🔾 ConfĂ©rence 54

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Conférence de Pastor - 54

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Question 1

Quelles sont les meilleures méthodes pour développer la réceptivité télépathique ou quels sont les conseils à donner aux disciples qui recherchent un contact télépathique avec des guides spirituels ?

Réponse

Nous entrons par cette question en plein dans le domaine de l’alchimie, mĂȘme si ce mot-lĂ , tĂ©lĂ©pathie, Ă©voque quelque chose de technique, de trĂšs mental. En fait, il s’agit de pure alchimie. Et c’est pour cela que, tout en parlant de tĂ©lĂ©pathie, il faudra bien comprendre qu’en fait ne pourront ĂȘtre tĂ©lĂ©pathes que ceux qui en auront la nature, et que l’on ne pourra jamais forcer la nature d’ĂȘtre, si elle n’est pas.

Par contre, comme des graines existent en tout lieu de la terre, mĂȘme si elles sont diffĂ©rentes en degrĂ© de fertilitĂ©, il faut arroser. Mais entre arroser et provoquer la germination il y a une diffĂ©rence. C’est-Ă -dire qu’en parlant de tĂ©lĂ©pathie, je ne veux pas vous donner une technique pour que vous deveniez tous tĂ©lĂ©pathes, absolument pas. Parce que l’on ne pourra pas forcer la graine Ă  germer.

Par contre, si la graine veut germer, si elle est en phase de germination, le simple fait de l’arroser va lui permettre d’éclore complĂštement au soleil. Donc, ne voyez pas dans ce que je vais dire une technique, mais simplement un conseil pour ceux qui sont Ă  la lisiĂšre de devenir tĂ©lĂ©pathe ou ceux qui le sont dĂ©jĂ  et qui voudraient se perfectionner et l’appliquer de maniĂšre un petit peu plus rationnelle.
Car quoi qu’on en pense, il y a beaucoup plus de tĂ©lĂ©pathes qu’on ne le croit dans le monde. Le problĂšme est que l’homme est submergĂ© de pensĂ©es qu’il ne dirige pas, et ceci vient surtout de sa culture. Parce que dans la culture actuelle, (et c’est un dĂ©faut de la civilisation) l’homme n’est pas habituĂ© Ă  considĂ©rer sa pensĂ©e comme un organe dont il doit prendre soin. Quelqu’un qui se sent malade doit prendre soin de son estomac, faire attention Ă  ce qu’il mange. Quelqu’un qui a des problĂšmes respiratoires doit faire attention Ă  ses poumons, faire attention Ă  ce qu’il respire. La pensĂ©e est ce genre d’organe, mais beaucoup plus subtil. L’homme ne s’en doute pas et fait n’importe quoi avec elle.

Si vous voulez savoir comment devenir tĂ©lĂ©pathe, ou meilleur tĂ©lĂ©pathe, interrogez-vous d’abord sur ce qu’est la pensĂ©e.

L’activitĂ© de la pensĂ©e n’est pas la racine de la tĂ©lĂ©pathie, mais selon la propretĂ©, la stabilitĂ©, la qualitĂ© de votre pensĂ©e, la tĂ©lĂ©pathie va pouvoir germer, ou tout simplement s’épanouir.

C’est-Ă -dire qu’un tĂ©lĂ©pathe qui a dĂ©jĂ  en lui l’éclosion possible, mais dont le mental infĂ©rieur, c’est-Ă -dire que tout le processus de sa pensĂ©e est encore paralysĂ© par des tabous, par des principes, ou polluĂ© par de mauvaises pensĂ©es, des manques de dĂ©tachement, automatiquement sa tĂ©lĂ©pathie va ĂȘtre tronquĂ©e de moitiĂ© et ne pourra fonctionner que d’homme Ă  homme, au lieu de fonctionner d’homme Ă  Dieu par exemple, ou d’homme Ă  guide.

Si vous voulez que votre rĂ©ceptacle physique, le corps, ainsi que les chakras Ă©thĂ©riques ou la pensĂ©e, puissent recevoir ce qui vient d’en haut, quels que soient le degrĂ© et le plan atteints, il faut penser Ă  nettoyer complĂštement et totalement les choses vivant sur le plan physique ou par le plan physique.

Quand je dis les choses vivant par le plan physique, sur le plan physique, il ne s’agit pas seulement du corps, mais tout ce qui se manifeste grĂące au plan physique, donc aussi l’astral, la pensĂ©e, les dĂ©sirs, l’attachement, le dĂ©tachement etc. Tout ce que l’on retrouve dans l’astral sur le plan supĂ©rieur comme infĂ©rieur.

Une fois que l’homme arrive Ă  maĂźtriser sa monture, comme disent les alchimistes, il peut faire n’importe quoi. Il peut convoquer les anges, prendre un mot dans un livre sacrĂ© et convoquer mĂȘme un aspect de Dieu, comme il peut devenir tĂ©lĂ©pathe.
Ce qui empĂȘche l’homme d’entrer en relation complĂšte, totale et je dirais mĂȘme constante avec l’invisible, c’est tout simplement le manque d’alignement de ses vĂ©hicules astraux et physiques.Plus le corps physique et le corps astral de l’homme ont des endroits obscurs, et moins ces corps pourront faire la synthĂšse pour dĂ©clencher une communion avec l’invisible.

Donc, lorsque vous voulez ĂȘtre efficaces sur un plan invisible, soyez efficaces, d’abord, sur un plan visible. Tous les magiciens vous diront cela. Je n’invoque pas la magie, mais prenez exemple un peu sur eux.
Il y a tellement de mĂ©ditants en ce moment qui suivent toutes sortes de mouvements venus de tous les coins du monde. Ils sont lĂ , ils viennent et ils apportent leurs plexus pour qu’un tel vienne les initier. Ils sont lĂ  et ils amĂšnent tout ce qu’ils ont fait ou pas fait pour que quelqu’un appelĂ© X ou Y puisse porter leurs pĂ©chĂ©s, puisse emporter leur lourdeur, ouvrir, Ă©carquiller un chakra pour qu’ils puissent mĂ©diter, ĂȘtre illuminĂ©.

Il n’y a rien de gratuit dans l’univers et surtout pas sur le chemin alchimique de l’évolution. C’est lĂ  oĂč l’homme n’a pas compris la diffĂ©rence. L’évolution est une alchimie. C’est un peu comme une auberge espagnole, comme vous dites ; on y trouve ce qu’on y amĂšne.

Parce que tout ce que vous ne pouvez pas accomplir, le MaĂźtre, aussi grand soit-il, ne le fera pas pour vous.Le MaĂźtre est celui qui attend. Il attend que le MaĂźtre qui est en chacun des hommes incarnĂ©s ou pas, accepte de venir lui serrer la main et de reconnaĂźtre la fraternitĂ© qui existe entre eux. C’est cela que l’on appelle l’initiation.

En fait, on fait un grand bruit autour de l’initiation et elle ne reprĂ©sente rien. L’initiation n’est rien, absolument rien. Je veux exorciser le mot initiation dans l’esprit des gens, sinon, ils ne sauront mĂȘme pas devenir tĂ©lĂ©pathes.

À l’heure actuelle, il est trĂšs Ă  la mode dire : « je veux travailler pour mon initiation. Comment obtenir telle initiation, dans quelle initiation suis-je ? »
Un peu comme les gens prĂ©cieux d’autrefois qui ne se souciaient que de la marque de leurs vĂȘtements. Maintenant on se soucie du degrĂ© initiatique que l’on a. C’est la nouvelle coquetterie. « OĂč en est mon plexus ? Est-ce qu’il est rose ? Est-ce qu’il est bleu ? Est-ce que vous connaissez un clairvoyant qui pourrait me le dire ? C’est trĂšs important pour mon avenir. »

Ce n’est pas l’initiation qui est importante, l’initiation n’est rien. C’est juste la reconnaissance, la consĂ©cration Ă  un plan que vous avez atteint. Donc le MaĂźtre ne vous initie pas, il enlĂšve le voile que vous avez invisiblement bĂąti, sans vous en rendre compte, sans le savoir. C’est important, c’est vrai, car sans cette consĂ©cration vous ne pourriez pas ĂȘtre conscient de tout ce que vous avez acquis.

Donc, l’acte du MaĂźtre est important, mais l’acte du MaĂźtre ne fait pas tout. C’est vous-mĂȘme qui accomplissez chaque jour un degrĂ© supĂ©rieur sur le chemin de l’initiation. C’est un peu comme un maçon qui, brique par brique, monte un mur.

C’est lĂ , oĂč votre vie quotidienne est importante. J’en ai assez d’entendre des gens se plaindre de ce que leur vie quotidienne est plate et ne ressemble Ă  rien, des gens qui pleurent en se tordant les bras sur le plexus, en disant :
« Seigneur je ne sers Ă  rien. Envoie-moi un esprit qui me guide. Envoie-moi une mission Ă  accomplir. Est-ce que je dois partir au fin fond de l’Afrique pour apporter de la nourriture Ă  ceux qui n’ont rien Ă  manger ? »

Parce que dans le genre de l’inutilitĂ©, les gens feraient n’importe quoi, sans mĂȘme se demander ce qu’ils peuvent faire.

Alors une bonne fois pour toutes, je voudrais que l’on arrĂȘte de pleurer sur la vie quotidienne. La vie quotidienne est ce que vous en faites. La vie quotidienne, ce n’est pas vos huit heures de travail que vous devez faire pour pouvoir vivre dans la sociĂ©tĂ©. À l’intĂ©rieur de ce travail, il faut regarder ce que vous pouvez accomplir d’alchimique, et combien de gens par exemple ont Ă  acquĂ©rir la patience, la tolĂ©rance.
Que font-ils dans leur travail ? Tout le contraire, parce qu’il y a la vie du bureau, il y a la vie du disciple.

Alors, quand on sort Ă  huit heures pour aller au bureau, on met les grosses chaussures pour Ă©craser tout le monde, et quand on rentre le soir chez soi, on met les pantoufles pour aller s’agenouiller devant Koutoumi, et on oublie que toute la journĂ©e avec ses grosses chaussures on a Ă©crasĂ© tout le monde, dit des mĂ©chancetĂ©s, fait des remontrances, ou portĂ© la mĂ©disance. Le problĂšme c’est que, quelles que soient les pantoufles que tu mettes le soir, le MaĂźtre voit bien que tu as de gros sabots.

C’est cette clartĂ©-lĂ  de l’esprit que je voudrais vous faire acquĂ©rir. Comme je l’ai dit mille fois, je ne veux pas vous rendre plus savants, plus illuminĂ©s. Je ne veux mĂȘme pas vous initier, je ne veux pas toucher un seul de vos chakras, ni vous donner un atome de lumiĂšre. Non pas parce que je sois dĂ©sintĂ©ressĂ©, Ă©goĂŻste, mais c’est parce que vous avez l’ocĂ©an de lumiĂšre autour de vous. Vous en donner une goutte, alors que vous avez la capacitĂ© de prendre la lumiĂšre dans son entier, ce serait ridicule.

Mon but, c’est de vous montrer comment prendre la lumiĂšre dans sa totalitĂ©. ForcĂ©ment il y en a qui sont trĂšs heureux de pouvoir dire : « Je te donne un peu, viens je te bĂ©nis, viens je t’initie ». Je n’ai rien contre ces gens-lĂ , car ils font une Ɠuvre trĂšs utile malgrĂ© tout. Mais vous savez que lorsque vous venez vers moi, vous ĂȘtes face Ă  l’implacable clartĂ© de la pensĂ©e, du mental correct et de la luciditĂ©.

Donc, je ne vais pas vous dire : « Venez, je vais vous ouvrir un chakra, venez, je vais vous bĂ©nir, vous donner un peu d’énergie pour accomplir votre vie, pour accomplir votre alchimie spirituelle ». Ce serait une aberration. Si je pensais cela, la lumiĂšre descendrait instantanĂ©ment sur mon esprit et dĂ©truirait toute ma possibilitĂ© d’entrer en communication avec la terre.

Mon travail c’est de vous dire comment, ici et maintenant, en Ă©tant Pierre, Paul, Jacques, ou n’importe quel autre, comment en vous-mĂȘme puiser dans la lumiĂšre, sans limite, sans avoir recours Ă  un mantra, sans avoir recours Ă  la projection de mon esprit, Ă  mon alliance.

