🔾 ConfĂ©rence 142

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Conférence de Pastor - 142

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Question 1

C’est aujourd’hui la pleine lune de la Balance, comment utiliser positivement les Ă©nergies des pleines lunes ?

Pourquoi y a-t-il de plus en plus de couples ayant des problÚmes de stérilité en occident alors que dans les pays du tiers-monde il y a surtout des problÚmes de surnatalité ?

Réponse

Je vous souhaite, Ă  tous, la bienvenue et je reçois avec joie l’énoncĂ© de ces questions qui sont trĂšs intĂ©ressantes et qui me permettront de faire un discours suffisamment large et dĂ©taillĂ©.
Quoi qu’il en soit, je tiens Ă  spĂ©cifier, comme Ă  chaque fois, mĂȘme si cela paraĂźt rĂ©pĂ©titif, il faut chaque fois le rĂ©actualiser, qu’il est nĂ©cessaire que ce soit au fur et Ă  mesure de votre vie, ou dans des occasions spĂ©ciales comme notre rencontre ou avec d’autres personnages, vous devez absolument procĂ©der Ă  des moments de nettoyage et Ă  des moments de protection.

Ceci, je le redirai Ă  chaque rencontre, jusqu’à ce que je sente que cette habitude se soit installĂ©e parmi ceux qui viennent Ă  ma rencontre. Je vous en parlerai chaque fois que je verrai qu’un trop grand nombre continue Ă  ne pas le faire, jusqu’à ce qu’un jour vous expĂ©rimentiez vous-mĂȘme les dĂ©gĂąts que cela peut donner.

Si j’insiste autant pour que vous le sachiez, ce n’est pas uniquement pour un nouveau chapitre que j’aborde, ou une nouvelle fantaisie, ou une nouvelle information.

Il se trouve que lorsque j’insiste sur certaines informations tout au long de ces rencontres, c’est dans le but de vous Ă©pargner l’accrochage avec certaines vibrations, qu’elles soient en provenance de l’humanitĂ© lorsqu’elle se trouve dans des moments de crise, ou en provenance de certaines Ă©toiles, car nous savons que les entre-chocs provoqueront des effets dĂ©sagrĂ©ables chez certaines personnes.

Ce qui ne veut pas dire que nous pouvons Ă©viter les moments de crise et Ă©viter les chocs, que nous pouvons Ă©viter que telle planĂšte, que telle constellation provoque en vous un dĂ©rangement. Cependant nous pouvons minimiser l’impact et ainsi vous ne serez touchĂ©s que dans la mesure oĂč cela concerne votre taux d’évolution ou votre karma par exemple.

Donc il est nĂ©cessaire, je dirais urgent, sans pour autant que je veuille soulever un vent de panique en vous annonçant des choses difficiles et noires. Ce n’est pas du tout mon propos. Mais je spĂ©cifie qu’il y a une grande intensification de certaines Ă©nergies et notamment des Ă©nergies en provenance du centre de la terre. Car si on lĂšve souvent son nez pour des Ă©nergies qui viennent d’en haut, il faudrait en faire autant avec les Ă©nergies qui viennent du centre de la terre, et spĂ©cialement en ce moment.

Cette Ă©nergie va petit Ă  petit se diffuser sous des aspects trĂšs diffĂ©rents. D’abord dans la nature en bouleversant certaines choses, ne pensez pas pour autant Ă  des cataclysmes, car je ne veux pas ĂȘtre l’annonciateur des catastrophes, vous le savez trĂšs bien. Seulement, je vous instruis sur le mouvement des Ă©nergies et les mutations qui ont lieu Ă  la suite de cela. On verra ces mouvements Ă  l’Ɠuvre dans le monde de la nature y compris le rĂšgne animal qui fait partie intĂ©grante de la nature. On verra ces mouvements dans l’atmosphĂšre qui est un dĂ©cor subtil de la planĂšte, mais en prolongement direct avec sa croĂ»te solide, et on verra ces bouleversements jusque dans l’humanitĂ© puisque l’homme vit en Ă©troite relation, comme une relation de souffle en vĂ©ritĂ© avec la planĂšte.

Pourquoi est-ce que je dis que c’est une relation de souffle qui est entretenue ?

Si on avait la clairvoyance suffisante pour s’en apercevoir, ou juste un peu de sensibilitĂ©, on s’apercevrait que le mouvement respiratoire de la planĂšte existe bel et bien. Il ne faut pas pour autant imaginer que la planĂšte possĂšde quelque part un poumon Ă©thĂ©rique quelconque. La planĂšte respire par tous ses pores, respire des flux de particules d’énergie en provenance de la forme pensĂ©e qu’émettent par exemple les hiĂ©rarchies, les maĂźtres, les entitĂ©s solaires, les constellations, ou des Ă©nergies un peu plus physiques comme le prana en provenance des planĂštes et de la nature elle-mĂȘme.

Donc la planĂšte respire. Elle prend littĂ©ralement son souffle, de mĂȘme qu’elle expire. Si l’on ne voit pas ce mouvement Ă  l’Ɠil nu, mĂȘme si l’on pense utiliser un voyage spatial et mesurer chaque oscillation pour effectivement voir quelques millimĂštres de dilatation on ne s’en apercevrait pas.

Pourquoi ?

Parce qu’il ne faut pas penser Ă  une respiration humaine, Ă  un mouvement physique, pas plus que quelque chose d’éthĂ©rique. C’est quelque chose qui est entre les deux et c’est pour cela qu’il faut avoir une sensibilitĂ© exercĂ©e pour s’en apercevoir.

On ne peut pas voir la montagne se soulever lorsqu’elle respire, cependant il est faux de penser que cela se passe que dans la partie Ă©thĂ©rique de la montagne. Cela se passe au niveau des molĂ©cules. Apparemment en surface on ne voit rien bouger, rien se dĂ©placer, rien se dilater. Et pourtant, si l’on savait adapter son Ɠil spirituel pour aller voir dans la vie et le mouvement des molĂ©cules, des particules qui composent la face de granit d’une montagne, on verrait que tout cela bouge et que tout cela respire dans un certain espace qui est propre Ă  un type de densitĂ© pour faire une montagne.

Ce qui fait que cet espace ne bouge pas, c’est que l’espace qui se trouve entre chaque particule qui compose le granit suffit Ă  contenir la dilatation des molĂ©cules, et l’homme qui a l’impression de voir quelque chose de solide se trompe complĂštement. En fait, il n’est pas Ă  mĂȘme, et ce n’est pas un reproche, de voir l’espace qui se trouve entre toutes ces particules. Il a, avec l’effet du sens qu’est la vue, un effet de contraction, et l’homme perçoit tout simplement la surface d’une peau. Il ne voit pas qu’en fait il pourrait facilement passer le doigt au travers de la peau pour aller toucher un organe, pour aller soulever une veine. C’est tout Ă  fait faisable et certains guĂ©risseurs en sont capables. Il ne suffit pas pour cela de disposer d’un pouvoir psychique magnifique, il faut pouvoir remarquer oĂč se trouvent ces fameux espaces.

Bien sĂ»r cela paraĂźt difficile, parce que tout est tellement serrĂ©, homogĂšne, on ne comprend pas comment un doigt pourrait arriver Ă  trouver l’espace afin de tirer sur cet espace pour en Ă©carter la trame d’un tissu. Et pourtant c’est bien de cela qu’il s’agit. En mĂȘme temps que cela paraĂźt difficile pour certains et facile pour d’autres, il n’est pas naturel de procĂ©der Ă  cet exercice. Si la nature a créé quelque chose qui paraĂźt dense et qui a l’ouvrage typique d’exercer sa densitĂ© Ă  des fins de recevoir par exemple une entitĂ© psychologique pour l’ĂȘtre humain, une Ăąme, il va sans dire que si l’on connaissait l’endroit exact oĂč se trouvent ces interstices que l’on peut dilater, on saurait, en mĂȘme temps, trĂšs facilement comment sortir du corps.

Pour la plupart des personnes de l’humanitĂ© faire cette expĂ©rience n’amĂšnerait pas l’équilibre et la joie. L’individu refuserait de revenir, refuserait l’accablement de ses problĂšmes, refuserait de faire face Ă  ses Ă©preuves. Il se contenterait d’ĂȘtre toute la journĂ©e dehors, exactement comme un droguĂ© est heureux de retrouver sa drogue et son paradis artificiel, refusant tout problĂšme avec la sociĂ©tĂ©.

Donc en mĂȘme temps que je vous indique cela, il ne faut pas penser que dĂšs demain vous allez passer Ă  l’exercice et dĂ©couvrir comment on fait cela. Sortir du corps n’est pas un voyage que je conseille Ă  la majoritĂ© des personnes qui se trouvent ici dans cette salle. Car les problĂšmes que vous avez au cours de votre vie, qui vous paraissent si difficiles et accablants, ne sont pas faits pour vous dĂ©truire, pas plus que pour vous rendre triste et vous accabler comme si c’était lĂ  le cheminement obligĂ© de la purification. Mais il faut savoir y faire face et avoir une certaine capacitĂ© de confrontation.

Il ne faut pas penser, que compte tenu de votre fragilitĂ© et de votre chagrin, si vous aviez les moyens de sortir de cet enfer en allant de l’autre cĂŽtĂ©, et que vous apercevant de certaines vĂ©ritĂ©s vous vous renforceriez, et qu’en revenant vous pourriez combattre, hĂ© bien non. Vous diminueriez vos forces, vos chances de faire face Ă  l’obstacle, et d’autant plus pour les personnes trop Ă©motionnelles, qui ont des problĂšmes Ă©motionnels.

Si je voulais dire toutes ces choses en abordant ce sujet, c’est bien pour vous expliquer qu’en ce moment il y a une Ă©nergie particuliĂšre en provenance de la terre, de ses entrailles, des Ă©lĂ©ments, et que petit Ă  petit par la respiration commune qui lie la terre Ă  l’homme, ces Ă©nergies vont entrer en l’homme pour y accomplir tout un rituel de purifications, qui d’ailleurs ne seront pas apprĂ©ciĂ©es par la majoritĂ© des hommes.

Pourquoi je dis que la Terre et l’homme respirent ?

Lorsque la terre inspire, l’homme est dans la phase d’expiration et lorsque la terre expire, l’homme inspire.

Cela veut dire quoi ?

Cela veut dire que l’homme va inspirer ce que la terre exhale. Ce qui veut dire que pendant trĂšs longtemps et aussi longtemps que l’homme n’est pas suffisamment constituĂ©, il faut que l’homme sache faire face aux confrontations qui sont devant lui, qui visent cette constitution, qui visent cette cristallisation. Au fur et Ă  mesure que l’homme devient une individualitĂ©, il respire de moins en moins ce que la terre exhale. Il commence vĂ©ritablement Ă  respirer le souffle de certaines autres planĂštes avec lesquelles il a des relations plus particuliĂšres, des planĂštes qui sont considĂ©rĂ©es comme Ă©tant supĂ©rieures, comme Jupiter, VĂ©nus, le Soleil, voire pour les plus grands ĂȘtres certaines constellations. C’est ainsi qu’ils sont Ă  mĂȘme de rayonner, d’irradier cette mĂȘme Ă©nergie sur leur environnement.

Mais tant que l’homme n’est pas assez cristallisĂ©, individuel, il ne fait que respirer ce que la terre a transformĂ©. Ainsi, l’homme ne peut pas respirer directement le souffle de Dieu en quelque sorte, le souffle des planĂštes sacrĂ©es, des soleils ou des grandes hiĂ©rarchies. Sans cela, il serait littĂ©ralement brĂ»lĂ©, d’abord dans son corps Ă©thĂ©rique et ensuite dans son corps physique.

La planĂšte par sa respiration va crĂ©er une premiĂšre transformation de cette Ă©nergie, des diffĂ©rents courants qui la composent, et l’homme ne s’aperçoit pas que ce rythme existe. Mais en fait toute personne sensible arrivera un jour Ă  se concentrer sur ce rythme exact, pour savoir dans un premier temps respirer avec la planĂšte, ce qui vous recharge d’une grande Ă©nergie et ensuite, au fur et Ă  mesure de votre Ă©volution, respirer avec certaines planĂštes, en dĂ©couvrir le rythme. LĂ  bien sĂ»r il faut disposer d’une certaine science, mais aussi quelque fois il suffit d’une certaine sensibilitĂ©.

Pourquoi est-ce que je parle du rythme, car il est vrai que ce rythme est important ?

Autant que la planùte a un certain rythme respiratoire, autant l’homme, l’animal, les plantes ont un rythme respiratoire, ainsi que le cosmos entier. Chacun a son rythme.
De ce rythme dĂ©pendent le niveau d’éveil de la conscience et la longĂ©vitĂ© de la vie. C’est donc quelque chose qui rĂ©gule, que ce soit la conscience et son Ă©veil, ou son temps d’expĂ©rience dans un rĂšgne quelconque.

Ce qui fait que lorsque je suis un initiĂ© et que je veux respirer l’énergie de VĂ©nus, ce qui serait pour moi un meilleur acquit que de faire un rituel kabbalistique afin d’attirer la hiĂ©rarchie vĂ©nusienne, je dois dĂ©couvrir de quel rythme VĂ©nus s’anime.
Si je suis un astrologue suffisamment fin et intuitif je peux le trouver. Cela n’a rien Ă  voir avec la rotation de la planĂšte, cela a Ă  voir avec quelque chose de plus subtil, avec ses dĂ©placements dans l’espace, mais sans que cela implique sa rotation sur elle-mĂȘme.

Bien sĂ»r je ne vais pas imaginer suspendre mon souffle en attendant que VĂ©nus traverse telle ou telle portion de l’espace. Ce que je veux dire par respirer en mĂȘme temps que VĂ©nus, c’est pendant les phases trĂšs prĂ©cises dans certains de ses dĂ©placements, de ses positions, pratiquer un vĂ©ritable exercice de souffle en ayant l’impression, et ceci est relatif Ă  un travail de mĂ©ditation et de visualisation, en ayant l’impression d’inspirer, d’intĂ©grer littĂ©ralement la substance vĂ©nusienne.

Pour cela il faut vous lever en mĂȘme temps qu’elle, c’est-Ă -dire vous placer face Ă  la planĂšte au moment de son lever, si possible vous entourer de toutes les choses qui sur terre sont rĂ©ceptives de l’énergie vĂ©nusienne, comme par exemple le cuivre, la couleur verte, tout ce que sont les composants terrestres de l’énergie vĂ©nusienne.

Et vous allez voir qu’en passant chacune des planĂštes en revue, vous allez non pas accĂ©lĂ©rer votre Ă©volution, mais vous allez agrandir une certaine possibilitĂ©, comme vous faites connaissance de votre voisin, vous faites connaissance de cette substance qu’est VĂ©nus, Saturne, Jupiter. Ce ne sont pas tout simplement des planĂštes dont il faut s’instruire dans les livres en passant par l’intellect et la tĂȘte. D’un coup, ce sont des prĂ©sences, des substances que petit Ă  petit, au fur et Ă  mesure de l’exercice, vous commencez Ă  ressentir de mieux en mieux, comme vous ressentez sur la planĂšte ce que veut dire le chaud, le froid, comme votre Ɠil peut distinguer le jour, la nuit, vous savez maintenant ce que cela reprĂ©sente.
De la mĂȘme maniĂšre vous allez pouvoir ressentir ce qu’est l’énergie vĂ©nusienne, ce qu’est l’énergie de Saturne, de Jupiter et plus loin du Soleil.

Je vous laisse la charge d’étudier non pas forcĂ©ment l’astrologie, mais le rythme des mouvements des planĂštes dans l’espace. Je vous laisse tout le loisir de vous y exercer, car en mĂȘme temps, ce sera pour vous l’occasion de vous exercer intellectuellement Ă  certaines lectures et je ne veux pas systĂ©matiquement tout vous apporter. N’oubliez pas que je ne suis pas un enseignant, mais que je vous donne simplement des bonnes idĂ©es pour aller travailler dans des secteurs qui vous reprĂ©sentent le plus d’inspiration et d'accĂ©lĂ©ration.

Donc maintenant à vous de faire l’autre partie du travail.

Si je tenais tellement Ă  vous dire qu’il faut vous protĂ©ger, nettoyer l’aura, c’est que cette Ă©nergie qui provient du centre de la terre va secouer en vous tout ce qu’il y a d’endormi, va rĂ©veiller en vous le maximum de souvenir en rapport avec les incarnations passĂ©es. Bien sĂ»r que ce ne sont pas des phases forcĂ©ment agrĂ©ables.

Je ne veux pas parler de grands nettoyages karmiques, je n’aime pas faire peur aux personnes prĂ©sentes, et ce n’est pas vraiment le propos dans cette situation. Il s’agit de secouer dans l’homme tout ce qui est restĂ© endormi, tout ce qui depuis un certain nombre d’incarnations mĂȘme Ă  force d’épreuves, de bons conseils de la part des frĂšres aĂźnĂ©s et des personnes Ă©clairĂ©es que vous avez pu rencontrer, tout ce qui n’a pas rĂ©ussi Ă  ĂȘtre Ă©veillĂ©. Soit parce qu’il y avait trop de paresse en vous, soit trop prĂ©occupĂ© par un malheur personnel, trop prĂ©occupĂ© par une profession, ce que vous n’avez pas rĂ©veillĂ© ce qu’il fallait rĂ©veiller au cours de ces diffĂ©rentes vies. Tout ceci va ĂȘtre secouĂ©. Ça veut dire quoi ?

