
Vous avez dit : La planète est considérée comme une matrice, qui permet la cristallisation d'un état de conscience. (inaudible)
Je vous souhaite la bienvenue.
Et comme je commence mes dialogues avec vous, même si ce sont des dialogues silencieux puisque vous ne pouvez répondre, je vais donner les mêmes explications.
Quand vous venez vers moi, il ne faut pas penser, attendre ou recevoir des informations ou un enseignement. Je veux le préciser à chaque fois parce qu'il est important que cela devienne, non pas une conviction intellectuelle en vous, mais une attitude. Vous n'êtes pas ici pour recevoir un enseignement.
L'enseignement
Il est absurde même de penser que l'on puisse transmettre un enseignement. L'enseignement est intransmissible.
L'enseignement authentique est plutôt une prise de conscience, une connaissance qui se révèle. Et personne n'est capable de révéler la connaissance à qui que ce soit. La connaissance se passe donc comme un voyage intérieur et grâce au voyage intérieur. Et personne ne peut faire ce voyage à votre place.
Seulement, il est vrai que l'on peut vous décrire des étapes du voyage. On peut vous donner certains matériaux pour vous préparer à ce voyage. On peut vous donner aussi des indications sur les directions. On peut vous aider à tenir la barque et avant tout à la fabriquer. On peut vous aider à connaître les vents, à savoir choisir le meilleur, le plus efficace. On peut vous aider aussi à être plus conscient des chants des sirènes, de façon à ne pas accoster n'importe où et vous perdre dans des puits sans fin. Mais tout cela n'est pas la connaissance.
Et si depuis tant et tant d'années je m'évertue à vous faire comprendre quelque chose, ce n'est pas pour vous enseigner quoi que ce soit. Que ce soit bien compris !
Je veux plutôt vous donner le goût de voyager et vous prévenir de ce qui va se passer, de bon comme de mauvais dans ce voyage.
Le bon, je vous en préviens pour que vous soyez heureux, que vous ayez de l'espoir, de l'énergie, du dynamisme pour continuer. Et le mauvais, je vous en préviens aussi, pour que lorsque vous voyez poindre son ombre, vous puissiez très vite l'exorciser.
Si je reconnais, je n'ai pas le problème de la séduction. Mon discernement est plus rapide, donc je peux éviter les problèmes. Tandis que si je ne connais pas les obstacles, soit parce que je suis très ignorant vu que je n'ai jamais reçu d'enseignement, soit parce que je les ai refusés, alors là je vais payer de mon expérience. Et quelquefois, je risque de perdre du temps.
Donc il n'est pas question ici, pour moi, d'être sur une chaise en tant qu'enseignant et de distribuer des concepts à des individus qui sont mes élèves. Absolument pas !
Celui qui se place comme mon élève, comme mon fidèle, celui-là, dès maintenant, à cette seconde même, je le chasse, je ne le veux pas, ça ne m'intéresse pas ! Je rends sa chaise bouillonnante jusqu'à ce qu'il ait envie de partir ! Et non pas parce que je veux qu'il s'en aille, non pas parce qu'il ne m'intéresse pas, non pas parce que je pourrais avoir un mépris pour lui, absolument pas ! C'est parce que sa substance mentale, à partir du moment où il conçoit les choses de la sorte, cette substance mentale ne peut pas travailler avec moi, avec ma sphère, avec tous les frères qui sont autour de moi. Car souvent, j'emploie le pronom “Je” mais en fait, “Nous” existons.
Je, Nous, Il
Et quand nous employons le “Nous”, ce n'est encore qu'une étape, car en fait, “Il” existe, “Il” s'exprime.
Le fait que nous parlions, alors que nous savons fort bien qu'“Il” s'exprime. Mais le fait que nous parlions, cela veut dire que nous servons, au plan où nous nous trouvons, nous servons d'articulation à celui qui est au-dessus de toutes les créatures, au-dessus de tous les êtres, et celui qui règne à travers tous les âges.
Le fait que nous parlions, cela veut dire qu'à l'endroit où nous nous trouvons, dans le Royaume ou dans le plan de conscience où nous vivons, nous avons à disposition un certain nombre de flambeaux. Vous vous appelleriez cela des vérités, des concepts, des énergies, des sagesses. Pour nous, ce sont des flambeaux qui veulent dire tout cela en même temps. Et il s'agit pour nous de faire passer ces flambeaux dans l'esprit de l'homme, pour que l'homme arrive à se hisser dans le Royaume où, nous, nous vivons.
De ce fait, l'homme en même temps frôle l'existence de Celui Qui Est. Vous allez appeler cela Dieu, bien sûr, ou votre Dieu intérieur, peu importe.
J'insiste sur le fait que vous n'êtes pas mes élèves, ni mes fidèles. Nous sommes simplement une seule grande âme, une seule et unique Âme.
Bien sûr, il semblerait que nous ayons des points de vue différents, des plans de conscience différents. Mais cela ne veut pas dire que nous sommes différents, que vous êtes différents de moi, que je suis différent de vous et de celui qui est au-dessus de moi. Cela veut dire que nous avons des responsabilités différentes.
Responsabilité
Pour ma part, j'assume une certaine responsabilité vis-à-vis de ces flambeaux qui flambent dans le royaume où nous habitons. Vous, vous avez aussi votre responsabilité vis-à-vis des flambeaux qui composent votre royaume, votre monde, votre Terre. Vous en avez. Vous êtes peut-être étonné de l'apprendre, parce qu'il ne semble pas que votre vie ressemble à une mission cosmique et cependant, vous en avez des responsabilités. Le fait même que vous soyez en incarnation, ce n'est pas uniquement pour votre déchéance, pour votre plaisir, mais il y a bien là un but, comme vous dites, ou plutôt ce qui, pour nous, ressemble plus à une responsabilité.
Votre responsabilité à l'intérieur de l'étape qui caractérise la vie humaine, votre responsabilité est d'arriver à rejoindre ce que vous appelez l'âme, à faire le pont, ou ce que vous appelez le pont, entre votre nature humaine et votre nature Divine, pour découvrir à la fin que ces natures étaient semblables, mais vivaient de manière autonome et séparée.
Votre responsabilité est d'arriver à rejoindre ce que vous appelez l'âme, à faire le pont entre votre nature humaine et votre nature Divine, pour découvrir à la fin que ces natures étaient semblables, mais vivaient de manière autonome et séparée.
Chaque fois que je vous propose des schémas d'évolution, quand je vous dis : eh bien voilà, en pensant telle chose, on se met en résonance avec tel plan, ou on se met en résonance avec l'âme, ou on construit le pont avec l'âme, il ne faut pas tout de suite construire le concept qui consiste en penser que je suis un homme, un humain, un Terrien, quelque part, en haut, dans un plan subtil, il y a mon âme, et, brique par brique, j'essaye de construire ce pont qui va à mon âme, et ensuite, je me place dans mon âme, où j'existe en tant que Lumière, et c'en est terminé de la personnalité. Ce sont des schémas que vous pouvez entretenir, bien sûr, je ne peux pas vous empêcher de penser cela, mais je vous demande de très vite les abandonner, parce que ce sont des schémas trop simplistes.
Plus vous voulez aller sur le Chemin, plus vous voulez marcher sur le Chemin, et plus il faut que vous alliez vers une vision unitaire de la vie, donc de l'évolution aussi.
Il n'y a pas un homme qui va d'un plan humain à un plan Divin. Même si nous parlons de temps en temps comme cela, il ne faut pas construire un concept trop carré à propos de la chose !
Car en parlant ainsi, il y a mille façons d'imaginer le processus en fait. Je peux penser que je suis un humain semi-animal qui essaye d'aller vers la Lumière Divine, et toute la philosophie que j'essaierai de construire, ou toute la religion que j'essaierai de construire pour y voir clair, pour voir de quelle manière un homme demi-animal arrive à aller jusqu'à la Divinité, toute cette philosophie comportera la contradiction de ma pensée. Et pendant des millénaires, je souffrirai de cette contradiction, et j'essaierai de trouver des moyens pour m'échapper de cette contradiction. Heureusement, la plupart des humains sont tellement ignorants qu'ils ne verront pas les contradictions. Mais il y en a de suffisamment éclairés pour s'apercevoir que ces choses ne sont pas des nourritures, il manque quelque chose.
Il faut absolument vous entraîner à voir la vie comme une grande unité, et non pas pour l'aspect de fraternité entre les hommes et entre les règnes que cela entraîne, mais parce que tant que l'homme n'a pas une vision d'unité à propos de la vie et de l'âme, il n'a pas les moyens de changer de plan. C'est un peu comme si je pense toujours avec trois couleurs, le rouge, le vert, et, admettons, le bleu foncé. En pensant avec ces trois couleurs, je vais teinter toutes mes pensées, je vais teinter tous mes mots, tous mes comportements, et je vais donc rester dans un plan, le plan où se trouve la vie et le mouvement de ces trois couleurs. Si je veux changer de plan, parce que l'on me dit que la spiritualité est sur le plan d'après, eh bien je vais devoir m'entraîner à imaginer une autre couleur, et commencer par imaginer le jaune, le rose, le bleu ciel, et l'effort d'imagination que je vais faire dans un premier temps va me coûter, parce que je ne sais pas imaginer le jaune ou le rose ou le bleu ciel. Cela ne correspond à aucune des couleurs que je rencontre tous les jours. Et c'est là où je m'aperçois que je dois croire en quelqu'un, que je dois croire en quelque chose, ou en un texte, ou en une tradition. Je dois croire parce que cette tradition m'enseigne à peu près comment imaginer le jaune ou le bleu.
Et à force d'essayer d'imaginer, je finis par produire la couleur. Et en produisant la couleur, elle devient vivante. Au moment où elle devient vivante, elle se révèle à moi telle qu'elle est. C'est-à-dire que même si pendant des années, je me suis entraîné à imaginer un certain jaune, le jour où je suis suffisamment vivant grâce à ce jaune, le véritable jaune m'apparaît.
Il se passe exactement la même chose quant au concept, aux révélations, à la sagesse. Tout ce que nous faisons ici dans les différents endroits où les hommes se rejoignent, se rencontrent pour discuter et apprendre à penser à propos de l'Univers, à propos de la Sagesse, à propos de Dieu, à propos de la condition humaine. Tous ces endroits sont des lieux où l'individu essaye d'imaginer, de façon à ce que lorsqu'il rentre chez lui, lorsqu'il est dans son jardin en train de prier ou dans sa chambre en train de méditer, il puisse avoir la révélation.
Au moment de la rencontre, au moment du cours, au moment de la séance ou de la conférence, il n'y a pas la révélation. Parce que le seul matériel que l'on puisse vous donner, ce sont des matériaux pour l'entraînement. C'est une gymnastique de l'esprit et une gymnastique du cœur.
Quand je vous décris ce qu'est à peu près l'amour, de quelle nature il est, comment il s'articule et que je prends des exemples, ce n'est pas pour vous décrire l'amour, c'est faux. Mais c'est plutôt pour petit à petit essayer de déclencher une sensibilité qui va mûrir et qui va vous surprendre parce que le lendemain, au milieu d'une expérience, en étant par exemple avec votre voisin ou au travail ou en contemplation face à une beauté, une fleur, vous allez éprouver l'amour. Et toute ma description n'aura servi à rien d'autre que de vous mettre dans une gymnastique propre à vous assouplir l'esprit, de façon à ce que de vous-même ensuite vous fassiez le pas.
C'est pour cela qu'il n'est pas question pour moi d'être votre enseignant ! Absolument pas ! Et aucun enseignant ou aucun initié ou aucun Maître ou aucune entité même cosmique ne voudrait du titre d'enseignant. Il n'y a que les hommes prétentieux et ignorants qui se targent d'être des enseignants ou des gourous ou des prophètes. Il n'y a même pas de prophétie. Eh non, la prophétie n'existe pas en soi !
Et pourquoi ?
Tout simplement parce que l'univers baigne, non pas dans le temps, mais dans une sorte d'éternel présent. Seul le mouvement nous donne l'impression d'aller d'un point A à un point B, de subir un développement. Mais en fait, tout est instantané.
Pour l'homme qui va petit à petit ouvrir sa conscience à différents principes et fonctionnement d'énergie, pour cet homme, le sentiment du temps va exister parce que son éveil est progressif. Cette progression lui donne l'impression que le plan A mesure 10 000 ans, que le plan B 100 000 ans. Mais en fait, tout cela se résume à une petite seconde qui elle-même n'est même pas du temps, c'est tout simplement un événement. Mais la décomposition de cet événement, qui crée jusqu'à nos vies individuelles, semble, pendant un moment, fabriquer le temps.
Donc la prophétie n'existe pas parce que le temps n'existe pas, ou du moins le temps que l'on imagine.
Il y a par contre un but, ça oui, ça existe. Il y a un dessin, il y a un plan. Maintenant, si l'on veut rabaisser ce plan au niveau d'une prophétie et dire : “Il va se passer ceci, il va se passer cela”, cela veut dire que, encore une fois, l'on a humanisé une idée qui est dans le mental de Dieu. Mais on l'aura humanisée.
Il ne se passe rien, il arrive.
Il ne se passe rien, il arrive.
Bien sûr, pour que l'événement arrive, il faut des composants, il faut des agents, des exécutants. Et apparemment, l'homme va aussi avoir l'impression d'exister.
Le mouvement que l'on va appeler homme, et qui est l'homme, ce mouvement est un composant de l'événement, événement qui s'appelle le Cosmos, la Vie de Dieu, la Vie de l'Univers.
Je sais que ce n'est pas flatteur et pas rassurant de voir l'homme résumé à un composant. D'un seul coup, c'est comme si l'Univers se déshumanisait, c'est comme si Dieu était une machine et que l'homme n'était qu'une particule. Tout cela parce que l'intellect est toujours teinté d'émotion.
On ne peut pas révéler une idée ou amener l'homme à concevoir une idée sans qu'immédiatement des émotions soient fabriquées par lui ou son groupe et que ces émotions suivent l'idée et impliquent l'homme d'un seul coup dans un état d'être.
Ce qui fait que si je dis : “l'homme est le fils de Dieu qui en est le Père.” Il y a l'idée et il y a tout de suite la création d'une émotion. Vous aimez le Père, vous vous sentez l'enfant. L'Univers est un endroit de haute sécurité et on est heureux. On peut méditer tranquille, midi est bien à 12 heures sur l'horloge et l'on est content !
Si par contre je dis : “Dieu est une énergie, un concept et l'homme est un composant.” L'intellect va édifier une pensée et l'émotion qui suit c'est d'un seul coup une émotion de déshumanisation, de mécanique et l'homme ne se sent plus à sa place. Le seul coup il en perd même sa faculté d'aimer. L'Univers devient froid et noir. Ça sert à quoi de vivre alors ?
Je vous démontre cela pour que vous soyez conscients de l'influence très forte qu'une pensée peut avoir sur votre destinée.
C'est pourquoi vous ne devez pas accepter n'importe quelle idée, n'importe quel concept. Parce que même si vous ne dégagez pas tout de suite une émotion qui correspond à ce concept, tôt ou tard vous allez quand même la créer cette émotion et elle vous emmènera soit sur une voie de garage, soit sur une voie de fanatisme, soit vers l'évolution, soit vers le suicide, soit vers le recroquevillement de votre être, peu importe. Parce que vous n'êtes pas simplement que des pensées, vos émotions vont suivre et vous donner un état d'être.
Alors il est très difficile d'enseigner, voyez-vous ? Parce qu'il ne s'agit pas simplement de donner des grandes et de justes idées aux hommes. Il faut faire attention à l'émotion qu'ils vont en concevoir. Si je donne une idée juste mais que les émotions, puisque l'idée juste n'est peut-être pas vraiment comprise, pas vraiment passée telle que, l'émotion qui va être bâtie va ruiner complètement l'avancement de l'individu ! Et quelquefois même le dégoûter pour quelques années de tout effort spirituel.
Nous devons donc faire attention, pas simplement à l'idée, mais à l'émotion que l'idée implique.
Ce qui fait que quand nous voulons vous parler, quand nous voulons travailler avec vous, nous ne songeons pas tellement à dire la vérité mot pour mot ou d'après le mot le meilleur pour l'expliquer. Mais nous essayons plutôt d'utiliser les mots qui conviennent le mieux à vos émotions. Les mots qui vont déclencher les émotions les plus propices à un bien-être, à un développement, à un détachement, à une ouverture...
Pour nous maintenant, il est impossible de travailler uniquement sur le plan mental. C'est impossible. La plupart des hommes ont encore trop d'émotions et fabriquent trop d'émotions à la suite des mots.
Vous allez me dire que cela est la nature humaine et que pour l'instant on ne peut pas faire autrement. Et pourtant je voudrais un instant qu'il en soit autrement. De façon à ce que vous puissiez expérimenter la joie de n'être qu'une idée, que vous puissiez expérimenter la joie de rencontrer le mot qui soulève l'idée juste. Sans être ensuite victime d'un bien-être ou d'un mal-être, d'un étouffement, d'une peur ou d'une grande sécurité éprouvée.
Tant que les enseignements devront tenir compte de l'émotion des humains, ils n'auront en fait que des ombres ! Que les ombres des idées, que les ombres des mots qui auraient pu être plus justes.
Ce qui veut dire qu'un disciple, s'il veut faire un effort authentique, utile, s'il veut marcher un petit peu vers la Vérité, il doit dans un premier temps bien prendre conscience de son amas émotionnel.
Il doit non pas simplement lire son existence dans les livres, savoir que cela existe, l'éprouver quand cela se met en route. Et ensuite, s'en plaindre pendant la prière ou la méditation et chercher le détachement par toutes sortes de moyens artificiels.
Si je prends conscience complètement en un bloc de cet amas émotionnel que je suis, que j'incarne, je deviens dissocié de la chose. Et je peux à ce moment-là avoir ce que vous appelez la maîtrise et le contrôle. Et qui est en fait tout simplement un talent de construction. De seul coup, mon amas émotionnel devient comme une boule d'argile et je peux façonner cet argile, comme je le décide, pour mon grand bénéfice. Au lieu que l'homme soit captif dans la boule d'argile qui se trouve remuée, malaxée par la collectivité, par les peurs de mon temps, les idées de mon temps, les tracas de mon temps. Ce qui fait que d'un seul coup, je me trouve composé par ma civilisation, ma société, ma famille, mon gourou, la philosophie que je préfère, les principes que j'ai. Mais ce n'est pas ma véritable forme. En aucun cas cela est moi, je n'aurais qu'a été pétri par les autres.
Le véritable homme que je suis attend toujours à l'intérieur de la boule. Et il a la mission de façonner cette boule d'argile comme il le souhaite. Mais il faut dans un premier temps faire sortir ce bonhomme de la boule. De façon à ce qu'étant à l'extérieur, il ait le pouvoir de manipuler sa boule. Parce que sa boule d'un seul coup devient un objet dans l'espace. Son espace intérieur, c'est vrai, mais un objet dans l'espace, qui va obéir à son créateur.
Alors comment est-ce que, petit à petit, je vais apprendre à sortir de cette boule ? Ma boule d'argile physique, ma boule d'argile émotionnelle, ma boule d'argile intellectuelle.
Ce qui veut dire que je suis un tout petit centre recouvert par des couches d'argile aux activités différentes. Il va falloir que je retire ce petit centre de ce centre.
Dans cet exercice de décentralisation, je m'aperçois que je dois faire un gros effort de conscience. Ce qui veut dire que ma conscience, pour l'instant, comme un atome lourd, est polarisée à l'intérieur et dans le centre du corps. Mon pôle d'attraction, mon aimant, celui qui exerce le plus de force sur moi, c'est le pôle du corps.
Tous les plans de conscience, qui pour nous sont des plans de Matière de toute façon. Donc tous les plans de conscience et de Matière sont des aimants, ils attirent et ils retiennent, c'est leur fonction.
Ce qui veut dire que lorsque je suis un disciple et que je veux aller vers la Vérité, je dois d'abord m'apercevoir que je suis captif. Je sais que c'est bête de dire cela simplement comme cela, mais pourtant c'est la première prise de conscience. C'est la fondamentale prise de conscience à faire. Je suis captif.
Je suis captif
La plupart des individus, surtout les débutants, s'imaginent être à la fois mieux que ce qu'ils sont et pire que ce qu'ils sont. Ils vivent dans un conflit terrible. Ils vivent l'impression d'être sans doute déjà quelque part des initiés, en même temps qu'à leurs heures de détresse, ils ont l'impression d'avoir toutes les impuretés du monde, tous les défauts du monde.
Il faut arrêter de se situer ou en haut ou en bas et tout simplement voir le monde.
Le monde est de la Matière. Je suis dans ce monde et dans cette Matière, donc là est ma première captivité. Tout le monde sur le même banc, assis au même endroit.
Une fois que donc on a assis l'intellect, qu'on ne lui permet plus de divager à propos de temps anciens, d'initiations anciennes, sur d'autres Univers, d'autres planètes ou dans d'autres temples, on peut alors méditer tranquille. Et c'est important parce qu'on ne peut pas méditer, on ne peut pas aller à la rencontre du vrai si l'on est dans un imaginaire, dans une fiction à propos de la spiritualité.