Ici et maintenant, en vous-mĂȘme, comment puiser directement dans le soleil, directement dans les entrailles de la terre, comment ĂȘtre fort, en bonne santĂ©, rayonnant, et dans l’axe du Divin. Je ne veux pas vous porter, comme je vous l’ai dĂ©jĂ  dit. Je veux vous jeter au contraire dans l’immensitĂ©.

ForcĂ©ment, le petit aigle, a peur du premier vol, lorsqu’il n’est pas sĂ»r d’avoir suffisamment d’envergure. Et c’est lĂ  oĂč je voudrais vous crier trĂšs fort : « Mais avance, n’aie pas peur. Quel que soit le travail que tu as Ă  accomplir, n’aie pas peur », et ainsi le quotidien ne devient plus banal, il prend une envergure complĂštement diffĂ©rente.

Le quotidien devient alors un moment d’alchimie. À chaque minute il y a quelque chose Ă  transmuer, Ă  transformer, Ă  faire devenir meilleur, ne serait-ce que le sourire que vous donnez Ă  la rĂ©ceptionniste de votre bureau. Imaginez ce que ce sourire peut produire sur cette personne, qui s’ennuie toute la journĂ©e Ă  ce poste, qui est en instance de divorce, avec un enfant malade, qui a la rougeole ou la coqueluche. Imaginez n’importe quoi, c’est la vie aprĂšs tout.

Essayez d’apporter du bien dans le monde. Et essayez d’apporter du bien, ce n’est pas en se demandant Ă  quel pays d’Afrique ou autre je pourrais envoyer un bol de riz. Ici et maintenant vous pouvez faire quelque chose qui aura sa rĂ©percussion au fin fond de l’Afrique et des autres pays qui ont des problĂšmes, ne serait-ce qu’à cause de l’énergie de bien que vous dĂ©clenchez.

Pourquoi les gens meurent-ils de faim ?

Ce n’est pas parce que le riz et le blĂ© ne poussent pas, ou que les fruits ne mĂ»rissent pas, mais parce que l’esprit total de l’humanitĂ© a faim.

Vous allez me dire que c’est rĂ©sumer en trĂšs peu de mots le problĂšme de la famine. Je dis simplement, que la puissance de l’homme est telle, qu’il a la domination sur tout ce qui a vie sur la terre. Si les hommes pouvaient se rassembler pour crĂ©er une fraternitĂ© de bien, de faire en sorte que la terre soit florissante, tempĂ©rĂ©e, agrĂ©able, aimable, les coins les plus dĂ©serts verraient des nuages s’amonceler pour crĂ©er la fertilitĂ© du sol. Cela paraĂźt complĂštement illusoire et utopique, mais c’est la vĂ©ritĂ©.

Pourquoi est-ce que les nuages passent à certains endroits et pas en d’autres ?
Pourquoi y aurait-il dans l’esprit du nuage l’idĂ©e saugrenue de ne pas arroser telle ou telle partie du monde ?

L’esprit des nuages est programmĂ© pour agir de maniĂšre Ă  crĂ©er la vie partout et Ă  rĂ©pandre l’eau partout. Or, il se trouve que l’homme est Ă  cheval entre deux Ă©volutions, c’est-Ă -dire entre l’évolution des animaux et le plan des MaĂźtres. Entre ces deux rĂšgnes, il y a le rĂšgne de l’homme, de l’homme inachevĂ©.

Que fait l’homme inachevĂ© ne connaissant pas ses forces et sa puissance ? Il les utilise mal en Ă©tant dominant. Il est dominant sur le rĂšgne des animaux, de la nature, et il arrive par ses mauvaises pensĂ©es, ses mauvaises vibrations et conceptions, Ă  bouleverser le schĂ©ma parfait entretenu par le rĂšgne des MaĂźtres.

Si les hommes se rĂ©unissaient pour penser, pour visualiser une terre florissante, il n’y aurait pas besoin de faire des irrigations. Le vent apporterait la graine, le nuage apporterait l’eau.

Mais tout ce cycle d’harmonie ne vit et ne s’articule que si celui qui est l’intermĂ©diaire entre ces deux plans fonctionne correctement. Je ne veux pas faire reposer sur l’homme toute la responsabilitĂ© du malheur humain. Ce n’est pas mon propos. Je dis tout simplement attention lĂ  oĂč l’homme est actif, oĂč il a la responsabilitĂ© et le pouvoir. N’accomplissez pas avec des pelles et des pioches ce qui doit ĂȘtre accompli par la puretĂ© de l’esprit, la puretĂ© du cƓur, les bonnes intentions, parce que les pelles et les pioches n’y arriveront jamais.

J’ai fait ce long discours pour vous montrer combien il est important que l’homme sache bien se gĂ©rer, comme une balance gĂšre l’équilibre de ses deux plateaux. On ne peut pas essayer de dĂ©velopper la tĂ©lĂ©pathie sans qu’il y ait un parfait Ă©quilibre entre les forces qui constituent l’homme : le yin et le yang, le chaud et le froid, etc., qui sont en fait, le manifestĂ© et le non manifestĂ©, soit la matiĂšre et l’esprit.

Tant que vous n’aurez pas amenĂ© tous vos vĂ©hicules sur un plan d’harmonie, vous ne pourrez rien faire, ou de maniĂšre chaotique, avec de grands risques. Parce que si votre esprit s’ouvre, (comme beaucoup d’hommes en sont capables) mais que vous ayez encore beaucoup d’attachement, une pensĂ©e qui va Ă  droite et Ă  gauche, qui s’articule mal, qui crĂ©e de la mĂ©disance, qui envoie des Ă©nergies nĂ©gatives, automatiquement lorsque vous vous Ă©levez, que ce soit pour faire de la tĂ©lĂ©pathie, du magnĂ©tisme ou autre chose, votre montĂ©e est alourdie et vous avez toutes les peines du monde Ă  passer le plan astral.

Sur ce plan-lĂ , toutes sortes d’entitĂ©s vont pouvoir venir faire du bien ou du mal. De toute maniĂšre, mĂȘme dans le cas oĂč vous rencontrez des entitĂ©s capables de faire du bien, c’est toujours aux dĂ©pens de votre Ă©nergie vitale. C’est pour cela, par exemple, que tant de guĂ©risseurs deviennent Ă©puisĂ©s et ne peuvent exercer qu’une dizaine ou une quinzaine d’annĂ©es, et si certains persistent, ils finissent par en mourir.
Parce que les entitĂ©s qui Ɠuvrent sur le plan astral ont besoin d’énergie, d’énergie vitale, pour pouvoir joindre le plan physique, et pour ces individus guĂ©risseurs ou autres, aucune aide ne peut ĂȘtre apportĂ©e. C’est Ă  eux de comprendre que leur plan physique doit ĂȘtre harmonisĂ©.

Ainsi, lorsqu’ils s’ouvrent, mĂȘme s’ils n’ont pas le degrĂ© initiatique pour monter plus haut, du moment qu’ils s’ouvrent en Ă©tat de puretĂ©, d’équilibre, d’harmonie, ils ne peuvent qu’atteindre le plan divin. Naturellement ils l’atteindront dans la mesure de leurs possibilitĂ©s initiatiques, mais ils l’atteindront. Alors que d’autres, sans cet alignement dans la clartĂ©, la puretĂ© et la droiture de l’esprit et des intentions, resteront sur le plan astral, malgrĂ© leur valeur vibratoire, leur degrĂ© initiatique.

Cela est Ă©tonnant, mais c’est la vĂ©ritĂ©. Parce que les initiations ne font pas tout comme je l’ai dit au dĂ©but, et surtout pas, les premiĂšres. L’initiation qui compte le plus et qui dĂ©termine vĂ©ritablement l’individu sur un plan divin, c’est celle que les MaĂźtres ont appelĂ© la troisiĂšme initiation majeure. À partir de ce moment-lĂ , il n’y a plus besoin de se soucier du plan astral, il suffit de garder l’attitude de la pensĂ©e dans l’axe divin. Pensez Ă  cette image.

Dessinez dans votre esprit un axe vers le divin, et dĂšs que vous vous sentez Ă©parpillĂ©s, tombĂ©s Ă  droite, tombĂ©s Ă  gauche, dans les peurs, les craintes, la mĂ©disance, les mauvaises pensĂ©es Ă  propos de quelqu’un, pensez Ă  cet axe.

Ramassez tous vos atomes, centrez-les et pensez Ă  cet axe de lumiĂšre, cet immense couloir qui va directement jusqu’à votre moi suprĂȘme ou vers le MaĂźtre que vous aimez prier. Chaque fois que vous avez ce rĂ©flexe, vous vous Ă©purez, vous vous dĂ©pouillez, vous devenez blanc, scintillant, rayonnant. Alors que si vous comptez sur des heures de mĂ©ditation, des respirations, des visualisations de chakras, des pĂšlerinages, des sĂ©minaires, vous n’y arriverez pas.

Tant que vous n’avez pas arrosĂ© la racine, la fleur ne pourra pas faire bonne figure. Arrosez les pĂ©tales d’une fleur qui a soif et vous verrez la tĂȘte qu’elle va vous faire. Les pĂ©tales se moquent complĂštement de l’eau que vous pouvez leur apporter. Par contre, arrosez la racine et vous verrez comme elle sera heureuse.

En vous, existe la mĂȘme fleur et sa racine n’est pas autre chose que la synthĂšse de tout ce que vous ĂȘtes en tant que corps, en tant que chakras, en tant que pensĂ©es, en tant qu’Âme. Et tant que l’homme n’aura pas compris qu’il doit parfaitement s’aligner et se tenir dans l’axe, il ne peut mĂȘme pas espĂ©rer rencontrer l’ombre d’un MaĂźtre. Alors, que faire pour rencontrer sa lumiĂšre, je vous le demande, si vous ne pouvez mĂȘme pas marcher dans son ombre ?

Et pourtant c’est si facile d’atteindre la lumiĂšre du MaĂźtre. Il ne s’agit pas d’ĂȘtre un grand mĂ©ritant, il ne s’agit pas de se faire pendre pour l’humanitĂ©, il ne s’agit pas non plus de faire de longues heures de priĂšres ou de mĂ©ditations, mais simplement d’ĂȘtre ce qu’il a dit que l’homme devait ĂȘtre, un enfant simple et pur.

Et pour ĂȘtre tĂ©lĂ©pathe c’est trĂšs important, parce que dans le cadre de la tĂ©lĂ©pathie, le canal reste puissamment conscient, puissamment terrestre. Comme dans l’exercice du pendule, si l’homme n’a pas pris l’habitude d’avoir une pensĂ©e docile, propre, stable, qui s’arrĂȘte Ă  volontĂ© pour Ă©couter, alors il ne peut pas ĂȘtre un bon tĂ©lĂ©pathe.
Il va entendre mille et une voix en mĂȘme temps, sans s’en rendre compte. En mĂȘme temps qu’il entendra la voix venant d’un plan divin, il entendra les voix de l’astral. Toutes ces voix vont se mĂ©langer, et lorsqu’il entendra un message, il ne comprendra pas la relation de certains mots avec d’autres, d’une certaine phrase avec une autre et pourquoi un jour le message est bon et le lendemain ne l’est plus.

Comment faire pour devenir meilleur télépathe, pour ceux qui ont envie de travailler la chose ?

Il faut tout simplement se mettre en Ă©tat d’écoute. Cela paraĂźt une banalitĂ©, mais c’est toute la clĂ© de la tĂ©lĂ©pathie. Que veut dire, se mettre en Ă©tat d’écoute ?

Ce n’est pas dans un grand vol planĂ©, « JĂ©sus ou Koutoumi j’attends que tu me rĂ©pondes. » Non ce n’est pas ça du tout, il ne s’agit pas de planer.

Pour se mettre Ă  l’écoute, l’individu doit crĂ©er, par une focalisation intense, une boule de lumiĂšre vibrante. C’est-Ă -dire que tout en ne pensant Ă  rien, il doit se centrer et se concentrer extrĂȘmement, aussi bien dans ses atomes physiques que dans son esprit, dans son mental.

Puisque l’homme travaille beaucoup plus facilement par clichĂ©s, en utilisant la visualisation, je conseille de choisir la posture qui vous convient et de penser que vous centralisez, au niveau du troisiĂšme Ɠil, une grosse boule de lumiĂšre intense et rayonnante et que dans cette lumiĂšre, vous y concentrez le maximum de votre conscience.

Il faut qu’au bout d’un moment vous vous sentiez conscient dans ce soleil-lĂ . Il faut que toute votre conscience soit transposĂ©e dans ce soleil et que vous ayez l’impression d’ĂȘtre ce soleil et que ce soleil soit conscient.