Ce qui veut dire malaises. Malaises physiques, perturbation de la cellule elle-mĂȘme, mais pas forcement maladie. Je ne suis spĂ©cialement en train d’annoncer des maladies. Je parle d’un tas de petits bobos pour lesquels on essaiera de se faire soigner par toute sorte de mĂ©decin et qu’aucun ne pourra comprendre, parce qu’un jour on aura mal au genou et le lendemain derriĂšre l’Ɠil, Ă  la racine des cheveux et c’est le cƓur qui s’emballe et lorsque l’on fait l’examen, on n’a rien de particuliĂšrement malade.

C’est l’énergie qui circule et qui essaie de secouer d’abord les cellules. Ensuite elle va essayer de nettoyer le fond de casserole qui reprĂ©sente les chakras infĂ©rieurs. LĂ , oĂč petit Ă  petit avec le temps, les souvenirs, les choses inachevĂ©es, ratĂ©es, espĂ©rĂ©es, trop dĂ©sirĂ©es sont venues en bas s’y dĂ©poser et qu’il faut aller nettoyer. Ce n’est pas mauvais, maladroit de votre part d’avoir créé cela. C’est un fait, lorsque l’on est un ĂȘtre humain, qu’on est en incarnation on va crĂ©er tous ces dĂ©pĂŽts comme un calcaire.

Mais voila que l’énergie arrive de temps en temps comme une grosse Ă©ponge gratteuse qui nettoie le fond de votre casserole. Ce qui veut dire que vous allez en mĂȘme temps ĂȘtre envahi par des souvenirs que vous n’allez pas identifier pour les vĂŽtres, puisque vous ne connaissez pas vos anciennes incarnations. D’un coup, vous allez avoir une crise Ă  propos de l’Égypte, de l’Inde, de l’Italie ancienne, de CĂ©sar, et vous allez ĂȘtre littĂ©ralement secouĂ©s, que ce soit en Ă©tant intĂ©ressĂ© ou en Ă©tant dĂ©gouttĂ©.
Il faut laisser passer ces choses, les regarder arriver, essayer de vous en dĂ©tacher, essayer de voir comme si c’était d’un autre individu et petit Ă  petit laisser l’énergie s’en charger.

Mais cette Ă©nergie va remonter un peu plus loin et atteindre le domaine de votre cƓur, lĂ  oĂč il y a certaines Ă©nergies Ă  aligner, Ă  purifier. Ce qui fait qu’il va y avoir une intensification des problĂšmes de relation, et ceci autant sur la place mondiale, que dans les affaires Ă©conomiques, les affaires politiques ou privĂ©es, que dans les affaires intĂ©rieures, c’est-Ă -dire les relations que vous entretenez avec vous-mĂȘme : je ne me comprends plus, je ne me tolĂšre plus, je ne m’aime plus, je veux ceci et ne veux plus cela.

Les gens auront l’impression de ne plus avoir envie de communiquer. Chacun obstinĂ©ment voudra prĂ©tendre valoriser sa chose, s’accrocher Ă  son principe, Ă  une idĂ©e fixe ou Ă  son intĂ©rĂȘt. Et on aura l’impression, au lieu que cela annonce le fameux nouvel Ăąge, la fameuse Ăšre oĂč tout doit aller mieux, il y aura une grande confusion des langues. Exactement comme cet Ă©pisode de la bible oĂč l’on parle de la tour de Babel, oĂč tout le monde commence Ă  parler une langue, que l’autre ne comprend pas. Et mĂȘme si l’on parlait la mĂȘme langue on ne se comprendrait plus parce que l’on en aurait plus envie.

Pour moi aussi ce sera une grande période de trouble car en fait vous voudrez quelque chose de moi que je ne voudrai pas vous accorder de la maniÚre que vous voulez.

Donc il se pourrait qu’en mĂȘme temps pour certains et peut-ĂȘtre en grand nombre, vous ne m’aimiez plus et que vous n’apprĂ©cierez plus ni mes propos, ni mes conseils, ni ma façon de voir les choses. Cependant je continuerai d’ĂȘtre lĂ  et pour ceux qui continueront de m’apprĂ©cier, il y aura encore des Ă©changes. Je suis conscient que tout cela n’est qu’une crise et qu’il me faudra bien attendre, avoir la patience d’attendre que votre poussĂ©e d’urticaire soit terminĂ©e.

Car il s’agit en fait que de cela, une poussĂ©e d’urticaire, mais ça rend les gens trĂšs nerveux, en colĂšre et qui dit nervositĂ© et colĂšre dit Ă©gocentrisme et c’est Ă  cause de cet Ă©gocentrisme que les hommes ne pourront plus aussi bien discuter. D’oĂč la difficultĂ© pour certaines dĂ©cisions politiques par exemple. Alors qu’on est Ă  l’heure oĂč les nations doivent discuter, doivent partager littĂ©ralement le monde, on s’aperçoit que chacun est dans son isoloir, chacun prĂ©tendra ceci et cela, on aura l’impression de patiner alors que tant de bonnes volontĂ©s semble chaque fois s’asseoir autour des tables. Vous verrez aussi le phĂ©nomĂšne dans votre famille, dans votre travail et aussi Ă  propos de vous-mĂȘme.

Cela veut dire quoi?

Cela veut dire que l’on va redĂ©finir la communication.
D’abord on va s’interroger sur ce qu’elle est, et on sera obligĂ© de s’apercevoir qu’en vĂ©ritĂ© on ne communique pas. Que l’on essaie de faire admettre ceci, que l’on essaie de faire avaler cela, que l’on essaie plus ou moins chaque fois par pression, par dialectique, par puissance politique ou psychologique de faire prĂ©valoir son point de vue sur un autre, qui demeure le plus faible, le plus impressionnable ; donc il croit devoir vous obĂ©ir.

Dans la vĂ©ritable communication il n’est pas question de savoir qui a raison et si la raison existe, si une vĂ©ritĂ© existe et doit ĂȘtre dĂ©fendue. C’est ce qui provoque une multitude de problĂšmes entre les nations, individuellement entre les membres d’une famille et aussi vis-Ă -vis de moi-mĂȘme lorsque j’essaie de penser Ă  propos de moi-mĂȘme, de prendre certaines dĂ©cisions.

Tout le monde discute, tout le monde a Ă©tabli la communication sur la base du conflit. Moi je sais quelque chose, j’y crois. Moi je suis sĂ»r de quelque chose et je vais le faire passer. Moi je vais faire prĂ©valoir mon point de vue parce qu’il a tel ou tel intĂ©rĂȘt et tout le monde a d’ailleurs intĂ©rĂȘt Ă  ce que cet intĂ©rĂȘt soit protĂ©gĂ©. Et il y a comme cela des consĂ©quences qui, les unes derriĂšres les autres, amĂšnent plus de problĂšmes que le peu de terrain qui a Ă©tĂ© gagnĂ© dans les nĂ©gociations.

On commence Ă  s’apercevoir qu’on a jamais vraiment communiquĂ©, que l’on a toujours dialectiquement ou psychologiquement tendu des piĂšges pour influencer, pour faire part Ă  l’autre qu’il a lui-mĂȘme pris la dĂ©cision, alors qu’on l’a accablĂ©, au fur et Ă  mesure de certaines situations, Ă  penser de la sorte. En fait, il n’aura Ă  aucun moment eut une pensĂ©e personnelle authentique. Il a plus ou moins Ă©tĂ© programmĂ© insidieusement.

Pour que les hommes apprennent Ă  mieux communiquer, il va falloir qu’ils aillent au bout de leur non-communication, et ça va prendre du temps. Politiquement cela va crĂ©er des dĂ©tresses, Ă©conomiquement cela va avoir quelques effets dĂ©sagrĂ©ables, mais au milieu de tout ce chaos, ce charivari, ce tintamarre, vont se lever des gens qui connaissent la vĂ©ritable communication et qui vont ,que ce soit dans le domaine politique, financier, familial, mĂȘme spirituel, vont apprendre aux hommes comment communiquer.

Tout d’abord, qu’est-ce que la communication ?

Je m’aperçois, puisque je suis un ĂȘtre humain incarnĂ©, que communiquer c’est dire quelque chose Ă  l’autre, et que pour dire ce quelque chose je dispose de ma pensĂ©e qui, avant que je puisse Ă©mettre le son, est en train de prĂ©crĂ©er tout un dialogue, et en train d’observer pour savoir comment ajuster tel ou tel mot, ou le ton de la voix, ou le comportement du corps.

Par exemple si je veux impressionner le plus sensible d’entre vous pour vous dire par exemple : “fais ce que je viens de te dire”, je vais devoir me tenir droit, appuyer le ton de ma voix, et peut-ĂȘtre faire les gestes. Vous aurez l’impression Ă  la fois illusoire et vraie de recevoir le mot, de recevoir une Ă©nergie, en tout cas, vous ĂȘtes terrassĂ©s pour les plus sensibles et dans l’obligation d’exĂ©cuter.

Pour ceux qui sont un peu plus individuels, ils pourront me regarder sans ĂȘtre impressionnĂ©s et choisiront authentiquement, depuis une pensĂ©e qui pĂšse tout ce qu’elle entend, s’ils veulent exĂ©cuter ou pas.

Je ne suis pas en train de me moquer de ceux qui sont impressionnables et de valoriser ceux qui le sont moins, ce sont deux natures d’ĂȘtre humains complĂštement diffĂ©rentes. MĂȘme Ă  niveau spirituel et psychologique Ă©gal ces deux natures sont diffĂ©rentes et l’un va ĂȘtre impressionnĂ©, l’autre va ĂȘtre plus dĂ©terminĂ©.

Mais au fur et Ă  mesure que l’on va s’interroger sur ce qu’est la communication et ceci dans tous les secteurs, on va savoir de quelle maniĂšre en tant que peuple on est manipulĂ© Ă  travers les siĂšcles. De quelle maniĂšre les chefs ont rĂ©ussi, soit Ă  des fins militaires, soit Ă  des fins commerciales, ou tout simplement le pĂšre de famille Ă  des fins personnelles, comment ils ont rĂ©ussi par quel mot, tel mouvement du corps Ă  installer une autoritĂ© Ă  laquelle, moi, je crois que je dois me soumettre.

Je ne propose pas que dĂšs demain rĂšgne la hiĂ©rarchie, ou l’anarchie, de mettre trop d’ordre ou de supprimer tout l’ordre existant qui pourrait ĂȘtre bon finalement pour l’ĂȘtre humain.

Il s’agit authentiquement de redĂ©finir Ă  travers la communication : qu’est-ce que l’ĂȘtre humain ? Quelle est sa place, quel est le sens de la vie, pourquoi je suis venu ?

Si persiste un prĂ©sident qui est en mĂȘme temps un chef militaire quel qu’il soit, que je persiste Ă  me croire son peuple et qu’ensemble nous persistons Ă  jouer ces deux rĂŽles, que le monde entier continue Ă  ĂȘtre structurĂ© de cette maniĂšre, je m’aperçois que je ne trouve pas mon rĂŽle vĂ©ritable sur cette planĂšte. Petit Ă  petit, si je suis inspirĂ© et orientĂ©, je vais aller vers la spiritualitĂ©. Mais de toute façon, cela ne va pas mieux m’aider Ă  assumer ma partie concrĂšte, ma vie professionnelle ou politique par exemple. Il restera toujours une scission, dans la vie spirituelle je fais ceci, mais au travail je fais autre chose.

Alors qu’en redĂ©finissant la communication et Ă  travers elle la nature de la vie, le rĂŽle de l’ĂȘtre humain sur la terre, je vais pouvoir constituer une sociĂ©tĂ© complĂštement diffĂ©rente. C’est pour cela que l’on a tellement empĂȘchĂ© l’homme de parler, empĂȘchĂ© l’homme de penser. C’est pour cela que l’on a eu recours Ă  une certaine dialectique, Ă  des compositions de personnages pour avoir, en fait, accĂšs Ă  la pensĂ©e de l’homme, et par sa pensĂ©e, accĂšs Ă  lui. Et en ayant accĂšs Ă  lui, Ă  sa vie, pouvoir le manipuler, pouvoir l’asseoir dans un endroit.

Les hommes ont toujours pensĂ© qu’il fallait diriger les autres hommes. Attention, je ne tiens pas un discours d’anarchiste, mais il faut passer par une phase plus ou moins anarchiste dans la tĂȘte pour dĂ©couvrir un nouvel ordre. Je ne peux pas simplement passer dans un nouvel ordre, je dois apprendre Ă  dĂ©truire l’ordre qui existe.

L’homme pense qu’il doit diriger l’autre. Chaque fois qu’un humain a essayĂ© de faire quelque chose dans sa famille, dans son quartier, dans une association, pour la nation, pour le monde, il a l’impression qu’il est celui qui a un programme, qu’il sait quelque chose, qu’il est organisĂ©, qu’il a la bonne qualitĂ© d’ĂȘtre Ă  l’heure. Les autres sont ceux que l’on doit sans arrĂȘt rĂ©primander, rappeler qu’il faut ĂȘtre Ă  huit heures au travail, que le travail doit ĂȘtre de qualitĂ©. Comme s’il y avait dĂ©finitivement dans le monde ceux qui aiment le travail et l’organise, et ceux beaucoup plus paresseux qu’il faut traĂźner au travail et qu’il faut surveiller de trĂšs prĂšs pendant l’exĂ©cution du travail.

Tant que l’on persistera Ă  croire Ă  ce schĂ©ma, je dois ĂȘtre un patron sĂ©vĂšre ou je serais un employĂ© malheureux, je dois ĂȘtre un Dieu rempli de courroux et de principes ou je suis un disciple rempli d’épreuves, de problĂšmes et de purifications, or il n’en est rien. La voie est beaucoup plus simple, mais en mĂȘme temps je dois redĂ©finir ma relation avec les autres.

Qu’est-ce que veut dire ĂȘtre le chef, ĂȘtre un employĂ©, ĂȘtre un MaĂźtre et ĂȘtre un disciple ?

Je m’aperçois qu’en apportant une Ă©ducation, on prĂ©pare Ă  la fois celui qui va ĂȘtre un crĂ©atif, c’est-Ă -dire un chef qui prend une initiative et qui crĂ©e, et l’employĂ© qui n’ayant pas forcĂ©ment eu l’initiative ou les moyens de son initiative va participer Ă  l’élaboration de cette crĂ©ation.

Donc autant l’un que l’autre sont indispensables. Mais il est vrai que pour que l’exĂ©cution de cette initiative soit parfaite, au mieux de la perfection atteignable, il va falloir surveiller les exĂ©cutants.

Mais si je suis un patron, un guide ou un MaĂźtre, on a Ă  surveiller l’exĂ©cution, cela ne veut pas dire que je dois infĂ©rioriser l’exĂ©cutant. Cela ne veut pas dire que je dois le juger infantile, incapable d’ĂȘtre Ă  l’heure, d’ĂȘtre conscient de son travail et de donner le meilleur de son rendement. Car Ă  ce moment-lĂ , je dĂ©truis toute communication possible, je m’enferme dans un certain rĂŽle, l’employĂ© aussi. C’est comme cela, qu’éternellement on n’en sort pas et il n’y aura que des grĂšves, que des grĂšves, que des grĂšves.

D’une certaine maniĂšre le clan des employĂ©s va essayer de faire pression sur le clan des patrons et vice-versa, et on ne voit pas une Ă©nergie de crĂ©ation sortir pour amĂ©liorer le monde. On voit tout simplement deux clans qui s’affrontent. C’est un vĂ©ritable miracle qu’une crĂ©ation ait lieu, que le travail se poursuive. Et c’est bien parce qu’il y a la faim et la peur de mourir de faim que l’employĂ© continue Ă  aller travailler pour ce patron et que ce patron continue Ă  employer des ouvriers.

Si donc avant toute cette escalade, je suis un employeur ou un responsable qui ne pense pas Ă  infantiliser, Ă  infĂ©rioriser les employĂ©s, je vais observer de quelle maniĂšre le travail peut ĂȘtre fait au mieux de la qualitĂ©, au mieux du rendement en tenant compte des employĂ©s que j’ai en face de moi. Non pas que je me mĂȘle de leur vie privĂ©e, savoir que si l’un divorce je dois accepter qu’il travaille moins vite ou moins bien. Mais je vais, par une certaine connaissance de la psychologie, savoir adapter la tĂąche que je demande Ă  l’employĂ©.
Ce qui fait que je peux continuer Ă  le respecter profondĂ©ment humainement, parce que je ne lui demande pas l’impossible.

À partir de ce moment, l’employĂ© le sait, il le ressent et pour lui, travailler devient un moment d’épanouissement complet. Il fait au mieux ce qu’il peut faire et ce qu’il sait faire. Alors que pour l’instant l’employĂ© est celui qui d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale essaie d’en faire le moins possible et le moins bien possible. Comme pour, sur le dos de l’employeur et de tout le systĂšme de la sociĂ©tĂ©, il essaie de rĂ©cupĂ©rer un peu de temps pour lui-mĂȘme et sa propre paresse, ou pour avoir quelques minutes de pause.

