☀️ Conférence 132

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Conférence 132

Question

Nous vous saluons.

La première question de ce soir est celle-ci.

Qu'est-ce que le corps de lumière et quelle est aujourd'hui son importance pour le devenir de l'Humanité ?

Réponse

Bonsoir.

Je vous souhaite la bienvenue.

Il est dans mon habitude, dans l'introduction, de spécifier quel genre d'écoute j'attends de vous, mais j'en ai tellement, tellement parlé. Maintenant, j'aimerais le résumer simplement à quelques mots.

Quand vous venez m'écouter, et surtout pour ceux qui sont là pour la première fois, je tiens à vous dire que vous ne devez pas m'écouter comme vous écouteriez un Guide, un Maître. Vous ne devez pas attendre de moi que je vous donne des enseignements secrets. Pas plus que des recettes qui vous feront maîtriser votre vie très vite dès demain.

L'art dont il s'agit, qui est l'art de vivre, l'art d'être un homme, l'art d'être une pensée ordonnée, dirigée et constructrice, cet art-là se développe au fur et à mesure. Et plus par l'expérience, plus par le travail quotidien, que parce qu'un beau jour, on va vous donner l'emploi exact de tel outil.

Depuis des millénaires, des enseignements existent et ils sont venus jusqu'à vous aujourd'hui. Et pour beaucoup, vous connaissez ces enseignements. On y fait ample description que ce soit des instruments que l'homme peut utiliser, ou que ce soit aussi de leur utilisation.

Il se trouve donc que s'il reste, malgré toutes ces descriptions, une grande part de l'Humanité qui n'est pas encore arrivée à un épanouissement, à un contrôle de sa vie et à l'instauration de la paix, il se trouve que ces descriptions ne servent pas à grand chose tant que l'on ne passe pas à une forme d'expérience ou en tout cas à l'exercice. Et si vous devez m'accorder une écoute, ce n'est que pour vous dire et pour vous encourager à vous exercer.

Exerce-toi !

Ce qui fait qu'il ne faut pas que vous m'envoyez des questions à propos de grands secrets ou de grands versets obscurs et attendre que je les éclaircisse. Je n'éclaircirai rien !

La Clarté

Car en fait, la clarté ne vient pas du fait que l'on aura expliqué quelque chose. La clarté vient de ce que l'on aura pu ouvrir vos yeux.

Et c'est quelque chose de complètement différent.

Vous donner du matériel pour comprendre est une nécessité. C'est un peu comme préparer son champ pour pouvoir ensuite semer. Il est important que l'on prépare ce champ. Mais ensuite, il faudra que le paysan lui-même pose la semence, qu'il surveille, qu'il arrose quand il manquera d'eau, qu'il mette toutes sortes de matériel pour préserver contre le gel.

Toutes ces actions-là sont des actions personnelles que le discernement va pouvoir conclure.

“Tiens, en telle situation, il me faut réagir de telle manière. Tiens, maintenant, puisque j'ai fait tel exercice, j'ai trouvé ceci et ceci comme résultat, donc je peux continuer ou au contraire transformer.”

Aucune spiritualité ne devient vivante si les exercices ne sont pas quotidiens et s'ils n'appartiennent pas constamment à votre journée, à vos émotions, à vos idées, à votre comportement.

Aucune spiritualité ne devient vivante si les exercices ne sont pas quotidiens et s'ils n'appartiennent pas constamment à votre journée, à vos émotions, à vos idées, à votre comportement.

La Spiritualité

On ne peut pas penser, trouver des informations à propos de la spiritualité.

La preuve en est que pour ceux qui lisent beaucoup, ils n'arrivent pas pour autant à maîtriser leur vie ou ils n'accèdent pas pour autant à l'intuition, ils n'accèdent pas pour autant à des états pendant la méditation. Lorsque l'on est face à tous ces échecs ou face à ce manque de réussite, cela prouve une chose. Non pas que la spiritualité est difficile, non pas qu'il faut énormément dépenser afin d'avoir un petit résultat, c'est qu'il faut surtout, exactement comme un tartre se dépose au fur et à mesure dans le fond d'un objet, eh bien chaque jour il faut s'entraîner, chaque jour il faut s'efforcer. Mais non pas d'un effort qui va nous faire passer par-dessus soi, mais d'un effort qui va être la preuve d'une persistance, la preuve d'une bonne volonté, la preuve d'une fidélité.

Beaucoup de gens pensent que la spiritualité est réussie lorsque l'on arrive à passer par-dessus ses problèmes, lorsque l'on arrive à sacrifier le moi, lorsque l'on arrive à dépasser tout ce qui d'ordinaire nous fait être humain.

Il est vrai et il semble que l'on doit toujours se sacrifier, toujours passer par-dessus quelque chose, faire l'effort d'oublier, cependant ce n'est pas tellement l'effort sur soi qui compte, même si cela paraît être un effort sur soi, cela devient un effort sur soi parce que l'on persiste et que l'on veut arriver à quelque chose, que l'on veut obtenir un fruit.

Et si à un moment donné sur la route qui mène à ce fruit, eh bien notre jalousie est un obstacle, ou bien notre manque d'action, notre paresse est un obstacle, eh bien c'est sûr, on va être face à cette paresse ou face à cette jalousie, mais comme elle est nous-mêmes, comme elle nous appartient, on aura l'impression de devoir faire un effort sur soi. Mais c'est ne voir qu'une seule dimension de la chose. L'autre dimension est que, quoi qu'il arrive, quoi que j'expérimente, je garde le cap. Donc effectivement j'ai l'air de devoir passer par-dessus moi-même.

Toute ma force va demeurer dans le concept.

Qu'est-ce que c'est qui est moi ?

Qui est moi ?

Lorsque je parle de spiritualité et qu'à force de rencontre je vous décris ce qu'est l'humain traditionnel, et que je vous permets d'ailleurs d'en rire un petit peu par les plaisanteries que j'en fais, lorsque je vous décris donc l'être humain traditionnel, ce n'est pas tellement pour vous apprendre quelque chose sur vous-mêmes, mais c'est plutôt pour vous révéler ce qui n'est pas vous !

Qu'est-ce que l'on va identifier comme étant vraiment vous-même alors ?

L'homme traditionnel va dire : “Eh bien moi je suis l'amas de mes problèmes, de mes traumatismes. Je suis cet enfant qui à 10 ans a reçu une gifle de son père le jour de l'anniversaire. Donc depuis j'ai un ressentiment. Je suis cet enfant qui a échoué à son examen et qui n'a pas donc réussi dans la société à cause de cela...” Il va faire ainsi l'étalage de tout ce qu'il va lui sembler être sa personne.

Mais que sont ces éléments ?

Lorsqu'on les observe honnêtement avec intelligence, on s'aperçoit que l'individu décrit uniquement une série d'actions et de réactions. D'actions en provenance de l'entourage ou sa propre action et la réaction qu'il aura eu à cela. C'est-à-dire un phénomène de pression de l'environnement et d'émotion.

Parce que lorsque je réagis, c'est toujours avec une émotion.

Je suis soit frustré, soit vexé, soit humilié, soit abaissé, soit grandi, donc orgueilleux, prétentieux Mais c'est toujours un matériel émotionnel qui est exprimé là.

Il est donc intéressant de le comprendre pour que définitivement l'homme puisse dire, surtout celui qui veut méditer, celui qui veut avancer sur le Chemin, qu'il puisse se dire : “Mais tout ce que je peux identifier comme étant moi, ce n'est en fait qu'un amas d'émotions, réactions émotionnelles.”

Est-ce que là-dessus repose toute ma personne ? Eh bien non. Car sitôt que j'avance un petit peu dans l'étude ou dans l'observation, je m'aperçois que je suis aussi une pensée, que cette pensée peut se développer, notamment en étudiant soit les sciences modernes et concrètes, soit les sciences esotériques et les philosophies.

Comment vais-je alors placer mes émotions face à cette autre dimension qui m'appartient, qui est moi, qui est a mon service et qui est manipulable ? Comment est-ce que je vais utiliser cette autre fonction qu'est ma pensée ?

Ma pensée

Pour l'instant, mon identité est très petite.

Mon corps, je peux dire : “Moi je suis grand, moi je suis petit, moi je suis malade, moi je suis en bonne santé.”

Mes émotions : “Moi je suis traumatisée, moi je suis heureux, moi je suis dans la joie ou moi je suis humilié. J'ai peur ou bien je me sens bien dans la vie.”

Maintenant, développons un peu plus tout le matériel d'une personnalité. Je m'aperçois que je suis aussi une pensée.

De quelle manière je vais intégrer cette pensée à ma vie pour en faire un instrument de développement, mais aussi petit à petit un instrument de méditation.

Car la méditation c'est ce qui arrive lorsqu'une pensée qui a commencé de façon concrète dans l'intellect, c'est lorsque cette pensée grandit, grandit, grandit, que l'on aboutit, à un moment donné, même les yeux ouverts en marchant dans la rue, à une véritable méditation, celle que tous les disciples imaginent.

Si je m'aperçois que j'ai un matériel qui est un élément de construction, un élément quasi magique, eh bien je m'aperçois que je vais changer ma vie. Et je vais en tout cas pouvoir changer mon matériel émotionnel. Car sans la transformation de mon matériel émotionnel, je ne peux pas méditer, je ne peux pas me transformer. Et je vais rester à la lecture des livres uniquement.

Sans la transformation de mon matériel émotionnel, je ne peux pas méditer, je ne peux pas me transformer.

Il y a une relation très étroite entre l'émotion et la pensée.

Émotion et pensée

Une émotion va créer une suite de pensées, de la même manière qu'une pensée va induire l'homme dans une certaine émotion. Mais il faut savoir que si l'on contrôle, si l'on dirige ces pensées, cette pensée va créer des émotions supérieures. Alors que si je laisse la pensée vagabonder, ce sont des émotions inférieures qui vont être créées. Pourquoi ?

Parce que je vais tout simplement ressasser, ruminer tout le matériel qui existe dans ma mémoire. Et notamment le nombre d'actions et de réactions que j'aurais pu faire ou avoir. Ce qui fait que je crée de manière horizontale un miroir complètement obscur qui ne me renvoie aucune Lumière et aucune bonne image de moi-même.

Tandis que si je décide de m'emparer de ma pensée pour devenir, non pas un magicien, non pas quelqu'un qui va par son pouvoir développer des grandes choses, des grands aspects de la personne ou transformer son destin, mais simplement devenir un homme meilleur, à ce moment-là, il se passe un travail sur la mémoire.

Petit à petit, les informations, les codes, qui ont été enregistrés par le cerveau, qui ont été imprimés aussi dans le corps astral, par le fait que vous avez ressenti des émotions fortes, eh bien tous ces codes commencent à s'effacer. Il faut leur laisser du temps, ce n'est pas du jour au lendemain, mais petit à petit cela arrive. Et c'est comme cela que l'on devient un homme nouveau.

Ce n'est pas d'un seul coup en ayant une baguette magique, en suivant un gourou, en s'administrant une recette magnifique que l'on change sa vie. C'est petit à petit par l'effet de l'effacement.

Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a différentes couches. Exactement comme en géologie, on s'aperçoit que le sol contient différentes couches et plus l'on descend, plus l'on remonte le temps. Plus on aboutit à la terre ancienne, toujours plus ancienne, toujours plus ancienne. Eh bien dans l'esprit, c'est la même chose, il y a des couches.

Dans un premier temps, on va être plus heureux au quotidien. Pourtant, de temps en temps, il y aura des petits problèmes, des petites noirceurs, des tristesses, des petites dépressions. On ne comprend pas d'où cela vient puisqu'on a l'air, la plupart du temps, beaucoup plus heureux. Il faut laisser le temps à la nouvelle programmation ou à cette nouvelle Lumière de descendre dans les couches profondes de l'être comme une eau descend petit à petit dans les couches de l'écorce terrestre, jusqu'à devenir une nappe souterraine et puis, quelque temps après, rejaillir comme une source claire et pure.

Il se passe exactement la même chose en spiritualité.

Lorsque je prends en main ma pensée, lorsqu'en fait je fais enfin usage de ma liberté créatrice et cette fois-ci sur moi-même, il se passe la même chose.

Je suis comme une pluie qui tombe sur ma planète qui est moi-même. Petit à petit, cette eau va devenir une eau souterraine, clarifier la terre et rejaillir comme une source.

Il y a des choses qui demanderont un effort ou une épreuve pour s'effacer parce qu'il faut que cette chose remonte à ce qu'aujourd'hui vous appelez le conscient.

Aujourd'hui cela s'appelle le conscient et autrefois cela s'est toujours appelé la personne, tout simplement, persona.

Il fallait que la personne puisse être témoin du changement, d'où la nécessité de revenir au conscient. Parce que je ne peux savoir que j'ai changé, que je suis quelqu'un d'autre, donc quelqu'un de libre, que si je suis témoin de ma transformation, et pour en être témoin, eh bien des fois cela se passe par des événements extérieurs. Si j'accueille cet événement extérieur comme étant une épreuve, je vais croire que ma vie reste triste et difficile. Alors que s'il s'agit pour moi simplement de m'apercevoir que tiens, aujourd'hui j'ai à disposition une force nouvelle qui a fini par s'éveiller, il ne me reste plus qu'à en faire une application et par cette application elle devient vérité. À ce moment-là, mon épreuve n'en est plus une, c'est juste le certificat de la vérité de cette énergie, de la réalité de cette énergie que je peux donc communément ensuite employer !

Mais l'individu est tellement affolé face aux épreuves, qu'il a horreur des épreuves en fait. Ça le fatigue, ça l'épuise, ça l'énerve, ça empêche son bonheur, ça empêche la bonne image de soi !

Si donc un tel individu reçoit des épreuves, il ne croira que ce sont des obstacles obscurs et négatifs.

Or il se trouve qu'en spiritualité il y a toujours un passage à la confirmation. Et lorsque l'on commence la méditation, lorsque l'on essaie de se transformer, on s'aperçoit que l'on a de plus en plus de ces soi-disant problèmes.

Si on a l'esprit négatif, on s'en arrêtera là. Mais si on a un petit peu de connaissance, un petit peu de discernement, on verra ces choses comme étant des moyens de concrétiser la force réveillée par les méditations que l'on fait, par les efforts sur soi, ou par les lectures que l'on aura pu faire et qui auront réveillé des polarisations différentes.

Il faut toujours un certificat, pourquoi ?

Parce qu'une énergie qui se réveille doit être non pas éprouvée, si l'on se comporte de manière enfantine et négative, elle doit être, je dirais, consolidée. Consolidée par le fait que je la vois, que je la rencontre, que je la goûte et que je l'exprime consciemment.

Si en méditant, en lisant des livres, je réveille des énergies et que des épreuves ne viennent pas vers moi, eh bien je peux rester complètement inconscient de ces énergies. Eh oui ! Je les ai et pourtant je ne peux y avoir recours, parce que consciemment je ne les ai pas goûtées. Je n'ai pas senti leur vibration, leur force, leur application dans quel champ d'expérience. Tandis que si je passe à l'action, je peux identifier cette nouvelle énergie, je sais la mesurer exactement dans quelles circonstances appliquer son 100%, son 10%, son 50%, comment lui avoir recours.

Lorsque je connais quelque chose, je peux ensuite, ne serait-ce que par l'intention, recréer la chose.

Je ne fais pas qu'appeler, invoquer, invoquer pour que l'énergie de la force, l'énergie de l'amour viennent sur moi pour régler telle ou telle situation. À un moment donné, je rayonne l'amour ou je rayonne la force parce que j'aurais pu identifier cette vibration.

Si l'Univers reste pour moi quelque chose d'impalpable, je ne vais pas pouvoir l'utiliser. Si je sais que dans la cuisine il y a des couteaux, mais que je ne vais jamais dans la cuisine, que je n'utilise jamais ce couteau, eh bien le jour où un ami rentre, m'amène un morceau de pain et qu'il faut couper ce pain, je vais dire : “Ah oui, on coupe avec un couteau ! Mais je ne sais pas qu'il faut aller dans la cuisine, ouvrir un tiroir, prendre le couteau, revenir à la salle à manger et tailler ce pain.”

Il y a comme cela énormément de disciples qui disent : “Oui, mais dans tel cas c'est le discernement qui permet de résoudre l'énigme. Dans tel cas, c'est l'amour !” Et l'on voit ainsi, à la queue leu-leu, une multitude de disciples qui ont des avis sur tout, des solutions pour tout qui n'arrivent pas à maîtriser leur destin au moment où quelque chose leur arrive. Pourquoi ?

Parce qu'ils ont lu, ils connaissent le plan exact d'une cuisine, tous les instruments qu'on y trouve, mais ils ne sont jamais allés voir, jamais ils n'ont utilisé. Pourquoi ?

Parce que pour utiliser, il faut d'abord se lever de son fauteuil ! Et c'est cela la chose la plus chagrinante ! Il faut se lever de son fauteuil.

Il faut chercher la porte de la cuisine. Peut-être aussi chercher l'interrupteur pour faire la lumière. Ouvrir tous les tiroirs. Et puis commencer à manipuler cette chose, qui, dans un premier temps, semble délicate parce que l'on peut se blesser avec.

La spiritualité, c'est pareil.

Et quelquefois elle fait peur, exactement comme un couteau. Parce que la spiritualité, ça blesse !

La spiritualité blesse

Eh oui, ça blesse.

Non pas que ça blesse parce qu'on risque de brûler un chakra - puisqu'on a lu ça aussi, alors on le sait - ça blesse parce qu'au plus profond de l'être, on sait que l'on va devoir faire des efforts sur soi. On sait que l'on va devoir rencontrer toutes les limites que l'on a. Tous les défauts que l'on a. C'est ça qui fait mal.

On sait qu'à un moment donné, on va rencontrer la jalousie sous sa plus haute forme. On va rencontrer l'esprit de possession. On va rencontrer son avarice. On va rencontrer toutes ces choses et ça fait mal ! Ce ne sont pas simplement des coups de couteau, ce sont des coups de hache !

Alors, on veut bien faire le bûcheron chez le voisin, mais chez soi, on n'est pas toujours vraiment d'accord. Pourtant, c'est chez soi qu'il faut travailler, pas chez le voisin ! Mais la plupart des gens vont travailler chez le voisin. Et une fois qu'ils sont passés, comme une nuée de sauterelle, qu'est-ce qu'il reste de ce voisin ? On le voit, assis sur le tabouret, rescapé de la tempête, et toute la maison est en pièce autour de lui. Et lorsqu'on le regarde, on lui dit : “mais qu'est-ce qui t'est arrivé ?”

Il dit : “Oh, je n'ai pas eu le temps de terminer mon repas. Ce sont les voisins qui sont passés. Chacun m'a donné son avis, chacun m'a critiqué. Chacun m'a dit ce qu'il pensait. Chacun pensait même me faire du bien. Tout ce qui me reste, c'est mon tabouret !”

Si chacun commençait à faire d'abord un tout petit exercice, un très simple. N'imaginons pas les choses compliquées, car là est une fourberie du mental, du mental inférieur. Pour ne pas passer à l'action, pour ne pas passer aux exercices, le mental se dit : “Mais pour méditer, il faut pratiquer tel et tel exercice, pour pouvoir développer tel pouvoir, il faut pratiquer ceci et cela. Mais moi, je suis tout petit, ou moi, je n'ai pas le temps, ou moi, je suis pris par mon métier.”

Ce qui fait que l'on ne fait jamais ce grand sacrifice. C'est en plaçant la barre très haut que l'on se sent ainsi le droit de ne pas commencer à sauter ! Mais dès que l'on est face à un Guide ou à un Maître, le Guide a cela de très beau, qu'il place la barre exactement à votre mesure. Là, le disciple est bien embêté parce qu'il faut évidemment qu'il passe à l'exercice, sinon il démontre de manière flagrante sa mauvaise volonté !

