Faut-il chercher le rayon de l'âme ? - L'ordre

Psychologie Cosmique

19-11-88 - 1/5

Faut-il chercher le rayon de l’âme ?
L’ordre  - 1/5

L’attachement à l’objet,
à une personne - 2/5

La seule vérité est le Soi - 3/5

Dieu est tout en tout - 4/5

(Tout est dans le tout
et le tout est dans tout)

Pourquoi Dieu descend-il dans la matière ? - 5/5
La nature de Dieu




Question :
Par l’étude et la méditation sur la nature des rayons, les disciples peuvent éventuellement reconnaître la nature des rayons de l’âme et celui de sa personnalité. Qui reconnaît le rayon de l’âme ? Comment utiliser la sensibilité au rayon de l’âme et de la personnalité pour facilité le processus d’intégration entre l’âme et la personnalité.

C’est une question qui n’est pas de façon générale en attente dans la salle et les participants. Toutefois nous viendrons à en parler, car en fait ce que j’aimerais expliquer ici ce soir, c’est le but de l’existence de l’ordre, qu’est que l’ordre et dans quelle mesure un homme peut-il s’aligner à un ordre.

Lorsque je parle d’ordre, bien sûr je parle d’un alignement avec un principe, avec un état de fait naturel ou un état de fait cosmique. Quand donc on veut parler des rayons, on en vient à parler de l’ordre. Si l’on veut comprendre les rayons, les rayons qui composent la personnalité, qui composent aussi la nature du numéro, ou les rayons qui composent par énergie et par émanation le cœur de l’âme, ou le rayon qui est le cœur de la monade, on en vient par là même à étudier l’architecture du monde et surtout le principe du monde. Donc l’ordre, en fait la loi.

Lorsqu’un homme veut approcher son propre fonctionnement de base, lorsqu’il veut intuitionner sa propre loi, son propre Maître intérieur, c’est rencontrer son rayon, rencontrer son Maître intérieur.

Beaucoup de disciples, à l’heure actuelle, parce qu’ayant lu, mal lu ou trop lu, se disent je dois chercher mon rayon, je dois être mes rayons, je dois savoir avec quel rayon je dois travailler, faire synthèse et ensuite le développer. La recherche d’un rayon n’est pas un but spirituel, ni une démarche, ni une nécessité spirituelle.
Simplement le fait de connaître les mouvements du Maître intérieur, vous fait supposer à quelle loi vous appartenez, à quel rayon vous supposez appartenir.

Pourquoi je parle de la sorte ?

Tout simplement parce que la science des rayons ne vous a pas été donnée pour tenir un fichier à propos de vous-même, un fichier d’identité spirituelle. Il n’y a aucune identité spirituelle. La seule identité qui soit, doit être absolument dépouillée pour que l’homme sente une universalité en lui-même.

Donc si l’on est à la recherche d’une identité spirituelle, que ce soit à propos ou à cause des rayons, ou à cause d’un Dieu quelconque avec lequel on s’identifie selon les siècles et selon les groupes, la démarche est fondamentalement fausse.

Le disciple moyen, car il n’y a que le disciple moyen qui s’amuse à faire cela, qui essaie de répertorier ses énergies, ses rayons, dans le but de mieux se connaître est fondamentalement dans l’erreur. Il ne peut pas avancer, car il va, encore une fois, comme celui qui met toujours un voile devant ses yeux ou une idole ou un Maître, il va ainsi mettre de l’identité.

Or, pour basculer complètement dans la libération, dans un état de liberté de l’âme et de l’esprit il ne faut plus construire autour de soi et en soi des systèmes de projection, des systèmes d’identification, même si ces projections paraissent spirituelles, elles sont qu’en même fondamentalement fausses. Il vaut mieux donc s’en écarter.