Dans la nouvelle dĂ©finition que j’annonce, c’est ce qui va se produire dans l’humanitĂ©, l’employeur comme l’employĂ© ne s’affronteront plus et chacun effectuera son travail magnifiquement.

Et cela part de quoi ?

Dans le respect rĂ©ciproque ce n’est plus la chose Ă  crĂ©er qui compte, mais avant tout, de considĂ©rer quel humain est le plus Ă  mĂȘme de crĂ©er telle chose ou telle partie de la chose.

À partir du moment oĂč j’adapte en tant qu’employeur les tĂąches, je crĂ©e une entreprise idĂ©ale.
Ce qui ne veut pas dire que je vais devoir systématiquement adapter les tùches au profil psychologique de chacun de mes employés. Mais au fur et à mesure tout ceci va se mettre en place et déjà cela se dessine.

En mĂȘme temps que la sociĂ©tĂ© va devenir plus riche d’expression, les futurs employĂ©s vont pouvoir mieux considĂ©rer leurs acquis, leurs talents et leurs envies.
Ce qui fait que celui qui se sent attirĂ© par les chiffres, ne refusera pas d’ĂȘtre comptable et va assurer son poste avec une relation heureuse avec les chiffres et ce type de travail. Ce qui fait qu’en tant qu’employeur je vais sĂ©lectionner cette personne, je serai Ă  mĂȘme de compter sur l’efficacitĂ©, la joie de vivre, la bonne humeur de cet employĂ©.

Mais bien sĂ»r, tant que la sociĂ©tĂ© n’offre pas une palette plus grande d’activitĂ©s professionnelles, il y aura toujours une majoritĂ© d’individus qui vont faire un mĂ©tier non dĂ©sirĂ©, parce que c’est la voie la plus facile Ă  une Ă©poque oĂč il y a de l’embauche possible.

Donc il s’agit bien de l’évolution de toute une sociĂ©tĂ©, de toute une Ă©conomie aussi, pour aboutir Ă  une meilleure relation entre les hommes. Chaque fois la relation humaine est dĂ©terminĂ©e par le niveau Ă©conomique du pays ou l’importance que l’homme accorde au niveau Ă©conomique et cet accĂšs Ă  cette richesse ou pas.

Il y a des tribus qui vivent de maniĂšre trĂšs dĂ©munie et ils considĂšrent que ce n’est pas un problĂšme de n’avoir qu’une seule femme, qu’une seule sarbacane, qu’une seule hutte, et cela ne ruine pas les relations Ă  l’intĂ©rieur de la tribu.

Par contre il y a certains groupes humains qui considĂšrent trĂšs important de pouvoir manger de bons plats, de pouvoir s’habiller Ă  la mode, de pouvoir prendre trois fois par an des vacances dans les endroits les plus fantaisistes, les plus Ă  la mode, de pouvoir s’acheter des Ă©lĂ©ments de confort, changer de voiture, etc.

Ce qui fait que de plus en plus je me trouve dans l’obligation de gagner de l’argent. Je me trouve dans un impĂ©ratif Ă©conomique comme les autres hommes, qui sont en face de moi, employeurs ou employĂ©s, et cela va parasiter ma relation. Soit j’ai en face de moi un concurrent, soit un employeur qui ne me donne pas assez d’argent pour que je puisse me payer tout ce dont j’ai envie.

SystĂ©matiquement l’argent est liĂ© au type de communication que les groupes humains entretiennent et que les individus entretiennent aussi Ă  l’intĂ©rieur de la famille. Il y a par exemple des enfants qui peuvent devenir trĂšs rancuniers Ă  l’égard de leurs parents si les parents ne leur donnent pas de l’argent de poche.

Ce qui veut dire que communiquer, dĂ©penser et gagner de l’argent, sont en Ă©troite relation. Bien sĂ»r cela vaut pour l’occidental, cela ne vaut pas pour une tribu sur le plateau africain, parce qu’il ne connaĂźt pas ce type de relation.

Mais au fur et Ă  mesure l’accĂšs Ă  l’argent va devenir une chose mieux rĂ©partie. Ce qui ne veut pas dire que ce sera Ă  la charge du gouvernement, soit par des versements complĂ©mentaires, d’agrandir le portefeuille d’une famille ou d’un groupement de la sociĂ©tĂ©.
Mais l’accĂšs Ă  l’argent, en mĂȘme temps qu’il restera dĂ©pendant de l’initiative et du talent individuel, sera beaucoup plus facile qu’aujourd’hui, parce que l’on va diversifier les tĂąches.

Aujourd’hui, il y a une grande concentration des tĂąches. Il y a des usines entiĂšres occupĂ©es Ă  traiter un produit, depuis sa crĂ©ation, son extraction du sol, jusqu’aux objets que l’on va fabriquer.
Si l’on Ă©clate cette centralisation, si l’on Ă©clate les moyens de production, on permet de crĂ©er tout un artisanat que l’on a jamais connu, pas mĂȘme avant la guerre, pas mĂȘme pendant votre siĂšcle. Car l’artisanat n’est pas forcĂ©ment quelque chose que l’on fait avec ses petites mains. Je moule moi-mĂȘme.

L’artisanat c’est : j’ai une idĂ©e, mĂȘme si en fait j’ai besoin de moyens industriels et technologiques pour l’exĂ©cuter. Voila, j’ai une idĂ©e.
La notion mĂȘme de l’artisanat va se dĂ©placer de la capacitĂ© de fabriquer avec mes mains vers une zone beaucoup plus intellectuelle et mentale.

J’ai une idĂ©e, je l’analyse, je la compose, je la structure comme un projet, et je la prĂ©sente, que ce soit aux banques ou simplement Ă  un groupe qui me permettra par des apports financiers, ou des complĂ©ments intellectuels, en crĂ©ant une coopĂ©rative Ă  passer Ă  l’exĂ©cution.

Donc, tout l’artisanat va se trouver dans le monde intellectuel et c’est ainsi que l’on verra un grand Ă©panouissement de la sociĂ©tĂ© pour les gĂ©nĂ©rations futures. Car on va en fait, en vĂ©ritĂ© et enfin, pouvoir crĂ©er selon son idĂ©e.

L’homme est trĂšs crĂ©atif. S’il vous semble que vous ne l’ĂȘtes pas, c’est parce que vous ne vous en donnez pas le droit, c’est parce qu’on vous a appris Ă  obĂ©ir. Maintenant je vais savoir ĂȘtre Ă  l’écoute de mes petits talents, de mes expressions et si au dĂ©but je m’y prends que pendant mes heures de loisir, au fur et Ă  mesure je m’aperçois que je vais pouvoir en crĂ©er un moyen d’existence.

Ce qui va amener un changement de communication, parce qu’en face de moi, je n’ai pas simplement un employĂ©, mais j’ai un crĂ©ateur potentiel. J’ai peut-ĂȘtre Ă©tĂ© le premier Ă  crĂ©er le projet d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, mais voilĂ  qu’avec le temps ce projet doit s’amĂ©liorer, s’adapter Ă  des nouvelles nĂ©cessitĂ©s Ă  cause des mutations de cette sociĂ©tĂ©, des goĂ»ts ou de la mode. Si je m’en tiens uniquement Ă  ma premiĂšre idĂ©e je vais perdre mon entreprise et mon marchĂ©.

Maintenant, si mon employĂ© peut devenir mon collaborateur, un crĂ©ateur Ă  part entiĂšre comme moi, je ne suis pas simplement un patron qui donne une tĂąche Ă  faire Ă  un employĂ©, j’organise des rĂ©unions, je regroupe rĂ©guliĂšrement tous les employĂ©s. Ensemble, nous discutons sur les moyens d’amĂ©liorer, soit qu’ils sont eux-mĂȘmes les consommateurs de l’objet ou de la chose qu’ils crĂ©ent, ou ayant une motivation beaucoup plus physique, plus personnelle et en voir les adaptations et les faire.

Ce qui fait qu’on ne verra plus dans les entreprises le patron et les employĂ©s, mais une vĂ©ritable coopĂ©ration, et ceci mĂȘme dans l’élaboration financiĂšre de l’entreprise. Tout cela fonctionnera davantage sur le phĂ©nomĂšne de la coopĂ©rative, plus que sur le phĂ©nomĂšne d’une sociĂ©tĂ©.

Pourquoi la coopĂ©rative est l’avenir de la sociĂ©tĂ© occidentale ?

Tout simplement parce que ce sera le seul moyen de survivre. On s’apercevra que laisser la monopolisation Ă  des individus qui s’accaparent tout, qui ne sont pas trĂšs bons gestionnaires, ou s’amusent avec les bĂ©nĂ©fices, l’argent et la bonne santĂ© de l’entreprise, spĂ©culent dans des endroits trĂšs scabreux au risque de tout perdre, on verra que ce n’est pas la solution de s’en remettre Ă  un seul homme ou Ă  un groupe, qui de toute façon se comporte de la mĂȘme maniĂšre, en un seul homme.

Plus l’employĂ© va prendre des initiatives et devenir comme coresponsable de la santĂ© de son entreprise et plus l’économie sera calme, stable, et moins cela donnera de l’importance aux hommes politiques.

Cela va faire changer le pouvoir de camp. Aujourd’hui, tout est dans les mains de ceux qui prennent les dĂ©cisions en tant que grands employeurs, que ce soit au niveau de l’entreprise ou au niveau de la politique.

Si moi, de plus en plus je deviens crĂ©atif, je deviens responsable, je deviens gestionnaire ou du moins je m’en mĂȘle, on ne peut plus diriger pour moi, on ne peut plus prendre des dĂ©cisions pour moi, on est obligĂ© de m’en tenir compte. Ce qui fait, qu’en mĂȘme temps, on va se libĂ©rer de ce fardeau qu’est la politique et que sont les politiciens.

Je n’accuse pas et ne condamne pas les politiciens, il y a parmi eux de vĂ©ritables humanistes, de trĂšs bons gestionnaires qui essaient de faire du mieux qu’ils peuvent, mais leur vision n’est pas exĂ©cutable aujourd’hui, parce que le peuple ne suit pas, parce qu’il n’a pas compris de quelle maniĂšre il peut faire peser son rĂŽle dans la balance.

Au fur et Ă  mesure, Ă  cause de conflits, de manque de communication, de perturbations vibratoires et Ă©conomiques, le peuple va devenir mĂ©content et va descendre dans la rue et grogner. Il va renvoyer tout autant qu’ils sont les hommes de la politique, de l’industrie et tous les gestionnaires. La politique va devoir s’adapter et devenir un endroit oĂč ensemble on discute de quelle maniĂšre on vit la vie, pas simplement de quelle maniĂšre on fait marcher l’industrie, mais de quelle maniĂšre on vit la vie.

En incorporant Ă  l’intĂ©rieur de l’industrie, de l’économie, de l’enseignement, de la recherche scientifique, ou de quoi que ce soit, en y incorporant une dimension humaine, qui n’existe pas du tout aujourd’hui. On fera en sorte que les choses soient paisibles, belles et puissent Ă©voluer.

Ce qui fait que l’économie se sclĂ©rose, qu’une entreprise meure, qu’une politique se sclĂ©rose et arrive au pied de son exĂ©cutant, c’est qu’il n’y a pas suffisamment de part humaine. Il y a une idĂ©e, il y a une gestion, ou il y a un mĂ©canisme industriel, mais ce n’est pas au nom de l’homme pour l’homme.

Donc forcĂ©ment un phĂ©nomĂšne d’usure se crĂ©e, les hommes se dĂ©sintĂ©ressent, les hommes se mettent en colĂšre et dĂ©truisent. Alors que si on intĂšgre une partie humaine Ă  l’intĂ©rieur de quel que soit le mĂ©tier, ou quelle que soit la politique ou idĂ©e, mĂȘme religieuse, qui est Ă  faire vibrer ou exploiter, Ă  ce moment-lĂ , l’homme va faire Ă©voluer l’idĂ©e sans qu’il y ait de crise. Cela se transformera comme la graine devient une tige, devient des feuilles, une fleur et exhale son parfum.

Est-ce que l’on imagine une marguerite entrer en crise politique pour crĂ©er des feuilles. Est-ce que l’on imagine une marguerite passer par des crises psychologiques, philosophiques, intellectuelles, pour crĂ©er ses pĂ©tales ? Non. L’énergie est Ă  l’Ɠuvre et on va chaque jour un peu plus loin, vers plus de perception, plus de beautĂ© jusqu’à l’exhalation de ce parfum magnifique que l’on trouve dans certaines fleurs.

Pour toute activitĂ© il en est de mĂȘme. On ira au fur et Ă  mesure des mouvements et des concertations ouvertes, Ă  une expression de plus en plus parfaite, jusqu’à ce que l’on aboutisse Ă  ce qui pourrait ressembler Ă  une mĂ©ditation et l’on dĂ©couvrira une belle fraternitĂ©.

Bien sĂ»r, ça a l’air idĂ©aliste ce que je raconte, mais c’est une rĂ©alitĂ© que tout le monde pourra vivre si on s’en donne la peine. Car en fait, se rĂ©unir pour discuter d’une recette de cuisine, ou comment fabriquer une boĂźte de conserve, c’est une chose qui n’est qu’un prĂ©texte pour faire en sorte que les hommes se rĂ©unissent, rĂ©unissent leurs pensĂ©es, leur Ă©nergie de travail, leurs crĂ©ativitĂ©s.

Et lorsqu’enfin, une bonne fois pour toutes, les hommes vont se rĂ©unir pour leurs crĂ©ativitĂ©s, vous allez ressentir des Ă©nergies magnifiques circuler, vous aurez l’impression, que ce n’est plus simplement vous qui devez rĂ©flĂ©chir pour crĂ©er une voiture, un objet, un vase, mais qu’il y a la voiture parfaite, le vase parfait et la recette parfaite, en tant qu’idĂ©e, qui plane au-dessus de vous, comme une prĂ©sence qui essaie de se faire connaĂźtre de vous.
Ce qui fait que la recette des petits pois devient une occasion de mĂ©ditation. Et cela l’est absolument. Mais ce n’est pas pour demain bien sĂ»r.

Mais redĂ©finissons un petit peu mieux ce qu’est cette communication dont je parlais tout Ă  l’heure et qui doit amener une sorte de nouvelle sociĂ©tĂ©, non pas entiĂšrement nouvelle, mais humaine, et ça, c’est une grande nouveautĂ© c’est vrai.

Qu’est-ce que communiquer ?

Si je suis un ĂȘtre humain, que je dĂ©pends de ma voix, de ma pensĂ©e, des mots que je vais choisir, donc des intentions de mon intelligence, de mes dĂ©sirs aussi, je m’aperçois que je ne suis pas du tout une communication. Je suis un monde privĂ© qui va chercher le meilleur moyen de se faire comprendre Ă  l’autre, qui est un autre monde privĂ©, avec qui j’espĂšre avoir une relation fraternelle, une relation d’amour, une relation de sympathie. Ou bien, je vais essayer de me faire admettre dans la mesure oĂč j’entretiens avec l’autre une relation d’employeur-employĂ©, d’instructeur et d’élĂšve, ou de tempĂ©rament fort Ă  des personnalitĂ©s que je juge faibles, mais ce n’est pas cela mĂ©diter comme je vous l’ai prĂ©cisĂ©, pas plus que cela l’est de parler.

Qu’est-ce donc pour moi la communication, le partage, la mĂ©ditation, l’échange ?

Je ne vais pas Ă  l’inverse considĂ©rer uniquement l’autre et lui dire ce qui lui plaĂźt, ce qu’il a envie d’entendre. Vous voyez comme vous basculez du noir au blanc, cet Ă©ternel conflit oĂč l’on n’arrive pas Ă  trouver le comportement juste, l’idĂ©e juste, l’amour juste. Je suis sans arrĂȘt en ballottage dans le blanc, dans le noir, dans le plus, dans le moins.

Qu’est-ce que communiquer ?

Il ne faut pas oublier que j’existe, que l’autre aussi existe, mais je ne vais pas devoir m’anĂ©antir au profit de l’autre. Je vais d’abord devoir bien prendre conscience de ce que je veux, de ce que je veux dire, du rĂ©el sentiment que je veux faire passer.

Par exemple si j’ai une relation de sympathie avec quelqu’un, que je veux lui parler de quelque chose sans Ă©veiller ses craintes, sans le vexer, ce que je dois dire je dois le dire Ă  l’intĂ©rieur de tout un processus impliquant des mots, des regards, des tons de sympathie. C’est ainsi que je communique aujourd’hui.

Tandis que si j’agrandis mon horizon, je m’aperçois que je dois simplement considĂ©rer ce que j’ai envie de dire, parce que j’y crois, parce que c’est ma sensibilitĂ©, et j’attends de l’autre qu’il me reçoive d’une maniĂšre objective et neutre.