Alors voilà que de temps en temps, les disciples se mettent gentiment à sauter la barre.

Mais de quel exercice est-il s'agit ?

Eh bien d'abord, chaque jour, efforcez-vous à une rencontre avec vous-même. Plus tard, vous appellerez cela méditation. Mais je ne veux pas que ce soit tout de suite une méditation. Parlons d'abord de réconciliation.

Réconciliation

C'est un mot plus important.

Avant de vous envoler dans les grands espaces du Cosmos, commencez par savoir marcher non seulement sur la Terre mais dans vos propres chaussures !

Beaucoup d'individus veulent savoir voler alors que sans arrêt, ils refusent de marcher et qu'ils veulent sans arrêt en plus marcher dans les chaussures du voisin, parce que c'est plus confortable. Parce que celui-ci a les pieds plus grands ou parce qu'il a réussi à se faire une paire de chaussures intéressantes.

D'abord, je dois faire la réconciliation. Et de quelle manière ?

D'abord, je vais prendre conscience de tout ce que je me reproche. De tout cet amas de conflit qui est en moi. Et je ne propose pas là une analyse ou une psychanalyse, pas du tout ! Et vous savez très bien que je ne soutiens même pas ces disciplines.

Cependant, vous devez prendre conscience de tous vos conflits. Mais non pas comme un médecin. Simplement par esprit de franchise envers vous-même. C'est la franchise qui soigne. Ce n'est pas une technique, ce n'est pas un médecin. Ce n'est pas quelque chose d'élaboré qui sera la solution à votre problème.

Aujourd'hui, la Terre possède en certains endroits des techniques élaborées, que ce soit pour soigner l'esprit ou le corps, et il y a de très nombreux échecs ! Parce que la technique ne suffit pas. Il faut que l'homme ait une grande franchise vis-à-vis de lui-même. C'est cette franchise qui représente la première bénédiction.

Exactement comme un baptême. On oublie le passé. Et l'on ne peut guérir, on ne peut donc repartir à zéro ou continuer sa route plus loin que si on oublie le passé.

Les maladies, c'est quoi ?

Les déséquilibres, c'est quoi ?

Eh bien c'est uniquement un retour incessant de la pensée, des émotions sur le passé. Et, bien sûr, à propos du passé, sur les événements négatifs et désastreux ! Ou ce que l'on n'aura pas du tout accepté, ce qui a conduit la personne à des révoltes. À force de se rappeler le passé, de revenir au passé, l'homme finit non seulement par scléroser ses énergies, donc la vie ne peut pas être un grand soleil, une grande roue qui tourne et qui irradie. Cela devient au contraire une roue qui est une roue destructrice. Parce qu'elle va se mettre à tourner en arrière.

Si les clairvoyants pouvait identifier l'aura sous une forme de roue, les clairvoyants sauraient très vite qui est malade et qui ne l'est pas, en voyant simplement le sens de la roue.

Ceux qui tournent en sens inverse vont forcément un jour ou l'autre développer des maladies ou des problèmes psychologiques. Parce que ce sont des énergies de mort, c'est une énergie renversée. C'est un peu comme si au lieu d'aller boire l'eau au robinet, j'allais la boire dans les égouts, forcément à un moment donné je tombe malade ! C'est certain !

Maintenant vous allez me dire que la psychologie est telle que de toute façon, on retourne toujours au passé, puisque l'homme n'est pas quelque chose qui se renouvelle tous les matins, il est son passé, son présent et il essaye quelquefois d'être aussi un avenir. Je dirais que là c'est encore une fourberie de l'intellect, du mental inférieur. Il fait croire plein de choses parce qu'il a une forme d'intelligence, parce qu'il y a de la logique à son entendement, à ses déductions. Alors on finit par le croire.

Mais qui vous dit que l'homme est un fruit du passé ?

Même si cela paraît logique parce que tous les hommes vivent de cette manière-là, est-ce que c'est pour autant une vérité ? Si demain tout le monde va se jeter dans l'océan pour s'y noyer, est-ce que cela veut dire que c'est le destin logique de toute l'Humanité ? Non ! On pourrait croire que soudain il y a un fou, une maladie et que tout le monde donc agit de cette manière.

Ce n'est pas parce que la majorité des gens vivent dans le passé et le ruminent constamment, si bien qu'ils n'ont plus d'avenir, que vous devez croire que c'est là la nature de la vie !

Quelle est la réalité du passé alors ?

La réalité du passé

Discutons-en.

Parce que vous n'allez pas me croire tant que je n'aurais pas fait cette description.

Qu'est-ce que c'est qui me permet de dire cela ?

Est-ce que je veux dire que l'homme n'a qu'à oublier, son passé n'existe plus ? Que l'homme est donc sans cesse en train de se renouveler parce qu'il oublie ses racines, parce qu'il va donc même oublier, pourquoi pas, la culture de ses ancêtres, tout l'héritage de sa race ? Non ! Pas du tout !

Je dis simplement que l'homme doit pouvoir se départager de son passé, en considérant que son passé n'est pas son identité, son moule, sa personne, mais simplement des actions passées.

S'il se trouve que par mon passé j'ai été conditionné, je dois apprendre à faire un effort de compréhension pour ne voir dans le passé que des méthodes de travail nouvelles. Et non pas m'arrêter à me dire : “Eh bien, j'ai ressenti cela, maintenant cela est moi, cela est mon tempérament et je ne peux rien faire contre cela. Mais comme c'est inconfortable, je vais quand même essayer de soigner, soigner, soigner !”

On aurait mieux fait d'éviter la création de ce mot : soigner.

Soignants et malades

Eh oui ! On aurait dû tout faire ce jour-là pour éviter que ce mot existe, que cette idée existe. À partir du moment où je considère que je dois me soigner ou me faire soigner - ce qui est plutôt le cas la plupart du temps, c'est que je vais penser surtout à me faire soigner - sitôt que j'ai cette idée, cela veut dire que je considère mon état comme normal. Cela veut dire que c'est le risque de la vie, cela veut dire que c'est tombé sur moi aussi et que j'en suis victime.

Le passé est uniquement quelque chose que l'on a fait autrefois, réussi, pas réussi.

Si ce n'est pas réussi, cela démontre donc, par son contraire, la nouvelle méthode de travail, le nouveau comportement à adopter.

En fait, le passé révèle uniquement ce que l'on peut être dans l'avenir si on décide de tirer en saignement de nos échecs, de nos réactions mesquines ou mauvaises.

Mais si je me prends pour une victime, qui aurait dû recevoir amour, qui aurait dû recevoir la gloire, qui aurait dû aller vers le succès, qui aurait dû, qui aurait dû, qui aurait dû, comme si tout cela était gratuit parce que je suis au monde et parce que je suis le centre du monde. À ce moment-là, effectivement, je vais me considérer comme une victime, comme quelqu'un qu'il faut soigner, comme quelqu'un qui a besoin de plus compétent que moi, de plus grand que moi, et je vais me remettre complètement entre les mains de ces individus.

Ils ont beau disposer d'une certaine science, ils ne peuvent pas être intelligents pour moi ! Et même leur science ne peut pas me rendre intelligent.

Parce que si j'admire que cette science existe, mais qu'elle n'est que pour rendre le médecin plus scientifique ou le psychanalyste plus performant, sans que moi j'admette que je dois devenir un peu médecin, un peu psychanalyste, eh bien cette science ne sert à rien.

Et c'est ainsi que l'on voit une société se dessiner en deux grands clans, les soignants d'un côté et les malades de l'autre ! Chacun avec sa certitude. Un très sûr de sa science qui pourra tout, ou en tout cas pas mal, et l'autre très sûr qu'il est absolument malade et qu'il faut trouver une solution.

Si chacun est absolument dans ces camps et n'arriveront pas à se rencontrer, il n'y aura pas le rencontre parce que chacun vit une réalité différente.

Le médecin : je suis médecin.
Le malade : je suis malade.
Comment les faire se rencontrer ?

On pense : “Eh bien ils sont faits pour se rencontrer puisque l'un a la clef, l'autre a une maladie, et la clef est la réponse à la maladie.” Mais c'est faux !

Et tant que, d'ailleurs, la médecine ou toute médecine, qu'elle soit celle du corps ou de l'esprit, fonctionnera de cette manière-là, il ne pourra qu'y avoir que des échecs !

Il faut, par ce soit la médecine ou les sciences de l'esprit, arriver petit à petit à ce que l'autre devienne aussi un médecin ou un psychologue. Non pas pour en faire profession, mais pour pouvoir, sitôt qu'il se retrouve chez lui, être à même d'empoigner cette science pour qu'elle lui serve.

À partir du moment où les médecins n'iraient plus soigner les malades, mais apprendraient aux malades à être un peu médecins, on verrait les malades diminuer.

Ce qui veut dire quoi ?

Ce qui veut dire que toute transformation ou toute victoire sur la maladie ou sur le déséquilibre, toutes ces choses viennent à partir du moment où la personne concernée fait un effort de consciencisation. Et des fois, pour être conscient d'un pouvoir, il faut un peu s'instruire, que ce soit en médecine, en psychologie ou en ésotérisme pour savoir méditer. Ce qui veut dire que le salut de l'homme provient toujours de la même chose : devenir conscient.

Le salut de l'homme provient toujours de la même chose : devenir conscient.

Devenir conscient d'une énergie que l'on a posé en échec dans le passé.

Mais grâce à une épreuve aujourd'hui, devenir conscient que cette énergie va devenir harmonieuse, et la sentir se développer comme étant harmonieuse.

Les individus se disent souvent : “Mais je n'ai pas de chance ! Moi, ma vie, c'est toujours la même histoire. Depuis que je suis né, je n'ai que des catastrophes. Depuis que je suis né, tout le monde me ment. Depuis que je suis né, personne ne m'aime. Je me suis marié trois fois, c'était toujours les mêmes échecs. En plus de ça, maintenant je suis malade ! J'ai un cancer du foie. Ou bien j'ai une jambe complètement paralysée ou raide, et on ne sait pas pourquoi. Ou bien j'ai mes pensées confuses et je ne peux plus dormir !”

Les individus croient toujours qu'ils sont accablés par un destin. Alors que si le destin les accable, c'est en fait parce que la même libération leur est proposée à chaque fois.

Mais qu'est-ce qui se passe ? À chaque fois, l'individu préfère se replier ou préfère repousser la faute sur quelqu'un d'autre. De ce fait, il n'y a pas de libération possible, il y a tout simplement ce qu'il va croire : la répétition de son problème.

Pas étonnant donc qu'à un moment donné, cet individu devienne dépressif ou de plus en plus malade, voire même se suicide ! C'est normal ! Sa vie devient un manège infernal, il faut arrêter ce manège.

Devenir maître de soi

Ce qui permet, à un moment donné, à un individu de devenir maître de lui-même, de son destin, ce qui lui permet de commencer à vivre une vie qui s'épanouit, c'est lorsque face à une épreuve, il est capable de dire, je m'instruis de cette épreuve, je la laisse circuler en moi exactement comme un souffle pour observer quelles énergies elle suscite et que je dois exprimer.

Mais vous allez observer que si conscient d'une épreuve ou d'un problème que vous avez, vous le laissez circuler en vous, vous le laissez passer sur vous comme un rouleau compresseur et que vous observez donc sa nature et ses effets sur vous, vous allez voir que vous allez être pris de peur.

Car c'est la peur qui empêche le développement du pouvoir. C'est uniquement la peur.

C'est la peur qui empêche le développement du pouvoir.

Ce n'est pas parce que, tiens, je ne sais pas, je n'ai pas suivi de cours pour ça. Ce n'est pas parce que, tiens, je suis une jeune âme, donc je ne sais pas faire. Ce n'est pas parce que, oh, j'ai de toute façon tellement d'autres problèmes que je ne sais pas à quoi penser à propos de celui-là. C'est ma peur !

Lorsque vous avez un problème et que vous le laissez circuler en vous, comme je viens de dire, le problème révèle exactement à votre conscience ce que vous devez faire. Mais c'est bien parce qu'il révèle à votre conscience ce que vous devez faire que vous avez peur. Parce que soit vous estimez que le prix est trop cher, soit qu'il vous faudra complètement rénover votre vie, soit qu'il vous faudra, pendant un certain temps, partir vers l'inconnu. Et tout cela dérange énormément.

Même si le présent est un présent douloureux et inconfortable, c'est cependant un présent que l'on connaît bien, dans lequel on a fait plus ou moins son trou, dans lequel on s'est aménagé des petites combines, des petites histoires, des petites compensations. Cela représente donc un univers que l'on maîtrise donc on préfère y rester.

Ne dites pas que la vie c'est une grande inconnue, que l'on ne sait pas vivre la vie, que c'est un champ d'action tellement grand que l'on ne peut pas savoir comment l'employer et que Dieu aurait mieux fait dès le début de nous donner l'emploi du temps et le mode d'emploi de la vie.

La vie se révèle au fur et à mesure qu'on la vit.

Mais encore faut-il ne pas avoir peur de cette révélation, car j'insiste là-dessus !

La peur de la révélation de la vie

Tous les problèmes contiennent leur solution, parce que tous les problèmes donnent l'inspiration. Eh oui ! Tous les problèmes vous inspirent.

Tous les problèmes contiennent leur solution.

Vous savez bien qu'en rentrant chez vous, si vous avez de nouveau la même dispute, de nouveau le même problème, de nouveau la même violence, c'est bien que les choses ne peuvent pas s'arranger et qu'il faut donc peut-être partir, changer de vie, se retrouver donc seul un certain temps, ne pas savoir exactement de quoi l'on va vivre. Il faudra faire un effort, on aura peut-être faim, on aura peut-être froid. Mon Dieu que c'est affolant toutes ces choses !

Cela fait peur !

Et si l'on se dit encore plus “réaliste”, alors l'on est pétrifié de terreur ! Parce que sous des prétextes de réalité, on se donne le droit de rester, on se donne le droit de ne pas bouger, on se donne le droit d'accepter, on se donne le droit, le droit, le droit... Parce que l'on est “réaliste”, parce qu'on sait ce que coûte la vie, parce qu'on sait qu'on ne trouve pas si facilement un appartement en ville, parce qu'on sait que ceci, parce qu'on sait que cela, donc il vaut mieux rester où l'on en est ! Même si cela étouffe, même si cela fait mal, même si cela détruit et même si à cause de ça, dans cinq ans on aura une grave maladie, mais on aura eu raison puisqu'on était “réaliste”.

Et c'est là qu'on se retourne vers Dieu et qu'on lui dit : “Mais si tu m'avais envoyé un autre mari, Seigneur ! Un mari qui m'aime, un mari aux yeux bleus” ou ”si tu m'avais donné une autre femme, une gentille, toute mince qui ne fait pas de bruit !”

Et c'est là que l'on arrive alors vers les Guides ou vers les Maîtres ou vers Dieu avec des réclamations complètement stupides ! “Dieu envoie moi un gentil mari, Dieu envoie moi un très bon amant ou une bonne maîtresse ou une bonne compagne !”

Mais qu'est-ce que ça veut dire une bonne compagne, un bon compagnon ?

Tout le monde est bon ! Et tout le monde sait ça !
Tout le monde est gentil ! Tout le monde sait ça !

Qu'est-ce que c'est qui fait que Pierre est méchant avec Paul ? Que Anna est méchante avec Jean-Pierre, qu'est-ce que c'est qui fabrique cette méchanceté ou cette agressivité ou cette violence ?

Eh bien, étrangement, ce n'est pas parce qu'il y aura de la méchanceté chez Anna ou de la violence chez Pierre. Mais c'est parce que si on fait le compte des points sur lesquels Anna ne veut pas bouger, parce que ça lui fait peur. Et si on fait le compte des points où Pierre ne veut pas bouger, parce que ça l'embête, parce que ce n'est pas confortable. Eh bien on voit à ce moment-là - et le langage moderne va me permettre la parabole - on voit deux disquettes, deux disquettes d'ordinateurs avec chacune ses données, essayer de vivre ensemble, ce n'est pas possible !

Puisque ces disquettes, ces individus ne vont pas échanger, ne vont pas vivre ensemble, ils vont faire vivre ensemble leur code. Ça c'est complètement différent ! Les codes ce ne sont pas les personnes.

Si pour ma personne il me faut, pour être sûr par exemple que mon ami m'aime vraiment et que, donc, je sois content, content de le ou la revoir, que je l'accueille avec un grand sourire, beaucoup d'affaires, etc. S'il me faut que cette personne me montre de l'intérêt ou me dise systématiquement des choses gentilles et encourageantes. Le jour où cette personne ne me dit plus une chose gentille et encourageante, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien je dis : “Ce n'est plus mon ami ! Il s'est passé quelque chose, il s'est transformé, et puis tout s'use dans la vie de toute façon, il n'y a rien de stable et tout est éphémère !”

Et l'on croit que l'autre a changé, ce n'est pas qu'il a changé, c'est qu'il n'a plus répondu à un code. De ce fait ma relation avec cet individu qui était mon ami ne peut plus avoir lieu.

Est-ce que moi véritablement je suis en relation avec mon ami ? Eh bien non, pas du tout. Ce n'est pas moi qui embrasse mon ami au temps des beaux jours quand je l'aime, ce n'est pas moi qui l'accueille, ce n'est pas moi qui lui fait son repas, ce n'est pas moi qui lui fait son cadeau d'anniversaire, ce sont mes codes. Et mes codes qui réclament quoi ? Mes codes qui réclament que mon ami me traite tout aussi bien afin qu'il continue à m'aimer, parce que j'en ai besoin, parce que cela me comble, parce que c'est ce qu'il me faut. Et de quoi s'aperçoit-on ?

Eh bien l'on voit qu'à ce moment-là, aussi bien l'amour que l'amitié, ce ne sont pas des sentiments que l'on donne, mais ce sont plutôt des choses que l'on compte recevoir ! C'est de l'investissement, on investit !

Investissement et affection

“Voilà, j'investis tel repas avec telle amie, comme ça, ça lui montre que je l'aime, que je l'ai bien traité, si je l'ai bien traité, ça veut dire qu'il va bien me traiter, donc à mon anniversaire j'aurai un cadeau, ou en tout cas une petite carte, ça va me chauffer le cœur, parce que j'ai horreur de passer mon anniversaire sans aucun témoignage !”

On appellera cela de l'affection, et on se dira : “mais c'est naturel, mais c'est humain, on a tous besoin d'affection.” Mais qui a inventé l'affection ? Je vous le demande !

Qui a encore inventé ce manège ?

L'affection, la psychologie, et nous voilà embarqués dans une Humanité très humaine, tellement humanisée de ce fait, ce qui n'est donc pas étonnant qu'en lui parlant de Dieu, on ne sait plus de qui on parle. Elle regarde sous le manteau en disant : “Mais où il est passé celui-là ? Si il est vrai que j'en suis l'incarnation, comment sait-il que je ne le sente pas, que je ne le vois pas, que je ne le sens pas chauffer pendant la méditation ?” C'est parce qu'il y a eu trop d'humanisation.

Et qu'est-ce qui fait l'humanisation ?

C'est différentes créations qu'ensuite on va patiemment analyser, répertorier, que l'on va appeler la psychologie et l'affectivité. Et on va établir des sciences savantes autour de ces mirages en étant persuadés que cela existe. Mais oui ! On va établir des sciences ensuite parce que la science aura l'air d'exister elle-même. Et elle a tout le loisir d'exister puisque ses codes continuent d'exister. Tout le monde continue à alimenter ses codes. Donc pas étonnant que l'on puisse apparemment établir une science là-dessus.