Une fois que vous avez dĂ©clenchĂ© ce processus, vous n’avez qu’à envoyer votre demande. Dans le cas oĂč vous dĂ©sirez une rĂ©ponse prĂ©cise Ă  votre question, ou bien si vous voulez simplement vous ouvrir Ă  un message, vous vous mettez Ă  l’écoute, vous restez dans le soleil, vous priez la lumiĂšre, vous appelez votre MaĂźtre, que ce soit en utilisant des mots ou de façon silencieuse, en espĂ©rant entendre sa voix.

Pour rĂ©ceptionner, il faut garder un certain temps l’écoute, et, si vous vous apercevez que durant ce temps d’écoute rien n’est venu, que rien n’est passĂ©, qu’aucun message tĂ©lĂ©pathique, qu’aucune image n’est venue vers vous, il ne faut pas vous en inquiĂ©ter. Cela ne veut pas dire que votre appel n’a pas Ă©tĂ© entendu, cela ne veut pas dire que vous n’ĂȘtes pas tĂ©lĂ©pathe. Cela veut seulement dire que peut-ĂȘtre un corps x des nombreux corps de votre constitution occulte a rĂ©ceptionnĂ© le message, mais, qu’il n’a pas pu le faire passer jusque dans votre mental concret, dans ce que vous appelez la pensĂ©e.

C’est l’accident qui arrive trĂšs souvent. D’oĂč vient le problĂšme ?
L’individu a, sans doute, rĂ©ussi Ă  faire une bonne ouverture, rĂ©ussi Ă  maĂźtriser sa pensĂ©e pour crĂ©er cet axe de lumiĂšre, mais en lui rĂ©sident encore certains principes, certaines idĂ©es fausses, certaines limites, certains tabous. Ce qui fait que, lorsque ce corps subtil a rĂ©ceptionnĂ© la rĂ©ponse du MaĂźtre invisible, lorsqu’il a voulu la projeter dans le mental concret, il a rencontrĂ© tout le contraire de la rĂ©ponse.

Par exemple, si un individu demande : « Explique-moi qui est JĂ©sus. J’en ai assez d’entendre dire qu’il est le fils de Dieu, l’unique, d’entendre dire que finalement il n’est qu’un MaĂźtre qui a Ă©tĂ© adombrĂ© par le Christ » (c’est la grande thĂ©orie).

Prenons cet individu en crise, face Ă  ces deux thĂ©ories et qui voudrait une bonne fois pour toutes entendre du ciel la vĂ©ritable version. Si en lui persiste, et je dirais mĂȘme malgrĂ© lui, une certaine croyance que JĂ©sus est forcĂ©ment le fils unique de Dieu, le deuxiĂšme aspect de La TrinitĂ©, lorsque son corps subtil va recevoir la vĂ©ritĂ© que JĂ©sus Ă©tait un MaĂźtre adombrĂ© par le Christ, il va y avoir un conflit entre la croyance entretenue dans le mental concret de l’individu et la vĂ©ritĂ© perçue par son psychisme.

À ce moment-lĂ , son psychisme va retenir la rĂ©ponse, et ne va pas pouvoir la projeter puisque l’individu fait obstacle. C’est lĂ  oĂč les MaĂźtres interviennent puissamment lorsqu’ils voient un ĂȘtre bien intentionnĂ©.
Ils se disent : VoilĂ  une heure, un mois, un an qu’on essaie de lui faire admettre la chose, mais le mental concret ne desserre pas. Alors, les MaĂźtres crĂ©ent des Ă©vĂ©nements ou rencontre avec une personne, pour que cette personne lui fasse apercevoir la vĂ©ritĂ©, l’amĂšne Ă  des considĂ©rations plus Ă©sotĂ©riques, plus occultes.

Et ainsi, en apportant un peu de culture Ă©sotĂ©rique, donc en formant le mental concret Ă  recevoir la largeur des idĂ©es divines, lorsqu’un an plus tard cet individu s’ouvre, il entend comme si on le lui criait : « JĂ©sus est un MaĂźtre ».

C’est ce qui se passe pour tout le monde, car tout le monde est en tĂ©lĂ©pathie Ă  chaque instant. Vous ĂȘtes en tĂ©lĂ©pathie les uns avec les autres, le groupe familial avec un autre groupe familial, les diffĂ©rents groupes familiaux avec l’entitĂ© que reprĂ©sente la nation, et la nation vis-Ă -vis d’une autre nation, et toutes les nations vis-Ă -vis du logos, le logos planĂ©taire.

Tout est tĂ©lĂ©pathie, parce que tout est Ă©change, rĂ©sonance comme je l’ai dĂ©jĂ  dit. Donc tout dĂ©pend de la puretĂ© de votre vĂ©hicule, de votre degrĂ© initiatique, de la largeur des idĂ©es de votre mental concret, et lĂ  aussi il y a beaucoup d’efforts Ă  accomplir.

C’est pour cela qu’une nouvelle race est nĂ©cessaire pour atteindre un autre niveau initiatique. Parce qu’une race amĂšne chaque fois une civilisation, une civilisation amĂšne des mƓurs et une culture, et cette culture, cet aspect, c’est une façon de voir les Dieux et les Ă©nergies.

Lorsqu’il faut atteindre une autre initiation, il faut donc une autre façon de voir les choses, il faut une autre race, une autre culture, d’autres mƓurs, un autre Ă©sotĂ©risme, bien que l’ésotĂ©risme de racine, de base, ne change jamais. Lorsque vous Ă©tudiez vos religions, vous vous apercevez qu’elles disent toutes la mĂȘme chose. Pourtant elles ne peuvent pas aller plus loin que le systĂšme qu’elles ont créé pour se perpĂ©tuer, parce qu’elles avaient un certain degrĂ© vibratoire Ă  accomplir, une certaine initiation Ă  donner aux hommes.

Ce degrĂ© Ă©tant acquis, il faut un autre systĂšme. Donc, ce qui change, je l’ai dit mille fois, c’est tout simplement l’instrument, ce n’est pas la vĂ©ritĂ© qui est Ă  l’intĂ©rieur et qui lui sert de moelle Ă©piniĂšre, de substance et de vitalitĂ©.

C’est pour cela qu’il ne faut pas avoir peur du changement et qu’il faut au contraire louer et apprĂ©cier le changement, mĂȘme s’il paraĂźt Ă  hauts risques. Parce que c’est dans le changement que rĂ©side le nouvel homme, une nouvelle race, un nouvel Ă©tat d’esprit, une nouvelle façon de voir les choses.

C’est dans ce changement qu’il y aura la possibilitĂ© d’obtenir de nouvelles rĂ©ponses Ă  ce qui semble ĂȘtre Ă  l’heure actuelle complĂštement Ă©nigmatique, parce que l’individu est saturĂ© de conditionnements : conditionnements occultes, conditionnements religieux, scientifiques ou profanes, c’est-Ă -dire Ă  l’état des mƓurs.

Pour faire fi de tous ces conditionnements et vous rendre libre, il faut que vous soyez conscient de ces conditionnements. Je ne veux pas vous forcer Ă  vous battre contre eux, ils sont souvent nĂ©cessaires, car sans ces tuteurs, rien ne serait arrivĂ© Ă  bien des hommes. Ils seraient restĂ©s marginaux, ils n’auraient mĂȘme pas appris l’alphabet, la chose la plus Ă©lĂ©mentaire dans l’activitĂ© de la pensĂ©e.

Il faut donc regarder le conditionnement comme ayant Ă©tĂ© une chose utile pour amener le cĂŽtĂ© cĂ©rĂ©bral de l’ĂȘtre humain Ă  un certain niveau de maturitĂ©. Une fois que le cĂŽtĂ© cĂ©rĂ©bral de l’ĂȘtre humain a acquis cet Ă©tat de maturitĂ©, il faut se dĂ©barrasser du conditionnement, des principes, etc. et faire en sorte que cette maturitĂ© vous conduise Ă  la libertĂ©.

C’est cette libertĂ©-lĂ  que je veux pour vous. Ce n’est pas la libertĂ© de l’ñme Ă©panouie dans son ciel divin. C’est trĂšs bien, mais ce n’est pas cela la libertĂ©. Je ne veux pas avoir des disciples libres dans l’esprit et complĂštement emprisonnĂ©s sur la terre. Je ne veux pas de ces moines-lĂ  qui vivent dans des tours. Non.

Je veux que l’homme soit libre de la tĂȘte aux pieds, du corps jusqu’à l’esprit, de la pensĂ©e jusqu’à l’ñme et pour cela il faut un mental lucide, pour cela il faut une sociĂ©tĂ© lucide, et tout cela va changer.

Tout va ĂȘtre fait pour apporter Ă  l’homme de plus en plus de libertĂ©, afin qu’il puisse acquĂ©rir l’initiation qui lui est promise ces temps prochains : la libertĂ©. C’est vers la libertĂ© que vous allez. C’est pour cela que vous avez peur et que vous essayez de vous sĂ©curiser en allant vers un gourou, ou vers sƓur ceci, sƓur cela. « – Dis-moi comment je dois vivre, dis-moi comment je dois manger, dis-moi comment je dois m’habiller, comment je dois penser, quel mantra est le meilleur, quel Dieu je dois prier, quel est mon rayon ». L’homme a peur et il se demande quel est le mode d’emploi de la libertĂ©.

Quand tu seras dans la libertĂ©, tu verras que tu n’auras pas besoin de mode d’emploi. Quand tu Ă©touffes, est-ce que j’ai besoin de te dire comment respirer ? Non. Tu prends une grande bouffĂ©e d’air. La libertĂ©, c’est pareil. À l’heure actuelle tu Ă©touffes et tu essaies de me demander comment t’apprendre Ă  respirer. Laisse faire la nature et la nature te conduira elle-mĂȘme Ă  la respiration.

Tu essaies de me demander comment devenir libre, comment devenir initiĂ©. De la mĂȘme maniĂšre laisse faire la nature. Mais tu n’écoutes pas la nature qui est en toi. Quand tu fais quelque chose de mal, il y a le remords, tu sens bien que tu as fait une faute. Le remords est lĂ , il te travaille. Mais Ă©coutes-tu l’enseignement du remords ? Non. Tu acceptes cette dĂ©pression pendant deux trois jours et puis tu recommences malgrĂ© la voix de la nature, la voix de l’équilibre.

Alors Ă©coute ton propre MaĂźtre avant de me demander ce que tu dois faire, car il est en toi, et il te dit ce que tu dois faire. Qu’empreint de gourmandise tu te jettes sur des gĂąteaux, sur des viandes ou sur des sauces, alors que cela te fait vĂ©ritablement mal, ne viens pas me demander, ce que tu dois manger pour ĂȘtre en bonne santĂ©. Ah non ! Tu ne crois pas que je vais te le dire. Écoute la nature qui est en toi. Parce que, forcĂ©ment, Ă  l’instant oĂč tu commets cette chose, oĂč tu te lances avec appĂ©tit vers ces choses-lĂ , essaie de me faire croire qu’il n’y a pas en toi une voix qui te dit, « Mais non ce n’est pas bon pour toi ». Tu sais trĂšs bien que la voix te parle, mais tu lui dis : « Tais-toi, tais-toi j’en ai envie, ça ne te regarde pas. »

Alors que fait le MaĂźtre ?

À l’image du penseur de Rodin, il met son menton dans sa main et il se dit : « On verra plus tard, quand il en aura fini avec son ulcĂšre, quand il en aura fini avec son diabĂšte. » Le problĂšme, c’est qu’étant devenu malade, c’est aux Dieux que les hommes vont reprocher la maladie. Eh oui ! Quel cercle vicieux, vous voyez. Alors qu’il suffit une bonne fois pour toutes d’écouter la voix de la nature, la voix de votre MaĂźtre intĂ©rieur chaque fois que vous avez un arrĂȘt, une culpabilitĂ©.

