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Psychologie Cosmique 04-10-85 1/2 La religion et la science universelle Question:
Comment travailler à la venue de la religion et de la science universelle sur terre ? Comment va-t-elle se manifester et dans combien de temps ?
C’est une question générale qui mériterait que l’on y réponde en toute spécificité. Créer l’universalité sur une planète, ne veut pas dire rendre uniforme la pensée et le comportement des gens. L’universalité n’est pas l’uniformité. L’universalité c’est au contraire une grande diversité. Cela paraît complètement contradictoire, et pourtant l’universalité c’est la diversité. Mais, quelle diversité, et pour y arriver, quels changements sont nécessaires ? Il faut d’abord rendre l’être humain capable de s’assumer, capable de vivre sa spécificité. Chaque individu a la sienne. Il n’a pas été créé dans l’univers un moule et des normes pour que les hommes se ressemblent tous, se comportent et pensent de la même manière. Lorsque sont donnés aux hommes, églises, temples, ordres, qui dans leurs manifestations sur la planète doivent apporter de la lumière, leur mission n’est pas de rendre les hommes égaux ou semblables, mais de rendre les hommes suffisamment lumineux et pleins de foi, pour que dans leurs différences, ils soient capables d’être amour, puissance et lumière. Qu’est ce que l’universalité ?
C’est un grand mot qui veut dire tout et rien. Il faudrait le remplacer par fraternité, parce que lorsque l’on exprime l’universalité, il faut penser jouer sur les mots. Les humains jouent sur les mots et si je n’enlève pas les faux sens qui risquent d’être donnés à l’universalité, je pourrais parler pour ne rien dire. Donc, avant de vous donner le véritable sens, je commence par arracher tous les faux sens possibles que vous risquez d’y mettre. Dans l’universalité, il n’y a pas d’uniformité, il y a tout simplement le retour à la vérité. Et c’est là tout le problème de la venue de l’universalité. C’est un retour et une acceptation à la vérité. Qu’est ce que la vérité ? La vérité, c’est comprendre, c’est sentir, c’est vivre à chaque instant la lumière qui est en vous, l’expérimenter, la sublimer, aller chaque fois plus loin. La vérité, c’est sentir son âme battre, pulser au même rythme que le rythme cosmique, et faire toute chose pour la beauté et pour l’amour. Comment venir à cette universalité ? C’est un travail très lent et très dur qui ne s’effectue pas maintenant. Il a commencé depuis le jour où l’homme est né, depuis le jour où l’homme est sorti de sa caverne. Depuis ce jour, les maîtres, les guides et tous ceux qui ont un peu de lumière travaillent à la venue de l’universalité. Depuis le jour où l’homme est né, le but de la vie n’a été que de retrouver l’universalité, de retrouver la vérité cosmique. Combien de temps encore pour que cette universalité arrive ? Autant qu’il en faudra, et cela ne dépend que de l’homme. On a beau essayer de faire des rythmes cosmiques avec les planètes, d’envoyer des messagers, des prophètes ou des initiés pour développer les humains, les humains ne suivent pas et la planète reste ce qu’elle est. Par contre avec un seul messager que les hommes acceptent, écoutent, alors demain c’est l’universalité. Tout ne repose que dans le vouloir des humains. Quel plan existe-t-il à l’heure actuelle pour essayer d’édifier cette universalité ? Avant tout, ce sont des énergies qui sont envoyées. Aucun plan ne peut vivre et ne peut se manifester sans qu’il y ait d’abord une projection énergétique, la projection d’une pensée pure. C’est pour cela, chaque fois que je parle, j’essaie de faire comprendre aux humains que, pour qu’ils deviennent serviteurs, l’homme ou la femme du nouveau monde, ils doivent avoir une pensée, un comportement du nouveau monde et un état de disciple. À ce mot, l’homme attache des concepts. Il pense à obéissance, il pense dogme en fait, prison, structure. Or, c’est tout le contraire. Aller vers la vérité, c’est aller vers la liberté, la renaissance, le bonheur et l’infini. Pour être disciple, il faut donc se décharger des faux sens. Un véritable disciple c’est celui qui aime la