivre tel cours...”

Est-ce que l'homme est capable de cela ? Pas tellement. S'il n'y avait pas à l'intérieur ce Dieu, toujours un petit œil ouvert, oui un petit coin de l'œil pour surveiller ce qui se passe et trouver les moyens d'en sortir, eh bien l'homme ne sortirait jamais. Non. Parce que l'homme est trop amoureux de lui-même, amoureux de l'environnement. Il ne se soucierait jamais de faire ces choses qu'il juge contraignantes. Et puisque du moment qu'un petit bout de l'œil de Dieu est réveillé, alors c'est vrai. Il y a finalement un pilote au Gouvernail. Il était invisible, mais il est là.

Et lorsqu'enfin dans la méditation tu vois apparaître dans un triangle, un bel œil grand ouvert, alors c'est que ton âme te fait un clin d'œil et te dit : “Ça y est moussaillon, on y est arrivé !”

À ce moment-là, il n'y a pas que l'âme qui t'envoie un clin d'œil. Nous sommes tous là pour t'accueillir parce que tu es réveillé à l'endroit correct où nous pouvons nous voir les uns les autres, où tu peux nous voir où l'on peut te voir, où tu peux nous entendre où l'on peut te parler.

Ce qui fait que pendant ce temps - un peu triste, tu le jugeras - où tu es dans la Matière, où tu ne nous vois pas, où tu ne nous entends pas et où tu en pleures. Eh bien je te demande, pendant ce temps, sois patient. Travaille à l'élaboration de ton équilibre pour arriver jusqu'à ce seuil où enfin tu peux être avec nous puisque cette fraternité te plaît tant.

Et sache bien que là encore n'est pas un but, ce n'est pas une satisfaction en soi, ce n'est pas une Lumière en soi. Ce qui compte c'est que tu fasses ce voyage intérieur. Si en plus tu peux t'amuser avec nous, c'est superbe ! Ne t'inquiète pas ! On va énormément rire, plaisanter, mais aussi travailler parce qu'il y a toutes ces autres particules de Dieu encore dans la cale du bateau. Alors il faudra travailler et tu devras apprendre à travailler correctement d'ailleurs !

Parce que celui qui a la langue de feu, celui-là, même s'il ne veut pas punir, il ne peut cependant rien pardonner. Toi-même tu le dis : karma est karma.

Donc avec effort et constance, travaille à cet équilibre !

C'est pour cela que je ne veux jamais t'instruire, jamais te donner d'informations spirituelles, bien que de temps en temps cela glisse quand même ! Je ne veux pas te donner autre chose que les moyens d'être un homme ou une femme équilibrée. Et cela passe d'abord par la connaissance de la condition humaine.

Qu'est-ce que je fais lorsque je parle ?

Qu'est-ce que je fais lorsque je pense ?

Qu'est-ce que je fais lorsque j'éprouve tel sentiment ?

D'où il vient ?

Pourquoi il existe ?

Où il va ?

Qu'est-ce qu'il fait ?

Qu'est-ce que je peux en faire ?

Comment je vais le transformer ?

Qui je vais devenir ?

Et comment et avec quoi je vais me transformer ?

[...]

Qui est-ce qui transforme ?

Qui est la Personne ?

 

Qui est la personnalité ?

On va beaucoup parler de Dieu, on parle toujours plus du voisin que de soi-même, c'est normal !

Qui es-tu, toi ?

Allez, réfléchis un peu ! Et ensuite je te quitterai.

Qui es-tu ?

Il semble sans arrêt que je flagelle cette personnalité, que l'on en dit toutes sortes de mal à travers toutes les traditions, parce qu'il semble aussi que toi-même tu finisses par la détester, parce qu'elle est lourde, parce qu'elle a un corps, parce qu'elle a plein de défauts. Mais qui est la personnalité ?

Comprend-le, découvre-le, et tu dépenses une énergie fantastique qui d'un seul coup va t'amener à Dieu !

Étrangement, la personnalité, et même si techniquement on va la décomposer, par la construction du mental, ou des émotions, l'individualisation dans un corps, la confrontation avec l'autre, ça c'est tout ce qui arrive en cours de route, mais au début qui c'est la personnalité ?

Eh bien étrangement, c'est ton pouvoir constructeur, eh oui. C'est un immense et un grand pouvoir constructeur.

“La personnalité c'est un grand pouvoir constructeur.”