La voix du MaĂźtre intĂ©rieur rĂ©sonne souvent comme une culpabilitĂ©. C’est le seul moyen pour la voix de se faire entendre. Ou vous Ă©coutez la voix de la nature, ou alors, prenez vos responsabilitĂ©s et faites les choses Ă  l’envers, mais ne vous plaigniez pas. Personne ne vous en voudra et personne ne pensera Ă  vous faire un quelconque reproche.
Un MaĂźtre ne vous fera jamais la remontrance de l’utilisation du tabac. Un MaĂźtre ne vous critiquera jamais de l’utilisation des drogues violentes. Non. Un MaĂźtre sait que vous ĂȘtes libre et que vous avez le droit de vous mettre en piĂšce si vous le dĂ©sirez. C’est votre libertĂ©. MĂȘme si cela le fait souffrir, il vous laissera accomplir votre dĂ©sir. Mais il faut prendre votre responsabilitĂ©, et ne vous plaignez pas le jour oĂč vous serez en train de mourir. Assumez aussi votre mort, allez jusqu’au bout de cet acte dĂ©mentiel.

Assumez votre mort et votre destruction.
Mais que font la plupart de ces gens, qu’ils soient droguĂ©s par les drogues, droguĂ©s par la nourriture, droguĂ©s par les films ou quoi que ce soit d’autre ?

Au beau milieu de la dĂ©bĂącle ils se mettent Ă  crier : « aidez-nous, on n’en peut plus ». On entend des grands pleurs monter lĂ -haut dans l’univers. Et pourtant, sur la terre, nous envoyons des armĂ©es pour leur dire quoi manger, comment respirer, que penser, comment aimer, comment mĂ©diter, comment vivre.

Pourquoi la plupart des gens manquent-ils de force et de courage ?

Parce qu’ils ne sont pas responsables. Regardez leur vie. Certaines femmes attendent que leur mari les protĂšge, et certains maris attendent la protection de leur femme, image de la mĂšre. On n’en sort plus, et le jour oĂč ils ont un problĂšme dans la vie sociale, dans la vie initiatique, ils s’écroulent lamentablement en pleurant.
La responsabilitĂ©, c’est le rĂ©servoir de la force et du courage. Et il vous en faut pour accomplir l’alchimie sur le chemin du disciple. Quand un MaĂźtre arrive et vous dit : « Ne fais plus cette chose, maintenant je veux que tel chakra s’ouvre en toi, donc, il ne faut plus que tu pratiques telle ou telle chose de la vie profane. » Si vous n’avez pas cette responsabilitĂ© de disciple, vous ne pourrez pas accomplir cette discipline et ce sacrifice apparent.

Si vous ĂȘtes responsable, le MaĂźtre peut venir et vous dire : « Ă©coute, pour les besoins de l’humanitĂ©, il faut que tu meures, acceptes-tu ? » MĂȘme dans ce sacrifice ultime, vous aurez le courage, la force de rĂ©pondre oui. Mais allez demander Ă  quelqu’un qui n’est pas responsable de mourir pour les hommes, et vous verrez qu’avant mĂȘme que le MaĂźtre ait fini sa phrase tous ses os vont trembler et se rĂ©duire en poussiĂšre.
La peur. C’est la peur qui tient l’humanitĂ©.

Or quand on est responsable, on n’a peur de rien, sinon peut-ĂȘtre de ne pas faire assez bien et assez longtemps son travail. ResponsabilitĂ©. Je veux que ce mot entre dans vos esprits. Je ne veux pas que vous sortiez d’ici, sans avoir compris et ĂȘtre pĂ©nĂ©trĂ© de ce mot-lĂ . ResponsabilitĂ©. Je sors d’ici en ĂȘtre responsable, je m’assume. Je tremble, j’ai peur, c’est un fait, je n’y peux rien, je ne connais pas la vie, mais je m’assume et ma peur disparaĂźt. On ne vous demande pas d’ĂȘtre des surhommes. Non. La spiritualitĂ© ce n’est pas le club des supers girls et des supermans du monde.

Les gens qui sont auprĂšs des MaĂźtres sont des gens comme tous les autres. Alors quelle est leur diffĂ©rence puisqu’ils sont auprĂšs du MaĂźtre ?

Ils savent ce que veut dire ĂȘtre un ĂȘtre humain vivant et par lĂ , ils savent ce que veut dire ĂȘtre divin. Tant que vous ne savez pas ce que veut dire ĂȘtre un humain vivant, vous ne pouvez pas savoir ce que veut dire ĂȘtre divin. Et c’est pour cela que JĂ©sus a dit : « Laisse les morts enterrer les morts ». Il faut que vous rĂ©flĂ©chissiez Ă  cette phrase. Je ne le dis jamais assez. Soyez conscient. Si vous ĂȘtes conscient, vous ĂȘtes responsable.

Allez, on se donne un coup de fouet et en sortant d’ici, chacun d’entre vous va aller rĂ©gler ses problĂšmes avec responsabilitĂ©. Vous avez un problĂšme avec votre conjoint ou avec un enfant, avec une camarade de bureau ou mĂȘme avec votre patron, n’ayez pas peur, et dĂšs que vous le pouvez, rĂ©glez ce problĂšme. Mais rĂ©glez-le de maniĂšre lucide, en parlant et non pas comme un enfant qui tape des pieds et qui se met Ă  crier, Ă  rĂ©clamer son dĂ» ou qui fait un caprice. C’est lĂ , oĂč les rĂšglements de comptes ne sont pas valables.

Quand un ĂȘtre responsable veut rĂ©gler un problĂšme, il commence par l’analyser, Ă  se positionner en tant que spectateur, Ă  regarder les tenants et les aboutissants de la chose, puis choisit la rĂšgle de sagesse qui peut rĂ©gler ce problĂšme, tous ces problĂšmes qui traĂźnent, qui se prĂ©sentent et se reprĂ©sentent Ă  nouveau. Soyez responsable une fois pour toutes. Le dos bien droit.

Regardez comment vous marchez la plupart d’entre vous, comment vous vous asseyez aussi. Votre posture mĂȘme dĂ©montre l’avachissement, la peur, le manque de tĂ©nacitĂ© qui est dans votre esprit. Je ne vous dis pas de vous tenir fier et droit, mais tenez-vous avec dignitĂ©, soyez simplement digne, il ne s’agit pas d’exhiber de la fiertĂ©.

Un ĂȘtre qui se sent responsable s’aime lui-mĂȘme et a de la dignitĂ©. Pensez Ă  faire cette chose jusque dans votre corps et Ă  force de la faire au moins dans votre corps, vous verrez que cela va rĂ©sonner dans l’attitude de votre esprit. Prenez l’habitude de vous tenir avec dignitĂ©, mĂȘme si c’est avec souplesse. Et vous verrez qu’à force d’obliger votre corps Ă  se tenir avec dignitĂ©, votre esprit va, avec la mĂȘme Ă©nergie, dĂ©gager cette attitude mentale, parce que tout est rĂ©sonance. Uniquement Ă  cause de cela.

Question 2 (retour liste 👆)

Le mot AUM correspond aux trois Ă©lĂ©ments primordiaux de la crĂ©ation, ainsi qu’à la DivinitĂ©. Les rayons de La TrinitĂ© ne sont pas les mĂȘmes que ceux qui correspondent aux trois Ă©lĂ©ments. Quelles seraient donc les correspondances exactes avec les trois lettres de AUM ? Quels sont les rayons, les chakras qui y correspondent ?

Réponse

Le son, plus exactement le verbe sur lequel vous voulez me faire parler est un verbe de crĂ©ation. Le manque de correspondance par rapport Ă  une application moderne, quotidienne, est une complication pour l’homme qui essaie de l’utiliser. Un son de crĂ©ation n’a pas qu’un rayon, c’est-Ă -dire qu’une force, pour toutes les lettres, ou une par lettre. Un verbe contient en lui-mĂȘme toutes les vibrations, ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas une vibration primordiale, la vibration primordiale du systĂšme solaire.

Lorsque le MaĂźtre suprĂȘme, qui n’a rien Ă  voir avec les MaĂźtres que vous connaissez dans la hiĂ©rarchie, je parle lĂ  de celui dont rien ne peut ĂȘtre dit, lorsque donc le MaĂźtre essaie dans son Ă©lan de volontĂ© de crĂ©er un monde, il donne aux responsables des sous plans une clĂ© pour pouvoir crĂ©er. Cette clĂ©, c’est un verbe spĂ©cifique qui va permettre d’aprĂšs sa spĂ©cificitĂ© de crĂ©er des systĂšmes galactiques ou des systĂšmes solaires ayant une Ă©volution prĂ©cise.

C’est-Ă -dire que, si vous alliez dans une autre galaxie, demander au grand MaĂźtre crĂ©ateur qui en a la prĂ©sidence, quelle est sa clĂ© crĂ©atrice, vous verriez que ce n’est pas le AUM. Non pas que l’univers soit trĂšs divers, mais tout simplement parce que chaque verbe correspond Ă  une lignĂ©e d’évolution et que l’évolution principale n’est pas l’évolution individuelle des hommes que vous ĂȘtes, que nous sommes, mais c’est avant tout l’évolution d’une entitĂ© cosmique qui se manifeste Ă  travers un systĂšme solaire.

C’est, en vĂ©ritĂ©, celle-lĂ  dont les hommes ont la charge. Ce qui ne veut pas dire que vous devez travailler pour le compte de quelqu’un d’autre. Cela veut dire seulement que vous ĂȘtes une partie d’une entitĂ© fabuleuse et fantastique, qui vous donne une individualitĂ© absolue, ne serait-ce que par son Ă©lan d’amour et de libertĂ©, mais que vous composez cette entitĂ©.

Lorsque vous aurez pleinement redĂ©couvert votre individualitĂ© cosmique et l’unitĂ© de fraternitĂ© qui lie toutes sortes d’individualitĂ©s cosmiques, vous vous rendrez compte que vous constituez un simple et mĂȘme individu que les Grecs ont appelĂ© le Christos.

C’est de lui dont il s’agit aussi dans l’église. C’est pour cela qu’il y a une si grande confusion entre JĂ©sus et le Christ. Parce que c’est vrai que le christ est le deuxiĂšme aspect de Dieu. Mais il faut prendre cette grande entitĂ© Ă  travers un systĂšme solaire pour dire que le Christ est le fils de Dieu, alors que JĂ©sus manifestĂ© ne l’est plus.

Revenons Ă  ce Christos.

Lorsque ce Christos se manifeste, lorsque donc il va crĂ©er son corps de manifestations, en se crĂ©ant, il va mettre en manifestation diverses planĂštes, divers mondes et tous les plans et sous plans, qu’ils soient physiques ou invisibles. Lorsqu’il crĂ©e, il crĂ©e en rĂ©sonance exacte avec son propre rayon d’évolution, son propre plan de conscience. C’est lĂ , oĂč la clĂ© va lui ĂȘtre donnĂ©e spĂ©cifiquement.

Donc le AUM est un son qui correspond Ă  votre univers local, votre systĂšme solaire donc. Il correspond exactement aux types de vibrations du Christos, c’est-Ă -dire Ă  l’entitĂ© de ce systĂšme solaire par laquelle vous Ă©voluez et qui Ă©volue Ă  travers vous.

Cette clĂ©, lui permet d’atteindre la prochaine initiation. Je ne voudrais pas aller trop loin et perdre dans ces propos les personnes qui ne connaissent pas trop le systĂšme des poupĂ©es russes dont j’ai dĂ©jĂ  parlĂ©. C’est-Ă -dire qu’un individu a son Ăąme Ă  l’intĂ©rieur d’un autre beaucoup plus grand que lui.

Pour l’instant les hommes vivent tous Ă  l’intĂ©rieur d’une entitĂ© que vous appelez gĂ©nĂ©ralement Dieu et qui est le logos planĂ©taire bien connu de certains disciples. Ce logos lui-mĂȘme Ă©voluant Ă  l’intĂ©rieur d’un autre logos qui correspond au Christos. Ainsi de suite jusqu’à ce que l’homme soit passĂ© par les initiations donnĂ©es par la hiĂ©rarchie, puis du logos planĂ©taire, puis par la hiĂ©rarchie d’autres planĂštes et arrive enfin aux initiations solaires, donc aux initiations donnĂ©es par le Christos.

C’est lĂ , oĂč le Christos commence sa propre rĂ©intĂ©gration. Chaque fois qu’il voit une de ses cellules, un de ses atomes, que vous reprĂ©sentez pour lui, revenir vers lui, c’est un degrĂ© de plus dans les retrouvailles avec ses Ă©nergies.

C’est-Ă -dire qu’au fur et Ă  mesure qu’il rĂ©cupĂšre tous ses atomes mais consciencisĂ©s, et que ceux-ci se retrouvent face au Christos, c’est en fait ce qui est Ă©crit dans tous les livres, Dieu qui se retrouve lui-mĂȘme. C’est la rĂ©intĂ©gration.