vérité, ce n’est pas celui qui croit en quelque chose. C’est celui qui aime le monde, celui qui aime ses frères et qui veut tout faire pour que la vérité vienne dans le monde et dans le cœur de ses frères. C’est cela le disciple. Il ne s’agit pas de devenir un robot, il ne s’agit pas de devenir quelqu’un de discipliné. Il s’agit au contraire de vivre pleinement la réalité du monde en essayant de la sublimer pour qu’elle devienne chaque fois plus lumineuse. Il faut comprendre, que rien ne peut vivre, rien ne peut prendre forme sans le soutien de l’énergie, puisque l’énergie est la matrice de tout ce qui est manifesté, ce sont les maîtres eux-mêmes qui sont le plan et l’énergie, mais non conçus de manière mentale, c’est-à-dire, qu’intérieurement, ils sont le monde. Ces Maîtres qui constituent la hiérarchie, qui veillent et qui assurent le développement de l’humanité, en même temps qu’ils ont accepté de constituer cette hiérarchie, ils ont accepté d’être la planète. Qu’est ce que je veux dire ? En même temps qu’ils sont eux-mêmes, en même temps qu’ils sont des êtres pleinement avancés, lorsqu’ils regardent le monde, puisqu’ils ont pris la responsabilité du monde et des hommes, ils sont ces hommes. C’est-à-dire qu’ils n’ont pas besoin de réfléchir, de venir vous voir, pour savoir dans quel état vous êtes. De la même manière que vous, lorsque votre conscience est occupée à écrire, votre bras se déplace et se rapproche de la flamme d’une bougie qui brûle à côté de vous. Bien que votre conscience n’ait pas du tout eu l’envie de poser la chair sur la flamme, votre bras malencontreusement va se poser sur la flamme et la douleur s’en suit. Il en est de même pour les Maîtres. Ils n’ont pas dirigé l’humanité afin qu’elle déclenche des guerres, même si c’est pour la libération d’une dictature, mais l’humanité l’a fait et ils en souffrent comme si c’était leurs propres corps qui subissaient. C’est pour cela qu’il existe dans la hiérarchie un poste suprême qui est appelé le grand sacrifice, parce que c’est ce poste-là qui englobe toute l’humanité, toutes les races et tous les humains et avec lesquels ils souffrent. Non pas, que Dieu ou le créateur veuille qu’il existe un poste où un être cosmique ait à souffrir pour les humains. C’est le fait que cet être cosmique s’intéresse à une humanité et qu’il dirige donc son regard vers le bas. Regardez ce qui symbolise Dieu, Dieu quand il veut aller initier un individu. Vous connaissez tous le sceau de Salomon. Il s’agit d’un triangle la pointe vers le bas pénétrant un triangle la pointe vers le haut. Le triangle pointe vers le bas, c’est-à-dire celui qui descend, représente Dieu. Dieu descend, on peut nommer ainsi la force. Les Maîtres font de même, et lorsqu’ils regardent vers le bas pour essayer d’aider les humains ils souffrent. Non pas parce que c’est une loi, mais parce que le fait de regarder en bas incorpore le Maître dans l’aura terrestre. Et comme ils sont arrivés à un point où leur conscience est capable d’être collective, alors descendant leur conscience dans la conscience collective torturée des hommes, ils souffrent avec les hommes. C’est pour cela, que pour vous aider ils essaient tout. Parce que tant qu’un seul des humains souffrira, ils souffriront. Jésus, lui-même, n’a-t-il pas dit : « Tant qu’une de mes brebis sera égarée, le berger ira la chercher. » Que veut dire cette phrase, pourquoi a-t-il exprimé cette loi, cette image ? C’est parce que tant qu’une brebis sera dehors, la souffrance existera dans le monde et dans l’univers. Pour que la souffrance ne soit plus il faut que tout le monde arrive à cet état d’universalité. Je reviens au plan énergétique. Comment les Maîtres arrivent-ils à concevoir ce plan ? Comme je te l’ai dit, ce n’est pas sur un plan mental. Étant donné qu’ils connaissent le monde, ils ont la connaissance de l’échelle vibratoire sur laquelle vous vivez et ils savent que c’est juste le degré au-dessus qu’il vous faut. Alors ils se concertent et ils émettent une pensée pure. C’est là le secret. Une pensée pure, et par cette pensée pure tous les changements sont possibles sur la terre, parce que la pensée pure est une force