Entités astrales, coques astrales et médiums.
Au contraire, non seulement on va se détourner de la vérité, mais en plus de cela, une multitude de petites larves astrales, une multitude de désincarnés, de coques astrales vont trouver un plaisir inouï à renforcer votre rêve, tout en ricanant terriblement d'ailleurs.
Ils vont vous donner même des visions à propos de vos suppositions ou de votre rêve. Ils vont vous faire rencontrer des gens même qui vont le confirmer parce qu'ils glisseront dans leur bouche les mots qui vont confirmer votre rêve. Et c'est ainsi que l'on voit progressivement un individu allant de médium en médium par exemple et trouvant toujours les confirmations d'être la réincarnation de tel grand pharaon ou tel grand prêtre Atlante et de venir complètement saturé de cette conviction et aboutir un jour à une folie douce !
Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tout le monde lui aura confirmé la chose, ce qui l'aura définitivement rendu encore plus convaincu ?
Tout simplement parce que lorsque l'on rencontre des individus qui travaillent avec l'énergie astrale - notamment la médiumnité en est une forme - et bien ces entités qui se plaisent à rêver le même rêve que vous, pour vous embêter et pour simplement regarder un film qui se déroule dans votre esprit, eh bien ces entités soufflent la réponse, murmurent la réponse à celui qui sert de canal. Et à ce moment-là, le médium ne peut faire autre chose que de vous confirmer votre grand état d'initié ou de grand prêtre en Atlantide.
Ce qui fait qu'à la suite, lorsque vous allez voir quelqu'un d'un peu lumineux, que l'on vous dit : “Mais c'est faux ! Il n'y a pour toi aucun passé, que ce soit en Egypte ou comme grand prêtre en Atlantide !” Alors celui-là vous commencez à le renier. Et vous considérez que c'est lui le mal branché. Tout simplement parce que cet individu ayant une Lumière authentique, brûlant d'une électricité blanche et pure, cet individu ne peut pas être en communication avec les coques astrales. Cet homme ou cette femme va donc rester sourd ou sourde absolument à la supplique des coques astrales.
Et pourquoi est-ce que les coques astrales se plaisent à vous donner ainsi des confirmations à propos de vos rêves ?
Tout simplement parce que, en plus de l'amusement bien sûr, tout simplement parce que cela leur permet d'exister. Eh oui ! Plus l'homme rêve, plus il a des prétentions, plus il a des illusions et plus ces coques peuvent survivre en obtenant de l'énergie. Par votre rêve et vos illusions, vous leur donnez une sève vitale, ce qui fait que l'on voit dans l'astral de véritables chapelles de coques, qui miment d'ailleurs l'état d'esprit des humains qui sont eux sur un plan objectif, soit-disant dans l'intelligence objective. Mais ces coques miment ce que vous rêvez, ce que vous pensez.
C'est-à-dire que s'il y a un gros prétentieux très ignorant qui se prend pour le nouveau gourou du jour, ou pour le nouveau clairvoyant de la décennie, ou pour le grand ceci ou le grand cela, peu importe ce qu'il choisit d'être, eh bien il va se mettre en état d'appel.
Il va attirer dans les premiers temps une coque qui correspond à son mirage, à sa folie douce. Et les deux compères vont vivre ensemble et échanger sans arrêt des énergies. L'homme parce qu'il va y croire et se comporter comme, et la coque parce qu'elle va confirmer le rêve par toutes sortes de moyens. Ce qui fait que l'on va voir dans l'astral une coque qui va même revêtir jusqu'à l'aspect physique de l'homme qui rêve sur la Terre. Et on va voir cette coque administrer ses fidèles, et qui seront ses fidèles d'autres coques mais un peu plus abétis, un peu plus endormis qu'elle. Il se passe exactement la même chose que pour ce faux-gourou sur la Terre qui lui se prend pour et qui face à des plus endormis que lui, joue aussi son rôle de grand prophète, ou de grand guérisseur, ou de grand clairvoyant.
Ce qui fait que lorsque, depuis cet endroit où il n'y a plus les relents de l'astral, où il n'y a que l'électricité blanche qui existe, et cela fait comme un balcon au-dessus des nuages, lorsque nous regardons ce spectacle, pour nous c'est pile et face. Et l'on voit à quel point l'homme manque l'occasion de purifier son monde, d'embellir son monde, de maîtriser son monde.
Dans le cas inverse, prenons un disciple qui commence à y voir un peu clair, qui ne veut plus vivre selon l'égocentrisme, l'orgueil, la fierté, qui n'entretient donc plus de folie douce, celui-ci ne pourra pas faire écho à une coque astrale. On va le voir commencer à faire écho à son âme qui se tient debout sur ce balcon au-dessus des nuages. C'est de cette manière-là que la polarité va alors s'exercer.
Il ne va plus s'agir d'un homme qui ait la polarité inverse d'une coque astrale, mais il va s'agir d'un homme qui ait la polarité du Soi Supérieur de son âme. Et c'est là que le véritable travail commence.
Mais avant tout, il faut s'assurer que l'on n'entretienne pas de polarité avec une coque astrale quelconque !
Alors il faut passer tous ces fanatismes et tous ces rêves, même ceux que l'on s'avoue le moins parce qu'on se les cache. Parce qu'au fond de soi, il y a bien une forme d'honnêteté qui nous dit : “Mais non, ça ne doit pas être vrai, toutes ces choses.” Mais quand on rentre du travail, quand on rentre de la ville et que l'on nous a marché dessus et que l'on nous a maltraité, eh bien il est bon de rentrer dans les pantoufles d'une déesse égyptienne ou d'un pharaon antique ! On est d'un seul coup mieux dans sa peau et comme ça on dit : “Mais je les embête tous ceux qui ne me connaissent pas tel que je suis !”
Ce qui fait que même si au fond de moi je me dis : “Non quand même, je ne peux pas me payer le luxe d'une telle folie”, eh bien immanquablement à la suite d'humiliation, je vais prendre mon ticket pour le rêve et je vais rêver. Et il faut que je sache qu'à ce moment-là, dès que j'ai ce ticket en main, ce n'est pas simplement le ticket pour le rêve, pour un bon quart d'heure, c'est aussi le ticket pour l'astral et pour un mauvais quart d'heure. Parce que si je ne me payais qu'un quart d'heure dans ma vie, il n'y aurait pas de problème. Mais la vie est longue, remplie d'obstacles et d'humiliation, de refoulements de toutes sortes, de désirs, de frustrations. Et je vais vouloir un quart d'heure tous les dix ans, un quart d'heure tous les cinq ans, un quart d'heure tous les ans, un quart d'heure toutes les semaines, un quart d'heure tous les jours et finalement ma vie entière sera un sacré quart d'heure dans l'astral.
Et c'est ainsi que l'on voit petit à petit des individus construire une folie certaine pour leur prochaine incarnation. Parce que de quart d'heure en quart d'heure, en quart d'heure, en quart d'heure, eh bien d'un seul coup, ils sont le rêve en entier, donc la folie.
La folie
La folie ce n'est pas quelque chose qui vous guette lorsque vous êtes de jeunes âmes, pas du tout. Une jeune âme, c'est-à-dire une âme peu expérimentée par rapport au monde matériel, une jeune âme ne risque pas la folie. Elle est équilibrée.
Par contre, une âme un peu plus avancée intellectuellement, mais qui n'a pas encore domestiqué son âme à émotionnelle, cette âme-là va fabriquer la folie.
La folie n'est pas un accident qui arrive un jour. La folie est une création. Je fais de moi un fou.
Quelquefois, c'est même avec plaisir, parce que le vrai moi ne me plaît pas. Alors volontairement, je crée une autre personne. Mais exactement comme le monstre qui va dévorer son créateur, à la prochaine incarnation, cette création va être hors de mon contrôle, va se précipiter dans l'incarnation, dans mon corps même, avant moi. Ce qui fait que ce n'est plus moi qui peux diriger mon corps, c'est cette création que j'ai fait dans une autre vie.
Mais comme c'est une création morbide, comme c'est une création qui ne contient pas tous les plans de conscience, il n'y a qu'un désir d'être grand ou un désir de ceci ou de cela, cette création, cette entité ne peut pas diriger le corps. Elle ne peut pas siéger dans les chakras en entier. Ce qui fait que cette créature va siéger à tout hasard dans le centre abdominal, le centre ara ou le plexus solaire, ou quelquefois simplement dans le centre sexuel, ou alors elle va se loger dans le centre de la gorge, des fois cela arrive dans les pétales les plus bas. Et elle va essayer d'animer ce corps comme elle peut. Et moi qui suis le Moi réincarnateur, celui qui a eu le droit de revenir, eh bien je n'arrive pas à descendre parce que cette autre chose est là qui occupe ma place ! Et je suis alors pris dans la torture, parce que je ne suis plus en haut dans le ciel du repos avec les frères et sœurs ; je ne suis pas non plus en bas sur la Terre dans mon corps pour vivre mon destin ; je suis comme sous la pression de deux roues qui glissent l'une sur l'autre et qui sont comme la limite de deux mondes et j'essaye désespérément de remonter, je ne peux pas, la Loi m'a envoyé, le Cycle m'a projeté. Et j'essaye de descendre dans mon corps et je ne peux pas puisque l'autre qui est ma création occupe complètement la place. Et je suis écrasée dans ces deux frontières, et personne ne connaît ma souffrance.
De temps en temps, il arrive que cette créature soit assoupie exactement comme l'homme dort. Ce qui fait que de temps en temps, j'arrive, moi, le Moi réincarnateur, j'arrive à reprendre possession en entier de mon corps et je commence à parler et tous ceux qui me croyaient fous sont très étonnés. Alors on considère dans la médecine qu'il existe des moments de lucidité, que le malade finalement peut avoir un quart d'heure où il est normal, ou une heure, que l'on ne peut pas prédire, ni préparer, ni fabriquer, mais un quart d'heure où il sera normal. Mais c'est en fait un quart d'heure où l'individu sera incarné, il ne sera pas “normal”, il sera enfin incarné. Et puis voilà que la créature se réveille, elle se dit : “Mais quoi, on a pris ma place ! Ma place !” Et là voilà qui se réveille et qui de toute sa force rejette l'Ego réincarnateur, ce qui fait que la folie revient. Et le médecin ou l'infirmier qui soigne ce pauvre individu se dit : “Mais il n'y a pas moyen de stabiliser le malade, il n'y a pas moyen de guérir le malade.”
Tu ne peux rien guérir. Parce qu'il n'y a rien à guérir puisque le propriétaire du corps n'est pas là ! C'est un plongeur coincé entre deux eaux qui souffre d'ailleurs terriblement. Ce qu'il faudrait faire dans certains cas, c'est exorciser l'individu, c'est-à-dire chasser la créature, la créature que l'individu, dans une autre vie, a fabriqué de toutes pièces.
Exorcisme
Il faudrait avoir le pouvoir d'abord d'immobiliser la créature, ce qui revient à mettre le corps dans une sorte d'état de trance, le corps en aura l'apparence. Ensuite, en l'ayant immobilisée, la terrifier, c'est ce que fait l'exorcise d'ailleurs lorsqu'il lui administre les noms de Dieu, de Jésus-Christ ou de Michael l'Archange, rien de tel pour terroriser ces créatures.
Ensuite, il faut la jeter hors du corps et c'est là que l'on projette les éléments comme le sel, l'eau bénite ou le feu ou l'encens.
Ensuite, il faut définitivement chasser la créature, donc refermer l'enveloppe charnelle et éthérique de manière très sûre. De façon à ce que le canal qui devait s'ouvrir le jour de la naissance pour l'Ego réincarnateur, donc pour l'âme, de façon à ce que ce canal qui était atrophié du temps où la créature prenait sa place, ce canal comme une spirale se déroule, monte et que l'Ego puisse descendre. Et pour lui, il s'agit exactement d'une naissance.
Et d'ailleurs, l'homme qui est ainsi libéré va se mettre à pleurer comme l'enfant pleure. De la même manière, il prend son premier souffle.
C'est ce que Jésus faisait le plus souvent. C'est ce qui est marqué dans les Écritures. Ainsi que les autres grands missionnaires qui ont existé. Ce qu'ils faisaient lorsqu'ils disaient exorciser, libérer, chasser les démons. Il ne s'agissait pas simplement de chasser un parasite. Tout le monde peut être parasité par soi-même d'abord et par la collectivité ensuite. Mais il y a des possessions profondes qui n'ont pas seulement des entités de l'Astral, mais les créatures créées par l'homme lui-même dans ses vies passées.
Et il y a des cas où, malgré tous les exorcismes, on ne pourra rien faire. Pourquoi ?
Parce que très souvent, l'entité développée est tellement forte qu'elle tient des griffes sur la chair. Et ces griffes sont un peu comme des rayons laser, des rayons électriques qui vont lacérer de blessures profondes et quelquefois irréparables pendant des âges le corps éthérique et le corps astral. Ce qui veut dire que même si l'on chassait cette entité pour faire revenir l'âme à l'incarnation, eh bien l'âme refuserait ce corps. Parce que le reflet éthérique et astral serait en mauvaise composition et ne permettrait pas une incarnation correcte. L'homme serait de toute façon abéti ou infirme. Ce qui veut dire qu'il y a des fous que l'on ne pourra jamais libérer, même avec le plus grand pouvoir exorciste qu'il se puisse imaginer. Il faut laisser le corps à cette entité. De façon à ce que, en vivant, l'entité, exactement comme un bouton que l'on perce, comme un sac que l'on perce, cette entité se vide de son contenu, de son énergie. Et la prochaine incarnation se fera sous le couvert et l'adombrement de l'âme. Mais celle-ci est perdue. Parce que le corps astral, le corps éthérique sont perdus, lacérés et griffés.
Il y a comme cela des revers dans l'aventure humaine.
Non pas parce que des risques existent, non pas parce que le Chemin est risqué, non pas parce que la vie humaine est compliquée ou la vie Cosmique compliquée. Parce que si vous pensez cela, vous allez vous mettre en colère ! Vous pensez quelque chose, vous construisez une idée et hop, cela va créer une émotion. Si je pense : “La vie humaine, la vie cosmique est compliquée !” Cela me met en colère !
Et je dis à Dieu : “Mais pourquoi tu ne me donnes pas le mode d'emploi correct ? Pourquoi tu ne descends pas pour une bonne foi pour toutes ? Nous dire, petit A, il faut faire cela, petit B, faire cela.” Et comme il est démontré par la vie de tous les jours que l'emploi du temps de la vie et le mode d'emploi de la vie n'est pas donné, alors le disciple entre dans une ère de rébellion et il ne veut plus faire d'efforts.
“Si tu m'abandonnes, alors moi aussi !”, dit-il à Dieu. Et à ce moment-là, c'est un long champ, inculte qu'il doit traverser pendant longtemps.
Donc, je ne veux pas que vous pensiez “la vie est risquée”.
Le risque
Bien sûr, il y a un risque, mais non pas en provenance de l'absence d'enseignement, de l'absence d'information qui vous serait ou non donnée. Vous êtes créateur, vous êtes votre propre risque.
Vous êtes créateur, vous êtes votre propre risque.
Même si je ne vous donnais aucun autre enseignement, rien qu'avec cette phrase, vous avez de quoi vous bâtir, vous protéger et faire le Monde.
Je n'ai pas besoin d'ensuite vous dire : eh bien il y a 7 rayons. L'un se superpose au quatrième qui fait que l'on peut engendrer le septième de façon à ce qu'une pyramide existe, etc. Il n'est pas besoin de vous décrire l'Univers !
Pouvoir de la pensée créatrice
L'homme est créateur par son pouvoir de la pensée, des conceptions. Cela suffit !
Cela veut dire que je dois faire attention à ce que je pense, à ce que j'aime, faire attention à mes émotions, faire attention à mes ardeurs, faire attention aussi à tout ce qui peut être méchanceté en moi. Car j'en ai, c'est normal ! Je suis un être humain.
Mon monde intérieur va se trouver modelé par tout ce que je vais croire, vouloir croire, et par tout ce que je vais aimer et craindre. Ce qui fait que sans arrêt je vais construire des créatures. Et il faut dire que l'humain, exactement comme il a un placard où il a de nombreux vêtements, eh bien il a dans son psychisme un placard où il a de nombreux petits mois.
Alors il a le moi du lundi matin, le petit moi du lundi matin c'est toujours le même. Et c'est difficile d'enfiler ce moi-là. C'est un moi grisaille, grognon, qui refuse d'aller au travail, qui plante ses talons dans le goudron, mais qui doit quand même aller jusqu'à la ligne du bus qui va au travail.
Et puis il y a le moi du mardi matin. Alors le mardi matin ce petit moi que l'on enfile est un peu plus confortable. Parce qu'il est vrai que l'on a revu le beau Jean-Pierre et que le beau Jean-Pierre nous plaît bien. Donc le mardi, ça va mieux !
Le petit moi du mercredi est aussi un peu plus joyeux, parce qu'on a une invitation au restaurant, que ce soit avec le beau Jean-Pierre ou le grand Joseph d'ailleurs !
Et il y a le moi du jeudi, du vendredi et le moi du samedi est celui que l'on préfère. Et celui-là, on le met volontiers parce que c'est le moi du repos. Le moi où l'on va tirer plaisir de la vie, écouter de la musique. Pour d'autres, c'est un moi très triste parce qu'il va s'agir de supporter l'époux, l'épouse, les enfants, faire la vaisselle, le ménage... Pour certains donc, c'est le moi du lundi qui est le plus gai à revêtir. Parce que le lundi, le mari retourne au travail, les enfants à l'école !
Donc dans ce grand placard, si chic, il y a comme cela une multitude de petits mois, de petits vêtements que l'homme met sans arrêt. Et de minute en minute, il change de vêtement, il change de petit moi. Donc, pas étonnant à ce qu'un jour il devienne dépressif. Pas étonnant qu'un jour, il soit complètement usé ! Pas étonnant qu'un jour, il se secoue la tête en disant : “Mais je ne sais plus qui je suis ! Mais qui suis-je en vérité ?”
Et quand il se demande qui suis-je, ce n'est pas à la faveur de Dieu. C'est véritablement parce qu'il a le tournis !
Il se dit : “Mais qui suis-je moi ?” Et s'il est un peu intelligent, il voit bien qu'il a plusieurs mois. Un moi plein de haine, un moi plein de crainte, un moi plein de joie, un moi plein d'envie, un moi plein de ceci, de cela, de cela, de cela... Mais lui, où est-il pendant ce temps ?
Quel est ce pouvoir qui le fait se travestir ?
Car même s'il est travesti, s'il y a un travesti, il y a bien quelqu'un qui se glisse dans tous ses vêtements.
Quel est ce pouvoir ?
Quelle est cette présence ?
C'est ce que vous devez découvrir.
Pour cela, on vous enseigne la méditation.
La méditation
La méditation, on veut la pratiquer quand on connaît un peu l'érudiment de la spiritualité. Mais c'est aussi cette même découverte et cette même méditation que veut connaître l'individu qui va voir le psychologue, le psychiatre. Il voit bien qu'il est travesti d'une multitude de mois et il veut enfin trouver sa véritable identité. Sentir ce qui le fait exister, sa présence.
Vous avez tous envie de vous sentir vivant.
Si vous êtes là d'ailleurs, c'est pour conjurer la mort, ce n'est pas pour autre chose !
Si vous êtes ici, ce n'est pas parce que je vous plais. Ce n'est pas parce que j'ai le bonheur de vous raconter de belles histoires. Ce n'est pas parce que vous aimez la télépathie. Ce n'est pas parce que vous aimez penser Shambhala, Chakras, Yoga. C'est parce que votre propre mort vous fait peur et vous essayez de trouver le moyen de rester vivant !
Si vous êtes à ce point en quête de la Vie, du Pouvoir de Vie, c'est parce que vous voyez bien, vous en apercevez, que tous ces petits mois que vous revêtez toute la journée à longueur d'année, tous ces petits mois sont éphémères.
Pendant un quart d'heure, je suis en colère, je suis le moi de la colère, parce qu'un tel m'a parlé de telle manière, ou m'a frustré terriblement, ou m'a démontré que je ne comptais pas, qu'il ne m'aimait pas. Mais je vois bien que le quart d'heure d'après, cette même personne part un autre mot, réveille en moi plein d'amour. Alors où est-ce que j'ai existé ?
Si je suis intelligent, je vais me poser la question. Je vais me dire : “Ou je suis complètement fou, ou bien il y a quelque chose en moi qui existe et qui doit exister. Et je dois faire exister cette présence avant tout, parce qu'aller, comme cela, de la colère à la joie, de la crainte à la confiance, c'est de la folie ! Je suis pétri par des émotions contraires, par des idées contraires, je suis malheureux, je m'écroule, je n'y comprends plus rien ! Et je veux enfin devenir un pouvoir de vie ! Un plaisir d'exister, une éternité.”