Comme tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et vis versa, si l’homme a Ă  accomplir une rĂ©intĂ©gration Ă  son niveau, les MaĂźtres et le Christos l’ont aussi Ă  leur niveau. Ce qui se passe pour votre petite cellule dans votre corps physique, se passe aussi au niveau atomique pour le Christos.

Imaginez que la cellule de votre foie s’appelle Christine ou Jeanne, c’est ce que vous ĂȘtes vis-Ă -vis du Christos, et cela ne vous minimise pas pour autant. Maintenant que vous connaissez votre place exacte, vous savez que vous ĂȘtes un ĂȘtre primordial et absolument primordial pour Dieu lui-mĂȘme et qu’il faut faire votre travail, qu’une grande destinĂ©e vous est promise puisque vous devez le retrouver.

Pour revenir au AUM, le nombre de syllabes qui est donnĂ© Ă  la clĂ©, fait la diversitĂ© entre les verbes. En fait, le verbe existe, le verbe initial existe de la mĂȘme maniĂšre, pour tous les univers, mais selon le rayon du Christos Ă  Ă©voluer ou Ă  manifester, il va y avoir plus ou moins de syllabes, et selon le nombre de syllabes toute la manifestation du systĂšme solaire va ĂȘtre prĂ©destinĂ©e. C’est lĂ  qu’est contenu tout le programme de manifestation du systĂšme solaire. Le nombre d’ñmes qui vont ĂȘtre projetĂ©es, qui vont devoir Ă©voluer, le nombre de rondes, de cycles, le nombre de catastrophes aussi, le nombre d’annĂ©es cosmiques, tout cela est contenu dans le nombre et le type des syllabes de la clĂ© crĂ©atrice.

Comment donc l’homme peut-il utiliser ce AUM ?

Naturellement, quelle que soit la clĂ©, l’homme ne pourra le faire qu’à son niveau. Imaginez un petit enfant avec une clĂ© immense, aussi grande que la tour Eiffel. « Dans quelle serrure vais-je la mettre ? ». C’est ce qui se passe quand vous ĂȘtes face au AUM.

On vous a dit que c’est une immense Ă©nergie, une Ă©nergie extrĂȘmement puissante, que c’est le son de Dieu. Et que faites-vous ? Vous cherchez la serrure, et comme vous ne la trouvez pas vous cherchez une autre clĂ©. Le problĂšme n’est pas la clĂ©, le problĂšme n’est mĂȘme pas de chercher la serrure, c’est de se dĂ©couvrir soi-mĂȘme comme Ă©tant la serrure de la clĂ©.

Posez simplement le AUM, la clĂ©, face Ă  vous, et sachez que vous ĂȘtes la serrure. Ne cherchez pas la serrure dans un quelconque endroit du ciel ou dans une quelconque technique de visualisation ou je ne sais quoi d’autre. Placez-vous face Ă  cette clĂ©, grandissez-vous, et lorsque vous arrivez dans la proportion exacte de la clĂ©, vous pouvez vous jeter sur la clĂ©, et tout l’univers cosmique, en vous, va s’ouvrir.

Imaginons, (pour illustrer un peu la chose et aussi soulager l’atmosphĂšre), que vous soyez un petit enfant qui aille dans un pays Ă©tranger oĂč un autre enfant vous apprend un vilain mot. Vous ne savez pas que vous prononcez un vilain mot. Vous le prononcez jusqu’à ce que vous vous aperceviez que toutes les rĂ©primandes vous tombent dessus. Vous ne savez pas que c’est Ă  cause du mot. Jusqu’au jour oĂč une Ă©norme punition vous est donnĂ©e et vous apprend que c’est Ă  cause du mot.

Dans un sens inverse et dans un sens bĂ©nĂ©fique, il se passe la mĂȘme chose avec les mots sacrĂ©s. Tant que vous ĂȘtes tout petit et que vous prononcez sans savoir, sans avoir la vibration suffisante pour servir de terrain de rĂ©sonance au verbe, vous prononcez, vous prononcez, il vous arrive ceci, cela, mais pas la chose vĂ©ritable. Jusqu’au jour oĂč, l’ayant tellement prononcĂ©, votre conscience va s’ouvrir. C’est pour cela que la rĂ©pĂ©tition du mantra est favorable.

À force de rĂ©pĂ©ter un son, surtout lorsqu’il s’agit d’un son sacrĂ©, par l’énergie apportĂ©e, la conscience finit par s’élargir. Mais en mĂȘme temps, il faut que cette Ă©nergie devienne consciente. Alors un certain jour le son amĂšne une Ă©preuve, un Ă©vĂ©nement, une circonstance, qui dit : « Bon, on va voir si lĂ , tu as compris. On va voir si je peux t’apporter encore plus d’énergie en ayant accompli telle et telle prise de conscience ».
Et selon le comportement de l’individu, de sa rĂ©ussite ou de son Ă©chec, le mantra va pouvoir continuer Ă  lui apporter de l’énergie. S’il Ă©choue, le mantra s’arrĂȘte. Il continue Ă  l’abreuver au niveau oĂč l’homme a stationnĂ©. Si l’homme rĂ©ussit cette prise de conscience, alors le mantra le porte encore plus loin dans la communion Ă©nergĂ©tique.

À quoi correspond le AUM ?

PremiĂšrement, Ă  tous les rĂšgnes. Le rĂšgne du pĂšre, des MaĂźtres, de l’homme sur la terre, de l’animal dans son propre Ă©lĂ©ment ; soit le rĂšgne. C’est pour cela qu’on peut lui associer le rayon un.

Le AUM correspond aussi au dĂ©veloppement alchimique, soit le rayon deux. L’alchimie correspond toujours Ă  l’amour sagesse. Non pas l’alchimie si bien connue des occultistes, je parle simplement de la pulsion de l’évolution, du rythme entretenu par le rayon deux, soit l’amour sagesse. Parce que c’est le terrain mĂȘme de l’évolution. Regardez ce qu’est votre Ă©preuve, ce qu’est votre vie : dĂ©couvrir l’amour, apprendre Ă  ĂȘtre de plus en plus sage. C’est la pulsion de l’évolution ; le rayon deux.

Le AUM est aussi le rayon trois. Parce qu’il est celui qui baptise, il est celui qui dĂ©truit et qui recommence.

En ce sens, le AUM a en main les trois Ă©lĂ©ments primordiaux pour toute crĂ©ation : le rĂšgne, l’évolution, et la construction. Une fois que ces trois clĂ©s sont mises en place on peut crĂ©er avec n’importe quelle clĂ© de base, c’est-Ă -dire avec n’importe quelle gamme vibratoire Ă  disposition. Le AUM, donc chaque lettre correspond Ă  un lieu occulte en l’homme.

Le rùgne en l’homme se trouve dans son chakra coronal.
La sagesse se trouve dans son troisiùme Ɠil. Disons donc l’intelligence.
La force se trouve, aprùs synthùse de l’amour et de la sagesse, dans son cƓur.

Il y a un grand Ă©change entre le troisiĂšme Ɠil et le chakra du cƓur, l’un dĂ©pendant de l’autre. La force ne peut ĂȘtre acquise que par la sagesse. C’est pour cela que l’on peut inverser ces deux chakras, l’un par rapport Ă  l’autre, alors que l’on ne peut pas du tout inverser le troisiĂšme Ɠil et le centre du cƓur par rapport au chakra coronal. L’inversion est impossible.

Par contre un ĂȘtre centrĂ© sur son troisiĂšme Ɠil, centrĂ© sur la sagesse, va pouvoir ĂȘtre aussi plein d’amour. Et quelqu’un centrĂ© sur le chakra du cƓur va pouvoir, tout en Ă©tant l’amour, ĂȘtre aussi pleinement la sagesse. Parce que l’amour ne doit pas ĂȘtre aveugle, comme vous dites, il doit ĂȘtre aussi la justice.

Lorsque vous voulez rĂ©pĂ©ter le mantra, pensez faire rĂ©sonner chacune des syllabes dans le lieu prĂ©cis oĂč se trouvent sa racine vibratoire et son rayonnement.

Lorsque le Logos veut entretenir la crĂ©ation ordonnĂ©e par le Christos, il visualise le sang sacrĂ© dans un certain endroit de son corps cosmique et en visualisant ce sang sacrĂ© naĂźt une race, que ce soit la race des minĂ©raux, la race humaine, la race mĂȘme de corps cĂ©lestes, une Ă©toile, et selon l’endroit oĂč rĂ©sonne le verbe, une manifestation est spĂ©cialement créée. Et ensuite, de cycle en cycle, en Ă©mettant de nouveau le son en cet endroit, la manifestation connaĂźt des cycles d’initiations. C’est pour cela que l’on dit en astrologie qu’il y a des cycles de prĂ©cipitations d’énergies.

D’oĂč vient l’ordre ? Ce ne sont pas les planĂštes qui d’un seul coup pensent Ă  envoyer un peu de lait cosmique au bĂ©bĂ© la terre. Le pouvoir n’appartient pas aux planĂštes. Le pouvoir appartient Ă  celui qui pense univers, maintient l’univers, chante l’univers, et par des sons diffĂ©remment Ă©mis, manifeste des formes, fait Ă©voluer et arriver ces formes Ă  des points de conscience , ou dĂ©truit la forme et recommence.

Donc, le moment de prĂ©cipitation d’énergies, c’est le moment oĂč le Logos planĂ©taire ou cosmique Ă©met de nouveau le son crĂ©atif avec une intensitĂ© supplĂ©mentaire.

Prenons le premier jour de la crĂ©ation, le logos a chantĂ© le son trĂšs bas oĂč tout ce qui est matĂ©riel, tout ce qui est physique a pu ĂȘtre créé. Puis il a voulu crĂ©er l’homme et la conscience de l’homme, alors il a prononcĂ© la parole mais sur une note un peu plus Ă©levĂ©e, plus vibrante, plus cristalline. Et au fur et Ă  mesure, en prenant cette humanitĂ© en charge, pour l’initier et constituer des races et des cycles initiatiques, il a remontĂ© toute la gamme du chant du AUM pour arriver un jour Ă  la prononciation finale, au son final le plus aigu, le plus intense.

Vous serez, Ă  ce moment-lĂ , face au son lui-mĂȘme. C’est-Ă -dire que tant que vous ĂȘtes dans les dĂ©multiplications du son, vous n’ĂȘtes pas face au son. C’est ce que vous faites quand vous prononcer ici et maintenant le AUM. Vous prononcez une dĂ©multiplication du son, donc une dĂ©multiplication de sa force, de son pouvoir initiatique etc. Mais au fur et Ă  mesure que vous Ă©voluez vous entendez en vous-mĂȘme avec exactitude rĂ©sonner la tonalitĂ© du son.

Je dirais, qu’avant chaque initiation, qu’elle soit reçue consciemment ou pas, vous entendez ce son, parce qu’il est le son de baptĂȘme. C’est lĂ  les tests que font les MaĂźtres. Si vous ne pouvez pas recevoir ce son-lĂ , ils savent que vous ne pouvez pas recevoir l’énergie. Donc ils attendent encore un peu et vous laissent un an, trois ans, cinq ans ou une vie entiĂšre, et lorsqu’ils vont Ă©mettre de nouveau le son, si vous l’entendez ils viennent immĂ©diatement, ils vous prennent et ils vous amĂšnent face Ă  l’initiateur, pour ĂȘtre Ă©veillĂ©, en pleine conscience, aux Ă©nergies de ce plan et pour maĂźtriser les forces de ce plan.

Ce qui ne veut pas dire que dĂšs demain vous devez vous entraĂźner, en vous lavant bien les oreilles, Ă  Ă©couter tous les sons cosmiques de l’univers. Cela ne sert Ă  rien, ce n’est pas de la capacitĂ© auditive, physique ou psychique, c’est une capacitĂ© initiatique.

Vous voulez entendre le son qui vous amùnera devant le Maütre pour l’initiation ?

Faites tout ce dont nous avons parlĂ© au dĂ©but, toute cette alchimie dont j’ai parlĂ©, cet axe dans le divin et vous l’entendrez.

Mais reprenons l’histoire de ce AUM et imaginons que tous les hommes aient pu entendre la tonalitĂ© terminale du AUM et que toutes les Ăąmes soient face au Christos, que se passe-t-il ?

