☀️ Conférence 137

  Télécharger en PDF

NOBOOK

Conférence 137

Thèmes

🔹 Laissez-vous inspirer ! 🔹 La Hiérarchie et les hommes 🔹 Le Plan Mental 🔹 Idéation 🔹 La visualisation 🔹 Se mettre au-delà de l'émotion 🔹 Les défauts 🔹 La jalousie et la possession 🔹 Le désir de fusion 🔹 Le Sacrifice 🔹 L'Enseignement et la Vérité 🔹 Initiations individuelles et collectives 🔹 La nécessité 🔹 L'image de soi 🔹 La Justice 🔹 Dessiner 🔹 Faux et vrais gourous 🔹 Liberté 🔹 La mort 🔹 Faire circuler la Vie 🔹 La méditation 🔹 La concentration 🔹 Faire Miroir 🔹

Question

Bonsoir.

La question qui nous a été posée par cette salle.

La révélation consiste à reconnaître en soi la force divine qui anime tout notre être. L'être humain conscient de cette force divine en lui cherche à découvrir en l'autre cette même force. Quelle est la meilleure façon pour parler de la révélation et pour la vivre actuellement avec les autres ?

Réponse

Je vous souhaite à tous la bienvenue et j'espère que quel que soit le niveau sur lequel nous allons échanger, car chacun va me prendre comme il veut et comme il pourra, donc quel que soit le niveau sur lequel nous allons échanger, vous et moi, qu'il soit dit, et je le répète à chaque fois, qu'avant tout ce que je souhaite, c'est un échange au niveau du cœur. Je ne veux ni être un instructeur, ni être un enseignant. Je ne me suis pas destiné à cela et je ne porterai jamais cette fonction. Cependant, disons que je suis un semeur, disons que je suis un inspirateur, et disons que si vous me suivez un petit peu et que vous me tenez la main le temps qu'ensemble nous fassions un petit délire spirituel, parce que quelquefois face à l'esprit rationnel de certaines personnes, cela équivaut à délirer pendant quelques quarts d'heure. Si donc vous me suivez un petit peu et que vous acceptez de rêver avec moi, vous vous apercevrez que peut-être certaines énergies vont commencer à circuler, que peut-être certains boutons qui étaient en vous, tout retirés, repliés sur eux-mêmes, paf !, d'un seul coup ils s'ouvrent. Non pas parce que vous avez cru ce que j'ai dit, ou que vous avez compris ce que j'ai dit, mais parce qu'en ayant suivi les deux mots qui étaient avant l'explication, en les ayant suivis comme on suit des enfants qui vont à la cour, vous vous êtes ouverts à ce qui existait déjà en vous-même.

Ce qui fait que, voyez-vous, je ne crois pas au rôle de l'instructeur, ni au rôle de l'enseignant. Je ne vais pas non plus employer le mot de “révélateur”, au sens de révélateur des sciences et de la sagesse.

Je mime tout simplement la part de vérité que nous essayons de vous transmettre, je la mime mentalement avec des mots, avec des images, avec des gestes aussi, car vous me voyez beaucoup bouger. Je la mime de façon à ce qu'elle devienne un paysage, et c'est ce paysage qui petit à petit doit arriver à vous inspirer.

Je ne cherche pas à vous instruire, non ! Laissez-vous inspirer !

 

Laissez-vous inspirer !

Pourquoi cette inspiration est primordiale ?

Et maintenant je vais commencer à répondre à la question, car elle est importante.

Savoir se laisser inspirer, suivre un petit peu, donc que ce soit un mot, une idée ou une musique, cela veut dire à la suite se dilater. Eh oui !

Et c'est là toute la magie de l'instant.

Lorsque vous subissez une inspiration, vous n'allez pas simplement d'un seul coup : “tiens, voilà, je sais ce que je dois faire !” Vous n'allez pas comprendre subitement, ou une énigme, un mystère, une situation ou l'acte qui doit être accompli.

L'énigme pourra être résolu, ou bien vous allez voir l'acte que vous pouvez accomplir, la décision que vous pouvez prendre, non pas parce que l'inspiration a déversé un message, mais plutôt parce qu'elle a brisé une limite, brisé une vieille façon de voir, brisé des malentendus qui créent toutes sortes d'idées reçues, de principes. Lorsque l'on brise ces malentendus, l'être se dilate !

Et avec cette nouvelle dimension, vous recevez l'énergie, dans cette nouvelle dimension, il y a un nouveau réservoir d'énergie. Vous en prenez connaissance, vous en êtes rempli. Donc il n'est pas étonnant qu'ensuite vous savez très bien ce que vous devez faire, comment vous devez le faire ! Ce n'est pas Dieu qui vous l'a dit, ce n'est pas non plus un Maître de la Hiérarchie qui sera venu vous donner le mode d'emploi de votre nouvelle vie. Pas du tout !

Par contre, la sagesse qui se trouve sur le plan sur lequel vous vous êtes dilaté à ce moment-là, toute cette sagesse devient comme un mode d'emploi de la nouvelle vie qui s'offre à vous, ou de cette nouvelle dimension, ou de l'action qui est à faire.

Il y a une grande confusion entre la Hiérarchie - toutes sortes de Guides ou de Maîtres que nous allons globaliser par ce terme, la Hiérarchie - il y a une grande confusion entre la Hiérarchie et les hommes.

 

La Hiérarchie et les hommes

Lorsque l'homme commence à s'animer de volonté spirituelle, qu'il commence à vouloir agir, ne serait-ce que pour aider son voisin, devenir un peu créatif, il demande toujours d'être inspiré. Toutes les prières montent et réclament la même chose : “ S'il te plait, Dieu ou maître X ou Y ou guide Untel, montre-moi le chemin, dis-moi ce que je dois faire, montre-moi comment je dois le faire, dis-moi ce que tu veux de moi ! Prends-moi, habite-moi afin que ton plan s'effectue à travers moi !”

Ce sont toutes des phrases importantes car elles démontrent que la personne accepte complètement d'être habité par une cause, par un idéal, voire par une entité, afin qu'elle exécute un grand œuvre. Cependant, si le disciple se trouve sur ce seuil inconfortable où il veut faire, il a envie, et il ne sait pas quoi faire ou il ne sait pas comment le faire, il ne sert à rien de demander la guidance, il ne sert à rien de demander des modes d'emploi, il ne sert à rien de demander que l'on vous précipite des lettres où l'on vous explique ce que vous devez faire dès demain. On ne peut pas agir de la sorte.

Par contre, voilà comment vous pouvez nous recevoir, voilà comment nous pouvons agir à travers vous. Maintenant, oui, ouvrez grand les oreilles ! Allez, on les ouvre !

Si nous avons donc du mal, et ceci à cause de la nature humaine, de sa configuration occulte, si nous avons du mal à lui susurrer à l'oreille : “eh bien, vois-tu, ceci, cela se fait comme cela, demain, tu vas commencer ceci, tu vas les frapper à telle porte, on t'ouvrira et tout sera réglé.” Si nous avons du mal à procéder de la sorte, nous pouvons par contre envoyer toute l'énergie dont l'action a besoin, dont l'action que vous allez commettre a besoin, y compris l'énergie de protection pour que l'action face à des obstacles potentiels puisse avoir lieu quand même.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Eh bien, cela veut dire que pour vous, dans un premier temps, c'est décevant. Parce que vous voulez plutôt entendre un message, vous voulez plutôt entendre une voix, c'est rassurant et cela ressemble aussi à la vie quotidienne. On va prendre des ordres écrits, on va prendre des ordres oraux de la part du patron, du chef hiérarchique, donc on transpose dans la spiritualité et l'on demande exactement le même processus. Il est rassurant mais il est impossible.

Nous ne pouvons pas communiquer. Pourquoi ?

Allez, essayez de comprendre ! Recevez ma pensée avant que je la donne ! J'aime énormément partager cet exercice avec vous. Si vous savez à quel point maintenant c'est moi qui m'amuse, à quel point c'est vous qui travaillez. Allez, on travaille ! Essayez de recevoir ma pensée avant que je ne l'émette verbalement.

Pourquoi est-ce que l'on ne peut pas discuter ?

Cela sera facile à comprendre lorsque je vous aurais dit que, puisque nous ne disposons pas toujours d'un corps physique, nous ne pouvons pas articuler des sons audibles !

Si nous étions par exemple des esprits - votre grand-père, votre grand-mère, le cousin Jacques, le frère Paul - si nous étions ces êtres-là, non seulement nous pourrions vous parler haut et fort, mais nous pourrions en plus faire claquer les meubles, démonter les portes, vous asperger pendant que vous êtes dans votre baignoire, vous auriez l'impression que nous sommes absolument avec vous et que l'on peut s'entendre les uns les autres. Mais voilà, nous ne sommes pas dans cette dimension de la vie et de la manifestation.

Je ne veux pas classer l'Univers en zone inférieure et zone supérieure. Chaque zone a tout simplement son degré de manifestation. Et il se trouve que les guides avec lesquels vous-mêmes vous voulez collaborer, les guides que vous-mêmes vous invoquez, ces guides ne se trouvent pas sur le plan astral, où se trouvent justement les désincarnés, l'oncle Pierre, l'oncle Paul. Les guides actifs, responsables, les guides efficaces se trouvent parfois même au-delà du Plan Mental, ce qui fait que pour collaborer avec l'homme, ils doivent faire un effort et descendre jusqu'à l'endroit du Plan Mental. Car là, des fois, n'est plus du tout même leur situation.

 

Le Plan Mental

Que veut dire ce plan mental ?

Tout d'abord, je tiens à préciser que cela n'a rien à voir avec l'intellect. L'intellect, l'activité intellectuelle, fait partie de la manifestation objective du plan mental.

Cependant, le Plan Mental, pour une grande partie, est tout simplement le monde de l'idéation.

“Le Plan Mental, pour une grande partie, est le monde de l'idéation.”

Vous avez remarqué la différence ?

Le monde de l'idéation.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Et essayez de capturer ma pensée avant que je ne vous explique. Exactement comme lorsque vous êtes au tennis. Allez hop, j'envoie la balle, essayez de l'attraper. Allez.

Le monde de l'idéation.

Qu'est-ce que c'est ?

 

Idéation

Est-ce que c'est le monde des idées ? Un petit peu, mais pas seulement. Et c'est pour cela que j'ai dit “idéation”.

Le monde de l'idéation n'est pas simplement l'endroit où : “Tiens ! Je pense que je veux un château. Je pense que demain je veux devenir un serviteur. Je pense que demain je veux changer ma vie.” Et je prévois tout pour que ces choses arrivent.

L'idéation, ce n'est pas seulement prendre connaissance d'une volonté, d'un projet et de le penser, parce que penser le projet peut devenir de seul coup uniquement l'activité de l'intellect.

L'idéation va s'y prendre autrement.

J'ai une volonté où je suis imbibée par une inspiration. Je sens, je comprends que je dois faire telle et telle chose. Mais je ne vais pas construire par l'intellect tout le processus du service ou du changement ou de la création qui doit avoir lieu.

Le mental, le monde de l'idéation, c'est “je vois, je sais”. Et je sais soit par volonté personnelle et sagesse, soit par inspiration. Et je construis.

Ce n'est pas je pense. Je construis. Il y a une nette différence !

La quelle est-ce ?

C'est un peu comme si d'un seul coup le monde de l'idée ressemblait à un grand champ. Il y a un champ, ce champ de vibration qu'est le plan mental. Il y a une idée, c'est une graine. Je la plante. Et ensuite, je n'ai pas simplement à l'arroser, comme ferait l'intellect, je dois par la pensée, par les idées, projeter dans les atomes environnants, du plan mental, du plan astral et du plan physique, projeter l'image parfaite de cette graine une fois qu'elle sera grande, épanouie et qu'elle rapportera du fruit.

Je ne vais donc pas à la manière de l'intellect me dire : “Voyons, pour faire pousser cette graine, il faut que je l'arrose trois fois par jour, il faut que j'aille acheter un bel arrosoir, il faut que j'aille à la source. Voyons où est-ce qu'il y a une source. Pour aller à cette source, je dois acheter des chaussures spéciles. Et puis, comme il y aura trois voyages par jour à faire, finalement, je vais acheter un âne ou une mobilette. Et puis, c'est pendant tant de jours ou tant de mois, et puis, il viendra l'hiver pour protéger le plan de cette nouvelle moisson, je vais protéger dans une serre ou avec un sac de laine. Et puis, il y aura un gardien pour que personne ne vienne me voler ce que j'ai planté, etc.” Ça c'est l'intellect.

Par contre, tout le monde de l'idéation, le plan mental qui est en vous et qui est une véritable zone de création, lorsque vous voulez créer par lui, il va vous falloir concevoir la graine, c'est-à-dire vous apercevoir de ce que vous voulez faire. Et là, c'est déjà tout un travail ! Ne croyez pas que c'est si facile de savoir ce que l'on veut faire, de savoir ce que l'on peut faire ou de ce que l'on doit faire ! Quelques fois, cela prend déjà tout un quart de la vie pour seulement savoir avec quelle graine vous êtes venu au monde, de quelle graine vous êtes responsable.

Donc une fois que, paf, paf, paf, par toutes sortes d'événements, vous voyez la graine qui est entre vos mains, je vous en supplie, ne la remettez pas à l'intellect pour savoir comment vous allez édifier tout cela ! Ne vous souciez même de rien ! Ce qui ne veut pas dire que vous ne devez pas penser, vous devez créer, comme je viens de vous le dire, pensez et entretenez la pensée de l'arbre parfait.

Et vous verrez à quel point c'est ensuite l'arbre qui étant déjà créé parfait dans votre âme, va vous susurrer par sa petite voix comment faire les choses de façon à ce qu'elles ne soient plus dans le plan de l'âme, mais qu'elles deviennent effectives et manifestées dans la Matière.

Alors pour ce genre d'activité menée de la sorte, notre énergie est inépuisable. Tout autant que nous aurions du mal à discuter, bien que ce soir vous allez voir, nous allons être très abondant dans la parole, cependant dans la vie quotidienne nous ne pouvons pas arroser comme cela, par les radios, les télévisions. Cependant, à l'endroit où vous êtes le créateur avec nous et à l'endroit où vous fabriquez et projetez cet arbre, à cet endroit-là, oui, qui est votre âme, le ciel de votre âme, nous envoyons les énergies.

Alors voilà comment cela va se passer. C'est magnifique, c'est simple et c'est rapide !

Vous prenez conscience de la graine dont vous êtes responsable, de votre destinée, de votre travail, grand pas donc déjà accompli.

Puis vous comprenez qu'il ne faut pas faire l'erreur de gérer tout cela avec l'intellect. Pour beaucoup cela va représenter déjà une hécatombe, un immense champ de bataille ! La moitié vont périr par cette erreur et nous ne pourrons pas ni les aider ni les sauver. Ils pourront travailler quelque temps, ils pourront faire un certain travail mais, mais, mais, il manquera toujours quelque chose.

Par contre, pour ceux qui vont dépasser ce piège, qu'ils vont devenir donc beaucoup plus éthérés, qu'au lieu de travailler avec l'eau et l'eau de la terre, ils vont se mettre à travailler avec le Souffle de l'esprit. Car il s'agit de cela, travailler avec le Plan Mental, c'est travailler avec le Souffle de l'Esprit.

“Travailler avec le Plan Mental, c'est travailler avec le Souffle de l'Esprit.”

Donc, conscient de votre destin ou de votre mission, qu'elle soit petite ou grande, vous allez projeter cet arbre, donc l'image de cette mission parfaite.