Et c'est ainsi qu'en même temps, le disciple prend conscience véritablement de sa mort, mais non plus physique, mais spirituelle. Il se dit : “Mais cette présence, cette présence que je sais qui existe, mais que je ne sens pas, je veux la réveiller.”
Ressentir la Présence
Comment la ressentir ? Comment aller vers elle ?
C'est très simple, mais en même temps, il va te falloir du temps. Le temps qui appartient à toi, non pas au Cosmos.
Il va falloir que tu comprennes. D'abord que tu voies exactement les ancrages de tes mirages. Ce que tu peux appeler aussi attachements, illusions.
Qu'est-ce que c'est qui me met en colère ?
Qu'est-ce que c'est qui me plonge dans le désespoir ?
Qu'est-ce que c'est qui a le pouvoir de me flatter ?
Et ainsi, en essayant de comprendre ce qui te met dans la crainte ou la joie, tu deviens extérieur à ta boule d'argile. Et tu vois que ce ne sont que des mécanismes, que ce n'est pas toi qui es la joie ou la crainte. Ce n'est pas toi qui deviens la joie ou la crainte. Et que donc, à ce titre, tu n'as pas à faire un effort spirituel pour devenir le neutre et la stabilité. Et tu vois bien que ce sont des mécanismes qui imprègnent la nature émotionnelle, la nature intellectuelle. Cette nature émotionnelle et intellectuelle, du fait qu'elle subisse des empreintes, des pressions en provenance de l'extérieur, ces deux natures vont communiquer des informations.
À qui ?
À cette Présence que Je Suis en Vérité.
Si cette Présence, parce qu'ainsi est sa polarité, est très au ras de la Matière, plongée en polarisation dans le ventre de la Matière - par exemple dans le plexus - à ce moment-là, les informations vont devenir comme sa vie, comme sa nature. Cet atome de conscience va dire : “Cela est moi, cela est ma vie.” Et c'est là que commence la souffrance. Parce que comme je crois que tel mot est ma douleur, et comme je ne veux pas de cette douleur, eh bien, je vais rechercher tel mot parce qu'il est ma joie.
De la même manière avec les idées : “telle idée est ma douleur.” Alors je vais être à la recherche de telle autre idée parce qu'elle est ma joie. Et c'est ainsi que, philosophiquement, je construis des concepts qui me donnent de la joie.
Le concept de “Dieu-le-Père-dans-le-haut-des-cieux-qui-veille-ses-petits-enfants-infortunés-sur-la-Terre” est le type même de création pour donner de la joie.
Parce que l'homme est captif d'un autre mirage, d'une autre pensée qui est de se sentir seul, abandonné et impuissant. Alors je dois compenser avec la création d'un Dieu tout puissant, omniprésent, éternel, qui distribue des cadeaux. Seulement je ne vois pas le mirage que je construis en même temps, le manque de logique que je construis, l'interrogation que donc je vais susciter aux plus avancés que moi : “Mais si Dieu est puissant, si Dieu est vivant, si Dieu est éternel, pourquoi est-ce qu'il ne prend pas ses enfants en pitié ? Pourquoi est-ce qu'il ne vient pas aider à comprendre les grandes maladies et à les soigner ? Pourquoi est-ce qu'il ne vient pas empêcher la guerre ? Pourquoi est-ce qu'il ne se montre pas pour que tous les hommes deviennent frères ?”
Mais comme l'important pour moi c'est une forme de sécurité, je vais renvoyer cette vérité, je vais refouler, refuser de voir ce manque de logique. Et je vais me contenter de vivre en aveugle du moment que telle idée me rassure. Et toute la journée je procède de la même manière.
Mon patron me harcèle, m'humilie. Alors je compense à la maison en étant moi-même le patron, le grand directeur, qui doit être adoré de sa femme, de ses enfants, obéï au doigt et à l'œil, à qui l'on doit serrer les chaussures, à qui l'on doit absolument tout faire !
De la même manière, je peux voir mes abus dans tous les plans.
Si spirituellement je me sens infirme, parce qu'au fond de moi je vois bien que je ne suis pas un grand initié, que je ne médite pas très fort, que je n'ai pas de communication avec l'au-delà, mais que je refuse cet état de fait parce que cela me fait souffrir, alors je compense avec une histoire que je vais m'inventer et que je vais raconter à tout un groupe pour exister dans l'esprit de ce groupe en tant qu'initié. Ce qui me fait grand plaisir !
C'est cela que nous appelons la corruption, c'est ça le Diable, ce n'est pas autre chose !
Le Diable, la corruption
Il ne faut pas chercher le Diable dans les carrières de soufre, dans le fin fond de la Terre. Il ne faut pas le chercher non plus dans les repères lointains et ténébreux du Cosmos.
Le Diable est dans le mental, le mental inférieur. Le mental qui ne supporte pas les contraires, les paradoxes, les folies qu'il construit lui-même, c'est cela le Diable, rien d'autre !
Ce n'est pas simplement le fait que je suis ignorant. L'ignorance ne fait que produire de simples d'esprits, des enfants, c'est tout ! Ce qui, à la suite de l'ignorance, construit le Diable, l'illusion, le péché comme vous dites aussi, c'est parce que vous cherchez sans arrêt à être mieux que ce que vous imaginez être.
Ce qui construit le Diable, c'est parce que vous cherchez sans arrêt à être mieux que ce que vous imaginez être.
Parce que vous cherchez sans arrêt à tirer un plaisir grossier de la vie, qui est le plaisir de l'image, le plaisir égocentrique. “J'ai plaisir à donner telle image, à être telle image.”
Alors que le véritable plaisir d'exister se lève en moi quand tout simplement Je Suis.
Je ne cherche pas à être bon, j'évite par ma sagesse d'être mauvais, mais je ne tire ni plaisir, ni déplaisir à être une ou l'autre de ces choses. Je suis authentique, c'est tout. Et j'essaye d'avancer, de trouver chaque fois davantage de vérité.
Dans ce comportement, la notion d'échec n'est plus une humiliation. L'échec, l'erreur, ces choses ne sont plus des problèmes à vivre. Je n'ai pas peur de parler de mes échecs avec mes amis. Je n'ai pas peur d'écouter leur expérience pour pouvoir trouver des solutions à mon échec. Parce que je ne suis plus une image, je suis une Présence.
Mais il faut que je comprenne bien à quel point je me mens.
Tant que ces choses ne sont pas fondamentalement, honnêtement admises, vous ne pourrez aller nulle part ! Même si vous avez un intellect développé qui vous permet de jongler avec des concepts très abstraits. Vous allez devenir de plus en plus fou ! Mais oui, de plus en plus fou ! Vous construisez votre folie prochaine. Arrêtez toute lecture, arrêtez toute méditation, à ce moment-là ! Si vous ne pouvez être clair, transparent, honnête, vous n'allez que vers la folie !
Et pourtant la spiritualité a le but de faire de vous des initiés ! Et vous l'utilisez de telle manière que vous allez, dans les autres générations, remplir les asiles d'aliénés. Quelle mauvaise aventure, quel souci pour nous ! Chaque fois, à chaque génération, tout reconsidérer : “Voyons est-ce que cela va produire suffisamment de bonheur ou bien trop de malheur ? Est-ce qu'on occulte telle vérité ? Est-ce que l'on se débouille pour empêcher l'accès à ceci et à cela ? De façon à ce qu'ils ne fassent pas une déviation, une image, et qu'ils ne s'abîment pas avec ?”
Vous croyez que c'est marrant, là-haut, de devoir toujours, comme cela, cacher des choses, cacher, dissimuler. D'autant plus que l'homme est inventif ! Il y a des hommes avec une volonté énorme qui trouvent le moyen de creuser la Terre ou de creuser les différents plans par des voyages subtils, et ils trouvent le moyen quand même de trouver des choses. Alors que nous, nous nous étions évertués à les cacher sous des dalles et des dalles et des siècles de silence. Et quand cela explose, eh bien, il faut bien faire avec. Alors là, d'un seul coup, vite formation d'un escadron surprise pour aller surveiller l'impact de ces nouvelles idées ! Diriger l'énergie des nouvelles idées mises en place, c'est vrai que des fois, c'est un bonheur ! Mais des fois, c'est un grand risque.
Empêcher une âme de s'incarner
Des fois, nous sommes même obligés, en cours de route, d'empêcher une âme de s'incarner parce qu'elle livrerait trop de secrets que nous ne voulons pas pour une certaine époque. Et ce n'est pas plaisant, ni pour nous, ni pour cette âme !
Vous allez me dire : “Mais comment cela se peut ? Comment est-ce que l'on peut à ce point empêcher le flux cosmique d'une âme, la nature d'une âme ?”
Eh bien oui, cela se peut, bien sûr ! Ce n'est pas facile, il faut s'y mettre à plusieurs. Il faut surtout discuter avec l'âme en question, lui faire comprendre. Et si l'âme est suffisamment développée pour avoir atteint l'état où elle livrerait ses secrets, elle est remplie de la compassion suffisante pour accepter de rester en recul, donc pour accepter de ne pas évoluer.
Vous comprenez cela ? Est-ce que vous pouvez ressentir un instant la souffrance de ces individus ?
En eux est né le rythme pour une nouvelle incarnation parce que des nécessités sont en eux et déclenchent les convulsions de leur naissance, exactement comme le fœtus connaît des convulsions qui amèneront sa sortie du corps. De la même manière pour cette âme, cet Ego réincarnateur, les convulsions, les rythmes cosmiques ont eu lieu en lui, le voilà qui commence à descendre par le couloir et le voilà que nous devons faire tamis et lui dire : “Écoute frère, entre temps, parce que tu t'es reposé plusieurs siècles de l'autre côté, vu que ton évolution le permettait, mais entre temps il s'est passé ceci et ceci sur la Terre et il ne faudrait pas que, pour l'heure, les humains apprennent ou ta collectivité à laquelle tu appartiendrais apprenne ceci ou cela. Donc, à moins que tu n'acceptes une incarnation de complète isolation ou tu serais un ascète perdu dans le fin fond d'une montagne, nous sommes obligés de te demander de t'arrêter sur ce Plan-là. Nous t'accueillons parmi nous, nous t'offrons notre temple, mais tu ne dois pas aller plus loin.”
Cette âme-là pendant un instant se recueille, elle prend connaissance de la vélocité de ses énergies, car il ne s'agit pas pour elle simplement de dire oui ou de dire non, mais aussi de savoir si la rapidité, l'oscillation de ses vibrations, si cette rapidité permettra un frein ou non. Et si l'âme voit que la rapidité est trop grande, elle sait qu'elle ne pourra pas retenir la découverte, pas retenir l'énergie, alors elle préfère rester sur le Plan Éthérique où nous la retenons.
Et ce n'est pas facile de retenir une âme, il faut lui donner des points d'ancrage, car sa destination c'était l'ancrage terminal dans le corps, alors il faut lui donner des moyens de s'ancrer. Et, généralement, on lui donne comme point d'ancrage des symboles qui représenteront pour un certain temps une forme de matière pour cet individu. Ces symboles d'ailleurs deviennent très vivants à ce moment-là et cette âme réveillée peut travailler d'une autre manière sur l'Humanité.
Pour repartir, c'est très simple, beaucoup plus simple que ce qu'il a fallu faire pour la retenir. Il suffit simplement de ressentir le rythme et cette âme remonte. Mais elle ne remontera pas au point d'où elle est venue, car elle n'a pas pu descendre jusqu'en bas. Elle restera dans un plan intermédiaire et moins longtemps que ce qui aurait pu être si elle était descendue jusqu'en bas. Et en restant moins longtemps, elle peut à ce moment-là redescendre dans la Matière. Entre temps généralement, les changements nécessaires ont été effectués. Et c'est ainsi que ces âmes peuvent se mettre à livrer ce qu'elles doivent livrer.
Mais quelquefois des individus que l'on ne pouvait soupçonner passent à travers les mailles du filet. Et durant leur vie, et à ce moment-là on ne peut plus les atteindre, et durant leur vie, s'ils sont suffisamment forts et volontaires, ils vont déterrer des choses, ils trouvent des choses et ils les donnent. Alors des fois cela fait du bien, et des fois cela fait du mal. Mais l'homme n'est pas responsable du bien ou du mal qui sera fait, car chaque individu va créer sa propre réaction. C'est à ce moment-là où vous êtes le seul arbitre.
Libre arbitre
Il ne faut pas penser que du fait que nous essayons plus ou moins de composer au mieux pour votre évolution, votre épanouissement, il ne faut pas penser que vous êtes couvés par une couveuse qui s'appellerait Shambhala, la Hiérarchie, et que les petits poussins peuvent comme cela éclore tranquillement, tranquillement devenir petits poulets et puis un jour grand coq. Vous êtes l'arbitre principal !
Vous êtes l'arbitre principal !
Même si l'on ne vous donnerait que très peu de matériel, vous arriveriez encore à faire beaucoup de choses, avec cette simple compréhension que vous êtes créateur. C'est tout ! Même si vous n'apprenez plus rien de toute votre vie, vous avez le principal.
Désormais, dès demain, cela veut dire que je dois surveiller mes moyens de création, la pensée, les émotions.
Et petit à petit, je ne suis pas simplement le créateur volontaire qui dit : “Je veux demain un meilleur emploi, j'y pense et je l'obtiens.” Mais je deviens l'incarnation du véritable créateur, qui est l'âme. Et j'incarne non pas ma propre volonté, mais la volonté du Plan à ce moment-là.
Sortie de route
Et je ne suis soucieux que de faire la volonté du Plan, mais non pas comme un serviteur qui connaît sa croix, qui connaît le Plan et qui fait un soupir sur ce qu'il veut, pour effectuer ce que Dieu veut. En faisant mes grands yeux de cocker et en lui disant : “Vois-tu comme je suis gentil, je te sers Seigneur !”
La plupart des disciples font tous ces yeux de cocker comme cela. Et en rang d'oignons, on les voit rentrer dans le temple : “Vois-tu Seigneur comme j'ai été gentil, je voulais cela, mais j'ai fait cela pour toi parce que je sais que tu préfères, n'est-ce pas ?”
Voyez-vous avec ce genre de disciples, qui sont pourtant nos frères, que nous aimons, pour lesquels on se ferait mettre sur une croix. Cependant, lorsqu'ils nous font cette scène-là, nous n'avons qu'une seule envie de les déculoter et de leur frotter les fesses avec des orties ! De façon à ce qu'ils comprennent, de façon à ce qu'ils réagissent, de façon à ce qu'ils voient.
Il ne s'agit pas de faire du théâtre ! Il ne s'agit pas de dire dans un languissement : “Voici Seigneur mon sacrifice !”
Le Seigneur n'en a rien à faire de ton sacrifice ! Absolument pas, il s'en moque ! Tout ce qu'il voit, c'est un individu rempli de suffisance ! D'une fierté qu'il ne soupçonne même pas, mais une fierté qui s'embellit parce qu'elle se veut au service de Dieu, n'est-ce pas ? Au service de l'âme. “Alors, je porte ma croix, mais c'est une jolie croix, plaqué or 18 carats avec des petits rubis dans les coins.”
Si tu veux porter la croix, la vraie, sache qu'elle mesure exactement la grandeur de ton squelette, qu'elle pèse exactement le poids de ta chair et qu'elle n'a de sol que l'amas de tes erreurs, de tes bêtises, de tes ignorances. C'est toi la croix, uniquement toi. Alors, tu n'as pas besoin de montrer ton sacrifice à Dieu, montre-le à toi-même ! Parce que chaque fois que tu feras un effort sur toi, tu seras le seul bénéficiaire. Pas Dieu ! Il s'en moque ! Non pas parce qu'il méprise tes efforts, les efforts des débutants, pas du tout ! Je veux te choquer pour que tu comprennes qu'il ne faut pas jouer mieleusement le jeu du disciple qui se sacrifie. Psychologiquement, c'est un jeu malsain pour toi ! Tu n'aboutis à rien ! Si ce n'est un jour ou l'autre à la construction d'une énergie de fierté extraordinaire qui réclamera son dû et qui te fera chuter, d'une manière ou d'une autre ! Parce qu'un beau jour, à force d'être sacrifié et sacrifié et de prendre Dieu à témoin, eh bien, un beau jour tu vas dire non manquablement ou bien tu diras : “D'accord, mais j'ai mon prix !”
Et c'est à ce moment-là que pour compenser ton grand sacrifice, tu vas dire : “D'accord mais alors je suis un grand initié ! D'accord mais je suis un grand gourou ! Et demain il faut que tu tolères que je m'habille d'une grande robe blanche et que j'aie de nombreux disciples. C'est ainsi que tu auras ton prix !” Et nous on devrait passer à la caisse, c'est ce que tu crois. On devrait te laisser jouer ce jeu avec notre aval en disant : “Il se sacrifie, alors permettons-lui sa petite folie !”
Pas du tout ! On ne passe jamais à cette caisse là, jamais !
Par contre tu as l'impression de pouvoir exister parce qu'il y a toujours de plus ignorants ou de plus fous que toi. Les gens qui sont pris d'une peur panique à l'idée de l'existence comme étant une grande inconnue, l'existence comme étant un grand espace infini, alors ils ont besoin de voir, là, bien devant, un pieu, un pilier, qui s'appelle de quelque nom que ce soit du moment que c'est un flambeau. Mais pour nous il se trouve que c'est à peine, à peine un ver luisant.
Vas-tu t'éclairer avec un ver luisant ? Je te le demande ! Sans doute pas.
Mais voilà que surgit une autre particularité de la psychologie. Il y en a qui n'ont pas envie d'éclairer leur route avec leur ver luisant, mais ils ont la manie d'appartenir à quelque chose. Ils pourraient très bien être leur propre Maître, ils en sont déjà capables, mais ils ont la manie d'appartenir à une famille. C'est leur manière, une autre façon de se sentir en sécurité. Alors pour eux ce n'est pas tant d'obéir à un gourou, d'aimer un gourou qui compte, c'est plutôt d'avoir le même gourou que les autres. Et on remarque cela, dans la société, au fait que l'homme aime s'afficher comme disciple de ceci, disciple de cela. Alors de l'affiche morale, verbale, aux pin's que tout le monde connaît, il n'y a qu'un pas ! Car le pin's procède exactement du même mécanisme psychologique : “J'ai besoin d'appartenir à une famille !”
Alors il y a la famille de ceux qui ont la même fantaisie, il y a la famille de ceux qui ont la même voiture, la famille de ceux qui ont le même genre de femme, la famille de ceux qui ont le même genre d'intérêt culturel, la famille de ceux qui ont le même gourou. Et tout cela pour conjurer la mort, pour conjurer la peur.
Et puis, plus loin, à un autre degré qui est le dernier. Il y a ceux qui n'ont pas besoin d'obéir à quelqu'un qui remplace Dieu-le-Père-au-milieu-de-l'Univers, ils n'ont pas non plus besoin de se sécuriser en appartenant à la même famille, le dernier mirage est d'avoir quelqu'un qui certifie leurs suppositions, qui certifie leurs méditations, qui certifie leurs intuitions. Et c'est ainsi que, à ce moment-là, le disciple est à la recherche du gourou, non pas pour l'aimer, pour l'idéaliser ou pour appartenir à sa famille, mais parce qu'il semble être celui qui va confirmer, révéler, certifier, tamponner, tamponner, tamponner... Dans cette catégorie, il y a énormément de disciples que, dans certains ouvrages, on appelle les disciples acceptés, confirmés. Et cela provient d'un mirage intellectuel.
Aucune personne ne peut certifier une vérité, car elle est propre à la perception de chaque individu. Bien sûr, il semble - et l'homme le veut ainsi - il semble et il faut qu'une Vérité Vraie existe. Donc, il doit y avoir des gens qui l'ont rencontrée, qui existent et qui peuvent dire : “Oui, c'est vrai, tu as trouvé juste !” Et en fait, personne ne pourra certifier votre méditation ou votre intuition.
Le fait que l'on ait besoin de ce tampon, le certificat de validité de la Hiérarchie ou d'un gourou ou d'une tradition, provient de la peur qui a quitté le plan de la personnalité, le plan physique, le plan émotionnel et qui se place maintenant sur le plan intellectuel.
Dissiper la peur intellectuelle
Pour dissiper cette peur, il faut d'abord savoir qu'elle existe. Et il ne faut pas la travestir encore une fois sous des prétextes ou sous des masques du : “Je cherche le plus vrai que vrai ! Donc, il est légitime que je cherche un gourou qui certifie, puisque je cherche le plus vrai que vrai, absolu.”
Je dois comprendre absolument que c'est une peur intellectuelle. Et pour déjouer ou pour dissoudre cette peur intellectuelle, le seul effort que je dois faire, c'est d'accepter une fois pour toutes que ce n'est pas la Vérité qui compte. Eh oui !