Mais imaginez un homme qui d'un coup se dit : “Après tout mon passé est derrière moi, après tout il suffit que je n'y crois plus, après tout il suffit que je regarde droit devant et que je décide d'empoigner ma vie. Qui m'en empêche ? Personne ! Je vais le faire !”

Et c'est là que toutes les théories de toutes ces sciences s'écroulent. Et on se dit : “Tiens voilà quelqu'un d'exceptionnel, il a su se renouveler, il a su oublier.”

Il faudrait que l'énergie humaine soit employée à développer les vraies sciences.

Et non pas ces sciences qui essayent de soigner les mirages, on ne soigne pas des mirages ! On les fait disparaître, mais on ne les soigne pas ! Et c'est pour cela que l'on peut constater tant d'échecs, que l'on peut constater des aggravations, parce que tant que l'on voudra soigner un mirage, eh bien on favorisera son existence.

Tant que l'on voudra soigner un mirage, eh bien on favorisera son existence.

Et on peut être même happé par le mirage de l'autre à force de croire que peut-être c'est vrai, alors que l'on est en fait le technicien qui soigne, le savant qui comprend et qui soigne.

Et on peut être happé par ce mirage, parce qu'un mirage est une forme-pensée, comme je vous l'ai souvent décrit. Et cette forme-pensée va commencer à me grignoter, elle va m'engloutir et je vais être prisonnier. Et après je ne peux même plus porter secours.

Donc si je considère que j'ai des problèmes, si je considère qu'en observant mon passé, j'ai pu être traumatisé, j'ai pu concevoir des frustrations, des révoltes qui aujourd'hui m'handicapent beaucoup, comment je vais m'y prendre ? Est-ce que je prends un abonnement chez le psychologue ? Non. Est-ce que je décide de faire tous les médecins qui trouveront la pilule miracle pour enfin me soigner ? Non.

Je vais simplement, d'une manière définitive et droite, comprendre et admettre. Mais ceci va me demander un comportement de battant, un comportement de victoire, et non plus un comportement de victime !

Je vais décider et admettre que le passé, c'est le passé.

Que ce qui est arrivé, c'est uniquement une somme d'action-réaction. Mais que tout ce qui est derrière moi, ce n'est désormais plus moi.

Je peux en avoir le souvenir, et Dieu sait que cela va me guider pour essayer de faire juste la prochaine fois. Je ne dois donc considérer le passé que comme une somme d'information propre à me montrer ce que je dois faire de nouveau dès demain.

Je dois considérer le passé que comme une somme d'information propre à me montrer ce que je dois faire de nouveau dès demain.

Mais si je suis égocentrique, comme je vous en ai si souvent parlé, hein cet égocentrisme ? Si je suis égocentrique, si je suis une victime, à ce moment-là, je ne peux pas le sentir victorieux.

Je ne peux pas dire : “Mon passé n'est qu'une somme d'information et ce n'est pas moi.” Je ne peux pas dire : “Je vais pouvoir me débarrasser de ces informations parce qu'elles ne sont pas moi, parce que ce n'est pas mon identité.” Je veux au contraire entraîner tout le monde dans mon jeu très passif et je vais vouloir recueillir des plaintes, sans arrêt, des plaintes. Je ne cherche donc pas la guérison, pas du tout !

Je cherche à ce que l'on me berce comme un enfant.

Mon pauvre petit, maman t'a abandonné ! Mon pauvre petit, maman t'as donné un biberon trop chaud. Maman ne t'as pas assez fait faire des gasouillis. Maman ne t'as pas bien langé. Maman ne t'as pas bien lavé.

Quand je dis ces choses, je ne veux pas me moquer de vous, pas du tout. J'essaie de vous montrer que cette façon de se comporter n'apporte que du malheur.

Il est naturel que dans un premier temps de l'existence, l'homme soit un enfant et se comporte comme tel. Mais ensuite, il doit savoir lever la tête au lieu de la garder enfoncée dans son ventre, c'est-à-dire garder sa conscience dans le plexus solaire, où il y a tout ce comportement enfantin, tout ce manque de responsabilité, ce comportement de victime !

La différence qu'il y a entre un homme du commun et un disciple avancé, c'est que le disciple avancé ne se sent jamais victime de quoi que ce soit. Même s'il rencontrait un assassin et que cet assassin le tuerait sur place de la manière la plus dramatique, il ne se sentirait pas victime. Pas du tout ! Il se dépêcherait de se réincarner, de reprendre corps. Il se dépêcherait de régler ses comptes avec cet individu. Mais il ne se sentirait pas victime et il ne crierait pas vers Dieu : “Vois ! L'on m'assassine ! Viens me défendre !”

Il est normal dans un premier temps que la conscience soit lovée sur elle-même, puisqu'elle est descendue dans la Matière. La descente dans la Matière va donc se passer par un phénomène tout simple, comme je l'expliquais la dernière fois, phénomène tout simple de la force de la gravité.

Je ne peux descendre dans ma Matière, que ce soit sur une planète ou même dans mon corps, que parce que je vais utiliser cette force.

Mais cela ne veut pas dire que mon identité doit utiliser cette force. Que ma conscience doit ensuite, par cette force, organiser sa vie. Parce que ce serait une vie malheureuse. Une vie toute centrée sur elle-même qui aurait peur de tout ce qui est dehors et notamment des autres. Et donc on va se chercher des amis à sa ressemblance, des amis bien rassurants, puis des médecins très compétents, et puis des professeurs très efficaces !

Si, petit à petit, parce qu'on en a entendu parler au moins une fois, ou parce qu'à force d'avoir reçu toutes les tuiles de l'Univers, on décide de lever la tête en donnant un bon coup de reins, à ce moment là, la vie prend une trajectoire, alors que juste à présent la vie tournait en rond. Parce qu'on tourne en rond autour de soi. Même si ça fait très mal, on tourne en rond quand même.

À partir du moment où on dit : “Non, demain est un nouveau jour, je vais le faire et le fabriquer !” La vie n'est plus une planète qui tourne, mais devient une comète ! Et elle dessine une trajectoire extraordinaire.

Comment faire naître cette trajectoire ?

Si je peux vous apporter quelque chose, je voudrais que ce soit cela, et uniquement cela.

Comment déclencher la trajectoire d'un comète ?

Comment déclencher cette trajectoire ?

Eh bien d'abord, il faut, et ceci par un acte volontaire, décider de ne plus se comporter avec l'égocentrisme traditionnel.

Et chaque fois que l'on se surprend à dire : “Eh bien moi je voudrais ça, eh bien moi je préférerais ceci. Ce qui me rend content, moi c'est ceci, cela.” Et que l'on se surprend à essayer de fabriquer ainsi tout son petit confort, tout son petit bonheur, en mettant les chaques choses dans un casier, le mari dans tel casier, les enfants dans tel autre, le ménage dans tel autre, les assurances dans tel autre - c'est important les assurances, ça donne confiance - l'assurance chômage dans tel autre casier, et qu'ainsi l'on a fait toutes ces petites prévisions, sitôt que l'on se surprend en train de faire ces choses, il faut réagir, réagir absolument !

Et se demander une chose précise : “Est-ce que toutes ces choses véritablement ont le pouvoir, non seulement de me rendre heureux, mais de me donner aussi la sécurité ?”

Car en fait, je cotise, je verse aux assurances, mais si demain tout va très mal, s'il y a une immense crise, qui me dit que ces assurances pourront me verser de l'argent, pourront me donner mes mensualités ? Personne ne peut me le garantir, non ! Et si demain tout explose, admettons que je me retrouve tout seul dans mon jardin, qui va me donner ces mensualités ? Personne ! Il n'existe même plus personne sur Terre pour le faire. Et s'il n'existe même plus personne, donc plus aucun système, je n'ai même plus besoin d'argent, il faut définitivement que j'apprenne à planter des choux.

Il faut que je vois à quel point toutes les sécurités que je m'imagine ne sont en fait des sécurités que parce que je les habille comme telles, que parce que j'y crois, que parce que je les fais être !

Mais si je m'aperçois qu'un rien peut venir gripper le système, et qu'effectivement je ne puisse plus me servir du système, je me retrouve avec ma peur. Et c'est à ce moment-là que je comprends où se place le véritable travail spirituel.

Il n'est pas dans le fait de répéter 300 ou 500 mantras par jour, ou 10 prières au lever, 10 prières au coucher.
Il n'est pas dans le fait que je vais manger très végétarien ou très diététique, et éviter absolument les boucheries.
Il n'est pas dans le fait que je vais faire des exercices respiratoires, que je vais m'habiller toujours de blanc pour être sûre de capter le prana du Soleil. C'est important, n'est-ce pas, depuis que j'ai appris ça dans un livre ?

Il est dans le fait que même si je mange de la viande, même si je fume des gros cigares, même si je dis des vilains mots, des gros mots très orduriers, si je suis capable de faire face à ma peur, de la voir telle qu'elle est, eh bien je suis non seulement un disciple, mais sans doute, dans très peu de temps même, un Maître. Eh oui ! Tout fumeur de cigare que je suis, tout mangeur de beefsteak que je suis ! Pourquoi ?

Parce que la vibration ou l'énergie principale que vous devez apprendre à manipuler, à domestiquer et à diriger, eh bien ce ne sont pas ces petites énergies avec lesquelles on vous promène à travers toutes sortes de cours et toutes sortes de séminaires. “Tiens, en ayant telle pensée eh bien on arrive à capter tel petit rayon de la Nature ! Tiens en mangeant du riz complet pendant une semaine on arrive à intégrer tel rayon par tel pétale de tel chakra qui oscille de telle manière ! N'oublions pas d'y ajouter le mantra pour rendre les choses encore plus magnifiques, encore plus compliquées, encore plus magiques !”

Lorsque je peux faire face à ma peur, j'intègre le rayon principal qui fera ensuite ma Lumière, j'intègre mon âme ! Absolument ! La phrase paraît banale, elle peut glisser comme celai, très vite, dans votre conscience parce qu'elle n'est pas cliquante. Mais ce sont toujours les petites phrases les plus anodines qui sont les plus importantes ! Quand je fais face à ma peur ou à mes peurs, si je sublime cette peur, j'intègre la force de mon âme.

*Quand je fais face à peur ou à mes peurs, si je sublime cette peur, j'intègre la force de mon âme.**

Quelle est donc la nature de la peur ?

La nature de la peur

Allez réfléchissons ensemble, essayons un peu de s'éraminer le problème par sensibilité plus que par l'intellect.

Faites le tour de votre peur, laissez monter une de vos peurs.

Par exemple vous avez peur du lendemain, ou peur de votre mari, ou peur de votre épouse, ou peur de votre employeur, ou peur d'être au chômage. Laissez venir à vous une de vos peurs.

Regardez la bien, comme depuis une vue d'avion.
Ressentez la bien par votre sensibilité.
Voyez à quel point elle s'empare de votre estomac qui se serre.
Voyez à quel point cela paralyse tous vos centres inférieurs.
Voyez à quel point c'est d'ailleurs par ces centres inférieurs que vous ressentez la peur.

Mal au ventre donc ; parfois cela peut aller jusqu'à une forte envie d'uriner ; l'impression que tout le dos tombe en poussière, comme si la charpente ne tenait plus ; et toute l'énergie qui semble partir de la tête et vous tirer vers le bas.

Alors que si vous vous dites : “Eh bien, pour ne pas avoir peur du chômage, il faut que j'apprenne un métier !”, par exemple.

Vous voyez maintenant à quel point le petit avion commence à monter ? Comme il se déloge les centres inférieurs et de l'estomac, pour venir avec plus de confiance se loger dans le cœur. Mais c'est là qu'on est de nouveau très réaliste et qu'on se dit : “Oui mais même avec un métier on peut être en chômage, n'est-ce pas ?”

Le système

Eh bien sois réaliste ! Si tu as choisi d'être réaliste, je ne vais pas t'en empêcher ! Mais ta réalité ne vaut pas quatre sous ! Tu crois toujours que c'est un système qui aura raison, que c'est un système qui aura le pouvoir sur toi, le pouvoir de te mettre au chômage ! Même si tu as des diplômes, même si tu es capable, même si tu représentes une force de travail. Mais si tu es tout ça, comment est-ce qu'un système aura le pouvoir sur toi de te mettre au chômage, de te faire endurer la faim, le froid, peut-être même la rue ? Hein ?

Si le système n'existait pas, de toute façon tu serais à la rue, de toute façon tu serais dans les champs, en train de te construire une cabane et de planter des choux. Donc pourquoi penser qu'un système va te mettre à l'abri de tout ça ou va, au contraire, te faire risquer tout ça dès qu'il ne te protège plus ?

C'est bien parce que d'une manière ou d'une autre, tu identifies le système à la fonction du père ou de la mère.

“Papa va travailler, il me protège, il ramène de l'argent. Maman entretient le foyer, elle me protège, elle fait ainsi le repas, l'entretien de la maison, l'entretien du linge. Tout va bien ! Moi je n'ai qu'à être un enfant et à m'amuser, à aller un peu à l'école.”

Et une fois que l'on est grand, comme on dit, on ne s'aperçoit pas à quel point l'on peut être dans le piège ! Et à quel point on continue à fonctionner avec la même pensée de papa qui travaille et maman qui tricote.

À ce moment-là, ce sont les systèmes.

Le système me protège. Le système a le devoir de me donner du travail, a le devoir de m'offrir des assurances, a le devoir par les cotisations de me sécuriser pour ceci, cela.

Et maman qui tricote, eh bien c'est quoi ? Eh bien, ce sont tous les soignants. Tous les médecins, tous les psychologues, tous les psychanalystes, tous les médiums qui vous reçoivent pour vous aider à vous rétablir de vos problèmes. Et ainsi la société semble bien élaborée.

Mais elle n'est pas élaborée du tout !

Et c'est pour cela que sans arrêt, elle se défait parce que l'enfant est de plus en plus exigeant ! L'enfant dit : “Mais papa, aujourd'hui j'ai 18 ans, alors il me faut de l'argent de poche !”

Et c'est ainsi que de plus en plus les individus revendiquent leurs droits à ceci, leurs droits à cela parce qu'ils grandissent, mais non pas en responsabilité ou en maturité, ils grandissent en besoins ! Ils sentent qu'ils ont grandi et qu'il leur faut donc de plus en plus d'argent, de plus en plus d'espace, qu'il leur faut l'autorisation de rentrer après minuit, etc. etc. Et on revendique !

Mais si l'on n'est pas content de l'endroit où l'on se trouve parce que l'on ne gagne pas assez d'argent, eh bien que l'on fasse un autre métier ! Ou que l'on s'invente une autre corporation qui va se mettre à travailler de manière indépendante pour dire “zut” à la corporation d'aujourd'hui, “voyez comment nous on se débrouille maintenant !”

Mais qui est actif et créatif de la sorte ? Personne !

Parce qu'on veut continuer à être un enfant, on veut continuer à rester à la maison parce qu'on est très réaliste, parce que l'on sait que dehors il fait très froid, parce que l'on sait que, eh bien, dans les débuts on aura qu'une petite chambre de bonne, ou parce que l'on se dit : “moi je me destine à un grand métier donc je dois faire de longues études.”

Tout est prétexte pour rester à la maison avec papa ou à la maison dans le système. Et ainsi on demande aussi à la spiritualité d'être le pre-mère. Et c'est très facile !

À Dieu on réclame un bon mari, un bon fiancé, de la promotion, une bonne profession, une vie bien protégée, bien tranquille, même si tout autour il y aura la guerre, mais mon petit îlot, ma petite maison, mes petits maîtres carrés, la paix. Drapeau suisse cette fois-ci, très Suisse celui-là !

On croit que les Guides ou les Hiérarchies n'ont que cela à faire, à se dire tel lopin de terre, écarter les bombes, écarter les balles, écarter l'inflation, écarter tout, faites un micro univers dans lequel Monsieur Dupont va pouvoir être heureux parce qu'il a bien prié son père céleste.

Et puis il y a la mère céleste.

À la mère céleste on lui réitère les mêmes demandes qu'au père, des fois que le père serait un peu plus dur, on ne sait jamais, maman a toujours meilleur cœur, c'est bien connu ! Donc, à cette mère céleste on va réclamer de nouveau, un bon compagnon ou une bonne compagne, une bonne profession, de la promotion, si possible même de l'argent qui tombe par les fenêtres pendant les courants d'air, et surtout bonne santé ! Eh oui, bonne santé !

La bonne santé c'est ce qu'on réclame le plus à la mère céleste. Si bien que si elle jouait le jeu, elle arriverait plutôt que de se présenter en tunique avec son écharpe bleue, elle arriverait plutôt en infirmière. C'est ce qu'on lui demande le plus souvent.

C'est un fait que l'on réclame toujours quelque chose.

Et lorsque l'on est un disciple, pas encore suffisamment instruit, eh bien on se retourne vers la Hiérarchie pour continuer à demander. On fait de nouveau la liste et en plus on demande l'éveil des chakras.

“S'il te plait, tel ou tel Maître, ouvre-moi tel chakra parce que je veux te servir ! S'il te plait, envoie-moi tel destin parce que je veux te servir ! S'il te plait, fais-moi devenir ceci ou cela ! Accorde-moi ta vision ! Accorde-moi de te rencontrer !”

Toujours, toujours, toujours des réclamations !

Je suis le disciple qui se dit : “Je me lève aujourd'hui, je veux voir le Maître. Très bien, j'ai le droit. Alors je m'assois et tous les matins je médite. Tous les matins j'essaie de purifier mes émotions. Tous les matins j'essaie de purifier mon mental. Tous les matins je dirige ma pensée comme une fusée vers Shambhala et je tape à la porte jusqu'à ce que l'on m'ouvre parce que j'ai le droit.”

Non, ça ne se fait pas ça ! Ce n'est pas ce qu'on fait ! Qu'est-ce que l'on fait ?

On se choisit d'abord un coussin bien confortable. Des fois qu'on se tasserait le coccyx, ce serait dramatique !

Alors on se tapote bien le coussin, on prend le temps de s'installer en prenant Dieu à témoin de tous les efforts que l'on fait pour lui plaire. On lui allume son petit bâton d'encens en espérant que cela va lui plaire. On lui allume sa petite bougie en se disant “j'espère qu'il sera content”.

Et on commence mais plutôt comme une vache beugle, un “Aum” qui termine d'ailleurs la plupart du temps en baillement parce qu'on se dit : “Mais il est bien tôt ! Méditer à cette heure-ci, mon Dieu, mon Dieu, quel sacrifice ! Je n'ai même pas encore fini ma nuit !”

Et l'on se répand ainsi plutôt dans la paresse que dans la méditation.

Et l'on essaye tant bien que mal de se motiver, on essaye tant bien que mal, quand même, de visualiser, d'invoquer, de nommer sans en oublier aucun tous les Maîtres, des fois que les noms auraient un pouvoir ! Car tant que l'on n'a pas le pouvoir soi-même, on en accorde à tout ce qui traîne, même à un cafard ! On lui en accorde parce qu'on se dit : “tiens, avec un cafard c'est bien laid, c'est bien vulgaire, c'est bien lourd, c'est bien épais, je pourrais faire de la magie. Avec une croix, c'est bien divin, c'est bien lumineux, je pourrais peut-être faire de la magie blanche cette fois, appeler Dieu, être protégé par Dieu !”

Alors que l'homme est une croix vivante, alors pourquoi en porter sur soi en espérant que cette croix a un pouvoir pour protéger la personne ? Pas du tout ! Pas plus que les mantras ne sont capables d'illuminer leur répétiteur !

S'il est question d'illumination, c'est bien parce qu'à un moment donné l'individu s'est débarrassé de toutes ses illusions !