Vous savez que vous êtes, par exemple, un bon psychologue et vous vous n'êtes pas encore lancé dans ce travail, et vous voulez opérer le travail de la manière que je viens de décrire. Premier pas que vous avez accompli, c'est : “je suis psychologue et j'ai étudié pour être psychologue, j'ai trouvé mes outils.” Deuxième pas qu'il vous faut faire, si vous voulez compter sur l'énergie des Maîtres, c'est vous voir, pendant la méditation, mais aussi pendant que vous vous promenez, pendant que vous mangez, pendant que vous regardez les paysages, vous voir en tant que psychologue, donner des soins performants, des soins lumineux, des soins durant lesquels vous êtes habité par le Maître de la psychologie. Et voyez les gens qui viennent vers vous en repartir complètement guéris et soulagés.

Qu'est-ce qui va se passer ?

Au bout de quelques constructions de cette pensée, nous allons la voir. Nous contemplons à chaque seconde toutes les constructions de pensée que vous faites, pour savoir justement quel individu peut devenir le disciple, quel individu a rétrogradé ne peut plus être un disciple, lequel a accéléré magnifiquement son évolution et à qui il va falloir donner davantage alors que nous avions prévu de ne le revoir en bonne forme que dans dix ans ou dans quinze ans, et voilà qu'il a été rapide et voilà qu'il a su se dépouiller et voilà qu'il a même devancé nos meilleurs pronostics ! Car vous pouvez le faire et, oui, vous pouvez y arriver !

Alors voilà que nous prenons connaissance de la pensée. Nous regardons si elle est bien construite. Nous regardons donc si l'individu a suffisamment compris certaines lois pour savoir comment on construit cette pensée. Pour nous, c'est un signe ! Un signe déjà d'un certain bagage, d'une certaine maîtrise, d'une certaine compréhension, d'une certaine maturité. Pour nous, c'est aussi le signe d'une sécurité. Quand nous allons envoyer l'énergie, nous savons qu'elle va être utilisée, qu'elle ne sera pas gaspillée.

Quand nous voyons que l'idée est bonne, qu'elle est un signe de maturité et d'efficacité, alors nous envoyons une énergie. Cette énergie va d'abord nourrir la pensée que vous avez créée. Pendant quelque temps, il faudra que vous continuiez d'alimenter cette pensée, donc de la projeter, de la créer. Ce qui fait que nous sommes deux, vous et moi, ou vous et nous, et ensemble nous nourrissons cet arbre. C'est important. Parce que dans la mesure où cet arbre va être fort, va être bien implanté dans le monde de votre âme, d'autant plus sa réalisation dans le monde physique va pouvoir avoir lieu facilement et efficacement.

Je voudrais que vous me compreniez à cet endroit-là du discours, car ce n'est pas simplement une façon de communiquer avec les guides, une façon d'obtenir leurs énergies, c'est la seule façon d'aider réellement le monde !

Si vous ne pouvez pas agir de la sorte, si vous ne pouvez pas opérer de la sorte, vous ne pourrez qu'aider le monde à votre petit niveau, avec votre propre énergie. Et les jours où vous allez être déçu, et les jours où vous allez être fatigué, eh bien vous ne pourrez rien pour le monde, pas plus que pour vous-même ! Tandis que si nous travaillons ensemble de la sorte, parce que c'est même de la sorte que le monde a été bâti ! Hein ? Nous ne faisons qu'utiliser une Loi ! Nous ne voulons pas vous imposer quelque chose, parce que c'est notre fantaisie ! C'est la Loi même qui construit l'Univers. Donc imaginez la puissance des constructions, si vous vous y prenez de la sorte !

Donc une fois que, ensemble, pendant quelque temps, nous aurons renforcé, bien enraciné et développé cet arbre dans le monde de votre âme, cela va devenir en même temps pour vous une source d'inspiration. Désormais vous ne pouvez plus faire autre chose, il n'y a plus aucun doute, vous ne pouvez pas vous imaginer accomplir une autre vie. Vous portez la vie qui décidément, quoique vous décidiez par la suite, veut avoir lieu en vous et à travers vous.

C'est un peu comme un enfant qu'ensuite on porter. On va le porter neuf mois, c'est certain, on le porte, on le forme, on doit le fabriquer avec tous les matériaux possibles, grâce aux nourritures que l'on respire, aux nourritures que l'on mange, grâce à la respiration et à la circulation du sang, mais grâce aussi aux atomes dans l'astral, aux atomes dans l'éthérique. Mais une fois que la construction est faite et accomplie, qu'est-ce qui se passe ? Il y a la naissance ! Et après pendant vingt ans, vous avez le rôle de père et de mère.

Pour les créations spirituelles ou même artistiques, eh bien c'est la même chose ! Pendant neuf petits mois nous allons fabriquer un petit arbre, d'abord il est un fœtus et puis il devient de plus en plus l'enfant et puis un beau jour il va naître au monde, il va percer les poches, percer la poche de l'âme, percer la poche de l'astral, percer la poche éthérique et voilà qu'il arrive dans le monde ! Et que vous en êtes le parrain, la marraine, le père, la mère et voilà que ce projet aura besoin de vous ! Vous en êtes en même temps la manifestation c'est certain.

Si l'on s'interrogeait un petit peu plus à propos de la magie utilisée pour la conception et la naissance des humains, on aurait vite fait de créer des transpositions pour la création des désirs et des plans et des projets de l'homme, car c'est exactement la même chose !

Mais voilà - et d'une certaine manière en fait c'est une protection - l'homme ne sait pas comment la conception d'un enfant et l'élaboration d'un fœtus a lieu. On sait vaguement qu'il y a un accouplement, bien sûr. On sait vaguement aussi qu'il y a des transformations. Mais pourquoi ces transformations s'opèrent ? Comment et en amalgamant quels matériaux ? Et qu'est-ce qui pousse ces matériaux à se rencontrer, à s'édifier ? Et encore, là, c'est une dimension magique à connaître. Et lorsque l'homme aura compris le processus de la conception, il comprendra en même temps comment l'Univers a été conçu. Car ce qui se conçoit avec le corps par le corps peut se concevoir exactement de la même manière avec la tête par la tête.

“Ce qui se conçoit avec le corps par le corps peut se concevoir exactement de la même manière avec la tête par la tête.”

Donc ensuite vous pouvez fabriquer non seulement des projets mais plus loin des mondes ! Eh oui ! Mais c'est faisable ! Ne dites pas : “Oh non ! Ce n'est pas moi qui vais fabriquer un Jupiter, un Saturne !” Mais qu'est-ce que tu en sais ? Hein ? Mais qu'est-ce que tu en sais ? Tu ne peux pas juger de ce que tu vas pouvoir faire ! Pour l'instant il t'est dur de réussir une tarte aux pommes, alors de là réussir un astéroïde ! Forcément, je comprends ton émoi et ton interrogation ! Cependant, vois-tu, c'est ce qui va arriver. Oui, bien sûr ce n'est pas pour demain, ça non, mais c'est un jour ce qui va arriver ! Tu ne seras pas seul car on ne construit pas seul. On construit en équipe, en collège !

“On ne construit pas seul. On construit en équipe, en collège !”

Cependant, c'est encore une conscience qui construit.

Regarde de quelle manière les matériaux sont amalgamés. D'abord il y a cette petite étincelle sur le plan physique, ces deux petites graines qui se rencontrent dans le ventre de la femme. Eh bien, dans le monde de l'idéation c'est la même chose, il y a une petite graine dont on prend conscience. Et que donc, au moment où l'on prend conscience de ce que l'on veut faire, de ce que l'on doit faire, de ce que l'on peut faire, cette petite graine se cristallise.

De petits atomes évanescent qu'elle était, paf !, la voilà cristallisée. Exactement comme lorsque les petites graines se rencontrent dans le ventre de la femme.

Cristallisation ! Cristallisation !

Je sais, je vois, je comprends, je veux, je veux faire.

J'amalgame donc d'abord les énergies sur le plan de la volonté et de la volonté consciente : “Je sais que je veux faire !” Je ne te demande pas plus pour l'instant : je sais que je veux faire.

Ensuite, observons ce qui se passe pour ces deux petites graines dans le ventre de la femme.

Fusion.

Et c'est exactement ce qui va se passer dans le plan de l'idéation, fusion de ta graine cristallisée avec l'énergie du plan sur lequel tu te places. Et là, tout commence à se multiplier. Exactement comme depuis une cellule, nous voyons deux cellules, trois cellules, quatre cellules, puis mille cellules, puis des millions, des millions de cellules ! De la même manière, ta petite idée, ta petite graine, en fusionnant avec l'énergie du plan et la bonne volonté du pLan sur lequel tu montes, il y a multiplication de la graine ! Et c'est comme cela, vois-tu, que l'arbre va se créer, que l'arbre se développe !

Et au fur et à mesure que notre regard va se pencher sur cet arbre, toutes les énergies des différents plans de manifestation vont venir s'intégrer à cet arbre. Ce qui fait que bien avant même la manifestation dont tu seras capable, des énergies physiques vont commencer à constituer les racines de cet arbre-idée, arbre-projet.

Ce qui fait que si tu rencontres par exemple un grand médium, si tu croises un grand clairvoyant, il te dira : “Mais toi tu vas faire de grandes choses !” ou “Mais toi tu vas faire ceci et cela dans cinq mois ou dans deux ans !”

Comment peut-il dire une chose pareille ? Est-ce parce qu'il est voyant, clairvoyant ? Bien sûr tout le monde est quelque chose, mais le clairvoyant ne peut voir quelque chose que si la chose est créée, que si les racines existent ! Et déjà là, donc pour moitié, tu as déjà créé ton destin. Quand un voyant, quand un médium, quand un clairvoyant peut voir ton destin, tu l'as déjà pour moitié manifesté parce que déjà accepté. Déjà, par l'acceptation, les énergies sont venues l'enrichir et il ne suffit parfois que de faire un pas, ou te débarrasser d'un vieux petit karma qui traîne là comme une vieille casserole, t'en dérasser pour qu'une plus grande énergie arrive et que tout cela devienne visible.

Alors, maintenant, as-tu encore envie de me demander quel est ton destin ? As-tu encore envie de me demander comment on crée, on épanouit, on éveille la Divinité en soi, la Divinité chez les autres, comment on la partage, comment on la distribue, comment on en fait un grand feu de joie ?

Pense-là !

Eh oui !

Pense-là depuis ce phénomène d'idéation dont je parlais. Sois le créateur de la libération des autres !

“Sois le créateur de la libération des autres !”

Mais non pas parce que tu leur assènes la libération, non pas parce que tu la visualises et que tu la veux.

 

La visualisation

La visualisation en elle-même est creuse, elle ne sert à rien.

Tant que la visualisation n'est pas entretenue dans le monde de l'idéation, comme je viens de le décrire en espérant avoir oublié aucun détail, eh bien ta visualisation ne peut pas avoir lieu. Parce que ta visualisation est entretenue un peu comme un projet et souvent alimentée par l'intellect.

Ce qui veut dire que pour voir dans le monde de l'idéation, il va te falloir entrer dans une attitude particulière. Eh oui !

Pour avoir accès à cet état de conscience, car c'en est un, crois-moi, c'en est un, ce n'est pas simplement une petite case où, tiens on reçoit l'énergie, la bonne affaire ! Eh non ! C'est un plan de conscience. Et pour y accéder, il va te falloir avoir calmer de beaucoup tout le royaume de tes émotions.

Et c'est pour cela que bien souvent le serviteur, ou le créateur de quelque chose, a recours, de nouveau, en dernier lieu à l'intellect, pour tout prévoir, pour tout analyser, pour tout fabriquer. Parce que s'il ne sait pas être au-dessus de ses émotions, il ne peut avoir accès à ce monde de l'idéation. Il n'en connaîtra jamais le goût et la clef.

Alors comment allons-nous nous mettre au-delà de l'émotion pour entrer dans cet état de conscience où, en union avec les énergies de la Hiérarchie, ensemble nous allons créer la Divinité, la Libération, un vaste projet de partage ?

 

Se mettre au-delà de l'émotion

Pour se mettre au-delà de l'émotion, immanquablement - je ne peux pas te mentir à ce sujet - il va d'abord te falloir reconnaître que tu es émotionnel. Il va te falloir savoir quelles sont tes émotions.

Dans un premier pas, donc, c'est avant tout une connaissance de soi.

Ce n'est pas simplement d'avoir des beaux projets, de les partager avec la Hiérarchie, de leur dire : “Eh bien là-haut, les grands frères, si vous êtes d'accord, moi je suis d'accord, ensemble nous y allons !” Il ne s'agit pas d'avoir des beaux projets.

Il faut avoir des beaux projets plus des caves propres. Et le monde émotionnel, c'est une grande cave !

“Le monde émotionnel, c'est une grande cave.”

Cela peut être un endroit où on va y mettre des très bonnes bouteilles de vin, ou un endroit où il règne des araignées visqueuses, où il y a des rats, où les murs prennent l'eau, où donc l'édifice n'est pas sain.

Se connaître soi-même dans tout son répertoire émotionnel est très important. Car avant cela, on ne peut pas espérer que la Hiérarchie puisse collaborer à 100% et de façon très efficace.

Comment allons-nous nous connaître nous-mêmes de façon à transformer le monde émotionnel en ardeur ?

Car il n'est pas grave d'avoir des émotions, d'être émotionnel. Ce n'est pas un jugement ni une critique que je suis en train de faire en ce moment. Attention, hein ! Ce n'est pas du tout mon propos !

Le monde émotionnel est un endroit magnifique, c'est comme un grand four, c'est comme un grand feu, où on va transformer une bûche en une flamme ! Mais pour avoir la flamme, il faut avoir la bûche !

Alors pour l'instant, pour l'homme traditionnel, l'émotion ce sera simplement la bûche. Et voilà que l'on entasse les bûches, et que l'on collectionne les bûches, et qu'avec ces bûches, on tape même sur la tête du voisin, qu'il y a de véritables duels, les duels de bûches. Et celui qui a la plus grosse bûche va gagner tous les duels, forcément !

Mais le principe et la raison de l'existence de ces bûches, c'est qu'une fois posées dans le four, qu'est-ce qu'il y a ? Il y a un grand feu ! Et ce feu, mon Dieu qu'il est important et qu'il est magnifique ! C'est une énergie extraordinaire, l'énergie par laquelle vous retournez même à Dieu, puisque c'est Dieu que vous cherchez, ou bien au Maître, puisque c'est le Maître aussi que vous cherchez. Donc ne cherchez pas à vous débarrasser de vos émotions, à les cacher, à les mettre bien sous clefs, en espérant qu'elles ne se montrent pas trop, et uniquement les soirs d'hiver quand vous êtes seul avec vous-même ! Pensez, au contraire, au moment où une émotion arrive, non pas à la laisser être, en asperger tout le monde, car nous n'avons pas le droit d'ennuyer, de submerger les autres ! Laissez-la monter, et - oui, cela je l'ai déjà dit - laissez-la monter, laissez-la avoir lieu !

Vous acceptez une émotion, l'énergie qui tout d'abord est une bûche... Mon Dieu c'est lourd, elle vous tombe sur le pied, elle vous tape sur les doigts, ça fait mal, et vous avez envie de faire mal aux autres en même temps ! Lorsque vous laissez monter cette émotion, petit à petit, en montant, qu'est-ce qu'elle fait ?

Allez, on reçoit ma pensée, je vous l'envoie ! Allez ! Essayez de recevoir avant que je parle, ça vous fait un très bon exercice ! Allez, on s'exerce, on s'exerce, on ouvre le chapeau, on ouvre le chakra, et hop, on m'attrape !

Qu'est-ce qui se passe quand elle monte ?