Le AUM, pour le moment, est en expansion.
C’est lui qui maintient la vitalitĂ© et sert de substance vitale Ă  toute chose. Dans son premier aspect, celui que vous pouvez concrĂštement toucher, observer et appeler, c’est le prana, la substance vitale.

Lorsque tous les atomes de conscience sont face au Christos, le prana retourne au Christos. C’est alors le deuxiĂšme aspect du AUM, l’aspect feu de l’univers qui est rĂ©intĂ©grĂ© dans le Christos et dans le cosmos. C’est ainsi que se dĂ©sagrĂšge tout ce qui est physique, que les Ă©toiles deviennent noires et mortes, qu’elles ne sont plus que des corps qui flottent, des coques vides.

Lorsque se retire aussi tout le mental concret de l’univers qui est l’intelligence de l’énergie, le mental supĂ©rieur, et que se retirent aussi les plans physiques, Ă©thĂ©riques et astraux, l’univers entier est complĂštement dĂ©sagrĂ©gĂ©, tout retourne dans les tĂ©nĂšbres initiales. Alors que, lorsque seul le prana est retirĂ©, il reste encore une hiĂ©rarchie invisible sur les planĂštes et dans l’univers, donc la vie peut ĂȘtre relancĂ©e Ă  n’importe quel ordre.

La dĂ©sagrĂ©gation correspond Ă  un moment cosmique oĂč le Christos va devant le Logos cosmique. C’est ainsi que tout disparaĂźt, tout en n’étant pas vraiment disparu non plus. C’est ainsi que l’on retrouve cet Ă©tat initial par lequel commence votre Bible : Au dĂ©but il n’y a que tĂ©nĂšbres et que la lumiĂšre luit dans les tĂ©nĂšbres.

Lorsque ce temps nĂ©cessaire est passĂ©, tout peut recommencer. Un nouveau Christos peut descendre. Un nouvel AUM est Ă©mis et toutes les structures, tous les atomes, toutes les hiĂ©rarchies, toute l’évolution reprend son cours.

Donc le AUM, n’est pas seulement un son venu d’un pays asiatique pour faire plaisir aux occidentaux. Le AUM n’est pas un son bienfaiteur pour calmer les chakras, pour centrer la pensĂ©e. Le AUM est une clĂ© vibratoire.

Ce qui ne veut pas dire que vous blasphĂ©mez cette clĂ© si vous ne savez pas ce qu’elle est. Lorsque l’on donne une clĂ© aussi neutre que celle-lĂ , les hommes ne peuvent qu’essayer d’évoluer avec elle. Par contre, il est dangereux de donner Ă  n’importe qui d’autres clĂ©s moins cosmiques, plus terrestres, donc plus magiques, plus mantriques, parce que ce genre de clĂ© lĂ  ne considĂšre pas la possibilitĂ© de celui qui rĂ©pĂšte. Elle effectue son ouvrage, elle effectue sa diffusion, son rayonnement, mĂȘme si elle doit brĂ»ler le corps Ă©thĂ©rique de celui qui rĂ©pĂšte.

Avec une clĂ© aussi neutre que le AUM, l’individu ne pourra agir que dans les limites de ses capacitĂ©s.
N’oubliez pas de faire rĂ©sonner chaque syllabe dans chacun des centres oĂč elle se manifeste. C’est une bonne prĂ©paration.

Question 3 (retour liste 👆)

Pouvez-vous nous parler de l’amour Divin, tel que nous pouvons le concevoir et le rĂ©aliser sur le plan terrestre ?

Réponse

Nous en avons dĂ©jĂ  parlĂ©, ce qui ne veut pas dire que je n’aime pas me rĂ©pĂ©ter, surtout sur de tels sujets. J’en parlerais Ă©ternellement, mais pour qu’il soit nouveau, je vais en parler autrement.

Quand vous me parlez d’amour, vos cƓurs essaient de me dire qu’en fait ils manquent d’amour. En fait vous me dites : « Dis-moi quel est le secret pour ne pas ĂȘtre triste ; quel est le secret pour arrĂȘter la guerre ; quel est le secret pour que l’autre m’aime ». La plupart des gens se soucient de l’amour dans ces termes-lĂ , parce qu’au fond d’eux-mĂȘmes ils sont mal aimĂ©s, alors ils se soucient de l’amour.

C’est une dĂ©marche. Il faut bien que quelqu’un dĂ©marre quelque part, c’est certain. Mais pour parler vĂ©ritablement de l’amour, je vais ĂȘtre obligĂ© de vous faire mal et de vous dire : « mais cela n’a pas d’importance que l’on t’aime ou pas, cela n’a pas d’importance que tu aimes ou pas. Cela n’est pas l’affaire de l’amour ».

L’amour est donc un point d’équilibre. Si les hommes vont vers la spiritualitĂ© et vers l’amour pour combler leur soif d’ĂȘtre aimĂ©s, pour ĂȘtre rassurĂ©s, ĂȘtre dorlotĂ©s, alors le MaĂźtre ne pourra rien faire avec ces gens-lĂ . S’ils viennent vers moi, c’est le moment au contraire oĂč ils vont recevoir des brimades et oĂč je vais les jeter Ă  terre. « Quoi ? Tu pleures parce qu’on ne t’aime pas, et tu voudrais que je joue le jeu de pleurer avec toi ? Mon pauvre petit, on ne t’aime pas, que le monde est vilain. Affreux monde, il n’aime pas ce pauvre petit ». Terrible effet terrien.

Aucun Maütre ne jouera à ce jeu et moi je n’y jouerai jamais. Je vous crie : Tant mieux. Oui, et par quelle force et quelle science je peux affirmer cette chose ?

Non pas parce que je suis le roi de l’indiffĂ©rence ou le roi des beaux parleurs et des beaux menteurs. Tout simplement parce que le secret de l’amour, la nature de l’amour, ne rĂ©side pas dans l’échange que vous avez avec l’autre. Il rĂ©side dans l’équilibre atteint en vous-mĂȘme.

La relation que vous avez avec l’autre n’est pas une relation d’amour. La relation que vous avez avec l’autre, que ce soit celui qui a besoin de votre compassion, celui qui a besoin de votre charitĂ© ou celui qui a besoin de votre oreille attentive, ce n’est pas une relation d’amour.

Vous devez avoir une relation de soutien et d’enseignant. C’est complĂštement diffĂ©rent. Vous Ă©coutez un ami qui est dans la misĂšre, si vous lui prĂȘtez une oreille attentive pour lui montrer que par cela vous l’aimez, vous faites une erreur monstrueuse et magistrale. Vous ne l’aidez pas, vous ne l’aimez pas. Vous l’aidez au contraire Ă  s’enterrer encore plus dans son problĂšme. Si vous l’aimez, alors secouez-le, jetez-le sous une douche, et une douche d’eau froide, en plus. Emmenez-le voir autre chose et ailleurs. Dites-lui la VĂ©ritĂ©.

C’est ça l’amour. C’est faire en sorte que les hommes soient libres et qu’ils ne pleurent plus sur leurs limites. Ça, c’est montrer de l’amour. Ce n’est pas leur dire : « Mes pauvres enfants comme ce monde est triste, comme ce monde est vil, comme les humains sont vils les uns envers les autres, venez vers moi, je vous aime. » Ça, c’est bon pour le cirque.

Mais moi je ne suis pas un chapiteau et je ne fais pas le cirque. J’essaie de vous rendre libre, et quand vous serez libre, vous verrez ce qu’est l’amour. On ne peut pas dĂ©couvrir l’un sans l’autre. Quiconque veut aller vers l’amour sans ĂȘtre la libertĂ© ne connaĂźtra jamais l’amour, parce que s’il n’est pas la libertĂ©, il va ĂȘtre attachĂ©. S’il n’est pas la libertĂ©, il va avoir des limites dans l’esprit, des fausses conceptions, des principes, des tabous, il va ĂȘtre sensible aux traumatismes, aux complexes. Donc, il va avoir un regard suspect. « Ce matin, celui-lĂ  est passĂ© et ne m’a pas regardĂ© ; ce matin, mon amie de toujours ne m’a pas embrassĂ©. Je suis dans les larmes, dans la tristesse. »

Si vous voulez savoir ce qu’est l’amour, mettez-vous dans cet axe Divin dont je vous ai parlĂ© tout Ă  l’heure, et lĂ , toutes les essences divines vont jaillir : la libertĂ©, l’amour, l’éternitĂ©, l’immortalitĂ©.

Vous ne pouvez comprendre ce qu’est une rose en la maintenant Ă  l’état de bouton complĂštement fermĂ©. Voyons, voyons disent les scientifiques, mais quoi mais quoi disent les dĂ©vots, comment est la rose Ă  l’intĂ©rieur ? Arrive l’ésotĂ©riste qui dit : « Eh bien ! Enlevez un pĂ©tale ». Arrive l’occultiste qui dit : « Enlevez cet autre pĂ©tale ».

Puis arrive le MaĂźtre qui dit : « Mais non, enlevez-les tous ». Et lorsque vous les enlevez tous, la rose peut montrer exactement comment elle est constituĂ©e. Elle peut mĂȘme dĂ©gager son parfum et vous ravir.

Alors une bonne fois pour toutes, ne me demandez pas ce que sont les choses Divines. Travaillez Ă  les dĂ©couvrir, parce que je pourrais vous en parler mille ans, cela ne vous dirait rien du tout. Je peux vous dire :l’amour, c’est la justice, c’est le neutre, c’est l’équilibre, l’amour c’est savoir donner ce qu’il faut quand il faut, ne pas donner quand il ne faut pas. L’amour, c’est savoir se sacrifier avec compassion. L’amour, c’est tout ça.

Mais aprĂšs tout, qu’est-ce que cela peut faire si, dĂšs demain, quand vous ĂȘtes hors d’ici, vous giflez votre enfant, si demain vous criez parce que la sociĂ©tĂ© vous rĂ©clame votre impĂŽt, si demain vous ĂȘtes complexĂ© parce que votre camarade vous a humiliĂ©. À quoi sert de venir un samedi Ă©couter frĂšre Pastor dire : l’amour, mes frĂšres et sƓurs c’est la justice. Je comprends celui qui reste athĂ©e et qui dit que tout cela ce ne sont que des mots.

Je ne veux pas vous faire de prose, je ne veux pas non plus vous faire de confĂ©rences. Je vous dis ici et maintenant, ouvrez-moi ce cƓur, Ă©largissez-moi cet esprit, instruisez votre mental.

Vous passez votre temps Ă  regarder des choses stupides, ou Ă  vous promener en ne pensant Ă  rien, ou Ă  mille choses idiotes. Alors, restez chez vous, dans votre jardin, ouvrez un livre de la parole des MaĂźtres et Ă©tudiez. Et quand vous venez vers moi, demandez-moi ce qu’à l’intĂ©rieur de la parole vous n’avez pas compris, mais ne me demandez pas de parler de grandes choses vagues et indistinctes quand, dans vous-mĂȘme, il n’y a pas une racine quelconque, un rĂ©ceptacle quelconque pour capter la vibration que je peux vous envoyer. C’est comme si vous me demandiez de remplir un seau qui est dĂ©jĂ  plein.

Mais je ne veux pas vous laisser sur votre faim. Je veux parler d’un amour alchimique celui-lĂ . Comme j’ai essayĂ© mille fois d’ailleurs de vous en parler. Mais chaque fois l’homme reste dans la prose de l’amour. Je le regrette, et je veux me battre contre cette chose. Si les hommes faisaient un peu moins de prose, mais Ă©taient un peu plus lucides, les affaires du monde iraient beaucoup mieux, mais il y a les philosophes, les bienfaiteurs. Oh ! Je n’ai rien contre les bienfaiteurs. Heureusement qu’ils existent bien sĂ»r, mais si on faisait le bien de maniĂšre lucide, de maniĂšre concrĂšte, de maniĂšre mentale donc, tout irait beaucoup mieux. Le bien serait effectif.

Quelle est l’alchimie de l’amour, par quelle alchimie l’amour arrive-t-il ?

L’amour descend sur le disciple quand le disciple en est un. Il n’y a pas de mystĂšre, pas d’énigme.

Comme je vous l’ai dit mille fois, vous ĂȘtes la mort, vous ĂȘtes la maladie, vous ĂȘtes l’ignorance. Pourquoi toutes ces choses ?

