🔥 Conférence 59

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Conférence de Pastor - 59

 

Question 1

Au niveau planétaire, Lyon a-t-elle un rôle à jouer ? Si oui, lequel ? À quel centre éthérique de la France correspond Lyon ? Quelle est sa responsabilité à cet égard ?

Comment oeuvrer à l'échelon individuel et de groupe, pour contribuer à orienter résolument Lyon vers le Nouvel Âge ?

Quel rôle complémentaire peut-elle avoir avec d'autres villes de la région ?

Réponse

L'âme d'une ville

En ce qui concerne l'âme d'une ville, puisqu'en fait c'est de ça qu'il s'agit dans cette question, mais en ce qui concerne aussi les âmes de toutes les villes, ou l'âme d'un quartier, ou l'âme d'une maison, en ce qui concerne donc ce sujet-là, ce qui compose l'âme, en fait c'est l'intérêt des individus qui sont incarnés en ce lieu. Que l'on ajoute à cela le fait d'un tellurisme puissant, que l'on ajoute à cela le fait de la présence d'un centre, qu'il soit du Logos, qu'il soit de la Hiérarchie ou d'ailleurs, en fait cela n'a pas d'importance. Pourquoi ?

Parce que le centre agit exclusivement sur un point de vue éthérique, c'est-à-dire que nous serons touchés par l'efficacité, la vibration, l'énergie du centre en question ou du tellurisme en question, que les gens qui sont capables, du point de vue du corps éthérique, de se mettre en accord avec cette vibration et d'en profiter donc de s'en nourrir. Tous ceux qui n'en seront pas capables, et tous ceux qui donc ne pourront pas du point de vue éthérique absorber la vibration, ne pourront pas bénéficier du lieu où serait même implanté la Hiérarchie elle-même. Et c'est pour cela d'ailleurs qu'il est inutile que la Hiérarchie soit, comme l'on dit aussi très communément en Shambhala, s'implante en des lieux très publics même si elle reste sur un plan complètement éthérique, parce que tout simplement l'humanité n'en serait pas du tout touchée.

Or, la Loi occulte veut que tout ce qui est secret soit beaucoup plus puissant que ce qui est divulgué. Et c'est pour cela que tous les mots de pouvoir - par exemple les mots que l'on connaît dans certains rituels ou dans certains actes de magie - sont beaucoup plus puissants lorsqu'ils sont connus mentalement et énumérés mentalement, qu'ils ne le sont si l'individu s'efforçait de retrouver la prononciation exacte de la langue oubliée.

Il ne faut pas oublier que tout ce qui est caché est plus puissant que ce qui est ouvert, connu, sû et divulgué. Pourquoi ?

Eh bien parce que tout simplement l'homme n'est pas fait uniquement de substance physique. Bien sûr, cela tout le monde le sait, mais tout le monde l'oublie au moment d'approcher la spiritualité, au moment d'approcher des thèmes tels que, justement, la puissance ou le rôle de l'âme d'une ville.

Tout être est beaucoup plus puissant sur le plan de son rayonnement et de sa substance mentale qu'il ne l'est sur le plan de sa personnalité lorsqu'il vous rencontre et vous tend la main. Comment cela se fait ?

Tout simplement parce que avant d'être incarné, avant d'être cette substance physique, avant d'être cette personnalité, l'individu qui constitue le tout est avant tout une précipitation d'une multitude d'énergies. Donc ce qui va apparaître sur le plan physique, ce qui va émerger à travers la personnalité très concrète ne va être peut-être qu'un millionième de ce qu'est réellement l'individu, non seulement en tant qu'esprit mais aussi en tant qu'énergie. C'est pour cela que quoi que vous vouliez faire, si vous voulez être réel, être vrai, être puissant, il faut vous placer, avant tout, à l'endroit où vous existez réellement.

Alors vous devez vous poser la question : sur quel plan est-ce que j'existe réellement ? Où suis-je réellement ?

Où suis-je réellement ?

Est-ce que je suis ici, dans cette salle ce soir ou demain à cette table en train de déjeuner, de parler avec mes enfants, ou bien cet autre jour à ma table de bureau avec mes confrères, ou bien cet autre jour dans ma salle d'école avec les enfants qui crient dans la cour, ou bien cet autre jour dans mon cabinet de travail avec les malades et avec ceux qui meurent et ceux qui naissent ? Où est-ce que ma véritable position ?

Et si je sais où je suis vraiment, alors je connais ma puissance. Si je ne sais pas où je suis vraiment, non seulement j'ignore ma puissance mais en plus je n'arrive jamais à la rejoindre. Et alors ma personnalité ou ce que je peux sentir de moi dans cette ville, dans cette pièce d'appartement, dans ce sinistre travail n'arrive pas à se satisfaire du labeur quotidien et use ses nerfs et sa mentalité à quelque chose qui finalement ne lui convient pas.

Où dois-je donc agir, soit pour être utile, soit pour être efficace, soit pour être tout simplement vivant et un être humain réel et efficace ?

Je ne vais pas vous répéter ce que les Maîtres ont dit tant et tant de fois, ainsi que les Sages, depuis l'origine du monde et pourtant en quelques mots il faudra le redire.

Je ne vais pas vous demander de prendre conscience, ici et maintenant, que vous êtes une âme. Cela est impossible car il faut des réincarnations et des réincarnations pour finalement s'immerger dans cette conscience. Pour être exact je dirais même dans cette autoconscience et cette autosuffisance.

Mais il faut que vous partiez persuadés qu'au fond de vous-même il y a cette particule que l'on peut appeler l'esprit si l'on ne peut l'appeler l'âme, car l'âme est différente.

L'esprit et l'âme

Et cette particule qui est l'esprit est une projection de l'âme. C'est un peu comme le témoin qui vient, l'ambassadeur qui vient et qui doit représenter l'âme dans le corps et qui doit enregistrer à travers la personnalité et toutes les circonstances physiques, toutes les expériences et toutes les choses qui auront lieu à travers la personnalité. Pour ensuite en rendre compte à l'âme et l'en fortifier. Car l'âme est le siège véritable de votre esprit.

L'âme est en fait la substance qu'il faut non pas initier comme si elle ne savait rien, comme si elle ne venait que du noir et qu'elle cherchait la Lumière, mais il faut l'initier à l'action, la prédisposer à l'action, à l'initiative. Donc tout ce qui peut lui arriver de par sa personnalité lui sera utile pour se former à être une Entité Cosmique qui soit justement active. Qui sache prendre des décisions, qui sache être canal d'une énergie, qui sache construire avec les énergies, qui sache manipuler les Lois afin que les Grandes Lois puissent se reposer à l'intérieur de cet individu et que l'Univers se perpétue.

Donc tout ce que je vous demande pour pouvoir suivre le discours qui viendra, c'est de capter au fond de vous-même cette certitude, même si vous ne le sentez pas vraiment, mais capter la certitude qu'il y a en vous cette atome, cette particule vibrante qu'est l'esprit.

À partir de ce moment-là, fixez cet atome brillant et vibrant et reliez-le avec une baguette d'argent, très vivante elle aussi, jusqu'à l'âme, qu'il y ait cette Entité Cosmique que vous cherchez tous, que nous avons tous cherché. Et lorsque ce pont est fait, vous saurez de quel plan vous venez, sur quel plan vous êtes véritablement.

Pourquoi est-ce qu'il faut actualiser ce pont, être conscient de ce pont, être conscient en fait du décalage qu'il y a entre votre âme et votre personnalité ?

Décalage entre l'âme et la personnalité

Il faut en être conscient, parce que le processus inverse s'est opéré. C'est-à-dire que l'individu, pour des besoins initiatiques, s'est vu privé de la conscience de son âme. Et ceci est dû à l'involution que toutes les particules de vitalité Divine connaissent lorsqu'elles doivent faire le passage dans la Matière, à des buts et à des fins strictement et uniquement initiatrices. Donc il faut faire en quelque sorte, pour les premiers pas en tout cas, le chemin inverse.

Ce que l'individu a mis tant de temps à oublier, il lui en faudra aussi pas mal de temps pour le retrouver. Au début donc, l'exercice est un peu comme un exercice mental.

Il faut se rappeler que l'on est une âme.

Cela paraît une démarche idiote. Cela ne paraît pas en tout cas être en accord avec la contemplation que l'on doit faire de l'âme, avec l'absorption que l'on doit faire de l'âme. Comment est-ce qu'une démarche mentale peut arriver à sensibiliser l'homme à la vie de son âme ?

Eh bien, parce que tout d'abord, il faut apprendre à l'individu à se décoller de la personnalité. En vous rappelant que vous êtes une âme, vous n'allez pas tirer l'âme à devenir pleinement consciente. Donc vous n'allez pas vous initier au niveau où se trouve l'âme, votre véritable Soi. Par contre, vous allez vous éviter de penser sans cesse que vous êtes la personnalité. Et c'est ça qui compte !

Parce que si vous ne pouvez pas encore vous rendre compte que vous êtes une âme et vivre d'après le rayonnement et la conscience de cette âme, vous devez absolument et vous avez le droit d'ignorer que vous êtes une personnalité. Ainsi, si je ne suis pas encore ce que je suis, je ne veux pas me permettre d'être ce que je ne suis pas. Car je ne suis pas la personnalité !

Donc en m'efforçant de croire que je ne suis pas ce que je ne suis pas, j'ai plus de chances de devenir un jour ce que je suis vraiment. Autrement dit, il faut se mettre dans une sorte de zone de non-existence pour avoir toutes les chances de trouver la zone de l'existence. Tandis que ceux qui viennent du contraire de l'existence alors auront encore plus de mal pour trouver la zone de l'existence.

C'est comme si du jour au lendemain on demandait à un guerrier qui vient tout juste du champ de bataille, qui s'est rassasié de sang, qui a coupé des membres, des têtes, des bras, qui a transpercé des ventres, c'est comme si on demandait à ce guerrier plein de sang, du jour au lendemain, de penser avec fraternité, avec bonheur, au papillon qui butine les pissenlits ou les lilas. C'est impossible ! Il faudra le mettre, avant tout, dans une zone où il va apprendre à oublier la guerre, oublier le sang, oublier le bruit du canon. Et, peu à peu, avec le temps il va apprendre à écouter la paix, la paix qui est en lui, la paix qui est dans le jardin. Mais on ne peut pas comme cela passer du jour au lendemain de la guerre à la paix, c'est impossible !

Or, être complètement emprisonné dans la personnalité, comme le sont d'ailleurs la plupart des disciples, même venant de certains degrés d'initiation, on ne peut pas passer d'un seul coup de la personnalité à l'âme. Et c'est pour cela que beaucoup de disciples sont torturés et qu'ils ne croient pas avoir reçu des initiations, parce qu'ils ne sentent pas tout ce qui est écrit dans les livres à propos de la communion avec l'âme, de la communion avec le Soi, du bonheur qui en est décrit, de la joie, du nectar, des palpitations divines, etc.

Le fait est que même si l'homme reçoit des initiations, il n'en est pas moins encore plongé dans la Matière. Et que même si l'âme a réussi à obtenir donc des couronnements, la personnalité à travers laquelle elle évolue et acquiert des initiations, elle est toujours, justement, consciente d'elle-même. Jusqu'à ce que se crée un certain pont qui va de la troisième à la quatrième initiation majeure. À ce moment-là, de moins en moins l'individu est prisonnier de sa personnalité pour devenir un associé avec son âme.

Et toute cette transition est difficilement vécue par le disciple parce qu'elle ne correspond à rien de connu, à rien de transcrit dans les livres. Car les initiés qui vous ont raconté, qui vous ont fait témoignage de leur aventure spirituelle, de leur ascension, de leur illumination, n'ont pas toujours fait témoignage des souffrances, des lacunes, des points noirs qu'ils ont vécus, et qui étaient avant justement l'illumination. On ne parle toujours que du triomphe et on ne parle pas de la gorge étranglée qui a amené à ce triomphe.

Et c'est un bien ! Il ne faut pas penser que cela manque dans la littérature spirituelle. Absolument pas !

Pourquoi c'est un bien ?

Parce que personne n'a les mêmes épreuves. Personne n'aura les mêmes sensations. Ou pas exactement en tout cas. Parce que chacun est unique.

Même si les rayons sont au nombre de sept et que l'on pourrait croire qu'il n'y aurait que sept façons d'être Divin, eh bien à l'intérieur de ces rayons il y a de toute façon des sous rayons, et à l'intérieur même de ces sous rayons il y a une multitude de liberté que l'homme doit prendre pour vivre tous ces aspects. Donc aucune douleur ne ressemble à une autre douleur lorsque l'individu, lorsque le disciple marche sur le Sentier spirituel.

Il ne sert donc à rien de chercher quelle a été la douleur de l'autre pour savoir si votre douleur est correcte, si elle correspond à une épreuve, si elle correspond à un passage, à un moment, ou si c'est tout simplement parce que vraiment, eh bien, vous n'avez pas l'âme d'un disciple et qu'il vous faudrait attendre des millions et des millions d'années avant de devenir quelqu'un.

Il ne faut ni vous soucier de vous-même, de votre avenir spirituel, ni vous soucier de votre présent.

C'est-à-dire de ce que vous avez, de ce que vous n'avez pas, de ce que vous passez ou de ce que vous ne passez pas. Vivez simplement ce qui vient vers vous et uniquement ça !

Vivez simplement ce qui vient vers vous et uniquement ça !