Parce que, lorsque Dieu est dans la Matière, lorsque tu es dans la matière, puisque je parle au Dieu qui est en toi, je lui parle à lui, je lui dis : toi, Dieu, quand tu es dans la Matière, qui est-il qui vient te sauver ? Qui est-il qui transforme cette matière ? Qui est-il qui fait toute l'œuvre alchimique, tout ce travail ?

Le pouvoir créateur, eh oui, c'est lui.

Et c'est pour cela qu'en même temps une personnalité est si difficile à discipliner, parce qu'elle est forte. Même la personnalité la plus faible, elle est forte, elle sera forte de colère, ou forte de révolte, ou forte de paresse, mais elle sera forte.

Et tant que l'on n'arrive pas par un équilibre à bien donc orienter cette force, on ne peut pas ni libérer Dieu, ou si on prend un cheminement de pensée inverse, devenir un disciple qui va rencontrer Dieu.

Donc quand tu travailles à ton équilibre, d'abord à la compréhension de la condition humaine, sache qu'en tout petit, gentiment, chaque jour, tu travailles à développer ta force créatrice. Et le jour où ton équilibre est parfait, la force jaillit, et tu deviens un initié, tu es notre frère.

Pour l'instant, seulement un de tes corps est notre frère, et ce frère dort, eh oui ! Ton corps mental supérieur, comme l'on dit maintenant - des fois tous ses noms me font un petit peu sourire, vois-tu ?

Donc ton corps mental supérieur est déjà avec nous. Ça je te l'ai déjà dit. Il est comme en couveuse à côté de nous, dans une part de l'ashram, qui est une nef pour les âmes jeunes. Nous détenons tous les corps mentaux supérieurs de toutes les âmes de la Terre.

Dans cette nef fantastique, qui est comme une couveuse, on peut imaginer ce fœtus qui est là, et qui commence à se nourrir de toutes sortes d'informations provenant de la personnalité, mais aussi qui reçoit des énergies en provenance du Cosmos, et qui reçoit surtout, par applications successives, des formes-pensées que nous créons.

Puis petit à petit, lorsque la personnalité mûrit et mûrit, mûrit dans son monde, tout cela finit par réveiller - puisque l'on envoie un matériau correct - tout cela finit par réveiller ce fœtus, et on le voit, enlever, ce linceul, cette peau, et s'asseoir dans sa petite coquille, là, dans la nef. Et il nous regarde. Les yeux tous ébahis, il nous regarde. Il se dit : “Mais où suis-je ? Qui suis-je ? Que fais-je ?”

Et il entend quelque chose qui murmure, et ça le chatouille, ça le chatouille, alors il regarde en bas, il se dit : “Mais c'est moi ça ?”

Et c'est là qu'on lui dit - car il faut instruire chaque plan, autant que l'on vous instruit vous en ce moment sur un plan cérébral et intellectuel, sur les autres plans il se passe les mêmes instructions, parce qu'en fait chaque corps, chaque plan a une vie propre, à ses surprises et ses capacités.

Donc voilà ce corps mental qui réveille son œil et qui ne comprend pas qu'en bas il y a quelque chose qui est aussi lui. Alors il faut lui expliquer : “Eh bien voilà, c'est ta personnalité, elle est en travail depuis déjà des millions, des millions d'années, elle a fait ceci, ceci, ceci, cela, il lui reste encore à faire ceci, ceci, cela, mais si maintenant vous pouvez travailler ensemble alors cela ira beaucoup plus vite !”

Il faut peu de temps pour instruire le corps mental. Très vite il devient adulte, très vite il dit : “Très bien, moi l'âme j'existe et maintenant je vais collaborer avec mon pauvre diable” Et la voilà qui commence, tout en restant sur son propre plan, qui commence à descendre jusqu'à aller loger sa petite lumière dans le cerveau. À ce moment-là la personnalité qui vaquait à ses occupations, qui se trouvait être un mendiant, qui se trouvait être professeur, athlète ou méditant, n'importe quoi, et voilà que d'un seul coup il est étonné, quelque chose a bougé dans sa tête. Il y a eu du bruit, ou une chaleur, ou des visions, ou la sensation d'être habité, quelque chose s'est allumé ! C'est la petite lanterne de l'âme.

Ça veut dire que l'âme a déjà reçu suffisamment de matériaux de l'autre côté, pour pouvoir s'être réveillé et commencer une collaboration active. Donc elle est descendue jusque dans le cerveau. Et c'est un fait que l'on peut rencontrer l'âme dans le cerveau, eh oui elle existe ! Là, vous la transportez en ce moment même.