Parce que vous vivez dans l’inconscience, vous n’ĂȘtes pas assez Ă©veillĂ©s Ă  votre conscience divine. Votre conscience divine Ă©tant tous les aspects bĂ©nĂ©fiques de Dieu, pour schĂ©matiser, si vous ĂȘtes dans l’inconscience de ces aspects bĂ©nĂ©fiques vous ĂȘtes forcĂ©ment dans les aspects malĂ©fiques, et si vous ĂȘtes inconscient de votre immortalitĂ©, vous ĂȘtes forcĂ©ment la mortalitĂ©. Si vous ĂȘtes inconscient de l’état d’amour qui est en vous, forcĂ©ment vous allez pleurer du manque d’amour et vous allez ĂȘtre la haine, la rancƓur, la vengeance, l’égoĂŻsme, l’avarice, la petitesse. Tous ces mots-lĂ  sont les maux de l’humanitĂ©.

Travaillez Ă  Ă©tablir votre conscience. Il faut en atteindre l’état vibratoire. Ce qui ne veut pas dire que la parole des MaĂźtres, des prophĂštes, des enseignants, des moines est inutile. Non. Au contraire il faut qu’ils parlent. Mais qu’il soit clair et Ă©tabli que leurs paroles sont inutiles, tout en Ă©tant primordiales. C’est-Ă -dire qu’ils sont lĂ  pour rappeler aux hommes une vĂ©ritĂ© Ă©clatante et Ă©vidente, mais que les hommes n’ont pas besoin qu’elles soient dites, parce que sitĂŽt que l’homme se tourne vers l’intĂ©rieur, il trouve ces vĂ©ritĂ©s.

C’est comme quelqu’un qui a les deux pieds dans un ruisseau et qui meurt de soif. Le MaĂźtre passe rĂ©guliĂšrement, tous les deux mille ans, ou tous les cent ans, chacun a son cycle, et il dit : « Tu as soif, c’est un fait. Je vais t’expliquer ce qu’est la soif. »
Mais tu as soif de quoi ? Tu as soif d’eau ? Alors je vais t’expliquer ce qu’est l’eau. Et maintenant je t’explique que la soif qui est en toi trouvera son eau juste sous tes pieds. « Regarde, tu es dans l’eau. » Mais celui qui a les pieds dans l’eau ne veut pas le croire et il dit : « Mais non, ce n’est pas vrai, comment veux-tu que je me baisse, je suis si raide ». Eh oui ! Il a une colonne vertĂ©brale comme un morceau de bois, et toute son alchimie va ĂȘtre d’apprendre Ă  se courber pour puiser l’eau. Dans votre cas il va falloir vous apprendre Ă  monter pour puiser le Divin.

Qu’aura fait le Maütre ?

Il n’aura fait qu’ĂȘtre un doigt, un exemple, pour vous dire : « Écoute l’eau est en toi, travaille et bois. » Il n’a pas créé l’eau, il n’a pas créé le ruisseau, il n’a fait que montrer. Et c’est pour cela que tous les MaĂźtres travaillent Ă  l’édification de la libertĂ© individuelle.

Un MaĂźtre vĂ©ritable ne prend pas de disciples. Un MaĂźtre vĂ©ritable reçoit un frĂšre qui est prĂȘt Ă  recevoir l’initiation et il le consacre. Chaque fois que vous voyez des gens dire qu’ils ont besoin de disciples, fuyez-les comme vous fuyez la peste, car c’est leur Ă©go qui parle et non pas leur Ăąme, et certainement pas un MaĂźtre.

Par contre si vous voyez un ĂȘtre de libertĂ©, qui vous dit : « Eh bien ! Tout ce que j’ai Ă  t’apporter, c’est tout simplement les Ă©preuves les plus dures de l’univers, mais crois-moi, c’est pour que tu deviennes un homme ». Alors celui-lĂ , suivez-le. Cette Ă©cole-lĂ , suivez-la. Ne perdez pas votre temps ailleurs. Vous perdez trop de temps. Vous allez Ă  droite, Ă  gauche. Stop.

Les MaĂźtres jusqu’à prĂ©sent ont suffisamment parlĂ©, pour que vous sachiez reconnaĂźtre leurs Ɠuvres majeures, leurs Ă©nergies, leurs groupes. Alors faites le bon choix et passez au travail.

Ensuite, si vous voulez avoir un rapport beaucoup plus direct, donc un rapport plus alchimique au niveau de la mĂ©ditation, c’est lĂ  oĂč il va falloir travailler et faire vos preuves. Mais toutes ces notions vous viendront automatiquement, c’est pourquoi je ne veux pas en parler. Et en parlant de l’amour, je serais obligĂ© de parler de la justice, mais j’en ai dĂ©jĂ  parlĂ© ; je serais obligĂ© de parler du mental supĂ©rieur, de la clartĂ© du mental, du discernement, de la luciditĂ©.

Pourquoi est-il impossible d’ĂȘtre amour sans ĂȘtre le discernement ?

Parce que quelqu’un qui est amour sans ĂȘtre le discernement, vit son amour forcĂ©ment au niveau du plexus. Et le plexus solaire n’est pas le siĂšge de l’amour, il est le siĂšge de l’émotion. Celui qui utilise le discernement se centre sur le plan mental et automatiquement l’énergie d’amour qui descend sur lui va ĂȘtre vĂ©cue dans le chakra cardiaque.

L’énergie d’amour est une Ă©nergie qui, comme le AUM dont nous avons parlĂ© tout Ă  l’heure, connaĂźt des dĂ©multiplications. Dans l’univers il y a une seule et mĂȘme Ă©nergie, amour, admettons. Mais lorsqu’elle est manifestĂ©e par l’homme, si l’homme est Ă©motionnel, l’amour devient Ă©motionnel. Si l’homme est mental, l’amour devient Ă  peu prĂšs ce qu’il est vĂ©ritablement, c’est-Ă -dire une diffusion du rayonnement.
De la mĂȘme maniĂšre, le rĂšgne existe dans l’univers, cette Ă©nergie existe, mais elle se manifeste selon le niveau de l’homme. Elle dĂ©termine la crĂ©ation chez l’artiste, la maternitĂ© chez la mĂšre, la paternitĂ© chez le pĂšre, le besoin d’enfanter. C’est le mĂȘme rayon qui s’appelle le rĂšgne, la crĂ©ation. Donc je crĂ©e. Si je suis une mĂšre, je vais crĂ©er un enfant. Si je suis un pĂšre je vais vouloir crĂ©er un fils. Si je suis un artiste je vais vouloir crĂ©er une Ɠuvre, etc.

C’est ainsi pour tous les aspects de Dieu, pour tous les aspects de l’énergie. Au fur et Ă  mesure que vous gravissez le chemin initiatique, vous rayonnez cette rĂ©alitĂ© d’une maniĂšre de plus en plus divine. Ce qui fait, que l’acte crĂ©atif que vous connaissiez au dĂ©but, et qui vous a portĂ©s Ă  ĂȘtre pĂšre et mĂšre, ne vous envoie plus : « crĂ©e des enfants, mais crĂ©e un plan pour l’humanitĂ© ». C’est Ă  ce moment-lĂ  oĂč les MaĂźtres expĂ©rimentent pleinement ce rayon, ils enfantent une humanitĂ©. Plus on remonte l’échelle vibratoire et plus la vibration va ĂȘtre vĂ©cue et rayonnĂ©e par le disciple de maniĂšre divine.

Qu’en est-il donc de l’amour ?

L’amour subit ces dĂ©multiplications. Et lorsque l’énergie de l’amour est vĂ©cue et manifestĂ©e par un homme complĂštement ignorant de l’amour, trĂšs bas, trĂšs lourd dans les rĂ©actions astrales, l’amour est de la haine. C’est la mĂȘme Ă©nergie. Je veux que vous compreniez ceci. C’est pour cela que toutes les religions vous rĂ©clament une extrĂȘme tolĂ©rance, mĂȘme envers vos ennemis. C’est parce que l’ennemi n’existe pas en vĂ©ritĂ©. Ce qui existe, c’est un homme qui ne connaĂźt rien aux rĂ©alitĂ©s cosmiques. Ce qui ne veut pas dire que vous ne devez pas vous en mĂ©fier, mais vous ne devez pas le juger, c’est diffĂ©rent.

Attention, autant que vous pouvez aimer, autant vous pouvez haĂŻr, parce que c’est la mĂȘme Ă©nergie.

Les Ă©nergies sont des substances, il faut comprendre cela, et vous ĂȘtes les instruments. Selon le raffinement, selon la puretĂ© de l’instrument, les Ă©nergies qui sont une et une seule, vont se manifester de façons nĂ©gatives, positives ou neutres. Alors voyez le chant du monde comme un vaste mouvement d’énergies, d’énergies Ă©veillĂ©es ou inconscientes, et ne jugez pas ceux qui sont inconscients, mais travaillez Ă  les Ă©veiller, mĂȘme s’il vous semble que c’est du temps perdu.

Il n’y a jamais de temps perdu dans ces moments-lĂ . Ne pensez pas : « Ce gĂ©nĂ©ral qui dĂ©clare la guerre, il faut le massacrer, il faut l’enfermer. » Non. Pensez : « Toi, mon gĂ©nĂ©ral, tu as des problĂšmes initiatiques, alors on va se regrouper et t’envoyer de la lumiĂšre, on va t’envoyer le plan de Dieu sur la tĂȘte. ». Si ce gĂ©nĂ©ral est plus ou moins fortement obscur, le plan de Dieu va, soit le convertir, soit le dĂ©truire.

Car lorsqu’un groupe de disciples envoie le plan de Dieu sur la tĂȘte d’un homme, l’homme a la chance de choisir s’il veut ĂȘtre converti ou pas. S’il choisit de ne pas ĂȘtre converti, le plan de Dieu qui est justice, ne l’oubliez pas et n’y mettez pas la compassion des Bouddhas, va dĂ©truire la personne et s’il le faut jusque dans son corps physique.

Alors pourquoi venir demander aux MaĂźtres d’arrĂȘter la guerre quand vous, vous avez le pouvoir de l’arrĂȘter. Je ne dis pas que vous avez le pouvoir d’aller sur les champs de bataille et de faire rempart avec vos corps contre les tanks, les missiles, les mitraillettes. Je ne parle pas de ce pouvoir-lĂ , je parle d’un pouvoir rĂ©el, occulte, mental, responsable.

Soyez responsables. Vous voulez le bien de l’humanitĂ©, vous voulez que le monde change, qu’il devienne nouveau, meilleur, et bien devenez responsables. Ne soyez pas lĂ  en train de tirer les jupes de Dieu pour demander que le monde soit meilleur. Non. RĂ©unissez-vous. Les MaĂźtres attendent que vous preniez votre responsabilitĂ©, attendent votre prise de fonction.

Les disciples du monde doivent prendre leur fonction de disciple, leur fonction d’intermĂ©diaire. Ils doivent effectuer le bien, et ne pas simplement en parler entre gens de bonne conscience et de grande connaissance et faire des confĂ©rences de petit salon. Prenez votre responsabilitĂ© de disciple.

RĂ©unissez-vous, ne soyez pas timide, et ne vous trouvez pas petit. C’est Ă  cause de cela que vous n’y arrivez pas. C’est Ă  cause de cela que votre prise de responsabilitĂ© et de fonction est entravĂ©e. Vous avez de la fiertĂ© pour des choses idiotes, pour la hauteur de vos talons, votre rouge Ă  lĂšvres, pour le gonflant de votre coiffure, ou le nombre de chevaux de votre voiture.

Ayez de la fiertĂ© Ă  ĂȘtre disciple, cette fois au moins ce sera pour le bien. Affirmez-le : « Je suis disciple, je prends mes fonctions de disciple, je travaille pour le bien du monde ». Je veux que vous travailliez pour le bien du monde. Partout oĂč je passe, je veux que cette chose soit dite et je veux crĂ©er le rassemblement.
Je ne veux pas, comme je l’ai dit mille fois, entendre que l’on m’aime, entendre que l’on me suit, revoir les mĂȘmes personnes sagement assises aux mĂȘmes places. « Tu as vu, grand frĂšre, je suis fidĂšle ». Je n’ai rien Ă  faire de votre fidĂ©litĂ©. Je voudrais mĂȘme que vous m’oubliiez. Je voudrais que vous ne soyez pas lĂ  et qu’il n’y ait qu’une personne, mais que chacun soit occupĂ© quelque part dans la ville Ă  faire du bien, Ă  Ă©clairer quelqu’un, Ă  brandir la vĂ©ritĂ©, Ă  Ă©carteler l’archaĂŻsme de l’esprit, Ă  faire rentrer la lumiĂšre. Je voudrais ĂȘtre complĂštement inutile. Je dĂ©plore d’avoir cette utilitĂ©. Je la dĂ©plore vraiment. Comme je voudrais ĂȘtre inutile ! Cela voudrait dire que tous les disciples de la terre seraient forts, rayonnants, responsables et que la terre ne risquerait plus rien. Cela ne veut pas dire que je ne veux pas travailler.