Ce qui fait la différence entre le Sage et le disciple un peu fou - qui voudrait par amour de la Lumière avoir un peu trop vite des expériences, un peu trop vite des résultats, parce qu'il ignore en fait ce qu'est la réalité du Chemin initiatique - la différence qu'il y a, donc, entre ces deux êtres, c'est que le Sage, en voyant le Bien de Dieu partout et la main initiatique du Maître partout, prend tout - autant le silence que le bruit, autant l'épreuve que tout simplement l'absence de phénomène - il prend tout comme étant un phénomène nécessaire à sa propre évolution.

Il ne cherche pas à savoir s'il doit lui arriver cela parce que cela est arrivé à Krishnamurti ou parce que cela est arrivé à Sri Aurobindo ou parce que cela est arrivé à un autre ou parce que cela est arrivé à un de leurs amis, et alors il attend que cela lui arrive à lui aussi. Il ne cherche pas, le Sage, à obtenir ce qui a été l'expérience de l'autre, il attend, en droite ligne avec son âme, ce que Dieu a réservé pour lui. Et c'est complètement différent dans la démarche. Pourquoi ?

Parce que celui qui est capable de cette sagesse, de cette attente prouve, qu'avant tout, il est devenu quelqu'un d'indépendant, quelqu'un de profondément uni avec lui-même. Et qu'il sait que le principe de vie qu'il anime est un principe de vie qui est en train de s'individualiser énormément avant de devenir un principe.

Celui qui cherche à obtenir les expériences dont les autres ont parlé, que ce soit les grands Saints ou que ce soit les amis du quartier, celui-là ne comprend pas qu'il cherche selon un esprit qui ne se réfère sans cesse qu'à la masse. C'est-à-dire l'esprit de quelqu'un qui ne peut être que selon ce que l'autre a été lui aussi. Et si l'on ne peut être que selon ce que l'autre a été, alors on ne peut être Soi-Même, on ne peut être cette grande individualité qui signe justement la marque du disciple et de l'initié.

Le disciple et l'initié

Pour être un disciple, pour être ou devenir un initié, il faut savoir vivre sa propre vie. Il faut savoir vivre et supporter son propre silence, sa propre absence.

Celui à qui il n'arrive rien n'est pas quelqu'un qui a échoué et qui est sur le bord, sur le bord de la route. Et là au milieu les disciples passent, les initiés passent, la caravane passe, comme vous dites, et lui n'arrive jamais à monter. Parce qu'il croit qu'il est là, qu'on l'a laissé, qu'il a échoué : “À moi il ne m'arrive jamais rien ! Je ne vois jamais rien ! Je n'entends jamais rien ! Je ne crois en rien ! Finalement, je ne sais plus où je suis, je ne sais même plus pourquoi je suis venue sur ce chemin ! Et j'ai perdu le Nord et j'ai perdu le Sud ! Et quand le soleil se lève, il me brûle et le soir je meurs de soif !”

Et l'individu se prend la tête, s'arrache les cheveux et tombe dans l'herbe. Et soudain, il ne croit plus en rien. Et ce n'est même pas qu'il a refusé de croire, c'est que son cœur est trop fatigué. Parce que son cœur a usé son énergie dans l'attente de quelque chose dont parlait la caravane qui passait. Mais la caravane qui passait ce n'est pas toi, ce n'est pas toi qui t'es mis sur le bord de la route ou qui te croit sur le bord de la route ! Cette caravane, eh bien c'est les autres, c'est lui qui a vécu telle expérience, c'est elle qui fait telle chose, mais ce n'est pas toi ! Toi, tu as un destin qui t'attend. Toi, tu es quelqu'un de spécial en toi même. Et si tu ne t'acceptes pas toi-même, comment est-ce que le Chemin pourrait te prendre pour t'emmener ?

Le Chemin

Parce que le Chemin qui passe devant toi, ce ne sont pas les gens qui marchent dessus, mais c'est le chemin qui les emmène ! Mais pour être sur ce Chemin, pour pouvoir monter sur ce Chemin, il faut que l'individu ait acquis, par l'esprit et dans l'esprit, la même vélocité, la même rapidité. Sinon, automatiquement, dès qu'il veut monter, eh bien le tapis roulant va l'éjecter et le mettre sur le côté !

Que faut-il donc faire ?

Ne se poser aucune question ! Car les questions sont lourdes et nous empêchent d'avancer.
Ne se poser aucune condition ! Car les conditions sont retardataires et nous empêchent d'avancer. C'est à dire qu'il ne faut pas dire : “Eh bien je rentre dans ce groupe mais je veux tel résultat ! Je me donne 6 mois, je me donne un an et si dans tant de temps je n'ai pas de résultat, eh bien je vais partir !” Il ne faut pas se dire non plus : “Eh bien cela fait déjà 2 ans que je pratique cette chose, il ne m'arrive rien ! J'en ai assez ! Je laisse tomber ! Et je vais voir quelqu'un d'autre !” Non, il ne faut se donner aucune condition. Mais simplement comme un lotus est ouvert, comme une note de musique est lancée dans l'Univers, il faut être, et être présent.

Mais être présent, pour beaucoup de personnes, est quelque chose d'impossible. Pourquoi ?

Parce que là intervient une notion complètement psychologique : c'est que la plupart des gens ne s'acceptent pas eux-mêmes. Et c'est pour cela que le débutant dans la spiritualité ou que le disciple qui a quelques problèmes encore à régler sur le plan psychologique, c'est pour cela que ces gens-là ont des difficultés à avancer et se refoulent sans cesse. Parce qu'il y a, à l'origine du problème de l'homme, du problème de son existence, le problème de l'amour de soi.

Le problème de l'amour de soi

On ne peut pas en fait - et ce que je vous dis n'est pas interprété au sens propre du terme, il faut le voir un peu plus dans l'abstraits - on ne peut pas en fait aller vers Dieu ou un quelconque Dieu que ce soit - imaginez celui que vous voulez - on ne peut pas aller non plus vers le Maître, si l'on ne s'est pas d'abord accepté soi-même et si l'on n'a pas un jour, finalement, accepté de s'aimer soi-même. Et qu'est-ce que je veux dire par là ?

Ce que je veux dire ce n'est pas que, dès demain, vous devez vous voir dans votre glace et vous aimez profondément comme si vous étiez amoureux de vous-même et comme si vous vous contempliez en notant tous les bons aspects de vous-même. Non, pas du tout.

Ce que j'évoque par l'amour de soi c'est la paix en soi. Ce que j'évoque par l'amour de soi c'est la cessation de cette autodestruction lorsque l'on n'est pas satisfait de soi. Parce que l'on n'a pas conquis telle chose, parce que l'on n'a pas réussi telle chose, parce que l'on n'a pas les yeux de telle couleur, les cheveux de telle abondance, la grandeur du corps de telle mesure ou je ne sais quoi d'autre encore !

Pour s'aimer soi-même l'homme doit avant tout accepter son destin.

Si tu es petit accepte-le, si tu n'es pas belle accepte-le, si toute ta vie tu ne seras qu'un ouvrier mais accepte-le ! Pourquoi ?

Non pas par fatalité, non pas parce qu'il faut plier le dos sous le souffle du destin, mais parce qu'il faut savoir, venir apprendre ce que l'âme a prévu d'apprendre. Et que si l'on ne donne pas d'abord à l'âme les occasions d'apprendre ce qu'elle a prévue, comment pourrait-elle faire émerger son rayonnement ?

Car l'émergence de son rayonnement est quelque chose qui vient en conséquence de l'éducation qu'elle a pu apprendre à travers la personnalité. Donc, toi qui as un petit emploi et qui t'en plains, si tu veux connaître malgré tout la grande jouissance de la présence de l'âme, eh bien va à ton travail le jour qu'il faut et sois heureux d'y être et accomplis ton oeuvre ! Et tu verras que même à travers ton modeste emploi, tu pourras connaître les grands principes et les grands plaisirs de la présence de l'âme par le fait, tout simple et tout bête, que si tu étais là ou ailleurs il n'y aurait pas de différence ! Que tu sois ouvrier ou que tu sois un roi, que tu sois connu ou inconnu, cela n'a aucune importance par rapport à la vie de l'âme et à l'expression qu'elle est venue chercher. Toute la différence est dans l'interprétation qu'en fait l'être humain en tant qu'identité psychologique.

Donc ce qui fait la différence entre l'âme et la personnalité, ce n'est pas qu'il existe une âme et une personnalité mais c'est qu'il existe un être intermédiaire issu de la personnalité, issu de l'âme, étant la réunion des deux et qui juge que son âme est là-haut et qui juge que sa personnalité est en bas. Et qui se dit que si la personnalité et l'âme voulaient bien s'associer eh bien on serait heureux. Mais voilà, cela ne se passe pas exactement comme cela ! Pourquoi ?

Eh bien parce que tant que ce témoin qui dit qu'il y a une âme et il y a une personnalité en bas, tant que ce témoin le dit, eh bien le haut et le bas existeront et seront séparés et antagonistes. Mais sitôt que ce témoin disparaît et il dit : “Mais il n'y a qu'une seule et même chose c'est moi, je suis cela !” À partir de ce moment-là que l'individu à travers son corps effectue un emploi subalterne, qu'il soit un tout petit employé, qu'il soit un tout petit être avec un petit développement, qu'il croit n'importe quoi à propos de lui-même, cela n'a aucune importance ! Pourquoi ?

Parce que, avant tout, il est Celui Qui Est, et Qui Est depuis toute origine, c'est-à-dire son âme.

Ce qu'il faut donc déplacer c'est la nature ou la spéculation que fait le cerveau inventif de l'homme à propos de son identité. Il faut déplacer le “Qui suis-je ?”, comme je l'ai dit au début de ce chapitre. Il faut déplacer le “Qui suis-je ?” et le mettre au-delà de la personnalité.

Bien sûr pour s'interroger dans ce sens-là il faut que l'individu ait déjà énormément souffert de part sa personnalité. Car la Loi occulte et la Loi de la manifestation ont prouvé que l'homme, finalement, n'arrive à se détacher de sa personnalité que lorsqu'elle est devenue brûlante et tellement brûlante que justement il la lâche parce qu'il ne peut plus la tenir. Et c'est à ce moment-là que justement, après s'être totalement consumée, la personnalité redevient des cendres et qu'elle retourne aux cendres. Et que renaissant, eh bien l'esprit, issu de cette grande fusion de ce grand feu, l'esprit redevient libre et arrive à retrouver sa dimension cosmique.

Mais s'il y a un chemin inévitable qui est l'involution puis l'évolution, il y a cependant des raccourcis qui font que la fatalité ne tombe pas sur la tête de tout le monde. Vous pouvez - même si vous êtes petit disciple, même si vous êtes nouvellement initié à toutes ces choses, la spiritualité - vous pouvez, dès demain, gravir l'échelle de l'initiation et obtenir plus et davantage que celui qui, peut-être, a commencé déjà longtemps avant vous ! Il y a peut-être même plusieurs vies.

Pourquoi ? Comment ?

Tout simplement vous mettant au travail ! Et tout simplement en ne croyant jamais ce qui parle en vous et qui vous rapproche de la personnalité.

Donc il faut faire un effort constant au niveau mental !

Faire un effort constant au niveau mental

Et ceci est important à l'heure actuelle puisque la race que nous connaissons, cette race qui vit justement sous le nom de race aryenne, et qui s'est épanouie surtout en Europe et aux États-Unis, cette race a justement un Plan Mental extrêmement développé, avec un cerveau physique très actif, capable d'abstraction, capable même d'une intuition des plus fines !

Il faut donc profiter - vous qui êtes des âmes incarnées dans ces corps-là, ayant ces capacités - il faut profiter de ces capacités ! Car elles n'existeront pas toujours ! Car demain sera une autre race et d'autres capacités, et pas forcément celle-ci.

Les instruments que sont les corps sont mis à votre disposition pour des moyens d'évolution. Ils ne sont pas du tout mis à la disposition des individus pour vivre la vie terrestre. La vie terrestre n'existe pas.

La vie terrestre n'existe pas.

Même si l'homme s'efforce de constituer une société, de constituer des lois, des religions, une famille, des principes, une éducation, de la moralité, etc. la vie terrestre, en elle-même, n'existe pas. Pourquoi ?

Parce qu'il n'y a d'existence uniquement ce qui a d'âme. Or la vie terrestre n'a pas d'âme. La vie terrestre est une fonction. Et l'âme se sert de cette fonction pour obtenir, à chaque cycle, une vie et une vitalité toujours plus grande, plus étendue, plus proche du Divin, ce qui est son origine.

Donc il ne faut pas croire que vous êtes sur Terre pour mélanger un peu de terre, un peu de bon Dieu, on fait un joli pâté, et on appelle ça un initié. Ça ne marche pas comme ça !

Ce qui ne veut pas dire non plus que dès demain vous devez dire adieu à la vie terrestre, adieu à la femme ou adieu au mari, adieu aux enfants, il faudra aimer avec encore plus d'amour ! Et que c'est uniquement à travers le véritable Amour que vous allez connaître la liberté qui vous permet d'aimer sans attacher l'autre, ni être vous-même attaché ou enchaîné.

Je dis que demain il faudra être encore plus généreux. De cette générosité qui fait que vous n'êtes plus attaché au fait que l'on pourra vous donner, ou au fait que vous vous allez donner pour que l'on vous aime, ou pour que l'on vous regarde, ou pour être bien avec vous-même.