Alors arrêtez les violons, ces violons que vous faites se plaindre sans arrêt et qui chantent : “mais je ne connais pas l'âme, mais je ne vois pas l'âme, mais je ne sens pas mon âme !” Mets-toi dans ta tête, au creux de ton cerveau, et là l'âme existe. c'est une petite lumière extraordinaire. Cette présence ensuite va se diffuser dans tout l'être, jusque dans les moindres replis du corps, dans les moindres intentions, dans les moindres pensées, à ce moment-là l'âme commence à avoir - c'est incorrect de le dire, mais c'est plus rapide de le dire - pouvoir sur sa personnalité, sur son corps, sur ses chakras. Et cette association devient fantastique parce que le disciple a l'impression d'avoir des intuitions, d'avoir des méditations qui marchent, a l'impression petit à petit, effectivement, de devenir une âme et de la connaître.

Et puis un beau jour quand l'âme et la personnalité ensemble ont fait suffisamment de travail, alors c'est un autre corps qui lui se réveille à un plan encore plus grand, où des anges magnifiques vont de nouveau l'instruire pendant les quelques instants de son premier réveil. Et ensuite plus besoin de discuter, tout se fait.

Heureusement que sur chaque plan il y a des parrains, ne pensez pas à un Dieu, surtout pas Dieu le Père, c'est là je vous l'ai dit, il n'existe pas, mais les parrains, oui, ils existent.

Et encore une fois laisse moi te dire que tu n'es pas si bête ! Toi même aussi tu as repris le système des parrains, parrains, marraines. Si ce système a été mis en place ce n'est pas pour rien, c'est parce qu'il est le reflet d'une fonction cosmique, jusqu'à ce que finalement tu sois ton propre Père.

Alors tu vas me dire - et c'est là dessus que vraiment et véritablement maintenant je te quitterai - tu vas me dire : “Mais qui l'on prie, quand pourtant un des plus grands initiés de notre époque a dit « Priez le Père qui est aux cieux, notre Père qui êtes aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel. » Hein ? Pourquoi est-ce qu'il a donné et ce concept du Père et la prière avec le mot Père ?”

Entre ce que l'on donne et entre ce que l'homme imagine, il y a tout un monde.

Jésus n'a pas dit : “Aime ton Père, toi la créature, aime ton Dieu !” Jésus a dit ou a voulu dire, voulait être compris comme tel : “Toi le serviteur, toi la personnalité, adresse-toi à ton Dieu intérieur qui est le Père.”

Mais le Père cela veut dire quoi ?

 

Le Père

Le Père ce n'est qu'un mot, on aurait pu utiliser en fait un autre mot qui n'évoquait pas le paternalisme.

Le Père.

Avant tout sachez que dans les langues anciennes, dans les idées anciennes, le mot Père en tant que “celui qui est le père”, concept paternalisme, cela n'existait pas. Père veut dire Feu. Dans les langues anciennes, le mot Père veut dire Feu. Le concept Père veut dire le Grand Feu.

“Le concept Père veut dire le Grand Feu.”

Donc : Notre Feu qui êtes aux cieux...

Les cieux. Est-ce que Jésus proposait les cieux lointains, l'espace lointain ou les dimensions lointaines ?

Si l'on est capable d'abstraction.

Mais non, allez, tu réfléchis un petit peu ! C'est bientôt la récré, allez, tiens le coup ! Tiens le coup !

Le Ciel. Si seulement tu avais des yeux pour voir l'anatomie véritable de l'homme, tu serais ébahi comme chaque chose ne révèle en fait que les étapes d'un voyage intérieur. La voûte céleste elle est là, tout le crâne est dressé comme une voûte céleste, où l'on retrouve exactement le même plan des constellations et des étoiles que l'on trouve à l'extérieur, on le retrouve dans la tête.

Pourquoi ?

Est-ce qu'il existe un intérieur et un extérieur ?

Ah ! Tu vois, je ne peux pas m'en empêcher ! J'y viens alors que ce n'est pas le moment, parce que je n'ai pas le temps.

Est-ce qu'il y a un intérieur et un extérieur ? Non, c'est parce qu'il y a des petites têtes et il y a une grande tête. Les petites têtes, la tête de Paul, la tête de Jacques, et les grandes têtes, la tête des Hiérarchies, la tête des Grandes Entités.