Pensez à une goutte d'eau qui s'échappe de la mer, quand elle monte vers le Ciel, elle se transforme en vapeur. Puis tout là-haut, elle se recristallise, puis selon la température qu'elle rencontre, pof !, elle retombe en eau. Eh bien pour l'émotion, cela va être la même chose. D'abord, c'est une bûche, c'est lourd, c'est laid, et vous-même, vous allez dire : “Mon Dieu, que c'est laid d'être jaloux ! Mon Dieu, que c'est laid d'être avare ! Mon Dieu, que cela me dérange d'être aussi laid, quelle horreur !”

Ne vous jugez pas ! Vous n'êtes pas là pour vous juger, vous êtes là pour orienter votre évolution, c'est différent, ne soyez pas votre juge, soyez votre propre guide !

“Ne soyez pas votre juge, soyez votre propre guide !”

Donc laissez l'émotion comme une vague monter, laissez-vous tout disponible en fait. Et au fur et à mesure qu'elle monte, elle se transforme, elle se transforme ! Et lorsque finalement elle arrive à monter à la tête, parce que c'est là qu'il faut qu'elle arrive ! Saperlipopette ! Comme vous dites vous-même. Laissez-la monter jusqu'à la tête au lieu de l'étrangler là dans le plexus où elle se met à tourner comme un lieu en cage où elle vous déchire, où elle rêve d'écraser l'autre et de l'applatir comme une tapisserie ! Laissez-la monter jusqu'à la tête ! Et lorsqu'elle monte à la tête, elle n'est déjà plus une émotion enragée, une émotion mesquine. Elle a déjà lâché du lest, et face à l'intelligence, elle devient raisonnable.

“Face à l'intelligence, l'émotion devient raisonnable.”

Face à l'intelligence, elle devient sagesse, ou même prise de conscience, ou renouvellement de force, ou pardon, lorsque c'est le pardon qui seul doit être manifesté, donc compréhension.

Mais laissez-la monter jusqu'à la tête !

Tant que vous gardez une émotion dans votre plexus solaire, dans votre caverne abdominale, et tout cela parce que vous avez peur de cette émotion, en même temps vous voulez la rayonner, la manifester, la montrer à l'autre, et en même temps vous la gardez sous terre. Et c'est là qu'elle vous détruit, c'est là qu'elle déclenche, par exemple et entre autres, des maladies, des surcharges du système nerveux, des vieillissements excessifs et trop rapides ! C'est là aussi qu'elle fait que l'émotion va se perpétuer en vous. Et toutes les autres émotions ! Ce qui fait que ma voix aujourd'hui on est simplement jaloux, mais on le cache, on l'enterre tellement bien, et on en fait quelque chose de tellement massif que demain en plus on sera avare, eh oui ! Et après demain en plus on sera mesquin, et dans dix ans on devient un affreux bonhomme. Pourtant au début il y avait tout simplement un petit jaloux. Et ce n'est pas grave d'être jaloux ! Mon Dieu, ce n'est pas grave du tout !

 

Les défauts

Si tu pouvais contempler les défauts, non pas comme des horreurs, comme des démons qui t'habitent et qui te font peur, mais simplement comme des énergies que tu rencontres pour la première fois, et que, eh bien puisque c'est la première rencontre, je ne sais pas bien l'exprimer, je ne sais pas bien la maîtriser. Mais, en la rencontrant, j'apprends à la connaître, à la maîtriser, à l'épanouir...

Qu'est-ce que c'est qui est derrière la jalousie ? Aujourd'hui tu es jaloux, ou jalouse, mais qu'est-ce que cela veut dire, qu'est-ce que c'est qu'il y a derrière ?

Certainement pas un défaut ! Certainement pas l'affirmation de ton manque de spiritualité ! Arrête de penser que tu manques de spiritualité, sinon sors tout de suite de cette salle, ça ne sert à rien que je discute ! Vas-y, sors ! Je vais faire une pause de deux secondes, comme ça tu as le temps de sortir.

Si tu veux donc rester ici et face à moi, pense que tu n'as aucun manque !

“Pense que tu n'as aucun manque !”

Je ne veux plus que ces idées restent dans ta tête ! Arrache ça ! Allez, on l'arrache ensemble ! On rentre, on arrache cette vielle herbe, mon Dieu, quel ortie indésirable ! Allez ! On jette, on jette, on jette !

Il n'existe pas de manque, par contre il y a des choses que tu ne sais pas encore manifester. Là, oui, je te suis, je te crois et je l'affirme avec toi ! Alors apprenons ensemble à le manifester, d'accord ?

Ça te va mieux ? Tu vois comme la vie est plus grande d'un coup ! Allez respire ! Humm, comme il fait bon de vivre d'un coup ! Je suis en train d'apprendre Dieu ! Je suis en train d'apprendre à vivre !

Je ne suis pas un diable qui doit s'arracher les plumes ou s'arracher les poils et s'arracher les cornes afin de devenir un ange.

[...] On ne fait pas un ange avec un diable, oh non ! Mais il faut d'abord comprendre que même le Diable n'existe pas et que donc les défauts n'existent pas non plus !

Donc aujourd'hui, ma foi, tu es un peu jaloux, voilà, c'est ton expérience de la journée ! On ne va pas discuter là-dessus, tu es jaloux, c'est un fait, ne le cache pas ! Le fait de te l'avouer est déjà un premier pas vers ta libération.

Tu n'as pas besoin de l'avouer en confession à tes amis, je ne te dis pas cela. Avoue-toi à toi-même !

“Avoue-toi à toi-même !”

Tu es ton propre sauveur, c'est pour cela qu'il faut d'abord t'avouer à toi-même.

Qu'est-ce qu'il y a derrière la jalousie ?

Il y a un amour immense que tu ignores, tout simplement, un partage que tu désires si ardemment, si puissamment, que tu veux tellement opérer que tu le fixes là, tout d'un coup et tout d'un bloc sur une seule personne qui est ton amour. Et puis la vie est telle qu'une seule personne ne peut pas être l'endroit d'une telle fusion et d'un tel partage, c'est impossible ! Personne n'est assez fort pour cela. Personne n'est assez semblable aussi pour cela. Donc voilà que tu t'aperçois que cette fusion immense n'est pas possible. Alors il te vient l'idée saugrenue d'un seul coup : “puisqu'il n'y a pas de fusion, j'en ferai possession !”

 

La jalousie et la possession

L'idée de la possession vient uniquement du cœur d'une jeune âme qui voulant tellement fusionner avec le monde par amour, fusionner avec son amour par amour et voyant que cela n'était pas possible, parce qu'il y a des changements d'humeur, parce qu'il y a des inconvénients, parce qu'il y a des trahisons, s'est dit : “Eh bien puisqu'il n'y a rien de fixe avec lequel je puisse fusionner, il faut donc que je rende la chose fixe !” Et le seule moyen de fixer c'est de posséder : “Je te possède ! Tu es à moi ! Bon gré, mal gré, nous allons fusionner ! Bon gré, mal gré, je vais t'aimer et tu vas m'aimer !”

La possession ce n'est rien qu'un cri de désespoir quand une jeune âme voit que la fusion n'est pas possible.

L'idéal est très puissant, surdimensionné dans le cœur d'une jeune âme. Petit à petit, il lui faut apprendre que tous les désirs de fusion qui l'habitent sont en fait des désirs de fusion avec le cœur supérieur de sa propre âme, avec le cœur du Maître, avec le cœur du Monde, avec le cœur de la Hiérarchie, avec Dieu, le retour à ta propre Divinité tout simplement.

 

Le désir de fusion

Pourquoi les amoureux sont si fortement attirés l'un par l'autre, aimantés l'un par l'autre ? Est-ce que c'est simplement la différence des sexes et une histoire de polarité ? La femme est yin et l'homme est yang, donc il est normal qu'il y ait des étincelles, des coups de grisou et des attractions ?

Non ! Je sais bien qu'on en est au siècle de l'électricité, mais ce n'est pas une raison pour voir toutes choses de la sorte ! Car en fait, on aurait pu faire en sorte que les sexes se repoussent ! Bien sûr, cela aurait été un grand inconvénient pour la reproduction, mais cela aurait pu s'organiser de la sorte !

Qu'est-ce qui, avant la pulsion sexuelle et le désir sexuel et le désir de faire une famille, qu'est-ce qui rapproche les fiancés, les époux, les amants ?

Recevez ma pensée avant que je l'énonce ! Allez, allez, on ouvre le chakra, on ouvre son troisième œil, on fait tourner tout ça avec amour, avec joie et on reçoit ! Et on reçoit ! Quand je vois des paniers ouverts, je fais tomber ma balle ! Si je ne vois pas de paniers ouverts, je ne peux pas envoyer ma balle ! Allez, on reçoit et hop ! Et maintenant je vais dire.

Avant donc l'attraction du yin-yang, l'attraction sexuelle pour que la race se perpétue. Avant le désir de fonder une famille, il y a le fait que les âmes se sentent tellement isolées, spirituellement, les unes des autres et puis surtout vis-à-vis d'elles-mêmes, entre leur partie inférieure et la partie supérieure, que pour se sauver de ce chagrin, de ce naufrage, de cette dérive, l'individu tente de fusionner avec l'autre, avec l'amoureux, avec l'amant, avec l'ami, avec un idéal, avec une nation quand il s'agit de patriotisme, avec l'art quand il s'agit d'un artiste et plus loin avec Dieu lui-même quand il s'agit d'un dévot !

Ce désir de fusion est un mouvement que l'homme déclenche comme pour conjurer le mauvais sort de son isolement.

Je ne sais pas que je suis une âme, je n'en connais pas le goût, je ne suis pas immergé dans son état de conscience et dans ses énergies, je suis abandonné, je suis un humain qui dépérit, et qui subit maladie, et qui subit insulte, qui est fatigué et malheureux ou un jour peut-être heureux, je dois beaucoup travailler et je ne sais pas vraiment pourquoi. Même quand je médite, je n'y trouve pas quelque chose d'extraordinaire. Alors pour conjurer tout ce mauvais sort et être vivant malgré tout, je deviens soudainement animé du désir de fusion.

Donc si je suis un profane et que je fais le compte de toutes les choses qui meurent et que surtout je ressens ce grand isolement qui est en moi et qui me fait ignorer mon âme, eh bien je vais fusionner amoureusement avec l'autre.

C'est ça l'origine de l'attraction sexuelle, l'origine de l'attraction des corps.

Pour un homme qui vit essentiellement dans la réalité physique, il va donc s'agir uniquement de fusion physique. Et par là, notamment par le plaisir sexuel, il aura l'impression pendant quelques secondes d'avoir été hors du temps, hors de l'espace et d'avoir trouvé un coin d'immortalité. Et c'est pour ça qu'il y revient !

Pour un homme un petit peu plus développé, qui est en plus que physique, énormément habité par des émotions raffinées, subtiles, pour cet homme-là, il va s'agir de fusionner avec la Nature, de fusionner intensément avec les amis, avec aussi l'épouse ou l'époux. Mais dans un cercle plus large, où il n'est plus seulement question de l'amour et du plan physique, mais aussi de la confrérie, de la fraternité.

Puis pour un homme qui est un peu polarisé dans le mental en plus que de l'émotion et du plan physique, il aura le désir de fusion avec sa nation. Ce sera par exemple un grand meneur de foule pour une question politique ou une question syndicale. Il va vouloir fusionner et faire fusionner les gens auxquels il s'adresse avec un idéal. Un idéal démocratique par exemple, un idéal culturel, un idéal syndical, un idéal patriotique.

Puis pour l'homme encore plus avancé, que donc on va à ce moment-là appeler le disciple, et qui va se polariser non plus simplement sur le Plan Mental Intellectuel, mais le Plan Mental Supérieur - l'endroit où l'âme est créatrice - alors il y aura un désir de fusion avec l'âme elle-même.

L'homme étant passé à travers tous ces points de fusion et d'identification différentes. Il aura voulu fusionner avec le physique et paf après quelques fusions il voit que cela ne dure pas, que cela ne se peut pas. Parce que par exemple ta maîtresse te trompe, ta femme te trompe, ton mari te trompe, ou bien tu divorces et tu ne trouves plus personne d'autre. Ou bien tu es véritablement sûr que l'amour, ça n'existe pas. Alors lorsque tu vois que l'histoire et l'instant de la fusion ne se fait pas sur le plan physique, tu es comme un atome qui n'ayant plus d'aimantation avec une série d'atomes physiques va chercher des atomes crochus ailleurs. Puis là, de nouveau tu crées toute une série d'aimantations, d'attractions, de fusions. Certaines fusions vont marcher et puis il va commencer à y avoir la série des grands rejets, paf, paf, paf, paf ! La fusion ne se fait plus.

Donc ton intelligence va se dire : “Tiens, la fusion n'existe pas sur ce plan-là.” Donc, hop, le petit atome de l'intelligence monte sur un autre plan où là de nouveau il exerce certaines fusions qui d'un seul coup ne marchent plus parce que la réalité est toujours plus loin...

Et voilà que, d'un seul coup, tu te retrouves enfin à l'endroit de la vraie fusion. Celle qui essayait de te motiver alors que tu traversais tous ces plans et qui est la fusion avec ton âme, avec toi-même, le retour à ta divinité et, plus loin, n'être plus que Dieu lui-même.

C'est pour cela qu'il te faut sans cesse adhérer. Tu adhères au plan familial, tu adhères à l'équipe de sport de ta région et tu y crois et tu en es un fervent supporter ! Puis tu adhères à une cause politique, une cause de quartier ou une cause nationale. Puis tu adhères à une cause spirituelle. Puis un jour tu n'es que ta propre cause.

Et en vue qu'il ne sert à rien de fusionner par l'extérieur, cependant tous ces mouvements, toutes ces actions extérieures t'ont servi à te dégager des différents plans et à te faire comprendre que la réalité c'est donc plus loin, plus loin, plus loin...

Ce qui fait qu'après un certain temps d'évolution, une certaine suite de compréhension, tu n'es plus que quelqu'un qui médite.

Ce qui ne veut pas dire que tu n'agis plus, tu peux encore t'engager, mais ce n'est plus par esprit de fusion, comme si tu y mettais le sens de ta vie, comme si tu y mettais même la raison de ton lendemain. Tu le fais uniquement par Service et par Sacrifice, parce que c'est la chose qui est à faire.

Ce n'est plus simplement une vibration qui t'habite et avec laquelle tu jouis en même temps. D'une grande connaissance calme et absolue, tu fais parce que c'est ce qui est à faire. Tu n'en retires plus aucun plaisir, pas plus que tu en retires tu déplaisir lorsque l'on t'accablerait.

Et c'est ça, vois-tu, la puissance des Grands Êtres. C'est d'arriver au point où on fait, parce que l'on sait que l'on doit faire, parce que l'on ne le fait plus par idéal, mais par connaissance. De la sorte, le phénomène de jouissance n'est plus de la partie.

 

Le Sacrifice

Je n'ai plus plaisir à être, par exemple, un serviteur, un grand artiste, un grand orateur, un bon professeur, etc. Je suis un professeur parce que je sais que je dois instruire et que c'est important.

Tant que je suis dans le cadre de la fusion, je fusionne avec ma carrière, je jouis de ma carrière et en même temps si j'ai des mauvais élèves qu'est-ce qui va se passer ? Je vais être détruit, je vais être déçu. Un jour je vais arriver et je serai moins inspiré, je vais devenir un mauvais professeur.