Je dis que demain il faudra encore plus être Lumineux. Non pas parce que c'est un nouveau terrain à conquérir, non pas parce qu'il vous faudra éveiller des chakras, mais simplement parce que c'est votre nature et que cela s'imposera à vous-même.

Donc n'essayez pas d'être quelque chose de différent de vous-même. Soyez simplement un petit peu plus que ce que vous êtes déjà.

Vous avez de l'amour dans votre cœur, c'est très bien ! Eh bien, ayez-en encore plus !

Vous sentez une flamme qui vous brûle la poitrine quand vous regardez vos enfants, quand vous regardez vos parents, vos amis ou un être cher. Eh bien, au lieu de dire : “Mais je suis attaché à ces êtres, je n'arriverai jamais au grand détachement, je n'arriverai jamais à la paix intérieure, je ne suis pas un initié, je n'y arriverai pas !” Ne dites pas cela ! Simplement, quand vous sentez cette flamme qui s'ouvre dans votre poitrine, au lieu de vous précipiter sur la personne ou au lieu de vous faire des reproches, installez-vous confortablement et entrez pleinement dans cette flamme. Et servez-vous de la flamme comme d'un support de méditation.

Entrez pleinement dans cet amour qui vient de jaillir dans votre poitrine et allez jusqu'au fond du sentiment éprouvé, de la conscience éprouvée ! Et vous verrez que, en rentrant dans ce sentiment, qui à l'origine n'est qu'un sentiment, en rentrant pleinement en lui, cela va se développer en état de conscience et que de l'amour éprouvé pour un enfant, pour un être cher, vous en viendrez à éprouver de l'amour pour le monde entier ! Et qu'à ce moment-là, vous serez vraiment un initié.

Il ne faut donc pas vous départager ou vous séparer des choses de la vie. Il faut les inclure dans votre vie de disciple comme des supports constants de méditation.

Soudainement, à la vue d'un tableau, vous sentez un bien-être, vous envahir, une sorte de plénitude, de grande joie ! Eh bien ne vous dites pas que cela est ridicule. Ne vous dites pas qu'il y a encore des émotions et qu'il faut tuer les émotions et que le corps astral n'est pas bien ! Non ! Simplement, asseyez-vous calmement et entrez avec la conscience pleinement dans ce sentiment et faites de ce sentiment un état de conscience.

Et vous verrez ta force de pousser toujours plus loin, toujours vers plus de sens cosmique, les choses qui commencent à naître en vous de façon humaine, eh bien vous deviendrez cosmique. Car c'est à la base tout ce qui est humain en vous qui doit devenir cosmique.

Il n'y a pas d'une part la nature humaine et la nature cosmique. Et pendant des siècles et des siècles, les deux se tapent dessus l'un sur l'autre, et c'est à celui qui aura gagné le premier qui reviendra à la couronne de l'initié. C'est cela qu'imaginent beaucoup de disciples.

“Zut, ma personnalité a encore parlé. J'avais promis de ne pas l'embrasser et voilà que j'ai failli, j'ai encore fondu, je l'ai embrassé, je me suis laissé faire !” Il ne faut pas penser de cette façon-là. Il ne faut pas se dire non plus : “Eh bien, encore une fois j'ai échoué, j'avais promis de ne plus être gourmand ! Mais quand est-ce que je contrôlerai cette bouche et ce corps astral et cet estomac ? Et pourquoi Dieu après tout nous a donné un estomac et une bouche et un astral ?”

Ce qui compte ce n'est pas d'arriver à vaincre ces instincts-là, puisque nous les nommons instincts. Ce qui compte c'est de savoir, reconnaître ce qui dans l'instinct est une essence Divine.

L'instinct

Car c'est peut-être troublant de le dire, mais en fait il n'y aurait pas d'instinct, aucun instinct s'il n'y avait pas d'essence divine.

Car rien ne peut exister s'il n'y a pas d'âme comme je l'ai dit tout à l'heure.

Que se passe-t-il, donc, au niveau de l'instinct ou qu'est-ce que l'instinct par rapport à l'essence divine ?

Eh bien l'instinct n'est rien d'autre que la partie étouffée de l'essence divine.

L'instinct n'est rien d'autre que la partie étouffée de l'essence divine.

Prenons par exemple l'amour justement puisque par ce sujet-là on peut atteindre l'esprit et le cœur de beaucoup de gens. Beaucoup de disciples s'en veulent parce qu'ils n'arrivent pas ou soi-disant ne peuvent pas contrôler l'amour leur élan qu'il soit sexuel ou affectif vis-à-vis de la personne qui a réussi à les séduire ou qu'ils aiment tout simplement.

Que faut-il combattre et faut-il combattre ?

Du point de vue du Sage il n'y a rien à combattre et il ne faut pas combattre. Par contre il faut savoir regarder justement. Et selon le regard appliqué eh bien la chose va être complètement différente ! Il faut donc savoir juger, il faut savoir, encore une fois, discerner. Il faut connaître.

Est-ce qu'éprouver de l'amour qui se manifestera même jusque sur un plan physique, est-ce que éprouver et connaître cet amour est coupable ? Non, absolument pas ! Et non pas parce que cela est la Loi, parce que cela est la Nature et que si cela est dans la nature c'est donc divin ? Non. Mais tout simplement parce qu'à travers cette activité, au cœur même de cette activité se cache l'étincelle Divine de l'Amour. Mais que lorsque l'individu est plongé dans la Matière eh bien tout ce qui lui reste de l'amour cosmique, c'est l'amour physique, puisqu'il est sur le Plan Physique.

De même pour l'artiste. Que fait l'artiste ?

Il peint, il modèle avec ses mains, il crée des robes ou des toiles ou des chansons ou des musiques, il crée tout mais vis-à-vis de la grande Création Cosmique. Cela est aussi pâle que l'est l'acte physique vis-à-vis de l'Amour Cosmique. Or doit-il pour autant cesser de créer cet artiste ? Non !

Mais seulement il doit découvrir à travers son art, ce qui lui permettra d'atteindre le cœur même de l'acte créatif. Donc, à travers tout le processus de création, des Lois d'équilibre, des Lois cosmiques. Et tout artiste peut faire cette démarche, s'il se sent bien sûr le cœur juste de savoir analyser chaque fois et d'équilibrer chaque fois en lui-même la vision qui regarde vers le bas et la vision qui regarde vers le haut. Car de cet équilibre-là naît toute la philosophie qui va conduire un homme soit à se comporter en matérialiste, ou à se comporter en tant que disciple. S'il n'y a pas d'équilibre entre ces deux visions, automatiquement l'individu va être d'un royaume ou d'un autre.

Lorsqu'il y a l'équilibre, alors l'homme arrive à être une âme sur la Terre. Ce qui n'est pas facile pour tout le monde, d'être une âme sur la Terre.

Être une âme sur la Terre

Tout le monde croit que justement pour être une âme, il faut avoir quitté le plan physique. Que pour être un grand mystique, un grand illuminé, il ne faut plus rien avoir à faire avec le plan physique. Il faut s'être débarrassé de ce corps qui est lourd, qui est impur, qui est ceci, qui est cela.

C'est un fait et cela compte que la Matière est lourde, c'est certain. Mais il est vrai aussi qu'à travers cette manifestation, l'esprit arrive à de grands plaisirs ! L'esprit arrive à de grandes expériences, à de grandes expressions, à de grands témoignages ! Et qu'il ne faut pas négliger le passage dans la Matière. Qu'il faut, au contraire, en tirer toutes les richesses !

Seulement voilà. La plupart des gens savent si peu, ou ont tant oublié ce pourquoi ils sont là, qu'ils croient être piégés dans un domaine qui n'est pas le leur.

C'est un peu comme lorsque le mineur descend dans la mine pour trouver son or, pour prendre son or, si en cours de route, si au moment de la descente, il a un trou de mémoire, une amnésie, lorsqu'il se retrouve au milieu de la grotte, eh bien il ne sait plus pourquoi il est là. Il ne sait plus qu'il est venu chercher de l'or, il ne sait plus qu'il existe même de l'or, il sait tout simplement qu'il a au-dessus de la tête une toute petite lampe qui vacille, qui va tantôt du noir, qui va tantôt à la lumière, qui lui montre des tas d'ombres qui s'agitent sur le mur et dont il a peur. Et quand il essaie d'aller plus loin, il se tape la tête contre un mur qui est trop bas. S'il s'approche de certaines failles, des gaz s'en échappent qui l'asphyxient. Et il va dans tous les coins, il hurle comme un désespéré, comme un étranglé, parce qu'il s'aperçoit qu'il est enfermé et qu'il se croit seul.

L'incarnation est le même processus. Lorsque l'homme est descendu, il est descendu pour épuiser de l'or, pour y trouver de l'or, l'or qui est le sien. Sa pépite, pour trouver sa pépite qui est là dans la Matière, qui l'attend. Seulement dans la descente il a oublié ce qu'il est venu faire. Et voilà que tous les hommes crient maintenant. Crient à la pauvreté, crient à la noirceur, aux ténèbres que Dieu a inventé ! Or il se trouve que la pépite ne se trouve que dans le centre de la Terre. Et que Dieu lui-même en personne ne pouvait pas envoyer ses enfants ailleurs qu'au centre de la Terre, donc dans la Matière. Pour en faire des rois, pour en faire des riches, il fallait donc qu'il envoie ses enfants dans la grotte.

Lorsque l'enfant, un jour, finit par se rappeler qu'il est venu chercher sa pépite, alors il creuse, il creuse, il creuse avec ferveur, avec amour ! Il augmente la petite lumière qu'il a sur la tête et il creuse encore, avec les doigts, avec les pelles, avec tout ce qu'il trouve ! Il se fait aider même par ceux qui ont fini par trouver un peu plus que lui ! Et puis un jour il finit par trouver sa pépite. Et à ce moment là, comme par enchantement, il retrouve aussi la cheminée qui lui a permis de descendre dans la Terre ! Et il remonte cette cheminée et il se retrouve à l'air libre ! Et lorsqu'il est à l'air libre, il n'a pas l'air d'un mineur qui remonte du fond, absolument pas ! Il est tout habillé de la couleur de la pépite qu'il est allé chercher. Et sa pépite brille énormément comme un flambeau au sommet de sa tête !

Tout ce que vous disent les Maîtres, tout ce que vous disent les Guides de l'Humanité, ceux qui sont allés un petit peu plus loin que vous en ce moment, ne font que crier par le haut de la cheminée pour vous rappeler de creuser et de trouver votre pépite. Quel que soit le Maître, il ne peut pas descendre et la chercher à votre place. C'est impossible ! Pourquoi ?

C'est impossible parce que tout simplement cette pépite c'est vous-même !

Cette pépite c'est vous-même !

Et que personne d'autre que vous-même ne peut vous trouver vous-même.

Le Maître, bien sûr, peut vous aider, vous indiquer les endroits où creuser, vous indiquer de quelle manière il faut creuser, avec quel instrument, avec quelle cadence de respiration, pour être moins fatigué, pour accélérer la puissance, la vitalité, etc. Mais il ne peut pas creuser pour vous, cela lui est impossible ! Tout simplement parce que la substance qui compose la grotte elle-même, c'est aussi vous-même. Et il n'a pas le droit d'entrer en vous-même !

Cette grotte où s'agitent les ombres qui vous font peur, toutes les peurs, justement, qui sont en vous-même, toutes vos mémoires, eh bien c'est votre substance aussi, mais votre substance sans l'apport de la Lumière.

Et le Maître n'a pas le droit d'entrer dans votre substance. Cela lui est absolument interdit ! Et étant lui-même devenu une Loi, il ne peut pas aller à l'encontre de ce qui est devenu lui-même. Donc il ne peut que vous pousser, vous aider, vous encourager, vous irriguer d'énergie pour que vous creusiez et que vous trouviez. Mais dites-vous bien qu'il ne creusera jamais pour vous.

S'engager à être disciple

C'est pour cela que le disciple qui veut réellement en être un ou en devenir un doit avant tout mettre les choses claires avec lui-même. C'est-à-dire se préciser à lui-même, authentiquement, véritablement, sérieusement s'il veut faire l'effort pour devenir disciple.

Il ne peut pas se dire : “Je vais méditer, une fois de temps en temps ! Je fais faire ceci, de temps en temps ! Oui ! Je lirai le Tibétain, ou je lirai celui-ci, ou je lirai celui-là... De temps en temps... Quand j'aurai l'esprit, quand les préoccupations de la vie physique m'auront quitté, quand les enfants seront couchés, quand le mari sera parti, quand ceci, quand cela, et toujours ci, et toujours ci, et toujours ci...”

Je vous l'ai dit tout à l'heure, pour avancer sur le chemin, il ne faut se charger d'aucune condition, car les conditions sont retardataires !

Il faut donc, une bonne fois pour toutes, vous engager vis-à-vis de vous-même, comme vous vous engageriez vis-à-vis d'un plus puissant que vous, à faire l'effort d'être disciple !

Et quand je dis faire l'effort, je ne dis pas que cela signifie que vous devez absolument vous surpasser comme si vous deviez devenir quelque chose de différent de vous-même.

Vous êtes déjà tout ce que vous cherchez.
Vous cherchez cet amour cosmique, puisque l'on vous en parle tant, vous l'êtes déjà.
Vous cherchez cette immortalité, puisque les Sages en parlent tant, vous l'êtes déjà.
Vous cherchez ceci, vous cherchez cela, puisque les Saints en parlent, vous l'êtes déjà.

Comment faire donc pour retrouver ce que vous êtes déjà ?