Ce qui fait que communiquer va devoir se préparer.
Je ne vais pas devoir m’expliquer sur ce quoi je m’exprime, sur ce pourquoi je prĂ©tends que ceci est vrai, que ceci est faux. Ceci est une communication Ă  mon profit. Ce que j’appelle prĂ©parer une communication, c’est d’abord essayer de discuter avec l’autre, de prĂ©venir l’autre sur ce qu’il n’entendra pas, ou ce sur quoi il va fixer son attention et que je n’aurai pas Ă©ventuellement voulu dire. Donc, je vais devoir avant tout parler, mettre au clair sur ce que l’autre va ressentir, interprĂ©ter, comprendre insidieusement sans que je l’aie dit.

Et une fois que j’aurai exorcisĂ© tout le phĂ©nomĂšne des sous-entendus, que vous pratiquez si souvent et en grande abondance, j’arriverai Ă  une vĂ©ritable communication. En mĂȘme temps que j’arrive Ă  une vraie communication sans sous-entendu, sans malentendu, j’arrive pour moi-mĂȘme Ă  une plus grande prĂ©sence.

Donc, au moment oĂč je communique, je mĂ©dite. Bien sĂ»r, ce n’est pas une mĂ©ditation en Ă©tat de contemplation, je mĂ©dite dans ce sens oĂč je suis une prĂ©sence complĂšte, je n’ai plus peur de l’autre.

Ce qui fait que j’essaie toujours de prendre des chemins dĂ©tournĂ©s, c’est parce que j’ai peur de l’autre. Soit je suis un chef avec une forte personnalitĂ© et j’ai peur que l’autre ne m’obĂ©isse pas. Soit je suis un peu timide, un peu plus renfermĂ© et j’ai peur que l’autre me critique, que l’autre me renvoie, sorte sa grosse voix pour m’obliger Ă  ceci, Ă  cela.

Si je suis dĂ©barrassĂ© de cette peur, je deviens une prĂ©sence complĂšte et je dis ce que j’ai Ă  dire, mĂȘme si en d’autres temps ce que j’ai Ă  dire m’aurait paru difficile Ă  faire passer : une critique par exemple.

Par exemple, je veux dire Ă  mon ami : "ne renifle plus". Si j’ai une relation sympathique avec lui, je peux me dire que ça va le vexer, la vexer. Voila tout une file de consĂ©quences qui risque de briser notre belle sympathie et j’en ai besoin. Donc, je ne dis pas Ă  mon ami "arrĂȘte de renifler", bien que cela lui serait trĂšs profitable, car c’est Ă  cause de cela que son ou sa petite amie rĂ©flĂ©chit et repousse le moment de le ou la demander en mariage. Alors que si je parlais franchement Ă  mon ami, je lui donnerais l’occasion de se marier, parce que son ami, le ou la trouvant trĂšs esthĂ©tique jusque dans ses maniĂšres sociales se laisserait complĂštement aller Ă  l’amour qu’il ou qu’elle Ă©prouve.

Comment vais-je oser dire Ă  mon ami : "il faut que tu arrĂȘtes de renifler, parce que ce n’est pas beau, ce n’est pas fĂ©minin, ou dans le cas d’un garçon, ce n’est pas sĂ©duisant."
Comment je vais m’y prendre ?

Je profite d’un jour oĂč je suis d’une trĂšs bonne humeur, plein d’énergie et je sens que je peux supporter tous les chocs en retour, et je lui dis : “Tu sais, tu devrais enfin arrĂȘter de renifler”. Mais voilĂ  que le lendemain l’énergie Ă©tant passĂ©e, je regrette, je me fais du souci, je tĂ©lĂ©phone, je m’excuse, ce qui donne Ă  l’autre l’occasion de renifler encore plus.

Tout d’abord, je vais aimer mon ami et je ne lui fais pas un reproche, je le guide vers un comportement plus esthĂ©tique. Je dois faire entrer dans mon cƓur un amour total, une acceptation totale de l’autre mĂȘme de son reniflement. Je ne dois pas rejeter son reniflement, parce que c’est ça en fait qui va vexer mon ami, mais dans mon cƓur je n’ai pas l’attitude de le corriger et tout ĂȘtre humain, mĂȘme s’il n’est pas psychique, ressent les intentions du cƓur, mĂȘme si c’est inconsciemment.

Ce qui fait que lorsque j’aurai installĂ© cette profonde acceptation de l’autre dans le cƓur et qu’en fait c’est un cadeau que je tends Ă  l’autre, ma voix va devenir cet amour magnĂ©tique, mon regard va laisser transparaĂźtre cette charitĂ©, mon aura va entourer l’autre dans ce grand geste d’amour et de partage.

Donc l’autre ne va pas se sentir vexĂ©. Il sera Ă©clairĂ©, parce qu’il va recevoir toute cette bonne intention, toute cette lumiĂšre, et il va dire : "tu as raison, tu aurais dĂ» me le dire avant."

Vous pouvez appliquer cette mĂ©thode de communication dans tous les secteurs, les parents envers les enfants, les employeurs envers les employĂ©s, les employĂ©s envers les employeurs et les disciples envers Dieu, car Dieu lui-mĂȘme l’emploie vis-Ă -vis du disciple, il vous accepte totalement.

C’est d’ailleurs cette grande libertĂ© qui vous affole, car vous avez aussi la possibilitĂ© de devenir mauvais. Si vous avez cette libertĂ©, c’est bien parce que la divinitĂ© vous accepte totalement.
Mais au fur et Ă  mesure avec un geste qui connaĂźt la vĂ©ritĂ© et qui veut faire prĂ©valoir la vĂ©ritĂ© en vous, voilĂ  qu’une correction arrive Ă  gauche, Ă  droite et que petit Ă  petit vous ĂȘtes amenĂ©s Ă  comprendre, intuitionner le comportement idĂ©al et correct.

La relation parents enfants devrait se fonder totalement et complĂštement lĂ -dessus. Acceptez totalement votre enfant.

Par exemple, il est turbulent Ă  l’école, il rentre Ă  la maison pour se battre avec ses frĂšres et sƓurs, ou les petits voisins. VoilĂ  ce qu’il faut faire et je ne vous demande pas de l’exĂ©cuter dĂšs demain, mais considĂ©rer ma parole, pesez-en le pour, le contre, l’espace que cela crĂ©e et si cela vous plaĂźt et si cela vous permet de mieux maĂźtriser la vie, alors exĂ©cutez. Ne faites jamais rien en obĂ©issant Ă  mon conseil ou en exĂ©cutant mon conseil. Cela ne va pas marcher et vous allez oublier la mĂ©thode d’une fois Ă  l’autre.

Si vous rĂ©flĂ©chissez quelque temps, si vous l’intĂ©grez, si vous goĂ»tez son nouvel espace, cela devient un acquĂźt et vous n’avez plus besoin de moi, vous pouvez vivre tout seul.

VoilĂ  comment il serait bon que les parents se comportent vis-Ă -vis des enfants.
Acceptez totalement votre enfant, aimez-le, mĂȘme avec sa violence, sa turbulence. Ce qui ne veut pas dire que vous allez lui laisser tout le loisir d’ĂȘtre turbulent. Je parle d’une disposition, d’une attitude dans votre cƓur, de façon que lorsque vous allez rentrer dans la chambre oĂč il fait du bruit et que vous le regardez, vous puissiez Ă©mettre Ă  la fois un regard d’amour et d’autoritĂ©. C’est cela qui va faire plier l’enfant, qui va Ă©duquer l’enfant, qui va le calmer et lui montrer ce qu’est la vie, comment il faut la vivre et de quelle maniĂšre on arrive Ă  s’en faire une alliĂ©e.

Entrez dans la chambre, vous le prenez par les Ă©paules et d’un ton ferme et aussi plein d’amour, vous lui dites : "Cela suffit, maintenant, je te prĂ©viens une seule fois, cela suffit. Tu t’assois et tu fais un dessin."

Pour rĂ©clamer le calme de la part d’un enfant il faut savoir l’occuper. Un enfant ne peut pas rester en place. Un enfant qui reste dans son coin Ă  ne rien faire est un enfant qui a des problĂšmes. C’est une Ăąme qui a des difficultĂ©s Ă  accepter l’incarnation, qui se tient un peu Ă  distance et qui donc n’envoie pas suffisamment d’énergie pour animer l’enfant. Il faudrait donc s’occuper plus spĂ©cialement de ces enfants-lĂ .

À l’enfant qui est turbulent on ne peut pas lui demander d’ĂȘtre calme, car Ă©tant donnĂ© que dans ce cas-lĂ  l’ñme a dit totalement oui Ă  la vie ou a l’incarnation, l’enfant est pris dans un tourbillon d’énergie, un tourbillon d’expĂ©rience, il veut tout voir, tout sentir, tout dĂ©couvrir, il veut mettre son nez partout !

Puisque le calme est impossible de la part de cet enfant, il faut le canaliser, canaliser ses énergies, ses expériences et le canaliser dans des choses trÚs créatives : la peinture, le dessin, la construction, la musique, ou des choses un peu plus physiques comme affronter des éléments dehors et en faire quelque chose.

Pour l’ñme, c’est l’occasion de prendre contact avec la matiĂšre avec laquelle elle va devoir vivre tout le reste de sa vie. Donc il est important que ce premier contact soit plein d’enseignements, mais aussi plein de fusions. Lorsque je dessine je fusionne avec un certain aspect de moi-mĂȘme et de la matiĂšre. Puisque j’invente, j’essaie de manipuler avec ma matiĂšre mentale la matiĂšre plus physique puisqu’il faut que je maĂźtrise le trait. Et c'est ainsi, au fur et Ă  mesure, que je m’ancre dans la matiĂšre et que sans aucun effort, Ă  dix-huit ans, vingt-cinq ans, je peux mĂ©diter d’une maniĂšre magnifique mĂȘme si ce n’est que ma premiĂšre mĂ©ditation.

Pourquoi? Parce que je suis aligné, je suis une présence.

En installant cette communication-lĂ , je m’aperçois que je peux Ă©duquer, mais que je suis Ă©ducable aussi. En Ă©ducateur que je suis, je fais remarquer Ă  mon ami qu’il ne faut pas renifler, mais voilĂ  que moi je me mets le doigt dans le nez et ce n’est pas mieux. Alors j’accepte que mon ami soit Ă  son tour un Ă©ducateur pour moi.

Un de nos frĂšres avait dĂ©jĂ  citĂ© cette belle phrase: "on voit la paille qui est dans l’Ɠil de son voisin, mais on ne voit pas la poutre qui est dans le sien."
Alors je crĂ©e une version occidentale, moderne qui j’espĂšre deviendra une version du vingt et uniĂšme siĂšcle : "on entend le nez de notre voisin renifler, mais on ne voit pas le doigt que l’on se met dans notre propre narine."

Donc avec ce genre de communication dont je parle, j’éduque mais je deviens Ă©ducable. Parce que l’autre me montre ce que je n’avais pas remarquĂ©. Mais du fait que c’est donnĂ© avec amour et que je reçois mon ami avec amour quoi qu’il dise, je l’accepte totalement. Il peut se tromper, mais en fait il ne me veut pas de mal et je sais quand il a raison.

C’est ainsi que la famille humaine devient une famille oĂč chacun Ă©duque l’autre. Il n’y a plus un Ă©ducateur et un Ă©duquĂ©, il y a simplement des frĂšres qui partagent, qui se serrent les coudes, qui sont une famille.

Je dĂ©plore constamment, que mĂȘme Ă  l’intĂ©rieur des groupements spirituels il y ait sans arrĂȘt de la compĂ©tition au lieu de voir une vĂ©ritable confrĂ©rie qui s’entraide. VoilĂ  ce qu’est une famille humaine, un temple, voilĂ  la maniĂšre de pouvoir progresser spirituellement.

C’est ce type de relation qu’entretient le maütre vis-à-vis de vous.
Ne pensez pas que le MaĂźtre est celui qui se prend pour un MaĂźtre, qui administre ses discours, ses initiations lorsqu’il faut, qui se moque de vous, qui vous regarde comme Ă©tant bien infĂ©rieur et quasiment un animal. Non, il voit un frĂšre en vous. Il voit un frĂšre pris dans les torpeurs, dans les illusions, par les blessures, par l’ignorance. Chaque fois qu’il essaiera de vous parler, de vous instruire, mĂȘme si c’est d’un ton qui sait tout, qui ne se laisse pas entraĂźner lĂ  oĂč il ne faut pas, par exemple dans trop d’affectivitĂ© comme vous le voudriez trop souvent de la part des guides, des MaĂźtres, et bien il n’en est rien.

Seulement c’est vrai que l’on ne fait pas faire Ă  un MaĂźtre ce que l’on veut et ce qu’il ne veut pas, car il connaĂźt la VĂ©ritĂ©. Mais en t’acceptant totalement, en t’aimant totalement pour ce que tu es, il sait t’administrer des remarques, des conseils, une forme de connaissance. Et si tu es suffisamment plein d’amour pour un Dieu, une divinitĂ©, un MaĂźtre ou une hiĂ©rarchie, tu sauras accepter cela comme un enrichissement et pas comme des reproches.

Si tu agissais en considĂ©rant que ce ne sont que des reproches, tu arriverais Ă  vivre un conflit terrible. "VoilĂ  un Dieu qui me critique et c’est en mĂȘme temps le mĂȘme Dieu sur lequel je compte pour l’illumination. Alors comment je peux aimer et haĂŻr en mĂȘme temps ?" Il n’y a que l’homme qui est capable de cette chose, pour moi c’est un mystĂšre et je n’ai toujours pas compris comment il y arrive.

En mĂȘme temps que tu aimes, tu hais profondĂ©ment Dieu, tu le dĂ©testes avec une puissance que tu ne peux pas imaginer, parce que tu n’en as pas pris conscience.

Et tu le détestes pourquoi ?

Parce qu’il est supĂ©rieur et que sans arrĂȘt, Ă  l’intĂ©rieur des grands livres, il y a des grandes phrases qui te montrent et qui te font juger que tu es infĂ©rieur. Il est Ă©ternel et tu es mortel. Il sait tout et tu ne sais rien. Il peut tout et tu ne peux rien.
Alors comment peux-tu aimer un Dieu pareil, tu peux l’admirer et c’est ce qui te pousse dans la voie de la spiritualitĂ©, mais profondĂ©ment tu le dĂ©testes, et tu n’as qu’une envie c’est que sitĂŽt que tu as attrapĂ© sa lumiĂšre, un coup de pied tu le dĂ©trĂŽnes et tu te mets Ă  sa place. L’admiration pousse Ă  cela.

DĂšs que tu aurais une initiation, tu n’aurais de cesse que de dĂ©trĂŽner Dieu. C’est ce que font les mages noirs. ArrivĂ©s Ă  une certaine initiation oĂč ils savent manipuler certaines Ă©nergies, ils ne peuvent plus tolĂ©rer cette relation fausse qu’ils entretiennent avec Dieu. C’est la relation qu’ils ont imaginĂ©e et Ă  laquelle ils croient, alors ils veulent le dĂ©trĂŽner et pour le dĂ©trĂŽner il faut captiver l’humanitĂ©, et pour la captiver, il y a certaines mĂ©thodes.

Mais dans la mesure oĂč vous faites ce nettoyage dont j’ai parlĂ© tout Ă  l’heure, cet alignement, vous ne risquez rien, absolument rien.
C’est ce qu’utilisent les mages noirs, le monde de l’illusion, mais si vous ĂȘtes nettoyĂ©s, si vous tendez vers une certaine Ă©volution, vous dĂ©truisez cette grande illusion. Donc on ne peut rien sur vous. C’est d’une logique trĂšs Ă©vidente.

Je viens de vous expliquer quel Ă©tait le vĂ©ritable fondement de la communication. Donc, ce ne sont pas tes mots, ce n’est pas la duretĂ© ou la gentillesse de ta phrase qui crĂ©e ta bonne ou ta mauvaise communication avec les autres. Si tu es quelqu’un qui voit le vrai, qui voit la vĂ©ritĂ©, qui voit l’évidence, tu as le droit de la dire, mais avant tout, dans ton cƓur, tu dois accepter totalement l’autre et l’aimer tel qu’il est et s’il devient mieux, c’est tant mieux.

Tandis que si tu vois la vĂ©ritĂ©, l’évidence et que tu rejettes l’autre, parce qu’il exerce cette chose que tu n’aimes pas et qui te dĂ©range, Ă  ce moment-lĂ  c’est vrai, tu as de gros problĂšmes de communication. Tu passes pour un violent, un agressif, un intolĂ©rant, et t’étant identifiĂ© Ă  tous ces maux, tu deviens toi-mĂȘme intolĂ©rant, impatient et de plus en plus critiquĂ© et on n'en sort plus.

Alors mettez un peu d’amour dans tout cela. Je ne parle pas d’amour trĂšs catholique, romantique et affectueux. Je parle de l’amour du cƓur, une intention totale d’accepter l’autre. J’insiste. Est-ce que vous sentez la diffĂ©rence qu’il y a ? Est-ce que vous sentez la position qu’occupe votre cƓur ? Si vous pensez aimer quelqu’un parce qu’il vous aime, qu’il vous soutient, qu’il vous ressemble, parce qu’il n’a jamais eu de problĂšme et aimez l’autre parce que vous l’acceptez totalement. Est-ce que vous sentez que cela vous implique dans un Ă©tat de mĂ©ditation, dans un acte de prĂ©sence totale au monde et Ă  l’autre.