Lorsque le disciple se place à cet endroit où il fait parce qu'il sait qu'il doit faire, on peut le sacrifier, on peut l'envoyer véritablement dans des missions profondes, dans des tâches profondes, où même le sacrifice de sa personne peut lui être demandé : il ne bronchera pas. Il ne dira ni oui, ni non. Il dit : “Est-ce que c'est nécessaire ?” Si c'est nécessaire, il accepte. Car ni même la vie, ni même la mort ne sont plus des endroits où l'on peut jouir, où l'on peut regretter et subir. Ils sont une grande conscience omniprésente qui ne se laisse ni entraîner dans la naissance ni dans la mort. Elle est constamment et complètement à leur demander à ce moment-là le sacrifice même de sa vie, à ce genre de disciple. Ce n'est plus lui retirer sa vie, ce n'est pas l'envoyer à la mort, ce n'est pas le tuer, c'est vous l'offrir !

Lorsque l'on admet que Jésus doit passer par le sacrifice, comme tant d'autres initiés qui ont été sacrifiés et qui n'en sont pas devenus tout autant célèbres d'ailleurs ! Hein ? Lorsque l'on admet ce genre de grand sacrifice, est-ce que vous pensez que l'on livre pieds et poings liés un de nos frères comme celà en pâture aux loups ? Parce qu'il faut que les loups aient à manger, en espérant que durant la lente digestion des millénaires, eh bien eh bien comme le travail d'une hostie, finalement ils deviendront spirituels ? Certainement pas, certainement pas ! Non.

Cependant, aussi bien le Maître ou l'Initié qui se sacrifie, que ceux qui le portent et l'amènent petit à petit chaque jour vers ce sacrifice, ce qui anime les pensées et les cœurs à ce moment-là, c'est de vous offrir sa vie, et c'est tout différent.

“Le Sacrifice c'est offrir sa vie.”

Ce n'est pas que l'on vous laisse assassiner quelqu'un, parce que c'est comme cela, c'est le seul moyen de monopoliser l'attention pour qu'une religion puisse en être. Une vie vous est offerte, et c'est tout différent.

Ce qui ne veut pas dire donc que cette vie va être tuée. Cette vie, la vie de celui qui est sacrifié, devient plus amplement collective. Eh oui !

En même temps, en passant par le sacrifice à l'Humanité, le sacrifice à ses frères, tout perd plus d'ignorance et d'aveuglement. Pour l'entité qui se soumet à ce sacrifice, c'est la porte étroite qui conduit à une vie plus large, une vie planétaire.

Ce qui veut dire que, qui que vous soyez aujourd'hui, assis dans cette salle, quel que soit votre niveau et vos intentions aujourd'hui, le jour où vous devrez œuvrer pour devenir un Maître, vous devrez donner votre sang à l'Humanité, d'une manière ou d'une autre, d'une façon physique ou d'une façon abstraite, en passant toute votre vie à visualiser, à créer, ou en allant être un sacrifié.

Ce qui veut dire que tout le développement spirituel d'une entité, d'un homme, va en même temps se servir de l'Humanité pour s'effectuer. Lorsque l'un d'entre nous vient sur Terre, se manifeste pour servir, il va conquérir en même temps un plus grand espace spirituel pour lui-même, parce que la Terre est ce marchepied où la conquête des dimensions a lieu.

“La Terre est ce marchepied où la conquête des dimensions a lieu.”

Et en même temps, au plus petit d'entre les hommes, cela sert de démonstration, d'enseignement, de bénédiction.

Autrement dit, lorsque une grande entité comme Jésus - c'est comme cela que j'aime appeler les âmes, les entités - lorsqu'une grande âme comme celle de Jésus, comme celle du Christ, comme celle de Bouddha, ou de toute autre personne, lorsqu'une grande âme comme cela veut conquérir une plus grande initiation, elle doit revenir sur la Terre pour offrir quelque chose. Non pas simplement quelque chose qui lui fasse mériter la prochaine initiation, mais par le fait d'offrir, l'entité se débarrasse, sacrifie la dimension dans laquelle elle ne peut plus rester.

Pour l'Humanité, c'est comme recevoir des éclaboussures. Eh oui ! On doit transvaser de l'eau dans une coupe plus grande, et pendant que l'on transvase, eh bien il y a plein d'éclaboussures qui débordent. Et pour l'Humanité, c'est l'occasion de recevoir des enseignements.

Alors voilà que je voudrais que vous puissiez relativiser l'enseignement par rapport à la Vérité.

 

L'Enseignement et la Vérité

Lorsqu'un être vient conquérir une plus grande initiation et qui l'enconçoit tout un pèlerinage, toute une mission spirituelle, la vérité qu'il est en train de conquérir, et qui lui est directement supérieure, est transformée. Et ce qui arrive à l'humain, ce ne sont plus que les éclaboussures. Et pour l'humain, c'est déjà tout un enseignement.

Ce qui ne veut pas dire que nous nourrissons les hommes avec, voilà, trois fois rien, avec uniquement des éclaboussures, avec des choses qui n'ont pas de prix. Pas du tout ! Pas du tout ! Mais nous ne pouvons pas procéder autrement, parce que déjà les éclaboussures quelquefois sont trop fortes pour les humains. Eh oui ! Quelquefois c'est déjà trop compliqué, ou à comprendre ou à admettre, ou tout simplement la vibration est trop brûlante pour être contenue par le corps éthérique. Ce qui veut dire en même temps que l'évolution des plus Grands ÊTres de la Terre est intimement liée à l'évolution de la masse. Nous résonnons tous les uns sur les autres, avec les autres et par les autres.

“Nous résonnons tous les uns sur les autres, avec les autres et par les autres.”

 

Initiations individuelles et collectives

Ce qui veut dire que l'Humanité, dans son sens d'initiation collective - attention ! Il y a les initiations collectives et il y a les initiations individuelles.

Les initiations collectives, c'est ce qui permet par exemple à une race de devenir magicienne, ou intellectuelle rationnelle, ou très religieuse, etc. Tandis que l'initiation individuelle, c'est ce qui fait qu'un homme peut se distinguer à l'intérieur de sa race, de sa culture, de sa civilisation par rapport aux autres hommes.

Mais l'initiation collective est en résonance directe avec l'initiation dont est capable l'Être le plus haut de la Hiérarchie. Ce qui voudrait dire que si, d'une façon miraculeuse - et cela ne se peut pas, mais pour vous expliquer la Loi, je vais vous raconter une histoire. Elle ne peut pas arriver, mais c'est pour vous faire comprendre la Loi.

Si l'Humanité faisant une démarche absolument extraordinaire, qu'aucun Maître ne puisse imaginer et que l'Humanité dépasse tous les plans prévus pour elle-même, et qu'elle en arriverait donc à mériter la Suprême Initiation, elle ne pourrait pas l'obtenir tant que celui qui fasse à Dieu parle pour elle et en est le représentant et l'initiateur majeur n'a pas lui aussi conquis cette Suprême Initiation.

Par contre, une fois que cette entité majeure, cet initiateur majeur et responsable de la Terre a lui-même conquis cette grande initiation, il peut ensuite, par le système des transvasages, des éclaboussures, des miettes ou des grands courants libérateurs, initier l'Humanité à elle. Et l'inverse ne se peut pas.

Car tout progresse par résonance.

Il faut prendre l'humanité comme une vie, non pas simplement comme une vie humaine, comme des humains éparpillés, chacun ayant son mot à dire, chacun ayant sa lumière. Voyons la vague de Vie comme une vague de vie qui est à la fois animée par un souffle, guidée par une Hiérarchie et étirée par le chef de cette Hiérarchie. Mais si le chef de la Hiérarchie n'est pas dans un endroit où il peut vous tirer jusqu'à l'étape prochaine, eh bien, il en revient à dire que l'Humanité n'avance pas.

Eh oui, eh oui, eh oui, cela existe ! Ne faites pas les grands étonnés ! Vous le voyez en démonstration sans cesse sur la Terre.

Car c'est vrai qu'il existe un grand chef - tiens, appelons-le comme cela, un grand manitou, un grand Logos Planétaire, mais oui, comme on dit aussi dans certains livres - un grand chef de la Hiérarchie Planétaire et de l'Humanité. Mais en dessous de lui, il y a d'autres chefs, des chefs de race et des chefs du cycle de ces différentes races. Ceux-ci sont maîtres des bonus ou des malus, des supériorités ou des infériorités sur les différentes civilisations, les différentes races, les différentes cultures.

Je vous en prie, arrachez de votre tête ce système que vous appliquez sans arrêt, de l'inférieur et du supérieur, de l'inférieur et du supérieur ! Mon Dieu, si je pouvais arracher cela de ton esprit, eh bien je ne serais pas venue pour rien ce soir ! Arrache cela, arrache cette référence !!! C'est tellement petit ! C'est une mauvaise histoire, cela ne peut que créer des malentendus entre toi et moi et entre toi et toute Sagesse ! Tu ne peux jamais devenir sage avec cela.

Penses à ce qui est nécessaire ! Quelquefois une goutte d'eau est nécessaire et quelquefois un grand seau d'eau est nécessaire et quelquefois un océan est nécessaire ! Est-ce que celui qui est le porteur d'une petite goutte d'eau va te sembler inférieur ?

Si tu manques totalement de sagesse et de discernement, tu vas me dire : “Mais oui, c'est un tout petit serviteur, il arrive avec sa petite goutte d'eau, il place sa petite goutte d'eau, bon c'est bien mignon, mais c'est juste une petite goutte d'eau. Tandis que lui, là-haut, le grand, c'est l'océan qu'il distribue !”

Regarde la nécessité !

“Regarde la nécessité !”

La nécessité !

Arrête avec l'inférieur et le supérieur ! Arrache ça de tes neurones !!

Je ne vais pas te lâcher de sitôt ! J'y reviendrai !

 

La nécessité

La nécessité.

Ce qui fait que dès demain, pour toi, les gestes de ta vie quotidienne peuvent prendre une dimension tout à fait différente ! Les gestes que tu fais, s'ils sont nécessaires, sont des gestes de la plus haute spiritualité.

“Les gestes que tu fais, s'ils sont nécessaires, sont des gestes de la plus haute spiritualité.”

S'il est nécessaire que tu épluches des carottes pour nourrir ta famille, mais c'est un instant et un moment d'une grandeur spirituelle extraordinaire ! Comme si tu étais un moine qui a voué toute sa vie à la méditation sur le mont Athos ou dans les Himalayas ! Mais oui, je te l'assure !

D'abord, le jour où tu seras assez malin pour trouver les chemins qui mènent à nos loges, à nos maisons, tu verras à quel point nous faisons de bonnes soupes de légumes et à quel point on épluche et on épluche et il n'y a pas de disgrâce à cela ! Il ne nous vient pas une seule idée de dire : “Oh, on perd notre temps ! Ce ne sont que des carottes ! Des carottes à éplucher ! Mon Dieu, si j'étais en méditation, cela aurait plus de valeur !”

Tu sais pourquoi tu penses de la sorte ?

Si tu acceptes que je t'aide un petit peu à te libérer, à aller plus loin, laisse-moi te susurrer cette chose à l'oreille.

Tu sais pourquoi tu penses en inférieur et en supérieur ???

Oh ! Voilà que déjà tu te rétrécis, tu me crains. Hein ? Tu as peur de la mauvaise nouvelle !

Je t'ai dit de laisser passer les émotions ! Laisse passer ta bûche pour qu'elle se transforme, qu'elle devienne un grand feu !

N'aie pas peur de moi, n'aie pas peur de toi ! N'aie pas peur de ce que tu es aujourd'hui. Demain tu es déjà différent si tu le veux !

Qu'est-ce que c'est qui te fait penser en inférieur et supérieur ? Qui t'empêche de simplement comprendre la nécessité de louer tout autant le porteur d'une goutte que le porteur d'océan ?

C'est ton orgueil qui t'en empêche ! Eh oui ! Eh oui ! Eeeeh oui !

Mon Dieu que la vanité détruit la sagesse !

C'est la vanité qui rend ignorant.

On se dit toujours mais comment cela se fait que l'Humanité est tellement ignorante ?

Mon Dieu ! Il n'y avait pas besoin de lui poser des voiles, les voiles de l'ignorance, les voiles de la Matière ! Avec sa seule vanité, l'homme se rend déjà absolument et complètement ignorant ! Il va créer des valeurs complètement absurdes qui vont l'empêcher d'être en résonance avec la Vérité, de la laisser passer !

Vanité, vanité ! Essaye de la voir dans toute sa mesure et dans toutes ses expressions ! Et je t'en prie, ne la combats pas, laisse-la passer !

Pense que dans la bûche il y a le feu, et que tu vas libérer le feu, donc la qualité ensuite.

Petit à petit, ainsi, tu vas mieux te disposer au Service.

Tu vas non seulement être l'endroit où la Hiérarchie pourra faire passer des énergies, pourquoi que ce soit de public ou de non public, de manifesté ou de non manifesté. Et en plus, petit à petit, nous pourrons te délivrer les messages à propos des mystères.

Aujourd'hui tu voudrais recevoir les grands enseignements, tu voudrais être éclairé sur les grandes énigmes, savoir pourquoi la Terre tourne, ce qui l'a fait tourner, quand est-ce que revient Bouddha ou quand est-ce que revient le Christ, etc., comment est-ce que l'on fait pour se défaire de la force, de la gravitation et devenir une plume qui monte dans les airs ?

Je ne veux pas dire que la sagesse et la vérité se méritent, je n'aime pas du tout ce genre de discours ! Oh mon Dieu que non ! Parce qu'encore une fois, cela veut dire qu'il y a des hommes méritants et des hommes non méritants, qu'il y a des inférieurs et des supérieurs. Oh mon Dieu, ne comptez pas sur moi pour raconter de telles histoires absurdes ! Des cauchemars pareils ! Non !

Par contre, lorsqu'au fur et à mesure, on se sera placé à l'endroit où toutes les bûches vont se transformer en flammes, la Sagesse va se délivrer d'elle-même et l'homme pourra la comprendre, l'homme pourra l'intégrer, travailler avec. Ce ne sera plus simplement une ligne écrite dans un livre que l'on comprend ou que l'on ne comprend pas, on n'aura pas à courir chercher celui qui comprend cette ligne afin qu'il nous l'explique. La Sagesse sera apparente d'elle-même, sera révélée d'elle-même et sera d'une utilisation facile !

Ce qui fait que la Divinité, petit à petit, va ouvrir son œil.

Et non pas grâce au développement spirituel. On peut le qualifier de la sorte, c'est vrai, je ne veux pas rogner tous les livres qui se sont édifiés sur ce genre de langage, certains sont très bons donc je ne veux pas les démolir. Cependant plutôt que “évolution spirituelle”, pensez au terme “épanouissement spirituel”, ainsi vous voyez que la pensée va partir depuis un endroit qui existe déjà.

Si je m'épanouis, qu'est-ce qui se passe dans mes conceptions ? Si je pense épanouissement, ma pensée d'un seul coup imagine un point et depuis ce point il y a une ouverture. Et avec ce genre de construction, on arrive à une meilleure intégration de la spiritualité.

Alors que si je pense évolution, qu'est-ce qui se passe ? Je pense à une couche, une couche noire, une couche aveugle, une couche d'ignorance. Et je me vois devoir grimper et grimper et grimper, tout en recevant des tuiles, des coups de balais, en rencontrant le gardien du seuil qui essaye de me faire tomber ! Et puis un jour peut-être, hop !, j'arrive au septième ciel.

Ce qui fait que le disciple est déjà fatigué, terrassé, terrorisé avant d'avoir fait le moindre effort !

Il a déjà saturé sa pensée par un flot de fatigue insupportable. Et hop !, voilà que l'on s'endort en méditation. Pas étonnant, pas étonnant du tout ! Vous vous endormez en méditation ? Vous ne réussissez pas vos méditations ? Plutôt que d'essayer de réussir la prochaine méditation, consultez vos conceptions.

Qu'est-ce que vous pensez ? Comment vous le pensez ?