Retrouver ce que vous êtes déjà

Tout l'exercice en revient à faire ce que j'ai dit tout à l'heure : à éviter de croire ce que vous n'êtes pas.

Et lorsque les Sages vous témoignent de leur ascension, ou de leurs exercices pour arriver à l'ascension, ils ne disent que cela en vérité.

Ils ne disent pas : “Je me suis persuadé d'être Dieu, je me suis persuadé d'être grand, je me suis persuadé d'être ceci, d'être cela.” Non. Mais ils ont dit : “Chaque fois que je sentais que j'allais faillir, je me suis empêché de faillir. Donc je me suis empêché d'être ce que je ne suis pas, au profit de devenir ce que je suis réellement.”

Si on observe ou si on analyse cette phrase avec un point de vue dualiste qui caractérise la pensée occidentale, le disciple va croire que pour être son âme, il faudra qu'il s'empêche d'être sa personnalité. Qu'il combatte sa personnalité. Ce phénomène, cette façon de penser tient uniquement à l'Occident. Car si l'on étudie d'autres philosophies ou si l'on écoute d'autres courants de pensée, eh bien ailleurs les hommes pensent autrement. Ce qui ne veut pas dire que les choses sont plus faciles spirituellement, car ils ont d'autres lacunes et forment d'autres erreurs. Mais au moins ils n'ont pas celle-là.

Il faut simplement apprendre à lâcher.

Lâcher

La renonciation ou le détachement n'est pas quelque chose que l'on doit combattre. La renonciation c'est le fait simple de lâcher.

Je lâche !

Je n'ai pas à m'empêcher ceci, à m'empêcher cela, à retenir ceci, à combattre cela ! Non, vous n'y arriverez pas de cette façon-là !

Simplement, je lâche !

Je m'étais promis d'arrêter l'exercice de telle ou telle chose. Est-ce que je dois, dès demain, pour être un bon disciple, m'empêcher de retenir l'envie et la pulsion ? Non ! Simplement, quand la pulsion monte, ne la bloquez pas ! Respirez profondément ! Respirez avec tout votre être ! Et envoyez dans l'Univers cette chose insensée qui essaye d'accaparer votre esprit ! Et comparé à la grandeur de l'Univers, à la beauté de l'Univers, vous allez rire quand vous allez vous rappeler qu'en fait vous étiez attachés à cette chose !

Car tous les attachements en fait sont des traits d'humour pour nous et pas du tout des souffrances. Lorsque nous sommes nous aussi passés par le phénomène initiatique et lorsque nous nous sommes débarrassés de nos attachements, eh bien nous avons ri. Nous n'avons pas souffert. Par contre, jusqu'au moment où nous sommes allés, devant la compréhension, devant cette compréhension justement qu'il faut lâcher, alors, jusqu'à ce moment-là, nous avons souffert. Oui. Mais une fois que cela a été compris, lâcher la chose s'est fait dans un grand éclat de rire !

C'est comme lorsque vous vous rappelez une bêtise, une erreur, une catastrophe pas tellement mauvaise, que vous avez vécu lorsque vous étiez petit, et que vous voyez le ridicule de la chose, tout l'infantilisme de la chose. Alors maintenant, avec votre caractère, votre mentalité d'adulte, vous rigolez.

L'initier doit faire pareil lorsqu'il regarde les attachements et les préoccupations de sa personnalité. Il doit rire !

“Tiens mais pourquoi je suis encore attaché à cette chose ?” Et il faut éclater de rire ! Que ce soit au volant de votre voiture, dans votre fauteuil le soir ou étant en train de faire la chose, il faut rire ! Il ne faut pas donner à la chose l'importance que vous lui accordez. Car elle n'a pas d'importance cette chose-là. Elle ne doit pas en avoir !

Si vous êtes capable de rire, vous allez être capable de lâcher parce que vous ne donnerez plus d'importance.

Et à force d'avoir lâché une fois, deux fois, trois fois, puis dix fois, et puis tout au cours d'une année, automatiquement la chose va disparaître.

Ce que je vous enseigne ce n'est donc pas la philosophie de l'endurance, du dépassement de soi par la souffrance, mais c'est tout simplement la philosophie qui nous caractérise là-haut et qui est la philosophie du rire !

Rire !

Il faut rire !

Les disciples du monde entier doivent apprendre cette grande énergie qu'est le rire.

Il faut savoir faire de l'humour.

Sur la Terre, bien des choses seraient réglées de l'affaire la plus spirituelle à l'affaire la plus physique, seraient réglées vraiment facilement si l'homme savait voir le côté humoristique de la chose et la traiter avec humour.

Pourquoi pleurer parce que vous pensez être attaché à tel être ?
Pourquoi vous morfondre parce que vous pensez qu'ainsi vous ne deviendrez jamais ni Jésus-Christ, ni Bouddha, ni un être illuminé ?
Pourquoi vous reprocher d'avoir tel attachement, de fumer cette cigarette, ou de boire ce verre de vin, ou de conduire si vite, ou de faire ceci, ou de faire cela ?

Le reproche ne sert à rien ! Il vous emprisonne dans la chose.

Comme l'homme qui y est dans sa grotte avec sa petite lampe qui vacille, et cela crée des ombres sur le mur, et cela crée la peur, et cela crée la culpabilité, et l'homme se recroqueville, il se met dans un coin, se replie sur lui-même, car il a peur. Il est accablé, il est atterré par toutes les ombres qui se bousculent.

Ce qu'il faut donc faire, c'est une bonne fois pour toutes, se planter au milieu de la grotte et éclater de rire ! Et suivre l'écho que fait le rire ! En éclatant de rire, le bruit va se propager dans toutes les chambres vides du ventre de la Terre. Et il faudra suivre cet écho, car cet écho va amener à l'endroit où vous devez creuser, tout simplement !

Écoutez le son ! Et le son, c'est celui justement de ce détachement, que peut créer le rire.

Alors dès demain, je voudrais entendre tous les disciples du monde éclater d'un grand rire !

Que la Terre en soit secouée depuis le fond des océans jusqu'en haut des montagnes !
Que tout tremble du rire qu'éprouveront tous les disciples du monde !

Et, je vous l'assure, il n'y a pas de meilleur terrain pour rencontrer un Maître ou pour rencontrer un guide. Il n'y a pas de meilleur terrain que celui du rire ! Pourquoi ? Eh bien parce que le guide, le Maître, rit énormément !

Est-il hilare ? Mais non, pas du tout !
Est-il quelqu'un plein d'optimisme ? Non, pas du tout !
Mais c'est tout simplement quelqu'un dont la liberté est si grande que toute chose se fait dans un grand éclat de rire, parce que dans une grande Liberté.

Alors donnez-vous cette Liberté dès demain ! Et éclatez de rire !

J'espère que c'est compris.

Je vous écoute.

Question 2 (retour liste 👆)

Oui. Comme nous utilisons chaque fois la grande invocation au commencement de nos travaux, il y a évidemment des questions qui se posent concernant cette invocation. Il y a plusieurs questions que j'ai réunies en une seule.

Quelles sont les tenants et aboutissants, en termes de cause et d'effet, de cet extrait de la grande invocation ?

“Et puissent-ils sceller la porte de la demeure du mal !”
Puisque le mal n'existe pas mais est seulement une absence de Lumière ?

Et ensuite : quel lien cet extrait a-t-il avec le retour du Christ ?
Comment ce retour est-il envisagé sur le Plan Physique ou sur les Plans Subtils ?

Réponse

Les portes de la demeure du mal sont bien sûr à interpréter dans un sens abstrait et beaucoup plus subtil que ce que même les Lois d'ésotérisme laissent à penser. Pourquoi ?

Parce que si l'on veut simplifier l'Univers en deux zones - la zone de Lumière, la zone de ténèbres ; la zone d'existence, la zone d'absence ; la zone de chaud, de froid ; le yin, le yang, etc. ; donc un univers dualiste - si l'on veut résumer l'Univers à cela, eh bien l'on va s'enfermer dans une interprétation qui, justement, va créer le mal, même si l'on est assez développé, pour croire que le mal n'est qu'une absence de Lumière et l'on va aussi créer le bien.

Or, qu'en est-il de cette phrase dans l'esprit du philosophe, du Sage ?

Le mal dans l'esprit du Sage

Comme cela a été précisé, pour l'esprit du philosophe, le mal n'existe pas. Il y a cependant une sorte, une forme d'imperfection latente, un peu comme le potentiel de Lumière qui est à développer pour les cycles à venir, et qui n'est donc pas du tout une imperfection issue d'une erreur, issue d'une mauvaise manœuvre, issue d'un manquement à la Loi, à la règle ou à des chiffres cosmiques. Ce n'est pas du tout non plus une imperfection issue d'un mal qui serait inhérent à la Création ou à l'acte créatif.

Que veut dire donc le mal dans l'esprit du sage ?

Eh bien le mal est cette zone où l'individu est toute chose créée - que l'on parte depuis le grain de sable jusqu'à l'ange le plus élevé - c'est cette zone où il reste encore de la divinité à conquérir et à développer.

Que se passe-t-il au moment de la manifestation ?

Au moment de la manifestation, dans cette zone où il reste encore donc un potentiel à découvrir et à développer - cela veut dire qu'il n'est donc pas encore développé - de cette zone là vont donc sortir des expressions complètement chaotiques, des expressions inconscientes, inconsistentes. Ce qui va créer des zones de l'Univers que l'on peut appeler l'Astral et principalement le Bas-Astral.

Et en dessous du Plan Physique, des zones que même l'occultiste ne peut pas en parler car si l'on peut parler assez bien de ce qui est au-dessus, on ne peut pas parler de ce qui est complètement au-dessous de soi, car il est interdit de redescendre dans les zones appelées infernales, bien qu'il ne s'agisse pas du domaine du Diable. Cette zone, en fait, est un peu comme le four de la Matière, le four de la construction des atomes et de l'individualisation des atomes en atomes-pensées concrètes et individuelles.

Lorsque, donc, l'invocation cite le mal comme étant une zone que l'on doit fermer, il faut voir la chose sur un point de vue occulte, comme étant, donc, la zone en nous-mêmes que l'on doit développer afin d'obtenir toujours et de plus en plus d'initiation. Et par fermer il faut penser en fait à “dissolution” sur un point de vue alchimique. Et la zone que l'on doit oublier et qui vient des origines de l'homme, des origines de la création et vers laquelle on ne doit plus retourner.

L'homme ne doit plus même y penser !

Car cette zone existe ! C'est un peu comme en fait l'anti-Matière par rapport à la Matière. C'est une zone de production d'énergie, de production d'atomes, de production de matière vraiment très forte, très dense. C'est ce que l'on peut appeler, du point de vue de l'occulte : l'enfer. Mais dans cette zone-là il n'y a pas véritablement de vie à proprement parler. C'est tout simplement une production de forces violentes que les Maîtres et toutes créatures qui ont la charge de conserver et de procréer l'univers, c'est une zone qui justement doit être mise en œuvre par les créatures chargées d'organiser l'Univers.

C'est là-dedans, un peu comme le potier met ses mainse dans la boue, c'est là-dedans que les Dévas, que les Maîtres constructeurs viennent chercher la matière première pour créer les corps, pour créer les corps terrestres, pour créer la mer, pour créer tout ce qui existe, en passant par la poussière des étoiles, le rayonnement du soleil, tout ce qui existe !

Qu'est-ce que donc cette zone-là ? Eh bien c'est, comme je l'ai dit, à comparer avec de l'anti-matière. Est-ce tout aussi Divin ou est-ce que cela fait partie de Dieu autant que la Lumière fait partie de Lui ? Eh bien oui !

C'est en quelque sorte équivalent à sa rate.

Lorsque l'on contemple en l'homme les différents chakras, on s'aperçoit que c'est dans la rate que sont formés les globules de la vitalité, sont répartis les globules de vitalité, et surtout sont formés les globules du sang. C'est à l'intérieur de cet organe que les globules prennent leur vitalité, prennent leur programme aussi, prennent l'indication du chemin qu'elles ont à parcourir et du travail qu'elles ont à faire. Lorsqu'un individu n'a plus de rate, on peut être certain que dans les heures qui suivent, sa vie est en danger. Pourquoi ? Parce que c'est la glande principale, c'est un peu comme en fait le cerveau du corps. Cerveau au sens très organique du terme. C'est-à-dire au sens où les cellules tirent leur programme et leur programmation depuis le passage dans cette zone-là.

Pourquoi ? Eh bien parce que chaque cellule va être frottée avec une globule de vitalité, donc avec une globule du prâna solaire.

Et que vous pouvez faire fabriquer au corps, à la moelle épinière ou à tout ce que vous voudrez dans l'organisme, vous pouvez lui faire fabriquer des millions et des millions de globules rouges ou de globules blancs, tant que cette cellule, tant que ce globule n'aura pas pris une globule de vitalité venant du prâna solaire, eh bien le globule rouge ou le globule blanc ne sera pas du tout actif ni conscient. Donc, même au niveau de la cellule du sang existe le même système initiatique que celui qui existe au niveau de l'individu, de la personnalité, recevant son âme à la naissance. Puis plus haut de l'individu recevant son esprit, son Moi-Suprême, si vous voulez, à la naissance qu'est le Baptême, donc à première initiation majeure.

Et ceci pour obéir à la Loi qui dit que tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et inversement.

Donc le globule du sang prend son âme ou ce qui peut être comparé à son âme en passant par la rate et en recevant un globule de vitalité.