Est-ce que vous comprenez qu'en utilisant des choses aussi simples que cela, je construis en moi tout un itinĂ©raire, tout un comportement spirituel, qui Ă  la fin de la journĂ©e va d’une maniĂšre naturelle et logique, comme un parfum sort de la fleur, aboutir Ă  une mĂ©ditation rĂ©ussie et magnifique.

Je voulais vous encourager Ă  cette vraie communication, que je n’ai pas appelĂ©e tolĂ©rance, vous l’avez remarquĂ©, mais au contraire partage, dialogue, acceptation de soi et de l’autre.

Venons-en Ă  la question qui m’a Ă©tĂ© posĂ©e parce qu’elle est trĂšs intĂ©ressante.

Comment utiliser l’énergie des diffĂ©rentes pleines Lunes et les diffĂ©rentes phases de la Lune ?

En fait, il ne s’agit pas d’une Ă©nergie lunaire, mais il s’agit, encore et toujours, d’une Ă©nergie en provenance du soleil, mais aussi des diffĂ©rentes planĂštes du systĂšme et quelque fois des constellations.

Lorsque quelque chose fait miroir, canal, c’est pour tout ce que la chose fait canal et miroir. Donc il ne faudrait pas tant s’arrĂȘter Ă  considĂ©rer la Lune ou Ă  voir la Lune, mais plutĂŽt considĂ©rer les diffĂ©rentes planĂštes, qui vont passer par la rĂ©verbĂ©ration de la Lune pour vous atteindre d’une maniĂšre un petit peu diffĂ©rente.

Si le soleil rayonne sur vous, que ce soit d’une maniùre spirituelle ou un petit peu plus vibratoire par son prana et ses particules, vous avez donc une relation directe avec le soleil.
Que se passe-t-il pendant les phases de la Lune montante et de la pleine Lune ?

Le soleil va passer Ă  travers la canalisation que permet la Lune. La Lune ne va pas transformer l’énergie, mais va lui donner un petit aspect bien particulier qui fait que, cette Ă©nergie qui au dĂ©but Ă©tait solaire va devenir une Ă©nergie plus accessible pour l’humanitĂ©. Alors que l’énergie solaire ne rentre que dans vos chakras supĂ©rieurs dans la mesure oĂč ils sont dĂ©veloppĂ©s, une Ă©nergie solaire qui passe par la Lune est acceptĂ©e et intĂ©grĂ©e par tout individu, quel que soit le plan oĂč il se trouve.

Ce qui veut dire, que sans diffĂ©rencier l’énergie du soleil, la Lune va lui donner simplement un ton en dessous. Il ne faut pas croire que la Lune abĂźme l’énergie du soleil, c’est tout simplement une note parmi tant d’autres, absolument nĂ©cessaire pour la nature. L’humanitĂ© n’étant pas suffisamment dĂ©veloppĂ©e en tant que chakra majeur, elle ne peut pas entretenir sa propre planĂšte. Ce travail est attribuĂ©, pour certains dĂ©partements, Ă  la hiĂ©rarchie des frĂšres aĂźnĂ©s tant que vous ne pouvez pas le faire.

Une autre part est attribuĂ©e Ă  la Nature elle-mĂȘme et Ă  la Lune. C’est pour cela que la Lune a cette influence particuliĂšre sur la Nature, faire pousser un petit peu plus vite, ou les marĂ©es. Ce n’est pas Ă  cause de sa proximitĂ© avec la Terre, mais la volontĂ© de la planĂšte Terre s’exerce aussi sur la Lune pour puiser une fonction, un moyen de faire un certain ouvrage, que son humanitĂ© encore trop jeune ne peut pas encore accomplir. Alors la planĂšte a besoin de toutes les aides possibles, des frĂšres aĂźnĂ©s, de ses fonctionnements naturels et de cette vieille tante qu’est la Lune. C’est une vielle tati, elle est bientĂŽt Ă  la fin de sa vie, elle s’effrite comme toutes les vielles tatis. Elle se ride de plus en plus et arrivera Ă  vous donner finalement et enfin son vĂ©ritable hĂ©ritage, et Ă  ce moment-lĂ , vous serez enrichis de l’énergie lunaire. Mais ce n’est pas pour les prochaines gĂ©nĂ©rations.

Laissez-moi vous en dire un petit peu, ne serait-ce que pour vous tenir Ă©veillĂ©s. Lorsqu’il va y avoir cette transmission de l’hĂ©ritage de la mĂ©moire lunaire, de l’énergie lunaire et du peu de corps Ă©thĂ©rique qui persiste encore maladivement sur la Lune, il va y avoir dans l’humanitĂ© un trĂšs grand exorcisme de toute la phase mĂ©nurienne de la vie.

Il faut savoir qu’à l’époque de cette grande race, la Lune avait une plus grande importance que maintenant. La Lune Ă©tait utilisĂ©e en tant que transmetteur d’une maniĂšre beaucoup plus importante. L’humanitĂ© le sentait et travaillait Ă©normĂ©ment avec la Lune. Au fur et Ă  mesure de son Ă©volution, l’humanitĂ© se mit en rĂ©sonance avec d’autres planĂštes et, notamment depuis la fin de la mĂ©nurie, de plus en plus avec la planĂšte VĂ©nus et cette rĂ©sonance s’est poursuivie tout au long de la grande race atlantĂ©enne.

Mais comme on n’est pas spĂ©cialement raccordĂ© Ă  une seule planĂšte, en mĂȘme temps que VĂ©nus devenait de plus en plus prĂ©dominante dans la vie et les mouvements de vibration et de l’évolution de l'atlantĂ©en, Mars prenait aussi gentiment de l’importance et envoyait l’énergie qu’il fallait pour cristalliser l’égo.
Bien sĂ»r, quiconque connaĂźt un petit peu les planĂštes et ce que veut dire l’égo comprend tout Ă  fait les problĂšmes que cela pouvait apporter.

Pourquoi l’égo s’est-il imposĂ© avec violence, avec passion et pourquoi dans un premier temps prenait-il ses raisons de vivre dans le corps astral, le corps des plaisirs, des dĂ©sirs et de l’émotion ?

C’est Ă  cause de cette influence particuliĂšre de Mars. Mais il ne faut pas croire que l’humanitĂ© est assujettie Ă  l’énergie vĂ©nusienne et martienne. C’est lorsque l’humanitĂ© a besoin de l’apport d’une certaine Ă©nergie pour une maturitĂ©, pour une crĂ©ation, une Ă©volution, que la planĂšte correspondante ouvre les vannes et vous envoie son Ă©nergie.

Ensuite libre Ă  vous de l’exprimer de la maniĂšre la plus terre Ă  terre ou de la maniĂšre la plus magnifique. Vous connaissez cet Ă©ternel problĂšme du choix. Mais c’est un choix individuel. Ce qui fait qu’en mĂȘme temps que se sont forgĂ©s des atlantes avec un Ă©go de plus en plus passionnĂ©, ce qui a donnĂ© une dilatation extraordinaire de leur corps astral et diminuĂ© par lĂ  mĂȘme les chances de dĂ©velopper dans le futur leur corps mental, il y avait des atlantes qui correspondaient au profil idĂ©al de l’évolution que l’on prĂ©voyait pour eux et qu’eux-mĂȘmes voulaient pour leur avenir.
Sont donc apparus des Ă©gos, qui n’étaient ni violents ni passionnĂ©s mais qui Ă©taient sensitifs, car toute Ă©nergie peut aboutir Ă  une sensitivitĂ©, Ă  un psychisme, il suffit de ne pas l’employer d’une maniĂšre physique, donc violente.

Au fur et Ă  mesure, diffĂ©rentes planĂštes : VĂ©nus, Mars, etc., comme on touche les notes d’un piano, envoient leur note. Elles dĂ©versent leur Ă©nergie particuliĂšre, qui provoque dans l’humanitĂ© des points d’évolution, des points de friction, et ce dĂ©versement est maintenu pendant tout le temps que l’ouvrage est nĂ©cessaire.

La planÚte que vous allez devoir petit à petit intégrer, qui va vous donner votre future mission est la planÚte Jupiter.
Jupiter n’aura pas des aspects plus importants que d’habitude dans ses mouvements dans l’espace, ils ne seront pas non plus Ă  une place prĂ©dominante dans les thĂšmes des enfants qui vont naĂźtre, cela est indĂ©pendant des mouvements faits dans le ciel et des aspects que l’on trouve dans les thĂšmes de naissance. Il s’agit d’un travail mental qu’envoie l’entitĂ© de Jupiter.

Tout cela pourquoi ?

Pour aboutir Ă  une nouvelle communication plus juste, pour aboutir Ă  un nouveau partage plus Ă©galitaire, Ă  un phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ© oĂč les gens se regardent, s’apprĂ©cient, s’écoutent, s’entraident, oĂč l’on dĂ©couvre un nouveau systĂšme social, oĂč l’on va favoriser l’expression, ce qui va donner une expansion Ă©conomique Ă  la Terre entiĂšre.

Cela, seul Jupiter peut l’accorder. Mais attention, cela voudra dire que l’on va devoir faire la justice en soi, ĂȘtre juste, car on ne pourra pas dire Ă  son ami : "ne renifle pas" sans ĂȘtre totalement l’amour dont j’ai parlĂ© et sans accepter qu’il nous fasse aussi une remarque. Si cela n’était pas fait, Jupiter deviendrait une Ă©nergie de catastrophes, dĂ©truirait les institutions, dĂ©truirait les hommes. Dans un premier temps, c’est ce qui risque de se passer dans votre sociĂ©tĂ©.

Dans un premier temps on aura l’impression de faire le nettoyage, que ce soit Ă  propos des diffĂ©rentes mafias, Ă  propos des spĂ©culations abusives, de la fermeture de certains laboratoires, qui ne cherchent rien et qui ne vivent qu’aux dĂ©triments des donateurs. On aura l’impression qu’il y a une grande purge et que l’on vit dans un monde plus juste. Mais au moment oĂč la purge va vous atteindre vous-mĂȘme, vous aurez l’impression que le monde devient dur. Tant que l’on tue les mĂ©chants mon Dieu que c’est joli, mais sitĂŽt que l’on me touche, moi, moi qui me crois un gentil, un gentil de Dieu, voila que de nouveau je vais identifier le monde Ă  la duretĂ©, Ă  l’impartialitĂ©, Ă  l’épreuve. C’est parce que la justice totale doit se faire, dehors et dedans.

Alors je vous informe de l’impact de cette Ă©nergie, du travail que vous aurez Ă  faire sur vous-mĂȘme et de l’attitude juste par laquelle vous pouvez effectuer ce travail et qui mĂšnera d’ailleurs la vie dans la sociĂ©tĂ© pendant les prochaines gĂ©nĂ©rations.

Comment utiliser correctement et avec bĂ©nĂ©fice les Ă©nergies qui se prĂ©cipitent Ă  travers cette canalisation spĂ©ciale qu’est la Lune ?

Il faut d’abord ĂȘtre conscient que ce n’est pas avec la Lune que vous allez travailler, et cette petite dĂ©marche intellectuelle est trĂšs importante. Ensuite il faut considĂ©rer dans quel signe se trouve la Lune croissante ou la pleine Lune. Tous les signes ne sont pas favorables Ă  l’expansion de l’énergie. Tous les signes ne sont pas favorables pour vous aider Ă  mĂ©diter, ou vous aider Ă  ouvrir les chakras, vous aider Ă  planter, Ă  devenir psychique. Il y a des signes qui au contraire contractent, rĂ©tractent l’énergie. Ce qui fait qu’aujourd’hui pour une certaine pleine Lune vous vous asseyez et vous pensez que la mĂ©ditation va ĂȘtre bonne parce, que vous aurez une abondance d’énergie et voila que pendant la mĂ©ditation vous ĂȘtes accablĂ©s de tristesse, de chagrin, de remords, que vous avez du mal Ă  maĂźtriser votre pensĂ©e.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Cela veut dire qu’à ce moment-lĂ  l’énergie qui passe, qui se canalise par la Lune, mais aussi par l’intermĂ©diaire de certains signes dans le ciel, que ce n’est pas une Ă©nergie d'expansion qui vous fait mĂ©diter, qui vous rend plein, mais une Ă©nergie qui va dĂ©raciner de mauvais souvenirs, vos traumatismes d’enfance, vos complexes, ou qui met Ă  jour vos dĂ©sirs, ce qui fait que d’un coup vous ĂȘtes pris de grandes pulsions sexuelles par exemple.

À ce moment-lĂ , la Lune devient Ă©ducatrice. Elle vous montre ce qui ne va pas et vous le dit trĂšs fort et vous propose de travailler dessus. Alors que dans certains signes la Lune est comme une bonne mĂšre, elle ne vous parle pas de vos mauvais souvenirs, de mauvaises vibrations, elle apparaĂźt comme une bienfaitrice aux hanches et aux seins trĂšs enflĂ©s pour vous rassurer, pour vous donner toute l’énergie, tout l’amour dont vous avez besoin. Ce sont ces deux aspects de la Lune avec lesquels vous devez travailler. Une fois avec furie elle vous reproche toutes vos limites et l’autre fois elle est une mĂšre qui vous console, vous nourrit et vous encourage.

Est-ce qu’on doit la redouter ?

Non, il faut tout simplement accepter sa parole, accepter sa dĂ©monstration pour, soit travailler sur vous, soit pour vous remplir d’énergie.

Maintenant, pour des choses un peu plus magiques, nous n’avons pas Ă  considĂ©rer le niveau dont je viens de parler, vous allez uniquement utiliser l’énergie qui vient de la Lune, quel que soit le signe dans lequel elle se trouve.
C’est Ă  ce moment-lĂ  oĂč il faut faire attention Ă  l’heure prĂ©cise du lever de la Lune, car c’est Ă  ce moment-lĂ  que dĂ©marre l’envoi de l’énergie, c’est Ă  ce moment-lĂ  que la concentration de ce rayon est la plus forte. Ensuite le rayon diminue d’intensitĂ©.

Le vĂ©ritable magicien travaille au moment du lever exact, soit de la Lune croissante, soit de la pleine Lune. Ce qui fait que son travail en vĂ©ritĂ© est court et par la suite, s’il veut utiliser la Lune, ce sera pour des ouvrages infĂ©rieurs. Mais bien sĂ»r, lĂ  il s’agit d’un travail plus magique, plus rituel, et pas tout le monde dans cette salle est prĂ©disposĂ© Ă  ce rituel et Ă  s’instruire pour savoir l’exĂ©cuter.
Alors parlons tout simplement d’une mĂ©ditation.

Comment mĂ©diter au moment d’une pleine Lune?

D’abord il faut vous rĂ©unir. Utiliser la pleine Lune d’une façon solitaire n’est pas assez efficace. Pourquoi?
Parce que la Lune ainsi que les Ă©nergies qui passent Ă  travers elle visent l’humanitĂ© et pas un seul homme. Se dĂ©versant sur l’humanitĂ© si l’on se propose en tant que groupe, on va recevoir beaucoup plus d’énergie et une Ă©nergie qui sera beaucoup plus crĂ©atrice, gĂ©nĂ©ratrice que si l’on est tout seul. C’est une question en fait de contenant, le contenant est plus grand si l’on est un groupe.

Admettons que vous soyez un groupe, que vous disposez d’un local, que la pleine Lune se lùve et envoie son premier rayon, qu’allez-vous faire?

Vous n’allez pas du tout penser Ă  la Lune, vous axer sur elle. C’est juste une tati qui envoie ses Ă©trennes. Vous allez vous focaliser sur la hiĂ©rarchie si vous y croyez, si vous l’aimez, ou vous allez vous focaliser sur la divinitĂ©, si vous prĂ©fĂ©rez cette dĂ©marche-lĂ , ou vous restez focalisĂ© sur le groupe lui-mĂȘme si vous voulez le renforcer, le destiner Ă  un travail et recevoir suffisamment d’énergie pour pouvoir exĂ©cuter ce travail.

Admettons que vous vous focalisez sur la hiérarchie, sur les Maßtres, sur les guides comment procéder ?

Faites le vide Ă  votre tour, il faut apprendre Ă  ĂȘtre une Lune, Ă  recevoir, Ă  canaliser. Videz-vous complĂštement par une mĂ©ditation appropriĂ©e et lorsque vous sentez que vous avez atteint un taux de rĂ©ceptivitĂ©, prĂ©sentez soit le groupe Ă  la hiĂ©rarchie, soit vous construisez une relation et cela vous fait utiliser le mental, le pouvoir de visualisation, vous construisez une relation entre le centre des MaĂźtres, le centre de la Terre et vous-mĂȘme.

Cette rĂ©ceptivitĂ© est dĂ©tectable. Lorsque vous sentirez que le corps devient de moins en moins sensible, que vous vous sentez moins ancrĂ©s dans la matiĂšre, mĂȘme si vous avez encore des pensĂ©es qui arrivent, dans la mesure oĂč le corps devient de moins en moins sensible, sachez que vous devenez rĂ©ceptif et que vous canalisez une Ă©nergie.