S'il est question d'illumination, c'est bien parce qu'à un moment donné l'individu s'est débarrassé de toutes ses illusions !

Rien n'a de pouvoir en soi tant que Le Pouvoir Personnel n'est pas déclenché.

Mais on y croit, alors on les utilise même pendant la méditation. “Saint Ceci, Saint Cela, Maître Ceci, Maître Cela.” Si l'on pouvait avoir en plus l'adresse exacte de Shambhala, eh bien on la nommerait en pensant que si on répète même l'adresse on est sûr d'être entendu !

D'ailleurs ce sont des petites plaisanteries que je devrais vous faire de temps en temps. Vous donner des idées complètement absurdes pour voir si vous les croyez !

  • Rires.

Bien sûr, là dedans, je passerai non seulement pour un imbécile mais surtout pour un guide farfelu et sans doute un guide du bas-astral. Mais l'expérience serait très intéressante, très enrichissante !

Ça me détruirait, bien sûr, en quelque temps, mais, vous, vous seriez enrichis définitivement !

Et vous seriez enrichi de quoi ? De la volonté d'exister, du discernement, de l'intelligence.

Et je devrais en fait faire cela. Maintenant le problème c'est qu'après je devrais utiliser un autre canal, parce qu'on ne croira plus celui-là !

Mais qui vous dit que d'ailleurs je ne l'ai pas déjà fait de temps en temps ?

Je vous laisse le soin de réfléchir...

Donc dès demain, de me mettre en doute ! Donc dès demain, de vous mettre en doute ! Eh oui ! Parce que voilà la relation très bizarre qu'il y a entre un Guide et ceux qui se prennent pour ses disciples. C'est que si le disciple a confiance en son guide ou en son Maître, cela lui crée un amour pour lui-même ! Le disciple qui a tant de conflits, qui a tant de problèmes, arrive enfin, finalement, à s'aimer lui-même. Et je dirais que c'est pour ça que le mirage du Gourou, du Maître a tant de succès !

L'image du Maître - S'aimer soi-même

Ce n'est pas parce que tout le monde veut avoir son Maître, tout le monde veut avoir son Gourou, mais parce que c'est un moyen pour l'individu d'arriver à se sentir en paix et de s'aimer lui-même.

Lorsque j'ai mon Maître en face qui me dit tout, qui m'explique tout, qui me garantit tout, je n'ai plus de conflits avec moi-même ! Je ne suis plus en doute ! Donc, enfin, je peux m'aimer !

Et si cet amour dont j'ai tant besoin et qui fait que, très volontiers, je donne toute ma vie à ce Gourou, toute ma croyance, que je ferai n'importe quoi pour lui.

Quand vous voyez des nuées humaines être ainsi à la recherche d'un Gourou ou accepter de se mettre au pied d'un Gourou, d'une manière humiliante et non intelligente, n'ayez pas tellement des reproches mais comprenez qu'il y a là l'expression d'une grave souffrance humaine et que ces humains sont à la recherche de l'amour pour eux-mêmes, la cessation du conflit dont je parlais tout à l'heure.

D'un seul coup je me vois. Mais par l'intermédiaire d'un Gourou qui me garantit tout, je me vois en tant que belle et bonne image. Alors je suis heureux !

Mais que fait un vrai Gourou ?

Il ne vous garantit pas une belle et bonne image, au contraire, il prend un miroir et il vous renvoie celle qui existe vraiment et qui est l'image de votre peur, de vos terreurs, de vos inconsistences. Ce qui fait que le vrai Gourou, on l'évite toujours ! Tandis que le faux gourou, on y court après ! C'est certain !

Ce qui fait que, en spiritualité, on sera systématiquement attiré par ce qui nous réconforte, par ce qui nous donne la réconciliation avec nous-mêmes. Et pas par ce qui approfondit le conflit et montre la peur.

La méditation ne plaît pas.

C'est pour cela, qu'en fait, la méditation ne plaît pas. Même si on s'y force, elle ne plaît pas !

Parce que pendant la méditation, on est face à nos limites, face à notre impatience du corps physique, face aux émotions qui se déroulent, face à des images qui apparaissent, la pensée qui revient. Mon Dieu, que tout cela est embêtant.

Pourtant, on nous dit, on sait : il faut méditer, il faut méditer ! Alors on s'y essaye ! Mais, mais, mais... Ce n'est pas d'une manière très volontaire. Ce n'est pas avec qualité. C'est plutôt pour dire : “Tiens, voilà, j'ai pointé et qu'on ne vienne pas me reprocher de ne pas l'avoir fait !”

Mais oui ! Je le sais très bien, j'ai fait la même chose ! Absolument ! Nous avons tous pointé comme cela. Jusqu'au jour où l'on s'aperçoit que si l'on travaille, c'est pour soi, qu'on sera les premiers à manger d'une nourriture nouvelle, qu'on sera les premiers à être renforcés et que, donc, il ne faut plus se mentir et devenir efficaces et honnêtes. À ce moment-là, on n'arrête plus de travailler. Non seulement, on va méditer tous les jours, mais toutes les heures, à chaque minute, à chaque seconde, on sera dans cet esprit-là ! Parce que l'on sent à ce moment-là le nectar passer. On sent la plénitude s'installer. On voit les fruits mûrir spontanément et on peut s'en nourrir tout de suite !

Tandis que si je me mens, si je ne suis pas honnête, eh bien chaque jour je vais méditer, chaque jour je vais faire soi-disant mes efforts et je ne verrai aucun fruit, je ne serai qu'une vieille racine ! Et sur cette vieille racine, je me casse les dents. Et j'ai beau me dire : “Mais il faut que je persiste puisqu'on me le demande”, mais je ne suis pas motivée du tout !

Mais voilà que tous les matins quand même, sur mon coussin moelleux, je m'installe ! Et tout le monde s'installe de la sorte.

Alors voici ma technique pour demain matin.

Comment vous allez vous installer ?

Pour être sûr que vous y allez de manière motivée, d'une manière efficace, compétente, pour faire une méditation qui sera dirigée, qui arrivera à son but, qui fera éclabousser de la Lumière, une Lumière qui reviendra sur vous et que vous pourrez ensuite utiliser comme matériau de construction, eh bien, demain fini les coussins moelleux, bonjour les planches à clous !

Eh oui ! Eh oui.

C'est là que l'on me voit, non seulement si on est motivé, mais c'est là aussi que l'on sent passer chaque seconde ! Et qu'on essaye de tenir chaque seconde sur un plan de conscience supérieur, pour ne pas risquer de revenir à la conscience du corps où les clous piquent. Et c'est pour cela qu'en voyageant dans certains monastères, on veut très vite en ressortir en criant “aux fous !”, en voyant les exercices qu'ils s'administrent les uns les autres. On a l'impression qu'ils se torturent, mais ils ne se torturent pas. Ils essayent de créer une motivation tellement forte que, de manière sûre, ils s'échappent du plan physique, du plan astral et du plan mental concret.

Bien sûr, on n'est pas obligé d'en arriver à la planche à clous, c'est certain !

Je sais que des petits malins en seront : “Bon ben, je veux bien des clous, mais alors je lime les bouts !”

On n'est pas obligé de se faire mal à ce point-là, mais il ne faut pas hésiter à utiliser des petits moyens pour réveiller l'énergie. Eh oui ! Parce qu'en fait, quand je me sens paresseux, quand je me sens plutôt dans l'humeur d'avoir recours au plaisir qu'à la méditation, quand je me choisis un coussin moelleux plutôt que le sol dur et froid, qu'est-ce que c'est qui me pousse à ce comportement ?

Si je rentre à l'intérieur de moi-même, si j'essaye de me goûter, comme je goûterai un fruit, pour sentir mon atmosphère, à ce moment, qu'est-ce que je découvre ?

“Je n'ai pas d'énergie”, c'est ce que je vais dire. “Eh bien, je veux bien essayer de décoller, mais j'ai beau battre des ailes, je ne décolle pas ! Je veux bien essayer de jouer au grand oiseau, au grand ange, mais je ne bats que des coudes et les coudes, ça ne fait pas voler.” Je sens bien que je manque d'énergie et je sens bien qu'en allant dans des groupes, je sens bien qu'en allant dans certains lieux, ou après avoir écouté certaines paroles ou certaines musiques, une énergie s'empare de moi qui me fait spontanément méditer. Tandis que si je suis tout seul, je suis morose.

Eh bien, cette énergie a un secret. Pour être éveillé, il faut faire des choses simples, mais encore faut-il le savoir.

Pour être éveillé, il faut faire des choses simples.

Des choses simples

Et pour savoir ces choses, il ne suffit pas de tomber dans la bonne civilisation au bon moment où on en parle. Et on prend ces choses quand on les mérite. Et on les mérite quand on est moins égocentrique.

On ne donne pas le pouvoir de voler à celui qui s'amuserait à devenir un bombardier pour aller assommer la vie de tout le monde. On ne donne le pouvoir de voler qu'à celui qui promet, qui s'engage à ne devenir qu'un grand oiseau, et qui apprendra à ses semblables à voler.

Et nous connaissons bien la nature humaine ! D'oiseaux, on peut très bien et très vite devenir un avion qui aura plaisir à mitrailler ceci, à mitrailler cela. Parce que c'est plus simple, ça va plus vite ! On règle mieux ses affaires comme cela !

C'est pour cela que, à travers tous les âges, la condition sera la même : le disciple doit avoir prouvé qu'il a su dépasser certains niveaux de son égocentrisme afin d'être enseigné sur certains pouvoirs. Et c'est pour cela que toujours les enseignements vous paraîtront comme pas assez complets, pas assez descriptifs.

“Oui, il dit beaucoup de choses et puis il dit pas l'essentiel ! Il dit pas comment réveiller la shakti ! Comment réveiller ceci, comment réveiller cela !”

Parce que si on vous parle de toutes ces choses, c'est pour vous encourager à faire ce dépassement à propos de votre égocentrisme, afin que vous soyez très sûrement enseigné dans le seul endroit qui est un endroit d'enseignement et qui est le Temple et qui ne se trouve pas ici ! Certainement pas ! Il se trouve de l'autre côté. Eh oui !

Vous ne pourrez jamais être enseigné ici. C'est impossible ! Même si vous allez dans des monastères, vous ne tomberiez jamais sur le bon ! Eh non !

S'il en existe de ces monastères physiquement, cela veut dire que surtout ils existent éthériquement et effectivement ils peuvent avoir un ancrage physique pour certains disciples qui ont décidé de s'incarner, soit pour accomplir un destin, soit parce qu'il leur restait quelque chose à faire à propos de leur propre Matière. Mais on ne peut pas comme cela les envoyer dans la Matière sans qu'ils aient le recours à un Temple dont ils sont dignes. Donc il existe certains ancrages, certains Temples bien physiques, mais qui en fait ne sont que des reflets pour leur double éthérique, qui lui est beaucoup plus grand avec beaucoup plus de disciples. Et il existe à ce moment-là pour le moine d'un tel Temple un va-et-vient incessant entre les exercices physiques, qu'il fait de par son corps dans le monastère physique avec ses guides physiques, ses frères physiques et toutes les relations qu'il peut avoir de l'autre côté sur le plan subtil, tous les exercices que l'on ne peut faire que de l'autre côté de toute façon, les enseignements que l'on ne peut recevoir que de l'autre côté et tous les gens qui existent de l'autre côté.

Et le disciple ainsi fait un va-et-vient, un va-et-vient, un va-et-vient, jusqu'à ce qu'il ait réglé ses comptes avec sa Matière et puisse complètement se restituer à l'Esprit.

Mais pour appartenir à de tels Temples, pour les rencontrer ou pour pouvoir y être reçus depuis l'énergie du cœur, il faut avoir prouvé que l'egocentrisme a été dépassé.

Le “réalisme” - être “réaliste”

[...] de justificatifs, comme le fait de se dire : “Mais il est réaliste de croire que... Il est réaliste de penser que, de faire comme...”

Nous avons un principe, nous n'en avons pas beaucoup, mais quelques uns quand même. Notre principe est de croire que tout ce qui provient de la pensée réaliste, cette fameuse intelligence réaliste, c'est ce qui détruit la Divinité, ou ce que vous pourrez appeler le Vrai Réel.

Je me dis réaliste, non pas parce que j'ai le discernement et je connais la vie, mais parce que j'ai peur et que je sais que la somme de coups durs que la vie risque de m'administrer. Donc, je préviens, je me préserve.

Mais un disciple n'agit pas de la sorte. Un disciple ne voit d'ailleurs pas dans la vie les risques de la vie, mais les initiations pour l'Esprit.

Et tant que l'homme ne pensera pas de la sorte qu'il ne pourra pas être un disciple, il ne pourra pas rentrer dans ses monastères, ne serait-ce que par le cœur. Il ne pourra pas passer de l'autre côté, être accueilli par l'assemblée, se sentir un frère parmi les autres frères. Ce qui fait que Shambhala, la Hiérarchie, cela semblera toujours quelque chose de vague, de supposé, de lointain ! Un beau rêve, oui, qui permet de croire que l'on ne meurt pas, mais un rêve quand même !

Ce qui fait que plus je vais rêver à propos de ces choses et encore plus ma vie va me paraître sombre. Et plus, donc, je vais m'instruire en spiritualité et moins je vais supporter mon quotidien. Plus je vais savoir décrire comment fonctionne, à quoi ressemblent les grands Maîtres de la Hiérarchie et moins je vais supporter mon mari ! Pourquoi ?

Parce qu'il n'a rien d'un Maître. Parce qu'il ne peut pas me sécuriser comme j'imagine que le Maître me sécurise !

Mais si tu savais quel est le comportement réel d'un Maître, tu te jetterais dans les bras de ton mari en pensant que là est la meilleure des places !

  • Rires

C'est sûr !

Et si tu savais comme tu vas être traité par ton Maître le jour où tu vas le rencontrer.

Comportement d'un réel Maître

Je ne veux pas te faire peur, pas du tout !

D'ailleurs, je ne peux que te rendre curieux. Parce que tu ne vois que la beauté de rencontrer le Maître. Comme si à ce moment-là tu as mis le pied sur la Terre Promise. Mais voilà, c'est une terre qui n'existe pas ! Une terre qui semble exister le premier moment où tu poses le pied. Puis dès que le Maître apparaît, tout disparaît ! Et tu as l'impression de tomber dans le vide.

Et tu te dis : “Mais ce n'est pas possible ! Depuis tant d'années, je travaille. Depuis tant d'années, je pleure. Depuis tant d'années, j'invoque le Maître. Voilà qu'il m'apparaît et voilà qu'il me lâche ! J'ai fait tous ces efforts non pas pour arriver quelque part, mais pour être perdu ! Est-ce que c'est cela, l'état de disciple ?”

Eh bien oui, c'est là que je te crie : victoire ! Tu as gagné ! Allez, vas-y, vas-y, vas-y ! Commence à voler ! Commence à voler ! Tu n'es pas loin de savoir le faire ! Mais n'aie pas peur !

Mais si avec ta pensée réaliste, tu te souviens que par la loi de la gravitation, tout corps plongé dans l'eau, etc., etc., ou tout corps envoyé dans les airs, etc., etc., tu vas te rappeler de ton poids et tu vas retomber. Tu es tellement intelligent que tu avais pu prévoir ta chute ! Et c'est ce que tu vas me dire : “Mais je le savais que j'allais tomber !” C'est évident.

Et c'est là que le Maître soupire et se dit : “Décidément, on aurait mieux fait de tout leur donner, mais surtout pas l'intelligence à ceux-là ! Depuis qu'ils sont intelligents, plus rien ne va. Depuis qu'ils sont intelligents, ils s'inventent toutes sortes de problèmes. Ils s'inventent à la suite de leurs problèmes toutes sortes de sciences pour régler leurs problèmes. D'accord, cela fait vivre, cela fait tourner le monde, mais cela ne libère pas Dieu de sa prison humaine !”

Le maître est celui qui détruit tout ! Ce n'est pas celui qui construit, celui qui te prend comme un père sous son manteau et qui te dit à la lueur de la lanterne : “Écoute, je vais te sussurrer un secret, que tu ne diras à personne, car seuls les grands initiés comme toi ont le droit d'y être initiés.”

C'est celui qui te dit : “Tu es un ignorant, écarte-toi de moi, va-t-en !” Il te bâtonne !

Est-ce là la rencontre avec un Maître ?

Tu prendras Dieu à témoin et tu diras : “Mais Seigneur, qu'est-ce qu'il lui prend à celui-là ?”

Le Maître, ce n'est pas celui qui te fait venir dans sa demeure, qui te garde dans sa demeure jusqu'à ce que ton instruction soit finie.

C'est celui qui te dit : “Bon, j'ai trois mots à te dire. Tu es Dieu, maintenant dehors et débrouille-toi tout seul !”

Et tu te retrouves dehors et comme par hasard, c'est un soir où il pleut, où il grêle, où il vente, où tous les fantômes ont décidé d'ailleurs de sortir pour venir te faire peur, où tu n'as plus de bretelles pour retenir ton pantalon et voilà que tu tousses ! C'est la catastrophe !

Tu te dis : “Face à un tel froid, face à une telle tempête, il ne va pas oser me laisser dehors, ce n'est pas possible !”

Et voilà que tu tambourines à la porte. “Ouvre-moi, ouvre-moi, ne vois-tu pas les éclairs, ne vois-tu pas la tempête ?”

Et le Maître ouvre sa fenêtre et il regarde. Il se dit : “Mais, ça ne tombe pas, mais je vois du soleil, moi. Les éclairs ? Je ne vois que le Soleil ! Tu dis qu'il fait froid ? Mais pas du tout ! Tous les enfants se baignent dans le lac, là tout près ! Regarde, moi-même j'enlève ma chemise tellement il fait chaud !”

Et le disciple se dit : “C'est pas possible, je vis un cauchemar ! C'est pas possible, ça va s'arrêter ! C'est pas possible !”

Pourquoi est-ce qu'il prétend qu'existe une autre réalité ?

C'est simple. C'est parce que tu es face à tes tempêtes, tu es face à tes tourments et il te semble que la Terre entière subit ce climat. Or, il n'y a que toi. Pour un autre, il fera grand soleil ! La météo, c'est quelque chose de personnel. Eh oui, d'absolument personnel.

Donc tout ce que tu peux imaginer comme sécurité, comme bonheur en provenance de la spiritualité, c'est un rêve. Lorsque tu vas te réveiller, cela fera mal !

Je souhaite t'avoir réveillé par mes paroles pour que tu n'aies pas la douleur du réveil que va t'administrer la Vie.

Comprends-le !

La spiritualité, ce n'est pas Père-Mère.

La spiritualité, c'est : “Je suis mon propre père et ma propre mère. Et non seulement je suis cela pour moi mais aussi pour le Dieu que je porte.”

Je sais que très souvent, on vous a dit : “Aie recours à Dieu !” ou “Aie recours à l'âme. Toutes les forces sont en l'âme. Tu pourras puiser. L'âme va te renforcer. L'âme va répondre à tes besoins. L'âme te donnera l'inspiration. L'âme, ceci, l'âme, cela.”

Et depuis le temps que, pourtant, les disciples méditent sur leur âme, implorent leur âme, ils n'ont rien reçu, même pas des confettis. Pourquoi ?

Parce que dans un premier temps, il faut donner à l'âme.

Donner à l'âme

Eh oui !

Il faut donner à l'âme.

Pourquoi ?

Est-ce parce qu'elle attend ce premier pas ? Non.

Il y a à cela une raison bien scientifique. C'est qu'en fait, l'âme, même si elle est en provenance du Divin, même si elle est en connexion avec la Conscience Cosmique, la Connaissance Cosmique, et même si par elle, on peut avoir accès à toutes ces choses, il n'en demeure pas moins que l'âme a aussi sa jeunesse et qu'elle a besoin qu'on lui donne une maturité.