Donc, quand chez quelqu'un cette rate ne fonctionne pas trop ou ne fonctionne plus, cela veut dire que toute la programmation, toute l'intelligence du corps est mise en danger. Et si l'intelligence n'existe plus, la vie n'existe plus.

Si l'intelligence n'existe plus, la vie n'existe plus.

Donc cette zone, à comparer avec l'antimatière dont je parlais tout à l'heure, est à comparer avec le centre de la rate dans l'homme. C'est cette production de vitalité, cette production de feu tout à fait primaire. C'est à comparer aussi avec la zone que l'on peut appeler la Kundalini, mais une Kundalini qui serait cosmique celle-là. Ou une zone que l'on pourrait appeler aussi pour ceux qui s'intéressent à l'astrologie, une zone plutonienne. Car en fait ce que l'on trouve à la base de la Matière c'est l'énergie plutonienne. C'est ce feu de l'enfer, ce feu du volcan qui jaillit du centre de la Terre et qui explose avec rage et force jusqu'à la surface de la Terre. Et lorsque cette violence est sortie, lorsque ce feu s'est refroidi, cela donne à la surface de la Terre et contre les rayons du Soleil, cela donne de la terre, cela fertilise les champs, cela donne la possibilité d'engendrer la vie.

Il faut aussi le voir sur un point de vue philosophique.

Lorsque l'individu qui servait de canal a reçu cette invocation, tout son être était en contemplation à ce moment-là.
Et toute la philosophie qui est impliquée dans cette invocation vise justement à appeler la Lumière de l'homme pour venir dissoudre les ténèbres de l'homme. Mais encore une fois, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, par dissolution, pas par combat.

Il ne faut pas voir le Mal comme étant une énergie contraire au Bien. Il ne faut pas non plus voir le Mal comme étant l'énergie complémentaire du Bien, cela n'a pas de sens. Il faut voir ce que l'on a appelé le Mal comme étant des énergies primaires, des énergies non exprimées, non disciplinées, non consciencisées. Un individu qui est si bas en évolution qu'il en est capable de tuer, d'étrangler, de violer, d'assassiner, cet individu n'est pas envahi par le Mal, comme on pourrait vite le conclure en Occident. Il n'est pas non plus l'énergie exprimée du Mal, absolument pas ! Simplement sa vie, sa vie primaire, sa vie indisciplinée, sa vie inconsciencisée s'exprime telle qu'elle vient de sortir des entrailles de la Terre, tout simplement.

Faut-il donc ne pas juger ces gens ? Je n'irai pas jusque là ! Car il faut exercer une grande justice vis-à-vis des énergies qui n'ont aucun sens de la justice, car nous nous considérons les êtres humains ou les âmes comme des vibrations que nous observons.

Il faut exercer une grande justice vis-à-vis des énergies qui n'ont aucun sens de la justice.

Donc toutes les vibrations qui montent des entrailles de la Terre pour leur première naissance, ne bénéficient pas spécialement de notre compassion. Car nous savons qu'au contraire nous devons être extrêmement justes, extrêmement draconiens et extrêmement exigeants ! Car il suffirait d'un peu de tolérance, car il suffirait d'un peu de laxisme, pour que ces êtres-là sortis du centre de la Terre se perpétuent comme une race véritablement n'engendrant que le Mal. Pour éviter donc que se forme une race réellement maligne, il faut donc, très vite, canaliser ces êtres dans une discipline et les canaliser dans une société à l'intérieur de laquelle, même s'ils représentent une nuance, ils pourront au moins être éduqués. Être forcés à comprendre ce qui est bien, ce qui est juste, ce qui est Lumineux, ce qui est nécessaire à la vie, etc.

Donc si cela représente une plaie pour vous, une peur pour vous, le risque même de mourir, il faut vous rendre compte que pour eux c'est l'occasion de vivre, d'apprendre à vivre, d'être initiés à la vie !

Et il faut donc accepter, de la même manière que Jésus a accepté de monter sur la croix pour trouver la vie éternelle et pour en témoigner surtout, il faut donc accepter de vivre auprès de ces gens. Et d'être à la limite crucifiés par eux, volés par eux, dépouillés par eux, violés par eux, assassinés par eux... À partir du moment où votre assassinat, votre mort, votre douleur d'avoir été volé, leur serviraient justement de moyen initiatique. Car à partir de ce moment-là, tout un mécanisme de karma s'exerce et à travers une seule action commise, l'individu trouve devant lui plusieurs vies de karma, donc en fait une discipline à trouver et à apprendre.

Que faut-il dire encore du Mal ?

Sinon que celui qui y pense et qui croit le voir vivre dans le cœur de certains individus se trompe. Et non pas parce que le Mal n'existerait pas comme je viens de parler à propos de sa nature, mais simplement parce qu'on ne trouve dans l'autre que ce qui existe en soi-même. Parce que psychologiquement l'autre n'est toujours que le reflet, le miroir pour soi-même.

Si donc en l'autre vous voyez du mal, hmmmm, c'est qu'en vous quelque part il y a quelque chose qui n'est pas encore très clair, quelque chose qui n'a pas encore lâché. Si au contraire en vous tout a été clarifié, si au contraire en vous commence à naître la philosophie des Grands ÊTres, la compréhension des Grands Êtres, quand un homme viendra vers vous pour vous voler, pour vous faire du mal, vous ne verrez pas l'exercice du Mal. Vous verrez tout simplement une âme impure, prisonnière de sa Matière grossière. Et tout votre effort va être non pas de vous laisser voler ou lapider, mais de lui faire comprendre qu'il n'arrivera à rien en faisant cela, et de l'initier à quelque chose d'autre, notamment à la Lumière, la vôtre à ce moment-là !

Je vous écoute.

Question 3 (retour liste 👆)

Oui, ici un résumé de trois questions :

Que penser de la fécondation in vitro, de l'insémination artificielle, de la solution des mères porteuses ? Sont-ce des égarements de la science ?

Ensuite, quelle est la raison occulte de la mort des bébés quelques mois après leur naissance ?

Et finalement, dans le processus de la mort et du détachement de l'âme du corps, que pensez-vous des dons d'organes, des autopsies également ?

Réponse

Toutes ces questions tiennent en fait d'un seul et même sujet, et qui remet en question les capacités de votre société.

Est-ce qu'il est légal, du point de vue Divin, d'exercer toutes ces choses, ou de croire à toutes ces choses ?

Je dirais, dans un point de vue d'esprit très large, qu'il faut laisser la liberté d'expérimentation aux hommes, même si l'on peut penser que, certaines fois, il faudrait savoir stopper les hommes.

Mais les stopper par quel prétexte ? Prétexte moral ? Nous n'avons pas de moralité ! Est-ce que cela veut dire que nous laissons le grand de joie les hommes s'entretuer, des nouvelles méthodes s'exercer ? Non.

Nous n'accordons pas notre crédit à ces choses. Nous ne laissons pas faire les gens en disant : eh bien, laissons-les faire. Nous les laissons faire parce qu'ils ont le droit de le faire.

Maintenant, quelle est notre réaction et notre pensée profonde ?

Notre réaction est avant tout de comprendre que les âmes qui sont en incarnation et qui prennent la Terre parfois comme un laboratoire pour pousser plus loin l'exercice de leur pouvoir créateur, eh bien nous devons comprendre que ces hommes sont aussi là pour comprendre davantage leur propre vie. Et que s'il existe des civilisations avec une forte religion, des civilisations avec une forte science ou des civilisations avec une forte philosophie, cela correspond à un besoin d'expression d'un groupe d'âmes. Et que c'est donc un moyen initiatique.

Maintenant, ces hommes vont-ils pousser la religion sur des plans fanatiques ? Vont-ils pousser la science sur des plans catastrophiques ? Vont-ils pousser la philosophie sur des plans très mentaux, devenant par la même inhumain, parce que manquant d'amour ? Cela dépend de l'homme ! Cela ne dépend pas du Plan qu'ont créé les Maîtres et les Guides.

Le Plan qui existe et qui est sous-tendu par les Maîtres et les Guides se veut de créer tout simplement le réseau vibratoire, le réseau initiatique, pour que les groupes d'âmes s'incarnant psychiquement puissent obtenir le champ d'expression qu'elles désirent.

Lorsqu'il a été décidé de l'évasion de la race aryenne depuis le plateau himalayen pour envahir l'Europe, est-ce qu'il a été décidé que les Maîtres allaient créer un cerveau physique très développé permettant la venue d'Einstein, permettant la venue de tous les grands scientifiques en l'an 1900 et quelques ? Non ! Jamais aucun Maître n'a prévu qu'il se passerait ceci, qu'il se passerait cela sur un point de vue scientifique. Pourquoi ?

Est-ce qu'il manque de vision ? Pas du tout ! Car il aurait pu, dès l'origine même de l'homme, prévoir qu'un jour il y en aurait un qui s'appellerait Einstein ou d'un autre nom. Mais seulement, il ne l'a pas créé. Et c'est là toute la différence ! Il savait qu'il existerait mais il ne l'a pas créé. Il ne l'a pas forcé à exister. Il ne l'a pas programmé à être ce qu'il a été. Il ne l'a pas programmé à trouver ce qu'il a trouvé. Il a simplement créé le réseau d'énergies, le réseau d'expressions, prêté la Terre, prêté ce site géographique, prêté les instruments, prêté la civilisation, pour que cet homme-là, qui avait le désir, qui avait la pulsion, qui devait sur un plan initiatique être cet homme, il lui a permis de le devenir. Et c'est complètement différent !

Cela veut dire que vous qui êtes ici, assis, vous n'avez pas été programmé pour être ici, assis. Vous n'avez pas été programmé pour être ce que vous êtes, pour être employé où vous êtes, pour être maman, pour être papa, [...]

C'est-à-dire que vous allez pouvoir passer 10 ans, 15 ans, 20 ans, 60 ans, ou toute votre vie, ou même plusieurs vies, à obtenir ce qui, c'est vrai, a été prévu. Mais qu'est-ce qui a été prévu ?

Ce qui a été prévu, c'est ce qui est le meilleur en vous !

Donc pendant toute votre vie, vous allez développer des qualités pour devenir, par exemple, un humaniste, un médecin de la Croix-Rouge internationale, ou je ne sais quoi d'autre ! Mais est-ce qu'entre-temps vous aurez été programmé pour passer dans telle école, dans telle université, rencontrer telle personne, faire telle découverte, telle chose ? Non ! Ça, c'est votre liberté, c'est votre champ d'action, c'est ce qui vous appartient !

Ce qui est prévu, c'est qu'au point zéro, du jour X, vous soyez cela, que vous y mettiez 1000 ans, 100 ans, 10 heures, que vous passiez par le chemin X, Y ou Z, cela n'a aucune importance pour nous, cela on a pour vous, selon que vous empruntez à un chemin qui est long, un chemin qui est court, un chemin qui est à embûches, à pièges, ou à je ne sais quoi d'autre.

Il faut bien faire la différence entre une sorte de pré-programmation et la liberté qui appartient à l'homme d'être. Ça c'est complètement différent.

Sur un point de vue social, cela veut dire que la science n'a pas été prévue par les Maîtres, bien qu'elle ait été programmée par les Maîtres. Et là est toute la subtilité ! Cela veut dire que les Maîtres n'ont pas prévu qu'il y aurait ce qui se passe à l'heure actuelle, mais ils ont prévu que l'homme développerait un cinquième rayon très actif pouvant lui permettre par la science d'approcher d'une manière nouvelle les réalités divines, les réalités de l'énergie, les réalités du fondement même de la vie, qu'elle soit physique, organique, subtile ou quoi que ce soit d'autre. Maintenant, si, à côté, quelqu'un s'amuse à faire autre chose, cela ne dépend pas du programme, cela dépend de sa liberté.

Que pouvons-nous conseiller dans ces cas-là ? Car ce que peut faire le Maître est toujours et uniquement au niveau du conseil, jamais de l'ordre, jamais au niveau de l'imposition, mais du conseil. Car nous savons très bien qu'en chaque homme réside exactement la même grandeur que celle que nous avons atteinte. Et donc par respect envers cette grandeur, il ne nous viendrait pas la folie d'ordonner à un homme, si petit soit-il par rapport à nous.

Qu'est-il donc bon de donner comme conseil ?

Eh bien ce que vous donne comme conseil la Nature elle-même : soyez toujours proche du Grand Livre des Lois de la Nature et regardez ce que fait la Nature !

Pour cela, eh bien il faut que l'homme ravale sa fierté et qu'il aille voir parfois auprès des animaux, auprès des insectes, auprès des oiseaux, auprès du courant des eaux, auprès du mouvement des plaques de la Terre, pour s'y instruire. Car des fois, eh bien, si l'on a besoin d'un plus grand que soi, on a aussi besoin d'un plus petit que soi. Parce que tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Et qu'à l'œil du véritable occultiste, du véritable ésotériste, eh bien la Nature parle plus fort que le plus grand des Maîtres, qui lui ne parle pas. Il ne fait que montrer ce qui est juste. Tandis que la Nature elle, elle parle. Donc il faut respecter la Nature.

Qu'est-ce que je pense donc de tout ce qui vient d'être énoncé eh bien je n'en pense rien. Je pense que c'est inutile ! Je pense que ce n'est pas bien ! Suivant le Bien que moi j'en pense bien sûr avec la nature que j'imagine à propos du Bien.

Car, pour nous, qu'est-ce qui est Bien, qu'est-ce qui n'est pas Bien ?