Comment faire ?

Comme je l’ai dĂ©jĂ  dit, soyez des apĂŽtres et n’ayez pas peur de l’affirmer. RĂ©unissez-vous, que ce soit une fois par semaine, une fois par mois, rĂ©unissez-vous pour vous entraider avec l’énergie du groupe. C’est pour cela que beaucoup de bonnes volontĂ©s tombent, parce que chacun est laissĂ© dans son foyer, avec un conjoint souvent plus ou moins en sĂ©paration, en marge de ces idĂ©es, de cet Ă©lan.

Donc essayez de vous regrouper. Regroupez-vous au moins par cellule dans les quartiers, entre voisins, et si vous le pouvez par section dans les villes, les villages, les dĂ©partements, et pourquoi pas par nation. RĂ©unissez-vous et branchez-vous avec la hiĂ©rarchie. Le mantra vous a Ă©tĂ© donnĂ©. Ne l’utilisez pas comme pommade le matin pour ĂȘtre bien quand vous vous levez. Utilisez-le pour travailler effectivement.

Branchez-vous.

Assis en rond, tenez-vous tous les mains et rĂ©pĂ©tez ensemble l’invocation. Et au fur et Ă  mesure que vous rĂ©pĂ©tez l’invocation, levez votre tĂȘte pour vous grandir et aligner parfaitement tous vos chakras. Dans cet alignement aprĂšs l’invocation, chacun se met en posture de mĂ©ditation et commence Ă  rayonner sur un point prĂ©cis.

Nous allons crĂ©er la paix dans le monde. Nous allons aider les hommes politiques Ă  se dĂ©tacher de l’emprise financiĂšre pour ne penser qu’au bien des hommes. Nous allons aider la classe scientifique pour qu’elle aille plus loin, dans un sens positif, apporter la longĂ©vitĂ© aux hommes et faire des dĂ©couvertes sur les lois cosmiques. Nous allons apporter notre Ă©nergie aux temples qui vacillent en ce moment, pour que, mĂȘme si c’est leur dernier moment de vie, ils apportent un maximum de lumiĂšre Ă  ceux qui en ont besoin.

Il est lamentable de voir tous ces gens de bonne volontĂ©, assis sur des bancs, comme des Ăąmes dĂ©sƓuvrĂ©es, et qui se demandent ce qu’ils peuvent faire pour le bien du monde. Si vous arrivez Ă  vous intĂ©grer dans le dessein de Dieu, et que vous prenez de l’actif, automatiquement toute votre vie quotidienne va s’arranger. Les enfants qui Ă©taient indisciplinĂ©s vont devenir disciplinĂ©s. Toutes les choses qui paraissaient vagues vont devenir concrĂštes.

C’est le don de Dieu, c’est le remerciement des MaĂźtres. « ok, d’accord, tu veux nous servir. Bien. Ta vie familiale, ta vie financiĂšre, ta vie professionnelle ne vont pas. RĂšgle ce qui est de ta responsabilitĂ© de rĂ©gler et nous, nous allons rĂ©gler tout ce qui est de l’imprĂ©vu et de l’inattendu. »

Et automatiquement pour que vous puissiez ĂȘtre utilisable Ă  plein-temps ou autant que vous en ĂȘtes disponible, les MaĂźtres vont arranger les circonstances, dĂ©truire Ă  droite pour permettre de construire Ă  gauche.

Alors ne vous souciez pas de ce que vous ĂȘtes ou n’ĂȘtes pas, de ce que vous pouvez faire ou ne pas faire. Rentrez dans les rangs, et celui qui est lĂ , pour ordonner le rang, saura exactement quoi vous donner et comment vous utiliser. Ce qui ne veut pas dire que tout va vous ĂȘtre Ă©pargnĂ©, que l’argent va tomber par les fenĂȘtres, que les efforts vont vous ĂȘtre Ă©pargnĂ©s. Non.

Ce qui est de votre responsabilitĂ© sur le plan physique restera de votre responsabilitĂ©. Parce qu’il est bon que l’homme fasse ses preuves et que l’homme apprenne Ă  maĂźtriser son plan physique. Il ne peut pas ĂȘtre un MaĂźtre s’il ne peut pas maĂźtriser son plan physique. C’est-Ă -dire que Dieu ne pourra pas venir, le MaĂźtre ne pourra pas venir rĂ©gler votre conflit avec votre conjoint ou votre compagne si c’est Ă  vous de le rĂ©gler, si c’est Ă  cause de vous ou Ă  cause de l’autre que le conflit est nĂ©.

Par contre, si vous rĂ©glez ce qui est de votre responsabilitĂ© et voulez ĂȘtre efficace face Ă  Dieu, alors dans ce cas-lĂ , oui, le MaĂźtre arrive et rĂ©tablit toute l’harmonie qui devait ĂȘtre Ă  l’origine. Et si l’homme a l’oreille suffisamment dĂ©veloppĂ©e pour Ă©couter la voix, il sait immĂ©diatement ce qu’il doit faire : changer sa profession, contracter un autre mariage ou aller dans un autre endroit. Automatiquement tout vient.

Ce qui ne veut pas dire que l’on vous prĂ©sente les choses sur un plateau, ne l’oubliez pas. Quand vous ĂȘtes en relation avec l’invisible, c’est Ă  vous d’ĂȘtre suffisamment subtil pour reconnaĂźtre ce qui vient de l’invisible. C’est lĂ  oĂč l’homme fait souvent l’erreur et oĂč toutes ses craintes, toutes ses peurs, le bloquent. « Non je ne peux pas changer de rĂ©gion, je vais perdre mon emploi ».

C’était le doigt d’un MaĂźtre qui lui disait va lĂ -bas. Alors le disciple ferme la possibilitĂ© et pendant dix ans, vingt ans, il reste lĂ  dĂ©sƓuvrĂ©. Il se dit « il y a quelque chose qui ne va pas dans ma vie, je ne sais pas quoi ». Oui mais, il y a dix ans, il a ratĂ© le rendez-vous.

Alors ne vous permettez plus de rater les rendez-vous. Soyez subtils, soyez comme on l’a dit au dĂ©but tĂ©lĂ©pathesjustement, et automatiquement tout ce qui peut ĂȘtre fait Ă  travers vous, le guide l’exigera de vous. À partir de ce moment-lĂ  vous ne pourrez plus rien faire d’autre qu’obĂ©ir. Mais comme Ă  l’origine c’était un consentement, l’obĂ©issance que vous devez ne sera pas un sacrifice, elle sera une collaboration intelligente entre le MaĂźtre et le disciple.

Et l’amour dans tout ça ?

Et bien l’amour justement c’est d’avoir la force de continuer, d’avoir la joie d’effectuer le sacrifice. Mais que la collaboration soit d’abord bien nette, mentale, que ce soit une dĂ©marche froide. On ne veut pas de ces dĂ©vots qui disent en se tapant sur la poitrine : « Seigneur, seigneur, envoie-moi parmi les loups pour que je dĂ©montre le Divin ».
Parce que la dĂ©marche vient, comme je l’ai dit tout Ă  l’heure, du plexus solaire, au lieu d’ĂȘtre une rĂ©alitĂ© ancrĂ©e dans le chakra cardiaque, dans le troisiĂšme Ɠil ou dans le chakra coronal. À partir du moment oĂč votre dĂ©marche vous responsabilise suffisamment pour ĂȘtre ancrĂ© dans un de ces trois chakras, on peut vous demander n’importe quoi, je sais que vous le ferez.

MĂȘme si vous avez la certitude d’ĂȘtre petit, je sais que l’engagement et le devoir vous conduiront Ă  vous dĂ©passer pour le faire tout de mĂȘme. C’est sur quoi je compte vous faire travailler comme des grands malgrĂ© votre petitesse.

Ayez le sens du devoir. Qu’est-ce que ça peut faire que vous soyez petit. Quand l’énergie passe Ă  travers vous, elle vous grandit. Vous vous initiez en servant. Vous vous grandissez en servant. Donc ne dites pas : « Non je ne peux pas. » Dites : « Oui je peux, et demain je pourrais encore plus. »

C’est dans cette vision qu’il faut attaquer les choses. « Demain je pourrais toujours plus et aprĂšs demain encore plus. » L’avancĂ©e de la lumiĂšre ne sera retenue par rien, sinon par vous-mĂȘme, vous-mĂȘme et votre crainte, vous-mĂȘme et votre corps astral qui vous dit toujours : « Je ne suis pas ceci, je ne suis pas cela, » alors que votre Ăąme envoie : « Tu es cela. “So am”. » Pas Ă©tonnant que la conscience humaine soit en conflit.

Combien de disciples, un jour, se sentent capables de tout et le lendemain de plus rien. Tout dĂ©pend s’ils Ă©coutent le « So am » de l’ñme ou le « Non, je ne suis rien du tout » du corps astral. Choisissez le plan sur lequel vous voulez vivre. Si vous voulez vivre sur le plan astral et bien, allez-y, mais attendez-vous Ă  avoir comme menu du jour, la dĂ©prime, l’angoisse, le complexe, le traumatisme.
Est-ce cela que vous voulez manger ? Est-ce cela la soupe que vous vous prĂ©parez pour demain. Une pincĂ©e de dĂ©prime, deux cuillĂšres d’angoisse, une bonne louche de traumatisme. C’est le mĂ©lange que font les hommes. L’élixir de mortalitĂ© qu’ils crĂ©ent chaque jour. Et ils se demandent pourquoi l’ulcĂšre, pourquoi la dĂ©pression, pourquoi la crise cardiaque, pourquoi la vue qui baisse ?

Faites un Ă©lixir de vie et pas de destruction. Dans l’élixir de vie il n’y a qu’un seul ingrĂ©dient, c’est l’ingrĂ©dient du So Am : je suis cela.

D’accord, il est bien de se dire, je ne suis pas grand-chose, parce que je ne veux pas des illuminĂ©s qui se croient ĂȘtre tout du matin au soir. Non. Je ne veux pas d’exaltĂ©s. Je veux des gens lucides. Donc il faut savoir ce que vous ĂȘtes, c’est un fait. Mais au-delĂ  de ce que vous ĂȘtes, il faut savoir ce que vous ĂȘtes divinement et cosmiquement, et par cette force-lĂ  et cette identitĂ©-lĂ , accomplir.

Si vous pensez que vous allez accomplir avec votre identitĂ© physique, avec le nombre de mots qui sont dans votre esprit, votre degrĂ© de culture, avec vos examens, votre degrĂ© en Ă©tude Ă©sotĂ©rique ou occulte, votre degrĂ© initiatique, vous ne ferez rien, c’est certain. Vous ferez encore moins que le degrĂ© initiatique que vous avez.

Mais si par contre vous allez puiser la force de vos actions dans l’identitĂ© absolue de votre Ăąme et qu’à ce niveau-lĂ  vous faites rĂ©sonner le « Je suis cela », Ă  ce moment-lĂ  vous pouvez tout faire, mĂȘme ce que vous n’arrivez pas Ă  faire. Vous n’allez pas ĂȘtre transformĂ©s du matin au soir, mais dans une pĂ©riode d’un an, dix ans, toute l’alchimie va ĂȘtre accĂ©lĂ©rĂ©e.
Et quelqu’un qui avait le troisiĂšme Ɠil complĂštement fermĂ© en cinq ou six ans peut l’avoir complĂštement ouvert, complĂštement actif, rĂ©ceptif. Parce qu’il ne s’est pas arrĂȘtĂ© de dire : « Mon chakra du front ne marche pas ». Il n’a pas fait non plus comme si le chakra marchait. Il ne s’est pas illusionnĂ©. Il a dit : « D’accord, dans l’éthĂ©rique ce chakra est bouchĂ©, mais dans mon Ăąme, tous les chakras sont actifs, vivants, rĂ©ceptifs, constructifs. Je vais me placer en eux pour construire mes chakras Ă©thĂ©riques. » Et lĂ , ça marche, lĂ , ça s’accomplit. Faites les choses dans ce sens.

Je vous salue.

Date de la conférence : 19 09 1987

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