extraordinaire. Vous pouvez l’expérimenter vous-même. Allez, par exemple, dans un milieu où l’on ne vous aime pas, où l’on est agressif envers vous, et émettez une pensée pure, mais d’une pureté constante et non pas d’une pureté préfabriquée pour voir si ça marche, et vous verrez que tous ceux qui étaient contre vous, viendront vers vous, s’ils le veulent bien ou s’ils sont sensibles à cette pureté. Les autres partiront. C’est cette pensée pure que l’homme doit atteindre. Que font les Maîtres ? Ils envoient une pensée pure, ils envoient l’amour, la perfection, la notion de perfection, l’immortalité, et quand cette énergie arrive sur le plan humain face à l’opposé de ce qu’elle est dans sa nature, l’énergie crée elle-même un plan d’action. Cette énergie est vivante parce qu’elle a été envoyée par des humains, par des Maîtres qui sont vivants, et puisqu’elle est vivante, elle peut créer. De la même manière, et cela est bien connu des magiciens, lorsque vous voulez créer quelque chose, ou lorsque vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, pour que cela soit manifestable vous faites des égrégores de pensées. Vous vous réunissez et vous pensez à votre création, vous la visualisez, vous la créez sur un plan vibratoire et comme par hasard un Jour elle se manifeste. Le plan c’est cela. Le plan n’est pas une structure que les Maîtres ont élaborée mentalement. Le plan est un égrégore de perfection, d’immortalité et de lumière qui plane au-dessus de la terre comme un grand oiseau bleu. Et lorsque cet oiseau passe au-dessus des hommes capables de le regarder, de le sentir ou à demi-mot de le soupçonner, ces hommes-là sont envahis, inspirés, ils deviennent les émetteurs de cet égrégore. Si bien que l’on pourrait dire qu’un tel parle par l’action du Maître Koutoumi, ou que l’autre guérit par l’action de Moria, ou que l’autre arrive à voir les incarnations d’un autre Maître. C’est vrai, mais en même temps c’est faux. C’est faux parce que ce n’est pas Koutoumi qui vient parler, ce n’est pas Moria qui vient guérir ou qui fait autre chose, mais c’est en même temps lui, c’est son énergie. Tout est vrai et tout est faux dans la mesure où il y a une image. Ne vous dites pas : C’est Koutoumi qui parle, c’est Jésus qui parle ou quelqu’un d’autre. Ne vous dites pas c’est tel personnage. Non. Pensez et dites c’est son énergie, c’est plus juste. Parce qu’en vérité qu’êtes-vous ? Vous n’êtes que de l’énergie, vous n’êtes qu’une pensée pure. Qu’elle est la chose qui se perpétue au-delà de votre corps, qui survit après la fameuse mort ? On peut dire que c’est l’âme, c’est ce qu’ils disent tous, mais qu’est-ce que l’âme ? L’âme n’a pas de forme, même si les spirites croient pouvoir reconnaître tel ou tel individu. C’est faux. Si un spirite arrive à reconnaître un désincarné, c’est parce que ce désincarné est encore sur un plan très bas et qu’il est dans l’astral. Ce n’est donc pas l’âme du désincarné, mais son corps astral et c’est pour cela que le désincarné devient perceptible. Sinon il n’y aurait aucun moyen de le percevoir. Si l’on voulait percevoir un mort qui s’est pleinement détaché de tous ses corps, il faudrait que le médium aille le voir dans son ciel, et là il ne s’agit plus de faire une transe, il s’agit de faire un dédoublement, et ce n’est plus du tout pareil, ce n’est plus du tout la même séance. En vérité vous êtes une pensée pure, et c’est pour cela que vous devez redécouvrir la pensée pure. C’est pour cela que tout se passe au niveau de la conscience et que la conscience elle-même se développe par la pensée. Tout est œuvre de la pensée. Vous-mêmes, sur un plan matériel, lorsque vous voulez ne serait-ce que fabriquer un petit objet en bois, vous êtes obligés de penser et de plusieurs manières. D’abord pour concevoir ce que vous allez faire, ensuite pour diriger vos mains. Tout cela c’est le travail de la pensée. Vous n’êtes qu’une pensée et je voudrais que vous en preniez conscience ce soir. Je ne vous dis pas cela pour vous détacher du corps, mais pour que vous appreniez à penser avec pureté, avec grandeur, avec dignité, avec divinité. Tant que vous n’aurez pas cette pensée pure vous serez