Qu'est-ce qui est Bien ?

Pour nous ce qui est Bien c'est ce qui est utile. Ce qui n'est pas Bien c'est ce qui est inutile.

Est-ce pour cela que je dis que les maires porteuses font des erreurs, qu'elles commettent un péché, qu'elles sont ceci, qu'elles sont cela. Non, absolument pas ! Elles veulent être ceci, eh bien elles ont le droit ! Tant pis ! Cela risque de faire quelques problèmes dans leur vie psychologique, dans la vie psychologique des autres, de créer même un drame social. Eh bien, l'homme apprendra à régler les problèmes en étant face aux problèmes qu'il a créés. Car lui-même, souvent, se crée ses propres problèmes. Et à force d'être autour du problème, eh bien il finira un jour par comprendre qu'il faut effacer la cause du problème et alors il l'interdira.

Est-ce qu'il faut greffer des organes ? Eh bien je vous dirais que tout simplement pour l'heure - car il faut considérer toujours l'état d'une civilisation avant d'édicter un jugement - pour l'heure, c'est une médecine qui quand même parvient à réduire les dégâts d'un manque, d'un manque d'alignement avec l'âme, qu'ont certaines personnes. D'un manque d'alignement avec l'intuition, ce qui cause beaucoup d'accidents. D'un manque d'alignement avec le positif, le Juste, le Bien, ce qui crée aussi beaucoup d'accidents. Alors au milieu de tous ces accidents eh bien il faut bien que l'amour de l'homme s'exerce. Et s'il n'a qu'un scalpel pour intervenir, qu'il le brandisse au nom de l'amour ! Pour enlever un membre qui est mort, pour enlever un organe qui ne marche pas et en mettre un autre. Ce qui compte, c'est que cela soit fait dans un but utile !

Si maintenant cela est fait pour voir si cela marche, si cela ira bien, si ceci, si cela, automatiquement cela n'est plus utile ! Donc cela devient négatif, donc cela n'est pas Bien. Si demain quelqu'un parmi vous doit aller se faire opérer, se faire transplanter à un organe, qu'il n'hésite pas ! Non pas parce qu'il va trouver là le moyen de survivre, car la survie ne compte pas, mais parce qu'il accomplit là un acte qui, s'il le vit de manière détachée, lui permettra d'apprendre encore plus grâce à sa personnalité. Et lorsque quelqu'un obtient une survie, un sursis, il faut qu'il le prenne de cette manière-là. Et ainsi tout se passe bien. Tout justement est récupéré par l'âme et elle envoie encore plus son rayonnement pour diffuser davantage.

Il faut que ce soit vécu psychologiquement en fait comme une renaissance. Et de cette façon-là, eh bien même si la chose n'est pas tout à fait cosmique, cela n'a pas d'importance. Car, encore une fois, je vous le dis, ce qui pour nous est juste, c'est ce qui est utile.

Je vous écoute.

Question 4 (retour liste 👆)

Alors encore une combinaison de deux questions :

Quelle est la raison d'être des nouvelles maladies comme le SIDA, qui serait une nouvelle calamité, et d'autres maladies qui vont apparaître ?

Et la question suivante est : le moment d'émergence des groupes de guérison annoncés par le Maître Tibétain est-il maintenant venu ?

Réponse

Je vais répondre à la dernière partie avant.

Guérisseurs

Les nouveaux guérisseurs, je ne veux pas dire qu'ils sont en place, ce n'est pas vrai, car la vague d'entités qui doit arriver pour justement véhiculer l'énergie de la guérison, cette vague-là n'est pas encore incarnée. Par contre, il faut toujours envoyer des ambassadeurs, c'est-à-dire des pionniers qui vont créer le terrain. Car il ne faut pas attendre que des âmes très évoluées arrivent et que, de par leur évolution, elles accomplissent tout d'un coup : et la structure et l'éveil de la civilisation des hommes en incarnation à cette nouvelle chose, plus d'effectuer la chose.

Il y a toujours des pionniers plus grossiers que ceux qui viendront après, qui créent la chose et qui ont pour nous d'ailleurs plus d'importance que ceux qui viendront après. Parce que sans le pionnier, eh bien, personne ne peut venir après !

Donc les pionniers sont là, oui ! Mais les authentiques guérisseurs dont il est question dans ces livres sacrés, eux, non, car ils appartiennent à une autre vague d'incarnation qui viendra après l'an 2000. Mais jusqu'à l'an 2000, tous ces pionniers qui sont là pour sensibiliser la civilisation à une autre façon de voir la vie, de voir le corps, de comprendre la guérison et la maladie, ces pionniers-là, oui, ils sont déjà en place. Et ils ont un travail énorme, beaucoup plus énorme et beaucoup plus difficile que ceux qui viendront après l'an 2000 et qui n'auront qu'à exercer le pouvoir de leur évolution.

Car ils ont à se battre contre l'indifférence, contre l'intolérance, contre aussi le manque de foi, contre l'incrédulité, contre le matérialisme, et, automatiquement, tous les pionniers meurent de leur découverte. C'est-à-dire qu'ils finissent par être rongés par tout le négatif qui leur revient de cette société ! Et ce négatif - je ne veux pas dire qu'ils en meurent comme s'ils n'avaient pas été capables de l'écumer, ce n'est pas cela du tout - mais ils l'emportent en eux-mêmes, sur eux-mêmes et en mourant de cette négativité, ils la détruisent. Ils accomplissent en fait exactement ce que Jésus a accompli sur la croix.

C'est leur façon en fait de prendre une forme de karma, le karma d'ignorance de l'humanité.

Voyez-vous chaque fois qu'une découverte doit être faite, ou qu'un nouveau système doit être apporté, il y a toujours cette vague de pionniers qui est envoyée, comme je viens de le dire, mais cette vague de pionniers n'est pas là simplement pour préparer le terrain, pour créer l'éveil, elle est là aussi pour prendre en elle-même le karma d'ignorance de l'Humanité. Et c'est pour cela que plus on monte dans la compréhension de l'action des disciples, des mystiques, des Maîtres, des Guides, et plus l'on comprend que tout est karma, mais de façon universelle, pas de façon individuelle.

Sacrifice

Pour qu'une poignée évolue, eh bien il va falloir que quelqu'un se sacrifie. Cela est ainsi depuis la nuit des temps, parce que cela est la seule façon de changer les choses. Il faudra qu'il se sacrifie non seulement pour descendre, pour instruire, pour initier, pour réveiller à d'autres choses, mais aussi et surtout se sacrifie pour prendre le négatif qu'il va emporter avec lui dans son sein. Et ainsi, en emportant le négatif, la graine qu'il aura semée va pouvoir être arrosée par ceux qui viendront après.

Bien sûr leur travail sera aussi difficile pour ceux qui viendront après, mais d'une autre nature. Pour eux il sera, par exemple, difficile d'établir leur pouvoir, c'est-à-dire de le rendre réellement actif. Alors que pour l'instant le pionnier n'a pas le pouvoir, il parle d'une idée et il ne peut pas la rendre active, mais il essaie de la rendre vive et de la partager.

Maladies contemporaines, SIDA...

En ce qui concerne la première partie de la question, les maladies que l'on connaît à l'heure actuelle, qu'elles soient nouvelles ou simplement résurgies, car on oublie ou on ne sait pas qu'il existe des maladies à résurgence et c'est le cas de cette maladie que l'on appelle aujourd'hui le SIDA.

Le SIDA n'est pas quelque chose qui n'a pas existé et qui existe aujourd'hui. Il y a des maladies qui ont des cycles exactement comme les incarnations du Christ ont des cycles, comme les descentes des Maîtres et des entités cosmiques ont des cycles. Pourquoi ?

Eh bien parce que il faut considérer le microbe ou le virus comme une forme de matière certes grossière, mais comme une forme de matière instrumentale dans la purification du corps de l'Humanité. Quand je parle du corps de l'Humanité, il faut donc voir l'Humanité, dans son ensemble, comme un seul et même être.

Un enfant, lorsqu'il commence à grandir, il contracte toutes ces maladies dites bénignes et dites de l'enfance. Exactement de la même façon, l'Humanité lorsqu'elle accomplit son développement, lorsqu'elle va vers certaines initiations, doit aussi éprouver ses moments de purification.

Est-ce que cela veut dire que le microbe, le virus a été prévu et inventé par Dieu ou par les Maîtres constructeurs ? Non, bien sûr que non, absolument pas ! Ce qui est tout simplement arrivé à l'état d'émergence, c'est cette part de matière lourde, ténébreuse, informe du centre de la Terre, dont je parlais tout à l'heure, et qui cycliquement revient à la surface de l'Humanité.

C'est-à-dire que pendant un certain temps, l'Humanité vit un cycle qui est un peu un cycle de préférence, je dirais. À l'intérieur de ce cycle, il y a parfois le développement de plusieurs civilisations, on y apprend de nouvelles religions, de nouvelles méthodes, de nouvelles sciences, etc. Mais il n'y a pas vraiment de problème. Parce que c'est une phase où l'individu s'approprie le corps, exactement comme lorsqu'un enfant prend naissance et possession de son corps. Puis il vient des passages initiatiques. À ce moment-là, toute cette zone dont j'ai parlé tout à l'heure, toute cette zone de matière très plutonienne, matière très informe, très brutale, très primaire, sans conscience, résurgit, parce que c'est le moment de la purifier, de la transformer et de la conscienciser. Et quand cette part de matière monte dans le corps de l'Humanité, vient jusqu'à fleur de peau, jusqu'à la fleur de peau des hommes eux-mêmes, les hommes qui n'ont pas suffisamment, soit de vibrations positives, soit de vibrations spirituelles, soit de buts spirituels, sont emportés par la vague de matière qui déferle en eux. À ce moment-là, ils peuvent être contaminés par tout ce qui existe, que ce soit le SIDA, mais que ce soit n'importe quoi d'autre ! Que ce soient même des maladies d'origine complètement psychique ou psychologique, comme le cancer ou quoi que ce soit d'autre !

Ce qui ne veut pas dire que tous les hommes atteints de ces maladies sont des gens qui n'arrivent pas à évoluer. Il ne faut pas non plus créer des catégories de cette sorte-là !

Il faut comprendre que l'évolution est un problème alchimique et que certaines personnes ont un problème alchimique à ce niveau-là, un problème alchimique à un autre niveau et un autre problème alchimique à un autre niveau. Donc, pour pouvoir juger entre trois hommes qui ont le cancer, ou trois hommes qui ont le SIDA, celui qui a le SIDA ou le cancer par manque d'évolution, vous n'y arriverez pas, à moins de connaître la vie de son âme. Car un aura le cancer parce que c'est vrai, il est très matérialiste et qu'il mange n'importe quoi, qu'il boit n'importe quoi, il fume n'importe quoi, il vit à n'importe quelle heure et dans un endroit pollué. Mais un autre aura le cancer parce que, plus mentalisé, il créera des frictions entre son âme et sa personnalité qui n'arrivent pas bien à s'adapter entre elles. Et puis un autre aura le cancer eh bien parce que complètement inondé dans la Lumière de son âme, il vit très peu avec le Plan Physique et que cela crée aussi des problèmes. Et ainsi on voit de grands initiés mourir ou partir du Plan Physique à cause de graves maladies. Et cela reste complètement incompréhensible à l'esprit des disciples. Ils disent : “Mais quoi, le Saint, l'initié, le disciple doit être quelqu'un qui a spiritualisé sa Matière ! Et pourquoi est-il mort de cette maladie, pourquoi a-t-il été emporté de cette faiblesse ? etc.”

Il ne faut pas voir les choses de manière trop simpliste ! On a trop simplifié les choses dans certains ouvrages. Et l'on dit : “Celui qui est saint, celui qui est pur, ne sera jamais malade, ne manquera jamais de chance, ni d'argent, ni de gloire, ni de ceci, ni de cela, tandis que celui qui est un affreux matérialiste, il manquera de tout cela.” Or celui qui réfléchit un peu voit bien que beaucoup de matérialistes sont comblés des plus grands bienfaits et de la Nature et de la société, et que certains spiritualistes n'ont rien du tout et qu'en plus ils meurent de graves maladies !

Où est donc le bon Dieu là-dedans et le juste ?

Tout dépend de ce que vous avez à vivre pour les causes qui amènent cette nécessité. On ne peut donc pas juger quelqu'un d'après des arguments tout fait à coup de massue, car il y a les degrés de la chose qui existe.

Est-ce que cela veut dire que pour les prochaines années les maladies vont devenir de plus en plus répandues ? Eh bien oui ! Et non pas comme une fatalité ou par fatalité. Car dans l'action de la mort, dans l'action de la purification, il n'y a pas de fatalité. Il y a, au contraire, un grand besoin de renouvellement. Donc, pour celui qui meurt, il ne faut pas voir la fatalité de l'épidémie qui s'est abattue par-ci, de la fatalité qui est tombée par-là, du hasard qui a été négatif... Il faut voir la résurgence qui est possible, le renouvellement, le karma qui est épuré ainsi au nom et pour l'Humanité entière !

Car la mort d'un homme, vécu innocemment, eh bien la mort de cet homme va permettre, d'une certaine manière, l'épuration du corps total de ce Logos qui est à naître, et que vous composez tous en étant l'Humanité.