Faire admettre à un disciple, qui depuis des incarnations s'est époumoné, s'est décharné, s'est torturé dans cette bataille entre le faux et le vrai, le bien et le mal, aboutir un jour à lui faire admettre que ce n'est pas la Vérité qui compte, c'est comme si d'un seul coup on lui disait : “Tu sais, Dieu c'est un pygmé qui habite en Australie ! Tu as cherché pour rien ! T'as été bien eu, t'as été bien eu !” Il devient fou ! Et il n'a qu'une seule envie, c'est de fuir Shambhala, fuir les Maîtres, fuir cette sinistre histoire qui a mal tourné. Et lorsqu'il a pris les jambes à son cou et qu'il a piqué un petit sprint, comme vous dites vous-même, ce qui l'a un peu calmé, il se dit - parce que le disciple connaît quand même l'évolution, les tests, les initiations - alors il se dit : “Mais, si on me fait croire cette chose, c'est peut-être pour éprouver ma foi !”
Alors le voilà qui, de bonne humeur, revêtant de nouveau le petit moi de la confiance, revient à Shambhala, l'air guai, les mains dans le dos, en s'y flottant, de dire : “Je n'ai rien vu, je n'ai rien senti... C'est moi qui vous ai bien eu ! Je reviens !” À ce moment-là, pour les instructeurs, c'est l'occasion d'un grand sourire plein de tendresse, parce qu'on sait bien que, de nouveau, ce disciple joue un jeu. D'accord, un jeu un peu plus subtil, parce qu'il croit qu'on lui en joue un, il croit qu'on l'a piégé alors il cherche à nous piéger aussi. Si c'est jour de bonne humeur à Shambhala, nous rentrons tous dans l'histoire, nous rentrons tous dans la plaisanterie, et, pendant quelques instants, nous lui faisons croire qu'en effet, il y avait un jeu. Et plus nous déclenchons son rire, plus nous le faisons éclater de rire et plus il se retrouve dans un état d'immobilité intérieure extraordinaire ! Son corps, qu'il soit éthérique ou physique ou mental, éclate de rire ! Tandis que son âme s'immobilise d'une manière superbe pour voir l'Univers. Et c'est dans un éclat de rire que l'on fait la plus belle méditation.
C'est dans un éclat de rire que l'on fait la plus belle méditation.
C'est la seule manière en fait d'occuper correctement le corps physique, le corps émotionnel et le corps mental, c'est en les faisant rire !
Pourquoi ?
D'abord parce qu'ils sont occupés, ensuite parce qu'ils sont joyeusement occupés, ce qui fait, dans le corps physique, dans le corps astral et le corps mental des échanges chimiques et psychochimiques très propices pour la méditation et la Révélation.
Mais je vois déjà vos esprits inventifs, créateurs et coquins qui déjà se disent : “Eh bien, si on inventait la méditation guilli-guilli alors !”
Je vous connais ! Et figurez-vous qu'on y a pensé avant vous et qu'on l'a même essayée, mais oui ! D'une certaine manière, ça existe d'ailleurs très sérieusement, la méditation de la joie, à propos de la joie sur la joie de l'Univers, ça existe ! Elle se déclenche cette méditation, mais non pas si un disciple vous chatouille les orteils ou agite un plumeau sous vos bras. Mais elle se déclenche tout simplement lorsqu'on voit à quel point on se laisse piéger par les images, par tous les petits mois du lundi et du lundi à midi moins le quart quand on croise André. Par le moi du mardi et du mardi soir, du huit heures mois le quart, quand on va au lit avec son amant ou sa maîtresse. Quand on voit à quel point toutes ces choses sont désuètes, éphémères ! Et si l'on est de bonne humeur ce jour-là, et bien on éclate de rire ! Et c'est la méditation guilli-guilli, la vraie à ce moment-là ! Celle qui d'un seul coup dévoile l'âme.
Mais avant tout il faut être honnête !
Il faut être Honnête !
Je ne le dirai jamais assez. Je sais bien que ce serait plus attrayant de parler des grandes Hiérarchies créatrices, de la nature du Soleil, de la composition des cellules du corps, de l'effet de la méditation X ou Y sur tel chakra. Mais tant que l'homme n'est pas fondamentalement honnête, il ne peut rien faire avec ses matériaux.
Et s'il y a bien une chose qui nous agace, qui finit par nous agacer, dans notre Olympe qui est considéré comme le seul endroit où l'on ne peut pas s'agacer, ce qui nous agace c'est de quelle manière l'homme détourne, au profit de l'existence de ces images, de l'entretien de ces images, la tradition ésotérique. C'est insupportable ! Ça oui c'est un blasphème, ça oui c'est un péché !
Le véritable péché c'est celui-là, c'est prendre au flambeau, à Dieu, ce qui est à Dieu, et le transformer en nourriture grossière pour les images, pour ces coques astrales, pour ces larves astrales, ces amas d'émotions, ces créatures qui de toute façon vous rendront fou ! Le flambeau ne sert pas de nourriture pour ces larves ! Pas question !!!
À cet endroit-là, je mérige, là je peux dire Je, je peux laisser tomber le Nous et dire Je, d'une individualité sincère et absolue, Je ne laisserai pas faire cela ! Tant que la parole m'est accordée, tant que vous êtes ici en train de m'écouter, Je ne laisserai pas faire cela !!!
Même si vous m'envoyez toutes sortes de ballons à propos des Kumaras, toutes sortes de ballons à propos de Kundalini - qui sont des questions d'ailleurs très intéressantes - mais le gros ballon que je t'envoie, moi, c'est celui de l'Honnêteté.
Souffle dans ce ballon ! Allez vas-y, souffle ! C'est l'Honnêteté-test. Souffle !
Qui fait un test rouge a râté ! Retour à la case départ ou séjour en prison, comme au Monopoly.
Alors chacun souffle dans son ballon ! Allez, on souffle !
Cela veut dire quoi ?
Chacun va devoir affronter sa conscience.
Affronter sa conscience
Regardez à quel point vous avez peur ! Est-ce que vous le sentez ?
Regardez à quel point il y a un tressaillement en vous, fébrile, qui a peur de s'apercevoir que je n'ai pas été honnête, que pendant des années j'ai rêvé.
N'ayez pas peur !
Sinon vous allez construire une larve et elle aura le pouvoir sur vous ! N'ayez pas peur ! Il ne s'agit pas d'être beau ou d'être laid, il s'agit de se sortir d'une illusion !
Pas question de gagner un grade pour autant, une Lumière pour autant, un bon point de Shambhala pour autant !
C'est un bien que vous allez faire à vous-même !
Cela ne se verra pas sur votre figure. Si vous reconnaissez que vous avez rêvé, si vous reconnaissez que vous n'êtes pas toujours honnête, personne le verra ! Votre nez ne va pas enfler comme celui de Pinocchio. Pourtant, dans votre esprit, c'est de ça que vous avez peur. Vous avez peur que cela se voie !
Alors on l'empêche !
Et pourquoi est-ce que l'on a peur que des choses complètement insaisissables et invisibles - parce que morales - pourquoi est-ce que l'on a l'impression qu'elles vont se voir, pourquoi est-ce qu'on a peur qu'elles soient visibles alors qu'elles ne le sont pas ?
Réfléchissez à ça parce qu'il y a là-dedans un secret magnifique. Et celui-là, on peut en parler.
Un secret magnifique !
Qui n'en est pas un si l'on est suffisamment intelligent pour jongler un petit peu avec la psychologie.
Pourquoi est-ce que l'homme veut cacher des choses que de toute façon on ne peut pas voir ?
Tout simplement parce qu'étant pris dans le processus de la manifestation, qui est un mouvement qui va de l'être intérieur à la constitution apparente d'un être extérieur, comme le corps physique, le monde physique. Ce processus est connu de la conscience et, inconsciemment, l'homme soupçonne que ce qu'il pense va se voir, que ce qu'il est va se manifester. Et lorsqu'il entretient des pensées qui ne sont pas belles ou lorsqu'il se juge à propos de choses qui ne sont pas belles. Comme il a l'impression secrète que cela va se manifester et se voir, alors il se dépêche de retenir, de cacher cette chose, et de manifester, de créer tout autre chose.
Et pourtant, s'il s'apercevait qu'il y a là, pour lui, le pouvoir enfin de construire un pont avec son âme, son Être Idéal, eh bien il s'arrêterait de construire des mois éphémères, des images qui servent uniquement de passeport pour la vie sociale et pour l'orgueil, pour la fierté, le plaisir, etc.
Ce qui ne peut qu'irradier, c'est ton âme !
Ce qui ne peut qu'irradier, c'est ton âme !
Le fait que tu sois mauvais et que cela peut se voir, c'est parce que les gens vont réagir à l'énergie. Ce n'est pas parce que, tiens, c'est marqué sur ton nez ou imprimé sur ton corps. Personne ne verra que tu es en train de régler les comptes avec toi-même, alors fais-le !
D'un seul coup, accepte, par amour du vrai, cette Vérité que tu cherches tant, mais cette fois-ci, fais-la entrer en toi. Ne la propulse pas comme un but extérieur que tu vas atteindre, un jour, par la méditation, en force de faire les doux yeux à un Maître, par tes prières. Mais fais-la entrer en toi en tant que clarté psychologique d'abord.
Je suis honnête !
Et ça, c'est ta première méditation.
Oublie que Dieu existe, oublie que les Maîtres existent, oublie que Shambhala ait jamais été prononcée, oublie que tu possèdes des chakras, peu importe ! Sois honnête d'abord !
Mais n'embête pas non plus les autres avec ton honnêteté. C'est-à-dire, ne force pas les autres à être plus blancs que blancs. N'oppresse pas les autres à vivre cette même authenticité ! Vis-la pour toi-même, et par rayonnement, tu vas contaminer les autres, ce qui sont le plus à même de te suivre dans cette transformation. Les autres seront toujours des masques, le masque du lundi, du mardi, du mercredi, etc.
Tolère que les masques existent, puisque toi tu les as utilisés si longtemps !
Rien n'est plus désagréable que de voir un individu, sous prétexte qu'il a fait un effort sur lui, un effort d'honnêteté, ou de purification, et de voir cet individu opprimer les autres pour faire le même pas. Il fait là la démonstration qu'il n'a fait aucun dépassement, mais simplement qu'il porte sa croix. Et qu'il se dit avec ses yeux de cocker : “Eh bien Seigneur, tu vois cette croix, j'ai accepté de la porter, mais tu sais, ça m'enrage un peu, ça me rend aigre. Je voudrais que tout le monde la porte !” Alors si j'arrête de fumer, plus personne ne fume. Si j'arrête de manger de la viande, plus personne ne mange de la viande, ni à la maison, ni à la cantine ! Et je fais tout sur mon lieu de travail, les conférences, des petits mots passés par ci par là, des petits circulaires. Je fais tout pour terroriser l'individu à propos de la côtelette d'agneau qu'il va manger à midi ! Parce que je veux que le personnel soit végétarien !
Est-ce que c'est ainsi que l'on fait progresser les hommes ? Non, pas du tout !
Parce que peut-être à la cantine, tu arriveras à enlever du menu la côtelette d'agneau, le boudin noir, c'est certain. Mais rien ne te dit que en rentrant chez eux le soir, ces individus ne mangent pas de la viande ! Rien ne te dit que le dimanche, ils ne vont pas faire un bon barbecue, auquel tu ne seras pas invité d'ailleurs ! Et c'est ainsi que dans l'entreprise, on verra deux groupes : le groupe de cantine végétarien à son heure et le groupe du samedi soir, le groupe barbecue. Tous les rescapés de la cantine ! Tous les rescapés moraux qui ont su résister à l'avancée du végétarisme, mais qui l'acceptent parce qu'un individu a réussi à l'installer.
Et si tu prends ce mécanisme et que tu essayes de l'appliquer pour toutes les réactions humaines, tu t'aperçois que cela fonctionne ! C'est un schéma qui s'applique à tous les comportements.
Voici des hommes qui arrivent et qui se disent Chrétiens et qui veulent étendre le Christianisme à toute la planète. Et qui se vertuent à baptiser, baptiser, baptiser, à convertir, convertir, convertir... Qu'est-ce qui se passe ?
Renforcement des autres religions. Et quand les religions se mettent à se renforcer, à s'ériger, lorsqu'elles se coagulent à ce point, elles finissent par s'affronter.
Au départ, il y a apparemment une bonne intention : “Je veux baptiser, je veux christianiser. Je veux rendre chaque âme qui naît vivante, je veux la protéger par le baptême.” Mais en voulant absolument le faire, on crée des clubs qui se durcissent eux aussi. Et lorsque l'on arrive à un point de cristallisation maximum, cela crée un centre d'aimantation. Pendant tous ces millénaires, ou tous ces siècles, ou toutes ces heures pour des idées plus petites. Pendant tout ce temps où les choses étaient dans des phases de coagulation, on peut dire que chaque groupe vivait, chacun dans son secteur tranquillement. Mais quand la phase de coagulation est à son sommet, alors il se passe une aimantation. Et les groupes se fracassent les uns contre les autres, pour se dissoudre. Parce que c'est la Loi.
Pas simplement la Loi Karmique, mais c'est aussi la Loi de la Création.
Ceux qui se ressemblent, s'assemblent, automatiquement. Mais dans les créations inférieures, parce que trop dirigistes, trop sectaires, trop moralisantes, ceux qui se ressemblent s'assemblent pour s'autodétruire, afin de dégager une plus grande Lumière. Et c'est ainsi que l'on voit ensuite, pendant des générations, des religions qui ont apparemment bien cohabité pendant des âges, d'un seul coup se fracasser l'une contre l'autre. Et on ne comprend plus rien !
On se dit : “Ces gens sont devenus fous. La Terre passe une mauvaise phase.”
Alors on cherche, où tourne Pluton, pour savoir si ça viendrait de lui. On interroge les Cieux pour se dire : “Mais quand est-ce que va tomber la prochaine tuile ? Aïe aïe aïe ! La prochaine comète, il faut s'en méfier !” On essaie de trouver des signes où il n'en a pas. Au lieu de voir simplement un mécanisme.
Création, coagulation, désintégration.
Mais dans cette phase de désintégration, tout doit disparaître. Et des fois on se sert, pour désintégrer, on se sert de deux frères, semblables en apparence, qui vont s'affronter. Et dans cet affrontement, il y a destruction.
C'est pour ça que je dis bien, en apparence, il y a eu une guerre entre les Catholiques et les Protestants. En apparence, il y a eu une guerre entre les Musulmans et les Catholiques, toute la Chrétienté. Et en apparence, il y aura, dans les prochaines générations, une guerre entre toute la sagesse hindoue et la pensée chrétienne, ou issue de la Chrétienté. Ce qui n'existe pas pour l'heure, parce que pour l'heure, ces deux pensées cohabitent. Elles ne sont pas encore à leur phase de coagulation. Elles ne risquent pas de s'affronter. Mais cela arrivera.
Et c'est ainsi que l'on dira, si l'on est un peu sage, à cette époque qui viendra, c'est ainsi que l'on dira : “Mais c'est bien mal payer ceux par qui nous avons tout appris.” Mais il faut savoir que, entre temps, même si un jour, ils ont donné cette instruction, entre temps, la coagulation les a saisi. Cette tradition aussi aura été déviée.
De même aussi, toutes les créations morales !
Et c'est ainsi que l'on voit aujourd'hui les couples divorcer sans arrêt. Pourquoi est-ce qu'il y a ce divorce ?
Pourquoi est-ce que les enfants, plus tôt qu'autrefois, veulent quitter leurs parents ? Si s'ils pouvaient partir à 14 ans ou à 15 ans, ils le feraient ! Pourquoi ?
Parce que cela suit cette même Loi.
On crée des idées, des principes, des principes sociaux, des principes matrimoniaux, des institutions, des principes religieux. Et lorsqu'il y a une coagulation suffisante, ça s'écroule.
Aujourd'hui, il semble que le principe du mariage s'écroule, parce que tout le monde divorce ou très peu veulent se marier, ou bien les quelques rares qui veulent se marier ont des doutes et ils se disent, en se croisant les doigts derrière le dos : “Pourvu que ça marche !” Mais ils n'y croient pas tout à fait. Ils prennent un risque ! Inspirés en cela par l'amour qu'ils croient.
Pourquoi est-ce que l'institution du mariage s'écroule ?
Tout simplement parce qu'on l'a créé. Voilà !
Mais il a fallu des âges pour que la cristallisation atteigne son sommet. Et aujourd'hui cela implose.
Pour découvrir quoi ?
Eh bien pour découvrir que l'homme ne doit pas être réduit à son rôle masculin et la femme pas être réduite à son rôle féminin. Mais que ce sont des êtres androgynes, qui disposent d'un corps, pour l'instant encore, différencié. Parce que cela permet la perpétuité physique, sur le plan physique.
Mais cette idée ne doit en rien limiter l'esprit et faire croire à la conscience que l'Ego est féminin, que l'Ego est masculin. Et dire “je suis un homme” et “je suis une femme”.
C'est une autre folie. Et pour sortir de cette folie il faut des implosions. Et des fois cela touche donc les institutions.
Cela fait des remous dans la société et l'homme se sent mal à l'aise. Il a l'impression que tout s'en va, qu'il ne maîtrise plus rien, que tout se détruit, que les générations vont de plus en plus mal. Non !
Les générations sont sans cesse dans un état d'enfantement. Mais en cycle successif et régulier il y a des générations qui construisent des principes. Des générations suivantes qui vont coaguler ces principes. Et puis des générations qui vont imploser le principe. Et ainsi jusqu'à ce que l'on soit allé vers l'idée la plus haute à propos de la condition humaine, à propos du couple, à propos de l'amour, à propos de Dieu, jusqu'à atteindre l'idée la plus haute. Et à cet endroit-là, explosion terminale, il ne s'agit plus de contempler une idée, mais de voir la Vérité, d'en être le théâtre, d'être ce lotus en épanouissement. Et pas de voir un lotus en épanouissement, que l'on va appeler l'âme, mais d'Être ce Lotus. Et c'est très facile d'y arriver, je te l'ai dit tout à l'heure.
Mais d'abord il te faut une honnêteté absolue, une franchise extraordinaire !
Pour toi cela veut dire ne pas avoir peur de la honte.
La peur et la honte
La honte que l'on a pour soi-même vis-à-vis de soi-même et pas seulement la honte dont on a peur dans les yeux des autres, mais la honte de soi, et c'est la plus tenace.
Mais celle-ci tu dois en rire ! Absolument. Pourquoi ?
Parce que ce n'est pas la tienne de peur ! C'est celle d'une larve qui s'est habituée à vivre à tes dépens et qui a trouvé ce moyen pour s'ancrer en toi, pour s'enraciner. La peur c'est ce qu'elle manie le plus facilement.
Et elle ricane, elle ricane cette larve, toutes les larves ricanent. Alors elle se dit : “Mais celui-là il n'y a qu'à agiter un petit peu le bâton de la peur et le voilà qui court et qui nous donne à manger et qui nous donne à boire, mon Dieu c'est fantastique ! Tu lui fais un peu peur, ils sont tous à genoux ! Tu agites un petit peu tel fantôme, les voilà qui prient ! Tu agites tel autre fantôme, les voilà qui se mettent à penser en termes de dépendance, à la recherche d'un gourou, etc., etc.”
Ce n'est pas ta peur, ce n'est pas ta honte ! Regarde à quel point encore tu es prisonnier de cette adhérence !
Tu crois que tout ce qui est autour de toi, c'est toi.
Identification
Non !
Tu lis une information.
“Tiens, je lis l'information de la honte.” Mais ce n'est pas moi, je lis une information. Cette lecture ne doit jamais devenir mon identité !
Si d'un seul coup cette lecture devient mon identité, attention ! Les orties ! Je vous attends à la sortie !
Jamais tu ne dois prendre pour toi ! Lis simplement les informations !
Tiens, je lis à l'intérieur de mon océan de vie une vibration de honte de soi. Comment vais-je traiter cette information ?
D'abord, la honte n'est pas moi. La peur n'est pas moi, la Présence. Mais c'est la peur de mes images et ces images sont entretenues par des larves qui s'en amusent. Parce que c'est leur seul moyen d'exister. Depuis des millénaires, des millénaires et des millénaires, toutes ces larves doivent trouver un moyen d'exister ! Mais pas au dépendre de l'homme !
Jamais, refuse !
Il faut que ta maison soit propre. Il faut que tu sois le seul habitant de ton temple.
Il faut que tu sois le seul habitant de ton temple.
Larves astrales
Donc, quand j'ai conscience que ce sont ces larves qui envoient sur moi la peur, ces larves remplies d'espoir, qui espèrent fortement que je vais tomber dans le piège, eh bien je dois faire comme ces larves, je dois ricaner ! Et faire la méditation guili-guili !
Je ricane et je leur dis : “Mais écoute, je ne joue plus cette chanson-là ! Je ne mange plus de ce pain-là, c'est terminé ! Même pour toi, ça deviendra du pain rassis ! Parce que comme je ne vais plus te faire le pain chaque matin, en croyant à tes mirages, à tes aberrations, eh bien dès demain pour toi c'est du pain rassis !”