Mon Dieu ! Si je pouvais te convaincre, si je pouvais arriver à te faire comprendre à quel point les conceptions que tu as dans la tête te privent de réussir tes méditations, je ne serai pas venu pour rien ce soir. Mais combien de discours je vais devoir faire jusqu'à t'inspirer le véritable lâcher-prise, jusqu'à t'inspirer la véritable pensée, celle qui est l'endroit où des grandes ailes, les ailes de l'âme se déploient et t'emportent !

Combien de temps ?

Tu as tout le temps, moi je te le laisse ! Mais pendant ce temps qui t'est offert et qui est gratuit, combien de souffrances vas-tu éprouver ? Et c'est là que tu nous fais des reproches, c'est là que tu nous demandes d'intervenir et c'est là que de nouveau on te rappelle ce que tu dois faire...

Sois donc à l'écoute de tous les masques et de tous les visages de la vanité.

Tu verras à quel point elle sait se travestir.

Qu'est-ce que c'est cette vanité ? Est-ce que c'est un petit démon ? Est-ce que c'est un rejeton dont tu dois te débarrasser ? Quand on attrape un rat ou une souris avec une tapette et que l'on montre ensuite au bon Dieu ? “Tu as vu je l'ai attrapé, débarrassé !”

Non. Ce n'est pas quelque chose que l'on peut attraper en soi. Quelque chose que l'on peut rejeter, que l'on va brûler à coup de mantra ou d'encensoir ou à grand coup de confession ou même de méditation. Les défauts, ce que vous vous identifiez comme étant les défauts, sont uniquement des conceptions et de nouveau des idées. Eh oui ! Des activités mentales.

Ce qui veut dire que si l'on pouvait imaginer un homme sans aucune pensée, d'aucune sorte, eh bien on verrait un homme pur, sans aucun défaut.

Quand il aurait faim, il mangerait.
Quand il aurait soif, il boirait.
Quand il faudrait procréer, il procréerait.

Ce qui veut dire quoi ?

Ce qui veut dire que, par exemple, à propos de la nourriture, la gourmandise va avoir lieu au moment où je pense que je mange et que manger est bon pour me gaver afin de ne plus penser que je suis vide. Que j'ai un vide intérieur, ou afin d'oublier que je ne suis pas un grand orateur, ou afin d'oublier que je ne suis pas un grand guérisseur, un grand chirurgien, un grand écrivain, un grand artiste, un très bon père, un grand architecte. Sitôt donc que je vais utiliser la pensée pour voir toutes mes déconvenues et qu'ayant repéré là dans un coin un petit plaisir, je vais en faire une grande compensation.

C'est uniquement ça un défaut, ce n'est rien d'autre !

Ce n'est pas parce que je vais manger trois beefsteaks par jour que j'ai le défaut de la gourmandise ! Ce n'est pas parce que je vais manger trois litres de glace par jour que j'ai le défaut de la gourmandise ! C'est parce que je vais manger ces trois litres de glace pour me cacher mon vide spirituel, pour me cacher la mauvaise opinion que j'ai de moi-même, parce que j'ai un petit emploi, un petit destin, des petits pieds, des petits yeux...

Et là aussi est l'origine de l'attachement. À la suite, je ne peux plus me retenir de manger trois litres de glace parce que ce sont ces trois litres de glace qui me font oublier mon malheur, alors j'y suis très attaché ! La conception de la drogue, même à travers une simple glace, devient donc facile à comprendre. C'est pour cela que tous tes défauts te semblent si difficiles à transformer, qu'il est dur de te débarrasser, que tu ne peux pas arrêter de fumer ou de boire ou de mal penser.

Parce que mal penser à propos des autres, c'est important, mon Dieu ! On a parlé de la nourriture, des glaces, mais il n'y a pas que ça. Quoi à propos des mauvaises pensées ? C'est important de mal penser, eh oui ! C'est important pourquoi ? Parce que pendant que l'on pense mal des autres, on se rassure à propos de combien on est grand, combien on est beau, combien on est impeccable !

Tout cela, donc, pour chaque fois cacher un grand malheur, un grand désespoir, une grande haine que l'on se porte à soi-même.

Et voilà une grande étape dans la vie du disciple. Afin de se débarrasser de toutes ses vanités qui ne sont que des compensations, il doit s'apercevoir à quel point il se hait lui-même. Il se déteste, il ne se supporte pas ! Mais comme cela lui est impossible de se détester, il ne peut pas se l'avouer. Cela veut dire le suicide, la destruction, si l'on savoue à quel point l'on se déteste ! Or il y a l'instinct de survie, on ne veut pas mourir. Alors on veut oublier que l'on se déteste, que l'on se hait.

Comment va-t-on transformer la situation ?

Encore une fois, coup de baguette magique de la pensée créatrice, de l'intellect créateur, il va transformer cela en amour de l'image, eh oui ! L'image de soi.

 

L'image de soi

Voyons, je ne peux pas m'aimer moi-même parce que je sais que par exemple j'ai les jambes trop courtes, je voudrais avoir les yeux bleus, je voudrais être un grand professeur ou un grand technicien, avoir beaucoup de charme, ne jamais être malade parce que je témoigne ainsi de ma puissance vitale, et voilà que je n'ai rien de tout cela. Donc je me déteste. Mais je ne peux pas me détester parce qu'il y a l'instinct de survie, l'instinct psychologique.

Alors je vais me mettre à construire une image de moi-même et cette image je vais lui vouer un culte infini. Et je vais tout faire pour que cette image soit admise dans l'esprit des autres.

Et c'est là que commence ce que vous vous appelez l'intolérance.

Mon Dieu, l'intolérance ! Voilà un grand mot !

Tout le monde dit : mais si tu veux être spirituel, sois tolérant. Mais qu'est-ce qui fait la naissance de l'intolérance ?

Qu'est-ce que l'intolérance ?

Allez, reçois ma pensée avant que je la distribue, reçois, reçois !

Qu'est-ce que l'intolérance ?

Eh bien, vois-tu, pour moi l'intolérance, c'est quand le cœur d'un homme est tout occupé à vouer un culte à son image personnelle.

“L'intolérance, c'est quand le cœur d'un homme est tout occupé à vouer un culte à son image personnelle.”

Il n'a donc pas le temps ni pour comprendre les autres, ni pour accepter les autres. De la même manière qu'il a été intolérant avec son problème intérieur, sa haine personnelle, il va appliquer ce rejet face aux autres.

Je n'admets pas moi-même que je sois par exemple un débauché, je vais m'empêcher de l'être ou je vais l'être à mots couverts, je me destine donc à être intolérant face à la débauche des autres. C'est immanquable, c'est immanquable !

Tandis que si je connais mes erreurs et que je travaille sur elles, je conçois qu'un autre puisse être encore pendant quelque temps un prisonnier tout comme je le suis et je suis donc tolérant.

Ce qui ne veut pas dire que je vais le laisser faire quand l'exercice de son défaut ou de son erreur peut mettre en péril ma société, ma famille ou moi-même !

C'est là que d'un seul coup je deviens sage et qu'en plus je sais discerner la nécessité et que, tout en étant tolérant, je vois la nécessité d'être juste et que je trouve les mots pour lui dire : “Stop ! Non cela ne se fait pas, en tout cas pas sur moi !”

Alors que tant que tu n'arrives pas à ce point-là, tu es très embêté pour faire régner la justice, tu ne sais même pas ce qu'est la justice.

 

La Justice

“Mon Dieu ! Est-ce que j'ai le droit de dire ceci ? Comment je vais le dire ? Est-ce que je peux dire cela ? Est-ce que je peux faire ceci ? Est-ce que je peux faire cela ?”

Tu es très embêté avec la notion de Justice, alors que la Justice se montre nue face à toi et te démontre ce qui doit être fait au moment où tu conçois tout depuis ce seul principe : qu'est-ce que la nécessité ?

Alors il y a des petites nécessités. [...]

[...] lui laisser cet espace. Mais tu vas considérer une nécessité plus grande que sa liberté personnelle : la liberté des autres. Et ainsi tu pourras faire la juste mesure, afin qu'il ait son espace sans le voler aux autres.

Cette mesure exacte est très difficile à trouver. Si l'on essaye d'être juste depuis l'intellect, c'est impossible, on ne peut pas être un juge depuis l'intellect. Par contre, toutes ces mesures se font très facilement, sitôt que l'on conçoit tout depuis la nécessité.

Ce qui ne veut pas dire que dans la société on doit réserver une place aux voleurs et à l'assassin, afin qu'il ait le droit d'être un voleur et un assassin, je ne dis pas cela ! Simplement on pourra éviter la création d'un voleur et d'un assassin si, bien avant qu'il le devienne, on lui aura laissé sa toute petite place à l'intérieur de laquelle il peut être en colère, il peut être déprimé, sans que personne ne lui reproche.

Vois-tu, un assassin cela se fabrique, un voleur cela se fabrique ! Il n'y a pas des assassins et des voleurs parce qu'il y a des mauvaises âmes, parce qu'il y a des petits démons qui terrorisent les hommes, non. Un homme est un homme, une âme est une âme, ni bonne ni mauvaise, elle est une âme en état d'expérience. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné il y a un dérapage immense et qu'il y a un assassinat ?

Ce qui amène à ce geste tragique, c'est une suite d'événements, et non pas simplement dans cette vie-ci, mais dans plusieurs autres avant.

Lorsqu'ayant subi une multitude d'outrages, que la vanité de l'individu ne permet pas d'élucider, de pardonner, de transformer en Lumière plus grande, eh bien un beau jour on voit arriver, on voit naître un homme dont la personnalité est extrêmement sensible, prête au déséquilibre, un système nerveux extraordinairement chargé de remords et de rancune.

Qu'est-ce qu'un assassin ? C'est un gros rancunier ! Eh oui ! Ce n'est rien d'autre ! Ce n'est rien d'autre ! Arrêtez de chercher le diable et le démon, ce n'est rien d'autre que de la rancune !

Alors vous voyez à quel point en même temps l'assassinat pourrait être évité, mon Dieu ! Comme cela pourrait être soigné ! Si l'on arrivait avant la crise, à voir quel homme a le système nerveux le plus chargé d'énergie de rancune, ce qui le déséquilibre et peut le faire entrer dans ces moments de folie où la vie humaine n'a plus aucun prix, et que c'est même le prix de sa propre libération. Donc il peut tuer même avec droit car il se libère de la sorte !

Il est dommage qu'aujourd'hui on ne se sert des clairvoyants que quand on veut méditer pour savoir quel chakra est le meilleur, par quel pétale il faut faire circuler l'énergie. Je souhaite que dans la société de demain les clairvoyants travaillent en tant que psychologues. Non plus simplement en tant que moyen de radiographier l'aura spirituelle de ceux, tellement vaniteux, qui veulent en plus savoir si leur chakra coronal est bien ouvert, dans quelle mesure et de quelle couleur.

Il faut que le clairvoyant, demain, soit le psychologue et qu'il aide ainsi la société à se soigner elle-même. Il faudrait que les clairvoyants soient appelés dans les écoles et exactement comme il y a la vaccination chaque enfant serait passé devant l'œil du clairvoyant qui dirait : “Celui-ci a le système nerveux fort chargé, il est dans un état de risque, il faut lui apprendre plus d'expression, par exemple par l'art, par le théâtre, par la poterie, par le dessin, par la couture, n'importe quoi. Mais qu'il apprenne davantage d'expression, qu'il ose exister, qu'il ose communiquer avec la vie au lieu de la garder en tant que rancune dans le fin fond, la caverne abdominale.”

Et une fois que cette communication par la création artistique - maîtrisée ou non cela n'a pas d'importance - mais une fois que cette communication avec la vie serait de nouveau installée le clairvoyant n'aurait qu'à suivre les degrés de réouverture et au fur et à mesure on verrait que l'énergie nerveuse de gris foncé ou de bleu marine extrême teinté de petites perles rouges acides deviendrait un beau bleu électrique magnifique ! Eh oui ! Une énergie nerveuse équilibrée, saine et épanouie et d'une belle couleur bleu électrique, un peu comme le bleu qui sort de cet appareil que vous avez et que vous appelez l'arc à souder.

C'est le signe de quoi ?

Eh bien c'est le signe en plus d'une bonne énergie nerveuse, c'est le signe que le système nerveux est équilibré, que chacune de ses ramifications, comme les alvéoles des poumons, chacune de ses ramifications a son ouvrage, arrive à rayonner, n'est pas bloqué. Et cela veut dire qu'il y a une relation aisée et épanouie entre la glande pinéale et son système nerveux. Car à quoi servirait la glande pinéale s'il n'y avait pas le système nerveux et vice versa ?

Donc quand l'homme communique avec la vie, trouve les moyens de communication et notamment par la création artistique - je ne parle pas de pouvoir communiquer avec votre voisin, votre voisine, ça cela restera toujours une communication dépendante de la nécessité, de la compréhension, de la fusion possible.

Soyez des créateurs ! Prenez une feuille de papier ! Ne cherchez pas à faire une belle fleur, un beau paysage, faites votre paysage. Mais oui, tu essayes toujours avec cette vanité que tu ne soupçonnes pas encore, dont tu ne peux pas t'imaginer les dégâts, tu essayes de faire une belle fleur et si tu ne sais pas bien dessiner, eh bien tu ne fais pas la fleur. Fais ta fleur ! C'est la tienne et en laissant circuler la vie, en laissant communiquer l'extérieur avec ton intérieur, tu verras combien et de manière inexplicable tes méditations s'améliorent. Eh oui ! Tu n'auras pas répété plus de mantras, tu n'auras pas mis les jambes derrière le cou tout en essayant d'avaler du riz complet en même temps, tu seras tout simplement en état de communication avec toi-même, avec la vie et surtout tu laisseras circuler cette vie.

Alors dès demain, je te conseille et je te donne ce très beau, ce très grand exercice spirituel : dessine !

Si tu n'aimes pas dessiner, peints. Tu n'aimes pas peindre ? Fais du crochet, de la broderie. Cela ne t'intéresse pas ? Fais de la poterie, fais de la musique, trace des traits dans un bac de sable. Fais les empreintes de ta main sur les murs de ta maison, fais des bulles avec des savons... Fais ce que tu veux mais laisse la vie circuler en toi. Donc fabrique !

Les gens pensent tout de suite à des destinées spirituels, à des grandes missions, c'est cela faire circuler la vie, c'est cela exprimer la vie. Mon Dieu ! Mais avant de faire ces choses, fais tout simplement circuler les moyens d'expression et avant tout cela peut être écrire quelques poèmes, faire quelques dessins, faire quelques vases ! Ne cherche pas la performance ! Je t'ai dis de détruire cette vanité ! Range-moi ça, enlève-moi ça ! Allez, on la jette, wouf, dehors !

Ne cherche pas la performance ! Sois toi-même !

Quand tu écris tes poèmes, je ne te dis pas d'aller voir un éditeur et de devenir une célébrité !

Vois-tu que cette vanité qui veut te pousser si loin t'empêche en même temps d'écrire tes poèmes ? Car sitôt que tu vois que tu n'es pas un grand poète, eh bien tu ne fais plus rien ! Tu vois où est le problème ?

Donc fais ce que tu as envie de faire pour la Beauté du geste, pour l'Amour du geste et pour que la Vie circule comme une spirale. Sois une grande spirale !

“Fais ce que tu as envie de faire pour la Beauté du geste, pour l'Amour du geste et pour que la Vie circule comme une spirale.”