Utilisez ainsi toute l’énergie qui se dĂ©verse pour construire cette canalisation de façon Ă  ce que lorsque la pleine Lune sera passĂ©e, lorsque le groupe sera dissout, vous puissiez vous amĂ©liorer dans votre mĂ©ditation et que vous puissiez commencer une collaboration avec les guides par ce canal qui s’est amorcĂ© et commence Ă  fonctionner.

De la mĂȘme maniĂšre que la Lune c’est la mĂšre, le cordon ombilical, si vous prenez toute cette Ă©nergie pour crĂ©er une relation vis-Ă -vis de la hiĂ©rarchie, de la divinitĂ©, Ă©trangement vous coupez le cordon ombilical pour en crĂ©er un uniquement mental, et Ă  ce moment-lĂ , vous devenez un vĂ©ritable disciple. Vos canaux Ă©tant ouverts, fonctionnels, vous recevez la part du Plan ce que vous devez exĂ©cuter, la part de plan qui vous concerne, c’est-Ă -dire ce que vous devez faire pour vous-mĂȘme dans votre vie pour votre Ă©volution et la part du petit travail que vous devez faire aussi pour vos frĂšres, pour vos semblables.
Mais tant que vous ĂȘtes inconsciemment raccordĂ©s Ă  la Lune qui se prend pour votre mĂšre, vous ne pouvez pas ni vous dĂ©velopper psychiquement, ni devenir un vĂ©ritable disciple.

Pourtant il est dit que la Lune donne beaucoup d’énergie psychique et que tous ceux qui sont particuliĂšrement psychiques ont une Lune bizarre ou trĂšs forte et ayant des aspects spĂ©cifiques. Mais il va sans dire que ce genre de psychisme n’a rien Ă  voir avec le psychisme que peut utiliser le mental d’un disciple, encore moins d’un guide, d’une hiĂ©rarchie ou d’une divinitĂ©. Il s’agit simplement d’une relation sentimentale avec la Lune elle-mĂȘme, avec le reste de l’humanitĂ©, certains guides qui voyagent sur le plan oĂč se trouvent les dĂ©sincarnĂ©s et qui n’ont pas trouvĂ© de refuge dans le repos. Mais c’est par une corde, une vibration totalement sentimentale, que va se dĂ©rouler ce psychisme.

Ce qui fait que par la suite vous allez dĂ©velopper votre propre corps Ă©motionnel. C’est pour cela que l’individu psychique de cette maniĂšre ne peut pas se dĂ©velopper spirituellement, il ne peut se dĂ©velopper qu’astralement.

C’est pour cela que l’exercice de ce genre de psychisme est redoutĂ© par les guides, les MaĂźtres, les divinitĂ©s, il est reniĂ©, refusĂ©. On voudrait qu’il soit totalement oubliĂ©.

Comment se défaire de ce genre de psychisme ?

Ce n’est pas difficile, mĂȘme si on est nĂ© avec, parce qu’on l’a un petit peu dĂ©veloppĂ©, ou parce que l’on a tout simplement un peu trop traĂźnĂ© pendant trop d’incarnations dans les jupes de sa mĂšre.
On se demande souvent comment on dĂ©veloppe tel talent psychique, il y a des choses tout Ă  fait banales qui les dĂ©veloppent. Quelqu’un qui pendant des incarnations Ă©tait trĂšs attachĂ© Ă  sa mĂšre, donc trĂšs attachĂ© Ă  la Lune, devient trĂšs psychique et mĂ©dium un jour. C’est d’une logique Ă©vidente pour nous, alors que pour vous cela devrait venir du monde occulte, pourtant il n’en est rien.

Admettons que vous soyez nĂ©s avec ce genre de talent, avec cette activitĂ©, ne vous sentez pas condamnĂ©, ne vous sentez pas infĂ©rieur, ne vous voyez pas face Ă  un obstacle, mentalisez-vous davantage c’est tout. MĂȘme si vous ĂȘtes nĂ©s avec et vivrez avec toute votre vie, il ne vous dominera plus autant.

Comment se mentaliser ?
Qu’est-ce que cela veut dire et comment on y aboutit ?

Se mentaliser ne veut pas dire s’intellectualiser. Bien sĂ»r un ĂȘtre mental aura davantage accĂšs Ă  l’intellect et manipulera plus facilement l’intellect que quelqu’un qui n’est pas mentalisĂ©, c’est certain. Mais ce n’est pas quelque chose qui crĂ©e le mental. L’intellect n’a jamais pu crĂ©er une once de mental, au contraire il en est mĂȘme le destructeur.

Se mentaliser, c’est s’individualiser. S’individualiser c’est dire quelque fois «Moi Je pense». Pour arriver Ă  ce «moi je pense», il faut essayer de dĂ©coder Ă  quel point j’intĂšgre la pensĂ©e des autres, la pensĂ©e de mon guide spirituel, la pensĂ©e dans les livres, la pensĂ©e de la famille, de la nation et de la rĂ©publique, et lorsque je m’aperçois que je ne suis pas une pensĂ©e authentique, et bien je commence Ă  me mentaliser.

Cela veut dire, que comme dans toutes les phases de changement, je passe d’abord par une phase de dĂ©stabilisation et de destruction. Je ne veux plus rien penser de ce que pensent les autres. Je deviens insupportable et ça peut durer toute une vie si je ne sais pas sortir trĂšs vite de cette phase. C’est comme cela que l’on voit des enfants intempestifs, entĂȘtĂ©s, qui brisent leur vie parce qu’ils vont faire le contraire de ce qu’on leur propose, pour avoir le plaisir de faire le contraire, parce qu’ils ont une anxiĂ©tĂ©. Ils ont un ardent dĂ©sir de commencer Ă  exister rĂ©ellement, mais ils s’y prennent de façon maladroite, mais au moins ils commencent quelque chose.

La seconde phase, qui n’est pas obligĂ©e d’ĂȘtre violente : vous pensez vos propres pensĂ©es tranquillement, sans obliger qui que ce soit Ă  vous croire ou aborder dans votre sens.
La seconde Ă©tape, maintenant que je suis un peu plus individualisĂ©, maintenant donc que j’ai une plus grande existence, maintenant que j’ai un «Moi Je» capable d’exister, d’agir, il faut que j’agisse.

Je m’aperçois en mĂȘme temps que la phase d’individualisation et de mentalisation suit son cours, il y a une recherche de l’accomplissement.

Pour vous dĂ©montrer ce mĂ©canisme, regardez les gens autour de vous qui ne sont pas spĂ©cialement responsables, spĂ©cialement crĂ©atifs, qui ont une petite culture, non pas qu’ils ne soient pas allĂ©s suffisamment Ă  l’école, mais parce qu’ils ne pensent pas suffisamment par eux-mĂȘmes et observez le comportement de ces personnes, observez ces personnes discuter. La personne sort des idĂ©es toutes faites, des principes non rĂ©flĂ©chis, non mĂ©ditĂ©s, non expĂ©rimentĂ©s, guidĂ©s le plus souvent par l’effet de groupe, de la peur du lendemain, et regardez Ă  quel point cela les emmĂšne Ă  la paresse. Cela les emmĂšne devant la tĂ©lĂ©vision nuit et jour, Ă  l’écoute de la radio, sans ĂȘtre capable d’apprĂ©cier un moment de silence. Cela les amĂšne Ă  voter pour la majoritĂ©, qui Ă  ce moment-lĂ  est la majoritĂ©, et voyez que le manque de pensĂ©e, le manque d’individualisation, amĂšne le manque de mouvement, donc le manque de vie.

Observez maintenant quelqu’un assez responsable, assez crĂ©atif et discutez avec lui et voyez Ă  quel point il a ses propres idĂ©es, qu’il ne prĂ©tend pas ĂȘtre toujours juste et mĂȘme si parfois il se trompe lourdement, mais voyez Ă  quel point il existe, s’accomplit et s’investit dans diffĂ©rentes associations, dans des recherches scientifiques ou paranormales ou Ă  propos de Dieu. Voyez Ă  quel point l’individualisation est liĂ©e Ă  la force d’accomplissement et au mouvement de la vie, et faites votre choix.

Est-ce que je garde mes pantoufles en regardant la tĂ©lĂ©vision, en attendant que les autres pensent et me disent ce que je dois penser, ou est-ce que je me chausse et cherche sur tous les sentiers le sens de la vie, que je m’interroge sur quoi je vais penser, qu’est-ce que je dois en penser et prendre des risques ? Et lĂ , je me dĂ©couvre tout un nouvel espace.

Faites votre choix, mĂȘme lorsque vous ĂȘtes en train de m’écouter, faites le bon choix. Ne m’écoutez pas avec des oreilles creuses en espĂ©rant tout pouvoir mĂ©moriser, en espĂ©rant pouvoir comprendre. Écoutez-moi en adulte, en personne qui s’affirme, qui ne va pas forcĂ©ment m’affirmer sa contradiction, car vous pouvez avoir tort dans vos remarques, dans vos idĂ©es. Donc il n’est pas nĂ©cessaire de lutter avec moi, ce n’est pas une lutte que je vous demande, pas du tout. La sagesse est la sagesse et de toute façon il faudra la dĂ©couvrir telle qu’elle est et non pas telle que vous la voulez.

Cependant, que cela ne vous empĂȘche pas de m’écouter et de venir vers moi d’une maniĂšre adulte, c’est-Ă -dire avec un certain dĂ©tachement : J’entends, j’apprĂ©cie ou je n’apprĂ©cie pas, mais Ă  partir de ce que j’entends je pense, je rĂ©flĂ©chis. AprĂšs, ce que je crois ou je ne crois pas est ma libertĂ©. Mais le simple fait d’avoir pensĂ©, rĂ©flĂ©chi, afin d’intĂ©grer plus tard, est bien meilleur que de me croire d’un coup, de m’écouter avec de grandes oreilles, d’exĂ©cuter ce que je vous dis, parfois par dĂ©votion ou parce que vous dĂ©cidez que j’ai toujours raison.

Celui qui pense et rĂ©flĂ©chit va intĂ©grer. Celui qui me croit parce qu’il m’aime, je ne peux rien pour lui. C’est dĂ©cevant n’est-ce pas ? Parce qu’il semblerait que puisqu’on aime, qu’on apprĂ©cie, on pourrait avoir une meilleure relation que ce soit avec moi, la hiĂ©rarchie, les frĂšres aĂźnĂ©s qui se sont responsabilisĂ©s pour venir vous Ă©duquer un petit peu. C’est dĂ©cevant, parce que vous croyez que l’amour allait crĂ©er cette belle relation, que l’amour pourrait permettre cette Ă©volution.
Et bien, il n’en est rien !

Pourquoi ?

Parce que lĂ  n’est pas le propos des frĂšres aĂźnĂ©s qui vous parlent. Si c’était leurs propos, ce serait le mĂ©canisme propre Ă  dĂ©velopper. Ce qu’ils veulent, c’est dĂ©velopper votre individualitĂ© au maximum, dĂ©velopper votre plan mental autant qu’il se peut. Donc, vous ne devez pas utiliser une relation d’amour avec eux, mais apprendre Ă  penser. Par les sujets de rĂ©flexion qu’ils vous proposent, les dĂ©tails, les reliefs qu’ils vous proposent, rĂ©flĂ©chissez. Ainsi construisez votre corps mental, construisez votre individualitĂ©, et au moment oĂč cette individualitĂ© existe, avec amour ou pas le contact se fait, l’inspiration a lieu.

Aujourd’hui on ne peut pas s’y prendre autrement. Autrefois oui, on pouvait peut-ĂȘtre utiliser plus fortement cette Ă©nergie d’amour, parce qu’il s’agissait de construire autre chose, maintenant non.

Comment va-t-on s’individualiser encore plus ?

Si vous avez compris pourquoi vous devez penser, comment vous devez penser, que ce soit vis-Ă -vis d’un guide ou mĂȘme de Dieu, qu’est-ce que je vous conseillerai comme exercice pour vous aider un peu plus alchimiquement dans cette transformation ?

Lorsque vous vous asseyez pour mĂ©diter, bien sĂ»r faites le calme, faites taire cette pensĂ©e autant que vous le pouvez, utilisez la contemplation si vous aimez cela, mais ce que je vous demande, c’est que systĂ©matiquement Ă  la fin de chaque mĂ©ditation de faire un exercice de visualisation et d’invocation.
Cela ne paraĂźt pas avoir de l’importance, et pourtant c’est un mĂ©canisme qui crĂ©e ou aide directement cette construction du plan mental et de l’individualisation.

Lorsque je fais un effort de visualisation, d’abord je me concentre, donc je dois travailler sur mon corps astral, c’est lui qui m’empĂȘche de me concentrer, parce qu’il est soit surdimensionnĂ©, soit habitĂ© par une multitude de pensĂ©es semences qui s’agitent et qui crient en moi. Donc visualisation impliquant la concentration me demande de recalibrer mon corps astral et ceci se fait au fur et Ă  mesure de mes jours, de ma vie, de mes expĂ©riences et de mes mĂ©ditations.

Lorsque ce corps astral s’est recalibrĂ© d’une maniĂšre correcte, ma concentration va aboutir Ă  une focalisation. Depuis le point de concentration il va y avoir le rayonnement d’une Ă©nergie, une Ă©nergie de mon mental, de ma pensĂ©e qui existe depuis toujours, mais ce point de concentration Ă©tait mĂȘlĂ©, il Ă©tait descendu, engoncĂ© dans le corps physique et dans le corps astral. Je ne pouvais donc pas l’utiliser, Ă  proprement parlĂ©, comme un corps mental, et donc, lui-mĂȘme ne pouvait pas se dĂ©velopper en tant que tel. Il restait un potentiel engoncĂ© dans le physique et l’astral.

Lorsque le mental commence Ă  monter dans les plans supĂ©rieurs, pour qu’il monte Ă  coup sĂ»r vers les plans qui lui sont les plus nĂ©cessaires, il faut que je dirige ce rĂ©seau et que l’invocation, ou la priĂšre, l’appel Ă  une hiĂ©rarchie, divinitĂ©, ou votre ange solaire, votre Ăąme, devient nĂ©cessaire.

Donc dans un premier temps, je me concentre, dans un deuxiĂšme temps j’émets et dans un troisiĂšme temps, pour que cette Ă©mission arrive Ă  un endroit oĂč je peux retirer une Ă©nergie qui va me servir Ă  mon Ă©volution, je canalise, dirige cette Ă©mission vers un point d’intelligence, lĂ  oĂč vivent des ĂȘtres dont l’intelligence est amplement dĂ©veloppĂ©e. Lorsqu’ils vont recevoir mon impact, automatiquement celui qui a reçu le message Ă©crit le sien : "Bien reçu, nous t’aimons, continue, n’aie pas peur, mais donne un accent plus particulier Ă  telle mĂ©ditation, Ă  tel livre, ou n'aie pas peur d’affronter ton patron, ta bien aimĂ©e, tes enfants."

Il envoie sur vous sa pensĂ©e, comme une petite boule, qui est un peu comme un mantra, qui va entrer par votre troisiĂšme Ɠil, parce que lĂ  est l’endroit par lequel on Ă©met et par lequel cela entre. Que vous en preniez connaissance objectivement ou pas, cela n’a pas d’importance, mais le fait est que vous recevez une rĂ©ponse, vous recevez un conseil, vous recevez une Ă©nergie et vous en verrez les faits au fur et Ă  mesure de vos journĂ©es.

Il ne faut pas penser que dĂšs la premiĂšre mĂ©ditation vous allez recevoir un abondant courrier et que l’on va vous instruire sur tout. Il ne se passera pas des miracles de la sorte. Cependant au fur et Ă  mesure votre corps mental va se renforcer ainsi que votre individualitĂ©. C’est par lĂ , qu’effectivement, vous allez oser affronter votre employeur. Ce n’est pas parce que l’on vous aura mis un turbo quelque part, mais parce que cette Ă©nergie va dĂ©velopper en vous l’appareil qu’il vous faut pour assumer une telle rencontre. Une fois cet appareil dĂ©veloppĂ©, vous l’avez pour toujours.

Donc, au fur et Ă  mesure, vous allez voir qu’une Ă©nergie vous vient, qu’elle vous rend plus indĂ©pendant, plus crĂ©atif, que vous osez davantage, que vous vous aimez, en mĂȘme temps que vous vous manifestez davantage et sitĂŽt que vous sentirez cela, en vous, criez : "AllĂ©luia ! Je suis arrivĂ© Ă  un moment magnifique de mon Ă©volution, pas simplement de ma vie. J’ai le besoin, l’impĂ©rative nĂ©cessitĂ© de me manifester."

Mais vous allez manifester quoi?

C’est bien de se manifester mais je manifeste quoi, je deviens guĂ©risseur, astrologue, naturopathe, ingĂ©nieur, je reste la mĂšre, le pĂšre de mes enfants, qu’est-ce que je deviens ?

C’est lĂ  oĂč se pose un petit choix pour vous, qui vous embĂȘte, qui vous dĂ©range, parce que l’humain ne supporte pas une vie en pointillĂ© et avec des suspensions comme cela.