Ce qui fait qu'au bout de quelques jours de pain rassis et de verre d'eau, on voit la larve prendre les jambes à son cou et essayer d'aller se faire locataire d'un autre individu ! Et, petit à petit on voit ainsi les larves déménager. Et entre larves elles se rencontrent des fois dans les longs couloirs de l'Astral, elles se disent : “Tu ne connais pas un locataire qui ne serait pas trop embêtant ? Puis s'il te plait quelqu'un qui surtout ne m'administre pas ses colonnes d'encens, ne me matraque pas de mantras et de bonnes intentions ! Je veux quelqu'un de très lourd, correct quoi, bien carré.”
Alors c'est là que la larve administrative, parce qu'il y en a de la même façon que Shambhala est administrée et hiérarchisée, ces larves aussi sont intelligentes et se sont organisées. Dès qu'il y a vie, il y a organisation. Et il y a donc un chef, un administrateur, un scribe qui se dit : “Voyons... Là j'ai le compte de tous ceux qui sont incarnés et qui sont sourds, aveugles, muets, lourds, un peu dingues. Voilà les adresses !” Et on voit ainsi la larve heureuse avec son fichier partir et s'essayer dans les différentes adresses. Et lorsqu'elle décide d'une place, définitivement, elle empêche les autres larves de venir, parce qu'elle a besoin de l'entier de votre énergie pour exister.
Mais l'homme a plusieurs Plans. Il a le plan physique, il a le plan éthérique, il a le plan astral et le plan mental inférieur ou l'intellect. Et cela fait quand même beaucoup d'habitations pour beaucoup de larves !
Alors il faut dire non, absolument !
“Ici on ne squatte pas, pas question !”
Alors vous allez me dire, celui qui a le coeur plein de compassion se dit : “Mais quand même ces pauvres larves, où est-ce qu'elles vont aller, vous rendez compte, toutes seules dans l'astral ? Qu'est-ce qu'elles vont devenir, qu'est-ce qu'on peut faire pour elles ?”
Ah ces humains ! Mais les voilà pas qu'ils me feraient une SPA des larves astrales ! Ils sont prêts à tout !
Ce n'est pas votre rôle de se soucier de la vie, de la protection et de l'habitat de ces pauvres petites choses. Ce sont des véritables petits monstres ! Si vous les verriez véritablement ne serait-ce qu'un éclair de seconde, vous seriez très heureux qu'on les plonge à jamais dans un bain de chaux pour qu'ils disparaissent. Il faut les laisser au Seigneur. Votre compassion ne doit pas aller vers ces créatures. Laissez-les au Seigneur !
Que fait le Seigneur avec ces larves ?
Eh bien régulièrement, le Seigneur des Âmes envoie aussi son filet dans le monde des créatures infernales, des larves. Car ce sont des entités en fait, puisque l'homme les a créées et entretenues. Et comme toutes choses créées, ces créatures même mauvaises quelquefois éprouvent de la souffrance. Et la souffrance est une vibration qui affecte terriblement la vie du Seigneur du Monde et du Seigneur des Âmes. C'est Sa souffrance. Ce n'est pas simplement la souffrance des hommes, la souffrance des larves, et puis on y jette un œil de compassion et puis on essaye d'aller les aider. La souffrance des hommes, c'est la souffrance du Roi du Monde et du Seigneur des Âmes. C'est un écho qu'il éprouve.
Donc, il va s'agir pour le Seigneur des Âmes d'aller calmer cette souffrance de ces créatures. Et pour cela, il envoie magiquement son filet, tissé avec des fils d'argent, une énergie qu'il emprunte à la Lune, qui devient comme une pelote de laine et il en tire un fil. Il tisse sa nasse et ensuite il envoie sa nasse dans ses mondes inférieurs. Et toutes les créatures qui sont à moitié décollées de l'homme sont emportées par cette nasse. Le Seigneur des Âmes prend ensuite cette nasse sur son dos et va dans un endroit retiré du Cosmos, comme des grands champs. Et il les met là, il les pose, exactement comme on poserait des petits cailloux blancs sur un chemin. Et puis, il entre dans une profonde méditation. Il ne veut pas tuer parce que ses choses vivent. Et Lui Qui Est La Vie, il ne peut tuer. Alors, il se prend du devoir de transformer ses vies en des vibrations supérieures. Et c'est ainsi qu'à partir de ce fumier puant que l'homme crée, ce fumier malfaisant que l'homme fabrique, le Seigneur des âmes transforme en petites poussières brillantes ce fumier. Et en fait quoi ?
Eh bien, il en fait des particules de vitalité. À partir de ce moment-là, cela peut devenir de la Lumière solaire, cela peut devenir de la Lumière des étoiles, cela devient pure particule de Lumière. Cela n'aura jamais le destin de devenir une âme, que ce soit même une âme inférieure comme l'âme des minéraux ou des végétaux. C'est uniquement de la Lumière. Et cette Lumière peut servir à quelque chose.
C'est utilisé par la Nature, c'est utilisé par les étoiles aussi, c'est utilisé aussi par l'Humanité qui avait créé tout ce fumier.
Et à ce moment-là, c'est une grande purification qui se passe dans le ciel des hommes. Et un grand soulagement aussi, pourquoi ?
Parce que d'un seul coup, l'humanité se trouve aguerrie de la pression que faisait ce fumier. Et c'est là que l'on dit : “Tiens, voilà que commence un âge d'or, un âge calme.”
C'est vrai que le Seigneur des Âmes ne vient pas toutes les dix minutes pour nettoyer ce fumier, le transformer en énergie. Il vient à des âges précis. Quand il voit bien que si on laissait l'Humanité face à tous ces démons, toute seule, elle ne pourrait pas faire un pas supplémentaire. Alors l'exorcisme se prépare et advient.
Tandis qu'on laisse certaines larves, qui elles sont trop ancrées dans les humains, qui y croient trop, on les laisse appartenir aux hommes. Et c'est alors que la Terre elle-même décide d'un Plan pour détacher ces mirages. Et c'est là qu'on voit l'Humanité s'enfoncer. Et on peut le prédire aisément puisque l'on sait à peu près quels sont les humains qui vont continuer à adhérer à ces larves, à rêver ces rêves. Et on voit ainsi l'humanité sombrer dans quelques guerres, dans quelques crises économiques ou dans des crises d'énergie.
L'énergie
Aujourd'hui tout le monde parle de la crise d'énergie. La crise du pétrole, la crise du Dollar, la crise du Franc, la crise de foie. Tout le monde est en crise, il fallait bien que le foie s'y mette ! Cependant il faut savoir que s'il y a des crises, ce n'est pas dû uniquement à des fautes administratives, des civilisations, des hommes. Ce n'est pas dû uniquement à l'avidité des grandes familles financières ou des exploitants, ou de ceux qui, en fait, maîtrisent le monde matériel. C'est aussi dû au fait qu'on emploie toujours l'énergie qui correspond au plan de conscience que l'Humanité a développé. Eh oui, eh oui !
Alors cela veut dire quoi ?
Eh bien cela veut dire que le jour où l'homme sera passé complètement sur le Plan Mental Supérieur, donc dans les robes proches de l'âme, il aura accès à l'énergie fantastique du Soleil, mais en tant qu'énergie de l'Esprit.
Il ne s'agira pas pour lui, simplement, de recharger des piles, parce que les photons du Soleil sont captés par ces piles. Mais il s'agira surtout pour lui de découvrir comment mettre en réserve l'énergie de l'Esprit. L'énergie du Soleil et l'énergie de l'Esprit, c'est la même chose. Qu'on les décompose en photons, en électrons, en atomes, en particules ou en quoi que ce soit, c'est de l'Esprit.
Mais il faut pour cela que l'homme, en majorité, quitte ses entrailles, ses entrailles noires !
Il faut qu'il vide son placard de tous ses petits mois, du lundi matin, du lundi soir et du mardi après-midi ! Il faut qu'il arrête de croire qu'il a honte de lui, donc de créer des images pleines de faveurs ! Il faut qu'il arrête !
Et à ce moment-là, il est propulsé comme une fusée vers l'intelligence de son âme, qui s'articule dans le Mental Supérieur. Et il trouve - personne ne peut l'empêcher - il trouve l'accès au Soleil.
Et d'un seul coup, il ne s'intéresse plus à creuser des puits pour aller trouver du pétrole ! Il ne s'intéresse plus à spéculer sur les barils ! Il n'est même plus intéressé par le gaz ! Et même son électricité n'est plus la même !
On utilise toujours le type d'énergie qui correspond au Plan de Conscience.
Pourquoi est-ce que l'humanité s'est mise à découvrir et à utiliser le pétrole ?
Réfléchissons ensemble, parce que j'aime bien que l'on réfléchisse ensemble. Ça, ça me plaît beaucoup !
Pourquoi ?
Parce que c'est un moment de communion. Je ne suis plus simplement celui qui parle, mais je ressens vos âmes. Et ensemble, nous plongeons vers une vision. Exactement comme un plongeur aîné apprend le plongeon à un plus jeune frère. Mais c'est ensemble que nous allons. Et on voit ensemble le trésor posé sur le sable. Et ensemble, on est heureux. Et ensemble, on remonte.
Ça, c'est beau ! Ça, c'est l'amour ! Ça, c'est une autre idée du couple, justement !
Mais revenons à notre sujet.
Pourquoi l'homme a découvert et a utilisé le pétrole ?
Le pétrole
Représentez-vous le pétrole ?
Qu'est-ce que c'est ?
C'est un liquide qui est un fossile.
Pendant des âges et des âges, toutes sortes de choses en décomposition, qui ensuite ont été captives, soit parce que ces choses sont tombées dans des cavernes de la croûte terrestre, soit parce que des couches terrestres se sont superposées sur ces substances.
Et cela vous rappelle quoi ?
Le peu que je viens de dire est suffisant pour vous pour comprendre.
Quelque chose qui existe, qui tombe dans des crevasses ou qui est recouvert et qui commence à pourrir, à pourrir, à pourrir...
Et un jour, on fait un puis.
Et un jour, on trouve ce liquide.
On trouve qu'il y a un moyen d'utiliser ce liquide.
Mais en utilisant ce liquide, on construit tout un type de société très bizarre.
Un type de société qui pollue !
Un type de société qui spécule !
Et qui, pour spéculer, appauvrit catégoriquement des classes sociales. Crée un système qui va élaborer des sacrifiés, périodiquement, pour que le système de spéculation se maintienne.
Cela veut dire quoi, ça ?
Si on se rappelle quelque peu ce que l'on sait sur les Plans de Conscience et sur les facettes de la psychologie, cela veut dire qu'en utilisant, en découvrant et en utilisant le pétrole, l'homme a ressenti, en fait, le besoin d'aller au profond de soi-même, dans sa mémoire antique, a senti le karma venir vers lui.
Le karma qui lui disait : “Maintenant, à partir d'aujourd'hui, les générations qui vont suivre auront le souci, auront pour Quête, d'aller voir dans leur mémoire, pour la nettoyer, pour brûler toutes ces scories, afin de se nettoyer et d'être un Nouvel Homme.”
Mais entre temps, qu'est-ce qui se passe ?
Eh bien, entre temps et de la même manière que dans la société, il y a les exploitants du pétrole, l'industrie du pétrole, les spéculateurs, eh bien, de la même manière, pour la psychologie, il y a toutes sortes de spéculateurs, toutes sortes d'industriels.
Vous ne comptez plus vous-même toutes les sortes de thérapies qui existent pour soigner l'individu et sa psyché, sa mémoire ! On ne compte plus les séminaires qui sont donnés ! On ne compte plus les gourous qui existent et qui promettent de vous aider à rejoindre l'âme ! Eh bien tous ces gens sont exactement comme les industriels et les spéculateurs de l'énergie pétrole. Pareil !
Sur votre dos, ils vivent leur mirage, fabriquent leur vie - comme d'autres fabriquent des sacs plastiques ou des produits de beauté à partir du pétrole - et certains gagnent de l'argent, uniquement de l'argent sur votre dos, comme le spéculateur qui ne spécule qu'en bourse sur un pétrole qu'il ne possède même pas, mais simplement parce qu'il fait semblant de l'acheter.
Et ainsi, on voit le drame financier ou social et le drame psychologique. Et on peut l'expliquer.
Pour vous donc, le moyen sera de comprendre qu'il est temps d'utiliser l'énergie solaire en vous. Il ne faut à aucun moment utiliser l'énergie du pétrole. Et quand je dis cela, ne croyez pas que je glisse le sous-entendu : “Dès demain, ne mettez plus de pétrole dans votre voiture, mettez-y plutôt de l'éther.” Vous aurez des problèmes ! Dès demain, je ne vous conseille pas d'abandonner votre voiture pour aller en vélo ou en patins à roulettes !
Cessez d'utiliser le pétrole. Je veux dire : cessez de fabriquer, comme un industriel et un spéculateur, toutes sortes de choses à propos de vous-même.
Cessez la spéculation !
Et c'est ce que je viens d'expliquer depuis le début du discours. Vous êtes ici, vous allez dans d'autres endroits, vous lisez des livres, vous avez envie de connaître l'âme. Et, cependant, exactement comme un industriel, dès que vous allez soupçonner le besoin de l'honnêteté, vous allez avoir peur et transformer cette chose en un sac plastique ou un produit de beauté ou toutes sortes de produits industriels pour votre industrie, votre société intérieure.
Et de la même manière, vous êtes votre propre spéculateur, oui ! Vous allez gager sur l'image qui rapporte le plus à la bourse, la bourse qui est la relation avec l'Autre.
“Voyons aujourd'hui, je jette 10 francs, 10 francs, 10 francs sur un sourire, 10 francs qui dit mieux !”
Et la minute d'après : “Non, non, cela n'a servi à rien. Non, le sourire n'est pas un bon placement ! Alors je jette 20 francs, 20 francs sur une grimace ! Qui dit mieux !”
Et c'est ainsi que toute la journée, je suis mon propre spéculateur, dans ma propre bourse, parce que je me dis : “Où est le meilleur moyen, pas simplement de faire de l'argent mais de faire mon argent, mon image !”
Mon image.
J'essaye de sourire avec Untel, il ne répond pas. Je ne me pose pas une seconde la question : “Pourquoi il ne répond pas ?”. Peut-être qu'il est en train de divorcer, peut-être que cet individu est incapable du plaisir sexuel ou autre, qui sait ce qui se passe dans la vie des gens ? Donc l'individu ne répond pas. Alors je me vexe, je me fâche, je me sens frustré ! Alors deux minutes après, je me dis : “Il faut être dur dans la vie !” Alors j'affiche la grimace. J'emploi un ton dur et j'essaye de visser un tour. Et c'est ainsi que toute la journée je spécule.
Et j'ai mes actions. Je me suis aperçu qu'il valait mieux que j'ai beaucoup d'actions agressives, parce que comme ça je passe partout. Je fais peur à tout le monde, j'écrase tous ceux qui risqueraient de bouger. Ils sont tous cloués et terrorisés si bien que j'arrive ou à régner ou à ne pas me remettre ainsi en cause !
Alors j'achète toutes ces actions et j'utilise, pour cela, ma production de pétrole.
Il faut que je fore, que je fore, que je produise, que je produise !
Et puis si je suis quelqu'un d'autre avec une autre histoire, je m'aperçois que je suis plus riche, je suis plus fort si j'achète beaucoup d'actions intellectuelles. Et c'est à ce moment-là que je me mets à penser, à lire, à lire, je m'efforce à mémoriser et j'apprends par cœur. Tout cela pour quoi ? Pour un beau jour, une fraction de seconde, juste une minute ou une heure, paraître intelligent, paraître très instruit.
Et pour continuer à entretenir cette image, pour garder la cote à mon action, et bien je dois continuer à forer, à forer, à forer, donc à lire, à lire, à lire, à lire ! Même si pour cela je néglige l'exercice physique et que je tombe malade et qu'ainsi je meurs, sans plus pouvoir donc méditer, à quoi sert une telle incarnation ?
Et ainsi chacun a son action avec la cote la plus haute.
Là où les choses se compliquent, c'est que je m'aperçois que la société est mouvante. J'ai établi une certaine cote, des actions les plus valables, grâce à ma connaissance d'un certain milieu, mon milieu familial, mon milieu scolaire, mon milieu professionnel. Mais voilà que soudain je change de milieu, je change d'emploi par exemple, ou je divorce, ou bien j'ai un amant ou une maîtresse, et là ce sont de nouvelles valeurs que je dois inventer. Et c'est là que de nouveau, eh bien je crée un autre petit moi.
Comment voulez-vous que la bourse n'existe pas quand, sans arrêt, je suis une bourse moi-même ? C'est impossible ! je vais par reflet faire exister, créer cette bourse.
Comment voulez-vous que la bourse n'existe pas quand, sans arrêt, je suis une bourse moi-même ?
Eh oui ! Je vais, par reflet, faire exister, créer cette bourse dans la société. Et après je suis là, comme un ignorant, comme un aveugle, à dire : “Mais si Dieu existait, mais si le Maître était gentil, il viendrait pour moi stopper la spéculation, mon Dieu, pourvu que la spéculation s'écroule !”
Mais le jour où la spéculation s'écroule, tout s'écroule ! Si un phénomène s'arrête, tous les phénomènes qui l'ont créé vont s'écrouler aussi ! Et c'est ainsi que, à chaque crise de société, ou à chaque crise d'énergie, ou chaque crise économique, on voit des crises psychologiques et des crises institutionnelles, des crises spirituelles même !
Eh oui ! Et on relie très fort, là-haut, sur mon balcon, on relie très fort le pétrole à l'Église. Car c'est une même énergie, c'est un même phénomène qui les alimente et qui fait que l'homme entretient l'un et l'autre.
Le jour où l'on cesse d'utiliser massivement le pétrole au profit en attendant de quelques énergies charnières, comme l'électricité notamment, eh bien ce jour-là, on verra le véritable déclin de l'Église Catholique, au profit d'une nouvelle religion que l'on qualifiera de solaire. Commenceront les études vraiment avancées, sérieuses et poussées de l'énergie solaire.
Toute la vie, tous les mouvements de la vie sont en résonance les uns avec les autres.
Toute la vie, tous les mouvements de la vie sont en résonance les uns avec les autres.
Ce n'est pas pour rien si un homme utilise le feu de son bois, ou le feu du pétrole, ou le feu du Soleil, ce n'est pas pour rien si, en même temps, il crée tel ou telle temple ou telle philosophie. Tout est en écho.
Dans cet écho, celui qui veut être un disciple doit absolument devenir sourd à tous ses échos.
Il doit devenir sourd, sinon il deviendra fou !
Parce que s'il est suffisamment intelligent pour commencer à voir que ce tout n'est pas cohérent, que ce sont simplement des actions-réactions dans lesquelles il n'y a que malheur. Cette intelligence qu'il a pour le constater, s'il n'en fait pas quelque chose, cela deviendra une folie.
Et c'est ainsi que l'on voit des individus qui étaient intelligents, devenir fous, avoir la folie du génie en quelque sorte. Parce qu'ils ont refusé d'aller jusqu'au bout de cette logique qu'ils découvraient. Ils ont eu peur. Et cela se paye. La peur se paye toujours un jour ou l'autre.
La peur se paye toujours un jour ou l'autre.
Pour le disciple, il va s'agir donc dans ce brouhaha de devenir différent, de devenir une petite entité solaire, une petite pile d'énergie solaire et comment est-ce qu'il va faire ?
Devenir une entité solaire
Mais c'est très simple, très simple !
Dès demain, n'alimente plus et ne sert plus d'aliment à toutes ces ombres dont je viens de te parler, à toutes ces images, à tous ces vêtements dans tes placards !
N'ai souci que de ta transparence ! Et un pas tu rejoins l'âme, c'est certain, en un pas !
Alors tu vas me dire : “Mais oui, mais cela doit être un pas de géant alors ! Si ce n'est qu'un pas, cela doit être un grand pas de géant !”
Si tu veux, c'est un pas de géant. Mais tu es ce géant ! Alors tu feras un pas qui est de toute manière à ta dimension.
Eh oui, tu es ce géant !
À partir du moment où tu te dis : “Ce n'est pas moi, mes échecs ne sont pas moi, mes images ne sont pas moi” et où tu déclenches ainsi ton pouvoir créateur sur ta boule d'argile. Tu peux absolument rencontrer Dieu.
Dieu n'attend que cela !
Ton âme te supplie déjà et tous les Maîtres, depuis des âges, n'arrêtent pas de t'appeler avec leur conque magnifique. “Reviens, reviens !”
Mais reviens d'où ?
Certains diront : “Reviens de la Matière !” Bien sûr, on peut rationaliser les choses comme cela, mais qu'est-ce que la Matière ?
La Matière ce n'est pas simplement le fait du corps, le piège de la Matière c'est que je vais croire les images.
Le piège de la Matière c'est que je vais croire les images.
Croire les images
Je vais croire que le plaisir est meilleur que la douleur. Malheureusement, dès que je m'intéresse un peu à la spirituer, je m'aperçois que c'est le contraire, la spiritualité me dit que la douleur est meilleure que le plaisir. Alors où est la logique ? Parce que l'on m'explique à travers la douleur je me purifie, qu'à travers la maladie je nettoie mes chakras, je fais monter même Kundalini des fois. Alors où est la logique ?