Le Logos Humanité

Il faut comprendre pour cela cette solidarité qui existe entre toutes les âmes. Et pour accepter de souffrir, au nom de cet être gigantesque que vous serez plus tard, tous ensemble, il faut accepter, justement, pendant un certain temps, pendant un X nombre de cycles vécu sur un Plan Terrestre et Physique, il faut savoir accepter et partager le fardeau. Si la Matière du corps de ce Logos qui est à naître a besoin de sortir la Matière grossière qui est en lui, par la création des virus, la création des microbes, eh bien il faut que l'Humanité le sache et participe et se donne. Non pas comme si l'Humanité était l'esclave du Logos, ce n'est pas cela ! Mais parce que l'Humanité tout entière est le futur Logos. Et que lorsque vous êtes petit et que vous êtes en vous-même très individualisé, eh bien vous acceptez la crise de croissance pour voir votre corps se développer. Il faut élargir la prise de conscience à quelque chose de plus universel, à cet Être Universel, à cet Être Cosmique qui est à naître. Et penser que la souffrance, que l'épuration de ces particules de Matière, qui viennent justement du profond de la Matière grossière, eh bien qu'elles doivent être purifiées et qu'il est de la responsabilité de chacun de la purifier. Et non pas que Monsieur X ou Monsieur Z ou bébé Untel ou maman Untel va être frappé de la fatalité, de l'action du Mal ou du karma collectif ou de je ne sais quoi d'autre. Le développement du Logos qui à naître, le développement initiatique de cet Être Cosmique repose sur la responsabilité de chacun de vous.

Le développement du Logos qui à naître, le développement initiatique de cet Être Cosmique repose sur la responsabilité de chacun de vous.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Eh bien cela veut dire que l'être qui est à naître et que vous composez, tout en étant l'entier de vos âmes, assemblés toutes en un seul être, c'est vous-même en même temps. C'est-à-dire que vous n'êtes pas divisés les uns des autres pour être exactement comme les cellules du corps finalement un organisme.

Il faut simplement comprendre que cette division est illusoire, et que vous n'êtes pas Monsieur X ou Monsieur Y qui un jour fusionnera avec une forme de conscience cosmique pour s'apercevoir que, finalement, tout le monde est frère, tout le monde fait partie du Logos, ce n'est pas cela. Mais un jour, c'est vrai, vous évoluerez, vous fusionnerez avec la conscience logoïque et vous vous apercevrez que vous n'êtes pas différenciés des autres et que, à vous tous, ce n'est qu'une seule et même conscience.

Autrement dit, pour composer son corps, le Logos qui est à naître participe à une forme d'illusion qu'est la division pour aller, de la même manière que votre âme se précipite dans la Matière par la personnalité, pour aller, jusque dans la Matière, chercher l'initiation, chercher l'action, chercher le pouvoir. Car encore une fois, tout ce qui est en bas obéit à ce qui est en haut.

Et que la petite cellule dont je parlais tout à l'heure, qui subit exactement le même chemin initiatique que vous lorsqu'elle passe dans la rate, chercher sa partie d'âme par le globule de prâna solaire, eh bien vous faites exactement de la même manière que cette petite cellule, vous allez chercher votre âme, votre Monade un jour. Et, ainsi de suite, jusqu'à ce qu'ayant gravi les divers échelons de la création, vous apercevez que toute division était une illusion et que vous êtes un seul et même Être.

Universalite

Qu'il n'y a pas : “Tiens, le Joseph que vous avez connu en l'an 1984 au croisement de la Rue Untel un beau soir lorsqu'il sortait du café et qu'on se retrouve tous là-haut dans la conscience du Logos Cosmique.” Non, pas du tout ! Toutes ces choses-là seront complètement effacées parce qu'elles sont, ces choses-là, exactement comme le disaient les Sages, une illusion. Et à partir du moment où l'individu s'avance de plus en plus vers ce qui est universel, les illusions cessent d'exister. Et il n'y a pas le petit frère que vous retrouvez là-haut, il n'y a pas le papa, la maman, l'ami, le voisin, l'amant, le mari, non ! Simplement, d'un seul coup, les divisions cessent, les murs tombent ! Et quand les murs tombent, eh bien celui qui existe en tant que votre mari n'est plus votre mari. Celui qui existe en tant que votre épouse n'est plus votre épouse, c'est vous-même ! Et vous le savez et vous le sentez. Et la vie qui passe à travers cette personne-là est la même que celle qui passe à travers vous et vous respirez du même air avec ses poumons à lui ou à elle.

L'Universalité ce n'est pas accepter que nous soyons tous égaux, c'est savoir que nous ne sommes tous qu'un seul et même être. C'est complètement différent !

L'Universalité ce n'est pas accepter que nous soyons tous égaux, c'est savoir que nous ne sommes tous qu'un seul et même être.

Pour en revenir aux maladies et pour dédramatiser, je dirais que chaque fois qu'arrive une résurgence de cette masse de Matière qui est à initier, l'Humanité souffre en apparence beaucoup. Si je dis en apparence, ce n'est pas pour faire un trait d'humour alors qu'il y a des pleurs, de la souffrance et de la mort tout autour. Mais c'est simplement pour faire comprendre à l'homme que malgré la souffrance, c'est la garantie de l'espoir qui existe. Que malgré la mort, c'est la garantie de la grandeur qui existe et qui se profile à l'horizon. Et que lorsqu'un homme meurt du SIDA, du cancer ou de tout autre chose, il ne faut pas se dire : “Eh bien mais, où est le Logos, que fait-il en ce moment pour nous ? Où sont les Maîtres ? Que font-ils pour nous aujourd'hui ? Alors que je suis en train de mourir, alors que celui que j'aime est en train de mourir, alors que tous ceux que j'aime, qu'ils soient d'Afrique ou d'ailleurs, sont en train de mourir et que je ne le supporte pas !”

Il faut comprendre qu'en même temps que vous avez le devoir d'avoir de la compassion et de vouloir soulager les souffrances, il faut, en même temps, savoir regarder l'acte initiatique qui se crée, et qui est en train de se créer, malgré la force d'inertie des hommes, malgré la léthargie des hommes. C'est-à-dire, que tu le veuilles ou que tu ne le veuilles pas, à ce moment-là, tu es initié ! Et bien sûr, ça passe ou ça casse !

Est-ce que ça veut dire que le SIDA est une maladie initiatique ?

Oui et non. Ça ne veut pas dire que tous ceux qui ont ou qui auront le SIDA ont des problèmes avec leur niveau initiatique, pas du tout. Il faut comprendre le système initiatique à un niveau plus universel pour savoir approcher avec une vision juste l'action des épidémies, l'action des grandes maladies.

Je vous écoute.

Question 5 (retour liste 👆)

Oui, nous approchons de la conclusion, voici donc la dernière question.

L'Ère du Verseau arrivant, y aura-t-il des grands bouleversements sur le plan mondial ? Lesquels ? Quand ?

Réponse

Vous voyez ! C'est une question que nous, nous devrions vous poser à vous !

Parce que même si le Plan est là, même s'il est vivant, même s'il est sous-tendu par tous nos espoirs et tout notre amour, eh bien cela dépend, quand même et toujours, de l'homme, de cette liberté qu'il a d'être ou de ne pas être.

Alors, est-ce qu'il y aura des changements ?

Changements sur le plan mondial ?

Eh bien, bien sûr, nous prévoyons des changements. Bien sûr, nous les effectuerons autant que nous le pourrons, et dans la mesure où nous n'allons pas trop contre votre propre liberté, contre votre propre capacité à soutenir, à comprendre et à accepter et à vous mettre à agir pour ces changements.

Car voyez-vous des changements, nous en avons plein la tête, nous en prévoyons même tous les quarts d'heure s'il le faut, pour vous améliorer la vie et pour vous faire plaisir !

Seulement qui est sensible aux changements ?

Qui va être suffisamment sensible pour le comprendre, le recevoir, et se décider à agir, se décider à créer, à entraîner les autres dans sa création, et à faire donc de ce changement potentiel une réalité sur le Plan Physique ?

Eh bien, encore une fois, là, Dieu, plus que jamais, les Maîtres, plus que jamais ont besoin de ce petit être qui se promène sur la surface de la Terre et qui s'appelle l'Homme, et qui est Pierre, Paul ou Jacques, qui est Madame Untel ou Monsieur Untel, qui a 10 ans, qui a 12 ans, 60 ans, 40 ans, n'importe quel âge !

À ce moment-là, n'importe quel individu de la surface de la Terre est un chaînon principal, un chaînon important et primordial de cette réaction qu'est le changement et qui naît dans nos esprits, mais qui a besoin de passer par le vôtre pour se concrétiser.

Disons simplement que - et pour vous renseigner un tout petit peu - disons que l'espoir que nous chérissons le plus de voir se concrétiser, se matérialiser sur la Terre, c'est l'avènement d'un Monde Nouveau.

Quand je dis cela, je ne dis pas d'un monde qui soit différent de celui que vous avez à l'heure actuelle. Je parle d'un monde nouveau dans ce sens où une société, une structure, un système sera plus humaniste et moins économiste. Car le monde nouveau, s'il dépend du Nouvel Homme dans ce sens où il dépend de la spiritualité acceptée, vécue ou pas, il dépend aussi de la structure sociale, donc de la structure tout à fait matérielle. Et les changements qui vont arriver ne seront pas tant des changements au niveau spirituel. Car la spiritualité, enfin, est une ligne qui s'exerce de façon continue et non pas de façon chaotique. Par contre, les changements physiques, oui, s'exercent de façon chaotique. C'est pour cela que de temps en temps, il y a des cyclones, des disparitions de civilisations, de continents, etc. Alors qu'il n'y a jamais disparition de la flamme initiatique. Par contre, la civilisation, elle, oui, est sujette à des hauts et des bas, donc des cycles d'apothéose et des cycles de déchéance, pour une plus grande renaissance ailleurs.

Que va-t-il donc se passer ? Eh bien de grands bouleversements sociaux !

Plus que des grandes arrivées d'êtres, qu'ils soient extraterrestres, qu'ils soient de Vénus parce qu'ils sont initiés, qu'ils soient d'ailleurs ou qu'ils soient même du ventre de Bouddha. Plus que ces grands initiés, il faut attendre les changements des crises sociales à l'intérieur même de votre maison, de votre porte-monnaie, sur vos chaînes de radio, de télé, tout ce qui existe et qui est programmé, qui est structuré, conditionné par un ordre social. Par l'ordre justement de l'argent et du rapport de puissance qui existe entre le citoyen et celui qui est appelé le chef du gouvernement.

Ce qui veut dire que les changements à venir seront de l'ordre monétaire et de l'ordre politique.

Politique

Qu'est-ce que j'entends par politique ?

Je n'entends pas par ce mot-là tout le programme politique des hommes politiques, mais je vise le cœur même de l'essence politique, c'est-à-dire le Pouvoir de l'Homme.

Quand je dis qu'il y aura changement sur un plan politique, cela veut dire que dans les prochaines générations, toutes proches, d'ici l'an 2000, le pouvoir politique va basculer complètement parce que de plus en plus, dans le monde entier, le peuple va se soulever. Il y aura des révolutions partout, des guerres civiles partout, jusqu'en France même, où le pays sera secoué. Mais non pas pour périr, non pas pour tuer, non pas pour s'entretuer, mais simplement pour instaurer un nouveau pouvoir politique.

Et quel sera ce pouvoir politique ?

Non pas celui de l'idée, car l'idée ne vaut plus rien à l'heure actuelle ! Lorsque l'on arrive à un point d'évolution sociale comme vous en êtes arrivé aujourd'hui, eh bien l'idée ne peut plus gouverner un pays. Pourquoi ?

Parce qu'une idée, elle peut être blanche, elle peut être noire, elle peut être rose, verte, de toutes les couleurs, ce n'est qu'une idée, ce n'est pas une loi, ni une fonction. Et les hommes ne peuvent pas vivre d'après l'idée d'un seul homme ou d'un groupe d'hommes.

Ils ne peuvent vivre harmonieusement que d'après une loi, qui soit une loi bonne, qui soit, donc, une loi qui ait une ressemblance dans la Nature et dans le Cosmos.

Et ainsi, vouloir tel programme en vertu de tel et tel principe ne rime à rien. Car il n'y a pas 36 façons, il n'y a pas 36 miracles, 36 chandelles pour gouverner un pays, pour gouverner un peuple et le développement d'un peuple, et pour administrer sa banque et sa caisse. Il n'y a qu'une seule et même façon.

C'est la façon de la raison, tout simplement.

Or, qu'est-ce qu'il manque le plus aux hommes politiques à l'heure actuelle, tout gabarit mélangé, de tout ordre que ce soit ? C'est la raison.

La Raison

Ce qui ne veut pas dire que ce ne soient pas des hommes raisonnables. Je ne les accuse pas sur ce plan-là. Simplement, je dis que le système politique qui est en vigueur à l'heure actuelle partout dans le monde est un système de pouvoir qui date du Moyen-Âge. Il ne date pas d'avant ni d'après. Il est typique et se reflète complètement sur la rivalité des pouvoirs du Moyen-Âge. C'est-à-dire, j'ai possession sur ce nombre d'âmes, j'ai possession sur ce nombre de mètres carrés, sur ce nombre de chars, sur ce nombre de sous-marins et je le dirige comme j'entends le diriger, d'après ce qui est bien selon ma pensée. Et, en compromis plus ou moins bien acceptés, avec d'autres qui sont à la charge, comme moi, de ces mêmes fonctions dans d'autres pays. Et de compromis en compromis, on finit justement, comme dans un panier de crabe, à se pincer les uns les autres. Et alors qu'on croyait se faire du bien, on finit par se faire du mal. Et ainsi, les gens se trouvent dépassés par leurs propres politiques ! Certains hommes politiques en viennent même à ne plus savoir de quelle politique ils parlent !