loin du divin, puisque la majeure partie de votre être, ce que vous êtes vraiment, sera opposée au divin. Pourquoi est-ce que Jésus a tant insisté sur le fait de ne pas juger, de ne pas critiquer, de ne pas médire ? Pourquoi y a-t-il tant de paraboles dans le livre sacré qui expriment cette chose ? C’est parce qu’il voulait enseigner à l’homme qu’il doit apprendre à être une pensée pure. En devenant une pensée pure, l’homme devient un cœur pur, un corps pur, et le monde devient pur. Tout est dans la pensée. Les Maîtres, lorsqu’ils veulent faire un plan d’évolution, comme celui dont je viens de vous parler, émettent une pensée pure. Le magicien, lorsqu’il veut faire du mal, le sorcier lorsqu’il veut jeter un sort, ils pensent. Vous, lorsque vous voulez quelque chose, vous pensez. Tout est dans la pensée. Donc prenez très fortement conscience ce soir que vous êtes avant tout une pensée, et que tout se passe dans votre pensée et que tant que vous n’aurez pas contrôlé cette pensée vous ne pourrez devenir un Maître, vous ne pourrez devenir divin, vous ne pourrez avoir la paix. À moins que votre pensée ne soit pure, je vous le dis, vous n’aurez pas la paix. C’est pourquoi le frère a dit : « À moins que vous ne redeveniez comme des enfants vous n’irez pas au ciel. Heureux les simples d’esprit car la porte des cieux leur est ouverte. » Pourquoi a-t-il dit cela ? Est-ce que l’homme réfléchit à ces paroles sacrées? Elles paraissent tellement bénignes, tellement enfantines, que l’humanité les bafoue. On cherche, dans des livres beaucoup plus compliqués, la clé de tous les secrets. On cherche par quelle énergie, par quel Maître, par quel Ordre, la vérité est exprimée. Alors qu’elle est là, dans le plus simple des livres. Mais n’a-t-on pas dit que la chose la plus simple est aussi la plus dure à comprendre. Il ne s’agit plus de comprendre, il s’agit d’aimer, il s’agit d’être et de vouloir être. Tant que l’on se contente de comprendre l’univers et ses fonctions, les hiérarchies et les énergies, on n’a pas besoin d’être divin. Au contraire. Être humain, à ce moment-là, satisfait pleinement le chercheur. Parce que justement il peut faire cette orgie de lecture, cette orgie de savoir qui est mental, il peut à pleine bouche, à plein esprit s’engorger de toutes ces notions mentales. Alors il est heureux d’être humain et il reste humain, et son désir est de rester humain pour continuer sa recherche. Alors que l’inverse, tout en étant plus simple, est beaucoup plus douloureux, pour celui qui a compris naturellement. Il s’agit de se dépouiller et de décider d’être. Qu’importe s’il y a encore des énigmes. Forcément il y aura toujours des énigmes pour vous, même pour moi. Croyez-vous que Dieu révèle ses mystères et qu’il suffit d’avoir une initiation pour comprendre l’univers. ? La connaissance est infinie et vous n’avez pas trop de l’éternité pour arriver au bout. Alors, s’il y a des énigmes, ne vous mettez pas à la recherche de la solution. L’homme confond le motif de la quête avec le vin des énigmes. Remarquez, c’est une chose que nous utilisons nous-mêmes, je dois l’avouer. Il faut bien des carottes pour faire avancer les ânes. Alors parle biais du vin de la connaissance, du vin des énigmes, on arrive à faire entrer les gens dans les temples. On arrive à trouver parmi eux des êtres qui deviendront plus tard de véritables disciples. Mais ce sont des enfants. Tant pis s’ils ont acheté la chose plus pour sa couleur que pour sa nature. Qu’importe. Qu’est-ce que la quête, qu’est-ce que l’énigme ? N’importe quel homme, même le plus matérialiste, un jour s’est demandé : « Qu’est-ce que les étoiles ? Qui a fait cette terre, ou comment s’est-elle faite. ? » Tout le monde s’est posé cette question, et tout le monde cherche plus ou moins une réponse. Ceux qui ont une préférence vers le paranormal accepteront volontiers des solutions énergétiques et divines. Pour les matérialistes ce sera la version de la science. Mais chacun cherche une réponse. C’est le vin de l’énigme. Cela saoule leur tête, le matérialiste comme l’ésotériste. Et un jour, lorsqu’ils s’aperçoivent que finalement ils ont beaucoup de solutions