Qui a raison ? Et qu'est-ce que je dois désormais chercher ? Le plaisir autorisé ou la douleur qui est purificatrice ?
Et c'est ainsi que si on n'a pas l'intelligence suffisante pour résoudre ce paradoxe, eh bien l'on voit des cultes s'ériger au profit de la douleur, et on voit ainsi des gens se flageller, se clouer sur des croix, atrophier son corps dans des chaussures trop petites. Ou bien l'on voit des individus passer leur vie à croire aux péchés, à se flageller moralement à propos de péchés qu'ils n'ont même pas commis d'ailleurs. Mais on leur dit que c'est Adam et Eve alors bon, si ce sont les ancêtres, moi peut-être je suis coupable aussi. Et ainsi on colporte le péché d'Adam et Eve toute une vie, toute une vie durant !
À aucun moment on s'aperçoit de ce manque de logique, à aucun moment l'individu ne se lève pour dire haut et fort à ce prêtre : “Mais alors comment tu expliques que l'on ait le devoir de procréer ?”
Si cela s'est fait la première fois par un péché, j'ai bien envie de dire grâce à un péché. Puisqu'ensuite il paraît que Dieu nous a dit : “Continuez à procréer !” Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça voudrait dire qu'en cours de route Dieu s'est dit : “Bah finalement les humains n'ont pas tort, c'est plus sympa si l'on procréait, allez-y continuez !” Ce qui voudrait dire alors que Dieu n'en est pas un et que les hommes ont mieux inventé l'Univers que Lui !
Une fois que l'on sort des images, on voit nettement tous ces manques de cohérence et on les répare très vite par la sagesse. Et on s'aperçoit que le plaisir n'est pas meilleur que la souffrance. Donc on arrête de construire des images !
On arrête même de vouloir être un initié, cela ne compte plus. Parce que pour le débutant, vouloir l'initiation est un plaisir, c'est le plaisir spirituel par excellence ! C'est l'orgasme intellectuel, le seul que le disciple avancé se permette ! “Un tout petit seigneur s'il te plait ! Je ne touche pas ma femme ou je ne touche pas mon amant, mais celui-là accorde le moi !” C'est ce que le disciple se dit et c'est exactement ce qui se passe !
Si tu renonces au plaisir, tu renonces aussi à la Quête, à l'ardeur de la Quête. Il ne reste plus que le devoir et le devoir c'est tout autre chose. Tu n'es plus un disciple qui prend plaisir à méditer, plaisir à penser que peut-être, s'il joue bien le jeu, il aura son initiation. Tu n'es plus celui qui prend plaisir à des séminaires, plaisir à des cours, plaisir, plaisir, plaisir dans l'imaginaire, toujours dans l'imaginaire ! Tu es celui qui d'un seul coup a un devoir, instantanément tu as un devoir Cosmique. Et si tu sens que tu as un devoir, à ce moment-là tu l'assumes.
Tandis qu'autrefois, quand tu prenais plaisir à être un petit peu un disciple en espérant être ensuite un grand initié, tu n'assumais rien du tout, tu n'avais pas le courage. Pas le courage de t'arrêter de fumer, pas le courage de t'arrêter de boire, pas le courage d'aller chaque jour à ton ascèse, de méditation ou de yoga. Dieu sait d'ailleurs ce que tu t'inventes comme ascèse et obligation !
Pourquoi est-ce que ce courage, cette volonté, cette discipline, cette force semble se dérober ? Pourquoi ?
Pourquoi tu dis un beau jour : “Mais je ne suis pas capable finalement, je ne suis pas capable.” Pourquoi ?
Ce n'est pas parce que tu es faible et incapable. C'est parce que tu ne t'es pas situé sur le seul Plan où le Pouvoir existe, où la Volonté existe, où la capacité existe. Voilà pourquoi.
Tu me fais penser à Matelot qui se dit : “Eh bien je dois sortir la voile, je dois sortir la voile, je dois sortir la voile...” Et puis il reste dans la cale. Et tout ce qu'il fait c'est sortir son mouchoir. Et puis il essaye de tendre son mouchoir, mais le mouchoir s'affaisse parce qu'il n'y a pas de mât. Alors cela il le comprend, au bout d'un moment il le comprend, alors il dit : “Mon doigt sera le mât.” Alors, maladroitement, avec une seule main il essaye d'attacher le mouchoir comme une voile à son doigt pour que cela fasse un mât et une voile. Et puis il attend. Et puis il sent bien que le bateau n'avance pas, il se dit : “Mais il y a un problème, il y a un problème. Voyons, il y a une voile, il y a un mât, il y a une voile, il y a un mât, il y a un mât, il y a une voile. Ça devrait faire quoi tout ça ? Ça devrait faire un mouvement. Qu'est-ce que c'est qui fait... ? Ah voilà, il faut du vent, du vent voilà, du vent !”
Alors il attend. Et puis le vent ne vient pas. Il n'est pas étonné d'être enfermé, non. Il ne voit pas qu'il est dans la cale. Il n'a pas levé suffisamment le bout du nez. Alors il se dit : “Bon bah, peut-être je vais devoir faire le vent moi-même. Alors... Pfffffff !” Et le voilà qui souffle ! Et il souffle jusqu'à s'époumonner. Jusqu'à devenir vert, violet, transi, amaigri... Et il souffle et il souffle !
Et c'est ainsi que les individus d'ailleurs pratiquent le contrôle du souffle. Parce qu'il se dit : “C'est en soufflant que je monterai. C'est en contrôlant mon souffle et en faisant mes exercices respiratoires, en faisant mes invocations, en balançant mes colonnes d'encens, en appelant dans les livres cabalistiques tous les sacrés-saints-noms-de-Dieu que j'y arriverai !”
Et on le voit, tour à tour, devenir magicien, grand yogi, grand ascète pour finalement finir dans le désert, sans plus aucune force, sans plus aucun rêve ! Avec ce qu'il prenait pour barque d'ailleurs une simple petite coquille de noix !
Et il regarde cette coquille de noix : “Il se dit mais ce n'est pas possible. Pendant toutes ces incarnations, j'ai cru que j'étais dans ma cale. J'ai cru que j'avais une voile, je sortais mon mouchoir, je soufflais dessus ! Et je suis là dans le désert, il n'y a même pas d'eau pour avancer !”
Le vent cette fois-ci, le vrai vent souffle. Un vent qui souffle fort ! Un vent qui contient toute la chaleur du Soleil, qui tapait sur les rochers du désert et le voilà desséché. Le voilà comme un fossile lui-même. Et il se plaint.
Il paye le prix de ses illusions.
Très dur, hein ?
Mais l'espoir est encore permis.
Savez-vous pourquoi ?
Vous pouvez finir l'histoire vous-même si vous êtes un peu créateur, un peu romancier. Mais oui, pourquoi ?
Vous voyez cela : un homme, ça déchéance d'accord, mais un homme quand même, un désert. Qu'est-ce qu'il y a toujours dans le désert ? Hum ? Est-ce qu'il n'y a pas l'oasis ?
Ce qui fait que dans son désert, au bout de son karma brûlant, l'homme finit toujours par tomber sur l'oasis qui fera qu'il reprend des forces. Qu'il fera qu'il refait sa barque. Cette fois-ci, il se tient sur le pont. Et cette fois-ci, il hisse la voile véritable ! Et ainsi le vent peut souffler.
Mais il faut pour cela, bien sûr, comprendre toutes les coquilles de noix dans lesquelles on s'enferme.
Les coquilles de noix telles que Dieu-le-Père-qui-êtes-aux-Cieux, les coquilles de noix telles que tous les pouvoirs que l'on croit avoir, sitôt que l'on veut travailler visuellement sur un chakra ou que l'on pense qu'un bol de riz fait mieux pour le plexus solaire qu'une bonne pensée... Et cetera, et cetera.
Et lorsque l'on passe en revue ainsi toutes les coquilles de noix, on obtient un vrai bateau.
Le change est très vite fait, on se dit : “Des coquilles de noix ? Un vrai bateau, un poste de commandant ? Je prends, je laisse mon sac.”
Mais tout le talent pour vous, tout l'effort, tout votre acte de disciple, toute votre foi doit s'exercer pour être honnête, pour être transparent et authentique.
Je ne vous ai pas dit grand chose aujourd'hui, j'ai fait exprès. Mais je veux absolument que vous ayez cet essentiel : l'Honnêteté.
On arrête de rêver !
On arrête de rêver !
On n'utilise plus la substance intellectuelle, la substance émotionnelle pour rêver et pour sortir avec des croix ansées ou des croix incas, pour se badigeonner toutes sortes de mantras sur le cuir de la peau ou pour vivre toutes sortes de choses à travers des sociétés qui vivent le même rêve que vous.
Vous savez, c'est très charmant de se replonger en Egypte ancienne, en Atlantide ou chez les Incas. Mais qui se replongerait dans la vie d'une femme de ménage ? Hum ? Qui se replongerait dans la vie d'un cordonnier ? Qui se replongerait dans la vie d'un maréchal ferrant qui a reçu pour tout salaire que les coups de pied du cheval ?
Personne !
Comme quoi, l'on ne sélectionne que les rêves gratifiants, pas les cauchemars. Mais pourtant, en sélectionnant que ces rêves apparemment gratifiants, c'est un cauchemar que l'on vit ! Parce que pendant ce temps, eh bien, on n'est pas vivant, on n'est pas sur Terre, on n'est pas l'époux de sa femme, on n'est pas l'épouse de son mari, ni la mère de ses enfants ou le père de ses enfants, on n'est pas l'enseignant de ses élèves, on n'est pas le chef de bureau de ses employés. On est rien !
On est un rêve qui prend corps dans une chair noséabonde remplie de toxines, parce que l'intestin marche mal ou parce que le foie s'encrasse, ou parce qu'il a les pieds plats et que de ce fait, cela coince des glandes ! Dieu sait ce que l'on s'imagine à propos des correspondances ! On se trouve toutes sortes de choses. Mais le fait est que l'on rêve !
Alors aujourd'hui, je veux peser suffisamment fort pour que tu arrêtes de rêver !
Je veux te dégoûter suffisamment de ton rêve. Je veux t'en faire une telle peur - et celle-ci, elle sera bonne - que plus jamais tu ne te permettes de rêver !
Alors dès demain, qu'est-ce que tu vas faire par rapport à l'Égypte, par rapport à l'Atlantide, par rapport aux Incas, aux Mayas, aux Indiens ? Est-ce que ça veut dire que je t'interdis d'y penser ? Non !
Essaye de deviner ce que je vais te répondre, pour voir si tu as un peu grandi en sagesse depuis quelques minutes.
Allez, essaye ! Essaye...
Quelle va être ma réponse sur ce sujet ?
Eh bien, moi je te dirais : tu as le droit d'y penser. Exactement comme tu feuillettes un album photos. C'est ta mémoire qui de temps en temps t'envoie des réminiscences, t'envoie aussi les énergies développées à l'occasion de ces anciennes vies. Mais en aucun cas il ne faut prendre ces souvenirs, ces mémoires, pour des occasions de compenser la grisaille de ta vie d'aujourd'hui ! En aucun cas, tu ne dois mettre la croix ansée sur ta poitrine pour compenser le fait qu'aujourd'hui, tu es Monsieur Personne ou Madame Personne, mais que, très sûrement, dans ta petite veste, dans ton petit t-shirt, dans ton petit pantalon, dans ta petite robe, tu vis secrètement ton état d'initié d'Atlantide.
“Tant pis si les autres ne le savent pas ! Moi je sais ! Et de manière très secrète, à celui qui semble s'intéresser un peu à la spiritualité, je donnerai les premiers signes de mon état d'initié égyptien. Et je vais composer pour cela toutes des mises en scène, toutes sortes de théâtres et de comédies. Et l'autre sera très intrigué parce que l'autre sera attiré par moi soit parce qu'il désire être un disciple, soit parce qu'il veut aussi vivre le rêve de l'Egypte, de l'Atlantide ou des Incas ou peu importe !”
Ce qui fait que l'on peut dire que les groupes humains se forment parce que les rêves se rassemblent.
Que sont les groupes ? Il y a des groupes de rêveurs.
Quel est ton rêve à toi ? L'Egypte ?
Et bien voilà que tout le monde à ce moment-là se met à penser à l'Egypte, à aller en Egypte, à se prendre pour des réincarnations d'initiés égyptiens, à faire comme, à parler comme, se maquiller comme, etc.
Et puis voilà un autre groupe.
C'est quoi ton rêve à toi ?
“Ah, mon rêve à moi c'est le Kashmir, l'Himalaya, le Tibet !” Et là on voit aussi des troupeaux de gens, de rêveurs à propos du Tibet.
Est-ce que quelqu'un rêve à propos d'être assistante sociale ou infirmier ? Non !
On sépare, on se dit : “Bon, mais ça c'est une profession que l'on exerce parce qu'il faut gagner sa vie.”
Et pourtant les groupements professionnels sont les groupements où il y a le moins de rêves. Ce sont les groupements où l'individu devrait être le plus vivant possible, parce que là est l'endroit où véritablement l'âme s'exprime. Eh oui !
Ce n'est pas au moment où tu choisis ton groupement spirituel, que ce soit un groupe qui te rappelle l'Égypte, qui te rappelle l'Inde, l'Atlantide ou les Incas ou les extraterrestres, parce qu'il y a toutes sortes de choses ! À ce moment là tu n'es que ton rêve !
Quel est l'instant le plus spirituel de ta vie ? Eh bien l'instant où tu es à ton travail, l'instant où tu es médecin, l'instant où tu es infirmier, l'instant où tu es professeur, l'instant où tu élèves tes enfants, l'instant où tu fais pousser tes courgettes dans ton potager. Tu es beaucoup plus l'Honnêteté et l'Âme à ce moment-là.
Pourquoi ?
Parce que d'abord tu as obéi à une forme d'intuition. Tu voulais être ceci, cela. Pour un certain bénéfice d'exister, pour l'idée d'un certain service à rendre, d'un épanouissement à éprouver et à partager avec les autres. Et là dedans il y a toute la motivation de l'âme quant à son existence.
Maintenant observe tes motivations pour appartenir à un groupe spirituel. Observe-les ! Dénote-les !
Quelles sont tes motivations quand tu adhères à un groupe spirituel ? Hein ? Est-ce que c'est pour rendre service à l'Humanité ? Est-ce que c'est pour accomplir un service ?
La plupart du temps tu sais bien que non, toutes ces choses sont très lointaines ! La plupart du temps c'est parce qu'on te dit les mots qui te plaisent. On te fait rêver le rêve qui te plaît. On te parle de pouvoir merveilleux, de pouvoir des chakras, ou de la Vérité d'un Dieu, Père des hommes, qui te sécurise, ou de l'existence de Shambhala où tous les Maîtres magnifiques qui ont le pouvoir sur le temps et l'espace existent et que dans un seul coup, paf paf paf, ils peuvent te faire une courgette d'une tomate. Merveilleux cela n'est-ce pas ?
Ce sont tes rêves qui te guident vers les groupements spirituels ! Pas autre chose !
Alors cela veut dire quoi si tu es honnête ? Si tu décides d'être honnête comme je viens de te l'indiquer, cela veut dire quoi ?
Cela veut dire que dès demain tu ne vas plus nulle part ! Eh oui !
Si tu es honnête, dès demain tu quittes ton groupement spirituel. Tu quittes ton groupe de méditation. Tu quittes le groupe où tu subis des cours. Tu quittes tout !
Est-ce que cela veut dire que tu ne fais plus rien ?
Non !
Cela veut dire que tu y retournes avec des motivations différentes. Tu y retournes, pas simplement pour que l'on te raconte une histoire qui te fait plaisir et qui te sécurise et qui te donne l'impression d'exister au-delà de la mort. Mais tu y vas par Devoir pour servir ton âme, encore un temps puisque tu es une personnalité.
Puis quand tu seras l'âme pour servir Dieu et les Hommes, et à ce moment-là on pourra demander de toi le plus grand sacrifice qui est le Don de ta vie. Et pas simplement ta vie physique, la vie de ton corps, mais la vie aussi de certains autres principes qui sont crucifiés en même temps. Ce qui fait une mort plus profonde. Mais cette mort-là tu n'en as pas peur.
D'abord parce que tu es guidé par l'amour. Tu veux donner à tous ces hommes. Et ensuite parce que tu sais - mais il n'y a là aucun égoïsme sous-jacent - tu sais que ce n'est qu'une transformation et que tu ne fais que libérer la forme de vie qui t'habite et qui s'appelle Dieu. Tu ne fais que la libérer pour qu'elle voyage plus loin, ailleurs.
Entre-temps, toi, l'étape Homme, tu L'auras bien servi.
L'Homme n'est qu'une étape
Est-ce que de nouveau je refroidis l'Univers en te donnant cette idée ?
Si tu as froid, j'ai raté mon but ! Je viens de parler pendant de longues quarts d'heure sans arriver à soulever ton cœur et ton esprit et ton intelligence.
Quand je dis : l'Homme n'est qu'une étape, ressens bien ce qui se soulève en toi !
Tu as l'impression de mourir ! Tu as l'impression que d'un seul coup, eh bien, tout cela n'a aucun sens. À quoi ça sert ? À quoi ça sert ? Tu es déçu, aigri. Et tu voudrais bien, dès demain, pouvoir alors te vautrer dans tous les plaisirs pour équivaloir ce non-sens alors qu'est ta vie, puisque ce n'est qu'une transition.
Il y aura comme cela une multitude de processus que tu verras, que tu ressentiras.
Chaque fois que tu aborderas une vérité plus grande, plus grande, plus grande ! Tu verras des résistances.
Pourquoi ?
Parce que les larves ou les principes sur lesquels adhéraient ces larves, ces créatures, eh bien ces larves ne veulent pas mourir !
Le fait que d'un seul coup tu t'approches d'une vérité plus grande, si on te fait ressentir le dégoût, l'aigreur, le non-sens, l'absurde et finalement la peur de la mort - même si on te gave d'éternité - eh bien cette peur est envoyée par la larve ! Il ne faut donc pas que tu prennes cette information pour toi ! Ce n'est pas toi qui as peur. Ce n'est pas toi qui juges que la chose est absurde. C'est une larve plus sophistiquée que les autres qui arrive à se glisser jusque dans ton intellect et qui, là, manipule ton intellect pour te faire croire des choses, te mettre dans le confort illusoire de certaines croyances et te faire peur de monter vers certaines vérités.
Et comment est-ce qu'elle arrive à te faire peur intellectuellement cette larve ? Hein ?
Il faut que tu le comprennes ! Sinon je ne t'aurai rien apporté aujourd'hui. Comprends-le !
Comment est-ce qu'elle arrive à te faire peur ?
Elle n'est pas en train de crier : “Ouhouhouhouh !” pour te faire peur, ça non. Elle n'est pas en train de s'accrocher à ta robe pour t'empêcher de monter vers la vérité que tu viens de soupçonner, non. Elle envoie un petit grain de sel, un tout petit grain de sel. Elle entretient simplement une autre croyance, à laquelle tu participes pleinement, pauvre de toi.
Elle se dit : “Voyons, pour l'empêcher de devenir Dieu, ce Dieu-là, je vais lui faire croire et entretenir sa croyance à propos de ce qu'il est humain. Et ainsi le tour est joué. Si je continue à embraser son sentiment qu'il est un homme, qu'il est un humain et qu'il est un corps, il n'est pas besoin de me fatiguer, je suis sûre de rester là des millénaires ! Jamais Dieu ne se retrouvera lui-même !”
Donc quand tu as un sentiment que d'un seul coup l'Univers devient absurde, quand je te dis : “L'homme n'est qu'une étape”, ce n'est pas toi qui as peur ni de mourir, ni d'être absurde. C'est cette larve qui embrase l'illusion que tu as d'être un homme. Et elle agite cette marionnette, qui n'est qu'une ombre, devant la conscience de Dieu, mais un Dieu qui est jeune. Puisqu'il est descendu dans les plans, il revient à être un Dieu jeune, avec une face de jeune homme.
Et il croit ces marionnettes, et comme un enfant au spectacle il les regarde naïvement, jusqu'à ce qu'un jour la marionnette se jette sur lui et s'incarne en lui. À ce moment-là c'est lui qui devient un pantin et c'est lui qui subit l'histoire et il ne s'aperçoit pas à quel point il souffre !
On lui fait même croire que le plaisir existe, parce que le plaisir - hein ? - si tu veux absolument que je t'en dégoûte pour l'éternité, eh bien je te dirai que le plaisir n'est pas simplement qu'une illusion d'ailleurs, c'est une souffrance ! Oui.
Le plaisir est une souffrance
Par quelle pirouette intellectuelle je peux te démontrer ça ? Il va falloir que j'invente là.
Mais comme tu m'aimes, je le sens bien que tu m'aimes, je sais que tu vas me suivre.
Pourquoi ?
Le plaisir est une souffrance.