Et que tant qu'elle est jeune, on ne peut pas lui demander cette force. On ne peut pas lui demander ses instructions, ses pouvoirs. Non pas qu'elle ne les possède pas, elle les possède, mais elle ne les a pas encore manifestés. Et pour les manifester, il faut que la personne qui se trouve au bout dans l'incarnation, il faut que cette personne ait envoyé un petit peu de matériel en provenance des expériences. Pourquoi ?

Eh bien parce que la personne représente pour l'âme le moyen de devenir objective ! Et lorsque l'âme, grâce à quelques expériences, aura eu le pouvoir de se réveiller, de devenir objective, à ce moment-là, la personnalité, qui pendant encore un temps va continuer à exister, va pouvoir collaborer avec une âme que l'on qualifiera d'éveillée. Mais tant que l'âme n'est pas suffisamment éveillée, la personnalité aura beau réclamer, demander, rien n'arrivera. Et c'est pour cela que dans un premier temps de l'Humanité, une première vague de vie, l'école initiatique ne proposait que des exercices physiques.

Si vous pouviez faire un voyage dans le temps, vous seriez en train de rencontrer des gens qui ne se souciaient pas de philosophie, qui n'essayaient même pas d'intelligencer l'Univers, mais qui essayaient de faire passer par le corps physique les énergies de l'âme. Il fallait absolument trouver les moyens d'ancrer l'âme ou des rayons de l'âme dans le corps. Et celui qui était arrivé à un ancrage parfait, complet, à son époque, celui-là était considéré comme un illuminé.

Il était un illuminé dans la descente vers la Matière, dans l'involution. Mais c'était un illuminé quand même, parce qu'il possédait une âme rendue objective dans le corps.

Aujourd'hui, cet exercice semble être normal, naturel. Tout le monde ressent son corps. Tout le monde est capable à volonté de plier un bras. Dans ce lointain passé, ce seul exercice n'était pas évident. Il n'était pas naturel du tout. D'ailleurs, les entités qui commençaient à exister n'étaient pas complètement investies dans leur corps physique. Et toute la journée - si l'on peut imaginer que la notion de journée existait - tous les exercices, toute la journée étaient ceux-là : envoyer par pression l'intention d'articuler un bras, d'articuler les jambes, de se glisser dans le corps, puis en revenir, car l'âme ne pouvait pas y rester. Le corps semblait comme l'expulser. Et tout l'exercice consistait dans la descente et l'intégration dans la Matière.

Aujourd'hui, on court, on saute, on nage. On fait toutes sortes de choses avec le corps. Et cela représentait le challenge le plus spirituel d'autres civilisations.

Ensuite, il a fallu s'ancrer terriblement et de manière compétente dans le corps émotionnel. Mais non pas simplement pour ressentir des émotions, comme aujourd'hui vous ressentez des émotions, mais pour développer une faculté qui, à l'époque, était employée uniquement par l'âme. C'est-à-dire, de nouveau, être une âme non plus dans son état léthargique et laiteux, mais une âme objective et qui devient sensible. Une âme qui peut donc prendre conscience de ses énergies et les manifester.

Mais comment prendre conscience de ses énergies si, dans un premier temps, on ne les ressent pas ? Si je ne les ressens pas, je ne peux pas les canaliser ni les diriger, donc même ma volonté ne peut pas exister.

Donc, il fallait d'abord s'ancrer dans tout cet appareil qui, autrefois, n'était qu'une vaste sensibilité. Donc, pas étonnant qu'à cette époque-là, d'ailleurs, cette vaste sensibilité ne donnait lieu pratiquement qu'à l'exercice des pouvoirs psychiques. Car, sitôt que je concentre mon corps astral, sitôt que je le densifie dans l'esprit de l'exercice d'un pouvoir psychique, eh bien je transforme toute ma nature émotionnelle, toute ma sensibilité en une antenne capable, par exemple, de lire le passé, l'avenir, de ressentir la maladie, de ressentir ceci, de ressentir cela.

Pour ces êtres forts anciens, pour ces ancêtres, il ne s'agissait pas d'avoir une émotion de peur, une émotion de haine ou de jalousie, mais il s'agissait de se sensibiliser et donc cette sensibilité restait uniquement, dans son aspect je dirais physique, comme exercice psychique. Et c'est pour cela qu'on a énormément parlé sur ces individus qui étaient capables de faire des choses magnifiques et qui disposaient d'un grand pouvoir qu'aujourd'hui on semble ne plus avoir !

Est-ce qu'on ne l'a plus ?

Je te pose la question ! Allez, on commence à faire des exercices ! Réponds !

Est-ce qu'on ne l'a plus ?

C'est très facile de répondre ! Allez !

On ne se sent pas gêné et on envoie les petits ballons avec écrit oui ou non, tout simplement.

Est-ce qu'on ne l'a plus, ce pouvoir ?

Bien sûr qu'on l'a encore ! Intact, parfait ! Puisque l'on a encore un corps astral, c'est certain.

Mais qu'a-t-on fait de cette énergie entre temps ?

Eh bien cette énergie entre temps s'est humanisée et a été gaspillée au profit de la jalousie, de l'ambulance, de l'orgueil, de la fierté, etc. Donc un beau jour on arrive et puis on se plaint au pied du Maître, on se dit : “Ah ! Vous nous parlez de faire tous ces efforts, vous nous parlez de tous ces développements, mais si au moins vous nous avez laissé le pouvoir !”

Le Pouvoir

Le pouvoir, tu l'as encore, tu n'as qu'à le gaspiller !

L'homme n'est qu'une seule et même énergie. Si il n'en a pas, dès demain cela veut dire que cette énergie est gaspillée à quelque chose, gaspillée avec des conflits, gaspillée avec des aspirations qui sont des illusions, mais gaspillée de toute manière !

Ne sois pas là en train de pleurer sur le pouvoir des premiers Atlantes, tu as le même ! Puisque tu as le corps astral qu'ils ont formé - tu leur dois cela - tu as ce pouvoir, mais seulement arrête de gaspiller cette énergie, cette sensibilité à fleur de peau rien que pour le profit de ton image !

“Ah moi je suis très sensible, ah oui je suis très sensible, sitôt que l'on me dit un mauvais mot je pleure !”

Et voilà à quoi tu utilises ton pouvoir à pleurer, uniquement à cela. “Ah moi je suis très sensible ! Sitôt que l'on me fait telle et telle remarque, je suis froissée, je suis détruite ou détruite, je ne sais plus où j'habite, où je dois aller !”

Voilà à quoi tu utilises ton pouvoir, à ta propre destruction, à croire en un mot qui a la capacité de te construire, de te détruire, de te mettre dans le jour ou dans la nuit. Et après tu es là à faire des exercices, hein ? Des exercices qui ressemblent d'ailleurs plus à l'aérobic qu'au yoga, lorsque l'on te voit faire. Et on essaye quand même par les exercices respiratoires de développer tel chakra, de rappeler à la vie tel pouvoir.

Mais ne développe rien tu l'as déjà ! Ne gaspille pas !

Mais c'est plus facile d'imaginer que l'on va développer un pouvoir en faisant toutes ces choses, que de s'imaginer qu'il ne faut plus être jaloux pour redevenir clairvoyant. Parce qu'au milieu qu'est-ce qu'il y a ?

Il y a moi ! Oui, moi.

Moi qui ne veux pas rencontrer ma peur, rencontrer mon défaut, parce que ça me fait honte !

Et si par hasard, par une certaine énergie, effectivement, tu redeviens clairvoyant. En ayant encore ce terrible défaut, qu'est-ce qui se passe ?

Eh bien tu ne vois pas la Lumière, tu vois toutes les ombres dans l'astral. Et ensuite c'est toi qui prie Dieu pour que l'on t'ôte la vue. Parce que tu ne vois que fantômes, tu ne vois que des auras grises. Au lieu de voir les couches supérieures de ces personnes, les voir en bleu, en rose, en violet, en blanc.

Donc, petit à petit, il te semble que ta vie n'est pas quelque chose que tu vas pouvoir maîtriser, mais bien une suite d'énigmes pour lesquelles tu n'es pas du tout préparé. Pourquoi ?

Parce qu'entre-temps - et je dirais que c'est une suite logique, mais il ne faut pas que tu restes longtemps prisonnier de cette logique - entre-temps tu t'es trop humanisé. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Eh bien cela veut dire qu'il y a eu ce passage étroit et douloureux de l'intelligence. Eh oui ! La plus belle des portes et la plus douloureuse des trappes !

L'Intelligence

Tu en fais une trappe ou tu en fais une porte ?

C'est aujourd'hui maintenant que tu choisis !

Ne me dis pas : “Demain je vais réfléchir, on verra après une nuit de sommeil !”, tu vas tapoter ton coussin moelleux et plus rien n'ira.

C'est tout de suite maintenant, tu choisis !

Tu vas me dire : “Je choisis quoi ? La trappe ou la porte ?”

L'intelligence inférieure - la “réaliste” - ou l'intelligence supérieure ? Celle qui dans un premier temps paraîtra un peu folle, mais qui est la meilleure garantie que tu es un disciple.

Il y a eu cette porte étroite de l'intelligence, eh oui, donner l'intelligence ! C'était en même temps donner à l'homme la liberté d'exister, la liberté de faire ses choix, la liberté de se construire ou de se détruire, la liberté d'inventer Dieu ou le Diable, le pouvoir de les créer en même temps !

Tu vas me dire : “Mais est-ce qu'il était donc nécessaire de donner l'intelligence à l'Humanité, de lui donner ce mental qui aurait le destin de se séparer en un inférieur et un supérieur pour le mal de l'homme ?”

Eh bien, je vais te répondre une chose simple.

C'est que le mental n'est pas destiné à être supérieur ou inférieur, à être une intelligence réaliste, qui ne me donne que des prétextes pour être paresseux, ou être ainsi cette intelligence magnifique qui va librement vers Dieu. Cependant, l'homme utilise, détourne son intelligence Une pour qu'elle devienne double. Une inférieure et une donc qui n'aura que l'occasion d'être supérieure parce qu'il l'aura oubliée, parce qu'il ne vous servira pas, parce que cela n'est pas son confort !

Et comment est-ce qu'il y a eu ce détournement ?

D'une manière très simple.

Sitôt que l'étincelle du mental, la capacité d'idéation a été donnée à l'Homme, toute la nature émotionnelle qu'il avait développée et qui n'était jusqu'alors qu'une belle sensibilité pour percevoir la Divinité, percevoir les chants des Hiérarchies, voir leur Lumière et s'amuser de toutes les aurores boréales qu'il y a dans le Cosmos, eh bien cette sensibilité est devenue petit à petit une émotion par la simple introduction d'un élément qui est la pensée.

Comment cela s'est produit ?

D'une manière simple, graduelle.

La pensée dit quoi ?

La pensée est d'abord un témoin. Elle dit : “Cela existe, j'existe, il existe ; cela est en bois, cela est en fer, cela est de l'eau, cela est de la terre ; cela est chaud, cela est froid ; cela est bon, cela me fait mal.” Remarquez que je n'ai pas dit “Cela est mauvais”.

“Cela me fait mal, cela est douloureux.”

Petit à petit, en s'apercevant donc les différents éléments qui existaient, mais aussi en s'apercevant que les autres existaient et que soi-même l'on existait, l'intelligence est devenue plus personnelle. En devenant plus personnelle, grâce à sa sensibilité qui existait, elle a fait le tri entre ce qui lui faisait plaisir et entre ce qui lui était douloureux, et ceci sur tous les plans, sur un plan physique, sur un plan émotionnel et puis sur le plan même des idées ! Il y a des idées qui font plaisir, il y a des idées qui font mal.

Penser que je suis petit, laid et boutonneux, cela fait mal ! Penser que je suis grand, beau et séduisant, cela fait plaisir.

Ce qui fait que, en collaboration avec la sensibilité, donc la notion de plaisir et déplaisir, la pensée s'est trouvée instantanément devenir un instrument qui n'existait plus qu'au profit de cette personne, qui allait chercher des moyens de vivre avec plaisir et se détourner de ce qui faisait mal.

Cela, au début, a permis d'élaborer une forme de civilisation, de se rendre compte des risques. Si je me jette d'une falaise, je tombe, j'ai mal, je meurs. Si je touche du feu, cela brûle. Donc cela a permis à une pensée qui va se dire, au travers des âges, “réaliste”, cela a permis de s'approprier l'environnement. Mais l'environnement n'est pas simplement quelque chose de physique, il y a aussi l'environnement humain. Il fallait donc, là aussi, que j'apprenne à vivre dans cet environnement humain où il y a ces risques, ces dangers, ces plaisirs et ces douleurs. Et c'est à ce moment-là que la pensée, alors toute prostituée au service de l'individu qui voulait ne tirer que confort, c'est là que la pensée s'est mise à travailler en tant que psychologie.

Et voilà que la psychologie a été inventée !

La psychologie

Qu'est-ce que la psychologie ?

Ce sont des codes, parfois personnels, parfois des codes qui appartiennent proprement à une collectivité, voire à toute une race ou une civilisation. Ce sont des codes qui assurent le plaisir d'exister ou le malheur d'exister. Et c'est ainsi que l'on voit que dans une civilisation, il est de bon ton de faire tel geste alors que dans une autre cela est de très mauvais goût.

Tous ces codes, petit à petit, se sont installés, ont été créés, parce que l'homme a cherché le moyen d'être heureux sur la Terre. Mais pas simplement heureux parce qu'il a à manger, parce qu'il peut boire, parce qu'il y a le Soleil, et parce qu'il peut respirer, parce qu'il a des amis avec qui chanter. Il ne s'est pas contenté de cela. Il a toujours voulu plus, pousser plus loin, parce qu'il devenait de plus en plus humain et que l'on ne pouvait pas l'arrêter puisque c'est un être libre et qu'il avait donc même la liberté de se fabriquer diabolique s'il le voulait !

L'homme a commencé à se dire : “Moi je suis heureux, je suis confortable, si je suis ceci, ceci, ceci, cela, si on pense ceci, ceci, ceci, cela.” Mais quand je fais les comptes, quand je m'aperçois de ceux qui vont me faire mon confort physiquement, affectivement, moralement, je m'aperçois que les autres sont des composants. Et à partir de ce moment-là, il était facile pour moi de décider quelle place devait avoir mon mari, mes enfants, ma profession, les institutions, la Divinité, la spiritualité et même le Diable, parce que chacun a sa fonction dans mon tableau. Et ainsi, il m'est facile de devenir abusif et de prendre même ce qui appartient à l'autre. Parce que d'un seul coup, mon bonheur dépend de ce que je peux prendre même si cela appartient à l'autre !

Et c'est ainsi que l'esprit de compétition est né.

L'esprit de compétition

Ce n'est pas parce que c'est dans la nature humaine, mais c'est parce que s'apercevant que s'il y a un gâteau et 30 personnes, il n'y aura que 10 personnes qui pourront manger du gâteau, c'est à ce moment-là que l'esprit de compétition va naître.

Vous allez me dire : “Mais Dieu calcule mal ces choses ou le Grand Architecte de l'Univers calcule mal ces choses ! Il n'y a qu'à inventer un gâteau pour chaque personne et il n'y aura pas de problème !”

Et moi, je t'envoie la remarque suivante. Admet que ce gâteau soit illusoire ! Pourquoi voudrais-tu que Dieu se fatigue, qu'il s'amuse à fabriquer des gâteaux qu'il sait illusoires ? Ce qu'il faut, c'est que ses enfants, une bonne fois pour toute, s'aperçoivent que ce gâteau qu'ils se déchirent pour pouvoir le manger, il faut qu'ils s'aperçoivent que ce gâteau est une illusion. Et à ce moment-là, il n'y a plus de problème !

On ne peut pas demander à Dieu ou à un Maître ou à une Hiérarchie de comporter l'homme dans ses illusions parce que c'est pour lui une manière d'être heureux ! Pas du tout. Cela n'existera jamais !

Et c'est pour cela que certaines personnes disent : “Mais si Dieu existait, il ferait quelque chose pour que les choses s'améliorent !” Il ne peut pas ! Parce que ce qui motive l'homme pour agir, ce qui motive l'homme pour aimer ou pour donner, même pour méditer, ce sont des illusions. Et chaque fois que l'on appuie le bouton [...]

Mais on se retrouve tout seul.

À partir du moment où je m'aperçois que c'est une illusion, non seulement tous ces pouvoirs me sont restitués, mais en plus je déborde d'énergie et pour méditer cela devient très facile. Je n'ai même plus à faire un effort pour entrer en méditation. C'est la méditation qui arrive en moi ! Je deviens simplement témoin de la méditation qui se passe en moi.

Quelquefois je vais pouvoir diriger plus ou moins tel ou tel aspect de la méditation, du moment que cela est de mon ressort. Mais la plupart du temps c'est l'âme qui en s'épanouissant va m'emporter dans sa méditation.

Chaque fois qu'elle aura besoin de moi pour devenir plus objectif, donc pour concrétiser une énergie dont elle a besoin, elle me fera appel. Et c'est là que je vais savoir que dans la méditation, à tel moment, je dois concentrer, condenser, je dois diriger. Et qu'à un autre moment, au contraire, je dois m'abandonner. Tout ceci devient d'un très grand naturel. C'est pour cela il n'est pas nécessaire d'en parler pendant des livres et des livres, puisqu'un jour cela vous devient naturel.

Si l'on devrait écrire quelque chose, c'est sans arrêt, sans arrêt à propos des illusions !

Les illusions et l'égocentrisme

Oui, on devrait un jour écrire cela, en mettant en lumière vos comportements quotidiens, en vous démontrant au quotidien et dans les plus petits gestes, dans les plus petites idées, où se loge l'égocentrisme et l'illusion.

Et ainsi vous sauriez pas parfois sur quel aspect de vous et de l'énergie vous devez travailler.

Quelles sont les manifestations flagrantes de l'égocentrisme ?

Eh bien d'abord : “Je suis le centre du monde.”

Bien sûr, beaucoup de gens, avec une pensée assez sophistiquée, vont savoir éviter cette pensée profonde et se dire : “Non, je ne peux pas ouvertement m'avouer et m'avouer moi-même que je suis le centre du monde, je suis trop intelligent pour cela !”

Alors je vais croire que je suis le centre de quelque chose. Eh oui ! Alors de l'enfant que j'étais, qui se sent le centre du monde et qui piétine pour tout avoir, de la part ou des institutions ou du bon Dieu, je crée à ce moment-là l'orgueil.

Je ne suis plus le centre du monde, parce que je suis un peu trop grand déjà. Alors je suis le centre de quelque chose. Cela veut dire que je suis le centre de mon école, le centre de ma fonction, le centre de ma famille. C'est moi qui dirige tout, c'est moi qui tiens tout en main et je suis le maître. Si je suis un professeur, je suis le plus grand professeur, même si personne ne me reconnaît, mais en tout cas je le crois. Si je dirige un petit groupe de spiritualité, je suis le maître de ce groupement. Et je vais à coup sûr rencontrer les rêveurs qui correspondent absolument à ma folie. Et ensemble on va rêver d'un meilleur monde.

Donc ce qui suit sitôt après l'état enfantin d'une personne, c'est l'orgueil. Et c'est pour cela que dans les mouvements spirituels, pour celui qui a l'œil, c'est facile de savoir quel problème aura telle ou telle personne.

Si vous pouvez voir que Untel ou Untel est très enfantin, et enfantin au sens immaturité, sitôt que vous allez lui donner du matériel pour se développer, du matériel pour avoir un peu de connaissance, du matériel aussi pour devenir un peu créateur, pour s'affirmer, eh bien sa prochaine étape ce n'est pas disciple, c'est orgueilleux ! Un point c'est tout, il faut le savoir.