possibles, mais pas la solution, ils souffrent. C’est une étape nécessaire. Je ne dis pas qu’ils sont idiots et qu’ils ont échoué. C’est une étape nécessaire afin qu’ils comprennent qu’il faut envisager les choses d’une autre manière, et qu’on ne va pas vers la connaissance à cause de son goût, mais que l’on va vers la connaissance avec une intention divine. C’est pour cela que je fais la différence entre celui qui va, par la force de la quête, et l’autre, poussé par l’ardeur de l’énigme. Parce que cela fait deux voies complètement différentes et des épreuves complètement différentes. La quête c’est une attitude intérieure et non mentale. Elle ne se pose pas de question. Que veut la quête ? Elle veut faire déborder son cœur dans le cœur divin, elle veut embrasser le soleil, les anges. Elle veut se jeter éperdument dans le cosmos et rencontrer l’éternité. Elle veut aimer Dieu ou celui que l’on a nommé Dieu, elle veut l’aimer avec toute sa force et fusionner avec lui. La quête est la coupe et elle veut être remplie du sang Christique ou de la gloire de Dieu. Elle ne pense qu’à recevoir et pour mieux recevoir, que fait-elle ? Elle creuse son ventre pour devenir de plus en plus profonde pour recevoir de plus en plus. Un disciple doit avoir ce souci de creuser son ventre pour devenir la coupe afin de recevoir. L’autre, que fait-il ? Non pas qu’à nos yeux il soit moindre. Nous ne faisons pas de différence, nous aimons autant celui qui se trompe, que celui qui a raison. Mais nous avons de la peine en constatant sa souffrance et son entêtement. Il ne creuse pas la coupe pour recevoir l’eau. Il la remplit lui-même avec ce qu’il trouve, chez tel auteur ou chez tel autre etc Et que se passe-t-il ? La coupe est pleine, très bien, mais pas d’eau buvable, pas d’eau céleste. Elle est pleine de trente-six vins qui ont été mélangés, et tous ceux qui connaissent le vin savent très bien que les mélanges ne donnent qu’une mauvaise santé. Alors arrêtez les mélanges, ou plutôt soyez conscients de votre mélange, ce qui est encore mieux. Parce qu’il est certain qu’il faut avoir recours aux livres, il est certain qu’il faut s’instruire comme je l’ai déjà dit. L’instruction est très bonne. Il faut perpétuer les écoles qui instruisent, mais il faut qu’un maître d’instruction soit là, et c’est ce que vous n’avez pas. Alors les livres sont distribués, les cours sont distribués, mais le maître à penser n’est pas là et chaque homme dirige sa pensée comme il peut. C’est là le problème des écoles et je reconnais que c’est un problème grave qui n’est pas de la responsabilité de l’école. Je ne reproche rien aux écoles. Le problème vient plutôt d’un état de fait, c’est une situation. Étant donné que les hommes ne veulent pas entendre, pourquoi envoyer des Maîtres à penser ou des instructeurs de pensée ? Les hommes se rebellent dès qu’il s’agit de leur faire comprendre quelque chose. Ils tuent, ils n’écoutent pas. Les écoles vous sont données, mais pas les Maîtres à penser qui auraient pu guider l’évolution de votre pensée, l’évolution de votre façon d’absorber la pensée cosmique. Alors vous vous débrouillez comme vous pouvez. Je reconnais que c’est dur, mais c’est l’état d’une civilisation. Plus tard cela n’existera plus, pendant l’universalité il y aura des Maîtres à penser. Mais encore une fois qu’est-ce que cela veut dire ? Cela ne veut pas dire qu’une pensée va être dirigée par le Maître et que l’élève va être soumis à un dogme, à un précepte, à une façon d’envisager d’obéir. Non. Au contraire cela va être une des grandes libertés. Parce que le Maître, quand il enseigne, n’enseigne pas une façon de voir les choses, n’enseigne pas une croyance, un Maître enseigne la liberté. Donc, aucun problème à ce que des Maîtres à penser viennent vivre ici plus tard. Maintenant ils ne pourraient pas ou peu s’exprimer. Il faut d’abord secouer un peu cette vieille humanité avant qu’ils arrivent. Il faut surtout changer certains principes de la société elle-même. Actuellement ce qui freine la venue de ces Maîtres à penser, de ces sages, ce n’est pas que l’homme ne soit pas assez évolué, mais c’est à cause du système social où aucun poste ne