Ce n'est pas simplement le pôle opposé de la douleur. Mais c'est fondamentalement une souffrance. Mais une souffrance à laquelle on va agglutiner le terme ou la conception du plaisir, parce que c'est une moindre souffrance que la grande douleur de se savoir laid, bête, idiot, bossus et boutonneux. Il y a une moindre souffrance à cette souffrance extrême. Eh oui ! Il y a la moindre souffrance de se dire : “Je suis beau, intelligent, initié, réincarnation d'Atlantéen, etc.”
Pourquoi je prétends que c'est une souffrance cela ?
Eh bien parce que je vous mets au défi de trouver un seul orgueilleux qui soit heureux, un seul fier qui soit heureux, un seul prétentieux qui soit heureux, un seul fou qui soit heureux !
Trouvez-le moi et alors je change l'Univers complètement ! Je revois toutes mes théories et vous devenez mes Maîtres. Et comme je sais que vous ne le trouverez pas - parce que moi-même je l'ai cherché ce bienheureux-là. Parce que je me suis posé des questions, comme vous !
Je me suis dit : “Voyons, il y a la tradition qui me dit ceci, cela. Mais est-ce que des fois ce ne serait pas une manière de nous empêcher d'être un homme et d'être simplement heureux comme un homme peut l'être ?”
Alors comme vous, j'ai cherché le fou bienheureux, le fier bienheureux, l'orgueilleux bienheureux. Et je ne l'ai pas trouvé. Et moi-même, lorsque je me suis abîmé dans ces gens de considération, je n'ai découvert qu'une souffrance lourde et affreuse à porter. D'autant plus lourde que j'en avais l'intelligence. Alors je m'en suis vite débarrassé, mais il fallait payer le prix. Et croyez-moi, je l'ai payé. Comme vous tous vous serez amenés où vous avez payé le prix qu'il faut.
Pourquoi un fou, un orgueilleux, un fier, un rêveur n'est pas heureux, malgré s'il semble tirer plaisir de sa folie ?
Eh bien tout simplement parce qu'il a peur. Il a peur que le rêve cesse. Il a peur de ne pas arriver à convaincre les autres. Il a peur de trouver un plus fier que lui qui lui dérobe tous ses fidèles, voyez-vous ! Il a peur de trouver un plus gourou que lui qui lui dérobe tous ses élèves ! Et c'est là que l'on commence la compétition, que l'on se tient sur ses gardes, que l'on n'a pas pour ami n'importe qui ! Et c'est là que l'on devient vraiment fou. À partir du moment où l'on ne sait plus faire la différence entre la moindre douleur et la douleur maximum, on est fou.
À partir du moment où l'on ne sait plus faire la différence entre la moindre douleur et la douleur maximum, on est fou.
Et quand est-ce que l'on devient sage ?
Quand on s'aperçoit que le plaisir est aussi une douleur et que l'on renonce en bloc à tout ce monde des impressions, des mirages et des images. À ce moment-là, on découvre dans une méditation extraordinaire le Vrai Plaisir d'Exister. Qui est le Plaisir de la Présence, le Plaisir qu'elle se voue à Elle-même.
Non pas parce qu'elle est le seul endroit du Plaisir ou de la Vérité, mais c'est parce qu'étant débarrassé des images, des mensonges, des corruptions, l'homme aboutit au Bonheur d'Être. Parce que d'un seul coup, c'est sa Vérité qui lui apparaît, son Âme.
Alors bien sûr, si tu vas consulter d'autres frères, d'autres traditions, on va te démontrer le moyen technique de rencontrer l'âme, de te réunir à l'âme. Et, depuis le premier jour où j'ai commencé à travailler, tu m'as toujours entendu dire : “Je ne te donnerai jamais de matériel !” Alors que, sans arrêt, tu l'espères. Sans arrêt, tu m'envoies tous ces ballons qui me disent : “Donne-nous ! Donne-nous ! Donne-nous !” Je les ai vus, ne t'inquiète pas !
Hé ! Mais j'attendais avec ma petite aiguille !
Éclater les ballons
Vous savez très bien comment je suis, je ne peux pas m'en empêcher ! Depuis que j'ai donné le système des ballons, je me suis acheté une batterie d'aiguilles, des petites et des plus grosses, parce qu'il y en a qui envoient des ballons en caoutchouc très épais. Alors là, il me faut carrément enfoncer un pieux pour que ça explose, mais de temps en temps, j'y arrive quand même. Et chaque fois que l'on fait sauter ainsi tous ces ballons, au balcon tout le monde rit ! Parce que c'est 14 juillet pour nous.
Eh oui ! Pourquoi ?
Parce que ces ballons qui explosent, qui éclatent et qui signifient en fait la joie des idées libérées, il y a en même temps des arc-en-ciels et c'est comme vos feux d'artifice. Et quel arc-en-ciel existe à ce moment-là ?
Un arc-en-ciel magnifique ! Si vous pouviez le voir.
C'est magnifique, c'est extraordinaire !
Il sort de votre chakra coronal, il sort de votre tête comme un jaillissement extraordinaire.
Chaque fois que vous avez l'impression d'être allé plus loin, chaque fois que vous avez l'impression d'avoir compris quelque chose, de vous être libéré de quelque chose, d'avoir posé quelque chose, ce petit arc-en-ciel jaillit ! Parce qu'il est quoi ?
Il est la joie de la vie, le pouvoir de la vie et que l'homme est l'aboutissement des sept plans de l'Univers, des sept rayons de l'Univers, des sept couleurs de l'Univers, des sept sons, etc.
Et lorsque je deviens un homme heureux, libre, je libère ces sept sons en moi, ces sept couleurs, ces sept plans et cet arc-en-ciel jaillit ! Et c'est beau à voir.
Et quand cet arc-en-ciel existe sur plusieurs têtes, étant donné que vous êtes ensemble en ce moment, que vous représentez une collectivité, eh bien ces arc-en-ciel se mettent ensemble et font un grand arc-en-ciel sublime !
Et à ce moment-là, pour nous, voici un spectacle merveilleux car cet arc-en-ciel monte jusqu'à notre balcon et nous fait une voûte céleste.
Et à ce moment-là, c'est nous qui applaudissons ! Parfaitement !
Pourquoi ?
Parce qu'on se dit : ça y est, il y a enfin un groupe, une majorité qui a compris, ils ont déclenché cet arc-en-ciel, ils l'ont fabriqué ce grand arc-en-ciel qui va jusqu'à Shambhala ! Parce qu'ils sont devenus une âme et qu'en ayant été une seconde, un instant une âme, ils sont devenus l'Âme du Monde et en devenant l'Âme du Monde, ils sont avec nous. Vous êtes avec nous.
Bien sûr, vous allez me dire : “Mais je n'ai pas senti. Et dès demain, je ne te sentirai plus. Et ce qui m'affole encore plus, c'est que je ne t'entendrai pas, parce qu'il faut que je vienne ici dans cette pièce chaque fois pour t'entendre, alors que je voudrais t'entendre dans ma tête, dans mon petit chez-moi, dans mon petit moi, dans ma méditation, comment faire ?”
Et voilà encore un ballon ! Ppptt !
Attention, je ne plaisante pas sur ce ballon que tu m'envoies, je ne te méprise pas, je ne te tourne pas en ridicule, pas du tout, ne t'en vas pas !
Parce que je te vois ! L'aura est exactement comme un hérisson ou comme un escargot. Sitôt qu'on ne lui a pas dit les choses suffisantes pour que cet escargot s'ouvre, développe sa tête, développe ses antennes et qu'on, apparemment, on l'a un peu percé, un petit peu froissé. Eh bien, floup !, voilà l'escargot qui rentre dans sa coquille. Alors ne t'en vas pas !
Ah, le voilà qui ressort, le voilà qui revient ! Mon Dieu, qu'est-ce qu'il faut pleuvoir comme tendresse et comme amour pour que cet escargot garde sa tête dehors !
Je ne me moque pas de toi.
Pourtant, j'ai quand même percé ton ballon.
Et j'aime bien m'entraîner à ces choses, parce que si tu te rétractes en ce moment, cela veut dire que tout à l'heure, tout seul, dans ta maison, dans ton recoin de méditation, eh bien tu ne pourras pas être absolument honnête, tu vas avoir peur de toi.
Alors accepte que je perce tous tes ballons et que je te le dise, pour que tu sois entraîné à exister et à ne pas avoir peur de tes larves et de tes mirages.
Alors ressors-moi complètement cette tête, ces antennes, allez !
Tu n'es pas ridicule ! Tu peux ! Mais oui, tu peux entendre la voix de la sagesse.
Eh oui, voilà pourquoi j'ai percé ton ballon !
Parce que pour toi il ne s'agit pas de m'écouter, de m'entendre. Hum ? Vous avez trop pris l'habitude de penser à moi, le Frère Pastor. Et pourtant, Dieu sait que j'ai été suffisamment inventif pour brouiller les pistes, pour troubler et faire de l'eau gazeuse au lieu de l'eau claire ! Dieu sait que j'ai essayé de me masquer derrière ce générique Pastor. Si j'avais su, j'aurais pris un nom plus perturbateur comme Zébulon. Avec ce nom-là, je suis sûr que l'on n'aurait jamais pensé à moi, c'est certain !
Eh oui, vous rigolez, vous plaisantez, vous riez, mais c'est vrai !
Le simple fait que je vous ai donné un nom vraisemblable a suffi pour que vous créiez toute une identité ! Et que certains m'accablent d'une longue perruque, d'autres d'un crâne chauve. Dans la foulée, certains m'ont imprimé des yeux de Tibétain, d'Hindou. D'autres sans doute d'Atlante, de prêtre atlante qui revient. D'autres peut-être de la petite antenne vénusienne, qui sait, on ne sait jamais, et puis, c'est un peu plus folklorique, ça sort un peu plus du quotidien.
Il est certain que, sitôt que je vous donne des vraisemblances, puisque vous êtes créateurs, vous allez créer, créer, créer, créer ! Eh oui ! Mais seulement, voyez-vous, au début, lorsque tout ce travail a commencé, et je dois dire, je dois vous le confesser pour vous faire au même temps comprendre les Lois de Création, et pour vous montrer qu'il ne faut pas penser que tout le pouvoir des guides, des initiés est un pouvoir absolu. C'est qu'au début de mon aventure, je n'étais pas sûr de réussir, non. Pas sûr du tout. J'étais sûr d'un certain nombre de frères. J'étais sûr de leur discipline. J'étais sûr de leur régularité, de leur intégrité. Mais c'était encore à prouver sur certains plans. Mais je n'étais pas sûr de vous. Je n'étais pas sûr de pouvoir vous intéresser avec les décisions que je prenais, la substance que j'avais décidé de discuter. Alors au début, j'ai fait un compromis avec la Terre, avec la masse, avec votre conscience collective.
Je ne vais pas trop les dégoûter tout de suite, pas trop les désorienter tout de suite, sinon je ne pourrai rien faire. Alors j'ai donné comme cela, clair semé, quelques vraisemblances, Pastor, Shambhala, etc. Et tout ceci a suffi pour que l'on se réfère, donc on ait confiance, donc on revienne, donc on revienne, revienne, revienne, et ainsi on écoute et je finis par pouvoir faire mon travail.
Mais aujourd'hui, j'ai envie, par jeu et aussi parce que je finis par m'attacher à vous, voyez-vous ? J'ai envie de détruire toutes ces vraisemblances.
Détruire Pastor
Est-ce que cela veut dire que je vous cache un mauvais visage ?
Est-ce qu'il se serait fait passer pour un initié alors qu'en fait il est un affreux Diable ? Hein ?
Et si j'avais un peu plus de temps, je m'amuserais à mettre la perturbation dans vos cœurs.
Mais oui ! Pendant des mois durant, je mettrais la perturbation, le doute, la confusion, quitte à ce que vous me bannissiez de vos cœurs. Mais ce serait pour vous une épreuve fantastique, celle de la solidité, celle de la force intérieure ! Que l'on s'octroie soi-même puisque Dieu n'existe plus, puisque Pastor n'était qu'un mirage ! Alors il faut d'un seul coup que j'existe par moi-même. Et je vous rendrai le plus grand des services si je vous plongeais dans cette confusion !
Mais voilà, je n'ai pas le temps. Non, je n'ai pas le temps. Eh oui ! Donc cela vous épargne bien des troubles !
Mais je voulais quand même expliquer pour vous montrer ce que vous devez faire.
Donc je voudrais commencer à détruire quelques vraisemblances. D'abord mon nom, Pastor. Hmm ?
Pastor, je ne veux plus qu'il existe !
Je ne veux plus que vous lui mettiez où la robe de bure, ou la croix ansée égyptienne, ou des cheveux longs avec la raie sur le côté ou un crâne de chauve. Mon aspect n'a pas d'importance parce que je peux avoir l'aspect que vous voulez.
Mais oui ! Tu me veux chauve, je suis chauve, pas de problème ! Tu me veux avec des cheveux longs, je suis avec des cheveux longs, pas de problème ! Tu me veux rasé ou à barbe longue, je le serai, pas de problème ! Ce qui n'empêche pas mon identité de rester inchangée. Tout simplement parce que je n'ai pas de crâne, pas de système pileux, pas de menton pour poser une barbe. Eh oui ! C'est dérangeant, n'est-ce pas ?
Alors où tu mets ta barbe maintenant ? Hmm ?
Je te donne une idée, colle-la à ton voisin, elle sera mieux. Là, elle va tenir longtemps parce qu'il cherche tellement une image, elle va tenir ta barbe et c'est certain ! Entre les masques, les postiches, c'est un carnaval la vie !
Donc, je vais détruire Pastor. Je ne veux plus qu'il existe dans votre esprit ! Je ne veux plus que vous conceviez des images ou des apparences !
Je veux que vous voyez ou que vous imaginiez simplement - puisque vous allez de toute manière vouloir imaginer quelque chose - un point lumineux, ce n'est rien d'autre !
Pastor, ce n'est qu'un point lumineux. Nous ne sommes que des Lumières.
Les apparences que nous entretenons, qu'elles soient uniquement éthériques, c'est-à-dire démontables à chaque session ou qu'elles soient physiques, parce que certains d'entre nous continuent à être vivants sur la Terre et tangibles, mais ces apparences ne sont que des apparences, même les plus tangibles ! Notre véritable identité ne reste qu'un point de Lumière et rien d'autre ! Et tant qu'un Maître vous apparaîtra sous une forme humaine, cela veut dire que vous avez un bonnet d'âne, rien d'autre !
Alors dès demain, qu'allez-vous faire avec les photos des Maîtres que vous possédez, que vous chérissez, que vous entretenez, que vous lustrez, que vous disposez sous cadre, que vous cachez secrètement pour ne montrer qu'à l'initié. Hmm ?
Qu'allez-vous faire ?
Je n'essaie pas de vous pousser à bout. Vous allez me dire : “Quand même, la photo des Maîtres, quand même, quand même, quand même !”
Vous êtes trop affectueux de nouveau, beaucoup trop affectueux ! Alors tout à l'heure on faisait des SPA pour les larves, maintenant les SPA pour les photos des Maîtres ! Alors je dis : quand même, quand même, quand même, elles sont quand même un peu vraies, elles sont quand même encore utilisées, le phénomène est encore composé. Quand vas-tu lâcher les illusions ?
Lâche ! Lâche !
Même si tu dois perdre à jamais la seule photo vraie du Maître. Voilà que tu fais un acte courageux qui va se remplacer immédiatement par la Lumière, la Lumière de ce Maître viendra vers toi. Jette sa photo ! Je te le demande !
Alors je sais qu'il y aura un petit pincement au cœur, dans un premier temps tu vas juste la mettre sous la pile de serviettes. Je te connais, je suis passé par là, j'ai fait les mêmes choses.
Témoignage de Pastor
Alors, d'abord, j'ai mis le portrait de mon Maître. Qui à l'époque était tracé par lui-même d'ailleurs, au crayon. C'était une fantaisie qu'il m'accordait parce que j'étais encore un peu bête et ma substance mentale réclamait, comme cela, des références. Je n'avais rien compris en somme, mais il jouait le jeu, alors il m'a tracé affectueusement un portrait. Et quand il m'a demandé ce même pas que je vous demande pour ouvrir l'intelligence, comme vous, ma première réaction a été de mettre le portrait en attente sous une pile de vêtements. Mais de temps en temps, il fallait que j'aille le regarder. C'était irrépressible ! Et il fallait qu'en le regardant je lui déclame tout mon amour et que je soupire en disant : “Mais quand même c'est bien dommage, c'est bien dommage que je doive me séparer de cette vérité. Car j'accordais vérités à cette image.”
Et cela a duré un certain temps, suffisamment long pour d'ailleurs agacer mon menseignant, qui, un beau jour, arrive en faisant grand bruit de tonnerre dans les alentours. Je me dis : “J'ai du courousser le Seigneur mais je ne sais pas à propos de quoi.” Je ne pensais absolument pas à la question de l'image et du portrait. Le bruit s'est amplifié tout autour de moi, je croyais même d'ailleurs que c'était finalement un tremblement de terre qui commençait. Alors je suis rerentré dans ma grotte, très vite, la grotte où j'habitais et c'est à ce moment-là que j'ai vu une petite colonne, un petit fumet qui s'évaporait de mes vêtements. J'ai vite compris, j'ai soulevé la pile de vêtements et l'image que j'aimais tant était en cendres.
La colère de mon enseignant avait réduit cette image en cendres et là j'ai compris.
J'ai compris que ce tonnerre que j'avais entendu dehors - enfin qu'il me semblait avoir entendu dehors parce qu'en fait ce n'était pas un tonnerre dans la nature, c'était un tonnerre à l'intérieur de moi, dans ma vie intérieure, dans mes plans subtils, dans l'oreille de mon âme - j'ai compris que ce tonnerre que j'avais entendu était plus sûrement la présence de mon Maître que sa photo. Car pendant toutes ces années où j'ai aimé sa photo, où j'ai colporté sa photo, enfin son image, eh bien j'étais seul dans ma grotte. Tout ce qui me permettait de ressentir la présence du Maître, c'était l'imaginaire qui me permettait de focaliser cette image et je créais les atomes en suspension. Et j'imaginais que ces atomes étaient vivants !
Vous ne vous apercevez pas en ce moment même de cette création que vous faites et pourtant, elle existe cette création !
Mais dès que j'ai compris cela, j'ai loué le Seigneur, j'ai loué la manne céleste, c'est-à-dire j'ai loué le don de la Sagesse. J'ai dit merci au Principe, n'importe lequel, celui de mon Maître, celui de Dieu ou celui d'un ver de terre. Je n'étais plus regardant à ce moment-là parce que c'était pour moi Dieu. Je remercie le Principe de m'avoir enseigné.
Et dès cet instant, mon enseignant, mon Maître, car nous en avons tous un jusqu'à un certain point, m'est apparu et il m'est apparu sous des formes diverses. Cela a été un véritable film, un véritable carnaval ! Il m'est apparu sous toutes les formes qu'il avait revêtues pendant toute sa longue évolution. Depuis les formes les plus étranges dans les enfers de la vie jusqu'aux formes les plus humaines, en passant par tous les visages de tous les disciples, les incarnations d'initiés qu'il avait eues. Puis sa dernière incarnation de Maître, pour aboutir enfin à un éclair.
Et lorsqu'il est arrivé à l'éclair, j'ai véritablement ressenti sa Vie.
Alors qu'avant, pendant qu'il y avait tout ce déballage d'images, j'étais froid, je ne sentais pas sa présence. Alors qu'autrefois, lorsqu'il m'avait envoyé quelques images, il m'avait semblé que c'était lui. Pour vous dire à quel point mon appareil de réception était fruste et grossier. Je croyais l'image et elle me semblait vive.
Et arrivé sur ce Plan, je ne pouvais voir les images que comme du papier froissé. Puis l'éclair.
Alors je l'ai vraiment aimé à ce moment-là.
Il m'a rendu moi-même éclair d'ailleurs. Parce qu'on ne peut voir l'éclair que si soi-même on est éclair.
Et à ce moment-là, nous étions comme, non pas deux éclairs, mais un seul et même éclair et nous avons traversé l'Univers. Parce que c'est cela le cadeau que doit offrir celui qui nous a patiemment amené jusqu'à ce grand moment de l'initiation. C'est son cadeau final, c'est son devoir, c'est son pouvoir.
Il nous fait voyager à travers l'Univers et il nous démontre, non seulement pourquoi les mondes tournent, mais aussi qui créent les mondes et comment on les a créés. Et l'on voyage ainsi dans le temps, du moins on a l'impression. Mais en fait, on voyage uniquement dans un instant de la Conscience. Et on sent bien que ce n'est qu'un instant de la Conscience.
Et alors on s'interroge et on demande à l'éclair plus âgé que soi : quelle est cette Conscience ?
Et c'est à ce moment-là où l'éclair, frère aîné, reste en arrière, parce qu'il a encore du travail. Il s'arrête et il continue à nous pousser mentalement, il nous envoie très loin jusque vers le soleil pour passer son seuil, pour voir Dieu.
Et à ce moment-là, on peut, au choix, soit revenir, soit rester de l'autre côté.
C'est un choix que vous vous qualifieriez de personnel, bien sûr. C'est quelque chose qui ressemble à cela mais ce n'est pas tout à fait aussi personnel que vous.