Et il ne faut pas se dire que la spiritualité est compliquée ou que l'humain est compliqué. L'humain veut toujours ceci, l'humain veut toujours cela.

Ce n'est pas que l'humain soit compliqué, c'est que c'est un stade inévitable !

Mais sûr, il ne faut pas en rester là. On peut être orgueilleux pendant dix minutes ou pendant trente incarnations, c'est un choix personnel ! Donc l'on va souffrir de ce piège dix minutes ou pendant trente vies, c'est un choix personnel et je veux que vous soyez conscients de cela.

C'est encore une phrase anodine mais c'est encore une phrase importante ! Tu as ce pouvoir de choisir !

Tu as ce pouvoir de choisir !

Le pouvoir de choisir

Je suis idiot pendant dix minutes ou pendant dix mille ans !

Tu vas me dire : “Peut-être ce n'est pas exactement la proportion de ces vies.” Mais si !

Cela m'arrive, je reconnais, je lâche. Ou : cela m'arrive, je me cristallise et une fois que c'est cristallisé, alors là, ça dure, eh oui ! Ça dure, ça dure ! Parce qu'à cause de ma cristallisation, je vais avoir une certaine réaction, une action sur ma famille, une action sur mon milieu humain. Et tout ce karma que, en une seconde, je suis en train de me faire, il me faudra peut-être déjà deux, trois vies pour m'en séparer. Sans compter que dans la prochaine vie, je ne vais pas avoir compris tout de suite puisque je suis en train de réparer une dette, c'est que donc je reviens avec mon problème, un problème qui peut peut-être s'accentuer, parce que je ne comprends pas mon problème, je me prends pour une victime, donc j'approfondis mon problème ! Alors les dix mille ans, tu sais, ils n'y sont pas loin à ce rythme-là ! Eh oui, on y est très vite, très très vite !

À moi ce que je te conseille, c'est tout de suite, maintenant, en une minute, paf, tu lâches !

Tu te dis : “Oui mais où est-ce que je dois appuyer en moi pour que je lâche tout de suite ? Dis-moi, dis-moi ! Où est-ce que je dois aller en moi ? Et par quelle sensation, par quelle sagesse ou par quelle technique, aller appuyer sur tous ces boutons pour être libre ?”

Appuie sur le gros bouton, il n'y en a qu'un. C'est le “moi je”, largue celui-là !

Il n'y a rien d'autre à faire. Il n'y a pas un petit truc que l'on peut larguer, après l'autre que l'on va larguer, après l'autre que l'on va larguer. C'est tout de suite ! J'évacue l'intrus et je suis libre !

Et je ne peux pas espérer petit à petit, comme on effeuille la marguerite, je ne peux pas espérer, petit à petit, me libérer, bon, aujourd'hui ma jalousie, demain mon avarice, après demain mon amour pour mon image, après demain ceci, après demain celà. À cette vitesse, on n'ira pas très loin. Et puis surtout, il faut savoir qu'il restera toujours suffisamment de problèmes pour que l'on soit faible, pour que l'on devienne fatigué, que l'on aille récupérer tout ce que l'on croit avoir largué. On revient en arrière et l'on reprend le matériel. Et alors là, c'est pour encore ... allez, 5000 ans !

Tout de suite, immédiatement, un gros bouton rouge, ici, dans la centrale, là au milieu du front et pas ailleurs. “Moi, je !”

On appuie et on largue ! Je veux voir tous les petits parachutes ! On vous a parlé des ballons, maintenant je veux voir des parachutes !

Allez, on largue, on saute ! On ne veut pas sauter, je pousse !

Il vaut mieux sauter tout seul !

Allez, on pousse, on pousse, on y va !

Tu vas me dire, mais comment est-ce qu'on fait ? Comment est-ce que l'on se jette soi-même quelque part ? Hein ?

Tu vois à quel point tu as des problèmes pour vivre depuis ta Divinité ! Tu es tellement prisonnier, tellement enchâssé dans ta personne, que tu te demandes comment est-ce que tu peux te jeter à l'eau !

Il n'y a pas besoin de se jeter à l'eau.
Il n'y a pas quelque chose que l'on va jeter à l'eau.

Mais on va commencer comme cela. Cela va ressembler à cela. Et, au moment où l'on déclenche le mouvement dans l'esprit, on s'aperçoit qu'au contraire de tomber, on monte, on monte, on monte ! Et on n'est pas un homme à la mer. On est un oiseau qui s'envole.

Mais il aura fallu dans un premier temps avoir l'impression que l'on jette par-dessus bord, que l'on abandonne ! Mais comme ce que l'on abandonne est une illusion, et donc pas une part de soi, comme si on devait se couper un bras et le jeter pour qu'une aile pousse.

On identifie souvent la spiritualité à cela. Je me coupe les bras, mon Dieu que cela fait mal, il faut couper. Alors on y va, on y va ! Chaque matin un petit coup de canif et puis on prend Dieu à témoin : “Tu vois Seigneur, comme je travaille !” Et puis on observe dans la fente, au cas où il y a une petite plume qui commence. Hein ? “Cela me ferait tellement plaisir, Seigneur ! Face à tous ces sacrifices que je fais, si une petite plume pouvait venir là m'encourager !” Et puis il n'y a rien, on voit l'os à nu et ça fait mal.

Jette-toi en entier !

Et pourquoi est-ce que j'ai dit : là, dans le milieu du front ?

Eh bien parce que c'est là qu'il y a ta pensée. C'est là qu'il s'est passé la création du “moi je”. Et du “moi je”, pourquoi?

Pas du “Moi je pense”, si cela avait été cela, ça aurait été fantastique !

Mais ça a été la création du moi-j'aime, moi-je-n'aime-pas. Moi-j'aime, moi-je-n'aime-pas, ça me fait plaisir, ça me fait du mal.

L'homme n'est même pas encore véritablement un être qui pense. Et il prostitue sa pensée pour choisir tout ce qui lui fait plaisir et éviter tout ce qui lui fait du mal.

Mais à un moment donné, la Réalité remontre toujours son nez. Si bien qu'à un moment donné, l'homme ne va voir que ce qui lui fait du mal. C'est ainsi que l'on voit les dépressifs toujours revenir sur leurs problèmes. Ne voir que leurs problèmes, pleurer sur leurs problèmes, se déchirer à cause de leurs problèmes. Parce qu'à un moment donné, il faut voir quelle est la nature de ce mal. Et c'est en y enfonçant le nez complètement que l'on se dit : “Mais oui, mais après tout, ce n'est pas si grave. Cela n'a pas le pouvoir que je lui ai accordé ! Si l'on m'a traité de la sorte quand j'étais petite, ce n'était en fait que des mots. Et ce n'était que le comportement des parents ou du professeur ou des amis. Mais cela ne veut pas dire que je dois croire ce qu'ils ont dit de moi et ce qu'ils voulaient que je sois dans leur esprit.”

Et sitôt que l'on comprend cela, sitôt donc que l'on se libère des autres. Et j'insiste là-dessus, encore une phrase anodine, mais c'est une phrase clef.

Sitôt que l'on comprend cela, on se libère des autres.

Travaillez sur ces phrases, chaque fois que je vous dis une phrase importante. Sinon, partez d'ici tout de suite, ça ne sert à rien que je discute ! Si vous ne travaillez pas, ça ne sert à rien de venir ! Vous venez, vous travaillez, vous réfléchissez ! Chaque fois que je dis “phrase importante”, vous rentrez, vous réfléchissez.

Alors vous allez me dire : “Mais on s'en va, puis on oublie les endroits où tu as dit : phrase importante !”

Eh bien, prends un papier, un crayon et on note ! Tu n'as pas de papier ? Tu notes sur les semelles des chaussures, tu notes sur le coude, tu notes sur la main, n'importe où ! Tu notes !

Tu vois à quel point tu te laisses avoir. “Ah mais, je n'ai pas de papier pour écrire.”

Un disciple qui veut y arriver se dit : “Coûte que coûte, sur quoi que ce soit que je trouverai, j'écrirai ce dont il faut que je me souvienne ! Quitte à ce que je lui écrive sur la peau des fesses et que j'aille ensuite dans un miroir pour savoir ce que j'ai écrit !” Le disciple ne recule devant rien !

[...] Tant que tu auras auras cette insolence, tu seras mon frère !

Eh oui, sois insolent !

Ah, si je pouvais te rendre insolent !

Comment faire ?

Il y a un bon moyen de te rendre insolent, c'est de te révolter d'abord. Et si j'étais incarné, crois-moi, si j'avais la folie de faire cette chose et de venir par ici, eh bien, je passerais derrière chaque personne. Je donnerais un coup de pied au derrière de chaque personne. Eh oui, absolument, je t'humilierais ! Et je t'humilierais parce que j'attaquerai ta confiance, ta confiance dans les Maîtres. Tu te dirais : “Les Maîtres, ça n'existe pas ! Ce n'est pas possible qu'ils viennent juste pour distribuer des coups de pieds aux derrière !”

Et tu serais tellement en colère qu'enfin tu serais insolent et enfin tu serais libre !

Mais il ne faudrait pas que ton insolence dure trop longtemps. Il ne faudrait pas que ton insolence devienne du chagrin et de la colère, car là tu serais créateur, c'est vrai. Malheureusement, on te perdrait pour toujours quand tu deviendrais un mage noir ! Et tu dirais : “J'ai compris. La vie, c'est un système. La vie, ce sont des énergies. Je suis le créateur et je ferai ce que je veux ! Et je brise !”

À ce moment-là, on te perd.

Ce qui fait, vois-tu que des fois, on réfléchit.

Avant de rendre l'Humanité révoltée et insolente, ce qui serait son salut, on réfléchit. Parce que des fois, en même temps, il y aurait trop de colère et voilà que l'Humanité deviendrait une loge noire ! C'est possible, mais ce serait une catastrophe ! Et cette catastrophe, nous ne voulons pas en être les créateurs, les responsables ! Je préfère aller me pendre tout de suite et pour l'éternité cette fois, plutôt que de risquer de créer cela.

Mais c'est possible ! Eh oui ! Cela existe dans des proportions plus petites qu'une planète entière, mais cela existe. Et Dieu sait que quand ces troupeaux humains arrivent soudain en incarnation dans une planète, eh bien cela fait des dégâts. Parce qu'on ne peut pas sans arrêt les retenir dans l'au-delà, comme vous dites. À un moment donné, il faut qu'il ait de nouveau le droit à la vie, le droit à la purification. Et lorsque ces âmes arrivent en incarnation, c'est avec une expérience plus grande que ces jeunes âmes qui ont fabriqué leur planète et qui s'incarnent dans leur planète et qui vivent leur histoire. Voilà d'un seul coup un troupeau qui arrive avec une histoire, avec déjà une marque. Et généralement ces troupeaux-là, même si dans un premier temps ils peuvent apporter par exemple un peu plus de technologie, un peu plus d'intellect, un peu plus de science, très vite ils contaminent aussi l'Humanité en question, en donnant leur conflit pour conflit mondial, ça existe, eh oui !

Nous essayons absolument de mesurer l'incarnation de ces troupeaux, et nous ne pouvons pas éternellement les refuser. Et lorsque cela correspond à un moment donné avec un karma, avec déjà un défaut humain qui a été créé, à ce moment-là nous ne pouvons absolument plus rien faire ! C'est une cascade qui descend et qui s'incarne, et on ne peut qu'essayer d'éduquer pour éviter le pire.

Et sitôt que l'Humanité ne se met pas par la création d'un défaut en résonance avec ces troupeaux, on peut les tenir. Soyez conscients de cela !

Donc, chaque fois que je décide, non pas dès demain de travailler sur ma mesquinerie, mon avarice, dès demain de mettre enfin à la méditation, dès demain de lire très sûrement dix pages d'un livre sacré, et ceci chaque jour, je ferai mieux de décider, une bonne fois pour toute, d'appuyer là, sur la création du "moi je” et d'oser le faire.

De quelle manière je vais le faire ?

Appuyer sur le "moi je"

D'abord, je vais être conscient de ma folie. Je vais observer toutes les fois où j'existe pour mon plaisir, ou aussi pour mon déplaisir, quand cela me fait mal, quand cela me perturbe.

Je vais ensuite observer toutes les fois où j'organise, où je manipule ma vie, pour arriver à avoir telle ami, ou l'influence de telle ami, ou tel bénéfice, ou entrer dans tel secteur de la société, ou ceci ou cela. Et je dois voir, à ce moment-là, que c'est dans la notion de plaisir que j'évolue, et non pas dans la notion d'action-direction.

Sitôt que j'ai bien ressenti ces motivations de plaisir, alors immédiatement les énergies vont se hisser dans les centres supérieurs, la tête. Et à cet endroit-là, je vais pouvoir faire des choix, mais non plus dire : “J'aime ceci, j'aime cela.” Mais comme un disciple : “Il est utile que je fasse ceci, inutile que je fasse cela.” À ce moment-là, cette spiritualité devient complètement différente.

Dans le premier temps, je suis un disciple qui va chercher un gourou, un gourou qui lui plait, un gourou qui le rassure, un gourou qui va lui donner plein d'exercices - parce qu'avoir plein d'exercices, cela donne l'impression que l'on bat quelque part, que l'on se construit - et sitôt que je fais la mutation, je deviens un disciple qui éventuellement ne cherche plus de Maître. En tout cas, ce n'est plus sa motivation. Peut-être ne lit même plus des livres, mais chaque jour, dans sa vie, il est intègre et il s'observe. Et il devient un livre vivant, où il peut dire : “Tel jour, j'ai pensé cela, c'est regrettable, demain, je ne le pense plus, parce que cet instrument est négatif et a fait telle et telle réaction dans mon corps, dans ma psyché, etc.”

Est-ce que cela veut dire que ce disciple a la maîtrise sur sa vie ? Oui et non.

Oui, en apparence, parce qu'il va avoir la puissance pour dire : “Je fais le choix entre cette idée qui est bonne et entre cette idée qui est mauvaise, qui me fait un mal qui me détruit.” Cela peut s'appeler le pouvoir. Moi, j'appelle cela l'intelligence, la vraie.

Tout ce que vous vous appelez le contrôle de soi, le contrôle sur sa sexualité, le contrôle sur ses envies, le contrôle sur sa gourmandise, le contrôle sur ses pensées, contrôle, contrôle, contrôle ! Hein ? Il y a tellement de ce mot-là dans les livres ou dans votre bouche “contrôle”, que cela finit par affoler le disciple et il s'assoit et il dit : “Mais je ne peux pas contrôler tout ça !” Et c'est vrai que tu n'y arrives pas.

Tu arrives du travail, tu es fatigué, donc tu n'arrives pas à contrôler ta pensée. Un mot glisse et voilà ta femme vexée ! Et après tu te dis : “Hmm, j'ai échoué, je n'ai pas contrôlé ma pensée, je n'ai pas contrôlé mon émotion, je n'ai pas contrôlé ma parole.” Parce que tu n'imagines que le contrôle, contrôle, contrôle.

Quelque chose est né en toi, c'est un cheval fou ! Tu ne peux pas le contrôler. Tu vas peut-être pouvoir, en tirant sur les reins, arriver à le bloquer, mais il est cependant là, il existe. Et à un moment donné, il va vouloir s'échapper, il va ruer, il va te faire mal quelque part en toi.

Ce qu'il faut c'est prévenir la création, ne pas risquer d'être modelé par la nervosité, par l'anxiété, par toutes ces choses. Et on le peut si on décide de ne plus être égocentrique. Eh oui !

Et dans un premier temps, il faut entraîner la pensée, parce que la pensée qui se dit réaliste a des âges et des âges d'exercice. Donc ce n'est pas en deux minutes qu'on va effacer son poids et son habitude.

C'est là où malgré tout l'enseignement est intéressant et indispensable. C'est qu'il vous apprend à avoir le réflexe juste. La spiritualité, c'est une question de réflexe.

On note, phrase importante !

La spiritualité, c'est une question de réflexe.

Non pas parce que j'ai la grandeur de dire des phrases importantes, ce n'est pas pour cela que je vous demande de noter. Ce sont des idées sur lesquelles je veux que vous travailliez.

La spiritualité, c'est une question de réflexe.

Réflexe

J'ai le réflexe de ceci ou de cela.

Si je suis très égocentrique, très mou, très replié sur moi-même, je n'ai pas de réflexe. La vie me tombe dessus et puis je ne peux rien faire. “Je voudrais bien Seigneur mais les gens sont si méchants ! C'est donc un peu normal que je sois beaucoup nerveux, n'est-ce pas ?”

Non, ce n'est pas normal du tout !

Réflexe !

Que vous apprennent les guides ?

Avoir des réflexes disciplinés et efficaces !

Quelqu'un vous insulte. Aie le réflexe de ne pas te sentir humilié, parce que ce serait fonctionné depuis ton égocentrisme. Aie le réflexe de penser : “Cet homme ne m'humilie pas car le moi n'existe pas. Il ne fait que dire ce qu'il pense. Et ce qu'il pense de l'apparence qui semble exister à propos de moi. Donc il dit ce qu'il pense à propos de ce qu'il croit que je suis. Mais moi, je suis autre chose.”

Bien sûr, si on propose ce comportement à des personnes déjà déstabilisées, un peu déséquilibrées, cela va très vite : on se crée une double personnalité. Et l'on est effectivement très méchant, très vulgaire, pas du tout intelligent. Et quand on nous le fait remarquer, on se dit : “Cause toujours mon lapin ! Je sais que je suis très intelligent, très beau, très fort.”

Ce qui veut dire que l'on ne pourra avoir ce réflexe, on ne pourra croire à cette pensée que si on va l'articuler en tout équilibre. Depuis un point où l'on ne s'en servira plus pour alimenter l'image, mais pour être libéré de la pression des autres et de la pensée des autres. Et c'est complètement différent !

À ce moment-là, on ne risque pas d'être un imbécile qui refuse de le reconnaître, même si tout le monde nous le dit. On devient quelqu'un qui peut devenir intelligent s'il arrête de croire qu'il est un imbécile parce qu'on le lui dit. Et c'est différent.

Parce qu'entretemps, toute l'énergie va être investie pour le développement de l'intelligence. Et pas pour la fière image que l'on veut absolument afficher.

C'est important, je le répète. Parce que très souvent l'on donne des conseils. Et ces conseils sont détournés, deviennent un eau d'égoût pour favoriser l'existence de l'image. Et Dieu sait que nous ne voulons pas cela !

Mais il est vrai que lorsque l'on administre un discours public, l'on va se trouver face aux prétentieux, aux fiers, aux fous, aux intelligents, aux disciples, même peut-être à l'initié. Tous ces gens vont être de tous ces niveaux et la parole va pourtant être donnée qu'à un seul niveau. Mais tout le monde va l'entendre et tout le monde va se l'administrer de la manière que cela lui est le plus confortable, de la manière la plus flatteuse possible !

Que devient alors la pièce d'or de la spiritualité ? Qu'est-ce que cela devient ? Cela devient une quatre sous en aluminium qui n'entraîne que l'empoisonnement de l'esprit et de la personne, qui assombrit son fameux karma. Puisque vous vous en plaignez tant, le voilà qui revient et qui s'empire !

Chaque fois que tu détournes la spiritualité pour embellir ton image, favoriser ton image, dis-toi bien que dans deux minutes, le karma t'attend au coin de la porte, au coin de la rue. Et que sa massue est lourde ! Doublement lourde parce que, un, tu n'as pas compris et deux, tu as détourné la Lumière pour en nourrir une illusion.