Ces rayons ont été donnés, davantage pour faire comprendre la nature de l’univers, la nature occulte de l’homme, que pour inspirer à chaque disciple la recherche de son propre rayon. Cela n’a rien à voir avec le développement spirituel. Si vous vivez bien, si vous vivez d’après le flux qui vous pénètre, le flux d’évolution qui s’impose à vous, si vous vivez avec un souci constant de perfectionnement et de libération, automatiquement vous allez prendre conscience, non seulement de votre rayon, mais de tous les autres rayons. Car vous n’êtes pas seulement un, deux ou trois rayons, vous êtes l’ensemble des rayons de l’univers, pour déclencher l’existence de ce que l’on appelle le rayon de synthèse, et par là même être un Dieu absolu, soit un Maître puissant, un véritable humain divinisé.

Il ne faut donc pas chercher le rayon, il faut tout simplement apprendre chaque jour à devenir de plus en plus libre et essayer quelque part d’imiter la perfection qui est déjà en soi mais qui ne s’exprime pas. C’est de cette façon-là que l’homme rencontrera son rayon, mais apprendra aussi à manipuler tous les autres rayons, car un homme n’est pas figé dans un ou deux rayons.

L’homme a à disposition l’entier des feux cosmiques. Rien ne peut lui être retranché. Lorsqu’il est né, il a été expulsé dans la matière et dans le cosmos dans un grand mouvement de liberté et d’abondance. Si on l’avait répertorié ou limité à utiliser son seul rayon, il n’aurait même pas de vie possible. Car si quelque chose est très typé d’après un rayon particulier, donc un principe particulier, il n’empêche que tous les autres principes de la loi, de la loi cosmique, le pénètrent aussi.

Il n’y a que comme cela que la vie existe. De la même façon, lorsque l’on regarde le corps humain, on pourrait imaginer, par exemple, que la construction du corps physique appartient au rayon trois, car c’est vrai, cela appartient à l’intelligence active, le seul principe de construction véritable de la matière et du cosmos. Mais il n’empêche qu’à l’intérieur du corps humain, chaque corps d’homme représente ensuite par voie d’ouverture un rayon. Ce qui fait qu’à l’intérieur du corps que l’on peut résumer à un rayon, il y a toute la synthèse des autres rayons. Et ainsi le corps peut fonctionner lui-même d’après un rayon particulier.

De la même façon, vous qui êtes typés par un rayon au niveau de la personnalité, un rayon vécu au niveau de l’âme, il n’empêche qu’ensuite au niveau de la psychologie, au niveau de votre affectif, vous allez expérimenter des rayons complètement différents et complémentaires. C’est pour cela que vous allez être un individu entier, capable d’avoir des émotions, un intellect, de l’intuition, de l’inspiration, de méditer, de marcher.

Tout est synthèse. Ce qui fait que lorsque vous cherchez votre rayon, lorsque vous voulez connaître votre rayon d’évolution, vous ne devez pas tant chercher par là le chemin ou la technique de saisir le chemin. Faites le chemin et automatiquement les énergies qui animent ce chemin vont s’animer aussi en vous. Il n’y a pas besoin de connaître l’énergie pour que l’énergie existe.
Par exemple si vous êtes du rayon deux, vous n’avez pas besoin de savoir que vous appartenez au rayon deux pour être davantage spirituel,  être un meilleur disciple et avancer plus rapidement sur la voie.

Par contre, si vous êtes à l’écoute de vous-même et des nécessités de votre âme et de votre chemin, automatiquement vous allez vous apercevoir que vous appartenez au rayon deux. Et même si vous ne le savez pas, du moment que vous faites par intuition, par obéissance, par inspiration, toutes les choses appartenant au rayon deux, vous allez être l’allier de toutes les énergies de ce rayon et ce rayon va vous développer, va vous porter.

Si par contre vous allez avec le mental chercher votre rayon, vous risquez non seulement de ne pas le trouver, mais même si vous le trouvez, étant donné la démarche qui vous a amenés à cette recherche, vous risquez de ne pas savoir comment l’utiliser.