Est-ce que je t'ai assez convaincu ou est-ce que je dois encore en discuter ? Parce que cette fois, je ne vais pas le dire avec des mots. Je vais enlever ma chaussure et tu vas la recevoir quelque part, crois-moi ! Et ce sera peut-être plus efficace. Peut-être que je suis trop bonne patte à perdre tant de temps à discuter. Peut-être que je devrais louer des salles uniquement pour vous attendre à la rentrée et vous distribuer un bon coup de pied aux fesses ! Ce serait une allée venue, trois secondes, chacun à son tour. Et à force, je devrais m'équiper de chaussures blindées ! Ou alors je devrais plutôt qu'utiliser un canal intellectuel, m'associer avec un rugbyman ou un footballeur qui a l'habitude des shoots ! Ce serait tellement naturel...

Donc, avant que je ne fasse ces grands élans, qui ne servent à rien en somme toute, essayez de mettre cette grande spirale. Essayez de comprendre la libération que vous allez y trouver.

 

Dessiner

Vous voyez que la spiritualité, ce n'est pas si difficile. Demain, réservez-vous une petite heure. Aimez-vous vous-même suffisamment pour vous trouver cette petite heure, pour prendre une petite feuille blanche que vous allez d'abord bien caresser. Eh oui, caressez la feuille ! C'est du papier ! C'est l'étoffe d'un arbre ou d'un végétal qui a été transformé pour vous permettre cette spirale d'expression. Respectez et aimez votre feuille.

Regardez bien votre crayon ou vos pinceaux et respectez aussi donc leur manifestation, leur création, le fabricant qui les a fabriqués. Et entouré de tant de choses vivantes, tournez la tête comme cela tout doucement.

Que vous soyez dans votre jardin ou dans votre maison ou bien sûr le quai d'une gare, tournez la tête. Et tout en tournant la tête, vous comptez par exemple jusqu'à trois ou jusqu'à cinq. Choisissez-vous un chiffre. Si vous choisissez par exemple le chiffre trois, au moment où vous dites un... deux... trois... vous arrêtez à l'endroit où le chiffre trois est tombé. Et ce que vous voyez, essayez de le dessiner ou de le peindre. Ne cherchez pas la performance, soyez plutôt à votre écoute au moment où vous dessinez.

Et par exemple si vous êtes sur le quai d'une gare et que vous tombez sur un tas de bagages. C'est pas grand chose à dessiner un tas de bagages, n'est-ce pas ? Mais laissez l'expression avoir lieu en vous et voyez de quelle manière vous allez dessiner les boucles, les sangles. Est-ce qu'elles sont serrées ? Et lorsque vous allez dessiner ces boucles grosses, serrées, ces sangles serrées et épaisses. Voyez à quel point en même temps vous souffrez, à quel point votre Esprit Supérieur qui trouve, là, moyen d'expression vous fait dire : “Mon Dieu, regarde à quel point tu me comprimes avec tes principes étroits, à quel point tu m'opprimes avec toutes tes petites idées, avec tes remords, avec tes rancunes !”

Et sitôt que vous allez ressentir cela et que vous allez continuer à dessiner, vous verrez que d'un seul coup l'Esprit va vous instruire à propos de la Libération. Et la prochaine valise que vous allez dessiner, vous ne pourrez plus y faire ni des sangles, ni des boucles. Elle sera une grande valise ouverte avec tous les habits qui éclatent, qui explosent, qui s'envolent ! Et, par un simple dessin, votre âme vous aura livré un bien beau message.

Et pas seulement un message “tiens fais ceci, tiens fais cela !”, en dessinant ceci et cela, vous aurez senti l'état dans lequel vous êtes vraiment et l'état auquel vous pouvez aspirer si vous faites cette libération. C'est donc plus qu'un message, c'est un voyage !

En tant que témoin vous voyez ce que vous êtes, cette pauvre petite chose toute ficelée, vous le sentez très fort, cela vous dérange, vous voulez déchirer le papier, casser les crayons et vous y allez encore, vous dessinez, vous dessinez, vous prenez le message de l'âme... Et hop ! Voilà que d'un seul coup vous sentez quelle liberté vous pouvez obtenir.

Et la même chose peut arriver avec une poterie, avec un sac de sable que vous essayez de transformer en figurine. Tout sert à prendre contact avec l'âme.

Alors dès demain, cessez de vous y efforcer avec cette kirielle de mantras, de visualisations de chakras, de méditations ratées qui ne sont que des cacophonies lugubres. Mon Dieu quand vient le temps de la méditation, nous essayons de nous mettre du coton dans les oreilles. Eh oui ! Pparce qu'on se dit : “Tiens voilà Albert commence sa méditation, attention à Shambhala, mettez vite les boules quies ! Préservez-vous de ce vacarme, préservez-vous de cette cacophonie !” Et une fois que l'on voit que la petite lumière d'Albert s'est éteinte et que tous ses efforts se sont éteints aussi, nous envoyons un autre message : “La voie est libre, la voie est dégagée !”

Pourquoi ? Pourquoi est-ce que cela se passe de la sorte ?

Tout simplement parce que à cause de sa vanité, l'homme même, et même le disciple, a sélectionné ce qu'il jugeait hautement et magnifiquement spirituel. Eh oui ! Et ainsi il s'est détaché de la vie et de toutes les expressions que la vie peut mettre à disposition pour favoriser l'éveil de l'âme, la communication avec l'âme. Tout ce que tu cherches à faire en devenant ou un psychique ou un médium ou je ne sais trop quoi d'autre, tu peux le faire dès demain si tu commences à peindre et à dessiner et à écrire tes poèmes et à écrire ton roman, même si personne ne va l'éditer. Eh oui !

Ne méprise aucune expression parce que ces expressions sont des communications. Ces communications peuvent devenir des endroits de télépathie, des endroits de guérison, des inspirations pour l'artiste. Alors, vois-tu, tu es non seulement la vie qui doit s'exprimer mais l'endroit par lequel cette vie s'exprime. Tu es absolument tout ! Pas besoin de chercher ni un Dieu ni un Maître ni un moyen d'y aller. Fais circuler la Vie qui est en toi par le moyen qui est toi-même !

Je pourrais terminer notre séance, notre rencontre sur cette phrase car si tu as compris cela, tu as tout compris, je n'ai plus besoin de parler, je peux m'arrêter et aller me reposer pour tout le reste du siècle.

Laisse circuler la Vie qui est toi-même par le moyen qui est toi-même.

“Tu es non seulement la Vie qui doit s'exprimer mais l'endroit par lequel cette vie s'exprime. Laisse circuler la vie qui est en toi par le moyen qui est toi-même !”

Mais voilà, pour faire cela, il faut admettre une grande réconciliation. Tu te détestes tellement que être la vie qui doit s'exprimer par le moyen qui est toi-même. Mon Dieu, c'est impossible !

 

Faux et vrais gourous

“Il faudra forcément que je passe par Guru Nanak ou Baba-je-ne-sais-trop-qui. Il faudra absolument qu'il me donne la méthode la plus performante, celle de ces dix dernières années, pas celle d'il y a trois cents ans, mon Dieu, c'est usé ! Ça a été usé par tout le monde comme une vieille savate ! Alors il me faut quelque chose de nouveau, de performant, un nouveau briquet tout neuf, made in Shambhala ! Et puis il faudra que je sois suivi par cet être magnifique qui a ce fameux briquet made in Shambhala et qui lui seul sait l'allumer. Crac, crac, la petite flamme ! Alors je vais ainsi talonner l'individu. Je vais en faire une personne divine. Je vais y vouer un culte, une admiration !”

Et pendant ce temps, qu'est-ce qui se passe ?

Eh bien pendant ce temps, je vais servir de lieu d'expression à celui qui se prend pour un gourou ou qui fait l'office, malgré lui, d'un gourou quand c'est un Grand Être qui veut bien jouer le jeu. Mais je sers de terrain d'expression à un autre, pas à moi-même, pas à ma divinité ! Donc qu'est-ce qui se passe ?

Je m'appauvris !

Eh oui ! Eh oui !

Voilà que je venais tendre dans la main pour avoir quatre sous, voilà que c'est moi en plus qui dois aller faire des emprunts à la banque pour en donner des sous à ce gourou. Et que ce soit des sous revisselants et teintants physiques, matériels, ou que ce soit des deniers spirituels, grâce à mon culte, à ma dévotion, à mon admiration. Je ne dois rien donner ni à un vrai ni à un faux gourou. Rien !

“Je ne dois rien donner ni à un vrai ni à un faux gourou. Rien !”

Car le vrai n'a qu'un mot à me dire : “Regarde dans tes mains ! Vas-y, allez, regarde !”

Et étonnamment, toi qui te croyais pauvre, toi qui allais taper à toutes les portes pour que l'on te donne quatre sous, les quatre sous de la spiritualité. Bah oui, bien sûr, il faut bien que l'on te donne un petit pécule pour commencer ! C'est comme tenir une boutique ! On commence avec une petite caisse et ensuite cela fructifie. En spiritualité, on pense la même chose. Il me faut bien quatre sous et que quelqu'un me les prête ! Et sur ces quatre énergies, je vais pouvoir commencer ma spiritualité !

Lorsque tu t'approches avec une telle pensée, d'un véritable guide, sais-tu ce que tu reçois ?

Certainement pas quatre sous et sans doute quatre coups de pied aux fesses, ça c'est certain ! Pourquoi ?

Parce que le véritable guide ne peut pas admettre de te laisser plus longtemps dans la pauvreté. Cela lui est impossible ! Il deviendrait un démon et il serait instantanément dissout par toutes les forces de Bien qui régissent le plan sur lequel il est monté par initiation. Eh oui ! N'ayez crainte ! Il ne peut jamais y avoir de méchants gourous. Parce que s'ils ont atteint le véritable état du gourou et qu'il deviendrait, ma foi, un peu vaniteux ou un peu fous, ils sont détruits instantanément par les forces de Bien. C'est un peu comme si, ayant fait entrer dans une pièce une très grande Lumière, vous voudriez y mettre une ombre. C'est impossible ! L'ombre est instantanément détruite par la lumière ! Mais bien sûr, avant de rencontrer un gourou qui soit le gourou de ce genre, nous pouvons tous être face à de faux gourous, des demi-gourous. C'est vrai.

Mais en même temps, ces gens-là sont très utiles. Car comme ils vous appauvrissent - et vous ne le voyez pas tout de suite, vous le verrez un jour - mais quand vous aurez vu qu'ils vous ont appauvri, ils vous auront en même temps rendu très riche. Eh oui ! Parce que tout ce qu'ils vous auront demandé, lorsque vous vous en apercevrez, avec colère et détermination, vous direz : “Mais maintenant, c'est en moi que je vais chercher les choses !”

Ce qui fait qu'en même temps, l'ennemi est un constructeur, un architecte et un allié. Parce que si on ne peut pas vous enseigner directement par l'intermédiaire de tous les amis possibles, admettons que vous ayez tellement d'illusions et de vanité que vous ne pourriez pas en admettre l'enseignement, eh bien nous n'avons pas besoin de nous faire du souci. À force d'être appauvris et usés par les faux gourous et les faux enseignements, vous en arriverez quand même au même point. Le même point qu'en est arrivé l'autre qui a suivi l'enseignement des amis.

Ce qui fait que par les ténèbres ou la Lumière, on arrive toujours à Shambhala d'une manière ou d'une autre. Sauf qu'une voie nous fait extrêmement souffrir et que dans l'autre il y a tout simplement des efforts et du travail. Et que s'il y a un peu de souffrance à travailler, c'est dans la joie que cette souffrance est vécue.

Alors vois-tu, tu as le choix. Mais choisis vite ! Ce n'est pas tous les jours que tu peux choisir !

Est-ce que je te propose de choisir entre moi et quelqu'un d'autre ? Oh mon Dieu, pas du tout ! Je n'ai pas cette vanité ! Dieu m'en garde car je n'ai pas envie de recevoir le coup de pied du bon Dieu ! Si tu savais la dimension qu'il a, celui-là, le mien ce n'est rien à côté ! Je ne te demande donc de faire aucun choix. Non ! Est-ce que tu dois suivre tel gourou, tel enseignement, abandonner tel livre ? Non !

Je te laisse à toi-même ! Fais ton propre choix en me faisant circuler ta propre vie !

Et si tu s'aperçois que pendant un temps tu as besoin de tel langage, de tel discours, si tu ne sais pas si c'est encore très vrai, très juste, si cela t'enrichit ou t'appauvrit, mon Dieu, laisse tomber la tête ! Et laisse circuler créativement la vie, en dessinant, en chantant, en peignant. Peu importe ! Et très vite, la vie qui circule va te conduire et tu seras beau de liberté.

C'est ce visage-là que je voudrais te voir tous les jours, celui de la Liberté.

Pas celui du disciple obéissant. Mon Dieu que cela me tracasse ! Quand nous avons au bout du fil un disciple obéissant, nous sommes fort embêtés. Parce que c'est comme d'avoir un bourdon qui tournicote sans arrêt, en faisant du bruit avec ses ailes, c'est gluant, c'est péguant, ça s'accroche aux pantoufles, ça s'accroche aux pantalons, ça tire sur la robe, ça essaye de se faufiler dans les cheveux ! Et pour cela, cela utilise même des colles très spéciales pour être sûr que cela va tenir. Est-ce que ça veut dire que nous n'aimons pas être envahis par les disciples ? Mon Dieu, ne crois pas cela ! Mais ce n'est pas la bonne façon de collaborer !

Face à face, d'égal à égal, de frère à frère, les mains dans les mains. C'est comme cela qu'il nous faut travailler. C'est comme cela désormais qu'il va falloir que nous travaillions ! Je ne veux pas autre chose ! Aucun guide ne souhaite autre chose !

Et sitôt que tu commences à dire : “Oh guide, oh frère, toi très grand, très puissant, montre-moi le chemin que tu vois depuis ta très haute sagesse, depuis ton flambeau grand éclairé qui peut éclairer mes ténèbres !” Mon Dieu, quand tu commences à nous faire ce genre de discours, c'est comme si tu nous envoyais de la glue. Et nous en avons plein les chaussures ! Et on se dit mais comment est-ce qu'on va se décoller de cela ? Mon Dieu, mais qu'est-ce qu'il nous raconte celui-là ? Est-ce qu'il n'a donc pas encore compris qu'il s'agit de nous dire :

“Bonjour frère, voilà mon arbre, tu es d'accord ? Demain on commence le travail !”

Mais voilà...

Voilà que l'homme depuis des siècles s'est habitué à être tellement vaniteux qu'il croit que nous le sommes aussi ! Alors voilà qu'il nous présente des tartines tellement beurrées qu'elles en deviennent indigestes ! Ce qui fait que même le Bon Dieu se voit accablé de la même intention.

Est-ce que Dieu ne considérerait que les prières que l'on fait précéder d'une très longue confession d'admiration ?

“Dieu très grand, Dieu très haut, Dieu millénaire, Dieu éternel, Dieu qui a réussi à combattre toutes les tribus de ceci, toutes les armées de cela, toi qui es fort, toi qui est puissant, toi qui est beau ! S'il te plaît regarde petit Benoît qui a besoin de trois châtaignes ce soir dans sa cuisine, qui a besoin d'une petite augmentation pour sa fin du mois !”

Quel dommage !

Voilà que tu as perdu un temps précieux, que tu as passé tout ce temps à flatter ou Dieu ou les Guides, au lieu de simplement aller travailler trois quarts d'heure de plus. Cela t'aurait assurément et plus sagement rapporté l'argent que tu demandes.

Tu vas me dire : “Ah oui mais s'il faut travailler, si on ne veut plus compter sur Dieu pour nous arranger nos affaires !” Eh oui ! Et vois-tu, c'est encore une grande incompréhension qu'il y a entre toi et nous, entre toi et Dieu, c'est que tu laisses toujours faire le travail par quelqu'un d'autre.