Chaque fois que vous sentez dans votre vie une suspension oĂč vous ne voyez pas clair, ne pensez pas, essayez des choses, mais n’attendez pas forcĂ©ment des rĂ©sultats. Par contre mĂ©ditez, mĂ©ditez.

Que veut dire un point de suspension ?

Que veut dire un moment de votre vie oĂč vous ne savez pas quoi faire, oĂč vous ne voyez pas l’avenir ?

Cela veut dire: rentre en toi-mĂȘme, intĂ©riorise-toi. L’avenir attend, il est lĂ  de toute façon, mais il attend que tu te sois suffisamment introverti, que tu sois suffisamment mĂ»ri par la mĂ©ditation, par certaines Ă©nergies pour avoir lieu. Car le prochain pas n’est pas tout simplement lĂ  devant toi, il est un escalier plus haut. Pour atteindre cet escalier il ne s’agit pas de lever le pied, il faut lever la tĂȘte, lever l’ĂȘtre tout entier, donc s’intĂ©rioriser, mĂ©diter, lire, s’instruire quant Ă  soi-mĂȘme.

Faire des bilans mais pas simplement Ă  propos de la psychologie, mais Ă  propos de la tendance des Ă©volutions que l’on a eue ces derniĂšres annĂ©es, voir ce que l’on a bien accompli, pas bien maĂźtrisĂ© et y revenir pour s’entraĂźner Ă  mieux le faire. Ainsi jour aprĂšs jour on a l’impression de ne pas voir davantage l’avenir, mais on a l’impression de devenir chaque jour quelqu’un de plus fort, de plus dĂ©cidĂ©, de plus grand, quelqu’un qui commence non pas Ă  voir simplement son avenir, mais Ă  ĂȘtre l’avenir. C’est complĂštement diffĂ©rent.

À quoi cela te sert de connaütre ton avenir ?

Tu vas me dire : c’est trĂšs important, on peut Ă©viter des problĂšmes, prendre de meilleures dĂ©cisions. Non, non, tu ne prends pas des dĂ©cisions, tu fais ce que l’on te dit de faire parce qu’on le voit dans la prĂ©vision. Ce n’est pas toi qui dĂ©cides. Vous vous dites : «puisque vous insistez et que les astres s’y mettent et les voyantes aussi et bien je vais le faire.» Mais ce n’est pas toi qui fais. C’est la pensĂ©e que les autres ont vue, sentie, qui tournait autour de toi, mais qui n’était pas forcĂ©ment ton destin, qui Ă©tait une potentialitĂ© parmi tant d’autres. On pourrait te dire que demain tu vas te marier parce que VĂ©nus est lĂ , parce tout le monde s’y met mĂȘme ton fiancĂ©, et tu crois que voilĂ  le moment du mariage, que c’est ton destin et tu l’accomplis.

C’est ton destin, c’est vrai, si tu vis Ă  un certain niveau de conscience, au niveau oĂč tu as besoin d’une famille, d’un conjoint d’une maniĂšre assez particuliĂšre. Ce n’est pas ton destin si tu vis ta relation et ces Ă©nergies Ă  un niveau plus dĂ©veloppĂ©. Cela devient non pas un mariage avec un fiancĂ©, mais avec ton Ăąme ou avec les aspects supĂ©rieurs de ton fiancĂ©, par exemple qu’il te dĂ©voile quelque chose qu’il n’avait jamais avouĂ© et qui t’aide Ă  mieux comprendre la vie, mĂȘme si tu quittes ce fiancĂ©. Et c’était pourtant le plus grand moment d’union que tu aies connu avec lui ou avec elle.

Cela aboutit à une séparation pourquoi ?

Parce que par cette belle union, par cette maturitĂ© qu’il te transmet ou par ce mot, cette expĂ©rience acquise qu’il te transmet, tu dĂ©couvres tout un nouvel espace Ă  vivre sans lui, sans elle.
Alors ne te dit pas qu’il y a un espace à vivre et que l’on peut le voir. Pas du tout.

L’avenir n’est pas visible et restera à jamais et pour tous invisible.

Comment se fait-il que des voyantes puissent le décoder ?

Les voyantes ne dĂ©codent pas ton avenir, elles te ressentent. Elles voient, non pas comme si elles n’étaient pas de vraies voyantes et qui ne font que de la psychologie, mais une vraie voyante voit quel destin est le plus facilement accessible par rapport aux Ă©nergies avec lesquelles tu viens, par rapport aux principes qui font ta dĂ©termination, tes entĂȘtements.

La voyante devrait te dire : "Attention tu es tellement entĂȘtĂ© dans tel et tel principe que cela va t’obliger Ă  Ă©pouser un tel, ou Ă  ĂȘtre un petit employĂ© toute ta vie, Ă  ĂȘtre un patron martyr toute ta vie, alors que si tu changes tel principe, je ne sais pas ce que tu vas devenir, mais tu deviendras quelque chose de mieux."
La voyante ne pourra pas te dire ce que tu vas devenir en changeant, mais elle voit que tu peux changer.

L’avenir reste à jamais invisible.

On croit, Ă  cause du karma notamment, que l’avenir est Ă©crit, que l’avenir est comme une suite de bornes sur le chemin que l’on rencontre. Une suite de tuiles, de peaux de bananes ou de chances et que systĂ©matiquement on va les rencontrer sur le chemin. L’homme est tellement paresseux qu’il croit que tout est Ă  ce point rangĂ©, ordonnĂ©, prĂ©vu. Il n’en est rien. Ce n’est pas comme cela que la vie s’anime et que tu t’animes.

Qu'en est-il alors des faits karmiques ?

Pour mieux comprendre ce qu’est un fait karmique qui semblerait prĂ©disposer Ă  un certain destin, que donc on va accepter comme Ă©tant Ă©crit, pour bien considĂ©rer et penser juste Ă  propos d’un fait karmique et Ă  propos de cet espace Ă©trange qu’est le destin, il va falloir prĂ©ciser que le karma ce n’est pas quelque chose qui nous revient en pleine figure. J’ai giflĂ© Bertrand, je vais dans une autre vie retrouver Bertrand qui va me gifler. Mais comme il m’aura giflĂ©, est-ce que je vais devoir retrouver Bertrand pour qu’à son tour il soit giflĂ© par moi, auquel cas puisque je l’aurai regiflĂ© j’aurai Ă  retrouver Bertrand pour qu’il me regifle etc. etc. ?

C’est comme cela qu’en pensant faux Ă  propos du karma, si l’on Ă©tait un tout petit peu logique, on s’apercevrait que si le karma fonctionnait de la sorte on ne s’en sortirait pas et par logique on aboutirait Ă  se dire c’est voulu et on se mettrait en colĂšre aprĂšs Dieu en disant: c’est lui qui a inventĂ© le mal. C’est la conclusion logique Ă  en tirer. Heureusement il n’en est rien.

Alors que penser d’un fait karmique, de cette gifle que tu as donnĂ© Ă  Bertrand ?

D’abord, lorsque tu donnes une gifle Ă  Bertrand, tu ne dois rien Ă  Bertrand et Bertrand a le choix de penser s’il veut te rendre cette gifle ou pas. Donc lui-mĂȘme par sa propre Ă©volution, ses propres principes, ses propres choix, peut s’impliquer dans un karma vis-Ă -vis de toi ou pas. Il est libre de te revoir ou pas.

Alors que toi, avec force et rancune, tu donnes une gifle Ă  Bertrand, que se passe-t-il du point de vue karmique ?

Ce n’est pas la gifle qui compte, ce n’est pas Bertrand qui compte, c’est ta colĂšre. Ce qui fait que dans une autre vie tu n’auras pas forcĂ©ment Ă  rencontrer Bertrand et Ă  recevoir sa gifle, tu auras Ă  faire face Ă  cette colĂšre. Soit elle sera complĂštement en toi et te dĂ©vorera par une maladie quelconque ou par un dĂ©sĂ©quilibre mental quelconque, soit tu auras en face de toi d’autres gens qui ont fait la mĂȘme erreur et qui te renverront cette mĂȘme colĂšre, que tu devras subir.

C’est la colùre, ce n’est pas la gifle, ce n’est pas Bertrand.

Alors maintenant tu comprends mieux le destin. Tu n’es pas prĂ©destinĂ© Ă  Ă©pouser Marie-Pierre, ou Ă  devenir l’amant inĂ©puisable de JosĂ©phine, pas plus qu’à devenir un grand alchimiste. Tu peux bien sĂ»r ĂȘtre orientĂ© vers toutes ces tendances dans la mesure oĂč tu en auras créé le climat avant. Mais en cours de route tu changes tes principes. Si en cours de route tu Ă©lĂšves ta pensĂ©e, tu vas vivre ce karma d’une façon complĂštement diffĂ©rente.

Dans une incarnation tu as de la colĂšre, tu donnes une gifle Ă  Jacques, tu te crĂ©es un climat pour une autre vie. Mais entre-temps tu penses juste, tu te dĂ©veloppes, tu t’élĂšves, que se passe-t-il ?

D’abord vont se reprĂ©senter Ă  toi les preuves de ta colĂšre pour ĂȘtre sĂ»r que tu n’auras plus envie de regifler, donc il y a comme un petit passage Ă  travers la mĂȘme situation que tu as vĂ©cu autrefois. Mais ensuite si tu fais tes preuves absolues, tu te destines. Par exemple soigner ceux qui ont Ă©tĂ© giflĂ©s et Ă©duquer ceux qui ont giflĂ© Ă  ne plus gifler.
À ce moment-lĂ  tu as une orientation complĂštement diffĂ©rente par rapport au sujet. C’est par ce genre d’exemple que les grands tyrans deviennent en quelques incarnations, s’ils sont bien rĂ©cupĂ©rĂ©s par une bonne Ă©ducation, une bonne civilisation et un rĂ©el repentir, Ă  devenir de grands humanitaires, de grands professeurs de philosophie par exemple, qui distribuent de grandes idĂ©es sur comment on s’aime, comment on fait la paix, ou de grands politiciens qui essayent de faire accorder les hommes. Il n’aura pas Ă  s’incarner dans un pays pour subir le tyran de ce pays. Il se bat contre la tyrannie entiĂšre, Ă  tous les niveaux et dans tous les sous-entendus.

Donc, je te le rĂ©pĂšte, ton avenir reste invisible. Il y a simplement un climat : j’ai rĂ©agi de la sorte, j’ai dĂ©veloppĂ© une haine, une bĂȘtise, une qualitĂ©, et cette donnĂ©e me poursuit et quand je me rĂ©incarne cette donnĂ©e revient vers moi et va typifier mon environnement, mon type de relation avec les autres, mon type d’intelligence,
mais je ne suis pas destiné à cela.

Est-ce que tu comprends que le destin est une succession de crĂ©ations et que donc tu peux crĂ©er ton destin lorsque tu te crĂ©es toi-mĂȘme, que tu prends ta propre Ă©laboration, ton propre dĂ©veloppement en main ?

À ce moment-là, qu’est-ce que ton destin ?

Un grand destin, c’est ce que tu veux. Tu veux devenir prophĂšte, tu le seras. Tu veux devenir guĂ©risseur, tu le seras. C’est toi qui choisis, c’est toi qui dĂ©cides. Tu sais comment ne pas impliquer ta vie, ta manifestation, dans des Ă©troitesses, pour exĂ©cuter un beau dessein. Pour certaines phases de la vie c’est la mĂȘme chose.

Tu essaies, tu ne sais pas trop comment faire, et puis tu penses Ă  autre chose. Il y a une multitude de vies qui sont vĂ©cues de la sorte. Tu essaies un peu, sans expĂ©rience, d’une maniĂšre maladroite, de trĂšs loin, en ayant peur. Tu te projettes dans la vie extĂ©rieure, aux grandes stars, aux starlettes, mais tu n’es pas dans ta vie, dans ton travail, l’expĂ©rience, puis la mort arrive.

Dans une autre vie, tu essaies de recommencer par de petits brouillons et au fur et Ă  mesure tu t’essaies au dessein, tu prends goĂ»t Ă  ce dessein, tu as envie de rĂ©ussir, et tu redoutes le manque de concentration et d’ĂȘtre dans la lune. Ainsi un jour tu aboutis Ă  une vie totalement vĂ©cue oĂč chaque expĂ©rience est vĂ©cue avec toute ta prĂ©sence, tous tes sentiments, et aussi avec ton imaginaire, peu importe, on n’est pas parfait, mais tu es totalement lĂ .

C’est ce que je vous propose de faire. ArrĂȘtez de faire des brouillons, des esquisses, de mĂ©diter un petit peu, dix minutes par ci, trois minutes par lĂ . Je suis un peu vĂ©gĂ©tarien, mais il y a toujours trois ou quatre fois dans le mois oĂč je dĂ©rape sur mon bifteck. Je ne vous demande pas d’ĂȘtre des absolutistes, non, je vous demande d’ĂȘtre totalement prĂ©sents dans votre expĂ©rience.

Tu es vĂ©gĂ©tarien, aujourd’hui ne dis pas je veux ĂȘtre vĂ©gĂ©tarien pour quinze ans, pour vingt ans ou jusqu’à ma mort. ArrĂȘte de prĂ©fabriquer, de penser Ă  ton avenir de prĂ©mĂ©diter ton avenir. Aujourd’hui tu es, tu es vivant et tu peux ĂȘtre vĂ©gĂ©tarien. Alors dĂ©guste ton plat en t’acceptant comme tel et ne dis pas aujourd’hui je suis vĂ©gĂ©tarien, mais dis aujourd’hui je mange vĂ©gĂ©tarien. Aujourd’hui je mange un fruit, je mange des lĂ©gumes, je bois du lait et ressemblez Ă  ce que cela veut dire, Ă  ce que cela fait.

Ne dis pas je suis vĂ©gĂ©tarien, car dans deux minutes tu voudras ĂȘtre autre chose. Ce qui fait qu’en mĂȘme temps, tu te laisses une grande libertĂ© et demain tu pourras aller manger ton steak frites, il n’y aura aucun problĂšme Ă  cela. Tu seras totalement dans ton expĂ©rience, tu seras totalement lĂ  en train de manger ton steak frites. C’est en Ă©tant totalement lĂ  que tu t’aperçois que les frites sont trop salĂ©es, qu’authentiquement cela n’a pas un bon goĂ»t et que ça charge ton estomac, que ça coince par ci, que ça coince par lĂ , et tu n’as pas envie de vivre avec tous ces blocages.

À ce moment-lĂ  c’est une richesse, c’est un enseignement. La frite existe et elle t’enseigne qu’elle n’est pas pour toi et tu Ă©tais Ă  mĂȘme de ressentir et de recevoir son message. Ce n’est donc pas parce que tu es vĂ©gĂ©tarien que tu te jettes sur ton bol de riz, c’est parce que tu as plus plaisir au bol de riz, c’est parce que tu es plus heureux avec un bol de riz. C’est parce que tu sens que dĂ©jĂ  la mĂ©ditation entre mieux, rien qu’avec la lĂ©gĂšretĂ© qu’implique un bol de riz. Tu n’es pas vĂ©gĂ©tarien, tu es sage ; tu n’es pas vĂ©gĂ©tarien, tu es sensible et tu comprends la nature des choses et tu t’entoures de ce qui peut ĂȘtre le mieux ton alliĂ©.

En Ă©tant sensible rien ne t’empĂȘche de manger tes frites, mon Dieu, manger un bifteck. À ce moment-lĂ , amuse-toi avec tes frĂšres pour qui c’est un amusement. Je ne t’empĂȘche pas de t’amuser avec les autres. Tes frĂšres mangent des frites, mange des frites avec eux. Tes frĂšres boivent un alcool, bois un alcool avec eux, tu n’es pas obligĂ©, mais si tu veux ĂȘtre avec eux, t’amuser avec eux, comme les parents savent faire l’enfant avec leur enfant et bien tu peux pratiquer ces choses.

Moins tu vas penser sur ce que tu dois ĂȘtre, sur ce qu’il faut faire, plus tu vas devenir prĂ©sent et plus tu seras une Ăąme expĂ©rimentant la vie. Tu ne seras pas un menteur qui va se mentir Ă  lui-mĂȘme et mentir aux autres. Je suis vĂ©gĂ©tarien, mais tous les samedis soir, puisse mes amis mangent des biftecks, moi aussi je mange mon bifteck. Mais en fait pour toi, c’est une bonne excuse pour manger ton bifteck, parce que tu continues Ă  aimer la viande.

Est-ce que tu vois toutes les petites ruses que crĂ©e la personnalitĂ© pour finalement vivre dans un Ă©tat de confusion lamentable, dans un Ă©tat oĂč il n’y a pas un moment de paix. Ce n’est pas important de manger de la viande ou pas, de boire un alcool ou pas, ce n’est pas important. Cela Ă  une influence c’est vrai sur le corps, sur l’oscillation des cellules pendant la mĂ©ditation, mais cela ne veut pas dire que c’est important.

Ce qui est important avant de prĂ©parer ton corps Ă  la meilleure mĂ©ditation, c’est que tu prĂ©pares ton esprit Ă  ne plus ĂȘtre attachĂ© Ă  ces pensĂ©es-lĂ . Je suis vĂ©gĂ©tarien et d’une maniĂšre malicieuse je mange mon bifteck en prĂ©tendant que c’est la faute des autres. C’est lĂ  que commence ton moment de mĂ©ditation, c’est dans l’évacuation de ce mensonge.