C’est pourquoi tout est dans le type de la démarche, parce qu’un type de démarche correspond à une motivation, à une intention. Si mon intention est bancale, même en trouvant l’objet, je ne peux pas fonctionner avec l’objet, car l’objet ne peut avoir de résonance qu’au niveau de l’intuition et de l’inspiration, de la réception.
Si au contraire ma démarche est, elle aussi, intuitive, ouverture, réception, lorsque je vais rencontrer l’objet, il va pouvoir pleinement fonctionner.

Il y a dans la recherche de soi-même toujours un besoin d’identification, et la spiritualité est malade, non seulement en ce moment, mais depuis des siècles et le sera encore dans de nombreuses générations. La spiritualité est malade de ce virus de l’identification. L’homme s’identifie toujours à quelque chose, à son père, à sa mère, à son statut social, à sa société, à sa race, à sa culture, à sa planète, à ses propres idées, à ses complexes, à ses traumatismes. Toujours besoin de projection.

Or, sitôt qu’il y a cette identification, l’homme se trouve complètement hors de sa véritable identité. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a jamais un point où l’homme est une identité. Forcément l’homme est une identité, mais l’homme n’est pas l’identité sociale, ni l’identité raciale, ni culturelle, ni familiale, donc toutes les entités, les clichés, toutes les projections que l’on peut recevoir ou émettre à l’intérieur de la vie physique.

Il n’y a pas de véritables images hors de la vie physique. Non pas que la vie physique soit quelque chose qui n’a aucune valeur, mais parce que l’homme génère ce jeu d’images et de projections uniquement lorsqu’il se trouve plongé dans la matière.
Il génère ces jeux pendant plusieurs cycles d’évolution, tant qu’il n’a pas suffisamment développé de prise de conscience, tant qu’il n’a pas développé en lui le témoin, pour pouvoir se rendre compte qu’il est, qu’il existe, mais non pas en tant qu’être subissant le décor de sa vie, le décor social, le décor culturel, familial. Il s’aperçoit qu’il est au milieu de cet univers pour accomplir un plus grand dessein.
Son dessein n’est pas d’être le fils de son père ou la fille de sa mère ou la secrétaire de telle entreprise ou le médecin de tel organisme, pas plus que le président de tel ou tel pays. Ça, c’est quelque chose qui existe pour structurer un univers physique, car il a besoin d’être structuré, organisé, pour pouvoir se perpétuer afin d’être toujours un creuset manipulable, exploitable pour l’expérience physique. Mais c’est un milieu qui est créé uniquement pour une expérience physique.

Ce qui veut dire que ce milieu social, physique, culturel, n’est pas le milieu de l’existence, c’est le milieu de l’expérience.

De la même façon lorsqu’un pilote revêt sa combinaison, son casque et qu’il entre dans sa voiture, qu’il s’assoit au volant de sa voiture et qu’il commence à piloter, c’est pour lui un moyen d’expérimenter la vitesse, d’expérimenter la mécanique et son plaisir. Ce qui ne veut pas dire qu’il est le véhicule, qu’il est la vitesse à laquelle il peut conduire, pas plus qu’il est la route. Tout cela est un décor qui permet une expérience, c’est-à-dire la compétence, la capacité à conduire un véhicule et comprendre le processus mécanique d’un moteur.

De la même façon, lorsqu’un homme s’incarne, il a à sa disposition un corps, avec un réseau de sens, un réseau d’écoutes, d’écoutes psychiques dans des sens supérieurs pour qu’il fasse une expérience et non pas pour qu’il s’identifie au véhicule et à tout le décor qui va permettre à ce véhicule d’expérimenter quelque chose.

C’est pourquoi, le plus grand mal qui est arrivé à l’humanité, ce n’est pas de descendre dans la matière, de rencontrer l’opacité du cube, c’est de s’être  identifié à ce cube, de jouer le jeu des miroirs et de croire à l’image. Et quand l’image n’est pas nette, l’âme qui s’incarne souffre. Quand l’image est laide, l’âme qui s’est incarnée se prend de haine pour elle-même, elle ne se supporte plus et elle essaie par tous les moyens de se détruire, voire même de détruire les autres images, de détruire le monde qui sert de miroir.
Ce qui fait qu’à la suite de cette erreur d’identification le monde connaît des troubles sociaux, psychologiques, nerveux, et un trouble que l’on pourrait appeler planétaire. À ce moment-là le désordre a lieu.