Où est l'erreur ?

Eh bien, l'erreur, c'est qu'ils n'ont pas pensé à la raison.

Il y en a quand même quelques-uns, mais ils sont peu nombreux sur la surface de la Terre, qui ont les soupçons de cette raison et qui essayent de la faire valoir. Mais à partir de ce moment-là, ils quittent la classe politique pour rentrer un peu plus dans la classe de l'économie. Et a des niveaux qui ne sont plus nationaux, mais qui sont internationaux. C'est dans le cœur de ces hommes qui ont maintenant des responsabilités internationales, qui n'a plus rien à voir ni avec la présidence, ni avec le gouvernement intérieur ou quoi que ce soit d'autre, c'est au milieu du groupe de ces hommes-là que naîtra l'esquisse du gouvernement prochain. Qui sera, si l'on veut le juger ainsi, mondial, bien qu'il ne sera pas vraiment mondial, mais qui s'exercera de façon mondiale. C'est-à-dire que tous les responsables se réuniront cycliquement pour s'entretenir de ce qui est à faire, respectivement, dans chacun de leurs pays. Alors qu'à l'heure actuelle, cela ne se fait pas.

Untel décide de telles choses, ou mépris de l'autre, ou bien essaye de faire telle ruse pour attirer l'avantage sur l'autre, etc. Dans, donc, les prochaines générations, après l'an 2025 - ce que nous espérons, mais qui peut très bien demander encore 25 ans de plus, c'est n'apparaître qu'en l'an 2050 - nous espérons que ce type de gouvernement sera définitivement implanté sur la Terre.

Est-ce que cela veut dire que cela procurerait une meilleure société à l'homme ?

Eh bien la vie ne sera pas pour autant changée. C'est-à-dire que pour l'homme, les problèmes existentiels demeureront.

Le qui suis-je ? Est-ce que j'aime ? Est-ce que je suis aimé ? Combien dois-je avoir d'enfants ? Est-ce que je les ai bien élevés ? Qu'est-ce que je vais faire dans la vie ? Quelle profession chercher ? Etc. Tous ces problèmes-là existeront toujours. Donc il ne faut pas mettre sur le dos d'un système social, toutes les responsabilités que vous, ou vous devrez prendre même dans le futur pour être heureux et pour vous accomplir. Seulement il se trouve à un certain moment de l'évolution d'une civilisation un point critique.

Un point où, justement, si la civilisation n'évolue pas, elle devient retardataire et empêche les âmes d'évoluer, parce qu'elle ne leur permet pas toute l'expression qu'elles recherchent.

Donc, chaque fois que ce point arrive où l'homme et sa structure sociale se trouvent en désaccord, la structure doit périr. Et, éventuellement, tous les hommes qui maintiennent cette structure. Donc il faut vous attendre à ce que de nombreux hommes politiques périront. Ils périront de n'importe quoi. De mort lente, de mort courte par des maladies, d'accidents, d'assassinats, de révoltes du peuple qui les assassineront. Tout sera bon pour les éliminer. Non pas parce que nous le voulons, parce que nous l'avons programmé, mais parce que l'énergie que nous envoyons et qui, justement, a le pouvoir et le rôle de casser la politique existante sera interprétée ensuite, par les individus de la Terre, comme ils pourront l'interpréter. [...]

En recevant cet ordre nouveau, en recevant cette énergie, cette inspiration, lui ce qu'il va recevoir c'est que l'homme politique doit disparaître. Mais dans son cerveau primaire il va penser à une élimination physique. Celui qui est un peu plus évolué, il va penser que le pouvoir de l'homme politique doit disparaître et il essaiera de ne pas voter pour lui ou de voter contre lui. Puis dans le cerveau d'un homme encore plus évolué, il va savoir que la politique doit disparaître et donc il s'occupera en fait d'autres choses. Il ne cherchera même pas à écrouler le pouvoir politique de l'homme, à le faire disparaître le rayer de la carte. Il construira autre chose. Et cette autre chose qui sera là, qui aura tout l'apport, la force de cette énergie venue tout droit du coeur de la Hiérarchie, c'est cette chose-là qui, comme un mur bâti de façon immense, immense, immense, écroulera, par la force de ses fondations, le petit mur qui s'appelle la politique.

C'est comme lorsque l'on bâtit un gratte-ciel à côté d'un tout petit cabanon, automatiquement il a l'air tellement ridicule à côté que les gens ne vont plus s'abriter dans le cabanon. Et il est attaqué par les insectes, par les mauvaises herbes, par des gros arbres qui poussent en son milieu et automatiquement, par l'action de la Nature, il est détruit.

De la même façon les églises disparaîtront. Ce n'est pas parce que l'homme essaiera de détruire la chose et même je conseille aux hommes qui auraient envie d'intervenir dans ce processus, de ne pas intervenir contre les gens qui représentent l'ancien système et qui le perpétuent, mais d'investir au contraire leur effort à bâtir ce qui est nouveau et ainsi le bâtissant ils n'auront même pas besoin de détruire. L'énergie sera retirée et la chose mourra d'elle-même comme une fleur se fanne.

Donc, je vous en prie, ne perdez pas l'énergie à combattre l'ancien système ! Il ne vaut pas le coup ! Il ne vaut pas que vous vous donniez cette peine et que vous investissiez autant de votre temps ! Bâtissez ce qui doit être vivant demain et automatiquement ce qui est ancien disparaîtra.

La force doit être utilisée avec discernement, avec raison, avec sagesse.

Et tous les Sages s'attachent non pas à détruire mais à construire et par l'action même de leur construction la destruction du passé a lieu. C'est un processus initiatique et alchimique.

Ne vous inquiétez pas à propos des changements qui doivent avoir lieu ! Ne vous inquiétez pas pour ce que vous mangerez, si vous aurez faim dans votre ventre, si vous aurez un toit à mettre sur votre tête, si vous pourrez faire la sécurité de votre famille ! Ne vous demandez pas s'il y aura dans la rue des gens qui vont hurler, courir et s'entretuer. Pensez tout simplement, et non pas dans un trait d'optimisme qui serait plutôt de l'utopie, mais pensez comme un disciple qui connaît les fondements de la Loi et qui sait ce qui sera demain, pensez à ce qui aura lieu après toutes ces choses.

Et, à l'intérieur de la tempête, mettez-vous dans l'œil du cyclone et vous verrez que vous passerez sans problème.

Naturellement, si un instant, un seul instant, vous avez peur, la tempête vous happera ! Exactement comme un train qui passe. Si au contraire, vous gardez l'esprit clair, si vous gardez dans la tête le Nouveau Monde, et si vous construisez le Nouveau Monde, eh bien la tempête qui s'évira autour de vous, même, si elle vous frappe, vous ne la sentirez pas. Parce qu'en disciple fort, en disciple convaincu, en disciple qui sait son devoir et ses responsabilités, votre seul but sera de bâtir le Nouveau Monde et pas de trembler avec le vieux monde qui meurt.

Il faut que vous vous rappeliez de cela !

Et puis, tant pis ! Laissez faire ce qui doit arriver ! Ne vous mettez pas entre les pattes des anges destructeurs ! Car c'est par eux surtout que s'effectueront tous ces changements.

Les anges destructeurs

Les changements, les destructions, les revirements, quand ils ont cette importance-là, ne proviennent pas de l'action des Maîtres. Le Plan, oui, provient du mental des Maîtres et de l'énergie des Maîtres. Mais l'action véritable de la destruction vient de l'action des anges. Que l'on peut appeler les anges de la destruction, les anges de la mort, les anges de l'apocalypse, si vous le voulez. C'est eux qui ont ce pouvoir, qui ont cette force.

Non pas parce qu'il manque de compassion qu'ils sortent des ténèbres et qu'ils sont capables de trancher la gorge à n'importe qui. Non, pas cela ! Mais parce que c'est dans la faculté d'un ange de savoir si fortement et si intégralement obéir à l'Ordre et à la Loi que quel que soit en fait l'épanchement de son cœur pour l'homme qu'il doit écraser, il l'écrase ! Parce que son grand amour brûle pour la Loi et après pour l'Homme. Parce qu'il sait très bien que la forme de l'homme qu'il est en train d'écraser n'est que la pâle copie de l'homme qui doit naître lorsque, justement, il aura retiré son pied de dessus cette forme.

Les anges sont en train de passer, exactement comme des vols de grands oiseaux noirs.

Ils s'annoncent par leurs cris d'abord. Et vous entendrez dans tous les pays monter les rumeurs de la guerre, de la révolution, du mécontentement, des manifestations, des arrêts de travail, des catastrophes économiques, de l'inflation, etc. Mais tout ceci, bien que cela paraisse tragique quand j'en parle, pourra être vécu de manière plus paisible si vous savez donner l'interprétation juste. Et quoi qu'il n'en paraisse, même si les choses vont être ébranlées, elles n'en seront pas pour autant écroulées. Et c'est là la grande différence. Car nous ne voulons pas écrouler la société, nous voulons la peler un petit peu. Seulement, les hommes, dès qu'on leur enlève un centimètre de pouvoir, un centimètre d'or à leurs gros lingots d'or, ils commencent à hurler au désastre, à la catastrophe ! Sitôt qu'on enlève le pouvoir de l'argent, c'est comme si le monde entier s'écroulait, comme si le Soleil cessait de briller, comme si Jupiter allait s'écraser sur la Terre !

Quelle catastrophe peut représenter [...] ?

[...] à travers le système solaire. Ils confondent, ils confondent tout ! Ils n'ont pas du tout le sens de la relativité justement. Ils croient que leur petit monde, le petit monde de la bourse, le petit monde de l'économie est quelque chose de tellement important qu'ils n'en regardent même pas la fragilité qu'est l'Humanité perché sur cette surface qu'est la Terre, dans le vide qu'est le Cosmos. Il suffirait que le Soleil cesse une seconde d'émettre pour qu'il y ait des millions d'années de ténèbres et de froid sur la Terre et que toute vie y soit impossible ! Mais est-ce que l'homme s'en soucie ? Non.

Il se demande quel sera le prix du dollar demain, s'il aura toujours de la farine chez le meunier, si son patron ne va pas le licencier ! Ça c'est important pour vivre ! Mais si le Soleil cesse une seconde de rayonner, tout cela même n'aurait aucun sens, ces problèmes de licenciement, les problèmes boursiers, les problèmes économiques, rien n'aurait de sens !

Je ne veux pas dire que les problèmes de licenciement, les problèmes boursiers économiques ne sont pas à considérer. Il faut les considérer car on ne vit pas que de l'air du temps et les yeux dans le ciel. On vit aussi de choses très concrètes, très structurées. Mais il ne faut pas se monopoliser et courir se pendre ou se trancher les veines parce que, du jour au lendemain, il n'y a plus ou d'argent ou de travail. La vie continue, la vie persiste ! La vie est une énergie inépuisable !

Et c'est avec cette même force de cette vie inépuisable, que l'homme doit continuer, à travers les changements, à croire dans la vie.

Si demain vous ne croyez plus dans votre vie parce que vous êtes au chômage, parce que votre enfant ne trouve pas de travail ou parce que ceci, cela, eh bien vous n'êtes pas un disciple, parce que vous ne savez pas où est la force de la vie et ce qui est la force de la vie. Mais si, malgré tout ce problème, malgré tout ce chaos, vous prenez votre force en plein dans votre main et vous essayez de bâtir le Nouveau Monde quand même, alors là, vous montrez que vous êtes un disciple.

Lorsque Pierre a bâti l'église, tous les chrétiens allaient aux arènes. Les chrétiens étaient persécutés. Ils étaient tués, égorgés, menés au lion, abattus froidement, même dans la rue. On ne leur demandait pas de passer un jugement. Comment aurait-on pu croire qu'une église pourrait naître un jour alors que l'on tuait les premiers adorateurs de l'église, les premiers disciples ? Et pourtant... Et pourtant, au moment même où tous les chrétiens se faisaient tuer, Pierre continuait à bâtir son église et un jour son église est devenue si puissante qu'elle a rivalisé avec le pouvoir des rois et des hommes politiques.

Tirez une grande leçon de cette chose-là !

Réfléchissez-y chaque fois que vous sentez votre espoir défaillir ou vos convictions défaillir !

Réfléchissez à cela !

C'est qu'à l'origine, eh bien, rien n'est facile ! Il faut se battre contre une multitude de choses, contre le vieux système, contre l'ignorance, contre le matérialisme des hommes, contre la méchanceté des hommes ! Mais, si l'on persiste, tout a lieu !

Et c'est dans la persistance, dans la persévérance que le disciple établit le Royaume !

Et cela se retrouve aussi bien dans les conditions qui amèneront l'avènement du Nouveau Monde, que dans les conditions qui mènent le disciple lui-même sur son Chemin initiatique.

Si vous savez être un disciple, vous saurez bâtir le Nouveau Monde ! Si vous ne savez pas être un disciple, alors vous ne saurez pas bâtir le Nouveau Monde !

Alors pour que l'un soit, il faut que l'autre soit aussi.

Je vous adresse mes plus vifs encouragements et je vous salue.

  • Nous vous saluons et vous remercions.

Au revoir.

  • Au revoir.

(Date de la conférence : 06 05 1988)

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