Eh oui ! Tu es à l'intérieur d'un crâne ! Ouh ouh !

Tu es à l'intérieur d'un crâne extraordinaire ! Un crâne composé par toutes ces Hiérarchies, mais c'est un crâne.

Maintenant tu sais pourquoi on met une tête de mort dans certains cabinets dit de réflexion, la veille des initiations. Est-ce que c'est pour te rappeler tristement que tu es aussi un être mortel et que tu dois être face à cette vérité ? Non. C'est parce que l'initiateur attend de voir si tu auras compris. Et je ne parle pas de l'initiateur physique, peut-être l'humain ne sait même pas. L'initiateur de l'autre côté, celui qui va gentiment se glisser dans le gant de l'initiateur physique et qui va directement administrer l'énergie où il te voit le plus développé.

Si tu comprends ce que représente ce crâne, cela veut dire que d'un seul coup ta conception du monde est haute, grande, belle, donc que ton plan mental vibre, même si c'est depuis peu, mais il vibre et que l'on peut t'accorder des énergies sur ce plan-là. Alors que si tu ne connais pas ce symbole, cette sagesse, tu seras dans une grande aspiration à l'initiation, aspiration à la Lumière, aspiration au Maître et l'on pourra ne t'initier que sur le plan supérieur de ce plan-là. Comme quoi il est bon quand même de s'instruire, de travailler au niveau des conceptions, parce qu'une idée permet une forme d'illumination.

Puisque nous sommes proches de la Noël, je voudrais que tu approches ces fêtes dans l'esprit que je t'ai décrit avec les pensées-semences que je t'ai données.

Et si, par un heureux hasard, nous recommençons le travail l'année prochaine. Ce que je ne jure pas, non pas que je réfléchisse, non pas que je tâte l'atmosphère, non pas que j'essaie de voir si cela vaut la peine en considérant qui tu es, qui vous êtes. Simplement parce que, authentiquement, nous ne savons pas. Il y a une multitude d'ingrédients qui peuvent nous faire soit changer d'orientation, soit décider d'une autre forme d'action. Peut-être que je n'utiliserai plus la discussion. On verra. Oui, on verra. Cela n'est pas désagréable, mais il faudra songer à passer à un autre travail. Mais malheureusement, cela je ne le pourrai que s'il y a un maximum de réussite dans celui que l'on vient d'effectuer depuis quelques années.

Si on ne peut pas observer un maximum de réussite, c'est-à-dire des polarisations différentes dans vos différents corps, soit l'on continuera un petit peu à discuter, mais là je doute que mon canal se sente disponible. Cela je le doute fort, oui. Bon, je le comprends ! Mais c'est surtout parce que l'on verra que l'énergie doit encore travailler et cette fois-ci le silence suffira pour qu'elle travaille.

Donc, vous voulez que je revienne ? Vous voulez que l'on travaille encore ? Alors c'est à mon tour de faire un chantage !

 

Travaillez l'équilibre !

Travaillez sur vous-même et forcez-vous à cette polarisation, à cet équilibre !

Je ne te demande pas de lire des livres, je ne te demande pas de comprendre ces livres, je ne te demande même pas de méditer tous les jours. Ne te sers de la méditation que si elle te guide vers un plus grand équilibre, mais je t'en prie, essaye de conquérir cet équilibre !

Deviens une personne équilibrée.

Je n'ai pas autre chose à te demander, mais ça je dois l'exiger. Je ne l'exige pas parce que c'est nécessaire, parce qu'il faut remplir cette demande. Je te le demande aussi parce que je ne veux pas plus longtemps ni que tu souffres, ni que tu étouffes le Dieu que je sers et qui est en toi.

Allez ! Nous sommes tous ensemble, même invisibles, ce qui fait que nous pouvons répondre à toutes les demandes et là je réponds à la question qui m'a été posée.

Non, je ne veux pas que l'on me prie ! Mais, oui je veux bien collaborer. Ce n'est pas pareil. Si tu me pries c'est le plus souvent avec une intention pour parler avec des termes techniques en provenance de l'émotion, du plexus solaire et du mental inférieur. Si l'on collabore avec nous, c'est forcément polarisé sur le mental supérieur.

Bonjour grand frère, je suis équilibré, correct, j'appelle ta Lumière, elle vient, on en fait quelque chose.

Ça oui !

Nous sommes à ce moment là un peu comme les scouts que vous même vous fabriquez : toujours debouts, toujours prêts !