Le désordre vient de quoi ?

Le désordre, donc le manque d’ordre vient d’une suite d’actions et de réactions qui ont suscité la dysharmonie et le manque d’amour. La dysharmonie et le manque d’amour vont nécessairement engendrer la haine, une haine qui peut être larvée ou largement exprimée, comme dans les guerres, dans les actes de terrorisme, dans la criminalité, la violence.

Dès qu’il y a donc manque d’amour, manque de connaissance de l’amour plus exactement, cela va générer le désordre. Et le désordre qui est à l’opposé de la structure même de l’univers ne va pas pouvoir vivre très longtemps dans ses propres énergies. Le désordre n’est pas quelque chose qui existe fondamentalement ni initialement.

Si l’on prend l’ordre, on s’aperçoit que l’ordre existe initialement, depuis le premier jour de l’univers et que l’ordre continue d’exister à l’intérieur de l’univers. On peut donc en garantir sa perpétuité. C’est donc une valeur, une vérité.

Par contre si l’on essaie de comprendre le désordre, même si l’on cherche énormément, on s’aperçoit que le désordre n’a jamais existé, n’a jamais été engendré dans l’univers. C’est-à-dire qu’initialement le désordre n’existe pas. Ce n’est donc pas une valeur, donc pas une vérité.

C’est pourquoi, ce qui est désordre, soit à l’intérieur de vous, soit sur la surface de la terre, soit à l’intérieur d’un système solaire, va nécessairement être rectifié.

Rectifié par quoi et de quelle manière ?

Rectifié parce que l’on peut appeler le bien commun, ou la volonté de bien ou la volonté de perfection. Va être aussi rectifié par le besoin de l’évolution, car le désordre, même s’il n’est pas destructif n’amène pas à une évolution.
Donc la nécessité de l’évolution, de la réintégration à des archétypes divins va susciter l’arrêt du désordre.

C’est pourquoi en vous-même lorsque vous vivez votre vie, lorsque vous êtes dans un état de choc affectif, moral, mental, ou dans un état d’expérience mais pas tellement clair, décisif, trouble, vous vivez ce que vous appelez une crise existentielle.

Il en est de même lorsque, par exemple, vous cherchez Dieu sans savoir véritablement qui il est, sans savoir où le chercher et où le trouver, ou auprès de qui entendre sa parole, écouter ses conseils ou suivre sa voie initiatique. De même, lorsque vous cherchez l’amour auprès d’une compagne ou d’un compagnon et que vous ne savez pas qui choisir, comment choisir, comment vous trouver à la bonne place, à la bonne heure pour rencontrer l’élu.

De la même façon lorsque vous ne savez pas pour qui voter et pour quelle loi faire valoir votre vote, vous vivez, à ce moment-là, en état de désordre. Mais votre ignorance vient du fait que le désordre préexiste en vous. Il n’est pas au moment où essayez de choisir et que vous vous apercevez que vous n’avez aucune donnée pour faire le choix, ou pour générer la circonstance. C’est parce que le désordre existe déjà en vous que vous n’avez pas les moyens de provoquer l’événement pour rencontrer l’élu, que vous n’avez pas mes moyens de comprendre qui parle juste pour savoir si vous devez l’écouter, vous n’avez pas les moyens pour trouver la voie pour aller vers Dieu.

Tout ce qui est désordre est en même temps surdité et aveuglement. Donc inévitablement, pour que l’homme rencontre Dieu, que ce soit par l’intermédiaire d’un groupe, d’un Maître, d’une initiation, ou par une action personnelle, son propre approfondissement, il faut avant tout qu’en lui-même l’ordre règne.