Alors, si on m'a aidé à devenir cet éclair, je veux vous aider à devenir au moins des petits coups de grisou. Je ne veux pas vous abétir pour que vous colportiez partout et que je m'abétisse avec vous et pour que l'on me dise, au prochain cénacle : “Mais regarde ce que tu leur as donné à penser. Mais regarde avec quoi ils se travestissent maintenant, tu te rends compte !? Voilà l'un qui n'arrête pas de penser à un Hindou et le voilà à genoux en train de le prier. Et est-ce que c'est cela qu'on t'a envoyé faire ? Hmm ? Est-ce que c'est soulever la dévotion des gens que l'on t'a envoyé faire ?
Je vous assure que quelquefois au cénacle, l'on m'a réprimandé ! Mais oui ! Ça semble étrange. Pourquoi ?
Parce que vous pensez que je suis parmi les Dieux, n'est-ce pas ? Voilà, de nouveau, pptt !, un ballon !
Ce n'est pas parce que l'on est un éclair que l'on a pouvoir sur vous ! Eh oui !
Ce n'est même pas parce que l'on serait Dieu que l'on a pouvoir sur vous ! Eh non !
Pptt ! Encore un ballon !
L'homme existe. Comme il est un créateur, il a le pouvoir de fabriquer toutes sortes de choses avec ce qu'on lui dit ou avec même ce que Dieu en personne lui dirait. Ce que nous essayons à chaque cénacle, c'est d'abord de se rendre bien compte des directions qui sont prises, des trajectoires qui sont inventées par les hommes. Et de prévoir ainsi, dans les prochaines rencontres, ce qu'il faut rectifier. Mais non pas parce que l'on se rectifie, parce que l'on détruit la fausse trajectoire que vous avez commencé à construire. Ce qu'il faut au contraire définitivement apporter, alors que l'on hésitait à l'apporter.
Mais comme une trajectoire s'est dessinée, la nécessité est urgente. Ce qui fait que sans arrêt, en fait, on réadapte les cours, comme vous diriez vous-même. Eh oui ! Parce que sans arrêt, vous décidez de nouvelles trajectoires. Mais sûr, cela se passe dans un cercle clos, le cercle des émotions, le cercle du mental. Mais c'est l'endroit le plus délicat pour nous et pour vous. C'est l'endroit où l'on doit absolument être vainqueur ! Parce que c'est l'endroit où l'on vous perd à jamais, ou bien où l'on vous gagne à jamais.
C'est l'endroit où l'on perd Dieu, ou bien où on libère Dieu.
C'est donc très important.
Encore une chose que je veux détruire, et après je vous laisserai partir et vous réconforter avec des boissons, des nourritures, avec vos pensées habituelles, tous vos pyjamas, vos masques et vos postiches. Mais amusez-vous cette fois-ci avec cela ! Je ne vous ai pas parlé si longtemps pour que vous preniez ces postiches au sérieux. Amusez-vous avec cela en attendant !
Une chose que je veux encore détruire, c'est la relation qui existe entre vous et moi.
Détruire la relation entre vous et moi
Messieurs, vous avez développé votre pensée grâce à ce que je viens de dire.
Vous ne m'accablez plus d'être Hindou, Tibétain ou Atlantéain. Vous admettez franchement que je puisse être un éclair, une lumière. Mais vous vous placez encore dans la relation de Lumière à élève, de Lumière à ignorant, de Lumière à disciple. Et ça c'est le plus gros ballon que j'ai à crever !
Il faut que tu m'aides ! Il faut que tu participes !
Il faut que tu fragilises un endroit du ballon pour que je puisse le faire exploser. Ou il faut que tu acceptes de le crever toi-même !
Pourquoi je veux détruire cette relation ?
Et d'ailleurs, je te préviens que si, en grand nombre, vous continuez à entretenir cette relation vis-à-vis de moi, je préfère arrêter de parler avec vous. J'arrêterai net, un jour, au milieu de ma conversation et je vous dirai : désormais c'est terminé !
Non pas parce que je n'ai plus rien à dire. À Shambhala, ils ne savent que jouer aux cartes, alors je préfère discuter avec vous ! As de pic, as de cœur, belotte, rebelotte. J'ai l'air de plaisanter mais c'est vrai. En fait, le paradis est ennuyeux, vraiment ! On est heureux en soi-même puisque l'on est plein de l'Âme, comme vous dites vous-même. Mais l'action est quelque chose de palpitant !
Et comme nous avons cessé l'incarnation, nous ne pouvons pas dire que l'action est quelque chose que l'on puisse encore faire si ce n'est l'action mentale ! Alors, j'apprécie énormément d'être encore actif, et c'est mon illusion.
Bien sûr, je la confesse ! Être encore actif mentalement pour vous aider. Mais c'est le seul moment de la vie cosmique où une illusion, d'ailleurs, sert de nourriture spirituelle à des individus. Eh oui, c'est sur le Plan Mental ! Moi, j'ai encore l'illusion de prendre plaisir, une forme de plaisir, une moindre douleur, donc, comme vous, dans l'activité, dans l'action mentale. C'est ça le grand bonheur de vous servir de nourriture. Et le jour où j'aurai compris que cette action est une action fausse pour ma méditation, cela veut dire que j'arrêterai de vous enseigner, de discuter avec vous.
Alors, il vous faudra trouver d'autres fous, un peu comme moi, pour continuer la partie.
Mais croyez-moi, même si j'ai plaisir à discuter avec vous, j'aurais beaucoup plus plaisir à arrêter la discussion si cette discussion devait aboutir à un rêve et je n'hésiterai pas. Quitte à laisser soudainement tous mes serviteurs, tous mes frères, tous mes loyaux frères, sans travail, parce que cela leur manquerait terriblement. Ils devraient réinventer autre chose et auraient l'impression d'être seuls. Mais ils devraient partager avec moi cette même conscience et cette même responsabilité, qu'il vaut mieux arrêter un rêve.
Alors, si vous voulez disposer longtemps de ma présence, disposer longtemps de notre communion, de notre fraternité, je vous le demande du fond du cœur.
Arrêtez de m'identifier ! Arrêtez de me prier ! Arrêtez de croire en moi ! Arrêtez d'être mes élèves ! Arrêtez d'être mes fidèles ! Le fidèle de Dieu, le fidèle de la Hiérarchie. Ça ne sert à rien !
D'autant plus vous jouerez le rôle de l'élève et d'autant plus le Maître sera inaccessible. Jusqu'à ce que, pris d'une solitude infernale, tu vives une mort terrible, qui déclenche en toi l'énergie d'exister et à ce moment-là, nous, nous réapparaîtrons.
Mais avant que nous en soyons à ces extrêmes difficiles à vivre, empêche ton imaginaire enfantin de construire toutes sortes de choses.
Comment dois-tu venir vers moi ?
Tout simplement en me tendant ta main. Je tends la mienne quand je viens vers toi. Quand toute l'organisation s'installe, quand mon canal s'assoit, je tends la main vers toi. Alors, toi, tends simplement ta main, c'est tout !
Tends ta main vers moi.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que ton comportement psychologique, ta motivation psychologique, ton émotion, tout cela doit être calme, digne... Très calme, très digne...
Si tu ne t'accordes pas de dignité ni de calme, tu deviens ce petit enfant qui veut absolument entendre le grand frère de Shambhala parler. Comment veux-tu que je joue un tel rôle ? Cela m'est impossible ! Même si je voulais te faire plaisir, ne serait-ce que deux minutes. Tu me demanderais de vivre les feux de l'enfer et de te plonger toi aussi dans les feux de l'enfer. Parce que l'illusion, c'est l'enfer !
L'illusion, c'est l'enfer !
Alors je ne suis pas là pour attiser ces flammes de ton enfer. Je suis là pour éteindre ton enfer, t'en faire sortir et te rendre ta dignité. Ta dignité d'homme, de frère, de semblable, ta dignité de Dieu.
Si je sais quelque chose, et Dieu sait que je ne prétends pas savoir beaucoup de choses, même si je parlais depuis des années, mais si je sais quelque chose, je sais que l'Homme est Dieu, que l'Humanité est une grande vague venue de Dieu et que cette vague est la Vie de Dieu. Et si je suis allé un petit peu plus loin sur le Chemin, c'est uniquement pour servir cette vague, ce flambeau !
Ce n'est pas pour être fou de la plus grande folie, m'installer au balcon de Shambhala, faire le grand gourou sur des grandes oreilles, qui de toute façon n'encadrent qu'une cervelle vide ! Parce que c'est à cela que ressemblent les disciples qui se disent “élèves de tels Maîtres, fidèles de tels Maîtres.” Ce sont des grandes oreilles mais rien au milieu ! non.
Alors où est-ce qu'elles devraient se situer ces oreilles ?
Eh bien sur les côtés du bassin, parce que ces individus sont uniquement centrés sur le plexus solaire. Ils ont besoin de croire en quelque chose pour conjurer leur peur. Mais lorsque je m'adresse à un disciple qui a entre les oreilles un cerveau, alors j'ai affaire à un homme digne et il n'a pas envie de me prier.
Et il n'a pas envie de penser que je suis un Maître et qu'il est mon élève. Il m'écoute et il me laisse parler. Et il me laisse patiemment démonter les archétypes qui sont en lui pour reconstruire d'autres archétypes. Et c'est là le plus grand état de fidélité.
[...] Mais oui, mais tu le sais très bien. Chaque fois que tu viens, tu ressens ce processus et tu t'en veux parce que tu es assez intelligent pour te dire : “Mais si je le crois sur un certain nombre de choses, si je juge qu'il a raison sur un certain nombre de choses, pourquoi est-ce que je refuse, comme étant fausses, ces autres choses ?”
C'est illogique !
Mais il y a des gens qui vivent mieux, parce qu'en sécurité, dans tous ces illogismes, plutôt que d'un seul coup, d'un seul coup, d'un seul, être un homme debout !
Alors je te demande d'être uniquement malléable mentalement. Non pas de m'accorder le pouvoir sur tes idées, le pouvoir sur tes croyances, le pouvoir sur ton mental. Ce n'est pas cela que je veux. Je cherche simplement une souplesse pour que pendant la relation, je puisse construire des formes. Que tu me laisses par mes mots et mes suppositions, construire des formes en toi. Ainsi, tu les expérimentes. À ce moment-là, tu as le choix de les garder ou de les refuser.
Ce n'est pas un pouvoir sur toi que je cherche, que je te demande. C'est simplement d'être souple quelques instants pour que tu puisses expérimenter et ensuite tu choisis. Et si cela ne te plaît pas, tu peux te défaire de toute la construction et partir. Je ne chercherai pas à te retenir, pas du tout !
Tu veux que je te confesse encore quelque chose ?
Eh bien, moins j'ai d'amis et mieux je me porte. C'est vrai ! Parce qu'il y a une chose que vous ne pouvez soupçonner encore ? C'est qu'en ce moment-même, je suis en train de construire des liens tenaces. Mais quelques-uns d'entre vous qui vont commencer à s'éveiller, parce que j'aurais pu parler juste, remuer juste en vous des sensations et des idées, leur évolution prochaine est sous le couvert de mon rayonnement. Oui. C'est bien là d'ailleurs une responsabilité qui m'interroge fortement.
Responsabilité
Ai-je d'ailleurs beaucoup réfléchi avant de commencer le travail ?
Ce n'est pas que je ne voulais pas de cette responsabilité. Ce n'est pas que j'avais peur de la responsabilité, pas du tout ! Mais simplement que la responsabilité n'est pas simplement quelque chose que l'on partage de vous à moi. Responsabilité, cela veut dire que si vous faites des bêtises, si vous êtes lents, si vous changez complètement ce que je dis en quelque chose de néfaste, je dois revenir. Eh oui ! Je dois sans arrêt venir corriger. Même le jour où je ne pourrai plus utiliser la parole, parce que les temps auront changé, je dois corriger.
Alors si vous avez un quelconque amour pour moi ou un quelconque respect, ayez à l'esprit ce risque que vous me faites courir. Et si vous avez de l'amour pour moi, ce n'est pas en me l'envoyant, comme tout autant de sucre que l'on envoie sur un gâteau, que l'on veut beau, magnifique. Je ne veux pas être emplâtré par votre amour ! Vous êtes trop affectueux !
Alors on prépare son petit mortier d'amour, une belle truelle, plaquée or 18 carats, et on envoie vers Shambhala des “je t'aime” par ci, des “je t'aime” par là, “je ne vis que par toi, que pour toi !” Et sitôt que l'on se met un peu au balcon pour prendre l'air, et paf !, on prend une truelle !
C'est à ce moment-là que Koot Humi passe et éclate de rire ! Il éclate de rire et il dit :
Vous voyez un peu l'allure que j'ai à ce moment-là !
Heureusement que nous tournons tout à la plaisanterie là-haut, oui. Parce que le bonheur d'exister, l'éclat de rire, c'est ce qui caractérise d'ailleurs l'Univers. Le Soleil rayonne parce qu'il éclate de rire ! S'il était sérieux, il dirait le Ré, tout simplement. Mais il se trouve qu'il rayonne, qu'il rayonne, qu'il rayonne ! C'est parce qu'il rit, il rit ! Il est heureux ! Eh oui ! Même s'il a encore du travail à faire, même s'il a beaucoup de soucis, à propos de cette Humanité très bizarre, mais il est heureux quand même.
Donc, si vous avez un quelconque amour pour moi, ne me le rabâchez pas, ne me l'envoyez pas ! Épargnez-moi le risque majeur, le risque maximum, qui est de souffrir avec vous à cause des distorsions que vous faites à propos de ce que je dis. Là est le plus grand témoignage d'amour que vous pouvez me montrer.
Votre responsabilité qui se réveille, votre responsabilité suffisamment mûre et adulte pour penser à me protéger.
Ce n'est pas que j'ai besoin de votre protection, mais si l'on pouvait essayer de limiter la casse, comme vous dites vous-même, eh bien cela m'arrangerait un petit peu !
Brûler les images
Alors essayez de passer en revue toutes les distorsions que vous avez pu créer à la suite de mes discours. Tous les masques dont vous m'avez affublé, hein ? Toutes les perruques que vous m'avez posé sur le crâne, tous les âges que vous m'avez donnés, et faites de cela une grosse boule de papier et jetez cela au feu !
Et dites-vous que la Vérité, c'est sans doute uniquement cela : un grand feu de joie qui crépite dans le silence de l'Univers, à côté d'un homme qui regarde ce feu et qui rit, et qui rit, et qui rit !
Peut-être ce n'est pas plus compliqué que cela.
Mais pour rire à ce point, il faut ne plus croire les images !
Voyez-vous, mon travail est très simple. Nous nous sommes consultés, nous avons décidé chacun d'un emploi et d'un travail. Et je me suis destiné, j'ai fait la promesse d'essayer par tous les moyens de détruire la construction des images que vous entretenez ; de démontrer suffisamment l'activité de l'intellect et des émotions de sa construction pour vous empêcher à tout jamais de construire des images fausses, de façon à ce que toute cette énergie soit employée pour construire le pont avec l'âme.
Parce que je vous l'affirme ! Parce que je vous assure ! Tant que cette énergie n'est pas réunie en une seule, qui se canalise et devient une torche puissante, vous ne pouvez pas construire le lien avec l'âme !
Alors à quoi cela sert qu'après je vous administre de longs séminaires, je vous fasse respirer par les orteils, par les bouts de pied pour que vous arriviez à ouvrir suffisamment le chakra coronal pour voir l'âme ? Cela ne sert à rien !
Et pourtant je pourrais faire cela. Pourquoi ?
Parce qu'il y a suffisamment de personnes maintenant pour me croire quoi que je dise ! Et je devrais utiliser ce mirage pour vous montrer ce mirage. C'est-à-dire que si j'en avais le temps, si j'en avais l'espace, je vous dirai un gros mensonge pour voir si vous allez le croire, pour voir de quelle manière vous départager de ce trouble et de cette confusion. Mais voilà, je n'ai pas le temps ni l'espace pour cela. Et pourtant j'ai bien envie !
Pour que vous ne soyez pas simplement face à des mots, mais face à vous-même !
Car le véritable Maître c'est celui-là. Ce n'est pas tant celui qui parle, qui décrit le monde et ses vérités, c'est celui qui vous met face à vous-même. Et le plus souvent le Maître dit des mensonges ! Et cela le disciple ne le comprend pas. Ce qui fait que le véritable Maître est très difficile à localiser.
Parce qu'entre le charlatan qui n'y connaît rien et qui va dire des bêtises à chaque virgule, et le véritable Maître qui utilise le mensonge pour mettre l'individu face à lui-même, le débutant ne sait pas reconnaître.
Avec le peu de matériel que je viens de donner, à coup sûr, dès demain, la majorité de la salle va aller vers les charlatans. Celui qui dira le maximum de bêtises sera absolument le plus grand Maître !
Mais c'est parce que toute la vie, tout le phénomène de la Conscience obéit à cette même Loi. Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Le plus grand ressemble au plus petit et le plus petit ressemble au plus grand. Eh oui, eh oui !
Et dans la crèche qui l'on voit, on voit les rois mages et on voit les bergers ? On ne voit pas les bourgeois, on ne voit pas l'instituteur du village, on ne voit pas le scribe du village dans la crèche. Non. Il y a le berger, le menuisier et les rois mages, ces grands initiés. Parce que le plus petit ressemble au plus grand, sans le vouloir. La différence est la conscience.
Le plus petit, le fou, le charlatan ne vous amènera à rien d'autre qu'à un rêve ou à la folie. Parce que vous tournez en rond dans ces révélations. Tandis que le véritable Maître qui utilise le mensonge pour vous mettre face à vous-même, celui-là vous amène à une autre dimension.
Mais quelquefois, les disciples assez avancés, qui rencontrent, par le hasard de la vie ou parce qu'ils bougent beaucoup et vont partout, rencontrent des fous et des charlatans. Et ces charlatans ont la même influence qu'un véritable Maître. Parce qu'ils voient ce que ce charlatan révèle en eux. Et ils se contentent uniquement de voir le rêve que ça a révélé, l'illusion que ça a révélé. Et, sitôt que c'est compris, ils s'en vont, tandis que les autres restent.
Donc je ne veux pas que vous vous accrochez à moi. Pas du tout !
Je veux que l'on s'aime !
Ça oui !
Et sur quoi repose notre amour, mon amour ?
Cela repose sur le fait que vous grandissez. Que vous n'êtes plus un enfant qui cherche Grand Papa dans le haut des cieux, Grand Frère dans le haut de Shambhala. Mais que vous devenez des humains, des hommes et des femmes dignes, avec le dos bien droit. Et on se redresse ! La dignité, c'est ce qui fait le dos magnifique et droit. La fierté aussi, bien sûr. C'est vrai. Celui qui est fier et orgueilleux a un dos comme un “i”. Mais c'est un dos qui est trop droit. Donc il y a une façon d'être droit qui signifie que l'on est vrai et juste.
C'est la grâce. Un dos gracieux démontrera que la personne est digne et juste.
Je ne demande que cela, qu'une relation de dignité à dignité. Parce que pour moi, s'il y a une chose que vous êtes, c'est uniquement Dieu, le Dieu que je sers. Donc s'il y a quelqu'un qui doit être à genoux, maintenant, c'est moi !
Parce que moi seul j'ai la pleine conscience du Dieu que vous êtes. Vous, non.
Envoi
J'espère qu'en réfléchissant sur toutes ces choses, vous deviendrez des hommes et des femmes corrects, intelligents, dignes, calmes, visionnaires.
Ainsi, l'Âme n'est plus qu'à un pas de vous. Même sans les méditations, si je change là-dedans les conceptions, c'est une méditation complète que je fais. Même si apparemment je m'utilise que l'intellect, mais d'un seul coup je m'échappe de l'endroit même où se trouve le cerveau.
Mais oui ! J'ai les yeux ouverts, je réfléchis, j'écoute, je semble donc très actif ! Mais si je dégage des pensées de plus en plus hautes, je m'échappe du cerveau, de l'endroit même où je pense et je contemple.
C'est ce que je te souhaite !
La prochaine fois, nous continuerons cette étude. Et cette fois-ci, je veux que tu viennes avec des ballons plus performants. Je veux pouvoir voir des ballons magnifiques, qui servent de liens, une longue chaîne, pour entendre la voix de votre âme. Car comme je te l'ai dit, ce n'est pas moi que tu entendras, pas du tout.
On ne peut pas décider de venir vers moi. C'est moi qui décide d'aller vers Untel ou Untel.
Par contre, tu peux entendre la voix de la Sagesse, ça oui ! Et cela vaut mieux que d'entendre ma voix, parce que c'est la voix de ton âme ! C'est la voix de ton Dieu, de Dieu !
La mienne à côté de cela n'est que du bruit !
Alors je te supplie, ne déporte pas toute ton attention sur moi, car je commettrais une grave erreur et on en souffrirait tous les deux.
Écoute la voix de la Sagesse.
C'est tout !
Et maintenant, je me tais.
Au revoir.
(Date de la conférence : 26 10 1991)