Mais pour ce qui est du tempérament religieux, du tempérament si joliment catholique, ça non, je ne réponds jamais !

Et même tu veux que je te le dise en confidence pour te quitter sur une plaisanterie : chaque fois que je surprends quelqu'un en train de me prier de cette manière-là, je ne lui envoie que des casseroles ! Que des casseroles ! Et je me dis : pourvu qu'il y en ait une qui lui tombe sur la tête et qu'il réalise ! Mais je ne suis pas un bon basketteur, comme vous dites. J'aurais dû m'y entraîner pendant que j'étais incarné, ça m'aurait servi pour réussir mes paniers ! Eh oui parce que vu d'en haut le chakra coronal, c'est un petit panier ! Comme quoi tous ceux qui sont basketteurs aujourd'hui feront un bon travail d'accélération, de la purification quand ils seront des Maîtres. Ils réussiront tous les paniers ! Moi j'en rate un sur deux. Il faut dire que j'ai peur de faire mal. Eh oui ! De temps en temps, mon second rayon est ma faiblesse. - Tiens ! Il a fallu que je le dise. - Enfin ce n'est pas grave, de toute façon j'ai tellement d'être un tempérament du premier rayon que tout le monde n'y voit que du feu, de toute manière. Alors...

Voilà un moment que je te dis que je pars et je suis toujours là ! Donc il faut que je m'en aille. Et je m'en vais le cœur léger parce que je t'ai laissé du travail.

Accomplis-le !

Et en l'accomplissant même si tu ne réussis pas, ce n'est pas grave. Mais la Bonne Volonté que tu auras déployé suffira à ce que tu sois reconnu pour notre frère. Et ce que toi tu ne sais pas encore faire, nous viendrons t'y aider.

Si ta Bonne Volonté existe, nous avons le droit de la Loi. Mais oui ! Nous avons le droit de t'y aider, d'accélérer et même de forcer un peu tes chakras, dans la mesure où ton corps éthérique est sain. Nous avons le droit d'accélérer, de forcer un peu l'ouverture de ceci, la fermeture de cela, mais il faut que tu nous offres un corps éthérique sain. Donc un équilibre parfait et dans la psychologie et dans le corps. Pas d'usage de drogue, ça c'est certain ! Et puis - et ça tu ne peux pas forcément le savoir - disposer de plusieurs anciennes incarnations où cet équilibre était déjà maintenu au moins physiquement. Donc ne pas avoir été un alcoolique, un grand drogué ou un malade que l'on a complètement drogué par toutes sortes de médicaments, car il y en a toutes les époques. Ça c'est important ! Parce que l'on revoit de vie en vie des traces d'anciens corps éthériques, sur le nouveau corps éthérique. S'il te semble que tu ne dispose pas d'un éthérique à ce point fort, donc sans danger pour les transformations que l'on peut faire sur toi. Et quand je parle de nous, je ne parle pas de moi et mon cénacle, mais je parle de tous les guides intervenant sur la planète, où que tu te trouves.

Et même je te dirai que tu sois vivant dans les trois premiers jours de la mort. Là encore, l'on peut fabriquer quelque chose, mais oui ! Et c'est souvent là que cela arrive. Parce que lorsque la personnalité a trop résisté, le moment de la mort devient le moment d'illumination si quand même il y a une préparation. Alors...

Si tu sens que tu ne dispose pas de ce genre de corps éthérique, soit parce que tu as vu certaines de tes vies, que tu te savais alcoolique ou drogué, ou parce que tu l'as fait en cette vie-ci. Eh bien prends un peu de temps pour d'abord colmater les brèches, pour te refaire une santé éthérique. Et dans ce sens, les guérisseurs peuvent t'aider. Car ce qui démoralise le guérisseur, c'est qu'il a très peu d'accès sur le plan physique, mais par contre, il règne sur le plan éthérique. Là, les bons guérisseurs peuvent t'aider, et toi-même, par des méditations qui attirent le prana, par des promenades dans la nature, et surtout en faisant l'équilibre dans tes émotions. Ça, c'est aussi très important !

Allez, accomplissez ce travail ! Et peut-être, à dans quelque temps. Si tu es ouvert, à dans dix minutes ; si tu es à moitié ouvert, à la prochaine méditation ; si tu es complètement ouvert, c'est ici, maintenant, tout de suite, il n'y a pas de rupture. Et si tu es complètement fermé, alors à l'année prochaine !

Je vous salue.

(Date de la conférence : 23 11 1991)

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