Comment peux-tu mĂ©diter sur le bruit que fait ce mensonge, et pour cause, dĂšs que tu mĂ©dites qu’est-ce que tu vois apparaĂźtre : des biftecks. Tu as dĂ©cidĂ© de mĂ©diter, tu es sincĂšre, tu te bombardes de mantras et voilĂ  que tu as une envie dĂ©mente de bifteck bien grillĂ©, et au travers de l’odeur de l’encens, tu sens dĂ©jĂ  cette odeur de grillade qui arrive et qui te chatouille les narines. Comment faire Seigneur, comment lutter, pourquoi m’as-tu fait si faible ?

Ce qui fait que tu es harcelĂ© par cette grillade en plein milieu de ta mĂ©ditation, ce n’est pas parce que tu es attachĂ© Ă  la viande, ce n’est pas parce que tu es un mangeur de viande, qui a un gros problĂšme de choix, Dieu ou mon bifteck. Ce n’est pas cela le problĂšme. Le problĂšme, c’est que tu te mens. Tu aimes la viande, mais tu aimerais encore mieux ĂȘtre vĂ©gĂ©tarien parce que c’est plus propre, plus divin, plus spirituel, parce que tout le monde fait ça.

Mais tout le monde fait comme toi, tout le monde mange le bol de riz pendant l’assemblĂ© du groupe et tout le monde va au restaurant manger un bifteck et personne ne se le dit le lundi matin, parce qu’il vaut mieux penser que je suis vĂ©gĂ©tarien.

Il faut avoir le courage d’assumer ses choix. Si je veux un jour manger une grillade, alors que je suis considĂ©rĂ© comme un grand mĂ©ditant, comme quelqu’un de bien orientĂ© spirituellement, je vais donc devoir assumer la critique, assumer que les gens doutent que je sois un bon mĂ©ditant, un grand spirituel.

Qu’est-ce que ça peut faire, laisse-les douter. Observe ta propre mĂ©ditation, tu vois bien que c’est ce qui arrive. Il y a le visage de celui que tu n’apprĂ©cies pas, qui t’a vexĂ©, que tu ne comprends pas ou qui te rĂ©volte. Cela devient ton problĂšme.
Alors que celui qui aura pacifiquement, gentiment mangĂ© sa grillade sera en paix, le ventre plein, l’esprit heureux et pourra mĂ©diter et ressentir la prĂ©sence des anges. Pendant que toi qui penses que le vĂ©gĂ©tarisme crĂ©e la puretĂ©, qui t’amĂšne Ă  mĂ©diter ainsi, tu n’arrives Ă  aucun moment de relaxation.

Portez donc d’avantage votre attention et votre Ă©nergie non pas dans les principes, mais dans la destruction des principes.

Alors tu vas penser que cela voudrait dire que tu n’as plus de rĂ©fĂ©rence, tu ne sais donc plus ce qu’est le bien ce qu’est le mal. Tu vois, dans quel piĂšge tu es ? Si ce n’est noir, c’est donc blanc, si ce n’est toi, c’est donc ton frĂšre.

Pourquoi ?

Pourquoi penser: si c’est le noir qui crĂ©e des inconvĂ©nients, il faut ĂȘtre tout de blanc vĂȘtu. Pourquoi penser de maniĂšre conflictuelle. Ne pense plus de la sorte. J’ai essayĂ© de te l’expliquer au cours de toutes ces annĂ©es par maintes dĂ©monstrations. Ne tombe plus dans ce piĂšge de la dualitĂ©. Commence cependant sans penser au bien et au mal, savoir discerner le bien du mal. Change ta pensĂ©e, au lieu de penser le bien le mal, pense le vrai et le faux, le sommeil et l’éveil.

Je suis peut-ĂȘtre encore une jeune Ăąme et j’ai plaisir aux plaisirs, j’ai plaisir Ă  une grillade, mais en mĂȘme temps cela ne m’empĂȘche pas de vouloir Ă©voluer, alors comment je vais vivre cela?

Prends ton plaisir, mange ta grillade, mais mange-la en ayant une conscience totale, sans ĂȘtre dans ce repĂšre malsain qu’est la demi-conscience, oĂč tu te trompes, oĂč tu caches ton bifteck. Vis-le consciemment, totalement, pleinement et tu verras que tu as tout le loisir d’ĂȘtre une jeune Ăąme, d’aimer les plaisirs et de t’y adonner, et de te donner la libertĂ© et le loisir de savoir te dĂ©velopper aussi. Cela n’est pas contradictoire.

Tu n’as pas besoin de te flageller, de te martyriser, de toute façon tu ne le feras pas, tu iras manger ta grillade quitte Ă  te donner des coups de fouet aprĂšs, mais de toute façon tu vas la manger ta grillade. Alors arrĂȘte ce cirque, arrĂȘte ce cercle vicieux, sache assumer ta jeunesse. Regarde les jeunes personnes, elles vont Ă  l’école, elles Ă©tudient, et puis le soir elles donnent libre cours Ă  leur jeunesse, elles s’amusent en groupe, ou se rĂ©unissent Ă  la fin de la semaine pour faire des choses folles et le lundi matin elles retournent Ă  l’école. Et bien administre de la mĂȘme maniĂšre ta vie.

Tu es un adulte et tu ne te permets plus ces choses, tu veux des choses trĂšs sĂ©rieuses, trĂšs Ă©quilibrĂ©es, trĂšs spirituelles ou scientifiques et c’est lĂ  oĂč tu te mens, parce que tu n’es peut-ĂȘtre pas Ă  ce moment prĂ©cis aussi adulte. Tu as encore une part de jeunesse, alors fais comme quand tu Ă©tais jeune: ma part de travail lorsque j’ai dĂ©cidĂ© de mĂ©diter, ma part de travail lorsque j’ai dĂ©cidĂ© de travailler et puis des moments oĂč je suis totalement la jeunesse, totalement le plaisir d’exister, le plaisir d’ĂȘtre en relation avec mes sens, avec des grillades, avec le sexe, la peinture.

Accorde-toi ce loisir, personne ne veut te le retirer. Tu penses que les MaĂźtres vont t’en faire le reproche, qu’ils pensent que c’est mauvais, que ça te retarde? Tu vois, encore l’élaboration des principes. C’est toi qui te retardes en Ă©tant ce faux personnage renfrognĂ©, frustrĂ©, qui en se privant de grillade, va devenir intolĂ©rant.

Vois-tu le cercle vicieux. J’espĂšre te l’avoir d’écrit suffisamment en profondeur pour que tu t’aperçoives de ce qu’est la vie, des engrenages, pour que tu puisses mieux gĂ©rer ta vie.

Alors tout de suite accepte ta jeunesse, comme les MaĂźtres acceptent ta jeunesse. Ils ne t’ont jamais demandĂ© de devenir un porteur de chapeau trĂšs sĂ©rieux. De temps en temps lance le chapeau et tire un coup de fusil dedans. Sache le faire, donne-toi ce temps et avec cette grande joie dĂ©veloppĂ©e, tu verras que tu serviras encore mieux le Seigneur, mieux que si tu avais mangĂ© que du riz complet.

Maintenant on pourrait se demander : Est-ce que les MaĂźtres sont adultes, rien qu’adultes. Ah! ce serait un bon thĂšme Ă  mĂ©diter. Mais lĂ , tu t’aperçois que tu ne vas pas savoir rĂ©pondre, parce que tu ne sais pas ce qu’est un MaĂźtre. Alors je vais te donner quelques idĂ©es.

Non seulement pour moi un MaĂźtre n’est pas du tout adulte, et en plus pas du tout sĂ©rieux. Ce n’est pas que je voudrais abonder dans le sens mon discours oĂč je prĂ©tends ces choses et que je prĂ©tends une certaine vĂ©ritĂ© pour pouvoir appuyer ma thĂšse. Non, un MaĂźtre n’est pas sĂ©rieux du tout, un MaĂźtre n’est pas adulte du tout. Ce qui ne veut pas dire qu’il est enfant et insouciant. C’est toi qui le penses en tombant dans les piĂšges du noir du blanc.

Un MaĂźtre est la vie et le mouvement, l’expression. Il est aussi une sĂ©rie de mouvements pour rĂ©pondre Ă  vos nĂ©cessitĂ©s, et s’il voit en face de lui un enfant qui Ă  envie de s’amuser et bien le MaĂźtre va devenir un enfant. Il va s’amuser comme lui, sans ne plus se soucier si la planĂšte tourne, si le soleil irradie sa lumiĂšre, si la hiĂ©rarchie est bien en place et s’il est vraiment lui-mĂȘme un maĂźtre. Il rentre totalement dans l’identitĂ© de l’enfant et comme lui, il s’amuse avec un amour total. Et Ă©trangement le moment oĂč cela Ă  lieu, non seulement l’enfant s’amuse et retrouve sa joie, mais cela Ă©veille l’homme qui est en lui.

Lorsque tu donnes Ă  l’autre ce dont il a besoin, tu rĂ©veilles en lui le meilleur et le plus Ă©levĂ©. Rappelle-toi bien de cette chose.

Je ne propose pas de dĂ©truire toutes rĂ©fĂ©rences au bien et au mal lorsque je te propose de dĂ©truire tes principes, je te demande simplement d’ĂȘtre honnĂȘte avec toi-mĂȘme, et que cela soit ton premier principe.

Aujourd’hui, je suis totalement fou, j’ai envie de chanter, de manger de la viande, de danser et j’irai au bal ce soir. Sois totalement honnĂȘtement Ă  cela. Bien sĂ»r ce que je te dis, ce n’est pas une permission pour dĂ©lirer sans arrĂȘt, inconsciemment et uniquement de maniĂšre astrale. Au moment oĂč tu dĂ©lires, au moment oĂč tu as ton plaisir, oĂč tu fais ta folie, soit totalement conscient, c’est ce qui te permet de gĂ©rer ta folie. C’est ce qui te permet de dĂ©lirer pendant trois jours et le quatriĂšme de te consacrer uniquement Ă  la mĂ©ditation comme s’il n’y avait eu que le calme les jours prĂ©cĂ©dant.
Étrange, possible, si tu fais tes trois jours de fĂȘte d’une maniĂšre totalement consciente. Alors que si tu n’es pas vraiment conscient et que tu prends plaisir qu’avec ton corps astral, le quatriĂšme jour tu ne pourras pas aller au travail, tu ne pourras pas mĂ©diter, et tu en voudras encore plus, encore plus, et tu iras jusqu’à partir de ton travail pour pouvoir t’amuser tous les jours et tu tomberas dans la misĂšre.

Ce genre de plaisir vĂ©cu dans le monde astral amĂšne Ă  la misĂšre, Ă  la pauvretĂ©, parce qu’elle amĂšne Ă  la dĂ©pendance, parce qu’on n’est pas totalement conscient. N’en Ă©tant pas conscient on ne s’affranchit pas de la chose que l’on voudrait se dĂ©barrasser et surtout de l’inconvĂ©nient.

C’est que l’endroit oĂč l’on vit cette chose, c’est-Ă -dire sur le plan astral, il y a une multitude d’entitĂ©s qui se disent : “la bonne affaire, voila un compĂšre Ă  moitiĂ© endormi , on va se glisser dans son caleçon et on va faire la foire Ă  travers lui”. C’est ce qui se passe.

Alors le quatriĂšme, jour bien tu saches que tu dois aller travailler parce qu’il faut gagner ta vie, parce que c’est plus sympathique d’avoir un peu d’argent devant soi, tu n’y arrives pas. Il y a comme un dĂ©mon en toi, il y a comme une hystĂ©rie, une envie trop forte Ă  laquelle tu ne peux pas rĂ©sister. Cela n’a rien Ă  voir avec une crise existentielle, ou bien la part de plaisir que tu recherches dans la vie, tu Ă©tais inconscient et hop, une entitĂ© a profitĂ© de ton sommeil pour vivre les choses Ă  ta place, Ă  travers toi et Ă  ton insu.

Ce qui fait qu’il t’en faut de plus en plus, tu ne contrĂŽles pas du tout la situation et tu t’abĂźmes dans la misĂšre chaque fois. Et lorsque tu t’abĂźmes dans quelque chose de plus physique, alors tu peux t’abĂźmer dans la maladie et aucun mĂ©decin n’arrivera Ă  te guĂ©rir. Pourquoi ? Parce que tu n’es pas malade Ă  cause du corps, mais Ă  cause d’une entitĂ© qui s’est logĂ©e dans un organe et lĂ , elle prend toute la vitalitĂ© qu’elle peut prendre Ă  l’intĂ©rieur de ta vie.

Donc comment classer cette maladie?

Impossible. Il faut te faire nettoyer. Il faut que tu en sois d’abord conscient, parce que quelquefois simplement en Ă©tant conscient cela permet d’envoyer le rayon mental Ă  l’intĂ©rieur de ce corps astral et de faire ce nettoyage et l’entitĂ© s’en va. Elle ramasse son baluchon et se dit: “Le penseur s’est rĂ©veillĂ©, fini les vacances, il faut que je cherche un autre endormi.”

Quelquefois, il n’est pas suffisant, on ne peut pas simplement compter sur la pĂ©nĂ©tration du rayon du mental, alors il faut utiliser certains artifices comme l’encens, ou un nettoyage de l’aura administrĂ© par des gens qui s’y connaissent, ou que parce qu’effectivement en utilisant ta volontĂ© pendant plusieurs jours, tu ne pratiques plus rien de ce qui intĂ©resse l’entitĂ© qui s’est glissĂ©e en toi. Alors n’ayant pas l’énergie dont elle a besoin, elle finit par te quitter.

Mais bien sĂ»r c’est difficile, c’est trĂšs difficile. D’oĂč l’importance d’ĂȘtre conscient. Fais attention.

Lorsque tu manges une pomme, est-ce vraiment toi qui manges une pomme, ou est-ce qu’il n’y a pas un petit malin Ă  cĂŽtĂ© qui pour moitiĂ© croque dans cette pomme, te vole ton propre plaisir et t’enchaĂźne Ă  cette pomme. Pose-toi la question.

Je trouverai bien un moyen de te stimuler Ă  ĂȘtre conscient, que ce soit en te faisant un peu peur, ou en t’inspirant par de belles poĂ©sies, je trouverai un moyen d’entrer cela dans ta tĂȘte. C’est mon but, et si ta tĂȘte ne suffit pas, j’ajouterai mon pied dans tes fesses.

Se rĂ©veiller est la chose la plus difficile, car bien sĂ»r pour ĂȘtre conscient il faut ĂȘtre Ă©veillĂ©. Puisque tu en as pris conscience, ce n’est plus si grave. Alors n’ai pas peur, fais tes mĂ©ditations, fais tes relaxations, frĂ©quente quelques amis qui stimulent ton orientation spirituelle et qui par l’effet de groupe vont dynamiser ta qualitĂ© de prĂ©sence.
Gentiment, doucement oriente-toi vers cela, sans panique et surtout sans principe. Car si tu es venu avec des principes, nous serions obligĂ©s de dĂ©truire tes principes au lieu de t’apprendre Ă  partager le pain avec nous, la joie avec nous, la vie avec nous.

Vois tout le temps que j’ai utilisĂ© pour te parler, pour t’expliquer certaines pensĂ©es, certains phĂ©nomĂšnes, certains mĂ©canismes qui sont en toi et que tu ne vois mĂȘme pas alors qu’ils ont lieu en toi, et vois tout le temps que j’aurais pu passer Ă  partager avec toi une marche dans les bois et Ă  rĂ©pandre mon Ă©nergie sur toi. Pas forcĂ©ment parce que j’aurais Ă©tĂ© physique ou incarnĂ© par mon canal qui me prĂȘte sa voix. Mais simplement et dĂšs que tu penses Ă  moi, ou disons Ă  nous, Ă  l’ñme, aux frĂšres aĂźnĂ©s, Ă  la divinitĂ© et que tu y penses sans principe préétabli, nous sommes avec toi, et tu n’as plus besoin de venir dans ces rĂ©unions.

Je suis avec toi, dehors, de l’autre cĂŽtĂ©, tu es avec moi dehors et de l’autre cĂŽtĂ©, peu importe que tu sois instruit ou pas, on fait le chemin ensemble, non pas parce que je te tiendrai la main, et ce n’est forcĂ©ment moi d’ailleurs que tu rencontreras, mais ensemble nous vivrons les parts d’expĂ©rience. Moi je t’apporterai mon peu d’expĂ©rience, et toi tu m’apporteras ton peu d’expĂ©rience, et si j’arrive Ă  mieux te comprendre, j’arrive Ă  mieux te donner, car l’homme change, Ă  chaque gĂ©nĂ©ration il est diffĂ©rent. Nous devons apprendre Ă  le comprendre pour devenir de meilleurs instructeurs.

Je vous parlerai encore pendant des heures, mais j’ai conscience que je dois vous laisser aller. Trouve la force de dĂ©faire tes principes, de mourir, et plonge ton esprit dans le nĂŽtre.

Je te salue
(Date de la conférence : 11 10 1992)

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