lui est réservé. Actuellement le Maître à penser serait un marginal comme il y en a beaucoup, il serait considéré comme un de ces fameux êtres reconstruisant sa secte et il n’y aurait pas l’impact que ces Sages doivent avoir. Alors, ce qu’il faut d’abord, c’est faire évoluer le système social, le changer et le libérer pour qu’eux-mêmes puissent trouver leur place, pour qu’ils soient pratiquement intégrés. Comme le sont, à l’heure actuelle, certains professeurs dans les universités, où ils ont le droit d’enseigner un programme qui n’est pas forcément le programme de l’université, ni même le programme accepté par l’État. J’en reviens à la question : Comment le plan se manifeste-t-il ? Encore une fois, je vous le précise : c’est un égrégore, et c’est très important, parce que l’impact est universel, mondial. La connaissance à l’heure actuelle se déverse partout. Partout il y a des messagers, partout les livres abondent, et celui qui est suffisamment sensible résonne en correspondance avec cet égrégore, il est investi et travaille de la manière qu’il peut avec cet égrégore. C’est pour cela que je dis après chaque séance, vous, qui que vous soyez, vous pouvez demain devenir serviteur du nouveau monde et faire en sorte que ce nouveau monde se manifeste. C’est possible, non pas parce que Koutoumi vous aura vus et vous aura trouvés dignes. Mais, parce que si vous avez l’attitude intérieure, la volonté, ou si vous atteignez une certaine pureté, cet égrégore va descendre sur vous. Cela veut dire qu’à chaque instant n’importe qui, s’il le veut, peut être serviteur, peut être un constructeur du nouveau monde. Pourquoi un égrégore, pourquoi cette forme ? Parce que telle est l’exigence de la loi et que rien ne se manifeste sans le soutien de l’énergie, puisque tout ce qui vit est énergie. Donc tout ce qui est à manifester doit être d’abord énergie. Le monde matériel n’est que la projection du monde invisible énergétique. Un Maître, aussi important soit-il, ne peut pas être partout à la fois, en train d’inspirer tel être à un pôle et en inspirer un autre à un autre pôle, guérir à travers celui qui est en Afrique et faire une conférence à travers celui qui est au Canada. Il peut inspirer plusieurs disciples, c’est vrai, mais comment fait-il ? Il ne donne pas de sa personne, il envoie son énergie, et comme son énergie c’est sa conscience, c’est son âme, alors, il est autant dans son monastère, qu’il est dans son disciple sur la terre. C’est pour cela que Jésus a dit : « Je reste parmi vous, je vous laisse mon esprit. » Son énergie se déverse toujours sur les hommes et c’est par ce phénomène que chaque Maître arrive à une certaine omniprésence. Son omniprésence est réelle, elle est énergétique, elle n’est pas charnelle, physique. Son omniprésence n’est pas en tant que représentation unique, en tant que localisation de l’être dans un espace temps. Lorsque les Maîtres émettent leur pensée pure, leur amour pur, tout un plan s’effectue. Cette énergie est la condensation, la concentration, le substrat, l’essence de la pensée de tous les Maîtres planétaires, elle est une force que l’on peut appeler entité. Cette entité, cette forme, existe en tant que forme divine mais née de la pensée pure des hiérarchies. Elle permet aux hiérarchies de s’exprimer jusque sur le plan physique. Ensuite puisqu’elle est intelligente, cette entité conçoit le plan. Elle crée, non pas sur un plan mental, mais, étant plus proche des hommes, du physique, elle est plus à même d’inspirer les attitudes de l’homme sur un plan beaucoup plus physique, alors elle crée des situations comme une église, un mouvement écologique ou autre chose. Grâce à cette forme, l’humanité avance. Cette forme va donc essayer de trouver une solution à tous les moindres petits problèmes, mêmes matériels. « Tiens ! Les hommes sont en train de saccager la terre, ils sont en train de détruire le milieu qui leur donne la vie. » Ils ne comprennent pas, se dit la forme, et pour cette forme, c’est une énigme. Comment l’homme peut-il abattre tous les arbres alors que ce sont les arbres qui font respirer les hommes ?
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