Sois donc honnête avec toi-même, que ce soit quand tu viens m'écouter ou quand tu vas ouvrir un livre ou quand tu vas écouter qui que ce soit. Sois honnête ! Et n'utilise ce qu'on te dit que si tu es capable d'en nourrir l'âme et rien d'autre. Sinon oublie complètement ce que l'on te dit ou ce que tu as lu, car cela devient un instrument de mort ! Et tu vois à quel point il est dangereux d'approcher la Lumière si l'on n'a pas une intention pure, une intention pure.

Vois à quel point il est dangereux d'approcher la Lumière si l'on a pas une intention pure !

Intention pure

Où est la pureté ?

La pureté se trouve dans l'intention de se libérer, d'abandonner l'égocentrisme, et non pas de faire des instruments spirituels une source de bonheur, de confort, de bien-être !

Et je trouve que de nos jours nous avons trop tendance à détourner la spiritualité comme un moyen d'être heureux. “T'as des mauvaises pensées ? Pas grave, pas grave du tout ! Siroglucol et ta pensée sera dès demain très jolie !” Et l'on vous enseigne comment vous fabriquer votre siroglucol. C'est tellement facile ! “Deux doigts de ceci, deux doigts de cela, une pincée d'autre chose et surtout on y croit.” Ça c'est le fond de la marmite parce que si on n'y croyait pas il n'y aurait pas de marmite dans laquelle faire cuire cette savante préparation ! On y croit, on veut une recette, on veut être heureux et on revendique !

Il est étonnant que depuis le temps les hommes n'aient pas inventé un mouvement, un mouvement de grévistes qui dit : “On veut du bonheur, on veut du bonheur !” On pourrait très bien imaginer ces grévistes qui vont revendiquer devant les portes de Shambhala, puisque certains donnent même l'adresse. Écrivent des livres pour situer l'endroit : “attention derrière tel rocher une telle marque indique la direction !” On peut écrire sur n'importe quoi tant que c'est du rêve on est sûr de s'enrichir et de faire beaucoup rêver c'est certain ! Et c'est ce que les hommes demandent quand ils [...]

“[...], donnez-nous la recette !” Et c'est comme cela que de manière insidieuse mais qui semble toute naturelle, puisque l'on vient en demandant quelque chose, puisque l'on vient en réclamant une recette, on est prêt à payer. On trouve cela normal, donnant, donnant, tu as une recette, j'ai mon porte-monnaie, on fait échange.

Et ce n'est pas normal du tout !

Aucune recette ne peut être monnayée. Et non pas parce que l'argent est sale, ce n'est pas l'argent qui est le problème. Mais parce qu'on ne peut pas acheter quelque chose. Le seul moyen d'acheter quelque chose c'est en faisant un effort sur soi. Là oui on s'achète un ticket très sûr pour la transformation, très sûr pour la Liberté.

Mais le fait que j'assiste à quelque chose, que je paye pour ça, cela ne me donne pas la garantie que ça va marcher. Eh oui ! D'ailleurs heureusement qu'il n'existe pas de bulletin de garantie dans ce genre de commerce parce que tout le monde reviendrait. “J'ai essayé, j'ai suivi toutes les indications mais je suis désolée, ça ne marche pas !” Alors c'est là qu'un grand technicien, le vendeur dirait : “Mais voyons, est-ce que tu as bien respecté dans tel chapitre, tel sous-chapitre, tel alinéa ?”

Et c'est là qu'on verrait qu'on a beau essayer d'inventer une machine, d'inventer une technique, c'est l'homme qui reste le seul magicien.

Ce qui fait que même si la spiritualité n'avait jamais existé, on arriverait quand même à hisser l'Humanité dans la Lumière. Simplement parce que d'elle-même elle trouverait le droit chemin. D'elle-même elle dirait : “tiens j'ai fait ça aujourd'hui, ça n'a pas marché, ça a été destructeur pour moi, pour l'égo, donc demain je vais faire cela.” Et la Lumière ainsi avance, mais voilà que ce mental inférieur s'est mis à exister.

Et il valait donc mieux donner aux hommes des références réelles, une spiritualité qui parle à peu près de la vérité, plutôt que de risquer que cette Humanité s'invente un Dieu de toutes pièces, s'invente des lois, par caprice, sans aucune vérification possible. Mais il n'empêche que ces textes sont inefficaces ! Cela peut même conduire à votre aliénation, si vous ne passez pas à l'exercice !

Aujourd'hui j'ai beaucoup prêché, on pourrait parler cela de la prêche. Parce que je veux vous motiver !

Je ne peux pas vous motiver en vous faisant papilloter les yeux parce que je vous décris comment fonctionne un chakra. L'idée sera impressionnée, et sitôt que vous allez sortir d'ici, vos émotions n'étant pas motivées, pas réveillées, vous allez oublier cette grande et belle idée.

Je ne veux pas de ce genre de comportement !

Je dirais qu'à ma manière je fais un petit caprice, voyez-vous ? Oui, un petit caprice.

On a observé mon idée, on m'a dit : “Ma foi, on ne sait jamais, pourquoi pas, est-ce que ça pourrait marcher ou non, on ne sait pas vraiment, essayons. Si cela marche c'est bien pour toi, si cela ne marche pas, eh bien tu rectifies.” J'ai dit : “D'accord, c'est comme cela que je vais fonctionner.”

Mon caprice est le suivant. Je ne vous donne pas d'idées nouvelles, je ne vous donne pas d'enseignement. Je ne rends pas plus performant l'enseignement que vous avez déjà, mais en vous décrivant dans votre quotidien, en vous démontrant votre trison et la liberté qui est possible, je veux réveiller votre motivation.

Si par hasard je réussis sur quelques-uns d'entre vous, alors tous les livres vont s'enflammer ! Pourquoi ? Parce qu'ils deviendront de véritables instruments de magie, une magie solaire ! À ce moment-là tout ce que tu as lu, tout ce qui existe dans les livres, cela deviendra comme des notes que tu arrives à placer, et à faire une jolie mélodie avec tout cela. Tu seras un être solaire ! Mais quand je ne t'ai pas motivé, tes livres deviennent poussières et toi avec ! Et c'est triste ! Et il y en a assez de ce genre de comportements.

Alors demain, tu sors de ton repli sur toi-même, tu sors de ton égocentrisme et tu te laisses envahir par cette motivation gigantesque !

La motivation

Cette motivation, c'est quoi ?

Essayons ensemble de la créer.

Allez, laisse-moi entrer en toi, gentiment, doucement, mais pas comme si j'allais te posséder, pas du tout, mais comme si tu me faisais une confiance propre et adulte. Créons cette motivation.

Pourquoi es-tu ici ?

Réponds d'abord silencieusement à cette question.

Pourquoi as-tu été intéressé par la spiritualité ?

Réponds silencieusement à cette question.

Si chaque fois que tu répondais à ces deux questions, tu sentais en toi un mouvement qui voulait s'élever, comme pour sortir enfin d'une bouteille. Eh bien, tu viens de toucher ta motivation.

Dès demain, recrée cette intention, remanifeste ce petit bonhomme qui veut sortir de la bouteille. Ce qui fait qu'automatiquement, dès demain, tu vas pouvoir à n'importe quelle heure t'asseoir, méditer, faire le tri entre une pensée positive et une pensée destructrice. Faire le choix de bouger, de t'inventer un destin, de l'assumer. Et tu auras la Force !

La Force

La force vient en faisant les choses.

La force vient en faisant les choses.

La plupart des disciples, ou en tout cas ceux qui essayent d'être disciples, disent : “Envoie-moi la force, Seigneur, et je ferai !”

Ce n'est pas comme cela. La force vient en faisant les choses.

Pourquoi ?

Non pas parce que, tiens, on lance une roue et puis en tournant, elle attire une énergie. Cela ressemble à cela, mais ce n'est pas tout à fait cela.

La raison en est que, quand je fais quelque chose, je développe en moi une énergie. Ce n'est donc pas une force qui me vient d'en haut : “Dieu m'envoie la force pour l'effort que je suis en train de lui démontrer.” Je fais le réveil de la force qui est en moi ! Ce qui fait que je deviens ma propre source.

Je peux à un moment donné, bien sûr, recevoir des bénédictions parce que, en voyant mon entêtement, ma persévérance, mon courage, des frères dans l'invisible peuvent penser “il faut protéger tel individu, il faut l'encourager, il faut lui envoyer un peu d'intuition, des canalisations”. Mais dans un premier temps, l'effort vous appartient.

Donc, arrêtez de demander à Dieu : “Envoie-moi un destin ! Donne-moi la capacité de soigner, donne-moi la capacité de guérir ! Il y a tant de gens qui souffrent. Tu ne vas pas me refuser de devenir un grand guérisseur, Seigneur ! Moi qui m'offre pour assumer ce grand destin afin de soigner tes enfants.”

Cela ne marche pas comme cela. Cela paraît très beau, l'intention paraît louable, mais cela ne marche pas comme ça !

Tu veux être un guérisseur ? Et dès demain un guérisseur qui peut tout soigner ? Ce n'est pas si difficile !

Dès demain chaque jour aime ton prochain comme toi-même !

Dès demain chaque jour aime ton prochain comme toi-même !

C'est là toute la magie !

Alors si demain tu t'aperçois que tu ne peux soigner que des verrues, interroge-toi sur la nature de ton amour ! C'est aussi simple !

C'est aussi simple ! Tu vas chercher le pouvoir dans des endroits compliqués où il n'existe pas, alors qu'il affleure, qu'il explose ! Sitôt que tu aimes ton prochain comme toi-même.

Mais voilà, tu soupires et tu dis : "Tu as raison. Mais cela me fait travailler, travailler sur moi-même. Cela ne prendra pas qu'un jour, cela prendra des années, peut-être pas que des années, peut-être des vies et des vies.”

Tu as raison. Cela ne paraît pas si simple, mais c'est faisable !

Phrase importante : ce n'est peut-être pas rapide, ce n'est peut-être pas si simple, mais c'est faisable.

Aimer son prochain comme soi-même, ce n'est peut-être pas rapide, ce n'est peut-être pas si simple, mais c'est faisable !

Alors quand tu sors d'ici, oublie tout ce que j'ai dit !

Mais rappelle-toi cela : c'est faisable !

Je ne veux pas t'entendre dire que ce n'est faisable que si j'ouvre mon chakra, que si je mange du riz complet, que si je suis initié dans tel ordre, que si je me réconcilie avec maman, que si la Lune se met à tourner la tête à l'envers.

Plus de victimes, plus de paresse, de la force !

Qu'est-ce que c'est que la force ?

La force, tu vas me dire : “La force, c'est cette chose miraculeuse qui fait qu'on veut quelque chose qui nous plaît beaucoup, on a le courage de dire non, et on choisit ce qui est meilleur pour l'âme. Si je me réconcilie avec un tel, c'est beau pour les sentiments, mais je sais que ce n'est pas bon pour la vie monatâne que j'envisage pour ma spiritualité. Donc moi, le grand disciple courageux, je dis non !”

Erreur ! Tu apprendrais plus en étant marié qu'en étant moine !

Eh oui, c'est d'ailleurs pour cela que très vite, après une vie de couple pleine de tempêtes, on voit cette entité supplier les guides de l'incarnation : “Je vous en prie, donnez-moi une incarnation où je serai moine ! Que j'aie enfin un peu de calme, un peu de paix, un peu de sérénité.” Eh oui ! Ce qui fait que souvent le monastère, on n'y va pas au nom de Dieu, on y va au nom du repos !

Pour vous que l'on soit loin des femmes ou loin des hommes, cela détend l'expérience. Et voilà que la réalité revient et l'on se retrouve plongé dans une vie de couple.

La vie de couple

La vie de couple est merveilleuse.

Souvent l'on veut s'en détourner parce que l'on dit : vie de couple, sexualité, mauvais pour la spiritualité !

Pourtant, la vie de couple a des choses fantastiques à proposer, concernant l'égocentrisme, concernant le dépassement de soi, concernant l'amour du prochain, concernant le sacrifice de soi. Et c'est là que l'on s'aperçoit que l'on n'est pas prêt du tout à se sacrifier ! Non. Ou que l'on a ses exigences pour un tel sacrifice.

C'est à l'intérieur du couple que l'on commence la vie cosmique. Parce que le couple exige exactement les mêmes comportements que la voie spirituelle.

On a tort de se dire que c'est une mauvaise chose parce qu'il y a la sexualité. La sexualité transposée alors, et vécue alors de manière spirituelle, devient une grande méditation. Mais si encore une fois on détourne tout au profit du confort ou au profit du plaisir, eh bien, effectivement, cela paraît un piège, la vie de couple.

Mais c'est une beauté !

Et les enfants ?

Voilà encore quelque chose d'extraordinaire !

Pour mesurer l'égocentrisme, le sacrifice de soi, et puis aussi un peu plus loin, l'intelligence. Car les enfants permettent l'élaboration du sens que l'on aura de la justice et de l'amour, du bien et du mal, du vrai et du faux. Et tout cela va être livré à l'enfant dans une culture et une éducation.

Dans la vie de couple, on travaille essentiellement d'une manière personnelle, mais cela peut aboutir à un transfert où l'on pourra essentiellement travailler la relation de personnalité à âme.

Dans la vie de famille, parents à enfants, on va développer une autre attitude qui sera essentiellement l'attitude de futur que l'on aura lorsque l'on sera des maîtres par rapport à des élèves. Ce qui fait que la vie de tous les jours, très banale, très concrète, cette vie pour laquelle on ne donne pas quatre sous, cette vie sur laquelle on grasse, eh bien c'est le plus grand temple spirituel que la Nature ait jamais créé. Simplement parce que la Nature vous a mis en relation les uns avec les autres. La Nature vous aura donné cette faculté de voir que l'autre existe et que vous n'êtes pas un groupe homogène. Par le fait qu'un jour vous avez pu dire “moi je”, en même temps à commencer tout le cheminement spirituel qui est ainsi devenu possible. Eh oui !

Alors je vous en prie, désormais, utilisez le mental uniquement comme objet de discernement et plus jamais comme une pensée “réaliste” au service de sa peur et de la recherche de son confort. Désormais, utilisez l'intelligence pour pouvoir créer les motivations, exactement comme vous créez des sentiments.

Créer la motivation

Ça se crée la motivation, bien sûr !

Très souvent, je prends l'image de l'acteur. Un acteur doit jouer son rôle. Dans la pièce, j'ai le rôle de quelqu'un qui va se mettre en colère et qui de colère va tuer son meilleur ami. et après je devrai avoir du chagrin, du remords.

Je suis un acteur, ce n'est pas ma vie. Je suis un acteur mais je vais devoir mimer cette chose. Je vais devoir même faire croire le spectateur à cette réalité. Je vais tellement bien mimer, tellement apparemment le ressentir, l'exprimer que pour l'autre c'est une vérité. Quelle magie, quelle extraordinaire magie, il y a de la magie là dedans !

Vous regardez des films toute la journée, vous ne vous apercevez pas de la magie qu'il y a dedans ! Vous manquez d'observation !

Sans l'observation, le disciple ne peut pas aller bien loin.

Sans l'observation, le disciple ne peut pas aller bien loin.

Soyez observateur ! Ainsi tout va vous enseigner, sans que vous ayez la douleur d'ouvrir des livres hermétiques et compliqués.

Je suis un acteur, je crée la colère : (hausse le ton) Et il y a pour cela des moyens de faire croire à l'autre que je suis en colère ! Très fort !!!

Ça a l'air d'être de la colère. Hein ?

J'ai utilisé mon corps, j'ai utilisé des grimaces, j'ai utilisé un ton de voix et j'ai utilisé vous-même, surtout vous-même. Vous-même qui êtes passifs et qui attendez qu'on leur raconte une histoire.

Dans la méditation c'est la même chose. Je vais par la capacité créatrice, comme un acteur, d'une manière plus sophistiquée c'est certain, mais je vais créer les atmosphères, je vais créer ma volonté. Elle n'y est pas ? Je la crée. Je ne vais pas me laisser avoir par une volonté qui n'existe pas. Je la crée. Je suis un acteur, alors je suis volontaire. C'est ce que je me dis avant d'ouvrir la porte qui donne lieu sur ma méditation.

Je suis volontaire !

Et lorsque je fais cela, lorsque je mime cela. D'abord comme un acteur. Vous voulez être des disciples, vous voulez exprimer de grandes choses. Mais comme vous êtes encore très égocentrique et enfantin, jouez d'abord aux acteurs ! De façon à ressentir ce que c'est que être un disciple. Et quand vous l'aurez joué une fois, cela viendra ensuite instantanément. Et à force de venir cela s'installera comme une nature.

Allez, entre vous, créez des pièces de théâtre extraordinaires !

Dès demain, réunissez-vous 4, 5, 10 ou 50 et jouez-moi cette pièce !

Créez les rôles, les atmosphères et jouez cela !

Et vous verrez à quel point, au moment où vous jouez, vous allez être transporté dans une dimension fantastique que vous n'arriverez pas à joindre au moment où vous êtes en méditation avec tout votre arsenal d'encens, de clochettes, de musiques cosmiques, d'invocations, de ceci et de cela. Eh oui ! Parce qu'au moment où je joue, je joue avec tout mon être. Je crée.

Alors que dans la méditation, je traîne et j'attends que cela me tombe dessus. Je ne crée pas !

Alors si il se trouve que pour ma méditation, je ne suis pas encore un créateur, eh bien, que je passe par le théâtre. Allez, inventez-moi ce théâtre !

Et si vous êtes d'une troupe avec du succès et du talent, exportez cette vérité et allez jouer cette pièce partout ! Et le monde entier voudra vous voir, parce que le monde entier va vibrer au moment où vous allez expérimenter cette grandeur ! Le monde entier va vous croire. Ils croient bien un acteur qui joue d'être en colère, pourquoi est-ce qu'il ne vous croirait pas lorsque vous jouez la grandeur de l'Amour ?

Alors c'est facile, très facile !

Je me prépare.

Je joue mon jeu d'acteur.

Je suis volontaire.

Et c'est là que l'imaginaire va me porter secours.

Je suis volontaire. Cela ne suffit pas si je m'en arrête à la pensée.

Je vais devoir motiver mes énergies créatrices. Et comment je vais les motiver ? Eh bien exactement comme un potier va d'abord ramasser en une boule toute la terre glaise, il faut que cette boule existe, que la matière soit ramassée en un centre pour que la boule existe et qu'ensuite on fabrique. Eh bien là je m'aperçois que je vais devoir faire de même avec les matériaux que sont mes émotions, que sont mes pensées et mon imaginaire. Je vais devoir autour d'un centre amalgamer ces matériaux.

Qui est pour moi le symbole de la volonté ? Et je vais ainsi chercher en moi le symbole.

Pour l'un ce sera dans l'esprit une épée que l'on brandit en direction du ciel et qui fait corps avec le Cosmos. Et à un moment où je vais dire cette phrase : “Et je sors mon épée du fourreau pour te servir Seigneur !”, tous mes matériaux, mes matériaux émotionnels, mes matériaux intellectuels vont se ramasser autour de moi pour devenir une formidable force que je vais ensuite diriger. Sur laquelle je vais m'asseoir facilement pour devenir le créateur de moi-même, le potier de la boule qui est mon destin.

Pour d'autres ce sera un autre symbole, par exemple comme un Bouddha, joindre les mains sur le chakra cardiaque et dire : “Par mon abandon ou par ma concentration, Seigneur, je deviens l'expression de ta force !”

Pour d'autres il s'agira de prendre un personnage historique. Jouez le jeu pendant un certain temps, peu importe vous avez le temps, amusez-vous aussi ! Pour certains il s'agira d'être Jeanne d'Arc, pour d'autres il s'agira d'imaginer Richard Coeur de Lyon ou pour d'autres n'importe quel autre personnage historique ou mythique peu importe !