“Dieu montre moi le chemin !”, au lieu de t'occuper de le voir, le chemin là où il est. Mais tu y marches dessus ! Qu'est-ce que tu veux de plus pour pouvoir voir le chemin, tu y as les deux pieds dessus !

“Dieu aide-moi à faire telle ou telle chose !” Alors que Dieu te dit : “Ensemble faisons telle et telle chose !”

Et toute cette magie va s'opérer de quelle manière, pouvoir voir ton chemin, le chemin sur lequel tu es et que tu marches déjà de façon aveugle pour pouvoir faire et avoir l'énergie de faire, paf, d'un seul coup ? Comment cela peut s'opérer ?

En prenant conscience, notamment de cet égocentrisme duquel je parle à chaque fois. Parce que autant que tu n'as pas compris cela, tu n'iras pas bien loin ! En contemplant tes défauts, non plus comme d'affreux défauts, des petits démons, mais en les voyant comme des bûches que tu dois transformer dans la combustion de l'expérience et du regard.

Je suis capable de voir ma mesquinerie. Je ne me la cache pas à moi-même, je suis capable de voir et je deviens capable de voir lorsque je ne suis plus vaniteux, lorsque je n'ai plus peur de voir ce qui est à voir !

Tant que je veux absolument être grand et beau, tout mignon, tout gentil, parce que moi je fais beaucoup de bien, tous les soirs je prie pour Untel, je donne de l'argent à Untel, etc. Tant que je tiens absolument à entretenir cette si bonne image de moi-même, si bonne opinion à propos de moi-même, comment est-ce que je peux voir que la vanité m'empêche d'accéder à des énergies ? Comment est-ce que je peux voir que la mesquinerie m'empêche de monter sur un plan de conscience et d'y méditer ? Comment est-ce que je peux laisser la vie circuler ? C'est impossible !

Si j'ai des cloisons, je serai petit, je ferai de petites choses, j'aurai des petites pensées, une petite énergie et après j'appellerai Dieu pour qu'il me grandisse, pour qu'il m'initie...

 

Liberté

Mais initie-toi toi-même à la liberté d'abord ! La liberté que tu peux avoir dans ta tête et ensuite nous, nous te donnerons la Liberté spirituelle. Mais personne ne peut aller te sortir des cloisons que tu poses dans ta pensée, dans ta tête.

“Initie-toi toi-même à la liberté !”

Est-ce que tu me comprends ?

N'essaye pas de comprendre autre chose que cette pensée maîtresse : tu dois toi-même défaire les prisons du mental, ces murs que tu as placés dans l'espace. Personne ne peut t'aider, personne ne peut le faire pour toi, aucun Dieu ! Et ce n'est qu'après les avoir défaits, qu'alors toutes les initiations sont possibles, que tout ce que tu réclames devient possible. Oui !

Alors tu vas me dire : “Mais pourquoi est-ce que l'on s'est fabriqué de telles cloisons ? Pourquoi est-ce que l'on nous a donné l'activité de la pensée si elle devait donner lieu à tant de créations emprisonnantes qui nous isolent le Dieu et de la Vie ?”

Est-ce que c'est là un cadeau empoisonné ? Ou est-ce que c'est encore une histoire de pièges spirituels, d'épreuves spirituelles ? Non, rien de tout cela ! La pensée est venue à manifestation en tant que étape pour sortir du monde des émotions.

“La pensée est venue à manifestation en tant que étape pour sortir du monde des émotions.”

Eh oui ! Eh oui !

L'émotion en soi n'est pas un problème, ce n'est pas une horreur. Par contre, pour pouvoir gravir les plans, sortir d'un plan pour un autre, il fallait un témoin, il fallait un mécanisme qui soit capable de dire : “Je. Je suis émotionnel, je peux me débarrasser de l'émotion en comprenant ceci et cela, et je peux devenir l'intelligence de l'âme, qu'ainsi en comprenant ces choses je vais petit à petit construire.” Et ce témoin, cette capacité de dire “Je”, qui est la racine de l'identité de l'homme, de sa personnalité, même ! Cette racine doit être utilisée que pour décoder les moyens de sortir du Plan Physique et du Plan Astral, par là même aussi du Plan de la Pensée Concrète qu'au passage on aura fabriqué, et redevenir Dieu, une âme libérée.

Que survient-il à ta pensée, à son processus lorsque tu es mort ? Est-ce que tu es capable encore de dire “Je” lorsque la mort s'est opérée ? T'es-tu déjà interrogé là-dessus ? Difficile de savoir car tu ne te rappelles pas de ta mort ni de l'état qu'est la mort. Alors laisse-moi te le raconter.

 

La mort

Lorsqu'un homme meurt, tout moyen d'identification cesse, il ne sait plus dire “Je”, c'est terminé.

Qu'est-ce qu'il est alors ?

Eh bien, soit s'il est une très jeune âme avec très peu d'expérience, il repart dans ce qu'on peut appeler une âme collective, non pas au sens où il perd sa propre âme pour redevenir collectif mais au sens où son âme rejoint le sein collectif. Et il ne peut pas dire “Je”.

Il ne peut rien dire du tout, il va dormir.

Tandis qu'éventuellement sa coque astrale, préchargée d'énergie, en provenance justement du système nerveux qu'il avait lorsqu'il était vivant, cette coque astrale va pouvoir promener pendant quelque temps, être appelée par les spirites, servir de fantôme et servir en même temps de réservoir d'énergie pour les magiciens. Car voilà que les magiciens en font un grand usage. Ils voient une coque promener, ils voient qu'il y a de l'énergie pour un mois et hop !, ils la réquisitionnent. Et en l'utilisant, ils la vide ! Mais s'ils la font travailler, cela veut dire qu'ils envoient des sorts et que donc ils font un certain mal.

Pour un homme d'évolution moyenne, à la mort l'identité s'étend par les expériences et les réincarnations suffisamment cristallisées, il y a un petit “Je” qui persiste. Exactement comme un petit atome qui continue d'être vibrant, continue d'être réveillé. Car ce qui reste debout de l'autre côté, même si l'on vous parle de vos auras, même si l'on vous parle des esprits, ce qui reste réellement de vous de l'autre côté ce n'est qu'un atome, rien d'autre ! N'allez pas chercher un double éthérique, un double astral, un double mental qui a encore la forme du corps que vous avez connu sur la Terre. Vous n'êtes qu'un atome. Rien que cela !

Et l'atome d'un homme qui n'est pas assez développé retourne à un sein collectif où il s'endort, où là de nouveau par un phénomène de contraction il va être réémit, car chaque couche a un cycle de contraction. Celui qui parce que c'est une jeune âme sans assez d'expérience et assez d'assimilation va se retrouver après la mort directement dans le Plan Astral où les cycles sont très rapides, eh bien voilà un atome qui va dormir quelque temps, être comprimé, contracté et rejeté en incarnation.

Lorsqu'un atome suffisamment développé va pouvoir aller se reposer un peu plus haut que le Plan Astral, où les cycles sont plus longs, alors la fréquence des incarnations sera aussi beaucoup plus différée. Etc. Jusqu'à ce que l'on en arrive à non plus simplement des cadences de naissance et de mort, mais surtout des cadences de manifestation. Ce qui fait que même si juste après sa mort un Maître veut reprendre un corps physique, il peut le faire mais il ne sera pas manifesté, c'est à dire connu publiquement.

Donc quand on prend ce petit atome et qu'on le suit et que l'on voit un atome déjà plus développé, d'un homme déjà spiritualisé, eh bien on va voir que cet atome qui n'arrive plus, qui ne sait plus dire “Je”, au sens d'une identité personnelle ne pourra dire et ne pourra chanter que “Je” au sens “je suis une âme, je suis une âme, je suis une âme”.

C'est encore une identité tu me diras c'est vrai mais c'est en même temps l'identité la plus sûre que tu puisses chanter sans qu'il n'y ait de limite ou de prison.

Ensuite, et après un certain temps, l'âme elle-même doit se déshabituer de ce chant pour ne plus le chanter. Et lorsque au fur et à mesure elle désapprend ce chant, c'est Dieu qui réapparaît dans son silence extraordinaire ! Hors du Verbe, dans un endroit où il n'y a plus ni commencement ni fin. Il n'y a que Lui et cette mystérieuse nature à laquelle je ne peux pas t'initier, car tu y viendras de toi-même.

Alors, quand on me demande comment épanouir la Divinité en soi, chez l'autre, je te dirai quelque chose de fort simple qui va servir de résumé à mon discours. Cherchons d'abord à faire circuler la vie par tous les moyens d'expression qu'un homme peut manifester.

 

Faire circuler la Vie

Fais-le le chanter ! Fais-le rire en le chatouillant ! Mais oui ! C'est une façon de faire circuler l'énergie. Imagine un homme qui n'a jamais réussi à rire de bon cœur de toute sa vie. Voilà 40 ans ou 50 ans que même le jour de son mariage, il était encore et de nouveau entrain de se faire du souci, incapable de plaisanter, de rire, en tant que rire de partage, tellement il a peur des autres, tellement il a peur de la vie, tellement il veut être en contrôle de la vie, parce que la vie est tellement difficile... Alors pour toi le seul moyen de l'initier à la spiritualité bien ce ne sera pas de lui dire : “Aie de l'humour !” et de lui démontrer comment on en a. Saute-lui dessus et chatouille-le. Eh oui ! Attrape-le dans le jardin, frotte lui toutes les paquerettes de ton jardin sous le nez, mettez-vous même à 10 s'il le faut, enlevez lui la ceinture de son pantalon pour être sûr que ses muscles seront disponibles et pourront se secouer, et chatouillez-le jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus ! Et qu'enfin, pour la première fois de sa vie, il arrive à s'endormir heureux, heureux ! Et qu'il fasse de beaux rêves. Eh oui !

Alors voyez si effectivement je devais prendre responsabilité face à une école initiatique, si je voudrais me lancer dans ce travail complètement fou et un peu idiot de créer une école initiatique, eh bien ne vous attendez pas à ce que je vous enseigne la méditation. Ce serait d'abord séance grand chatouillage ! Et pour commencer tout le monde tout nu ! Eh oui ! Et pourquoi tout nu ?

Pour vous mettre face à votre vanité, à vos principes, à cette pudeur très mal placée. Encore pour les femmes ce ne serait pas tellement un problème, mais pour les hommes quelle occasion quelle occasion d'humiliation, car ils se regarderaient tous les uns, les autres, qui a la plus belle, qui a la plus petite, qui a la plus grosse... Eh oui ! À mon avis, dans le fameux Jardin d'Eden, s'ils ont commencé à mettre la feuille de vigne c'est bien parce que Adam n'était pas satisfait des bijoux que lui avait confié le Seigneur et qu'il avait trop peur de ne plus être le chef sur la terre et qu'il fallait donc il cache ses petites choses à Eve, pensant qu'il ne pourrait impressionner Eve, que dans la mesure de la grandeur de ses outils. C'est sans doute ça. Ce ne peut être que cela d'ailleurs ! Ce qui a bien fait l'affaire de tous ceux qui s'apprêtaient à vouloir devenir de grands couturiers ! Car ensuite il a fallu habiller ce complexe.

Donc dans un premier temps je mettrai tout le monde tout nu, cela permettrait de désexualiser l'homme. Hum ! Ça ne s'opérerait pas tout de suite ! On commencerait par me traîner dans la boue ! On commencerait par dire : “Mais voilà une spiritualité qui a une fausse odeur de spiritualité et un vrai goût de pornographie !” Eh oui ! C'est comme cela que l'on traiterait les choses mais si vous venez dans les temples vous verrez qu'aucune initiation ne se fait avec des vêtements c'est impossible !

Alors vous voyez à quel point il faut être loin du phénomène d'identification et de la vanité pour être capable de venir nu dans le Temple. Croyez vous que nous regardons votre corps croyez vous que nous ayons même l'idée que vous êtes habillé d'un corps physique avec des chairs ? Pas du tout ! Nous ne voyons qu'une Lumière ! Et le plus sûr moyen d'agrandir cette Lumière ? La nudité !

Est ce que je favorise les camps de nudistes ? Oh mon dieu non ! Car ce n'est pas pour cette raison-là qu'ils sont nudistes les nudistes.

Dans un deuxième temps donc, séance chatouillage. Eh oui ! Ces fameuses chatouilles qui redonnent, non pas simplement le goût de l'humour, mais qui permet d'évacuer du système nerveux toutes ces petites pastilles rouges acides qui peuvent d'un seul coup faire de vous des gens forts méchants et qui le regrettent ensuite. Évacuez les surcharges du système nerveux ! Évacuez-les ! Il n'y a rien de mieux qui s'y prête que le rire !

Et c'est pour cela qu'au milieu d'un discours qui se veut spirituel je m'efforce toujours de vous faire rire. Parce que, au fur et à mesure que je parle, je vous contracte. Vous n'êtes pas tout à fait d'accord, vous êtes déçus, vous vous êtes accablés et il faut que je me débarrasse de cette vibration, on ne peut pas rester dans la salle. Alors il faut que j'invente et que je fasse un peu rire et d'un seul coup, voilà que la vibration est de nouveau belle et que je peux m'en servir et la manipuler.

Après la séance de chatouillage, nous ferions un grand repas en commun, où chacun aurait fait ce qu'il a envie de faire, qui aurait cuit un bol de riz, qui aurait fait une salade, qui aurait fait un gâteau, qui aurait pressé le vin, qui aurait tiré l'eau du puits ? De façon à ce que chacun ait pu faire quelque chose, pas seulement pour lui-même mais pour la communauté.

Ensuite, la Liberté commençant à s'installer, nous ferions de grands dessins, de grandes poteries, de grandes broderies, de grands poèmes, tout ceci pendant une première semaine, il n'y aurait que cela comme activité et rien d'autres ! Peut-être quelques promenades, quelques conversations qui ne seraient que de l'humour, pas d'enseignement.

Et lorsque chacun se serait suffisamment défait de ses lourdeurs, lorsque chacun aurait suffisamment débloqué les différents endroits où il est serré, comprimé et qu'il aurait permis donc avant tout une circulation du souffle de la vie, là on mettra la tunique, là on commencera ensemble à discuter de ce qui est le magnétisme, le tellurisme, l'énergie des étoiles, l'énergie des nombres, les ondes de forme, l'initiation, les chakras... Et peut-être, au moment où, étant suffisamment souple et ouvert et libre, peut-être, je t'enseignerai comment on médite.

 

La méditation

Tu ne peux pas méditer avant cela. Cependant, je t'encourage à continuer tes méditations telles que tu les pratiques aujourd'hui. Car d'une certaine manière, c'est ce qui te permet de te relier au Ciel, d'être remarqué par le Ciel, même si on ne peut pas t'envoyer grand-chose pour l'instant à cause de toutes les mauvaises idées, les mauvaises conceptions que tu as. Mais désormais, tes conceptions sont nouvelles. Tu ne penses plus en petits et en grands. Tu la circules et l'énergie, tu fabriques tes expressions, tu ris et tu fais rire. Donc, demain, tu vas réussir ta méditation, tu verras.

Vois-tu, la méditation, pour nous, c'est un envol et un vol. Alors comment veux-tu t'envoler et voler si tu as attaché ton aile par chaque plume ? Et que tu l'as bien attachée au sol, jusque dans les mines profondes de la Terre ? C'est impossible ! C'est un peu comme un oiseau qui, ayant les ailes maintenues, s'efforce à un certain mouvement. Qu'est-ce qu'il fait ? Il ne fait pas grand-chose que ça !

D'abord, déploie tes ailes, eh oui !

Et le simple fait de déployer, c'est ce qui justifie tout mon discours, c'est ce que j'essaye de te faire comprendre ! Déploie tes conceptions ! Déploie tes idées ! Rends les plus grandes ! Et si possible, même, fais-les mourir !

Je t'ai énormément parlé des blocages qui sont en toi, comment ils se créent, pourquoi ils se créent, comment tu peux les défaire, et ce dont je veux te parler maintenant, pour un petit moment, c'est de la méditation et ensuite je te quitterai.

En admettant que tu as compris tout mon discours, en admettant que tu l'es intégré, que tu as agrandi tes pensées, que tu es un homme libre qui rit malgré ce problème, et qui rit même pour se défaire de ses problèmes, renouveler son énergie afin de vaincre les problèmes, en admettant tout cela, parlons de la méditation.

Qu'est-ce que méditer et comment méditer ?

Maintenant que tu t'assois avec une tête plus libre, avec un système nerveux nettoyé, libéré, qui va permettre la circulation de l'énergie, assieds-toi !

Et dans un premier temps, ne fais rien d'autre que laisser aller. Eh oui ! Laisse aller !

Et vois comme, pendant ces moments de lâcher prise, le système nerveux lui-même multiplie l'énergie physique, de façon à préparer chacune de tes cellules à un voyage spirituel. Il faut d'abord que les cellules soient nettoyées, harmonisées, mises au diapason, intensifiées, et à ce moment-là, pop !, il y a le départ.

Alors je m'assois, et je me relaxe, c'est ce que tu dis, je me relaxe.

Dans le phénomène de cette relaxation, l'électricité du corps se démultiplie. Lorsqu'elle a atteint son niveau, elle est transmise à la glande pinéale. Et dès que tu te sens calme jusque dans les pensées, à ce moment-là, commence ton exercice.

Ils sont multiples, et je ne vais pas t'imposer le mien, suis ton Maître, suis ta technique. Mais je vais donner comme exemple, et ce n'est qu'un exemple. Par exemple, une prière, une invocation, ou une concentration sur un son, ou sur une couleur. Pendant que tu accomplis cette chose, il ne faut pas que tu sois concentré sur la prière, sur le son, sur la couleur à l'exclusion de tout autre chose, et ceci tendu dans un grand effort, qui crispe même ton corps, donc, dès lors, si tu crispes ton corps, tu es en train de consommer l'électricité nerveuse, et tu n'as donc plus d'énergie d'un seul coup pour méditer.

 

La concentration

La concentration s'opère non pas parce que je me comprime, je me compresse, je m'efforce, je me force, voilà, je me concentre sur un point et j'y reste !! La concentration vient du fait que *je lâche !!, *je lâche !! Et à force de lâcher, de lâcher si totalement, si complètement, il n'y a plus qu'un seul son qui résonne, une seule couleur que je vois.

Je lâche !

La concentration c'est donc quelque chose qui vient quand je renonce à tout le reste, quand je renonce à toutes les pensées parasitaires qui me préoccupent. Ce n'est pas parce, vlang !, je vais complètement me fixer sur quelque chose, ça c'est faux. Je peux me concentrer, c'est vrai, mais je suis en train de brûler toute mon énergie nerveuse en même temps, alors c'est faux. Je ne vais pas tenir plus de deux minutes, je m'épuise et les pensées reviennent.

“La concentration c'est quelque chose qui vient quand je renonce à tout le reste.”

Désormais quand tu penses à concentration, pense à lâcher prise complèt et total.

Pour cela tu peux t'aider d'une image, si tu as quelque difficulté à comprendre cette chose et à l'opérer. Tu peux t'aider d'une simple image. Pense que tu es dans un ascenseur, un ascenseur où il n'y a pas de parois, il n'y a que le sol. Tu es sur cette plaque qui monte, qui monte, qui monte, qui monte... Et plus tu montes, tu es dans cette position, les bras ballants, et plus tu montes plus tu perds tes habits, ta chemise, ta ceinture, ton foulard, tes chaussures, tes chaussettes, ton maquillage, les pensées qui sont dans ton cerveau, les problèmes qui sont dans ton cœur... Tout cela disparaît emporté par le vent, la vitesse de la poussée de l'ascenseur. Et lorsque tu arrives tout en haut où l'ascenseur s'arrête, tu es dans un état de relaxation parfait. Et, depuis là, alors pense à ton arbre, visualise ton projet, fais la Grande Invocation, ou ta prière, ou une quelconque invocation, et tu vas voir à quel point tu vas ressentir une énergie magnifique qui en revient !

Même si cela ne dure que trois secondes et que tu recommences à redescendre en ascenseur, peu importe ! Aujourd'hui c'est trois secondes, demain ce sera six, après demain c'est une minute, ensuite ce sera un quart d'heure, puis ce sera une heure sans aucune difficulté. Mais avant tout, défais-toi de tout ce qui te préoccupe ! Et tout cela, mon Dieu, ce n'est pas une grande et fastidieuse technique de méditation ! C'est simple. Et pour que cela devienne simple, cela passe par une acceptation complète, acceptation que la spiritualité est vraiment ton destin.

Et vois-tu ce qui fait l'échec dans la plupart des transformations voulues, dans la plupart des méditations espérées, c'est que l'homme ne désire pas vraiment la spiritualité, non ! Et ça c'est un des mirages qu'il va te falloir rencontrer en toi même. Et lorsque tu vas le voir, accepte-le !

“L'homme ne désire pas vraiment la spiritualité.”

La plupart des hommes ne pratiquent pas la spiritualité par idéal spirituel, mais parce qu'ils en ont assez de leurs problèmes, et qu'ils cherchent un refuge auprès d'une méditation qui leur donnera des énergies pour régler leurs problèmes, auprès d'un Dieu qui leur assurera de l'immortalité ou de son grand secours en cas de problème, ce n'est plus de la spiritualité, c'est une cotisation pour une assurance, ce n'est rien d'autre. Ce n'est plus des méditations que vous faites, ce sont des mensualités que vous versez, pour être sûr que l'assurance ayant été payée vous couvrira le jour où les problèmes arrivent, le jour où la mort arrive, le jour où la prière demande quelque chose. Tant que vous avez l'impression d'investir dans le bon Dieu, vous ne faites pas une bonne affaire ! Eh non !

Par contre le jour où vous comprenez que la spiritualité ce n'est pas simplement le destin, ce n'est pas simplement ce qu'il y a de mieux après la vie profane et que c'est bien de s'y intéresser, que c'est noble, et que les Maîtres en sont contents et que c'est une façon de sauver la planète... Lorsque vous concevez que la spiritualité c'est le naturel de la Vie et rien d'autre ! Alors vous êtes déjà un initié, eh oui ! Mais pour en arriver à cet état de conscience, il faut, excusez-moi de me dire, avoir suffisamment souffert pour s'apercevoir de ce qui n'est pas naturel à la vie !

Il n'est pas naturel à la vie d'être esclave de la sexualité, d'être esclave de l'alcool, d'être esclave du tabac, d'être esclave de la critique que l'on vous fait ou que vous faites ! Il n'est pas naturel à la vie d'être pessimiste, il n'est pas naturel à la vie d'être destructeur !

Ce qui fait que, pour vous apercevoir de ce qui est naturel à la vie et que vous, pour l'instant, vous déclassez de nouveau du naturel en appelant cela spiritualité. Voilà ! On met une belle frontière, le profane, le spirituel, comment voulez-vous faire le pas, c'est impossible ! C'est comme s'il fallait changer de monde et ce n'est pas possible de changer de monde ! Parce que chaque monde a sa vérité, sa réalité. Ce qui fait que lorsque Jésus dit : “Donne tout aux petits enfants et si l'on vient de prendre ta chemise, donne en plus ton manteau !” Oh bon, d'accord, c'est beau, c'est très beau, c'est très noble et tu es d'accord dans le principe spirituel. Mais d'un seul coup quand la situation se passe dans le vrai monde, celui que tu vas appeler le vrai monde, le monde matériel, le monde profane et que tu vas t'apercevoir qu'on n'a pas entendu que tu donnes ton manteau, qu'on te l'a pris aussi en plus, et que l'on a pris ta chaîne stéréo, ta voiture, que l'on a cassé ta maison et que l'on a partout griffouillé sur tes murs des insultes, eh bien tu dis : “Mon Dieu, Jésus est dans son monde là-haut, il est dans son état spirituel, magnifique, il ne comprend pas, il ne sait pas ce qu'est la réalité moderne !”

C'est pour cela qu'on ne peut pas ni faire cohabiter ce deux mondes, ni penser que l'on passe d'un monde à l'autre. C'est impossible ! Car on aura toujours une réalité qui détruira la Vérité. Donc il n'y a qu'un seul moyen, comprendre.

Comprendre fondamentalement les Lois et à travers les Lois, le but de la Vie.

Et quand tu t'aperçois qu'être dévalisé, ce n'est pas que ça n'a pas d'importance, ce n'est pas que ce n'était rien mais quand tu comprends que être dévalisé c'est l'action de l'autre tout simplement, et pas nécessairement l'action de l'autre contre toi, c'est l'action de l'autre ! Ma foi, la porte était ouverte, il s'est servi ! Bien sûr c'est ennuyeux, il va falloir que je travaille pour regagner tout cela. Mais si tu réagis de la sorte, si tu penses de la sorte, tu verras qu'il y aura des petits miracles, qu'on te fera un beau cadeau d'anniversaire et que justement c'est la vidéo que l'on t'avait volée. C'est comme cela que Dieu rembourse ses fidèles, vois-tu ?

Ou bien si l'on te fait un mal plus grand - car j'essaie de te donner toutes les références pour que tu puisses effectivement dès demain appliquer mes conseils - si l'on te fait un mal plus grand, il ne s'agit pas simplement que l'on t'ait dévalisé mais que l'on a ruiné ta réputation, on a dit beaucoup de mal le toi. Comment vas-tu appliquer ma parole et mon conseil ? Est-ce que tu vas t'en moquer, est-ce que tu vas tolérer l'action de l'autre parce qu'il ne fait qu'une action ? Est-ce que tu vas croire que ce n'est pas contre toi ? Comment vas-tu t'en sortir ?

Allez réfléchis un petit peu avant que je te le dise !

Eh bien voilà ce que je te propose de faire, car c'est ce que je ferai moi-même et c'est ce que je fais à chaque fois, et chaque fois, il y a un grand succès à la chose : je ne juge pas, je ne me demande pas si c'est juste ou injuste, si l'autre commet une injustice de laquelle je dois me protéger. Quoi qu'il arrive de bon ou de mauvais dans mes différentes manifestations, quelles que soient les réactions des hommes, je ne fais qu'une seule chose, miroir.

 

Faire Miroir

Si c'est une bonne chose qui m'est envoyée, eh bien c'est une bonne chose que je reçois et que je te renvoie. Si c'est une mauvaise chose qui m'est envoyée - et je ne la juge pas, je ne cherche même pas à savoir si c'est bon ou mauvais, je n'ai pas le temps, j'ai du travail, j'ai autre chose à faire - si c'est une mauvaise chose qui m'est envoyée eh bien le miroir la renvoie, je ne l'intègre pas et cela revient sur toi, tout simplement.

Je n'ai plus besoin de me demander si c'est juste ou injuste, mais il faut avoir appris une chose pour agir de la sorte. Et une chose qui est aujourd'hui encore difficile mais que tu peux très bien apprendre petit à petit, jour après jour, et qui te deviendra facile !

Pour pouvoir faire miroir, il faut ne plus avoir de vanité et ne plus avoir de peur.

“Pour pouvoir faire miroir, il faut ne plus avoir de vanité et ne plus avoir de peur.”

Ces deux pierres sont les pierres fondamentales de la personnalité, de l'égo.

Par exemple si tu me dis une mauvaise chose et que je suis vaniteux, je vais essayer de répondre et de répercuter sur toi. Si je ne suis pas dans mon jour de vanité mais dans mon jour d'infériorité, dans mon jour de peur, donc, quand tu me dis quelque chose, quelque chose de mauvais, je vais avoir peur de toi. Je n'accepte pas et je vais essayer soit de me cacher de toi, soit de t'éviter, soit de te détruire à ton tour. Ce qui fait que j'aurais été, dans les deux cas, incapable de faire miroir. Et si la mauvaise chose qui m'est dite je la considère comme mauvaise mais si en fait c'est un moyen d'aller plus loin parce qu'elle me fait voir une partie de moi-même que je n'avais pas encore remarquée, est-ce que je vais louper cette occasion de voir et de mieux définir mon destin, mon travail, mon alchimie ? Il ne faut pas que je rate cette occasion !

Donc sitôt que par les expériences de ton œil observateur, tu sais voir tous les masques de la vanité et de la peur, tu atteins un endroit de l'être où tu peux faire miroir quoi que l'on te dise et quoi qu'il arrive. Ainsi, plus rien ne peut te toucher, même pas la mort que l'on t'administrerait si quelqu'un passait et qu'à cause de tes mots on veuille te tuer. Tu ne risquerais pas la mort, au contraire, ce serait de nouveau un coup de grâce ! Eh oui ! Ce ne serait pas un coup mortel mais un coup de grâce ! On te permettrait ainsi, en sacrifiant ta vie, de passer à une forme de vie encore plus grande, plus planétaire !

Et je te quitterai sur ces mots.

L'homme est une conscience qui va dans le sein de la manifestation d'une vie collective, relativement inconsciente et indéterminée, à une vie individuelle, où tous les pièges de la vanité et de la peur peuvent exister. Puis passe à une vie planétaire, où sa conscience devient sidérale, spatiale ! Tout cela par la magie du témoin, qui dans un premier temps, quand il est grossier va créer la personnalité inférieure et le mental concret inférieur, et dans un deuxième temps sera le seul Guide par lequel tu pourras observer les énergies avec lesquelles tu vas travailler pour devenir un être sidéral.

C'est en fait un 8, vois-tu ? Une grande vie collective inconsciente, une petite porte étroite où tout se coince et, hop, de nouveau une grande vie planétaire, mais cette fois-ci épanouie et consciente ! L'infini, l'infini !

J'espère que je t'aurai suffisamment inspiré, la nature de cet infini, les moyens d'y aller et surtout ce qu'il te faut abandonner pour y aller.

Maintenant c'est moi qui dois t'abandonner, car j'ai conscience que parler davantage ne servirait plus à rien à la compréhension. Cependant laisse-moi te dire que je resterai des heures encore durant à discuter avec toi, à te poser des questions ! Car c'est dans l'échange qu'il y a les plus grandes occasions de compréhension, ce n'est pas dans les discours que je vous assène, mais plutôt dans les petits échanges que vous vous permettez mentalement avec moi.

Alors, dès demain que vas-tu faire ?

Eh bien dès demain, sois créateur, dessine, chante, peint, danse !

Prends cet ascenseur, fais ta méditation de la sorte, comme je te l'ai indiqué avec l'ascenseur.

Et lorsque tu auras reçu tes premières énergies, surtout je t'en prie, redistribue-les vite ! Car sitôt que l'on voit une coupe qui s'est remplie et qui se vide parce qu'elle se donne en partage, on n'attend pas la prochaine méditation et la prochaine montée au quatrième ou au cinquième Ciel, on la remplit tout de suite ! Car rien ne nous est plus important que de nourrir, de nourrir et de nourrir !

J'espère que je vous aurais donné du bon pain ce soir, qu'il aura bien levé, qu'il ne sera pas trop indigeste, et que donc dès demain vous serez tout occupé à en donner une tranche à votre voisin.

Faites ces choses !

Je vous ai apprécié, et je garde un bon souvenir de votre présence. Emportez un peu de moi avec vous, et donnez-le au monde !

Au revoir.

(Date de la conférence : 22 05 1992)

Télécharger en PDF

☀️ Conférence 136 🔸 Conférence 139

Partager