Mais si cela peut t'aider je t'en prie fais-le ! Cela vaut mieux que de badigeonner de l'encens pendant des heures et n'arriver à rien qu'à offusquer le Seigneur par un Aum qui finit par un baillement.

Le Seigneur se moque des politesses ! Il préfère t'entendre dire maintes fois : “Je me moque de toi Seigneur !”, du moment que tu es dans ta vie, du moment que tu es dans ton destin et que tu crées le Bien du Monde. Le Seigneur préfère cela.

tandis que le disciple ignorant lui se contente d'être poli, parce qu'il polit son image, eh oui ! La politesse envers le Seigneur c'est le premier devoir. Les ave le matin, les ave le soir, Dieu sait ce que l'on invente encore même pour l'après-midi, parce que si on est bien poli on va bien plaire, le Père Noël existe et on est sûr d'avoir plein de cadeaux. Là il s'agit de la terre promise.

Il est d'ailleurs époustouflant que tant d'individus croient au paradis quand ils n'ont l'expérience que de l'enfer ! Avec leur fameuse pensée “réaliste”, ils devraient se dire mais finalement il n'y a que l'Enfer qui existe ! Et c'est là où on découvre que la pensée réaliste est une pensée menteuse qui ne fait que mentir pour détourner l'individu.

La pensée réaliste se dit : l'enfer est sur Terre mais croyons à un paradis.

Si on est réaliste, on est réaliste ! Et on ne croit que ce que l'on voit. Et c'est ainsi que l'on voit des individus ayant trop cru au Père Noël, trop cru au bon Dieu, et à leur manière, trop cru au paradis, d'un seul coup de revenir une bonne fois pour toute complètement matérialiste et athée. Ce n'est pas parce que c'est un passage obligé et que la Matière nous fait devenir comme cela, c'est parce que l'on a commis l'abus de trop rêver. Donc à un moment donné on se réveille, on se dit : “mais zut après tout finalement ce que je vois ce n'est que du dur donc je ne crois qu'à cela.” Puis l'esprit rétablit l'équilibre et un jour on finit par trouver le juste milieu.

Et l'on se dit il y a plusieurs Royaumes, à chaque royaume correspond un de mes corps et si je sais me placer consciemment dans chacun de mes corps et l'utiliser je peux visiter tous les Royaumes. C'est facile !

Alors dès demain crée cette motivation !

Si tu es vraiment paresseux, vraiment amorphe, vraiment triste et accablé par un destin incroyable, faisons encore un effort !

Tu vas t'asseoir, tu ne peux pas utiliser ces symboles, tu n'as pas le goût, tu n'as pas la joie pour jouer à ce jeu. Alors tu vas faire un exercice respiratoire, tu vas respirer et expulser le souffle depuis le milieu de ton ventre.

Tu vas inspirer très fort, mais pas violemment, inspirer d'un coup, et expirer d'un coup.

Et, automatiquement, en faisant cet exercice avec la partie médiane de ton ventre, celle qui correspond pratiquement à l'estomac, tu vas t'apercevoir qu'en quelques inspirations et expirations tu débordes d'énergie. Et là ta volonté devient très facile. C'est une épée que tu peux diriger sans problème.

Alors on s'entraîne à cet exercice !

J'inspire, j'expire, j'inspire, j'expire et tout ceci doit se faire assez vite.

Finalement, étant saturé d'énergie, saturé de prana, saturé de force, et que ton âme se met à tourner à toute vitesse au dessus de ta tête, ton souffle se suspend. Et tu connais à ce moment-là un état fantastique de détente.

Tous tes problèmes n'ont plus d'importance ! Ce ne sont simplement que des problèmes à résoudre. Et plus tes problèmes, ceux de ta vie.

C'est un petit exercice qui est assez répandu, que je n'ai pour l'instant d'ailleurs jamais conseillé. Parce que je ne voulais pas m'engager comme cela si vite. Car même si les exercices sont connus, même si l'on peut ouvrir un livre et le rencontrer, à partir du moment où je le dis, cela veut dire que je deviens responsable. Même si tu aurais pu rencontrer cet exercice dans un livre et le faire tout seul, peu importe !

Mais si je le dis, j'en suis responsable et je ne voulais pas m'engager si vite !

Et vous finissez par m'attendre rire avec votre persévérance à venir écouter, écouter, réécouter ! Vous finissez par me fendre le cœur. Et ce cœur-là vous répond.

Eh bien il y a un exercice tout simple, très traditionnel qui s'appelle le Batrika. Et on s'y entraîne. Et ainsi tu te satures d'énergie. Et tu as plus d'énergie non seulement pour méditer mais aussi pour vivre ta vie et résoudre tes problèmes. Ton cerveau se trouve immédiatement irrigué avec un sang beaucoup plus riche et qui n'est pas simplement riche parce qu'il est oxygéné mais riche parce qu'il est saturé de prana.

Je voudrais te garder encore un petit moment, après je te laisserai. Mais je veux que tu me laisses parler encore un moment sur le sang et sa nature.

Le sang et sa nature

Le sang n'a pas qu'une fonction physique. Le sang transporte aussi ce que l'on appelle les globules de la vitalité. Toutes ces petites particules étincelantes qui constituent le prana. Et comme je l'ai déjà dit, il y a, non pas plusieurs pranas, mais plusieurs aspects du prana. Plusieurs degrés, plusieurs intensités.

Et que le prana n'est pas simplement distribué par la Nature mais qu'il provient aussi du Soleil, provient aussi des planètes et des constellations.

Il existe un prana créé par l'Humanité elle-même qui est le prana qui circule et qui, pour l'instant, ne sait retransmettre que malheureusement les maladies. C'est pour vous dire le prana que vous avez réussi à inventer, un prana infecté ! Mais cela va passer petit à petit. Et finalement l'Humanité arrivera à créer un prana qui ne soit plus une infection mais bien une régénération. Mais pour cela il faut que de manière générale l'égocentrisme soit détruit donc que cette grande illusion meure.

Le sang transporte donc les globules de la vitalité.

Si pour une raison ou une autre, par mon ignorance, mon incompréhension, mon égocentrisme, je ne suis plus à même de capter suffisamment de prana ou de l'assimiler, mon sang devient pauvre. Non seulement il devient pauvre parce que pas suffisamment de prana ne pénètre, mais il devient en plus infecté parce que je vais garder les résidus du prana usé.

C'est à ce moment là que les exercices corporels développés par cette première vague de l'Humanité dont j'ai parlé tout à l'heure, deviennent absolument efficaces et primordiaux. Parce qu'effectivement par ces exercices physiques, par ces respirations, on va pouvoir se libérer de ces résidus et on va pouvoir favoriser la pénétration et l'accélération du prana que l'on capte. Donc cela devient intéressant d'utiliser le vieux matériel développé par les ancêtres que vous avez été d'ailleurs.

Car il ne s'agit pas de regarder un ancêtre lointain qui était un vieux tonton ou une vieille tatie, c'est vous-même au début de l'Humanité, au début de l'Histoire. Donc vous savez utiliser ce matériel, vous le savez, puisque vous l'avez déjà fait ! Eh oui ! Il faut simplement faire l'effort de se rappeler un petit peu. Avec quelques indications cela revient et l'on observe le corps ensuite le faire de lui-même comme un automatisme, on n'a plus besoin de le diriger.

Donc lorsque je pratique cet exercice respiratoire, je me débarrasse du vieux prana, j'intègre enfin un prana en provenance de toutes les planètes, du Soleil, de toutes les constellations et de la Nature et je l'accélère. Je le typifie, je en fais mon prana car il ne s'agit pas pour moi d'assémiler le prana solaire, cela ne se peut pas. En rentrant en moi, il devient mon prana, il s'associe à ma vibration, il prend ma couleur, ma note et il me régénère.

Mais en l'accélérant, j'arrive non seulement à m'oxygénérer davantage, non seulement à me régénérer davantage, mais surtout je fais basculer le seuil vibratoire du corps physique au seuil vibratoire du corps éthérique. Et c'est pour cela que, d'un seul coup, il y a un changement dans ma conscience. Parce que je ne suis plus conscient depuis mon corps et depuis la personnalité associée à mon corps. Je deviens conscient depuis un autre corps qui a une dimension d'existence plus vaste ! Et c'est pour cela que d'un seul coup tous mes petits problèmes me paraissent anodins.

Donc c'est pour cela que d'un seul coup je ressens la force que je devrais appliquer pour résoudre tel problème.

Que tous ces problèmes sont les problèmes de la vie mais que j'aurai pouvoir dessus. Parce que je ne regarde plus les choses depuis ma personne dans mon corps physique mais depuis ma personne dans mon corps éthérique. Comme là est l'endroit des énergies à l'état réel, je me sens donc déjà victorieux ! C'est normal !

Et je fais passer par cet exercice mes vibrations physiques sur le seuil éthérique. Et il me suffirait de savoir un petit peu pousser l'exercice pour que mon corps entier passe dans le domaine éthérique. D'un seul coup, hop, on aurait l'impression que j'ai disparu. Mais je n'aurais pas disparu, j'aurais changé de plan vibratoire. Et je pourrais, 5 minutes après, revenir visible. C'est simple.

C'est un petit tour qui est utilisé régulièrement par les Maîtres lorsqu'ils acceptent un ministère public, et parce que ce n'est pas encore l'heure pour eux soit de se faire incarcérer, soit de se faire martyriser. Ou qu'ils veulent simplement jouer un petit tour à tous ces ignorants. Hop, on disparaît. Tout le monde s'étonne. Il n'a pas disparu. Il s'est replié sur le plan éthérique où il continue d'exister et d'où il ressortira comme un escargot ressort sa tête.

Vous voulez vous sentir fort ?

Vous voulez pouvoir créer cette motivation qui vous permettra de méditer, de faire des efforts sur vous-même, de voir vos peurs et donc de les dépasser ?

Eh bien, faites cet exercice respiratoire !

Et pour la première fois que je dis ces mots : je vous garantis la force. Je vous garantis le succès. Je vous garantis un changement de conscience.

C'est trois fois rien, mais c'est beaucoup. Parce que soudainement, on se met à un endroit de l'être où les forces deviennent perceptibles.

Attention ! Vous ne devez pas abuser de cet exercice ! Vous ne devez pas le faire toute la journée pour n'importe quel prétexte.

“Ça y est, voilà que je sens la jalousie m'envahir ! Je n'ai pas la force depuis ma personnalité de surface à cet exercice. Alors je vais faire le Batrika, comme ça je serai fort et face à l'exercice, je serai victorieux !” Non !

Au moment où vous devrez faire l'effort, vous devrez le faire depuis le point le plus haut jusqu'au point le plus bas de votre être, y compris dans votre personnalité associée au corps physique. Soyez courageux !

Mais il est vrai que pour avoir du courage toute la journée, eh bien cet exercice respiratoire est utile. Et si on le fait un petit peu le matin, on est plus grand pendant la journée, c'est certain !

Allez, il est temps maintenant que je vous laisse. J'aurais encore plein de choses à vous dire. On pourrait parler vous et moi pendant des heures, si seulement j'acceptais de parler. En fait, je pourrais parler trois secondes, cela suffirait. Et je ne dirais que ces mots :

Passe à l'exercice !

Passe à l'exercice !

Mais tu serais un disciple qui aurait l'impression de rentrer bredouille.

Et tu dirais : “Mais j'ai fait un si long chemin pour entendre trois mots. Qu'est-ce que je vais faire avec ces trois mots ?” Et comme le disciple qui se croit dans la tempête et qui tambourine à la porte, eh bien tu irais tambouriner partout ailleurs. Connaissant cela, puisque je connais l'humain, je parle, je parle, je parle... Tu as l'impression comme cela d'avoir été instruit ou éclairé ou enseigné. Mais si tu es un peu intelligent, tu te sortiras d'ici en souriant. Tu diras : “Ah ! Mais ce grand frère, il n'a fait que me balader, me balader, me balader !”

Me balader autour de quoi ? Autour de moi. Eh oui, autour de ma personne pour que je vois ce qu'est la composition du moi, ce que sont les expressions du moi et que je m'en libère.

Je ne veux rien faire d'autre !

Tu veux autre chose ? Va voir ailleurs ! Je ne suis pas pour toi. Non pas que je ne suis pas ton frère, disons que je ne suis pas ton genre, c'est tout !

Allez, je te laisse réfléchir aux phrases clefs dont je t'ai parlé. Je te laisse étudier.

Ce que je te conseille, c'est d'étudier en groupe.

Étudier en groupe

Tu peux étudier tout seul, bien sûr c'est très bien.

Mais lorsque l'on est en groupe, il y a cela de merveilleux que l'énergie se multiplie. Et qu'une idée dont on n'aurait pas été capable tout seul, soudainement on la trouve, on y est sensibilisé, parce que l'énergie du groupe est en forte, cette énergie nous propulse à une dimension supérieure et là on trouve. Donc tu peux constituer des groupes d'amis et ensemble réfléchissez.

Et autour de cette réflexion, qui dans un premier temps démarre autour d'une de mes idées, d'une de mes propositions, je vous en supplie, n'en restez pas là ! Allez vers des ouvrages et ensemble étudiez ces ouvrages ! Découvrez à quel point cette grande fraternité à laquelle vous voulez appartenir, là ou de l'autre côté, peut exister ici et maintenant entre vous et constituez-là.

Et ce qui fait le ciment d'un groupe, l'énergie d'un groupe, qui va permettre la transfiguration de ces individus, ce qui permet cela c'est que, sitôt que vous venez dans le groupe, que vous vous asseyez pour composer ce groupe, pensez que vous êtes des chercheurs, des chercheurs et que chacun va mettre une part de travail dans cette recherche, que chacun va aider l'autre, enrichir l'autre de la même manière que vous allez accepter de vous laisser enrichir par l'autre et pas essayer d'être le meneur ou d'être éternellement que l'élève. Ça c'est des groupes qui ne vont pas bien loin, ils sont faux, ils sont détruits !

Les seuls groupes qui permettent qu'un jour effectivement un guide se dise : “Tiens voilà, un groupe membre d'humain qui semble avoir compris quelque chose, qui mérite que je m'investisse, qui mérite que je vienne les inspirer, les instruire, qui mérite que je vienne dans le plan éthérique ouvrir des chakras de façon à ce que leur méditation se fasse plus vite” Tout cela est possible ! Si le groupe apparaît valable aux yeux des guides. De quelle manière le rendre valable ?

En se réunissant en tant que chercheur, en regardant Pierre comme étant mon égal, en regardant Paul comme étant mon égal et en me considérant moi-même comme l'égal de Pierre et de Paul et qu'ensemble on cherche !

Si à un moment donné j'ai le malheur de me dire : “Tiens Paul est plus intelligent que moi ou tiens moi je suis plus intelligent que Paul et qu'ainsi une hiérarchie se dessine, c'est terminé ! Le groupe ne peut plus intéresser le Maître.

Même si cette hiérarchie existe parce que c'est vrai, les degrés d'intelligence sont différents, les degrés d'intuition sont différents, cependant l'individu ne doit pas en faire son identité, soit pour devenir l'élève d'Untel, soit pour devenir le Maître d'Untel. Ce qui équivaut à devenir soit un orgueilleux, soit quelqu'un de négatif qui ne s'accorde aucune valeur. On retombe là dans le jeu affectif, dans le jeu moral et le Maître à ce niveau-là ne peut pas venir. Même s'il faisait l'effort vous ne l'entendriez pas !

Tandis que si je suis neutre, d'accord, j'ai mon niveau, d'accord, j'ai mes limites, chacun a son niveau, chacun a ses limites. Mais je suis un chercheur comme Pierre, comme Paul, nous sommes frères. À ce moment-là je me mets à vibrer sur ce fameux plan mental supérieur que tout le monde cherche, que tout le monde s'écarte les côtes pour essayer de le trouver. Où est-ce qu'il se cache celui-là ? Que tout le monde s'évertue d'attraper comme s'il s'agissait de prononcer le mantra correct pour y aller.

On y est tout de suite dès qu'on ne fait plus l'erreur de sombrer dans l'affectif et le moral.

Eh oui c'est simple !

C'est simple mais en même temps c'est renoncer à tout l'humain que l'on se connaît depuis tant d'années. Alors c'est simple et en même temps ça fait compliqué.

Mais dis-toi toujours : c'est faisable !

Je veux t'entendre passer cette porte en te répétant : c'est faisable !

C'est faisable !

Lui qui passe la porte, sans se rappeler qu'il doit répéter ce mot-là, il a mon pied au derrière ! C'est sûr, éthériquement chacun y aura droit ! Et je ne suis pas en train de raconter une plaisanterie. Je ne suis pas en train de raconter quelque chose qui peut ne pas exister. Comment est-ce que je pourrais donner des coups de pied au derrière ? C'est très facile ! Avec la pensée on fait tout ! Il n'est pas besoin de fabriquer un pied, de descendre sur votre plan éthérique. Par la pensée on peut tout faire !

C'est-à-dire qu'au-dessus de la porte on place un principe. Tous ceux qui vont passer cette porte sans se répéter “c'est faisable !”, vont rentrer chez eux avec l'impression d'avoir été tannés. C'est le principe qui tanne. Ce n'est pas moi qui vais le faire, c'est le principe.

De la même manière les anciens ont consacré des lieux et protégé des lieux. Ils mettaient un principe comme l'on dresse une arche. “Tous ceux qui voudront passer ce seuil pour être acceptés devront être sélectionnés et devront manifester soit leur pureté soit leur bonne intention, etc. Celui qui passerait ce seuil malgré tout se sentirait mal à l'aise et pourchassé.”

Il y a des lieux où effectivement on voit des personnes évoluer heureuses se sentir chez elles et des personnes qui ressortent très vite, qui ne se sentent pas bien ! Et qui essayent d'ailleurs de détruire la réputation du lieu, si bien qu'un lieu de sainteté, avec les âges, les générations, devient un lieu considéré comme étant un lieu de sorcellerie où le Diable habite. Eh oui ! C'est normal ! Parce qu'avec le temps les gens viennent, ils ne se sentent pas bien, ils ne se disent pas : ce n'est pas moi qui suis pas suffisamment correcte pour être accepté par le lieu, mais : c'est le lieu qui est incorrect.

Vous voulez aller sur les lieux où les grandes initiations se sont déroulées ? C'est très facile. Je vais vous donner une carte, écoutez tous les on dit à propos des endroits diaboliques, c'est simple ! Et lorsque vous serez à l'endroit, vous apercevrez qu'il y a une énergie extraordinaire, magnifique. Mais ceci se passe, ce détournement se passe avec les âges, car au fur et à mesure, malheureusement, jusqu'à présent, les hommes se sont de plus en plus humanisés. Donc ont été de moins en moins aptes à être reçus par ces lieux saints.

Les lieux saints, que l'on sait qu'ils sont saints parce que leur histoire en est récente. Les saints où l'on peut rentrer comme dans des moulins sans se sentir soit mal à l'aise, soit repoussés, ce sont des lieux épuisés. Des lieux où il ne se passe rien. Des lieux où l'on peut donc construire un supermarché, ce n'est pas un problème. Mais on versera sa petite larme parce qu'il y a là des vieilles pierres.

Le patrimoine culturel n'est donc pas le même. Celui que vous imaginez n'est pas le même que celui que j'estime.

Allez, il faut que je vous laisse partir.

Mais rappelez-vous qu'en passant cette porte, vous devez vous dire d'une manière motivée “C'est faisable !”

Partez avec cette flamme !

J'espère que vous ne m'aurez pas fait laisser parler si longtemps pour partir sans cette flamme !

Je vous salue.

À bientôt !

(Date de la conférence : 23 11 1991)

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